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4eme Dimanche de Paques

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Homélie du 4ème dimanche de Pâques

Les lectures bibliques de ce dimanche utilisent l'image du berger. A


l'époque de Jésus, il faisait partie du paysage quotidien. Le soir venu,
nous le voyons rassembler son troupeau pour le mettre à l'abri pendant
la nuit. Puis le matin, il le conduit vers les pâturages.

Cette image du berger, nous la retrouvons souvent dans la Bible. En


l'utilisant, Dieu nous parle de lui et de nous. Nous sommes son troupeau,
son peuple. Actuellement, on trouve des élevages en batterie. Cela n'a
rien à voir. Notre berger c'est quelqu'un qui nous connaît tous
personnellement. Nous sommes ses enfants. Il y a une place pour
chacun de nous dans son cœur. Un jour, le prophète Isaïe transmettait
cette parole de Dieu à son peuple en exil : "Tu as du prix à mes yeux, je
t'aime". C'est aussi cela qu'il redit à chacun de nous dans la situation qui
est la nôtre, même quand tout va mal.

Dans l'Evangile de ce jour, Jésus s'adresse principalement à des


pharisiens. Ces derniers ont un sens très fort du sacré. Pour eux, Dieu
est LE SAINT, l'inaccessible. Sur ce point, le Christ leur donne raison. Et
c'est pour leur répondre qu'il se présente comme "la porte des brebis".
En passant par lui, nous pouvons aller au Père. Il est "le passeur", celui
qui nous ouvre l'entrée dans la vraie vie. C'est important pour nous :
nous vivons dans un monde où le sentiment de la grandeur de Dieu est
devenu rare. C'est pour nous un appel à sortir de notre orgueil et à
accueillir "la bonne nouvelle annoncée aux pauvres".

C'est ce qui se passe dans la première lecture : ceux qui ont entendu la
prédication de Pierre ont pris conscience de leur faiblesse et de leur
méchanceté. Comme eux, chacun de nous est invité à se poser cette
question : "Frères, que devons-nous faire ?" Et la réponse est toujours la
même : nous convertir, mettre notre vie en accord avec notre baptême.
C'est ainsi que nous sommes appelés à suivre le Christ bon Pasteur. Il
est la porte par laquelle nous pouvons passer pour entrer dans la vie
nouvelle.

Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le Christ frappe à la porte de
notre cœur. Au soir des premières apparitions, Jésus a rejoint ses
disciples. Il a trouvé la porte de leur cœur fermé par la peur et
l'incrédulité. Cette porte s'est ouverte ; le Pasteur est entré : il a appelé
ses brebis une par une ; c'est sa parole qui a appelé Marie quand elle
pleurait au tombeau ; c'est aussi sa parole qui a appelé Thomas pour
qu'il ne reste pas incrédule. Et c'est encore cette même parole que le
Seigneur adresse par trois fois à Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?

Voilà cette bonne nouvelle : le Christ se présente à nous comme le bon


berger et la porte des brebis. Il attend de nous une réponse qui soit de
plus en plus à la mesure de son amour pour nous. C'est ce que nous
rappelle l'apôtre Pierre dans la deuxième lecture : il s'adresse à des
chrétiens calomniés ; on les accuse d'être des malfaiteurs. Beaucoup
sont morts simplement parce qu'ils sont chrétiens. Pierre les invite tous
à imiter l'exemple du Christ durant sa Passion. Il n'a pas répondu à la
violence. C'est un exemple qu'il nous a donné afin que nous suivions ses
traces : "Dans son corps, il a porté nos péchés afin que nous puissions
mourir à nos péchés et vivre dans la justice."

En écoutant cet Evangile, nous comprenons l'importance de cet appel du


Christ : il est la porte par laquelle nous sommes tous invités à passer ; il s'agit
pour nous de l'imiter, de vivre comme il a vécu, d'aimer comme il a aimé. C'est
aussi par cette porte que passent toutes nos prières : toutes celles de la
messe se concluent en disant "par Jésus, ton Fils, notre Seigneur". Les
prières de l'Eglise sont offertes au Christ pour qu'il les présente au Père.
"Il est le seul médiateur d'une alliance nouvelle. (He 9. 5) C'est par lui que
nous devons passer pour avoir un rapport authentique avec Dieu.

Notre mission de chrétiens baptisés et confirmés, c'est de montrer cette


porte à ceux et celles qui ne la connaissent pas. Beaucoup s'engagent
sur des chemins de perdition et vont vers leur malheur. C'est dans ce
monde tel qu'il est que nous sommes envoyés comme "portiers". Il a
envoyé ses apôtres. Il continue à appeler aujourd’hui. Comme autrefois,
il constate que la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu
nombreux. Devant l’ampleur de la tâche à réaliser, il ne leur demande pas
d’en faire un peu plus ; il leur dit : « priez le Maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers à sa moisson. » Car une vocation ne s’éveille et
ne prend forme que dans la prière. C’est pour cette raison qu’en 1964, le
pape Paul VI a établi cette journée mondiale de prière pour les vocations.

Notre mission à tous, c'est de de témoigner aux yeux du monde que le


Christ est vraiment le "Berger de toute humanité. Rien ni personne ne
pourra l'empêcher de vouloir sauver tous les hommes. En communion
les uns avec les autres et avec toute l'Eglise, nous pouvons chanter et
proclamer : "Tu es mon berger, o Seigneur, rien ne saurait manquer où tu
me conduis."

Sources : Revues Dimanche en Paroisse, Signes, Feu nouveau, Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye), La
parole de Dieu pour chaque jour de 2014 (V. Paglia), commentaires du missel communautaire (Rebré)

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