IAS 12 : Impôts sur le ré
2024
IAS 12 : Impôts sur le résultat
Chapitre 1 : Définitions
-Le bénéfice comptable est le résultat net d’une période avant déduction de la charge
d’impôt.
-Le bénéfice imposable (perte fiscale) est le bénéfice (perte) d’une période, déterminé(e)
selon les règles établies par les administrations fiscales et sur la base desquelles l’impôt sur
le résultat doit être payé (recouvré).
-La charge (produit) d’impôt est égale (égal) au montant total de l’impôt exigible et de
l’impôt différé inclus dans la détermination du résultat net de la période.
-L’impôt exigible est le montant des impôts sur le résultat payables (recouvrables) au titre du
bénéfice imposable (perte fiscale) d’une période.
-Les passifs d’impôt différé sont les montants d’impôts sur le résultat payables au cours de
périodes futures au titre de différences temporaires imposables.
-Les actifs d’impôt différé sont les montants d’impôts sur le résultat recouvrables au cours
de périodes futures au titre :
de différences temporaires déductibles
du report en avant de pertes fiscales non utilisées
du report en avant de crédits d’impôt non utilisés
Les différences temporaires sont les différences entre la valeur comptable d’un actif ou d’un
passif dans l’état de la situation financière et sa base fiscale.
Les différences temporaires peuvent être :
des différences temporaires imposables, c’est-à-dire des différences temporaires qui
généreront des montants imposables dans la détermination du bénéfice imposable
(perte fiscale) de périodes futures lorsque la valeur comptable de l’actif ou du passif
sera recouvrée ou réglée ; ou
des différences temporaires déductibles, c’est-à-dire des différences temporaires qui
généreront des montants déductibles dans la détermination du bénéfice imposable
(perte fiscale) de périodes futures lorsque la valeur comptable de l’actif ou du passif
sera recouvrée ou réglée.
-La base fiscale d’un actif ou d’un passif est le montant attribué à cet actif ou passif à des fins
fiscales.
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Chapitre 2 : Base fiscale
-La base fiscale d’un actif représente le montant qui sera fiscalement déductible de tout
avantage économique imposable qui ira à l’entité lorsqu’elle recouvrera la valeur comptable
de cet actif. Si les avantages économiques ne sont pas imposables, la base fiscale de l’actif
est égale à sa valeur comptable. (Voir exemple 1)
-La base fiscale d’un passif représente sa valeur comptable, moins tout montant qui sera
fiscalement déductible au titre de ce passif au cours des périodes futures. Dans le cas de
produits perçus d’avance, la base fiscale du passif qui en résulte est la valeur comptable
moins tout élément de produits qui ne sera pas imposable au cours des périodes futures.
(Voir exemple 2)
Remarque : (différence temporelles)
Certains éléments ont une base fiscale, mais ne sont pas comptabilisés en tant qu’actifs ou
en tant que passifs dans l’état de la situation financière. Par exemple, les frais de recherche
sont comptabilisés en charges pour la détermination du bénéfice comptable de la période de
leur survenance, mais leur déduction du bénéfice imposable (perte fiscale) peut ne pas être
autorisée avant une période ultérieure. La différence entre la base fiscale des frais de
recherche, qui est le montant admis en déduction par les administrations fiscales au titre des
périodes futures, et la valeur comptable nulle est une différence temporaire déductible dont
résulte un actif d’impôt différé.
Chapitre 3 : Evaluation et comptabilisation de passifs et d’actifs d’impôt exigible
-L’impôt exigible de la période et des périodes précédentes doit être comptabilisé en tant
que passif dans la mesure où il n’est pas payé. Si le montant déjà payé au titre de la période
et des périodes précédentes excède le montant dû pour ces périodes, l’excédent doit être
comptabilisé en tant qu’actif. (Voir exemple 3)
-Les passifs (actifs) d’impôt exigible de la période antérieure ou considérée doivent être
évalués au montant que l’on s’attend à payer aux administrations fiscales ou à recouvrer de
celles-ci en utilisant les taux d’impôt (et les lois fiscales) qui ont été adoptés ou quasi
adoptés à la fin de la période de présentation de l’information financière.
-L’impôt exigible doit être comptabilisé en charges et compris dans le résultat net de la
période sauf dans la mesure où il est généré :
Par une transaction ou un événement comptabilisé hors résultat net, soit dans les
AERG soit directement en capitaux propres, dans la même période ou une période
différente
Par un regroupement d’entreprise
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-L’impôt exigible et l’impôt différé doivent être comptabilisés hors résultat net si l’impôt
concerne des éléments qui ont été comptabilisés hors résultat net au cours de la même
période ou d’une période différente. En conséquence, l’impôt exigible et l’impôt différé qui
concernent des éléments qui, au cours de la même période ou d’une période différente, sont
comptabilisés :
- dans les autres éléments du résultat global, seront comptabilisés dans les autres éléments
du résultat global
- directement en capitaux propres, seront comptabilisés directement en capitaux propres.
C’est le cas d’un ajustement du solde d’ouverture des résultats non distribués résultant soit
d’un changement de méthodes comptables appliqué de façon rétrospective, soit de la
correction d’une erreur antérieure significative. (Voir exemple 4)
Chapitre 4 : Evaluation et comptabilisation de l’impôt différé
1-Prise en compte des passifs d’impôt différé
Un passif d’impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporaires
imposables, sauf dans la mesure où le passif d’impôt différé est généré par :
(a) la comptabilisation initiale du goodwill ; ou
(b) la comptabilisation initiale d’un actif ou d’un passif dans une transaction qui :
n’est pas un regroupement d’entreprises, et
au moment de la transaction, n’affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice
imposable (perte fiscale).
Ne donne pas lieu, au moment de la transaction, à une différence temporaire
imposable et à une différence temporaire déductible d’un montant égal. (Voir exemple
5)
Aucune
comptabilisation des
AID ou des PID
non
Différence temporaire Cette différence est
générée par la La comptabilisation Est-ce que la différence
générée par un
comptabilisation regroupement
non initiale affecte t elle le non temporaire donne lieu
résultat comptable ou à une DTI et une DTD
initiale d’un actif ou d’entreprise (Pas
imposable ? d’un montant égal ?
d’un passif (et non d’ajustement fiscal
pas KP) correspondant) ?
oui oui
oui
Comptabilisation Comptabilisation
L’AID ou le PID de l’AID ET du PID
affecte le goodwill de l’AID ou du PID
Page 3(IFRS
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16)
Remarque : Actifs comptabilisés à la juste valeur
Les IFRS autorisent ou imposent que certains actifs soient comptabilisés à leur juste valeur
ou soient réévalués (voir, par exemple, IAS 16 Immobilisations corporelles, IAS 38
Immobilisations incorporelles, IAS 40 Immeubles de placement et IFRS 9 Instruments
financiers). Dans certains pays, le fait de réévaluer ou autrement ajuster un actif à la juste
valeur fait varier le bénéfice imposable (la perte fiscale) de la période. La base fiscale de
l’actif est, en conséquence, ajustée et il n’y a pas de différence temporaire.
Dans d’autres pays, la réévaluation ou l’ajustement d’un actif n’affecte pas le bénéfice
imposable de la période où a lieu la réévaluation ou l’ajustement et, en conséquence, la base
fiscale de l’actif n’est pas ajustée. Toutefois, le recouvrement futur de la valeur comptable
générera un flux d’avantages économiques imposables pour l’entité dont le montant
différera de celui qui sera déductible fiscalement. La différence entre la valeur comptable
d’un actif réévalué et sa base fiscale est une différence temporaire qui donne lieu à un actif
ou à un passif d’impôt différé.
Ceci est vrai même si :
(a) l’entité n’a pas l’intention de sortir l’actif. Dans ce cas, la valeur nette comptable
réévaluée de l’actif sera recouvrée par son utilisation. Ceci générera un résultat fiscal
excédant l’amortissement qui sera fiscalement disponible au cours de périodes futures ; ou
(b) l’imposition sur les plus-values est différée dans la mesure où les produits procurés par la
sortie de l’actif sont investis dans des actifs similaires. Dans ce cas, l’impôt devra finalement
être payé lors de la vente ou de l’utilisation des actifs similaires.
(Voir exemple 5)
Remarque : Obligations convertibles en actions
L’émetteur d’un instrument financier composé, par exemple les OCA, classe la composante
passive dans les passifs et la composante capitaux propres dans les capitaux propres.
Dans certains pays, la base fiscale de la composante passive lors de la comptabilisation
initiale est égale à la valeur comptable initiale de la composante passif et capitaux propres
de l’instrument.
La DTI résultante se produit lors de la comptabilisation initiale de la composante capitaux
propres, distincte de la composante passive.
L’entité comptabilise le PID qui en résulte. L’impôt différé est imputé directement à la valeur
comptable de la composante capitaux propres.
Les changements ultérieurs du PID sont comptabilisés dans le résultat net en charge(produit)
d’impôt différé.
(Voir exemple 6)
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Remarque :
La valeur comptable des participations dans des filiales et entreprises associées, des
investissements dans des succursales et des intérêts dans des partenariats, devient
différente de la base fiscale des participations, des investissements ou des intérêts
Des différences temporaires apparaissent lorsque la valeur comptable de participations dans
des filiales et entreprises associées, d’investissements dans des succursales ou d’intérêts
dans des partenariats (c’est-à-dire la part détenue par la société mère ou l’investisseur dans
l’actif net d’une filiale, entreprise associée ou succursale ou d’un partenariat, y compris la
valeur comptable du goodwill) devient différente de la base fiscale (qui est souvent son coût)
des participations, des investissements ou des intérêts. De telles différences peuvent
survenir dans diverses circonstances telles que :
l’existence de bénéfices non distribués par les filiales, entreprises associées, succursales
et partenariats ;
des variations de cours du change lorsque la société mère et sa filiale sont implantées
dans des pays différents ; et
une réduction de la valeur comptable d’une participation dans une entreprise associée
à sa valeur recouvrable.
Une entité doit comptabiliser un passif d’impôt différé pour toutes les différences
temporaires imposables liées à des participations dans des filiales et entreprises associées, à
des investissements dans des succursales et à des intérêts dans des partenariats, sauf dans la
mesure où les deux conditions suivantes sont satisfaites :
la société mère, l’investisseur, le coentrepreneur ou le coparticipant est capable de
contrôler la date à laquelle la différence temporaire se résorbera ; et
il est probable que la différence temporaire ne se résorbera pas dans un avenir
prévisible
(Voir exemple 7)
2-Prise en compte des actifs d’impôt différé
Un actif d’impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporaires
déductibles dans la mesure où il est probable qu’un bénéfice imposable, auquel ces
différences temporaires déductibles pourront être imputées, sera disponible, à moins que
l’actif d’impôt différé ne soit généré par la comptabilisation initiale d’un actif ou d’un passif
dans une transaction qui :
n’est pas un regroupement d’entreprises ; et
au moment de la transaction, n’affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice
imposable.
Ne donne pas lieu, au moment de la transaction, à une DTI et à une DTD d’un montant
égal.
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Voir exemple 8 et 9
Toutefois, pour les différences temporaires déductibles liées à des participations dans des
filiales et entreprises associées, à des investissements dans des succursales et à des intérêts
dans des partenariats, un actif d’impôt différé doit être comptabilisé selon exemple 7.
La résorption des différences temporaires déductibles conduit à réduire les bénéfices
imposables des périodes futures. Néanmoins, des avantages économiques prenant la forme
de réductions de paiement d’impôt ne bénéficieront à l’entité que si elle dégage des
bénéfices imposables suffisants pour compenser ces déductions. Par conséquent, une entité
ne comptabilise des actifs d’impôt différé que s’il est probable qu’elle disposera de bénéfices
imposables auxquels les différences temporaires déductibles pourront être imputées.
Il est probable que l’entité disposera d’un bénéfice imposable auquel elle pourra imputer
une différence temporaire déductible lorsqu’il y a suffisamment de différences temporaires
imposables, relevant de la même administration fiscale et relatives à la même entité
imposable, et dont on s’attend à ce qu’elles se résorbent :
- au cours de la période pendant laquelle on s’attend à ce que les différences temporaires
déductibles se résorbent ; ou
- au cours des périodes sur lesquelles la perte fiscale résultant de l’actif d’impôt différé
pourra être reportée en arrière ou en avant. Dans ces cas, l’actif d’impôt différé est
comptabilisé dans la période au cours de laquelle les différences temporaires déductibles se
produisent.
Lorsque les différences temporaires imposables relevant de la même administration fiscale
et relatives à la même entité imposable sont insuffisantes, l’actif d’impôt différé est
comptabilisé pour autant :
(a) qu’il est probable que l’entité dégagera un bénéfice imposable suffisant, relevant de la
même administration fiscale et pour la même entité imposable, dans la période au cours de
laquelle les différences temporaires déductibles se résorberont (ou lors des périodes sur
lesquelles la perte fiscale résultant de l’actif d’impôt différé pourra être reportée en arrière
ou en avant).
Pour apprécier si elle dégageait des bénéfices imposables suffisants au cours des
périodes futures, l’entité
Compare les DTD avec les bénéfices imposables futurs qui excluent les déductions
fiscales résultant de la résorption de ces différences temporaires déductibles
ne tient pas compte des montants imposables résultant des différences
temporaires déductibles dont on s’attend à ce qu’elles naissent au cours de
périodes futures, car l’actif d’impôt différé résultant de ces différences
temporaires nécessiterait lui-même l’existence de bénéfices imposables futurs
pour pouvoir être utilisé ; ou
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(b) que l’entité a des opportunités de planification fiscale grâce auxquelles elle générera un
bénéfice imposable au cours des périodes appropriées.
Les opportunités de planification fiscale sont des mesures que l’entité peut prendre pour
créer ou augmenter un bénéfice imposable au cours d’une période donnée, avant la date
d’expiration du droit d’utiliser la perte fiscale ou le crédit d’impôt. Ainsi, il est possible, dans
certains pays, de générer ou d’accroître le bénéfice imposable :
(a) en choisissant de rendre imposables les produits d’intérêts selon qu’ils sont encaissés ou
qu’ils sont dus ;
(b) en différant la demande de certaines déductions à opérer sur le bénéfice imposable ;
(c) en vendant et éventuellement reprenant à bail les actifs qui se sont appréciés mais dont
la base fiscale n’a pas été ajustée pour refléter cette appréciation ; et
(d) en vendant un actif générant un produit non imposable (par exemple, dans certains pays
une obligation d’État) pour acheter un autre actif générant un résultat fiscal.
1éré étape : Probabilité que l’entité puisse
imputer les DTD sur les DTI oui
non
2éme étape : Si les DTI sont insuffisantes,
probabilité que l’entité dégage des bénéfices Comptabilisation de l’AID
imposables futurs imposables. oui
non
3éme étape : Evaluation des opportunités
d’optimisation fiscale générant un bénéfice
imposable suffisant sur lequel doivent être
imputées les DTD oui
non
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Pas de comptabilisation de l’AID mais
informations en notes aux EF
Remarque : subvention liée à un actif
Le cas d’une subvention publique non imposable liée à un actif déduit pour arriver à la valeur
comptable d’un actif mais qui, pour des raisons fiscales, n’est pas déduite du montant
amortissable de l’actif (autrement dit de sa base fiscale), illustre le cas d’un actif d’impôt
différé généré lors de la comptabilisation initiale d’un actif. La valeur comptable de l’actif est
inférieure à sa base fiscale, d’où une différence temporaire déductible. Les subventions
publiques peuvent également être comptabilisées en produits différés, auquel cas la
différence entre le produit différé et sa base fiscale égale à zéro est une différence
temporaire déductible. Quelle que soit la méthode de présentation retenue, une entité ne
comptabilise pas l’actif d’impôt différé qui en résulte.
Voir exemple 10
Pertes fiscales et crédits d’impôt non utilisés
Un actif d’impôt différé doit être comptabilisé pour le report en avant de pertes fiscales et
de crédits d’impôt non utilisés dans la mesure où il est probable que l’on disposera de
bénéfices imposables futurs auxquels ces pertes fiscales et crédits d’impôt non utilisés
pourront être imputés.
Une entité considère les critères suivants pour évaluer la probabilité qu’elle dégagera un
bénéfice imposable auquel imputer les pertes fiscales ou les crédits d’impôt non utilisés :
(a) l’entité dispose de différences temporaires imposables suffisantes auprès de la même
administration fiscale et pour la même entité imposable, qui engendreront des montants
imposables auxquels les pertes fiscales et crédits d’impôt non utilisés pourront être imputés
avant qu’ils n’expirent ;
(b) il est probable que l’entité dégagera des bénéfices imposables avant que les pertes
fiscales ou les crédits d’impôt non utilisés n’expirent ;
(c) les pertes fiscales non utilisées résultent de causes identifiables qui ne se reproduiront
vraisemblablement pas ; et
(d) il existe des opportunités liées à la gestion fiscale de l’entité (voir paragraphe 30) qui
généreront un bénéfice imposable pendant la période au cours de laquelle les pertes fiscales
ou les crédits d’impôt non utilisés pourront être imputés.
Dans la mesure où il n’est pas probable que l’entité disposera d’un bénéfice imposable
auquel elle pourra imputer les pertes fiscales ou les crédits d’impôt non utilisés, l’actif
d’impôt différé n’est pas comptabilisé.
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Participations dans des filiales et entreprises associées, investissements dans des
succursales et intérêts dans des partenariats
Une entité doit comptabiliser un actif d’impôt différé pour toutes les différences temporaires
déductibles générées par des participations dans des filiales et entreprises associées, par des
investissements dans des succursales et par des intérêts dans des partenariats seulement
dans la mesure où il est probable :
(a) que la différence temporaire se résorbera dans un avenir prévisible ; et
(b) qu’il existera un bénéfice imposable auquel pourra être imputée la différence
temporaire.
Réestimation des actifs d’impôt différé non comptabilisés
À la fin de chaque période de présentation de l’information financière, une entité réestime
les actifs d’impôt différé non comptabilisés. Une entité comptabilise un actif d’impôt différé
qui ne l’avait pas été jusque-là dans la mesure où il est devenu probable qu’un bénéfice
imposable futur permettra de recouvrer l’actif d’impôt différé
3-Evaluation des AID et des PID
Les actifs et passifs d’impôt différé doivent être évalués aux taux d’impôt dont l’application
est attendue sur la période au cours de laquelle l’actif sera réalisé ou le passif réglé, sur la
base des taux d’impôt (et des lois fiscales) qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la fin de la
période de présentation de l’information financière.
Lorsque des taux d’impôt différents s’appliquent à des niveaux différents de résultat fiscal,
les actifs et passifs d’impôt différé sont évalués en utilisant les taux moyens dont on attend
l’application au bénéfice imposable (perte fiscale) des périodes au cours desquelles on
s’attend à ce que les différences temporaires se résorbent.
L’évaluation des actifs et passifs d’impôt différé doit refléter les conséquences fiscales qui
résulteraient de la façon dont l’entité s’attend, à la fin de la période de présentation de
l’information financière, à recouvrer ou régler la valeur comptable de ses actifs et passifs.
Voir exemple page 16 gabsi
Les actifs et passifs d’impôt différé ne doivent pas être actualisés
La valeur comptable d’un actif d’impôt différé doit être revue à la fin de chaque période de
présentation de l’information financière. Une entité doit réduire la valeur comptable d’un
actif d’impôt différé dans la mesure où il n’est plus probable qu’un bénéfice imposable
suffisant sera disponible pour permettre d’utiliser l’avantage de tout ou partie de cet actif
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d’impôt différé. Une telle réduction doit être reprise dans la mesure où il devient probable
que des bénéfices imposables suffisants seront disponibles.
4- Comptabilisation de l’impôt exigible et de l’impôt différé
Montants comptabilisés en résultat net
-L’impôt exigible et l’impôt différé doivent être comptabilisés en produits ou en charges et
compris dans le résultat net de la période sauf dans la mesure où l’impôt est généré :
(a) par une transaction ou un événement comptabilisé hors résultat net, soit dans les autres
éléments du résultat global soit directement en capitaux propres, dans la même période ou
une période différente; ou
(b) par un regroupement d’entreprises (autre que l’acquisition, par une entité
d’investissement, au sens d’IFRS 10 États financiers consolidés, d’une filiale qui doit être
évaluée à la juste valeur par le biais du résultat net).
-La plupart des passifs et actifs d’impôt différé sont générés lorsque le produit ou la charge
est pris en compte dans le bénéfice comptable d’une période, mais pris en compte dans le
bénéfice imposable (perte fiscale) d’une autre période. L’impôt différé qui en résulte est
comptabilisé en résultat net. Ceci est le cas dans les exemples suivants :
(a) les produits d’intérêts, de redevances, de dividendes sont perçus à terme échu et sont
pris en compte dans le bénéfice comptable en fonction du temps écoulé, selon IAS 18
Produits des activités ordinaires mais ils sont pris en compte dans le bénéfice imposable
(perte fiscale) en fonction des encaissements ; et
(b) des coûts d’immobilisations incorporelles ont été inscrits à l’actif selon IAS 38 et sont
amortis en résultat net, mais ils ont été déduits fiscalement lorsqu’ils ont été engagés.
- La valeur comptable des actifs et passifs d’impôt différé peut varier même s’il n’y a pas de
changement dans le montant des différences temporaires correspondantes. Ceci peut se
produire, par exemple, lors :
(a) d’un changement dans le taux d’impôt ou dans la législation fiscale ;
(b) d’une nouvelle appréciation de la irrécouvrabilité d’actifs d’impôt différé ; ou
(c) d’un changement dans la manière attendue de recouvrer un actif. L’impôt différé qui en
résulte est comptabilisé en résultat net, sauf dans la mesure où il se rapporte à des éléments
précédemment comptabilisés hors résultat net
Montants comptabilisés hors résultat net
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L’impôt exigible et l’impôt différé doivent être comptabilisés hors résultat net si l’impôt
concerne des éléments qui ont été comptabilisés hors résultat net au cours de la même
période ou d’une période différente.
En conséquence, l’impôt exigible et l’impôt différé qui concernent des éléments qui, au
cours de la même période ou d’une période différente, sont comptabilisés :
(a) dans les autres éléments du résultat global, seront comptabilisés dans les autres
éléments du résultat global
(b) directement en capitaux propres, seront comptabilisés directement en capitaux propres.
Les IFRS imposent ou permettent de comptabiliser certains éléments dans les autres
éléments du résultat global. On peut citer à titre d’exemple :
(a) un changement de leur valeur comptable généré par la réévaluation d’immobilisations
corporelles (voir IAS 16) ; et
(b) les écarts de change résultant de la conversion des états financiers d’un établissement à
l’étranger (voir IAS 21). (d) [supprimé]
Les IFRS imposent ou permettent de comptabiliser certains éléments directement au crédit
ou au débit des capitaux propres. On peut citer à titre d’exemple :
(a) un ajustement du solde d’ouverture des résultats non distribués résultant soit d’un
changement de méthode comptable appliqué de façon rétrospective, soit de la correction
d’une erreur (voir IAS 8 Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et
erreurs) ; et
(b) les montants générés par la comptabilisation initiale de la composante capitaux propres
d’un instrument financier composé
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Exemple 1 :
Une machine a coûté 100. À des fins fiscales, un amortissement de 30 a déjà été déduit au
titre de la période et des périodes antérieures et le solde sera déductible au titre des
périodes futures, soit par le biais d’un amortissement, soit par une déduction au moment
de la sortie. Les profits générés par l’utilisation de la machine sont imposables et les
profits générés (pertes subies) du fait de la sortie de la machine sont imposables
(déductibles). La base fiscale de la machine est de 70. DTD=20 AID=5
Des intérêts à recevoir ont une valeur comptable de 100. Ces produits d’intérêt seront
imposés lors de leur encaissement. La base fiscale des intérêts à recevoir est nulle.
DTI=100 et PID=25
Des créances clients ont une valeur comptable de 100. Les produits liés ont déjà été
incorporés dans le bénéfice imposable (perte fiscale). La base fiscale des créances clients
est de 100. Pas d’impôt différé
Les dividendes à recevoir d’une filiale ont une valeur comptable de 100. Ces dividendes ne
sont pas imposables. En substance, la totalité de la valeur comptable de cet actif est
déductible des avantages économiques. En conséquence, la base fiscale des dividendes à
recevoir est de 100. Pas d’impôt différé
Un prêt a une valeur comptable de 100. Le remboursement de ce prêt n’aura aucune
conséquence fiscale. La base fiscale de ce prêt est de 100. Pas d’impôt différé
Exemple 2 :
Des passifs courants comprennent des charges à payer d’une valeur comptable de 100. La
charge concernée sera déduite fiscalement lors de son règlement. La base fiscale des
charges à payer est nulle. DTD=100 AID=25
Des passifs courants incluent des produits d’intérêt perçus d’avance d’une valeur
comptable de 100. Ces produits d’intérêt ont été imposés lors de leur encaissement. La
base fiscale des intérêts perçus d’avance est nulle. DTD=100 AID=25
Des passifs courants comprennent des charges à payer d’une valeur comptable de 100. La
charge concernée a déjà été déduite fiscalement. La base fiscale des charges à payer est
de 100. Pas d’impôt différé
Des passifs courants incluent des amendes et des pénalités à payer d’une valeur
comptable de 100. Les amendes et les pénalités ne sont pas déductibles fiscalement. La
base fiscale des amendes et des pénalités à payer est de 100. Pas d’impôt différé
Un emprunt a une valeur comptable de 100. Le remboursement de cet emprunt n’aura
aucune conséquence fiscale. La base fiscale de ce prêt est de 100.
Exemple 3
Exemple 4
Exemple 5
Exemple 6
8,50% 960594,00
I A a KRD
1 81650,49 -6650,49 75000,00 967244,49
2 82215,78 -7215,78 75000,00 974460,27
3 82829,12 -7829,12 75000,00 982289,39
4 83494,60 -8494,60 75000,00 990783,99
5 84216,64 990783,36 1075000,00 0,63
N+1
PID 1803.946
Produit d’impôt différé 1803.946
Solde PID=(980000-974460.272)*0.25=1384.932 donc reprise
3188.878-1384.932=1803.946
N+2
PID
Produit d’impôt différé 1384.932
On n’a plus DTI car BC>BF (982289.395-980000) 1384.932
N+2
AID 572.349
Produit d’impôt différé 572.349
Solde AID= (982289.395-980000) *0.25=572.349
N+3
AID 2123.65
Produit d’impôt différé 2123.65
Solde AID=(990783.993-980000)*0.25=2698.998
Donc ajouter à l’AID 2123.65
N+4
CID 2698.998
AID 2698.998
Supposant que VE=VN=VR=98
8,50% 941381,71
I A a KRD
1 80017,45 -6517,45 73500,00 947899,15
2 80571,43 -7071,43 73500,00 954970,58
3 81172,50 -7672,50 73500,00 962643,08
4 81824,66 -8324,66 73500,00 970967,74
5 82532,26 970967,74 1053500,00 0,00
−5
1−1.085 980000
Passif =73500 + 5
=941381.7 1
0.085 1.085
Solde PID Résorption
1 (980000-947899.15) *0.25=8025.211 9654.572-8025.211=1629.36
2 (980000-954970.58)*0.25=6257.355 8025.211-6257.355=1767.856
3 (980000-962643.08)*0.25=4339.23 6257.355-4339.23=1918.125
4 (980000-970967.74)*0.25=2258.065 4339.23-2258.065=2081.165
5 (980000-980000)*0.25=0
Remarque : 2258.065
Solde comptable passif 31/12/N+4=970967.74+82532.26-
73500=980000
N
Banque 980000
Emprunt 941381.71
Droit de conversion 28963.717
PID 9654.572
N
PID 1629.36
Produit d’impôt différé 1629.36
N+1
PID 1767.857
Produit d’impôt différé 1767.857
N+2
PID 1918.125
Produit d’impôt différé 1918.125
N+3
PID 2081.165
Produit d’impôt différé 2081.165
N+4
PID 2258.065
Produit d’impôt différé 2258.065
Conclusion :
- S'il y a des primes d'émission et de remboursement, nous allons passer d'un PID à un AID.
-S'il n'y a pas de primes, nous continuerons la résorption du PID jusqu'à la dernière
échéance.
Exemple 7 :
Exemple 8 :
Exemple 9 :
Exemple 10 :