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Saint JBS

De Là Salle

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Saint Jean-Baptiste de La Salle

1651 – 1679: Enfance et formation initiale

Le 30 avril 1651: Jean-Baptiste nacquit à Reims de Louis de La Salle et de Nicole Moët de


Brouillet. Tous deux issus de familles bourgeoises. A l’époque Louis XIV était roi en France
(1643-1715).

11 ans : Jean-Baptiste reçut la tonsure, le 11 mars 1662.

16 ans, le 7 janvier 1967: il reçut le canonicat, il est chanoine de la cathédrale de Reims avec
les bénéfices sociaux et financiers associés.

17 ans, le 17 mars 1668 : il reçut les ordres mineurs, orientation claire vers le sacerdoce.

20 ans : mort de ses parents. D’abord sa mère en juillet 1671 et ensuite son père en avril1672.
Il doit prendre soin de ses frères et sœurs.

27 ans : ordination sacerdotale ; le pas est franchi

1679 – 1691

1679 : une rencontre qui change tout, celle d’Adrien Nyel, venu à Reims pour y développer
les écoles gratuites de garçons. Jean-Baptiste de La Salle le reçoit chez lui pour faciliter la
réussite de cette mission.

Mars 1680: Jean-Baptiste de La Salle s’installe avec un petit nombre de maîtres qu’il formait.
C’est la naissance de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes.

1682 : période de famine en France ; les maîtres le provoquent à une conversion aux pauvres.
Jean-Baptiste partage ses biens. Les maîtres dont il s’occupe sont pauvres ; il renonce à ses
fonctions et revenus de chanoine. Comme les maîtres, il n’a plus un avenir assuré.

1686, le 2 juin : il s’engage à travers les premiers vœux avec 12 maîtres à vivre en
communauté, à enseigner gratuitement, et à rester fidèle à leur mission.

1691 : vœu héroïque, engagement radical dans « l’œuvre de Dieu ».

1691 - 1714
1691 : Avec Nicolas Vuyard et Gabriel Drolin, Jean-Baptiste de La Salle prononce un vœu
héroïque en promettant de travailler avec eux, « jusqu’au dernier vivant », à établir l’Institut
des Frères.

Opposition des maîtres d’écoles, des curés, des évêques, pillage des écoles, procès,
condamnations. En 1704, les « maîtres écrivains » de Paris exigent la fermeture des écoles
lasalliennes.

Monsieur de La Salle est destitué de sa charge de Supérieur.

1712 - 1714 Retraite à Parménie.

chemin

1714 - 1719

Les Frères écrivent à Jean-Baptiste de La Salle et lui « commandent », au nom de son « vœu
d’obéissance à la société » de reprendre la direction de leur « Société ».

Dieu fait signe.

1717 : à Saint Yon, près de Rouen, le Frère Barthélemy est élu premier Supérieur Général de
la Congrégation. C’est un laïc, et non un prêtre…

« J’adore en toutes choses la conduite de Dieu à mon égard ».

Au jour de sa mort, le vendredi saint 7 avril 1719,

il exprimera ainsi toute la signification spirituelle de son existence.

Son procès de béatification commence en 1835. Le 8 mai 1840, il est déclaré vénérable. Il est
proclamé bienheureux le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par Léon XIII. Sa fête
est fixée au 7 avril. En 1937 ses reliques sont accueillies à Rome. Le 15 mai 1950, le pape Pie
XII fit de lui le « patron de tous les éducateurs ». Le 15 mai est également célébrée la
solennité de saint Jean-Baptiste de La Salle.
Connaître l’enfant

Le maître s’intéresse à son milieu social et familial, chaque écolier a son dossier. Tous les
mois, les élèves peuvent changer « d’ordre » ou de division, s’ils sont arrivés au niveau.

Adapter l’attitude éducative au caractère de l’enfant

Jean-Baptiste de La Salle écrit par exemple : « On s’abstiendra de corriger les enfants dans le
commencement qu’ils viennent à l’école. Il faut commencer par connaître leur esprit, leur
naturel et leurs inclinations. »

Faire participer l’élève à son enseignement

Le maître demande un effort personnel, pose des questions, laisse chercher l’écolier,
demande des travaux pratiques (composer des problèmes, rédiger des quittances…). Le
maître parle peu. Pas de cours magistraux.

Faire participer l’élève à la vie de l’école

Le clavier : il ouvre et ferme les portes de l’école

L’aumônier : il ramasse le pain et les fruits en trop pour les donner aux plus démunis

Le sonneur : il sonne le début et la fin des classes

Les premiers de banc : ils marquent les absents et jouent un rôle de leader pour leur « banc »

Les visiteurs des absents, deux par quartier : ils vont voir les écoliers malades, etc.

Certes, depuis trois siècles, la connaissance de l’enfant et la pédagogie se sont beaucoup


enrichies. Mais bien des principes de Jean-Baptiste de La Salle restent valables, si on les
pratique autrement qu’au « Grand Siècle ».

Un pédagogue, un éminent organisateur d'écoles, un maître spirituel

Jean-Baptiste de La Salle a su donner à la communauté de maîtres qu’il a fondée une


spiritualité adaptée à leur état et à leur ministère.

Dans un passage de sa Méditation 205, il exprime clairement que l’école est un lieu de vie où
s’accomplit la vocation chrétienne à la sainteté de l’éducateur. C’est dans l’accomplissement
des tâches professionnelles éducatives, qui sont d’abord constituées de relations humaines
avec les jeunes, les parents, les collègues…, que l’éducateur rencontre Dieu.

La démarche

La démarche de Jean-Baptiste de La Salle : foi et zèle

Affronter

les situations concrètes, pour les éducateurs, celles vécues par les jeunes, les familles, les
questions éducatives, l’école, les pauvretés que l’on rencontre, que l’on vit …

Reconnnaître

dans la foi, les appels de Dieu ; voir, dans la foi, comment Dieu parle, appelle, souffre, meurt,
est défiguré ou glorifié… dans cette réalité éducative qui est notre histoire et celle des jeunes
qui nous sont confiés.

Réalité éducative

est Histoire de Salut, lieu et chemin où le salut de Dieu, la révélation de Jésus-Christ dans
l’Histoire des hommes, se manifeste et se donne à voir, où elle s’accomplit.

Engagement évangélique

à travailler à l’oeuvre de Dieu qui est animé par la force de l’Évangile, y prenant sa source,
ses principes et ses modèles. Le zèle est l’intégration de la foi dans la vie quotidienne. Dieu
est présent à notre vie, à notre histoire, cela conduit au zèle (ou créativité) pour accomplir son
ouvrage auprès des enfants et des jeunes, c’est-à-dire pour les aider à découvrir leur pleine
stature d’hommes et de femmes, qui reviennent finalement chez Dieu.

L’ESPRIT DE FOI

La foi se manifeste dans la reconnaissance de Dieu, de sa présence, de son action, de son


œuvre, dans le monde des jeunes, de l’école

Pour Jean-Baptiste de La Salle, la foi est un comportement qui engage toute la personne dans
la réalité humaine et lui fait rencontrer Dieu dans cette même réalité.
Dans la foi, les enfants, les jeunes sont les vives images de Jésus-Christ. Jean-Baptiste de La
Salle apprend aux maîtres à identifier Dieu présent dans les situations éducatives. Il
reconnaît, dans la foi, le Christ présent, vivant, dans les enfants et dans les pauvres.

On peut dire que le passage de la foi au zèle (ou à la créativité éducative) se fait par la
rencontre personnelle de Dieu, dans l’oraison ou prière intérieure, que Jean-Baptiste de La
Salle décrit comme une conversation avec Dieu.

Converser avec Dieu, c’est en effet ainsi que Jean-Baptiste de La Salle décrit la prière du
maître. Une conversation qui a pour objet, le plus souvent, le ministère éducatif, les réalités
vécues par les familles, les jeunes, les éducateurs, les relations qui se font et se défont tout au
long de cette tâche auprès des enfants que Dieu confie au maître.

Elle s’inscrit dans la conversation que Dieu poursuit avec les hommes et avec son peuple.
Elle s’articule avec la parole de Dieu et cherche à rétablir, au quotidien, la cohérence entre le
dessein de Dieu et la vie des jeunes.

Monter vers Dieu et descendre vers les jeunes qui me sont confiés

Jean-Baptiste de La Salle décrit la prière de celui qui est engagé dans le ministère
d’éducation, comme une montée et une descente.

La « montée » est pour apprendre de Dieu, dans un contact personnel avec lui, dans une
communion où se produit une communication. En « montant » vers Dieu, le maître porte avec
lui ce qui fait sa vie d’éducateur, ses relations avec les jeunes, les parents, les autres
éducateurs…

Le lasallien monte à Dieu pour parler des besoins de ses disciples, pour découvrir ses ordres
envers eux et apprendre ce qu’il devrait leur enseigner. L’oraison part de la mission, porte la
mission, retourne à la mission. L’expérience spirituelle du lasallien constitue une unité
indissociable : il connaît Dieu et ses élèves.

Le zèle
Le zèle, un grand don de Dieu dans un contexte charismatique

Le zèle ou la créativité apostolique que propose Jean-Baptiste de La Salle dans ses


Méditations, peut se décliner de la manière suivante : donner une éducation chrétienne aux
enfants, tenir les écoles, procurer le salut des âmes, toucher les cœurs, établir et maintenir le
règne de Dieu dans les cœurs de vos élèves, procurer l’esprit de religion et du christianisme.

Dieu vous a appelés, destinés, envoyés, Dieu vous a fait un grand don en vous chargeant
d’instruire les enfants et de les conduire à lui. On peut nommer ce don comme étant celui
d’enseigner et de témoigner. Avec le grand don de Dieu, on est dans l’ordre du charisme. Ce
charisme, c’est instruire les enfants ou leur annoncer l’Évangile ou les élever dans l’esprit de
religion.

Dans l’école, vivre le charisme de la fraternité.

La reconnaissance de ce don conduit à une réponse, par le zèle et l’engagement dans l’école
chrétienne, dans le service éducatif des pauvres qui restent loin du salut. L’engagement
éducatif est en prise sur la réalité des jeunes, leurs besoins, leurs appels, leur contexte
d’aujourd’hui, Il se veut réponse à cette réalité.

Ces réponses sont tout à la fois

personnelles : ce sont des personnes qui prennent conscience des besoins des familles, des
jeunes, qui sont appelées et qui répondent

institutionnelles : les écoles chrétiennes sont des réponses aux déficiences de la société (cf.
Méditation 194, 1er point) ;

communautaires : des hommes qui se sont reconnus et qui ont été saisis par la même lecture
de la réalité se constituent en institut (cf. Règles communes, ch 1, n° 4 à 6).

Ce qui veut dire que la pratique de la spiritualité lasallienne met en oeuvre des tensions entre
les personnes, les institutions et les équipes éducatives.

Ces tensions sont positives si elles demeurent en tension, justement, si l’individuel n’envahit
pas le champ des institutions, ou si l’institution ne dévore pas les individus, ou si l’équipe
éducative sait sortir de ses compromis implicites et paralysants.
Au cours du projet de l’école chrétienne, il y a le maître et la relation qu’il établit avec les
enfants, relation que Jean-Baptiste de La Salle caractérise presque toujours comme une
relation « maître/disciples » ou une relation personnelle : « ceux que Dieu vous a confiés… »

UN MINISTÈRE DE LA FRATERNITÉ

Être les frères et les sœurs aînés des jeunes que Dieu leur confie

C’est ainsi que l’on peut nommer le charisme que les lasalliens ont reçu : être les frères et les
sœurs aînés des jeunes que Dieu leur confie.

C’est bien ce que reprend la Règle de 1987, dans le chapitre 4 qui présente la vie
communautaire et indique une manière d’être : « Les frères veulent être d’un seul élan, frères
entre eux, frères avec les adultes qu’ils rencontrent, et frères aînés pour les jeunes qui leur
sont confiés. »

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