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Mémoire

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Université Claude Bernard Lyon 1
Institut des Sciences et Techniques de Réadaptation
Département Orthophonie

N° de mémoire 2240

Mémoire d’Orthophonie

présenté pour l’obtention du

Certificat de capacité d’orthophoniste

Par

ENRICO Audrey

Utilisation de la Communication Alternative et Augmentée


linguistiquement robuste : analyse des pratiques orthophoniques

Mémoire dirigé par

PERRIN Line

Année académique

2021-2022

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
INSTITUT DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE READAPTATION
DEPARTEMENT ORTHOPHONIE

Directeur ISTR
Jacques LUAUTÉ

Équipe de direction du département d’orthophonie

Directeur de la formation
Agnès BO

Coordinateur de cycle 1
Claire GENTIL

Coordinateur de cycle 2
Solveig CHAPUIS

Responsables de l’enseignement clinique


Claire GENTIL
Johanne BOUQUAND
Ségolène CHOPARD
Alice MICHEL-JOMBART

Responsables des travaux de recherche


Mélanie CANAULT
Floriane DELPHIN-COMBE
Claire GENTIL
Nicolas PETIT

Responsable de la formation continue


Johanne BOUQUAND

Responsable du pôle scolarité


Rachel BOUTARD

Secrétariat de scolarité
Anaïs BARTEVIAN
Constance DOREAU-KNINDICK

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
UNIVERSITE CLAUDE BERNARD LYON 1

Vice-président CFVU
Président Pr. CHEVALIER Philippe
Pr. FLEURY Frédéric
Vice-président CS
M. VALLEE Fabrice
Vice-président CA
Pr. REVEL Didier Directeur Général des Services
M. VERHAEGHE Damien

1 Secteur Santé

U.F.R. de Médecine Lyon Est Doyen Institut des Sciences Pharmaceutiques et


Pr. RODE Gilles Biologiques
Directeur Pr. DUSSART Claude
U.F.R. de Médecine et de maïeutique
Lyon-Sud Charles Mérieux Doyenne Institut des Sciences et Techniques de la
Pr. BURILLON Carole Réadaptation (I.S.T.R.)
Directeur Pr LUAUTÉ Jacques
U.F.R. d’Odontologie
Directeur Pr. MAURIN Jean-
Christophe

2 Secteur Sciences et Technologie

U.F.R. Faculté des Sciences Institut des Sciences Financières et


Directeur M. ANDRIOLETTI Bruno d’Assurance (I.S.F.A.)
Directeur M. LEBOISNE Nicolas
U.F.R. Biosciences
Directrice Mme GIESELER Kathrin Observatoire Astronomique de Lyon
Directeur Mme DANIEL Isabelle
U.F.R. de Sciences et Techniques des
Activités Physiques et Sportives POLYTECH LYON
(S.T.A.P.S.) Directeur M. PERRIN Emmanuel
Directeur M. BODET Guillaume
Institut Universitaire de Technologie de
Institut National Supérieure du Lyon 1 (I.U.T. LYON 1)
Professorat et de l’Éducation (INSPé) Directeur M. MASSENZIO Michel
Directeur M. CHAREYRON Pierre

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Résumé

La Communication Alternative et Augmentée (CAA) regroupe l’ensemble des moyens


permettant de compenser le développement du langage oral insuffisamment
intelligible ou de le remplacer si celui-ci est complètement absent, pour ainsi aider les
personnes aux besoins complexes en communication. Dans ce domaine, la CAA dite
linguistiquement robuste regroupe des dispositifs aux critères spécifiques permettant
à l’utilisateur de s’exprimer partout et tout le temps avec une grande variété de
fonctions de communication. Les principaux dispositifs existants sont MINSPEAK®,
PODD®, AVAZ®, PROLOQUO2GO®, TD SNAP®, et SUPER CORE®. Pour
permettre une mise en place efficace d’un dispositif de CAA robuste, l’orthophoniste,
professionnel de la communication et du langage, a un rôle fondamental pour
accompagner l’enfant et son entourage et permettre un bain de langage alternatif en
vue d’une généralisation du dispositif au quotidien. Cependant, en France,
contrairement à l’outre-Atlantique, aucune définition ne détermine précisément les
actes de l’orthophoniste dans ce domaine. L’objectif de cette étude est donc de réaliser
un état des lieux de la pratique des orthophonistes français afin de voir comment ceux-
ci mettent en place le dispositif, quelles sont les missions et les limites à cette
implémentation. Un questionnaire a donc été adressé aux orthophonistes exerçant en
France et utilisant la CAA robuste auprès d’enfants.
Les résultats ont permis de montrer que les orthophonistes développent une vision
davantage systémique de la prise en soin en CAA et qu’ils utilisent leurs propres
stratégies d’intervention sans avoir de ligne de conduite précise actuellement. De plus,
il semblerait que la mise en place d’un dispositif de CAA soit différente selon le mode
d’exercice, libéral ou salarié, de l’orthophoniste. Enfin, les orthophonistes sont
favorables à la nécessité de faire connaître et reconnaître leur expertise en CAA,
notamment linguistiquement robuste.

Mots-clés : Communication Alternative Augmentée – Dispositifs robustes –


Orthophonistes – Questionnaire – Analyse des pratiques professionnelles –
Implémentation

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Abstract

Augmentative and Alternative Communication (AAC) gathers all the means to


compensate for the development of insufficiently intelligible oral language or to replace
it if it is completely lacking, thus helping people with complex communication needs.
In this field, the so-called linguistically robust AAC includes devices with specific criteria
that allow the user to express himself everywhere and all the time with a wide variety
of communication functions. The main existing devices are MINSPEAK®, PODD®,
AVAZ®, PROLOQUO2GO®, TD SNAP®, and SUPER CORE®. In order to effectively
implement a robust AAC device, the speech therapist, as a communication and
language professional, has a fundamental role to play in supporting the child and his
or her family and in providing an alternative language bath in order to generalize the
device on a daily basis. However, in France, unlike on the other side of the Atlantic,
there is no precise definition of what the speech therapist does in this field. The aim of
this study is therefore to carry out an inventory of the practice of French speech
therapists in order to see how they implement the device, what are their missions and
the limits to its implementation. A survey was therefore sent to speech therapists
practicing in France and using robust AAC with children.
The results showed that speech therapists are developing a more systemic vision of
AAC care and that they use their own intervention strategies without having a precise
line of conduct yet. In addition, the implementation of AAC seems to be different
depending on whether the speech therapist is self-employed or independent worker.
Finally, speech therapists are in favour of raising awareness and recognition of their
expertise in AAC, especially linguistically robust.

Keywords: Augmentative Alternative Communication - Robust devices - Speech-


language therapists - Survey - Professional practice analysis - Implementation

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Remerciements

Tout d’abord, je tiens à remercier grandement ma directrice de mémoire, Line


PERRIN. Merci pour votre disponibilité, votre expertise et votre aide précieuse dans la
construction de mon mémoire.

Je remercie sincèrement tous les orthophonistes ayant répondu à mon questionnaire


ou l’ayant relayé auprès de leurs contacts. Merci de m’avoir permis de réaliser cette
étude. Je tiens à remercier aussi toutes les personnes avec qui j’ai pu échanger sur la
CAA, merci pour ces chaleureux échanges. Merci également aux personnes ayant
gracieusement accepté de relire mon mémoire.

Je remercie également mes maîtres de stage et, plus particulièrement, celles qui m’ont
fait découvrir et aimer le domaine de la CAA.

Merci à mes parents, merci pour votre soutien indéfectible et votre confiance qui me
poussent à donner le meilleur de moi-même chaque jour. Merci à ma sœur, merci
d’être toujours là pour m’aider et me conseiller, et un merci particulier pour ton aide
dans la construction de mon mémoire.

Merci à Anaïs, ma marraine de promotion. Merci pour ta présence tout au long de ces
cinq années, merci de m’avoir guidée et épaulée.

Un grand merci à mes amies d’enfance qui me suivent dans mes aventures
orthophoniques depuis le début. Merci pour votre écoute et vos encouragements. Un
merci particulier à Anaïs pour ton écoute lors de nos nombreuses heures de travail
ensemble et à Mathilde pour ta proposition de relecture de mon mémoire.

Enfin, je tiens à remercier mes copines de promotion. Merci pour votre soutien, votre
entraide et votre bonne humeur.
Et un merci particulier à Manon et à Laure. Depuis cinq ans, nous franchissons toutes
les étapes, main dans la main. Merci pour votre présence constante et bienveillante,
merci pour votre aide inestimable qui m’a permis d’arriver jusque-là.

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Sommaire

I/ Introduction ................................................................................................................1

II/ Revue de littérature ..................................................................................................2

1. Présentation de la Communication Alternative et Augmentée...........................2


1.1. Définitions générales : communication, Communication Alternative et
Augmentée, multimodalité.......................................................................................2
1.2. Mythes sur la Communication Alternative et Augmentée ...........................3
1.3. Évaluation et intervention en Communication Alternative et Augmentée...4

2. État des lieux des dispositifs robustes ................................................................5


2.1. Définition de la Communication Alternative et Augmentée robuste ...........5
2.2. Histoire des systèmes de communication robustes ....................................6

3. Enjeux dans l’accompagnement et dans la mise en place de dispositifs de


Communication Alternative et Augmentée robuste....................................................7
3.1. Rôle des partenaires de communication de l’enfant ...................................7
3.2. Mise en place des dispositifs robustes ........................................................8
3.3. Orthophonie en Communication Alternative et Augmentée robuste ........10

4. Problématique et hypothèses............................................................................11

III/ Méthode ..................................................................................................................12

1. Objectif de l’étude ..............................................................................................12

2. Population ..........................................................................................................12

3. Matériel...............................................................................................................13

4. Procédure...........................................................................................................15

5. Traitement des données....................................................................................16

IV/ Résultats.................................................................................................................17

1. Profil des répondants.........................................................................................17

2. Enseignement reçu pendant le cursus universitaire.........................................17

3. Formation continue ............................................................................................18

4. Missions de l’orthophoniste en CAA .................................................................19

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
5. Partenariats........................................................................................................21

6. Lieux d’intervention............................................................................................22

7. Choix du dispositif et sa mise en place .............................................................22

8. Limites et modifications .....................................................................................23

V/ Discussion...............................................................................................................25

1. Contextualisation ...............................................................................................25

2. Mise en lien des résultats avec les hypothèses................................................25


2.1. Profil des participants et connaissances en CAA, et plus particulièrement,
linguistiquement robuste .......................................................................................25
2.2. Hypothèse 1 : les orthophonistes auraient une vision davantage
systémique de la prise en soin en CAA ................................................................26
2.3. Hypothèse 2 : les orthophonistes utiliseraient leurs propres stratégies
d’intervention sans ligne de conduite précise.......................................................27
2.4. Hypothèse 3 : il existerait une différenciation entre exercice libéral et
exercice salarié dans l’utilisation d’un dispositif de CAA robuste ........................29
2.5. Hypothèse 4 : les orthophonistes seraient favorables à la reconnaissance
et à la diffusion de l’expertise des orthophonistes en CAA, notamment
linguistiquement robuste .......................................................................................30

3. Limites et ouverture ...........................................................................................31

VI/ Conclusion .............................................................................................................32

Références...................................................................................................................33

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
I/ Introduction

Au cours des dernières décennies, la Communication Alternative et Augmentée (CAA)


n’a cessé d’évoluer et les dispositifs de se multiplier, s’étendant dans divers pays. Plus
de 97 millions de personnes aux besoins complexes en communication, de tous âges
et de profils différents, bénéficient d’un moyen de Communication Alternative et
Augmentée pour communiquer. En 2019, 42 pays étaient représentés au sein de la
Société Internationale de la Communication Alternative et Augmentée (ISAAC)
(Beukelman & Light, 2020). Ces données indiquent que le domaine de la CAA s’étend
et que le besoin en CAA prend une place de plus en plus importante dans le champ
du handicap. La multiplication des dispositifs, avec notamment l’évolution des
dispositifs technologiques, comme les systèmes électroniques générateurs de parole,
les applications sur tablettes et smartphones, a été un catalyseur dans la CAA ces
dernières années. Cette évolution a permis l’apparition de dispositifs linguistiquement
complets. Selon les contextes et les individus, la CAA est utilisée de différentes
manières. Certains vont s’en servir uniquement pour quelques énoncés, d’autres pour
une communication partout et tout le temps avec leurs partenaires de communication
(Loncke, 2022). Il paraissait donc essentiel d’utiliser des dispositifs de CAA pouvant
s’adapter à chacun et permettant de communiquer à tout moment et en tout lieu en
utilisant une grande variété de fonctions de communication : c’est la CAA robuste.
L’orthophoniste, professionnel expert de la communication et du langage, détient un
rôle-clé dans l’accompagnement de la personne aux besoins complexes en
communication et de sa famille. La CAA robuste implique en effet non seulement la
participation active des personnes entourant l’individu mais nécessite également une
communication presque continue. Force est de constater que les enjeux deviennent
différents, le paradigme de l’orthophoniste dans son bureau dispensant des
rééducations dans des situations duelles n’a plus lieu d’être puisqu’il existe un enjeu
systémique qui sous-tend la prise en charge. De ce fait, comment s’opère cette
évolution ? Ce mémoire a pour objectif de proposer un état des lieux des pratiques
professionnelles des orthophonistes en CAA robuste en France. Il aura pour finalité de
mieux comprendre la place des orthophonistes dans ce domaine, de déterminer
quelles sont leurs missions mais aussi définir les limites auxquelles les orthophonistes
peuvent être confrontés.

1
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
II/ Revue de littérature

1. Présentation de la Communication Alternative et Augmentée


1.1. Définitions générales : communication, Communication Alternative
et Augmentée, multimodalité
La communication se définit comme un processus actif d’échange d’informations et
d’idées par n’importe quel canal disponible entre minimum deux partenaires qui vont
agir l’un sur l’autre. Elle implique à la fois la compréhension et l’expression. Elle permet
à chaque individu d’exprimer ses besoins, ses désirs, ses connaissances, ses états
émotionnels (Beukelman et al., 2013; Romski & Sevcik, 2005). La communication est
par nature multimodale, elle inclut la communication verbale (langage oral, langage
écrit, pictogrammes) et la communication non verbale (gestes, manifestations
corporelles, mimiques) et se caractérise par la richesse de ses supports (Cataix-Nègre
& Zucman, 2017). Dans le développement de l’enfant tout-venant, la communication
va d’abord se manifester par des gestes, des vocalises ou par des expressions du
visage qui vont précéder l’émergence de la parole (Cataix-Nègre, 2010; Powell, 2004).
Lorsque le langage oral a des difficultés à se mettre en place, d’autres moyens peuvent
être utilisés pour aider l’enfant à communiquer, connus sous le terme de
Communication Alternative et Augmentée (CAA).
La CAA est aujourd’hui considérée comme un domaine de la recherche clinique et de
la pratique éducative. Elle a pour objectif de compenser les incapacités temporaires
ou permanentes de personnes souffrant de troubles du langage et de la parole, en
compréhension ou en expression, dans les modalités orale et écrite (Beukelman &
Light, 2020). La communication est dite « augmentée » lorsque les moyens utilisés
permettent d’aider le développement du langage oral et est dite « alternative » lorsque
le langage oral ne se met pas en place et qu’il est nécessaire de trouver un moyen de
substitution pour s’exprimer (Cuny et al., 2004). Il n’y a pas de profil typique
d’utilisateurs de la CAA. Celle-ci s’adresse à toutes les personnes aux besoins
complexes en communication qui peuvent présenter un trouble du spectre autistique,
une déficience intellectuelle, un polyhandicap, un trouble neurologique ou
neurodégénératif impactant le développement de la parole (Jullien, 2018).
La CAA recouvre un large éventail de dispositifs. Différentes terminologies permettent
de classer ces dispositifs selon leurs caractéristiques : CAA non assistée et CAA
assistée ; CAA sans aide externe, de basse ou de haute technologie ; CAA basique et

2
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
CAA robuste. La CAA non assistée regroupe l’ensemble des moyens de
communication naturelle (gestes, expressions du visage, symboles dynamiques), ce
sont des dispositifs de CAA sans aide externe. La CAA assistée regroupe les symboles
statiques (objets, images, pictogrammes) et les tableaux ou classeurs de
communication pour les dispositifs de basse technologie ; les synthèses vocales et les
téléthèses pour les dispositifs de haute technologie (Baldassarri et al., 2014; Bianco
et al., 2007; Ganz et al., 2017; Jullien, 2018; Romski & Sevcik, 2005). Certains
distinguent également la CAA basique de la CAA robuste. La CAA basique comprend
une CAA qui va être utilisée en contexte, aura un vocabulaire limité et les messages
seront peu variés. La CAA robuste est une CAA qui peut être utilisée partout et tout le
temps et qui va permettre la production de messages variés. Les systèmes robustes
sont « ceux qui permettent à une personne de construire des énoncés
grammaticalement corrects » (Zangari, 2014) et présentent des caractéristiques
spécifiques qui seront définies ci-dessous. La CAA robuste, comme d’autres moyens
de CAA, va s’appuyer sur des symboles statiques et notamment des pictogrammes.
Les pictogrammes, support de communication, vont représenter des personnes, des
objets, des actions et contribuent à la permanence de l’objet, essentielle à la
symbolisation. Ils appuient la structuration du langage au niveau de la segmentation
des phrases, de la syntaxe et du lexique (Cataix-Nègre & Zucman, 2017).
La pluralité des dispositifs de CAA permet à la personne aux besoins complexes de
communication d’avoir accès à différents modes de communication qui sont
complémentaires pour transmettre des messages et des idées. Cette multimodalité
est essentielle. Elle permet de passer d’un mode à l’autre en fonction du partenaire et
du contexte et d’offrir ainsi une communication efficace (Baldassarri et al., 2014;
Beukelman & Light, 2020; Cataix-Nègre & Zucman, 2017; Romski & Sevcik, 2005).

1.2. Mythes sur la Communication Alternative et Augmentée


Bien que le rôle de la CAA ait été clairement défini avec pour objectif d’augmenter la
parole naturelle existante, de fournir un mode expressif et réceptif pour la
communication et ait désormais sa place dans les stratégies d’intervention langagière
(Romski & Sevcik, 2005), plusieurs mythes autour de la CAA persistent et peuvent être
un frein à la mise en place d’un dispositif de CAA. Il est souvent pensé que la CAA
limite ou empêche le développement du langage oral, que l’enfant doit avoir un certain
âge et doit présenter certaines compétences afin de pouvoir bénéficier d’un dispositif

3
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
de CAA. Cependant, depuis plusieurs années, des études ont démontré que
l’utilisation d’un dispositif de CAA n’empêchait pas le développement du langage oral
et bien au contraire, avait un effet positif sur l’apprentissage du langage (Beukelman
& Mirenda, 2012; Millar et al., 2006; Romski & Sevcik, 2005; Schlosser & Wendt,
2008). De plus, aucun prérequis intellectuel ou sensori-moteur est nécessaire, seul le
comportement naturel de l’enfant est une prédisposition à la CAA (Cress & Marvin,
2003; Romski & Sevcik, 2005). En orthophonie, la CAA peut souvent être appliquée
en dernier recours. Pour Romski et Sevcik (2005), « il est primordial que la CAA soit
introduite avant toute défaillance de communication ». Ils ont également montré que
la CAA avait une influence positive dans le développement précoce de la
communication et qu’au lieu d’être l’ultime recours, elle serait plutôt le premier moyen
d’intervention et permettrait à l’enfant d’avoir une base solide pour développer ses
capacités expressives et compréhensives à l’oral. Une autre idée reçue concerne les
représentations symboliques qui devraient respecter une hiérarchie allant d’objets
concrets et réels à des représentations plus abstraites. Namy, Campbell et Tomasello
(2004) ont affirmé qu’aucun lien ne pouvait être admis entre l’acquisition précoce des
mots et le type de symboles utilisé chez le jeune enfant (Romski & Sevcik, 2005).

1.3. Évaluation et intervention en Communication Alternative et


Augmentée
Afin de proposer une intervention en CAA conduisant à la mise en place d’un dispositif,
une évaluation initiale est effectuée. L’objectif principal de cette évaluation est d’établir
les besoins de communication de l’enfant dans différents contextes de vie. Elle est
généralement interdisciplinaire et en étroite collaboration avec l’entourage de l’enfant
(Jullien, 2018). Auparavant, l’évaluation s’effectuait à partir d’un modèle de
candidature, modèle apparu dans les années 1970-1980, qui établissait des critères
d’admissibilité pour recourir à un dispositif de CAA. Avec ce modèle, de nombreuses
personnes se sont retrouvées exclues de toute intervention en CAA car elles ne
validaient pas tous les critères d’admissibilité (Beukelman & Mirenda, 2017). Pour
pallier cela et parce que toute personne a le droit de bénéficier d’une CAA, un modèle
de participation (Annexe A) a été proposé par Rosenberg et Beukelman en 1987 et a
connu plusieurs modifications. Il est désormais le modèle de référence, recommandé
par l’American Speech-language-Hearing Association (ASHA) depuis 2004
(Beukelman & Light, 2020). Ce modèle évalue les besoins en communication de la

4
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
personne, les aides environnementales et les partenaires de communication ainsi que
l’ensemble des capacités de l’enfant et les éventuels obstacles à l’introduction d’un
dispositif de CAA. Différents moyens peuvent être utilisés : entretien avec l’enfant et
sa famille, grilles d’observations, tests étalonnés, enregistrements vidéo… Cependant,
les outils d’évaluation constituent un domaine qui demande à être exploré davantage
(Beukelman & Mirenda, 2020; Jullien, 2018; Romski & Sevcik, 2005).
Le principal objectif de l’intervention est d’améliorer l’efficacité de la communication et
d’augmenter la participation de la personne aux besoins complexes en
communication. Celle-ci aura besoin du soutien de partenaires de communication.
L’intervention en CAA s’articule autour de trois composantes : la sélection des
dispositifs de CAA personnalisée à l’enfant, l’enseignement des stratégies et des
compétences nécessaires dont l’individu a besoin pour communiquer de manière
efficace et la formation des partenaires de communication pour une implémentation
efficiente. Il s’agira à la fois de se concentrer sur l’augmentation des capacités
naturelles de l’enfant et sur l’amélioration de sa communication grâce aux adaptations
de CAA (Beukelman & Light, 2020; Cress, 2004). Aussi, les interventions sont très
souvent des processus continus, à long terme et intervenir le plus précocement chez
l’enfant lui permet d’être le plus tôt confronté à un étayage communicationnel
(Beukelman & Mirenda, 2017; Cataix-Nègre, 2010; Romski & Sevcik, 2005).

2. État des lieux des dispositifs robustes


2.1. Définition de la Communication Alternative et Augmentée robuste
Un dispositif de CAA est défini comme linguistiquement robuste s’il remplit un
ensemble de critères spécifiques. Tout d’abord, concernant le langage, les dispositifs
de CAA robustes sont constitués à la fois d’un vocabulaire de base et d’un vocabulaire
spécifique. Le vocabulaire de base « recouvre les mots et les messages qui sont
utilisés par toute sorte de personnes et qui ont une fréquence d’utilisation très élevée »
(Beukelman & Mirenda, 2017), l’ensemble de ces mots constitue entre 70 et 80% des
conversations et très peu de noms en font partie (Jacobs, 2018). Le vocabulaire
spécifique fait référence « aux mots et aux messages qui sont spécifiques ou uniques
à une personne » et qui permettent de personnaliser le vocabulaire en fonction des
intérêts de l’utilisateur et du contexte (Beukelman & Mirenda, 2017). Toutes sortes de
mots sont présents (verbes, adjectifs, noms…) pour que l’utilisateur puisse s’exprimer

5
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
par des phrases grammaticalement correctes. Un langage pré-formulé est également
présent et comporte des messages rapides déjà prêts à être employés permettant à
l’utilisateur d’être efficace dans ses échanges et ses interactions. Ces dispositifs sont
constitués d’un clavier avec des lettres donnant la possibilité de développer le langage
écrit et la littératie, « aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie
courante […] en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances
et ses capacités » (OCDE & Statistiques Canada, 2000).
D’autres critères, parallèles au langage, sont indispensables à un dispositif robuste.
Pour faciliter l’apprentissage et l’utilisation du dispositif, il est nécessaire que les mots
soient toujours situés au même endroit. Cela permet de développer la programmation
motrice et l’utilisateur peut ainsi se concentrer exclusivement sur ce qu’il veut dire sans
consacrer trop de temps à la recherche des mots ou pictogrammes à utiliser. Il est
également conseillé pour les dispositifs high-techs que la voix choisie pour la synthèse
vocale soit adaptée à la personne et puisse être modifiable dans le temps. Le dispositif
de CAA robuste doit pouvoir être transportable. En effet, l’enfant doit pouvoir
communiquer dans tous les contextes de vie et à tout moment de la journée. Enfin, les
dispositifs de CAA robustes ont comme particularité de permettre l’utilisation de
l’ensemble des fonctions de communication, et non seulement les demandes, telles
que les fonctions émotive, référentielle, poétique, phatique, métalinguistique et
conative (Bougnoux, 1993).

2.2. Histoire des systèmes de communication robustes


Les systèmes de communication robustes sont apparus assez tardivement dans le
domaine de la CAA. Ils présentent tous des critères similaires mais l’organisation du
langage diffère selon les dispositifs. Les principaux systèmes de communication
robustes, par ordre d’apparition, sont les suivants : MINSPEAK®, PODD®, AVAZ®,
PROLOQUO2GO®, TD SNAP®, et SUPER CORE® (tableau comparatif créé par
M.Suc-Mella (2019) en Annexe B).
MINSPEAK® peut être considéré comme le premier dispositif robuste, il a été créé par
Bruce Baker au début des années 1980 et se définit comme « un système de langage
iconique ». En effet, plusieurs sens sont attribués à chaque icône limitant ainsi le
nombre d’icônes tout en ayant un vocabulaire riche (Halloran, 2004; Mathisen et al.,
2009). Puis, dans les années 1990, le PODD® (Pragmatic Organization Dynamic
Display) a été développé par Gayle Porter, orthophoniste. Ces classeurs de

6
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
communication, constitués d’un ensemble de tableaux avec une organisation
pragmatique et dynamique du langage, à base de pictogrammes, permettent à
l’individu d’accéder à un vocabulaire important et organisé de manière stratégique,
d’exprimer ainsi une variété de messages et de soutenir les différentes fonctions de
communication (Beukelman & Light, 2020; Porter, 2007). Fin des années 2000, avec
l’essor des tablettes tactiles et smartphones, le dispositif AVAZ®, proposé par Ajit
Narayanan, voit le jour en Inde. Celui-ci est composé de symboles imagés, d’une
synthèse vocale ainsi que d’un clavier donnant la possibilité à l’utilisateur de composer
un message écrit et de développer ses compétences linguistiques (Sreekumar, 2014).
Puis, dans les années 2010, plusieurs applications ont été développées telles que
PROLOQUO2GO®, créée par David Niemeijer, et TD SNAP® (anciennement SNAP +
CORE FIRST®), basée sur des recherches de l’Université de Caroline du Nord et
développée par la société Tobii Dynavox. Plus récemment, SUPER CORE®, innovée
par la société Smartbox et l’orthophoniste Daisy Clay, rejoint les applications robustes.
Les applications sur tablettes présentent de nombreux avantages : la possibilité
d’afficher les icônes en grande taille, un poids léger qui permet un transport facile, un
prix raisonnable, la présence d’une synthèse vocale, la possibilité de personnaliser
l’outil et une meilleure acceptation du dispositif dans notre société (Kagohara et al.,
2013; King et al., 2014; Tobii Dynavox, s. d.).

3. Enjeux dans l’accompagnement et dans la mise en place de dispositifs de


Communication Alternative et Augmentée robuste
3.1. Rôle des partenaires de communication de l’enfant
A l’instar du développement du langage oral de l’enfant tout-venant, un enfant aux
besoins complexes en communication doit bénéficier d’un bain de langage adapté
avec son dispositif. Ainsi, l’intervention des partenaires de communication, notamment
l’entourage de l’enfant, paraît indispensable. Le terme « partenaires » est utilisé car,
souvent, les interlocuteurs vont aider la personne utilisant le dispositif de CAA à
construire le message et mettre du sens sur ce qu’elle veut dire (Beukelman & Light,
2020). Blackstone a déterminé 5 catégories de partenaires selon leur proximité avec
l’individu avec, en premier, les membres de la famille puis les amis proches et parenté,
les connaissances, les professionnels salariés et enfin, les partenaires non familiers
(Blackstone et al., 2012; Cataix-Nègre & Zucman, 2017).

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Les membres de la famille apparaissent ainsi comme des partenaires essentiels dans
la mise en place d’un dispositif de CAA. Ces dernières décennies, le rôle des familles
s’est élargi et, aujourd’hui, un réel partenariat est attendu avec celles-ci (Mandak &
Light, 2018). Ce sont des partenaires privilégiés et qui vont être généralement
impliqués sur le long terme contrairement à d’autres partenaires de communication
(Beukelman & Light, 2020). D’autres personnes demeurent importantes pour aider les
enfants dans l’utilisation d’un dispositif de CAA : le personnel éducatif (enseignants en
classe ordinaire, enseignants spécialisés) ainsi que les professionnels du paramédical
et du médical qui interviennent dans les interactions quotidiennes. Ces interlocuteurs
ont une place privilégiée dans le quotidien de l’enfant pour l’aider dans ses
apprentissages, ses projets, la participation sociale, pour les traitements médicaux et
la prise de décision. Comme pour les membres de la famille, ces partenaires
nécessitent des connaissances et des compétences pour soutenir le développement
de la communication et favoriser le bain de langage alternatif. Ils doivent être capables
d’interagir avec succès avec la personne qui utilise un dispositif de CAA. Des
observations d’interactions entre deux partenaires ont montré que certains pouvaient
être des communicateurs compétents sans avoir nécessairement besoin d’instructions
explicites. Cependant, beaucoup d’autres utilisent des comportements de
communication qui sont insuffisants pour soutenir des interactions efficaces
(Beukelman & Light, 2020; Kent-Walsh & Mcnaughton, 2005).

3.2. Mise en place des dispositifs robustes


L’implémentation d’un dispositif robuste implique de nombreux paramètres (visuel de
L.Perrin (2021) en Annexe C), dont un travail avec l’enfant et avec ses partenaires de
communication. L’objectif est que le dispositif de CAA devienne un support pour
communiquer et que l’enfant puisse prendre plaisir à interagir avec son entourage
(Cataix-Nègre & Zucman, 2017). La notion de langage naturel assisté va être
essentielle pour que l’enfant apprenne à utiliser ce nouveau mode de communication.
Un enfant tout-venant peut développer son langage oral dès son plus jeune âge de
manière naturelle grâce au bain de langage dans lequel il sera quotidiennement
immergé. Cet environnement à la fois « émulateur de situations de communication »
et « modélisateur de langage » permet à l’enfant d’entendre que son entourage lui
parle mais aussi de voir comment le langage est utilisé (Cataix-Nègre, 2010). Le
langage assisté passe par de la modélisation. Il s’agit là de fournir un modèle à

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(CC BY-NC-ND 2.O)
l’enfant : les partenaires de communication vont utiliser eux-mêmes le système de
CAA en pointant les symboles ou mots sur le tableau ou la tablette tout en parlant en
même temps. Cela va permettre à la fois de soutenir la compréhension de la personne
aux besoins complexes en communication et de modéliser la production du message.
Il est de la responsabilité des partenaires de communication d’expérimenter le
dispositif pour que l’enfant l’utilise. Des études ont montré que le langage naturel
assisté aurait un impact positif sur la compréhension du vocabulaire, sur la
compréhension et la production de symboles, sur la production de messages, sur la
longueur et la complexité des énoncés et permettrait une amélioration au niveau
pragmatique. Il améliorerait à la fois le langage expressif et réceptif des utilisateurs
d’un dispositif de CAA. Ainsi, il est important que la modélisation intervienne
quotidiennement, dans différentes situations, et soit faite par différents partenaires de
communication en plus de séances ou d’ateliers auxquels l’enfant pourrait participer
(Cataix-Nègre, 2010; O et al., 2018; Senner et al., 2019; Senner & Baud, 2017).
Pour que l’implémentation d’un dispositif soit efficace, il faut s’assurer que les
partenaires de communication connaissent la CAA et puissent utiliser le dispositif de
manière fluide (Cataix-Nègre & Zucman, 2017). Par conséquent, des formations leur
sont proposées. La recherche a montré que la formation des partenaires de
communication était importante et permettait de « promouvoir une plus grande
participation aux interactions quotidiennes des personnes qui utilisent les systèmes de
CAA » (Light et al., 1992; Senner & Baud, 2017). La littérature indique également que
la formation de partenaires de communication apparaît comme une composante
essentielle de l’intervention et qu’elle conduirait à l’utilisation de stratégies facilitatrices.
En 2005, Kent-Walsh et McNaughton ont proposé un modèle d’instruction en huit
étapes destiné aux partenaires de communication qui a prouvé son efficacité dans
l’apprentissage de la modélisation (Kent-Walsh & Mcnaughton, 2005; Senner et al.,
2019). Ainsi, les interventions en CAA passent majoritairement par des services
centrés sur la famille. Les parents sont ceux qui connaissent le mieux leur enfant et ce
qui est nécessaire pour répondre aux besoins de celui-ci et à son bien-être. Ils ont un
rôle à jouer dans les prises de décisions et dans la réponse aux besoins de leur enfant.
Cette pratique centrée sur la famille s’articule autour du respect de la diversité des
familles, la transmission des informations et l’engagement dans le partenariat
parents/professionnels (Dempsey & Keen, 2008; Rouse, 2012; Ryan et al., 2018;
Senner et al., 2019).

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3.3. Orthophonie en Communication Alternative et Augmentée robuste
L’orthophoniste détient un rôle important dans le dépistage, l’évaluation, le diagnostic
et le traitement des personnes qui ont besoin d’une intervention en CAA. D’après
l’ASHA, il a pour missions d’offrir une formation aux professionnels médicaux et
paramédicaux, aux professionnels éducatifs et aux familles sur l’utilisation de la CAA
et son impact sur la qualité de vie ; de dépister les personnes qui pourraient bénéficier
d’un dispositif de CAA ; d’effectuer une évaluation des capacités de communication de
la personne ainsi qu’une évaluation de la CAA ; de faire le lien entre familles et
fournisseurs des dispositifs, d’élaborer et de mettre en œuvre des plans d’intervention
pour une communication efficace entre la personne utilisant le dispositif de CAA et ses
partenaires de communication ; d’impliquer la personne utilisant le dispositif de CAA
et sa famille dans la prise de décision ; de les conseiller sur toutes questions en lien
avec la communication et le dispositif pour éviter tout abandon de la CAA ; d’être au
sein d’une équipe pluridisciplinaire et en collaboration avec la famille ; de participer à
l’augmentation des connaissances en CAA et d’utiliser une pratique fondée sur les
données probantes en littérature. L’ASHA attribue ainsi des actes précis aux
orthophonistes concernant la CAA (American Speech-Language-Hearing Association
| ASHA, s. d.).
En France, le référentiel de compétences orthophoniques (2013) évoque les systèmes
alternatifs à seulement deux reprises : « les moyens augmentatifs ou alternatifs à la
communication verbale sont identifiés, ces moyens sont utilisés de manière adaptée
en cas de besoins » et « sélectionner les systèmes de facilitation, de compensation,
les systèmes alternatifs et augmentatifs adaptés aux besoins du patient et/ou de son
entourage » (Bulletin officiel n°32 du 5 septembre 2013, 2013). Ainsi, en France, une
définition globale du métier d’orthophoniste en CAA est proposée contrairement à
l’outre-Atlantique où une définition spécifique des différents actes de l’orthophoniste
est stipulée. L’orthophoniste a également un rôle de coordinateur (Code de la santé
publique - Article L4341-1, 2021). De plus, il est admis que c’est à l’orthophoniste
« d’impliquer les familles dans la planification, la prise de décision et la mise en œuvre
des programmes » (Mandak & Light, 2018). Jullien ajoute également que la
« collaboration avec les familles et les différents intervenants autour de l’enfant permet
de définir des objectifs communs, travaillés et évalués en équipe » (Jullien, 2018).
L’accompagnement de l’entourage a toute sa place en orthophonie pour que celui-ci
soit informé des enjeux de la CAA et qu’il s’investisse dans le projet de soin de l’enfant.

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En outre, différentes modalités d’exercice sont proposées aux orthophonistes : libéral,
salariat ou mixte. Les compétences des orthophonistes restent pour autant similaires
quel que soit le mode d’exercice. Aucune spécialisation en orthophonie n’existe pour
le moment. Cependant, quelques particularités diffèrent selon le mode d’exercice. En
effet, l’orthophoniste salarié exerce au sein d’une équipe pluridisciplinaire qui travaille
ensemble sur les projets thérapeutiques des patients, conduisant ainsi à une prise en
soin plus fonctionnelle. Il est souvent amené à travailler dans un domaine spécifique.
L’orthophoniste libéral a moins d’opportunités de bénéficier de temps d’échanges
interprofessionnels et est plus à même d’exploiter la diversité du champ de
compétences orthophonique. En outre, concernant les formations continues,
l’orthophoniste salarié peut profiter des actions prévues par le plan de formation de
l’institution, notamment les actions de développement des compétences, alors que
l’orthophoniste libéral doit entreprendre les démarches pour se former (Bresac &
Chigros, 2012; Kremer et al., 2016). Par ailleurs, aucune littérature ne mentionne les
spécificités de chaque mode d’exercice dans le domaine de la CAA.

4. Problématique et hypothèses
Les recherches en littérature ont montré que la CAA, domaine en plein
développement, prend progressivement sa place dans le champ du handicap. La CAA
robuste est encore peu documentée bien que l’utilisation de ses dispositifs s’accroisse
d’année en année. La problématique que ce mémoire cherche à traiter concerne
l’évolution du rôle de l’orthophoniste en CAA spécifiquement robuste en France.
L’ASHA a défini de nombreux objectifs précis pour l’orthophoniste dans ce domaine
tandis qu’en France, les orthophonistes doivent s’adapter face à une définition
beaucoup plus générale du métier. Qu’en est-il de l’application de la CAA en France ?
Est-ce qu’une redéfinition du métier dans ce domaine serait nécessaire ? Parmi les
hypothèses principales, nous nous attendons à ce que les orthophonistes aient une
vision davantage systémique de la prise en charge et qu’ils utilisent leurs propres
stratégies d’intervention sans ligne de conduite précise. De plus, nous nous attendons
à l’émergence d’interrogations sur l’expertise orthophonique en CAA, encore trop
méconnue de nos jours, ainsi qu’à l’apparition d’une différenciation entre le libéral, où
les professionnels sont beaucoup plus isolés, et le salariat, où le travail en équipe
prime et où l’installation d’un dispositif de CAA serait davantage réussie.

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III/ Méthode

1. Objectif de l’étude
L’objectif de ce mémoire est de réaliser un état des lieux de la pratique professionnelle
des orthophonistes utilisant la CAA robuste. Le domaine de la CAA est en constante
évolution et, plus particulièrement, la CAA robuste qui est apparue ces dernières
décennies en France. L’orthophoniste détient une place essentielle dans l’installation
d’un dispositif de CAA et ses missions évoluent au fil des années, notamment avec
l’apparition de nouveaux dispositifs de CAA. Cet état des lieux permettra donc de
comprendre quels sont les objectifs de l’orthophoniste, les éventuelles limites dans la
mise en place et l’utilisation des dispositifs de CAA robuste mais aussi l’analyse du
lien que l’orthophoniste peut entretenir avec les différents partenaires de
communication. Celui-ci s’effectue dans le but de savoir si une redéfinition des actes
de l’orthophoniste en France dans ce domaine est nécessaire ou non et de
comprendre davantage la place de la CAA robuste par l’orthophoniste. Un
questionnaire d’analyse des pratiques professionnelles (APP) a donc été proposé à
des orthophonistes dans ce but.

2. Population
Ce questionnaire est destiné à l’ensemble des orthophonistes travaillant en France et
utilisant des dispositifs de CAA robuste dans leur pratique professionnelle auprès
d’enfants de moins de 18 ans, quels que soient leur mode d’exercice et leur pays de
formation (critères d’inclusion). Nous avons choisi de nous limiter au métier en France
dans le but de traiter des problématiques spécifiquement liées à l’exercice
orthophonique respectant les législations françaises (Nomenclature de la FNO, Code
de la Santé Publique) et avoir ainsi des réponses d’orthophonistes respectant le même
cadre législatif. De plus, nous avons concentré nos recherches sur la CAA auprès
d’enfants de moins de 18 ans afin de cibler particulièrement le rôle de
l’accompagnement parental et des partenariats éducatifs et médicaux. Tout mode
d’exercice (libéral, salarial ou mixte) était accepté dans un objectif de pouvoir ensuite
comparer les réponses en fonction du mode d’exercice et d’observer si celui-ci a un
impact sur les connaissances en CAA et sur l’utilisation des dispositifs de CAA robuste.
De plus, nous avons choisi d’axer ce mémoire sur la CAA robuste, il était donc
essentiel que les orthophonistes répondant au questionnaire utilisent dans leur prise

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en charge la CAA robuste. Ainsi, les orthophonistes n’exerçant pas en France et ne
pratiquant pas de dispositifs de CAA robuste n’ont pas pu participer à cette étude
(critères d’exclusion).

3. Matériel
Le format du questionnaire a été choisi car il représentait un moyen fiable et accessible
permettant de toucher facilement un nombre large d’orthophonistes et donc d’avoir la
possibilité d’obtenir un nombre de réponses significatif. La réalisation du questionnaire
a nécessité en amont de nombreuses recherches bibliographiques dans le domaine
de la CAA et de la CAA robuste ainsi que des échanges constructifs, des entretiens
non provoqués avec des orthophonistes ou partenaires de communication d’enfants
utilisant des dispositifs de CAA. Ces discussions, lors de stages ou avec des parents
d’enfants porteurs de handicap, nous ont permis de comprendre que le domaine de la
CAA était en grande évolution et que de nombreux questionnements restaient encore
à être étudiés notamment sur le choix des dispositifs, sur leur implémentation et sur
les connaissances en CAA de manière générale. Avant l’élaboration du questionnaire,
trois démarches sont à réaliser : « lire ce qui a été écrit auparavant sur le thème
étudié » ; « écouter ce que les acteurs sociaux disent de leurs propres pratiques » et
« élaborer progressivement une problématique » (de Singly, 2012). Ces recherches et
échanges ont permis de soulever la problématique suivante : quelles sont les missions
de l’orthophoniste dans le domaine de la CAA robuste et celles-ci ont-elles évolué ces
dernières années ? Pour répondre à cette problématique, différentes thématiques ont
été évoquées dans ce questionnaire et sont présentées ci-dessous.
Ce questionnaire a été réalisé avec le logiciel d’administration d’enquêtes
« GoogleForm ». Il est composé principalement de questions fermées où les
répondants doivent choisir parmi des réponses déjà établies. Une case « Autre » leur
permet également d’ajouter un élément qui ne figurerait pas parmi les propositions afin
qu’ils puissent être le plus exhaustif possible dans leurs réponses. Quelques questions
ouvertes sont également présentes permettant aux répondants de répondre avec leurs
propres mots. Des « questions de fait » sont proposées pour recueillir des informations
sur la pratique professionnelle des orthophonistes répondant au questionnaire et des
« questions d’opinion » permettent d’obtenir leur avis sur certaines idées (de Singly,
2012). En outre, l’échelle de Likert a été utilisée afin d’évaluer certaines propositions
à partir de 4 degrés : « tout à fait d’accord », « plutôt d’accord », « plutôt pas

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d’accord » et « pas du tout d’accord » et permettant ainsi d’avoir des résultats précis
et significatifs à analyser. Dans ce questionnaire, les 44 questions fermées permettent
d’obtenir une analyse quantitative des réponses et les 3 questions ouvertes, une
analyse qualitative. Une question ouverte est proposée à la fin du questionnaire si
certains répondants souhaitent ajouter une donnée qu’ils n’auraient pas eu la
possibilité d’exprimer tout au long du questionnaire.
Le questionnaire s’articule autour de différents axes. Tout d’abord, deux questions
préalables sont posées afin de s’assurer que les répondants exercent actuellement en
France et utilisent des dispositifs de CAA robuste dans leur pratique orthophonique.
Une définition de la CAA robuste avec la présentation des dispositifs qui en font partie
est également exposée pour s’assurer que tous les répondants connaissent le terme
« robuste » et utilisent bien ces dispositifs-ci dans leur pratique. Cela nous permet ainsi
de n’avoir exclusivement que des réponses correspondant à nos critères d’inclusion.
Puis, plusieurs questions sur le profil des orthophonistes sont posées afin d’avoir des
données sur l’année d’obtention du diplôme et sur le mode d’exercice. Ensuite, des
questions en lien avec leur utilisation de la CAA sont proposées, sur la manière dont
ils ont découvert ce domaine, les formations qu’ils ont effectuées et si la CAA a été
évoquée au sein de leur cursus universitaire. Des questions sur la pratique de la CAA
et notamment de la CAA robuste dans les prises en soins, sur les missions attribuées
aux orthophonistes et les aspects législatifs permettent de rendre compte de l’opinion
des orthophonistes dans ce domaine. Des questions sur le partenariat avec d’autres
professionnels de santé ou éducatifs ainsi qu’avec les familles permettent de discuter
de la place que ceux-ci ont dans l’implémentation d’un dispositif de CAA robuste. Enfin,
des questions plus ciblées sur les dispositifs de CAA robustes permettent d’avoir des
données sur leur utilisation de ces dispositifs.
Ce questionnaire a été construit en arborescence avec certaines questions qui
apparaissent en fonction de la réponse donnée à la question précédente. Cela a été
fait dans l’objectif de proposer un questionnaire pertinent permettant aux répondants
de n’avoir accès seulement aux questions qui les concernent. Les réponses étaient
obligatoires, les répondants devaient nécessairement répondre à la question pour
passer à la suivante. Cela nous permettait d’avoir la totalité de réponses pour chaque
question et de nous assurer de la significativité et de la représentativité des réponses.
De plus, aucune donnée personnelle n’a été demandée aux répondants afin de

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privilégier l’anonymat. L’anonymité du questionnaire permet ainsi d’avoir une liberté
d’expression sans jugement et de notre côté d’avoir des réponses authentiques.
Le questionnaire avec les questions détaillées est disponible en annexe (Annexe D).
De plus, un visuel a été créé (Annexe E) pour le partage du questionnaire sur les
réseaux sociaux.

4. Procédure
En amont de l’envoi du questionnaire, nous avons dû nous renseigner sur les
démarches administratives. Étant donné que le questionnaire était anonyme, seule
une notice d’informations (Annexe F) était nécessaire et devait être jointe au
questionnaire, accessible à tous les répondants. Cette notice d’informations présentait
l’objectif de l’étude, son déroulement et la méthode utilisée ainsi que les aspects de
législation et de confidentialité. De plus, le questionnaire a été soumis à la relecture
d’une orthophoniste utilisant des dispositifs de CAA robuste avant la publication de
celui-ci ainsi qu’à des personnes n’ayant pas de connaissances en CAA dans le but
de s’assurer de la lisibilité et de la compréhension du questionnaire et d’évaluer la
durée de passation de celui-ci.
Nous avons choisi de proposer ce questionnaire en ligne, par voie électronique et de
manière auto-administrée. Il a été accessible du 10 janvier 2022 au 28 février 2022. Il
a été proposé à de nombreux orthophonistes via différents groupes sur les réseaux
sociaux (groupes pour les orthophonistes, pour les étudiants en orthophonie, sur la
CAA, sur le handicap, sur les dispositifs de CAA robuste). Nous avons contacté ISAAC
francophone ainsi que plusieurs organismes de formations en CAA (OséO formation,
CAApables, Maddie Communique, Ideereka, Com’ Avec les Autres) qui ont accepté
de diffuser notre questionnaire à leurs réseaux d’orthophonistes. Nous avons
également transmis le questionnaire aux syndicats d’orthophonie de tous les
départements de France métropolitaine. Beaucoup nous ont répondu et ont diffusé le
questionnaire à tous les orthophonistes de leur département. Nous avons fait appel
également à nos connaissances orthophonistes qui ont gracieusement partagé le
questionnaire à leurs collègues. Toutes ces démarches nous ont permis de toucher un
grand nombre d’orthophonistes.
Les données anonymisées du questionnaire ont ensuite été codées dans le logiciel
Microsoft Excel pour que celles-ci soient analysées et pour pouvoir croiser les
différentes variables intéressantes pour notre étude.

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5. Traitement des données
Au total, 86 questionnaires ont été complétés en ligne. Après analyse des données,
22 répondants, soit 25,6 % des répondants, ont répondu « non » à l’une des deux
premières questions : « Exercez-vous actuellement en France ? » et « Utilisez-vous
des dispositifs de CAA robuste dans votre pratique orthophonique ? ». Cela
correspondait aux critères d’exclusion. Parmi ces 22 répondants, 3 répondants
n’exercent actuellement pas en France, ce qui correspond à 13,6 % des personnes
ayant un des deux critères d’exclusion. 19 répondants n’utilisent pas de dispositifs de
CAA robuste dans leur pratique orthophonique, ce qui correspond à 86,4 % des
personnes ayant un des deux critères d’exclusion. Ces répondants n’ont donc pas eu
accès à la suite du questionnaire. Ainsi, 64 questionnaires sont réellement analysables
pour répondre à la problématique de notre étude, représentant 74,4% de la totalité de
nos réponses.

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IV/ Résultats

L’objectif de cette étude est d’établir un état des lieux de la pratique des orthophonistes
en CAA robuste. Les données présentées ci-dessous permettent de rendre compte
des résultats du questionnaire. Une présentation descriptive du profil des
orthophonistes ayant répondu au questionnaire et de leurs connaissances en CAA
sera proposée. Puis, une analyse de leur pratique en CAA et, plus particulièrement en
CAA robuste, et de la mise en place des dispositifs sera exposée. Le test Chi-2 a été
utilisé pour effectuer les analyses statistiques et voir si certaines variables peuvent
être mises en lien. L’hypothèse qu’une variable influencera une autre variable sera
validée si le risque d’erreur est inférieur à 5% soit p<0,05.

1. Profil des répondants


Parmi les 64 répondants, 86% ont été formés en France (n=55), 13% en Belgique
(n=8) et 2% en Suisse (n=1). La moitié des répondants (50%) ont obtenu leur diplôme
entre 2010 et 2019 (n=32), 9% l’ont obtenu entre 1980 et 1989 (n=6), 6% entre 1990
et 1999 (n=4), 25% entre 2000 et 2009 (n=16) et 9% après 2019 (n=6). Concernant la
modalité d’exercice actuelle, 45% des participants exercent en libéral exclusivement
(n=29), 36% en salariat exclusivement (n= 23) et 19% pratiquent un exercice mixte
(n=12). Cependant, 84% des participants ont déjà exercé en structure (n=54).
Parmi les 64 sujets, plus de la moitié a commencé à utiliser la CAA entre les années
2010 et 2019 (56%, n=36), 5% ont commencé à l’utiliser ente les années 1990 et 1999
(n=3), 22% entre les années 2000 et 2009 (n=14) et 17% ont commencé à l’utiliser
après 2019 (n=11). Concernant la CAA robuste, la moitié des sujets a commencé à
l’utiliser après 2019 (52%, n=33), 42% entre 2010 et 2019 (n=27), 5% entre les années
2000 et 2009 (n=3) et 2% entre les années 1990 et 1999 (n=1).

2. Enseignement reçu pendant le cursus universitaire


Concernant l’enseignement reçu pendant le cursus universitaire, 58% des répondants
ont reçu un enseignement en CAA pendant leurs années d’études (n=37) et 42% n’ont
pas reçu d’enseignement en CAA (n=27). D’après le Test Chi-2, comme le montre le
Tableau 1 en Annexe G, la variable « année d’obtention du diplôme » influence
significativement la variable « présence d’un enseignement en CAA pendant les
études » (p=0,03, p<0,05).

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Nous avons également testé l’influence de la réforme du cursus universitaire en
France en 2013 sur l’enseignement en CAA. Parmi les 55 répondants ayant été formés
en France, d’après le Test Chi-2, comme le montre le Tableau 2 en Annexe G, la
variable « obtention du diplôme avant/après 2013 » n’influence pas significativement
la variable « présence d’un enseignement en CAA pendant les études » (p=0,4 ;
p>0,05).
Aussi, pour 11% des répondants, la CAA robuste a été évoquée dans les cours (n=7)
alors que 89% des répondants n’ont pas eu de notion sur la CAA robuste (n=57).
A la question « Avez-vous eu assez de connaissances de base en CAA en sortant de
centre de formation universitaire ? », le Tableau 3 montre que sur les 37 participants
ayant eu un enseignement en CAA, la plupart (78%) n’ont pas eu l’impression d’avoir
assez de connaissances en CAA à l’issue du diplôme.
Tableau 3
Répartition des répondants selon leur avis concernant leurs connaissances de base
en CAA en sortant de centre de formation
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 2 6 17 12 37
Pourcentage d'orthophonistes 5% 16% 46% 32% 100%

De plus, à la question « Avez-vous eu assez de connaissances de base en CAA


robuste en sortant de centre de formation universitaire ? », la Tableau 4 montre que
sur les 7 répondants ayant eu un enseignement sur la CAA robuste, 5 n’ont pas eu
l’impression d’avoir assez de connaissances en CAA robuste à l’issue du diplôme.
Tableau 4
Répartition des répondants selon leur avis concernant leurs connaissances de base
en CAA robuste en sortant de centre de formation
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 1 1 2 3 7
Pourcentage d'orthophonistes 14% 14% 29% 43% 100%

3. Formation continue
Concernant les formations suivies en CAA après l’obtention du diplôme, 86% des
répondants ont suivi une ou des formation(s) (n=55). A la question, « est-ce que la
CAA robuste a été évoquée en formation ? », 84% ont répondu qu’elle a été évoquée
(n=46) et 16% ont répondu qu’elle n’avait pas été évoquée (n=27).

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Outre les formations proposées en CAA, nous nous sommes interrogées sur les autres
moyens de formation possibles. Parmi les 64 répondants, 81% affirment se former à
partir de recherches internet (n=52), 70% par des lectures bibliographiques (n=45),
64% auprès de collègues orthophonistes (n=41), 52% à partir de webinaires (n=33),
33% grâce à des conférences (n=21). D’autres moyens de formations ont été
évoqués : les réseaux sociaux pour 5% des répondants (n=3), les patients et leurs
familles pour 3% (n=2), un mémoire de fin d’études réalisé dans ce domaine pour 3%
(n=2), des associations pour 2% (n=1), des revendeurs pour 2% (n=1) ou lors de
stages pour 2% (n=1).
A la question « Vos formations en CAA ont-elles remis en question certaines de vos
connaissances ? », comme le montre le Tableau 5, la quasi-totalité des participants
(86%) ont répondu que les formations avaient conduit à une remise en question de
certaines de leurs connaissances en CAA.
Tableau 5
Répartition des répondants selon leur avis concernant leurs connaissances en CAA
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 31 24 7 2 64
Pourcentage d'orthophonistes 48% 38% 11% 3% 100%

4. Missions de l’orthophoniste en CAA


A la question « Les missions de l’orthophoniste en CAA ont-elles évolué ces dernières
années ? », comme le montre le Tableau 6, la quasi-totalité des participants (87%) ont
répondu que, selon eux, les missions de l’orthophoniste avaient évolué.
Tableau 6
Répartition des répondants selon leur avis concernant l’évolution des missions de
l’orthophoniste en CAA
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 36 20 7 1 64
Pourcentage d'orthophonistes 56% 31% 11% 2% 100%

Nous avons demandé aux participants de proposer 3 missions en CAA qui leur
semblaient importantes dans la mise en place d’un dispositif de CAA robuste. Nous
avons regroupé les propositions données en catégories lorsque cela était possible.
Parmi les propositions, nous pouvons ainsi noter que 45% des sujets ont répondu qu’il
fallait accompagner l’entourage du patient dans l’acceptation et l’implémentation du

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dispositif/créer un partenariat parental (n=29), 41% qu’il fallait former les partenaires
du patient (professionnels entourant l’enfant, famille, équipes de la structure) (n=26),
34% qu’il fallait évaluer les compétences linguistiques et communicationnelles du
patient, ses besoins et son environnement (n=22). Les autres catégories importantes
sont les suivantes : choisir le dispositif de CAA adapté au patient en lien avec les
partenaires (famille, professionnels accompagnant le patient) pour 27% (n=17),
informer les partenaires du patient (professionnels entourant l’enfant, famille, équipes
du lieu de vie) sur la CAA pour 25% (n=16), accompagner le patient dans la mise en
place du dispositif pour 22% (n=14), modéliser pour 16% (n=10) et permettre une
généralisation dans la vie quotidienne pour 16% (n=10). D’autres propositions
évoquées par quelques participants sont présentes en Annexe G dans le Tableau 7.
Nous avons également demandé aux participants de déterminer, selon eux, les trois
principales missions de l’orthophoniste en CAA parmi les 11 définies par l’ASHA. 63%
des participants ont répondu « Former les autres professionnels et l'entourage familial
» (n=40), 53% ont répondu « Élaborer des plans d'intervention » (n=34) et 48% ont
répondu « Conseiller les personnes qui utilisent la CAA et leurs familles/soignants »
(n=31). Parmi les autres missions qui étaient proposées, 36% ont répondu « Impliquer
les individus et les membres de leur famille dans la prise de décision » (n=23), 23%
ont répondu « Faire partie d'une équipe interdisciplinaire » (n=15), 17% ont répondu
« Dépister les personnes qui pourraient bénéficier de l'intervention d'un dispositif de
CAA » (n=11), 17% ont répondu « Rester informé de la recherche dans le domaine de
la CAA et aider à faire progresser la base de connaissances en CAA » (n=11), 9% ont
répondu « Utiliser une pratique fondée sur des données probantes » (n=6) et 6% ont
répondu « Effectuer une évaluation de la CAA » (n=4). Aucun participant n’a
sélectionné les deux missions suivantes, proposées également par l’ASHA :
« Effectuer une évaluation de la parole, de la langue et des capacités globales de
communication de la personne » et « Faire le lien entre la famille et les fournisseurs
des différents dispositifs ».
D’après le Test Chi-2, comme présenté dans le Tableau 8 en Annexe G, la variable
« mode d’exercice » n’influence pas la variable « missions de l’orthophoniste »
(p=0,59, p>0,05). Ainsi, le choix des principales missions selon les participants n’est
pas influencé par le mode d’exercice (libéral, salariat, mixte). Cependant, d’après le
Test Chi-2, comme présenté dans le Tableau 9 en Annexe G, la variable

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
« orthophoniste ayant déjà exercé en salariat » influence la variable « missions de
l’orthophoniste » (p=0,00, p<0,05).
A la question « Serait-il nécessaire de redéfinir le rôle de l’orthophonie en CAA ? »,
comme le montre le Tableau 10, la très grande majorité des répondants (80%) pense
qu’il serait nécessaire de redéfinir le rôle de l’orthophonie en CAA.
Tableau 10
Répartition des répondants selon leur avis concernant la nécessité de redéfinir le rôle
de l’orthophonie en CAA
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 25 26 12 1 64
Pourcentage d'orthophonistes 39% 41% 19% 2% 100%

D’après le Test Chi-2, comme présenté dans le Tableau 11 en Annexe G, la variable


« nombre de formations » influence la variable « redéfinition du rôle de l’orthophonie »
(p=0,02, p<0,05). Ainsi, le nombre de formations aurait un impact sur l’avis des
participants concernant la nécessité de redéfinir le rôle de l’orthophonie en CAA.

5. Partenariats
Parmi les 64 répondants, 91% affirment avoir dû proposer plus de partenariats avec
les professionnels de santé ou éducatifs (n=58) et 9% n’ont pas dû faire plus de
partenariats (n=6).
D’après le Test Chi-2, comme présenté dans le Tableau 12 en Annexe G, la variable
« formations suivies ou non » n’influence pas la variable « plus de partenariats
effectués » (p=0,30, p>0,05). Ainsi, le fait de suivre des formations en CAA n’a pas
d’impact sur la nécessité d’effectuer plus de partenariats. En outre, d’après le Test
Chi-2, comme présenté dans le Tableau 13 en Annexe G, la variable « orthophoniste
ayant déjà exercé en salariat » influence la variable « plus de partenariats effectués »
(p=0,01, p<0,05).
Nous avons demandé aux participants de citer les différents partenaires avec qui ils
collaborent : 69% ont répondu avec les éducateurs spécialisés (n=40), 55% avec les
ergothérapeutes (n=32), 45% avec les enseignants (n=26), 24% avec les
psychomotriciens (n=14), 17% avec les psychologues (n=10) et 14% avec les
professionnels de la structure (n=8). D’autres partenaires ont été cités par quelques
répondants et sont présents en Annexe G dans le Tableau 14.

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Parmi les 64 répondants, 92% affirment passer plus de temps avec les familles (n=59)
alors que 8% ne passent pas plus de temps avec les familles (n=5). D’après le Test
Chi-2, comme présenté dans les Tableau 15 et Tableau 16 en Annexe G, la variable
« formations suivies » n’influence pas la variable « temps passé avec les familles »
(p=0,69, p>0,05). Ainsi, le fait d’avoir suivi des formations en CAA n’a pas d’impact sur
le temps consacré aux familles. De plus, la variable « nombre de formations »
n’influence pas la variable « temps passé avec les familles » (p=0,76, p>0,05). Ainsi,
le nombre de formations effectuées en CAA n’a pas d’impact sur le temps consacré
aux familles.

6. Lieux d’intervention
Parmi les 62 répondants, 67% pratiquent la CAA robuste uniquement sur leur lieu de
travail (n=43) et 33% sur leur lieu de travail et à domicile (n=21). Aucun sujet ne
pratique la CAA robuste uniquement à domicile. Parmi les personnes ayant répondu
travailler à domicile, 22% des participants ont répondu travailler uniquement au
domicile familial (n=7), 69% ont répondu qu’ils intervenaient également dans les
écoles (n=22), 50% auprès d’autres professionnels qui suivent l’enfant (n=16), 3%
dans les autres lieux d’accueil (crèche, périscolaire, centre aéré) (n=1) et 3%
exceptionnellement dans des lieux de soins (dentiste, gynécologue) (n=1). A la
question « Serait-il nécessaire que les orthophonistes interviennent beaucoup plus à
domicile et dans les lieux de vie de l’enfant que sur leur lieu de travail ? », comme le
montre le Tableau 17, la quasi-totalité des participants (92%) pense qu’il serait
préférable d’intervenir sur les lieux de vie du patient plutôt que sur leur lieu de travail.
Tableau 17
Répartition des répondants selon leur avis concernant l’intervention à domicile
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 44 15 3 2 64
Pourcentage d'orthophonistes 69% 23% 5% 3% 100%

7. Choix du dispositif et sa mise en place


Parmi les 64 participants, 83% utilisent TD SNAP® (n=53), 58% utilisent le PODD®
(n=37), 23% utilisent PROLOQUO 2 GO CRESCENDO® (n=15), 8% utilisent AVAZ®
(n=5), 6% utilisent MINSPEAK® (n=4) et 5% utilisent SUPER CORE (n=3). Pour
choisir le dispositif adapté au patient, 73% des participants s’appuient sur des

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(CC BY-NC-ND 2.O)
dispositifs abordés en formation (n=47), 64% choisissent en fonction du coût du
dispositif (n=41), 42% à partir de recherches en littérature (n=27), 31% par le biais de
collègues qui utilisent ces dispositifs-ci (n=20) et 31% à partir de la demande des
familles qui souhaitent utiliser ce dispositif précisément (n=20).
Concernant la mise en place du dispositif, 95% des participants ont répondu le mettre
en place à partir d’une utilisation du dispositif en séance individuelle basée sur les
intérêts de l’enfant avec modélisation (n=61), 56% ont évoqué la formation des
partenaires et des équipes (n=36), 55% ont répondu l’utilisation du dispositif lors de
temps hors-séance (n=35), 47% ont évoqué les séances de coaching parental à partir
de conseils, de livrets, de video modeling (n=30), 45% à partir d’objectifs donnés à la
famille (n=29), 44% avec une utilisation du dispositif en séance individuelle à partir de
matériel classique d’orthophonie (n=28), 39% en redirigeant les familles vers des aides
externes (vidéos explicatives, sites internet, réseaux sociaux…) (n=25), 25% en
séance à domicile pour modéliser et montrer comment créer un bain de langage
(n=16), 5% ont répondu l’utiliser et le modéliser sur les lieux de vie de l’enfant (n=3),
2% en échangeant avec les familles (n=1), 2% en invitant les familles dans
l’établissement médico-social de l’enfant pour présenter l’outil (n=1), 2% en faisant des
demandes de formation auprès de la MDPH pour les parents (n=1) et 2% à partir de
sorties en autonomie pour développer les échanges avec des tiers non-initiés (n=1).
A la question « Le coût a-t-il un impact sur le choix du dispositif ? », le Tableau 18
montre que la très grande majorité des répondants trouve que le coût impacte le choix.
Tableau 18
Répartition des répondants selon leur avis concernant l’impact du coût des dispositifs
sur leur choix
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 34 26 3 1 64
Pourcentage d'orthophonistes 53% 41% 5% 2% 100%

8. Limites et modifications
Nous avons interrogé les participants sur les éventuelles limites qu’ils pouvaient
rencontrer dans la mise en place d’un dispositif de CAA. 31% des répondants ont
évoqué le manque de temps (n=20), 31% les partenaires de communication non
soutenant dans la mise en place du dispositif (n=20), 20% ont évoqué la faible
reconnaissance de l’orthophonie en CAA, le manque de revalorisation avec une

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
rémunération insuffisante et une nomenclature non-aidante (n=13), 14% ont exprimé
les difficultés de généralisation au quotidien, de suivi et manque de relais à domicile
(n=9). 9% ont évoqué la nécessité d’accorder beaucoup de temps pour créer le
dispositif et le mettre en place (n=6), 9% le manque de connaissances et de formations
de l’orthophoniste (n=6), 8% l’isolement, notamment en libéral (n=5), 8% le manque
de connaissances et de formations pour les professionnels entourant le patient (n=5),
8% les difficultés de collaboration/de travail en équipe (n=5), 6% le coût du matériel
(n=4), 6% les difficultés financières, le manque de financements et d’aides (n=4), 5%
le manque de lien avec l’entourage du patient (n=3), 5% le manque d’informations et
de formations en libéral (n=3), 3% les contraintes conventionnelles (n=2), 3% la
présence des mythes et a priori sur la CAA (n=2), 3% les difficultés à soutenir la famille
sur le long terme pour que le dispositif ne soit pas abandonné, les difficultés pour
garder la motivation des familles (n=2). 2% (n=1) ont répondu les limites suivantes : le
manque d’intérêt du patient pour la communication, les déficiences sensorielles du
patient, le temps et l’investissement personnel nécessaires, les difficultés à faire
comprendre l’intérêt de la CAA auprès des parents, la nécessité de se spécialiser un
minimum en handicap sévère et besoins complexes en communication.
Enfin, nous avons questionné les participants sur des éventuelles modifications de la
nomenclature et du Code de la Santé Publique. Aux questions « Serait-il nécessaire
de modifier la nomenclature des orthophonistes concernant la CAA ? » et « Serait-il
nécessaire de modifier le Code de la Santé Publique concernant la CAA ? », la quasi-
totalité des répondants souhaiterait une modification de la nomenclature des
orthophonistes (93%) et du Code de la Santé Publique (92%) concernant la CAA
(Tableau 19 et Tableau 20 en Annexe G).

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
V/ Discussion

1. Contextualisation
L’objectif de notre étude était d’effectuer un état des lieux de la pratique orthophonique
en CAA linguistiquement robuste. Celle-ci est apparue ces dernières années et le
terme « robuste » est encore peu évoqué dans la littérature. Il était donc nécessaire
de traiter des questionnements sur la CAA de manière générale pour comprendre les
notions plus spécifiques à la CAA robuste. Un questionnaire a été proposé aux
orthophonistes exerçant actuellement en France et utilisant les dispositifs dans leurs
prises en soin auprès d’enfants. Les hypothèses étaient les suivantes : les
orthophonistes auraient une vision davantage systémique de la prise en soin en CAA
robuste ; les orthophonistes utiliseraient leurs propres stratégies d’intervention sans
ligne de conduite précise encore ; une différenciation apparaîtrait entre exercice en
libéral et exercice en salariat sur l’utilisation d’un dispositif de CAA robuste et une
méconnaissance générale de l’expertise des orthophonistes en CAA engendrerait une
nécessité de faire connaître et reconnaître la profession dans ce domaine.

2. Mise en lien des résultats avec les hypothèses


2.1. Profil des participants et connaissances en CAA, et plus
particulièrement, linguistiquement robuste
Les réponses au questionnaire ont permis de déterminer le profil des participants.
Nous avons pu constater que la très grande majorité des répondants a été diplômée
en France (86%). Cela nous a permis de traiter les questions concernant
l’enseignement universitaire avec des données spécifiques à l’enseignement français.
Aussi, plus de la moitié des répondants a été diplômée ces douze dernières années
(59%). Les orthophonistes diplômés récemment semblent davantage engagés en
CAA. De plus, les résultats au questionnaire ont montré que l’utilisation de la CAA
robuste était plus récente que celle de la CAA générale. En effet, les participants ont
commencé à utiliser la CAA en moyenne en 2013 alors que le début d’utilisation de la
CAA robuste date en moyenne de 2018. Cela fait écho avec les données trouvées
dans la littérature qui montrent qu’il y a un essor de la CAA, notamment
linguistiquement robuste, ces dernières années (Beukelman & Light, 2020).
Concernant l’enseignement en CAA dispensé pendant les années d’études, il en est
ressorti qu’une bonne majorité avait reçu un enseignement en CAA (58%). D’après le

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
test du Chi-2, l’année d’obtention du diplôme a une influence significative sur la
présence ou non d’un enseignement en CAA pendant le cursus scolaire. Ainsi, il
semblerait que la CAA soit de plus en plus présente dans les programmes
d’enseignement. Toutefois, nous ne pouvons pas conclure à un éventuel lien entre
l’enseignement en CAA dans les centres de formation universitaire français et la
réforme de 2013 (avec la création du grade master en orthophonie) au regard des
participants. En témoignent les unités d’enseignement de la maquette universitaire, la
CAA est donc un domaine appartenant au programme d’enseignement français en
orthophonie. En effet, il est mentionné dans la maquette la présentation des moyens
alternatifs dans les unités d’enseignement concernant les troubles du langage oral et
de la communication, les dysarthries neurologiques et les pathologies
neurodégénératives (Bulletin officiel n°32 du 5 septembre 2013, 2013). Par ailleurs,
très peu de participants, qu’ils aient été diplômés en France, Belgique ou Suisse, ont
entendu parler de la CAA robuste pendant leur cursus universitaire (11%) et ce terme
n’est pas spécifié au sein de la maquette de 2013.
Par ailleurs, la grande majorité des répondants affirme avoir suivi une ou plusieurs
formations post-diplôme (86%). Pour la majorité des répondants, les connaissances
de base sur la CAA ont été insuffisantes en sortant du cursus scolaire (78%), de même
pour la CAA robuste (72%). Cela montre bien que les connaissances sont limitées au
sein de l’enseignement universitaire et qu’il est nécessaire de devoir se former en CAA
si les orthophonistes veulent utiliser ces dispositifs. Cependant, dans 84% des cas, la
CAA robuste a été évoquée en formation. Celle-ci a donc une place importante dans
le domaine de la CAA. D’autres moyens de formations ont été évoqués (recherches
personnelles, échanges avec des collègues ou l’entourage familial, webinaires et
conférences) et montrent qu’il est aussi nécessaire de trouver des ressources par soi-
même pour se former. L’utilité des formations reste néanmoins reconnue par
l’ensemble des répondants, celles-ci permettent de mettre à jour leurs connaissances
et de remettre en question certaines de leurs représentations de la CAA.
2.2. Hypothèse 1 : les orthophonistes auraient une vision davantage
systémique de la prise en soin en CAA
La première hypothèse concerne la vision de la prise en soin orthophonique en CAA
par les orthophonistes qui serait davantage systémique, c’est-à-dire centrée sur
l’enfant mais également sur son environnement familial. D’après les résultats du
questionnaire, une grande majorité des répondants (92%) affirme passer plus de

26
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
temps avec les familles. Cela fait sens avec ce qu’affirment Mandak et Light pour qui
les membres de la famille représentent des partenaires essentiels dans
l’implémentation d’un dispositif de CAA (Mandak & Light, 2018). De plus, la majorité
des répondants affirme mettre en place la CAA robuste uniquement sur le lieu de
travail (67%), un tiers intervient également à domicile en parallèle du lieu de travail
(33%). Cependant, la quasi-totalité des participants pense qu’il faudrait intervenir plus
sur les lieux de vie de l’enfant que sur leur lieu de travail. Cela rejoint l’importance de
la modélisation par l’entourage de l’enfant. En effet, il revient aux partenaires de
communication de manipuler le dispositif et modéliser la communication pendant
toutes activités pour que l’enfant l’utilise ensuite (Senner et al., 2019). Intervenir à
domicile est donc plus pertinent pour travailler en situation écologique.
De plus, la quasi-totalité des participants (91%) affirme avoir dû effectuer plus de
partenariats, notamment avec les professionnels de santé et les professionnels
éducatifs. Les partenaires sont diversifiés mais nous retrouvons principalement les
professionnels du paramédical, les enseignants et les éducateurs spécialisés.
Auparavant, l’orthophoniste travaillait seul mais nous tendons de plus en plus vers une
prise en soin indirecte avec la nécessité de s’entourer de partenaires et de travailler
en équipe, d’autant plus que la communication se définit comme un ensemble
d’échanges entre partenaires de communication et que la qualité des échanges
dépendra en grande partie des capacités interactionnelles du partenaire de
communication (Kent-Walsh & Mcnaughton, 2005). Ainsi, il est primordial que les
professionnels entourant l’enfant et les familles soient formés à la CAA (Romski &
Sevcik, 2005). Cette hypothèse est donc validée : les orthophonistes font de plus en
plus appel aux personnes entourant l’enfant dans une vision systémique de la prise en
soin orthophonique.
2.3. Hypothèse 2 : les orthophonistes utiliseraient leurs propres
stratégies d’intervention sans ligne de conduite précise
La seconde hypothèse concerne les différentes stratégies utilisées par les
orthophonistes pour mettre en place un dispositif de CAA, notamment linguistiquement
robuste. En effet, les recherches ont montré qu’il n’y avait pas, en France, de stratégies
spécifiques évoquées ni de lignes de conduite précises à tenir pour choisir et ensuite
mettre en place un dispositif de CAA robuste. D’après les résultats analysés, le choix
du ou des dispositif(s) s’effectue principalement en fonction des dispositifs abordés en
formation et de leur coût. Les recherches en littérature, les échanges auprès de

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
collègues utilisant ces dispositifs et la prise en compte de la demande de la famille
interviennent également dans le choix. Pour la quasi-totalité des participants (94%), le
coût a un impact sur le choix du dispositif. Nous le retrouvons d’ailleurs dans nos
résultats où 86% des participants travaillent avec le dispositif TD SNAP®, un des
dispositifs le plus avantageux au niveau du coût. Cela constitue une des grandes
limites à la mise en place du dispositif, évoquée également dans de précédentes
études, qui peut avoir une réelle influence sur le choix du dispositif (Romano & Chun,
2018).
Concernant la mise en place du dispositif, les participants ont répondu principalement
l’effectuer en séance individuelle basée sur les intérêts de l’enfant, en modélisant et
également lors de temps hors-séance, par exemple dans la salle d’attente. La
formation des partenaires, le coaching parental, les objectifs donnés à la famille sont
aussi importants pour les participants. Cela confirme les travaux de recherche
antérieurs qui affirment l’importance de l’accompagnement parental et du service
centré sur la famille (Dempsey & Keen, 2008; Rouse, 2012; Ryan et al., 2018; Senner
et al., 2019). Rediriger les familles vers des aides externes et proposer des séances à
domicile pour modéliser et créer un bain de langage sont également énoncés par les
répondants. Cela rejoint ce qui a été évoqué dans la littérature concernant l’importance
de modéliser et de favoriser ainsi un bain de langage alternatif (Cataix-Nègre, 2017;
Senner et al., 2019). Les résultats permettent donc de confirmer cette deuxième
hypothèse selon laquelle les participants utilisent leurs propres stratégies
d’intervention. Il n’existe donc pas de lignes de conduite précises pour mettre en place
un dispositif de CAA linguistiquement robuste en France.
Par ailleurs, de nombreuses limites entravent la mise en place d’un dispositif. Les
données du questionnaire correspondent aux obstacles évoqués dans la littérature,
notamment dans l’étude de Romano et Chun (2018) : partenaires de communication
non soutenant dans l’implémentation du dispositif rendant ainsi une généralisation
difficile, manque de lien avec l’entourage, manque de connaissances et de formations
pour l’entourage du patient, coût du dispositif, présence des mythes en CAA ancrés
chez certaines familles (Romano & Chun, 2018). Sont également évoqués dans le
questionnaire des limites liées au manque de temps et à la fabrication et mise en place
trop chronophages du dispositif, à la faible reconnaissance de l’orthophonie en CAA
et à son manque de revalorisation, au manque de connaissances et de formations
pour les orthophonistes et à l’isolement auquel sont confrontés de nombreux

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
orthophonistes en libéral. Nous pouvons supposer que le manque de temps est en lien
étroit avec le manque de connaissances et de pratique du dispositif. Certaines de ces
limites renvoient aux barrières d’attitude, de connaissances et de politique évoquées
dans le modèle de participation (Beukelman & Light, 2020).
2.4. Hypothèse 3 : il existerait une différenciation entre exercice libéral
et exercice salarié dans l’utilisation d’un dispositif de CAA robuste
La troisième hypothèse s’intéresse aux différences qui pourraient exister entre les
orthophonistes exerçant en libéral et ceux exerçant en salariat. En effet, les
orthophonistes libéraux sembleraient beaucoup plus isolés et démunis dans
l’implémentation d’un dispositif de CAA, notamment robuste, alors que les
orthophonistes travaillant en salariat, au sein d’une équipe qui collabore, auraient
moins de difficultés pour se former et pour installer un dispositif de CAA. D’après le
profil des répondants concernant le mode d’exercice actuel, nous pouvons retrouver
une certaine hétérogénéité des réponses : 45% exercent en libéral, 36% en salariat et
19% en exercice mixte. Les données de la DREES (Direction de la Recherche, des
Etudes, de l’Évaluation et des Statistiques) au 1 er janvier 2021 comptabilisaient 27 642
orthophonistes exerçant en France dont 22 307 en exercice libéral ou mixte (81%) et
5 335 en exercice salarial (19%) (Démographie des professionnels de santé - DREES,
2021). Notre questionnaire regroupe 64% d’orthophonistes exerçant en libéral ou
mixte et 36% d’orthophonistes exerçant en salariat. Nous avons donc une
surreprésentation des salariés et une sous-représentation des libéraux par rapport aux
données générales en France. Cela peut peut-être s’expliquer par une approche de la
CAA plus efficace en salariat qu’en libéral. D’après les résultats statistiques
déterminés à partir du test Chi 2, nous ne pouvons pas conclure à une influence du
mode d’exercice sur les réponses des participants. Par ailleurs, nous pouvons
constater qu’une grande majorité des participants a déjà exercé en structure (84%) et
cela a eu une influence sur les données concernant les missions principales choisies
par les participants et les partenariats effectués. En outre, il est important de noter
qu’une des grandes limites qui revient dans notre questionnaire est le sentiment
d’isolement en libéral, sentiment non exprimé en salariat, mettant en avant une
distinction importante tout de même entre les différents modes d’exercice. Ainsi, cette
hypothèse peut être partiellement validée mais nécessiterait des données
complémentaires et des groupes plus homogènes pour avoir des données plus
significatives.

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
2.5. Hypothèse 4 : les orthophonistes seraient favorables à la
reconnaissance et à la diffusion de l’expertise des orthophonistes
en CAA, notamment linguistiquement robuste
Notre dernière hypothèse concerne la connaissance et la reconnaissance de
l’expertise des orthophonistes en CAA, notamment linguistiquement robuste. Tout
d’abord, la quasi-totalité des répondants (87%) estime que les missions de
l’orthophoniste en CAA ont évolué ces dernières années. En les questionnant sur les
missions que pourrait avoir l’orthophoniste, nous avons pu remarquer que les
réponses étaient très variées et mettaient en avant la diversité des missions de
l’orthophonie dans ce domaine : accompagnement de l’entourage du patient dans
l’acceptation et l’implémentation du dispositif, formation des partenaires, évaluation
des compétences linguistiques et communicationnelles du patient, de ses besoins et
de son environnement, choix du dispositif en partenariat avec l’entourage, informer les
partenaires sur la CAA et bien d’autres. En comparant les réponses des participants
avec les missions proposées par l’ASHA, nous pouvons constater que les principales
missions sont connues par les orthophonistes exerçant en France même si celles-ci
ne sont pas réellement définies dans un document officiel. Aussi, il apparaît essentiel
pour la grande majorité des participants de redéfinir le rôle de l’orthophonie dans ce
domaine (80%). En effet, la CAA et notamment la CAA linguistiquement robuste est
en constante évolution, avec des dispositifs technologiques qui ne cessent d’être créés
ou optimisés (Beukelman & Light, 2020). L’orthophoniste doit donc s’adapter en
permanence. Par ailleurs, les résultats au questionnaire ont pu montrer, d’après le test
du Chi 2, que le nombre de formations avait un impact sur les réponses concernant la
nécessité de redéfinir le rôle de l’orthophoniste. Ainsi, effectuer plus de formations
permettrait d’avoir plus de connaissances consolidées et donc d’avoir une réponse
plus juste. Cela appuie le manque de définitions de l’orthophonie en CAA. De plus, les
répondants ont mis en évidence le manque de revalorisation de l’orthophonie dans ce
domaine. En effet, la quasi-totalité des participants a répondu favorablement à la
nécessité de modifier la nomenclature (93%) et le Code de la Santé Publique pour les
données concernant l’orthophonie (92%). Ces chiffres montrent que c’est une
problématique bien réelle et qu’il est important de la faire connaître. Ainsi, notre
hypothèse est validée. Il serait nécessaire de faire connaître et reconnaître l’expertise
des orthophonistes en CAA, notamment linguistiquement robuste.

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
3. Limites et ouverture
Plusieurs limites sont survenues dans la construction du questionnaire et l’analyse des
résultats. Tout d’abord, un état des lieux sur la CAA linguistiquement robuste implique
forcément de parcourir un ensemble de questionnements et notamment sur la CAA de
manière globale. Il a donc été nécessaire de faire un choix sur les éléments proposés
dans le questionnaire afin que celui-ci ne soit pas trop dense et ne décourage pas les
répondants. De plus, le format du mémoire ne nous a pas permis de traiter l’ensemble
des questions évoquées dans le questionnaire. Nous avons dû nous concentrer
essentiellement sur les questions qui permettaient de répondre aux hypothèses,
malgré la pertinence des autres questions dans cet état des lieux. Par ailleurs,
certaines questions ont été mal formulées ou manquaient de précisions et ne nous ont
pas permis de proposer toutes les corrélations voulues et d’avoir des données
pertinentes à mettre en lien. Aussi, le profil des répondants ne nous a pas permis
d’effectuer des groupes équitables pour plusieurs caractéristiques, comme le pays de
formation, nous empêchant d’analyser ces données-là de manière plus approfondie.
Différentes perspectives s’offrent à la suite de ce mémoire. Tout d’abord, nous avons
choisi d’axer ce dernier sur la mise en place d’un dispositif de CAA robuste auprès
d’un enfant. Il pourrait être intéressant de traiter ce sujet-là également chez l’adulte et
de comparer les résultats afin de voir si les stratégies de mise en place sont similaires
ou non. De plus, comme il a été mentionné dans des réponses au questionnaire, la
création d’une spécialité en CAA en orthophonie, en libéral comme en salariat, et la
création de postes en salariat d’orthophonistes essentiellement dédiés à la CAA, à
l’instar de certains centres à l’étranger qui développent des programmes spéciaux
dans ce domaine, pourraient être des atouts majeurs pour une pratique de la CAA
efficace. De même, le Code de la Santé Publique affirme le rôle de coordinateur de
l’orthophoniste (Code de la santé publique - Article L4341-1, 2021), il serait donc
important de valoriser cette compétence. Enfin, l’actualité montre que, malgré son
retard comparé à d’autres pays, la France entre dans une démarche de généralisation
de la CAA. Dès 2022, six pôles de référence de prêt de matériel de CAA vont être
créés permettant ainsi d’aider les familles et les professionnels à choisir le(s)
dispositif(s) de l’enfant en diminuant les différents obstacles que ceux-ci rencontrent
dans l’implémentation d’un dispositif de CAA (Ministère en charge des Personnes
handicapées, 2022). Il pourrait être intéressant d’observer l’impact de ces pôles de
référence sur le développement de la CAA robuste.

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VI/ Conclusion

La Communication Alternative et Augmentée robuste regroupe un ensemble de


dispositifs aux caractéristiques spécifiques qui se déploient progressivement dans le
domaine de la CAA. L’utilisation de ces dispositifs nécessite la présence continue d’un
bain de langage alternatif avec une modélisation de la part de l’entourage de l’enfant
dans l’objectif de conduire à la généralisation du dispositif au quotidien. Pour permettre
cela, la présence de l’orthophoniste parait indispensable.
Un questionnaire à destination des orthophonistes exerçant en France a permis la
réalisation d’un état des lieux de la pratique orthophonique en CAA robuste. Les
résultats ont pu mettre en avant le rôle de l’intervention orthophonique indirecte auprès
de l’entourage de l’enfant (famille, professionnels médicaux et éducatifs) pour une
implémentation efficace du dispositif et une généralisation dans les activités
quotidiennes de l’enfant. Les orthophonistes semblent donc avoir une vision
davantage systémique de la prise en soin en CAA robuste. De plus, le manque de
définitions précises des missions de l’orthophoniste en CAA, contrairement à ce qu’il
peut exister dans d’autres pays, appuie la nécessité de redéfinir le rôle des
orthophonistes en CAA ainsi que de valoriser leur expertise dans le domaine. Par
ailleurs, même si ce mémoire n’a pas pu démontrer précisément une différenciation
entre l’exercice libéral et l’exercice en salariat, questionnement qu’il serait intéressant
d’approfondir, les réponses des participants ont permis pour autant de mettre en
évidence l’isolement des orthophonistes en libéral qu’il serait important de pallier.
Ainsi, non seulement la CAA linguistiquement robuste mérite d’être reconnue en
orthophonie mais il serait également nécessaire que ce champ de compétences soit
valorisé et clairement défini dans cette profession. En effet, les données de la
littérature et de la pratique de l’orthophonie en CAA montrent que la profession dispose
d’une place essentielle dans l’implémentation d’un dispositif de CAA. Une
généralisation de l’enseignement en CAA et un changement au niveau législatif en
France pourraient à la fois permettre une meilleure reconnaissance de la profession
en CAA mais faciliteraient d’autant plus l’implémentation des dispositifs notamment
linguistiquement robustes.

32
ENRICO
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39
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexes

Annexe A : Modèle de participation............................................................................1

Annexe B : Tableau comparatif des dispositifs robustes ...........................................2

Annexe C : Visuel sur les différents paramètres qu’implique la mise en place d’un
dispositif de CAA robuste............................................................................................3

Annexe D : Questionnaire...........................................................................................4

Annexe E : Visuel du questionnaire..........................................................................12

Annexe F : Notice d’informations..............................................................................13

Annexe G : Tableaux des résultats ..........................................................................15

ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe A : Modèle de participation

Modèle de participation, issu de l’ouvrage de Beukelman, D. R., & Light, J. C. (2020).

1
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe B : Tableau comparatif des dispositifs robustes

APPLICATIONSrobustes de CAA à base de PICTOGRAMMES


banque de voix possibilité de accès version
NOM Système Organisation du vocabulaire pictos françaises tailles de grilles code types d’accès haut- clavier fonction fonction low-tech
exploitation adultes/ couleur alternatifs (Prédiction partage recherche
utilisée enfants contraste de mots) disponible

AVAZ IOS iPad MOTS DE BASE MOTS SPECIFIQUES LANGAGE PRÉFORMULÉ Symbol Stix Voxygen 6 niveaux de oui (nature Direct Fond des oui, avec oui oui non
+ adultes + vocab de mot) pages noir prédiction
Androïd (à - Sur page d’accueil - Dans dossiers Oui, p.ex. dans « conversation », perso enfants (possiblité automatique mail
venir) - Dans dossier « Mots de - Dans dossiers « réponses et commentaires »… possible Pour niveau (possible de de zoom) possible ou iMessage
base » et onglet « Rapide » « catégories » Dossier « phrases de démarrage » + avancé : l’enlever) alphabet Facebook
pour accélérer images web 10 tailles de Twitter
grilles
Accent sur la combinatoir e lexico-syntaxique vocabulair e de base + vocabulair e spécifique de 1X1 à
Un peu de vocabulair e prévisible associé présent dans certaines sections 7X11
Grammaticalisation (manuelle) (avec le même
Signal sonore (pour alerter) ; Signal d’err eur vocabulaire)
49,99 € (des défauts dans l’adaptation française : traduction et position du vocab)

PODD wit h IOS iPad MOTS DE BASE MOTS SPECIFIQUES LANGAGE PRÉFORMULÉ PCS Acapela 6 grilles, 1 oui Direct PCS haut- oui, avec non non oui
Compass + adultes seule traduite contraste prédiction (volontair
Windows - Dans « Echanges - Dans chaque section/ Un peu, dans « échanges perso en français : - 15 : code Balayage inclus ement)
Rapides » (15) catégorie et sous- rapides », « Politesse & possible « 15 école » couleurs ou
- Dans les sections/catégories catégorie présentation > je me (15 cases sur pour les Souris réglages de alphabet
(vocabulaire prévisible présente » (15) l’écran) catégories couleurs
associé) (commande (fond de
(autres tailles : oculaire ok page / case)
Accent mis sur l’organisation pragmatique (Page d’acceuil), + autr es types d’organisation du 15+ et 60) avec isolés
vocabulaire entrelacés : taxonomique (catégories) / thématique (ex. « activités ») / anecdotique (ex. windows)
« c’est une de mes histoires »).
Tout début de grammaticalisation (automatique, verbes passé/pr ésent/futur)
279,99 € Mode Aparté (2e barr e de message), possibilité de moduler volume de la voix (crier , parler, chuchoter)
(Version 60 davantage basée sur combinatoir e lexico-syntaxique et grammaticalisation ++)

Proloquo2Go IOS iPad MOTS DE BASE MOTS SPECIFIQUES LANGAGE PRÉFORMULÉ Symbol Stix Acapela 3 niveaux de oui (nature Direct réglages de oui, avec oui oui non
+ adultes + vocab de mot) couleurs prédiction
IOS iPhone - Sur page d’accueil - Dans les dossiers Oui, p.ex. dans « Chat », « Aide », perso enfants Balayage (fond de mail,
- Dans les dossiers (vocabulair e (catégories et sous- « Indices »…voire dans certaines possible Pr niveau réglable page / case) ou messeng
prévisible associé) catégories) catégories intermédiaire : selon compatible isolés et/ou alphabet er
23 tailles de différentes avec l’Apple automa-
Accent sur la combinatoir e lexico-syntaxique vocabulair e de base + vocabulair e spécifique grilles de 3X3 à codifications Watch tiques
Vocabulaire prévisible associé présent avec accent sur stabilité du vocabulair e de base 9x16
Organisation taxonomique + thématique (dans « Activités ») / Principe alphabétique dans les dossiers
Grammaticalisation (manuelle) - Dif férentes options
279,99 € Fonction « langage par pas » (apprentissage progressif), possibilité de moduler volume de voix (doux,
fort, cri)

SNAP & Cor e IOS ipad MOTS DE BASE MOTS SPECIFIQUES LANGAGE PRÉFORMULÉ PCS Acapela 12 tailles de oui Direct PCS haut- oui, avec oui oui non
First adultes + grilles par type de contraste prédiction
Windows - Page d’accueil « Mots de - Dans " Listes de Oui, présent +++ dans « Sujets » / Metacom enfants mots Balayage inclus mail,
base » mots » (catégories) « Phrases rapides » en achat de 1X1 à 8X10 (accueil) ou Facebook
- + Dans « Phrases rapides », - Dans « Sujets » (thèmes) intégré (commande réglage de alphabet
" Petits mots" , " Descriptions" + taille non dans oculaire ok couleurs
perso personnalisée listes et avec automatique
Accent fort sur vocabulair e de base + sur langage pr é-formulé (phrases toutes faites) avec les possible dossiers windows) (fond de
« Sujets » page) et
Organisation thématique (« Sujets » organisés de façon spécifique : or ganisation pragmatique autre code isolé (picto
préformulée + « mots du sujet » + « soutiens » (outils de structuration)) + taxonomique (« Listes de ds « Sujets" et fond de
mots » avec principe alphabétique) (type de case)
54,99 € Grammaticalisation (automatique et/ou manuelle) message)
Possibilité de moduler le volume

NB : la version complexe du PODD (60) n’étant pas traduite en français, les caractéristiques spécifiques n’ont pas été ajoutées Mathilde SUC-MELLA / janvier 2019

Tableau de M.Suc-Mella (2019), issu du site https://www.caapables.fr/.

2
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(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe C : Visuel sur les différents paramètres qu’implique la mise en place
d’un dispositif de CAA robuste

Visuel de L.Perrin (2021), issu du site http://caapratik.com.

3
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(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe D : Questionnaire

Questions préalables

1. Exercez-vous actuellement en France ?


x Oui Passer à la question 2
x Non Passer à la section 17 (Conclusion)

2. Utilisez-vous des dispositifs de CAA robustes dans votre pratique


orthophonique ?
x Oui Passer à la question 3
x Non Passer à la section 17 (Conclusion)

Présentation de l’orthophoniste

3. En quelle année avez-vous obtenu votre certificat de capacité en orthophonie ?

4. Dans quel pays avez-vous été formé ?


x France
x Suisse
x Belgique
x Canada
x Autre

5. Quelle est votre modalité d’exercice actuelle de l’orthophonie ?


x Exercice en libéral exclusivement
x Exercice en salariat exclusivement
x Exercice mixte

6. Avez-vous déjà exercé en structure ?


x Oui Passer à la question 7
x Non Passer à la question 8

7. Dans quelle(s) structure(s) avez-vous exercé ?


x Centre d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP)
x Centre d’Éducation Motrice (CEM)
x Centre Médico-Psychologique (CMP)
x Centre Médico-Psycho-Pédagogique (CMPP)
x Centre de Rééducation Fonctionnelle (CRF)
x Clinique
x Établissements et services pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés
(EEAP)
x Hôpital
x Institut d’Éducation-Motrice (IEM)
x Institut Médico-Éducatif (IME)
x Institut Médico-Professionnel (IMPro)
x Services d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD)

4
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(CC BY-NC-ND 2.O)
x Autre

Connaissance de la CAA

8. Depuis quand utilisez-vous la CAA dans votre pratique professionnelle ? (merci


de donner l’année)

9. Depuis quand utilisez-vous la CAA robuste ? (merci de donner l’année)

10.Avez-vous suivi des formations sur la CAA après obtention du diplôme ?


x Oui Passer à la question 11
x Non Passer à la question 14

11.Combien de formations avez-vous suivi ?


x 1 formation
x 2 formations
x 3 formations
x 4 formations
x 5 formations
x Plus de 5 formations

12.En quelle(s) année(s) avez-vous suivi ces formations ?

13.La CAA robuste a-t-elle été évoquée en formation ?


x Oui
x Non

14.Avez-vous reçu un enseignement au sein de votre cursus universitaire sur la


CAA ?
x Oui Passer à la question 15
x Non Passer à la question 17

15.En quelle année de cursus avez-vous reçu un enseignement sur la CAA ?

16.Trouvez-vous que vous avez eu assez de connaissances de base sur la CAA


en sortant de CFUO ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt
d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

17.Est-ce que lors de votre cursus universitaire la CAA robuste a été évoquée ?
x Oui Passer à la question 18
x Non Passer à la question 20

18.En quelle année de cursus avez-vous reçu un enseignement sur la CAA


robuste ?

5
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(CC BY-NC-ND 2.O)
19.Trouvez-vous que vous avez eu assez de connaissances de base sur la CAA
robuste en sortant de CFUO ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2-
Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

20.Par quels autres moyens vous êtes-vous formé à la CAA ?


x Auprès de collègues orthophonistes ou autres professionnels du
paramédical
x Conférences
x Lecture bibliographique
x Recherche internet
x Webinaires
x Autres

21.Est-ce que vos formations en CAA ont remis en question certaines de vos
connaissances ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt d’accord ;
3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

Pratique de la CAA et de la CAA robuste

22.Avez-vous eu l’impression que les missions de l’orthophoniste en CAA ont


évolué ces dernières années ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2-
Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

23.Pouvez-vous donner 3 principales missions de l’orthophoniste en CAA ?

24.Parmi ces 11 propositions suivantes issues de l’ASHA (American Speech-


language-Hearing Association), quelles sont selon vous les 3 missions les plus
importantes de l’orthophoniste ?
x Former les autres professionnels de la santé médicaux et paramédicaux, les
professionnels éducatifs, l’entourage familial sur l’utilisation de la CAA et son
impact sur la qualité de vie
x Dépister les personnes qui pourraient bénéficier de l’intervention d’un
dispositif de CAA

6
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(CC BY-NC-ND 2.O)
x Effectuer une évaluation culturellement et linguistiquement pertinente et
complète de la parole, de la langue et des capacités globales de
communication de la personne
x Effectuer une évaluation complète, transdisciplinaire, culturellement et
linguistiquement pertinente de la CAA
x Faire le lien entre la famille et les fournisseurs des différents dispositifs
x Élaborer et mettre en œuvre des plans d’intervention culturellement et
linguistiquement pertinents afin de maximiser la communication efficace
entre les personnes qui utilisent la CAA et leurs partenaires de
communication tout au long de la vie
x Impliquer les individus et les membres de leur famille dans la prise de
décision, dans la mesure du possible, tout au long du processus d’évaluation
et d’intervention
x Conseiller les personnes qui utilisent la CAA et leurs familles/soignants sur
les questions liées à la communication et fournir une éducation visant à
prévenir l’abandon et d’autres complications liées à l’utilisation de la CAA
x Faire partie d’une équipe interdisciplinaire travaillant avec les personnes qui
utilisent la CAA et leurs familles
x Rester informé de la recherche dans le domaine de la CAA et aider à faire
progresser la base de connaissances concernant l’évaluation et
l’intervention en CAA
x Utiliser une pratique fondée sur des données probantes pour évaluer les
résultats fonctionnels de l’intervention de la CAA

25.Pensez-vous qu’il serait nécessaire de redéfinir le rôle de l’orthophonie en


CAA ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt d’accord ; 3- Plutôt
pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

26.Avez-vous dû créer plus de partenariats avec d’autres professionnels de santé


(ergothérapeutes, kinésithérapeutes, médecins, etc.) ou éducatifs (instituteurs,
éducateurs spécialisés, etc.)
x Oui
x Non

27.Si réponse « oui » à la question précédente, avec quels partenaires avez-vous


dû créer des partenariats ?

28.Avez-vous dû consacrer plus de temps avec les familles ?


x Oui
x Non

29.Pratiquez-vous la CAA rouste seulement sur votre lieu de travail ou également


à domicile ?
x Uniquement sur mon lieu de travail
x Uniquement à domicile

7
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
x Sur mon lieu de travail et à domicile

30.A domicile : intervenez-vous dans d’autres lieux de vie de l’enfant hors domicile
familial ?
x Uniquement au domicile familial
x Également dans les écoles
x Également auprès d’autres professionnels qui suivent l’enfant
x Autre

31.Selon vous, serait-il nécessaire que les orthophonistes interviennent beaucoup


plus à domicile et dans les lieux de vie de l’enfant que sur leur lieu de travail ?
(Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas
d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

32.Pensez-vous qu’une formation en accompagnement parental est nécessaire en


plus d’une formation en CAA ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2-
Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

33.Pensez-vous qu’il serait nécessaire de modifier la nomenclature des


orthophonistes concernant la CAA ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ;
2- Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

34.Pensez-vous qu’il serait nécessaire de modifier le Code de la Santé Publique


concernant la CAA ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt
d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

35.Quelles sont, d’après vous, les limites en tant qu’orthophonistes, à la mise en


place d’un dispositif de CAA robuste pour un patient ?

8
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Dispositifs de CAA robustes

36.Avec quel(s) profil(s) de patients utilisez-vous la CAA robuste ?


x Trouble Développemental du Langage (TDL)
x Trouble du Spectre Autistique (TSA)
x Déficience intellectuelle avec dimension syndromique (T21)
x Polyhandicap (atteinte motrice associée à une déficience intellectuelle)
x Troubles moteurs (syndrome de Rett, paralysie cérébrale)
x Troubles acquis (AVC, tumeur cérébrale, aphasie)
x Autre

37.Dans votre patientèle, combien de patients utilisent un dispositif de CAA


robuste ? (réponse attendue en %)

38.Quels dispositifs de CAA robustes utilisez-vous avec vos patients ?


x MINSPEAK
x PODD
x AVAZ
x PROLOQUO 2 GO CRESCENDO
x TD SNAP (anciennement SNAP + CORE FIRST)
x SUPER CORE
x SCORE

39.Comment avez-vous choisi les dispositifs de CAA robustes que vous utilisez ?
x A partir de dispositifs vus en formations
x D’après mes recherches en littérature
x Par le biais de collègues qui utilisent ces dispositifs-là
x Sur demande des familles qui souhaitent utiliser tel dispositif précisément
x En fonction du coût du dispositif

40.Quels outils utilisez-vous pour vous aider dans le choix du ou des dispositif(s)
de CAA adapté(s) à l’enfant ?
x Questionnaires d’évaluation de la communication actuelle
x Grilles d’observation
x Modèle de participation
x Tests étalonnés
x Retour de l’expérience des parents lors de l’anamnèse et des autres
moments d’échange
x Présentation des dispositifs aux familles
x Autre

41.Est-ce que les outils dont vous disposez vous semblent suffisants pour évaluer
votre patient et choisir le dispositif de CAA adapté à celui-ci ? (Échelle de
Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4-
Pas du tout d’accord)

9
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
42.Comment faites-vous pour mettre en place les dispositifs ?
x Utilisation du dispositif en séance individuelle à partir de matériel classique
d’orthophonie à modéliser
x Utilisation du dispositif en séance individuelle basée sur les intérêts de
l’enfant avec modélisation
x Séance à domicile pour modéliser, pour montrer comment créer un bain de
langage alternatif
x Utilisation du dispositif lors de temps hors-séance (exemple : moment où
l’enfant arrive en salle d’attente, pendant le temps de discussion avec le
parent, pendant que l’enfant met son manteau…)
x Séance de coaching parental à partir de conseils, de livrets, de video
modeling…
x En redirigeant les familles vers des aides externes (vidéos explicatives, sites
internet, réseaux sociaux)
x A partir d’objectifs donnés à la famille
x Formation des partenaires/des équipes
x Autre

43.Utilisez-vous la CAA basique (PECS, Makaton, etc.) en complément de la CAA


robuste dans votre pratique orthophonique ?
x Oui
x Non
x Parfois

44.Est-ce que vous utilisez principalement l’accès direct (= la personne sélectionne


directement en pointant, par exemple avec son doigt, avec une licorne ou avec
les yeux par commande oculaire) ou l’accès indirect (= défilement par le
partenaire ou par balayage visuel ou auditif) avec vos patients ?
x J’utilise exclusivement l’accès indirect
x J’utilise exclusivement l’accès direct
x J’utilise majoritairement l’accès indirect
x J’utilise majoritairement l’accès direct
x J’utilise indifféremment l’accès direct et l’accès indirect

45.Est-ce que le coût a un impact sur votre choix de dispositif(s), sur les dispositifs
que vous proposez aux familles ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2-
Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

10
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
46.Est-ce que vous privilégiez en premier choix un dispositif moins onéreux ?
(Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2- Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas
d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

47.Est-ce que l’aspect commercial des dispositifs a un impact sur votre utilisation
et sur vos choix des dispositifs ? (Échelle de Likert : 1- Tout à fait d’accord ; 2-
Plutôt d’accord ; 3- Plutôt pas d’accord ; 4- Pas du tout d’accord)

48.Avez-vous d’autres remarques que vous souhaiteriez apporter avant de


terminer ce questionnaire ?

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe E : Visuel du questionnaire

Mémoire d'orthophonie
Questionnaire sur la CAA robuste

Actuellement en 5ème année au CFUO de Lyon, je


réalise mon mémoire sur la Communication
Alternative Augmentée robuste.

J'ai élaboré un questionnaire me permettant


de faire un état des lieux sur la pratique
professionnelle des orthophonistes utilisant la
CAA robuste.

Il est à destination des orthophonistes travaillant


en France qui pratiquent la CAA robuste auprès
d’enfants de moins de 18 ans.

La durée du questionnaire est d'environ


10 minutes.

Le questionnaire est accessible via ce lien :


https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc4zVW K8
MW FPNytgw sGgD3UQR-
PnpPvD5ToznIqgIoeuQ9GHA/view form?usp=pp_url

Vos réponses à ce questionnaire me seraient d'une aide précieuse.


Merci d'avance de l'attention que vous me porterez.

Audrey ENRICO

12
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe F : Notice d’informations

Utilisation de la Communication Alternative et Augmentée (CAA) robuste :


analyse des pratiques des orthophonistes

Directeur du mémoire et structure : Line PERRIN, orthophoniste exerçant au sein


d’un SESSAD (ODYNEO)
Contact du directeur de mémoire : [email protected]

Étudiant : Audrey ENRICO, étudiante en Master 2 Département d’Orthophonie –


Institut des Sciences et Techniques de Réadaptation, Université Claude Bernard
Lyon 1.
Contact de l’étudiant : [email protected] / [email protected]

Contact Responsable Mémoire au département d’orthophonie (ISTR) :


[email protected]

Madame, Monsieur,
Nous vous proposons de participer de façon volontaire à un recueil de données sur
les pratiques orthophoniques en Communication Alternative et Augmentée (CAA) et
plus particulièrement sur la mise en place des dispositifs de CAA robustes auprès
des enfants de moins de 18 ans et de leurs familles.
Vous êtes libre d’accepter ou de refuser de participer à ce recueil de données. Si
vous acceptez, vous pouvez décider à tout moment d’arrêter votre participation sans
donner de justification et sans conséquence particulière.
Vous pourrez prendre le temps pour lire et comprendre toutes les informations
présentées ici, réfléchir à votre participation, et poser toute question éventuelle au
responsable de l’étude, Line PERRIN, ou à la personne réalisant le recueil de
données, Audrey ENRICO.
But de l’étude : Cette étude a pour but de faire un état des lieux auprès des
orthophonistes utilisant la CAA robuste (apparue plutôt récemment en France) sur
leur pratique professionnelle afin de redéfinir les missions de l’orthophoniste dans
ce domaine.
Déroulement de l’étude et méthode : Ce questionnaire est proposé en ligne à tous
les orthophonistes francophones utilisant la CAA robuste dans leur pratique
professionnelle du 10 janvier 2022 au 28 février 2022. Une analyse des données
sera ensuite réalisée afin de comprendre comment se met en place la CAA robuste
par les orthophonistes auprès des familles et quelles sont les limites.
Frais : Votre collaboration à ce recueil de données n’entraînera pas de participation
financière de votre part.

13
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Législation – Confidentialité :
Toute donnée vous concernant sera traitée de façon confidentielle. Elles seront
codées sans mention de votre nom et prénom.
La publication des résultats ne comportera aucun résultat individuel.
Les données recueillies peuvent faire l’objet d’un traitement informatisé. Selon la Loi
« Informatique et Liberté » (loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée), vous bénéficiez
à tout moment du droit d’accès, de rectification et de retrait des données vous
concernant auprès du responsable de l’étude (le Directeur du Mémoire). La collecte
et le traitement de données identifiantes ou susceptibles d’être identifiantes
s’effectuent dans le respect des normes en vigueur relatives à la protection des
données personnelles, notamment les dispositions du règlement (UE) 2016/679 du
27 avril 2016 (« RGPD ») et de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 (loi dite « Informatique
et Libertés »).
Vous pouvez formuler la demande d’être informé des résultats globaux de ce
mémoire. Aucun résultat individuel ne pourra être communiqué.
Bénéfices potentiels : La finalité de cette étude est de mieux comprendre quelles
sont les missions de l’orthophoniste dans la mise en place de dispositifs de CAA
robustes, quels sont les freins à cette installation et comment y remédier.
Risques potentiels : Le recueil de données ne présente aucun risque sérieux
prévisible pour les personnes qui s'y prêteront.
Nous vous remercions pour la lecture de cette notice d’information !

14
ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Annexe G : Tableaux des résultats

Tableau 1
Répartition des répondants ayant eu ou non un enseignement en CAA en fonction de
l’année d’obtention du diplôme
Enseignement en Pas d’enseignement en
Total
CAA CAA
Entre 1980 et 1989 0% 9% 9%
Entre 1990 et 1999 5% 2% 6%
Entre 2000 et 2009 14% 11% 25%
Entre 2010 et 2019 31% 19% 50%
Après 2019 8% 2% 9%
Total 58% 42% 100%

Tableau 2
Répartition des répondants diplômés en France ayant eu ou non un enseignement en
CAA en fonction de la réforme du cursus universitaire de 2013
Enseignement en CAA Pas d'enseignement en CAA Total
Diplôme avant 2013 31% 33% 64%
Diplôme après 2013 22% 15% 36%
Total 53% 47% 100%

Tableau 7
Répartition des répondants selon les 3 missions qui leur semblaient essentielles

Nombre
d'orthophonistes
Pourcentage
ayant répondu à
cet item

Accompagner l'entourage du patient dans l'acceptation


et la mise en place du dispositif/partenariat parental 29 45%
Former les partenaires du patient (professionnels
entourant l'enfant, famille, équipes de la structure) 26 41%
Évaluer les compétences linguistiques et
communicationnelles du patient, ses besoins et son
environnement 22 34%
Choisir le dispositif de CAA adapté au patient en lien
avec les partenaires (famille, professionnels
accompagnant le patient) 17 27%
Informer sur la CAA les partenaires du patient
(professionnels entourant l'enfant, famille, équipes du
lieu de vie) 16 25%
Accompagner le patient dans la mise en place du
dispositif 14 22%
Modéliser 10 16%
Permettre une généralisation dans la vie quotidienne 10 16%

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(CC BY-NC-ND 2.O)
Adapter/Personnaliser le dispositif au patient 7 11%
Travailler en collaboration avec les autres
professionnels entourant le patient, les équipes de la
structure 7 11%
Accompagner le patient vers une autonomie de
communication 5 8%
Développer la communication du patient 5 8%
Construire/fabriquer le dispositif 4 6%
Implémenter 3 5%
Présumer des compétences 3 5%
Développer les moments de communication 3 5%
Développer du vocabulaire 3 5%
Donner les moyens au patient de communiquer de tout,
partout, tout le temps 2 3%
Permettre une communication fonctionnelle grâce au
dispositif 2 3%
Développer l'accès à la littératie 2 3%
Développer la parole 2 3%
Réalisation du projet de soin et actualisation des
objectifs 2 3%
Déconstruire les mythes 1 2%
Laisser du temps 1 2%
Développer les précurseurs de communication 1 2%
Développer les intérêts du patient 1 2%
Promouvoir la multimodalité 1 2%
Mettre en place une éducation thérapeutique 1 2%
Participer à la coordination du projet de CAA du patient 1 2%
Développer la compréhension 1 2%
Total 64 100%

Tableau 8
Répartition des répondants selon les principales missions de l’ASHA pour eux en
fonction de leur mode d’exercice
Libéral Salariat Mixte Total
Former 9% 8% 4% 21%
Dépister 3% 1% 2% 6%
Évaluation parole et communication 5% 3% 1% 9%
Évaluation CAA 0% 2% 1% 2%
Élaborer plans d'intervention 9% 6% 3% 18%
Impliquer entourage dans prise de décision 5% 4% 3% 12%
Conseiller sur la CAA 8% 5% 3% 16%
Faire partie d'une équipe 2% 4% 3% 8%
Recherche 3% 3% 1% 6%
EBP 2% 1% 1% 3%
Total 45% 36% 19% 100%

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ENRICO
(CC BY-NC-ND 2.O)
Tableau 9
Répartition des répondants selon les principales missions choisies en fonction de
l’exercice salariat déjà effectué
Pas
Exercice d'exercice
salariat salariat Total
Former 18% 3% 21%
Dépister 4% 2% 6%
Évaluation de la parole et de la communication 8% 1% 9%
Évaluation de la CAA 2% 0% 2%
Élaborer des plans d'intervention 15% 3% 18%
Impliquer l’entourage dans la prise de décision 10% 2% 12%
Conseiller sur la CAA 12% 4% 16%
Faire partie d'une équipe 7% 1% 8%
Recherche 5% 1% 6%
EBP 3% 0% 3%
Total 84% 16% 100%

Tableau 11
Répartition des répondants selon leur avis concernant la nécessité de redéfinir le rôle
de l’orthophonie en CAA en fonction du nombre de formations effectuées
Pas du
Tout à fait Plutôt Plutôt pas
tout Total
d'accord d'accord d'accord
d'accord
0 formation 3% 6% 3% 2% 14%
1 formation 2% 16% 2% 0% 19%
2 formations 8% 8% 9% 0% 25%
3 formations 13% 8% 2% 0% 22%
4 formations 2% 2% 2% 0% 5%
Plus de 5 formations 13% 2% 2% 0% 16%
Total 39% 41% 19% 2% 100%

Tableau 12
Répartition des répondants selon les partenariats effectués en fonction des formations
suivies
Formations suivies Pas de formations suivies Total
Plus de partenariat 77% 9% 86%
Pas plus de partenariat 14% 0% 14%
Total 91% 9% 100%

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Tableau 13
Répartition des répondants selon les partenariats effectués en fonction de l’exercice
salariat
Exercice salariat Pas d'exercice salariat Total
Plus de partenariat 80% 11% 91%
Pas plus de partenariat 5% 5% 9%
Total 84% 16% 100%

Tableau 14
Répartition des répondants selon les types de partenariats qu’ils effectuent
Nombre
d’orthophonistes
Pourcentage
ayant répondu à cet
item
Éducateurs spécialisés 40 69%
Ergothérapeutes 32 55%
Enseignants 26 45%
Psychomotriciens 14 24%
Psychologues 10 17%
Professionnels de la structure 8 14%
AESH/AVS 6 10%
Familles 5 9%
Kinésithérapeutes 5 9%
Médecins/Pédopsychiatres/Psychiatres 4 7%
Tous professionnels paramédicaux 3 5%
Orthoptistes 3 5%
Équipe administrative de la structure 3 5%
Auxiliaires de vie/Aides médico-
psychologiques 2 3%
Équipes éducatives 2 3%
Infirmiers 2 3%
Assistances sociales 1 2%
Personnel de la crèche 1 2%
Réseau de soin 1 2%
Techniciens de l'intervention sociale et
familiale 1 2%

Tableau 15
Répartition des répondants selon le temps consacré aux familles en fonction des
formations suivies
Formations Pas de formations
Total
suivies suivies
Plus de temps consacré aux familles 80% 6% 86%
Pas plus de temps 13% 2% 14%
Total 92% 8% 100%

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(CC BY-NC-ND 2.O)
Tableau 16
Répartition des répondants selon le temps consacré aux familles en fonction du
nombre de formations suivies
Plus de temps consacré Pas plus de temps
Total
aux familles consacré aux familles
0 formation 13% 2% 14%
1 formation 16% 3% 19%
2 formations 23% 2% 25%
3 formations 20% 2% 22%
4 formations 5% 0% 5%
Plus de 5 formations 16% 0% 16%
Total 92% 8% 100%

Tableau 19
Répartition des répondants selon leur avis concernant la nécessité de modifier la
nomenclature des orthophonistes concernant la CAA
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 47 13 4 0 64
Pourcentage d'orthophonistes 73% 20% 6% 0% 100%

Tableau 20
Répartition des répondants selon leur avis concernant la nécessité de modifier le Code
de la Santé Publique concernant la CAA en orthophonie
Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout
Total
d'accord d'accord d'accord d'accord
Nombre d'orthophonistes 29 30 4 1 64
Pourcentage d'orthophonistes 45% 47% 6% 2% 100%

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