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Minier Malagasy

Malagasy

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TABLE DES MATIERES

Pages
LIVRE I : CODE MINIER
I.1. Loi n° 99-022 du 19 août 1999 4
portant Code Minier.

I.2. Décret n° 2000-170 37


fixant les conditions d’application de la loi n° 99-022
du 19 août 1999 portant Code Minier.

LIVRE II : AUTRES REGLEMENTATIONS


GENERALES
II.1. Ordonnance n° 72-048 du 18 décembre 1972 107
portant réglementation des substances
explosives et détonantes.

II.2. Décret n° 73-075 du 30 mars 1973 118


portant réglementation de la fabrication
et de l’encartouchage des substances explosives
et détonantes.

II.3. Décret n° 73-076 du 30 mars 1973 131


portant réglementation des importations,
exportation, cession et acquisition des substances
explosives et détonantes.

II.4. Décret n° 73-077 du 30 mars 1973 146


portant réglementation de l’emballage,
du transport et de la manutention des substances
explosives et détonantes.

II.5. Décret n° 73-078 du 30 mars 1973 156


portant réglementation de la conservation
des substances explosives et détonantes.

II.6. Décret n° 73-079 du 30 mars 1973 170


fixant les conditions d’emploi des substances
explosives et détonantes.

II.7 Décret n° 73-080 du 30 mars 1973 186


portant réglementation de la destruction
des substances explosives et détonantes.

II.8. Décret n° 74-282 du 13 septembre 1977 190


portant protection des gisements de célestite.

II.9. Arrêté n° 2105-MEC/SGEC/DIM/SM


du 5 novembre 1975 192
fixant les conditions techniques
de la conservation des substances explosives
et détonantes.

II.10. Ordonnance n° 88-011 du 4 mai 1973 226


autorisant la ratification de la Convention
de joint-venture signée le 20 Mai 1987 entre
l’Office Militaire Nationale pour les Industries
Stratégiques (OMNIS) et le Bureau de Recherche
Géologique et Minière (BRGM), pour l’exploration,
l’exploitation et la commercialisation
de la platinoïde de chromite, de corps sulfurés
et substances connexes à Madagascar.
II.11. Arrêté interministériel n° 679/91MIEM/ MRSTD 227
du 8 février 1991
fixant la liste des substances minérales
protégées.

II.12. Arrêté n° 680 /91- MIEM/ DMG/O du 8 février 1991 229


fixant la liste des substances minières.

II.13. Arrêté interministériel n° 682/91-MIEM/MC


du 8 février 1991 231
réglementant l’exportation des substances minérales.

II.14. Décret n° 92-638 du 30 juin 1992 233


portant organisation et fonctionnement
du Comité national des mines.

II.15. Arrêté n° 3216/94 MEN/SG/DG/DMI/SMI 238


du 25 juillet 1994
fixant les conditions de validité d’un contrat
de partenariat.

II.16. Décret n° 98-798 du 23 septembre 1998 239


prononçant la caducité et l’annulation
des permis institués au nom de l’Etat Malagasy.

II.17. Décret n° 98-799 du 23 septembre 1998 248


prononçant la caducité et l’annulation
des permis institués au nom de l’Etat Malagasy.

LIVRE III : LE REGIME DE L’OR


III.1. Décret n° 95-325 du 3 mai 1995 250
fixant le régime de l’or.

III.2. Décret n° 95-326 du 3 mai 1995 268


portant création du Comptoir de l’Or.

III.3. Décret n° 96-730 du 21 août 1996 276


portant statuts provisoires du Comptoir
de l’Or.

III.4. Arrêté n° 765/96/MEM/SG/DG/DMI


du 22 février 1996 287
portant modèles des permis miniers.

III.5. Arrêté n° 1187/96 du 15 mars 1996 292


relatif aux agences agréées au Comptoir
de l’Or et portant définition du cahier
de charges-type.

III.6. Arrêté interministériel n° 2724-MEM/MIDS


du 17 mai 1996 296
fixant le mode de fonctionnement du
Comité d’Octroi d’Agrément de collecteur d’or.

III.7. Arrêté n° 9737/96 du 5 décembre 1996 299


fixant les modalités de recrutement de personnel
du Comptoir de l’Or.

III.8. Arrêté n° 860/97 du 5 décembre 1997 300


portant création d’une agence du Comptoir à Ejeda,
Fivondronana d’Ampanihy, Faritany de Toliara.
LIVRE IV : LES VALEURS CARREAUX-MINES
IV.1. Arrêté interministériel n° 3801/93 MEM/MF/MBP
du 26 juillet 1993 301

ANNEXES
1. Décret n° 67-088 du 28 février 1967 307
portant protection des substances minérales rares.

2. Arrêté n° 895/60 du 20 mai 1960 308


déterminant les mesures particulières d’hygiène
et de sécurité applicables dans les mines,
chantiers de recherche minière et leurs dépendances.

3. Délibération n° 58-60/AR du 8 mai 1958 311


fixant les règles de sécurité applicables
dans les mines et carrières.

4. Arrêté n° 207-CG du 11 juin 1958 329


rendant exécutoire la délibération n° 58-60/AR
en date du 8 mai 1958 de l’Assemblée représentative
de Madagascar.
REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA
"Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana"
—————
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
—————
I.1 LOI N° 99-022
Portant CODE MINIER

L’Assemblée Nationale a adopté en sa séance du 30 Juillet 1999


LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

- Vu la Constitution,
- Vu la décision de la Haute Cour Constitutionnelle n° 24-HCC/D3 du 18 Août 1999

Promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE PREMIER
Des dispositions générales

CHAPITRE PREMIER
Du champ d’application
et de l’interprétation

Article premier - A l'intérieur du Territoire National sont soumis aux dispositions du présent Code et de ses
textes d'application, la prospection, la recherche, l'exploitation, la possession, la détention, le transport, la
transformation et la commercialisation des substances minérales à l'exception des ressources en eau et des
hydrocarbures liquides ou gazeux qui sont régis par des dispositions spéciales.

Art. 2 - Au sens du présent Code, on entend par :


« Administration » : l'Administration de l'Etat;
« Administration minière »: le Ministère chargé des Mines et l'ensemble de ses services centraux ou
déconcentrés;
« Affilié » : s'agissant d'une personne physique, les conjoint(tes) ainsi que les ascendants, les descendants au
premier degré, les frères et soeurs respectifs des époux, consanguins et utérins, qui sont à charge, et s'agissant
d'une personne morale, toute personne physique ou morale, qui détient un nombre de votes suffisant pour
prendre ou bloquer une décision de la personne morale conformément aux statuts de cette dernier. L'affilié
d'une personne morale est également toute autre personne morale sur laquelle la personne morale en cause peut,
exercer une majorité de votes ou une minorité de blocage sur les décisions à prendre, conformément aux statuts
de la personne morale affiliée :
« Amodiation » : Toute convention par Laquelle le titulaire d'un permis minier en remet la recherche on
l’exploitation à un ou plusieurs tiers moyennant redevance ;
« Autorisation exclusive de réservation de périmètre » : l'autorisation exclusive de réservation de périmètre
accordée pour un périmètre spécifique conformément aux dispositions du présent Code ;
« Carré » : la configuration géométrique sur la surface de la terre, qui représente l'unité de base de l'espace à
l'intérieur duquel les droits sont conférés par les permis miniers ; les cotés du carré sont de deux kilomètres cinq
cents mètres (2,5 km) orientés Sud-Nord et Ouest-Est parallèlement aux axes de coordonnées Laborde ; la
localisation géographique de chaque carré est définie par un quadrillage du territoire national ;
« Carrière » : tous gîtes de substances de carrière ;
« Carte de retombes minières » : carte sur laquelle sont portés tous les permis miniers en vigueur , carrés
disponibles, ainsi que les réserves naturelles, les parcs nationaux et les aires protégées.
« Etude d'impact environnemental » : document portant engagements environnementaux du titulaire, en ce
qui concerne le permis « E » , dont les détails sont précisés par voie réglementaire.
« Exploitation » : toute opération qui consiste a extraire ou à séparer des gîtes naturels ou des eaux, des
substances minérales pour en disposer à des fins utilitaires ou esthétiques et comprenant à la fois les !travaux
préparatoires, l’extraction et éventuellement l'installation et l’utilisation des facilités destinées au traitement et à
l'écoulement de la production ,
« Faute grave »: toute omission ou commission dans l'exercice ses activités, pouvant mettre en péril la santé ou
la sécurité publiques. ainsi que l'environnement ,
« Fossiles » : les restes, l'impression ou les traces laissées par un animal ou une plante d'une ère géologique
antérieure, et qui sont préservés dans la terre ; font partie des fossiles les bois fossilisés ,
« Frais d'administration minière annuels par carré » : les trais dus, par le titulaire. en recouvrement des
coûts des prestations et de la gestion des droits attachés au permis minier assurées par l'Administration, Ils sont
fixés par carré de 2,5 km de cotés, soit 626 hectares ;
« Gisement » : tout gîte naturel de substances minérales économiquement exploitable dans les conditions du
moment ou prévues pour l'avenir ;
« Gîte fossilifère » : toute concentration de fossiles dans la terre .
« Investison » : la barrière réalisée en béton dans une exploitation de mine souterraine, et destinée à séparer
deux mines contiguës appartenant à deux permissionnaires différents ,
« Mine » : tout gîte de substances minérales qui ne sont classées ni en carrière ni en fossiles', le Ministre chargé
des Mines déterminera, en tant que de besoin, par arrêté les substances minérales pour lesquelles les gîtes sont
considérés mines,
« Orpaillage » : l'exploitation des gîtes alluvionnaires et éluvionnaires d'or par techniques artisanales. a
l’exclusion des travaux souterrains ;
« Périmètre » : le carré ou l'ensemble de plusieurs carrés contigus ou jointifs qui font l'objet d'un permis minier
ou d'une demande de permis minier ;
« Périmètre du projet » : l'ensemble constitué par le périmètre d'exploitation minière, ainsi que les terrains
occupés ou réservés par le titulaire dans le cadre de son projet,
« Permis Miniers » : les permis de recherche et/ou d'exploitation, octroyés conformément aux dispositions du
présent Code ;
« Permis standard » : le permis de recherche ou le permis d'exploitation ;
« Petits Exploitants » : tous exploitants des mines à ciel ouvert ou sous terre jusqu'à une profondeur de 20
mètres, qui utilisent des techniques artisanales et emploient 20 salariés au maximum sans transformation des
minéraux sur le lieu de l'extraction ; la petite exploitation minière est l'activité du petit exploitant ;
« Plan d'engagement environnemental » : document portant engagements environnementaux du titulaire, en
ce qui concerne les permis « R » ou les permis « PRE », dont les détails sont précisés par voie réglementaire ;
« Prospection » : l'ensemble des opérations qui consistent à procéder à des investigations superficielles en vue
de la découverte des indices de substances minérales :
« Recherche » : l'ensemble des travaux géologiques, géophysiques ou géochimiques, exécutés sur la terre ou en
profondeur, en vue d'évaluer des indices ou gîtes de substances minérales pour en établir la nature, la forme, la
qualité, la continuité et le volume, ainsi que les conditions de leur exploitation, concentration, transformation et
commercialisation, et de conclure à l'existence ou non de gisements exploitables ;
« Redevance minière » : la perception due sur les produits des mines à leur première vente.
« Substances de carrière » : toutes substances minérales destinées à la production de granulats moellons,
pavés, pierres plates, graviers, gravillons et sables et de produits d'amendement de terres locales pour la culture
(y compris les tourbières, mais à l'exception des phosphates, nitrates et sels alcalins) ; les substances de carrière
sont exploitées à ciel ouvert ou en souterrain ;
« Substances minérales » : toutes substances naturelles inorganiques, amorphes ou cristallines, solides, liquides
ou gazeux, situées en surface ou en profondeur, ou sous les eaux ;
« Techniques artisanales » les méthodes traditionnelles, qui comprennent essentiellement l'emploi d'outils
manuels et la force humaine ou animale pour l'extraction et le traitement des substances minérales du sol ou du
sous-sol ;
« Territoire National » le territoire national de la République de Madagascar, son plateau continental, ses eaux
territoriales et sa zone économique exclusive, tels qu'ils sont définis par la loi et les conventions internationales
expressément ratifiées par la République de Madagascar ;
« Titulaire » la personne physique ou morale au nom de laquelle le permis minier est libellé ;
« Transformation » . l'ensemble des opérations qui consistent à donner aux substances minérales un autre
aspect que celui d'origine, en vue de les valoriser
« Transport » : l'acte matériel de déplacement des substances minérales d'un endroit à un autre lieu, tel le
déplacement des produits de la mine du lieu de production à celui d'entreposage.
CHAPITRE II
De la propriété des gîtes
de substances minérales

Art. 3 - Tous les gîtes de substances minérales situés en surface, dans le sous-sol, les eaux et les fonds marins
du Territoire National sont propriétés de l'Etat.
Ils relèvent de la compétence de l'Etat central et des Provinces Autonomes, qui en assurent notamment la gestion
et le contrôle au sens du présent Code.
Outre les compétences déjà attribuées par le présent Code aux Provinces Autonomes ainsi qu’aux Collectivités
Territoriales Décentralisées qui les composent, l'Etat assure le transfert progressif des autres compétences aux
Provinces Autonomes au fur et à mesure ou la mise en place effective des structures adéquates à leur niveau
respectif.

CHAPITRE III
Dispositions générales
Art. 4 - Pour la détermination de la situation géographique des périmètres miniers, l'étendue du Territoire
National est divisée en carrés de deux kilomètres cinq cents (2,5 km) de côtés.
Un quadrillage de l'ensemble de l'espace minier national définit, parallèlement aux axes Laborde, la situation
géographique de chaque carré par les coordonnées de leur centre.

Art. 5 - La recherche et l'exploitation des mines sont autorisées, selon le cas, en vertu d'un permis minier ou
d'une autorisation d'orpaillage délivrés conformément aux dispositions du présent Code.

Art. 6 - La prospection, la recherche, ainsi que l'extraction ou le ramassage à des fins scientifiques des fossiles,
sur les gîtes fossilifères de second ordre visés à l'article 90 du présent Code, sont effectués en vertu d'une
autorisation délivrée conformément aux dispositions du présent Code.
Sur les gîtes fossilifères de troisième ordre visés à l'article 91 du présent Code, la prospection, la recherche,
l'extraction ou le ramassage des fossiles non prohibés, sont effectués en vertu d'un permis minier.

Art. 7 - La détention, le transport, la transformation et la commercialisation des produits des mines et des
fossiles sont régis par le présent Code.

Art. 8 - La recherche, l'exploitation, la transformation, le conditionnement, le transport et la commercialisation


des minerais et substances radioactifs, font l’objet de conventions particulière avec l’Etat.
Le cas échéant, l'avis de l'Autorité Nationale de Protection et de Sûreté Radiologique (ANPSR) est requis. Cet
avis doit comporter les instructions relatives à la radioprotection et à la gestion des déchets radioactifs compte
tenu des dispositions légales et réglementaires en vigueur sur la protection environnementale. Il vaut cahier des
charges spécifiques.

Art. 9 - Sous réserve des dispositions des articles 10 et 11 ci-après, toute personne physique de nationalité
malagasy et toute personne morale de droit malagasy, peuvent acquérir et détenir les permis miniers ainsi que
les autorisations d'orpaillage, d'extraction de fossiles ou de célestite, ou d'exploitation de l’aragonite.

Art. 10 - Les personnes physiques frappées d'interdiction d'exercer la profession par d'autres dispositions légales
et réglementaires, ne peuvent prétendre à l'octroi de permis miniers, d'autorisations d'orpaillage ou
d'autorisations d'extraction de fossiles.
Ces incapacités ou interdictions s'étendent, pour les personnes morales, a leurs affiliés dans les limites
déterminés par les dispositions légales et réglementaires.

Art. 11 - Pour être éligible à acquérir et à détenir les permis miniers et les autorisations d'extraction de fossiles
non prohibés, les personnes morales doivent, en outre être domiciliées ou élire domicile à Madagascar. Elles
doivent chacune avoir un mandataire responsable domicilié à Madagascar.
Dans l'objectif de favoriser l'intégration des petits exploitants nationaux dans le circuit formel et d'orienter les
investissements étrangers vers le développement et la modernisation de l’activité minière seuls les personnes
physiques de nationalité malagasy et les groupements légalement constitués d'individus de nationalité malagasy,
utilisant des techniques artisanales, peuvent acquérir et détenir des permis miniers réservés aux petits
exploitants. Ces derniers peuvent bénéficier des appuis techniques nécessaires dispensés par des services
d'encadrement. En cas de partenariat avec un investisseur étranger, le titulaire du permis « PRE » est tenu de
demander la transformation de son permis en permis standard. L'autorisation d'orpaillage est accordée
individuellement aux personnes physiques de nationalité malagasy ou aux groupements locaux des orpailleurs
nationaux légalement constitués.
L’autorisation d'extraction, à des fins scientifiques, de fossiles dans les gîtes fossilifères de second ordre, est
accordé individuellement aux organismes à vocation scientifique qui peuvent mandater des personnes
physiques.

CHAPITRE IV
De la classification et du régime
des gîtes de substances minérales

Art. 12 - Les gîtes de substances minérales sont classées en :


• Carrières ;
• Mines ; et
• Gîtes fossilifères.

Art. 13 - Les mines et les gîtes fossilifères sont séparés de la propriété du sol. Les régimes distincts exposés au
présent Code régissent respectivement .
. la prospection, la recherche et l'exploitation des substances minérales
. l'orpaillage ; et
. la recherche et l'exploitation des gîtes fossilifères.

Art. 14 - Les carrières sont réputées ne pas être séparées de la propriété du sol. Elles en suivent le régime.
Les Communes sont responsables de la gestion et de la surveillance administrative des activités de carrière
menées à l'intérieur de leur circonscription respective. Elles délivrent les autorisations d'ouverture de carrières,
et en informent le bureau du Cadastre Minier, celui de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines et
l’Autorité compétente de la Province Autonome concernés.
Toute autorisation d'ouverture de chantier d'exploitation de carrières est subordonnée à l'approbation préalable,
par l’Autorité compétente en matière environnementale, d'un plan de mesures de protection environnementale
élaboré par l'exploitant, dont le modèle est fixé par voie réglementaire.
La Province Autonome concernée est responsable du suivi et du contrôle techniques de toutes les activités de
carrières. Elle est, en outre, chargée du contrôle des substances explosives et détonantes détenues par les
particuliers.

Art. 15 - Le Gouvernement peut déclarer certaines zones réservées et non disponibles pour la recherche ou
l'exploitation des substances minérales ou des fossiles, pour les raisons et en suivant les procédures exposées au
présent chapitre, sous réserve soit de la disponibilité du périmètre concerné, soit de l'accord écrit du titulaire des
droits portant sur ce périmètre Des zones peuvent être déclarées temporairement réservées dans les cas visés aux
articles 16, 17 et 18 ci-après.

Art. 16 - Pour la réalisation de travaux publics, l’Autorité compétente concernée. après étude d'un dossier
justificatif et après accord du Département chargé des Mines, peut prendre un arrêté déclarant la zone réservée
pour la durée des travaux, avec délimitation précise, sous les réserves visées à l'article 15 ci-dessus.
Ledit arrêté doit comporter.
. l’identification des carrés composant la zone réservée
. les détails des travaux à réaliser à l'intérieur de la zone
. la durée nécessaire aux travaux.

Art. 17 - Pour les études géologiques, le Ministre chargé des Mines peut, sur proposition du service chargé des
études géologiques, prendre un arrêté déclarant la zone d'études réservée, sous les réserves visées à l'article 15
ci-dessus.
Ledit arrêté doit comporter:
. l'identification des carrés composant la zone réservée ;
. les détails du programme d'études à réaliser à l'intérieur de la zone réservée
. la durée nécessaire au programme d'études.
La durée initiale de la classification en zone réservée ne peut dépasser, dans ce cas, dix-huit (18) mois,
prorogeable une seule fois pour un maximum de six (6) mois.
Le rapport sur les études géologiques ainsi effectuées est remis au Ministère chargé des mines pour publication
et mise à la disposition du public, au moins quinze (15) jours avant la libération de la zone réservée.

Art. 18 - Pour l'encadrement des petits exploitants miniers et des orpailleurs, le Ministre chargé des mines, sur
proposition du service chargé de l'encadrement, peut prendre un arrêté déclarant la zone réservée.
Ledit arrêté doit comporter .
. l’identification des carrés composant la zone réservée :
. les motifs ayant conduit à la constitution de la zone réservée :
. La durée nécessaire à la réalisation du programme d'encadrement
La durée initiale de la classification en zone réservée ne peut dépasser six (6) mois, prorogeable une seule fois
pour un maximum de six (6) mois.

Art. 19 - Après constatation que les raisons de la classification en zone réservée ne sont plus justifiées, les
autorités concernées peuvent à tout moment. procéder respectivement à la libération des zones ainsi réservées
par voie d'arrêtés.
Les périmètres libérés après l'achèvement des travaux, des études ou de la formation, sont rendus aux titulaires
initiaux des droits dont ils font l'objet.

CHAPITRE V
De la prospection minière

Art. 20 - La prospection minière est libre sur tout le territoire national en dehors:
. des aires protégées, des réserves naturelles de flores et de faunes ainsi que de leurs zones de protection régies
par des textes spécifiques
. des zones classées réservées conformément au présent Code :
. des périmètres couverts par des Permis miniers détenus par d'autres personnes ou par des demandes de Permis
miniers en cours d'instruction ou encore par des Autorisations Exclusives de Réservation de Périmètres («
AERP »).
Toute personne physique ou morale qui se propose de procéder à la prospection minière a l'obligation d’en faire
la déclaration préalable auprès du bureau ou Cadastre Minier.
Les modalités da la formalité de déclaration sont précisées dans le décret d'application du présent Code.

Art. 21 - Toutefois, une autorisation exclusive de réservation de périmètre « AERP », portant sur un périmètre
libre de tout droit minier peut être octroyée par le bureau du Cadastre Minier sur demande de la personne
intéressée.
Autorisation, est délivrée sur présentation de la quittance attestant du paiement du droit de délivrance
correspondant, dont le montant est fixé par voie réglementaire.

Art. 22 - L'autorisation exclusive de réservation de périmètre « AERP » confère à son bénéficiaire le droit
exclusif de prospecter et de demander ensuite, le cas échéant, un permis minier en vue de la recherche et/ou
l'exploitation portant sur un ou plusieurs carrés du périmètre couvert par l'autorisation.
La durée de validité de l'autorisation exclusive de réservation de périmètre est de trois (3) mois au maximum.
L'autorisation n'est pas renouvelable.
Ce droit est accordé au bénéficiaire pour qu'il puisse à la fois .
. consulter les autorités de la ou des Communes du ressort aux fins d'information sur la nature de
l'environnement et de l'existence ou non de l'activité d'orpaillage .
. conformer les autorités locales ainsi que, le cas échéant, les orpailleurs à l'installation éventuelle dans le futur,
d'un centre de recherche ou d'exploitation minière ; et
· entreprendre les travaux de prospection.
Le modèle de l'autorisation exclusive de réservation de périmètre ainsi que les modalités d'accomplissement des
consultations des autorités locales sont fixés par voie réglementaire
Avant l'expiration de la validité de son autorisation. le bénéficiaire qui souhaite obtenir un permis minier en vue
de la recherche et/ou l'exploitation, ayant pour objet tout ou partie des périmètre prospecté, dépose la demande y
afférente auprès du bureau du Cadastre Minier.

Art. 23 - La superficie qui peut être accordée par autorisation exclusive de réservation de périmètre ne peut
excéder 15.000 km, soit 2.400 carrés
Art. 24 - Aucune demande de permis minier ou d'autorisation minière n'est recevable sur tout périmètre couvert
par une autorisation exclusive de réservation de périmètre sauf pour le permis de recherche ou d’exploitation
sollicité par le bénéficiaire de ladite autorisation.

Art. 25 - Aucune autorisation environnementale n'est requise pour entreprendre des activités de prospection en
vertu d'une autorisation exclusive de réservation ce périmètre, sous réserve des dispositions de la réglementation
environnementale en vigueur sur les zones dites sensibles.

TITRE II
Du régime des permis miniers

CHAPITRE PREMIER
Des généralités

Art. 26 - Les permis miniers sont classés en .


- Permis « R », qui confère à son titulaire le droit exclusif d'effectuer la prospection et la recherche à l’intérieur
du périmètre délimité :
- Permis « E », qui confère à son titulaire le droit exclusif d'entreprendre l'exploitation ainsi que la prospection
et la recherche à l'intérieur du périmètre délimité ; et
- Permis Réservé aux petits Exploitants miniers « PRE ». et qui leur confère le droit d’entreprendre à la fois
prospection, recherche et exploitation à l'intérieur du périmètre délimité.

Art. 27 - Le permis minier porte sur un périmètre composé d'un ou plusieurs carrés contigus ou jointifs. Chaque
carré est la base d'une volume solide en forme de pyramide renversée dont le sommet est le centre de la Terre.
Il appartient au demandeur de choisir le périmètre qui lui convient. Le matérialisation sur le terrain de chaque
périmètre, après l'octroi du permis, est facultative. Elle est subordonnée: aux consentements écrits des
propriétaires des sols, et, le cas échéant, est effectuée par des géomètres topographes assermentés.

Art. 28 - Les limites de la superficie totale couverte par des permis miniers qu’une personne et ses affilés
peuvent détenir sont.
. pour le permis de recherche, jusqu’à 10.000 km2 soit 1.600 carrés.
. pour le permis d'exploitation, jusqu’à 1.000 km2 soit 160 carrés .
· pour le permis réservé au petit exploitant, jusqu'à 100 km2 soit 16 carrés.
Nonobstant les dispositions qui précèdent le périmètre couvert par chaque permis « PRE » ne peut comporter
plus de quatre (4) carrés contigus ou jointifs. En outre, les périmètres détenus par le titulaire et ses affiliés en
vertu de permis « PRE ». ne peuvent être limitrophes.

Art. 29 - Les dossiers afférents aux permis miniers sont gérés à partir de la date de dépôt des demandes, jusqu’à
l'expiration desdits permis. suivant un cadastre spécifique national maintenu à jour par le bureau du Cadastre
Minier et disponible à la consultation du public.

Art. 30 - Un permis minier couvre la ou les substances classées en mines existant dans le périmètre, pour
lesquelles il est octroyé.
En cas de découverte d'indices d'autres substances minérales classées en mines et ne faisant pas l'objet du permis
minier, dont le titulaire se propose d'entreprendre la recherche et/ou l'exploitation il doit déposer une déclaration
à cet effet auprès du bureau du Cadastre Minier et obtenir avant toute opération portant sur ces nouvelles
substances, l'extension de son permis minier et, s'il y a lieu une autorisation environnementale de l’Autorité
compétente.

Art. 51 - Pour la mise en oeuvre des dispositions de l’article précédent, l'extension d'un permis, minier à d'autres
substances minérales classées en mines est accordée de droit par l’Autorité qui a délivré le permis primitif, sur la
demande du titulaire.

Art. 32 - Les autorités des Collectivités Territoriales décentralisées sont informées par les titulaires avant le
commencement de leurs activités.
CHAPITRE II
Du permis de recherche
Art. 33 - Le Permis « R » ou permis de recherche confère à sont titulaire dans les limites de son périmètre et
durant la période de sa validité, le droit exclusif de faire la prospection et la recherche de la ou des substances
pour laquelle ou lesquelles le permis a été octroyé, conformément aux engagements contenus dans le plan
annexé à la demande, et dont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Toutefois. le commencement des travaux de recherche est précédé de l'approbation par l’Autorité compétente
conformément à la réglementation du secteur sur la protection environnementale, des engagements contenus
dans le document de plan d'engagement environnemental qui est soumis au service chargé de l'environnement
minier du Ministère chargé des Mines.
Néanmoins, une étude d'impact environnemental peut être requise à partir d'un seuil d'avancement des travaux
de recherche qui sera fixé par voie réglementaire.
La durées de validité du permis de recherche est de dix (10) ans. II est renouvelable une fois pour une durée de
cinq (5) ans.
Sous réserve s’il y a lieu, de l'accord préalable du propriétaire du sol, le droit conféré par le permis de recherche
comprend le droit de construire les infrastructures temporaires ou permanentes et d'utiliser le bois et aux qui se
trouvent dans le périmètre conformément aux lois et règlements en vigueur.

Art. 34 - Le titulaire de permis de recherche bénéficie également du droit de disposer des substances minérales
extraites dans le cadre de la recherche pour les utiliser à des fins d'analyses en laboratoire ou à titre
d’échantillons pour la prospection de débouches, ou encore à des fins d'essais industriels.
Les qualités autorisées à l'exportation dans le cadre des analyses, échantillonnages ou essais industriels, sont
définies par voie réglementaire.

Art. 35 - Le permis de recherche confère en outre au titulaire, dans les limites de son périmètre et durant la
période de sa validité, un droit de priorité à demander un permis d'exploitation ou Permis « E » portant sur tout
ou partie du périmètre conformément aux dispositions du présent Code.

Art. 36 - Tant qu’un périmètre est couvert par un permis de recherche, aucun permis minier, aucune autorisation
exclusive de réservation de périmètre ne peuvent être octroyés hormis le permis d'exploitation sollicité par le
titulaire dudit permis de recherche.

CHAPITRE III
Du permis d’exploitation

Art. 37 - Le Permis « E » ou permis d'exploitation confère a son titulaire dans les limites de son périmètre et
durant la période de sa validité, le droit exclusif d'exploiter la ou les substances objet du permis. ainsi que de
poursuivre la prospection et la recherche desdites substances conformément aux engagements contenus dans le
plan annexé à la demande, et sont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Toutefois le commencement des travaux d'exploitation et, éventuellement de nouvelles recherches est précité du
l'approbation par l’Autorité compétente conformément à la réglementation du secteur sur la protection
environnementale, des engagements contenus dans le document d'étude d'impact environnementale, qui est
soumis au service chargé de l’environnement minier du Ministère chargé des Mines.
La durée de validité du permis d'exploitation est de quarante (40) ans. Il est renouvelable une ou plusieurs fois
pour une durée de vingt (20) ans pour chaque renouvellement.
Sous réserve, s'il y a lieu, de l'accord préalable du propriétaire du sol, le droit conféré par le permis
d'exploitation comprend le droit de construire les infrastructures nécessaires et d'utiliser le bois et les eaux qui se
trouvent dans le périmètre conformément aux lois et règlements en vigueur.

Art. 38 - Pour les compagnies ou sociétés minières, dont l’objet s'étend de l'extraction à la commercialisation
des produits de mines et qui exercent les activités de manière intégrée, le permis d’exploitation comporte
l'autorisation de transport et ou de faire transporter, à l’intérieur du périmètre du projet, des substances minérales
couvertes par le permis qui sont extraites, leurs concentrés ou dérivés primaires ainsi que les métaux et alliages
de ces substances jusqu’au lieu de stockage, de traitement ou de chargement, d'en disposer sur les marchés
intérieurs et extérieurs aux prix librement négociés et de les exporter.
Pour ces mêmes compagnies ou sociétés, le permis d'exploitation permet également d'établir sur le territoire
national des installations de concentration, le conditionnement, de traitement, de raffinage et de transformation
des substances minières couvertes par le permis, sous réserve de leur conformité aux dispositions légales et
réglementaires en vigueur.
Toutefois, les dispositions des alinéas précédents ne s'appliquent que dans les cas où lesdites compagnies ou
sociétés indiquent expressément dans leur dossier de demande de permis initial leur volonté d’entreprendre
l'activité, de l'exploitation à la commercialisation en passant s'il y a lieu, par la transformation.
Les livres desdites compagnies ou sociétés sont, néanmoins tenus distinctement pour l'extraction, la
transformation et la commercialisation.

CHAPITRE IV
Du permis réservé aux petits
exploitants ou permis «PRE»

Art. 39 - Le permis « PRE », permis de recherche et d'exploitation réservé au petit exp loitant, confère à son
titulaire à l'intérieur du périmètre qui en fait l'objet et durant sa validité le droit exclusif d'effectuer la
prospection, la recherche et l'exploitation de la ou des substances pour lesquelles le permis a été délivré,
conformément aux engagements contenus dans le plan annexé à la demande et dont le modèle est fixé dans le
décret d'application du présent Code.
Toutefois le commencement des travaux de recherche et d'exploitation est précédé de l'approbation par
l’Autorité compétente conformément à la réglementation du secteur sur la protection environnementale, des
engagements contenus dans le document de plan d'engagement environnemental, qui est soumis au service
chargé de l'environnement minier du Ministère chargé des Mines.
Néanmoins, une étude d'impact environnemental, dont les modalités sont précisées par voie réglementaire peut
être requise en cas de concentration des demandes de permis « PRE » dans une zone .
La durée de validité du permis de recherche et d'exploitation pour les petits exploitants est de huit (8) ans. II est
renouvelable une ou plusieurs fois pour une durée de quatre (4) ans pour chaque renouvellement. Sous réserve
s'il y a lieu, de l'accord préalable du propriétaire du sol, le droit conféré par le permis « PRE » ,comprend le
droit de construire les infrastructures nécessaires et d'utiliser le bois et les eaux qui se trouver dans le périmètre
conformément aux lois et règlements en vigueur.
Le fait pour le petit exploitant, de ne pas se limiter à l'utilisation des techniques artisanales dans l’exécution de
ses travaux de recherche et/ou d'exploitation minières, entraîne, pour lui, l'obligation de demander la
transformation de son permis « PRE » en permis standard.

CHAPITRE V
De l’octroi et du renouvellement
des permis miniers

SECTION PREMIERE
De l’octroi

Art. 40 - Le droit de faire la recherche et/ou l'exploitation minières ne peut être acquis qu'en vertu d'un permis
minier délivré par le bureau du Cadastre Minier conformément aux dispositions du présent Code.
Art. 41 - Les permis miniers sont octroyés, en général, selon le principe du "premier venu, premier servi".

Art. 42 - Le permis de recherche ou permis « R » et les permis d'exploitation ou permis « E » , sont octroyés
par le Ministre chargé des Mines, qui peut déléguer son pouvoir.
Les permis « PRE », réservés aux petits exploitants miniers, sont octroyés par l’Autorité compétente de la
Province Autonome concernée, qui peut déléguer son pouvoir.

Art. 43 - Toute demande de permis minier est rédigée sur un formulaire à retirer auprès du bureau du Cadastre
minier, dont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Après avoir rempli correctement le formulaire, le requérant dépose la demande auprès dudit bureau récépissé
indiquant les jours heure et minute du dépôt qui font foi.

Art. 44 - Le permis de recherche ou permis « R » portant sur un périmètre défini est octroyé par décision ou
Ministre chargé des Mines ou de son représentant, dans un délai qui ne peut excéder trente (30) jours ouvrables,
à la première personne éligible qui a déposé une demande remplissant les conditions stipulées en l'article 43 ci-
dessus.
Dans le cas où le demandeur agit en suite d'une autorisation exclusive de réservation de périmètre il joint à sa
demande ladite autorisation dûment visée par les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées
concernées

Art. 45 - Le permis d'exploitation ou permis « E » portant sur un périmètre défini est octroyé par décision du
Ministre chargé des Mines ou de son représentant au titulaire du permis de recherche ou du permis réservé au
petit exploitant, selon le cas, ayant pour objet ledit périmètre, qui a déposé une demande remplissant les
conditions visées à l'article 43 ci-dessus pendant la période de validité de son permis.
Toute demande de permis d'exploitation ou permis «E» est accompagnée d'un document d'étude d’impact.
environnemental établi conformément à la réglementation en vigueur en matière de protection
environnementale, qui est transmis par le bureau du Cadastre Minier au service chargé de l’environnement
minier, pour instruction et approbation par l’Autorité compétente.
Le permis «E » est délivré dans un délai qui ne peut excéder trente (30) jours ouvrables.

Art. 46 - Le permis « PRE »réservé au petit exploitant minier et portant sur un périmètre défini, est octroyé sur
décision de l’Autorité compétente de la Province Autonome concernée ou de son représentant, à la première
personne éligible qui a déposé une demande remplissant les conditions visées à l'article 43 ci-dessus.
Dans le cas où le demandeur agit en suite d'une autorisation exclusive de réservation de périmètre, il joint à sa
demande ladite autorisation dûment visée par les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées
concernées.
Toute demande de permis « PRE » est accompagnée d'un document de plan d'engagement environnemental
établi conformément à la réglementation en vigueur en manière de protection environnementale, qui est transmis
par le bureau du Cadastre Minier au service chargé de l'Environnement minier, et approuvé par l’Autorité
compétente.
Le permis « PRE » est délivré dans un délai qui ne peut excéder trente (30) jours ouvrables.

Art. 47 - Le bureau du Cadastre Minier instruit tout dossier de demande de permis minier et transmet dans un
délai de vingt (20) jours, au Ministre chargé des Mines ou à l’Autorité compétente de la Province Autonome
concernée, selon le cas, celui qui a rempli les conditions requises pour l'octroi du permis sollicité.

Art. 48 - Le permis minier Initial est délivré par le bureau du Cadastre Minier après le paiement, par le titulaire,
les frais d'administration minière annuelle par carré afférents à la première année.

SECTION II
Du renouvellement

Art. 49 - Le renouvellement d'un permis minier, sur la demande du titulaire est accordé de droit à celui ci s'il
satisfait aux obligations légales et réglementaires afférentes au maintien de la validité de son permis.

Art. 50 - Le renouvellement d'un permis minier est accordé dans les mêmes conditions que l’octroi, par
l’Autorité qu’il a procédé à la délivrance du permis initial. Le titulaire n'a plus à produire à l'appui de sa
demande de renouvellement un plan d'engagement environnemental ou une étude d'impact environnemental, à
moins, qu'il n'y ait un changement significatif du plan d'opération initial. Pour tous les permis miniers, les cas
pour lesquels la production d'un nouveau document environnemental est requise, sont précisés par voie
réglementaire.
La demande de renouvellement est déposée au bureau du Cadastre Minier avant la date d'expiration de la
validité des permis minier.

Art. 51 - La demande de renouvellement est enregistrée par le bureau du Cadastre Minier contre le paiement du
droit de renouvellement correspondant, dont le montant et les modalités de recouvrement sont fixé par voie
réglementaire.

Art. 52 - L'exploitant qui sollicite le renouvellement de son permis, joint à sa demande les quittances justifiant
les paiements respectifs de la redevance minière et des frais d'administration minière annuels par carré afférents
à l'année précédente.
CHAPITRE VI
Des frais d’administration
minière annuels par carré

Art. 53 - Pour le recouvrement des coûts des prestations et de la gestion des droits attachés aux permis miniers.
II est perçu des frais d'administration minière annuels par carré sur chaque permis délivré, au profit du bureau
du Cadastre Minier, du budget général et des Provinces Autonomes.
Les taux de répartition du produit desdits frais sont fixés par voie réglementaire.

Art. 54 - Les titulaires de permis de recherche (permis « R »), de permis d'exploitation (permis « E ») et de
permis réservés aux petits exploitants (permis « PRE ») s'acquittent des frais d'administration minière par carré
suivant la fin du premier trimestre de l'année civile concernée.

Art. 55 - Les modalités ce recouvrement des frais d'administration minière annuels par carré sont précisé par
voie réglementaire.
Le mode de calcul, ainsi que les montants des frais d'administration minière annuels par carré, sont précisé par
le décret d'application du présent Code.
Le taux de base servant au calcul des frais d'administration minière annuels par carré fera l'objet de révision
annuelle en fonction du changement de la valeur du franc malagasy par rapport au droit de tirage spécial du
Fonds Monétaire International, par voie réglementaire.

Art. 56 - Dans le cas où le titulaire sollicite une transformation partielle de son permis « R » en permis «E», les
carrés concernés suivent, après la transformation, le régime des taux applicables aux frais d’administration
minière par carré dus pour le permis « E ».

Art. 57 - Les frais d'administration minière annuels par carré sont payés au guichet du bureau du Cadastre
minier qui a délivré le permis. Ce dernier en donne quittance au titulaire au moment du paiement, et affecte
ensuite leurs parts respectives aux différents bénéficiaires.

CHAPITRE VII
De la nature et du transfert
des permis miniers

Art. 58 - Le permis de recherche minière ou permis « R » constitue un droit cessible, transmissible, amodiable,
et susceptible de gage. Il est divisible seulement en carrés entiers.

Art. 59 - Le permis d'exploitation minière ou permis « E » constitue un droit cessible, transmissible, amodiable,
susceptible d'hypothèque. Il est divisible seulement en carrés entiers.
Il en est de même du permis « PRE » réservé au petit exploitant minier.

Art. 60 - La cession et la transmission des permis miniers sont libres à toute personne éligible pour acquérir et
détenir des permis miniers conformément aux dispositions de l'article à du présent Code.

Art. 61 - L'acte de cession, d'amodiation, de transmission, de gage ou d'hypothèque, est établi conformément
aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, et doit être porté au registre du Cadastre minier. Au
moment de l’inscription, un nouveau permis est établi et les droits et obligations attachés au permis initial sont
transférés au nouveau titulaire, sous réserve des dispositions de l'article 62 ci-dessus.
Tout acte de cession ou de transfert, tout contrat de gage ou d'hypothèque, qui affectent les miniers ne peuvent
être opposés à l'Administration tant qu'ils n'ont pas été enregistrés auprès du bureau du Cadastre Minier.
Les copies des actes ainsi enregistrés sont déposées par le titulaire, pour conservation, au bureau du Cadastre
minier.

Art. 62 - La prise en charge des obligations par l'acquéreur vaut entre les parties et à l’égard du Ministère chargé
des Mines une fois que l'acte de transfert est inscrit au registre du Cadastre Minier, à l'exception des obligations
environnementales correspondant aux travaux réalisés par le précédant, qui font l'objet du quitus
environnemental visé à l'article 103 du présent Code.
Toutefois si l'acquéreur ne réclame pas au moment de la cession de la production, par le cédant, du quitus
environnemental susvisé, la responsabilité solidaire s'appliquera aux deux parties, en ce qui concerne les
engagements souscrits par le cédant, au prorata des travaux réalisés par ce dernier.

Art. 63 - Le titulaire d'un permis minier peut travailler à l'intérieur de son périmètre en association avec une
personne physique ou moral, dans le cadre d'un partenariat avec toute personne éligible pour acquérir et détenir
des permis miniers conformément aux dispositions de l'article 9 du présent Code.
L'acte de partenariat doit être enregistré au bureau du Cadastre Minier, sous peine d'inopposabilité à
l’Administration.

CHAPITRE VIII
De la renonciation

Art. 64 - Le titulaire d'un permis minier peut à tout moment renoncer à tout ou partie du périmètre objet de son
permis. En cas de renonciation partielle, elle doit porter sur un ou plusieurs carrés entiers.
La renonciation totale est sujette à l'accomplissement de la fermeture du centre de recherche ou d'exploitation
conformément aux dispositions précisées par voie réglementaire.

Art. 65 - La renonciation est déclarée et enregistrée auprès du bureau du Cadastre Minier, avec l'indication
précise du ou des carrés entiers ainsi renoncés. Le titulaire soumet son permis pour ajustement.
La déclaration de renonciation doit être accompagnée du rapport sur les recherches et travaux effectués à
l’intérieur des carrés renoncés.

Art. 66 - La renonciation enregistré par le bureau du Cadastre Minier dégage la responsabilité du titulaire de
payer, pour les années suivantes, les frais d'administration minière afférents aux carrés renoncés. La
renonciation ne donne pas droit à remboursement des frais d'administration minière par carré déjà payés.
Pour se dégager de l'obligation de réhabilitation environnementale, le titulaire du permis doit recevoir le quitus
de l’Autorité compétente, qui a donné l'autorisation environnementale initiale, après constat in situ de
l'achèvement des travaux de réhabilitation.

Art. 67 - Dans le cas de la renonciation partielle, le permis est ajusté, puis délivré par le bureau du Cadastre
minier. Le permis modifié est porté au registre des permis octroyés

TITRE III
Du régime de l’orpaillage

CHAPITRE PREMIER
De l’autorisation de l’orpaillage

Art. 68 - L'orpaillage est effectué en vertu d'une autorisation d'orpaillage délivrée par les autorités des
Communes du ressort suivant les modalités définies au présent Code.
La carte d’orpailleur, dont le modèle est défini dans les textes d'application du présent Code, constitue la
matérialisation de l'autorisation d'orpaillage.
L'autorisation d'orpaillage est valable a l’intérieur de la circonscription de la Commune qui l'a délivrée, et en
dehors des périmètres couverts par des permis miniers sauf accord des titulaires desdits permis.

Art. 69 - L'orpailleur s'acquitte d'un droit, au profit de la Commune concernée, pour l'octroi de l’autorisation
d'orpaillage et l'obtention de la carre d'orpailleur.
Le montant dudit droit est fixé par voie réglementaire.
En outre, l’orpailleur est tenu au versement périodique d'une cotisation destinée à constituer la provision de
réhabilitation environnementale afférente à sont activité. Le montant, la période et les modalités de versement de
cette cotisation sont fixés par voie réglementaire.

Art. 70 - Les autorisations d'orpaillage sont enregistrés sur un registre spécial tenu à jour par chaque Communes
qui les délivre.
L’Autorité chargé de l'octroi de l'autorisation d'orpaillage adresse, chaque trimestre, une liste des orpailleurs en
activité dans sa circonscription au bureau local de l'Agence de l'Or ou, à défaut, au bureau du Cadastre Minier.
Le cas échéant, ce dernier transmet ladite liste au bureau central de l'Agence de l’Or.
Art. 71 - L'autorisation d'orpaillage est valable pour une durée de douze (12) mois. Elle est renouvelable une ou
plusieurs fois pour la même durée, sous réserve du paiement du droit y afférent.

Art. 72 - L'autorisation d'orpaillage ne constitue pas un permis minier. Elle est personnelle et ne peut être ni
cédée ni mutée ni amodiée sous quelque forme que ce soit
L’autorisation d'orpaillage est subordonnée à l’accord du titulaire de permis minier. Elle n'ouvre droit à aucune
indemnisation en cas d'éviction de l'orpailleur si l'accord du titulaire de permis minier n'est pas acquis.
l’orpailleur a l'obligation d'exercer effectivement et personnellement l'activité d'orpaillage.

Art. 73 - La procédure d'octroi et de délivrance des autorisations d'orpaillage est fixés par voie réglementaire.
Cette procédure doit permettre la mise en oeuvre du suivi administratif de l'activité et doit aboutir à rendre
possible le contrôle de proximité nécessaire.

Art. 74 - Tout orpailleur ou groupement d'orpailleurs régulièrement constitué peut accéder à un permis minier si
la périmètre est libre de tout droit. à condition de se soumettre aux procédures et aux obligations y afférentes
prévues par le présent Code.

CHAPITRE II
De la collecte des produits de l’orpaillage
Art. 75 - Les collecteurs agréés sont seuls autorisés à acheter l'or auprès des orpailleurs ou des groupements
locaux d'orpailleurs.
Toutefois. le titulaire d'un permis d'exploitation payable pour l'or, qui a accepté l'exercice de l'activité
d'orpaillage à l’intérieur du périmètre objet de sont permis, peut également acheter leurs produits aux orpailleurs
concernés.

Art. 76 - Le collecteur agréé est une personne physique munie d'une carte de collecteur délivrée par le Directeur
provincial du Ministère chargé des Mines concerné.
La carte de. collecteur dont le modèle est défini par voie réglementaire, est accordée individuellement aux
personnes physiques de nationalité Malagasy ou étrangère résidant à Madagascar et titulaires de cartes
professionnelles en cours de validité, sous réserve des dispositions de l'article 9 du présent Code.
Toutefois. la personne désirant obtenir la carte de collecteur, devra au préalable se faire inscrire au bureau local
de l’agence de l'Or ou, à défaut, au bureau du Cadastre Minier, qui lui en délivre une attestation. Le cas échéant,
le bureau du Cadastre Minier communique au bureau central de l’Agence de l'Or les renseignement sur la
personne qui s'est faite inscrire.
La carte de collecteur, dont la durée de validité de un an (1) coïncide avec l'année civile, est valable à l'intérieur
de la Commune concernée. Elle est renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée

Art. 77 - L'octroi de la carte de collecteur est conditionné par le paiement d'un droit défini et fixé par voie
réglementaire.
Le produit du droit prévu à l’alinéa précédent est réparti entre la Province Autonome concernée et le Budget
Général pour le compte de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée. Les modalités de
cette répartition sont précisées dans le décret d'application du présent Code.

Art. 78 - La demande d'octroi de carte de collecteur d'or est déposée auprès du bureau de la Direction
Provinciale du Ministère chargée des Mines concernée. Le Directeur Provincial du Ministère chargée des Mines
transmette le dossier de demande, accompagnée de la carte de collecteur dûment remplie à l’Autorité
compétente de la Province Autonome concernée, pour agrément et signature.
La demande d'octroi de carte de collecteur d'or n'est pas recevable. si elle n’est pas appuyée par une carte
professionnelle délivrée par l’Autorité fiscale compétente.
Après signature par l’Autorité compétente de la Province Autonome concernée, la carte de collecteur d'or est
délivrée par le Directeur Provincial du Ministère Chargé des Mines.
La carte de Collecteur est valable à partir de l'exercice en cours au moment de sa délivrance, sous réserve de
l’acquittement des droits et taxes professionnels y afférents auprès des services fiscaux compétents.

Art. 79 - Les collecteurs agréés sont enregistrés sur un registre spécial tenu à jour par chaque Commune qui en
dresse un état.
Le Directeur provincial du Ministère chargé des Mines concerné communique à chaque fois les renseignements
sur la personne, qui a bénéficié de l'octroi, au bureau local de l'Agence de l'Or ou, à défaut. au bureau central de
la même Agence.

Art. 80 - La carte de collecteur est rigoureusement personnelle. Elle ne peut être ni cédée ni mutée ni amodiée
sur quelque forme que ce soit.
Elle ne peut servir qu'à ceux qui exercent effectivement l'activité de collecte.

Art. 81 - Une personne physique peut se faire délivrer une ou plusieurs cartes de collecteurs valables pour
d’autres Communes dans les conditions définies au présent chapitre

Art. 82 - Les collecteurs ont l'obligation de tenir un registre des produits collectés, lequel devra être présenté à
toute réquisition des autorités habilitées à exercer le contrôle. Ils adressent, en outre, un rapport semestriel
d'activités, dont le contenu est précisé par voie réglementaire, au Directeur Provincial du Ministère chargé des
Mines concerné ainsi qu'à l'agence de l'Or.
En outre les collecteurs sont redevables de la redevance minière sur les quantités d'or collectées.

Art. 83 - Les comptoirs agréés par l'Agence de l'Or, qui sont des sociétés privées de droit malagasy spécialisées
dans le commerce de l'or, peuvent acheter l'or auprès des titulaires de permis minière exploitant ce métal ainsi
qu'auprès des Collecteurs agréés à l'intérieur du Territoire National.
Les critères requis pour l'octroi de cet agrément du comptoir, sont précisés dans le décret d'application du
présent Code .

Art. 84 - Après la collecte, la circulation et le commerce des produits de l'orpaillage suivent les règles du droit
commun des produits des mines.

CHAPITRE III
De la surveillance administrative de l’orpaillage

Art. 85 - La Commune qui délivre les autorisations d'orpaillage, veille à faire respecter par les orpailleurs
concernés, les mesures de sécurité, d'hygiène et de protection de l'environnement qui sont définies par voie
réglementaire.

Art. 86 - L'Agence de l'Or, qui est un organisme institué par décret, est chargée de fournir l'assistance
technique:: ainsi que la formation, aux orpailleurs et aux Collectivités Territoriales Décentralisées, en matière de
recherche et d'exploitation de l'or alluvionnaire et éluvionaire, en matière de mesures de sécurité et d'hygiène
dans les mines en matière de protection environnementale ainsi que sur les procédures à suivre en vue de
l’obtention des permis ou autorisations miniers.
L'Agence de l'Or est habilitée à effectuer toute opération visant à la collecte des informations nécessaires pour
une maîtrise de l'activité aurifère.

Art. 87 - A la demande du Directeur de l'Agence de l'Or et après avis des autorités des Collectivités territoriales
Décentralisées concernées, le Ministre chargé des Mines peut classer en réserve temporaire un ou plusieurs
carrés, dans les conditions prévues à l’article 18 du présent Code.

TITRE IV
Du régime des fossiles et des substances dont les gîtes sont rares

CHAPITRE PREMIER
Du régime des fossiles

Art. 88 - De par leur utilité scientifique, notamment pour la datation des couches sédimentaires ou pour
l’établissement de !a spécificité géologique d'une région les gîtes fossilifères font l'objet d'un régime particulier.
Les gîtes fossilifères seront classés, par voie réglementaire, en trois catégories :
- Les gîtes fossilifères de premier ordre :
- Les gîtes fossilifères de seconde ordre : et
- Les gîtes fossilifères de troisième ordre.
Art. 89 - Les gîtes fossilifères de premier ordre font partie du patrimoine national. Ils renferment des espèces
rares ou dont la localisation stratigraphique est unique dans la formation géologique.

Art. 90 - Les gîtes fossilifères de second ordre renferment des espèces rares, mais qui sont communes à
plusieurs strates géologiques. Ils peuvent faire l'objet d'autorisations pour des études scientifiques et des
prélèvements d'échantillons.
A l'issue des études. les titulaires d'autorisations sont tenus de faire parvenir auprès de l’Autorité qui a procédé à
l'octroi des rapports techniques sur les travaux effectués.

Art. 91 - Les gîtes fossilifères de troisième ordre, distincts des gîtes fossilifères de premier ou de second ordre,
peuvent être l'objet de recherche et d'exploitation en vertu de permis miniers.

Art. 92 - Nonobstant les dispositions qui précèdent, des fossiles peuvent être prohibés à l'exploitation et au
commerce à cause de leur intérêt scientifique majeur. Leur liste est fixée par voie réglementaire.

CHAPITRE II
Des substances dont les gîtes sont rares
Art. 93 - Sont classées parmi les substances dont les gîtes sont rares, l'aragonite et la célestite.
Les carnés à l'intérieur desquels se trouvent leurs gisements connus ou exploités au dernier jour précédant la
date dernier en vigueur du présent Code, ne sont pas susceptibles d'attribution par permis minier. L'exploitation
de l'aragonite ou de la célestite à l'intérieur de ces carrés est effectuée en vertu d'une autorisation délivrée par
l’Administration minière à fin de servir les intérêts respectifs des opérateurs et des populations locales qui
dépendent de cette exploitation.
L'autorisation d'exploitation de l'aragonite ou l'autorisation d'extraction de la célestite est accordée à toute
personne éligible qui en fait la demande conformément à la procédure fixée par voie réglementaire. Elle est
valable pour une durée de un (1) an renouvelable plusieurs fois pour la même durée, et pour la quantité de
production précisée.
Ces autorisations sont sujettes au paiement d'une redevance définie en fonction de la quantité autorisée, ainsi
qu’au respect de la réglementation environnementale.
Les modalités de mise en oeuvre du présent article sont fixées dans le décret d'application du présent Code.

TITRE V
Des obligations attachées à l’exercice des activités minières

CHAPITRE PREMIER
Des généralités
Art. 94 - Avant de commencer ses activités, le titulaire d'un permis minier a l’obligation de se présenter aux
autorités des Collectivités Territoriales décentralisées du ressort et de leur remettre, contre récépissé, une copie
de son permis.
A défaut de cette formalité, le titulaire ne peut solliciter l'aide des autorités locales compétentes en cas de
différent avec la population.

Art. 95 - Les terrains sur lesquels portent un permis de recherche ou d'exploitation expiré, non renouvelé, non
transformé, annulé ou renoncé, ne se trouvent libérés de toutes obligations en résultant qu’après exécution des
travaux de sécurité et de protection de l'environnement, objet de l'engagement du titulaire, ainsi que de ceux qui
peuvent éventuellement être prescrits par l'Administration minière, dans le cadre de l'application du présent
code.

Art. 96 - L'organe chargé de l'Inspection Minière assure le suivi de l'exécution des obligations Incombant aux
titulaires de permis miniers, en se basant sur l'étude des rapports fournis par les titulaires, ainsi que par des
visites sur terrains des centres de recherches et/ou d'exploitation.

Art. 97 - Le manquement par le titulaire à ses obligations est sanctionné éventuellement par des ordres de
suspendre les opérations ou, en cas d'infractions, par des poursuites devant les tribunaux.
CHAPITRE II
De la protection de l’environnement
Art. 98 - Le Ministère chargé des Mines et le Ministère chargé de l'Environnement veillent au respect des règles
visant à la protection environnementale par les titulaires de permis miniers.

Art. 99 - Toute personne physique ou morale, qui exerce des activités minières, a l'obligation de prendre les
mesures de protection nécessaires pour minimiser et réparer tout dommage pouvant résulter des travaux
conduits dans le cadre de son activité. Ladite personne est responsable de toute dégradation de l'environnement
du fait de ses travaux. Cette responsabilité n'est limitée que dans la mesure où la personne visée exerce dans le
respect des lois et règlements régissant les activités minières ainsi que ceux visant à la protection de
l'environnement.

Art. 100 - Toute exécution de travaux liés aux activités minières, y compris la construction et l'entretien des
infrastructures nécessaires à cette fin, est faite conformément au plan d'engagement environnemental ou à
l’étude de son impact sur l’environnement préalablement élaborée et agité suivant les modalités prévues par les
dispositions légales et réglementaires en la matière.

Art. 101 - Les modèles de documents de plan d'engagement environnemental et d'étude d'impact
environnemental à fournir ainsi que les modalités de financement et de libération du responsable de ses
obligations environnementales, sont précisés par des textes réglementaires.

Art. 102 - Tout titulaire de permis minier, ainsi que toute personne autorisée à exercer l'orpaillage, prévoient la
constitution d'une provision pour la réhabilitation et la protection de l'environnement. La description et les
modalités de cette provision sont fixées par voie réglementaire.

Art. 103 - Pour se dégager de l’obligation de réhabilitation environnementale, le titulaire du permis doit
recevoir un quitus de l’Autorité qui a donné l'autorisation environnementale, après constat in situ de
l'achèvement des travaux de réhabilitation.

Art. 104 - Tous travaux de prospection de recherche et d'exploitation sont interdits à l'intérieur des parcs et aires
protégés.
En cas d'envahissement de ces zones protégées dans l'objectif d'y entreprendre les travaux visés à l'alinéa
précédent, les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées se saisissent de l'affaire, même en l'absence
de toute dénonciation formulée par des tiers.
Elles peuvent requérir l'intervention des forces de l'ordre, s'il y a lieu, ou, si elles n'en disposent pas, saisir les
représentants de l'Etat les plus proches.

CHAPITRE III
Des zones d’interdiction
ou de protection

Art. 105 - Aucun travail de recherche ou d'exploitation minière ne peut être ouvert à la surface, dans une zone
de quatre-vingts (80) mètres sans préjudice de restrictions particulières éventuelles :
1°/ à l'entour de propriétés closes de murs ou d'un dispositif équivalent ou de toute délimitation usitée dans la
région concernée, village, groupe d'habitations, puits et sources, édifices religieux, lieux de sépulture et lieux
considérés comme sacrés ou tabous, sans le consentement écrit suivant le cas, soit du propriétaire, soit des
autorités des Collectivités territoriales Décentralisées concernées;
2°/ de part et d'autre des voies de communication, conduites d'eau et généralement à l'entour de tous travaux
d'utilité publique de sites archéologiques, de sites culturels, de sites culturels et touristiques classés et ouvrages
d'art sans autorisation du Ministre chargé des Mines après avis conforme des autorités compétentes.

Art. 106 - Des zones de protection supplémentaires pourront être prescrits, par arrêté du Ministre chargé des
Mines, pour la protection des édifices et agglomérations, sources, voies de communication ouvrages d'art et
travaux d'utilité publique en tous points où il serait jugé nécessaire dans l’intérêt général à la demande des
intéressés et après enquête.
A l'intérieur des zones, la recherche et l'exploitation minières pourront être soumises à certaines conditions.
Le titulaire d’un permis minier qui justifie d’un préjudice lié à une réduction de ses droits de recherche ou
d'exploitation due à la création d'une zone supplémentaire de protection, a droit à une indemnisation dont la
valeur sera équivalente à la juste valeur des droits amputés. La preuve du préjudice et de la valeur de la
réduction des droits incombe au titulaire. L’indemnité est payable par le Ministère chargé des Mines, dans un
délai de six (6) mois à compter de la date de l’Administration des preuves par le titulaire.

Art. 107 - en cas de carence des textes instituant des aires protégées ou des zones sensibles la délimitation, des
zones supplémentaires de sécurité à leur adjoindre est fixée par la réglementation sectoriel sur la protection de
l’environnement, après avis du Ministre chargé des Mines.

CHAPITRE IV
De la sécurité, de l’hygiène
et des accidents de travail

Art. 108 - Le titulaire est tenu d’exploiter au mieux les gisements et de se conformer aux mesures générales ou
particuliers pouvant être ordonnées pour une meilleure utilisation des ressources.
Pour la conduite des travaux des mines ou de carrières, pour assurer la sûreté de la surface et la protection de
l’environnement, la sécurité et l’hygiène du personnel employé, ainsi que la conservation de la mine ou des
mines voisines, les règles a observer seront édictées en tant que de besoin par voie réglementaire. Aucune
indemnité n'est due au titulaire pour tout préjudice résultant de l'application d’éventuelles mesures ordonnées
par l’Administration minière dans les cas de manquement aux prescriptions du présent article, pour une mise en
conformité avec les textes réglementaires régissant les travaux de mines et carrières.

Art. 109 - Le titulaire d'un permis minier dans tous travaux de mines et de carrières est tenu de respecter les
règles d’hygiène, de salubrité de santé publique, de sécurité du travail de radioprotection, les droits des
propriétaires individuels ou collectifs, les édifices culturels et culturels, conformément aux textes en vigueur.

Art. 110 - Pour des raisons de sécurité, toute ouverture ou fermeture de centre de recherches ou d’exploitation
de mines ou de carrières, toute exécution d’ouvrages souterrains, et tous travaux de recherche géologiques et
minières, quel qu'en soit l’objet, doivent déclarés au préalable au Ministère chargé :des Mines.

Art. 111 - Tout accident survenu dans une mine ou dans une carrière ou leurs dépendances, est porté par le
titulaire à la connaissance des Ministères respectivement chargés des Mines, du Travail et de la santé publique,
dans le plus brefs délais, ainsi que de l’utilité de la Gendarmerie territorialement compétente.

CHAPITRE V
De la construction et de
l’entretien des infrastructures

Art. 112 - Les titulaires de Permis minier sont autorisés à construire et maintenir toutes les infrastructures
nécessaires aux activités liées aux permis ou à l’autorisation environnementale y afférente, conformément aux
dispositions de présent chapitre.

Art. 113 - Toute infrastructure construite par le titulaire d'un permis minier fait l’objet d'un plan soumis à
l’Autorité compétente pour visa, après avoir reçu l'accord des autorités des Collectivités Territoriales
Décentralisés.

Art. 114 - Les voies de communication créées par le titulaire à l’intérieur ou à l'extérieur du périmètre minier
peuvent, être utilisé, lorsequ’il n'en résulte aucun obstacle pour l’exploitation et sous réserve de l'accord du
titulaire pour les services des établissements miniers, industriels et commerciaux voisins sur leur demande, et
être ouvertes éventuellement à l'usage public, moyennant compensation fixée d'accord parties, comportant une
juste indemnisation et une participation des intéressés à l'entretien desdites voies.

Art. l15 - Toute infrastructure d’utilité publique construite par le titulaire d'un permis minier, qui reste en place
à expiration de la validité de son permis, augmente les biens du domaine public, sauf accord contraire entre les
parties.
CHAPITRE VI
Des registres et des comptes-rendus
Art. l16 - Les taxes d'application du présent Code fixent:
- les document, à tenir a jour sur tout centre de recherches ou d'exploitation de mines ;
- les documents comptables afférents aux diverses phases de l'activité du titulaire ;
- la nature et la forme des rapports que les titulaires de permis miniers ont l'obligation de fournir annuellement à
l’Administration minière sur le déroulement des travaux, les résultats de la recherche. la main d’oeuvre
employée, le tonnage extrait, transformé, vendu ou expédié ;
- les modalités de vente, de transport, de commerce, de transformation des substances minières, les registres et
les documents y afférents.

CHAPITRE VII
De la redevance minière

Art. 117 - Les produits de mines extraits donnent lieu au paiement d'une redevance minière dont le montant, est
équivalent à 2% de leur valeur à la première vente.
En absence de facture établie à l’occasion de la première vente ou dans le cas de minoration de factures
constatée par l'Administration minière, cette dernière procède à la fixation de l’assiette de la redevance minière
sur la base des information afférentes aux produits vendus contenues dans le registre des laissez-passer tenu par;
le titulaire et des cours moyens pratiqués, sur le marché libre, durant l'année considérée.
Le paiement de la redevance minière est à la charge du titulaire, sauf pour celle sur l'or produit par orpaillage qui
est dû par le collecteur agréé.
Un arrêté conjoint des Ministres respectivement chargés des Mines et des Finances précise les modalités de
recouvrement de la redevance minière sur les produits des mines.
Aucun autre ristourne non prévue au présent Code, n'est exigible sur les produits des mines.
Art. 118.- Sont exclues du calcul de la redevance minière les quantités de substances dont l’utilisation par
l’exploitant pour les besoins propres de ses travaux de recherche ou d'exploitation est justifiée.
Dans la cas où les substances extraites sont destinées à être utilisées comme intrants dans la valorisation d’autre
substances, dans le cadre d'une activité intégrée, la redevance minière est assise sur la produit issu de cette
valorisation. Le cas échéant, l’Administration minière prend toutes mesures visant à l’affectation de leurs parts
respectives aux Provinces Autonomes dans la circonscription desquelles ont été extraite ces substances brutes

Art. 119 - Les recettes de la redevance minière sont réparties entre la Province Autonome concernée, le bureau
du Cadastre Minier, l'Agence de l'Or et le Budget Général, suivant des taux fixés par voie réglementaire.

Art. 120 - Le cas échéant: le produit de la redevance due sur l'extraction ou le ramassage de fossiles, de
Célestite: d’aragonite ou de septaria, est réparti entre les entités visées à l'article 179 ci-dessus suivant des taux:
fixés par voies réglementaires.

CHAPITRE VIII
Des inspections
Art. 121 - Chaque centre de recherche et/ou d’exploitation minières, chaque magasin de vente ou de stockage de
produits de mines à l'état brut ou travaillé, chaque entrepôt de l'exportateur de produits de mines sont soumis à
l’inspection sur les lieux.
Les inspections ont pour objet de vérifier l’accomplissement de leurs obligations par les titulaires.
D'une manière générale, tous les documents et livres obligatoires sont soumis au contrôle des agents chargé c:..
inspections.

Art. 122 - Les modalités des inspections sont fixées par voie réglementaire.
TITRE VI
Des relations des titulaires avec les propriétaires
des sols et des relations entre les titulaires

CHAPITRE PREMIER
Des généralités

Art. 123 - Au cas où des contestations entre particuliers concernant les permis miniers sont portées devant les
tribunaux, les rapports et avis des agents assermentés de l’Administration minière peuvent valoir rapports
d'experts. Les frais d’expertise sont, dans ce cas, liquidés par les tribunaux au profit du Ministère chargé des
mines.

Art. 124 - Les litiges entre titulaires ou entre titulaires et propriétaires des sols, seront portés par devant
l’Autorité compétente de la Province Autonome concernée, qui saisira le Comité Provincial des Mines du
ressort aux fins de règlement à l’amiable.
Le cas échéant, les tribunaux statueront en dernier ressort.

CHAPITRE II
Des relations des titulaires
avec les propriétaires des sols

Art. 125 - Le titulaire du permis minier et le propriétaire du sol conviennent par contrat de bail, de leurs droits et
obligations respectifs.
A défaut de contrat de bail et si le titulaire a réalisé des travaux sur une parcelle dont le propriétaire réclamerait
la jouissance par la suite, le titulaire n'a droit qu'au remboursement par le propriétaire des dépenses engagées par
lui et rendues inutiles par son éviction, compensation faite, s'il y a lieu, des avantages qu’il aurait pu en tirer.
Le titulaire d'un permis d’exploitation peut disposer pour les besoins de son exploitation minière et des industrie
qui s'y rattachent, des substances de carrières dont les travaux d'exploitation entraînent nécessairement
l'enlèvement, moyennant le paiement d'une juste indemnisation. Le propriétaire du sol peut réclamer la
disposition des substances qui ne seraient pas ainsi utilisées par l'exploitant, A moins qu’elles ne proviennent du
traitement des substances minières extraites.

Art. 126 - Le titulaire a l'obligation d'informer le propriétaire du sol, de son droit d'occuper la portion de la
propriété couverte par son permis minier, en particulier les terrains nécessaires à son activité et au industries qui
s'y rattachent.
En dehors des travaux de recherche et d'exploitation proprement dits, font partie des activités industrielles et
travaux visés ci-dessus, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du périmètre minier :
. l’établissement et l’exploitation des centrales, postes et lignes tant en ce qui concerne l’électricité que la
télécommunication, en vue exclusivement de ses propres besoins et ce; nonobstant les dispositions spécifiques
légales et réglementaires concernant ses activités .
. les ouvrages de secours y compris les puits et galeries destinés à faciliter l’aérage et l’écoulement des eaux ;
. le préparation, le lavage, la concentration, le traitement mécanique, chimique, métallurgique ou bactériologique
des minerais extraits, l'agglomération, la distillation, la gazéification des combustibles ;
. le stockage et la mise en dépôt des produits et déchets
. les constructions destinées aux logements, à l'hygiène et aux soins du personnel ; les cultures vivrières
destinées à son ravitaillement ;
. l’établissement de toutes voies de communication notamment les rigoles, canaux canalisation, pipelines,
convoyeurs à bande, voies ferrées, câbles aériens ports fluviaux marines, terrains d’atterrissage ;
. l’établissement des bornes-repères des bornes de délimitation.
Il a l’obligation de demander au propriétaire ou sol, ou aux titulaires de droits fonciers ou aux usufruitiers,
autorisation .
1°/ à l’intérieur du périmètre minier, de couper le bois nécessaire à ses travaux moyennant une juste
compensation conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur :
2°/ à l'extérieur du périmètre, d'exécuter les travaux nécessaires à son activité, d’aménager toutes voies de
communication, tous ouvrages de secours et d'occuper les terrains correspondants.
A défaut d'accord amiable et, en cas de besoin, le titulaire peut avant tout recours éventuel à la juridiction
compétente faire valoir ses droits vis-à-vis du propriétaire du sol concerné, auprès des autorités des collectivités
Territoriales Décentralisées du ressort, en vue d'engager un. procédure de conciliation.
En tout cas de cause, le titulaire peut réaliser ces travaux dans la mesure où ceux-ci peuvent être déclarés
d’utilité publique.

Art. 127 - Les modalités de l'autorisation donne par les personnes énoncées au deuxième alinéa de l'article 126
ci-dessus, sont précisées par voie réglementaire.
Dans le cas où le propriétaire du sol n'a pas sa résidence sur le périmètre octroyé au titulaire et que ce dernier se
trouve dans l’impossibilité d'entrer en contact avec lui les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées
du ressort en sont informées par le titulaire Elles sont alors chargées d’établir les contacts entre le titulaire et le
propriétaire du sol.

Art. 128 - Les projets de travaux d'aménagement et d'installation visés à l'article 126, ci-dessus, peuvent, sur
demande adressée par le titulaire au Ministère chargé des Mines être déclarés d’utilité publique exclusivement
dans les cas et conditions prévus par les dispositions de l'ordonnance n° 62-023 du 19 septembre 1962 relative à
l'expropriation pour cause d’utilité publique, à l'acquisition à l’amiable des propriétés immobilières par l’Etat ou
les Collectivités publiques, sous réserve des obligations particulières ou complémentaires qui peuvent être
imposées au titulaire.
Les frais, indemnités et d'une manière générale toutes las charges résultant de la procédure d'expropriation sont
supportées par le titulaire.

Art. 129 - Le titulaire est tenu de réparer tout dommage que ces travaux pourraient occasionner à la propriété
superficie privée ou publique, ainsi qu'à l'environnement.
Il ne doit en ce qui concerne le dommage causé au propriétaire du sol, privé ou public, qu'une indemnité
correspondante à la valeur estimée du préjudice subi.

CHAPITRE III
Des relations entre les titulaires
Art. 130 - Dans le cas où il serait reconnu nécessaire d'exécuter des travaux ayant pour but soit de mettre en
communication des mines voisines pour l’aérage ou l’écoulement des eaux. soit d'ouvrir des voies d'aérage,
d’assèchement ou de secours destinées au service des mines voisines, les titulaires ne peuvent s’opposer à
l'exécution des travaux et sont tenus d'y participer chacun dans la proportion de son intérêt.

Art. 131 - Lorsque les travaux d'exploitation d'une mine occasionne des dommages à l’exploitant d’une autre
mine voisine, l’auteur des travaux en doit la préparation conformément aux règles de la responsabilité civils
telles qu’elles sont définies dans la Théorie Générale des Obligations.

Art. 132 - Un investison de largeur suffisante peut être prescrit pour éviter que las travaux d’une mine puissent
être mis en communication avec ceux d'une mine voisine déjà instituée. L’établissement de cet investison ne
peut donner lieu à indemnité à la charge du titulaire d'une mine au profit de l’autre.

TITRE VII
De la détention, du transport, de la
transformation, et de la commercialisation des
produits des mines

CHAPITRE PREMIER
Des collections personnelles

Art. 133 - La détention de pierres et minéraux destinés à des collections personnelles n’est soumise a aucune
formalité.
Toute sortie du Territoire National de collections personnelles fait l’objet autorisation préalable du Ministère
chargé ces Mines.
La notion de collection personnelle est définie par arrêté du Ministre chargé des mines
CHAPITRE II
Du transport
Art. 134 - La détention et le transport des produits des mines font l’objet de registre et de laisser passer selon
une procédure définie dans les textes d’application du présent Code.
Tout transport de produits de mines en dehors du périmètre octroyé au titulaire ou du périmètre du projet, visé à
l’article 38 du présent Code, selon le cas, fait l’objet d'un laissez-passer réglementaire.
Toutefois en ce qui concerne les collecteurs agréés pour la collecte des produits de l’orpaillage, à l’intérieur de
leurs zones d'opération, le régime défini au titre III du présent Code ainsi que, le cas échéant, par voie
réglementaire leur est applicable.

Art. 135 - L'exportation de produits de mines ainsi que de fossiles non prohibés à des fins autres que
commerciales, y compris les envois d'échantillons de produits de la prospection ou de la recherche minières aux
fins d'analyses et d'essais industriels est libre, sous réserve de la déclaration préalable à l’Administration,
minière et sur production de laissez-passer réglementaire
La quantités autorisée est fixée, suivant les substances exportées par voie réglementaire.

CHAPITRE III
De la transformation
Art. 136 - Les dispositions du présent Chapitre sont applicables aux établissements ou parties d’établissements
industriels et artisanaux travaillant les substances minières.
Art. 137 - Les établissements ou parties d'établissements de transformation des substances devront se conformer
aux lois et règlements en vigueur sur le territoire National et particulièrement dispositions du présent Code.

Art. 138 - Les établissements ou parties d'établissements sont classés du point de vue de leur nuisance ; ils sont
distingués en deux catégories :
· établissement incommodes, insalubres ou dangereux.
· établissements dont l'exploitation et le voisinage ne présentent pas de tels inconvénients.

Art. 139 - Les établissements ou parties d’établissements incommodes, insalubre ou dangereux sont soumis aux
lois et règlements en vigueur relatifs aux mines à l’industrie; au droit du travail et de la Santé publique.

Art. 140 - Les établissements ou parties d'établissements visés à l'article 137 ci-dessus font l'objet de déclaration
à l’Administration minière.
Leur mise en service requiert l'autorisation de l'Administration minière, qui est donnée après constat des lieux
pour vérifier leur conformité aux lois et règlements en vigueur visés à l'article 139 précédent, ainsi qu’au plan
d’engagement environnemental ou à l’étude d'impact environnemental approuvés.

Art. 141 - Pour le contrôle des produits des mines utilisés dans les établissements ou parties d’établissement de
transformation, il sera tenu compte notamment des matières premières brutes et des produits finis.

Art. 142 - L’autorisation de mise en service des établissements ou parties d’établissement de transformation
industrielle des produits des mines. dans le cadre d’une activité minière intégrée, est donnée conjointement par
les Ministères respectivement chargés des Mines et des Industries.

CHAPITRE IV
De la commercialisation
Art. 143 - La commercialisation des produits de la prospection est strictement interdite.

Art. 144 - La commercialisation des produits de la recherche extraits par le titulaire d'un permis « R » est
strictement interdite.

Art. 145 - Le commercialisation des produits de l’exploitation par le titulaire du permis ou le commerçant
patenté est libre, sous réserve de se conformer à la réglementation en la matière.
Art. 146 - Tout commerçant de substances minérales a l’obligation de se conformer aux dispositions du Code de
Commerce ainsi qu’à celles du présent Code.

Art. 147 - L'exercice de l'activité de collecteur des produits des mines est conditionné Far )'l’autorisation
délivrée par ï Administration minière, nonobstant la détention d’une carte professionnelle valide, délivrée Far 12
service compétent.
Le collecteur concerné a l'obligation de tenir les registres des documents prescrits pour l'exercice du commerce
des produits de mines.

Art. 148 - L'exportation des produits des mines, ainsi que des substances de carrière et des fossiles, est soumise
à un contrôle de conformité effectué par l’Administration minière, par rapport à la déclaration souscrite par
l'exportateur.

Art. 149 - Toute déclaration d'exportation de substances minérales est accompagnée du laissez-passer
réglementaire correspondant aux dites substances.
Les exportations de substances minérales sont soumises, en outre, à !a réglementation sur le rapatriement des
devises.

Art. 150 - Toute exportation de pierres et de métaux précieux. ainsi que de pierres semi-précieuses, toute
exportation d'échantillons de produits de mines destinés à l’industrie ou de produits de mines transformés par les
industries locales, sont soumises au contrôle de qualité et de conformité par rapport aux déclarations souscrites
par l’exportateur, conformément aux modalités fixées par arrêté du Ministre chargé des Mines ou par arrêté
conjoint de ce dernier et des autres Ministres concernés, selon le cas.
Pour l’exportation en quantité importante des produits de mines destinés à l’industrie et des produits de mines
transformés par les industries locales, le contrôle de conformité est effectué par échantillonnage.
Le certificat de conformité délivré par l’Administration minière, constitue l'acte administratif unique requis pour
la sortie du Territoire National des pierres et des métaux précieux, ainsi que des pierres semi-précieuses.

Art. 151 - Dans le cadre du contrôle des registres, laissez-passer et documents annexes tenus par les titulaires
doivent communiqués à la première, réquisition des Administrations fiscale et/ou douanière sous peine d’une
inculpation pour refus d’exercice ou d'opposition aux fonctions prévues par le Code Général des impôts et le
Code des Douanes.

Art. 152 - II est strictement interdit de commercialiser comme des pierres naturelles les pierre synthétique, les
pierre d’imitation, les pierres composées, les pierres traités. Il est également interdit de commercialiser des
pierre d’origine malagasy , comme des pierres d'importation ou vice versa

Art. 153 - Le poinçonnage est obligatoire sur les bijoux en or, en argent commercialisés sur le marché national
ou exporté.

TITRE VIII
De la garantie de stabilité
des investissements miniers
Art. 154 - Une garantie de stabilité peut être accordée aux investissements miniers remplissant les critères
définis à l’article 157 ci-dessous. Pour en bénéficier, l'investisseur déclare choisir cette option.
La stabilité porte sur les régimes juridique, fiscal et douanier, ainsi que sur celui des changes.
Cette stabilité ne comporte aucune dérogation aux lois et règlements en vigueur l’investisseur ayant choisi cette
option est garanti du maintien Ce la stabilité des dispositions légales et réglementaires concernant; les régime
précités, en vigueur au moment de l'accomplissement de la formalité de déclaration de l’option.
Aucune modification de la loi ou de la réglementation relative aux régimes visés au deuxième alinéa, prenant
effet après la date de l’option ne sera applicable à l’investissement pendant la durée de la garantie.

Art. 155 - Nonobstant les dispositions de l’article précèdent, l’investisseur peut solliciter le bénéfice de mesures
plus favorables qui pourraient intervenir postérieurement à la date de l'option pour la stabilité.
Les nouvelles mesures qui seraient plus défavorables que celles en vigueur au moment de la date de l’option, ne
seront; pas applicables à l’investisseur .
Art. 156 - La formalité de déclaration de l’option pour la garantie de stabilité est constatée par un document
dont le modèle est fixé par voie réglementaire.

Art. 157 - Peuvent bénéficier de la garantie de stabilité les investissements dans la recherche et dans
l’exportation minière d’un montant minimum de deux milliards cinq millions de francs malagasy (2.500.000
Fmg) , que les promoteurs s’engagent à réaliser suivant le plan présenté au moment de l’option.

Art. 158 - La garantie de stabilité assure à l’investisseur, notamment :


. la liberté de se faire ouvrir des comptes en devises auprès des banques commerciales locales ou
étrangères conformément à la réglementation en vigueur ;
. le droit de transférer à l’extérieur conformément aux textes en vigueur au moment de la déclaration
d’option les montants en devises nécessaires aux besoins du projet en particulier :
. l’achat de biens et services auprès des fournisseurs étrangers ;
. l’acquisition ou la location de l’équipement fabriqué ou commercialisé à l’étranger :
. le service de la dette étrangère ( y compris le principal, les intérêts, les commissions et les pénalités),
dans le cadre du plan de financement du projet ;
. le paiement des commissions aux tiers pour des services rendus au projet à l’étranger
. le paiement des honoraires aux personnes résidant à l’extérieur, pour les services rendus ;
. le paiement des « royalties » pour des droits accordés à l'investisseur par des tiers étrangers,
. le coût des employés expatriés et la formation à l'étranger des employés malagasy ;
. la distribution aux actionnaires étrangers des dividendes sur les bénéfices nets ;
. le rapatriement par l'investisseur; des recettes de ses ventes d’actions ;
. le rapatriement, par l'investisseur, des recettes de la liquidation de l’investissement ou de
l’indemnisation payée en cas d'expropriation par l'Etat ;
. la possibilité de transfert des devises pour l’achat ou la location ces équipements du projet. sans
formalité supplémentaire, dès lors que lesdits équipements sont l'objet d'une liste présentée en même temps que
le plan d'investissement au moment de la déclaration d'option pour le régime de stabilité ;
. la possibilité de pratiquer un amortissement accéléré pour les investissements en équipements prévus
dans le plan, soumis à l’Administration au moment de l'option .
. la possibilité de recapitaliser, au moment de l’option et conformément aux textes en vigueur, toutes les
dépenses en investissement dans la phase de recherche et de pratiquer l'amortissement accéléré sur les montants
ainsi recapitalisés.
L’énumération, ainsi que les modalités des avantages auxquels le régime de stabilité donne droit, sont précisé,
par voie réglementaire.

Art. 159 - La durée de la stabilité garantie à l'investisseur varie suivant les seuils d'investissement ci-après.
. huit (8) ans pour les investissements allant de 2.500.000.000 a 25.000.000.000 FMG exclus :
. quinze (15) ans pour les investissements allant de 25.000.000.000 à 2 50.000 000.000 FMG exclus ;
. vingt (20) ans pour les investissements allant de 250.000.000.000 FMG à 1.000.000.000.000 FMG
inclus.
Le régime applicable aux investissements excédant 1.000.000.000.000 FMG sera fixé par une loi sur les grands
investissements.
Les seuils fixés ci-dessus seront actualisés en tant que de besoin, par indexation sur la valeur du droit de tirage
spécial du Fonds Monétaire International.

Art. 160 - Les suivi et contrôle de la mise en oeuvre, par l'investisseur ou Plan d'investissement remis au
moment de la formalité de déclaration d'option pour le régime de stabilité, relèvent du Ministère chargé des
Mines qui Peut opérer conjointement avec d'autres départements en tant que de besoin.
Les modalités des suivi et contrôle sont définies dans le décret d'application du présent Code.

Art. 161 - Toutes les obligations qui s'imposent a tout investisseur dans le secteur minier s’appliquent à celui
qui opté pour le régime de stabilité.

Art. 162 - L'investisseur ne peut continuer à bénéficier du régime de stabilité en cas de non-réalisation du plan
de financement souscrit.

Art. 163 - Tout litige pouvant survenir pendant la durée de la stabilité garantie, est soumis à arbitrage avant
toute autre voie de recours.
TITRE IX
Des infractions et des
manquements aux obligations

CHAPITRE PREMIER
Des infractions et des pénalités

Art. 164 - On entend par infractions minières, les violations des dispositions du Code minier et de ses textes
d’application.
Elles peuvent constituer des infractions d'ordre économique ou touchant à l'ordre public économique, ou
touchant à la protection de l'environnement.

Art. 165 - Les actes de recherche ou d'exploitation de substances minérales. de substances de carrières ou des
fossiles, sciemment commis et dûment constatés, à l'intérieur des aires protégées, ainsi que le recel en
connaissance de cause des produits desdits actes constituent des crimes.
Les auteurs desdits actes, les coauteurs ainsi que leurs complices, et les receleurs des produits de mines ou des
fossiles provenant de cette activité illicite, sont punis d'une peine de travaux forcés à temps de cinq (5) ans à dix
(10) ans et d'une amende de 5.000.000 à 50.000.000 FMG, sans préjudice des dommages Intérêts que la Cour
peut toujours prononcer au bénéfice des parties civiles
Les substances ainsi que les fossiles ainsi extraits sont obligatoirement saisis et le tribunal en prononcera la
confiscation.

Art. 166 - Les personnes qui se livrent, sciemment et en connaissance de cause à des actes de destruction d'un
gîte fossilifère protégé ou non commettent des crimes qui sont punis des peines édictées à l'article 165
précèdent.

Art. 167 - Les groupes de personnes qui envahissent et occupent les périmètres miniers réglementairement
octroyés à fin d'y entreprendre des activités de nature à empêcher leurs titulaires d’exercer leur profession ou de
les spolier de leurs droits, commettent un crime et sont punis d'une peine de travaux forcés de cinq (5) ans à dix
(10) ans et d'une amende de 5.000.000 à 50.000.000 de FMG ou de l'une ce ces deux peines seulement.

Art. 168 - Les personnes qui en connaissance de cause, détiennent achètent vendent ou mettent en circulation
des fossiles prohibés ou dont il est démontré qu'ils proviennent de gîtes fossilifères classés patrimoine national,
sont punies d'une peine d’emprisonnement de un (1) an à cinq (5) ans et d'une amende de 1.000.000 à
25.000.000 de FMG ou de l'une de ces deux peines seulement.
Toutefois si les actes précédemment énumérés sont perpétrés dans le cadre d'un trafic organisé, ils constituent
Ces crimes et leurs auteurs, coauteurs, leurs complices que les receleurs sont punis d'une peine Ce travaux
forcés à temps de cinq (5) ans à dix (10) ans et d’une amende de 5.000.000 à 50.000.000 de FMG.
Dons tous les cas, les fossiles sont saisis et leur confiscation prononcée par le tribunal.

Art. 169 - Les auteurs, coauteurs et complices des actes ci-après énumérés, qui constituent des délits, sont punis
d'une peine d'emprisonnement de un (1) an à cinq (5) ans et d'une amende de 1.000.000 à 25.000.000 de FMG,
ou de l'une de ces deux peines seulement. Les peines édictées sont assorties accessoirement de la saisie des
substances ou des fossiles non prohibés objet de l'infraction ou obtenus grâce à sa commission. Il s'agit des actes
:
1) de détention illicite, d'achat ou de vente ou de mise en circulation à titre gratuit des substances
minérales ou des fossiles non prohibés, sans pièces justificatives ou avec des pièces justificatives sciemment
établies de façon inexacte ;
2) de fausse déclaration sciemment souscrite en vue de l’obtention d’un permis minier .
3) de fausse déclaration sciemment souscrite en vue de l'obtention d'une autorisation de mise en
circulation ou d'exportation de substances minérales ou de fossiles non prohibés ,
4) de falsification d'un permis minier;
5) de mise en circulation ou d'utilisation illicites à autre gratuit ou onéreux. de laissez-passer ou de tout
document portant autorisation de mise en circulation ou de commercialisation de substances minérales ou de
fossiles non prohibés ;
6) de détention, d'achat ou de vente à domicile ou par colportage de substances minérales ou de fossiles
non prohibés, en connaissance de leur origine frauduleuse : dans le cas de colportage, les moyens de pesage ou
autres matériels utilisés pour la vente ou pour l'achat sont, en outre, obligatoirement saisis et leur confiscation
prononcée par le tribunal ; le moyen de transport utilisé à l'occasion de la vente par colportage, et qui appartient
à l'auteur de l'infraction, est saisi en garantie de l'amende, à défaut de consignation maximale ou de caution
solvable ;
7) de falsification des appellations des substances minérales ou de certification de fausses appellations
de ces substances;
8) de prospection, de recherche ou d'exploitation illicites de substances minérales ou de fossiles non
prohibés le cas échéant, la confiscation le substances et des moyens d'exploitation (outils, matériels, engins,
moyens de transport ... ) est prononcée par les tribunaux ; sont considérés comme illicites, tous travaux de
recherche ou d'exploitation sciemment effectués sans permis minier correspondant à la fois aux substances
exploitées et aux périmètres concernés ;
9) de falsification des documents sur les résultats de la recherche obtenus sur un périmètre minier ;
10) d'omission de déclaration de la découverte d'un ou des gisements fossilifères à l'intérieur du
périmètre , attribué ;
11) de commercialisation ou d'exportation de bijoux en or ou en argent non poinçonnés ;
12) de violation, à l'occasion de travaux miniers des édifices ou des sites cultuels ou culturels ; dans ce
cas, l'interdiction de séjour dans la localité où l'infraction a été commise, allant de deux (2) à cinq (5) ans
d’interdiction, est prononcée par le tribunal.

Art. 170 - Les auteurs des actes ci-après énumérés, qui constituent des délits, sont punis d'une peine
d'emprisonnement de un (1 ) mois 9 cinq (5) ans et d'une amende de 1.000 000 à 10.000.000 de FMG, ou de
l'une de ces deux peines seulement. II s'agit des actes :
1) de prospection de substances minérales, de substances de carrière ou de fossiles à l'intérieur des aires
protégées ;
2) de mutilation et de destruction volontaires de fossiles prohibés ou non, à l'exclusion des fossiles non
prohibés qui sont travaillés en vue d'une mise en valeur commerciale ;
3) de violation par une personne isolée d'un périmètre minier institué, par le déplacement des bornes
repères ou de délimitation du périmètre, par l'exécution d'actes de prospection, de recherches ou d'exploitation
minières, les substances ou fossiles non prohibés extraits à l'occasion de la prospection, de la recherche ou de
l'exploitation minières, sont obligatoirement saisis.
4) de déplacement de bornes-repères ou de délimitation des périmètres miniers sans autorisation de
l’Administration minière, dans le cas où le titulaire a exécuté cette formalité facultative.

Art. 171 - toute infraction non prévue par le présent Code est réprimée conformément aux dispositions du droit
commun.

CHAPITRE II
Des manquements aux obligations
et des mesures administratives

Art. 172 - Le non-paiement des frais d’administration minière annuels par carré dans le délai légal est
sanctionné par l'annulation du permis correspondant, après épuisement des procédures de droit.

Art. 173 - Toute faute grave commise par le titulaire est passible de la suspension temporaire et immédiate des
travaux, décidée par le Ministre chargé des Mines ou son représentant, après mise en demeure conformément
aux procédures légales et réglementaires
Les durées des suspensions, fixées par voie réglementaire, seront fonction de l’ampleur de l'impact de la faute
sur la santé et la sécurité publiques, ainsi que sur l'environnement.
Après constat des Autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées concernées et sur leur demande, le
Ministre chargé des Mines ou son représentant peut imposer au titulaire les travaux qu’elles jugent nécessaires
pour la protection de la santé. de l'environnement, des travailleurs ou des mines voisines en cas de défaillance du
titulaire, l’Administration minière peut faire exécuter lesdits travaux par des tiers aux frais du titulaire.

Art. 174 - La tenue irrégulière, dûment constatées documents obligatoires prescrits par les lois et règlements en
vigueur, est possible d'un avertissement par écrit dressé par l’Administration minière, si la faute ne constitue pas
une infraction.
En cas de récidive, une suspension des activités de l’opérateur minier peut être décidée par l’Administration
minière, après mise en demeure. Cette suspension a une durée de trois (3) mois.
A la fin de la période de suspension, l’Administration minière procède à un constat. Si l’irrégularité constatée a
disparu, la sanction est levée.
Dans le cas contraire, la suspension est reconduite pour une deuxième période de trois (3) mois.
Si la mise en demeure n’a pas encore reçu satisfaction à l'expiration de la deuxième période, le contrevenant est
passible d'une astreinte de 1.000.000 FMG par mois jusque à la régularisation.

Art. 175 - Si, à la fin des travaux de recherche et/ou d'exploitation, le titulaire d'un permis minier n'exécute pas
volontairement les obligations souscrites dans le document d'étude d'impact environnemental ou le plan
d'engagement environnemental, la confiscation, au profit de l’Administration minière, de la provision de
réhabilitation correspondante constituée par l'exploitant est prononcée Par le tribunal compétent, à la requête de
l’Administration minière.
Si la valeur de la provision ainsi confisquée ne suffit pas à couvrir les frais nécessaires A la remise en état des
sites concernés, l’Administration minière peut confier l'exécution des travaux correspondant à la valeur de la
différence, à un tiers. Les frais engagés pour la réalisation de ces travaux complémentaires sont mis à la charge
de l'exploitant défaillant.
Jusqu’à la fin des travaux, l'exploitant défaillant peut faire l'objet d'interdiction de sortie du territoire, prononcée
par le tribunal compétent à la requête de l’Administration minière.

Art. 176 - L'orpailleur ou le groupement d'orpailleurs qui ne se conformerait pas aux prescriptions données par
l’Administration minière ou l’Autorité de la Commune du ressort et qui visent à la sauvegarde et à la protection
de l'environnement, se verra retirer son autorisation, sans préjudice des dommages intérêts éventuels que ces
dernières peuvent demander en justice.

Art. 177 - Les travaux entrepris par le titulaire qui empiètent sur les zones d'interdiction définies à l'article 105
du présent Code font l'objet d'une suspension d'activités de trois (3) mois assortie de l'obligation de se retirer
desdites zones après avoir réparé tout dommage éventuellement causé au site.
Si, au bout de la période de suspension, le titulaire n’a pas encore dégagé les lieux, il est passible d'une astreinte
prononcée par le tribunal compétent, de 25.000 FMG par jour de retard.

Art. 178 - Le défaut de communication, pour tout permis minier, des rapports périodiques obligatoires dans le
délai réglementaire fait l'objet d'une lettre de rappel, dans laquelle est énoncée l'obligation de communiquer les
documents dans un délai de deux (2) mois.
A l'expiration du délai imparti, au cas où le défaillant n’a pas encore fourni les rapports exigés, il fait l'objet
dune mise en demeure.
La non satisfaction à la mise en demeure expose le défaillant à une amende de 250.000 FMG par mois de retard,
tout mois commencé étant dû en entier, prononcée par le tribunal compétent.

Art. 179 - En cas de retard dans le paiement de la redevance minière la somme due est majorée d'une pénalité
dont la toux est fixé à deux pour cent (2 % ) par mois de retard.
La majoration est applicable à l'échéance du délai de trois (3) mois compté à partir de la date d'émission de
l'ordre de versement réglementaire y afférent.

Art. 180 - L'excuse pour « force majeure » peut être admise pour les manquements aux obligations qui sont
sanctionnés par des mesures administratives
Constitue un cas de force majeure tout événement imprévisible, irrésistible, insurmontable et indépendant de la
volonté du titulaire qui l’empêche malgré ses meilleurs efforts, de remplir ses obligations.
les modalités d'application du présent article sont précisées dans le décret d'application du présent Code.

Art. 181 - Le délai pour donner satisfaction à la mise en demeure visée au présent Chapitre, est de trois (3)
mois.

CHAPITRE III
De la recherche et de la
constatation des infractions

Art. 182 - La Police des Mines est exercée sous l’Autorité du Ministre chargé des Mines.

Art. 183 - Les agents énumérés aux articles 188 et 189 ci-après, ont qualité pour procéder à la recherche des
infractions, aux enquêtes, saisies et perquisitions s'il y a lieu. La recherche des infractions inclut la possibilité de
fouille corporelle.
Ils sont tenus au secret professionnel dans les termes de l'article 37B du Code pénal et passibles des peines
prévues audit article. Toutefois, cette disposition ne s'oppose pas :
. à l'échange de renseignements avec les différents services fiscaux de la République ;
. aux renseignements demandés par le juge d'instruction en charge du dossier, qui concernent uniquement les
faits incriminés, lorsqu'une plainte régulière a été déposée et une information judiciaire ouverte.
Les autorités des Collectivités Territoriales décentralisées n'ayant pas qualité pour verbaliser en matière
d'infraction minière, peuvent concourir à la constatation en qualités auxiliaires. Ils peuvent saisir les agents
énumérés à l'article 188 ci-après.
Dans ce cas leurs rapports qui n’ont que valeur de renseignements, peuvent toutefois servir de base pour la
rédaction des procès-verbaux.
Toute personne ayant connaissance de l’existence d'une infraction aux dispositions du présent Code peuvent
également saisir les agents énumérés à l'article 188 ci-après.

Art. 184 - Les agents de l’Administration minière habilités à constater les infractions en matière minière doivent
être porteurs de leur carte de commission, dont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Ils exhibent cette pièce avec l'ordre de mission afférente à leur intervention.

Art. 185 - Les autorités civiles et les représentants de la force publique prêteront aide et assistance aux agents
habilités à la recherche des infractions dans l'exercice de leurs fonctions toutes les fois qu'ils en seront requis.

Art. 186 - Les autorités locales ainsi que les agents des forces de l’ordre qui refusent d'obtempérer à toute
réquisition écrite des agents de l’Administration minière dans l'exercice de leurs fonctions, sont passibles des
peines prévues, selon le cas au Code Pénal ou par la loi n° 94-008 du 26 Avril 1995 fixant les règles relatives à
l'organisation, au fonctionnement et aux attributions des Collectivités Territoriales décentralisés.

SECTION PREMIERE
Des procès-verbaux

Art. 187 - Toute Infraction au présent Code ainsi qu’à à ses textes d'application est constatée par un procès-
verbal rédigé en une seule expédition. Il en est fait copie pour le nombre d'exemplaires jugés nécessaires. Ces
copies sont certifiées conformes par les agents verbalisateurs.
Conformément à l’article 132 du Code de Procédure pénale, l'original du procès-verbal est envoyé d'office au
Procureur du Tribunal compétent.

Art. 188 - Les infractions au présent Code ainsi qu'à ses textes d'application sont constatées sur procès-verbaux
par des agents assermentés de l'Administration minière aux grades d'ingénieur, de technicien supérieur, d'adjoint
technique de spécialités mines ou géologie, ainsi que par des officiers de police judiciaire.

Art. 189 - Les agents non assermentés de l'Administration minière, qui n'ont pas qualité pour verbaliser,
peuvent concourir à la répression comme auxiliaires des agents énumérés à l'article 188 ci-dessus.

Art. 190 - Les procès-verbaux doivent indiquer qu'ils sont établis à la requête du Ministre chargé des Mines et
que les poursuites sont effectuées à la diligence du Directeur central ou du Directeur Provincial du Ministère
chargé des Mines.
Les termes de la réquisition établie au nom de l’officier de police judiciaire et indiquant le corps d'attachement
et son grade, doit être Transcrite en tête du procès-verbal.
Les procès-verbaux doivent énoncer notamment :
1 ) Les noms et prénom(s) du Directeur chargé des poursuites ainsi que le domicile par lui élu ;
2) Les nom, prénom(s), qualité et domicile du ou des agents verbalisateurs et/ou intervenants ;
3) Les circonstances dans lesquelles l’infraction a été constatée ;
4) L'état civil du contrevenant ou de son représentant responsable dûment mandaté, avec son domicile élu ;
5) La notification au contrevenant ou à son représentant responsable dûment mandaté de son droit d'avoir un
défenseur ;
6) Le cas échéant, l‘identité du défenseur;
7) La nature précise de l'infraction ;
8) La sommation qui aura été portée au contrevenant ou son représentant responsable dûment mandaté d'assister
à l’établissement du procès-verbal ;
9) S'il y a lieu, les déclarations du contrevenant ou de son représentant responsable dûment mandaté et/ou des
témoins ;
10) La lecture au contrevenant ou à son représentant responsable dûment mandaté du procès-verbal ainsi établit
le cas échéant, la déclaration des saisies réelles et/ou fictives ;
11 ) Les lieu et date des saisies, si elles ont été effectuées, ainsi que la description des objets saisis suivie de leur
évaluation ;
12) Les noms, qualité et domicile du gardien lorsqu’il y a saisie réelle ; le cas échéant, la désignation du lieu où
le contrevenant garde les objets fictivement saisis ;
13) Les lieux et dates de l’établissement du procès-verbal ;
14) Les date et heure de la nature du procès-verbal ;
15) La notification du procès-verbal, après lecture, au contrevenant ou à son représentant responsable dûment
mandaté ;
16) La mention portée par le défenseur, tant sur la formel que sur le fond, lors de l'audition. Après sa clôture, le
procès-verbal est présenté pour visa au Directeur chargé des poursuites.

Art. 191 - Si le contrevenant ou son représentant responsable dûment mandaté sont présent, avec ou sans son
défenseur, lors de établissement du procès-verbal, ceux-ci préciseront qu'il leur en a été donné lecture, qu'ils ont
été invités à signer et qu'ils en ont reçu copie.
Le procès-verbal mentionnera l’acceptation ou le refus du contrevenant ou de son représentant responsable
dûment mandaté de signer ou de recevoir la copie.

Art. 182 - Les procès-verbaux dressés par les agents habilités à la constatation des infractions en matière
minière ne sont clos qu'après leur notification au contrevenant ou à son représentant responsable dûment
mandaté et, s'il y a lieu, à leur défenseur.
Les procès-verbaux sont notifiés soit à personne, soit par pli recommandé avec accusé de réception. Le domicile
décliné aux verbalisateurs par le contrevenant ou son représentant responsable dûment mandaté leur est
opposable. Le destinataire est réputé notifié à la date indiquée sur l’accusé de réception, le cachet de la poste
faisant foi.
Les procès-verbaux sont adressés le jour même de leur clôture au Directeur chargé des poursuites. La date de
clôture est retenue comme date du procès-verbal.

Art. 193 - Toute visite ou perquisition, même Infructueuse, devront être consignées dans un procès-verbal
indiquant les date et heure de la visite, les nom et grade des officiers de police judiciaire ou des agents qui l'ont
effectuée, les nom, profession et domicile de l’individu soupçonné, les motifs de la visite et l'heure à laquelle
elle a été achevée.
Ce procès-verbal destiné A l'usage exclusif de l’Administration est adressé au Ministère chargé des Mines, après
signature des officiers de police Judiciaire et/ou des agents qui ont effectué la visite, et visé par le fonctionnaire
qui l'a ordonné ou y a assisté.
Toute visite ou perquisition domiciliaire doit se faire pendant les heures légales définies dans le Code de
Procédure pénale.

Art. 194 - Les procès-verbaux établis par les agents visés à l'article 188 ci-dessus font foi jusqu’à preuve du
contraire.
Ils sont enregistrés en débet dans les trente (30) Jours de leur date sous peine de nullité.

SECTION II
Des visites et des perquisitions

1: SUR LA VOIE PUBLIQUE ET DANS LES LOCAUX OUVERTS AU PUBLIC

Art. 195 - Les agents habilités à la constatation des Infractions en matière minière peuvent exiger à tout
moment, et pour contrôle, les documents obligatoires pour la détention ou le transport de substances minérales
prévus au présent Code ainsi que dans ses textes d’application.
Ils peuvent, fors de leurs missions de contrôle, procéder à la fouille de tous moyens de transport, A la visite des
magasins de vente et de stockage sur les chantiers de recherche, d'exploitation et de transformation. Ils peuvent
également pénétrer librement dans les locaux servant de bureaux, de magasins de vente et de stockage, dans les
ports et aéroports.
En présence d'une infraction flagrante commise sur des lieux publics, l'agent assermenté et commissionné peut
intervenir d'office. Il doit alors exhiber sa carte de commission. S'il y a lieu, il peut solliciter l'aide des agents
des forces de l'ordre présents sur les lieux ou des autorités du Fokontany concerné.

Art. 196 - Dans l'exercice de leurs fonctions les fonctionnaires et agents énumérés aux articles 188 et 189 ci-
dessus, ont droit de passage sur les propriétés non clôturées. Ils peuvent également pénétrer, de jour, dans les
locaux servant d'habitation, A l'occasion de poursuite à vue pour flagrant délit, et à la suite des produits ou
objets transportés et introduits en fraude dans les locaux. Dans ce cas, le concours de l’officier de police
judiciaire n'est pas nécessaire.

II - DES VISITES ET DES PERQUISITIONS DOMICILIAIRES.

Art. 197 - Les perquisitions sont effectuées en vertu d'un ordre écrit de l’Autorité judiciaire compétente hormis
le cas de flagrant.
Le mandat ou l'ordonnance de perquisition doit être signé et indiquer les nom et qualité des agents habilités à la
constatation des infractions ainsi que l'identité et le grade de l'officier de police judiciaire. Lorsque les
perquisitions sont effectuées par les agents visés aux articles 188 et 189 ci-dessus, les officiers de police
judiciaire sont tenus sous les peines de droit, de déférer à la réquisition écrite qui leur est faite
Avant toute visite, le mandat ou l'ordonnance de perquisition doit être visé par l'officier de police judiciaire qui
accompagne les agents.
Avant d'opérer, le mandat ou l'ordonnance de perquisition est lu à l'intéressé ou à son représentant responsable,
qui sera invité à le viser. En cas de refus, il est passe outre, et le refus est consigné dans le procès-verbal.

SECTION III
Des fouilles corporelles

Art. 198 - On entend par fouilles corporelles, les fouilles par palpation, celles des poches ainsi que des sacs ou
tous autres bagages transportés par les individus soupçonnés.
Les fouilles corporelles peuvent être effectuées en cas de soupçon de fraude fondée sur des apparences externes.
Elles doivent avoir lieu dans un local administratif a l'abri du regard du public, ainsi que dans les ports et les
aéroports ou, sur demande des intéressés dans les bureaux des autorités locales, de la Police ou de la
Gendarmerie, ou des services de l’Administration minière.
Si la personne soupçonnée refuse d'obtempérer, les agents peuvent l’y contraindre.
Toute fouille corporelle ne peut être effectuée que par une personne du même sexe que l'individu soupçonné.
Les agents de l’Administration ou des Collectivisé Territoriales Décentralisées soumis aux fouilles, ne peuvent
opposer le secret professionnel aux agents de l’Administration minière visés à l'article 188 ci-dessus, qui leur
demanderaient communication des documents qu'ils détiennent
La présence de l’officier de police judiciaire n'est pas exigée pour ces fouilles, qui peuvent être effectuées de
jour comme de nuit.

CHAPITRE IV
De l’annulation des permis miniers
Art. 199 - Les permis miniers peuvent être annulés dans le cas de non paiement, dans le délai légal, des frais
d'administration minière par carré, conformément à la procédure visée A l'article 200 ci-après.

Art. 200 - II est procédé chronologiquement comme suit pour l'annulation d'un permis :
• constatation du non-paiement des frais d’administration minière par carré ;
• affichage aux bureaux du Cadastre Minier de la liste des titulaires qui n'ont pas payé, publication de cette
liste par voie de presse.
• mise en demeure faite au titulaire par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, et information
de tout créancier nanti de gage ou d’hypothèque sur le permis ;
• droit de réponse du titulaire, qui peut présenter tout document visant à sa défense, dans les quarante cinq (45)
jours suivant la date de réception, le cachet de la poste faisant foi ;
• prise de décision par l’Autorité ayant délivré le permis dans les trente (30) jours suivant la présentation du
dossier en défense:
• constatation du non-paiement entraînant la décision d'annulation du permis ;
• notification de la décision d’annulation à l'intéressé, par lettre recommandée avec demande d'avis de
réception, et information de tout créancier nanti de gage ou d’hypothèque sur le permis ;
• inscription de la décision d'annulation au registre des permis octroyés ;
• publication de l'acte d'annulation au Journal Officiel.

Art. 201 - Les personnes physiques ou morales, dont le (les) permis(s) a (ont) été annulé(s) en application des
dispositions du présent Code, ne pourront obtenir l'octroi de nouveaux permis miniers qu’après un délai de cinq
(5) ans à compter de la date d'inscription de l'annulation au registre tenu par le bureau du Cadastre Minier.
En outre, l'annulation du permis minier n’a pas pour effet de dégager le titulaire de ses obligations
environnementales.

CHAPITRE V
De la sécurisation des droits miniers

Art. 202 - Le titulaire d'un permis minier a le droit et le devoir de prendre toutes mesures utiles pour la
protection de ses prérogatives. Au cas où des litiges liés au voisinage apparaissent, il saisit en premier lieu les
autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées du ressort.

Art. 203 - Les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées sont chargées de veiller au respect des
périmètres couverts par des permis miniers. Elles sont habilitées à intervenir pour faire évacuer immédiatement
les personnes non autorisées à travailler à l'intérieur desdits périmètres à fin d’empêcher les spoliations.
Lorsqu'elles sont saisies par le titulaire, elles peuvent requérir l’intervention des forces de l'ordre, s'il y a lieu,
ou, si elles n'en disposent pas, saisir les représentants de l'Etat les plus proches.

Art. 204 - Pendant la période de validité d'un permis minier, aucune décision de transformation du périmètre
objet du permis, en aire ou en site protégés, ne peut intervenir, sauf avec le consentement écrit du titulaire.

Art. 205 - Les permis miniers octroyés en vertu du présent Code, gardent leur période de validité jusqu'à
l'échéance initialement prévue, nonobstant un changement ultérieur des régimes miniers, qui peut intervenir par
application d'une loi nouvelle.
Cette disposition ne dispense pas, toutefois, le titulaire des obligations qui peuvent être requises par ladite loi
nouvelle.

CHAPITRE VI
De l’exercice des actions et poursuites

Art. 206 - Les juridictions du ressort sont compétentes pour connaître des crimes ou délits commis en violation
du présent Code et de ses textes d'application.
Les cas de crime ou délit flagrant seront jugés conformément a la procédure pénale en vigueur.

Art. 207 - Les actions et poursuites sont exercées à la requête du Ministre chargé des Mines, par un représentant
désigné à cet effet, lequel peut toujours se porter partie civile.
Il peut prendre les conclusions qu'il juge nécessaires et est entendu à l'audience à l'appui de ses conclusions.

CHAPITRE VII
Des transactions

Art. 208 - Toutes les infractions au présent Code ainsi qu'à ses textes d’application, à l'exception de celles
qualifiées crimes ou tendant à créer des confits ouverts entre le contrevenant et la population locale, peuvent
faire l'objet de transaction avant ou après jugement.
Là transaction avant jugement a pour effet de suspendre la poursuite des infractions. Après jugement rendu
définitif, il ne peut être transigé que sur les condamnations pécuniaires.
Aucune transaction ne peut être accordée si le délinquant n'en fait la demande par écrit, sur papier timbré,
adressée au Ministre chargé des Mines.
Le contrevenant dispose d'un détail qui est fixé dans le décret d'application du présent Code pour transmettre sa
demande. A l'expiration de ce délai, il est passé outre la procédure de transaction et l'affaire est transmise au
tribunal compétent.

Art. 209 - La faculté d'accepter la soumission écrite d'un contrevenant et de transiger à titre définitif soit avant
soit après jugement, appartient au Ministre chargé des Mines. Il peut toutefois déléguer ces pouvoirs par voie
réglementaire.

Art. 210 - Si le montant de la transaction n'est pas acquitté dans le délai fixé dans le décret d'application du
présent Code, la transaction perd son effet et les poursuites sont reprises.

Art. 211 - La fixation du montant de la transaction, le mode de calcul ainsi que de révision, sont définis dans les
textes d'application du présent Code
Art. 212 - Le bénéfice de la transaction ne peut être accordé en cas de récidive.

Art. 213 - Le produit global des transactions consenties, les ventes aux enchères ou des amendes prononcées par
les tribunaux, est, après déduction des frais et taxes éventuels de toute nature, réparti suivant les modalités
précisées dans les textes d'application du présent Code.

CHAPITRE VIII
Des saisies

Art. 214 - Les substances minières saisies conformément au chapitre premier du présent Titre, sont déposées au
bureau de l’Administration minière du lieu de la saisie ou, à défaut. au bureau du Trésor public le plus proche du
lieu de la saisie par l'agent saisissant, en attendant qu’il il soit statué sur leur sort. Les dépôts sont effectués sous
paquets ou caissettes scellés et accompagnés d'un procès-verbal de dépôts signé par les agents qui ont constaté
l'infraction, le contrevenant et le dépositaire, dont une copie est communiquée au Ministère chargé du Trésor
public si ces dépôts ont été effectués auprès du bureau du Trésor public.
Les dépôts ne sont pas pris en charge dans les écritures. Ils sont seulement enregistrés dans un livre spécial coté
et paraphé. Ils sont considérés comme étant effectués pour le compte du Ministère chargé des Mines.

Art. 215 - Dans le cas où les substances saisies restent sous la garde de l'Administration par défaut du
contrevenant trois (3) mois après le règlement définitif du contentieux, il est procédé à la vente aux enchères
publiques desdites substances, Le produit de la vente est versé au Trésor public et affecté conformément aux
dispositions des textes d’application du présent Code:

Art. 216 - Copie du procès-verbal de dépôt est annexée au procès-verbal visé à l'article 190 ci-dessus adressé au
Ministre chargé des Mines.
Le Ministère chargé des Mines tient un registre coté et paraphé des dépôts ainsi effectués.
Le Ministre chargé des Mines a seul qualité, après règlement transactionnel des affaires, pour donner mainlevée
de la saisie, sur la demande écrite de l'intéressé formulée sur papier timbré.
Le Tribunal prononce, s'il y a lieu, ladite mainlevée en l'absence de transaction.

CHAPITRE IX
Des produits des amendes et confiscations

Art. 217 - Les produits des amendes et confiscations supporteront :


1°/ Les redevances éludées destinées aux bénéficiaires, selon les cas :
a) Budget général ;
b) Budget des Provinces Autonomes ;
c) Cadastre Minier;
d) Agence de l’or ;
e) Budget des Communes du lieu de constatation de l'infraction.
2° / Les frais de toute nature ;
3° / S’il y a lieu, les parts des indicateurs.
La somme restante constitue le produit disponible, dont la répartition est fixée par arrêté du Ministre chargé des
Mines.

TITRE X
Des comités nationaux et provinciaux des mines

Art. 218 - il est créé un Comité National des Mines et, au niveau de chaque Province Autonome, un Comité
Provincial des Mines.
Lesdits Comités sont des organes paritaires de dialogue, de concertation et de collaboration entre, d'une part.
l’Administration et les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées et, d'autre part, le secteur privé
opérant dans les mines.
Leur composition, leur organisation, leurs attributions, ainsi que leur fonctionnement sont fixés par décret.
En tout état de cause, le Comité National des Mines est consulté pour donner son avis motivé concernant tout
projet de texte réglementant les activités minières
Art. 219 - En cas de litige entre titulaires ou entre ces derniers et les propriétaires des sols les organisations
professionnelles et les opérateurs doivent en premier ressort, recourir à un règlement à l'amiable du litige par le
Comité Provincial des Mines territorialement compétent. L'accord intervenu s'impose alors aux parties

TITRE XI
Des dispositions diverses

CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales

Art. 220 - Tout octroi de permis et tout mouvement ou modification des permis miniers sont portés par
administration minière à la connaissance des autorités locales compétentes concernées et publiées au Journal
Officiel de la République
Les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées sont habilitées, dans le cadre de leurs pouvoirs de
police, à exercer leur surveillance sur les activités minières entreprises à l'intérieur de leur territoire respectif.

Art. 221 - Les registres des demandes, d'octroi et de transfert des permis miniers, ainsi que des cartes de
retombes minières peuvent être consultés par le public auprès des bureaux du Cadastre Minier.

Art. 222 - Les rapports, comptes-rendus et études fournis par les titulaires sont confidentiels pour la durée de
validité des permis miniers. Passé ce délai, ils sont accessibles au public.
Cependant, les agents des services chargés de la Géologie et des Mines, peuvent incorporer les informations
tirées desdits rapports ou comptes-rendus dans les statistiques globales qu'ils publient, en garantissant
l'anonymat des données exploitées.

CHAPITRE II
Des recours

Art. 223 - Les parties qui se considèrent injustement lésées par un acte ou une décision de l’Administration, pris
en application des dispositions du présent Code, ont droit aux recours suivants :
1 ) les recours administratifs de droit commun ;
2) les recours amiables auprès du Comité National des Mines ou les Comités Provinciaux des Mines, le cas
échéant, la partie diligente saisit par écrit le Comité concerné ;
3) le cas échéant, les recours judiciaires de droit commun.

TITRE XII
Des dispositions transitoires

CHAPITRE PREMIER
Des permis miniers de l’État
et des organismes étatiques

Art. 224- Les permis miniers ainsi que les zones de recherche dont l'Etat ou les organismes étatiques sont les
titulaires, et qui font l'objet d'arrangements contractuels autres que les conventions d’établissement signées avec
des tiers avant l’entrée en vigueur du présent Code, seront cédés ou transférés au profit des cocontractants
privés.

Art. 225 - Le Ministre chargé des Mines est habilité à prendre toutes mesures nécessaires pour la mise en
oeuvre des dispositions du présent chapitre.
CHAPITRE II
Des permis miniers en cours de validité,
détenus par des personnes de droit privé

Art. 226 - Les permis miniers délivrés ou régularisés en vertu des dispositions légales antérieures à celles du
Présent Code, et qui sont en cours de validité sont soumis aux dispositions du présent Code. Ils conservent,
toutefois, leur période de validité jusqu’à l'échéance initialement prévue.
Nonobstant, les dispositions de l'alinéa précédent :
• Les titulaires de permis miniers de Type I peuvent également, dès l’entrée en vigueur du présent Code,
demander la transformation de leurs permis en Permis «E » (Permis d'Exploitation), si le périmètre comporte
plus de quatre (4) carrés. ou en Permis « PRE » (pour petits exploitants) si le nombre de carrés composant le
périmètre ne dépasse pas quatre (4) carrés et s'il est utilisé des techniques artisanales, conformément aux
nouvelles dispositions. Dans ce cas, ils en suivent immédiatement les régimes respectifs
• Les titulaires de permis de recherche de Type II de Type III peuvent également, et à tout moment, demander
la transformation de leurs permis, en permis « R » (Permis de Recherche) pour se conformer aux nouvelles
dispositions. Dans ce cas, ils en suivent immédiatement les régimes. Ils bénéficient du droit de priorité visé à
l’article 35 du présent Code pour l’obtention d'un permis d'exploitation ;
• Les titulaires des permis d'exploitation minière de Type II et de Type III peuvent également, et à tout
moment, demander la transformation de leurs permis en Permis « E »(Permis d'Exploitation) et se conformer
immédiatement aux nouveaux régimes.

Art. 227 - La redevance minière visée au Chapitre VII du Titre V du présent Code n'est plus appliquée aux
produits de mines extraits qui ont déjà été l'objet de la perception de la redevance ad valorem en vertu de la loi
n° 95-016 portant Code minier.
Un inventaire des stocks desdits produits doit être effectué dès l'entrée en vigueur du présent Code.
Lors de la première vente desdits produits, la quittance attestant du paiement de la redevance ad valorem
correspondante sera produite en justification de la non-perception de la redevance minière.

Art. 228 - Les modalités d'application des dispositions du présent Chapitre sont précisées dans le décret
d’application du présent Code.

CHAPITRE III
Des autorisations d’extraction de fossiles, de
septaria, de l’aragonite et de la celestite
Art. 229 - Les autorisations de ramassage ou d’extension de fossiles, de septaria, d'aragonite ou de bois
fossilisé, d'ammonite et de célestite déjà délivrées, gardent leur validité jusqu’à leur échéance. Les autorisations
qui ont pour objet le ramassage ou les opérations d’extinction des fossiles, dont l'exploitation ou la
commercialisation sont interdites en vertu du présent Code, ne seront plus renouvelées.
Jusqu'à la fin des études visées à l'article 234 ci-après, le Ministre chargé des Mines est habilité à octroyer des
autorisations d'extraction ou de ramassage de fossiles non prohibés.
Les dispositions sur la protection environnementale concernant ces autorisations, sont fixées par voie
réglementaire.

CHAPITRE IV
Des demandes de permis
ou autorisations en instances

Art. 230 - Les personnes qui ont déposé des demandes de permis de recherche minière et dont les dossiers sont
encore en instance, recevront dans les six (6) mois suivant la prise effective de service du Cadastre Minier et
selon leur antériorité, une Autorisation exclusive de réservation de périmètre ( « AERP » ) correspondante aux
carrés demandés qui sont libres de tout droit minier, contre paiement du droit d'octroi correspondant.

Art. 231 - Les personnes qui ont déposé des demandes de permis d'exploitation minière et dont les dossiers sont
encore en instance, garderont leur antériorité pendant douze ( 12) mois suivant la prise de service du Cadastre
Minier. Pour l'obtention d'un Permis « E » ou d'un permis « PRE » correspondant aux carrés demandés qui
sont libres de tout droit, lesdites personnes sont tenues de déposer au cours de la période précédemment
indiquée une nouvelle demande de permis d'exploitation conforme aux dispositions du présent Code.
Art. 232 - Les personnes qui ont déposé des demandes de renouvellement, d'extension ou de mutation de
permis, et dont les dossiers sont encore en instance, doivent les reformuler conformément aux dispositions du
présent Code dans un délai de douze (12) mois à compter de la date de son entrée en vigueur. Passé ce délai,
elles seront considérées comme nulles et non avenues.

Art. 233 - Pendant une durée de quatre-vingt-dix (90)jours comptés à partir de la date d'entrée en vigueur du
présent Code aucune demande de permis minier ni d'autorisation exclusive de réservation de périmètre ne seront
reçues.

Art. 234 - Les zones où étaient exploités des gisements fossilifères, en vertu d'autorisations délivrées par
l'Administration minière, feront l'objet de l'étude géologique visée à l'article 17 du présent Code en vue de la
classification des gîtes en premier, second ou troisièmes ordres.

CHAPITRE V
De l’octroi des permis « PRE » et
de l’agrément des collecteurs d’or

Art. 235 - Jusqu'à la mise en place définitive des structures des Provinces Autonomes, les Permis « PRE » et
les cartes de collecteurs d'or visés respectivement aux article 46 et 78 du présent Code sont octroyés par les
Directeurs Provinciaux du Ministère chargé des mines.

TITRE XIII
Des dispositions finales

Art. 236 - Le Présent Code abroge toutes dispositions antérieures contraires notamment celles de la loi n°95-
016 du 09 Août 1995 portant Code Minier.
Les dispositions de l'article 76 de la loi n°94-007 du 26 Avril 1995 relative aux pouvoirs, compétences et
ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées, sont de même, abrogées en ce qui concerne les produits
miniers.

Art. 237 - Les modalités d'application des dispositions du présent Code seront fixées par voie réglementaire en
tant que de besoin.

Art. 238 - La présente loi sera publiée au Journal Officiel de la République.


Et le sera exécutée comme loi de l'Etat.

Antananarivo, le 19 Août 1999

Didier RATSIRAKA,
REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA,
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
—————
MINISTERE DE L'ENERGIE ET DES MINES
—————
I.2 DECRET N° 2000-170

Fixant les conditions d'application de la loi n°99-022 du 19 Août 1999


portant Code Minier

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

- Vu la Constitution,
- Vu la Loi n° 60-004 du 15 Février 1960 relative au domaine privé de l’Etat, ensemble les textes qui
l’ont modifiée et complétée ;
- Vu l’Ordonnance n° 60-146 du 03 Octobre 1960 relative au régime foncier de l’immatriculation,
ensemble les textes qui l’ont modifiée et complétée ;
- Vu l’Ordonnance n° 62-064 relative au bail emphytéotique, modifiée par la Loi n° 96-016 du 13
Août 1996 ;
- Vu l’Ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 relative à l’expropriation pour cause d’utilité
publique, à l’acquisition amiable de propriétés immobilières par l’Etat ou les collectivités
publiques secondaires et aux plus-values foncières ;
- Vu la Loi n° 90-033 du 21 Décembre 1990 relative à la Charte de l’environnement malgache,
modifiée et complétée par la Loi n° 97-012 du 06 Juin 1997 ;
- Vu la Loi n° 94-027 du 25 Août 1995 portant Code du Travail ;
- Vu la Loi n° 96-025 du 30 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables ;
- Vu la Loi n° 99-022 du 19 Août 1999 portant Code minier;
- Vu le Décret n° 60-529 du 28 Décembre 1960 fixant les conditions générales d’application de
l’Ordonnance n° 60-146 du 03 Octobre 1960, modifié par le Décret n° 64-396 du 24 Septembre
1964 ;
- Vu le Décret n° 97-352 du 10 Avril 1997 fixant les attributions du Ministre de l’Energie et des
Mines ainsi que l’organisation générale de son ministère ;
- Vu le Décret n° 98-394 du 28 Mai 1998 portant définition de la politique minière ;
- Vu le Décret n° 98-522 du 23 Juillet 1998 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement ;
- Vu le Décret n° 98-530 du 31 Juillet 1998 portant nomination des Membres du Gouvernement ;
Sur proposition du Ministre de l’Energie et des Mines,
En Conseil du Gouvernement,

DECRETE :

Article premier. Le présent décret fixe les modalités et les conditions d’application de la Loi n° 99-022 du 19
Août 1999 portant Code minier, ci-après désignée par « Code minier ».

TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE PREMIER
DES GENERALITES
Art. 2. En complément des termes définis dans le Code minier, au sens du présent décret, on entend par :

« Autorisation minière » : l’autorisation d’extraction de l’aragonite ou de la célestite, l’autorisation de


ramassage ou d’extraction de fossiles, ainsi que l’autorisation d’études scientifiques avec ou sans prélèvement
d’échantillons ;

« Carrés contigus ou jointifs » : deux carrés voisins qui ont un côté commun ;
« Extension de Permis minier » : l’ajout d’une ou de plusieurs autres substances minérales à la liste de celles
autorisées dans le Permis minier initial ;

« Réhabilitation environnementale » : l’ensemble des opérations visant à rendre sain et stable le site, de
manière à sécuriser toute forme de vie ou d’activité future, et à rétablir la capacité du lieu d’implantation de
l’opération minière de permettre le développement d’une autre activité compatible avec toute forme de vie ou
d’activité de la localité où il se trouve, après la clôture de l’opération minière ;

Art. 3. Pour l’application des dispositions de l’article 4 du Code minier, le quadrillage de l’ensemble de l’espace
minier national est établi sur l’ensemble des cartes topographiques à l’échelle 1/100.000 qui, placées bout à
bout, représentent l’ensemble du Territoire National. Les carrés définis par ce quadrillage sont identifiés, pour la
mise en œuvre du présent décret, par les coordonnées Laborde de leur centre ou par les codes qui leur sont
attribués par le bureau du Cadastre Minier, le cas échéant.

La désignation des carrés sur carte est faite sur carte topographique à l’échelle 1/100.000.

Art. 4. Au sens du présent décret, les pièces ainsi que les renseignements requis pour l’identification des
personnes qui sollicitent l’obtention d’un Permis minier ou d’une autorisation minière, doivent comporter
notamment suivants :

a) Pour les personnes physiques :

- les nom, prénom(s), qualité (avec tous renseignements justificatifs) et domicile du requérant ;
- la copie certifiée conforme de sa carte d’identité nationale (pour un ressortissant malagasy) ou
de sa carte de séjour (pour un étranger) ;
- l’extrait de son casier judiciaire, bulletin n°3 ;
- le cas échéant, la copie certifiée conforme de la carte professionnelle du requérant ;
- éventuellement, les mêmes renseignements concernant le mandataire, et la copie certifiée
conforme du contrat de mandat passé avec celui-ci.

b) Pour les personnes morales :

- la copie certifiée conforme des statuts (en langue malagasy ou française) ;


- les références d’inscription au Registre du Commerce ;
- la carte professionnelle au nom de la société ;
- éventuellement, la copie certifiée conforme du contrat de mandat passé avec le mandataire.

Le domicile déclaré à l’Administration fait foi pour toute notification au demandeur ou au titulaire de Permis
minier, d’AERP ou d’autorisation minière.

CHAPITRE II
DES RESERVES TEMPORAIRES
Art. 5. En application de l’article 16 du Code minier, le Ministre chargé des Travaux Publics ou l’Autorité
provinciale compétente pour autoriser les travaux publics, selon le cas, sont autorisés, après avis favorable
respectif du Ministre chargé des Mines et du Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire, à déclarer par
voie d’arrêté et conformément aux dispositions dudit article, certaines zones réservées temporairement et non
disponibles pour l’octroi d’autorisations ou de droits miniers, sous réserve soit de la disponibilité du périmètre
concerné, soit de l’accord écrit du titulaire des droits portant sur ce périmètre, à fin de permettre la réalisation de
travaux publics. Toutefois, la décision d’autoriser les travaux doit être justifiée exclusivement par :

a) le caractère d’intérêt public des travaux à réaliser à l’intérieur de la zone ; ou


b) le caractère vital de leurs objectifs, dûment justifié, pour la localité concernée.

Art. 6. En application de dispositions de l’article 17 du Code minier, le Ministre chargé des Mines est autorisé à
déclarer par voie d’arrêté et conformément aux dispositions dudit article, certaines zones réservées
temporairement et non disponibles pour l’octroi d’autorisations ou de droits miniers à fin de permettre d’y
effectuer une étude géologique, sous réserve soit de la disponibilité du périmètre concerné, soit de l’accord écrit
du titulaire des droits portant sur ce périmètre. Toutefois, la décision d’autoriser cette étude doit être justifiée
exclusivement par :
a) le caractère localisé des travaux envisagés dans la zone ;
b) l’approfondissement des données géologiques de base sur un ou plusieurs gîtes de substances minérales ou
fossilifères ; ou
c) la promotion de l’investissement dans la région concernée, par l’exploitation des résultats de l’étude.

Art. 7. En application des dispositions de l’article 18 du Code minier, le Ministre chargé des Mines est autorisé
à déclarer par voie d’arrêté et conformément aux dispositions dudit article, certaines zones réservées
temporairement et non disponibles pour l’octroi d’autorisations ou de droits miniers à fin de permettre d’y
effectuer des opérations d’encadrement des petits exploitants ou des orpailleurs, sous réserve soit de la
disponibilité du périmètre concerné, soit de l’accord écrit du titulaire des droits portant sur ce périmètre.
Toutefois, la décision d’autoriser cette opération d’encadrement doit être justifiée exclusivement par :

a) la réalisation d’études de base environnementales ou d’études d’impact environnemental en vue


de l’établissement éventuel de Permis miniers en faveur des petits exploitants informels ou des
orpailleurs opérant dans la zone ;
b) la réalisation des travaux de redressement d’une situation qui risque de causer des dommages
importants à l’environnement, du fait des activités minières dans la zone ;
c) la formation et l’encadrement des orpailleurs ou des petits exploitants informels installés dans la
zone sur les procédures à suivre pour obtenir et maintenir des droits miniers ;
d) la formation des petits exploitants régulièrement installés dans la zone, qui jouissent des droits
acquis en vertu de la précédente loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code minier, sur les
modalités à suivre pour maintenir ou transformer leurs droits pour se conformer au régime mis en
place par le Code minier ; ou
e) toute autre raison en relation avec l’organisation et la formation des petits exploitants et des
orpailleurs, ou l’opération visant à la stabilité environnementale dans la zone.

Art. 8. Toute déclaration de réserve temporaire doit être communiquée immédiatement au bureau du Cadastre
Minier qui en informe tout de suite ses bureaux provinciaux.

Les demandes de Permis miniers, d’autorisations exclusives de réservation de périmètres (AERP) ou


d’autorisations minières qui portent sur des carrés situés entièrement ou partiellement à l’intérieur d’une zone
temporairement réservée, ne seront pas recevables pendant la durée de classement en zone réservée.

Les demandes de Permis miniers qui portent sur un ou plusieurs carrés inclus totalement ou partiellement dans
la zone réservée temporairement, et qui ont été déposées avant l’établissement de la réserve temporaire,
garderont leur priorité mais resteront suspendues pendant la durée de classement en zone réservée.

Art. 9. La déclaration de réserve temporaire pour permettre la réalisation de travaux publics ou d’études
géologiques, ou de l’encadrement des petits exploitants ou des orpailleurs, a pour effet de suspendre la période
de validité du Permis minier concerné, qui a été octroyé avant la date de la déclaration. Après la libération de la
réserve temporaire, la période de validité dudit Permis minier reprend ; elle est prorogée pour une durée égale à
celle de la période de réserve temporaire.

Art. 10. Pendant la durée de classement en zone réservée, l’obligation de payer les frais d’administration
minière sur les carrés qui font partie d’un périmètre et sur lesquels le titulaire a donné son accord pour
l’établissement de la réserve, est suspendue. Au cas où ils ont été déjà payés, ils donnent lieu à un crédit en
faveur du titulaire, qui peut l’imputer sur le prochain paiement des frais d’administration par carré, après la
libération des carrés concernés au profit du titulaire. Le montant de ce crédit est déterminé en fonction de la
durée de la période affectée par le classement en réserve temporaire. Le crédit sera noté sur le registre des
recettes desdits frais tenu par le bureau du Cadastre Minier ; il fera l’objet d’un récépissé délivré au titulaire.
TITRE II
DE L'ADMINISTRATION DU CODE MINIER

CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
Art. 11. Les organismes responsables de l’administration des dispositions du Code minier, ainsi que leurs
responsabilités respectives pour la mise en œuvre de ladite Loi sont précisés au présent Titre.

CHAPITRE II
DE L'ADMINISTRATION DE
L'ENVIRONNEMENT MINIER
Art. 12. Au sens du présent décret, l’Administration chargée de l’Environnement Minier comprend les organes
ou collectivités ci-après désignés, dont les rôles respectifs dans la mise en œuvre du Code minier sont exposés
au présent Chapitre :

a) le Service chargé de l’Environnement Minier au sein du Ministère chargé des Mines ;


b) les Services du Ministère de l’Environnement et les organismes qui lui sont rattachés, ainsi que
les Autorités compétentes en matière de protection de l’environnement, qui sont précisées par la
réglementation environnementale applicable au secteur minier ; et
c) les Provinces Autonomes ainsi que les Communes.

Art. 13. Pour la mise en œuvre des dispositions du Code minier, le service chargé de l’Environnement Minier
au sein du Ministère chargé des Mines, assure en coordination avec les autres organismes chargés de
l’administration de l’Environnement Minier, les fonctions qui lui sont dévolues par le Code minier ou par la
réglementation environnementale applicable au secteur minier. Il est l’interlocuteur unique des opérateurs
miniers sur les questions environnementales.

Art. 14. Pour l’application des dispositions de l’article 85 du Code minier, les Communes assurent en
coordination avec les autres organismes chargés de l’administration de l’Environnement Minier, le suivi du
respect par les orpailleurs travaillant dans leur circonscription respective, des mesures applicables pour la
protection de l’environnement qui sont définies par voie réglementaire.

Art. 15. Un arrêté interministériel des Ministres respectivement chargés des Mines et de l’Environnement
précisera la réglementation environnementale applicable au secteur minier. Ledit arrêté interministériel sera pris
en application des dispositions légales et réglementaires en vigueur, concernant l’environnement et l’activité
minière.

La réglementation environnementale applicable au secteur minier désigne, en tant que de besoin, les Autorités
respectivement compétentes pour la mise en œuvre des dispositions du Code minier, en ce qui
concerne notamment :

a) l’approbation des plans portant mesures de protection environnementale soumis par les
demandeurs d’autorisations d’ouverture de carrières, ainsi que l’octroi des autorisations
environnementales correspondantes ;
b) les modalités et l’approbation des plans d’engagements environnementaux afférents aux Permis
« R » ou aux Permis « PRE », ainsi que l’octroi des autorisations environnementales
correspondantes ;
c) les modalités et l’approbation des études d’impact environnemental afférentes aux Permis « E »
ou, le cas échéant, aux Permis « R », ainsi que les autorisations environnementales
correspondantes ;
d) le cas échéant, les modalités et l’approbation des documents portant plans d’engagements
environnementaux supplémentaires, qui sont soumis par les déclarants à l’occasion de
l’extension de leurs Permis miniers à de nouvelles substances minérales, ainsi que l’octroi des
autorisations environnementales correspondantes ;
e) le cas échéant, les modalités et l’approbation des plans d’engagements environnementaux ou des
études d’impact environnemental, qui sont soumis par les demandeurs d’autorisations minières (
pour les études scientifiques avec ou sans prélèvement d’échantillons, l’extraction de fossiles ou
l’exploitation de la célestite ou de l’aragonite) ;
f) l’octroi du quitus environnemental au titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière, après
constatation in situ de la réalisation des travaux de réhabilitation.

CHAPITRE III
DU MINISTERE CHARGE DES MINES
Art. 16. Pour l’application des dispositions du Code minier, le Ministère chargé des Mines assure les fonctions
exposées au présent Chapitre.

Art. 17. Le Ministre chargé des Mines veille à la mise en place et au contrôle des services centraux et des
services déconcentrés de son Ministère, qui sont nécessaires pour assurer la mise en application du Code minier.

Il exerce en outre la tutelle sur le bureau chargé du Cadastre Minier et sur l’Agence de l’Or, qui sont des
organismes créés par décrets spécifiques et qui ont pour principale mission d’assurer chacun en ce qui le
concerne, la mise en application effective des dispositions du Code minier.

Art. 18. Dans les conditions définies par le Code minier, le Ministère chargé des Mines est responsable
notamment de :

a) l’élaboration et de la fixation par arrêté de la liste des substances minérales classées en mines ;
b) l’élaboration et de la fixation par arrêté du classement des gîtes fossilifères, à partir des résultats
des études menées conjointement par le service concerné du Ministère et par le service compétent
au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur ;
c) la fixation par arrêté de la liste des fossiles prohibés à l’exploitation et au commerce ;
d) l’octroi des permis de recherche (Permis « R ») et des permis d’exploitation (Permis « E ») ;
e) l’octroi des autorisations relatives aux travaux d’études scientifiques à effectuer sur les gîtes
fossilifères de second ordre ;
f) l’octroi des autorisations relatives à l’extraction de la célestite ou de l’aragonite ;
g) l’élaboration et la fixation par arrêté des normes techniques à observer dans la conduite des
travaux de mines ou de carrières ;
h) l’autorisation de mise en service des établissements ou parties d’établissements de transformation
des substances minières ; éventuellement, cette autorisation peut être donnée, selon le cas,
conjointement avec le Ministère chargé de l’Environnement, le Ministère chargé de l’Industrie, le
Ministère chargé du Travail ou le Ministère chargé de la Santé Publique ;
i) l’autorisation, conjointement avec le Ministère chargé de l’Industrie, de mise en service des
établissements ou parties d’établissements de transformation industrielle de produits des mines,
dans le cadre d’une activité minière intégrée ;
j) la définition et la fixation par arrêté des modalités du contrôle de qualité et de conformité par
rapport aux déclarations souscrites, des pierres et métaux précieux, ainsi que des échantillons de
produits de mines destinés à l’industrie ou transformés par les industries locales, avant leur
exportation, et ce conjointement avec les autres Ministères concernés, le cas échéant ;
k) l’agrément des déclarations d’option pour la garantie de stabilité ;
l) la délivrance des autorisations environnementales et des quitus environnementaux ;
m) sous réserve des dispositions de l’article 13 ci-dessus, la précision par arrêté en tant que de
besoin, de toutes autres dispositions du Code minier ou du présent décret ;
n) l’instruction des demandes d’autorisations d’exercer l’activité de collecteur de produits des mines
et la délivrance des cartes de collecteurs d’or après leur signature par l’Autorité chargée des
Mines de la Province Autonome concernée ;
o) la communication à l’Agence de l’Or, des renseignements sur les personnes qui ont bénéficié de
l’octroi de la carte de collecteur d’or ;
p) le contrôle de l’obligation de paiement de la redevance minière ;
q) l’étude des rapports fournis par les titulaires conformément à la réglementation minière, ainsi que
la compilation de ces rapports et l’établissement des statistiques sur la performance du secteur
minier ;
r) l’inspection et la police des mines, y compris les visites sur terrain des centres de recherche et/ou
d’exploitation, la recherche des infractions, les enquêtes, perquisitions et saisies, s’il y a lieu, et
l’établissement des procès-verbaux de constatation des infractions au Code minier,
conformément aux dispositions du Chapitre III du Titre IX du Code minier…
CHAPITRE IV
DU BUREAU DU CADASTRE MINIER

Art. 19. Le bureau du Cadastre Minier est un établissement public dont les statuts sont établis par décret pris en
Conseil de Gouvernement. Le Cadastre Minier comporte un bureau central et, au moins, un bureau installé
auprès de chacune des six Provinces Autonomes.

Art. 20. En application des dispositions du Code minier, le bureau du Cadastre Minier est chargé des fonctions
exposées au présent Chapitre.

Art. 21. Pour l’application des dispositions des articles 24 et 29 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier
établit et maintient le registre des autorisations exclusives de réservation de périmètre, celui des demandes de
Permis miniers, celui des Permis miniers octroyés, ainsi que les cartes de retombes minières.

Art. 22. Pour l’application des dispositions des articles 21 et 22 du Code minier et pour garantir l’exclusivité
des droits conférés, le bureau du Cadastre Minier instruit les demandes de Permis miniers. En outre, il octroie,
enregistre et gère les autorisations exclusives de réservation de périmètre, et contrôle les droits et obligations y
afférents.

Art. 23. Pour l’application des dispositions des articles 43 à 47 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier
enregistre et instruit les demandes de Permis « R », « E » et « PRE ».

Art. 24. Pour l’application des dispositions des articles 42 et 48 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier
enregistre et délivre les Permis « R » et « E » octroyés par le Ministre chargé des Mines ou son représentant
délégataire de ce pouvoir, ainsi que les Permis « PRE » octroyés par l’Autorité chargée des Mines de la
Province Autonome ou son représentant délégataire de ce pouvoir.

Art. 25. En application des dispositions des articles 53 et 57 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier est
chargé de procéder au recouvrement des frais d’administration minière et au transfert de leurs quotes-parts
respectives au Budget Général et aux Provinces Autonomes conformément aux dispositions du présent décret.

Art. 26. Le bureau du Cadastre Minier enregistre les paiements effectués, et constate les retards de paiement ou
le non-paiement des frais d’administration minière par les titulaires de Permis minier.

Art. 27. Le bureau du Cadastre Minier procède annuellement à la constatation du défaut de paiement des frais
d’administration minière annuels, et adresse au Ministre chargé des Mines ou à l’Autorité chargée des Mines de
la Province Autonome concernée, selon le cas, la proposition d’annulation des Permis miniers pour lesquels
lesdits frais n’ont pas été payés, conformément à la procédure décrite à l’article 200 du Code minier.

CHAPITRE V
DE L'AGENCE DE L'OR
Art. 28. Les statuts de l’Agence de l’Or sont établis par décret particulier. Cette Agence comportera un bureau
central et des bureaux locaux installés sur les sites pour lesquels le besoin se fait sentir.

Art. 29. En application des dispositions du Code minier, l’Agence de l’Or est chargée des fonctions exposées
au présent Chapitre.

Art. 30. L’Agence de l’Or tient à jour la liste des orpailleurs travaillant dans chaque Commune.

Elle est tenue de transmettre un extrait de ladite liste à la Direction Provinciale du Ministère de l’Energie et des
Mines compétente

Art. 31. L’Agence de l’Or procède à l’enregistrement des personnes désirant obtenir la carte de collecteur.

Art. 32. L’Agence de l’Or tient à jour le registre des titulaires de cartes de collecteurs d’or communiqués par
les Directeurs Provinciaux du Ministère chargé des Mines ; elle reçoit en outre les rapports semestriels des
collecteurs de l’or sur leurs activités.
Art. 33. L’Agence de l’Or reçoit et instruit les demandes d’agrément des comptoirs de l’or et délivre ledit
agrément à ceux qui sont éligibles.

Art. 34. L’Agence de l’Or assiste techniquement et forme les orpailleurs ainsi que les Collectivités Territoriales
Décentralisées, avec la participation des Services provinciaux du Ministère chargé du Travail s’il y a lieu, dans
les matières suivantes :

a) l’exploitation de l’or alluvionnaire et éluvionnaire ;


b) les mesures de sécurité et d’hygiène dans le travail ;
c) la protection environnementale ; et
d) les procédures à suivre en vue de l’obtention des Permis et autorisations miniers.

CHAPITRE VI
DES PROVINCES AUTONOMES
Art. 35. Pour la mise en œuvre des dispositions du Code minier, les Provinces Autonomes sont responsables des
fonctions exposées au présent Chapitre. Elles désigneront à cet effet, les Autorités provinciales respectivement
compétentes.

Art. 36. Les Provinces Autonomes assurent, avec le concours des Services relevant du département chargé de la
Sécurité Publique, le contrôle des substances explosives et détonantes détenues par les particuliers dans leur
circonscription respective.

Elles assurent, en outre, le suivi et le contrôle techniques des activités de carrières à l’intérieur de leur
circonscription respective, en coordination avec la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines.

Art. 37. Elles octroient les Permis « PRE » dans les conditions fixées par les articles 42, 46 et 47 du Code
minier.

Art. 38. Elles donnent leur agrément aux collecteurs d’or en signant les cartes de collecteur dans les conditions
fixées par l’article 78 du Code minier.

CHAPITRE VII
DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
DECENTRALISEES
Art. 39. Les Collectivités Territoriales Décentralisées comprennent les Régions et les Communes.

En application des dispositions des articles 14, alinéa 2, 22, 68, 85, 94, 104, 113, 126, 202, 203, 218 et 220 du
Code minier, les Collectivités Territoriales Décentralisées sont responsables des fonctions exposées au présent
Chapitre.

Art. 40. Le Maire de chaque Commune est chargé d’octroyer les autorisations d’ouverture de chantiers
d’exploitation de substances de carrières ; il est responsable de la gestion et de la surveillance administrative des
activités de carrières. Les substances de carrières sont les ressources du sol ou du sous-sol non classées en
mines.

Art. 41. Le Maire de la Commune concernée reçoit les copies de la déclaration de prospection ainsi que de
l’autorisation exclusive de réservation de périmètre (AERP) présentées par leur titulaire. Il appose son visa sur
les autorisations exclusives de réservation de périmètres.

Art. 42. Le Maire de la Commune concernée veille à ce que les prospecteurs et les titulaires de Permis « R »
travaillant dans sa circonscription, n’effectuent que les opérations autorisées conformément aux dispositions du
Code minier ainsi qu’à celles du présent décret. Il informe la population de sa circonscription sur la nature des
travaux que les prospecteurs et les titulaires de Permis « R » sont autorisés à effectuer. Il prend les dispositions
nécessaires qui relèvent de sa compétence, dans le cas où les activités des prospecteurs et des titulaires de
Permis « R » dépassent le cadre de la prospection ou de la recherche autorisée, et en informe l’Administration
minière.
Art. 43. Il reçoit les copies du Permis minier et de l’autorisation environnementale y afférente déposées par leur
titulaire avant le commencement de ses activités de recherche ou d’exploitation, et lui en délivre récépissé.

Art. 44. Il octroie et enregistre les autorisations d’orpaillage, et envoie chaque trimestre à l’Agence de l’Or ou, à
défaut, au bureau du Cadastre Minier la liste des orpailleurs en activité dans sa circonscription.

Art. 45. Il est responsable de la surveillance administrative de l’activité d’orpaillage et du respect des
réglementations y afférentes par les orpailleurs travaillant dans sa circonscription.

Art. 46. Il transmet au Ministre chargé des Mines, ses avis sur le classement de certaines zones relevant de sa
compétence en réserves temporaires, en vue de l’encadrement des petits exploitants et des orpailleurs.

Art. 47. En l’absence des propriétaires du sol concernés et après des recherches diligentées par le titulaire de
Permis minier et, ensuite, par le Maire de la Commune concernée, qui sont restées infructueuses, ce dernier
délivre l’autorisation d’entreprendre des travaux de recherche ou d’exploitation minières à l’intérieur des zones
de protection visées à l’article 105, 1° du Code minier.

En outre, dans le cas où le titulaire de Permis minier n’arrive pas à identifier et trouver les personnes qui ont des
droits sur le sol, le Maire de la Commune entreprend, à sa demande, la procédure décrite aux articles 272 à 286
du présent décret.

Art. 48. Le Maire de la Commune est habilité à concourir, en qualité d’auxiliaire, à la constatation des
infractions au Code minier.

En outre, dans le cas où des personnes se livrent à des activités d’exploitation minière sans Permis ni
autorisation miniers accompagnés des autorisations environnementales y afférentes dans leur circonscription, les
autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées concernées sont chargées de donner avertissement aux
contrevenants et d’informer dans les meilleurs délais le représentant de l’Etat le plus proche.

Art. 49. Les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées assurent le maintien de l’ordre et le respect,
par la population, de la réglementation environnementale.

En outre, elles interviennent lorsqu’elles en sont saisies, dans la recherche des solutions aux litiges liés au
voisinage entre les titulaires de Permis miniers et les propriétaires des sols ou les populations locales.

En application de l’article 173 du Code minier, elles constatent les circonstances nuisibles à l’hygiène, à la
santé, à l’environnement, à la sécurité des travailleurs, ou aux mines voisines, et qui nécessitent des mesures de
protection.

CHAPITRE VIII
DES COMITES NATIONAL ET PROVINCIAL
DES MINES
Art. 50. Le Comité National des Mines et les Comités Provinciaux des Mines sont des organes paritaires de
dialogue, de concertation et de collaboration entre l’Administration et les Collectivités Territoriales
Décentralisées, d’une part, et, d’autre part, le secteur privé opérant dans le secteur minier. Conformément aux
dispositions de l’article 218 du Code minier, les statuts du Comité National et du Comité Provincial des Mines
sont établis par décret pris en Conseil de Gouvernement.

Art. 51. En application des dispositions du Code minier, les fonctions suivantes sont attribuées, suivant le cas,
au Comité National des Mines ou au Comité Provincial des Mines :

a) la concertation et la collaboration entre, d’une part, l’Administration et les Autorités des


Collectivités Territoriales Décentralisées et, d’autre part, le secteur privé minier;
b) l’expression de son avis motivé en ce qui concerne tout projet de texte réglementant les activités
minières ; et
c) le cas échéant, les recours amiables initiés par les titulaires.

Art. 52. En application des dispositions de l’article 219 du Code minier, les Comités Provinciaux des Mines
assurent en premier ressort, le règlement à l’amiable des litiges entre les titulaires, ou entre ces derniers et les
propriétaires des sols.

Dans le cas où les parties ne trouveraient pas un accord, le litige peut être soumis, en dernier lieu, au tribunal
compétent pour statuer.

TITRE III
DE LA PROSPECTION MINIERE
Art. 53. Pour l’application des dispositions de l’article 20 du Code minier, la déclaration préalable de
prospection minière faite auprès du bureau du Cadastre Minier doit indiquer les renseignements suivants sur le
déclarant :

a) son identité, sa qualité et son domicile ;


b) s’il s’agit d’une société ou d’une association, l’identité des représentants qui vont effectuer les
opérations de prospection ;
c) les provinces, ainsi que les communes dans la circonscription desquelles il se propose de
prospecter ; et
d) une description des méthodes qu’il se propose d’utiliser pour prospecter.

La déclaration de prospection est valable pour une période d’un (1) an à compter de la date de visa du bureau du
Cadastre Minier. Une personne peut présenter des déclarations de prospection autant de fois qu’elle le désire.

Le modèle du formulaire destiné à la déclaration de prospection minière, est fixé par arrêté du Ministre chargé
des Mines.

Art. 54. La déclaration de prospection est présentée au bureau central du Cadastre Minier ou au bureau
provincial du Cadastre Minier, dans la Province Autonome où le déclarant se propose d’effectuer la prospection,
en deux exemplaires dont l’un est rendu au déclarant avec le visa du bureau du Cadastre Minier.

Art. 55. La déclaration de prospection visée par le bureau du Cadastre Minier doit être présentée par son
titulaire au Maire de la Commune du ressort pour visa, avant le commencement des opérations de prospection.

TITRE IV
DU FONCTIONNEMENT DU CADASTRE
MINIER

CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
Art. 56. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 29 du Code minier, chaque bureau du Cadastre
Minier tient à jour les registres suivants, dans lesquels sont enregistrés respectivement, par ordre chronologique,
toutes les demandes d’autorisations de réservation de périmètres (AERP) ou de Permis miniers recevables qui
sont déposées au bureau concerné, et toutes les AERP et Permis miniers octroyés, ainsi que tous actes qui
viendraient affecter les droits respectifs qu’ils confèrent :

a) le registre des demandes d’AERP ;


b) le registre des AERP octroyées ;
c) le registre des demandes de Permis miniers ;
d) le registre des Permis de recherche (Permis « R ») octroyés ;
e) le registre des Permis d’exploitation (Permis « E ») octroyés ; et
f) le registre des Permis réservés aux petits exploitants (Permis « PRE ») octroyés.

Chaque bureau du Cadastre Minier maintient également à jour la carte de retombes minières à l’échelle 1/100
000 qui relève de sa compétence et sur laquelle sont identifiés tous les périmètres couverts par des AERP, des
demandes de Permis miniers en instance dont la recevabilité a été confirmée, des Permis miniers en vigueur,
ainsi que les carrés disponibles, les réserves naturelles, les parcs nationaux et les aires protégées.
Les registres et les cartes de retombes minières seront actualisés lorsque intervient soit la recevabilité d’une
nouvelle demande de Permis minier, soit l’octroi ou l’annulation d’AERP ou de Permis miniers, soit la
renonciation totale ou partielle du titulaire sur son périmètre initial, ou encore l’inscription de toutes mentions
utiles pour constater les opérations du titulaire ayant pour effet d’affecter les droits qui lui sont conférés par son
Permis minier.

Art. 57. L’instruction des dossiers de demande est effectuée par le bureau du Cadastre Minier concerné, suivant
l’ordre de leur inscription dans le registre des demandes.

Art. 58. Les registres et les cartes de retombes minières sont maintenus parallèlement sur fichiers informatiques
et à la main.

Dans le cas où le fichier sur ordinateur ne peut pas être exploité pendant une période temporaire de
coupure d’électricité ou de défaillance du service téléphonique, que l’incident ait lieu au bureau provincial du
Cadastre Minier ou à son bureau central, tous bureaux concernés par l’information à enregistrer seront
immédiatement informés par tous moyens adéquats, et les demandes d’autorisations exclusives de réservation de
périmètres ou de Permis miniers reçues durant la période de la panne, seront enregistrées provisoirement.
L’enregistrement définitif sera opéré après que les bureaux concernés auront confirmé la recevabilité de ces
demandes selon la procédure qui suit.

Aussitôt que le service est restauré, le bureau central et les bureaux provinciaux concernés compareront
les demandes qu’ils ont chacun enregistrées durant la période de la panne, pour déterminer celles qui ont la
priorité compte tenu des heures de dépôt en cas de demandes portant sur le ou les même(s) carré(s). Pour
résoudre les cas de simultanéité des dépôts de ces dernières, la priorité sera accordée selon la règle suivante : la
priorité est donnée, la première fois, à celle déposée au bureau provincial ; si le cas survient une deuxième fois
entre les mêmes bureaux du Cadastre Minier, la demande déposée auprès du bureau central est prioritaire ; la
troisième fois, la priorité est de nouveau donnée à la demande déposée au bureau provincial concerné, et ainsi de
suite.

Art. 59. Toute défaillance technique prolongée ayant pour effet d’interrompre la consultation du fichier sur
ordinateur ou la communication entre le bureau central et un bureau provincial du Cadastre Minier, est assimilé
au cas de force majeure prévu à l’article 180 du Code minier. Tous les délais sont suspendus pour la durée de la
panne.

Art. 60. Les registres et les cartes de retombes minières tenus par les bureaux du Cadastre Minier peuvent être
consultés par le public pendant les jours ouvrables et durant les heures d’ouverture du bureau de consultation,
dont la durée journalière ne peut être inférieure à cinq (5) heures. La consultation des registres manuels et
informatisés est gratuite, sous réserve de l’observation d’une durée de consultation raisonnable. Tout extrait de
document donne lieu à paiement, par l’intéressé, des coûts réels correspondants. Le règlement intérieur du
Cadastre Minier fixe, dans ce cas, les tarifs uniformes à appliquer par tous ses bureaux.

Art. 61. En cas de carré chevauchant deux ou plusieurs Provinces Autonomes limitrophes, l’emplacement de
son centre est déterminant pour l’attribution des compétences à l’une ou l’autre des Provinces.

Si le centre se trouve exactement sur la ligne de frontière entre deux ou plusieurs Provinces, le carré
relève de celle dans la circonscription de laquelle se trouve la plus grande partie de sa superficie. Et si sa surface
est partagée en parts égales entre deux ou plusieurs Provinces, le bureau central du Cadastre Minier attribue la
compétence sur le premier carré chevauchant la frontière à l’une des Provinces, sur le second carré à l’autre, et
ainsi de suite.

Art. 62. Le périmètre objet d’un Permis minier ou d’une autorisation exclusive de réservation de périmètre, doit
avoir la forme d’un polygone et inclure la totalité des carrés qui sont situés à l’intérieur de ce polygone, à
l’exception de ceux qui font déjà l’objet d’un ou de plusieurs autres Permis miniers au moment de la demande.

Art. 63. Les modèles des Permis miniers sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Mines. Ils doivent
comporter l’indication que les travaux de recherche et/ ou d’exploitation décrits dans le plan d’engagement
environnemental ou l’étude d’impact environnemental, ne peuvent commencer qu’après l’obtention de
l’autorisation environnementale correspondante et sa présentation au Maire de la Commune par le titulaire. Ils
doivent aussi indiquer que tout plan d’extension desdits travaux au-delà de ce qui a été prévu dans l’autorisation
environnementale initiale, doit être préalablement soumis à l’autorité compétente et que l’exécution desdits
travaux doit attendre l’autorisation environnementale correspondante. La réglementation environnementale
applicable au secteur minier précisera les modalités et les délais respectifs à respecter pour chaque type
d’autorisation environnementale.

Le modèle de Permis « R » doit en outre indiquer l’interdiction de faire une exploitation commerciale.

Tous les modèles de Permis miniers doivent mentionner l’obligation pour leurs titulaires de se limiter aux
substances initialement demandées, et de procéder à une déclaration d’extension du Permis avant d’exploiter les
autres substances découvertes, ainsi que l’obligation, en général, de respecter la réglementation en vigueur.

Art. 64. Un droit forfaitaire, qui est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines, est perçu par le bureau du
Cadastre Minier pour chaque enregistrement d’opération affectant les droits attribués dans le Permis minier. Ce
montant forfaitaire sera actualisé en même temps et de la même manière que les montants initiaux des frais
d’administration minière annuels par carré fixés au Chapitre II ci-après.

CHAPITRE II
DES FRAIS D'ADMINISTRATION MINIERE
ANNUELS PAR CARRE
Art. 65. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 48 et du Chapitre VI du Titre premier du Code
minier, les titulaires de Permis miniers doivent s’acquitter des frais d’administration minière annuels par carré.

Les montants des frais d’administration minière annuels sont respectivement fixés par carré comme suit, pour la
première année de la période de validité de chaque catégorie de Permis minier :

a) Permis « R » = 315.000 Fmg


b) Permis « E » = 1.600.000 Fmg
c) Permis « PRE » = 95.000 Fmg

Les montants des frais d’administration minière annuels par carré sont calculés progressivement, selon le rang
de l’année considérée durant la durée de validité du Permis minier.

Art. 66. Les montants précisés à l’article précédent feront l’objet d’ajustement annuel à partir du 1er Janvier
2001, afin de maintenir leur valeur constante par rapport à celle du droit de tirage spécial du Fonds Monétaire
International. Le Ministre chargé des Finances communique les informations à exploiter et donne son visa à
l’arrêté pris par le Ministre chargé des Mines, qui précise chaque année, au début du mois de janvier et en se
référant à la valeur du DTS à la date du 1er Novembre de l’année précédente, le montant des frais
d’administration minière dus pour chaque catégorie de Permis minier.

Art. 67. Pour les Permis « R » et les Permis « PRE », le montant des frais d’administration minière par carré dus
chaque année durant la validité du Permis minier, sera le montant initial des frais d’administration minière
annuels par carré ajusté en valeur et multiplié par le nombre d’années de détention du Permis. Ainsi, par
exemple, le montant initial ajusté est multiplié par 5 pour la cinquième année de la durée de validité du Permis.

Art. 68. Pour les Permis « E », le montant des frais d’administration minière annuels par carré dû est le montant
initial ajusté en valeur pour chacune des trois premières années de la période de validité du Permis minier. Pour
les années suivantes, le montant ajusté est multiplié :

a) par 2 pour chacune des années de la quatrième à la sixième ;


b) par 3 pour chacune des années de la septième à la neuvième ;
c) et par 4 pour chaque année à partir de la dixième.

Art. 69. Les montants des frais d’administration minière fixés comme il est stipulé aux articles 65 à 68 ci-dessus
pour l’année en cours, sont à multiplier par le nombre de carrés inclus dans le périmètre concerné. Le nombre
de carrés inclus dans le périmètre concerné est déterminé au moment de l’octroi du Permis initial, et, pour les
Permis en cours de validité, au 1er Janvier de chaque année.

Avant l’enregistrement du Permis minier initial, le demandeur doit présenter la quittance attestant du paiement
des frais d’administration minière par carré pour la première année, quelle que soit la date de la publication du
Permis. Toute année entamée est considérée comme une année entière.
Art. 70. L’obligation de payer les frais d’administration minière annuels par carré s’applique aux Permis
miniers en vigueur, octroyés avant la date d’entrée en vigueur du Code minier, à partir du début de la première
année civile suivant la date d’entrée en vigueur dudit Code. Les montants annuels applicables aux carrés qui
composent les périmètres concernés par ces Permis sont ceux applicables pour la première année indiqués à
l’article 65 ci-dessus, qui sont appliqués comme suit :

a) le montant annuel applicable aux Permis « R » s’applique à tout Permis de recherche, quel qu’en
soit le type ;
b) le montant annuel applicable aux Permis « E » s’applique à tout Permis d’exploitation, quel qu’en
soit le type ; et
c) le montant annuel applicable aux Permis « PRE » s’applique aux Permis de Type I.

Ce premier paiement constitue le point de départ pour la détermination du montant annuel des frais
d’administration dû par le titulaire au cours de la période de validité de son Permis minier. L’on assimile ce
premier paiement, en ce qui concerne uniquement le calcul des frais d’administration minière dus, à celui
correspondant à la première année de validité du Permis minier. L’année suivante, le montant dû est celui prévu
pour la deuxième année, conformément à ce qui est dit respectivement aux articles 67 et 68 ci-dessus ; et ainsi
de suite.

Art. 71. Pour l’application des dispositions de l’article 55 du Code minier, il est procédé comme suit pour le
recouvrement des frais d’administration minière annuels par carré :

a) Mois de Janvier : Calcul des frais d’administration minière annuels par carré par le bureau du
Cadastre Minier qui a délivré le Permis, et notification au titulaire du montant à payer ;
b) 31 Mars : Date limite pour le paiement des frais d’administration minière annuels par carré.

Le paiement est effectué soit par mandat postal ou par chèque envoyé par la poste au bureau du
Cadastre Minier concerné, soit par virement postal ou bancaire au compte du bureau du Cadastre Minier, soit
par paiement en espèces ou par chèque à la caisse du bureau central ou du bureau provincial du Cadastre Minier.

Art. 72. En application des dispositions de l’article 53 du Code minier, le produit des frais d’administration
minière annuels est réparti entre les différents bénéficiaires selon les taux respectifs suivants :

a) 60% des recettes sont affectées au Cadastre Minier ;


b) 30% des recettes sont affectées à la Province Autonome dans la circonscription de laquelle sont
situés les carrés pour lesquels les frais d’administration minière ont été payés ; et
c) 10% des recettes sont affectées au Budget Général.

Jusqu’à décision contraire prise par la Province Autonome, un tiers (1/3) des recettes qui lui sont
affectées reviennent à la Commune dans la circonscription de laquelle sont situés les carrés faisant l’objet du
paiement des frais d’administration minière annuels par carré.

Art. 73. Le Cadastre Minier procède comme suit pour l’affectation de leur quote-part respective aux différents
bénéficiaires :

a) Chaque bureau établit un état de recouvrement hebdomadaire des frais d’administration minière,
qu’il communique au bureau central du Cadastre Minier au plus tard le jeudi de la semaine
suivant celle concernée par l’état de recouvrement ; cet état comporte la ventilation des recettes
entre les différents bénéficiaires ;
b) Dans les deux semaines suivant celle de la réception du paiement, chaque bureau procède au
transfert de leur quote-part respective sur les frais d’administration à la Province Autonome
concernée et au Budget Général.
TITRE V
DES PROCEDURES CONCERNANT LES
AUTORISATIONS EXCLUSIVES DE
RESERVATION DE PERIMETRES
Art. 74. Pour l’application des dispositions de l’article 23 du Code minier, la superficie totale couverte par les
autorisations exclusives de réservation de périmètres qu’une personne et ses affiliés peuvent détenir, ne peut
excéder 15.000 km², soit 2.400 carrés.

Art. 75. En application des dispositions de l’article 21 du Code minier, l’autorisation exclusive de réservation de
périmètre (AERP) est octroyée par le bureau compétent du Cadastre Minier. Le bureau compétent est celui dans
le ressort duquel se situe l’intégralité du périmètre sollicité par le demandeur. Dans le cas où les carrés
composant le périmètre sont situés dans deux ou plusieurs Provinces Autonomes limitrophes, l’octroi de
l’autorisation exclusive de réservation de périmètre relève de la compétence exclusive du bureau central du
Cadastre Minier.

Toutefois, en vue de favoriser l’accès à la priorité des personnes qui ont fait des découvertes dans des
zones éloignées du bureau compétent du Cadastre Minier, une demande provisoire peut exceptionnellement être
déposée auprès de tout bureau du Cadastre Minier, à charge pour le déposant de procéder à la confirmation de sa
demande, dans la forme prescrite au présent Titre, et dans le délai de cinq (5) jours ouvrables suivant le dépôt de
la demande provisoire. Dans ce cas, le bureau qui reçoit la demande provisoire, la communique au bureau
compétent du Cadastre Minier.

Art. 76. Le modèle de la demande d’autorisation exclusive de réservation de périmètre, qui est défini par arrêté
du Ministre chargé des Mines, prévoit notamment la production des données suivantes :

a) l’identité du requérant et l’attestation de domicile à Madagascar ;


b) s’il s’agit d’une société ou d’une association, l’identité de ses représentants qui vont effectuer les opérations
de prospection ; et
c) le nombre ainsi que l’identification des carrés qui composent le périmètre à réserver (province(s) et
commune(s) dans lesquelles ils sont situés, leurs coordonnées Laborde) ;
d) le schéma du polygone représentant le périmètre, avec l’indication des coordonnées Laborde du carré situé
à chacun de ses sommets ;
e) les références de paiement de la contribution aux frais d’instruction ainsi que son montant.

Les critères d’éligibilité pour acquérir les AERP sont les mêmes que ceux qui sont appliqués aux Permis
standards.

A titre de frais d’instruction, une somme équivalente à vingt-cinq pour cent (25%) du droit de délivrance visé à
l’article 79 ci-dessous, est perçue par le bureau du Cadastre Minier. Cette somme est à payer au moment du
dépôt de la demande. Elle est à valoir sur le montant définitif du droit de délivrance dû. Elle n’est pas
remboursable.

Art. 77. La demande d’autorisation exclusive de réservation de périmètre dûment signée et accompagnée de
tous les documents exigibles visés à l’article 4 du présent Décret, doit être déposée au bureau du Cadastre
Minier concerné.

Art. 78. Il est procédé comme suit pour la réception et l’instruction de la demande d’autorisation exclusive de
réservation de périmètre ainsi que pour son octroi :

A) Pour la détermination de la recevabilité de la demande :

1. Dépôt de la demande d’AERP au bureau concerné du Cadastre Minier ;


2. Vérification par l’agent du Cadastre Minier chargé de la réception des demandes que le dossier de demande
est complet ;
3. Si le dossier est complet, inscription au registre des demandes ;
4. Délivrance du récépissé indiquant la date, l’heure et la minute du dépôt, et précisant la date à laquelle le
requérant doit revenir pour avoir confirmation du nombre des carrés qui lui sont attribués, fixée à cinq (5)
jours ouvrables au plus après le dépôt initial s’il s’agit du bureau compétent, ou après le dépôt du dossier de
confirmation d’une demande provisoire déposée à un autre bureau du Cadastre Minier.

Si le dossier de demande n’est pas complet, le préposé à la réception le rend immédiatement au demandeur.

B) Pour l’instruction de la demande :

1. Vérification de l’éligibilité du demandeur ;


2. Vérification de la disponibilité des carrés sollicités et s’ils contigus ou jointifs ou non ;
3. Vérification du nombre total des carrés déjà détenus par le demandeur et ses affiliés en vertu d’AERP ;
4. Si le demandeur est éligible et si certains des carrés demandés sont disponibles et qu’il peut encore détenir
d’autres carrés supplémentaires compte tenu de ce qu’il détient déjà ainsi que de ceux détenus par ses
affiliés, préparation de l’AERP, qui peut être scindée en deux ou plusieurs autorisations suivant que les
carrés réservés sont contigus ou jointifs ou non ;
5. Inscription provisoire au registre des AERP et sur la carte de retombes minières.

C) Pour l’octroi de l’AERP :

1. A la date indiquée dans le récépissé, le bureau du Cadastre Minier signifie au requérant l’exigibilité du droit
restant dû après soustraction des frais d’instruction déjà payés, dont le montant est précisé ;
2. Constatation du paiement sur présentation par le demandeur de la quittance y afférente ;
3. Inscription définitive au registre des AERP et sur la carte de retombes minières ;
4. Délivrance de l’AERP.

Pour l’information du public, le bureau du Cadastre Minier concerné, procède par affichage de la
décision d’octroi devant son bureau, en indiquant la localité où sont situés les carrés octroyés ainsi que le
nombre de ceux-ci.

Art. 79. L’autorisation exclusive de réservation de périmètre est délivrée au demandeur contre paiement du
montant du droit de délivrance restant dû, déduction faite des frais d’instruction déjà payés.

Le droit de délivrance est fixé à 10.000 Fmg par carré qui fait l’objet de l’AERP.

Ce montant fera annuellement et suivant la méthode d’actualisation utilisée pour le calcul du montant
des frais d’administration annuels par carré, l’objet d’ajustement afin de maintenir sa valeur constante par
rapport à celle du droit de tirage spécial du Fonds Monétaire International. Un arrêté du Ministre chargé des
Mines, pris après avis du Ministre chargé des Finances, précise chaque année, au début du mois de janvier, le
montant à percevoir pour l’année considérée.

Le récépissé délivré par le bureau du Cadastre Minier concerné au moment du dépôt de la demande
d’AERP, vaut réception provisoire. Lorsque le demandeur se présente à la date indiquée dans le récépissé,
l’agent du Cadastre Minier lui signifie le montant du droit restant à payer. Le paiement dudit droit doit être
effectué par le demandeur dans les deux (2) jours ouvrables suivant celui où la signification du montant lui a été
faite. Le jour suivant la date d’expiration de ce délai, l’AERP est réputée nulle si le demandeur n’a pas produit
la quittance attestant du paiement du droit de délivrance.

Art. 80. En application des dispositions de l’article 22 du Code minier, le modèle de l’autorisation exclusive de
réservation de périmètre est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines. Il comporte notamment les
renseignements ou informations ci-après :

a) les nom, qualité et adresse du titulaire ;


b) l’identification des carrés réservés, ainsi que les provinces et communes où ils sont situés ;
c) une formule précisant que l’AERP n’est pas un Permis minier ; et
d) l’indication que le document doit recevoir le visa du Maire de la Commune concernée, avec, dans l’imprimé
de l’AERP, un espace suffisant pour ce visa.

Art. 81. Pour que la demande de Permis minier consécutive à l’obtention d’une autorisation exclusive de
réservation de périmètre soit recevable, elle doit être déposée pendant la durée de cette AERP.

Le titulaire de l’AERP doit présenter son autorisation dûment visée par le Maire de la Commune ou son
adjoint, compétent au lieu où se situent les carrés qui font l’objet de la demande de Permis minier.
Le visa du Maire ou de son adjoint prouve uniquement que le titulaire de l’AERP s’est rendu sur place
pour le consulter et pour effectuer les opérations autorisées. Il ne peut pas être interprété comme un engagement
du signataire envers le titulaire.

TITRE VI
DES PROCEDURES CONCERNANT LES PERMIS
MINIERS

CHAPITRE PREMIER
DE L'OCTROI
Art. 82. En application des dispositions de la Section première du Chapitre V du Titre II du Code minier, les
permis de recherche minière ou Permis « R », ainsi que les permis d’exploitation minière ou Permis « E » sont
octroyés par arrêté du Ministre chargé des Mines ou de son représentant.

Les permis réservés aux petits exploitants miniers ou Permis « PRE » sont octroyés par l’Autorité
chargée des Mines de la Province Autonome concernée ou son délégué.

Les Permis miniers sont octroyés pour la ou les substances classées en mines, qui y sont précisées.

Pour la recevabilité d’un dossier de demande de Permis « R », le requérant doit avoir payé le montant
des frais d’instruction du dossier, qui représente l’équivalent de vingt-cinq pour cent (25%) des frais
d’administration minière qui seront effectivement dus si les carrés sollicités sont octroyés en totalité. Les
sommes versées au titre des frais d’instruction des dossiers sont à valoir sur le montant des frais
d’administration minière effectivement dus avant la délivrance du Permis minier sollicité. Elles ne sont pas
remboursables.

Art. 83. Le dépôt de toute demande de Permis minier est effectué au bureau provincial du Cadastre Minier dans
le ressort duquel est localisée l’intégralité du périmètre désiré.

Au cas où le périmètre sollicité inclut des carrés qui relèvent de deux ou plusieurs provinces, la
demande doit être déposée au bureau central du Cadastre Minier.

Art. 84. Le formulaire de demande de Permis minier visé à l’article 43 du Code minier et défini par arrêté du
Ministre chargé des Mines, prévoit notamment la production par le requérant des informations suivantes :

a) L’identité, la qualité et l’adresse du demandeur ainsi que, le cas échéant, de son mandataire ;
b) Le nombre de carrés sollicités, ainsi que leur identification (coordonnées Laborde, province(s) et
commune(s) dans la circonscription desquelles ou de laquelle ils sont situés) ;
c) Les références des Permis miniers dont le demandeur et ses affiliés sont déjà titulaires, en précisant les
types de Permis et le nombre des carrés couverts par chaque Permis ;
d) La ou les substances minérales pour laquelle ou pour lesquelles les droits sont sollicités ;
e) Les références de l’AERP, le cas échéant, ou, dans le cas de demande de Permis « E », celles du Permis
« R » ou du Permis « PRE » couvrant le périmètre dont le demandeur est titulaire ;
f) Pour la demande de Permis « R », les références ainsi que le montant de la quittance attestant du paiement
des frais d’instruction du dossier de demande.

Art. 85. Le dossier de demande est fourni en trois (3) exemplaires. Les pièces qui le composent sont :

a) Le formulaire de demande dûment rempli et signé par le requérant ;


b) Le plan de programme de recherche et/ ou d’exploitation auquel s’engage le requérant, présenté
conformément au plan type joint en annexe au présent décret et signé par le requérant ;
c) La carte topographique à l’échelle 1/100.000 sur laquelle sont clairement désignés les carrés sollicités ;
d) Le cas échéant, l’AERP dûment visée par les Autorités locales ;
e) Pour la demande de Permis « R », la quittance attestant du paiement des frais d’instruction du dossier, dont
le montant est à valoir sur celui des frais d’administration minière dus ;
f) Le cas échéant, le Permis « R » ou le Permis « PRE » que le demandeur souhaite transformer en Permis
« E» ;
g) Le plan d’engagement environnemental (PEE) s’il s’agit d’une demande de Permis « PRE » ;
h) L’étude d’impact environnemental (EIE) s’il s’agit d’une demande de Permis « E ».
Ces pièces sont fournies avec celles visées à l’article 4 du présent décret.

En ce qui concerne les documents à joindre aux demandes de Permis « PRE » ou de Permis « E », la
description des travaux à réaliser résume le contenu du PEE ou de l’EIE correspondant.

Par ailleurs, le document de PEE ou d’EIE est à transmettre immédiatement au bureau provincial du
service chargé de l’Environnement minier. L’autorisation environnementale correspondant au document de
PEE, doit être délivrée dans le délai de quatre-vingt-dix (90) jours au plus, comptés à partir du lendemain de la
date de recevabilité de la demande de Permis minier. Le délai à observer pour la délivrance de l’autorisation
environnementale afférente à une EIE est précisé dans la réglementation environnementale applicable au secteur
minier.

Pour la demande de Permis « R », le PEE correspondant peut être déposé au bureau provincial du
Cadastre Minier, après l’octroi du Permis minier.

La procédure d’octroi d’un Permis minier se déroule indépendamment de l’étude du document de PEE
ou d’EIE.

Art. 86. Le requérant ou son représentant dûment mandaté, doit se présenter, selon le cas, au bureau provincial
ou au bureau central du Cadastre Minier pour effectuer le dépôt de son dossier de demande de Permis minier.

Les procédures à suivre à partir du dépôt de la demande et jusqu’à la fin de son instruction, sont les
suivantes :

A) Pour la détermination de la recevabilité de la demande :

1) Dépôt de la demande, selon le cas, au bureau du Cadastre Minier de la province où se situe l’intégralité du
périmètre sollicité, ou au bureau central du Cadastre Minier si les carrés qui composent le périmètre sont
répartis entre deux ou plusieurs circonscriptions provinciales ;
2) Vérification pour s’assurer que le dossier est complet et qu’il y a le nombre d’exemplaires requis ;
3) Le cas échéant, vérification pour constater que l’AERP jointe à la demande porte le visa du Maire de la
Commune concernée, sans lequel la demande n’est pas recevable ;
4) Si ces vérifications ont donné satisfaction, la demande est provisoirement recevable ;
5) Délivrance du récépissé provisoire portant mention des jour, heure et minute du dépôt, et indiquant la date
où le demandeur doit revenir pour confirmation de la recevabilité (celle du cinquième jour ouvrable suivant
la date du dépôt initial) ;
6) Inscription au registre des demandes de Permis miniers.

Si le dossier de demande n’est pas complet, le préposé à la réception le rend immédiatement au


demandeur.

B) Pour l’instruction de la demande :

Le bureau du Cadastre Minier procède en premier lieu à la vérification de la disponibilité, au jour du


dépôt initial, des carrés sollicités, en particulier pour s’assurer que la demande n’empiète pas sur des
périmètres déjà établis ou objet de demandes antérieures en cours d’instruction. Si un ou plusieurs
carrés sollicités ne sont plus disponibles pour un nouvel octroi, la demande est rejetée par le bureau
du Cadastre Minier, qui établit la lettre de rejet motivé. Cette lettre est remise au requérant le jour où
il se présente pour confirmation de la recevabilité de sa demande.

En second lieu et dans le cas où il n’existe pas d’empiétement, le bureau du Cadastre Minier procède
aux opérations suivantes :

1) Vérification de l’éligibilité du requérant ;


2) Vérification du nombre de carrés que le demandeur peut solliciter, compte tenu, s’il y a lieu, du nombre de
ceux que lui et ses affiliés détiennent déjà au titre d’autres Permis miniers ;
3) Vérification pour confirmer que tous les carrés sollicités sont contigus ou jointifs ;
4) Si toutes ces vérifications ont donné satisfaction, préparation du récépissé de confirmation de la recevabilité
de la demande, indiquant les jour, heure et minute du dépôt initial, le montant des frais d’administration à
payer pour la première année, la date à laquelle la décision d’octroi sera prête (celle du trentième jour
ouvrable suivant le dépôt de la demande) et la date limite à laquelle le requérant doit avoir payé les frais
d’administration et se présenter avec la quittance pour retirer le certificat d’enregistrement (celle du
cinquième jour ouvrable suivant celui où la décision d’octroi sera prête). Le récépissé est délivré au
requérant lorsqu’il se présente à l’issue du délai visé au paragraphe A, 5°, ci-dessus ;
5) Si l’une des vérifications visées aux 1°, 2° et 3° ci-dessus n’a pas donné satisfaction, préparation du
récépissé indiquant les jour, heure et minute du dépôt initial, les conditions requises pour l’octroi qui n’ont
pas été remplies et la date à laquelle l’acte portant décision de refus sera prêt (celle du trentième jour
ouvrable suivant le dépôt de la demande). Le récépissé est délivré au requérant lorsqu’il se présente à
l’issue du délai visé au paragraphe A, 5°, ci-dessus ;
6) Préparation de l’acte portant octroi du Permis minier ou décision de refus ;
7) Le cas échéant, inscription des informations nécessaires sur la carte de retombes minières.

Art. 87. Au cours de la procédure d’instruction visée à l’article précédent, le bureau du Cadastre Minier procède
aux opérations suivantes :

a) Le cas échéant, transmission immédiate du document de PEE ou d’EIE au service provincial chargé de
l’Environnement Minier du Ministère chargé des Mines ; l’autorisation environnementale correspondant au
document de PEE doit être délivrée au titulaire, dans le délai quatre-vingt-dix (90) jours au plus, comptés à
partir du lendemain de la date de recevabilité ; le délai de délivrance de l’autorisation environnementale
afférente à une EIE est précisé dans la réglementation environnementale applicable au secteur minier ;
b) A l’issue de l’instruction, transmission du projet d’arrêté d’octroi ou de la décision de refus, accompagné
d’un exemplaire des autres documents composant le dossier de demande ainsi que de l’avis technique du
bureau du Cadastre Minier, au Ministre chargé des Mines ou à son représentant par voie administrative s’il
s’agit d’une demande de Permis « R » ou de Permis « E », ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province
Autonome concernée s’il s’agit d’une demande de Permis « PRE » ; cette transmission doit être accomplie
dans un délai de vingt (20) jours ouvrables comptés à partir du lendemain de la date de recevabilité.

Art. 88. La prise de la décision d’octroi et la procédure d’information du demandeur sur la décision prise sont
effectuées comme suit :

a) Prise de décision d’octroi par le Ministre chargé des Mines ou son représentant lorsqu’il s’agit d’un Permis
« R » ou d’un Permis « E », ou par l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée
lorsqu’il s’agit d’un Permis « PRE », dans le délai légal de trente (30) jours ouvrables à partir de la date de
recevabilité de la demande ;
b) Retransmission du dossier signé au bureau du Cadastre Minier d’origine ;
c) Information du demandeur, de la décision d’octroi, par le bureau du Cadastre Minier, et signification de
l’exigibilité du paiement des frais d’administration minière annuels pour la première année. Cette
information - signification est donnée au demandeur ou à son représentant au moment où il se présente au
bureau du Cadastre Minier concerné à la date indiquée dans le récépissé ;
d) Inscription provisoire au registre des Permis miniers ;
e) Modification de la carte de retombes minières.

Art. 89. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 48 du Code minier, le paiement des frais
d’administration minière annuels pour la première année doit être effectué par le demandeur, au plus tard, à la
date indiquée dans le récépissé portant confirmation de la recevabilité de sa demande. Cette date est déterminée
à partir du dépôt initial de la demande ; elle est fixée à trente-cinq (35) jours ouvrables comptés à partir du
lendemain du jour de l’enregistrement de la demande recevable.

Dans le cas où le demandeur ne se serait pas présenté pour retirer le certificat d’enregistrement, la
décision d’octroi est réputée nulle à partir du jour suivant la date indiquée dans le récépissé de confirmation de
la recevabilité de la demande.

Art. 90. Sur présentation de la quittance attestant du paiement des frais d’administration minière annuels, le
bureau du Cadastre Minier procède à :

a) L’enregistrement du Permis au registre des Permis miniers ;


b) La mention du Permis minier sur la carte de retombes minières ;
c) La remise du certificat d’enregistrement au demandeur.
Le Permis minier octroyé prend effet à compter de la date de son inscription définitive au registre des
Permis miniers.

Le Permis minier est délivré après la formalité de publication au Journal Officiel.

CHAPITRE II
DE L'EXTENSION DES PERMIS MINIERS
Art. 91. Pour l’application des dispositions des articles 30 et 31 du Code minier, le formulaire de la déclaration
d’extension, dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines, prévoit la production des éléments
suivants :

a) Les références du Permis minier concerné ;


b) La ou les substances pour laquelle ou pour lesquelles l’extension est demandée ;
c) Les modifications envisagées pour le plan de travaux de recherche ou d’exploitation initialement
proposé pour l’obtention du Permis.

S’il y a lieu, le titulaire soumet pour approbation, conformément à la réglementation environnementale


applicable au secteur minier, un plan d’engagement environnemental ou une étude d’impact environnemental
afférents aux travaux de recherche ou d’exploitation de la ou des nouvelles substances.

Art. 92. Les pièces composant la déclaration d’extension de Permis minier sont les suivantes :

a) Le formulaire de déclaration dûment rempli et signé ;


b) Le plan des travaux de recherche ou d’exploitation de la ou des nouvelles substances ;
c) Le Permis minier concerné en cours de validité ;
d) Si l’approbation environnementale donnée par l’Autorité compétente a déjà été acquise au
moment de la demande d’extension du Permis minier, le document attestant de cette approbation.

Art. 93. La déclaration est déposée au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier initial, contre
récépissé indiquant la date de dépôt.

Le cas échéant, la réglementation environnementale applicable au secteur minier définit la procédure à


suivre pour l’approbation du plan d’engagement environnemental ou de l’étude d’impact environnemental
concernant la recherche ou l’exploitation de la ou des nouvelles substances autorisées.

Art. 94. L’extension est confirmée par l’Autorité compétente qui a procédé à l’octroi initial, et enregistrée au
bureau du Cadastre Minier contre paiement du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret. Il en est
porté mention sur le Permis minier initial.

CHAPITRE III
DU RENOUVELLEMENT
Art. 95. Pour l’application des dispositions des articles 49 à 52 du Code minier, le modèle de demande de
renouvellement du Permis minier, défini par arrêté du Ministre chargé des Mines, prévoit notamment la
production par le titulaire des informations suivantes :

a) L’identité et la qualité du demandeur ;


b) Les références du Permis minier dont le renouvellement est sollicité ;
c) Le cas échéant, les identité et adresse des créanciers gagistes ou hypothécaires.

Art. 96. Le dossier de demande de renouvellement de Permis minier comporte :

a) Le formulaire de demande dûment rempli et signé ;


b) Le Permis minier dont le renouvellement est sollicité ;
c) Le plan de programme de recherche et/ ou d’exploitation signé et attesté ;
d) La copie certifiée conforme de la pièce attestant de l’identité du requérant ;
e) La copie certifiée conforme de la quittance justifiant du paiement des frais d’administration minière annuels
par carré afférents à l’année précédant le renouvellement ;
f) La copie de l’autorisation environnementale afférente aux opérations menées en vertu du Permis minier
initial ;
g) Le cas échéant, la copie certifiée conforme du contrat de gage ou d’hypothèque portant sur le Permis
minier.

Ces pièces sont fournies avec celles visées à l’article 4 du présent décret.

S’il y a lieu, le titulaire soumet pour approbation, conformément à la réglementation environnementale


applicable au secteur minier, un plan d’engagement environnemental ou une étude d’impact environnemental
afférents aux travaux de recherche ou d’exploitation à entreprendre pendant la période du renouvellement.

Art. 97. Conformément aux dispositions des articles 29, 43 et 50 du Code minier, la procédure à observer pour
le dépôt et l’inscription au registre de la demande de renouvellement de Permis minier est établie comme suit :

a) Dépôt de la demande de renouvellement au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis initial,
quarante-cinq (45) jours ouvrables au moins, avant l’échéance du Permis minier dont le renouvellement est
sollicité ;
b) Vérification pour s’assurer que le dossier est complet ;
c) Délivrance au titulaire, contre paiement du droit de renouvellement visé à l’article 101 ci-dessous (en
application de l’article 51 du Code minier), du récépissé de dépôt de la demande, portant mention du jour
du dépôt, et indiquant le montant des frais d’administration à payer pour la première année du
renouvellement, la date à laquelle la décision de renouvellement sera prête (celle du trentième jour ouvrable
suivant celui du dépôt de la demande) et la date limite à laquelle le requérant doit avoir payé les frais
d’administration et se présenter avec la quittance pour retirer le Permis minier renouvelé (celle du
cinquième jour ouvrable suivant celui où la décision d’octroi sera prête) ;
d) Inscription au registre des demandes de Permis miniers.

Si la demande de renouvellement n’est pas déposée dans le délai ci-dessus, le titulaire est réputé avoir
renoncé à la totalité de son périmètre minier au lendemain du jour où expire la validité de son Permis minier. Le
bureau du Cadastre Minier concerné informe alors le titulaire de l’exigibilité des obligations environnementales
auxquelles il s’est engagé lors de l’octroi initial.

Art. 98. Conformément aux dispositions des articles 29, 44, 45, 46, 47 et 50 du Code minier, la procédure
d’instruction du dossier de demande de renouvellement du Permis minier est établie comme suit :

a) Vérification en vue de s’assurer que le demandeur est toujours éligible à maintenir le Permis minier dont
le renouvellement est sollicité ;
b) Vérification du paiement effectif des frais d’administration minière annuels par carré afférents à la dernière
année de validité du Permis ;
c) Transmission par voie administrative du dossier de demande au Ministre chargé des Mines ou à son
représentant, s’il s’agit du renouvellement d’un Permis « R » ou d’un Permis « E », ou à l’Autorité chargée
des Mines de la Province Autonome concernée, s’il s’agit du renouvellement d’un Permis « PRE » ; le
dossier transmis est accompagné de l’avis favorable du bureau du Cadastre Minier ; cette transmission du
dossier doit intervenir dans le délai de vingt (20) jours ouvrables suivant la date de son dépôt.

Le cas échéant, la réglementation environnementale applicable au secteur minier définit la procédure à


suivre pour l’approbation du plan d’engagement environnemental ou de l’étude d’impact environnemental
concernant la recherche ou l’exploitation de la ou des nouvelles substances autorisées.

Art. 99. La prise de la décision de renouvellement et la procédure d’information du demandeur sur la décision
prise sont effectuées comme suit :

a) La décision de renouvellement est prise par le Ministre chargé des Mines ou son représentant, ou par
l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, selon le cas, dans le délai de trente (30)
jours ouvrables suivant la date de dépôt de la demande au bureau du Cadastre Minier ;
b) Retransmission du dossier signé au bureau du Cadastre Minier d’origine ;
c) Information du demandeur, ainsi que, le cas échéant, des créanciers gagistes ou hypothécaires, de la
décision de renouvellement, par le bureau du Cadastre Minier et signification de l’exigibilité du paiement
des frais d’administration minière annuels pour l’année en cours, s’il y a lieu. Cette information -
signification est donnée au demandeur ou à son représentant au moment où il se présente au bureau du
Cadastre Minier concerné à la date indiquée dans le récépissé. Elle est portée à la connaissance des
créanciers gagistes ou hypothécaires par simple lettre.

Art. 100. Les dispositions de l’article 89 ci-dessus sont applicables au renouvellement d’un Permis minier, en ce
qui concerne, s’il y a lieu, le délai de paiement des frais d’administration annuels par carré afférents à l’année en
cours et la délivrance du Permis minier renouvelé.

Art. 101. Le droit à payer pour le renouvellement d’un Permis minier est le même que celui prévu à l’article 64
du présent décret.

Art. 102. Sur présentation par le titulaire, de la quittance attestant du paiement des frais d’administration
minière annuels par carré dus, le bureau du Cadastre Minier procède à :

a) La remise du Permis minier renouvelé au titulaire, en application des dispositions de


l’article 48 du Code minier ;
b) L’enregistrement du Permis minier renouvelé par le bureau du Cadastre Minier, sur le
registre des Permis miniers ;
c) La rectification, s’il y a lieu, de la carte de retombes minières ;
d) La publication du Permis minier renouvelé par insertion au Journal Officiel.

CHAPITRE IV
DE LA RENONCIATION
Art. 103. Avant de déclarer sa renonciation à un ou plusieurs carrés composant son périmètre, le titulaire doit
faire constater par le service compétent du Ministère chargé des Mines l’achèvement des travaux de fermeture
des mines qui ont été pratiquées à l’intérieur des carrés renoncés.

Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 64 du Code minier, la déclaration de renonciation à
tout ou partie du périmètre objet d’un Permis minier comporte obligatoirement les renseignements suivants :

a) Les références du Permis minier concerné par la renonciation ;


b) L’identité du titulaire du Permis minier ;
c) L’indication qu’il s’agit d’une renonciation totale ou partielle ;
d) Les coordonnées Laborde des carrés sur lesquels porte la renonciation ;
e) Le cas échéant, l’aval exprès donné par les créanciers gagistes ou hypothécaires ;
f) L’indication que les travaux de fermeture des mines ont été achevés ;
g) Le cas échéant, l’indication que les travaux de réhabilitation environnementale ont été exécutés.

Art. 104. Les pièces composant le dossier de déclaration de renonciation sont les suivantes :

a) Le Permis minier concerné par la renonciation ;


b) Conformément aux dispositions de l’article 65 du Code minier, le rapport sur les recherches et travaux
effectués á l’intérieur des carrés renoncés depuis le dernier rapport remis à l’Administration ;
c) Conformément aux dispositions de l’article 66 du Code minier, la pièce attestant du quitus de l’Autorité
environnementale compétente, s’il a déjà été obtenu par le titulaire ;
d) Le cas échéant, le document portant l’aval exprès donné par les créanciers gagistes ou hypothécaires ;
e) L’attestation délivrée par le service compétent du Ministère chargé des Mines et indiquant que les travaux
de fermeture des mines ont été exécutés ;
f) La quittance attestant du paiement du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret.

Art. 105. Le dossier de déclaration de renonciation est déposé au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le
Permis minier.

Ce dernier :

a) Vérifie que le dossier est complet ;


b) Enregistre la déclaration de renonciation au registre des demandes de Permis miniers ;
c) Le cas échéant, porte mention du quitus environnemental au registre des Permis miniers ;
d) Délivre au titulaire un récépissé portant la date du dépôt, dans lequel il est précisé que ce dernier doit se
présenter au bureau du Cadastre Minier, à une date indiquée, pour retirer le Permis minier réajusté ou pour
recevoir l’acte portant annulation du Permis minier, selon le cas.
Art. 106. La procédure à suivre pour l’instruction du dossier de déclaration de renonciation est établie comme
suit :

a) Constatation de la portée de la renonciation sur le périmètre objet du Permis minier : la renonciation est
partielle ou totale ;
b) Si la renonciation est partielle, le bureau du Cadastre Minier procède à l’ajustement du Permis minier dans
un délai de cinq (5) jours ouvrables comptés à partir du lendemain de la date du dépôt de la déclaration, et
transmet le dossier, pour approbation, au Ministre chargé des Mines ou son représentant lorsqu’il s’agit
d’un Permis « R » ou d’un Permis « E », ou à l’autorité compétente de la Province Autonome concernée
lorsqu’il s’agit d’un Permis « PRE » ;
c) Si la renonciation est totale, transmission du dossier, pour annulation, au Ministre chargé des Mines ou son
représentant, ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, selon le cas, dans un
délai de cinq (5) jours ouvrables comptés à partir du lendemain de la date de dépôt de la déclaration.

Art. 107. La prise de décision sur la renonciation totale ou partielle et la procédure d’information du demandeur
sur la décision prise sont effectuées comme suit :

A) Cas de renonciation partielle :

1) Le bureau du Cadastre Minier procède dans le délai de cinq (5) jours ouvrables, à l’ajustement du Permis
minier ;
2) Il transmet ensuite le dossier, pour modification du Permis, au Ministre chargé des Mines ou son
représentant s’il s’agit d’un Permis « R » ou d’un Permis « E », ou à l’Autorité chargée des Mines de la
Province Autonome concernée s’il s’agit d’un Permis « PRE » ;
3) La renonciation une fois approuvée, le bureau du Cadastre Minier en informe le titulaire et, le cas échéant,
les créanciers gagistes ou hypothécaires. Cette information est effectuée au moment où le titulaire se
présente au bureau du Cadastre Minier à la date prévue dans son récépissé ; elle est faite aux créanciers
gagistes ou hypothécaires par simple lettre ;
4) Le bureau du Cadastre Minier procède enfin à l’enregistrement de la renonciation sur le registre des Permis
miniers et à sa publication par insertion au Journal Officiel.

B) Cas de renonciation totale :

1) La décision constatant la renonciation totale du titulaire au périmètre objet de son Permis minier est prise
par l’Autorité qui a octroyé le Permis, dans un délai de trente (30) jours ouvrables suivant la date de dépôt
de la déclaration de renonciation. L’acte administratif portant cette décision précise que :

- Le Permis minier est annulé sans autre formalité ;


- Les sommes dues à l’Administration ainsi que les créances nées de l’exercice
de l’activité par le titulaire, restent exigibles ;
- L’obligation environnementale souscrite par le titulaire est, s’il y a lieu,
exigible au prorata des travaux miniers réellement effectués ;

2) Retransmission du dossier au bureau du Cadastre Minier d’origine ;


3) Le bureau du Cadastre Minier procède à l’information du titulaire et, le cas échéant, des créanciers gagistes
ou hypothécaires, de la décision d’annulation du Permis minier. Cette information est effectuée lorsque le
titulaire se présente au bureau du Cadastre Minier à la date prévue dans son récépissé ; elle est faite par
simple lettre aux créanciers gagistes ou hypothécaires ;
4) L’annulation du Permis minier consécutive à la déclaration de renonciation est inscrite au registre des
Permis miniers, et portée à la connaissance du public :

- par affichage au bureau du Cadastre Minier ; et


- par insertion au Journal Officiel.

La décision d’annulation du Permis minie r pour cause de renonciation totale de son titulaire, est remise
à l’intéressé sur présentation de la quittance attestant du paiement des frais d’administration encore dus pour la
dernière période précédant la date de la décision.
Art. 108. Dans le cas de renonciation partielle, le Permis minier ajusté est délivré par le bureau du Cadastre
Minier au titulaire, dans un délai qui ne peut excéder trente-cinq (35) jours ouvrables comptés à partir du
lendemain du jour de dépôt de la déclaration de renonciation.

Dans le cas de renonciation totale, l’acte portant annulation du Permis minier est délivré par le bureau
du Cadastre Minier au titulaire, dans le délai précisé à l’alinéa premier. Le titulaire doit produire cet acte
d’annulation pour justifier de sa situation à l’égard de l’Administration minière et du Cadastre Minier.

Art. 109. Il est procédé comme suit pour l’enregistrement et la délivrance du Permis minier ajusté en suite d’une
renonciation partielle, ou pour l’enregistrement de la renonciation totale au registre des Permis minier :

a) Enregistrement du Permis minier ajusté ou radiation du Permis minier renoncé en totalité, selon le cas, par
le bureau du Cadastre Minier, sur le registre des Permis miniers et
b) Remise au titulaire du Permis minier ajusté après renonciation partielle, par le bureau du Cadastre Minier,
ou
c) En cas de renonciation totale, remise au titulaire, par le bureau du Cadastre Minier, de l’acte portant
annulation du Permis minier.

La renonciation prend effet à la date de son enregistrement auprès du bureau du Cadastre Minier.

CHAPITRE V
DES ENGAGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX
DU TITULAIRE
Art. 110. Conformément aux dispositions des articles 33, alinéa 2, et 39, alinéa 2, du Code minier, le titulaire du
Permis « R » ou de Permis « PRE » octroyé doit avoir obtenu du service chargé de l’Environnement minier du
Ministère chargé des Mines, l’approbation du plan d’engagement environnemental établi selon la réglementation
environnementale applicable au secteur minier, avant le commencement de tous travaux de recherche et/ ou
d’exploitation.

De même et conformément à l’article 37, alinéa 2, du Code minier, le titulaire du Permis « E » octroyé
doit avoir obtenu l’approbation de l’étude d’impact environnemental établie selon la réglementation
environnementale applicable au secteur minier, avant le commencement de tous travaux d’exploitation.

Art. 111. Pour l’application des dispositions de l’article 33, alinéa 3, du Code minier, la réglementation
environnementale applicable au secteur minier, qui fera l’objet d’un arrêté pris conjointement par le Ministre
chargé des Mines et le Ministre chargé de l’Environnement, précise les conditions dans lesquelles une étude
d’impact est exigible du titulaire de Permis « R ». Dans ce cas, les travaux pour lesquels a été établie l’étude
d’impact environnemental ne doivent commencer qu’après l’approbation de ladite étude.

Art. 112. L’autorisation environnementale relative à un plan d’engagement environnemental, doit être délivrée
au titulaire du Permis minier dans le délai de quatre-vingt-dix (90) jours comptés à partir du lendemain de la
date de recevabilité de sa demande.

L’autorisation environnementale relative à une étude d’impact environnemental, sauf disposition


expresse dans le décret relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement, doit être
délivrée au titulaire du Permis minier dans le délai y afférent fixé dans la réglementation environnementale
applicable au secteur minier.

CHAPITRE VI
DU GAGE, DE L'HYPOTHEQUE, DES
TRANSFERTS PORTANT SUR LES PERMIS
MINIERS ET DU PARTENARIAT

Art. 113. Pour l’application des dispositions du Chapitre VII du Titre II du Code minier, le présent Chapitre
traite des actes passés entre les personnes privées et qui affectent les droits conférés par les Permis miniers.
SECTION PREMIERE
DE LA FORMALITE D’ENREGISTREMENT

Art. 114. Les actes portant cession, mutation entre vifs ou par décès, partenariat, amodiation, gage, hypothèque
ou autres, qui affectent les droits conférés par les Permis miniers octroyés en vertu du Code minier, constatent
des conventions nées de la volonté des personnes privées qui y sont parties. Ils restent régis par les lois et
règlements en vigueur pour ces matières.

Néanmoins et en application des dispositions des articles 61 et 63 du Code minier, les actes portant
cession ou transfert des droits, ceux portant contrat de gage ou d’hypothèque ainsi que ceux portant contrat de
partenariat, doivent être enregistrés auprès du bureau du Cadastre Minier qui a délivré les Permis miniers
concernés sous peine d’inopposabilité à l’Administration..

Art. 115. Au moment de leur enregistrement sur les registres tenus par le bureau du Cadastre Minier, les actes
portant transfert des droits miniers doivent être justifiés par la production, par le titulaire, des documents
suivants :

a) La copie certifiée conforme de l’acte de transfert (cession, donation, transmission aux héritiers,
réalisation d’un gage ou d’une hypothèque), dûment timbrée et portant la mention de
l’enregistrement auprès du Service chargé de l’Enregistrement et des Timbres ;
b) Le Permis minier concerné ;
c) Tous documents établissant la preuve de l’éligibilité de l’acquéreur ( pièces d’identité, attestation
du nombre de tous les carrés détenus par lui et ses affiliés, entre autres) ;
d) Le cas échéant, la copie certifiée conforme du quitus environnemental donné par l’Autorité
compétente au titulaire initial.

Après vérification de la conformité du dossier, et s’il n’y a pas d’empêchement concernant l’éligibilité
de l’acquéreur, le transfert est enregistré et un nouveau Permis minier est établi au nom du nouveau titulaire des
droits.

Art. 116. La déclaration au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier, de la passation d’un
contrat de gage ou d’hypothèque est faite à la diligence du titulaire.

Lors de cette déclaration, le titulaire fournit les pièces suivantes :

a) La copie certifiée conforme du contrat de gage ou d’hypothèque, timbrée et portant la mention de


l’enregistrement auprès du Service de l’Enregistrement et des Timbres ;
b) Le Permis minier concerné par le contrat de gage ou d’hypothèque.

Mention du contrat de gage ou d’hypothèque est portée sur le Permis minier concerné.

Art. 117. Dans le cas d’amodiation, toutes les obligations afférentes au Permis minier restent à la charge du
titulaire qui enregistre l’acte y afférent auprès du bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier.

Lors de la demande d’enregistrement, le titulaire fournit au bureau du Cadastre Minier les pièces
suivantes :

a) La copie certifiée conforme du contrat d’amodiation, timbrée et portant la mention de


l’enregistrement auprès du Service de l’Enregistrement et des Timbres ;
b) Le Permis minier concerné par le contrat d’amodiation.

L’amodiation est constatée par son inscription sur le Permis minier concerné.

Art. 118. Le contrat de partenariat est enregistré par le bureau du Cadastre Minier sur production par le titulaire
et son partenaire, des documents suivants :

a) La copie certifiée conforme du contrat de partenariat, dûment timbrée et portant la mention de


l’enregistrement auprès du Service de l’Enregistrement et des Timbres ;
b) Le Permis minier concerné ;
c) Tous documents établissant la preuve de l’éligibilité du partenaire (pièces d’identité, attestation du nombre
de tous les carrés détenus par le partenaire et ses affiliés, entre autres).

Après vérification de la conformité du dossier, et s’il n’y pas d’empêchement concernant l’éligibilité du
partenaire, le contrat est enregistré et il en est porté mention sur le Permis minier initial.

Art. 119. Après la formalité de l’enregistrement le Permis minier modifié ou annoté, selon le cas, est délivré
contre paiement du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret, sans préjudice de toutes autres
perceptions légales ou réglementaires éventuellement dues.

SECTION II
DU CAS DE TRANSFERT DE PERMIS MINIER POUR
CAUSE DE DECES OU DE CONDAMNATION
PENALE

Art. 120. Dans le cas où l’héritier ou l’ayant cause n’est pas éligible à détenir un Permis minier, il lui appartient
d’entreprendre toutes actions visant à la régularisation de sa situation pour se soustraire à l’interdiction qui le
frappe. A défaut de cette régularisation dans les douze (12) mois suivant l’ouverture de la succession, s’il s’agit
de l’héritier, ou de la date de l’acte de transmission des droits et obligations, s’il s’agit de l’ayant cause, le
Permis minier est remis à l’Administration minière qui saisit la provision environnementale prévue par l’article
102 du Code minier, constituée par le titulaire décédé ou empêché du fait d’une condamnation pénale, et fait
procéder dans les meilleurs délais aux travaux de réhabilitation prévus. Après l’exécution desdits travaux, le
périmètre concerné devient disponible pour un nouvel octroi. Toutefois, si une demande portant sur le même
périmètre est déposée au bureau du Cadastre Minier avant le commencement desdits travaux, l’obligation
environnementale du titulaire décédé peut être prise en charge, sur sa demande, par le nouveau requérant. La
provision environnementale saisie par l’Administration minière est, dans ce cas, transférée au compte de
provision du nouveau requérant qui doit inclure les engagements souscrits par le titulaire décédé ou empêché
parmi ses engagements propres.

Si la non éligibilité résulte de la limitation du nombre de carrés que peut détenir une personne, cette
dernière a la faculté de choisir entre les carrés qu’il détient déjà et ceux qui lui sont dévolus par héritage ou
transmis par l’auteur condamné. Les carrés ainsi délaissés sont disponibles pour un nouvel octroi. Toutefois, les
obligations antérieures à la renonciation restent à la charge de l’héritier ou de l’ayant cause.

Si le titulaire du Permis minier est une personne morale et que l’un des associés vient à décéder ou à
être l’objet d’une condamnation pénale, la transmission des droits de ce dernier à ses héritiers ou à ses ayants
cause est régie par le droit commun, ainsi que par les statuts de la personne morale en cause. Toutefois, si
l’héritier non éligible de l’associé décédé ou empêché pour cause de condamnation pénale n’accomplit pas la
formalité prévue à l’alinéa premier, il est réputé avoir renoncé à ses droits qui sont alors considérés comme
cédés aux associés survivants.

Art. 121. En cas d’absence d’héritier ou d’ayant cause, le Permis minier est remis à l’Administration minière
qui procède comme à l’alinéa premier de l’article précédent.

Art. 122. Dans le cas d’héritiers ou d’ayants cause mineurs ou incapables, les dispositions légales et
réglementaires respectives sur les régimes de la tutelle ou de la curatelle sont applicables.

SECTION III
DU CAS DE REALISATION DU GAGE OU DE
L'HYPOTHEQUE

Art. 123. Pour procéder à la saisie d’un Permis minier en cas de défaillance du titulaire dont le Permis minier
est grevé d’hypothèque ou de gage, le créancier hypothécaire ou gagiste dont la garantie a été préalablement
enregistrée au bureau du Cadastre Minier, présente au bureau compétent du Cadastre Minier les pièces
suivantes :

a) L’acte de saisie enregistrée et timbrée par le service de l’Enregistrement et des Timbres ;


b) La preuve de l’éligibilité du créancier saisissant (pièces d’identité, attestation du nombre des carrés détenus
par lui et ses affiliés, entre autres).
Après vérification de la conformité du dossier, et s’il n’y a pas d’empêchement concernant l’éligibilité
du créancier saisissant, le transfert est enregistré et un nouveau Permis minier est établi, sur sa demande, à son
nom. Toutefois, le nouvel acquéreur doit obtenir une autorisation environnementale conformément à la
réglementation environnementale applicable au secteur minier, avant de commencer son activité, à moins qu’il
ne déclare par écrit son acceptation des engagements souscrits par son prédécesseur, qui sont déjà approuvés.

Dans le cas où le créancier saisissant déclarerait vouloir faire procéder immédiatement à la cession des
droits acquis, le bureau du Cadastre Minier enregistre le transfert et porte la mention de la saisie sur le Permis
minier concerné.

SECTION IV
DU CAS DE PASSATION DE CONTRAT DE
PARTENARIAT

Art. 124. Pour l’application des dispositions de l’article 63 du Code minier, le contrat de partenariat précise les
droits et obligations respectifs des parties. En cas de lacune ou d’imprécision dans les stipulations contractuelles,
les parties sont réputées solidairement tenues des obligations du titulaire à propos desquelles aucune stipulation
suffisamment claire quant à leur répartition n’est écrite dans le contrat.

La déclaration au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier, de la passation d’un contrat
de partenariat avec une personne éligible à détenir et à maintenir un Permis minier, est faite conjointement par le
titulaire et son partenaire.

Dans le cas où le partenaire détient en vertu du contrat des pouvoirs lui permettant d’imposer au
titulaire des décisions sur la conduite de l’activité minière, ou de bloquer des décisions du titulaire, il doit être
éligible à détenir un Permis minier.

En application des dispositions de l’article 11, alinéa 2, du Code minier, le titulaire doit demander la
transformation de son Permis « PRE » en Permis standard, si son partenaire déclaré est un ressortissant de pays
étranger.

CHAPITRE VII
DE LA TRANSFORMATION DU PERMIS "R"
OU DU PERMIS "PRE" EN PERMIS "E"
Art. 125. Le titulaire de Permis « PRE » ou de Permis « R » peut à tout moment demander sa transformation en
Permis « E ». Pour cette transformation, il est fait application des dispositions sur le renouvellement d’un Permis
minier, objet du Chapitre III du présent Titre.

Toutefois, le titulaire doit produire, outre les pièces énumérées au Chapitre III du présent Titre, son
programme de travaux d’exploitation et la copie de l’étude d’impact environnemental qu’il a soumise à
l’autorité compétente conformément à la réglementation environnementale applicable au secteur minier. Il doit
obtenir l’approbation de son document d’étude d’impact environnemental avant de commencer les travaux
d’exploitation.

En outre, pour la détermination des frais d’administration annuels par carré dus pour la premiè re année
d’exploitation, les frais déjà payés par le demandeur au titre de la partie de l’année couverte par le Permis « R »
ou le Permis « PRE » dont il était titulaire avant de demander la transformation en Permis « E » et qui sera
dorénavant périmé, sont inscrits par le bureau du Cadastre Minier à son crédit ; ils viennent ensuite au débit des
frais d’administration minière annuels par carré dus par le demandeur pour la première année d’exploitation.

CHAPITRE VIII
DE L'ANNULATION DES PERMIS MINIERS

Art. 126. Pour l’application des dispositions de l’article 199 du Code minier, la procédure de vérification
régulière de l’effectivité du paiement des frais annuels d’administration minière est effectuée par les bureaux du
Cadastre Minier entre le 1er et le 15 Avril de chaque année.
Le non – paiement des frais d’administration minière annuels par carré entraîne l’annulation du Permis
minier correspondant.

Art. 127. Pour l’application des dispositions de l’article 200 du Code minier, la procédure d’annulation d’un
Permis minier est exécutée sur la recommandation du bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis.

Les carrés qui font partie du périmètre objet d’un Permis minier annulé deviennent disponibles quatre-
vingt-onze (91) jours après la date de notification de la décision d’annulation à son titulaire, si la procédure de
recours visée au Chapitre suivant n’a pas été engagée.

CHAPITRE IX
DES VOIES DE RECOURS
Art. 128. Toute sanction administrative prononcée à l’encontre du titulaire ainsi que toute annulation de Permis
minier sont susceptibles de recours devant la juridiction administrative.

Le délai pour engager la procédure de recours est de trois (3) mois suivant la date de notification de
l’acte contesté.

Une fois que la procédure de recours est engagée contre un acte portant annulation de Permis minier, le
périmètre qui fait l’objet de la contestation reste indisponible jusqu’à l’entrée en force de la décision finale qui
confirme cette annulation.

Le recours est introduit au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis concerné, à charge pour
ce dernier de transmettre le dossier à qui de droit.

Art. 129. Tout titulaire de Permis minier, d’autorisation exclusive de réservation de périmètre ou d’autorisation
minière obtenus en vertu du Code minier, tout orpailleur, tout collecteur de l’or ainsi que tout comptoir de l’or,
peuvent saisir le Comité National des Mines ou un Comité Provincial des Mines pour l’assister dans la
recherche d’une solution amiable, lorsqu’il s’estime injustement lésé par l’application d’un acte ou d’une
décision de l’Administration.

Art. 130. Le cas échéant, les recours judiciaires de droit commun sont ouverts aux parties à des affaires relevant
du droit privé.

TITRE VII
DE LA SECURISATION DES DROITS
MINIERS

Art. 131. Pour l’application des dispositions des articles 202 et 203 du Code minier, le titulaire de Permis minier
qui, malgré ses meilleurs efforts, ne parvient pas à éviter la survenance de litiges liés au voisinage, en saisit en
premier lieu le Maire de la Commune du ressort.

Art. 132. Afin de prévenir les spoliations, le Maire de la Commune, saisi par le titulaire de Permis minier
concerné, signifie aux intrus qui entreprennent des activités illégales à l’intérieur du périmètre objet du Permis,
l’ordre d’arrêter leur travail et de quitter les lieux.

Dans le cas où les intrus n’obtempéreraient pas, le Maire requiert l’intervention des forces de l’ordre
ou, si la Commune n’en dispose pas suffisamment, saisit de l’affaire le représentant de l’Etat le plus proche.

En tout état de cause, le Maire tient au courant de la situation le représentant de l’Etat le plus proche
qui, à son tour, en informe le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.

En cas de carence des autorités locales, l’Administration minière se saisit d’office de l’affaire.

Art. 133. Ni le Maire ni toute autre autorité administrative ou décentralisée non compétente, ne peuvent ni
s’opposer aux droits miniers accordés par Permis ou autorisations, ni donner un droit minier quelconque aux
exploitants informels.
Le Maire, dans le cadre de la mise en œuvre du Code minier, doit organiser à l’intérieur de sa
circonscription la sensibilisation de la population locale sur la nécessité de tenir la Commune informée de toutes
activités de type minier, entreprises par des personnes non autorisées.

Art. 134. Le bureau du Cadastre Minier qui reçoit la déclaration de prospection minière en informe les autorités
locales. Les prospecteurs doivent se présenter au Maire de la Commune du ressort avant de commencer la
prospection.

En cas d’activités de recherche ou d’exploitation minières illicites entreprises par le prospecteur ou


toute autre personne non autorisée, le Maire signifie à son auteur l’ordre d’arrêter le travail et de quitter les
lieux. S’il doit requérir l’intervention des forces de l’ordre, il met au courant le représentant de l’Etat le plus
proche qui en informe le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.

TITRE VIII
DU REGIME DE L'ORPAILLAGE

CHAPITRE PREMIER
DE L'AUTORISATION D'ORPAILLAGE
Art. 135. Conformément aux dispositions de l’article 68 du Code minier, l’autorisation d’orpaillage est donnée
par l’Autorité de la Commune du ressort.

La carte d’orpailleur, dont le modèle est défini par arrêté du Ministre chargé des Mines, matérialise
l’autorisation d’orpaillage.

Art. 136. Pour l’application des dispositions des articles 11 et 73 du Code minier, la personne désirant obtenir
l’autorisation d’orpaillage, doit indiquer dans sa lettre de demande, notamment :

a) Ses nom et prénom(s) ;


b) Son adresse ;
c) Les références de sa carte d’identité nationale.

En outre, elle doit joindre à sa demande, notamment les éléments suivants :

a) Un certificat de résidence délivré par le responsable du Fokontany de son lieu d’habitation ;


b) Deux (2) photos d’identité au format 4 x 4 ;
c) La somme d’argent correspondant au montant du droit d’orpaillage visé à l’article 69 du Code minier, qui
est fixé conformément aux dispositions de l’article 136 ci-dessous ;
d) Le cas échéant, la lettre de consentement du titulaire de Permis minier ayant pour objet le lieu de l’exercice
de l’orpaillage projeté.

Art. 137. En application des dispositions de l’article 69 du Code minier, la fixation du droit à payer pour l’octroi
et le renouvellement de l’autorisation d’orpaillage est effectuée par chaque Conseil de la Commune, à l’intérieur
d’une fourchette établie par arrêté du Ministre chargé des Mines, après consultation des Autorités des Provinces
Autonomes et celles des Communes concernées.

Ce droit est versé directement à la Commune concernée.

Art. 138. Pour l’application des dispositions de l’article 69 du Code minier, la détermination et les modalités de
recouvrement ainsi que de gestion de la cotisation de réhabilitation environnementale versée dans le cadre du
régime de l’orpaillage, sont fixées par la réglementation environnementale applicable au secteur minier.

Art. 139. Pour l’application des dispositions de l’article 73 du Code minier, la procédure d’octroi et de
délivrance de la carte d’orpailleur est fixée par arrêté du Ministre chargé des Mines après consultation des
Autorités des Provinces Autonomes et celles des Communes concernées.

Le même arrêté précise les modalités d’enregistrement de l’autorisation d’orpaillage sur le registre
spécial tenu à jour par les Communes concernées, visé à l’article 70 du Code minier.
En outre et toujours pour la mise en œuvre de l’article 70 du Code minier, ledit arrêté précise les
modalités de transmission trimestrielle de la liste des orpailleurs en activité, faite par l’Autorité d’octroi des
autorisations d’orpaillage au bureau de l’Agence de l’Or.

Art. 140. La procédure de renouvellement de la carte d’orpailleur est la même que celle appliquée pour son
octroi initial.

Des précisions supplémentaires peuvent être données par arrêté du Ministre chargé des Mines.

CHAPITRE II
DE LA COLLECTE DES PRODUITS DE
L'ORPAILLAGE

SECTION PREMIERE
DES COLLECTEURS AGREES

Art. 141. Conformément aux dispositions du Chapitre II du Titre III du Code minier, la collecte des produits de
l’orpaillage est effectuée exclusivement par les collecteurs agréés et, le cas échéant, par les titulaires de Permis
miniers qui ont accepté l’activité des orpailleurs à l’intérieur de leur périmètre.

Le collecteur agréé est le titulaire de la carte de collecteur de l’or dont le modèle est fixé par arrêté du
Ministre chargé des Mines.

Pour la mise en œuvre des dispositions du Chapitre II du Code minier visé au premier alinéa, le modèle
de la demande d’agrément pour la collecte de l’or est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 142. Pour l’application des dispositions de l’article 78 du Code minier, il est procédé comme suit pour
l’inscription préalable de toute personne désirant obtenir la carte de collecteur de l’or au bureau de l’Agence de
l’Or ou, à défaut, au bureau du Cadastre Minier :

a) Réception de la lettre d’intention déposée par le candidat à l’activité de collecte de l’or ;


b) Inscription dans un registre spécial tenu par le bureau de l’Agence de l’Or ou, le cas échéant, par le bureau
du Cadastre Minier ;
c) Délivrance au déposant de l’attestation de réception de la lettre d’intention ;
d) Le cas échéant, information de cette inscription donnée dans le meilleur délai par le bureau du Cadastre
Minier au bureau central de l’Agence de l’Or.

Après l’octroi de la carte de collecteur de l’or, le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines en
informe le bureau central de l’Agence de l’Or qui en prend note sur le registre spécial visé au précédent alinéa.

Art. 143. Pour l’application des dispositions de l’article 76 du Code minier, les éléments du dossier de demande
d’agrément pour la collecte de l’or sont les suivants :

a) La demande d’octroi de carte de collecteur de l’or adressée à l’Autorité chargée des Mines de la Province
Autonome concernée, dûment remplie et signée ;
b) L’attestation d’inscription au bureau local de l’Agence de l’Or ou, le cas échéant, au bureau du Cadastre
Minier ;
c) La carte professionnelle du demandeur, valable pour l’année considérée.

Art. 144. Pour l’application des dispositions des articles 77 et 78 du Code minier, il est procédé comme suit
pour l’octroi de la carte de collecteur :

a) Dépôt de la demande au bureau de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines du ressort ;
b) Instruction du dossier par ladite Direction Provinciale ;
c) Etablissement de la carte de collecteur de l’or ;
d) Transmission du dossier à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome pour agrément et
signature de la carte de collecteur de l’or ;
e) Agrément et signature de la carte de collecteur de l’or par l’Autorité chargée des Mines de la Province
Autonome ;
f) Retransmission du dossier à la Direction Provinciale ;
g) Information du demandeur et signification de l’exigibilité du droit d’octroi de la carte ;
h) Présentation de la quittance attestant du paiement du droit d’octroi;
i) Délivrance de la carte de collecteur par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines ;
j) Communication des renseignements sur le bénéficiaire de la carte de collecteur au bureau local ou, à défaut,
au bureau central de l’Agence de l’Or.

Art. 145. La fixation et les modalités de recouvrement du droit d’octroi de la carte de collecteur de l’or sont
fixés par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 146. En application des dispositions de l’article 79 du Code minier, le titulaire de la carte de collecteur de
l’or doit la présenter au Maire de la Commune compétente sur la zone de collecte, avant d’y entreprendre ses
activités.

Le Maire de la Commune procède à l’enregistrement de la carte sur un registre spécial tenu à jour par
ses soins. Un état semestriel donnant la liste des collecteurs de l’or en activité dans sa circonscription, est établi
en deux (2) exemplaires par le Maire de la Commune ; le premier exemplaire est envoyé au bureau central de
l’Agence de l’Or, le second à l’Autorité de la Province Autonome qui a donné son agrément et octroyé les cartes
aux collecteurs de l’or.

Art. 147. La procédure de renouvellement de la carte de collecteur de l’or est la même que celle appliquée
pour l’octroi initial.

Toutefois, en application des dispositions de l’article 82 du Code minier, le collecteur qui sollicite le
renouvellement de sa carte est tenu de produire à l’appui de sa demande, la copie de la quittance attestant du
paiement de la redevance minière sur la quantité d’or collecté afférente à l’année précédente.

Art. 148. Toujours en application de l’article 82 du Code minier, le collecteur agréé tient à jour :

a) un registre des entrées et sorties sur lequel sont portés :

- en entrée, les achats d’or (date, lieu d’achat, quantité, qualité et prix, identité avec
qualité et adresse du cédant, le cas échéant, les références des laissez-passer) ;
- en sortie, la vente de l’or (date, lieu de vente, quantité, qualité et prix de l’or,
identité avec qualité et adresse de l’acheteur, les références des laissez-passer
donnés à l’acheteur) ;

b) un registre de laissez-passer modèle III se rapportant au registre des entrées et sorties.

A peine de nullité, ces registres doivent être cotés et paraphés par les Directions centrale ou
provinciales chargées des Mines. Ils doivent être présentés à toute réquisition des agents commis à la
surveillance administrative.

En outre, le registre des entrées et sorties doivent être visées à la fin de chaque mois par le Maire de la
Commune du ressort.

Art. 149. Le collecteur agréé doit en outre remettre un rapport semestriel d’activités au Directeur Provincial du
Ministère chargé des Mines concerné et à l’Agence de l’Or, en application des dispositions de l’article 82 du
Code minier.

Ledit rapport comprend :

a) un relevé semestriel du registre des entrées et sorties établi selon le modèle annexé au
présent décret ;
b) un relevé statistique semestriel établi selon le modèle annexé au présent décret.
SECTION II
DES COMPTOIRS AGREES PAR L'AGENCE DE L'OR

Art. 150. Pour l’application des dispositions de l’article 83 du Code minier, l’agrément des comptoirs par
l’Agence de l’Or est donné sur la base des critères suivants :

a) La société demanderesse doit être constituée en société de droit malagasy ;


b) Elle doit avoir un représentant responsable ayant une résidence permanente à
Madagascar ;
c) Les statuts de la société l’autorise à exercer le commerce de l’or ;
d) Le capital social de la société ne doit pas être inférieur à 500.000.000 FMG ; il doit être
entièrement libéré avant la date de la demande d’agrément.

Les comptoirs agréés sont autorisés à acheter l’or auprès des collecteurs agréés et des titulaires exploitant ce
métal, sur l’ensemble du Territoire National. Ils exercent la collecte de l’or conformément au cahier des charges
auquel ils doivent souscrire et dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 151. Les sociétés désirant avoir le statut de comptoir agréé, doivent en faire la demande et l’adresser au
Ministre chargé des Mines, sous couvert du responsable du bureau central de l’Agence de l’Or. La demande doit
comporter les informations suivantes :

a) L’identité et le statut juridique de la société demanderesse ;


b) Le lieu du siège social, le capital social et l’objet de la société ;
c) Les références de son enregistrement au Registre du Commerce ;
d) L’identité de son représentant responsable et l’indication de son domicile à Madagascar.

Art. 152. Le dossier de demande d’agrément, établi en trois (3) exemplaires, doit comporter les éléments
suivants :

a) La lettre de demande signée par le responsable de la société ;


b) La copie certifiée conforme des statuts de la société ;
c) Le cahier des charges dûment signé par le responsable de la société ;
d) L’extrait du casier judiciaire, Bulletin n° 3, du représentant responsable, ainsi que le
certificat attestant qu’il réside à Madagascar.

Art. 153. Il est procédé comme suit pour l’agrément du comptoir :

a) Réception du dossier de demande par le bureau central de l’Agence de l’Or : un récépissé


portant la date du dépôt et celle à laquelle le demandeur doit revenir pour s’enquérir de la
réponse, est délivré au requérant ;
b) Etude technique du dossier par l’Agence de l’Or ;
c) Agrément technique donné par l’Agence de l’Or ;
d) Transmission d’un exemplaire du dossier de demande, auquel est joint le document
d’agrément technique donné par l’Agence de l’Or, au Ministre chargé des Mines qui
prend la décision d’agrément définitif ;
e) Retransmission de l’ensemble du dossier, comportant l’acte d’agrément signé par le
Ministre chargé des Mines, à l’Agence de l’Or ;
f) Information du demandeur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception,
dans laquelle il est précisé que ce dernier doit payer le droit d’agrément dont le montant
est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 154. La durée de validité de l’agrément en qualité de comptoir agréé est de deux (2) ans. L’agrément est
renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée.

Toutefois, en cas de manquement délibéré du bénéficiaire aux engagements souscrits dans le cahier des charges,
constaté sur un procès-verbal dressé soit par les agents de l’Agence de l’Or, soit par ceux du service compétent
du Ministère chargé des Mines, l’agrément pourra être retiré sur décision du Ministre chargé des Mines, sans
que le comptoir agréé puisse prétendre à indemnisation.
Art. 155. La demande de renouvellement de l’agrément est à déposer au bureau central de l’Agence de l’Or, au
plus tard trois (3) mois avant la date d’expiration de la décision initiale. La procédure de renouvellement de
l’agrément en qualité de comptoir agréé est la même que celle suivie pour la demande initiale.

Le renouvellement est accordé si le demandeur justifie de sa régularité au regard des stipulations du cahier des
charges, ainsi que par rapport aux dispositions légales et réglementaires en matière de commerce des substances
minérales. Le montant du droit à payer à l’occasion du renouvellement est fixé par arrêté du Ministre chargé des
Mines.

Art. 156. L’acte portant agrément de la société en qualité de comptoir agréé est délivré par le bureau central de
l’Agence de l’Or sur présentation par le bénéficiaire, de la quittance attestant du paiement du droit d’octroi dont
le montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 157. Le Comptoir agréé est tenu d’adresser à l’Agence de l’Or, à la fin de chaque semestre, un rapport
technique et financier sur ses activités, dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

CHAPITRE III
DE LA SURVEILLANCE ADMINISTRATIVE DE
L'ORPAILLAGE
Art. 158. En application des dispositions de l’article 85 du Code minier, les mesures de sécurité et d’hygiène
que les Communes sont chargées de faire respecter par les orpailleurs travaillant dans leur circonscription
respective sont définies par arrêté conjoint du Ministre chargé des Mines et du Ministre chargé du Travail.

Art. 159. La réglementation environnementale applicable au secteur minier définit les mesures de protection de
l’environnement que les Communes sont chargées de faire appliquer par les orpailleurs travaillant dans leur
circonscription respective.

Art. 160. Pour l’application des dispositions de l’article 86 du Code minier, la coordination entre les actions de
l’Agence de l’Or et celles des Collectivités Territoriales Décentralisées, concernant la collecte par ladite Agence
des informations sur l’activité aurifère, ainsi que l’établissement par ses soins des programmes d’assistance
technique qu’elle aura à réaliser en faveur des orpailleurs et des Collectivités Territoriales Décentralisées, est
organisée conformément aux dispositions du décret portant création et statuts de l’Agence de l’Or.

TITRE IX
DU REGIME DES FOSSILES ET DES
SUBSTANCES MINERALES DONT LES
GITES SONT RARES

CHAPITRE PREMIER
DE LA CLASSIFICATION DES GITES FOSSILIFERES

Art. 161. En application des dispositions du Chapitre premier du Titre IV du Code minier, les gîtes fossilifères
de premier ordre font partie du patrimoine national ; les carrés où ils sont localisés ne peuvent faire l’objet
d’octroi ni de Permis ni d’autorisations ni de prospection minière.

Les carrés où sont situés les gîtes fossilifères de second ordre, peuvent faire l’objet d’autorisations pour des
études scientifiques et de prélèvements d’échantillons destinés à des collections scientifiques.

Les carrés où sont situés les gîtes fossilifères de troisième ordre, peuvent faire l’objet de permis de recherche et/
ou d’exploitation en vertu de Permis miniers lorsqu’ils n’incluent pas des gîtes fossilifères du premier ou du
second ordre.

Art. 162. Le Ministre chargé des Mines et le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur fixeront par arrêté
conjoint, après études et après avis motivé du Comité National des Mines, le classement des gîtes fossilifères.

En outre, les Ministres visés à l’alinéa premier sont habilités à interdire par voie d’arrêté conjoint, l’exploitation
et le commerce de certains fossiles en raison de leur intérêt scientifique majeur et en vue de leur classement dans
le patrimoine national.

CHAPITRE II
DES ETUDES SCIENTIFIQUES SUR LES GITES
FOSSILIFERES
Art. 163. Pour l’application des dispositions de l’article 90 du Code minier, l’autorisation d’études scientifiques
sur les gîtes fossilifères de second ordre et/ou de prélèvements d’échantillons, est accordée par décision du
Ministre chargé des Mines ou de son représentant, après avis du Ministre chargé de la Recherche Scientifique,
aux chercheurs mandatés par des universités ou par des institutions de recherche spécialisées dans la matière et
qui sont agréées par le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur ou son représentant.

Art. 164. La demande d’autorisation d’effectuer des études scientifiques et/ ou des prélèvements d’échantillons
est faite par l’université ou par l’institution de recherche spécialisée.

Elle est adressée au Ministre chargé des Mines.

Art. 165. La demande doit indiquer les coordonnées Laborde des carrés à l’intérieur desquels va s’effectuer
l’étude, ainsi que la Province, la Région et la Commune dont ils relèvent.

En outre, le plan de l’étude à effectuer joint à la demande, doit indiquer clairement la nature des travaux à
entreprendre et leur durée, la profondeur maximale qui sera atteinte, ainsi que la technique à utiliser pour leur
réalisation.

Art. 166. Pour des études superficielles, avec ou sans prélèvement d’échantillons, le demandeur est dispensé
d’engagement environnemental. Toutefois, en cas de dommages causés à l’environnement dûment constatés par
les techniciens des services visés dans la réglementation environnementale applicable au secteur minier, leurs
auteurs sont tenus à réparation.

Pour des travaux en profondeur, le demandeur doit joindre à sa demande un plan d’engagement
environnemental, conformément à la réglementation environnementale en vigueur.

Art. 167. Le bénéficiaire de l’autorisation d’études scientifiques et/ ou de prélèvement d’échantillons tient un
registre indiquant, entre autres, les fossiles découverts, les date et lieu de leur découverte, et leur intérêt
scientifique. Ce registre doit être présenté pour cotation et paraphe au moment de la délivrance de l’autorisation.

En outre, il doit souscrire à un cahier des charges dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des
Mines, après avis du Ministre chargé de la Recherche Scientifique.

Art. 168. Le dossier de demande d’autorisation d’effectuer des travaux d’études scientifiques et/ ou des
prélèvements d’échantillons doit comporter les pièces suivantes :

a) La lettre de demande qui doit préciser l’identité et la qualité du (ou des) chercheur(s),
ainsi que les coordonnées Laborde des carrés concernés ;
b) Le document portant mandat donné à la (ou les) personne(s) chargée(s) de l’exécution des
travaux ;
c) Le plan d’étude avec la durée des travaux et, s’il y a lieu, l’estimation de la quantité et de
la qualité des échantillons à prélever ;
d) Les mesures de protection environnementales préconisées, s’il y a lieu et si elles ont été
déjà étudiées ; et
e) Le cahier des charges dûment signé et attesté.

Art. 169. Le dossier de demande est déposé au bureau central du Cadastre Minier qui, après réception,
l’enregistre et, sous les réserves exposées à l’alinéa suivant, l’instruit selon la même procédure applicable aux
demandes d’AERP, précisée à l’article 78 du présent décret.

Le récépissé délivré au requérant indique la date à laquelle ce dernier doit revenir pour la notification des carrés
disponibles et provisoirement réservés pour son autorisation d’étude ; cette date est celle du cinquième jour
ouvrable à partir du lendemain de celle du dépôt. Après vérification de la disponibilité des carrés, le bureau
central du Cadastre Minier prépare et délivre cette notification au requérant. Il transmet aussitôt le dossier, par
voie administrative, au Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur à fin d’agrément de l’université ou de
l’institution demanderesse, et, simultanément, en informe le Service de la Géologie du Ministère chargé des
Mines.

Art. 170. Le Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur dispose de cinq (5)jours ouvrables suivant la date de
réception du dossier, pour accorder ou refuser son agrément. Dans le cas où le Ministre chargé de
l’Enseignement Supérieur accéderait à la demande, il fait communiquer l’information au département
universitaire concerné, qui va procéder conjointement avec le Service de la Géologie du Ministère chargé des
Mines à l’étude technique du dossier de demande. Ledit dossier est retransmis dans les meilleurs délais au
Service de la Géologie du Ministère chargé des Mines, dûment revêtu ou accompagné de la mention d’agrément
donné à l’université ou l’institution demanderesse.

Art. 171. L’octroi de l’autorisation n’est pas conditionné par les engagements environnementaux du demandeur.

Toutefois, les travaux sur terrain ne peuvent commencer qu’après l’obtention de l’autorisation environnementale
correspondante, quand celle-ci est requise.

Art. 172. A l’issue de l’étude technique, le Service de la Géologie transmet par voie administrative, le dossier
au Ministère chargé des Mines, qui en saisit pour avis, le Ministère chargé de la Recherche Scientifique. Ce
dernier dispose de cinq (5) jours ouvrables après la réception du dossier pour donner son avis ; il le réexpédie
ensuite au Ministère chargé des Mines. Le Ministre chargé des Mines dispose de cinq (5) jours ouvrables pour
donner ou non son accord. Après la prise de décision, le Ministre chargé des Mines ou son représentant fait
retransmettre le dossier, accompagné de l’acte d’autorisation ou de la lettre de refus, au bureau central du
Cadastre Minier. S’il y a lieu, la nature et la quantité des échantillons dont le prélèvement est autorisé, sont
indiquées dans l’acte d’autorisation.

Dans le cas d’octroi de l’autorisation, le bureau central du Cadastre Minier en informe le demandeur, et lui
signifie l’exigibilité du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret, qui doit être payé dans un délai de
cinq (5) jours ouvrables. L’autorisation est délivrée sur présentation de la quittance attestant du paiement dudit
droit. Elle est inscrite au registre des autorisations d’études scientifiques maintenu par le bureau central du
Cadastre Minier, et portée sur la carte des retombes minières.

En cas de refus de l’octroi de l’autorisation, le demandeur en est notifié par le bureau central du Cadastre
Minier. Le demandeur peut, s’il s’estime injustement lésé, attaquer la décision de refus par recours au tribunal
administratif.

Art. 173. Pour l’application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 90 du Code minier, les titulaires
d’autorisations d’études scientifiques et/ ou de prélèvements d’échantillons déposent au Service de la Géologie
du Ministère chargé des Mines, leurs rapports techniques sur les travaux effectués, après la fin des opérations.
Ce dernier en communique la copie au Ministère chargé de la Recherche Scientifique.

Le contrôle des activités d’études scientifiques et/ ou de prélèvements d’échantillons est assuré conjointement
par le Ministère chargé des Mines et le Ministère chargé de la Recherche Scientifique. Les modalités des
contrôles et des inspections sont précisées dans le cahier des charges visé à l’article 167 ci-dessus.

Art. 174. Le manquement du bénéficiaire de l’autorisation à ses obligations est sanctionné par l’annulation de
l’acte d’autorisation, après constatation de la faute et mise en demeure de régulariser, selon la procédure de
retrait d’un acte administratif en vigueur.

Le cas échéant, l’obligation environnementale du bénéficiaire défaillant est immédiatement exigible au prorata
des travaux réellement effectués.

Le retrait de l’autorisation, pour faute ou infraction commise par son bénéficiaire, ne peut en aucun cas et pour
quelque motif que ce soit, ouvrir droit à remboursement des sommes déjà versées à l’Administration.
CHAPITRE III
DE L'AUTORISATION DE RAMASSAGE OU
D'EXTRACTION DE FOSSILES

Art. 175. Pour l’application des dispositions de l’article 229 du Code minier, les modalités des autorisations
d’extraction ou de ramassage de fossiles non prohibés à l’exploitation et au commerce sont précisées par arrêté
du Ministre chargé des Mines.

CHAPITRE IV
DE L'AUTORISATION D'EXPLOITATION DES
GITES DE L'ARAGONITE OU DE LA
CELESTITE
SECTION PREMIERE
DES DISPOSITIONS COMMUNES

Art. 176. En application des dispositions de l’article 93 du Code minier, l’exploitation de l’aragonite ou de la
célestite sur les gisements déjà connus est effectuée en vertu d’une autorisation minière délivrée par
l’Administration minière. L’autorisation est octroyée sur la demande de la personne physique ou morale
intéressée, et porte sur les carrés à l’intérieur desquels sont situés des gisements de ces substances connus à la
veille de la date d’entrée en vigueur du Code minier.

La liste desdits carrés pour chacune de ces substances est donnée en annexe au présent décret.

Le modèle de l’autorisation d’exploitation du gîte de l’aragonite ou de la célestite est fixé par arrêté du Ministre
chargé des Mines.

Art. 177. L’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite est octroyée par le Directeur Provincial
du Ministère chargé des Mines concerné, pour une durée de un (1) an renouvelable une ou plusieurs fois pour la
même durée et sur la demande de son bénéficiaire.

L’autorisation est personnelle. Elle ne peut être ni cédée ni mutée ni amodiée sous quelque forme que ce soit.

Art. 178. La demande d’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite est adressée au Directeur
Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.

Art. 179. La demande d’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite doit indiquer les
renseignements ci-après :

a) Les identité, adresse et qualité du demandeur ;


b) Les références de sa carte professionnelle ;
c) Les coordonnées Laborde des carrés à l’intérieur desquels seront effectuées les opérations d’exploitation ;
d) La Province, la Région, ainsi que la (ou les) Communes dont relèvent les carrés concernés ;
e) La nature et la quantité de la substance à exploiter ;
f) La durée prévue pour les opérations, qui ne doit pas excéder une (1) année ; et
g) La méthode d’exploitation envisagée.

Art. 180. Le dossier de demande d’autorisation doit comporter :

a) La lettre de demande ;
b) La copie certifiée conforme de la carte professionnelle établie au nom du demandeur ; et
c) Le plan de réhabilitation environnementale à exécuter après l’exploitation.

Art. 181. L’extraction par procédés artisanaux de l’aragonite ou de la célestite doit faire l’objet d’un plan
d’engagement environnemental. L’utilisation de techniques mécanisées et/ou d’explosifs pour l’exploitation de
l’aragonite ou de la célestite doit faire l’objet d’une étude d’impact environnemental.

La Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée informe le demandeur sur la procédure à
suivre, conformément à la réglementation environnementale applicable au secteur minier, pour l’approbation du
plan d’engagement environnemental ou de l’étude d’impact environnemental, qui doivent être approuvés avant
la délivrance de l’autorisation.

L’autorisation est délivrée au requérant sur présentation de la quittance attestant du paiement de la redevance
minière due sur la quantité de substance autorisée, et au vu du plan d’engagement environnemental ou de l’étude
d’impact environnemental approuvés.

Art. 182. Le dépôt de la demande est effectué au bureau provincial du Cadastre Minier, qui vérifie si les carrés
indiqués par le requérant figurent bien dans la liste annexée au présent décret. Dans l’affirmative, ledit bureau
inscrit la demande au registre des demandes de Permis miniers avant de transmettre le dossier à la Direction
Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée. Dans le cas contraire, la demande n’est pas recevable.

Art. 183. Au cours de la procédure d’instruction de la demande :

a) Le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines détermine la quantité de substance autorisée ;
b) L’autorité compétente désignée par la réglementation environnementale applicable au secteur minier donne
son approbation relative à l’étude d’impact environnemental ou au plan d’engagement environnemental,
selon le que les opérations d’exploitation sont mécanisées ou réalisés par techniques artisanales.

Art. 184. La redevance minière due sur la quantité autorisée pour l’exploitation de l’aragonite ou de la célestite,
est fixée à deux pour cent (2%) de la valeur marchande des substances à extraire.

Les valeurs marchandes de l’aragonite et de la célestite sont fixées annuellement par arrêté du Ministre chargé
des Mines, après avis motivé du Comité National des Mines.

L’autorisation est délivrée au requérant sur présentation de la quittance attestant du paiement de la redevance
minière due sur la quantité de substance autorisée, et au vu du plan d’engagement environnemental ou de l’étude
d’impact environnemental approuvés.

Art. 185. La responsabilité environnementale incombe à la personne autorisée à exploiter. Le bénéficiaire d’une
autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite, comme tout titulaire de Permis minier ou
d’autorisation d’orpaillage, est soumis aux dispositions de l’article 102 du Code minier. Ils doivent constituer
une provision pour la réhabilitation et la protection de l’environnement.

Les modalités de cette provision sont précisées par la réglementation environnementale applicable au secteur
minier.

Art. 186. La personne autorisée à exploiter l’aragonite ou la célestite doit tenir un registre d’extraction coté et
paraphé, dont le modèle est défini par l’arrêté visé à l’article 176 ci-dessus. En outre, elle doit tenir un registre
de Laissez-Passer modèle I.

Art. 187. Le renouvellement de l’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite suit la même


procédure que pour l’octroi initial. Le renouvellement est accordé si le titulaire de l’autorisation a satisfait à
toutes ses obligations.

En cas de découverte d’un phénomène naturel ou d’un site ayant un caractère exceptionnel pour la valorisation
de la localité, la délimitation exacte du lieu sera faite et ce lieu ne pourra plus faire l’objet d’autorisation.

Art. 188. Le manquement du bénéficiaire de l’autorisation à ses obligations, est sanctionné par l’annulation de
l’acte d’autorisation, après constatation de la faute et mise en demeure de régulariser, selon la procédure de
retrait d’un acte administratif en vigueur.

Le cas échéant, l’obligation environnementale du bénéficiaire défaillant est immédiatement exigible au prorata
des travaux réellement effectués.

Le retrait de l’autorisation, pour faute ou infraction commise par son bénéficiaire, ne peut en aucun cas et pour
quelque motif que ce soit, ouvrir droit à remboursement des sommes versées à l’Administration, notamment la
redevance payée sur la quantité de substance autorisée.
SECTION II
DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES A
L'AUTORISATION D'EXPLOITATION DE LA
CELESTITE

Art. 189. La zone actuellement connue, où est localisé le gîte de célestite, fera l’objet de l’encadrement des
petits exploitants visé à l’article 18 du Code minier ainsi que d’une évaluation environnementale, avant l’octroi
de toute autorisation d’exploitation. Un arrêté déclarant la zone réservée pour l’encadrement des petits
exploitants miniers conformément à l’article précité, sera pris par le Ministre chargé des Mines.

Art. 190. Les habitants de la zone ainsi réservée, pour pouvoir se livrer à l’exploitation de la célestite, doivent
en faire la demande à titre personnel ou au nom d’un groupement régulièrement constitué, auprès du Directeur
Provincial du Ministère chargé des Mines et obtenir une autorisation d’extraction de cette substance, avant
d’entreprendre des travaux. Il en est de même pour toute personne physique ou morale intéressée par
l’exploitation de cette substance minérale.

Tous les bénéficiaires d’autorisations travaillant à l’intérieur d’un même carré sont solidairement responsables
de la réhabilitation des sites touchés par leurs activités.

TITRE X
DES OBLIGATIONS ATTACHEES A
L'EXERCICE DES ACTIVITES MINIERES

CHAPITRE PREMIER
DES OBLIGATOINS DU TITULAIRE AVANT LE
COMMENCEMENT DES ACTIVITES MINIERES
SECTION PREMIERE
DES AUTORISATIONS ENVIRONNEMENTALES ET
DES MESURES DE PROTECTION
ENVIRONNEMENTALE

Art. 191. Pour l’application des dispositions des articles 33, 37, 39, 100 et 101 du Code minier, les modalités de
l’autorisation environnementale que le titulaire doit obtenir auprès de l’autorité compétente avant d’entreprendre
les travaux en conformité avec le plan d’engagement environnemental approuvé ou l’étude d’impact
environnementale approuvée, sont établies par la réglementation environnementale applicable au secteur minier.

La réglementation environnementale applicable au secteur minier est fixée par arrêté interministériel pris
conjointement par le Ministre chargé des Mines et le Ministre chargé de l’Environnement.

Art. 192. En application des articles 98 à 104 du Code minier, le titulaire est tenu au respect de la
réglementation environnementale en vigueur, applicable au secteur minier. En particulier :

a) Le titulaire, dans la conduite de ses travaux miniers, a l’obligation de définir, d’évaluer et d’appliquer les
mesures appropriées, tendant à minimiser et réparer tout dommage prévisible que son activité est
susceptible de causer à l’environnement ;

b) Le titulaire ne peut entreprendre que les travaux qui ont été spécifiquement approuvés dans le plan
d’engagement environnemental ou l’étude d’impact environnemental qu’il a soumis à l’autorité compétente
avant le commencement de son activité ; tous travaux non prévus dans ces documents doivent faire l’objet
de nouvelles demandes d’autorisations environnementales auprès de l’autorité compétente, et recevoir
l’approbation de cette dernière, avant le début de leur réalisation ;

c) Les travaux de réhabilitation peuvent intervenir soit au fur et à mesure de l’avancement de l’activité
minière, soit à la fin des travaux miniers ;

d) Le titulaire a l’obligation de constituer la provision de réhabilitation et de protection de l’environnement.


L’arrêté interministériel portant réglementation environnementale applicable au secteur minier précise les
modalités d’application des mesures de protection et de réhabilitation environnementale, ainsi que celles de
l’obtention du quitus environnemental par le titulaire.

Art. 193. Les mesures de fermeture du centre de recherche ou d’exploitation qui font partie des engagements
environnementaux du titulaire, doivent être exécutées avant l’abandon des lieux, en cas d’expiration de la durée
de validité d’un Permis minier ou de renonciation totale au périmètre. Le titulaire doit obtenir la constatation de
la réalisation des travaux de fermeture par le service chargé de l’Inspection minière qui peut s’adjoindre le
concours d’autres départements concernés, avant l’abandon du périmètre par le titulaire.

SECTION II
DE L'OBLIGATION DE DECLARATION OU
D'INFORMATION

Art. 194. En application des dispositions des articles 32 et 94 du Code minier, le titulaire doit se présenter au
Maire de la Commune du ressort et lui remettre les documents énumérés ci-après, avant le commencement des
activités minières :

a) Une copie de la carte d’identité du titulaire, de celle(s) de son ou ses associé(s) et de celle de son
représentant, le cas échéant ;
b) Une copie du ou des Permis minier(s) détenu(s) par le titulaire dans le ressort de la Commune ;
c) Une copie de l’autorisation environnementale afférente aux activités à mener.

Art. 195. Après l’accomplissement des formalités ci-dessus, le Maire de la Commune du ressort délivre un
récépissé au titulaire, qui devra le présenter aux responsables locaux du ou des lieu(x) où est (sont) situé(s) le ou
les périmètre(s), afin de se faire connaître et de solliciter, le cas échéant, leur intervention en cas de différends
avec la population locale.

Art. 196. En application des dispositions de l’article 110 du Code minier, le titulaire d’un Permis minier a
l’obligation de faire la déclaration d’ouverture du centre de recherche ou d’exploitation de mines ou de carrières
auprès du Ministère chargé des Mines, avant le commencement des activités minières.

Art. 197. Les pièces suivantes sont à produire à l’appui de la déclaration visée à l’article précédent :

a) la copie du Permis minier ;


b) la copie de l’autorisation environnementale correspondante ;
c) l’identification du carré à l’intérieur duquel le centre sera installé ; et
d) le plan d’accès aux sites où sont installés les centres de recherche ou d’exploitation.

CHAPITRE II
DES INTERDICTIONS

SECTION PREMIERE
DE LA DEFENSE D'EXERCER LES ACTIVITES
MINIERES DANS LES ZONES D'INTERDICTION OU
DE PROTECTION

Art. 198. Conformément aux dispositions de l’article 104 du Code minier, toute activité minière est interdite à
l’intérieur de toute zone protégée, notamment à l’intérieur :

- des aires protégées au sens de la réglementation sur la protection de l’environnement, dont la délimitation
géographique inclut leur ceinture respective de sécurité (parcs nationaux, réserves naturelles intégrales,
réserves spéciales) ;
- des zones classées en réserves par la réglementation forestière, délimitées géographiquement (en particulier
les forêts classées, les stations forestières et les zones d’action en faveur de l’arbre dites ZODAFARB) ;
- des zones d’intérêts touristiques, en particulier les zones littorales ; et
- des zones d’habitation.

Art. 199. En ce qui concerne les zones d’interdiction ou de protection visées à l’article 105 du Code minier, le
titulaire peut en être dispensé s’il obtient selon le cas, soit le consentement écrit du propriétaire du sol dûment
certifié par le Maire de la Commune du ressort, soit, lorsqu’il s’agit du domaine privé de la collectivité,
l’autorisation écrite de l’autorité de la Collectivité Territoriale Décentralisée du ressort, soit l’autorisation écrite
du Ministre chargé des Mines avec avis conforme des autorités compétentes.

Art. 200. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article précédent, en ce qui concerne la demande
d’autorisation adressée au Ministre chargé des Mines, il est procédé comme suit :

a) dossier de demande d’autorisation adressée au Ministre chargé des Mines, déposée à la Direction
Provinciale de son Ministère ;
b) saisine des autorités compétentes en la matière par le Ministre chargé des Mines ;
c) décision motivée du Ministre chargé des Mines ;
d) notification au titulaire de la décision d’acceptation ou de refus du Ministre chargé des Mines.

Le dossier de demande d’autorisation doit comporter notamment les pièces et informations suivantes :

a) la lettre de demande comportant les références du demandeur ;


b) les références précises du Permis minier détenu par le demandeur ;
c) l’indication de la nature de la chose à l’origine de la mesure d’interdiction ou de protection ;
d) la brève description des travaux envisagés ;
e) le plan topographique montrant l’emplacement et l’étendue exacte des travaux sur le terrain.

SECTION II
DES ZONES SUPPLEMENTAIRES D'INTERDICTION
OU DE PROTECTION

Art. 201. En application des dispositions de l’article 106 du Code minier, la population vivant aux alentours
d’un lieu où est exercée une activité minière, peut solliciter du Ministre chargé des Mines, lorsqu’elle estime que
les activités du titulaire de Permis minier présente un risque grave pour l’agglomération ou un édifice, ou pour la
source utilisée pour l’approvisionnement en eau, ou pour des voies de communication, ouvrages d’art ou travaux
d’utilité publique, des mesures visant à écarter tout danger tout en évitant d’aboutir à la suspension de l’activité
minière.

Art. 202. Le cas échéant, l’Administration minière diligentera une enquête qui sera effectuée conjointement par
ses techniciens et le Maire de la Commune du ressort.

L’enquête visera à établir :

- le caractère d’utilité publique des immeubles, sources, voies de communication, ouvrages d’art ou travaux
qui seraient menacés par les activités du titulaire de Permis minier ;
- l’exercice normal de l’activité minière par le titulaire ;
- l’existence réelle du risque grave invoqué dans la demande de la collectivité ;
- le cas échéant, l’étendue de la zone de protection supplémentaire nécessaire pour éviter le risque encouru du
fait de l’activité minière ; et
- les effets de l’extension de la zone légale d’interdiction ou de protection sur l’opération minière.

L’acte portant extension exceptionnelle d’une zone d’interdiction ou de protection doit avoir, du point de vue de
la hiérarchie des textes, le même rang que celui de l’acte ayant octroyé les droits miniers. Il doit faire l’objet de
publication au Journal Officiel et d’affichage au bureau de la Commune du ressort.

Art. 203. En application des dispositions de l’article 106 du Code minier, le titulaire concerné par l’extension
exceptionnelle de la zone d’interdiction ou de protection doit apporter la preuve et l’évaluation du préjudice réel,
subi du fait de la nouvelle restriction des droits qui lui ont été légalement octroyés par son Permis minier.

En cas de désaccord sur l’évaluation du préjudice réellement subi, le recours au Comité National des Mines à fin
de trouver une solution amiable au différend, est ouvert au titulaire.

Si l’extension exceptionnelle de la zone d’interdiction ou de protection a pour effet d’entraîner, pour le titulaire,
la perte de l’intégralité de la valeur de son Permis minier, la procédure d’expropriation pour cause d’utilité
publique prévue par l’ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 et ses textes d’application est mise en
œuvre.
CHAPITRE III
DES CONSULTATIONS PREALABLES A LA
CONSTRUCTION DES INFRASTRUCTURES
Art. 204. En application l’application des dispositions de l’article 113 du Code minier, le titulaire a l’obligation
de se conformer aux dispositions des textes réglementaires en vigueur traitant des procédures à suivre pour
l’obtention de permis de construire, pour la construction des infrastructures. A cet effet, il adresse sa demande
de permis de construire au Maire de la Commune du ressort, avec tout dossier de plan de construction
préalablement visé par les services techniques compétents, s’il y a lieu, et comportant notamment les éléments
suivants :

a) le plan topographique du fonds où la construction sera entreprise ;


b) le plan de l’architecture des constructions à réaliser ;
c) les matériaux à utiliser pour la construction ;
d) le plan d’utilisation des constructions ;
e) la prévision des coûts de la construction.

Le titulaire doit obtenir le permis de construire avant de commencer les travaux de construction.

CHAPITRE IV
DE LA PROTECTION DES TRAVAILLEURS
Art. 205. Pour la mise en œuvre des dispositions des articles 109 à 111 du Code minier, les dispositions du
présent Chapitre relatif à la sécurité, l’hygiène et la santé dans l’industrie minière s’appliquent aux titulaires de
Permis miniers, aux mineurs et à toute personne se trouvant sur les lieux des opérations minières pour y
effectuer un travail quelconque.

A défaut de dispositions contenues dans ce chapitre, les dispositions du droit commun en matière de sécurité,
d’hygiène et de santé dans les mines s’appliquent.

Le présent Chapitre complète, s’il y a lieu, les dispositions réglementaires en vigueur.

SECTION PREMIERE
DE LA SECURITE DANS LE TRAVAIL

Art. 206. En matière de sécurité dans le cadre des activités minières, le Ministère chargé des Mines,
conjointement avec le Ministre chargé du Travail et après consultation des représentants des opérateurs miniers
et des autorités locales chargées de la Sécurité Publique, établit les normes de sécurité ainsi que les modalités de
leur application. Le Ministère chargé des Mines et le Ministère chargé du Travail veillent à l’application des
mesures de contrôle et d’inspection correspondantes aux activités du secteur minier, suivant des modalités
établies par arrêté conjoint.

Art. 207. Afin de réduire les risques d’accidents du travail, les titulaires de Permis miniers et les mineurs ont
l’obligation de respecter la réglementation relative aux mesures de sécurité dans le travail, dont les principes
sont exposés aux articles qui suivent et les modalités d’application, fixées par voie réglementaire.

Art. 208. Des textes réglementaires préciseront les normes auxquelles les opérations minières doivent se
conformer dans les matières suivantes et les questions de sécurité qui s’y rattachent :

a) la construction des mines ;


b) le transport des substances extraites, des équipements et des mineurs ;
c) le transport, l’entreposage et l’utilisation d’explosifs, de substances chimiques et de produits toxiques et
dangereux ;
d) les contrôles et inspections réguliers ainsi que le maintien en bon état de marche des machines,
équipements, remontée mécanique, dispositifs de sécurité, etc.;
e) la détection par des instruments en bon état de fonctionnement, de la présence et, le cas échéant, de la
quantité de gaz inflammables et de grisou, ainsi que l’évaluation de la quantité d’oxygène et de la
température dans les mines ;
f) la ventilation ;
g) le drainage et la canalisation des eaux ;
h) le traitement des résidus, cuves de décantation et puisards ;
i) la prévention des incendies, effondrements et inondations ainsi que les mesures de réponse en cas
d’urgence ;
j) la prévention des glissements de terre ainsi que les mesures de réponse en cas de nécessité ;
k) la signalisation appropriée de la présence d’obstacles ou de dangers physiques ; et
l) la limitation de l’accès aux sites des opérations minières et aux entrepôts.

Art. 209. Les titulaires de Permis miniers doivent, en matière de sécurité dans leurs opérations, veiller à :

a) la conformité de leurs opérations aux normes précisées par voie réglementaire dans les matières énoncées à
l’article précédent ;
b) la mise en place d’un règlement de sécurité révisé annuellement et de procédures de contrôle et d’inspection
des mesures de sécurité ;
c) le maintien d’une supervision et d’une organisation du travail efficace, notamment par la désignation de
cadres techniques et travailleurs responsables des procédures d’inspections, d’urgences et d’évacuation ;
d) l’organisation périodique de simulations d’accidents, d’incendies pour familiariser les travailleurs aux
procédures de secours et d’évacuation ;
e) l’organisation d’inspections régulières et le contrôle de l’entretien de l’équipement et des machines en bon
état de fonctionnement et selon les spécifications indiquées ;
f) le maintien des registres relatant les mesures de prévention et de traitement des accidents du travail, ainsi
que la fourniture de rapports annuels sur l’état des plans et dispositifs de sécurité ; et
g) la fourniture de rapports à bref délai aux autorités compétentes, sur la survenance d’accidents du travail
mortels ou entraînant des incapacités physiques.

Art. 210. Les travailleurs des entreprises minières doivent en matière de sécurité dans les opérations minières,
observer :

a) l’obéissance aux règles et normes de sécurité prévues par le règlement de sécurité ;


b) l’utilisation selon les directives des dispositifs individuels et collectifs de sécurité, des équipements et
machines ;
c) l’interdiction d’altérer, de détruire ou de changer de place les dispositifs de sécurité; et
d) le devoir de rapport immédiat au supérieur hiérarchique en cas de survenance d’une situation anormale, de
dégâts ou défaillances susceptibles d’entraîner un accident.

SECTION II
DE L'HYGIENE ET DE LA SANTE DES
TRAVAILLEURS

Art. 211. En matière d’hygiène et de santé dans le cadre des activités minières, le Ministère chargé du Travail,
en collaboration avec le Ministère chargé des Mines et après consultation des professionnels du secteur et des
autorités locales, établit les normes nécessaires et fixe leurs modalités d’application dans le secteur minier. En
outre, lesdits Ministères veillent conjointement à l’application des mesures de contrôle et d’inspection.

Art. 212. Afin de prévenir et traiter les maladies, les titulaires de Permis miniers et les mineurs ont l’obligation
de respecter la réglementation relative aux mesures d’hygiène et de santé, dont les principes sont exposés dans
les articles qui suivent, et les modalités d’application fixées par voie réglementaire.

Art. 213. La réglementation applicable au secteur minier précise les normes auxquelles les titulaires des
différentes catégories de Permis miniers et leurs travailleurs doivent se conformer dans l’exercice de leurs
activités, en particulier celles concernant :

a) les mesures préventives relatives à la santé des travailleurs et de leurs familles ;


b) les soins de premiers secours en cas de maladie atteignant les travailleurs ;
c) les soins primaires pour les travailleurs et leurs familles ;
d) les modalités d’évacuation sanitaire des travailleurs ou des membres de leurs familles atteints de maladie,
en cas de nécessité ; et
e) les conditions de traitement des eaux et d’aménagement des égouts ainsi que l’approvisionnement en eau
potable des travailleurs et de leurs familles.
Art. 214. Les titulaires de Permis standards doivent, en matière d’hygiène et de santé, veiller à :

a) la mise en place et le maintien en bon fonctionnement de systèmes de soins médicaux et d’aménagements


sanitaires conformes aux normes précisées en application des dispositions de l’article précédent ;
b) la mise en place d’un règlement d’hygiène et de la santé révisé périodiquement et l’installation d’un service
d’hygiène et de santé ;
c) l’installation de centres médicaux appropriés ;
d) la fourniture des équipements, produits médicaux et médicaments nécessaires au bon fonctionnement des
systèmes et du plan de mise en œuvre visés au présent article et, le cas échéant, la présence d’un personnel
médical ;
e) la réalisation d’examens médicaux périodiques et la fourniture de rapports sur l’état de santé des travailleurs
et de leur familles ainsi que sur les conditions d’hygiène; et
f) la création de fiches individuelles contenant notamment les informations médicales sur chaque travailleur.

Art. 215. Les travailleurs des entreprises minières doivent, en matière d’hygiène et de santé, observer :

a) le respect des mesures d’hygiène établies par le règlement sur l’hygiène et la santé ;
b) la soumission volontaire aux examens médicaux et l’obéissance aux traitements et prescriptions médicales ;
et
c) le rapport immédiat au service d’hygiène et de santé en cas de maladie ou d’apparition de symptômes
anormaux.

SECTION III
DES DISPOSITIONS COMMUNES

Art. 216. En application des dispositions de l’article 110 du Code minier, le titulaire doit, avant d’entreprendre
l’ouverture ou la fermeture de tous travaux souterrains et de tous travaux de recherche géologique et minière,
soumettre à la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée les plans desdits travaux,
comprenant notamment :

Avant l’ouverture des travaux :

a) le plan topographique du fonds où les travaux seront entrepris ;


b) le plan des galeries souterraines ou des sondages à réaliser ;
c) les techniques à utiliser pour la réalisation ;

1) Avant la fermeture des travaux :

a) le plan topographique du fonds où se trouvent les travaux à abandonner ;


b) le plan des galeries souterraines ou des sondages à condamner ;
c) les techniques à utiliser pour la réalisation des travaux de fermeture.

L’approbation ou le rejet de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée doit intervenir
dans les quinze (15) jours suivant la date de réception du dossier de déclaration.

En cas de rejet, celui-ci doit être motivé, et le titulaire peut procéder au réajustement du plan qui a été soumis,
avant de le soumettre à nouveau pour approbation. En tout état de cause, un plan qui a fait l’objet d’une
autorisation environnementale ne peut pas être rejeté.

Art. 217. En application des dispositions de l’article 111 du Code minier, le titulaire d’un Permis minier ou
d’une autorisation d’exploitation de carrière doit procéder, dans les dix (10) jours suivant la date de sa
survenance, à la déclaration aux Ministères respectivement chargés des Mines, du Travail et de la Santé
Publique, ainsi qu’à la Gendarmerie territorialement compétente, de tout accident grave survenu dans une mine,
une carrière ou leurs dépendances.

Cette déclaration doit relater les circonstances et les conséquences de l’accident, notamment :

a) la date et l’heure de sa survenance ;


b) les causes de l’accident ;
c) les dégâts matériels, ainsi que les blessures corporelles et les blessures mortelles résultant de l’accident ;
d) les mesures de secours entreprises ;
e) la copie certifiée conforme du certificat médical ou du document de constatation de décès, établi au nom de
chaque victime ;
f) les références de sécurité sociale des travailleurs qui ont été victimes de l’accident, s’il y a lieu.

Art. 218. La responsabilité du titulaire à l’égard des tiers, du fait de la violation de la réglementation en matière
de sécurité du travail, d’hygiène et de santé, est établi dès lors que son activité a causé des dommages, sans qu’il
soit nécessaire d’apporter la preuve de sa faute.

Art. 219. Toute contravention aux dispositions du présent Chapitre non remédiée dans le délai précisé dans la
mise en demeure y afférente, donne lieu à l’application, selon le cas, des sanctions prévues par le Code minier,
le Code du Travail ou la réglementation en matière de sécurité dans le travail, d’hygiène ou de santé publique.

En cas de faute grave dûment établie, il est fait application des dispositions de l’article 173 du Code minier.

Art. 220. Les modalités d’application des dispositions du présent Chapitre seront précisées en tant que de besoin
par voie réglementaire.

CHAPITRE V
DE LA TENUE REGULIERE DES REGISTRES ET
DOCUMENTS ET DE L'OBLIGATION DES
MODALITES DES RAPPORTS
SECTION PREMIERE
DES DOCUMENTS ET DES REGISTRES

Art. 221. En application des dispositions de l’article 116 du Code minier, les documents ou registres dont la
tenue est obligatoire, selon le type d’activité minière ou le type de Permis minier, sont notamment :

a) Pour tout type de Permis minier ou d’autorisation minière :

- un journal de chantier dans lequel sont consignés les événements survenus à l’intérieur du
périmètre minier ou de la zone d’activité, notamment les accidents, les visites et
inspections administratives, etc. ;
- un registre d’appel dans lequel sont portés régulièrement l’identité et les références des
employés ;

b) Pour les Permis « E », les Permis « PRE » et les autorisations d’exploitation de carrière ou d’extraction de
fossiles ou de substances dont les gîtes sont rares, la liste donnée au paragraphe a) est complétée par :

- un registre d’extraction et de vente ou d’expédition ;


- un registre de Laissez-Passer réglementaire pour les substances minières vendues ou
expédiées ;
- en cas de transformation des substances extraites, pour les Permis « E » ainsi que pour les
opérateurs miniers pratiquant l’activité intégrée, un journal de transformation indiquant
s’il y a lieu, les quantité, origine et valeur estimée de toutes les substances utilisées
comme intrants dans l’opération ;

c) Les listes données aux paragraphes a) et b) ci-dessus sont complétées, pour les Permis « R » et les Permis
« E », par :

- un plan d’occupation de la surface à une échelle exploitable comprise entre 1/100 et


1/10.000 selon la nature des travaux, qui indique le plan des travaux effectués ;
- dans les cas de travaux souterrains, des plans topographiques vertical et horizontal
suffisamment détaillés pour permettre de localiser les galeries et tunnels ;
- toujours dans les cas de travaux souterrains, un journal où sont consignés tous les faits
importants concernant leur exécution, leurs avancements, ainsi que les renforcements et
aménagements qui y sont apportés ;
d) Pour les commerçants en substances minières, ainsi que pour ceux qui se livrent à leur transformation :

- un registre des entrées et sorties par substance ;


- un registre de Laissez-Passer réglementaire pour les substances vendues ou expédiées.

Les modèles des différents registres ainsi que des Laissez-Passer sont définis par arrêté du Ministre chargé des
Mines.

Tous les registres sont cotés et paraphés par le chef du service compétent de la Direction des Mines et de la
Géologie du Ministère chargé des Mines ou par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines.

Art. 222. Tout produit de prospection doit être accompagné d’un Laissez-Passer modèle spécial, coté et paraphé
par la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines du ressort, et qui est délivré par le Maire de la
Commune du lieu de la prospection.

Le modèle du Laissez-Passer spécial est défini par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 223. Des mesures relatives à la commercialisation sur le marché intérieur ou à l’exportation des produits de
carrières pourront être prises en tant que de besoin, par arrêtés conjoints du Ministre chargé du Commerce et du
Ministre chargé des Mines.

Art. 224. Le titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière doit inscrire chronologiquement sur le registre
d’extraction toutes les opérations de vente ou d’expédition des substances minières extraites.

Art. 225. Les substances minières transportées en dehors du périmètre défini dans le Permis minier ou
l’autorisation minière, doivent être accompagnées de Laissez-Passer réglementaires dûment remplis, datés et
signés par le titulaire ou son mandataire, et indiquant leur destination.

Dans le cas d’activités intégrées au sens de l’article 38 du Code minier, un modèle de Laissez-Passer unique est
utilisé par le titulaire à partir de l’extraction des substances minières jusqu’à leur vente sur le marché intérieur
ou à l’exportation.

Art. 226. Le titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière doit présenter à la Direction Provinciale du
Ministère chargé des Mines, à la fin de chaque exercice, son compte de résultat et son bilan.

Art. 227. A l’exception du registre des Laissez-Passer, le titulaire de Permis minier qui pratique les activités
intégrées au sens de l’article 38 du Code minier, doit tenir séparément les documents comptables et les registres
exigibles pour l’extraction, ceux qui sont requis pour la transformation, le cas échéant, et ceux qui sont exigibles
pour le commerce des substances minières.

Dans le cas d’activité de transformation ou de traitement qui nécessite l’utilisation de plusieurs substances
minières pour obtenir le produit final, il doit en outre tenir le journal de transformation visé à l’article 221,
paragraphe b, ci-dessus afin de permettre le calcul de la redevance minière due et l’affectation de leur quote-part
respective aux différents bénéficiaires.

SECTION II
DES COMPTES-RENDUS

Art. 228. Tout titulaire de Permis minier doit remettre contre récépissé ou faire parvenir sous pli recommandé
avec demande d’avis de réception, avant le 31 Mars de l’année suivant celle considérée, à la Direction
Provinciale du Ministère chargé des Mines du ressort un rapport d’activités en trois (3) exemplaires faisant
apparaître notamment :

- l’état d’avancement des travaux ;


- les résultats de la recherche ;
- la main-d’œuvre employée ;
- le tonnage extrait, transformé ou vendu…

Un exemplaire du rapport d’activités est à transmettre par la Direction Provinciale, respectivement au Ministère
chargé des Mines et au Service provincial du Ministère chargé du Travail du ressort.
Le modèle de rapport d’activités sera défini par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 229. Tout titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière doit remettre contre récépissé ou faire
parvenir sous pli recommandé avec demande d’avis de réception, à la Direction Provinciale du Ministère chargé
des Mines du ressort, pour le titulaire de Permis minier, et à la Direction des Mines concernée, pour le titulaire
d’autorisation minière, un relevé semestriel en deux (2) exemplaires, du registre d’extraction et, le cas échéant,
du registre des entrées et sorties.

Art. 230. Tout titulaire de Permis minier doit, dans le mois qui suit la fin de chaque exercice, remettre contre
récépissé ou faire parvenir sous pli recommandé avec demande d’avis de réception, à la Direction Provinciale du
Ministère chargé des Mines du ressort, le registre des Laissez-Passer.

Les doubles des factures établies à l’occasion des ventes de l’exercice, sont à joindre à ce registre.

Le fait pour le titulaire de Permis minier de refuser de communiquer le registre des Laissez-Passer, est assimilé
au défaut de communication des rapports périodiques obligatoires visé à l’article 178 du Code minier, et
sanctionné comme tel.

CHAPITRE VI
DE LA REDEVANCE MINIERE

Art. 231. Pour l’application des dispositions du Chapitre VII du Titre V du Code minier, on entend par première
vente des substances minières toute opération de cession par le titulaire de Permis minier, des produits de son
exploitation à une tierce personne ou, le cas échéant, à une autre phase de la chaîne d’activités à l’intérieur de
l’entreprise qui exerce de manière intégrée telle que prévue à l’article 38 du Code minier.

Art. 232. La détermination de l’assiette de la redevance minière est effectuée à partir des doubles des factures
établies à l’occasion des ventes, qui doivent parvenir à l’Administration minière durant le mois suivant
l’exercice concerné conformément aux dispositions de l’article 230 ci-dessus.

Art. 233. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 117, alinéa 2 du Code minier, le Ministre chargé
des Mines, après avis du Comité National des Mines, fixe à titre indicatif et par voie d’arrêté, au cours du mois
de Janvier de chaque année et après consultation des marchés spécialisés, la valeur marchande des produits des
mines. En l’absence de facture établie par le titulaire de Permis minier, cette valeur est utilisée pour la
détermination de l’assiette de la redevance minière.

Art. 234. L’assiette de la redevance minière déterminée à partir de la valeur marchande fixée par l’arrêté visé à
l’article précédent, est appliquée par l’Administration minière en guise d’assiette lorsque les prix figurant sur les
factures sont manifestement minorés.

Pour apprécier la minoration de facture, l’Administration compare le prix qui y est inscrit avec celui qu’on
aurait obtenu en appliquant la valeur marchande fixée par arrêté : dans le cas où le premier serait inférieur et que
la différence constatée est supérieure à trente pour cent (30%) du second, la facture est réputée minorée.

Art. 235. Lorsque l’assiette de la redevance minière est déterminée, l’Administration minière procède à
l’établissement au nom du titulaire de Permis minier, de l’ordre de versement correspondant que ce dernier doit
acquitter au guichet du Trésor public.

Les modalités de recouvrement de la redevance minière sont précisés par arrêté conjoint des Ministres
respectivement chargés des Mines et des Finances.

Art. 236. Nonobstant les dispositions de l’article 233 ci-dessus, et en application des dispositions de l’article
118, premier alinéa du Code minier, les substances minières utilisées par le titulaire de Permis minier à des fins
d’études et d’analyses en vue de définir les techniques de recherche ou d’exploitation à utiliser, sont exclues du
calcul de la redevance minière.

Les modalités de cette exclusion seront précisées par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 237. Conformément aux dispositions de l’article 118, alinéa 2, du Code minier, l’assiette de la redevance
est établie sur le produit final, lorsque des substances minières sont utilisées comme intrants dans la valorisation
d’autres substances.

Dans ce cas, la détermination de l’assiette est effectuée à partir des informations contenues dans les folios du
registre des Laissez-Passer et dans les doubles des factures établies à l’occasion des ventes, qui sont transmis par
le titulaire de Permis minier à la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines, à la fin de chaque
exercice.

Art. 238. En application des dispositions des articles 119 et 120 du Code minier, les taux de répartition des
recettes au titre de la redevance minière sont fixés comme suit :

- Budget de la Province Autonome concernée : 70%


- Bureau du Cadastre Minier ………………… : 15%
- Agence de l’Or ……………………………... : 5%
- Budget Général de l’Etat …………………… : 10%

Sauf dispositions contraires prises par la Province Autonome concernée, un tiers (1/3) de la quote-part qui est
versée à son budget est affectée au budget de la Commune dans le ressort de laquelle se trouve le site
d’exploitation de la substance ayant donné lieu à la perception de la redevance minière.

CHAPITRE VII
DE L'OBLIGATION DE SE SOUMETTRE AUX
INSPECTIONS
Art. 239. En application des dispositions de l’article 121 du Code minier, les agents assermentés de
l’Administration minière qui doivent être munis de leur carte de commission d’emploi ainsi que des ordres de
missions réglementaires, sont chargés d’assurer l’application de la législation et de la réglementation minières.
Ils exercent la surveillance administrative et technique des travaux de recherche et/ou d’exploitation minières,
ainsi que du transport, de la transformation et de la commercialisation des substances minières extraites.

En tant que de besoin, les inspections peuvent être faites conjointement par les agents visés à l’alinéa précédent
et des représentants d’autres départements ministériels concernés.

Art. 240. Les inspections doivent avoir lieu pendant les heures d’ouverture des bureaux, des ateliers ou des
chantiers selon le cas.

Art. 241. Les agents en mission d’inspection ont libre accès aux installations techniques et administratives, ainsi
qu’aux registres et documents réglementaires incluant ceux relatifs aux comptes, et aux travaux conduits par les
prospecteurs, les titulaires de Permis miniers ou d’autorisations minières, les transformateurs ou les
commerçants.

A chaque mission d’inspection, les agents visés à l’article 238 ci-dessus doivent se faire présenter les plans et
registres, et y apposent leur visa. Ils peuvent faire précéder ce visa de toutes observations ou recommandations
techniques sur les matières soumises à leur surveillance. Lesdites recommandations sont exécutoires surtout
pour le cas de péril imminent, et leur non observance engage la responsabilité de l’opérateur minier concerné.

Les modalités des inspections seront précisées par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Art. 242. Après leur mission d’inspection, les agents visés à l’article 239 ci-dessus, doivent faire un compte-
rendu détaillé de l’opération d’inspection à leurs supérieurs hiérarchiques.
TITRE XI
DES RELATIONS DES TITULAIRES AVEC
LES PROPRIETAIRES DES SOLS ET DES
RELATIONS ENTRE LES TITULAIRES

CHAPITRE PREMIER
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS VIS-A-VIS
DES PROPRIETAIRES, USUFRUITIERS ET TITULAIRES DE DROITS FONCIERS

SECTION PREMIERE
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS

SOUS-SECTION PREMIERE
DES GENERALITES

Art. 243. Le titulaire de Permis minier entretient des relations de bon voisinage avec les populations locales en
général, et avec les propriétaires des sols, les occupants traditionnels et les usufruitiers en particulier.

Lorsque le titulaire de Permis minier souhaite effectuer des travaux ou exploiter des ressources renouvelables
sur un terrain qui relève de la propriété privée, il demande l’autorisation du propriétaire ou conclut un contrat
avec lui, conformément aux dispositions du présent Chapitre, avant de commencer ses travaux ou son
exploitation. Le propriétaire peut demander l’établissement d’un contrat. Il peut exiger une indemnisation pour
les dommages occasionnés par les activités sur sa propriété.

Lorsque le titulaire de Permis minier souhaite entreprendre ces mêmes activités sur un terrain relevant du
domaine privé de l’Etat ou de la Province Autonome, il conclut un contrat avec l’autorité chargée de la gestion
de ce domaine, ainsi qu’avec les occupants traditionnels et les usufruitiers, le cas échéant, conformément aux
dispositions du présent Chapitre, avant de commencer ses travaux ou son exploitation. Les occupants
traditionnels et les usufruitiers, le cas échéant, ainsi que l’Etat ou la Province Autonome, peuvent demander
l’établissement d’un contrat. Ils peuvent exiger une indemnisation pour les dommages causés par les activités
sur le domaine de l’Etat ou de la Province Autonome.

Le titulaire de Permis minier et le Maire de la Commune du ressort qu’il a sollicité, procèdent, chacun en ce qui
le concerne, aux démarches précisées à la Section III du présent Chapitre afin d’identifier les propriétaires,
occupants traditionnels et usufruitiers des terrains où le titulaire se propose d’effectuer des travaux ou
d’exploiter des ressources renouvelables.

Art. 244. Les occupants traditionnels sont les personnes composant une communauté locale qui, en vertu de
droits coutumiers reconnus par l’Administration chargée des Domaines, occupe des parcelles de terre de
manière durable et paisible, sans détenir aucun titre foncier.

Art. 245. Les personnes qui pratiquent uniquement la cueillette des fruits, le ramassage de bois ou d’autres
activités similaires à l’intérieur des parcelles situées à l’intérieur du périmètre faisant l’objet d’un Permis minier
sans détenir un titre foncier ni faire partie du groupement des occupants traditionnels, sont des usufruitiers.

Art. 246. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 124 du Code minier, dans le cas où les parties
n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le montant de l’indemnité due par le titulaire de Permis minier, la plus
diligente d’entre elles soumet le litige au Maire de la Commune du ressort qui saisit l’autorité chargée des Mines
de la Province Autonome concernée. Cette dernière saisit de l’affaire le Comité Provincial des Mines concerné à
fin d’engager la procédure de règlement à l’amiable, avant tout recours à la justice.
SOUS-SECTION II
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
A L’INTERIEUR DU PERIMETRE COUVERT PAR LE PERMIS

Art. 247. Pour l’application des dispositions des articles 125 et 126 du Code minier, le Permis minier confère à
son titulaire le droit d’occuper le terrain à l’intérieur du périmètre qui fait l’objet du Permis minier afin d’y
effectuer les activités autorisées en vertu de son titre, sous réserve de la conclusion préalable d’un contrat de bail
avec les propriétaires privés des parcelles qui se trouvent à l’intérieur dudit périmètre.

Art. 248. Le droit d’occupation du périmètre par le titulaire comprend, outre le droit de réaliser les travaux de
recherche et/ou d’exploitation tels qu’autorisés en vertu du Permis minier, celui de réaliser pour les besoins
desdits travaux, les activités industrielles et travaux ci-après, conformément aux lois et règlements en vigueur :

- l'établissement et l'exploitation des centrales, postes et lignes tant en ce qui concerne


l'électricité que la télécommunication, en vue exclusivement de ses propres besoins ;

- les ouvrages de secours y compris les puits et galeries destinés à faciliter l'aérage et
l'écoulement des eaux ;

- la préparation, le lavage, la concentration, le traitement mécanique, chimique, métallurgique


ou bactériologique des minerais extraits, l'agglomération, la distillation, la gazéification des combustibles ;

- le stockage et la mise en dépôt des produits et déchets ;

- les constructions destinées aux logements, à l'hygiène et aux soins du personnel ;

- les cultures vivrières destinées au ravitaillement ;

- l'établissement de toutes voies de communication notamment les rigoles, canaux,


canalisations, pipe-lines, convoyeurs à bande, voies ferrées, câbles aériens, ports fluviaux ou maritimes, terrains
d'atterrissage ; et

- l'établissement des bornes repères et des bornes de délimitation.

Art. 249. Si le bois et l’eau se trouvant à l’intérieur du périmètre font partie du domaine privé de l’Etat ou de la
Province Autonome, le titulaire a le droit de couper le bois et d’utiliser l’eau se trouvant à l’intérieur du
périmètre et nécessaire à son activité minière, sous réserve de se conformer aux lois et règlements en vigueur.
Toutefois, s’il existe sur le terrain concerné des occupants traditionnels ou des usufruitiers organisés en
groupements, le titulaire de Permis minier ne peut ni couper le bois ni utiliser l’eau qu’avec leur autorisation
écrite.

Dans le cas où le bois et l’eau se trouvant à l’intérieur du périmètre font l’objet de droit de propriété ou
d’usufruit privés, le titulaire ne peut couper le bois ou utiliser l’eau qu’avec l’autorisation écrite du propriétaire,
de l’usufruitier ou du titulaire de droits fonciers sur le terrain où existent ces ressources.

Art. 250. Sous réserve d’indemniser le propriétaire, le cas échéant, le titulaire de Permis « E » ou de Permis
« PRE » a le droit d’utiliser, pour les besoins de son exploitation minière ainsi que des activités industrielles et
travaux énumérées à l’article 248 ci-dessus, les substances de carrières qui doivent être extraites dans le cadre de
ses opérations d’exploitation à l’intérieur du périmètre.

Art. 251. Le titulaire informe les propriétaires privés, les occupants traditionnels ou les usufruitiers concernés,
ou leurs représentants respectifs, de son droit d’occuper les parcelles couvertes par son Permis minier.

Dans le cas où les propriétaires des parcelles couvertes le Permis minier existeraient mais que leur identité et/ou
leur adresse ne seraient pas connues, son titulaire, en collaboration avec le Maire de la Commune du ressort,
procède à une recherche diligente pour les identifier et les retrouver selon la procédure exposée à la Section III
du présent Chapitre.
Art. 252. Pour l’application des dispositions de l’article 125 du Code minier, le titulaire de Permis minier qui
occupe le terrain à l’intérieur de son périmètre convient avec le propriétaire du sol des termes d’un contrat de
bail conformément aux dispositions de la Section IV du présent Chapitre. Le contrat de bail porte uniquement
sur les parcelles occupées ou exploitées.

Art. 253. En cas de refus du propriétaire de convenir des termes d’un contrat de bail, le titulaire du Permis
minier soumet le litige au Maire de la Commune du ressort, qui saisit de l’affaire le Comité Provincial des
Mines concerné à fin d’engager la procédure de règlement à l’amiable, avant tout recours à la justice.

Le cas échéant, la juridiction compétente ordonne aux parties de convenir des termes du contrat de bail type qui
est établi par arrêté du Ministre chargé des Mines.

SOUS-SECTION III
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
A L’EXTERIEUR DU PERIMETRE COUVERT PAR LE PERMIS

Art. 254. Le titulaire de Permis minier doit demander et obtenir l’autorisation des propriétaires du sol, des
occupants traditionnels ou des usufruitiers, pour pouvoir réaliser à l’extérieur de son périmètre et pour les
besoins exclusifs de son activité minière, les travaux suivants :

- l'établissement et l'exploitation des centrales, postes et lignes tant en ce qui concerne


l'électricité que la télécommunication ;

- la préparation, le lavage, la concentration, le traitement mécanique, chimique,


métallurgique ou bactériologique des minerais extraits, l'agglomération, la distillation, la
gazéification des combustibles; le stockage et la mise en dépôt des produits et déchets; les
constructions destinées aux logements, à l'hygiène et aux soins du personnel ;

- les cultures vivrières destinées au ravitaillement ; et

- l'établissement de toutes voies de communication notamment les rigoles, canaux,


canalisations, pipe-lines, convoyeurs à bande, voies ferrées, câbles aériens, ports fluviaux ou maritimes,
terrains d'atterrissage.

S’il y a lieu, la procédure officielle de recherche visée à la Section III ci-dessous est mise en œuvre par le Maire
de la Commune du ressort, à la demande du titulaire de Permis minier.

Art. 255. A défaut de l’autorisation du propriétaire, des occupants traditionnels ou de l’usufruitier et après avoir
eu recours sans succès à la procédure de règlement amiable devant le Comité Provincial des Mines compétent,
le titulaire qui souhaite entreprendre les travaux énoncés à l’article précédent, peut demander au Ministère
chargé des Mines conformément aux lois et règlements en vigueur, de procéder à la déclaration d’utilité
publique des travaux envisagés. Le cas échéant, il peut demander au Ministère chargé des Mines d’engager la
procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique à l’encontre du propriétaire, conformément aux
dispositions de l’ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 ou des dispositions légales ultérieures qui traitent
du même sujet.

Art. 256. Pour l’application des dispositions des articles 126, dernier alinéa, et 128 du Coder minier, le titulaire
de Permis minier adresse au Ministre chargé des Mines sa demande de déclaration d’utilité publique des travaux
qu’il envisage de réaliser, et de faire procéder conformément aux lois et règlements en vigueur, à l’expropriation
pour cause d’utilité publique.

Il joint à sa demande les documents établissant les objectifs et les plans desdits travaux.

Art. 257. Dans le cas où le titulaire réaliserait les travaux énoncés ci-dessus avant d’avoir eu recours à la
procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique, il encourt, par la suite, le risque d’avoir à démolir les
constructions réalisées et d’avoir à indemniser le propriétaire, si les travaux entrepris ne sont pas déclarés
d’utilité publique.

Art. 258. Le titulaire de Permis minier ne peut utiliser l’eau ni couper le bois qui se trouvent à l’extérieur de son
périmètre, sans avoir conclu un contrat avec les propriétaires des parcelles concernées ou sans avoir respecté les
dispositions légales et réglementaires en ces matières, selon le cas.

SECTION II
DES DROITS ET OBLIGATIONS DU PROPRIETAIRES
DU SOL, DES OCCUPANTS TRADITIONNELS ET DES
USUFRUITIERS

SOUS-SECTION I
DES DROITS ET OBLIGATIONS DU PROPRIETAIRE
DU SOL

Art. 259. En application des dispositions de l’article 125, alinéa 2 du Code minier, le propriétaire du sol peut
exercer à l’encontre du titulaire qui occupe sa propriété sans avoir conclu avec lui un contrat de bail, son droit de
l’évincer, sous réserve de rembourser les dépenses qu’il a déjà engagées et qui sont rendues inutiles du fait de
son éviction, auxquelles est ajoutée, s’il y a lieu, une juste compensation pour les avantages qu’il aurait pu en
tirer.

Le cas échéant, les dispositions de l’article 253 ci-dessus s’appliquent aux parties en application des dispositions
des articles 125, alinéa 2 et 129 du Code minier.

Art. 260. Le propriétaire du terrain qui se trouve à l’intérieur d’un périmètre minier, a le droit d’être indemnisé
pour l’utilisation du sol par le titulaire du Permis minier, à condition d’avoir conclu avec ce dernier un contrat
de bail. Le propriétaire du sol doit négocier de bonne foi avec le titulaire du Permis minier concerné pour la
conclusion du contrat.

Art. 261. Le propriétaire du sol doit se manifester dans les meilleurs délais, dès qu’il a connaissance de la
procédure officielle de recherche dont il fait l’objet.

Après épuisement de ladite procédure et dans le cas où le propriétaire du sol ne se serait pas manifesté, il perd
définitivement son droit à évincer le titulaire de Permis minier, ainsi que son droit à compensation pour
l’utilisation du terrain pendant la période écoulée.

Dans le cas où le propriétaire du sol se manifesterait au-delà du délai de quatre (4) mois fixé à l’article 273 ci-
dessous, il conserve son droit à conclure, pour le futur, un contrat de bail avec le titulaire de Permis minier.

SOUS-SECTION II
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES OCCUPANTS
TRADITIONNELS

Art. 262. Les occupants traditionnels ont en vertu du droit coutumier, des droits et des obligations du fait de
l’occupation et de l’utilisation coutumières des parcelles.

Ils ont, dans leurs rapports avec le titulaire de Permis minier le droit et l’obligation de conclure un contrat avec
le titulaire. Ils ont en outre le droit d’être indemnisé par ce dernier pour les dommages subis du fait de son
activité. Toutefois, ils n’ont pas le droit d’évincer le titulaire qui a conclu un contrat de bail avec l’autorité
chargée de gérer le domaine privé de l’Etat ou de la Province Autonome.

Art. 263. S’il y a lieu, l’identification de chaque occupant traditionnel est faite par le Maire de la Commune du
ressort, à la demande du titulaire de Permis minier.

Art. 264. Le cas échéant, toutes les personnes possédant le statut d’occupant traditionnel doivent se manifester
lors de la procédure d’identification dans le délai précisé, et apporter la preuve des droits invoqués. A défaut de
se présenter, ils perdent, pour le temps déjà écoulé, leurs droits à compensation pour l’utilisation du terrain par
le titulaire de Permis minier.

Art. 265. Pour l’application des dispositions des articles 125 à 129 du Code minier, tous les occupants
traditionnels des parcelles situées à l’intérieur du périmètre qui fait l’objet d’un Permis minier, doivent se
constituer en un groupement similaire à celui qui est organisé par la loi n° 96-025 du 30 Septembre 1996
relative à la gestion locale des ressources naturelles renouvelables, et désigner leurs représentants qui vont
traiter avec le titulaire dudit Permis.
Le groupement ainsi constitué, sous l’égide du Maire de la Commune du ressort, doit conclure avec le titulaire
de Permis minier un contrat écrit sur leurs droits et obligations respectifs. Ledit contrat doit comporter la
mention écrite de l’intervention du Maire de la Commune du ressort, sous peine de nullité.

Art. 266. Le groupement des occupants traditionnels des parcelles qui se trouvent à l’intérieur d’un périmètre
minier, a le droit d’être indemnisé pour l’utilisation du sol par le titulaire du Permis minier, à condition d’avoir
conclu avec ce dernier un contrat. Le groupement doit négocier de bonne foi avec le titulaire du Permis minier
concerné pour la conclusion dudit contrat.

Dans le cas où les parties n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur les termes du contrat, le titulaire de Permis
minier a le droit d’agir en justice conformément aux dispositions de l’article 246 ci-dessus. Le cas échéant, la
juridiction compétente ordonne de convenir des termes du contrat type qui est établi par arrêté du Ministre
chargé des Mines.

SOUS-SECTION III
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES USUFRUITIERS

Art. 267. Les usufruitiers doivent se constituer en groupement et désigner leurs représentants qui vont traiter
avec le titulaire du Permis minier pour pouvoir prétendre à toute indemnisation.

Art. 268. S’il y a lieu, l’identification de chaque usufruitier est faite par le Maire de la Commune du ressort, à la
demande du titulaire de Permis minier.

Art. 269. Le cas échéant, toutes les personnes possédant le statut d’usufruitier doivent se manifester lors de la
procédure d’identification dans le délai précisé, et apporter la preuve du droit invoqué. A défaut de se présenter,
ils perdent, pour le temps déjà écoulé, leur droit à compensation pour l’utilisation du terrain par le titulaire de
Permis minier.

Art. 270. Le groupement des usufruitiers, a le droit d’être indemnisé pour leur éviction des parcelles occupées
par les installations ou les travaux du titulaire de Permis minier, à condition d’avoir conclu avec ce dernier un
contrat. Pour la conclusion du contrat, le groupement doit négocier de bonne foi avec le titulaire du Permis
minier concerné.

Dans le cas où les parties n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur les termes du contrat, le titulaire de Permis
minier a le droit d’agir en justice conformément aux dispositions de l’article 246 ci-dessus. Le cas échéant, la
juridiction compétente ordonne de convenir des termes du contrat type qui est établi par arrêté du Ministre
chargé des Mines.

SECTION III
DE LA PROCEDURE DE RECHERCHE ET
D'IDENTIFICATION DES PROPRIETAIRES DU SOL,
DES OCCUPANTS TRADITIONNELS ET DES
USUFRUITIERS

Art. 271. Le titulaire de Permis minier commence par effectuer une recherche diligente pour identifier les
propriétaires du sol, les occupants traditionnels et les usufruitiers ayant des droits sur les parcelles situées à
l’intérieur du périmètre objet de son Permis, afin de les informer de ses droits et obtenir les autorisations
nécessaires.

Art. 272. Si, après trente (30) jours d’investigation, le titulaire n’est pas parvenu à identifier tous les titulaires de
droits portant sur les parcelles couvertes par son Permis minier, il doit présenter les conclusions de sa recherche
au Maire de la Commune du ressort et solliciter ladite Autorité d’engager une procédure de recherche aux fins
d’identification des propriétaires du sol, des occupants traditionnels et des usufruitiers.

Le cas échéant, le titulaire de Permis minier doit payer à l’Autorité locale compétente, pour la publication de
l’avis de recherche des titulaires de droits, ainsi que pour couvrir le coût des procédures administratives
connexes, un droit dont le montant sera fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Après avoir sollicité auprès du Maire le lancement de la procédure de recherche, le titulaire est autorisé à
commencer ses travaux.

Art. 273. Le Maire de la Commune du ressort qui est saisi de l’affaire par le titulaire de Permis minier, lance la
procédure officielle d’identification et de recherche comportant notamment, outre toutes actions légales ou
réglementaires applicables, les étapes suivantes :

- information du public par communication aux chefs et responsables des villages de la


Commune, affichage de l’avis de recherche au bureau de la Commune du ressort et son
insertion dans des journaux à large diffusion ou, le cas échéant, insertion dans un journal
local ;
- élaboration d’un document de constat des droits réclamés relatant les preuves offertes
pendant la période de recherche ;
- publication et affichage de la liste provisoire des personnes se réclamant d’un droit ;
- réception et constat des réclamations et preuves présentées par des personnes qui ne
figurent pas sur la liste provisoire ;
- publication et affichage de la liste finale et
- transmission du dossier de la recherche au titulaire du Permis minier et aux autorités
administratives.

La durée de cette procédure officielle de recherche ne doit pas dépasser quatre (4) mois, du début jusqu’à la
transmission finale du dossier.

Art. 274. Le cas échéant, toute personne qui prétend avoir des droits de propriété sur les parcelles situées à
l’intérieur du périmètre objet du Permis minier, doit se manifester durant la procédure de recherche et apporter
la preuve des droits invoqués. A défaut de se présenter, ils perdent définitivement leur droit d’éviction et, pour le
temps déjà écoulé, leur droit à compensation pour l’utilisation du terrain par le titulaire de Permis minier.

Art. 275. Dans un délai de dix (10) jours après la date de paiement du droit visé à l’article 272 ci-dessus, le
Maire de la Commune du ressort doit procéder à la publication de l’avis de recherche et informer tous les chefs
et responsables des villages de sa circonscription de la procédure de recherche.

Art. 276. Afin de réaliser une information adéquate du public, l’avis de recherche doit contenir les éléments
suivants:

- l’objet de l’avis de recherche ;

- l’indication de la durée de la procédure de recherche qui ne doit pas dépasser quarante-cinq (45) jours ;

- la localisation du périmètre ;

- l’identité des propriétaires du sol, des occupants traditionnels et des usufruitiers fonciers déjà identifiés qui
ont des droits sur les parcelles couvertes par le Permis minier ;

- l’indication de la forclusion des droits d’éviction et de compensation du propriétaire du sol, de l’occupant


traditionnel ou de l’usufruitier qui ne s’est pas fait connaître avant la constitution de leur liste finale ; et

- l’énumération des preuves à fournir par les personnes se prétendant titulaires de droits sur les parcelles
concernées, ainsi que l’indication du lieu où celles-ci doivent être déposées.

Art. 277. L’avis de recherche doit notamment :

a) En ce qui concerne les propriétaires du sol :

- être affiché au bureau de la Commune du ressort ainsi qu’aux bureaux chargés des Domaines ;
- être publié par insertion dans des journaux d’envergure nationale et, le cas échéant, dans le journal local ;
- être communiqué à tous les chefs et responsables des villages à l’intérieur de la circonscription de la
Commune.
- et être communiqué à tous services de l’Administration concernés ;
b) En ce qui concerne les occupants traditionnels et les usufruitiers :

- être affiché au bureau de la Commune du ressort ;


- être publié par insertion dans le journal local, s’il en existe ;
- et être communiqué à tous les chefs et responsables des villages à l’intérieur de la circonscription de la
Commune.

Art. 278. Pendant la période de recherche, le Maire de la Commune doit élaborer un constat
individuel pour toutes les personnes se réclamant d’un droit sur les parcelles concernées, au fur et à
mesure qu’elles se présentent. Ce constat comprend les éléments suivants :

- l’identité et les coordonnées de la personne,

- la nature du droit réclamé,

- la localisation de la parcelle sur laquelle portent ces droits, et

- la nature des preuves apportées à l’appui des prétentions.

Art. 279. Dans un délai de cinq (5) jours ouvrables après la clôture de la procédure de recherche, le Maire de la
Commune doit dresser la liste provisoire des propriétaires du sol, des occupants traditionnels et des usufruitiers,
qu’il affiche dans ses bureaux et publie une fois par semaine pendant trois (3) semaines consécutives dans un
journal de grande circulation dans la commune.

Art. 280. Le Maire de la Commune du ressort envoie dans les plus brefs délais une copie de cette liste
provisoire au titulaire de Permis minier et aux chefs respectifs des villages de sa circonscription.

Art. 281. A partir de la dernière publication de la liste provisoire visée à l’article précédent, les personnes qui ne
figurent pas sur la liste, et qui souhaitent opposer un droit sur les parcelles situées à l’intérieur du périmètre
minier concerné, doivent se manifester auprès du Maire de la Commune du ressort et présenter les documents et
autres preuves à l’appui de leurs prétentions, dans un délai de trente (30) jours. Le Maire élabore un constat
individuel pour chaque personne se réclamant d’un droit sur les parcelles concernées.

Art. 282. A l’issu de ce délai de trente (30) jours, le Maire de la Commune du ressort doit dresser la liste finale
des propriétaires, usufruitiers et titulaires de droits fonciers identifiés qu’elle affiche dans ses bureaux, notifie
aux chefs de village du ressort, et publie une fois dans un journal de grande circulation dans la commune.

Art. 283. Dans un délai de cinq (5) jours après la publication de la liste finale, l’Autorité compétente de la
Collectivité Territoriale Décentralisée du ressort adresse au titulaire de Permis minier, à la Direction Provinciale
du Ministère chargé des Mines ainsi qu’au bureau central de l’Administration chargée des Domaines, les
documents suivants:

- une copie conforme de l’avis de recherche,

- une copie conforme de la liste provisoire visée à l’article 279 ci-dessus,

- une copie du constat individuel établi pour chaque personne qui a réclamé la reconnaissance d’un droit sur
les parcelles situées à l’intérieur du périmètre minier concerné, et

- une copie conforme de la liste finale visée à l’article 282 ci-dessus.

Art. 284. Après la publication de la liste finale, il est présumé que la personne dont le nom et le droit qu’elle
prétend posséder ne figurent pas sur la liste finale, n’est ni un propriétaire foncier, ni un occupant traditionnel, ni
un usufruitier des terrains qui ont fait l’objet de la procédure de recherche.

Art. 285. La personne dont le nom et le droit n’apparaissent pas sur la liste finale et qui veut faire reconnaître
ultérieurement son droit, devra prouver l’existence de son droit et démontrer que, malgré sa diligence, le Maire
de la Commune du ressort ne l’a pas inscrite sur la liste finale. Dans ce cas, il aura droit à indemnisation pour le
préjudice subi au détriment de son droit ; cette indemnisation est due à partir de la date à laquelle la preuve de
son droit est acceptée. En tout état de cause, il n’aura aucun droit à évincer le titulaire de Permis minier.
Art. 286. Le fait d’être compris dans la liste finale évite la perte du droit d’éviction et du droit à compensation,
mais ne prouve pas la validité des droits affirmés par les déclarants.

SECTION IV
DU CONTRAT DE BAIL ENTRE PROPRIETAIRE DU
SOL ET TITULAIRE DE PERMIS MINIER

Art. 287. Le contrat de bail qui régit en particulier les droits et obligations des parties, est librement négocié
entre le titulaire et le propriétaire du sol, conformément aux lois et règlements en vigueur.

Art. 288. Le Ministre chargé des Mines, après avis du Comité National des Mines, établit par arrêté un modèle
de contrat de bail type pour les titulaires de Permis miniers.

En outre, le Ministre chargé des Mines, après avis du Comité National des Mines, établit par arrêté les modèles
respectifs de contrats types pour les occupants traditionnels et pour les usufruitiers.

Art. 289. Les parties peuvent convenir dans le contrat de bail et dans les contrats passés avec les occupants
traditionnels ou avec les usufruitiers le paiement anticipé par le titulaire de l’indemnité visée à l’article 129 du
Code Minier, qui est distinct du droit de bail ou du droit de contrat selon le cas, payé par le titulaire de Permis
minier à son cocontractant.

Art. 290. Le titulaire de Permis minier doit faire viser par le Maire de la Commune du ressort le contrat de bail
qu’il a conclu avec les différents ayants droits sur les parcelles situées à l’intérieur du périmètre couvert par son
Permis.

En outre, le contrat de bail doit être enregistré au bureau de l’Enregistrement et des Timbres territorialement
compétent.

Le contrat de bail doit enfin être enregistré auprès du bureau provincial Cadastre Minier concerné.

Les visa et enregistrements ci-dessus doivent être demandés dans les meilleurs délais par le titulaire de Permis
minier.

SECTION V
DES DEMANDES D'AUTORISATIONS FAITES PAR
LES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS AUPRES DES
PROPRIETAIRES DU SOL, DES OCCUPANTS
TRADITIONNELS OU DES USUFRUITIERS

Art. 291. En l’absence de clauses y afférentes dans les contrats passés par le titulaire de Permis minier avec les
propriétaires du sol, les occupants traditionnels ou les usufruitiers, les dispositions de la présente Section sont
applicables.

Art. 292. Pour l’application des dispositions de l’article 126, alinéa 3, 1° du Code minier, la demande écrite
d’autorisation de couper du bois à l’intérieur du périmètre, qui est faite par le titulaire de Permis minier doit
comporter les éléments suivants:

- l’emplacement du bois qui va être coupé,

- les dates proposées pour le début et la fin de l’activité de coupe du bois,

- la quantité, et

- la compensation offerte.

Art. 293. Pour l’application des dispositions des articles 33 et 37 du Code minier, la demande écrite
d’autorisation d’utiliser les eaux qui se trouvent à l’intérieur du périmètre, est adressée par le titulaire de Permis
minier à l’Autorité locale chargée de l’Eau ou au propriétaire du sol, à l’occupant traditionnel ou à l’usufruitier,
selon que l’eau en question fait partie d’une propriété publique ou d’une propriété domaniale. La demande doit
comporter les éléments suivants :

- l’emplacement de l’eau qui va être utilisée,

- les dates proposées pour le début et la fin de la période d’utilisation de l’eau,

- la quantité, et

- le cas échéant, la compensation offerte.

Art. 294. Pour l’application des articles 126 et 127 du Code minier, la demande écrite d’autorisation de réaliser
les travaux nécessaires à l’activité minière à l’extérieur du périmètre minier, qui est faite le titulaire de Permis
minier doit comporter les éléments suivants:

- la nature des travaux et l’emplacement où ils vont être exécutés,

- la date de commencement des travaux et leur durée,

- leur envergure,

- la compensation offerte.

Art. 295. Dans les meilleurs délais, le titulaire de Permis minier doit faire enregistrer les autorisations visées
aux articles 292, 293 et 294 précédents auprès du Maire de la Commune du ressort, ainsi qu’auprès du bureau
provincial du Cadastre Minier concerné.

SECTION VI
DE LA PROCEDURE D'INDEMNISATION DES PROPRIETAIRES DU SOL,
DES OCCUPANTS TRADITIONNELS ET DES USUFRUITIERS

Art. 296. Pour l’application des dispositions de l’article 129 du Code minier, le propriétaire du sol, l’occupant
traditionnel ou l’usufruitier qui s’estime lésé doit envoyer au titulaire de Permis minier par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception, sa demande d’indemnisation, si celle-ci ne fait pas l’objet d’un contrat avec
le titulaire de Permis minier.

Art. 297. La demande d’indemnisation doit comporter les informations suivantes:

- l’identité du demandeur ainsi que son adresse,

- l’emplacement de la parcelle ayant été endommagée par les activités du titulaire,

- les travaux ou les circonstances qui sont à l’origine du dommage causé,

- la nature du préjudice subi, et

- l’évaluation monétaire du préjudice ainsi que le fondement de cette évaluation.

Art. 298. Dans un délai de quinze (15) jours après la réception de la lettre recommandée, le titulaire de Permis
minier doit signifier par lettre recommandée avec demande d’avis de réception envoyée au titulaire des droits sa
décision de l’indemniser selon son estimation du préjudice et sa décision de payer la compensation estimée, ou
sa décision de refus de l’estimation proposée, assortie de sa contre-proposition.

Art. 299. Après un délai de dix (10) jours à compter de la date de réception de la lettre recommandée envoyée
par le titulaire de Permis minier, le titulaire des droits qui n’a pas encore reçu le paiement de l’indemnité ou qui
refuse la contre-proposition d’indemnisation, doit saisir le Maire de la Commune du ressort ou l’Autorité
chargée des Mines de la Province Autonome concernée en vue d’une procédure de règlement amiable avant tout
recours à la justice.
CHAPITRE II
DES RELATIONS ENTRE LES TITULAIRES DE
PERMIS MINIERS
Art. 300. En application des dispositions des articles 131 et 132 du Code minier, et après constat établi par un
agent assermenté du service chargé de l’Inspection Minière faisant état de la nécessité d’effectuer des travaux
d’aération, d’écoulement des eaux, d’assèchement, d’installation de voies de secours pour le bénéfice d’une
mine voisine ou de construction d’un investison, le Ministre chargé des Mines, s’il s’agit du titulaire de Permis
« R » ou de Permis « E », ou l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, s’il s’agit du
titulaire d’un Permis « PRE », envoie au titulaire concerné une lettre de mise en demeure d’exécuter les travaux
nécessaires.

Art. 301. La lettre de mise en demeure doit contenir les informations suivantes :

- les références du constat établi par l’agent assermenté du service chargé de l’Inspection Minière,

- l’énumération des travaux nécessaires à effectuer,

- l’injonction d’avoir commencé l’exécution desdits travaux dans le délai de trois (3) mois après la réception
de la lettre et

- l’indication que le service chargé de l’Inspection Minière procédera en tant que de besoin à des contrôles et
que ledit service fera constater par ses agents la fin des travaux après une période estimée en fonction de
leur complexité.

Art. 302. Les agents du service chargé de l’Inspection Minière procède aux contrôles techniques nécessaires
avant d’établir le constat faisant état de leur acceptation ou non des travaux réalisés, qui sera transmise, selon le
cas, au Ministre chargé des Mines ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée.

Dans le cas où les travaux ne seraient pas acceptables, une deuxième lettre de mise en demeure de s’exécuter
dans un délai fixé sur la recommandation du service chargé de l’Inspection Minière et contenant les autres
informations visées à l’article précédent, est envoyée au titulaire de Permis minier concerné.

Art. 303. Le retard dans l’exécution par le titulaire de Permis minier des travaux requis est passible des mêmes
sanctions édictées par l’article 177 du Code minier pour les titulaires dont les travaux empiètent sur les zones
d’interdiction.

Art. 304. Pour l’application des dispositions de l’article 131 du Code minier, le titulaire de Permis minier dont
les travaux d’exploitation d’une mine ont causé un préjudice à un autre exploitant d’une mine voisine, doit faire
l’objet, dans les meilleurs délais, de déclaration circonstanciée faite par celui qui est à l’origine du préjudice, et
indiquant le règlement du différend, sans préjudice des dispositions légales sur la Théorie Générale de s
Obligations.

CHAPITRE III
DE LA RESOLUTION DES CONFLITS ENTRE
TITULAIRES DE PERMIS MINIERS ET
PROPRIETAIRES DU SOL
OU ENTRE TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
Art. 305. En cas de conflits entre le titulaire de Permis minier et les propriétaires du sol ou entre les titulaires de
Permis minier, la partie souhaitant recourir à la procédure de règlement amiable doit saisir le Maire de la
Commune du ressort ou l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, en vue d’engager
une procédure de règlement amiable.

Art. 306. La partie souhaitant recourir à la procédure de règlement amiable doit envoyer au Maire de la
Commune du ressort ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée une lettre
recommandée avec demande d’avis de réception donnant les informations suivantes :

- l’identité et les références des parties en conflit,


- l’emplacement des périmètres ou des parcelles concernés et

- le contenu du différend faisant ressortir les sujets de discorde.

Art. 307. Le Maire de la Commune du ressort ou l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome
concernée qui a reçu la lettre recommandée, doit saisir le Comité Provincial des Mines concerné et lui envoyer
dans les plus brefs délais tous les éléments du dossier litigieux.

Art. 308. Conformément aux dispositions du décret n° 92-638 du 30 Juin 1992 portant création, organisation et
fonctionnement du Comité National des Mines ainsi que des Comités Provinciaux des Mines, le Comité
Provincial des Mines saisi procède à la convocation des parties par lettre recommandée avec demande d’avis de
réception.

La procédure de règlement amiable devant le Comité Provincial des Mines est définie dans le décret visé à
l’alinéa précédent.

Art. 309. Les termes et conditions d’un règlement amiable conclu sont obligatoires pour les parties en cause.

Art. 310. A défaut de règlement amiable, et en dernier ressort, les parties peuvent saisir le tribunal judiciaire
compétent pour statuer.

TITRE XII
DE LA DETENTION, DU TRANSPORT, DE
LA TRANSFORMATION ET DE LA
COMMERCIALISATION DES PRODUITS
DES MINES

CHAPITRE PREMIER
DES COLLECTIONS PERSONNELLES
Art. 311. En application des dispositions de l’article 133 du Code minier, la procédure et le modèle de la
demande d’autorisation de sortie du territoire des collections personnelles sont définies par arrêté du Ministère
chargé des Mines, qui fixe le délai de réponse de l’Administration minière à la demande de l’intéressé.

Art. 312. Dans le cas où le propriétaire d’une collection personnelle désire vendre tout ou partie de sa
collection, il doit au préalable en faire la déclaration auprès de la Direction Provinciale du Ministère chargé des
Mines concernée, qui l’informe de la procédure à suivre.

Cette procédure est établie par arrêté du Ministre chargé des Mines.

CHAPITRE II
DU TRANSPORT
Art. 313. En application de dispositions de l’article 134 du Code minier, la circulation à l’intérieur du Territoire
National de toute substance minière destinée à l’usage personnel et sans caractère commercial est libre.

Les substances minières brutes ainsi que celles ayant fait l’objet de transformation et manifestement détenues ou
transportées à des fins commerciales ne peuvent circuler à l’intérieur du Territoire National qu’accompagnées
de Laissez-Passer réglementaires.

Art. 314. Les catégories de Laissez-Passer réglementaires sont les suivants :

- Laissez-Passer modèle I, pour les substances minières extraites et expédiées ou vendues par les exploitants
titulaires de Permis miniers en vigueur ;

- Laissez-Passer modèle I-bis, pour les substances minières extraites dans le cadre de la recherche et
destinées aux analyses, aux échantillonnages, à la recherche de débouchés ou aux essais industriels ;
- Laissez-Passer modèle II, pour les substances minières travaillées ou transformées, à leur sortie des ateliers
ou des usines ;

- Laissez-Passer modèle III, pour les substances minières mises en circulation par les commerçants patentés ;

- Laissez-Passer modèle IV, délivré par les services compétents de l’Administration minière pour les
collections personnelles vendues qui sont vendues par leur propriétaire ;

- Laissez-Passer modèle spécial, délivré par le Maire de la Commune concernée pour les produits de la
prospection libre.

Le Laissez-Passer modèle I ainsi que le Laissez-Passer modèle I-bis doivent être visés par le Maire de la
Commune du lieu d’extraction des substances minières.

Art. 315. Les modèles respectifs des catégories de Laissez-Passer sont définis par arrêté du Ministre chargé des
Mines.

Tout Laissez-Passer doit porter à peine de nullité, les indications réglementaires, les déplacements successifs, les
mentions des ventes ou cessions et l’indication de la nature des substances mises en circulation.

Art. 316. La détention des substances minières autres que celles faisant partie des collections personnelles, doit
être justifiée par la possession d’un Laissez-Passer réglementaire correspondant.

Art. 317. En application des dispositions de l’article 34 et 135 du Code minier, la fixation des quantités par
catégorie de substances minières extraites dans le cadre de la recherche et autorisées à l’exportation à des fins
d’analyses, d’échantillonnages, de recherche de débouchés ou d’essais industriels, sera définie par arrêté du
Ministre chargé des Mines.

Art. 318. En application des dispositions de l’article 135 du Code minier, la quantité par catégorie de substances
minières autorisée à l’exportation à des fins non commerciales, tels que les achats faits par les touristes, les
bijoux de famille, les cadeaux faits à des personnes résidant à l’étranger et les collections personnelles, est fixée
par arrêté du Ministre chargé des Mines.

CHAPITRE III
DE LA TRANSFORMATION
Art. 319. Pour l’application des dispositions de l’article 140 du Code minier, la procédure de déclaration
d’ouverture d’établissements ou parties d’établissements est la suivante :

- Envoi du dossier de déclaration incluant la demande d’ouverture d’établissements ou parties


d’établissements de traitement ou de transformation de substances minières ;
- Visite des lieux par les techniciens de l’Administration minière, qui sont accompagnés en tant que de besoin
par ceux des autres départements ministériels concernés, en particulier ceux des Ministères respectivement
chargés de l’Industrie, du Travail ainsi que de l’Environnement ;
- Procès-verbal de visite des lieux comportant les conclusions des techniciens ;
- Transmission d’un exemplaire du procès-verbal de visite au Directeur chargé des Mines du Ministère
chargé des Mines ainsi qu’aux responsables compétents des autres départements ministériels dont les
techniciens ont participé à la visite des lieux;
- Prise de décision par le Ministre chargé des Mines ou conjointement avec les autres Ministres concernés
selon le cas ;
- Notification au déclarant de la décision prise.

Art. 320. Au cours de la visite des lieux, les techniciens vérifient la conformité des installations aux lois et
règlements vigueur, notamment ceux relatifs :

- aux normes techniques à respecter lors du traitement ou de la transformation des substances minières ;
- à la santé, à l’hygiène et à la sécurité des travailleurs ;
- à la santé publique en général ;
- à la protection de l’environnement contre la pollution industrielle.
Art. 321. La notification de la décision de l’administration doit intervenir dans les quinze (15) jours suivant la
clôture du procès-verbal de visite.

La décision de refus de l’ouverture de l’établissement ou partie de l’établissement doit être motivée. Elle doit
préciser les modifications de l’établissement ou la partie de l’établissement requises pour leur agrément.

La procédure décrite à l’article 319 ci-dessus s’applique à la déclaration d’ouverture d’établissement ou partie
d’établissement consécutive à une décision de refus.

Art. 322. Après sa mise en service, l’établissement ou la partie de l’établissement dont l’ouverture a reçu
l’agrément de l’Administration, est soumise aux inspections visées aux articles 239 à 242 du présent décret.

CHAPITRE IV
DE LA COMMERCIALISATION
Art. 323. En application des dispositions de l’article 147 du Code minier, toute personne physique ou morale
désirant exercer l’activité de collecteur des produits de mines, doit en déposer la déclaration écrite au bureau de
la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée. Cette déclaration doit comporter :

- les identité, qualité et adresse du déclarant ; la personne morale doit avoir son siège social à Madagascar ;
- l’indication de la nature des substances minières à collecter ;
- la ou les Commune(s) dans la circonscription de laquelle ou desquelles la collecte se déroulera.

Le préposé de l’Administration minière vérifie sur l’arrêté pris par le Ministre chargé des Mines concernant la
liste et la catégorisation des substances minières, la catégorie de rattachement de celles indiquées dans la
déclaration et délivre au déclarant une attestation de déclaration sur laquelle doit figurer les identité, qualité et
adresse de celui-ci, la catégorie des substances à collecter et l’indication de la ou des Communes dans la
circonscription de laquelle ou desquelles la collecte se déroulera.

Art. 324. La délivrance de l’attestation de déclaration doit intervenir dans les vingt-quatre (24) heures suivant le
dépôt du dossier, par la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée.

Elle doit être signée par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.

L’attestation de déclaration doit accompagner la demande faite par le déclarant auprès du Ministère chargé des
Finances, à fin d’exercer la profession de collecteur de produits des mines.

Art. 325. En application des dispositions de l’article 147 du Code minier, les registres et documents que doit
tenir le collecteur de produits de mines sont ceux visés à l’article 221, paragraphe d, du présent décret, outre
ceux qui sont requis par l’Administration fiscale.

Le registre des Laissez-Passer modèle III ainsi que le registre des entrées et sorties doivent être cotés et paraphés
par la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines.

Le registre des entrées et sorties doit comporter :

a) En entrée : la date de l’opération, la nature, le tonnage et la valeur des lots collectés, leur origine, les
caractéristiques du produit ainsi que toutes autres indications utiles ; éventuellement, les opérations de
transformation ou de traitement physico-chimique ou tout autre procédé de traitement ;

b) En sortie : les mêmes indications qu’en entrée relatives aux lots expédiés ou vendus, ainsi que celles
relatives aux destinataires ou aux acheteurs.

Art. 326. En application des dispositions de l’article 150 du Code minier, les pierres précieuses, les pierres fines
ainsi que les métaux précieux destinés à l’exportation, doivent passer par le contrôle de qualité qui est effectué
par le Laboratoire chargé des analyses minières, avant leur expédition. Ces derniers délivrent au déclarant une
attestation d’analyse de qualité, sur présentation de la quittance attestant du paiement des frais d’analyse, dont le
tarif est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

Le dossier de déclaration d’exportation comporte notamment :


- La déclaration souscrite et
- Les Laissez-Passer réglementaires dûment remplis et correspondant aux substances à exporter.

Tant qu’il n’existera pas de Laboratoires opérationnels au niveau des Provinces Autonomes et que les
compétences requises ne seront pas disponibles sur place, des tournées peuvent être organisées périodiquement
par le Laboratoire National des Mines jusqu’aux chefs-lieux des Provinces Autonomes. Le cas échéant, les
opérateurs miniers travaillant dans la circonscription de la Province Autonome doivent être avertis suffisamment
à l’avance par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concernés. Toutefois, en raison de
l’impossibilité de transporter à chaque tournée certains gros matériels d’analyse, les variétés de pierres qui
peuvent être analysées à cette occasion seront nécessairement limitées.

Art. 327. La déclaration d’exportation en quantité importante de produits de mines destinés à l’industrie et des
produits de mines transformés par les industries locales, est à déposer au bureau de la Direction Provinciale du
Ministère chargée des Mines concernée. Le contrôle de conformité, dans ce cas, est effectué sur des échantillons
desdits produits qui sont à déposer contre récépissé avec la déclaration d’exportation, au bureau de la Direction
Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée.

Le dossier de déclaration comporte :

- La déclaration souscrite,
- Les catégories et les quantités d’échantillons déposés et
- Les Laissez-Passer réglementaires dûment remplis et correspondant à la totalité des produits à exporter.

Le certificat de conformité est délivré au bureau de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines où le
dossier de déclaration a été déposé, sur présentation de la quittance attestant du paiement du droit dont le
montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.

La délivrance du certificat de conformité doit intervenir dans les quarante-huit (48) heures suivant le dépôt du
dossier de déclaration.

Pour l’application des dispositions de l’article 150 du Code minier et ce, jusqu’à l’homologation internationale
des analyses effectuées par les laboratoires d’analyses minières nationaux, on entend par certificat de
conformité, l’acte attestant de la conformité des produits exportés à la déclaration souscrite par l’exportateur.

Art. 328. En application des dispositions de l’article 152 du Code minier, tout établissement ou artisan se livrant
au commerce des pierres fines ou précieuses naturelles, synthétiques, d’imitation, composées ou traitées, doivent
afficher dans le local de vente, de manière bien visible, la nature des pierres qui y sont vendues.

Art. 329. Toute déclaration d’exportation ou d’importation des pierres fines et précieuses doit comporter les
précisions suivantes : toute pierre et tout bijou serti de pierre doivent être accompagnés d’une notice spécifiant
la nature exacte, les dimensions et la forme de la pierre, ainsi que le ou les traitement(s) que la pierre a subi.

Toute omission des termes « synthétiques », « d’imitation », « composée » ou « traitée » peut être retenue
comme une fraude.

Art. 330. Le poinçonnage obligatoire des bijoux en or ou en argent est effectué par le Laboratoire chargé des
analyses minières ou, au niveau des Provinces, par l’agent assermenté de la Direction Provinciale du Ministère
chargé des Mines.

TITRE XIII
DE LA GARANTIE DE STABILITE DES
INVESTISSEMENTS MINIERS

CHAPITRE PREMIER
DES GENERALITES
Art. 331. La garantie de stabilité prévue à l’article 154 du Code minier prend effet à la date de la déclaration de
l’option par le titulaire. La date de la déclaration de l’option est établie conformément aux dispositions du
Chapitre III ci-dessous.

Toutefois, la garantie de stabilité est accordée contre l’engagement du titulaire à respecter le plan
d’investissement auquel il souscrit, conformément aux dispositions du Chapitre III de ce titre.

Art. 332. Conformément aux dispositions de l’article 159, dernier alinéa du Code minier, les montants visés aux
articles 157 et 159 du même Code seront actualisés périodiquement par le Ministre chargé des Mines par
indexation sur la valeur du droit de tirage spécial (DTS) du Fonds Monétaire International.

Au mois de Janvier de chaque année, un arrêté du Ministre chargé des Mines fixe la valeur, pour l’année en
cours, des montants visés ci-dessus après réajustement en fonction de celle du DTS à la date du 1er Novembre de
l’année précédente, conformément à la procédure exposée à l’article 66 du présent décret..

CHAPITRE II
DES AVANTAGES ACCORDES SOUS LE REGIME DE STABILITE
SECTION PREMIERE
DU REGIME JURIDIQUE

Art. 333. En ce qui concerne le régime juridique, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier
s’applique notamment :

- à l’existence et au statut du titulaire, aux droits dont il jouit ainsi qu’aux droits dont
jouissent ses actionnaires ;

- à l’autorisation de l’investissement accordée au titulaire et à ses actionnaires en même


temps que l’approbation du plan d’investissement soumis par lui conformément aux
dispositions du Chapitre III de ce titre ;

- aux dispositions du Code Minier et de ses textes d’application régissant les Permis
miniers du titulaire (sans pour autant compromettre le pouvoir de l’Etat à appliquer aux
opérations du titulaire des mesures d’ordre public prises ultérieurement) ;

- aux droits de propriété du titulaire; et

- au droit de faire circuler et commercialiser les produits autorisés par les Permis miniers
du titulaire.

SECTION II
DES REGIMES FISCAL ET DOUANIER

Art. 334. En ce qui concerne le régime fiscal, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier
s’applique notamment aux dispositions fiscales et parafiscales dudit Code (y compris la redevance minière et les
frais d’administration minière annuels par carré), à l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS) et à toute autre
charge fiscale imposée par la législation ou la réglementation de l’Etat Malagasy à ses actionnaires, ainsi qu’à
ses actifs, passifs, biens, produits, opérations et activités de quelque nature que ce soit en relation avec l’activité
minière.

Art. 335. La garantie de stabilité du régime fiscal assure notamment au titulaire l’application des règles
suivantes pour le calcul de l’assiette de l’Impôt sur le Bénéfice des Sociétés :

- la possibilité de pratiquer un amortissement accéléré pour les investissements en


équipements ou en infrastructures prévus dans le plan soumis à l’Administration au
moment de l’option, selon les taux maxima précisés dans l’arrêté n° 3506/84 du 21 Août
1984 ;

- la possibilité de recapitaliser, au moment de l’option et conformément aux textes en


vigueur, toutes les dépenses en investissement dans la phase de recherche, et de pratiquer
l’amortissement accéléré sur les montants ainsi recapitalisés, au taux d’un tiers par année
pendant trois (3) années.
Art. 336. En matière de régime douanier, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier assure au
titulaire qui en déclare l’option, nonobstant toutes dispositions nouvelles qui seraient prises ultérieurement,
notamment :

- le droit d’importer les biens et équipements qu’il juge nécessaires dans le cadre de son plan
d’investissement, dans les conditions et modalités prévues par la législation et la réglementation
en vigueur à la date de la déclaration d’option, y compris le droit de bénéficier du régime de
l’admission temporaire en suspension de tous droits douaniers pour tous les matériels,
équipements et outillages devant être utilisés temporairement, dans le cadre du projet envisagé
par le plan d’investissement approuvé, et destinés à être réexportés ;

- le droit d’exporter les produits autorisés par ses Permis miniers, sous réserve de se conformer aux
formalités requises par la législation et la réglementation en vigueur à la date de la déclaration
d’option.

SECTION III
DU REGIME DES CHANGES

Art. 337. En matière de régime des changes, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier assure à
l’investisseur, nonobstant toutes dispositions nouvelles qui seraient prises ultérieurement, notamment :

- la liberté de se faire ouvrir des comptes en devises auprès des banques commerciales locales
ou étrangères, conformément à la réglementation en vigueur à la date de la déclaration de l’option ;

- le droit de transférer hors de Madagascar, conformément aux textes en vigueur au moment de la


déclaration d’option, les montants en devises nécessaires aux besoins du projet, en particulier :

• l’achat de biens et services auprès des fournisseurs étrangers ;


• l’acquisition ou la location de l’équipement fabriqué ou commercialisé à l’étranger ;
• le service de la dette étrangère (y compris le principal, les intérêts, les commissions et les pénalités), dans le
cadre du plan de financement du projet ;
• le paiement des commissions aux tiers pour des services rendus au projet à l’étranger ;
• le paiement des honoraires aux personnes résidant à l’extérieur, pour les services rendus ;
• le paiement des « royalties » pour des droits accordés à l’investisseur par des tiers étrangers ;
• le coût des employés expatriés et la formation à l’étranger des employés malagasy ;
• la distribution aux actionnaires étrangers des dividendes sur les bénéfices nets ;
• le rapatriement, par l’investisseur, des recettes de ses ventes d’actions ; et
• le rapatriement, par l’investisseur, des recettes de la liquidation de l’investissement ou de l’indemnisation
payée en cas d’expropriation par l’Etat.

CHAPITRE III
DE L'EXERCICE DE L'OPTION POUR LA
GARANTIE DE STABILITE
Art. 338. Pour bénéficier de la garantie de stabilité visée au Titre VIII du Code minier, le titulaire éligible
déclare choisir cette option.

Sont éligibles pour la garantie de stabilité les titulaires qui s’engagent à investir dans un projet de recherche
et/ou d’exploitation minière un montant équivalent ou supérieur au seuil de 2.500.000.000 FMG fixé à l’article
157 du code minier, valeur à la date de promulgation dudit Code, selon un plan d’investissement approuvé par le
Ministère chargé des Mines.

Art. 339. L’investissement prévu par l’article précédent peut s’effectuer notamment sous les formes suivantes :

Par investissement direct en espèces ;

- Par emprunts bancaires ou obligataires jusqu’à hauteur de 75 % du montant total de


l’investissement ;
- Par achat de droits miniers ou des actions d’une société titulaire de Permis minier, si la valeur de
la vente a été déclarée régulièrement à l’Autorité fiscale compétente par le vendeur ;

- Par contribution en biens et équipements à hauteur de leur valeur actuelle ;

- Par contribution en technologie à hauteur de sa valeur réelle ;

- Par la remise des créances liquides régulièrement établies et comptabilisées par le créancier, à leur
valeur marchande.

Art. 340. La déclaration de l’option pour la garantie de stabilité se fait par simple lettre du titulaire adressée au
Ministre chargé des Mines et déposée au bureau de la Direction chargée des Mines du Ministère chargé des
Mines, accompagnée d’un plan d’investissement élaboré selon le modèle joint en annexe au présent décret.

Art. 341. La déclaration d’option sera inscrite dès sa réception par la Direction chargée des Mines du Ministère
chargé des Mines dans un registre établi à cet effet. Au moment de l’enregistrement, ladite Direction délivre au
titulaire un récépissé qui vaut preuve de la date de déclaration de l’option.

Art. 342. L’instruction du plan d’investissement par la Direction chargée des Mines du Ministère chargé des
Mines vise à confirmer que l’investissement atteindra bien le seuil requis de 2.500.000.000 FMG, afin de
justifier l’option du titulaire pour la garantie de stabilité. A cette fin, elle vérifie si :

- le projet avancé par le titulaire est suffisamment crédible ;


- les documents techniques soumis justifient le plan d’investissement proposé par le titulaire ;
- le plan d’investissement tient compte des provisions nécessaires pour remplir les obligations
environnementales du titulaire ;
- le titulaire veille à respecter, dans les activités projetées, les exigences de la réglementation
environnementale applicable au secteur minier ;
- le titulaire démontre son aptitude à satisfaire aux capacités techniques et financières requises pour mener à
bien le plan d’investissement.

Art. 343. A l’issue de l’étude, la Direction chargée des Mines du Ministère chargé des Mines transmet le dossier
de plan d’investissement, accompagné de son avis technique, au Ministre chargé des Mines pour la prise de
décision. La décision doit être prise dans un délai de trente (30) jours ouvrables suivant la réception du dossier
de déclaration d’option. Dans le cas où il y aurait eu demande d’informations complémentaires, ce délai est
prolongé de dix (10) jours.

La décision du Ministre concernant le plan d’investissement est constatée par arrêté qui est notifiée au titulaire
par courrier recommandé avec demande d’avis de réception.

La décision de refus motivée entraîne le rejet pur et simple du dossier de plan de financement soumis par le
titulaire.

Art. 344. L’arrêté portant agrément de l’option du titulaire pour la garantie de stabilité est communiquée au
bureau central du Cadastre Minier.

L’arrêté est notifié par le Ministre chargé des Mines à tous Ministères concernés.

L’Administration minière procède à la publication de l’arrêté par insertion au Journal Officiel.

Art. 345. La période de garantie de stabilité prévue à l’article 159 du Code minier commence à courir à compter
de la date de publication de l’arrêté du Ministre chargé des Mines portant approbation du plan d’investissement.

Art. 346. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 155 du Code minier, le titulaire qui a déclaré
choisir l’option de stabilité peut toutefois solliciter le bénéfice des mesures plus favorables qui interviendraient
postérieurement à la date de l’option. Pour en bénéficier, il lui suffit d’adresser au Ministre chargé des Mines
une lettre dans laquelle il précise les dispositions plus favorables qu’il souhaite être appliquées à son égard.
Cette lettre est à envoyer à la Direction chargée des Mines qui vérifie l’existence et l’applicabilité aux activités
minières des mesures invoquées, et, le cas échéant, élabore l’avenant à l’arrêté portant agrément de l’option du
titulaire pour la garantie de stabilité.

CHAPITRE IV
DES OBLIGATIONS DU TITULAIRE QUI A OPTE
POUR LA GARANTIE DE STABILITE
Art. 347. Le titulaire qui a opté pour la garantie de stabilité a l’obligation de respecter le plan d’investissement
approuvé par le Ministre chargé des Mines. C’est la condition exigée du titulaire pour le maintien de son droit
aux avantages de la stabilité des régimes juridique, fiscal, douanier et des changes exposée dans ce titre.

Art. 348. Le titulaire doit maintenir les documents et registres réglementaires afférents à son activité, fournir des
rapports et comptes rendus sur le programme d’investissement et se soumettre à l’inspection des lieux de son
projet conformément aux dispositions du présent décret en la matière.

Art. 349. Le titulaire qui a opté pour la garantie de stabilité doit communiquer annuellement à la Direction
Provinciale chargé des Mines du ressort ses états financiers ainsi que le rapport des commissaires aux comptes
agréés sur l’audit desdits états financiers, dans les trois (3) mois suivant la clôture de l’exercice.

Art. 350. Le Ministère chargé des Mines peut, à ses propres frais, faire entreprendre son propre audit des états
financiers du titulaire et exiger du titulaire toute documentation nécessaire à cet égard une fois tous les deux ans.

CHAPITRE V
DE L'ANNULATION DE LA GARANTIE DE
STABILITE
Art. 351. La garantie de stabilité dont bénéficie le titulaire qui a exercé l’option, peut être annulée dans les cas
suivants:

- En cas de manquement grave du titulaire dans la mise en oeuvre du projet d’investissement ; manquement
qui n’est pas remédié dans un délai de trente (30) jours après mise en demeure ;

- En cas de renonciation du titulaire à tous ses Permis miniers ou d’annulation de desdits Permis ;

- En cas de manquement grave du titulaire à ses obligations fiscales et douanières, non corrigé dans un délai
de trente (30) jours après mise en demeure ;

- En cas de contravention grave aux dispositions de la réglementation sur les changes applicable au titulaire,
non remédiée dans un délai de trente (30) jours après mise en demeure ;

- En cas de cessation définitive et anticipée des activités du titulaire ;

- En cas de liquidation judiciaire ou faillite du titulaire ;

- En cas de force majeure empêchant le titulaire d’honorer ses obligations, notamment de réaliser le plan
d’investissement approuvé, dans la mesure où cette situation dure pendant plus de trois (3) ans et qu’elle est
de nature à rendre impossible la mise en œuvre de l’investissement qui reste encore à réaliser ;

- En cas de force majeure empêchant le titulaire d’honorer toute autre obligation pendant plus de cinq (5) ans
;

- En cas de renonciation volontaire du titulaire, à tout moment, déclarée par écrit adressé au Ministre chargé
des Mines par lettre recommandée ; dans ce cas un préavis d’un (1) mois est requis.

Art. 352. Au sens du précédent article, on entend par « manquement grave du titulaire dans la mise en œuvre du
projet d’investissement » :

a) l’absence de commencement de la mise en œuvre du Plan d’investissement approuvé, un (1) an après la


date de publication de l’arrêté portant agrément de l’option du titulaire pour la garantie de stabilité ; ainsi
que
b) le non accomplissement de l’investissement du montant minimum auquel le titulaire s’est engagé, dans le
délai prévu dans son Plan d’investissement approuvé, à moins qu’il n’ait été empêché par un cas de force
majeure.

La force majeure invoquée par le titulaire comme moyen de défense est régie par les dispositions de l’article 360
ci-dessous.

Art. 353. L’annulation de la garantie de stabilité :

- A pour effet de supprimer pour l’avenir les garanties et avantages conférés au titulaire par la garantie de
stabilité, ainsi que les obligations de l’Administration Minière : l’annulation ne peut avoir d’effet rétroactif ;

- N’aura pas d’effet sur les droits ou obligations du titulaire qui découlent de ses Permis miniers, de toute
autorisation environnementale, ou tout autre droit relevant du droit commun ;

- Ouvre pour le titulaire les voies de recours applicables : tout recours concernant l’annulation de la garantie
de stabilité doit être entrepris par le titulaire dans un délais de six (6) mois après la date de la décision
d’annulation prise par l’Administration Minière.

CHAPITRE VI
DU REGLEMENT DES DIFFERENDS
Art. 354. En application des dispositions de l’article 163 du Code minier, tout différend qui intervient au cours
de la durée de la garantie de stabilité entre le titulaire et l’Etat Malagasy doit être soumis à l’arbitrage, avant
toute autre voie de recours. Le cas échéant, les règles de l’arbitrage national en vigueur à Madagascar sont
appliquées.

La décision prise par les arbitres doit être présenté au tribunal judiciaire et recevoir l’exequatur, pour avoir force
exécutoire à l’intérieur du Territoire National.

Les parties au différend sont tenues de se soumettre à la décision arbitrale ayant reçu l’exequatur.

Art. 355. Le cas échéant, le titulaire peut saisir le Comité National des Mines en vue d’engager le recours
amiable visé à l’article 129 du présent décret.

TITRE XIV
DES INFRACTIONS ET DES
MANQUEMENTS AUX OBLIGATIONS

CHAPITRE PREMIER
DES INFRACTIONS MINIERES
Art. 356. Pour l’application des dispositions de l’article 170, 1°, du Code minier, on entend par prospection de
substances minérales, de substances de carrières ou de fossiles à l’intérieur des aires protégées, l’acte sciemment
commis en connaissance de cause, de fouilles dans le sol en vue d’en extraire des substances minérales, des
substances de carrières ou des fossiles.

CHAPITRE II
DES MANQUEMENTS AUX OBLIGATIONS ET
DES MESURES ADMINISTRATIVES
Art. 357. La mise en demeure faite au titulaire pour manquement à ses obligations, qui lui est adressée par lettre
recommandée avec demande d’avis de réception, doit comporter les éléments suivants:

- La mention du procès-verbal établi lors de la constatation du manquement aux l’obligations ;


- La mention de la défaillance du titulaire ;
- En application des dispositions de l’article 181 du Code minier, l’injonction faite au titulaire d’avoir au
moins commencé la régularisation de sa situation dans le délai de trois (3) mois suivant la date de réception
; et
- La mention du droit de réponse du titulaire, qui peut envoyer à l’Administration minière tout document
visant à sa défense, dans les quinze (15) jours suivant la date de réception, le cachet de la poste faisant foi.

Art. 358. Dans le cas où le titulaire use de son droit de réponse, l’Autorité compétente de l’Administration
minière doit l’informer par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, de sa décision d’accepter ou
non les arguments présentés. Cette information doit être faite dans un délai de dix (10) jours à compter de la
réception de la réponse du titulaire.

Si l’Autorité compétente de l’Administration minière accepte les arguments de la réponse du titulaire, la


procédure engagée à l’encontre du titulaire s’arrête.

Dans le cas contraire, le titulaire doit régulariser sa situation conformément aux termes de la mise en demeure
initiale. Les mesures administratives applicables au manquement constaté sont alors applicables, si le titulaire
n’a pas commencé la régularisation dans le délai imparti.

Art. 359. Pour l’application des dispositions de l’article 173, alinéas premier et 2 du Code minier, la durée de la
suspension d’activité pour faute grave, décidée par le Ministre chargé des Mines ou son représentant, est
déterminée en fonction de la gravité du dommage résultant de la faute du titulaire et du temps nécessaire pour
corriger la situation à l’origine du dommage.

Art. 360. Pour l’application de l’article 180 du Code minier, le titulaire qui invoque la force majeure comme
moyen de défense pour excuser sa défaillance dans l’accomplissement de ses obligations, doit préciser dans ses
explications :

- l’événement imprévisible, irrésistible, insurmontable et indépendant de sa volonté qui l’a empêché de


remplir son obligation ;
- les raisons pour lesquelles cet événement l’a empêché de remplir cette obligation ;
- les efforts qu’il a faits pour surmonter l’événement ; et
- la preuve qu’il a régularisée sa situation, ou l’assurance qu’il le fera dès que la situation de force majeure
aura disparu.

CHAPITRE III
DES TRANSACTIONS
Art. 361. En application des dispositions de l’article 208 du Code minier, le contrevenant qui désire bénéficier
de la transaction avant jugement, doit faire parvenir sa demande écrite au Ministre chargé des Mines dans le
délai de quinze (15) jours à partir de la date du procès-verbal de constatation de l’infraction.

Dans le cas de transaction après jugement définitif, le délai pour faire la demande de transaction sur les
condamnations pécuniaires est de dix (10) jours après la date du jugement.

Art. 362. En application des dispositions de l’article 211 du Code minier, le montant de la transaction ainsi que
les modalités de sa révision sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Mines selon les différentes catégories
d’infractions.

Art. 363. Le contrevenant doit s’acquitter du montant de la transaction dans le délai de trois (3) mois à partir de
la date de notification de l’acte de transaction. Conformément aux dispositions de l’article 210 du Code minier ,
le défaut de paiement dans ce délai, entraîne la reprise de la poursuite.

Art. 364. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 213 du Code minier, la répartition du produit des
transactions suit celle des produits des amendes et confiscations visée à l’article 217 du même Code.
TITRE XV
DISPOSITIONS DIVERSES

CHAPITRE UNIQUE
DE LA PUBLICATION ET DE LA CONSULTATION PAR
LE PUBLIC DES ACTES DE PROCEDURE AFFECTANT
LES PERMIS MINIERS
Art. 365. Pour l’application des dispositions de l’article 220 du Code minier, le bureau central du Cadastre
Minier, en ce qui concerne les Permis « R » et les Permis « E », et son bureau local, pour les Permis « PRE »,
informent les Maires des Communes concernées de la délivrance des Permis miniers ainsi que des actes de
procédure affectant ces Permis.

Cette information doit comporter notamment :

- l’identité du titulaire de Permis minier,


- la catégorie et les références du Permis, ainsi que la liste des substances couvertes, et
- les coordonnées Laborde des carrés composant le périmètre minier qui fait l’objet du Permis.

Elle est faite au plus tard dans les quinze (15) jours suivant la délivrance du Permis minier.

Le bureau du Cadastre Minier concerné envoie par courrier postal au Maire de la Commune concernée, la liste
des Permis miniers délivrés.

TITRE XVI
DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES

CHAPITRE PREMIER
DES PERMIS MINIERS DE L'ETAT ET DES
ORGANISMES ETATIQUES
Art. 366. En application des dispositions des articles 224 et 225 du Code minier, les titulaires des Permis
miniers et zones de recherche dont l’Etat ou les organismes étatiques sont les titulaires, et qui font l’objet
d’arrangements contractuels autres que les conventions d’établissement signés avec des tiers avant la date
d’entrée en vigueur du Code minier, doivent conclure leur cession ou leur transfert aux cocontractants privés
avant le 30 Juin 2000.

Une copie du contrat de cession ou de transfert doit être adressée au Ministre chargé des Mines pour compte-
rendu, ainsi qu’au bureau central du Cadastre Minier pour permettre à ce dernier de réaliser la mise à jour des
registres des Permis de recherche et des Permis d’exploitation octroyés.

CHAPITRE II
DES PERMIS EN COURS DE VALIDITE
DETENUS PAR DES PERSONNES DE DROIT
PRIVE
Art. 367. En application des dispositions de l’article 226 du Code minier, les Permis miniers en cours de validité
à la date d’entrée en vigueur dudit Code conservent leur période de validité à condition qu’à partir de l’année
2000, les frais d’administration minière annuels par carré y afférents sont payés conformément aux dispositions
des articles 65 à 70 ainsi que de celles de l’article 383 du présent décret.

En outre :

a) les titulaires de tout type de Permis de recherche sont tenus de respecter les obligations énoncées dans le
Code minier et au présent décret, qui s’appliquent aux Permis « R » ;
b) les titulaires de tout type de Permis d’exploitation sont tenus de respecter les obligations énoncées dans le
Code minier et au présent décret, qui s’appliquent aux Permis « E » ; et
c) les titulaires de Permis type I sont tenus de respecter les obligations énoncées dans le Code minier et au
présent décret, qui s’appliquent aux Permis « PRE » ; toutefois, les limites fixées à l’article 28 du Code
minier ne s’appliquent pas à ces derniers.

Art. 368. En application des dispositions de l’article 232 du Code minier, les titulaires de Permis miniers
renouvelés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes déposées avant cette date, doivent, avant le 30 Août
2000, régulariser leur demande de renouvellement pour le mettre en conformité avec le Code minier. A défaut
de régularisation, lesdits Permis miniers seront annulés après cette date.

Les titulaires de Permis miniers dont la période de validité expire après le 30 Août 1999, et pour lesquels les
demandes de renouvellement ont été déposées conformément à la loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code
minier, ont jusqu’au 30 Août 2000 pour déposer leurs demandes formulées conformément au nouveau Code
minier.

Art. 369. En raison de la courte durée de leur Permis, les titulaires de Permis type I en vigueur sont dispensés de
l’obligation d’élaborer et de faire approuver une étude ou un plan environnemental afférent à leurs activités en
cours.

Les titulaires de Permis de recherche ou de Permis d’exploitation en vigueur pour lequel il reste à courir au
moins trois (3) ans de validité, sont tenus de mettre en œuvre, dans un délai raisonnable, un plan de mesures
d’ajustement de leurs opérations aux normes environnementales. Un arrêté interministériel des Ministres
respectivement chargés des Mines et de l’Environnement précisera les modalités d’application aux Permis de
recherche et Permis d’exploitation en vigueur des obligations environnementales énoncées dans le Code minier.

Art. 370. Pour l’application des dispositions de l’article 227 du Code minier, le régime de la redevance ad
valorem instauré par la loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code minier, est maintenu jusqu’au 31 Décembre
1999. En conséquence, les exploitants doivent procéder, à cette date, à l’inventaire de leurs stocks de substances
minières.

Ils portent mention des stocks dans le registre d’extraction, les déclarent à l’Administration minière et payent la
redevance ad valorem correspondante selon la procédure et les taux appliqués sous le régime de la loi n° 95-016
précitée.

Les ventes effectuées par le titulaire après la date du 31 Décembre 1999 seront considérées comme celles des
substances pour lesquelles la redevance ad valorem a été payée, jusqu’à hauteur des stocks relevés au cours de
l’inventaire. Après épuisement de ces stocks, la redevance minière au taux de 2% de la valeur à la première
vente instaurée par le nouveau Code minier, s’applique aux ventes suivantes.

CHAPITRE III
DE LA TRANSFORMATION DES PERMIS
EXISTANTS EN PERMIS « R », PERMIS « E » OU
PERMIS « PRE »
Art. 371. Les titulaires ne sont pas obligés de transformer les Permis miniers existants en Permis standard ou en
Permis « PRE ». Toutefois, pour pouvoir bénéficier des nouveaux droits accordés aux titulaires des Permis
miniers en vertu du nouveau Code minier, les titulaires de Permis miniers en cours de validité doivent
transformer leurs Permis miniers en Permis « R », « E » ou « PRE » selon le cas, conformément aux dispositions
du présent Chapitre.

Pour ce faire, ils suivent les procédures exposées au Titre VI du présent décret qui traite des Permis miniers,
complétées ou suppléées s’il y a lieu par les dispositions du présent Titre.

Au moment de la transformation du Permis minier en cours de validité, les années échues du Permis primitif
sont attribuées au nouveau Permis pour la détermination de sa période de validité.

Art. 372. Afin de transformer son Permis minier en cours de validité en Permis « E », le titulaire d’un Permis
minier d’exploitation valable pour une période initiale de dix années ou plus et dont la durée de validité à la date
d’entrée en vigueur du nouveau Code minier, est supérieure ou égale à trois (3) ans, peut soumettre un plan
d’ajustement environnemental conformément à la réglementation environnementale applicable au secteur minier
aux lieu et place de l’étude d’impact environnemental exigée pour tout dossier de demande de Permis « E ».

Art. 373. Dans le cas où le titulaire de Permis en cours de validité ne peut remplir les conditions requises pour
l’octroi d’un Permis « R », « E » ou « PRE » et s’il n’a pas commis de faute pouvant entraîner l’annulation de
son Permis, la validité de ce dernier est maintenue jusqu’à son terme, mais ne sera plus renouvelée.

CHAPITRE IV
DES OBLIGATIONS ENVIRONNEMENTALES
Art. 374. Les Ministères respectivement chargés des Mines et de l’Environnement préciseront les modalités
d’application des obligations environnementales au secteur minier par arrêté interministériel, dans un délai de
soixante quinze (75) jours à compter de la date d’adoption du présent décret.

CHAPITRE V
DU REGIME DES FOSSILES
Art. 375. Pour l’application des dispositions de l’article 234 du Code minier, le Ministre chargé des Mines
établira par arrêté conformément aux dispositions de l’article 17 du Code minier, des réserves temporaires sur
les zones où des gisements fossilifères étaient exploités en vertu d’autorisations. L’objectif de ces réserves
temporaires sera la réalisation d’une étude scientifique permettant d’établir le classement des gîtes fossilifères.

CHAPITRE VI
DES DEMANDES DE PERMIS MINIERS EN
INSTANCE
OU EN VOIE D’OCTROI
Art. 376. Au sens du présent Chapitre, on entend par « demande en instance », celle qui a été reçue par
l’Administration minière avant la date d’entrée en vigueur du Code minier mais qui n’a pas encore fait l’objet
d’une instruction. Par « demande en voie d’octroi », on entend celle dont l’instruction était terminée avant la
date d’entrée en vigueur du Code minier et pour laquelle l’instruction a abouti à une conclusion favorable à
l’octroi.

Tous les carrés qui font l’objet de demandes de Permis miniers en instance ou en voie d’octroi à la date
d’adoption du présent décret, seront considérés non disponibles pour l’octroi d’AERP ou de Permis miniers à
d’autres demandeurs jusqu’à leur libération pour cause de rejet desdites demandes.

Art. 377. Pour l’application des dispositions de l’article 230 du Code minier, l’attribution des AERP aux
demandeurs de Permis de recherche dont les demandes sont en instance, sera faite suivant leur antériorité,
conformément aux dispositions du Titre V du présent décret. Les demandes de Permis « R » portant sur des
carrés qui font l’objet d’une demande antérieure déposée par une personne éligible, seront rejetées d’office.

Art. 378. Pour l’application des dispositions de l’article 231 du Code minier, les demandes de Permis « E » ou
de Permis « PRE » en instance, portant sur des carrés qui font l’objet d’une demande antérieure déposée par une
personne éligible, seront rejetées d’office.

Art. 379. Les Permis miniers octroyés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes qui étaient à cette date en
voie d’octroi, ou qui résultent de la cession de Permis miniers préexistants, de la régularisation d’anciennes
concessions ou de la transformation de Permis Type I préexistants en Permis Type II ou Type III, sont assimilés
aux Permis miniers en cours de validité visés à l’article 226 du Code minier. Toutefois, compte tenu du
paiement très récent des droits de délivrance y afférents, les titulaires desdits Permis miniers ne seront tenus au
paiement des frais d’administration minière annuels par carré qu’à partir du 1er Janvier 2001.

Art. 380. Les Permis miniers octroyés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes qui étaient à cette date en
instance, sont validés pour une période de six (6) mois s’il s’agit de Permis de recherche, et pour une période de
douze (12) mois s’il s’agit d’un Permis d’exploitation, à condition de payer les frais d’administration minière
dont le montant est calculé pour six (6) mois pour le premier cas, et pour douze (12) mois pour le deuxième cas.
La liste desdits Permis miniers est annexée au présent décret.

Le montant des droits de délivrance déjà payés est à valoir sur celui des frais d’administration minière dus pour
la période validée. Si le montant déjà payé est supérieur à celui dû au titre des frais d’administration minière, le
titulaire du Permis minier bénéficie d’un crédit à valoir sur les frais exigibles au moment de la transformation du
Permis. Ce crédit n’est pas remboursable.
Les titulaires des Permis miniers visés au présent article peuvent les transformer en Permis « R », Permis « E »
ou Permis « PRE », selon le cas, en déposant leur demande, quarante-cinq (45) jours au moins avant l’échéance
de la validité du Permis initial et conformément aux dispositions du Code minier. A défaut de cette
transformation, les carrés concernés deviennent libres de tous droits à l’issue de la période de validité du Permis
initial.

Art. 381. Les dispositions de l’alinéa premier de l’article précédent s’appliquent également aux Permis miniers
octroyés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes déposées après cette date. La liste desdits Permis miniers
est annexée au présent décret.

Comme pour le cas de l’article précédent, le montant des droits de délivrance déjà payés est à valoir sur celui
des frais d’administration minière dus pour la période validée, et est calculé de la même façon sans qu’il puisse
y avoir lieu à remboursement du trop-perçu.

Toutefois, les titulaires desdits Permis miniers ne peuvent prétendre à leur transformation en Permis « R »,
Permis « E » ou Permis « PRE », et les carrés qui font leur objet deviennent libres de tous droits au lendemain
de l’expiration de leur validité temporaire et peuvent être octroyés au premier demandeur.

CHAPITRE VII
DU CADASTRE MINIER
Art. 382. Jusqu’à la mise en opération effective du cadastre minier informatisé, le bureau du Cadastre Minier
utilisera le système de gestion des périmètres actuellement en service pour le traitement des demandes de Permis
miniers, d’autorisations exclusives de réservation de périmètres ou d’autorisations minières, en appliquant les
principes du nouveau Code minier et les procédures d’octroi exposées au présent décret.

Art. 383.- La facturation des frais d’administration minière annuels par carrés afférents à l’année 2000, se fera
exceptionnellement au début du mois de Mai de cette année. Le règlement des factures par les titulaires, pourra
se faire jusqu’à la date du 31 Juillet 2000.

CHAPITRE VIII
DES ATTRIBUTIONS DE COMPETENCES
Art. 384. Le cas échéant et à titre transitoire, le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines continue
d’assurer les fonctions qui lui ont été précédemment attribuées jusqu’à la désignation et la nomination des
Autorités provinciales compétentes. En particulier, il a compétence pour signer l’octroi du Permis « PRE ».

Art. 385. Jusqu’à la mise en place effective des Régions ainsi que la fixation de leurs attributions respectives, la
Commune assure toutes les fonctions dévolues par le Code minier et par le présent décret aux Collectivités
Territoriales Décentralisées.

TITRE XVII
DES DISPOSITIONS FINALES

Art. 386. Sont et demeurent abrogées toutes dispositions réglementaires antérieures contraires à celles du
présent décret, notamment celles du décret n° 95-754 du 09 Décembre 1995 fixant les conditions d’application
de la loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code minier, ainsi que celles du décret n° 95-325 du 03 Mai 1995
fixant le régime de l’or.

Art. 387. Des textes réglementaires fixeront, en tant que de besoin, les modalités d’application du présent
décret. En particulier, le Ministre chargé des Mines est autorisé à modifier par arrêtés la présentation des plans
types annexés au présent Décret, en fonction des contraintes techniques qui peuvent être constatées au cours de
la mise en œuvre du cadastre minier informatisé. En outre, il est autorisé à modifier par arrêté la procédure à
observer pour l’instruction des dossiers de demandes par le bureau du Cadastre Minier, dans le cas où, à la suite
de l’utilisation d’une technique plus performante, le maintien des délais d’instruction prévus au présent décret,
qui peuvent ainsi être réduits, n’est plus justifié.

Art. 388. Le Ministre chargé des Mines, le Ministre chargé de l’Environnement, le Ministre chargé des
Finances, le Ministre chargé du Budget, le Ministre chargé du Développement des Provinces Autonomes, le
Ministre chargé des Domaines, le Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire, le Ministre chargé de
l’Industrie et de l’Artisanat, le Ministre chargé des Eaux et Forêts, le Ministre chargé du Commerce, le Ministre
chargé du Travail, le Ministre chargé de la Santé Publique, le Ministre chargé des Travaux Publics, le Ministre
chargé de l’Enseignement Supérieur, le Ministre chargé de la Recherche Scientifique, le Ministre chargé de la
Justice, le Ministre chargé de l’Intérieur, le Ministre chargé de la Police Nationale, le Ministre chargé de la
Gendarmerie Nationale, le Ministre chargé des Forces Armées sont chargés chacun, en ce qui le concerne, de
l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel de la République.
II.1. ORDONNANCE N° 72-048 II.1. HITSIVOLANA N° 72-048
du 18 décembre 1972 tamin’ny 18 desambra 1972
portant réglementation des mametra ny fitsipika ankapo-
substances explosives et dé- beny momba ny zava-
tonantes (J.O. n° 886 du mipoaka sy mitefoka (Idem)
13.1.73, p.91)

Article premier. – Sur le terri- Andininy voalohany. – Mane-


toire de la République Malagasy, rana ny tanin’ny Repoblika Mala-
la fabrication , l’encartouchage, gasy fehezin’izao hitsivolana izao
l’importation, l’exportation, la ces- ny fanamboarana zava-mipoaka sy
sion à titre onéreux ou gratuit, mitefoka, ny fanaovana an-katirijy
l’acquisition, la conservation, le azy, ny fanafarana sy ny fanondra-
transport, l’emploi et la destruction nana an’izany, ny famarotana na
des substances explosives et dé- ny fanomezana azy maimaim-
tonantes sont régis par la présente poana, ny fividianana sy ny fitehiri-
ordonnance dont les dispositions zana, ny fitaterana sy ny fampia-
s’appliquent également aux service sana ary ny fanapotehana azy, ka
et collectivités publiques à l’exclu- ny fepetra voalaza amin’izany dia
sion des forces armées qui se ampiharina koa amin’ny antokon-
conformeront aux règlements les draharaham-panjakana sy ny lafim-
concernant. pitondram-bahoaka, tsy anisan’
izany anefa ny Foloalindahy fa ny
fitsipika mikasika azy ihany no ha-
rahiny.

Art. 2. – Sont désignés sous le And. 2. – Ny tondroina amin’


vocable de substances explosives izany hoe zava-mipoaka sy mitefo-
et détonantes, tous les explosifs ou ka izany dia izay zavatra fanapoa-
produits susceptibles d’exploser ou hana na ventin-javatra mety hi-
de détonner, à base de nitroglycé- poaka na hitefoka, voavoatra
rine, de dérivés nitrates d’hydro- amin’ny nitroglycerine na nalaina
carbures, de chlorate ou de per- tamin’ny nitrate d’hydrocarbures,
chlorate, de nitrate, les poudres ny chlorates na ny perchlorates, ny
noires, tous les explosifs dits nitrates, ny vanja mainty ; ireny
« SURETE » et quelle que soit leur zava-mipoaka rehetra lazaina fa
nature, tous les corps détonants ou « tsy ahitan-doza » ary na inona na
explosifs utilisés dans les mines, inona karazan’izany zava-mitefoka
dans les carrières, dans les tra- sy mipoaka rehetra izany ka am-
vaux publics, dans les travaux de piasaina amin’ny fanaovana hadi-
recherches pétrolières, dans le tany na amin’ny hadivato amin’ny
génie agricole ; dans le génie civil asa vaventy, amin’ny asa fikaroha-
et dans l’industrie. na solitany amin’ny génie agricole,
amin’ny génie civil ary amin’ny fa-
naovan-taozavatra.
Toutefois, le collodion et l’acide Kanefa tsy mba iharan’ity hitsi-
picrique circulant ou entreposé volana ity ny collodion sy ny asidra
dans les récipients incombustibles picrique entina mifandrindra na te-
de capacité unitaire inférieure à 1 hiriziana anaty fitoerany tsy laitry
Kilogramme et en lots d’un poids ny afo ka latsaka ny 1 kilaograma
maximum net de 50 kilogrammes ny lanjany tsirairay avy ary 50 kilao
ainsi que l’oxygène liquide, les raha be indrindra ny lanjany
munitions et parties constituantes ialan’ny fonosany raha atao an’
de munitions de chasse ou de entany izy, mbanin’ny oxygène ra-
guerre, les feux d’artifice, fusées et nony, ny faham-basy na atao a f-
pétards de signalisation, de pro- ham-basim-borona na faham-basy
tection et d’alarme échappent au miaramila, ny afomanga, ny tse-
domaine d’application de la pré- latr’afo sy ny tsipoapoaka atao
sente ordonnance. amin’ny famantarana na fiarovana
na fanairana.
La répartition en classe des Didim-pitondrana no manda-
substances explosives et déto- hatra isan-tsokajiny avy ny zava-
nantes ainsi que les coefficients mipoaka sy mitefoka mbamin’ny
d’équivalence qui leur sont affectés lanjan’isa entina manohatra azy
sont définis par décret. ireo.

Art. 3. – Les substances explo- And. 3. – Tsy azo amboarina


sives et détonantes visées à ireo zava-mipoaka sy mitefoka
l’article 2 ci-dessus ne peuvent tondroin’io andininy faha-2 etsy
être fabriquées, encartouchées, ambony ireo, sady tsy azo atao an-
importées, exportées, cédées à katirijy izy ireo no tsy azo afarana
titre onéreux ou gratuit, acquises, na aondrana na amidy na omena
conservées ou employées à Ma- maimaim-poana na vidiana na tehi-
dagascar sans que leur type ait été rizina na ampiasaina eto Madaga-
au préalable agréé dans le terri- sikara raha tsy efa nahazoan-
toire par arrêté du Ministre chargé dàlana mialoha ho eto amin’ity No-
des Mines. sy ity ny karazany araka ny didim-
pitondrana avy amin’ny Minisitra
miadidy ny Harena ao an-kibon’ny
tany.

TITRE PREMIER : FIZARANA VOALOHANY :


FABRICATION FANAMBOARAN-JAVA-
ET ENCARTOUCHAGE. MIPOAKA SY NY FANAOVANA
AZY AN-KATIRIJY.

Art. 4. – Nul ne peut fabriquer And. 4. – Tsy azon’iza na iza


ni encartoucher des substances atao ny manamboatra zava-
explosives ou détonantes : mipoaka na mitefoka sy ny manao
azy an-katirijy :
- s’il n’est titulaire d’un agrément - raha tsy izay nankatoavina ha-
de fabrication ou d’encartou- namboatra na hanao an-katirijy
chage de ses substances ; an’izany ventin-javatra izany ;
- si l’usine ou atelier de fabrica- - raha tsy nahazahoan-dàlana
tion ou d’encartouchage n’a été ny ozinina na trano hanamboa-
autorisé. rana na hanaovana azy an-
katirijy.

Art. 5. – Lorsque par suite d’un And. 5. – Raha sendra trà-


accident, d’une explosion, d’une pahavoazana na nisy nipoaka na
incendie ou de toute autre cause, hai-trano na anton-javatra hafa
une usine ou un atelier de fabrica- noho izany ka potika ny ozinina na
tion ou d’encartouchage ont été ny trano fanamboarana na fanoa-
détruits ou mis momentanément vana an-katirijy na mihelina ihany
hors d’usage une nouvelle autori- ny fotoana ahazoana mampiasa
sation est nécessaire pour les re- azy dia ilàna fahazoan-dàlana
mettre en activité. vaovao hafa vao azo velomina
indray.

Art. 6. – Lorsqu’une usine ou And. 6. – Raha mihoatra ny he-


un atelier de fabrication ou encar- rintaona no nijanonam-potsiny tsy
touchage sont restés inexploités nampiasana ny ozinina na ny trano
pendant plus d’un an ou lorsque fanamboarana na fanaovana an-
des modifications importantes, katirijy na raha efa nahazoan-
préalablement autorisée y sont ap- dàlana mialoha ka nasiana fano-
portées, une nouvelle autorisation van-javatra lehibe tao, dia ilàna
est nécessaire pour les mettre en fahazoan-dàlana vaovao hafa vao
activité. azo velomina indray.

TITRE II : FIZARANA II :
COMMERCE EXTERIEUR. VAROTRA IFANAOVANA
AMIN’NY ANY IVELANY.

Art. 7. – Nul ne peut importer And. 7. – Tsy azon’iza na iza


ou exporter des substances explo- hafarana na haondrana ny ventin-
sives ou détonantes s’il n’est titu- javatra fanapoahana sy mitefoka
laire d’un agrément d’importation. raha tsy nankatoavina hanafatra
na hanondrana izany izy.

Art. 8. – Chaque importation ou And. 8. – Ilàna fahazoan-


exportation doit faire l’objet d’une dàlana mialoha isaka ny manafatra
autorisation préalable. na manondrana.
TITRE III : FIZARANA III :
COMMERCE INTERIEUR. VAROTRA ETO AN-TOERANA.

Art. 9. – Nul ne peut faire And. 9. – Tsy azon’iza na iza


commerce des substances explo- atao varotra ny zavatra fanapoa-
sives ou détonantes s’il n’est titu- hana na mitefoka raha tsy nanka-
laire d’un agrément de commercia- toavina hivarotra izany izy.
lisation de ces substances.

Art. 10. – Chaque acquisition And. 10. – Tsy maintsy aha-


de substances explosives ou déto- zoan-dàlana mialoha isaky ny mi-
nantes doit faire l’objet d’une auto- vidy zavatra fanapoahana na mi-
risation préalable. tefoka.

Art. 11. – Les substances ex- And. 11. – Tsy azo amidy ny
plosives ou détonantes ne peuvent zavatra fanapoahana sy mitefoka
être cédées qu’à des personnes raha tsy amin’izay olona nomen-
régulièrement autorisées à les dàlana hividy izany.
acquérir.
Art. 12. – Par dérogation à And. 12. – Ialàna ny fampiha-
l’article 9, l’exploitant d’un dépôt ou rana ny andininy faha-9 ka mety
le bénéficiaire d’un certificat de avela hivarotra na hanome mai-
crédit de stockage peuvent être maim- poana zavatra fanapoahana
autorisés à céder à titre onéreux na mitefoka tsy nampiasaina ny
ou gratuit les substances explo- mpampiasa tahirin’entana amin’
sives et détonantes non utilisées. izany na iza olona voamarina fa
mahazo manohy izany.

TITRE IV : FIZARANA IV :
CONSERVATION. FIKAJIANA.

Art. 13. – Sauf dérogations And. 13. – Afa-tsy izay fialàna


prévues par décret, nul ne peut amin’ny fampiharana voalazan’ny
conserver de substances explosi- didim-panjakana, tsy azon’iza na
ves et détonantes hors d’un dépôt. iza tehirizina ivelan’ny toeram-
panobiana azy ny zavatra fana-
poahana sy ny mitefoka.

Art. 14. – Les caractéristiques And. 14. – Didim-panjakana no


d’installation ou d’exploitation, les manondro ny toetoetra tokony
normes de sécurité, les capacités hampiavaka ny fananganana ny
des dépôts sont définies par dé- toeram-panobiana zavatra fana-
cret. poahana na ny fampiasana azy na
ny tsy maintsy tandremana mba
tsy hampidi-doza na ny fara-faha-
betsahan’ny entana apetraka ao.
Art. 15. – Nul ne peut établir un And. 15. – Tsy azon’iza na iza
dépôt, s’il n’est titulaire d’une auto- atao ny manangana toeram-
risation. La mise en exploitation de pitobiana raha tsy nahazo alàlana .
ce dépôt est subordonnée à la dé- Miankina amin’ny fanomezan’ny
livrance par le service des mines, sampan-draharahan’ny harena ao
d’un certificat de conformité. an-kibon’ny tany taratasy manam a-
rina fa mifanaraka amin’ny laoniny
ny fahazoana mampiasa izany
toeram-panobiana zava-mipoaka
izany.

Art. 16. – Lorsque par suite And. 16. – Raha sendra trà-
d’un accident, d’une explosion, pahavoazana na misy mipoaka na
d’une incendie ou de toute autre hai-trano na anton-javatra hafa no-
cause, un dépôt a été détruit ou ho izany ka potika ny toeram-
mis momentanément hors d’usage, panobiana na mihelina ihany ny
une nouvelle autorisation est né- fotoana tsy ahazoana mampiasa
cessaire pour le remettre en ex- azy dia ilàna fahazoan-dàlana
ploitation. vaovao hafa vao azo velomina in-
dray.

Art. 17. – Lorsqu’un dépôt est And 17. – Raha mihoatra ny


resté inexploité pendant plus d’un herintaona no nijanom-potsiny tsy
an, ou lorsque des modifications nampiasaina ny toeram-panobiana
importantes y sont apportées, une zava-mipoaka na mitefoka, na raha
nouvelle autorisation est néces- nasiana fanovan-java-dehibe tao,
saire pour le remettre en exploita- dia ilàna fahazoan-dàlana vaovao
tion. hafa vao azo velomina indray.

TITRE V : FIZARANA V :
EMBALLAGE, FOMBA FAMONOSANA
MANUTENTION,TRANSPORT SY FAMADIBADIHANA
ET EMPLOI. ARY FITATERANA MBANIN’
NY FAMPIAS ANA AZY.

Art. 18. – L’emballage, la ma- And. 18. – Tsy maintsy atao


nutention, le transport et l’emploi araka ny fepetra tondroin’ny fitsi-
des substances explosives et dé- pika ny fomba famonosana sy ny
tonantes sont obligatoirement ef- famadibadihana ary ny fitaterana
fectués dans les conditions fixées mbanin’ny fampiasana ny zava-
par les textes réglementaires. mipoaka na mitefoka.
TITRE VI : FIZARANA VI :
DESTRUCTION. FANAPOTEHANA.

Art. 19. – Les substances ex- And. 19. – Tsy maintsy pote-
plosives dont la date limite d’utili- hina ny zavatra fanapoahana efa
sation est dépassée doivent être lany andro, ny fampiasana azy, ka
détruites à l’initiative et aux frais du ny tompony no manira-tena amin’
propriétaire sous sa responsabilité izany sy miantoka ny lany, ary ny
et sans qu’il puisse prétendre à tenany no mizaka ny andraikitra
indemnité. amin’izany ka tsy azony itakiana
onitra.
Lorsque des agents spécia- Raha hitan’ireo mpandraharaha
lement habilités constatent le nomem-pahefana manokana amin’
mauvais état des substances ex- izany fa ratsy voatra ny zava-
plosives et détonantes, ils en pres- mipoaka na mitefoka, dia didiany
crivent la destruction qui s’effectue ho potehina izany, ny tompony no
aux frais du propriétaire sous sa miantoka ny lany ary ny tenany no
responsabilité sans qu’il puisse mizaka ny andraikitra ka tsy azony
prétendre à une indemnité. itakiana onitra.

Art. 20. – Le mode et les And. 20. – Didim-panjakana no


conditions de destruction des ex- mametra ny fomba sy ny faha-
plos ives sont fixés par décret. zoana manapotika ny zavatra fa-
napoahana.

TITRE VII : FIZARANA VII :


DISPOSITIONS DIVERSES. FEPETRA SAMIHAFA.

Art. 21. – Les certificats et au- And. 21. – Ny rijan-teny voa-


torisations prévus par la présente lazan’ny fitsipika no mametra izay
ordonnance sont délivrés dans les fomba entina manome ny fanka-
conditions fixées par les textes ré- toavana sy ny fanamarinana ary ny
glementaires. fahazoan-dàlana voatondro ato
amin’ity hitsivolana ity.
Ils sont strictement personnels, Ho an’ny tena dia ho an’ny tena
délivré à titre précaire et révocable, ihany no anomezana izany ary tsy
incessibles, et non susceptibles de raikitra fa azo foanana, tsy azo
dévolution. afindra amin-kafa ary tsy azo ifan-
dovana.
Le rejet d’une demande d’agré- Tsy ahazoan’ny mpangataka
ment ou autorisation n’ouvre pour onitra mihitsy ny fandavana ny
l’intéressé aucun droit à indemnité. fankatovana na alàlana tadiaviny.

Art. 22. – Les agréments, certi- And. 22. – Azo tsoahina ny


ficats et autorisations peuvent être fankatoavana nomena, na ny fana-
retirés en cas d’infraction aux dis- marinana na ny fahazoan-dàlana
positions de la présente ordon- raha dikaina ny fepetra voalazan’
nance ou de ses textes d’appli- ity hitsivolana ity na ny rijan-teny
cation et lorsque la défense ou le fampiharana azy ary koa raha toa
maintien de l’ordre public l’exige ilaina izany hitandroana sy hita-
sans que les titulaires puissent nana ny filaminam-bahoaka ka tsy
prétendre à une indemnité. mahazo mitaky onitra amin’izany
ny tompon-javatra.
En cas de retrait d’un agrément Raha tahiny voatsoaka ny fan-
ou d’une autorisation et après mise katoavana nomena na ny faha-
en demeure, le déplacement, la zoan-dàlana ka vita ny fanerena
cession ou la destruction de mise dia azo didiana hafindra toerana
en demeure, le déplacement, la na hafindra tànana na potehina ny
cession ou la destruction des subs- zava-mipoaka na mitefoka izay te-
tances explosives ou détonantes hirizin’ny olona nahazo alàlana ka
par le titulaire de l’autorisation, izy no miantoka ny lany amin’izany
peuvent être prescrits aux frais de arak’izay fomba ho feran’ny didim-
l’intéressé dans les conditions panjakana.
fixées par décret.
Il en est de même pour le sur- Torak’izany ny amin’ny ambin-
plus de matière lorsque la quantité javatra raha toa tafahoatra noho
des substances explosives et dé- izay nahazoan-dàlana hapetraka
tonantes à stocker dans un dépôt amin’ilay toeram-panobiana ny ha-
est supérieure à la capacité auto- betsahan’ny zava-mipoaka sy mi-
risée du dépôt. tefoka nampirimina tao.
Art. 23. – Les autorisations And. 23. – Izay olona nahazo
prévues par la présente ordon- alàlana arak’izao hitsivolana izao
nance engagent dans tous les do- no mizaka tanteraka ny andraikitra
maines l’entière responsabilité du rehetra momba izany, indrindra
permissionnaire notamment en cas raha sendra misy mangalatra na
de vol, de disparition et d’accident. misy very na misy voina mihatra.
Le permissionnaire devra no- Ny tsy maintsy hataon’ilay
tamment : olona nahazo alàlana indrindra dia:
- prendre toutes dispositions né- - izay rehetra ilaina hisorohana
cessaires pour garantir la sécu- ny loza mety hanjò ny be sy ny
rité publique ; maro ;
- veiller à ce que la quantité de - mitandrina ndrao tafahoatra ny
substances stockées ne dé- nahazoan-dàlana hapetraka ao
passe pas la capacité autorisée amin’ilay toeram-panobiana ny
du dépôt ; habetsahan’ny zavatra ango-
nina ao ;
- tenir enregistrement des subs- - mandahatra an-tsoratra ny
tances explosives et déto- zava-mipoaka sy mitefoka ary
nantes et rendre compte de mamoa-dia momba izany fi-
tout événement dans les condi- trangan-javatra rehetra araka
tions fixées par décret. ny fepetra tondroin’ny didim-
panjakana.
TITRE VIII : FIZARANA VIII :
CONTROLE DE L’ETAT. ANDRY MASO ATAON’
NY FANJAKANA.

Art. 24. – Les titulaires des And. 24. – Ataon’ny Fanjakana


agréments et autorisations prévus andry maso ny olona nankatoavina
par la présente ordonnance sont sy nomen-dàlana araka ny fepetra
soumis au contrôle de l’Etat, dans tondroin’ny didim-panjakana.
les conditions fixées par décret.

TITRE IX : FIZARANA IX :
DISPOSITIONS PENALES. FEPETRA FAMAIZANA.

Art. 25. – Sera puni d’un em- And. 25. – Hofaizina ahiditra
prisonnement de un à dix ans et an-tranomaizina herintaona ka ha-
d’une amende de 100.000 à tramin’ny folo taona ary sazy vola
5.000.000 Fmg ou l’une des deux 100.000 ka hatramin’ny 5.000.000
peines seulement quiconque se iraimbilanja malagasy, na ny anan-
livrera à la fabrication ou l’encar- kiray amin’ireo famaizana ireo
touchage de substances explo- ihany izay misahana manamboatra
sives ou détonantes s’il n’est titu- na manao an-katirijy zava-mipoaka
laire des agréments et autori- na mitefoka raha toa tsy mahazo
sations prévus par la présente or- ny fankatoavana sy ny fanomezan-
donnance. dàlana voalazan’ity hitsivolana ity.

Art. 26. – Sera puni d’un em- And. 26. – Hofaizina sy haiditra
prisonnement de un à trois ans et an-tranomaizina herintaona ka ha-
d’une amende de 50.000 à tramin’ny telo taona ary sazy vola
1.000.000 Fmg ou l’une de ces 50.000 ka hatramin’ny 1.000.000
deux peines seulement qui- iraimbilanja malagasy, na ny anaki-
conque : ray amin’ireo famaizana ireo ihany,
na iza na iza :
- importera, exportera, acquerira, - manafatra na manondrana, mi-
cédera à titre onéreux ou gra- vidy na mivarotra na manome
tuit des substances explosives maimaim-poana zava-mipoaka
ou détonantes sans être titu- na mitefoka nefa tsy nahazo ny
laire des agréments et autori- fanomezan-dalàna voalazan’ity
sations prévus par la présente hitsivolana ity ;
ordonnance ;
- détiendra ou conservera des - mitàna na mikajy zava-
substances explosives ou dé- mipoaka na mitefoka any ive-
tonantes en dehors d’un dépôt, lan’ny toeram-panobiana azy,
ou sans être titulaire des auto- na tsy nahazo ny fanomezan-
risations et certificats prévus dàlana sy ny famarinana voala-
par la présente ordonnance ; zan’ity hitsivolana ity ;
- transportera des substances - mitatitra zava-mipoaka na mi-
explosives ou détonantes sans tefoka nefa tsy manaraka ny
se conformer aux dispositions fepetra voalaza momba izany
prévues pour ce genre de karazam-pitateran-javatra
transport. izany.

Art. 27. – Sera puni d’un em- And. 27. – Hofaizina sy haiditra
prisonnement de 5 mois à 2 ans et an-tranomaizina dimy volana ka
d’une amende de 25.000 à hatramin’ny roa taona ary sazy
500.000 Fmg ou l’une de ces deux vola 25.000 ka hatramin’ny
peines seulement quiconque 500.000 iraimbilanja malagasy na
contreviendra aux dispositions de ny anankiray amin’ireo famaizana
la présente ordonnance autres que ireo ihany na iza na iza mandika ny
celles sanctionnées par les articles fepetra voalazan’ity hitsivolana ity
25 et 26 ci-dessus. ka hafa noho ireo faizina araka
ny andininy faha-25 sy 26 etsy
ambony.

Art. 28. – Sera puni des peines And. 28. – Hofaizina araka ny
de l’article 25 ci-dessus quiconque, sazy voalazan’ny andininy faha-25
aura, par quelque moyen que ce etsy ambony na iza na iza nanam-
soit et pour passer outre aux dis- bara na amin’ny fomba inona na
positions, de la présente ordon- amin’ny fomba inona ny fanao
nance, révélé, décrit ou divulgué handikana ny fepetra voalazan’ity
des procédés propres à obtenir hitsivolana ity, na manoritsoritra na
des substances explosives ou dé- mampihely ny fomba mety haha-
tonantes à partir de substances ou vitana zava-mipoaka na mitefoka
produits chimiques commercia- avy amin’ny ventin-javatra chi-
lisés, ou incité à leur fabrication. miques fivarotra na nandrisika ha-
namboatra izany.

Art. 29. – Pour l’application des And. 29. – Rahefa mampihatra


articles 25, 26 et 27 ci-dessus, la ny andininy faha-25, 26 ary 27 etsy
tentative est punie comme le délit ambony, mitovy amin’ny fandikan-
lui-même. dalàna ihany ny famaizana ny a- f
nandramana handika azy.
En cas de récidive, la peine Raha manindroany ny fandi-
d’emprisonnement sera obligatoi- kan-dàlana, famaizana mampiditra
rement prononcée. an-tranomaizina no tsy maintsy
didian-katao.

Art. 30. – Sans préjudice des And. 30. – Tsy tohinina ny fe-
dispositions du Code des Douanes petra voalazan’ny Bokin’ny fadin-
et du Code de Procédure Pénale tseranana sy ny Bokin-dalàna ara-
relative à la Police Judiciaire, les hina amin’ny famaizana mikasika
infractions à la présente ordon- ny fitandroana ny filaminana
nance sont constatées par les ataon’ny fitsarana kanefa ny fi-
fonctionnaires et agents du Service sian’ny fandikana an’ity hitsivolana
des mines, désignés par décret et ity dia hamarinin’ny mpiasam-
dûment assermentés. panjakana sy ny mpandraharahan’
ny harena ao an-kibon’ny tany izay
didim-panjakana no hanendrena
azy ary ho vita fianiana ara-dalàna.
Les constatations et la pour- Ny fanamarinana ny fisian’ny
suite des infractions s’effectuent fandikan-dalàna sy ny fitoriana azy
dans les conditions du droit dia atao araka ny fepetra voala-
commun. zan’ny làlana mifehy ny be sy ny
maro.
Les fonctionnaires et agents du Izay mpiasam-panjakana sy ny
Service des mines chargés de la mpandraharahan’ny harena ao an-
constatation des infractions bénéfi- kibon’ny tany ampiandraiketana ny
cient dans l’exercice de leurs fonc- fanamarinana ny fisian’ny fandi-
tions des dispositions protectrice kan-dalàna dia arovana eo am-
des articles 209 et suivants du panaovana ny asany araka ny
Code Pénal. voalazan’ny andininy faha-209 sy
ny manaraka ao amin’ny Fehezan-
dalàna famaizana.

Art. 31. – Dans le cas And. 31. – Raha sendra misy


d’infractions aux dispositions de la fandikana ny fepetra voalazan’ity
présente ordonnance, il sera pro- hitsivolana ity, dia ho raisina ny
cédé à la saisie des substances zava-mipoaka na mitefoka ka ny
explosives ou détonantes, dont la manampahefana hitsara izany no
confiscation au profit de l’Etat ou la mandidy ny hisarihan’ny Fanja-
destruction sera ordonnée par la kana azy na ny hanapotehana
juridiction compétente. Cette des- izany, ny mpiasam-panjakana sy
truction sera assurée par les soins ny mpandraharahan’ny harena ao
ou sous le contrôle des fonction- an-kibon’ny tany no hikarakara na
naires et agents du Service des hanaramaso izany fanapotehina
mines, dans les conditions qui izany araka ny fepetra ho tondroin’
seront fixées par décret et aux frais ny didim-panjakana ary ilay voahe-
du condamné. loka ho nanefa an’izany.

TITRE X : FIZARANA X :
DISPOSITIONS TRANSITOIRES. FEPETRA ATAO TETEZA-MITA.

Art. 32. – Les dispositions de la And. 32. – Ampiharina ny fe-


présente ordonnance entrent en petra voalazan’ity hitsivolana ity
application dès l’entrée en vigueur raha vao manan-kery ny rijan-
des textes pris pour son applica- tenin-dalàna entina mampiantra
tion. azy.
Toutefois, les permissionnaires Na dia izany aza anefa mbola
actuels, autorisés dans les mahazo manohy ny asany ihany
conditions de la délibération ny olona efa mahazo làlana
n°58-66/AR du 12 mai 1958 à m i - amin’izao fotoana izao, araka ny
porter, acheter, vendre et détenir fepetra voalazan’ny fanapahan-
des substances explosives et dé- kevitra laharana faha-58-66/AR
tonantes et à exploiter les dépôts, tamin’ny 12 mey 1958, momba ny
peuvent continuer à exercer leurs fanafarana, fividianana, famaro-
activités. tana ary fitànana zava-mipoaka sy
mitefoka ary hampiasa ny toeram-
pitobiana azy.
Ils devront cependant, se Kanefa enim-bolana aorian’ny
conformer aux dispositions de la hampiharana an’ity hitsivolana ity
présente ordonnance dans les six ry zareo dia tsy maintsy manaraka
mois suivant sa mise en applica- ny fepetra amin’izany.
tion.

Art. 33. – A compter de l’entrée And. 33. – Manomboka ny an-


en vigueur de la présente ordon- dro mampanan-kery an’izao hitsi-
nance, les personnes qui pos- volana izao, izay olona mitana tsy
sèdent illégalement des subs- ara-dalàna zava-mipoaka na mi-
tances explosives ou détonantes tefoka any aminy dia omena telo
disposent d’un délai de trois mois volana hanarenany ny toe-javatra
pour régulariser leur situation ou misy aminy na hanomezany mai-
mettre gratuitement les substances maipoana an’ireo zavatra ireo eo
en cause à la disposition du Ser- am-pelatànan’ny Sampan-draha-
vice des Mines. rahan’ny Harena ao an-kibon’ny
tany.

Art. 34. – La délibération n° 58- And. 34. – Foana ilay fana-


66/AR du 12 mai 1958 et ses pahan-kevitra laharana faha-
textes d’applications sont abrogés. 58-66/AR tamin’ny 12 mey 1958 sy
ireo rijan-tenin-dalàna nampiha-
rana azy.

Art. 35. – La présente ordon- And. 35. – havoaka ao amin’ny


nance sera publiée au Journal offi- Gazetim-panjakan’ny Repoblika
ciel de la République. izao hitsivolana izao.
Elle sera exécutée comme loi Hotanterahina ity fa lalàm-
de l’Etat. panjakana.
II.2. DECRET N° 73-075 II.2. DIDIM-PANJAKANA N° 73-075
du 30 mars 1973 tamin’ny 30 martsa 1973
PORTANT RÉGLEMENTA- mametra ny fitsipika momba
TION DE LA FABRICATION ny fanamboarana sy fanavao-
ET DE L’ENCARTOU-CHAGE zana an-katirijy ny zava-
DES SUBSTANCES EXPLO- mipoaka sy mitefoka (Idem)
SIVES ET DÉTONANTES (J.O.
N° 908 DU 05/08/73, P. 1090)

TITRE PREMIER : FIZARANA VOALOHANY :


AGREMENT DE FABRICATION FANKATOAVANA NY FANAM-
ET D’ENCARTOUCHAGE. BOARANA SY NY FANAOVANA
AN-KATIRIJY.

Article premier. – Nul ne peut Andininy voalohany. – Tsy


fabriquer ou encartoucher des misy mahazo manamboatra na
substances explosives ou déto- manao an-katirijy zava-mipoaka na
nantes sans avoir été au préalable zava-mitefoka raha tsy efa nekena
agrée par décret. mialoha izany tamin’ny alalan’ny
didim-panjakana.

Art. 2. – La demande d’agré- And. 2. – Atao kopia telo mi-


ment est établie en trois exemp- tovy ny fangatahana ny fanekena.
laires. Elle est adressée au Minis- Avantana amin’ny Minisitra mia-
tre chargé des Mines par l’intermé- didy ny Harena an-kibon’ny tany
diaire du Chef de la Province du izany fangatahana izany nefa am-
lieu de résidence du demandeur. pandalovina amin’ny lehiben’ny
faritany izay onenan’ny mpan-
gataka.
Pour les personnes physiques, Ho an’ny tsangan’olona tsirai-
la demande doit préciser l’identité ray avy dia tsy maintsy lazaina ao
du demandeur : nom, prénoms, amin’ny fangatahana ireto momba
qualité, profession, domicile. Elle azy ireto : ny anarana sy ny a f-
doit être accompagnée : nampin’anarana, ny maha-izy azy,
ny anton-draharahany, ny fone-
nany. Tsy maintsy ampiarahina
amin’ ny fangatahana ny :
- d’un extrait de l’acte de - votoatin’ny kopia nahatera-
naissance ; hana ;
- d’un certificat de nationa- - fanamarinana ny zom-
lité ; pirenena zakaina ;
- de tous renseignements et - filazalazana rehetra momba
références sur les activités an- ny nataon’ny mpangataka teo
térieures et les capacités tech- aloha sy izay mety ho vitany
niques et financières du de- ara-teknika sy ara-bola ;
mandeur ;
- de tous renseignements - filazalazana rehetra momba
sur la nature, l’importance et la ny toetry ny zavatra hamboari-
destination des fabrications en- na, ny habetsahany ary ny am-
visagées. piasana azy.
Le Chef de Province vérifie la Hamarinin’ny lehiben’ny fari-
régularité de la demande et y joint tany ny maha-ara-dalàna ny fan-
un bulletin n° 2 du casier judiciaire gatahana ary ampiarahany aminy
du demandeur. ny taratasy fitanisan-tsazy laha-
rana faha-2 momba ilay mpanga-
taka.
Pour les personnes morales, la Ho an’ny fikambanana mizaka
demande doit préciser la raison ny zo aman’andraikitra kosa dia tsy
sociale, la forme, le siège social, la maintsy lazaina ao amin’ny fanga-
nationalité de la Société. Elle doit tahana ny anaran’ilay sosaiety, ny
être accompagnée : toetoetrany, ny foibe-toerany, ny
firenena nihaviany. Tsy maintsy
ampiarahana amin’ny fangatahana
ny :
- d’un exemplaire à jour et - kopian’ny fitsipi-pikambanana
certifié des statuts ; tsy mbola lany andro ary no-
hamarinina ;
- d’un extrait du registre de - kopia iray nalaina tamin’ny re-
commerce et d’une copie jisitra momba ny varotra sy
conforme de la déclaration no- kopia iray, voamarina fa mitovy,
tariée de souscription et de nalaina tamin’ny fanambarana
versement ; nataon’ny mpanora-panekena
momba ny fisoratana anarana
ho mpikambana sy ny fan-
drotsaham-bola ;
- d’un exemplaire de la liste - kopian’ny lisitry ny mambry
des membres du Conseil ny filan-kevi-pitondrana na
d’Admi-nistration ou de Sur- ny filan-kevitra mpanao andry
veillance, des associés, gé- maso, ny mpikambana, ny
rants et directeurs ayant la si- mpitantana sy ny tale nomem-
gnature sociale, avec pour pahefana hanao sonia amin’ny
chacune de ces personnes, anaran’ny fikambanana, ka
leur identité complète ; ampiarahana amin’izany ny fi-
lazalazana feno momba ny tsi-
rairay avy amin’ireo olona ireo ;
- d’un exemplaire des bilans - kopian’ny vola niditra sy ni-
et annexes des trois exercices voaka sy ireo taratasy mitovana
précédents ; azy mikasika ny telo taona fa-
rany ;
- de tous renseignements - filazalazana rehetra momba
sur l’activité passée de la de- ny asa nataon’ny fikambanana
manderesse et les moyens mpangataka tamin’ny fotoana
tech- lasa sy momba izay azony am-
niques et financiers dont elle piasaina ara-teknika sy ara-
dispose ; bola ka eo am-pelatanany ;
- de tous renseignements - filazalazana rehetra momba
sur la nature, l’importance et la ny toetry ny zavatra hamboari-
destination des fabrications en- na, ny habetsahany ary ny am-
visagées ; piasana azy ;
- des pouvoirs du signataire - ny fahefana nomena ny mpa-
s’il y a lieu. nao sonia, raha misy izany.
Le Chef de Province vérifie la Hamarinin’ny Lehiben’ny fari-
régularité de la demande et y joint tany ny maha-ara-dalana ny fan-
un bulletin n° 2 du cassier judi- gatahana, ary ampiarahany aminy
ciaire du président, des membres ny taratasy fitanisan-tsazy laha-
du conseil d’administration, des rana faha-2 momba ny mpitarika,
agents ou fondés de pouvoir. ny mambry ny filan-kevi-piton-
drana, ary ny mpitantana na ny
mpiandraiki-pahefana.

Art. 3. – La demande ac- And. 3. – Komity iray vorian’ny


compagnée de l’avis des autorités Minisitra miadidy ny Harena ao an-
administratives est examinée par kibon’ny tany na ny solontenany sy
un comité qui se réunit à l’initiative iarahany no mandinika ny fangata-
et sous la présidence du Ministre hana ampanarahana amin’ny he-
chargé des Mines ou de son re- vitra notapahan’ny manampahe-
présentant. fana amin’ny fitondram-panjakana.
Ce comité est composé Io komity io dia misy ny solon-
d’un représentant des Ministres tenan’ny Minisitra miadidy ny Ha-
chargés des Mines, de l’Industrie, rena ao an-kibon’ny tany, ny Fa-
de l’Intérieur, des Finances, des naovan-taozavatra, ny Atitany, ny
Forces Armées et de la Défense Fitantanam-bola, ny Fiarovam-
nationale, du commerce, des tra- pirenena sy ny Foloalindahy, ny
vaux publics, du plan et du travail. varotra, ny asa vaventy ny planina
ary ny asa.

TITRE II : FIZARANA II :
AUTORISATION FANOMEZAN-DALANA HANO-
DE CONSTRUCTION RINA OZININA NA
D’UNE USINE OU D’UN ATELIER TRANO FIASANA HANAMBOA-
DE FABRICATION OU L’ENCAR- RANA NA HANAOVANA
TOUCHAGE DE SUBSTANCES AN-KATIRIZY ZAVA-MIPOAKA
EXPLOSIVES OU DETONANTES. SY MITEFOKA.

Art. 4. – La demande d’auto- And.4. – Ny fangatahana ala-


risation de construction d’une lana hanorina ozinina na trano fia-
usine ou un atelier de fabrication, sana hanamboarana na anaovana
d’encartouchage des substances an-katirijy zava-mipoaka na mite-
explosives ou détonantes est foka dia alefa amin’ny Minisitra
adressée au Ministre chargé des miadidy ny Harena ao an-kibon’ny
Mines, par l’intermédiaire du Chef tany, amin’ny alalan’ny lehiben’ny
de Province du lieu de construction faritany kasaina hanorenana azy
projetée. Elle est établie en trois izany. Atao telo mitovy ny fangata-
exemplaires. hana.
Chaque exemplaire est ac- Ny tsirairay avy aminy dia am-
compagné : piarahina amin’ny :
- d’un extrait de carte au - kopian’ny saritany atao
1/50.000è ou au 1/100.000 è sur 1/50.000e na 1/100.000e, ka
lequel est indiqué l’emplace- voatondro ao ny toerana ka-
ment projeté ; saina hanorenana ;
- d’un plan à l’échelle au - planina iray, atao 1/10.000e,
1/10.000è représentant les mampiseho 3.000 metatra ma-
abords de l’établissement dans nodidina ilay trano ;
un rayon de 3.000 mètres ;
- d’un plan d’ensemble à - planina iray mampiseho ny
l’échelle du 1/10.000e ; toerana ankapobeny atao
1/1.000e ;
- d’un plan et coupe à - planina sy sary, atao 1/50e,
l’échelle du 1/50e représentant mampiseho ny fombafomba fi-
les dispositions de petrak’ilay trano ;
l’établissement ; - planina lehibe maromaro
- des plans à grande mampiseho ny fitsinjarazaran’
échelle, représentant les distri- ny tsirairay avy sy ny toetoetry
butions intérieures de chaque ny ao anatiny.
local. Izao avy no tsy maintsy lazaina
La demande doit préciser : ao amin’ny fangatahana :
- la nature, la quantité, les - ny toetry ny zavatra ampia-
caractéristiques, la classifica- saina, ny habetsahany, ny toe-
tion et le mode de fabrication et tra tena mampiavaka azy, ny
d’encartouchage des produits ; filaharany sy ny fomba hanam-
boarana sy hanaovana azy an-
katirijy ;
- les quantités maximales de - ny fara-fahabetsahan’ny ako-
matières à entreposer et à ma- ran-javatra hatoby sy hampi-
nipuler dans la fabrique ; fangaroina ao amin’ny trano
fiasàna ;
- la nature, le nombre et la - ny karazan’ny milina enti-
capacité des appareils servant miasa, ny isany ary ny zakany ;
à la fabrication ;
- le nombre maximum - ny fara-fahabetsahan’ny olona
d’ouvriers à employer ; ampiasaina ;
- les mesures envisagées - ny fitandremana heverina ha-
pour assurer la sécurité et tao hiantohana ny fiarovana ny
l’hygiène des travailleurs ; mpiasa amin’ny loza hiarovana
ny fahasalamany ;
- les mesures de sécurité - ny fitandremana heverina ha-
prévues contre le vol et tao hisorohana ny halatra sy ny
l’incendie ; hain-trano ;
- les détails dans lesquels - ny fe-potoana tsy maintsy ha-
l’usine ou l’atelier doit être havitana ny ozinina na ny trano
construit et entrer en fonction- fiasana sy hanombohana, fam-
nement ; piasana azy ;
- le mode et les conditions - ny fomba hamoahana, ham-
d’évacuation, d’utilisation et de piasana ary hikarakarana ny
traitement des eaux résiduaires rano sy ny faikan-javatra ary ny
ainsi que des déchets et ré- potipoti-javatra avy nampia-
sidus de fabrication. saina.

Art. 5. – Le Chef de Province And. 5. – Hamarinin’ny lehi-


vérifie la régularité de la demande. ben’ny faritany ny maha-ara-
dalana ny fangatahana.
Il fait procéder par le Sous- Mampanao famotorana ny e l-
Préfet intéressé à une enquête de hiben’ny vakim-pileovana izy, ha-
commodo et incommodo confor- halalàna na mety na tsy mety,
mément à la réglementation en vi- araka ny lalàna manan-kery mika-
gueur concernant les établisse- sika ny trano mety hampidi-doza
ments dangereux et insalubres. sy tsy mahasalama.
Le Chef de Province conserve Tehirizin’ny lehiben’ny faritany
un exemplaire du dossier et trans- ny iray amin’ny antontan-taratasy,
met les deux autres au Ministre ary ny roa alefany any amin’ny Mi-
chargé des Mines. nis itra miadidy ny Harena ao an-
kibon’ny tany.

Art. 6. – L’autorisation de And. 6. – Didim-panjakana no


construction est accordée par dé- manome alalana hanorenana ny
cret sur proposition du Ministre trano fiasana, araka ny tolo-kevitra
chargé des Mines et après avis du nataon’ny Minisitra miadidy ny Ha-
Ministre chargé de l’Habitat et de rena ao an-kibon’ny tany, sy ny
l’Urbanisme. hevitra notapahiny Minisitra mia-
didy ny fonenana sy ny fanatsa-
rana ny tanàna.

Art. 7. – Le décret accordant And. 7. – Ny didim-panjakana


l’autorisation de construire une manome alalàna hanorenana ozi-
usine ou un atelier fabricant ou en- nina na trano fiasana hanaovana
cartouchant des substances explo- zavatra mipoaka na mitefoka na
sives ou détonantes précise no- hanovana izany an-katirijy dia tsy
tamment son emplacement, la na- maintsy manondro mazava ny toe-
ture et les quantités maximales qui ran’ny trano, ny toetry ny zava-
peuvent y être mises en œuvre ou mipoaka na mitefoka azo ampia-
emmagasinées. saina na atoby ao ary ny fara-
fahabetsahany.
Art. 8. – Le Ministre chargé des And. 8. – Azon’ny Minisitra
Mines peut édicter par arrêté des miadidy ny Harena ao an-kibon’ny
mesures techniques ou de sécurité tany atao ny mamoaka, amin’ny
spéciale que les circonstances alalan’ny didim-pitondrana, fepetra
particulières exigeraient. manokana mikasika ny lafiny tek-
nika na ny fiarovana ny mpiasa
amin’ny loza mety hitranga, izay
tsy maintsy atao noho ny antony
manokana.
Il homologue les consignes Ankatoaviny ny baikom-
proposées par l’exploitant ou en pifehezana atolotry ny tompon’ny
impose de nouvelle ; toutes modifi- toby, na manolotra vaovao izy ; ny
cations ultérieures des consignes fanovana rehetra atao amin’ny
doivent être au préalable, ap- baikom-pifehezana amin’ny fo-
prouvées par arrêté dans les toana manaraka dia tsy maintsy
mêmes formes. ankatoavina mialoha amin’ny ala-
lan’ny didim-pitondrana arak’izany
fomba izany ihany.
Le Ministre chargé des Mines Azon’ny Minisitra miadidy ny
peut toujours, postérieurement à Harena ao an-kibon’ny tany atao
l’autorisation, prescrire des dispo- hatrany, aorian’ny fanomezan-
sitions spéciales supplémentaires dalana, ny manao fepetra mano-
nécessitées par l’expérience sans kana fanampiny raha hita fa ilaina
que cela ouvre droit à l’indemnité araka ny fahalalana ny fandehan-
pour le permissionnaire. javatra, nefa tsy mananjo amin’
izany ilay nomen-dalana hitaky
onitra.
Le permissionnaire est tenu Tsy maintsy manaiky didy ilay
d’obtempérer, au cas où le règle- nahazo alalana raha misy fano-
ment en vigueur viendrait à lui être vana atao amin’ny lalàna manan-
imposé conformément à l’alinéa kery, na koa misy fepetra mano-
précédent. Il doit procéder dans un kana asaina tanterahina araka ny
délai de trois mois à tous les e- r voalazan’ny andalana etsy am-
maniements d’installation prescrits. bony. Tsy maintsy vitainy ao ana-
tin’ny telo volana ny fanamboarana
rehetra asainy ataony.
Il peut également solliciter pour Azony atao koa ny mangataka
son usine ou atelier, toutes les ny hanao fanamboarana rehetra
modifications de caractéristiques izay hitany fa ilaina amin’ny ozininy
qui s’avéraient nécessaires. na ny trano fiasany.
TITRE III : FIZARANA III :
EXPLOITATION. FAMPIASANA NY OZININA
NA NY TRANO FI ASANA.
Art. 9. – L’usine ou l’atelier ne And. 9. – Tsy azo ampiasaina
peut être mis en service qu’après ny ozinina na ny trano fiasana raha
autorisation délivrée par le Chef du tsy efa nahazoan-dalana amin’ny
Service des Mines sur le vu d’un lehiben’ny sampan-draharahan’ny
procès-verbal de visite dressé par harena ao an-kibon’ny tany, ary
un ingénieur des mines, où il est raha tsy efa hita ny fitanana an-
constaté que le constructeur s’est tsoratra momba ny fijerena azy
conformé aux règlements et à izay nataon’ny ingénieur des
l’autorisation de construire. mines, ka manamarina fa mana-
raka ny fitsipika rehetra sy izay
voadidin’ny fahazoan-dalana hano-
rin-trano ny nanao izany.
Il appartient au permissionnaire Andraikitr’ilay nahazo alalana
de solliciter de l’administration la ny mangataka ny Fanjakana hijery
visite prévue à l’alinéa précédent. ny trano araka ny voalazan’ny an-
dalana etsy ambony.
Cette demande doit être adres- Atao taratasy tsy very man-
sée par lettre recommandée avec deha io fangatahana io ka misy ny
accusé de réception, le Service filazana ny naharaisana azy. Ma-
des Mines dispose d’un délai de 15 nana dimy ambin’ny folo andro,
jours pour effectuer cette visite et hatramin’ny naharaisany io fanga-
se prononcer. tahana io, ny sampan-draharahan’
ny Harena ao an-kibon’ny tany ha-
naovany izany fijerena izany sy
hilazany ny heviny.

Art. 10. – Au cas où l’exploitant And. 10. – Terena mihitsy ny


ne se soumettrait pas aux pres- mpampiasa ny ozinina na ny trano
criptions en vigueur, il est mis en fiasana raha sendra tsy manaja ny
demeure d’avoir à s’y soumettre. A fepetra manan-kery. Raha tsy iza-
défaut, l’autorisation d’exploiter est ny dia ampiatohina na tsoahina ny
suspendue ou retirée par arrêté du fahazoan-dalana amin’ny alalan’ny
Ministre chargé des Mines. Sans didim-pitondrana ataon’ny Minisitra
préjudice des mesures qui, en miadidy ny Harena ao an-kibon’ny
cas de danger, peuvent être pres- tany. Raha sendra misy ny loza
crites immédiatement par l’agent mitranga, afa-tsy ny fampiharana
l’ayant constaté, le déplacement, avy hatrany ny fepetra izay
la cession ou la destruction ataon’ny mpandraharaha nanama-
des substances explosives entre- rina izany, dia mety hodidina ny
posées, peut alors être prescrit aux famindran-toerana, ny fanolorana
frais de l’intéressé, suivant la ho an’olon-kafa na ny fanapote-
réglementation en vigueur et sans hana ireo zava-mipoaka efa
qu’il puisse prétendre à indemnité. natoby, araka ny lalàna manan-
kery, ka ny tompony no miantoka
ny lany rehetra amin’izany, nefa
tsy afaka mangataka onitra izy.

Art. 11. – Les conditions tech- And. 11. – Didim-pitondrana


niques générales auxquelles doi- ataon’ny Minisitra no mametra ny
vent satisfaire les usines ou ate- fepetra ankapobe mikasika ny la-
liers fabricant ou encartouchant finy teknika izay tsy maintsy tante-
des substances explosives et dé- rahina ao amin’ilay ozinina na
tonantes sont fixées par arrêté mi- trano fiasana fanamboarana zava-
nistériel. mipoaka na mitefoka na fanaovana
an-kitirijy.
TITRE IV : FIZARANA IV :
NOTIFICATIONS FAMPAHAFANTARANA
DE L’AGREMENT, NY NANKATOAVANA
DE L’AUTORISATION NA FANOMEZAN-DALANA
DE CONSTRUIRE HANORINA TRANO SY FANO-
ET DE L’AUTORISATION MEZAN-DALANA HAMPIASA
D’EXPLOITER. ILAY TRANO.

Art. 12. – Notification de And. 12. – Ny Minisitra miadidy


l’agrément ou de l’autorisation de ny Harena ao an-kibon’ny tany
construire ou de l’autorisation (sampan-draharahan’ny Harena ao
d’exploiter est faite par le Ministre an-kibon’ny tany) no mampaha-
chargé des Mines (Service des fantatra ny nankatoavana ny faha-
Mines) : zoan-dalana hanorina trano, na ny
fahazoan-dalana hampiasa ilay
trano :
- au permissionnaire ; - ny nahazo alalana ;
- aux ministères représentés au - ireo ministera izay manana
comité prévu à l’article 3 ; solontena ao amin’ny komity
voalazan’ny andininy faha-3 ;
- au Chef de Province, au Pré- - ny filohan’ny faritany, ny lehi-
fet, au Sous-Préfet ; ben’ny fileovana, ny lehiben’ny
vakim-pileovana ;
- au Chef des subdivisions mi- - ny lehiben’ny fizaran-tsampan’
nières. ny harena ao an-kibon’ny tany.

TITRE V : FIZARANA V :
ACCIDENTS LOZA TAMPOKA
ET INCIDENTS DIVERS. NA SAMPONA SAMIHAFA.

Art. 13. – 1° En cas d’accident And. 13. – 1° Raha misy loza


provoqué par la décomposition in- vokatry ny fiovàna tampoka eo
tempestive d’une substance explo- amin’ny toetry ny zava-mipoaka
sive et n’ayant entraîné que des anefa tsy miteraka fahasimbana
conséquences purement maté- afa-tsy amin’ny fitaovana izany, dia
tsy maintsy mampandre tsy misy
rielles, le fabricant ou l’encar- hatak’andro ny lehiben’ny vakim-
toucheur est tenu d’en viser sans pileovana ilay mpanamboatra na
délai, le Sous-Préfet, et, par télé- ilay mpanao an-katirijy, ary mam-
gramme le Chef de Province et le pandre an-telegrama ny lehiben’ny
Chef du Service des Mines en in- faritany sy ny lehiben’ny sampan-
diquant succinctement les causes, draharahan’ny harena ao an-kibon’
les circonstances et les consé- ny tany, ka lazainy fohifohy amin’
quences de l’accident. izany ny antony nahatonga ny
loza, ny andinindininy, ny zava-
niseho sy ny vokany.
2° En cas d’accident de per- 2° Raha misy olona iharan-
sonnes, le fabricant ou l’encar- doza, dia voadidy ny mpanam-
toucheur est tenu, sans préjudice boatra na ny mpanao an-katirijy,
des dispositions du Code de Tra- ankoatry ny fanatanterahana ny
vail d’en aviser sans délai la gen- fepetra voalazan’ny lalàna momba
darmerie ou la police et le Sous- ny asa, hampandre tsy misy ha-
Préfet, et, par télégramme, le tak’andro ny zandarmaria na ny
Chef de Province et le Chef du polisy sy ny lehiben’ny faritany sy
Service des Mines, en Indiquant ny lehiben’ny sampan-draharahan’
succinctement les causes, les ny Harena ao an-kibon’ny tany, ka
circonstances et les conséquences lazainy fohifahy amin’izany ny na-
de l’accident. hatonga ny loza, ny andinindinin’ny
zava-niseho sy ny vokany.
Le Chef de Service des Mines, Raha vao nahare ny loza na-
ayant connaissance, d’un accident hafaty na nandratra olona ny lehi-
ayant entraîné la mort ou des ben’ny sampan-draharahan’ ny ha-
blessures, envoie sans délai sur rena ao an-kibon’ny tany dia man-
place un ingénieur des mines pour defa miaraka amin’izay ny ingé-
enquête technique. nieur des mines any an-toerana
hanao ny famotopotorana amin’ny
lafiny teknika.
Copie du rapport d’enquête est Alefa any amin’ny manam-
transmise à l’autorité judiciaire pahefana amin’ny fitsarana tandrify
compétente. azy ny kopian’ny filazalazana ny
famotorana natao.
3° En cas de vol, 3° Raha misy halatra na fa-
disparition ou manquant de haverezan’ny zava-mipoaka na mi-
substances tefoka na tsy fahampiany, ny mpa-
explosives ou détonantes, le namboatra na mpanao an-katirijy
fabricant ou l’encartoucheur est dia tsy maintsy mampandre hain-
tenu d’en aviser sans délai la gana ny zandarmaria na ny polisy
gendarmerie ou la police et le ary mandefa telegrama ny lehiben’
Sous-Préfet et par télégramme ny faritany sy ny lehiben’ny sam-
le pan-draharahan’ny harena ao an-
Chef de Province et le Chef du kibon’ny tany. Lazainy fohifohy
Service des Mines. Il en indi- amin’izany ny andinindinin’ny
que succinctement les cir- za va-niseho sy ny habetsaky ny
constances et l’importance. zavatra very.

TITRE VI : FIZARANA VI :
CONTRÔLE DE L’ETAT. FANARAHA-MASO
ATAON’NY FANJAKANA.

Art. 14. – Le contrôle de l’Etat And. 14. – Mpiasam-panja-


est exercé par des fonctionnaires kana ary miaramila efa nomem-
ou militaires dûment habilités, pahefana ary miankina amin’ny
relevant des départements sampan-draharaha tandrify izany
compétents pour connaître des no mitsara ny raharaha tanisaina
questions énumérées à l’article ci- ao amin’ny andininy eto ambany.
après.

Art. 15. – Le contrôle des fabri- And. 15. – Ny fanaraha-maso


cations ou encartouchages porte ataony fanamboarana na ny
notamment sur : fanaovana an-katirijy, dia mikasika
indrindra :
- la validité des autoris a- - ny hamarin’ny fahazoan-
tions ; dàlana ;
- la tenue des comptabilités - ny fitanana ny kaonty sy ny
et des écritures ; fanoratana ny vola miditra sy
mivoaka ;
- le respect des réglementa- - ny fanajana ny fitsipika ma-
tions en vigueur concer- nan-kery momba ny fanamboa-
nant la fabrication, rana na fanovana an-katirijy ny
l’encartouchage des za va-mipoaka na zava-
substances explosives et mitefoka, ary ny fampiasana
détonantes, et l’utilisation ireo akoran-javatra nohafarana
des matières premières avy any ivelany ;
importées ;
- la conformité des caracté- - ny fitovian’ny zavatra hamboa-
ris- rina na atao an-katirijy amin’
tiques des substances fa- izay voalaza ao amin’ny faha-
briquées ou encartouchées zoan-dalana ;
avec celle mentionnées
sur l’auto-risation ;
- les conditions techniques - ny fomba ara-teknika anatan-
dans lesquelles s’effectue terahana ny fanamboarana ;
la fabri-
cation ;
- la qualité des matières - ny hatsaran’ny akoran-javatra
premières employées ; hampiasaina ;
- les conditions de stock- - ny fomba fanatobiana azy ;
age ;
- les épreuves ou essais su- - ny fitsapana na fanandramana
bis par les substances ex- atao amin’ny zava-mipoaka na
plosives et détonantes fa- zava-mitefoka efa vita ;
briquées ;
- la production et les livrai- - ny zava-bita sy navoaka ;
sons ;
- les mesures prises pour - ny fepetra naraikitra ho fiaro-
assurer la protection con- vana amin’ny halatra sy hain-
tre le vol et l’incendie ; trano ;
- l’affichage et l’application - ny fanaovana peta-drindrina
des consignes de sécuri- sy ny fampiharana ny baiko
té ; omena hisorohana ny loza ;

- les mesures pour assurer - ny fepetra momba ny fisoro-


la sécurité et l’hygiène des hana ny loza sy ny fahasa-
tra-vailleurs. laman’ny mpiasa.

Art. 16. – L’exploitant est tenu And. 16. – Ny tompon-draha-


de donner, en tous temps libre raha dia hamela malalaka na amin’
accès aux usines ou ateliers de ny fotoana inona na amin’ny
fabrication ou d’encartouchage des fotoana inona ny manam-pahefana
substances explosives et déto- miandrakitra ny fanaraha-maso,
nantes aux autorités chargées du hiditra ao amin’ny ozinina na trano
contrôle. Il doit à toute réquisition, fanamboarana na fanaovana an-
leur communiquer les documents katirijy zava-mipoaka na mitefoka.
ou renseignements, utiles à l’exer- Tsy maintsy omeny azy ireo, raha
cice du contrôle. angatahiny, ny antontan-taratasy
na filazalazana samihafa ilaina
amin’ny fanaovana ny fanaraha-
maso.

Art. 17. – Les autorités de And. 17. – Tsy maintsy man-


contrôle doivent adresser sous defa ny fitanana an-tsoratra
timbre confidentiel au Ministre momba ny fanaraha-maso nataony
chargé des Mines un procès-verbal any amin’ny Minisitra miadidy ny
des opérations qu’elles ont effec- harena ao an-kibon’ny tany ireo
tuées. manam-pahefana ireo, amin’ny
alalan’ny taratasy tsy azo va-
kin’olon-kafa.
Des extraits du procès-verbal Alefa any amin’ireo ministera
sont transmis aux autres Ministè- hafa voakasiky ny raharaha, ny
res intéressés pour les problèmes tapatapany tsoahina amin’ny fita-
relevant de leur compétence. nana an-tsoratra momba izay tan-
drify azy tsirairay avy.

Art. 18. – Obligation est faite And. 18. – Didina ny tompon-


aux exploitants d’adresser au draharaha handefa any amin’ny
Ministère des mines (Service des Ministeran’ny Harena ao an-kibon’
Mines) un état mensuel de produc- ny tany (sampan-draharahan’ny
tion et de mouvement de stock. Harena ao an-kibon’ny tany) fila-
zana isam-bolana momba ny
za va–bitany sy ny habetsahan-
javatra atobiny.
En cas de péril imminent re- Raha misy loza mananonta-
connu par l’un des agents visés à nona hitan’ireo manam-pahefana
l’article 19 de la présente régle- voalaza ao amin’ny andininy faha-
mentation celui-ci en rend compte 19 amin’izao fitsipika izao, dia tsy
immédiatement au Sous-Préfet qui maintsy mampandre haingana ny
prend les mesures de sécurité in- lehiben’ny vakim-pileovana izy izay
dispensables. mandray ny fepetra rehetra ilaina
hisorohana izany.

TITRE VII : FIZARANA VII :


CONSTATATION FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.

Art. 19. – Les infractions à la And. 19. – Ny fikarohana sy ny


présente réglementation sont fizahana fototra ny fandikana izao
recherchées et constatées par les didy izao dia iandreketan’ny offi-
officiers des douanes et par les ciers sy ny agents de police judi-
agents de police judiciaire, les ciaire, ny mpiasan’ny ladoany, ary
agents commissionnés des ireto mpiasam-panjakana ao amin’
douanes et par les fonctionnaires ny sampan-draharahan’ny Harena
et agents du Service des Mines ao an-kibon’ny tany lazaina mana-
ci-après : raka ireto :
- Ingénieurs du Service des - ingénieurs ao amin’ny sam-
Mines ; pan-draharahan’ny Harena ao
an-kibon’ny tany ;
- Chefs des Subdivisions - lehiben’ny fizaran-tsampan’ ny
minières ; Harena ao an-kibon’ny tany ;
- Adjoints Techniques du - adjoints techniques amin’ny
Service des Mines. sampan-draharahan’ny Harena
an-kibon’ny tany.

Art. 20. – Les procès-verbaux And. 20. – Ny matoan’ny fila-


rédigés par les fonctionnaires ou zana an-tsoratra nalahatr’ireo
militaires sont transmis en ori- mpiasam-panjakana na miaramila
ginaux au magistrat du Ministère dia alefany any amin’ny mpits a-
public territorialement compétent ran’ny ministère public manam-
qui exercera, éventuellement les pahefana eo an-toerana, izay
poursuites. hanao ny fitoriana, raha ilaina
izany.
Copies des procès-verbaux Ankoatr’izany dia alefa any
sont en outre transmises à l’Etat- amin’ny etamazaoron’ny fiarovam-
Major de la Défense nationale et pirenena sy ny foloalindahy, any
Forces Armées, au Ministère des amin’ny ministeran’ny Harena ao
Mines et au Ministère de l’Intérieur. an-kibon’ny tany, ary any amin’ny
ministeran’ny atitany ny kopian’ny
fitanana an-tsoratra.
Art. 21. – Le Ministre de And. 21. – Ny Minisitry ny Toe-
l’Economie et des Finances, le Mi- karena sy ny Fitantanam-bola, ny
nistre de l’Intérieur, le Ministre de Minisitry ny Atitany, ny Minisitry ny
la Défense nationale et des Forces Fiarovam-pirenena sy ny Foloalin-
Armées, le Ministre de la Justice, dahy ary ny Minisitry ny Fitsarana
sont chargés, chacun en ce qui no miadidy, araka izay tandrify
concerne, de l’exécution du pré- azy avy, ny fanatanterahana izao
sent décret qui sera publié au didim-panjakana izao, izay ha-
Journal officiel de la République. voaka amin’ny Gazetim-panjakan’
ny Repoblika.
II.3. DECRET N° 73-076 II.3. DIDIM-PANJAKANA N°73-076
du 30 mars 1973 tamin’ny 30 martsa 1973
portant réglementation des mametra ny fitsipika momba
importations, exportations, ny fanafarana zava-mipoaka
cession et acquisition des sy mitefoka sy ny fanondra-
substances explosives et dé- nana, ny fivarotana ary ny fi-
tonantes (J.O. n° 908 du vidianana azy ireo (Idem)
5.5.73, p. 1099)

Article premier. – Les autori- Andininy voalohany. – Ny


sations personnelles d’importer, alalana omena olona iray aha-
d’exporter des substances explo- zoany manafatra zava-mipoaka sy
sives et détonantes sont distinctes mitefoka na manondrana na man-
des autorisations d’exploiter des dafo nefa mividy izany dia hafa
dépôts et ne sauraient en tenir lieu. noho ny fahazoan-dalana ham-
piasa ny toeram-panobiana izany,
ka tsy mahasolo azy velively.

TITRE PREMIER : FIZARANA VOALOHANY :


AGREMENT FANKATOAVANA

Art. 2. – Nul ne peut importer And. 2. – Tsy misy mahazo


ou faire commerce de substances manafatra na manondrana na
explosives et détonantes sans mandafo zava-mipoaka sy mite-
avoir été au préalable agréé par foka raha tsy efa nahazo mialoha
arrêté conjoint du Ministre chargé ny fankatoavan’ny Minisitra mia-
des Mines, pris après avis didy ny Harena ao an-kibon’ny ta-
conforme des Ministres chargés ny famin’ny alalan’ny didim-piton-
des Finances, des Forces Armées, drana, rahefa nifanara-tsaina
de l’Intérieur et du Commerce tamin’ny Minisitra miadidy ny Fi-
tantanam-bola ny Foloalindahy, ny
Atitany ary ny Varotra.

Art. 3. – La demande en qua- And. 3. – Ny fangataham-


lité d’importateur, exportateur ou pankatoavana ho mpanafatra na
commerçant de substances explo- mpanondrana, na ho mpandafo
sives et détonantes est établie en zava-mipoaka sy mitefoka dia atao
trois exemplaires. telo sosona.
Elle est adressée au Ministre Ampandalovina amin’ny filo-
chargé des Mines par l’intermé- han’ny faritany misy ny fonenan’
diaire du Chef de Province du lieu ilay mpangataka ny fangatahana
de résidence du demandeur. alefa amin’ny Minisitra miadidy ny
Harena an-kibon’ny tany.
Elle doit préciser : Izao avy no tondroina amin’
izany :
1° Les nom, profession, domicile 1° Ny anarana, ny fanampin’
et nationalité s’il s’agit d’une anarana, asa atao, fonenana
personne physique, raison so- ary zom-pirenena zakaina raha
ciale, forme, siège social, natio- tsanganan’olona no manga-
nalité dans le cas d’une per- taka, ny anaran’ny sosaiety ny
sonne morale, karazany, ny foibem-pikamba-
nana, ny zom-pirenena zakainy
raha fikambanana mizaka zo
aman’ andraikitra ;
2° La nature des opérations 2° Ny karazam-barotra atao na
commerciales ou techniques ny teknika heverina hampia-
envisagées, saina ;

3° Les pouvoirs du signataire, s’il 3° Ny fahefana ananan’ny


y a lieu. tompon-tsonia, raha misy.

Art. 4. – Le Chef de Province Art. 4. – Hamarinin’ny filoham-


vérifie la régularité de la demande paritany ny maha-ara-dalàna ny
et fait procéder à une enquête sur fangatahana, ary asainy hanaova-
l’identité, la moralité du deman- na famotopotorana ny momba ilay
deur, ses capacités techniques et mpangataka, ny fitondran-tenany,
sur la nature des opérations envi- ny fahaizany ara-teknika ary ny
sagées. toetoetr’izay zavatra kasainy
hatao.
Il transmet le dossier en double Dia ampitainy amin’ny Minisitra
exemplaire avec ses propositions miadidy ny Harena ao an-kibon’ny
motivées, au Ministre chargé des tany ny antontan-taratasy roa mi-
Mines. tovy miaraka amin’ny volavolan-
keviny misy ny antonantony.
L’agrément peut être refusé. Le Azo lavina ny fangataham-
refus n’ouvre aucun droit à indem- pankatoavana. Tsy ahazoana oni-
nité. tra velively izany fandavana izany.

TITRE II : FIZARANA II :
AUTORISATIONS. FANOMEZAN-DALANA.

CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :


COMMERCE EXTERIEUR. VAROTRA IFANAOVANA
AMIN’NY ANY IVELANY.

Art. 5. – Chaque importation And. 5. – Tsy maintsy avan-


doit faire l’objet de la part de tan’ny mpanafatra amin’ny sam-
l’importateur agréé d’une demande pan-draharahan’ny harena ao an-
adressée au Service des Mines et kibon’ny tany ny fangatahana isaky
précisant : ny manafatra izy ka tondroiny
amin’izany :
1° le numéro et la date de l’arrêté 1° ny laharana sy ny vaninandro
de l’agrément ; entin’ny didim-pitondrana
nankatoanvina azy ;
2° la quantité, la nature, les ca- 2° ny habetsahan’ireo zava-mi-
ractéristiques et la classification poaka sy mitefoka hafarany, ny
des substances explosives et karazany, ny toetra mampia-
détonantes à importer ; vaka azy, ny sokajy misy azy
ireo ;
3° le port d’embarquement à Ma- 3° ny seranana hampidinana azy
dagascar ainsi que le bureau eto Madagasikara, ary ny bi-
des douanes chargé de la véri- raon’ny fadin-tseranana hian-
fication ; draikitra ny fanamarinana ;
4° les nombres, types, catégorie 4° ny isany, ny modeliny, ny so-
et lieu de dépôt destiné à rece- kajiny ary ny toeram-panobiana
voir les substances, hasiana ireo zavatra ireo.

Cette demande doit être ac- Io fangatahana io dia am-


compagnée : piarahana amin’ny :
- d’un exposé justificatif détaillé - famelabelarana manamarina
des opérations commerciales amin’ny antsipiriany rehetra ny
ou techniques envisagées ; zavatra kasain-katao, na ara-
barotra na ara-teknika ;
- le cas échéant, d’un certificat - ary raha ilaina, taratasy ma-
de crédit de stockage. Ce certi- namarina ny fahazoana mano-
ficat doit être visé par le Sous- by entana. Io taratasy fanama-
Préfet et le Chef de Province rinana io dia soniavin’ny lehi-
du lieu du dépôt. ben’ny vakim-pileovana sy ny
filoham-paritany ao amin’izay
misy ny toeram-panobiana.

Art. 6. – Le Service des Mines And. 6. – Ny sampan-draha-


délivre éventuellement une autori- rahan’ny harena ao an-kibon’ny
sation d’importation qui vaut auto- tany no manome alalana hanao ny
risation de retrait en douane. fanafarana ary iny ihany no aha-
zoana maka ny entana eny an-
tseranana.

Art. 7. – Chaque exportation de And. 7. – Ny zava-mipoaka sy


substances explosives et déto- mitefoka aondran’izay nankatoavi-
nantes doit faire l’objet de la part na dia tsy maintsy hanaovana fan-
de l’exportateur agréé d’une de- gatahana amin’ny sampan-draha-
mande adressée au Service des rahan’ny harena ao an-kibon’ny
Mines et précisant : tany ka lazainy tsara amin’izany :
1° Le numéro et la date de 1° ny laharana sy ny vaninandro
l’arrêté d’agrément ; entin’ny didim-pitondrana nan-
katoavana azy ;
2° La quantité, la nature, les ca- 2° ny habetsahan’ireo zava-
ractéristiques et la classification mipoaka sy mitefoka haon-
des substances explosives et drana, ny toetra mampiavaka
détonantes à porter ; azy, ny sokajy misy azy ireo ;
3° Le port d’embarquement à 3° ny seranana hialany eto Ma-
Madagascar, ainsi que le bu- dagasikara ary ny biraon’ny se-
reau de douane chargé de la ranana hiandraikitra ny fana-
vérification ; marinana azy ;
4° Le pays de destination 4° ny tany hivantanany.

Art. 8. – Le Service des Mines And. 8. – Ny sampan-draha-


délivre éventuellement une autori- rahan’ny harena an-kibon’ny tany
sation d’exportation qui vaut une no tokony hanome ny alalana
sortie hanondranana ny entana, ary iny
ihany dia ahazoana mamoaka azy
any ivelany.

CHAPITRE II : TOKO II :
COMMERCE INTERIEUR. VAROTRA ETO AN-TOERANA.

Art. 9. – Chaque acquisition de And. 9. – Tsy maintsy manao


substances explosives et déto- fangatahana amin’ny sampan-dra-
nantes doit faire l’objet de la part harahan’ny harena ao an-kibon’ny
du commerçant agréé d’une de- tany ny mpivarotra hankatoavina
mande adressée au Service des isaky ny mividy zava-mipoaka sy
Mines et précisant : mitefoka ka lazainy tsara amin’
izany :
1° le numéro et la date de l’agré- 1° ny laharana ny vaninandro
ment ; entin’ny fankatoavana ;
2° la quantité, la nature, les ca- 2° ny habetsahan’ny zava-
rac-téristiques et la classifica- mipoaka sy mitefoka hovidiny,
tion des substances explosives ny karazany, ny toetra mam-
et détonantes à acquérir ; piavaka azy, ny sokajy misy
azy ireo ;
3° le nombre, le type, la catégo- 3° ny isany, ny modeliny, ny
rie et lieu de dépôt destiné à sokajiny ary ny toeram-pano-
recevoir ces substances. biana hasiana azy ireo ;
Le cas échéant, la demande Ary raha ilaina ny fangata-
doit être accompagnée d’un certifi- hana dia ampiarahina amin’ny
cat de crédit de stockage. Ce certi- fanamarinana ny fahazoana
ficat doit être visé par le sous– manoby. Io fanamarinana io dia
préfet et le Chef de Province du tsy maintsy soniavin’ny lehi-
lieu du dépôt. ben’ny vakim-pileo-vana sy ny
filoham-paritany misy ny toe-
ram-panobiana.
Art. 10. – Le Service des Mines And. 10. – Ny sampan-
délivre éventuellement une autori- draha-rahan’ny Harena ao an-
sation d’acquisition. kibon’ny tany no manome ala-
lana haha-zoana mividy.

CHAPITRE III : TOKO III :


UTILISATEUR. NY MPITAO.

Section I Sokajy I
Utilisateurs habituels Ny mazàna mpitao

Art. 11. – Toute personne phy- And. 11. – Rehefa mety ho


sique ou morale qui désire utiliser tsangan’olona na fikambanana mi-
habituellement des substances zaka ny zo aman’andraikitra, ka
explosives et détonantes doit mitady hampiasa mazàna ny zava-
adresser une demande d’acqui- mipoaka sy mitefoka dia tsy main-
sition et d’utilisation au Chef du tsy manao fangatahana ahazoana
Service des Mines par l’inter- mividy sy mampiasa izany amin’ny
médiaire du Chef de Province du lehiben’ny sampan-draharahan’ny
lieu de résidence du demandeur. Harena ao an-kibon’ny tany ary
Cette demande est établie en trois ampandalovina amin’ny filoham-
exemplaires. paritany ao amin’izay misy ny fone-
nan’ilay mpanao fangatahana.
Ataony telo sosona io fangatahana
io.
La pétitionnaire doit préciser Tondroin’ny mpanao fangata-
dans sa demande : hana amin’izany :
1° les noms, prénoms, profes- 1° ny anarany, ny fanampin’ ana-
sion, domicile et nationalité s’il rany, ny asa ataony, ny fone-
s’agit d’une personne phy- nany, ary ny zom-pirenena za-
sique ; raison sociale, siège kainy raha tsangan’olona iray
social, forme, nationalité dans no mangataka ; ny anaran’ny
les cas d’une personne mo- sosaiety, ny karazany, ny foi-
rale ; bem-pikambanana, ny zom-
pirenena zakainy raha mizaka
zo aman’andraikitra ;
2° la quantité, la nature, les 2° ny habetsahan’ny zava-
caractéristiques et la classi- mipoaka sy mitefoka hovidina,
fication des substances explo- ny karazany, ny toetra mam-
sives et détonantes à acquérir ; piavaka azy ary ny sokajy misy
azy ;
3° le nombre, le type, la catégo- 3° ny isany, ny modeliny, ny
rie et lieu de dépôts destiné à sokajiny ary ny toeram-pano-
recevoir ces substances. biana asiana ireo zavatra ireo ;
La demande doit être ac- Ny fangatahana dia ampia-
compagnée. : ra-hina amin’ny :
1° d’un exposé justificatif détaillé 1° famelabelarana manamarina
des opérations techniques en- amin’ny antsipiriany ny asa
visagées ; ara-teknika kasain-katao ;
2° le cas échéant, d’un certificat 2° ary koa ny fanamarinana ny
de crédit de stockage. Ce certi- fahazoana manoby zavatra. Io
ficat doit être visé par les Sous- fanamarinana io dia tsy
Préfet et le Chef de Province maintsy soniavin’ny lehiben’ny
du lieu de dépôt ; vakim-pileovana sy ny filoham-
paritany misy ny toeram-pano-
biana ;
3° des pouvoirs du signataire, s’il 3° ny fahefana ananan’ny tom-
y a lieu. pon-tsonia raha misy izany.

Art. 12. – Le Chef de Province And. 12. – Hamarinin’ny filo-


vérifie la régularité de la demande ham-paritany ny maha-ara-dalàna
et fait procéder à une enquête sur ary asainy hanaovana famotopoto-
l’identité, la moralité du deman- rana ny momba ilay mpanao fan-
deur, ses capacités techniques et gatahana, ny fitondran-tenany, ny
sur la nature des opérations envi- fahaizany, ara-teknika ary ny
sagées. momba ny zavatra kasainy hatao.
Il transmet le dossier en double Ampitainy haingana dia
exemplaire au Chef du Service des haingana any amin’ny lehi-
Mines avec son avis, dans les ben’ny sampan-draharahan’ny
délais les plus brefs . Harena ao an-kibon’ny tany ny
antontan-taratasy roa mitovy,
rehefa nasiany filazana izay he -
viny.
Le Chef du Service des Mines Ny lehiben’ny sampan-draha-
délivre éventuellement l’autorisa- rahan’ny Harena ao an-kibon’ny
tion. Elle est valable pour l’année tany no hanome alalana hividy.
civile en cours et pour l’année sui- Manan-kery mandritra iny taona
vante si elle a été délivrée après le diavina iny sy ny taona manaraka
15 octobre. io fahazoan-dalana io, raha any
ankoatry ny 15 oktobra no nano-
mezana azy.

Section II Sokajy II
Utilisateurs occasionnels Ny mpitao tsindraindray

Art. 13. – Pour une autorisation And. 13. – Ny alalana omena


occasionnelle de substances ex- tsindraindray momba ny zava-
plosives et détonantes, il peut être mipoaka sy mitefoka dia azon’ny
délivré par le Chef de Province et à filoham-paritany noho ny antony
titre exceptionnel, des autoris a- manokana avela hovidiana sy
tions d’acquisition et d’utilisation de hampiasaina na ny zava-mipoaka
substances explosives et déto- sy mitefoka arak’ireto fetra sy an-
nantes, dans les limites et condi- dinindininy manaraka eto ambany,
tions ci-dessous, sans que le péti- amin’izany anefa tsy voatery han-
tionnaire soit astreint à demander gataka hanorina toeram-pano-
une autorisation d’établir un dépôt : biana ilay mpanao fangatahana :
1° La validité de l’autorisation est 1° Roa volana manomboka amin’
de deux mois à compter de la ny vaninandro andraisana azy
date de sa notification ; no mampanan-kery ny faha-
zoan-dalana ;
2° La quantité autorisée qui doit 2° Ny habetsahan’ny zavatra
être acquise en une seule fois ahazoan-dalana hovidina izay
ne peut excéder trente (30) ki- tsy maintsy atao indray mividy
logrammes d’explosifs, trois dia tsy azo atao mihoatra ny
cent (300) détonateurs, cent vanja mipoaka telopolo kilao
vingt cinq (125) mètres de cor- (30 kg), vanja mitefoka telon-
deaux détonants et trois cent jato kilao (300 kg), tady fana-
(300) mètres de mèche lente ; poahana dimy amby roapolo
amin’ny zato metatra (125 m)
ary lahiny mirehitra miadana
telonjato metatra (300m) ;
3° Le bénéficiaire doit conserver 3° Araka ny fepetra voalazan’ny
ces substances dans les condi- fitsipika manan-kery no tsy
tions prévues par la réglemen- maintsy hikajian’ny tompony
tation en vigueur ; ireo zavatra ireo ;
4° Ces substances explosives et 4° Tsy maintsy hampiasaina ao
détonantes doivent être uti- anatin’ny telopolo andro ao-
lisées dans les trente jours qui rian’ny nahazoana azy ireo za -
suivent leur acquis ition ; vatra ireo ;
5° Un compte rendu d’utilisation 5° Hisy filazana momba ny fam-
mentionnant obligatoirement piasana ireo zavatra ireo, ary
les quantités des substances koa ny habetsahan’ny zava-
explosives et détonantes non mipoaka sy mitefoka mbola tsy
utilisées, doit être adressé au nampiasaina ka alefa amin’ny
Chef de Province au plus tard filoham-paritany telo volana ao-
trois mois après la date de la rian’ny nandraisana ny faha-
notification de l’autorisation. zoan-dalana hividy azy, raha
ela indrindra.

Art. 14. – La demande d’auto- And. 14. – Ny filoham-paritany


risation d’acquisition occasionnelle no andefasana ny fangatahana
de substances explosives et déto- hahazoana mividy tsindraindray
nantes est adressée au Chef de za va-mipoaka sy mitefoka.
Province.
Elle doit préciser : Tondroina mazava tsara amin’
ny fangatahana :
1° les noms, prénoms, profes- 1° ny anarana, ny fanampin’ana-
sion, domicile et nationalité du rana, ny asa atao, ny fonenana
demandeur, s’il s’agit d’une ary ny zom-pirenena zakain’
personne physique ; raison so- ilay mpanao fangatahana raha
ciale, forme, siège social, natio- tsangan’olona no mangataka ;
nalité, dans le cas d’une per- anaran’ny sosaiety, ny kara-
sonne morale ; zany, ny foibem-pikambanana,
ny zom-pirenena zakainy, raha
fikambanana mizaka zo aman’
andraikitra ;
2° la quantité, la nature, les ca- 2° ny habetsahan’ny zava-
ractéristiques et la classification mipoaka sy mitefoka ho vidina ;
des substances explosives et ny karazany, ny toetra mam-
détonantes à acquérir ; piavaka azy, ary ny sokajy mi-
sy azy ireo ;
3° l’usage prévu de ces 3° ny antony kasaina hampias a-
substances. na ireo zavatra ireo.
Elle doit être accompagnée : Ireto avy no ampiarahina
aminy :
1° d’un extrait de la carte au 1° kopian’ny sarintany 1/50.000
1/50.000 ou 1/100.000 indi- na 1/100.000 manondro ny toe-
quant l’emplacement du lieu rana hampiasana ny vanja ;
d’utilisation ;
2° d’un croquis côté des abords 2° ambangovangon-tsaritany ahi-
du lieu d’emploi dans un rayon tana hatrany amin’ny roanjato
de 200 mètres ; metatra manodidina ilay toe-
rana hiasana ;
3° d’une consigne spéciale ré- 3° ny baiko manokana nataon’ny
digée par l’utilisateur fixant les mpampiasa ny vanja, izay
principales dispositions pré- mametra ny tokony ho karaka-
vues pour le transport, la raina indrindra momba ny fita-
conservation, l’emploi de terana sy ny fitehirizana ary ny
subs-tances explosives et déto- fampiasana ny zava-mipoaka
nantes et les déroulements des sy mitefoka ary ny fomba fan-
opérations de tir. dehan’ny fanapoahana atao.

Art. 15. – Pour les sociétés ou And. 15. – Raha misy sosaiety
organismes privés ou publics qui na sampan-draharaha tsy mian-
ont besoin de quantités plus m i - kina na miankina amin’ny fanja-
portantes de substances explo- kana mila zava-mipoaka sy mite-
sives et détonantes pour l’exé- foka betsaka kokoa mba hami-tana
cution des travaux déterminés, et asa iray efa voafaritra tsara, ary
en raison de leurs activités ou de noho ny asany na noho ny antony
circonstances spéciale, l’autori- manokana dia lehiben’ny sampan-
sation d’acquérir et d’utiliser occa- draharahan’ny Harena an-kibon’ny
sionnellement des substances tany no manome alalana hividia-
explosives et détonantes peut être nana sy hampiasana tsindraindray
délivrée par le Chef du Service ny zava-mipoaka sy mitefoka
des Mines dans les conditions araka izao fepetra manaraka izao :
suivantes :
1° La quantité ne doit pas dé- 1° Ny habetsahan’ny zava-mi-
passer deux cent (200) kilo- poaka dia tsy mihoatra ny
grammes d’explosifs, deux roanjato kilao (200kg), roa
mille (2000) détonateurs, huit arivo kilao (2.000kg) ny zava-
cent soixante quinze (875) mitefoka, dimy amby fitopolo sy
mètres de cordeaux détonantes valonjato metatra (875m) ny
et deux mille (2000) mètres de tady fanapoahana, roa arivo
mèche lente ; metatra (2.000m) ny lahiny
miadam-pirehitra ;
2° La validité de l’autorisation 2° Manan-kery mandritra ny telo
d’achat est de trois mois à volana aorian’ny nandraisana
compter de la date de sa notifi- azy ny alalana hividianana
cation ; azy ;
3° Les explosifs et les détona- 3° Tsy azo atao indray mitatitra
teurs doivent être transportés fa sarahina ny fitondrana man-
séparément sur le lieu keny amin’ny toerana ham-
d’emploi, et utilisés dans un piassana azy ny zava-mipoaka
délai de quarante huit (48) heu- sy ny zava-mitefoka, ary tsy
res à partir du moment de la maintsy ampiasaina ao anatin’
réception de ces substances ny indroa andro nahatonga-
sur le chantier, sous réserve vana teo amin’ny toeram-
que leur gardiennage soit ef- piasana ka tsy maintsy asiana
fectif, de jour et de nuit ; mpiambina azy mihitsy andro
aman’alina ;
Toutefois, la quantité totale de Nefa kosa dia azo alefa tsike-
substances explosives et déto- likely ao anatin’ny enim-polo
nantes à employer pour le tra- andro ny zava-mipoaka sy mi-
vail envisagé peut être scindée tefoka rehetra efa voavoatra
en plusieurs expéditions éche- hamitàna asa iray;
lonnées sur 60 jours ;
4° Le permissionnaire est tenu 4° Afaka dimy volana, raha ela
d’adresser au Chef du Service indrindra aorian’ny nahazoan-
des Mines, au plus tard cinq (5 dàlana dia tsy maintsy ale-
mois après la date de notifica- fan’ilay nahazo alalana any
tion, un compte rendu détaillé amin’ny lehiben’ny sampan-
d’emploi, mentionnant obliga- draharahan’ny Harena an-
toirement les quantités de sub- kibon’ny tany ny filazana hana-
stances explosives et déto- zavany amin’ny antsipiriany re-
nantes non utilisées. hetra ny nampiasana ireo
zava-mipoaka sy mitefoka ireo,
dia lazainy amin’izany koa ny
habetsahan’izay sisa mbola tsy
nampiasaina.
Art. 16. – La demande est And. 16. – Ampadalovina amin’
adressée au Chef du Service des ny filohan’ny faritany misy ny fone-
Mines, par l’intermédiaire du Chef nan’ilay mpanao fangatahana ale-
de Province du lieu de résidence fany mankamin’ny lehiben’ny sam-
du demandeur. pan-draharahan’ny Harena an-
kibon-tany.
Elle doit préciser : Izao avy no lazainy amin’izany :
1° Les noms, prénoms, profes- 1° Ny anarana, ny fanampin’ana-
sion, domicile et nationalité du rana, asa atao, fonenana sy ny
demandeur, s’il s’agit d’une zom-pirenena zakain’ilay mpa-
personne physique ; raison so- nao fangatahana raha tsangan’
ciale, forme, siège social, natio- olona no mangataka ilay izy ;
nalité, dans le cas d’une per-
sonne morale ;
2° La quantité, la nature, les 2° Ny habetsahany, ny karazany,
caractéristiques et la classifi ny toetra mampiavaka azy, ary
cation des substances explo- ny sokajy misy ny zava-
sives et détonantes a acquérir ; mipoaka sy mitefoka ho vidina ;
3° L’usage prévu de ces 3° Ny antony kasaina hampias a-
substances na ireo zavatra ireo.

Elle doit être accompagnée : Ireto avy no ampiarahina


aminy :
1° d’un extrait de la carte 1° kopian’ny saritany mirefy
1/50.000è ou 1/100.000è amin’ny 1/80.000 na 1/100.000
indiquant l’emplacement du lieu manondro ny toerana hampia-
d’utilisation ; sana azy ;
2° d’un croquis côté des abords 2° ambangovangon-tsaritany mi-
du lieu d’emploi dans un rayon sy refiny ahitana hatrany
de 500 mètres ; amin’ny dimanjato metatra ma-
nodidina ilay toerana hiasana ;
3° d’une consigne spéciale 3° ny baiko manokana nataon’ny
rédigée par l’utilisateur fixant mpampiasa ny vanja, izay ma-
les principales dispositions metra ny tokony hokarakaraina
prévues pour le transport, la indrindra momba ny fitaterana
conservation, l’emploi des sy ny fitehirizana ny zava-
substances explosives et déto- mipoaka sy mitefoka ary ny
nantes, et le déroulement des fomba fandehan’ny fanapoa-
opérations de tir. hana atao.

Art. 17. – Le Chef de Province And. 17. – Hamarinin’ny filo-


vérifie la régularité de la demande. ham-paritany ny maha-ara-dalàna
Il fait recueillir les renseignements ny fangatahana. Dia mampaka
complémentaires qu’il estime né- filazalazana hafa momba ny mpa-
cessaires. Il transmet la demande nao fangatahana heverina ho
avec son avis au Chef du Service mbola ilaina koa izy. Ary ampitainy
des Mines dans les délais les plus haingana dia haingana amin’ny
brefs. lehiben’ny sampandraharahan’ny
Harena an-kibon’ny tany, miaraka
amin’ny filazana izay heviny, ny
fangatahana.

TITRE III : FIZARANA III :


NOTIFICATION FAMPANDRENESANA
ET RETRAIT DES AGREMENTS SY FANESORANA
ET AUTORISATIONS. NY FANKATOAV ANA
SY FANOMEZAN-DALANA.

Art. 18. – Notification des agré- And. 18. – Didiana ny fampan-


ments et autorisations prévus au drenesana ny fankatoa-vana sy
présent décret est faite par l’auto- ny fanomezan-dalana voalazan’ity
rité qui les a délivrés : didim-panjakana ity dia izay ma-
nam-pahefana manome azy ihany
no manao azy :
- au permissionnaire ; - amin’izay mahazo alalana ;
- au Chef de Province, au pré- - amin’ny filoham-paritany, ny
fet, au Sous-Préfet intéressés ; lehiben’ny vakim-pileovana
voakasik’izany ;
- au service des douanes dans - amin’ny lehiben’ny seranana
le cas d’importation ou raha misy entana aidina na
d’exporta-tion ; aondrana ;
- au Chef du Service des Mines ; - amin’ny lehiben’ny sampan-
draharahan’ny harena an-
kibon’ny tany ;
- au Chef de la subdivision mi- - amin’ny lehiben’ny sokajin-
nière intéressé. draharaham-paritany momba
ny harena an-kibon’ny tany
voakasik’izany.

Art. 19. – Les agréments ou And. 19. – Ny fankatoavana na


autorisations peuvent être retirés ny fanomezan-dalana dia azon’
après mise en demeure par les izay manampahefana manome azy
autorités qui les font délivrer au esorina amin’ny tompony rehefa
cas où les permissionnaires ne se nofeperany noho ny tsy fanara-
soumettent pas aux prescriptions hany ny lalàna manan-kery, nefa
de la réglementation en vigueur. nitohizany.
TITRE IV : FIZARANA IV :
SUBSTANCES EXPLOSIVES ET NY ZAVA-MIPOAKA SY
DETONANTES NON UTILISEES. MITEFOKA TSY NAMPIASAINA.

Art. 20. – Le bénéficiaire d’une And. 20. – Izay olona nahazo


autorisation d’acquisition de subs- alàlana hividy zava-mipoaka sy
tances explosives et détonantes, mitefoka, nefa manana ambiny
qui se trouve en possession de amin’ireo zavatra ireo izay tsy
substances explosives et déto- ilaina intsony, dia tsy maintsy mi-
nantes dont il n’a pas l’emploi, doit varotra izany amin’izany olona na-
obligatoirement les céder à un ac- hazo alàlana ka ny tokony ho izy.
quéreur régulièrement autorisé.
L’autorisation de cession est Ny fahazoan-dàlana hivarotra
accordée sur demande du déten- dia angatahin’izay olona mitàna ny
teur, par l’autorité administrative vanja amin’ny manampahefana
qui a délivré l’autorisation d’acqui- manome azy ny fahazoan-dàlana
sition. hividy.
Si l’intéressé ne trouve pas Raha tsy mahita mpividy izy dia
d’acquéreur, il doit remettre ces tsy maintsy ateriny any amin’ny
substances au services des mines sampan-draharahan’ny harena an-
sans pouvoir prétendre à indem- kibon’ny tany ireo zavatra ireo,
nité. nefa tsy misy onitra azony takina
amin’izany.

Art. 21. – Les prescriptions de And. 21. – Izay voalazan’ny


l’article 20 sont applicables en cas andininy faha-20 no ampiharina
de retrait d’un agrément ou d’une raha sendra misy fanesorana ny
autorisation. fankatoavana ny fahazoan-dalana.

TITRE V : FIZARANA V :
CONTROLE DE L’ETAT. ANDRY MASO
ATAON’NY FANJAKANA.

Art. 22. – Les titulaires des And. 22. – Izay nakatoavina sy


agréments et autorisations prévus nomen-dalana voalazan’ity didim-
par le présent décret sont soumis panjakana ity dia hataon’ny Fanja-
au contrôle de l’Etat dans les kana andry maso arak’izao fepetra
conditions ci-après. manaraka izao.

Art. 23. – Ce contrôle porte And. 23. – Izao avy no hanao-


notamment sur : vana andry maso :
- La validité des autorisations ; - Ny fotoana nampanan-kery ny
fahazoan-dalana ;
- La régularité de la tenue de la - Ny maha-ara-dalana ny fita-
comptabilité et des écritures ; nana kaonty sy ny boky
rehetra;
- Les conditions de conserva- - Ny fomba fikajiana sy nano-
tion et de stockage, biana azy ;
- La conformité des caractéris- - Ny fitovizan’ny toetra ananan’
tiques des substances explo- ny zava-mipoaka sy mitefoka
sives et détonantes importées, nohafarana na aondrana, na
exportées ou acquises, avec novidina amin’izay voa-tondro
celles mentionnées sur l’auto- ao amin’ny fahazoan-dalana ;
risation
- Les mesures prises pour as- - Ny fitandremana atao hisoro-
surer la protection contre le vol, hana mba hiarovana ny halatra,
l’incendie et les intempéries ; ny haitrano ary ny fivadiba-
dihan’ny toetr’andro ;
- Les livraisons - Ny famoahana azy.

Art. 24. – L’importateur, And. 24. – Ny mpanafatra za-


l’ex-portateur, le commerçant et les va-mipoaka, ny mpanondrana, ny
utilisateurs doivent : mpivarotra ary ny mpampiasa azy
dia tsy maintsy :
1° tenir un cahier 1° mitana boky anoratana ny za -
d’enregistrement de réceptions, vatra hafarana, ny zavatra
expéditions, aondrana ary ny zavatra
livraison ou utilis ation ; avoaka na ampiasaina ;
2° mandefa amin’ny sampan-
2° adresser au Service des Mi- draharahan’ny harena an-
nes l’état mensuel de mouve- kibon’ny tany, ny toetoetry ny
ment de stock ou un compte mivoaka sy miditra isam-bolana
rendu d’utilisation ; amin’ny zavatra mitoby sy
milazalaza ny fampiasana azy ;
3° manaiky ny fanadihadiana
3° se soumettre aux investiga- ilaina amin’ny fanaovana andry
tions nécessaires à l’exécution maso, izay azo asiana fandini-
du contrôle qui peut comporter hina ny toerana ny fanisana ny
l’examen des lieux, le recen- zava-mipoaka sy mitefoka ary
sement des substances explo- ny fanamarinana ny karazan-
sives et détonantes et la vérifi- kaonty rehetra ;
cation des comptabilités de
toute nature; 4° manome am-bava na an-
4° fournir les renseignements tsoratra ny filazalazana rehetra
verbaux ou écrits qui leur sont ilain’ny mpandraharaha mpa-
demandés par les agents de nao andry maso izay voatondro
contrôles visés à l’article 27 ci- eto amin’ity andininy faha-27
après manaraka eto ity.

Art. 25. – Obligation est faite And. 25. – Voadidy hanao


au vendeur de substances explos i- « TARATASY FANAMARINANA
ves et détonantes d’établir « UN NY FIVAROTANA ZAVAMIPOAKA
CERTIFICAT DE VENTE D’EX- NY MPIVAROTRA ZAVA-
PLOSIFS ». MIPOAKA SY MITEFOKA ».
Art. 26. – En cas de péril Art. 26. – Raha sendra misy
imminent reconnu par l’un des loza mananontanona hitan’ny iray
agents visés à l’article 27 de la amin’ireo mpandraharaha voa-
présente réglementation, celui-ci tondro eo amin’ny andininy faha-27
en rend compte immédiatement au amin’ity fitsipika ity, dia tsy maintsy
Sous-Préfet qui prend les mesures mampandre eo no ho eo ny
de sécurité indispensable. lehiben’ny vakim-pileovana izy
mba hanaovany fepetra rehetra
ilaina hisorohana ny loza.

TITRE VI : FIZARANA VI :
CONSTATATION FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.

Art. 27. – Les infractions à la And. 27. – Ny fikarohana sy ny


présente réglementation sont re- fizahana fototra ny fandikana ity
cherchées et constatées par les fitsipika ity dia sahanin’ny mpian-
officiers et agents de police judi- draikitra sy ny mpitandro ny fikaro-
ciaire, les agents commissionnés hana ny fandikan-dalàna, ny
des douanes et par les fonction- mpandraharahan’ny seranana, ary
naires et agents de Service des ireto mpiasam-panjakana ao amin’
Mines ci-après : ny sampan-draharahan’ny Harena
an-kibon’ny tany ireto :
- ingénieurs du Service des - ny Ingénieurs ao amin’ny
Mines, sampandraharahan’ny Harena
an-kibon’ny tany,
- Chef des subdivisions - ny lehiben’ny fizaram-
minières ; tsampan-draharahan’ny Hare-
na an-kibon’ny tany,
- adjoints techniques du Service - ny adjoints techniques amin’ny
des Mines. sampan-draharahan’ny Harena
ao an-kibon’ny tany.

Art. 28. – Les procès-verbaux And. 28. – Ny matoan’ny fita-


rédigés par ces fonctionnaires ou nana an-tsoratra ny fandikan-
militaires sont transmis en ori- dalana izay alahatr’ireo mpiasam-
ginaux au Magistrat du ministère panjakana na ny miaramila dia
public territorialement compétent alefany amin’ny mpitsara mpam-
qui exerce éventuellement les panoa eo an-toerana izay hanao
poursuites. ny fitoriana raha ilaina.
Copies des procès-verbaux Ankoatra izany, ny kopian’ny
sont, en outre, transmises à l’Etat- fitanana an-tsoratra dia ampitainy
Major de la Défense nationale et amin’ny foiben’ny Fiarovam-pire-
des Forces Armées, au Ministère nena sy ny Foloalindahy sy amin’
de l’Intérieur. ny minisiteran’ny Harena an-
kibon’ny tany, ary ny minisiteran’ny
Atitany.

Art. 29. – Le Ministre de And. 29. – Ny Minisitry ny Toe-


l’Economie et des Finances, le karena sy ny Fitantanam-bola, ny
Ministre de l’Intérieur, le Ministre Minisitry ny Atitany, ny Minisitry ny
de la Défense nationale et des Fitsarana, ny Minisitry ny Fia-
Forces Armées, le Ministre de la rovam-pirenena sy ny Foloalin-
Justice, sont chargés chacun en ce dahy no miandraikitra, araka izay
qui le concerne, de l’exécution du tandrify azy avy, ny fanatantera-
présent décret qui sera publié au hana ity didim-panjakana ity, izay
Journal officiel de la République. havoaka amin’ny Gazetim-pan-
jakan’ny Repoblika.
II.4. DECRET N° 73-077 II.4. DIDIM-PANJAKANA N° 73-077
DU 30 MARS 1973 tamin’ny 30 martsa 1973
portant réglementation de mametra ny fitsipika
l’emballage, du transport et momba ny famonosana ny
de la manutention de subs- zava-mipoaka sy mitefoka,
tances explosives et déto- ny fitaterana ary ny famadi-
nantes (J.O. n° 908 du 5.5.73, badihana azy (Idem)
p. 1099)

TITRE PREMIER : FIZARANA VOALOHANY :


DISPOSITIONS GENERALES. FEPETRA ANKAPOBE.

Article premier. – A l’excep- Andininy voalohany. – Afa-tsy


tion des déplacements à ny famindrana azy eo ampototry ny
proximité immédiate des chan- toeram-piasana na ny toerana
tiers ou lieu d’emploi, tout hampiasana ny zava-mipoaka na
transport à l’intérieur du terri- mitefoka, dia tsy maintsy anaovana
toire, de substances explosives filazana mialoha ary fonosina
et détonantes, doit faire l’objet araka ny fepetra voatondron’ny di-
d’une déclaration préalable du dim-pitondrana hataon’ny Minisitra
transport et sous emballage mia-didy ny Harena an-kibon’ny
dans les conditions prévues par tany rahefa atao ny fitaterana azy
l’arrêté du Ministre chargé des ireny eto anivon’ny Nosy.
Mines.

Art. 2. – La déclaration de And. 2. – Atao kopia dimy ny


transport, établie en cinq exem- filazana momba ny fitaterana, ary
plaires doit préciser : tondroina amin’izany ny :
- les noms, ou raisons so- - anaran’ny tena na anaran’ny
ciales et adresses de sosaiety sy ny fanondroana ny
l’expéditeur, du transporteur et toeran’ny mpandefa, ny an’ny
du destinataire ; mpitatitra ary ny an’ny hande-
fasana azy ;
- la référence de - marika manondro ny faha-
l’autorisation de l’acquisition ; zoan-dalàna hividy;
- les quantités et natures - ny habetsahany sy karazan’ny
des substances explosives zavatra taterina ;
transportées ;
- le lieu du dépôt destiné à - ny toeram-panobiana natao
recevoir ces substances hivatanan’ireo zavatra ireo ;
- le ou les modes de trans- - ny fomba fitaterana ;
ports ;
- l’itinéraire et les lieux - ny làlan-kizorana sy ny toera-
d’étapes prévus ; na kasaina hiantohana ;
- les mesures de sécurité - ny fitandremana kasaina his o-
prévues contre l’explosion, le rohana ny fipoahana, ny ha-
vol, l’incendie et les intempé- latra, ny hai-trano ary ny fio-
ries vaovan’ny toetr’andro.

Art. 3. – La déclaration de And. 3. – Ny filazana momba


transport doit être signée par ny fitaterana dia soniavin’ny
l’expéditeur puis visée par le Chef mpandefa, ary hamarinin’ny lehi-
du Bureau de Défense du domicile ben’ny biraon’ny fiarovana ao
de l’expéditeur ou du lieu de départ amin’izay misy ny fonenan’ny
des marchandises : mpandefa na ny ao amin’ny toe-
rana ialan’ny entana.
Le transporteur vérifie et certifie Tsaraina sy hamarinin’ny mpi-
la conformité du chargement tatitra ny fitovizan’ny entana ho
des marchandises énoncées entiny amin’izay voasoratra ao
sur la déclaration de transport amin’ny filazana momba ny fitate-
et contre- signe les cinq exem- rana, dia soniaviny ny kopia dimy.
plaires. Raha ohatra ka misy fanovana
Dans le cas où le transport fiara eny am-pitanterana eny , dia
comporte des transbordements, la manan-kery hatrany ny filazana
déclaration est valable avec la momba ny fitaterana rehefa am-
contre signature du premier trans- pian’ny sonian’ilay mpitatitra voa-
porteur jusqu’au lieu de desti- lohany, kanefa dia tsy maintsy ton-
nation, à condition qu’il soit fait droina amin’izany filazana izany ny
mention sur cette déclaration des fiovaovana fiara tat aoriana, ary ny
différents transbordements, et que entana dia ampiarahina mandraka-
les marchandises soient constam- riva amin’ny kopia iray amin’ ireo
ment accompagnées par un exem- filazana momba ny fitaterana izay
plaire de cette déclaration, contre- tovonana ny sonian’ireo mpitatitra
signé par tous les transporteurs nifandimbidimby.
successifs.
Dans les cas de transport par Raha manaraka arabe ny fitate-
voie routière, l’exemplaire rana dia asaina soniavin’ny zanda-
accompagnant les marchandises rimaria eo amin’ny toerana ialana
doit être présenté pour visa, à la ny taratasy miaraka amin’ny enta-
Brigade de Gendarmerie du lieu de na.Tsy misy hatak’andro ny fanao-
départ. Ce visa est accordé sans vana izany fanamarinana izany
délai et mentionne les jours et sady marihiny ao ny andro sy ny
heures du départ. ora nialana teo.

Art. 4. – Les cinq exemplaires And. 4. – Toy izao avy no ale-


de déclaration de transport han’ireo filazana momba ny fitate-
reçoivent les destinations rana dimy sosona ireo :
suivantes :
- un exemplaire est conservé par - tehirizin’ny mpandefa mba ha-
l’expéditeur à l’appui de sa namarinany ny fitanan-kaontiny
comptabilité ; ny sosony iray ;
- un exemplaire accompagne les - alefa miaraka amin’ny entana ny
marchandises, il est ensuite sosony iray dia mipetraka
remis aux destinataires ; amin’ilay andefasana azy avy
eo ;
- trois exemplaires sont laissés - ny sosony telo ajanona ao
au bureau de la Défense du amin’ny biraon’ny Fiarovana misy
lieu d’expédition. Ce bureau en ny toerana ialan’ny en-
conserve un pour ses archives tana. Dia tehirizin’io birao io ao
et transmet en un exemplaire amin’ny fitanan-tsoratrela ny so-
au bureau provincial de sony iray alefany any amin’ ny bi-
Défense du lieu de destination raom-paritra momba ny fiarovana
et au Service des Mines. izay hivantanan’ny entana ny so-
sony iray, ary any amin’ny sam-
pan-draharahan’ ny Harena ao
an-kibon’ny tany ny sosona iray.

Art. 5. – Les véhicules ou And. 5. – Ny fiara na zavatra


autres moyens de transport ser- hafa anaovana ny fitaterana, izay
vant de dépôts mobiles ne sont manjary toeram-panobiana afaka
pas assujettis aux prescriptions mifindrafindra dia tsy mba iha-
ci-dessus et doivent se conformer ran’ireo fepetra eo ambony ireo, fa
aux règles particulières les misy kosa fepetra manokana izay
concernant. tsy maintsy toavin’izy ireo momba
izany.

Art. 6. – Tout transport est ef- And. 6. – Ny fitaterana rehetra


fectué sous la responsabilité du dia andraikitry ny mpitatitra.
transporteur.
Toute expédition doit être Ny fandefasana entana dia tsy
l’objet d’un gardiennage ou d’un maintsy asiana mpiambina sy ara-
convoyage constant. hin’olona mandrakariva.
En cas d’accident, d’incendie, Raha misy voina mihatra, na fi-
de vol, de perte ou de disparition rehetana, na halatra, na fahavere-
survenus au cours d’un transport zana, na fanjavonan’ny zava-
de substances explosives et déto- mipoaka sy mitefoka eny am-
nantes, le gardien ou le convoyeur pitaterana, dia tsy maintsy mam-
doit aviser immédiatement le ser- pandre eo no ho eo ny sampan-
vice de police ou la brigade de draharaha mpitandro ny filaminana
gendarmerie compétents. Dans les na ny zandarimaria ny mpiambina
quarante huit heures, le transpor- na ny mpanaraka ny entana. Ary
teur est tenu d’en rendre compte ny mpitatitra, ao anatin’ny valo
aux autorités locales, au Chef de amby efapolo ora, dia tsy maintsy
Province et au Chef du Service mampandre ny manampahefana
des Mines. eo an-toerana, sy ny filoham-
paritany ary ny lehiben’ny sampan-
draharahan’ny Harena ao an-
kibon’ ny tany.

Art. 7. – Les wagons, véhi- And. 7. – Ny kalesy, na ny


cules, cales ou soutes où sont fiara, na ny ambany rihan-tsambo,
transportés des colis de dynamite na ny magazay amin’ny lakalin-
ou d’autres explosifs à base de ni- tsambo izay itaterana fonosana
troglycérine ne doivent contenir dynamites na zava-mipoaka hafa
aucune marchandise explosive vita tamin’ny nitroglycérine dia tsy
d’une autre nature ou facilement azo asiana zavatra hafa mety mi-
inflammable, à l’exception de la poaka na mora mirehitra, afa-tsy
réserve de sécurité destinée au izay efa voaomana hatao fiandry
véhicule lui-même. ho an’ny fiara ihany.
En aucun cas, des caisses de Na manao ahoana na manao
détonateurs ne peuvent être ahoana dia tsy azo atao iray toe-
placées dans la même cale ou rana ao ambany rihan-tsambo ao
soute ou même wagon ou le même na lakaly na kalesy, na fiara ny ke-
véhicule que des caisses sika misy zava-mipoaka sy ny ke-
d’explosifs. sika misy zava-mitefoka.
Il est interdit d’ouvrir dans un Tsy azo sokafana ao anaty
véhicule, wagon, cale ou soute un fiara, na kalesy, na ao ambany
récipient contenant une substance rihan-tsambo ny fitehirizan-java-
explosive. mipoaka.
Les opérations de chargement, Ny famatraran’entana, na ny
de déchargement et de transbor- fampidinana azy, na ny fanovana
dement sur une voie publique lors- fiara raha manaraka ny arabe ny
qu’il s’agit de transport routier ou fitaterana, na eo an-tseranana
un port lorsqu’il s’agit de transport raha atao an-dranomasina na an-
maritime ou par voie d’eau et, dans drenirano, ary mandrakariva raha
tous les cas, lorsqu’il s’agit de atao an-dàlamby, dia tsy azo atao
transport par voie ferrée, ne pour- raha tsy efa nahazo alàlana mi-
ront être effectuées que sur autori- hitsy tamin’ny manam-pahefana
sation expresse de l’autorité ou de miandraikitra ny fisorohana ny loza
l’agent responsable de la sécurité (lehiben’ny fitondram-panjakana eo
(Chef de l’administration locale, an-toerana, ben’ny tanàna, talen’
maire, directeur du port, Chef du ny seranana, lehiben’ny fifamoivoi-
service local de la navigation flu- zana an-drenirano eo an-toerana,
viale ou Chef des Gares, suivant le na lehiben’ny fijanonan’ ny kalesin-
cas) en suivant des consignes dàlamby, arakaraka ny fandehan-
spéciales prescrites par celui-ci javatra) ary arahina ny fandidiana
indépendamment des prescriptions manokana ataon’io manam-pahe-
prévues par la réglementation en fana io, ankaotry ny fepetra voala-
vigueur. zan’ny lalàna velona.
Dans le cas où les opérations Tsy maintsy alefa tsirairay ny
de chargement ou de déchar- fanondranana na ny fampidinana
gement intéressaient plusieurs ny entana raha sendra maromaro
véhicules, wagons, embarca- ny fiara na ny kalesy na ny lakan-
tions ou bateaux, ceux-ci se- drafitra na ny sambo ampiasaina
ront chargés ou déchargés un amin’izany.
à un. Ny fibatabatana ny entana
Les manutentions pour le char- aondrana na aidina na afindra
gement, le déchargement ou le amin’ny fiara hafa, dia amin’ny
transbordement sont effectués atoandro ihany no anaovana azy
de jour et avec précaution. Les amim-pitandremana. Mba tsy hisy
récipients doivent être chargés hifandona na hiantonta dia atao
ou tsirairay ny fanondranana na ny
déchargés individuellement et fanalana ny fitehirizana misy azy.
avec toutes les précautions né- Raha ny tena izy dia voaràra ny
cessaires pour éviter les chocs fibatabatana amin’ny alina. Nefa
et les chutes. raha sendra tsy maintsy hatao
Les manutentions de nuit sont, izany noho ny antony manokana
en principe, interdites. Au cas dia ny fitsilovana amin’ny jiro he-
où elles seraient exceptionnel- rim-baratra ihany no azo ampia-
lement autorisées, l’éclairage saina.
électrique doit être seul utilisé.

Sur le territoire de sa Azon’ireo manam-pahefana na


circonscription, l’autorité ou l’agent ireo mpandraharaha voalazan’ny
responsable visé au 4è alinéa ci- andàlana faha-4 eo ambony ireo
dessus peut interdire le charge- raràna tsy hanondrana na hampi-
ment ou le déchargement des ditra zava-mipoaka na mitefoka ao
substances explosives ou déto- anatin’ny faritany iadidiany raha
nantes dont les emballages appa- hitany fa ratsy fonosana na tsy
raissent en mauvais état ou ne mifanaraka amin’ny fepetra voa-
satisferont pas aux prescriptions lazan’ny didim-panjakana ity sy ny
du présent décret et de la régle- lalàna velona.
mentation en vigueur.

TITRE II : FIZARANA II :
TRANSPORT FITATERANA MANARAKA
PAR VOIE ROUTIERE. NY ARABE.

Art. 8. – Le transport des And. 8. – Raha taterina


substances explosives ou déto- manaraka ny arabe ny zava-
nantes par voie routière est soumis mipoaka na mitefoka dia voafehin’
aux prescriptions spéciales sui- izao fepetra manokana eto izao :
vantes :
- le véhicule ne doit pas - tsy mahazo mihataka mihitsy
s’écarter de l’itinéraire indiqué ny làlana efa voatondro ao
sur la déclaration, sauf cas de amin’ny filazana ny fitaterana
force majeure dûment justifié ; ny fiara raha tsy noho ny anto-
ny lehibe tsy azo anoharana
sady voaporofo tsara ;
- il est interdit de fumer ou - raràna ny mifoka sigara na
de faire du feu dans ou à mandrehitra afo ao anatiny na
proximité immédiate d’un véhi- eny ivelany akaiky ny fiara mi-
cule transportant des substan- tatitra zava-mipoaka.
ces explosives ;
- tout véhicule transportant - izany fiara mitatitra zava-
ou remorquant des substances mipoaka na mitarika kalesy mi-
explosives et détonantes doit sy azy izany dia tsy maintsy
être muni de deux extincteurs asiana famonoana afo ananki-
d’incendie agréés et en bon roa efa nankatoavina sady afa-
état de fonctionnement dont un ka miasa, ka mba mamorivory
au moins à mousse; ahay ny anankiray amin’izany ;
- les colis des matières ex- - tsy azo ampiarahina amin’ny
plo- fiara iray, ny fonosan’entana
sives ou détonantes ne doivent misy zava-mipoaka na mitefoka
pas être chargés sur des véhi- sy ny mpandeha ;
cules transportant des voya-
geurs ; - raha misy fiara maromaro
- lorsque plusieurs véhicules mitanjozotra dia tsy maintsy
forment un convoi, celui-ci doit asiana filohany iray hitarika ny
être dirigé par un Chef de dia.
convoi, Tsy tohinina ny famerana an-
Sans préjudice des limitations kapobe ny hafangainam-pande-
générales de vitesse résultant des han’ny fiara araka ny lalàna
réglementations en vigueur, la velona, nefa tsy maintsy kendrena
vitesse des voitures et des convois araka ny toetran’ny làlana koa ny
doit être réglée d’après l’état de hafaingainan’ny fiara rehetra mba
route, de façon à éviter les chocs hisorohana ny fitontonana mafy
trop violents. Cette vitesse ne loatra ; ary tsy mahazo mihoatra
pourra dépasser 15 kilomètres à 15 kilaometatra isan’ora ny hafain-
l’heure dans la traversée des ag- ganam-pandehan’ny fiara raha
glomérations. mamaky tanàna.
La durée de stationnement doit Hafohezina arak’izay azo atao
être réduite au maximum. ny fahaelan’ny fijanonana;
Les stationnements à moins de Raràna ny mijanona latsaka ny
50 mètres d’une ligne de transport 50 metatra amin’ny toerana lalo-
d’énergie électrique à haute ten- van’ny tariby mitondra herim-
sion sont interdits. baratra mahery vaika.
La distance à respecter entre Raha mitanjozotra ny fiara
deux véhicules d’un convoi mitatitra zava-mipoaka, ny elane-
d’explosifs sera d’au moins de 50 lan’ny aloha sy ny aoriana dia tsy
mètres en marche et 25 mètres au maintsy tandremana ho 50 metatra
stationnement. eny am-pandehanana, ary 25 me-
tatra eo am-pijanonana.
Sauf autorisation délivrée par le Raràna mihitsy ny mampiakatra
Maire, sont interdits le chargement na mampidina zava-mipoaka amin’
ou le déchargement d’explosifs ny fiara, na mampijanona ny an-
ainsi que le stationnement d’un dian’ny fiara mitondra zava-mi-
convoi dans une agglomération. poaka ao anaty tanàna, raha tsy
efa nahazo alàlana avy amin’ny
ben’ny tanàna.
En cas de stationnement pro- Raha maharitra ela ny fijanona-
longé, imposé par une raison de na noho ny antony tsy azo anoha-
force majeure le transporteur se rana, dia tsy maintsy mankato ny
conformera aux consignes qui lui baiko izay omen’ny manam-pahe-
seront prescrites par l’autorité. fana eo an-toerana ny mpitatitra.

TITRE III : FIZARANA III :


TRANSPORT PAR VOIE FERREE. FITATERANA AN-DALAMBY.

Art. 9. – Chaque expédition And. 9. – Izay fiaran-dàlamby


des substances explosives ou mandeha voalohany indrindra sady
détonantes, doit être faite par efa voaomana hamatrarana ireo
le plus proche train susceptible karazan’entana ireo no tsy maintsy
de recevoir cette nature de handefasana ny zava-mipoaka na
chargement. mitefoka.
Les substances explosives ou Raha vao tonga ao amin’ny
détonantes doivent être enlevées à gara handefasana azy ny zava-
la gare destinataire sans le moin- mipoaka na mitefoka dia tsy
dre délai et au plus tard, dans les main- tsy esorina haingana dia
24 heures. haingana, na ao anatin’ny 24 ora
raha ela indrindra.
Passé ce délai, le Réseau Na- Raha dila io fetra io dia azon’ny
tional des Chemins de Fer est au- sampan-draharahan’ny làlambim-
torisé à faire l’enlèvement aux pirenena ampanesorina ny entana,
frais, risques et périls du destina- ary ny sarany sy ny andraikitra
taire. rehetra dia adidin’ilay andefasana
azy.
Les colis et wagons à remettre Ny entana sy ny kalesy tsy
sur embrauchement particulier maintsy atokan-toerana dia alefa
sont livrés de jour à la première amin’ny atoandro raha vao misy
desserte qui suivra l’arrivée des fiaingana aorian’ny fahatongavan’
wagons ou par desserte spéciale à ny kalesy, na hanokanan-dia anan-
une heure convenue avec les des- kiray mihitsy amin’ny ora efa
tinataires si cette desserte doit hifanarahana amin’izay handray ny
éviter le stationnement des colis ou entana, raha toa izany fiaingana
des wagons en gare pendant la izany no tsy hampijanona ny enta-
nuit. na na ny kalesy amin’ny alina eo
amin’ny gara .
Si les colis de substances ex- Raha lavin’ilay andefasana azy
plosives ou détonantes ne sont ny entana misy zava-mipoaka
pas acceptés par le destinataire, ils na mitefoka, dia averina amin’ny
seront retournés à l’expéditeur, qui mpandefa azy, ka izy io kosa
sera tenu d’en prendre livraison indray no tsy maintsy mandray
aussitôt et de payer les frais pour haingana ny entana sady mandoa
le retour. ny saran-dàlana namerenana azy.
Les conditions techniques de Ny kojakojany ara-teknika
transport de substances explosives momba ny fitaterana zava-mipoaka
ou détonantes par chemin de fer na mitefoka amin’ny fiaran-
sont soumises aux prescriptions dàlamby dia voafehin’ny fepetra
prévues par arrêté. tondroin’ny didim-pitondrana.

TITRE IV : FIZARANA VI :
TRANSPORT PAR VOIES FITATERANA AN-DRANO-
MARITIMES OU FLUVIALES MASINA NA AN-DRENIRANO
ET MANUTENTIONS SY NY FIBATANA
DANS LES PORTS. EO AN-TSERANANA.

Art. 10. – Les transports de And. 10. – Ny fitaterana an-


substances explosives et déto- dranomasina na an-drenirano ny
nantes par voies maritimes ou flu- zava-mipoaka na mitefoka, sy ny
viales, les manutentions corres- fibatabatana azy eo am-pitante-
pondantes à ces transports et les rana sy eo an-tseranana, dia fehe-
manutentions dans les ports sont, zin’ny fepetra voatondron’ny didim-
indépendamment des règles géné- pitondrana sy ny fitsipika ankapo-
rales énoncées plus haut et sans beny voalaza ery ambony, ary tsy
préjudice des règlements spéciaux tohinina ny fitsipika manokana ma-
en vigueur, soumis aux prescrip- nan-kery momba izany.
tions prévues par arrêté.

TITRE V : FIZARANA V :
TRANSPORT PAR VOIE AERIEN. FITATERANA AN’ABAKABAKA.

Art. 11. – Le transport des And. 11. – Afa-tsy raha naha-


substances explosives par voie zoan-dàlana mihitsy tamin’ny Mini-
aérienne est interdit, sauf autoris a- sitra miadidy ny fitaterana, izay
tion expresse accordée par le hanao ny fepetra manokana mom-
Ministre chargé des Transports qui ba ny fitandremana sy ny fara-
fixera dans ce cas, les mesures fahabetsahan’ny zavatra azo enti-
spéciales de sécurité à prendre et na amin’izay dia raràna ny mitatitra
la quantité maximale à transporter. an’abakabaka ny zava-mipoaka na
mitefoka.

TITRE VI : FIZARANA VI :
REMARQUE SUR FAMPITANDREMANA
LE TRANSPORT AU MOYEN MOMBA NY FITATERANA
POUR VEHICULE BOUTE FEU. AMIN’NY FIARA ANTSOINA
HOE « VEHICULE BOUTE FEU ».

Art. 12. – Par dérogation aux And. 12. – Omen-dàlana tsy


dispositions de l’article 7, ci-dessus hampiharina ny voalazan’ny andi-
le transport simultané des explo- niny faha-7 ery ambony, ka azo
sifs, des détonateurs et d’autres atao indray mitatitra amin’ny fiara
artifices de mise à feu, depuis les entin-tena atao hoe véhicule boute
dépôts mobiles jusqu’au chantier feu ny zava-mipoaka sy ny zava-
d’utilisation, peut se faire au mitefoka ary ny karazan’afomanga
moyen d’un véhicule automoteur fandrehetana, hatreo amin’ny toe-
dit « véhicule boutefeu » sous les ram-panobiana afaka mifindra-
conditions prévues par arrêté. findra, ka hatramin’ny toerana hia-
sana, rehefa manaraka tsara ny
fepetra voalazan’ny didim-piton-
drana.

Art. 13. – 1° La manipulation And. 13. – 1° Ny fampiasana


des explosifs, des détonateurs et ny zava-mipoaka sy mitefoka ary
des artifices de tir ne doit être ny afomanga fandrehetana dia ny
confiée qu’à des personnes expé- olona efa za-draharaha ihany no
rimentées, nommément désignées ampiandraiketana azy, dia izay
par l’exploitant. Une consigne pré- efa notendren’ny mpampiasa.
cisant les mesures à prendre pour Ny baiko manazava ny fomba
la mise en oeuvre des explosifs fampiasa ny zava-mipoaka dia
sera portée à la connaissance de ampahafantarina ny mpiasa rehe-
tout le personnel intéressé et tra izay voakasin’izany sady atao
affiché à l’intérieur du véhicule peta-drindrina ao anatin’ny fiara
boute feu. boute feu.
2° Un agent responsable doit 2° Ny mpandraharaha tompon’
tenir un registre d’entrées et des andraikitra dia tokony hitana
sorties pour le véhicule boute feu, boky hanamariany ny miditra sy
éventuellement, sa remorque, indi- mivoaka amin’ny fiara boute feu na
quant les natures et quantités des amin’ilay kalesy tarihiny raha misy
substances explosives introduites izany, sady milaza ny karazana sy
ou extraites avec les dates et lieux ny habetsahan’ny zava-mipoaka
de réception ou de consommation. naiditra na nesorina tao, sy ny
vaninandro ary ny toerana nan-
draisana na nampiasana azy.
3° A la fin de chaque journée 3° Isaky ny fotoana hitsaha-
de travail, les explosifs, les déto- ran’ny asa, dia averina amin’ny
nateurs et artifices de tir non utili- toerany tsirairay avy ny zava-
sés doivent être réintégrés dans mipoaka sy mitefoka, ary ny afo-
les dépôts respectifs. manga fandrehetana, izay tsy
nampiasaina.

TITRE VII : FIZARANA VII :


CONSTATATION FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.

Art. 14. – Les infractions à la And. 14. – Ny fikarohana sy


présente réglementation sont fizahana fototra ny fandikana ity
recherchées et constatées par les didy ity dia ataon’ny mpiandraikitra
officiers et agents de police judi- sy ny mpandraharahan’ny fitsarana
ciaire, les agents commissionnés momba ny fikarohana ny fandikan-
des douanes et par les fonction- dalàna, ny mpiasan’ny seranana,
naires et agents du Service des ary ireto mpiasam-panjakana
Mines ci-après : ao amin’ny sampan-draharahan’ny
Harena ao an-kibon’ny tany ireto :
- ingénieurs du Service des - ny ingénieurs amin’ny sam-
Mines ; pan-draharahan’ny Harena ao
an-kibon’ny tany ;
- Chefs des subdivisions - ny Lehiben’ny sokajin-draha-
minières ; raham-paritany momba ny Ha-
rena ao an-kibon’ny tany ;
- adjoints techniques du - ny adjoints techniques ao
Service des Mines amin’ny sampan-draharahan’
ny Harena ao an-kibon’ny tany.

Art. 15. – Les procès-verbaux And. 15. – Ny matoan’ny fita-


rédigés par ces fonctionnaires ou nana an-tsoratra ny fandikan-
militaires sont transmis en ori- dalàna nalahatr’ireo mpiasam-
ginaux au Magistrat du ministère panjakana na miaramila ireo dia
public territorialement compétent ampitainy amin’ny mpandrahara-
qui exercera éventuellement les han’ny fitsarana eo an-toerana,
poursuites. izay hanao ny fitoriana raha ilaina.
Copie des procès-verbaux sont Ankoatr’izany ny kopian’izany
en outre transmis à l’Etat Major de fitanana an-tsoratra izany dia ale-
la Défense Nationale et des Forces fany any amin’y foiben’ny Fiaro-
Armées ; au Ministère des Mines, vam-pirenena sy ny Foloalindahy,
et au Ministère de l’Intérieur. amin’ny minisiteran’ny Harena ao
an-kibon’ny tany ary ny Minisi-
teran’ny Atitany.

ART. 16. – Le Ministre de And. 16. – Ny Minisitry ny


l’Economie et des Finances, le Mi- Toekarena sy ny Fitantanam-bola,
nistre de l’Intérieur, le Ministre de ny Minisitry ny Atitany, ny Minisitry
la Défense Nationale et des Forces ny Fitsarana, ny Minisitry ny Fiaro-
Armées, le Ministre de la Justice, vam-pirenena sy ny Foloalindahy,
le Ministre de l’Aménagement du ny Minisitry ny Fanajariana ny
territoire, sont chargés, chacun en tany, no miandraikitra, araka izay
ce qui le concerne, de l’exécution tandrify azy avy, ny fanatanteraha-
du présent décret qui sera publié na ity didim-panjakana ity, izay ha-
au Journal officiel de la Répu- voaka amin’ny Gazetim-panjakan’
blique. ny Repoblika.
II.5. DECRET N° 73-078 II.5. DIDIM-PANJAKANA N° 73-
du 30 mars 1973 078
portant réglementation de la tamin’ny 30 martsa 1973
conservation des substances mametra ny fitsipika momba
explosives et détonantes (JO ny fitehirizana ny zava-
n° 908 du 5.5.73, p. 1109) mipoaka sy mitefoka (Idem)

TITRE PREMIER : FIZARANA VOALOHANY :


DISPOSITION GENERALES. FEPETRA ANKAPOBENY.

Article premier. – Sauf déro- Andininy voalohany. – Afa-tsy


gations prévues par l’ordonnance ireo alalana ahazoana tsy mampi-
n° 72-048 du 18 décembre 1972, hatra izay voalazan’ny hitsivolana
les substances explosives et déto- laharana faha-72-018 tamin’ny 18
nantes doivent être conservées desambra 1972, dia tsy maintsy
dans un dépôt autorisé. tehirizina amin’ny toeram-pano-
biana iray efa nazahoana alalana
ny zava-mipoaka sy mitefoka.

Art. 2. – Les dépôts peuvent And. 2. – Azo atao miorim-


être fixes ou mobiles. paka na mifindrafindra ny toeram-
panobiana.
Les dépôts fixes peuvent être Mety haharitra, na atao vonji-
permanents, temporaires, en- maika, na milevina, na eny ambo-
terrés, superficiels ou souter- nin’ny tany, na any ambanin’ny
rains. tany ny toeram-panobiana miorim-
paka.
Didim-pitondrana ataon’ny
Les conditions techniques gé- Minisitra miandraikitra ny Hare-
nérales que doivent remplir les na ao an-kibon’ny tany no ma-
différents dépôts sont définies par maritra ny fepetra ankapobe na
arrêté du Ministre chargé des teknika tsy maintsy tontosaina
Mines. amin’ny toeram-panobiana
isan-karazany.

Art. 3. – Les substances explo- And. 3. – Tsinjaraina araka ny


sives et détonantes sont réparties filaharany ny zava-mipoaka sy mi-
entre les classes et affectées des tefoka, ary omen lanjan’isa toy izao
coefficients d’équivalence ci-après, manaraka izao ho enti-mampitaha
par rapport à la dynamite gomme: azy ireo raha oharina amin’ny
dynamite gomme :
CLASSE I, Coefficient E=1 ; la LAHARANA I, lanjan’isa E=1 :
dynamite et les autres explosifs à ny dynamite sy ny zava-mipoaka
base de nitroglycérine. hafa vita amin’ny nitroglycérine.
CLASSE I bis, Coefficient LAHARANA I BIS, lanjan’isa
E=1 : les explosifs perchloratés E=1 : ny zava-mipoka perchloratés
plastifiés. plastifiés.
CLASSE II, Coefficient E=2 : LAHARANA II, lanjan’isa E=2 :
les poudres noires au nitrate de ny vanja mainty vita amin’ny nitrate
sodium ou de potassium autres de sodium na potassium izay hafa
que celle de la classe IV noho ireo vanja ao amin’ny laha-
rana faha-IV.
CLASSE III, Coefficient E=1 : LAHARANA III, lanjan’isa
les explosives du type 0, les exp- E=1 : ny zava-mipoaka karazan’ny
losifs chloratés (explosif type OC) O, ny zava-mipoaka chloratés (za-
et perchloratés (explosifs type OP). va-mipoaka karazan’ny OC) ary
perchloratés ( zava-mipoaka kara-
zan’ny OP).
CLASSE IV, Coefficient E=10 : LAHARANA IV, lanjan’ny
les poudres noires comprimées de E=10 : vanja mainty nofitsahina
densité supérieure à 1,50 en car- izay maherin’ny 1,50 ny fifatrany
touches pesant moins de 250 ao anaty katirijy latsaka ny 250
grammes soigneusement envelop- grama ny lanjany, ka voakaly tsara
pées de papier fort de bonne qua- ny famonosana azy amin’ny tara-
lité. tasy henjana sady tsara.
CLASSE V, Coefficient E=2 : LAHARANA V, lanjan’isa E=2 :
les explosifs au nitrate d’ammo- ny zava-mipoaka miaraka vita
niaque (explosifs type N). amin’ny nitrate d’ammoniaque (za-
va-mipoaka karazany N).
CLASSE VI, Coefficient E=1 : LAHARANA VI, lanjan’isa
les dérivés aux nitratés explosifs E=1 : ny zava-mipoaka nitratés
de la benzine, de la naphtaline, du alaina avy amin’ny benzine, naph-
phénol et du crésol. taline, phénol ary vita amin’ny cré-
sol.
CLASSE VII, Coefficient E=20 : LAHARANA VII, lanjan’isa
les cordeaux détonants au trinitro- E=20 : ny tady mampitefoka amin’
toluène et autres cordeaux ou arti- ny trinitrotoluène sy ny tady hafa
fices de mise à feu. koa na ny fandrehetana afomanga.
CLASSE VIII, Coefficient E=3 : LAHARANA VIII, lanjan’isa
les cordeaux détonants à la pen- E=3 : ny tady mampitefoka vita
thrite et à l’hexogène. amin’ny penthrite ary ny hexogène.
CLASSE IX, Coefficient E=1 : LAHARANA IX, lanjan’isa E=1,
les engins à charge creuse dé- ny zavatra mangoboka ny fahany
pourvus de détonateurs. ka asiana fampitefohana.
CLASSE X, Coefficient E=1/2 : LAHARANA X, lanjan’isa
les détonateurs. Ce coefficient est E= ½ : ny fampitefoana. Io lanjan’
rendu à E ½ lorsque les déton a- isa io dia ahena ho E=¼ raha han-
teurs servent à l’allumage au drehetana ny lahiny no ilàna ny
moyen de m èches. fampitefohana.
Pour les explosifs, les coeffi- Momba ny zava-mipoaka, ireo
cients d’équivalence ci-dessus lanjan’isa fampitahana eo ambony
s’appliquent aux explosifs encar- ireo dia ampiharina amin’ny zava-
touchés dans des récipients étan- mipoaka vita an-katirijy na atao
ches et fermés. anatin’ny tranony tsy misy hirika
ary mitsentsina.
Ces coefficients sont réduits de Atao very sasaka ireo lanjan’isa
moitié si les explosifs ne sont pas ireo raha toa sady tsy anaty katirijy
encartouchés et sont en outre ny zava-mipoaka, na apetraka
contenus dans des récipients non amin-javatra tsy mitampina tsara
étanches ou susceptibles d’être ka azo esorina ny tsentsiny rehefa
ouverts dans le dépôt. Pour les tonga any amin’y toeram-pano-
détonateurs, les cordeaux déto- biana. Fa momba ny zava-mitefoka
nants et les engins à charge sy ny tady mampitefoka ary ny if-
creuse, ces coefficient s’appliquent toeram-banja mangoboka kosa,
au poids d’explosifs net. dia ny tena lanjan’ny zava-mipoaka
irery ihany no anaovana lanjan’isa.

Art. 4. – Les dépôts sont And. 4. – Voazara ho sokajiny


classés en trois catégories : telo ny toeram-panobiana :
- Première catégorie : dépôts - Sokajy voalohany : toeram-
pouvant recevoir plus de 300 E panobiana azo asiana zava-
kilogrammes d’explosifs ; mipoaka maherin’ny 300 E ki-
lao ;
- Deuxième catégorie : dépôts - Sokajy faharoa : toeram-
pouvant recevoir jusqu'à 300 E panobiana azo asiana zava-
kilogramme d’explosifs ; mipoaka hatramin’ny 300 E ki-
lao ;
- Troisième catégorie : dépôts - Sokajy fahatelo : toeram-
pouvant recevoir une quantité panobiana azo asiana zava-
inférieure ou égale à 60 E kilo- mipoaka mahatratra 60 E kilao
gramme d’explosifs no midina.

Art. 5. – Les poids limites cités And. 5. – Ireo fe-danja lazaina


ci-dessus s’entendent des poids eo ambony ireo dia milaza ny tena
nets des explosifs encartouchés ou lanjan’ny zava-mipoaka irery ihany
prêts à l’emploi. ka vita an-katirijy na efa vonona
hampiasaina.

TITRE II : FIZARANA II :
DEMANDE D’ETABLISSEMENT FANGATAHANA HANORINA
D’UN DEPOT. TOERAM-PANOBIANA.

Art. 6. – La demande d’auto- And. 6. – Amin’ny alalan’ny


risation d’établir un dépôt est Filoham-paritany no andefasana
adressée au Ministre Chargé des ny fangatahana hanorina toeram-
Mines, par l’intermédiaire du Chef panobiana amin’ny Minisitra miadi-
de Province. Elle est établie en dy ny Harena ao an-kibon’ny tany.
trois exemplaires et doit préciser : Atao kopia telo mitovy io fangata-
hana io, ary lazaina mazava tsara
amin’izany :
1° les noms, prénoms, profes- 1° ny anarana, fanampin’ana-
sion, domiciles et nationalité, rana, asa atao, fonenana ary
s’il s’agit d’une personne phy- ny zom-pirenena zakaina, raha
sique, raison sociale, siège so- tsangan’olona no manao ny
cial, nationalité, dans le cas fangatahana; ny anaran’ny so-
d’une personne morale ; saiety, ny karazany, ny foibem-
pikambanana, ny zom-pire-
nena zakainy, raha fikambana-
na mizaka zo aman’ andrai-
kitra ;
2° les pouvoirs du signataire s’il y 2° ny fahefana ananan’ny tom-
a lieu ; pon-tsonia, raha ilaina ;
3° la durée envisagée de 3° ny fotoana heverina hahare-
l’exploitation du dépôt ; tan’ny fampiasana ny toeram-
panobiana ;
4° la catégorie du dépôt et la 4° ny sokajin’ny toeram-pano-
quantité maximale à entreposer biana sy ny fara-fahabetsahan’
dans ce dépôt ; ny zavatra azo apetraka ao
aminy ;
5° le cas échéant, le lieu où les 5° ny karazan’ny zavatra hatao
substances explosives et déto- sy ny hangezany ka ilàna
nantes doivent être em- hampiasana toeram-
ployées ; panobiana ;
6° la nature et l’importance des
opérations motivant l’exploi- 6° ny toerana hampiasana ny za -
tation du dépôt ; va-mipoaka sy mitefoka raha
7° les mesures de sécurité misy izany ;
prévues contre le vol et 7° ny fitandremana atao hisoro-
l’incendie ; hana ny halatra sy ny hain-
8° les délais dans lesquels le trano ;
dépôt doit être réalisé. 8° ny fe-potoana tsy maintsy ha-
mitana ny toeram-panobiana.

Art. 7. – Pour les dépôts fixes, And. 7. – Momba ny toeram-


la demande doit en outre préciser panobiana miorim-paka dia lazaina
l’emplacement de l’établissement ao amin’ny fangatahana koa ny
projeté et être accompagné des toerana kasaina hanorenana azy,
documents suivants : ary ampiarahina amin’io fangata-
hana io ireto antontan-taratasy
manaraka ireto :
- un extrait de carte au - kopian’ny sarintany mirefy
1/50.000è ou au 1/100.000 è sur amin’ny 1/50.000è na
è
lequel est indiqué 1/100.000 anondroana ny toe-
l’emplacement projeté ; rana kasaina hanorenana ;
- planina iray mirefy amin’ny
- un plan à échelle de 1/10.000è 1/10.000è ka ahitana hatrany
représentant les abords du dé- amin’ny roa arivo metatra
pôt dans un rayon de (2.000 m) manodidina raha
2.000 mètres pour les dépôts anisan’ny sokajy voalohany ilay
de première catégorie ; d’un toeram-panobiana; ambango-
croquis côté représentant les vangon-tsaritany misy refiny
abords du dépôt dans un rayon ahitana hatramin’ny dimanjato
de 500 mètres pour les dépôts metatra (500 m) manodidina
de deuxième et troisième caté- raha anisan’ny sokajy faharoa
gorie ; na fahatelo ny toeram-pano-
biana ;
- planina maromaro ny sarin’ny
- des plans et coupes à grande mamaky sasaka sady lehibe
échelle représentant les distri- ahitana ny fiefitrefitra sy ny fi-
butions et dispositions inté- petrapetraky ny ao anatin’ny
rieures du dépôt. toeram-panobiana.

Art. 8. – Pour les dépôts mo- And. 8. – Momba ny toeram-


biles, la demande prévue à l’article panobiana mifindrafindra, dia tsy
6 doit préciser l’itinéraire à em- maintsy voatondro mazava tsara
prunter par le dépôt. Le requérant amin’ny fangatahana voalazan’ny
mentionne également dans sa de- andininy faha-6 ny làlan-kizorany
mande si l’exploitation proprement amin’izany fifindran-toerana izany.
dite du dépôt doit avoir lieu sur la Dia tsy maintsy lazain’ny mpanao
voie publique ou non. fangatahana koa raha eny amin’ny
arabe eny na tsia no hampiasany
ny toeram-panobiana.

TITRE III : FIZARANA III :


INSTRUCTION DE LA DEMANDE. FAMPIASANA
TOERAM-PANOBIANA.

Art. 9. – Le Chef de Province And. 9. – Hamarinin’ny filo-


vérifie la régularité de la demande ham-paritany ny maha ara-dàlana
et fait procéder par le Sous-Préfet ny fangatahana asainy ataon’ny
intéressé à une enquête de lehiben’ny vakim-pileovana voaka-
commodo et incommodo confor- sik’izany famotopotorana ahalala-
mément à la réglementation en vi- na ny mety sy ny tsy mety, araka
gueur concernant les établisse- ny lalàna velona momba ny trano
ments dangereux et insalubres. mampidi-doza sady tsy maha-
salama.
Le Chef de Province conserve Tehirizin’ny filoham-paritany ny
un exemplaire du dossier et sosony iray amin’ny antontan-
transmet les deux autres avec son taratasy fa ny sosony roa kosa
avis au Ministre chargé des Mines asiany filazana izay heviny momba
(Service des Mines) io raharaha io dia alefany any
amin’ny Minisitra miadidy ny
Harena an-kibon’ny tany (Sampan-
draharahan’ny Harena ao an-
kibon’ny tany).
Art. 10. – L’autorisation qui est And. 10. – Ny fahazoan-dalana
accordée par arrêté du Ministre omen’ny Minisitra miadidy ny Ha-
chargé des Mines précise : rena ao an-kibon’ny tany amin’ny
alalan’ny didim-pitondrana dia ma-
nondro :
- la nature et la catégorie du - ny karazan’ny toeram-
dépôt ; panobiana sy ny sokajiny ;
- son emplacement s’il est fixe ; - ny toerany, raha miorom-paka
izy ;
- la durée de l’exploitation auto- - ny fotoana haharetan’ny fam-
risée si elle est temporaire ; piasana azy raha atao vonjy
maika izy ;
- son itinéraire et ses lieux de - ny lalana sy ny toerana hija-
stationnement, s’il est mobile ; nonana raha mifindrafindra ny
toeram-panobiana ;
- et s’il y a lieu, les conditions - ary raha ilaina, dia ny fepetra
spéciales auxquelles doivent manokana tsy maintsy tonto-
satisfaire le dépôt. saina momba ny toeram-
panobiana.

TITRE IV : FIZARANA IV :
EXPLOITATION D’UN DEPOT. FAMPIASANA
NY TOERAM-PANOBIANA.

Art. 11. – Le dépôt ne peut être And. 11. – Tsy azo ampiasaina
mis en service qu’après autoris a- ny toeram-panobiana raha tsy efa
tion accordé par le Chef du Service nahazoana alalana tamin’ny lehi-
des Mines sur le vu d’un procès- ben’ny sampan-draharahan’ny Ha-
verbal de visite dressé par un In- rena ao an-kibon’ny tany, rahefa
génieur des Mines où il est hitany ny filazana an-tsoratra
constaté que le constructeur s’est momba ny fitsidihana nataon’ny
conformé aux règlements et à ingénieurs des mines, ka hita fo
l’autorisation de construire. totra amin’izany fa manaraka
antsakany sy andavany ny fitsipika
sy ny fanomezan-dalàna hananga-
na azy ny mpanorina ny trano.
Il appartient au permissionnaire Anjaran’ilay olona nahazo ala-
de solliciter l’Administration de la lana ny mangataka ny Fanjakana
visite prévue à l’alinéa précédent. mba hanao io fitsidihana voalaza
eo amin’ny andàlana etsy aloha io.
Cette visite doit être demandée Taratasy alefa « Tsy very man-
par lettre recommandée avec deha », miaraka amin’ny filazana
accusé de réception. A compter de ny naharaisana azy, no tsy maintsy
la date de réception , le Service anaovana ny fangatahana. Telo
des Mines dispose d’un délai de volana manomboka amin’ny andro
trois mois pour l’effectuer et se naharaisany io fangatahana io ny
prononcer ; passé ce délai, l’autori- fe-potoana ananan’ny sampan-
sation d’exploitation est considérée draharahan’ny Harena ao an-
comme accordée. kibon’ny tany hanatanterahany ny
fitsidihana sy hilazany ny heviny.
Rehefa dila io fe-potoana io dia
heverina ho toy ny efa nekena ny
fangatahana.
Le Chef de Service des Mines Azon’ny lehiben’ny sampan-
peut toujours, postérieurement à draharahan’ny Harena ao an-
l’autorisation, prescrire des dispo- kibon’ny tany atao koa, aorian’ny
sitions spéciales supplémentaires fanomezan-dàlana ny manao fe-
dont l’expérience révélerait la petra manokana fanampiny raha
nécessité, sans que cela ouvre hita araka ny fitsapan-javatra
droit à l’indemnité pour le permis- izany, nefa izany tsy ahazoan’ilay
sionnaire. nomena alalana hanaraka onitra.

Art. 12. – Au cas où l’exploitant And. 12. – Raha sendra tsy


ne se soumet pas aux prescrip- mankato ny fepetra manankery ilay
tions en vigueur, il est mis en de- olona nahazo alalana dia feperana
meure d’avoir à s’y soumettre. A hankato izany izy. Raha tsy izany
défaut, l’autorisation d’exploiter est dia ahato aloha na foanana mihitsy
suspendue ou retirée par décision amin’ny alalan’ny fanapahana
du Chef du Service des Mines. ataon’ny lehiben’ny sampan-draha-
rahan’ny Harena ao an-kibon’ny
tany ny fanomezan-dàlana ham-
piasana ny toeram-panobiana.
Sans préjudice des mesures Afa-tsy ny fampiharana eo no-
qui, en cas de danger, peuvent ho eo hataon’ny mpandraharaha
être prescrites immédiatement par izay nahita fototra an’izany, raha
l’Agent l’ayant constaté, le dépla- sendra misy loza mitatao, dia
cement, la cession ou au destruc- mbola andraikitry ny tompony koa
tion des substances explosives et ny lany rehetra momba ny famin-
détonantes entreposée, peut alors dran-toerana sy ny fivarotana ary
être prescrit aux frais de l’intéressé ny fanapotehina ireo zava-mipoaka
suivant la réglementation en vi- sy mitefoka efa mitoby, ka tsy azo-
gueur et sans qu’il puisse préten- ny arakarahina onitra izany.
dre à indemnité.

Art. 13. – Les conditions tech- And. 13. – Didim-pitondrana


niques auxquelles doivent satis- ataon’ny Minisitra no mamaritra ny
faire les dépôts de substances ex- fepetra ara-teknika tsy maintsy
plosives et détonantes sont fixées arahina momba ny fanobiana
par arrêté ministériel za va-mipoaka sy mitefoka.
TITRE V : FIZARANA V :
NOTIFICATION FAMPAHALALANA
DES AUTORISATIONS NY FANOMEZAN-DALANA
D’ETABLIR ET D’EXPLOITER. HANORINA TOERAM-PANOBIANA
SY HAMPIASA AZY.

Art. 14. – Notification des auto- And. 14. – Ny Minisitry ny Ha-


risations d’établir et d’exploiter un rena ao an-kibon’ny tany (sampan-
dépôt est faite par le Ministre des draharahan’ny Harena ao an-
Mines (Service des Mines) : kibon’ny tany) no mampahalala ny
fanomezan-dàlana hanorina toe-
ram-panobiana sy hampiasa azy :
- au permissionnaire ; - olona nahazo alalana ;
- au Ministre chargé de - ny Minisitra miadidy ny Atita-
l’Intérieur ; ny ;
- au Ministre chargé du Trans- - ny Minisitra miadidy ny Fitate-
port ; rana ;
- au Ministre dont relèvent les - ny Minisitra iankinan’ny Foloa-
Forces Armées ; lindahy ;
- au Ministre chargé de - ny Minisitra miadidy ny Fa-
l’Urbanisme et de l’Habitat ; natsarana ny Tanàna sy ny
Fonenana ;
- au Chef de Province, au Pré- - ny Filoham-paritany, ny Lehi-
fet et au Sous-Préfet ; ben’ny fileovana ary ny Lehi-
ben’ny vakim-pileovana ;
- au Chef de Subdivision - ny Lehiben’ny Fizaran-
minière. tsampan’ ny Harena ao an-
kibon’ny tany.

TITRE VI : FIZARANA VI :
ACCIDENT VOINA MANJO SY FITRANGAN-
ET INCIDENT DIVERS. JAVATRA SAMY HAFA.

Art. 15. – En cas d’accident And. 15. – Raha misy voina


provoqué par la décomposition manjo fa miova toetra tsy araka ny
intempestive d’une substance ex- nampoizina ny zava-mipoaka nefa
plosive et n’ayant entraîné que des fahasimban-javatra ihany no vo-
conséquences purement maté- katr’izany, dia tsy maintsy mam-
rielles, l’exploitant du dépôt est te- pandre tsy misy hatak’andro ny
nu d’en aviser sans délai le Sous- lehiben’ny vakim-pileovana ilay
Préfet, et par télégramme le Chef mpampiasa ny toeram-panobiana,
de Province et le Chef du Service ary an-telegrama no ampandrene-
des Mines, en indiquant succinc- sany ny filoham-paritany sy ny le-
tement les causes, les cir- hiben’ny Sampan-draharahan’ny
constances et les conséquences Harena ao an-kibon’ny tany, ka
de l’accident. lazaina fohifohy ny antony nia-
vian’ny loza, ny andinindininy ary
ny vokatr’izany.
En cas d’accident de personne, Raha misy olona niharan-doza,
l’exploitant du dépôt est tenu, dia voatery ilay mampiasa ny
sans préjudice des dispositions toeram-panobiana, ankoatry ny
du Code du travail, d’en aviser fepetra voalazan’ny Fehezan-
sans délai la gendarmerie ou la dalàna momba ny asa, ham-
police et le Sous-Préfet, et par pandre tsy misy hatak’andro ny
télégramme, le Chef de Pro- zandarimaria na ny polisy sy ny
vince et le Chef du Service des lehiben’ny vakim-pileovana,
Mines, en indiquant les causes, sady mampandre an-telegrama
les circonstances les cons é- koa ny filoham-paritany sy ny
quences de l’accident. lehiben’ny sampan-draha-
rahan’ny Harena ao an-
kibon’ny tany, ka lazainy fohi-
fohy ny antony niavian’ny loza,
ny andinindininy ary ny vo-
katr’izany.
Le Chef du Service des Mines, Raha vao mahare ny loza na-
ayant connaissance d’un accident hafaty na nandratra olona ny lehi-
ayant entraîné la mort ou des bles- ben’ny sampan-draharahan’ny Ha-
sures, envoie sans délai sur place rena ao an-kibon’ny tany, dia man-
l’Ingénieur des Mines pour defa ingénieur des mines tsy misy
en- quête technique. hatak’andro hakany amin’ny toe-
rana nisehoan’ny loza izy mba ha-
nao ny famotorana ara-teknika.
Une copie du rapport d’enquête Andefasana kopia iray amin’ny
est transmise à l’autorité judiciaire fampakaran-teny momba ny famo-
compétente. torana ny manam-pahefana ao
amin’ny fitsarana tandrifin’izany.
En cas de vol, disparition ou Raha misy nangalarina na tsy
manquant de substances explo- hita na nahaverezana ny zava-
sives et détonantes, l’exploitant du mipoaka sy mitefoka, dia tsy
dépôts est tenu d’en aviser sans maintsy mampandre tsy misy ha-
délai la gendarmerie ou la police et tak’andro ny zandarimaria na ny
le Sous-Préfet et par télégramme polisy, ary ny Lehiben’ny vakim-
le Chef de Province et le Chef du piloevana ilay mpampiasa ny toe-
Service des Mines. Il en indique ram-panobiana, sady mandefa te-
succintement les circonstances et legrama amin’ny Filoham-paritany
l’importance. sy ny lehiben’ny Sampan-draha-
rahan’ny Harena ao an-kibon’ny
tany. Ary lazainy fohifohy amin’
izany ny andinindininy sy ny
haben’ny zava-miseho.
TITRE VII : FIZARANA VII :
DISPOSITIONS PARTICULIERES. FEPETRA MANOKANA.

Art. 16. – Par dérogation aux And. 16. – Noho ny fano-


dispositions de l’article premier du mezan-dàlana tsy hampiharana ny
présent décret, les particuliers ou voalazan’ny andininy voalohany
les collectivités autorisés à titre ex- amin’ity didim-panjakana ity, ny
ceptionnel par le Chef de Province tsangan’olona na ny lafim-piton-
à acheter et utiliser des sub- dram-bahoaka nahazo alalana
stances explosives et détonantes noho ny antony manokana tamin’
dans les conditions prévues par ny Filoham-paritany hividy sy ham-
l’article 13 du décret n° 73-076 du piasa zava-mipoaka sy mitefoka,
30 mars 1973 portant réglementa- araka ny fepetra voalazan’ny andi-
tion des importations, exportations niny faha-10 amin’ny didim-panja-
acquisitions et cessions des subs- kana laharana faha-73-076 tamin’
tances explosives et détonantes ny 30 marsa 1973, izay mametra
pourront les conserver hors d’un ny fitsipika momba ny fanafarana
dépôt agréé sous les réserves sui- ny zava-mipoaka sy mitefoka sy ny
vantes : fanondranana ny fivarotana ary ny
fividianana azy ireo, dia mahazo
mitahiry ireo zavatra ireo any
ivelan’ny toeram-panobiana efa
nekena, raha tahiny anefa ka :
1° La quantité ne peut excéder 1° Tsy atao mihoatra ny telopolo
30 kilogrammes d’explosifs ou kilao (30 kg) ny habetsahan’ny
500 grammes d’explosifs con- zava-mipoaka na dimanjato
tenus dans les détonateurs ; grama (500 g) ny zava-
mipoaka ao anatin’ny vanja
mitefoka;
2° Les explosifs doivent être 2° Ny zava-mipoaka dia tsy
conservés dans une armoire ou main-tsy tehirzina ao anaty la-
coffre de construction robuste, limoara na vata mandonda tsa-
muni d’une serrure de sûreté et ra, misy hidiny azo antoka, ary
solidement fixé au sol ou au mifan- toka mafy amin’ny tany
mur. na amin’ny rindrina.
Cette armoire ou coffre doit Io lalimoara io na vata io tsy
être placé à l’abri des intem-péries maintsy apetraka amin’ny toerana
dans un local non surmonté tsy tratry ny fiovaovan’ny
d’étage ou sous un hangar, les- toetr’andro, ao amin’ny efitra tsy
quels ne doivent contenir ni ex- misy rihana, na amin’ny
plosifs, ni ma- trano heva, ka tsy asiana zava-
tières inflammables d’aucune mipoaka ao na zavatra mora mire-
sorte ; hitra, na karazan’afo na inona na
inona ;
3° Les détonateurs doivent être 3° Ny zava-mitefoka tsy maintsy,
conservés dans un coffre fermé tehirizina ao anaty vatakely mi-
à clef et placé en lieu sûr. En hidy lakile sady apetraka amin’
aucun cas, ils ne peuvent être ny toerana azo antoka. Na ma-
déposés dans l’armoire ou le nao ahoana na manao ahoana
coffre destiné aux explosifs ; dia tsy azo apetraka amin’ny
lalimoara na vata efa voa-
omana hasiana zava-mipoaka
izy ireo ;
4° Le gardiennage des explosifs 4° Tsy maintsy atao lalandava ny
et détonateurs doit être fiambenana ny zava-mipoaka
perm anent. sy mitefoka.

Art. 17. – Lorsqu’un dépôt est And. 17. – Raha maherin’ny


resté inutilisé pendant plus d’un an taona iray ny tsy nampiasana ny
ou lorsque des modifications m i - toeram-panobiana, na nisy fanam-
portantes préalablement auto- boarana lehibe efa nahazoan-
risées y sont apportées ou lorsque dàlana natao taminy na noho ny
par suite d’un accident d’une ex- loza vokatry ny fipoahana na hai-
plosion ou d’incendie ou de tout trano, na antony hafa, ka rava na
autre cause, celui-ci à été détruit tsy azo nampiasaina vetivety ihany
ou mis momentanément hors dia tsy azo atao mihitsy ny mam-
d’usage, il ne peut être remis en piasa azy indray raha tsy efa
service sans une nouvelle autori- nahazoan-dàlana vaovao indray
sation accordée dans les condi- araka ny fepetra voatondron’ireo
tions fixées par les articles 6 à 11 andininy faha-6 ka hatramin’ny fa-
ci-dessus. ha-11 etsy ambony ireo.

TITRE VIII : FIZARANA VIII :


CONTROLE DE L’ETAT. ANDRY MASO
ATAON’NY FANJAKANA.
Art. 18. – Le contrôle de And. 18. – Ny andry maso
l’Etat est exercé par les fonction- ataon’ny Fanjakana dia iandrai-
naires ou militaires dûment habi- ketan’ny mpiasam-panjakana na
lités relevant des départements miaramila efa nomem-pahefana
compétents pour connaître des hanao izany avy amin’ny sampana
questions énumérées à l’article ci- mahafantatra ireto zavatra lazaina
après : amin’ity andininy manaraka ity.

Art. 19. – Ce contrôle porte And. 19. – Izao indrindra no


notamment sur : anaovana izany andry maso
izany :
- la validité des autorisations ; - ny mampanan-kery ny faha-
zoan-dàlana ;
- la régularité de la tenue du - ny maha ara-dàlana ny boky
registre d’entrée et de sortie ; fanoratana ny miditra sy mi-
voaka ;
- la nature, la composition et - ny karazan’ny fonosana sy ny
l’état des enveloppes des nanaovana azy ary ny toetrany
substances explosives et déto- mbamin’ny an’ny zava-mipoaka
nantes entreposées ; sy mitefoka tehirizina ao amin’
ny toeram-panobiana ;
- les conditions de stockage ; - ny fomba anobiana azy ;
- les mesures prises pour as- - ny fiomanana natao hisiroha-
surer la protection contre le vol, na ny halatra sy ny hain-trano
l’incendie et les intempéries ; ary ny fiovaovan’ny
- la date limite d’utilisation des toetr’andro ;
explosifs ; - ny fotoana voafetra ahazoana
- l’affichage et l’application des mampiasa ny zava-mipoaka ;
consignes de sécurité. - ny peta-drindrina sy ny fampi-
harana ny baiko hisorohana ny
loza.

Art. 20. – L’exploitant est res- And. 20. – Ny mpampiasa ny


ponsable des substances explo- zava-mipoaka sy mitefoka no tom-
sives et détonantes dont il a la pon’andraikitra amin’ireo zavatra
garde. tànany ao aminy ireo.
Il doit, le cas échéant, prendre Tsy maintsy ataony avokoa
toutes mesures utiles pour en véri- izay ahazoany manara-maso ny
fier l’emploi et pour faire replacer fampiasana azy ireo sy ny ha-
dans le dépôt en fin de journée les merenana izay zava-mipoaka sy
substances explosives et déto- mitefoka tsy nampiasaina any
nantes qui n’auraient pas été uti- amin’ny toeram-panobiana rahefa
lisées. hariva ny andro.
L’exploitant d’un dépôt doit Ny mpampiasa toeram-pano-
tenir un registre d’entrées et de biana dia tsy maintsy mitana boky
sorties indiquant les quantités de fanoratana ny boky miditra sy
substances explosives et déto- mivoaka, ahitana ny habetsahan’
nantes introduites, avec leurs ny zava-mipoaka sy mitefoka
dates de réception et leurs prove- nampidirina, ny vaninandro nan-
nances ainsi que les quantités draisana azy sy ny fihaviany, ary
sorties avec leurs dates de livrai- koa ny habetsahan’ny navoaka, ny
son et les noms des personnes vaninandro namoahana azy ary ny
auxquelles elles ont été remises. anaran’ny olona nomena azy.

Art. 21. – L’exploitant est tenu And. 21. – Ny mpampiasa ny


de donner, en tous temps libre toeram-panobiana dia tsy maintsy
accès aux dépôts de substances mamela malalaka mandrakariva ny
explosives et détonantes aux auto- manampahefana miandraikitra ny
rités chargées du contrôle. Il doit, à fanaraha-maso mba hijery ny toe-
toute réquisition, leur communiquer ram-panobiana misy ny zava-
les documents ou renseignements mipoaka sy mitefoka. Hatolony azy
utiles à l’exercice du contrôle. ireo ny antotan-taratasy sy ny fila-
zalazana rehetra mety hanampy
azy amin’ny fanaovany andry
maso raha vao takiana aminy.
Art. 22. – En cas de péril immi- And. 22. – Raha sendra misy
nent reconnu par l’un des agents loza mananontanona hitan’ny iray
visés à l’article 24 de la présente amin’ireo mpandraharaha voalaza
réglementation, celui-ci en rend amin’ny andininy faha-24 amin’ity,
compte immédiatement au Sous- dia ampandrenesina eo no ho eo
Préfet qui rend les mesures de ny Lehiben’ny vakim-pileovana, dia
sécurité indispensables. ao kosa indray no miadidy ny
fitandremana rehetra ilaina.

Art. 23. – Les autorités de And. 23. – Asian’ny manam-


contrôle doivent adresser sous pahefana mpanara-maso ny fitom-
timbre confidentiel au Ministre boka « tsy ambara telo » ny fila-
chargé des Mines un procès-verbal zalazana an-tsoratra ny zavatra
des opérations qu’elles ont effec- nataony dia alefany amin’ny Mini-
tuées. sitra miadidy ny Harena ao an-
kibon’ny tany.
Des extraits de procès-verbal Dia andefasana kopian’io fila-
sont transmis aux autres zalazana an-tsoratra io koa ny Mi-
Ministères intéressés pour les nisitra hafa izay mety ho voakasika
problèmes relevant de leur noho ny olana mifanandrify amin’
compétence. ny fahefana ananany.

TITRE IX : FIZARANA IX :
CONSTATATION FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.

Art. 24. – Les infractions à la And. 24. – Ny mpiandraikitra sy


présente réglementation sont re- ny mpandraharahan’ny fitsarana
cherchées et constatées par les momba ny fikarohana ny fandikan-
officiers et agents de police judi- dàlana, ny mpiasan’ny seranana,
ciaire, les agents commissionnés ary ny mpiasam-panjakana sy ny
des douanes et par les fonction- mpandraharahan’ny Harena ao an-
naires et agents du Service des kibon’ny tany voalaza manaraka
Mines ci-après : eto no mikaroka sy mizaha fototra
ny fandikana ny voalazan’ity fitsipi-
ka ity :
- Ingénieurs du Service des - ny ingénieurs amin’ny sam-
Mines ; pan-draharahan’ny Harena ao
an-kibon’ny tany ;
- Chefs des subdivisions - ny lehiben’ny Fizaran-
Minières ; tsampan’ ny Harena ao an-
kibon’ny
tany ;
- Adjoints techniques du Ser- - ny adjoints techniques amin’ny
vice des Mines. sampan-draharahan’ny Harena
ao an-kibon’ny tany.
Art. 25. – Les procès-verbaux And. 25. – Ny matoan’ny fita-
rédigés par ces fonctionnaires ou nan-tsoratra nataon’ireo mpiasam-
militaires sont transmis en origi- panjakana na ireo miaramila ireo
naux au magistrat du Ministère no alefany any amin’ny mpitsara
Public territorialement compétent mpampanoa tompon’andraikitra eo
qui exercera éventuellement les an-toerana, ka io no hanao ny
poursuites. Copies des procès- fitoriana raha ilaina. Dia mbola
verbaux sont en outre transmis à andefasana kopian’ny fitànana
l’Etat Major de la Défense natio- an-tsoratra momba izany koa ny
nale et des Forces Armées, foiben’ny Fiarovam-pirenena sy ny
au Ministère des Mines et au Mi- Foloalindahy, ny Minisiteran’ny
nistère de l’Intérieur. Harena ao an-kibon’ny tany, ary ny
Minisiteran’ny Atitany.

Art. 26. – Le Ministre de And. 26. – Ny Minisitry ny Toe-


l’Economie et des Finances, le Mi- karena sy ny Fitantanam-bola, ny
nistre de la Défense Nationale et Minisitry ny Atitany, ny Minisitry ny
des Forces Armées, le Ministre de Fitsarana, ny Minisitry ny
la Justice, sont chargés chacun en Fiarovam-pirenena sy ny Foloalin-
ce qui le concerne de l’exécution dahy no miandraikitra, araka izay
du présent décret qui sera publié tandrify azy avy, ny fanatante-
au Journal officiel de la Répu- rahana ity didim-panjakana ity izay
blique. havoaka amin’ny Gazetim-pan-
jakan’ny Repoblika.
II.6. DECRET N°73-079 II.6. DIDIM-PANJAKANA N° 73-079
du 30 mars 1973 tamin’ny 30 martsa 1973
fixant les conditions d’emploi mametra ny fomba fampia-
des substances explosives et sana ny zava-mipoaka sy mi-
détonantes (J.O. n° 908 du tefoka (Idem)
5.5.73, p. 1108)

Article premier. – Tout utili- Andininy voalohany. – Izay


sateur de substances explosives rehetra mampiasa zava-mipoaka
et détonantes est tenu de se sy mitefoka dia tsy maintsy mana-
conformer aux prescriptions du raka ny fepetra voalazan'ity didim-
présent décret. panjakana ity.

TITRE PREMIER : FIZARANA VOALOHANY :


EXECUTION DES TIRS. FOMBA FANAOVANA
NY FANAPOAHANA.

CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :


DISPOSITIONS GENERALES. FEPETRA ANKAPOBENY.

Art. 2. – Tout tir doit être dirigé And. 2. – Ny fanapoahana re-


par un responsable ou Chef de tir. hetra dia tsy maintsy asiana
Ce responsable ne peut être mpiandraikitra na lehiben'ny fana-
qu’une personne connaissant par- poahana. Io tompon'andraikitra io
faitement les consignes de sécurité dia tsy maintsy ho olona mahalala
et la technique des diverses opé- tsara ny baiko atao hisorohana ny
rations nécessaires par un tir qui loza sy ny teknika isan-karazany
seront définies par arrêté. ilaina amin'ny fanapoahana, ka hi-
sy didim-pitondrana hametra izany.
Ny tompon'andraikitra amin'ny
Le responsable des tirs peut fanapoahana dia mety ampiana
être assisté d’un préposé au tir, olona mikarakara ny fanapoahana
ouvriers spécialisés, également na mpiasa voatokana amin'izany
appelés boutefeu ou tireurs qui izay antsoina koa hoe boute de
sont chargés d’effectuer les opé- feu, na mpanapoaka, ka izy ireo no
rations matérielles des tirs sous la asaina mikarakara ny fanapoaha-
responsabilité technique du Chef na, ka ny lehiben'ny fanapoahana
de tir. no miandraikitra ny teknikan'izany.
En cas d’évolution des tech- Raha misy fandrosoana ara-
niques de tir ou d’utilisation de teknika amin'ny fanapoahana, na
matériels nouveaux, l’exploitant raha fitaovana vaovao no ampia-
doit vérifier l’aptitude du Chef de tir saina, dia tokony hodinihin'ny
et des préposés, à utiliser ces mpampiasa azy ny fahaizan'ny le-
nouveaux moyens. hiben'ny fanapoahana sy ireo
mpanampy azy raha tokony ho
hainy hampiasaina izany fomba
vaovao izany.
Art. 3. – Le titulaire d’une auto- And. 3. – Ny olona nahazo
risation d’achat et d’utilisation oc- alàlana hividy sy hampiasa tsin-
casionnelle de substances explos i- draindray ny zava-mipoaka sy mi-
ves et détonantes ne doit sous sa tefoka, izay tompon'antoka amin'
responsabilité confier la mise en izany, dia tsy mahazo mampian-
oeuvre des explosifs qu’à une per- draikitra ny fampiasàna ny zava-
sonne connaissant parfaitement mipoaka afa-tsy ny olona izay efa
les règles de leur utilisation. mahalala tsara mihitsy ny fitsipika
arahina amin'ny fampiasàna izany.

Art. 4. – Les explosifs sortant And. 4. – Ny lehiben'ny fana-


des dépôts ne seront distribués poahana ihany no hizarana ny za -
qu’au Chef de tir. Les coups seront va-mipoaka vao mivoaka ny toe-
chargés et tirés en sa présence. Le ram-panobiana. Eo anatrehany no
Chef de tir doit tenir un carnet indi- hanaovana ny famahanana sy fa-
quant quotidiennement, les quan- napoahana. Tsy maintsy mitana
tités de substances explo- bokikely ny lehiben'ny fanapoa-
sives et détonantes reçues et, leur hana mba hanamarinany isan'
répartition par chantier. andro ny habetsahan'ny zava-
mipoaka sy mitefoka voarainy, sy
ny fizarany azy isaky ny toerana
fiasana.
En fin de poste, les substances Raha vao mitsahatra ny asa,
non utilisées sont réintégrées dans dia averina any amin'ny toeram-
les dépôts et mention en est panobiana ireo zavatra tsy nam-
faite sur le carnet. Il est interdit piasaina ireo, ka asiana filazàna
d’em-porter à domicile des sub- momba izany ao amin'ilay bokikely.
stances explosives et détonantes. Raràna ny mitondra mody any an-
trano ilay zava-mipoaka sy mite-
foka.

Art. 5. – Il est rigoureusement And. 5. – Raràna mafy mihitsy


interdit de faire usage d’explosifs, ny mampiasa ho fanapoahana
de mèches de sûreté, de déto- ny lahiny mirehitra miadana, ny
nateurs, de cordeau détonant, fampitefohana, ny tady mampi-
d’ex-ploseur, de bourroirs et de tefoka, ny fanapoahana, ny fito-
tubes guides autres que ceux four- toana faham-banja, ary ny fantso-
nis par l’exploitant. na fanesehana, afa-tsy izay omen'
ilay mpampiasa ihany.
Les bourroirs doivent être Hazo irery ihany no azo atao
exclusivement en bois. fitotoana faham-banja.
Aucune susbtance explosive et Ny zava-mipoaka na mitefoka
détonante détériorée ou suspecte, efa simba na mampisalasala, ny
la dynamite grasse ou gelée, ne dynamite mandranoka na mandry,
doit être introduite dans le chantier dia tsy misy azo ampidirina ao
ni distribuée. amin'ny toeram-piasana na zaraina
ao.

Art. 6. – 1° On ne distribue And. 6. – 1° Ny zava-mipoaka


chaque jour que les quantités de sy mitefoka sahaza ho an'ny asa
substances explosives et déto- atao indray andro ihany no azo za-
nantes nécessaires aux travaux de raina isan'andro.
la journée.
Les explosifs et détonateurs Samy avahana ny fizarana ny
doivent être distribués sépa- zava-mipoaka sy zava-mitefoka ;
rement ;
2° Les détonateurs et les 2° Fitaovana samy hafa no
explosifs doivent être transportés itondrana ny zava-mipoaka sy ny
dans des récipients distincts ; zava-mitefoka ;
3° Le transport des substances 3° Ankoatr'izany, ny fitaterana
explosives est en outre, soumis ny zava-mipoaka sy ny fanatsofo-
dans des puits, aux règles hana azy ao an-davaka dia am-
suivantes : panarahina izao fepetra izao :
a. La vitesse de la cage ne peut a. Tsy azo alefa haingana noho
dépasser celle qui est prévue ny fitanterana olona ny fande-
pour les cordées de personnel, han'ny vata fitaterana zava-
seuls les ouvriers chargés du mipoaka ; ny mpiasa miandrai-
transport et le personnel de kitra ny fitaterana sy ny mpi-
surveillance peuvent circuler tandrina azy ihany no mahazo
dans cette cage, le machiniste mivezivezy amin'io vata io ; ny
d’extraction, les receveurs du mpitana ny milina fandoarana
fond et du jour sont préala- sy ny mpandray entana any
blement avisés. anaty lavaka sy ny ety ambony
dia samy ampandrenesina
mialoha ;
b. Le transport simultané de b. Raràna tsy azo atao indray mi-
détonateurs et d’explosifs est tatitra ny zava-mipoaka sy mi-
interdit ; tefoka ;
c. Les détonateurs et les explosifs c. Ny fonosany hatrany ampo-
destinés à l’approvisionnement tony ihany no itondrana ny
d’un dépôt souterrain ne zava-mipoaka sy mitefoka ha-
peuvent être transportés que matsiana ny toeram-panobiana
dans leur emballage d’origine. any ambanin'ny tany.

Art. 7. – Au chantier, les explo- And. 7. – Any amin'ny toeram-


sifs et les détonateurs ne peuvent piasana dia lalimora misy hidiny
être conservés que dans des mafy sady tokony hihidy lakile no
coffres munis de fermeture solide, tsy maintsy itehirizana ny zava-
normalement fermés à clé et ne mipoaka sy mitefoka, ka tsy azo
contenant aucun autre objet. asiana zavatra hafa mihintsy ao
anatiny.
Il est interdit de mettre dans un Raràna ny mampirina zava-
même coffre des explosifs de mipoaka samy hafa karazana ao
classes différentes. anaty lalimoara iray.
Les détonateurs sont toujours Ny zava-mitefoka dia atao
dans un coffre, séparés et conte- anaty boaty mandrakariva na ao
nus dans des boîtes ou dans des anatin'ny horonany, ary tehirizina
étuis. anaty vata.
Ces coffres sont tenus à l’abri Tandremana tsara sy atao tsy
de l’humidité et des intempéries, ho tratry ny hamandoana sy ny fio-
des flammes, des effets des coups vaovan'ny toetr'andro, ny lela-afo,
de mines et des chocs de toute ny fiantefan'ny fipoakan'ny vanja
nature. ary ny fifandonana samy hafa.
Raha voatery tsy maintsy ha-
S’ils sont amenés à contenir siana zava-mipoaka mihoatra ny
plus de 30 kilogrammes d’exp- telopolo kilao (30 kilograma) ao
losifs, les coffres doivent répondre anatiny, dia ny fepetra fampitoka-
aux conditions d’isolement prévues nana ny toeram-panobiana sokajy
pour les dépôts de troisième caté- fahatelo no hampiarina amin'izany
gorie. Les clés de coffres sont à la vata izany. Ny lehiben'ny fanapoa-
disposition exclusive du Chef de hana irery ihany no mitana ny fa-
tir. nalahidin'ny vata.

Art. 8. – Il est interdit : And. 8. – Raràna :


1° d’abandonner sans sur- 1° ny mandao tsy asiana mpiam-
veillance ou sans bourrage un bina na tsy voatsentsina ny
coup de mine chargé ou raté ; lavaka iray efa voaisy totovory
na tsy nety nipoaka ;
2° de débourrer ou d’enlever la 2° ny manala tsentsina na ma-
charge d’un coup de mine, qu’il nala totovory ny lavaka iray, na
ait été allumé ou non. efa nampirehetina izy io na tsia.

Art. 9. – Le tir par grosse mine And. 9. – Ny fanapoahana


dans des trous pochés à l’acide ou amin'ny lavaka be noloahana
élargie au moyen d’explosifs peut tamin'ny asidra na nohalehibiazina
être exceptionnellement pratiqué tamin'ny zava-mipoaka dia azo
pour des travaux spéciaux avec atao noho ny antony manokana
l’autorisation du Chef du Service mba hamitana asa miavaka tsara
des Mines. ka nahazoana alàlana tamin'ny
Lehiben'ny Sampan-draharahan'ny
harena ao an-kibon'ny tany.
Il est éffectué en présence d’un Eo anatrehan'izay tompon'
responsable, designé par l’ex- andraikitra notendren'ny mpam-
ploitant comme présentant toutes piasa azy noho izy io azo antoka fa
garanties d’expérience et suivant zà-draharaha amin'izany, sady
une consigne spéciale. mana-raka ny baiko manokana no
anaovana ny fanapoahana.
Cette consigne établie par écrit Izany baiko izany dia ampan-
conformément aux dispositions de driana an-tsoratra, araka ny fe-
l’article 2 fixe notamment les pré- petra voalazan’ny andininy faha-2
cautions à prendre pour le po- ka manondro indrindra ny nitan-
chage, soit aux explosifs, soit à dremana ilaina amin'ny fandava-
l’acide, en particulier le refroidis- hana na amin'ny zava-nipoaka iza-
sement ou le lavage des poches, ny, na amin'ny asidra, indrindra ny
pour le chargement et le bourrage fampangatsiahana na ny fanasana
des dites poches. Le débourrage ny lavaka alohan'ny hamahanana
des coups ratés doit faire dans azy sy hanasiana totovory azy
chaque cas l’objet d’une décision ireny. Isak'izay misy lavaka tsy mi-
personnelle de l’exploitant. poaka dia tenan'izy mpampiasa
mihitsy no mibaiko ny fanalana ny
totovory ao anatiny.

Art. 10. – Le chargement, le And. 10. – Ny famahanana sy


bourrage et le tir des coups de fanasiana totovory ary ny fanapoa-
mine doivent être exécutés par le hana dia ilay voatendry hanapoaka
préposé au tir sous la surveillance no manantanteraka azy ka ny lehi-
et la responsabilité immédiate du ben'ny fanapoahana no mitandrina
Chef de tir qui doit prendre des sy miadraikitra izany, ary tsy
dispositions utiles pour éviter les maintsy ataony ny fitandremana
accidents lors de tir. Il doit, en par- rehetra mba hisorohana ny loza
ticulier, assigner aux ouvriers des tampoka eo amin'ny fanapoahana.
points de refuge sûr et s’assurer, Ary ny mpiasa rehetra dia efa
avant que le coup de mine ne soit anomanany toeram-pialofana azo
tiré, que tout le personnel du chan- antoka mialoha, sady ialany nenina
tier ou des chantiers voisins pou- tsara alohan'ny fipoahana, mba
vant être atteint par les effets de samy ho tsara fialofana daholo na
l’explosion est convenablement ny mpiasa eo an-toerana na ireo
abrité, que les mesures nécessai- any amin'ny toeram-piasana ma-
res ont été nodidina, ary efa voakalamina mia-
prises en temps utile pour prévenir loha koa ny fampandrenesana ra-
ceux qui s’approcheraient trop ha sendra misy manakaiky loatra
du chantier. Il doit également ny toeram-piasana. Dia dinidinihiny
s’assurer du bon état des lieux avokoa ny manodidina raha tokony
susceptibles de subir les effets de hahazaka ny fiantraikan'ny hery
l’explosion. Avant la mise à feu, le avy amin'ny fipoahana. Alohan'ny
Chef de tir ou le préposé s’assure handrehetana dia hamarinin'ny le-
qu’il peut rejoindre son abri avec hiben'ny fanapoahana, na ilay
toute la sécurité désirable que tous voatendry hanapoaka, fa ho tra-
les ouvriers sont hors d’atteinte ; il trany tsara tsy misy sampona ilay
quitte le chantier et fait annoncer le fialofana hiereny, ary ny mpiasa
tir par un signal sonore. rehetra dia samy tsy ho tràpaha-
voazana ; farany dia ialany ny toe-
ram-piasana ka asainy velo-
mina ny anjomara mba hanambara
fa hisy fipoahana.
Au cas où les projections Raha ohatra mety hanimba ny
risqueraient d’endommager des zava-miorina eny manodidina eny
installations voisines, du bon état ny fiparitaky ny fipoahan-javatra,
desquelles dépend la sécurité des nefa ireo no miantoka ny fisoro-
ouvriers, ou de causer des dégâts hana ny loza tsy hihatra amin'ny
en dehors du chantier, les coups mpiasa, na mety hitera-doza any
de mine doivent être recouverts de ivelan'ny toeram-piasana any, dia
fascines ou d’autres objets appro- tokony ho rakofana rantsan-kazo
priés. matevina, na zavatra hafa mety
hatao amin'izany ny lavaka.

Art. 11. – Dans aucune mine And. 11. – Amin'ny lavaka


ou carrière, un coup de mine fihadiana metaly na fihadiam-bato,
chargé ne doit être au voisinage, dia tsy azo atao mifanila toerana
d’un autre coup dont l’explosion mihintsy ny lavaka roa efa samy
pourrait enflammer le premier. Les misy totovory, andrao ny fipoahan'
deux coups de mine doivent être itsy hampipoaka koa an'iroa. Fa tsy
tirés simultanément. maintsy atao indray mipoaka koa
izy roa .

Art. 12. – Après le tir et dès And. 12. – Ao aorian'ny fipoa-


que les fumées sont suffisament hana, rehefa misavasava ny setro-
dissipées, le Chef de tir effectue ka, dia mandeha irery mandinika
seul la reconnaissance du chan- ny toeram-piasana ny lehiben'ny
tier ; pour constater que les coups fanapoahana, mba hahalalany fa
de mine ont fonctionné normale- nandeha araka ny tokony ho izy ny
ment ; il fait ensuite procéder à sa fanapoahana ; avy eo dia asainy
purge. diovina.
En cas de raté ou de départ Raha amin'ny herim-baratra no
douteux, la reconnaissance du anaovana ny fandrehetana, ka
chantier ne doit commencer que sendra misy maty afo, na misy
cinq minutes après le tir, si la mise mpisalasala ny fandehany, dia afa-
à feu a été électrique. Si l’allumage ka dimy minitra ao aorian'ny fipoa-
a été fait à la mèche, le chantier hana no atao ny fizahana ny toe-
est consigné pendant une heure ram-piasana. Ary raha amin'ny la-
au moins. Avis immédiat de hiny no anaovana ny fandrehe-
l’incident doit, dans les deux cas, tana, dia hidina mandritry ny ora
être donné à la surveillance. iray raha kely indrindra ny toeram-
piasana. Amin'ireo anton-javatra
roa tonta ireo, dia ampandrenesina
haingana ny momba izany sam-
pona izany ny mpiandraikitra ny
fiambenana.
Toute tentative de rallumage de Raràna mafy ny manandrana
mèche est interdite. mandrehitra fanindroany izany a l-
hiny izany.
Art. 13. – L’emplacement des And. 13. – Marihina tsara ny
coups ratés est réparé. toerana misy ny lavaka maty afo.
Ces coups doivent être, sauf Tsy maintsy savaina araka izao
recours à la dérogation visée à fitandremana manaraka izao ny
l’article 8, dégagés avec les pré- lavaka maty afo afa-tsy hoe omen-
cautions prévues ci-après. dàlana tsy ampiharina izay voala-
zan'ny andininy faha-8.
Les coups de mine devant Ny lehiben'ny fanapoahana no
remplacer de coups ratés sont fo- manondro ny toerana asiana ny
rés sur l’indication du Chef de tir. lavaka asolo ny maty afo. Atao
Un coup de remplacement doit être maherin’ny telopolo santimetatra
placé et orienté de telle sorte que (30 cm) ny elanelana mampisa-
la distance entre l’ancienne charge raka ny lavaka maty afo amin’ilay
et le nouveau trou soit supérieure vaovao.
à 30 centimètres.
L’enlèvement des déblais est Eo ambany fiadidian'ny
effectué sous la surveillance tenan'ny lehiben'ny fanapoahana,
directe du Chef de tir ou du prépo- na ilay voatendry hanapoaka, no
sé au tir avec toutes les pré- anesorana ny ranontany ka tan-
cautions propres à rechercher dremana tsara amin'izany ndrao
toutes cartouches qui auraient pu sendra misy katirijy natoraky ny
être projetées avec les déblais et à fipoahana miaraka ny ranontany,
éviter leur explosion sous le choc mba tsy hipoaka rahefa mifampiki-
des outils. trana amin'ny fiasana.
De telles cartouches doivent Any amin'ny toerana azo
être détruites en lieu sûr. antoka tsy hampidi-doza no anapo-
tehana ny katirijy toy ireny.

Art. 14. – 1° Les trous ayant And. 14. – 1° Raha vao atao
fait canon et les fonds du trou res- fisavana ka hita fa mbola nisy tsy
tés intacts après l’explosion doi- nipoaka ny fanambanin'ny lavaka
vent, dès leur reconnaissance, être sy ny vodi-lavaka, dia asiana ma-
repérés au moyen de broches en rika amin'ny bakankazo io lavaka
bois. Il est formellement interdit de io. Raràna mafy mihintsy ny
les approfondir et de les curer. Les mandalina na misikotra azy. Ny
broches sont fournies par mpampiasa no miantoka ny banka-
l’exploitant. kazo.
Les cartouches ou portions de Tsy azo sokirina ny katirijy
cartouche qui seraient restées aux na ny potiny tavela any amin'ny
fond des trous ne doivent pas en vodi-lavaka.
être retirés.
2° Les trous ayant fait canon ou 2° Ny lehiben'ny fanapoahana
les fonds de trou ne peuvent être irery ihany no mahazo manisy to-
rechargés seulement que par le tovory indray ao amin'ny lavaka
Chef de tir ; après qu’il se soit as- nitsefotra na tsy nipoaka, rahefa
suré que les trous sont convena- namarininy tsara fa nangatsiaka
blement refroidis et en tous cas, tanteraka ny lavaka, ary rahefa dila
après un délai d’une demi-heure ny antsasak'adiny raha haingana
au moins après le retour au chan- indrindra aorian'ny fiverenana eo
tier; une boule d’argile grasse doit amin'ny toeram-piasana ; ampidi-
être introduite au fond du trou et la nina vongan-tanimanga bodaboda
nouvelle cartouche enfoncée très any amin'ny vodi-lavaka dia alefa
doucement. moramora manaraka ny katirijy
vaovao.
3° Le forage, d’un coup de 3° Ny fandoahana lavaka
mine à proximité d’un trou ayant vaovao mifanila amin'ny vodi-
fait canon ou à proximité d’un fond lavaka tsy nipoaka, ary ny fanadio-
de trou et le déblaiement consé- vana ny ranontany aorian'ny fipoa-
cutifs sont assujettis aux prescrip- hany dia ampanarahana ny fepetra
tions de l’article 13. voalazan'ny andininy faha-13.

Art. 15. – Lorsqu’un coup raté, And. 15 : Raha misy lavaka


un coup ayant fait canon ou un maty afo, na nitsefotra na vodi-
fond de trou n’ont pas été rendus lavaka tsy nipoaka ka tsy voam-
inoffensifs avant la fin de poste, le boatra mba tsy nipoaka ka tsy
chantier doit être barré par le Chef voamboatra mba tsy hitera-doza
de tir qui en informe le surveillant alohan'ny fifaranan'ny asa, dia
ou le Chef d’exploitation ; ce der- asian'ny lehiben'ny fanapoahana
nier prend sous sa responsabilité sakana ny toeram-piasana sady
toutes dispositions utiles pour que mampandre ny mpiambina na ny
des informations précises sur la lehiben'ny toby izy, dia io kosa in-
position, la longueur et l’orientation dray no mandray ny andraikitra re-
du trou parviennent d’une manière hetra mba hampahafantatra tsara
sûre au Chef de tir suivant. izay lehiben'ny fanapoahana vao
hiditra handimby avy eo ny toera-
ny, ny halaliny ary ny fandrin'ny
lavaka.
Les mêmes précautions sont Mbola izany fitandremana izany
prises lorsque, exceptionnel- ihany koa no atao raha ohatra
lement , un coup de mine chargé mbola tsy voapoaka alohan'ny fifa-
ne peut être tiré avant la fin du ranan'ny fotoam-piasana ny lavaka
poste. efa misy totovory.
Tout chantier où le travail a été Ny toeram-piasana rehetra izay
abandonné ou suspendu temporai- niasana ka nilaozana na najanona
rement doit être soigneusement vonjy maika dia tsy maintsy dini-
examiné par le Chef du tir qui hin'ilay lehiben'ny fanapoahana
s’assure qu’il n’y a pas de raté ou fatratra sao dia misy lavaka maty
de trou fait canon sur le front afo na nitsefotra fotsiny. Dia am-
d’avancement. Il rend compte de pahafantariny ny lehiben'ny toby ny
cet examen au Chef d’exploitation. vokatr'izany fandinihina nataony
izany.

Art. 16. – Toute activité dans le And. 16. – Raràna mihitsy ny


chantier où des trous sont déjà asa rehetra ao anatin'ny toeram-
chargés, doit être interdite, tant piasana izay misy lavaka efa
que le tir des coups de mine n’est voaisy totovory ambarapahavitan'
pas achevé. ny fanapoahana ireo lavaka ireo.
Art. 17. – Dans le tir à l’élec- And. 17. – Raha herim-baratra
tricité, l’organe de manoeuvre de no entina manapoaka, dia tsy
l’appareil de mise à feu reste tou- maintsy eo am-pelatànan'ny lehi-
jours à la disposition exclusive du ben'ny fanapoahana irery ihany ny
Chef de tir qui ne le met en place milina ilaina amin'izany, ka tsy ha-
qu’au moment d’allumer les coups, petany raha tsy amin'ny fotoana
et après avoir pris les précautions fandrehetana indrindra ary amin'
indiquées à l’article 10. izany dia efa vita avokoa ny fitan-
dremana rehetra voalazan'ny andi-
niny faha-10.

Art. 18. – 1° Les caractéris- And. 18. – 1° Ny toetra mam-


tiques des exploseurs et leurs piavaka ny zavatra mampipoaka sy
conditions d’emploi doivent exclure ny fomba fampiasa azy dia tokony
tout risque de raté par défaut de tsy hampisy izany vanja maty afo
puissance ; izany noho ny hakelezan'ny he-
riny ;
2° Les caractéristiques élec- 2° Savaina ara-potoana any
triques essentielles des exploseurs amin'ny trano fiasana hàry fitao-
sont vérifiées périodiquement dans vana ny milina tena manome ny
les ateliers convenablement ou- tanjan'ny zavatra fanapoahana en-
tillés ; la nature de ces vérifications tin'ny herim-baratra ; ny fomban'
sont définies par les instructions izany fanamarinana izany dia
prévues à l’article 20. voafaritry ny toro-làlana voalaza ao
amin'ny andininy faha-20.

CHAPITRE II : TOKO II :
DISPOSITION PARTICULIERE. FEPETRA MANOKANA.

Art. 19. – L’utilisation des ex- And. 19. – Ny fampiasana ny


plosifs dans les industries est zava-mipoaka amin'ny trano fa-
soumise à autorisation du Chef du naovana taozavatra dia angata-
Service des Mines. hana alàlana amin'ny lehiben'ny
sampan-draharahan'ny harena ao
an-kibon'ny tany.

TITRE II : FIZARANA II :
SECURITE. NY FISOROHANA NY LOZA.

Art. 20. – L’utilisateur des And. 20. – Tsy maintsy atoron'


substances explosives et déto- ny mpampiasa zava-mipoaka sy
nantes est tenu de donner à son mitefoka ny mpiasany ny toro-
personnel les instructions néces- làlana rehetra ilaina araka ny voa-
saires définies aux articles lazan'ireto andininy manaraka ire-
suivants : to :
Art. 21. – Ces instructions sont And. 21. – Ampandriana an-
données par écrit sous forme de tsoratra ireo toro-làlana ireo ka
consignes et concernent : atao toy ny baiko ary mikasika :
- le transport et la conservation - ny fitaterana sy ny fitehirizana
des substances explosives et ny zava-mipoaka sy mitefoka
détonantes sur le lieu d’emploi eo amin'ny toerana ampiasana
ou à proximité ; azy na eny akaikiny ;
- leur distribution ; - ny fizarana azy ;
- l’amorçage, le chargement, le - ny famahanana, ny faneseha-
bourrage des trous de mines ; na ary ny fanasiana totovory
amin' ny lavaka ;
- l’éloignement en temps utiles - ny fampanalavirana ny mpiasa
des individus ; ara-potoana ;
- la mise à feu des coups de - ny fandrehetana ny lavaka ;
mines ;
- la visite du chantier après le - ny fisafoana ny toeram-
tir ; piasana ao aorian'ny fipoaha-
na ;
- la marche à suivre en cas de - izay tokony hatao raha misy
ratés ; lavaka maty afo ;
- la destination à donner aux - izay toerana tokony hametra-
substances explosives et déto- hana ny zava-mipoaka sy
nantes non utilisées en fin de mitefoka tsy nampiasaina
poste ; tamin'ny fiafaran'ny fotoam-
piasana ;
- les précautions à l’égard des - ny fitandremana momba ny
explosifs détériorés ou zava-mipoaka efa simba na
suspects, notamment les dyna- mampisalasala , indrindra fa ny
mites grasses ou gelées ; dynamite be menaka mandry ;
- la comptabilité des sub- - ny kaontin'ny zava-mipoaka sy
stances explosives et déto- mitefoka lany tamin'ny asa ary
nantes consommées dans les ny fanamarinana ny fampia-
travaux ainsi que le contrôle de sana azy.
leur utilisation.

Art. 22. – Les consignes doi- And. 22. – Atao teny malagasy
vent être rédigées en malgache et sy teny frantsay ny baiko ary atao
en français et affichées en tous peta-drindrina amin'izay toerana
points utiles de chaque chantier ou talaky maso rehetra ao amin'ny
lieu d’utilisation. toeram-piasana na amin'ny toe-
rana ampiasana ny zava-mipoaka
sy mitefoka.

Art. 23. – Dans le cas où pour And. 23. – Raha sendra misy
une cause quelconque, la sécurité anton-javatra tsy ahazoana mis o-
se trouve compromise, l’exploitant roka ny loza, dia tsy maintsy
doit aviser sans délai le Chef du ampandrenesin'ny tompon'ny toby
Service des Mines et le Sous- haingana ny lehiben'ny sampan-
Préfet. draharahan'ny harena ao an-kibon'
ny tany sy ny lehiben'ny vakim-
pileovana.
L’exploitant est tenu de se Tsy maintsy arahin'ny mpam-
conformer aux mesures prescrites piasa ny toby ny fepetra voadidy
pour faire cesser le danger. atao mba hampisava ny loza.
S’il ne se conforme pas à ces Raha tsy manaraka izany e f-
mesures dans le délai qui lui est petra izay ao anatin'ny fe-potoana
fixé, il y est pourvu d’office, et à natao ho azy izy, dia ny Fanjakana
ses frais par les soins de l’adminis- no miandraikitra izany avy hatrany
tration. fa ny mpampiasa kosa mandoa ny
lany rehetra momba izany.

Art. 24. – En cas de péril And. 24. – Raha misy loza


imminent reconnu soit par l’un des mananontanona tazan'ny iray
fonctionnaires et agents visés à amin'ireo mpiasam-panjakana na
l’article 34 ci-dessous, celui-ci en ny mpandraharaha voalazan'ny
rend compte immédiatement au andininy faha-34 eto ambany, dia
Sous-Préfet qui prend les mesures ampandrenesin'ireo haingana ny
de sécurité indispensables. lehiben'ny vakim-pileovana mba
hikarakarany ny fitandremana izay
tsy maintsy atao.

Art. 25. – A tout moment, le And. 25. – Mandrakariva,


Ministre chargé des Mines peut, rahefa manolo-kevitra ny lehiben'
sur proposition du Chef du Service ny Sampan-draharahan' ny harena
des Mines, mettre l’exploitant en ao an-kibon'ny tany dia azon'ny
demeure d’avoir à prendre les me- Minisitra miadidy ny harena ao an-
sures de sécurité qu’il jugerait uti- kibon'ny tany atao ny manery ny
les. mpampiasa ny toby hanao izay fi-
tandremana rehetra heveriny ho
mety hisorohana ny loza .
La non-exécution des mesures Ny tsy fanatanterahana izany
ainsi prescrites dans le délai baiko izany ao anatin'ny fotoana
qui est imparti entraîne pour voafetra dia mety hahatonga ny
l’exploitant le retrait temporaire ou fanesorana vonjy maika na man-
définitif de son autorisation sans drakizay ny fahazoan-dàlana amin'
qu’il puisse prétendre à aucune ny tompony, nefa izy tsy mahazo
indemnité. mangataka onitra amin' izany.

Art. 26. – A tout moment, le And. 26. – Mandrakariva,


Sous-Préfet sur l’avis de l’ingé- rehefa mahazo filazana avy amin'
nieur des Mines peut ordonner aux ny ingénieur-n'ny harena ao an-
frais de l’intéressé, sans que celui- kibon' ny tany ny lehiben'ny vakim-
ci puisse prétendre à indemnité, pileovana, dia azony atao ny ma-
l’enlèvement, la vente ou la des- nome baiko hanala, na hivarotra,
truction des explosifs constituant na hanapotika ireo zava-mipoaka
un danger public non conservés mety hampidi-doza ny be sy ny
dans les conditions prescrites par maro, izay tsy notehirizina araka
la réglementation en vigueur. izy, sady mbola izy koa no mian-
toka ny lany rehetra amin'izany.

TITRE III : FIZARANA III :


ACCIDENTS. VOINA MANJO.

Art. 27. – 1° En cas d’accident, And. 27. – 1° Raha sendra m i-


purement matériel par la décom- sy fahavoazana mihatra amin'ny
position intempestive d’une subs- fitaovana fotsiny ihany noho ny fa-
tance explosive, l’exploitant est te- hasimban'ny zava-mipoaka tsy
nu d’en aviser sans délai, nampoizina, dia mampandre tsy
le Sous-Préfet et par lettre re- misy hatak'andro ny lehiben'ny va-
commandée, le Chef de Province kim-pileovana ny mpampiasa, sady
et le Chef du Service des Mines, mandefa taratasy "tsy very man-
en indiquant succinctement les deha" amin'ny filoham-paritany sy
causes, les circonstances et les ny lehiben'ny sampan-draha-
conséquences de l'accident ; rahan'ny harena ao an-kibon'ny
tany, ka lazainy fohifohy amin'izany
ny mahatonga ny loza, ny andinin-
dininy ary ny vokatr'izany ;
2° En cas d’accident de per- 2° Raha misy voina mihatra
sonne, l’exploitant est tenu sans amin'olona, tsy tohinina anefa ny
préjudice des dispositions du Code fepetra voalazan'ny fehezan-
de Travail, d’en aviser sans délai la dalàna momba ny asa, dia tsy
Gendarmerie ou la Police et le maintsy ampandrenesina tsy misy
Sous-Préfet et, par télégramme, le hatak'andro koa ny zandarimaria
Chef de Province et le Chef de na ny mpitandro ny filaminana sy
Service des Mines, en indiquant ny lehiben'ny vakim-pileovana ary
succinctement les causes, les cir- andefasana telegrama ny Filoham-
constances et les conséquences paritany sy ny lehiben'ny sampan-
de l’accident. draharahan'ny harena ao an-kibon'
ny tany, ka lazaina fohifohy amin'
izany ny nahatonga ny loza, ny
andinindininy, ary ny vokatr'izany.
Le Chef du Service des Mines, Rahefa henon'ny lehiben'ny
ayant connaissance d’un accident sampan-draharahan'ny harena ao
ayant entraîné la mort ou des bles- an-kibon'ny tany ny loza nahafaty
sures, envoie sans délai sur place na nandratra olona, dia mandefa
un ingénieur des Mines pour en- ingénieran'ny harena ao an-kibon'
quête technique. ny tany izy hanao ny famotorana
ara-teknika eny an-toerana.
Copie du rapport d’enquête est Dia alefa any amin'ny fitsarana
transmise à l’autorité judiciaire miandraikitra izany, ny kopian'ny
compétente ; fampakaran-teny momba ny famo-
torana ;
3° En cas de vol, disparition ou 3° Raha misy halatra, na nan-
manquant de substances explo- javona, na fahaverezana ny zava-
sives ou détonnantes, l’exploitant mipoaka na mitefoka, dia ampan-
est tenu d’en aviser sans délai la drenesin'ny mpampiasa tsy misy
Gendarmerie ou la Police, et le hatak'andro ny zandarimaria na ny
Sous-Préfet et par télégramme, le mpitandro ny filaminana sy ny lehi-
Chef de Province et le Chef du ben'ny vakim-pileovana, ary an-
Service des Mines. Il en indique defasany telegrama ny Filoham-
succinctement les circonstances et paritany sy ny lehiben'ny Sampan-
l’importance. draharahan'ny harena ao an-kibon'
ny tany, ka lazaina fohifohy amin'
izany ny andinindininy sy ny hale-
hiben'izany.
TITRE IV : FIZARANA IV :
CONTROLE DE L’ETAT. ANDRY MASO
ATAON'NY FANJAKANA.

Art. 28. – Le contrôle de And. 28. – Mpiasam-panjakana


l’Etat est exercé par des fonc- na miaramila nomem-pahefana
tionnaires ou militaire dûment habi- hanao izany, sady nalaina tamin'
lités relevant des départements ny sampan-draharaha havanana
compétents pour connaître des momba ny zavatra voatondron'ny
questions énumérées à l’article ci- andininy eto ambany no manan-
après. tanteraka ny andry maso ataon'ny
Fanjakana.

Art. 29. – Ce contrôle porte And. 29. – Ny anaovana andry


notamment sur : maso indrindra dia :
- la validité des autorisations ; - ny fetra mampanan-kery ny
fahazoan-dàlana ;
- la régularité de la tenue du - ny fitanana ara-dalàna ny bo-
registre d’entrée et de sortie ; ky fanoratana ny miditra sy mi-
voaka ;
- la nature, la composition et - ny karazan'ny zava-mipoaka
l’état des enveloppes et des sy mitefoka natoby sy ny fanga-
substances explosives et déto- rony ary ny toetry ny fonosany ;
nantes entreposées ;
- les conditions de stockage ; - ny fomba fanobiana ;
- les mesures prises pour - ny fitandremana natao hisoro-
assurer la protection et les hana ny halatra, ny haintrano,
intempéries ; ary ny fivadibadihan'ny toetr'
andro ;
- la date limite d’utilisation des - ny fetra farany azo ampiasai-
explosifs ; na ny zava-mipoaka ;
- l’affichage et l’application des - ny fanaovana peta-drindrina
consignes de sécurité. sy ny fampiarana ny baiko his o-
rohana ny loza.

Art. 30. L’exploitant est And. 30. – Tompon'andraikitra


responsable des substances ex- amin'ny zava-mipoaka sy mitefoka
plosives et détonantes dont il a la eo am-pelatanany ny mpampiasa
garde. ny toby.
Il doit, le cas échéant, prendre Noho izany, dia hamarininy
toutes mesures utiles pour en véri- tsara mihitsy ny fampiasana sy ny
fier l’emploi et pour faire ra- famerenana isan-kariva eo amin'ny
piecer dans le dépôt en fin de jour- toeram-panobiana ny ambin'ny za-
née les substances explosives et va-mipoaka sy mitefoka tsy nam-
détonantes qui n’auraient pas été piasaina .
utilisées.
L’exploitant d’un dépôt doit Mitàna boky hanoratana ny mi-
tenir un registre d’entrées et de ditra sy mivoaka ny mpampiasa
sorties indiquant les quantités de toeram-panobiana ka lazaina amin'
substances explosives détonantes izany ny habetsahan'ny zava-
introduites, avec leurs dates de mipoaka sy mitefoka nampidiriny,
réception et leur provenance ainsi ny fotoana nandraisany azy sy ny
que les quantités sorties avec leurs toerana nihaviany , ary koa ny ha-
dates de livraison et les noms des betsahan'ny navoakany, ny fo-
personnes auxquelles elles ont été toana namoahany azy, ary ny
remises. anaran'ny olona nandray azy.

Art. 31. – L’exploitant est tenu And. 31. – Avelan'ny mpam-


de donner, en tous temps, libre ac- piasa ny toby hiditra malalaka tsa-
cès aux dépôts de substances ex- ra ireo mpiasam-panjakana mian-
plosives et détonantes aux autori- draikitra ny andry maso mba hiza-
tés chargés du contrôle. Il doit, à ha ny toeram-panobiana ny zava-
toute requisition, leur communiquer mipoaka sy mitefoka. Tsy maintsy
les documents des rensei- atolony azy koa ny an-
gnements utiles à l’exercice du tontan-taratasy sy ny filazalazana
contrôle. rehetra mety hahamora ny asany
raha misy fitakiana an'izany na ra-
hoviana na rahoviana.

Art. 32. – En cas de péril immi- And. 32. – Raha misy loza ma-
nent reconnu par l’un des agents nanontanona tazan'ny iray amin'
visés à l’article 34 de la présente ireo mpandraharaha voalazan'ny
réglementation, celui-ci en rend andininy faha-34 amin'ity, dia
compte immédiatement au Sous- hampandrenesiny eo no ho eo ny
Préfet qui prend les mesures de lehiben'ny vakim-pileovana, izay
sécurité indispensables. hanao ny fepetra rehetra ilaina hi-
sorohana ny loza.

Art. 33. – Les autorités de And. 33. – Asian'ny manampa-


contrôle doivent adresser sous hefana mpanao andry maso fitom-
timbre confidentiel au Ministre boka "tsy ambara-telo" ny filazana
chargé des Mines le procès- an-tsoratra ny asa nataony dia
verbal des opérations qu’elles ont alefany amin'ny Minisitra miandrai-
effectuées. kitra ny harena ao an-kibon'ny ta-
ny.
Des extraits du procès-verbal Ampitaina koa amin'ireo Mini-
sont transmis aux autres Minis- sitera hafa izay voakasik'izany no-
tères intéressées pour les pro- ho izy ireo manana anjara rahara-
blèmes relevant de leur compé- ha mifanandrify amin'izany olana
tence. izany ny kopian'io filazana an-
tsoratra io.

TITRE V : FIZARANA V :
CONSTATATIONS FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.

Art. 34. – Les infractions à la And. 34. – Ny mpiandraikitra sy


présente réglementation sont ny mpikaroka ny fandikan-dalàna,
recherchées et constatées par les ny mpandraharaha anankinana ny
officiers et agents de police judi- seranana, ary ireto mpiasam-
ciaire, les agents commissionnés panjakana sy ny an'ny sampan-
des douanes et par les fonction- draharahan'ny harena ao an-kibon'
naires et agents du Service des ny tany voatondro manaraka ireto,
Mines ci-après : no manao ny fikarohana sy ny fi -
zahana fototra ny fandikana ity di-
dy ity :
- Ingénieurs du Service des Mi- - ny ingénieur ao amin'ny sam-
nes ; pan-draharahan'ny Harena ao
an-kibon'ny tany ;
- Chefs des subdivisions - ny lehiben'ny Fizaran-
minières ; tsampan' ny harena ao an-
kibon'ny tany.
- Adjoints techniques du Ser- - ny adjoints techniques ao
vice des Mines ; amin'ny sampan-draharahan'
ny harena ao an-kibon'ny tany.

Art. 35. – Les procès-verbaux And. 35. – Ny matoan'ny fita-


rédigés par des fonctionnaires ou nana an-tsoratra ny fandikan-
militaires sont transmis en origi- dalàna nalahatr'ireo mpiasam-
naux au Magistrat du ministère pu- panjakana ireo dia ampitaina
blic territorialement compétent qui amin'ny mpitsara, mpampanoa
exercera éventuellement les pour- tompon'andraikitra eo an-toerana
suites. izay hanao ny fitoriana raha ilaina.
Copies des procès-verbaux Ankoatra izany, andefasana
sont, en outre, transmises à l’Etat- kopian'io fitanana an-tsoratra io
Major de la Défense Nationale et koa ny foiben'ny Fiarovam-pire-
des Forces Armées, au Ministère nena sy ny Foloalindahy sy ny Mi-
des Mines et au Ministère de nisteran'ny Harena an-kibon'ny ta-
l’intérieur. ny ary ny Ministeran'ny Atitany.

Art. 36. – Le Ministre de And. 36. – Ny Minisitry ny Toe-


l’Economie et des Finances, le Mi- karena sy ny fitantanam-bola, ny
nistre de l’intérieur, le Ministre de Minisitry ny Atitany, ny Minisitry ny
la Défense Nationale et des Forces Fitsarana ; ny Minisitry ny Fiaro-
Armées, le Ministre de la Justice, vam-pirenena sy ny Foloalindahy
sont chargés, chacun en ce qui le no miandraikitra, samy amin'ny
concerne de l’exécution du présent tandrify azy avy, ny fanatantera-
décret qui sera publié au Journal hana ity didim-panjakana ity, izay
officiel de la République. havoaka amin'ny Gazetim-panja-
kan'ny Repoblika.
II.7. DECRET N° 73-080 II.7. DIDIM-PANJAKANA
du 30 mars 1973 N° 73-080
portant réglementation de la tamin’ny 30 martsa 1973
destruction des substances mametra ny fitsipika momba
explosives et détonantes ny fanapotehana ny zava-
(J.O. n°908 du 5.5.73, p. 1114) mipoaka sy mitefoka (Idem)

Article premier. – Dans le cas Andininy voalohany. – Ra-


où la destruction de substances hefa asain’ny didy aman-dalàna
explosives et détonantes est ren- velona hanjary ho tsy maintsy
due obligatoire par des disposi- potehina ny zava-mipoaka sy mite-
tions législatives ou réglemen- foka, dia arak’izao fepetra mana-
taires en vigueur, celle-ci est ef- raka izao no hanaovana azy.
fectuée dans les conditions
ci-après.

Art. 2. – La destruction des And. 2. – Didim-pitondrana


substances explosives et déto- avoakan’ny Minisitra miadidy ny
nantes est ordonnée par arrêté du Harena ao an-kibon’ny tany, araka
Ministre chargé des Mines, sur ny tolo-kevitry ny lehiben’ny sam-
proposition du Chef du Service des pan-draharahan’ny Harena an-
Mines sauf dans le cas prévu à kibon’ny tany, no anomezana
l’article 6 ci-dessous ; baiko hanapotehana ny zava-
mipoaka na mitefoka, afa-tsy
amin’ny toe-javatra voalazan’ny
andininy faha-6 eto ambany.
Cet arrêté doit préciser : Tsy maintsy tondroina amin’
izany didim-pitondrana izany :
- les nom, prénoms, profession, - ny anarana, ny fanampin’
domicile du propriétaire ou dé- anarana, ny asa atao, fonenan’
tenteur ; ny tompony na izay mitahiry ny
zava-mipoaka sy mitefoka ;
- le lieu de stockage des ex- - ny toerana itobian’ny zava-
plosifs à détruire ; mipoaka tsy maintsy ho pote-
hina ;
- les motifs de la destruction ; - ny antony hanapotehana azy ;
- les mesures de sécurité à - ny fepetra ampiasaina isoro-
prendre. hana ny loza .
Il est notifié au propriétaire Ary izany dia ampahafantarina
ou détenteur de ces substances, ny tompony na ny mpitahiry ny za -
au Chef de Province, au Préfet, va-mipoaka na mitefoka, ny filo-
au Sous-Préfet intéressés, aux ham-paritany, ny lehiben’ny fi-
autorités militaires supérieures et leovana sy ny vakim-pileovana
au Commandant de la Brigade voakasik’izany, ny manam-pahe-
de Gendarmerie territorialement fana ambony amin’ny tafika, ary ny
compétente. komandin’ny brigade de la gendar-
merie tompon’andraikitra eo an-
toerana.
Le propriétaire ou détenteur Manana fotoana roapolo andro
des substances explosives et déto- manomboka amin’ny nampahafan-
nantes à détruire dispose d’un dé- tarana ny didim-pitondrana ny
lai de 20 jours, à partir de la notifi- tompony na ilay mitahiry ny zava-
cation de l’arrêté, pour effectuer mipoaka tsy maintsy hopotehina
les opérations prescrites. mba hanatanterahany ny zavatra
andidiana azy.

Art. 3. – Les opérations de And. 3. – Olona mpiangaly azy


destruction doivent être effectuées na sampan-draharaha havanana
par un spécialiste ou un organisme amin’izany no manao ny fana-
spécialisé en la matière avec les potehan-javatra araka izay fitan-
soins nécessaires. dremana ilaina.
Il appartient au propriétaire ou Anjaran’ny tompony na ny
détenteur de solliciter l’office de mpitahiry ny zava-mipoaka sy mi-
ces spécialistes. tefoka ny mangataka ireo manam-
pahaizana ireo hanao ny asany.
Andefasana filazana an-
Un compte-rendu détaillé tsoratra momba ny antsipirihany
de destruction est adressé au rehetra tamin’ny fanapotehana ny
Ministère chargé des Mines Minisitra miadidy ny Harena an-
dès que les opérations sont kibon’ny tany raha vao vita ny ra-
terminées. haraha.

Art. 4. – La destruction doit And. 4. – Any ivelan’ny tanàn-


être faite en dehors des agglo- dehibe no tsy maintsy anaovana
mérations urbaines et à une dis - ny fanapotehana ary ny elanelany
tance minimale D en mètre donnée akaiky indrindra amin’ny trano
par la formule ci-après des mai- fonenana, ny làlan’ny olona, ny at-
sons d’habitation, voie de com- riby mitarika herim-baratra ary ny
munication, lignes de transport toera-panobiana, dia tondroina
d’energie et du stock : amin’ny litera D metatra araka izao
baikon-teny manaraka izao :

P P
D = 50 D = 50
E E
P étant la quantité d’explosifs à Ny P dia manondro ny habe-
détruire en une seule fois et E tsahan’ny zava-mipoaka hatao
le coefficient d’équivalence dé- indray manapotika ary ny E dia
fini dans l’article 3 du décret manondro lanjan’isa fampita-
régle-mentant la conservation hana arak’izay voalazan’ny an-
des substances explosives et dininy faha-3 amin’ny didim-
détonantes. panjakana mametra ny fitsipika
momba ny fitehirizana ny zava-
mipoaka sy mitefoka.

Art. 5. – Si le propriétaire ou le And. 5. – Raha mandà tsy ha-


détenteur refuse de détruire les natanteraka ny fanapotehana ny
substances explosives et déto- zava-mipoaka na mitefoka ao ana-
nantes dans le délai qui est fixé, il tin’ny fotoana nomena azy ny tom-
est passé outre et l’administration pony na ny mpitahiry azy dia dikai-
effectue elle-même les opérations na amin’izao izany fa ny Fanjakana
de destruction. mihitsy ny manao ny fanapoteha-
na.
Dans ce cas, le propriétaire Amin’izany dia fampiharana
ou le détenteur est passible des amin’ny tompony na ny mpitahiry
sanctions et peines prévues par la ny famaizana sy ny sazy voa-
législation en vigueur et il est tenu tondron’ny lalàna velona ary tsy
de payer le montant total des frais maintsy onerany koa izay lany no-
occasionnés par les opérations. ho izany raharaha izany.
Pour la destruction d’une quan- Raha betsaka ny zava-mipoaka
tité importante de substances ex- na mitefoka ho potehina dia
plosives et détonantes, le Ministre azon’ny Minisitra miadidy ny Hare-
chargé des Mines peut demander na an-kibon’ ny tany angata-hana
le concours des Forces Armées. fanampiana ny Foloalindahy.

Art. 6. – En cas de danger im- And. 6. – Raha sendra misy lo-


minent provenant des sub- za mananontanona avy amin’ny
stances explosives et détonantes, zava-mipoaka na mitefoka tsika-
constaté par un agent du Service ritry ny ao amin’ny sampan-draha-
des Mines ou un artificier de rahan’ny Harena an-kibon’ny tany
l’armée, le Sous-Préfet peut auto- na ny mpanao afomanga ao amin’
riser ces derniers à en effectuer la ny tafika dia azon’ny lehiben’ny
destruction immédiate. vakim-pileovana omen-dalàna izy
ireo hanao ny fanapotehana eo no
ho eo ihany.
Dans le même cas constaté Toy izao koa, raha ny tompony
par un propriétaire, le Sous-Préfet no mahatsikaritra ny loza dia azon’
peut autoriser ce dernier à faire ny lehiben’ny vakim-pileovana
procéder à la destruction des subs- omen-dàlana izy haka manam-
tances explosives et détonantes en pahaizana hanapotika izany zava-
cause, par un spécialiste. mipoaka na mitefoka izany.
Le Sous-Préfet rend compte Dia manao filazana momba
de ces opérations au Ministre izany amin’ny Minisitra miadidy ny
chargé des Mines par l’inter- Harena an-kibon’ny tany ny lehi-
médiaire du Chef de Province. ben’ny vakim-pileovana amin’ny
alalan’ny Filoham-paritany.
Art. 7. – La destruction sur And. 7. – Azo didiana ho pote-
place peut être ordonnée s’il s’agit hina eo an-toerana eo ihany raha
d’explosifs des classes I, I bis ou II zava-mipoaka anisan’ny antoko I, I
franchement altérés dont le trans- bis na III efa tena simba mihitsy ka
port serait périlleux. mety hampidi-doza ny hitaterana
azy.
Toutefois, les mesures de sé- Kanefa dia tsy maintsy atao ny
curités réglementaires doivent être fitandremana ara-dàlana, alohan’
prises avant et au cours des opé- ny hanapotehana na eo am-panao-
rations de destruction. vana izany.

Art. 8. – Le choix du mode de And. 8. – Ny fifidianana izay


destruction des différents types de fomba hanapotehana ny zava-
substances explosives et déto- mipoaka na mitefoka isan-kara-
nantes est laissé à la compétence zany avy dia avela ho andraikitry
du spécialiste ou de l’organisme ny mpiangaly azy, na ny sampan-
spécialisé en la matière qui doit se draharaha havanana amin’ izany,
conformer aux dispositions des ka tsy maintsy arahina ny fepetra
textes en vigueur. voalazan’ny rijan-teny manan-kery.
Il est toutefois strictement n
i- Kanefa dia raràna mafy mihitsy
terdit de procéder à la des- ny manapotika zava-mipoaka
truction des explosifs autres que amin’ny fanatsobohana azy any
les poudres noires par immersion anaty ranomamy, afa-tsy ny vanja
en eau douce. mainty ihany.

Art. 9. – Le Ministre de l’Eco- And. 9. – Ny Minisitry ny Toe-


nomie et des Finances, le Ministre karena sy ny Fitantanam-bola ny
de l’Intérieur, le Ministre de la Dé- Minisitry ny Atitany, ny Minisitry ny
fense Nationale et des Forces Ar- Fitsarana, ny Minisitry ny Fiarovan-
mées, le Ministre de la Justice, pirenena sy ny Foloalindahy no
sont chargés chacun en ce qui le miandraikitra samy amin’ny tan-
concerne de l’exécution du présent drify azy avy, ny fanatanterahana
arrêté qui sera publié au Journal ity didim-panjakana ity, izay ha-
officiel de la République voaka amin’ny Gazetim-panjakan’
ny Repoblika.
II.8. DECRET N° 74-282 II.8. DIDIM-PANJAKANA N° 74-282
du 13 septembre 1974 tamin’ny 13 septambra 1974
portant protection des gise- mametra ny fitandroana ny
ments de célestite (J.O. akoram-bato « célestite »
n° 1010 du 21.9.74, p. 2901) (Idem)

Article premier. – La sub- Andininy voalohany. – Ho


stance dite « célestite » est clas- fampiharana ny andininy faha-12
sée substance minérale d’intérêt ao amin’ny hitsivolana laharana
national en application faha-62-103 tamin’ny 1 oktobra
de l’article 12 de l‘ordonnance 1961, ny akoram-bato atao hoe :
n° 62-103 du 1 er octobre 1962. « célestite » dia halahatra ho akora
mineraly hitandroana ny tombon-t-
soam-pirenena.

Art. 2. – La recherche et And. 2. – Ny fikarohana sy ny


l’exploitation de cette substance fitrandrahana izany akoram-bato
sont exclusivement réservées à izany dia atokana ho an’ny Fanja-
l’Etat qui peut les effectuer, soit kana irery ihany ka izy no hisahana
directement, soit par tout autre ny fanaovana izany mivantana na
mode dans les conditions déter- amin’izay fomba hafa manaraka
minées par un cahier des charges ny fepetra voatondron’ny bokin’
fixé par arrêté du Ministre de andraikitra momba izany ka hoso-
l’Economie et des Finances. ritan’ny didim-pitondrana hataon’ny
Minisitry ny Toe-karena sy Fitan-ta-
nam-bola.

Art. 3. – Le commerce et And. 3. – Ny fivarotana sy ny


l’exportation de cette substance fanondranana io akoram-bato io
font l’objet de contrôle par les ser- dia ny sampan-draharaha manam-
vices compétents. pahefana amin’izany no hisahana
ny fanaraha-maso azy.

Art. 4. – En cas de découverte And. 4. – Raha sendra ahitana


dans des gisements exploités pour célestite amin’ireny tanim-bato
d’autres substances, la célestite trandrahina ahazoana akoram-bato
sera remise à la République Mala- hafa ireny dia tsy maintsy hatolotra
gasy (Direction des mines et de ny Repoblika Malagasy izany Cé-
l’énergie), ainsi qu’il est stipulé lestite izany (Foibem-pitondrana ny
à l’article 85 de l’ordonnance harena ao an-kibon’ny tany sy ny
n° 62-103 du 1er octobre 1962 hery) araka ny voalazan’ny andini-
portant loi minière. ny faha-85-n’ny hitsivolana lahara-
na faha-62-103 tamin’ny 1 oktobra
1962 manao ny lalàna momba ny
Harena ao an-kibon’ny tany.
Art. 5. – Les sociétés et les And. 5. – Tsy maintsy manao
particuliers qui détiennent des cé- filazana momba ny akoram-bato
lestites destinées au commerce voaangony amin’ny sampan-
devront faire une déclaration de draharahan’ny harena ao an-
stocks au Service des Mines et se kibon’ny tany izay sosaiety sy izay
conformer aux dispositions du pré- olona mitana célestite hatao varo-
sent décret, dans un délai de tra ary tsy maintsy manaraka ny
trente jours à partir de la date de fepetra voalazan’ity didim-
sa promulgation. panjakana ity ka telopolo andro no
fetra, manom-boka amin’izay vani-
nandro hamoa-hana azy hanan-
kery.

Art. 6. – Le Ministre de l’Eco- And. 6. – Ny Minisitry ny Toe-


nomie et des Finances est chargé karena sy ny Fitantanam-bola no
de l‘exécution du présent décret miandraikitra ny fanatanterahana
qui sera publié au Journal officiel ity didim-panjakana ity, izay
de la République. havoaka amin’ny Gazetim-panja-
kan’ny Repoblika.
II.9. ARRETE II.9. DIDIM-PITONDRANA
N°2105-MEC/SGEC/DIM/SM N° 2105-MEC/SGEC/DIM/SM
du 5 novembre 1975 tamin’ny 5 novambra 1975
fixant les conditions tech- andraiketana ny fepetra ara-
niques de la conservation teknika momba ny fitehiri-
des substances explosives et zana ny zava-mipoaka sy
détonantes (J.O. n° 1107 du mitefoka (Idem)
17.1.76, p. 179)

CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :


DES DEPOTS SUPERFICIELS. MOMBA NY TOERAM-PANOBIANA
AORINA AMBONIN’NY TANY.

Article premier. – Un dépôt Andininy voalohany. – Atao


est dit « superficiel » quand il est hoe : « ambonin’ny tany » ny toe-
constitué par une construction fixe ram-panobiana raha trano aorina
reposant sur la surface du sol. ambonin’ny tany no ampiasaina
amin’izany.
Les principes fondamentaux de Tsy maintsy manaraka ireto fe-
construction seront inspirés par les petra fitarihan-dàlana lazaina
idées directrices suivantes : manaraka ireto ny fomba ifotorana
amin’ny fanorenana azy :
- le contenu doit être protégé - izay atao ao anatiny dia tsy
contre l’humidité du sol et de maintsy arovana amin’ny ha-
l’atmosphère, contre les intem- mandoan’ny tany sy ny rivotra,
péries, contre la chaleur, contre amin’ny fiovaovan’ny toetr’
l’incendie et les coups de andro, amin’ny hafanana, ny
foudre ; hain-trano ary ny varatra ;
- le contenu doit être également - izay atao ao anatiny dia tsy
protégé contre le vol et les maintsy arovana amin’ny ha-
attentats ; latra sy ny fikasan-dratsy ;
- enfin, en cas d’explosion acci- - ary farany, raha sanatria misy
dentelle, les dégâts devront fipoahany tsy nampoizina, dia
être minima. tokony ho kely ny zavatra
simba.
La construction sera en prin- Ny trano dia tokony hatao
cipe, en matériaux légers ; un amin’ny zavatra maivana ; hisy
merlon et une clôture seront éta- ampiantany sy fefy hatao ; ny en-
blis ; le stock sera fractionné dans tana atoby dia ho zarazaraina
un grand nombre de dépôts ; les anaty toeram-panobiana maro ; sa-
dépôts seront isolés les uns des ratsarahina ny toeram-panobiana
autres et de toute voie passante, ary ho lavitry ny làlana, ny trano
chantier ou atelier. fonenana ary ny toeram-piasana.
Les alentours du dépôt seront Ho esorina ny hazo maniry
déboisés pour éviter toute chute de manodidina ny toeram-panobiana
branche sur le dépôt ou l’éventuel mba hisorohana ny fianjeran’ny
merlon qui l’entoure, et desherbés rantsan-kazo aminy na amin’ny
pour éviter que tout incendie se ampiantany manodidina azy, eso-
produisant au voisinage du dépôt rina koa ny ahitra sy ny bozaka
n’endommage ce dernier. manodidina mba tsy hihitatra ka
hitera-doza amin’ilay toeram-pano-
biana ny afo mety hirehitra eny
amin’ny manodidina.
Le sol du dépôt sera bétonné Ny tany ao anatiny dia horako-
ou cimenté. Un réseau de rigoles fana poti-bato miaro simenitra na
à l’entour assurera l’écoulement lalorina simenitra. Hisy tatatra ma-
des eaux de ruisellement et évitera nodidina azy mba hahafahan’ny
tout ravinement des fondations du rano mikoriana sy hiarovana ny
dépôt et toute inondation du sol. fototry ny toeram-panobiana tsy
hihotsaka ary hisakanana ny rano
tsy handifitra ny tany ao anatiny.
Les murs seront légers, mais Ny rindrina dia ho maivana
solides. Les fermes seront, de anefa mafy. Ny sakamandimby sy
préférence, métalliques et la toiture ny andry ary ny lohatrano dia tsa-
bien étanche et à l’épreuve des ratsara kokoa raha atao vy ary ny
tornades. tafo dia tsy ho tanteraky ny rano sy
tsy ho zakan-drivotra.
Des gouttières et des tuyaux de Hasiana fantsona fanarian-
descente seront aménagés. drano.
Le dépôt sera largement aéré Hasiana lavakombarika tako-
par des évents formés par une nana karakara vy madinika ny toe-
toile métallique ou tout autre ram-panobiana mba hidiran’ny ri-
dispositif empêchant l’introduction votra tsara, na fomba hafa tsy ha-
dans le dépôt des substances hafahana mampiditra zavatra ao
capables d’allumer les explosifs. anatiny, handoroana ny vanja ao.

Art. 2. – Les explosifs de la And. 2. – Ny zava-mipoaka


classe IV peuvent être emma- amin’ny kilasy faha-IV dia azo tehi-
gasinés dans des dépôts super- rizina anaty toeram-panobiana
ficiels alvéolaires. Dans ce cas, le ambonin’ny tany izay efitreferina.
dépôt est formé d’alvéoles conte- Amin’izany ilay toeram-panobiana
nant chacune 50 kilogrammes de dia hisy efitrefitra mahalany vanja
poudre au plus, séparées les unes 50 kilao avy raha be indrindra,
des autres par des cloisons voasaratsaraka rindrina vita amin’
en béton ou autres matériaux ny poti-bato miaro simenitra na za-
incombustibles qui doivent être vatra hafa tsy mandray rehitra, izay
disposées de telle sorte que le feu alamina araka izay mety mba tsy
ne puisse se transmettre d’une hifindran’ny afo amin’ny efitra sa-
alvéole aux voisines. sany.
En aucun cas, le bâtiment Na manao ahoana na manao
abritant un dépôt alvéolaire ne doit ahoana, ny trano atao toeram-
être construit en maçonnerie ou panobiana misy efitrefitra dia tsy
autres matériaux lourds. azo atao rafitra mavesatra na
amin’ny fitaovana mavesatra.
Art. 3. – Les dépôts de pre- And. 3. – Hasiana fandribaratra
mière et de deuxième catégorie mandeha tsara ny toeram-pano-
seront équipés d’un paratonnerre biana sokajy voalohany sy faharoa,
efficace et, exception faite des ary koa, afa-tsy ny toeram-pano-
dépôts alvéolaires de poudres biana ny vanja kilasy faha-IV,
de la classe 4, entourés par un miefitrefitra, tsy maintsy didinina
merlon. ampiantany.
Le merlon est une levée de Io dia ampiantany mitohy ha-
terre continue dépassant après trany izay tsy maintsy mihoatra ny
tassement, de 1 mètre au moins le 1 metatra ny hahavon’ny zava-
sommet du tas d’explosifs entre- mipoaka tehirizina ny hahavony
posé. A toute époque, sa largeur rehefa nafatratra. Na amin’ny o f-
sera, en son sommet supérieur à toana inona na amin’ny fotoana
50 centimètres et, à la côte du inona, ny sakany eny amin’ny ten-
sommet, du tas d’explosifs entre- drony dia tsy maintsy mihoatra ny
posé, supérieur à 1 mètre. 50 sentimetatra, ary ny tendrony
dia tsy maintsy mihoatra ny 1
metatra amin’ny hahavon’ny vanja
tehirizina.
Il sera construit en terre Hatao amin’ny tany tsy misy
exempte de pierres. La pente du vato izany. Ny fisolampiny avy aty
talus intérieur du merlon est aussi anatiny dia atao mitsatoka araka
raide que possible et son pied est izay azo atao, ary ny vodiny dia
à une distance du soubassement atao 1 ka hatramin’ny 2 metatra
du bâtiment comprise entre 1 miala amin’ny vodirindrina.
mètre et 2 mètres.
Le merlon est traversé par un Hovakina vavahady ny
passage pour le service ; si la ampiantany, ary raha ohatra ilaina
sécurité l’exige, un autre merlon mba hisy làlana hamaky ilay
sera placé en face de ce passage. dongona ; ho azo antoka kokoa,
dia asiana ampiantany iray hafa
manoloana ilay vavahady.

Art. 4. – Tout dépôt superficiel And. 4. – Ny toeram-panobiana


doit être entouré d’une forte clôture aorina ambonin’ny tany rehetra dia
défensive de 2 mètres de hauteur tsy maintsy didinina fefy tariby
au moins destiné à le protéger misy tsilotsilony, izay 2 metatra ny
contre les vols et les attentats. hahavony farafahakeliny, mba hia-
rovana amin’ny halatra sy ny fika-
san-dratsy.
Cette clôture ne doit être Io fefy io dia tsy vohana raha
ouverte que pour le service du tsy misy hampiasana ny toeram-
dépôt. panobiana.
Lorsque le dépôt est entouré Raha didinina ampiantany ny
d’un merlon, la clôture doit être à 1 toeram-panobiana, dia tsy maintsy
mètre du pied extérieur du merlon. atao mihoatra ny 1 metatra miala
amin’ny vodiny ivelan’ny ampian-
tany ny fefy.
Lorsque le dépôt n’est pas Raha tsy voadidina dongona
entouré de merlon, la clôture doit ny toeram-panobiana, dia tokony
être à une distance des parois hihoatra ny 5 metatra miala amin’
extérieures du dépôt de 5 mètres ny vodirindrina ny fefy raha toa ka
au moins pour un dépôt de pre- sokajy voalohany sy faharoa ilay
mière et de deuxième catégorie, toeram-panobiana, ary 3 metatra
de 3 mètres au moins pour un kosa raha sokajy fahatelo.
dépôt de troisième catégorie.
La construction d’une clôture Tsy terena ny hananganana
défensive spéciale n’est pas obli- fefy manokana ho fiarovana raha
gatoire lorsque le dépôt est dans tahiny ao anaty tanàna efa mifefy
l’enceinte d’un établissement en- ilay toeram-panobiana ka mitovy
touré lui-même d’une clôture dont amin’ny fefy ara-dalàna ihany ilay
l’efficacité est équivalente à celle fefy efa misy amin’ny fahombia-
de la clôture réglementaire. zany.

CHAPITRE II : TOKO II :
DES DEPOTS ENTERRES. MOMBA NY TOERAM-PANOBIANA
MILEVINA.

Art. 5. – Un dépôt est dit And. 5. – Atao hoe : « mile-


« enterré » quand il est constitué vina » ny toeram-panobiana raha
par une voûte recouverte de rem- tataon-tany no anaovana azy, na
blai, ou par une galerie creusée zohy lava anaty tany tsy mifandray
dans le terrain et ne commu- amin’ny toeram-piasàna ambanin’
niquant avec aucun chantier sou- ny tany.
terrain en activité.
La galerie-magasin et la galerie Ny efitra-zohy fanobiana sy ny
d’accès doivent présenter les plus zohy fidirana dia tsy maintsy azo
complètes garanties de solidité antoka tanteraka ary hamafisina
contre les éboulements. mba tsy hihotsaka.
Les formules et les barèmes Ny adi-marika sy ny fanoroan-
n° 2 et 3, annexés au présent drefy laharana faha-2 sy faha-3
arrêté font connaître les épais- atovana izao didim-pitondràna izao
seurs de remblai ou de terrain no manome ny hatevenan’ny ra-
dont le dépôt doit être entouré, nontany na ny tany tokony hanodi-
suivant que l’approvisionnement dina ny toeram-panobiana, araka-
d’explosifs est accumulé dans raka ny fametrahana ny zava-
un magasin à charge condensée, mipoaka, na atambatra miaraka
ou réparti en charge allongée anaty trano fitehirizana izany, na
répondant à la formule et au ba- tsinjaraina araka ny adi-marika sy
rème n°4. ny fanondroan-drefy laharana
faha-4.
Art. 6. – L’épaisseur des And. 6. – Ny hatevin’ny
remblais au-dessus de la galerie- ranontany ambonin’ny zohy fano-
magasin peut être réduite aux biana dia azo hahena araka ny
chiffres du barème n°5 annexé au tarehi-marika hita ao amin’ny fa-
présent arrêté, étant entendu que nondroan-drefy laharana faha-5,
cette réduction d’épaisseur n’est amin’ izao didim-pitondrana izao,
admise que dans le sens vertical et kanefa izany fampihenana izany
non dans le sens latéral, et que la dia tsy ekena raha tsy manaraka
nature des remblais est conforme ny fitsanganany ihany fa tsy mana-
aux stipulations du barème. raka ny fivelarany, ary ny ranon-
tany ampiasaina dia tsy maintsy
mifanaraka ao amin’ny fanon-
droan-drefy.
Mais, dans ce cas, des projec- Amin’izay anefa dia atahorana,
tions sont à craindre, en cas raha misy fipoahana, ny hisian’ny
d’explosion, dans un rayon de piti-bato hatrany amin’ny 50 me-
50 mètres autour de la galerie- tatra manodidina ny zohy fano-
magasin, et une clôture efficace biana ka tsy maintsy asiana fefy
doit être établie autour du dépôt, à mahomby manodidina ny toeram-
une distance de 50 mètres au panobiana, farafahakeliny any
moins, pour écarter les personnes amin’ny 50 metatra avy eo mba
de la zone dangereuse. hisakanana ny olona tsy hiditra ao
anatin’ny faritra mampidi-doza.

Art. 7. – Les explosifs sont And. 7. – Ny vanja dia apetra-


placés dans une galerie-magasin ka ao anatin’ny zohy fanobiana
branchée à angle droit sur la mifandray zoro mahitsy amin’ny
galerie d’accès, à une distance de zohy fidirana, ary ny halavi-tany
son orifice au moins égale aux miala vavalavaka dia tokony hi-
épaisseurs de terrain de recou- hoatra ny hatevin’ny tany mandra-
vrement données par la formule et kotra izay ferana araka ny adi-
le barème n°2. marika sy ny fanondroan-drefy
laharana faha-2.
Les dépôts enterrés contenant Ankoatr’izany, ny toeram-pano-
plus de 100 kilogrammes d’explo- biana milevina izay mahalany
sifs des classes I, I bis ou III ou vanja kilasy I, I bis, na III mihoatry
plus de 200 kilogrammes d’ex- ny 100 kilao ; na vanja kilasy II, IV,
plosifs des classes II, IV, V ou VI, V na VI mihoatry ny 200 kilao ; dia
présenteront en outre les disposi- tsy maintsy atao araka ireto fepetra
tions suivantes : ireto :
1° La galerie-magasin se prolon- 1° Ny zohy fanobiana dia ho
gera, de l’autre côté de la ga- halavaina, any ambadiky ny
lerie d’accès, par une galerie zohy fidirana, amin’ny zohy tsy
en cul-de-sac de 3 mètres de gorobaka mirefy 3 metatra
longueur au moins ; farafahakeliny ;
2° Un merlon avec chambre 2° Hisy dongona misy efitra fan-
réceptrice sera édifié devant draisana entana atao eo ano-
l’entrée de la galerie d’accès loan’ny vavan’ny zohy fidirana
et à 2 mètres au plus de cette ka 2 metatra avy eo amin’io
entrée, pour arrêter les maté- vavany io no asiana azy fara-
riaux projetés par une explo- fahalaviny mba hisakanana ny
sion. poti-javatra aelin’ny fipoahana
mety hitranga.
La chambre réceptrice du Ny efitra fandraisana entana ao
merlon aura une profondeur de 3 anatin’ny dongona dia mirefy 3
mètre au moins ; elle présentera metatra ny halaliny farafahakeliny ;
en largeur et en hauteur, des ny sakany sy ny hahavony
dimensions sensiblement supé- mihoatra kely ny refin’ny vavan’ny
rieures à celles du débouché de la zohy fidirana.
galerie d’accès.

CHAPITRE III : TOKO III :


DES DEPOTS SOUTERRAINS. MOMBA NY TOERAM-PANOBIANA
AMBANIN’NY TANY.

Art. 8. – Un dépôt est dit « sou- And. 8. – Atao hoe « ambanin’


terrain » quand il est situé dans ny tany» ny toeram-panobiana
une galerie en communication raha zohy mifandray any ambanin’
souterraine avec des chantiers ny tany amin’ny toeram-piasana
souterrains en activité. ambanin’ny tany ihany.

Art. 9. – Un dépôt souterrain And. 9. – Ny toeram-panobiana


ne doit pas contenir plus de 150 ambanin’ny tany dia tsy azo ame-
kilogrammes d’explosifs ou 300 trahana zava-mipoaka mihoatry ny
kilogrammes de poudre noire. 150 kilao na vanja mainty mihoatry
ny 300 kilao.
Un dépôt souterrain ne doit pas Tsy azo ametrahana vanja
contenir simultanément de la pou- mainty sy zava-mipoaka kilasy
dre noire et un explosif d’une autre hafa miaraka ao anaty toeram-
classe. panobiana ambanin’ny tany.

Art. 10. – L’emplacement du And. 10. – Fidina ny toerana


dépôt doit être choisi de façon asiana ny toeram-panobiana mba
à donner les plus sérieuses ho azo antoka tsara, raha toa misy
garanties qu’une explosion y sur- fipoahana, fa tsy hisy vokany izany
venant ne compromettra pas les amin’ny toeram-piasana akaiky in-
chantiers les plus voisins, ni les drindra na amin’ny zohy na lavaka
galeries ou puits principaux fidirana na fidiran-drivotra, na ny
d’accès, de circulation ou d’aérage fitaovana fampidiran-drivotra. Ny
de l’exploi-tation, ni les organes entona avy amin’ny fipoahana dia
essentiels de la ventilation. Les tsy maintsy avoaka anefa izany tsy
gaz d’une explosion devront hanembatsembana ny antok’ain’
pouvoir être évacués sans ireo mpiasa ao amin’ny zohy sy
compromettre la sécurité du per- toeram-piasana.
sonnel occupé dans les galeries et
chantiers en activité.
La galerie d’accès au dépôt Tsy maintsy raràna ny mpiasa
doit être interdite à la circulation du tsy hiditra any amin’ny zohy fidi-
personnel. Quand elle est bran- rana ao amin’ny toeram-pano-
chée sur une galerie ouverte à la biana. Raha mifandray amin’ny
circulation du personnel, il doit zohy fandalovan’ny mpiasa io, dia
exister entre la galerie-magasin et tsy maintsy hisy hatevenan-tany na
la galerie ouverte à la circulation ranontany na vatokely miaro sim e-
une épaisseur de terrain, de rem- nitra farafaharatsiny mitovy amin’
blai ou de maçonnerie au moins ny voalazan’ny adi-marika voalo-
égale à celle qui est donnée par la hany atovana izao didim-piton-
formule n°1 annexée au présent drana izao manelanelana ny zohy
arrêté. En outre, la galerie d’accès fanobiana sy ny zohy fandalovan’
doit présenter au moins un coude ny mpiasa. Afa-tsy izany dia tsy
à angle droit si la capacité du maintsy misy kihony mizoro ma-
dépôt ne dépasse pas 30 kilo- hitsy miala ny zohy fidirana raha
grammes d’explosifs, ou deux toa latsaky ny 30 kilao ny habe-
coudes à angle droit si la capacité tsahan’ny zava-mipoaka ao anaty
du dépôt dépasse 30 kilogrammes. toeram-panobiana, na kihony roa
mizoro mahitsy raha mihoatry ny
30 kilao izany.
De plus, chacun de ces coudes Ambonin’izany, ireo fiolahana
doit être accompagné d’un cul-de- ireo dia tsy maintsy arahina zohy
sac de 3 mètres de profondeur tsy gorobaka, 3 metatra avy ny
dans le sens de la poussée des halaliny, manaraka ny làlan’ny
gaz d’une explosion venant du entona vokatry ny fipoahana ao
dépôt. amin’ny toeram-panobiana.

Art. 11. – Il est interdit d’intro- And. 11. – Raràna ny mampi-


duire dans un dépôt souterrain des ditra zava-mipoaka mbola vovony
explosifs à l’état pulvérulent. Les ao anaty toeram-panobiana
explosifs ne doivent y être intro- ambanin’ny tany. Tsy azo ampidi-
duits que sous forme de cartou- rina ao ny zava-mipoaka raha tsy
ches, préparées au jour en vue de vita an-katirijy tety ivelany, ham-
leur emploi, et soigneusement piasaina ary voafono tsara.
entourées d’une enveloppe de
bonne qualité.

Art. 12. – Les dépôts sou- And. 12. – Ny toeram-pano-


terrains destinés à recevoir plus de biana ambanin’ny tany asiana
30 kilogrammes d’explosifs de zava-mipoaka laharana I, I bis, III,
classes I, I bis, III, V ou VI doivent V na VI mihoatry ny 30 kilao dia tsy
satisfaire, en outre, aux conditions maintsy manaraka ireto fepetra
ci-après : ireto :
Les caisses d’explosifs de 30 Ny vata misy zava-mipoaka
kilogrammes au maximum sont milanja 30 kilao raha be indrindra
placées isolément dans des lo- dia sarahin-toerana ka atao anaty
gements creusés dans la paroi du kombarika avy izay lavahina amin’
dépôt et qui épousent la forme des ny rindrin’ny toeram-panobiana ary
caisses. mifanentana tsara amin’ny haben’
ny vata.
Ces logements sont fermés Ireo kombarika ireo dia hidina
par des portes en tôle de 10 amin’ny varavaramby mirefy 10
millimètres tenues normalement milimetatra ny hatevenany ka ara-
clavetées. Ils sont tous situés dans fitra amin’ny karetsaka lalandava.
la même paroi de la galerie- Lafin-drindrina iray ihany no asiana
magasin et à des intervalles de 4 azy ao anaty zohy fanobiana ary
mètres au moins de bord en bord mielanelana 4 metatra raha kely
des logements. indrindra ny sisin’ny kombarika roa
mifanakaiky.
On ne doit pas avoir plus d’une Tsy tokony hisy varavaran-
porte de logement ouverte et on kombarika mivoha mihoatry ny
ne doit pas avoir, dans le dépôt, iray ao anaty toeram-panobiana,
plus d’une caisse sortie de son ary tsy tokony hisy vata avoaka
logement. mihoatry ny iray avy ao anaty
kombarika.
Si le dépôt doit contenir de la Raha toa dinamita no tehirizina
dynamite, sa température ne doit ao anaty toeram-panobiana, ny
jamais descendre au-dessous de 8 hafanana ao anatiny dia tsy tokony
degrés ni monter au-dessus de 30 hidina ambanin’ny 8 degrés na hi-
degrés centigrades. hoatra ny 30 degrés centigrades.

CHAPITRE IV : TOKO IV :
CONDITIONS D’ISOLEMENT FEPETRA MIKASIKA NY FANOKA-
DES DEPOTS. NAN-TOERANA NY TOERAM-
PANOBIANA.

Art. 13. – La distance D en And. 13. – Ny elanelana D


mètre entre deux dépôts superfi- amin’ny toeram-panobiana ambo-
ciels doit être au moins égale à : nin’ny tany roa, lazaina amin’ny
metatra, dia tsy maintsy mitovy na
mihoatra ny :

D =2,5 P D =2,5 P
E E

formule dans laquelle P repré- amin’io adi-marika io, ny P dia


sente le poids maximum d’explo- manambara amin’ny kilao ny fara-
sifs en kilogrammes que le plus fahabets ahan’ny lanjan’ny zava-
important des deux dépôts peut mipoaka azo atoby ao anatin’
contenir et E le coefficient d’équi- ny toeram-panobiana izay lehibe
valence défini à l’article 3 du décret kokoa ary ny E dia ny lanjan’
n°73-078 du 30 mars 1973 portant isa entina mampitovy lenta araka
ny voalazan’ny andininy faha-3
réglementation de la conservation amin’ny didim-panjakana laharana
des substances explosives et faha- 73-078 tamin’ ny 30 martsa
détonantes, sans toutefois que 1973, anaovana ny fitsipika mom-
cette distance puisse être infé- ba ny fitehirizana ny zava-mipoaka
rieure à 50 mètres. sy mitefoka, izany elanelany izany
anefa dia tsy azo atao latsaky ny
50 metatra.
Les distances fixées ci-dessus Ireo elanelany ferana etsy
peuvent être réduites de moitié : ambony ireo dia azo atao very sa-
saka raha toa :
a. S’il existe entre les deux dé- a. Misy ampiantany ara-dalàna
pôts un merlon réglementaire manelanelana ny toeram-pano-
et disposé de telle manière que biana roa ary amin’izay ny iray
chacun d’eux soit complément tsy mifanandrify amin’ny faha-
défilé par rapport à l’autre ; roa ;
b. Si P est au plus égal à 60 ki- b. Mira na latsaky ny 60 E kilao
logrammes. ny P.

Art. 14. – L’épaisseur séparant And. 14. – Tokony ho ampy


les magasins de deux dépôts ny hatevenana manelanelana ny
enterrés doit être suffisante pour mangazay fanobiana amin’ny toe-
que chacun d’eux soit à l’abri de ram-panobiana milevina roa mba
l’explosion de l’autre. La formule et tsy hahatratra ny iray amin’ny
le barême n°1, annexés au présent fipoahan’ny faharoa. Ny adi-marika
arrêté, font connaître les épais- sy fanondroan-drefy laharana
seurs de terrain à observer à cet voalohany, atovana izao didim-
effet. pitondrana izao, no ahalalana iza-
ny hatevenan’ny tany tsy maintsy
hajaina izany.
Lorsque les galeries de deux Raha mifandray any ambanin’
dépôts enterrés communiquent ny tany ny zohy amin’ny fanobiana
entre elles souterrainement, la plus milevina roa, ny isan’ny metatra
courte distance par ces galeries amin’ny halavan’ny zohy mampi-
entre les magasins des deux tohy mangazay fanobiana roa dia
dépôts doit avoir un nombre de tsy maintsy mitovy fara-faharatsiny
mètres au moins égal au nombre amin’ny isan’ny kilaon’ ny zava-
de kilogrammes d’explosifs mipoaka tehirizina ao anatin’
contenus dans le plus important ny toeram-panobiana izay lehibe
des deux dépôts. En outre, la amin’izy roa. Afa-tsy izany, ny zohy
galerie de communication doit pré- mampifandray azy dia tokony hisy
senter deux coudes à angle droit. kihony mizoro mahitsy.

Art. 15. – La distance entre un And. 15. – Tokony ho 20 me-


dépôt superficiel et la galerie- tatra raha kely ny elanelan’ny toe-
magasin d’un dépôt enterré doit ram-panobiana aorina ambonin’ny
être de 20 mètres au moins. Cette tany sy ny zohy fanobiana ao
distance est portée à 50 mètres si amin’ny toeram-panobiana mile-
le dépôt enterré est établi dans les vina. Atao 50 metatra izany elane-
conditions de l’article 6. lany izny raha toa ka araka ny fe-
petra voalazan’ny andininy faha-6
no anaovana ny toeram-panobiana
milevina.
En outre, le dépôt superficiel Afa-tsy izany, ny toeram-pano-
doit être complétement défilé par biana aorina ambonin’ny tany dia
rapport au débouché de la galerie tsy tokony hifanandrify amin’ny
d’accès du dépôt enterré. vavan’ny zohy fidirana amin’ny toe-
ram-panobiana milevina.

Art. 16. – Un dépôt superficiel And. 16. – Ny toeram-pano-


doit être à une distance D en mè- biana aorina ambonin’ny tany dia
tres des chemins de communica- tokony hielanelana D metatra
tions publics, ainsi que de toute amin’ny làlana andehanan’ny besi-
maison habitée, de tous ateliers ou nimaro, sy trano fonenana ary
chantiers au moins égale à : trano na toerana fiasana, ary izany
elanelany izany dia mitovy fara-
fahakeliny amin’ny :

D = n x 2,5 P D = n x 2,5 P
E E

pour les dépôts merlonnés amin’ny toeram-panobiana


didinin’ny ampiantany,

D=nx5 P D=nx5 P
E E

pour les dépôts non mer- amin’ny toeram-panobiana tsy


lon-nés . misy ampiantany,

le coefficient n étant égal à: amin’io lanjan’isa n io dia :


1,5 pour les explosifs des classes 1,5 raha zava-mipoaka kilasy V
V et VI ; sy VI ;
2 pour les explosifs des classes I, I 2 raha zava-mipoaka kilasy I, I bis,
bis, II ou IV ; II, na IV ;
3 pour les explosifs de la classe III. 3 raha zava-mipoaka kilasy III .
Pour les dépôts alvéolaires de Amin’ny toeram-panobiana
poudres de classe IV, établis misy kombarika asiana vanja laha-
conformément à l’article 2, même rana IV, natao araka ny andininy
non entouré d’un merlon, la dis- faha-2, na dia tsy voadidina
tance peut être réduite à: ampian-tany aza ny elanelany dia
azo hakelezina toy izao :
D= P + 10 C D= P + 10 C
2 E 2 E

formule dans laquelle P est la amin’io adi-marika io ny P dia


contenance totale du dépôt et C ny fatran’ilay toeram-panobiana
celle d’une alvéole. ary ny C ny an’ny kombarika iray.

Art. 17. – Le réseau de galerie And. 17. – Ny zohy isan-kara-


d’un dépôt enterré doit être à 20 zany amin’ny toeram-panobiana
mètres au moins des chemins et milevina dia tsy maintsy elanela-
voies de communication publics, nina 20 metatra amin’ny làlana na
ainsi que de toute maison habitée, làlan-kely falehan’ny olona, ny
de tous chantiers ou ateliers. trano fonenana ary ny toerana na
trano fiasàna.
Cette distance sera portée à 50 Raha mifanaraka amin’ny fe-
mètres si le dépôt enterré est établi petra voalazan’ny andininy faha-6
dans les conditions de l’article 6. ny toeram-panobiana milevina dia
atao 50 metatra io elanelany io.

Art. 18. – Un dépôt superficiel And. 18. – Ny toeram-pano-


doit être à une distance au moins biana aorina ambonin’ny tany dia
égale à 30 mètres de toute ligne tsy maintsy elanelanina 30 metatra
de transport d’energie électrique. amin’ny tariby mitondra herim-
baratra.
CHAPITRE V : TOKO V :
AMENAGEMENT, EXPLOITATION FIKOJAKOJANA, FAMPIASANA ARY
ET SURVEILLANCE DES DEPOTS. FANARAHA-MASO NY TOERAM-
PANOBIANA.

A. Dispositions générales A. Fepetra ankapobe

Art. 19. – Sans préjudice des And. 19. – Afa-tsy ny faha-


dispositions de l’article 9, un dépôt zoana mampihatra ny fepetra voa-
peut contenir des explosifs diffé- lazan’ny andininy faha-9, ny toe-
rents d’une même classe, en res- ram-panobiana iray dia azo ame-
tant dans la limite de la quantité trahana zava-mipoaka samihafa
maximum d’explosifs de cette mitovy kilasy, anefa tsy azo ihoa-
classe pour laquelle le dépôt est rana ny fara-fahabetsahan’ny
autorisé. zava-mipoaka nahazoan-dàlana
Un dépôt peut, sous réserve hatoby ao.
des interdictions édictées ci- Afa-tsy ny fandraràna voalaza
dessous, recevoir des explosifs de etsy ambany, ny toeram-pano-
classes différentes, en restant biana dia azo ametrahana zava-
dans la limite de la quantité maxi- mipoaka kilasy samihafa, tsy azo
mum pour laquelle le dépôt est atao anefa ny mihoatry ny fetra fa-
autorisé, les quantités réelles rany ambony nahazoan’ilay toe-
de chaque classe d’explosifs ram-panobiana alalana, ka amin’
étant préalablement affectées du izany ny tena habetsahan’ny zava-
coefficient d’équivalence, défini à mipoaka marina isaky ny laharana
l’article 3 du décret n°73-078 du iray dia hampiharana mialoha ny
30 mars 1973 portant réglementa- lanjan’isa fampitoviana lenta voa-
tion de la conservation des subs- lazan’ny andininy faha-3 amin’ny
tances explosives et détonantes, didim-panjakana laharana faha
correspondant à cette classe. 73-078 tamin’ ny 30 martsa 1973
anaovana ny fitsipika momba ny
fitehirizana ny zava-mipoaka sy
mitefoka.
Il est interdit d’entreposer Tsy azo atao iray toerana :
simultanément :
1° Des détonateurs avec des 1° Ny kapisily sy ny zava-mipoa-
explosifs ; ka ;
2° Des explosifs de la classe I 2° Ny zava-mipoaka kilasy I mia-
avec des explosifs de la raka sy ny zava-mipoaka kila-
classe III. sy III.
Les explosifs de la classe III Ny zava-mipoaka kilasy III dia
doivent être enfermés dans un tsy maintsy hidina anaty efitra
compartiment spécial quand ils manokana raha tehirizina anaty
sont dans un dépôt contenant des toeram-panobiana misy zava-
explosifs d’une autre classe. mipoaka kilasy hafa.

Art. 20. – Tout dépôt doit être And. 20. – Ny toeram-pano-


fermé par des portes de construc- biana rehetra dia tsy maintsy misy
tion solide, munies de serrures de varavarana mafy, misy hidiny azo
sûreté, qui doivent être normale- antoka, ary mikatona lalan-dava.
ment fermées.
Les chambres de dépôt et les Ny refin’ny efitra amin’ny toe-
passages leur donnant accès ram-panobiana sy ny làlana idirana
doivent avoir des dimensions et ao aminy, sy ny toerana misy azy
une dispositions telles qu’il soit dia tokony hatao araka izay hana-
toujours facile d’y circuler et d’y morana ny fivezivezena ao anatiny
transporter les caisses ou barils sy ny fampidirana ny kesika na
d’explosifs. barika misy zava-mipoaka.
L’intérieur du dépôt doit être Tokony hadio sy milamina
tenu dans un état constant d’ordre mandrakariva ny ao anatin’ny toe-
et de propreté. ram-panobiana.

Les caisses ou barils ne sont Tsy azo apetraka amin’ny tany


jamais placés directement sur l’aire avy hatrany ny kesika na barika, fa
du dépôt mais sur des chantiers en atao ambony talatalana vy nosora-
fer passés au minimum, ou sur des na minium na vita amin’ny simeni-
chantiers en ciment armé. Ils ne tra misy tanjam-by. Tsy azo atonta
doivent jamais être jetés à terre ou na atsingidina amin’ny tany izy
culbutés sur le sol, ils doivent tou- ireny, fa tokony ho raisina mora tsy
jours être manipulés avec pré- hifandona amin-javatra hafa.
caution et préservés de tout choc.
Le sommet de la pile de Ny hahavon’ny kesika mifam-
caisses ne dépassera pas 1,80 m. pitaingina dia tsy hihoatra ny
1,80 m.
Lorsque des travaux de répa- Raha misy asa fanamboarana
ration doivent être effectués dans tsy maintsy atao ao amin’ny toe-
un dépôt, il faut, au préalable, en ram-panobiana, dia tsy maintsy
retirer les explosifs, puis nettoyer esorina aloha ny zava-mipoaka ao
soigneusement le sol et les parois anatiny, ary diovina tsara ny tany
du dépôt. sy ny rindrina.

Art. 21. – Il est interdit And. 21. – Raràna ny mampi-


d’introduire dans un dépôt des ditra zavatra hafa ao anaty toeram-
objets autres que ceux qui sont panobiana, afa-tsy izay ilaina
indispensables au service du amin’ny asa ao ihany. Raràna n- i
dépôt. Il est notamment interdit d’y drindra ny mametraka zavatra vita
introduire des objets en fer, des amin’ny vy ao, ny zavatra mora
matières inflammables ou sus- mirehitra na mety hiteraka kila-
ceptibles de produire des étin- laon’afo, indrindra fa ny kapisily, ny
celles, spécialement des déto- afokasoka sy ny briquets. Ny
nateurs des amorces, des allu- fiasàna sy ny milina ekena hampi-
mettes et des briquets. Les outils dirina ao dia tsy maintsy atao
ou appareils admis doivent être anaty vata vy matevina.
enfermés dans des coffres.
Il est interdit de faire du feu et Raràna ny mandrehitra afo na
de fumer à l’intérieur et aux abords mifoka sigara ao anatin’ny toeram-
du dépôt. panobiana na manodidina azy
akaiky.
Le personnel ne doit pénétrer Ny mpiasa dia tsy mahazo
que pieds nus ou avec des chaus- miditra ao amin’ny toeram-pano-
sures non glissantes, sans clous biana hitehirizana vanja vovony
ni accessoires métalliques, à raha tsy miala kiraro na manao ki-
semelles de feutre, caoutchouc ou raro tsy mora mibolisatra, tsy misy
corde dans les dépôts où l’on fantsika na vy, na bonetra ny fala-
conserve des explosifs à l’état pul- diany, na fingotra na tady.
vérulent.

Art. 22. – Au cas où l’éclairage And. 22. – Raha tsy ampy ny


naturel, toujours préférable, ne hazavan’ny andro izay tsara noho
suffit pas, il ne peut être fait usage ny hafa dia tsy azo atao ny mam-
que de lampes électriques porta- piasa afa-tsy jiro mandeha amin’ny
tives alimentées sous une tension herimbaratra enti-tànana ka tsy
inférieure à 15 volts ou de lampes mihoatry ny 15 volts ny herimba-
de sûreté de mines. ratra mandrehitra azy, na jiro azo
antoka fampiasa amin’ny fitrandra-
hana ny harena ao an-kibon’ny
tany.

Art. 23. – Il est interdit de And. 23. – Raràna ny mamela


laisser des herbes sèches et bozaka maina na zavatra mora mi-
d’emmagasiner des matières faci- rehitra tahaka ny mololo, ny hazo,
lement inflammables, telles que du ny taratasy, ny landihazo, ny soli-
foin, de la paille, du bois, du tany, ny menaka sy jabora, miala
papier, du coton, du petrole, des 5 0 metatra avy amin’ny toeram-
huiles et graisses, dans un rayon panobiana sokajy voalohany sy
de 50 mètres autour des dépôts de faharoa, na 10 metatra avy amin’
première et de deuxième catégorie ny toeram-panobiana sokajy faha-
et de 10 mètres autour des dépôts telo, ary miala 50 metatra amin’
de troisième catégorie, et parti- ny toeram-panobiana ambanin’ny
culièrement à une distance des tany, izany elanelany izany dia rai-
dépôts souterrains inférieure à 50 sina manaraka ny zohy mampitohy
mètres, cette distance étant ny toerana itehirizana ireo zavatra
comptée suivant les galeries qui ireo sy ny fiandohan’ny zohy fitehi-
joignent le point où ces matières rizana.
sont conservées à l’origine de la
galerie-magasin.
Il doit être prévu un dispositif Tsy maintsy misy fitaovana
permettant l’extinction rapide de ahafahana mamono haingana izay
tout commencement éventuel d’in- zavatra manomboka mirehitra eo
cendie survenant au voisinage du akaikin'ny toeram-panobiana.
dépôt.
Les remblais employés à Ny ranontany ampiasaina amin’
la construction des dépôts ne doi- ny fanaovana ny toeram-panobi-
vent pas être susceptibles de ana dia tsy tokony hiteraka hafa-
s’échauffer spontanément. nana.

Art. 24. – Des mesures seront And. 24. – Atao izay hiarovana
prises pour préserver les explosifs ny zava-mipoaka amin’ny haman-
contre l’humidité. En plus des doana. Ambonin’ny fepetra efa
mesures déjà prescrites, le sol et voalaza, ny tany sy ny rindrin’ny
les parois du dépôt seront au be- toeram-panobiana dia hosorana
soin recouverts d’un enduit imper- loko tsy tatera-drano raha ilaina.
méable.

Art. 25. – L’ouverture des cais- And. 25. – Raràna ny fanoka-


ses ou barils d’explosifs ainsi que fana kesika na barika misy zava-
la manipulation des explosifs et la mipoaka, ny fibatabatana sy ny
distribution des explosifs, sont fizarana azy ao anatin’ny toeram-
interdites à l'intérieur des dépôts panobiana sokajy voalohany sy
de première et de deuxième caté- faharoa.
gorie.
Ces opérations sont permises à Azo atao izany ao anaty
l’intérieur des dépôts de troisième toeram-panobiana sokajy fahatelo,
catégorie, et, en outre, à l’intérieur ary koa ao anatin’ny trano fizaràna.
des locaux de distribution. Les Ny trano fizaràna dia ampito-
locaux de distribution sont assi- viana amin’ny toeram-panobiana
milés aux dépôts de troisième ca- sokajy fahatelo raha mikasika
tégorie en ce qui concerne les ny fepetra voalazan’izao didim-
prescriptions du présent arrêté, pitondrana izao, afa-tsy ireto ma-
sauf les différences ci-après : navaka azy ireto :
1° Le local de distribution doit 1° Ny trano fizaràna dia tokony
être à 25 mètres au moins du hielanelana 25 metatra amin’
dépôt principal ainsi que des ny toeram-panobiana lehibe
chemins et voies de commu- sy ny làlana, ny trano fone-
nication publiques, de toute nana ary ny toeram-piasana
maison habitée et de tous ate- izay misy olona mandraka-
liers ou chantiers dans les- riva ;
quels du personnel est habi-
tuellement occupé ;
2° Les explosifs ne sont jamais 2° Tsy azo avela tsy misy
abandonnés sans surveillance mpiambina ny zava-mipoaka
dans le local de distribution ; anaty trano fizaràna ;
3° Le local de distribution peut ne 3° Azo atao ny tsy manisy fefy sy
pas être clôturé ni muni de varavarana amin’ny trano.
portes.

Art. 26. – Les dispositions de And. 26. – Ny fepetra voala-


l’article précédent sont modifiées zan’ny andininy etsy aloha dia
comme suit, en ce qui concerne ovàna toy izao manaraka izao
particulièrement les dépôts sou- amin’izay mikasika manonkana
terrains. ny toeram-panobiana ambanin’ny
tany.
Lorsque la capacité du dépôt Raha tsy mihoatry ny 60 kilao
ne dépasse pas 60 kilogrammes ny zakan’ny toeram-panobiana, ny
d’explosifs, la manipulation et la fibatabatana sy ny fizaràna ny
distribution des explosifs peuvent zava-mipoaka dia azo atao ao
être opérées dans le dépôt avec anaty toeram-panobiana ihany
tout le soin désirable. anefa dia atao ny fitandremana
rehetra ilaina.

Lorsque la capacité du dépôt Raha mihoatra ny 60 kilao ny


dépasse 60 kilogrammes d’ex- zakan’ny toeram-panobiana, ny
plosifs, la manipulation et la distri- fibatabatana sy ny fizaràna azy dia
bution des explosifs ne doivent pas tsy azo atao ao anaty toeram-
être opérées dans le dépôt. Elles panobiana. Any amin’ny toeram-
doivent avoir lieu dans un dépôt panobiana hafa ary nahazoan-
distinct autorisé pour une capacité dàlana hitehirizana hatramin’ny 60
de 60 kilogrammes ou dans le kilao no anaovana izany.
local de distribution distinct du dé-
pôt et qui ne doit en aucun cas
contenir plus de 60 kilogrammes
d’ex-plosifs.
Le local de distribution annexé Ny efitra fizaràna miaraka
à un dépôt doit satisfaire aux amin’ny toeram-panobiana dia tsy
conditions imposées pour un dépôt maintsy mifanaraka amin’ny fe-
de 60 kilogrammes d’explosifs et il petra mikasika ny toeram-pano-
doit communiquer avec le dépôt biana azo hametrahana zava-
par une galerie de 25 mètres de mipoaka milanja 60 kilao, ary to-
longueur au moins, comportant au kony hifandray amin’ilay toeram-
moins un coude à angle droit, panobiana amin’ny alalan’ny zohy
accompagné d’un cul-de-sac de mirefy 25 metatra farafahakeliny
3 mètres de profondeur dans le misy kihony mizoro mahitsy iray
sens de la poussée de gaz d’une farafaharatsiny, miaraka amin’ny
explosion venant du local de distri- zohy tsy gorobaka 3 metatra ny
bution. halaliny manaraka ny làlan’
ny herin’ny entona avy amin’ny
fipoahan’ny vanja ao anaty efitra
fizaràna.

Art. 27. – Tout dépôt d’ex- And. 27. – Ny toeram-pano-


plosifs doit être placé, d’une part, biana ny zava-mipoaka rehetra dia
sous la surveillance générale d’un tsy maintsy atao ankilany, eo am-
préposé responsable, d’autre part, bany fanaraha-mason’ny mpandra-
sous la surveillance directe et haraha tompon’andraikitra amin’ny
permanente d’agents spécialement ankapobeny, ary eo ambanin’ny
chargés de la garde du dépôt. fanaraha-mason’ny mpiasa iray
notendrena manokana hiadidy ny
fiambenana ny toeram-panobiana.
La manutention des caisses ou Ny fibatabatana ny kesika na
baril d’explosifs, la manipulation et ny barika misy zava-mipoaka, ny
la distribution des explosifs seront fibatabatana na fizaràna ny zava-
faites avec tout le soin désirable et mipoaka dia atao amim-pahamali-
ne doivent être confiées qu’à des nana tanteraka, ary tokony ho ny
personnes expérimentées et nom- olona efa zà-draharaha nofidin’ny
mément désignées par le préposé tompon’andraikitra amin’ilay toe-
responsable du dépôt. Ces opéra- ram-panobiana notendreny no
tions ont lieu conformément à une hanao izany. Izany asa izany dia
consigne de l’exploitant, qui doit atao araka ny fameperana lazain’
être portée à la connaissance du ny mpampiasa izay ampahalalaina
personnel et affichée à l’intérieur ny mpiasa sy atao peta-drindrina
du dépôt. ao anaty toeram-panobiana.
Les personnes nécessaires au Ny olona ilaina amin’ny asa
service du dépôt ont, seules, en atao ao amin’ny toeram-panobiana
dehors des agents de l’adminis- ihany, ankoatry ny mpiasam-panja-
tration préposés au contrôle, le kana manao fisafoana, no mahazo
droit d’y pénétrer, et leur nombre miditra ao ary ny isany dia hakele-
doit être aussi réduit que possible. zina araka izay azo atao.
B. Mesures générales à prendre B. Fepetra ankapobe hampiharina
contre la chaleur tropicale hiarovana amin’ny hafanana
aty amin’ny tany mafana.

Art. 28. – Les dispositions des And. 28. – Ny fepetra voala-


articles 29 à 32 ci-dessus ne sont zan’ny andininy faha-29 ka hatra-
impératives que pour les explosifs min’ny andininy faha-32 voalaza
des classes I bis et III, et les dy- eto ambany dia tsy azo atao ho tsy
namites à absorbant inerte (kiesel- maintsy toavina afa-tsy amin’ny
guhr ou autres). zava-mipoaka kilasy I bis sy III
ihany, ary koa ny dinamita ampia-
saina zavatra mifoka tsy manan-
kery ( kieselghur na hafa).

Art. 29. – La température dans And. 29. – Ny hafanana ao


les dépôts ne doit normalement anaty toeram-panobiana dia tsy
pas s’élever au-dessus de 25 de- tokony hihoatry ny 25 degrés cen-
grés centigrades. tigrades.

Art. 30. – Si les conditions cli- And. 30. – Raha tsy misy he-
matiques rendent impossibles la vitra ny hanorenana toeram-pano-
construction d’un dépôt satisfaisant biana araka ny fepetra voalazan’ny
à la prescription de l’article pré- andininy etsy ambony, noho izay
cédent, on s’attachera à limiter au hahakely ny fisondrotry ny hafan-
minimum les dépassements de ana ambonin’ny 25 degrés ka
température par rapport à celle de araka ireto fepetra manaraka ireto
25 degrés, en tenant compte, dans no hanorenana ny toeram-pano-
la construction des dépôts, des biana.
règles suivantes.
L’aire bétonnée sera surélevée Ny faritra vita amin’ny simenitra
au-dessus du sol, aérée en des- misy tanjam-by dia ahainga hiala
sous et supportée par les voûtes. amin’ny tany ka hisy rivotra miditra
avy ao ambany ary tohanana an-
dohalambo.
Les parois seront formées de Ny sisiny dia hatao rindrina roa
deux murs d’épaisseur très réduite, sosona manify dia manify miela-
séparés par un matelas d’air de 25 nelana 25 ka hatramin’ny 30 san-
à 30 centimètres d’épaisseur. timetatra hidiran’ny rivotra. Hisy
Quelques orifices, disposés au lavaka vitsivitsy atao eny an-
sommet et au pied de ce matelas, tampon’ny rindrina sy eo ambany
permettront la circulation de l’air mba hahafahan’ny rivotra hitsoka
sous l’influence de l’échauffement. rahefa miakatra ny hafanana.
Il sera prévu un double plafond Hisy valitafo faharoa vita amin’
en fibro-ciment ou en matériaux ny fibro-ciment na fitaovana tsy
calorifuges. Le plafond supérieur tanteraky ny hafanana. Ny valitafo
pourra être en forme de toît très ambony dia azo atao toy ny tafo-
aplati, pour permettre l’évacuation trano tena fisaka mba hafahan’ny
des eaux de pluie éventuellement ranon’orana izay mety hitete avy
à travers la couverture. amin’ny tafo hikoriana.
Les combles ainsi créés seront Hampidiran-drivotra betsaka ny
largement aérés. elanelany sy ny tafon-trano.
Des vérandas mettront les Lavarangana no hiarovana ny
murs du bâtiment, sur toute leur rindrin’ny trano manontolo amin’ny
hauteur, à l’abri des rayons so- hainandro.
laires directs.
Ces prescriptions devront être Ireo fepetra ireo dia tsy maintsy
suivies d’autant plus près que la arahina indrindra fa raha maha-
contenance du dépôt à construire zaka be ilay toeram-panobiana
est plus importante. haorina.
Les caisses d’explosifs seront Ny fipetraky ny kesika misy ny
disposées de manière à éviter la zava-mipoaka dia kendrena mba
production ou le maintien de sur- tsy hiteraka hafanana tafahoatra
chauffes ou d’échauffements lo- na hanafana ny toerana.
caux.

Art. 31. – Il sera placé, pendant And. 31. – Mandritra ny taona


les deux premières années de roa voalohany ampiasana ny toe-
fonctionnement du dépôt, dans le ram-panobiana dia asiana fitsa
dépôt, à hauteur d’homme, un pana hafanana mahazara ny hafa-
thermomètre à maxima et minima, nana ambony sy ambany indrindra
dont les indications seront relevées ao amin’ny toeram-panobiana ka
tous les jours à une heure conve- mitovitovy hahavo amin’ny olona
nable (10 heures ou 18 heures par no ametrahana azy, ary raisina
exemple). Les chiffres seront isan’ andro amin’ny ora mahamety
transcrits sur un cahier spécial. Un azy ny hafanana (amin’ny 10 ma-
relevé des chiffres sera adressé, raina na amin’ny 6 ora hariva oha-
tous les six mois, au Service des tra). Ny marika amin’zany dia so-
Mines, avec une note explicative ratana amin’ny boky iray manoka-
s’il y a lieu. na. Alefa any amin’ny Sampan-
draharahan’ ny harena ao an-
kibon’ny tany isaky ny enim-bolana
ny kopian’ny marika ampiarahana
amin’ny fanaza vana raha misy.
Il y aura intérêt pour vérifier Tsara, mba hanamarinana fa
l’efficacité des mesures prises à mahomby ny fiarovana natao, ny
placer deux autres thermomètres hametrahana fitsapana hafanana
identiques, l’un dans un local ordi- roa hafa mitovy, ny iray anaty trano
naire, l’autre à l’air libre, suspendu tsotra, ary ny iray eny ivelany
à un fil ; à l’abri, toutefois, du mihantona amin’ny tadikely kanefa
rayonnement solaire direct, et à en amin’ny toerana tsy tratry ny
relever les indications de la même masoandro mivantana, ary ho rai-
manière. sina araka ny fomba efa voalaza
ny marika asehony.

Art. 32. – Si malgré toutes ces And. 32. – Na dia efa natao
prescriptions, la température à daholo aza ireo voalaza ireo, ka-
l’intérieur du dépôt arrive à dépas- nefa mihoatra ny 30 degrés centi-
ser 30 degrés centigrades, la grades ny hafanana ao anaty toe-
conservation des explosifs visés à ram-panobiana, dia mety ho raràna
l’article 28 ci-dessus pourra être ny fametrahana ny zava- mipoaka
interdite, en aucun cas, les dépôts voalazan’ny andininy faha-28 etsy
ne doivent contenir plus de 3 ambony ao, na manao ahoana na
tonnes d’explosifs ou 20.000 déto- manao ahoana dia tsy azo ame-
nateurs. trahana zava-mipoaka milanja mi-
hoatra ny 3 taonina na kapsily mi-
hoatra ny 20.000 isa ny toeram-
panobiana.

Art. 33. – Les explosifs devront And. 33. – Ny zava-mipoaka


être utilisés dès que possible sans dia tsy maintsy ampiasaina hain-
l’entreposition prolongée, pour gana araka izay azo atao fa tsy
éviter l’altération avec le temps. avela hitoby ela mba ho simba
noho ny maha ela an-toerana azy.
Les explosifs seront rangés par Hampirimina mitsitokotoko ny
lots. zava-mipoaka.
Tous les six mois, il sera pro- Isaky ny enim-bolana dia ho-
cédé à l’examen des différents lots jerena ny tsitokotokony samihafa
par ouverture, dans chaque lot, ka vohàna amin’izay ny kesika iray
d’une caisse prise au hasard, et tsy fidina ao amin’ny tsitokotoko
examen de quelques cartouches. tsirairay avy, ary jerena ny katirijy
sasantsasany.
Si les cartouches examinées Raha misy fahasimbana ny ka-
présentent des signes d’altération, tirijy nojerena dia vohàna ny kesika
on ouvrira toutes les caisses du lot rehetra amin’ny toko misy azy, ary
et on détruira les cartouches appa- potehina ny katirijy rehetra mam-
raissant comme dangereuses. piahiahy.
Aucun des explosifs visés à Ny zava-mipoaka rehetra voa-
l’article 28 ayant plus de dix-huit lazan’ny andininy faha-28 ka mi-
mois de fabrication ne sera hoatra ny valo ambin’ny folo vola-
conservé. Il sera procédé à leur na ny nanamboarana azy dia tsy
destruction sans délai dans les ho tehirizina intsony. Hopotehina
conditions fixées par le décret tsy misy hatak’andro izany araka
n°73-080 du 30 mars 1973 portant ny fepetra voalazan’ny didim-
destruction des substances explo- panjakana laharana faha-73-080
sives et détonantes. tamin’ny 30 martsa 1973 anaovana
ny fitsipika momba ny fanapote-
hana ny zava-mipoaka sy mite-
foka.
On s’assurera par vérification Hojerena matetika ny fahatsa-
fréquente de l’étanchéité des em- ran’ny fonony, indrindra ny fonony
ballages, en particulier de celle de anatiny. Ny kesika simba dia tsy
l’enveloppe intérieure. Les caisses ampiasaina intsony.
détériorées seront reformées.

CHAPITRE VI : TOKO VI :
DES DEPOTS DE DETONATEURS NY FITEHIRIZANA NY KAPISILY
ET D’ARTIFICES DE MISE A FEU. SY NY FANAPOAHANA.

Art. 34. – Les dépôts de déto- And. 34. – Ny toeram-pano-


nateurs sont soumis aux dispos i- biana kapisily dia iharan’ny fepetra
tions applicables aux dépôts de momba ny toeram-panobiana dina-
dynamite, sous réserve des dispo- mita ary koa ireto fepetra mano-
sitions spéciales énoncées ci- kana lazaina eto ambany ireto.
dessous.

Art. 35. – En tout cas, les dé- And. 35. – Na manao ahoana
tonateurs ne doivent être introduits na manao ahoana ny kapisily dia
dans un dépôt d’explosifs. Il est tsy azo ampidirina anaty toeram-
également interdit d’introduire des panobiana zava-mipoaka. Raràna
explosifs dans un dépôt de déto- toy izany koa ny mampiditra zava-
nateurs. mipoaka anaty toeram-panobiana
kapisily.
Un dépôt de détonateurs ne Tsy azo atao karazan’ilay mile-
doit jamais être du type souterrain. vina ambanin’ny tany ny toeram-
panobiana kapisily.

Art. 36. – Les détonateurs sont And. 36. – Ny kapisily dia am-
affectés du coefficient d’équivalen- piharana ny lanjan’isa fampitoviana
ce E = 1/2. lenta E = 1/2 .
Ce coefficient est réduit à Hahena ho E = 1/4 io lanjan’isa
E = 1/4 lorsque les détonateurs io raha toa ampiasaina lahiny kapi-
servent à l’allumage au moyen de sily ka ao anaty toeram-panobiana
mèches et que l’on procède, dans ihany no anokafana ny boaty misy
le dépôt, à l’ouverture des boîtes azy na raha toa atao araka ny fe-
de détonateurs, ou le dépôt est petra voalazan’ny andininy faha-
établi dans les conditions énon- 37 etsy ambany ny toeram-
cées à l’article 37 ci-dessous. panobiana.
Pour l’application aux dépôts Amin’ny fampiharana amin’ny
de détonateurs, ces formules toeram-panobiana kapisily, ny adi-
énoncées à l’article 16, le coeffi- marika voalazan’ny andininy faha-
cient n ne sera pas égal à 2. 16 dia ny tarehi-marika 2 no asolo
ny lanjan’isa n.

Art. 37. – Un dépôt superficiel And. 37. – Ny toeram-pano-


de détonateurs de 3è catégorie biana kapisily sokajy faha-3 moi-
peut être constitué par un coffre ou rina ambonin’ny tany dia azo atao
une armoire spéciale munie d’une vata vy matevina na lalimoara
serrure de sûreté, placée dans une voatokana misy hidiny azo antoka
salle contiguë à un local habité, apetraka amin’ny efitra iray mifa-
mais ne contenant pas d’explosifs. nolotra amin’ny efitra itoerana
Dans ce cas, les matières inflam- anefa tsy misy zava-mipoaka.
mables et tout feu nu servant au Amin’izany ny zavatra rehetra
chauffage ou à l’éclairage doivent mora mirehitra, ny afo ampiasaina
être supprimés ou éloignés autant amin’ny famanana na fanazavana
que possible du coffre ou de dia hofoanana na halavirina ny
l’armoire de détonateurs. L’ouver- vata na ny lalimoara misy kapisily
ture des boîtes de détonateurs doit araka izay azo atao. Ny famoa-
être effectuée en dehors du dépôt. hana ny kapisily amin’ny tranony
dia atao any ivelan’ny toeram-
panobiana.
Les chiffres des articles 13 et Ny tarehi-marika voalazan’ny
16 sont réductibles de moitié aux andininy faha-13 sy faha-16 dia
dépôts de détonateurs correspon- azo atao ahena sasaka amin’ny
dant à un poids de substances toeram-panobiana kapisily mitovy
détonantes inférieur à 2 kilogram- lanja amin’ny fanapoahana latsaka
mes. ny 2 kilao.

Art. 38. – Un dépôt superficiel And. 38. – Ny toeram-pano-


de détonateurs de 1ère et 2e caté- biana kapisily sokajy voalohany sy
gorie doit être divisé en petits dé- faharoa dia tsy maintsy zaraina ho
pôts de 3e catégorie, constitué toeram-panobiana sokajy fahatelo
chacun par une armoire de ka lalimoara maivana, misy hidiny
construction légère, munie d’une azo antoka no ampiasaina amin’
serrure de sûreté et les armoires izany, ary izany, ary ireo lalimoara
doivent être séparées les unes des ireo dia elanelanina tany na rafi-
autres par des massifs ou des bato mirefy iray metatra raha kely
maçonneries d’au moins 1 mètre ny hateviny.
d’épaisseur.

Art. 39. – Les cordeaux déto- And. 39. – Ny tady fanapoa-


nants au trinitrotoluène et les au- hana vita amin’ny trinitotuène sy ny
tres cordeaux ou artifices de mise tady na fanapoahana hafa dia
à feu des explosifs de mines pré- ampiharina ny lanjan’isa fampi-
sentant des garanties analogues toviana lenta E = 20. Ny vani-
de sécurité sont affectés du coeffi- nandro nanamboarana azy sy ny
cient d’équivalence E = 20. La date hafainganan’ny firehetany dia tsy
de fabrication et la vitesse de maintsy voalaza eo amin’ny fehe-
combustion doivent être indiquées zan’ny lahiny tsirairay avy na amin’
sur chaque paquet de mèches ou ny taratasy kely mipetaka amin’
sur l’étiquette qui y est attachée. izany.
Des dépôts ne contenant que Ny toeram-panobiana tsy itehi-
des cordeaux ou artifices peuvent rizana afa-tsy ireo tady na fana-
être établis dans les conditions poahana ireo azo amboarina
prévues pour les dépôts d’explosifs amin’ny toeram-panobiana zava-
ou pour les dépôts de détonateurs. mipoaka na ny toeram-panobiana
kapisily.
Il est permis, d’autre part, Azo atao koa andanin’izany ny
d’introduire des mèches de sûreté, mampiditra lahiny azo antoka, tady
cordeaux ou artifices, dans des na fanapoahana ao anaty toeram-
dépôts d’explosifs d’une classe panobiana zava-mipoaka na laha-
quelconque, aux conditions fixées rana inona, na laharana inona,
par l’article 19. araka ny fepetra voalazan’ny andi-
niny faha-19.

CHAPITRE VII : TOKO VII :


DES DEPOTS MOBILES. MOMBA NY TOERAM-PANOBIANA
AZO AFINDRAFINDRA.

Art. 40. – Sans préjudice des And. 40. – Ankoatra ny fana-


dispositions du Code de la route et jana ireo fepetra voalazan’ny Fe-
des dispositions générales régle- hezan-dalàna momba ny famoivoi-
mentant des substances explos i- zana eny an’arabe sy ireo fepetra
ves ou détonantes, tout dépôt mo- ankapobe, ny fitaterana ny zava-
bile doit satisfaire aux conditions mipoaka sy mitefoka, ny fampia-
imposées par le présent chapitre et sana toeram-panobiana azo afin-
remplir les conditions générales drafindra rehetra dia tsy maintsy
auxquelles sont soumis les dépôts, atao araka ny fepetra voalazan’ity
sous réserve des modifications sti- toko ity ary mahafeno ny fepetra
pulées dans le présent chapitre. ankapobe ampiharina amin’ny toe-
ram-panobiana, anefa amin’izany
dia hajaina ireo fanovàna voa-
lazan’ity toko ity.

I. Dispositions générales et I. Fepetra ankapobe sy fanovàna


aménagements

Art. 41. – 1° Un dépôt mobile And. 41. – 1° Ny toeram-


d’explosifs ne peut recevoir que panobiana azo afindrafindra itehiri-
des explosifs mis sous forme de zana zava-mipoaka dia tsy azo
cartouches d’un modèle agréé ; asiana afa-tsy zava-mipoaka vita
an-katijiry tahaka ny efa nekena ;
2° Les deux derniers alinéas de 2° Ny andalana roa farany
l’article 19 sont remplacés par les amin’ny andininy faha-19 dia
dispositions suivantes : ovàna an’ireto fepetra ireto :
a. un dépôt mobile d’explosifs ne a. tsy azo asiana kapisily na dia
peut recevoir, même temporai- vonjimaika aza ao amin’ny toe-
rement, des détonateurs ; un ram-panobiana azo afindrafin-
dépôt mobile de détonateurs ne dra fitehirizana zava-mipoaka ;
peut pas recevoir d’explosifs ; tsy azo asiana zava-mipoaka
ny toeram-panobiana azo afin-
drafindra misy kapisily ;

b. un dépôt mobile renfermant b. ny toeram-panobiana azo


des explosifs de la classe III ne afindrafindra misy zava-
doit contenir des explosifs mipoaka kilasy III dia tsy azo
d’aucune autre classe ; ametra-
hana zava-mipoaka laharana
hafa ;
c. dans le transport, la conserva- c. amin’ny fitaterana, ny fitehiri-
tion et la mise en oeuvre des zana, ny fampiasana ny zava-
explosifs des classes I, I bis et mipoaka kilasy I, I bis sy III, ny
III, toutes précautions doivent mpampiasa ireo dia tsy main-
être prises par l’exploitant tsy manao izay rehetra tokony
contre les effets de la chaleur hatao hiarovana amin’ny hafa-
tropicale. nana amin’ny tany mafana :
3° La mèche lente (mèche de 3° Ny lahiny (lahiny azo antoka
sûreté ou cordeau Bickford) et les na tady fanapoahana Bickford ) sy
cordeaux détonants peuvent être ny tady fanapoahana mifetoka dia
logés, soit dans un dépôt mobile azo apetraka na anaty toeram-
de détonateurs. panobiana kapisily azo afindrafin-
dra.
Dans les dépôts mobiles Raha tehirizina ao anaty toe-
d’explosifs, les cordeaux détonants ram-panobiana zava-mipoaka azo
sont affectés du coefficient afindrafindra ny tady mifetoka a f-
d’équivalence E= 20 s’ils sont à napoahana dia ampiharina aminy
l’enveloppe métallique, E = 3 s’ils ny lanjan’isa fampitoviana lenta
sont à l’enveloppe textile ou plasti- E=20 raha mifono vy izy, E = 3 ra-
que. ha mifono plastika.
Dans les dépôts mobiles de Raha tehirizina ao anaty toe-
détonateurs, on admettra l’équiva- ram-panobiana kapisily azo afin-
lence d’un mètre de cordeau déto- drafindra ny tady fanapoahana dia
nant à 20 détonateurs ; ampitoviana amin’ny kapisily 20 ny
1 metatra aminy ;
4° A condition qu’ils demeurent 4° Raha tsy esorina amin’ny
dans leurs emballages, les déto- fonony ny kapisily avy ao anaty
nateurs extraits d’un dépôt mobile toeram-panobiana azo afindrafin-
peuvent être transférés dans un dra dia azo afindra anaty vata na
coffre ou une armoire-dépôt dans lalimoara fanobiana araka ny e f-
les conditions fixées par l’article petra voalazan’ny andininy faha-
37, 1 er alinéa. 37 andàlana voalohany.

Art. 42. – 1° Le véhicule And. 42. – 1° Ny fiara atao fite-


constituant un dépôt mobile doit hirizana azo afindrafindra dia tsy
être à carrosserie fermée et à pan- maintsy mihidy tanteraka tsy misy
neaux pleins. Les portes doivent varavarankely ary vy feno ny
être, conformément aux disposi- vatany. Ny varavarana dia tsy
tions de l’article 20, 1er alinéa, de maintsy atao araka ny fepetra
construction solide et munie de voalazan’ny andininy faha-20, an-
serrure de sûreté ; elles ne doivent dalana voalohany, mafy ary misy
être ouvertes que pour le service hidiny azo antoka ; tsy azo soka-
du dépôt. fana afa-tsy amin’ny asa ilàna ny
toeram-panobiana.
Toutefois, un dépôt mobile ne Nefa ny toeram-panobiana azo
contenant que des détonateurs à afindrafindra tsy itehirizana afa-
raison de 1.000 au plus, à tsy kapisily miisa 1.000 raha be
l’exclusion de tout autre artifice de indrindra, tsy ao anatin’izany ny
mise à feu, peut être constitué par kojakoja hafa fanapoahana dia
une caisse métallique solide, azo atao vata vita amin’ny vy
fermant à clef, et placé dans mafy, misy hidiny, ary atao anaty
un véhicule automoteur, loin du fiarakodia misy motera, lavitra ny
moteur. motera.
2° Tout dépôt mobile doit être 2° Ny toeram-panobiana azo
pourvu de deux appareils extinc- afindrafindra rehetra dia tsy main-
teurs d’incendie, dont un au moins tsy misy fitaovana famonoana afo
à mousse, en bon état de fonction- roa mandeha tsara, ny iray fara-
nement. faharatsiny mamoaka rotran-
javatra.
3° Les 4è et 5è alinéa de 3° Ny andàlana faha-4 sy a f ha-
l’article 20 sont remplacés par les 5 ao amin’ny andininy faha-20 dia
dispositions suivantes : soloina ireto fepetra manaraka
ireto :
Les colis ne doivent pas être Ny entana mifanaingina dia tsy
engerbés à plus de 1,60 m au- azo atao mihoatra ny 1,60 m miala
dessus du plancher du véhicule. Ils ny gorondon’ny fiara. Tsy azo atao
ne doivent jamais être jetés à terre, mihitsy ny manipy azy amin’ny
traînés ou culbutés sur le sol ou le tany, ny mitarika na manjera azy
plancher ; ils doivent toujours être amin’ny gorodona ; bataina amim-
manipulés avec précaution, pré- pahamalinana tsara izy ireo,
servés de tout choc et disposés de arovana tsy ho voadona ary ape-
manière à assurer la stabilité du traka tsara tsy hirodana ary ho azo
chargement et la sûreté de la ma- antoka ny fandraisana azy ;
nutention ;
4° Le chargement des explosifs 4° Raràna ny fametrahana za-
de mine sur camion à gazogène ou va-mipoaka fampiasa ambanin’ny
sur remorques attelées à des ca- tany ao anaty fiara lehibe mandeha
mions à gazogène est interdit. amin’ny gazogène. Ny fampande-
L’alimentation du moteur d’un dé- hanana ny moteran’ny toeram-
pôt mobile ou du moteur du véhi- pitobiana azo afindrafindra na
cule qui remorque un dépôt mobile ny moteran’ny fiara mitarika
doit se faire au moyen de car- azy dia mandeha amin’ny carbu-
burant liquide. rant ranony ihany.
Quand le dépôt est un véhicule Raha fiara mandeha tenany no
automoteur, le compartiment ren- atao toeram-panobiana, ny efitra
fermant les explosifs doit être sans misy ny zava-mipoaka dia tsy to-
communication avec la cabine du kony hifandray amin’ny efitra misy
conducteur et doit être isolé de ny mpamily, ary tokony hitokana
cette cabine, ainsi que des tuyau- amin’io efitra io, toy izany koa ny
teries parcourues par des gaz fantsona andehanan’ny entona
chauds, au moyen de matériaux mafana izay tokony hosarahina
incombustibles et mauvais conduc- amin’ny alàlan’ny fitaovana tsy
teur de la chaleur. mandray rehitra sy tsy mampita
hafanana.
5° Outre les conditions pres- 5° Ankoatra ny fepetra voala-
crites par le Code de la route, tout zan’ny fehezan-dàlana momba ny
dépôt mobile doit porter, peint di- fifamoivoizana an’arabe dia tokony
rectement sur la carrosserie, le ho lokoina amin’ny vatany ny toe-
nom de l’exploitant ou sa raison ram-pitobiana azo afindrafindra ny
sociale, suivi éventuellement de anaran’ny mpampiasa na ny so-
l’indication « DEPOT MOBILE saiety mpampiasa arahin’ny fila-
N°.... », il doit être muni : zàna hoe : « Toeram-pitobiana azo
afindrafindra laharana faha- ... »
Tokony hisy :
a. d’un drapeau jaune, rectan- a. saina efa-joro mavo iray ka
gulaire de 0,20 m de longueur, 0,20 m ny halavany apetraka
placé de façon très apparente amin’ny toerana talaky maso
à l’aile gauche du véhicule amin’ny havia amin’ny fiara
constituant le dépôt mobile ; atao toeram-panobiana azo
afindrafindra ;
b. d’un panneau rigide, placé sur b. takelaka henjana iray apetraka
la partie gauche de la face ar- amin’ny sisiny havia ao ao-
rière du véhicule portant en rian’ny fiara, asiana tarehin-
lettre rouge sur fond jaune tsoratra mena ambonin’ny to-
l’inscription «DANGER D’EX- kotaniny mavo, ny filazana hoe
PLOSION», le mot «DANGER» « Fipoahana mampidi-doza » ;
doit être composé de lettres ny teny hoe « mampidi-doza »
d’au moins 0,10 m de hauteur ; dia atao amin’ny tarehin-
le mot « EXPLOSION », de tsoratra mirefy 0,10 m ny haa-
lettres d’au moins 0,05m de vony fara-faharatsiny ; ny teny
hauteur. hoe « Fipoahana » amin’ny
tarehin-tsoratra mirefy 0,05 m
ny haavony fara-fahakeliny.

Art. 43. – Les dispositions de And. 43. – Ny fepetra voa-


l’article 22 sont remplacées par lazan’ny andininy faha- 22 dia
celle du présent article : soloina ny voalazan’ity andininy ity.
Le service des dépôts doit, Araka izay azo atao, dia amin’
autant que possible, être fait à la ny mazava andro no tokony hia-
lumière du jour. Quand il est né- sana ao amin’ny toeram-pano-
cessaire d’éclairer un dépôt mobile biana. Raha toa ilaina ny hanaza-
non doté de dispositif permanent vana ny toeram-panobiana azo
d’éclairage artificiel, on doit faire afindrafindra tsy misy fitaovana
usage de lampes électriques maharitra hanazavana azy dia tsy
portatives alimentées sous une maiintsy jiro mandeha amin’ny
tension inférieure à 15 volts. herim-baratra azo vimbinana no
ampiasaina ka latsaky ny 15 volts
ny herimbaratra mampandeha azy.
Quand il existe un, le dispositif Raha misy fitaovana maharitra
permanent d’éclairage artificiel doit hanazavana azy dia jiro iray na
consister en une ou plusieurs maro mandeha amin’ny herim-
lampes électriques à incandes- baratra latsaky ny 15 volts no am-
cence alimentées sous une tension piasaina, atao anaty fitaratra mafy ;
de 15 volts au plus et placées der- ny fanipahina sy fampirehetana ny
rière une verrine robuste, l’inter- jiro dia atao any ivelan’ny efitra
rupteur commandant le circuit qui misy ny zava-mipoaka.
comprend la ou les lampes doit
être extérieur au compartiment des
substances explosives.

Art. 44. – En plus des indica- And. 44. – Ankoatr ’ireo toro-
tions prévues pour la tenue du re- làlana momba ny fitanana ny boky
gistre d’entrées et de sorties des fanoratana ny miditra sy ny mi-
substances explosives visées à voaka voalazan’ny andininy faha-
l’article 20 du décret n° 73-078 du 20 amin’ny didim-panjakana laha-
30 mars 1973 portant réglementa- rana faha-73-078 tamin’ny 30
tion de la conservation des subs- martsa 1973 anaovana ny fitsipika
tances explosives et détonantes, le mifehy ny fitehirizana ny zava-
responsable de l’exploitation d’un mipoaka sy mifetoka, ny mpian-
dépôt mobile doit mentionner sur draikitra ny fampiasana dia tokony
ce registre les lieux de toutes les hametaka amin’io boky io ny toe-
opérations concernant les explosifs rana nanaovana ny asa rehetra
ou artifices de tir dont il a la garde. mikasika ny zava-mipoaka sy ny
kojakoja fanapoahana izay tehiri-
ziny.

II. Prescriptions relatives aux II. Fepetra mikasika ny fijanona


stationnements prolongés maharitra
Art. 45. – Tout dépôt mobile en And. 45. – Izay rehetra toeram-
stationnement est placé sous la panobiana azo afindrafindra mija-
surveillance générale d’un préposé nona dia eo ambany fiambenan’ny
désigné par l’exploitant ; ce pré- mpiasa iray notendren’ny mpam-
posé doit être logé à proximité du piasa ; io mpampiasa io dia hipe-
dépôt, et sans qu’aucun écran ne traka tsy lavitra ny toeram-pano-
soit interposé entre son logement biana ary tsy hisy hanalona ny tra-
et le dépôt. nony amin’ny toeram-panobiana.

Art. 46. – 1° Aucun dépôt mo- And. 46. – 1° Tsy misy toeram-
bile d’explosifs ou de détonateurs panobiana zava-mipoaka na kapi-
ne peut stationner à moins de 50 sily azo afindrafindra mahazo mi-
mètres de tout autre dépôt mobile janona latsaky ny 50 metatra miala
ou fixe, ou d ‘une ligne de transport amin’ny toeram-panobiana hafa
d’énergie électrique à haute ten- azo afindrafindra na miorim-paka
sion. na ny tariby mitondra herim-baratra
mahery.
Aucun dépôt mobile de déto- Tsy misy toeram-panobiana
nateurs ne peut stationner à moins kapisily azo afindrafindra mahazo
de 50 mètres d’une station émet- mijanona latsaky ny 50 metatra
trice de radio-transmission ou de miala amin’ny toerana fampiele-
radar ; zam-peo na radar ;
2° Tout dépôt mobile d’ex- 2° Izay rehetra toeram-pano-
plosifs en stationnement doit être à biana azo afindrafindra toerana
une distance D, en mètres, de mijanona dia tokony hanalavitra D
chemins importants, de toute metatra miala amin’ny làlan-
maison habitée, à l’exception dehibe, ny trano fonenana rehetra,
éventuelle du logement du gardien, afa-tsy ny trano ipetrahan’ny
de tous ateliers ou chantiers dans mpiambina raha misy izany, ny
lesquels du personnel est habi- trano na toeram-piasana rehetra
tuellement occupé, de tout lieu où izay misy olona miasa, ny toerana
l’on utilise des explosifs, au moins rehetra ampiasàna zava-mipoaka,
égale à : ka izany elanelany izany dia mira
ahay ny :

D=8 P D=8 P
E E
que cette formule puisse être nefa tsy atao latsaka ny 50
inférieure à 50mètres. metatra izany elanelany izany.
P désigne le poids, en kilo- P dia ny lanjan’ny zava-
gramme des explosifs conservés mipoaka, tehirizina ao anaty toe-
dans le dépôt. ram-panobiana, lazaina amin’ny
kilao.
E le coefficient d’équivalence E dia ny lanjan’isa fampitoviana
de ces explosifs défini à l’article 3 lenta an’ireo zava-mipoaka ireo,
du décret 73-078 du 30 mars 1973, voalazan’ny andininy faha-3 amin’
portant réglementation de la ny didim-panjakana laharana faha-
conservation des substances ex- 73-078 tamin’ny 30 martsa 1973
plos ives et détonantes. anaovana ny fitsipika mifehy ny
fitehirizana ny zava-mipoaka sy
3° Le logement du gardien pré- mitefoka ;
vu à l’article 45 ci-dessus ne doit 3° Ny tranon’ny mpiambina
pas se trouver à moins de voalazan’ny anidininy faha- 45 etsy
ambony, dia tsy tokony hatao
3 P latsaky ny
E 3 P
E
mètre, de tout dépôt d’explosifs metatra miala amin’ny toeram-
sans que cette distance puisse panobiana zava-mipoaka, tsy azo
être inférieure à 50mètres ; atao latsaky ny 50 metatra izany
elanelany izany ;
4° Quand le dépôt n’est pas 4° Raha tsy mandeha ho azy
automoteur, le véhicule tracteur ny toeram-panobiana dia esorina
doit être dételé et éloigné de 25 ary halavirina 25 metatra farafaha-
mètres au moins. keliny ny fiara mpitarika.

Art. 47. – Tout dépôt mobile And. 47. – Ny toeram-pano-


d’explosifs ou de détonateurs en biana zava-mipoaka na kapisily
stationnement doit être entouré azo afindrafindra rehetra, rehefa
d’une clôture défensive de 2 mè- mijanona dia tsy maintsy didinina
tres de hauteur placée à 0,50 mè- fefy mirefy 2 metatra ny hahavony
tres au moins du pourtour du dé- ka atao 0,50 m miala ny mano-
pôt. Cette clôture n’est pas obli- didina ny toeram-panobiana a f ra-
gatoire quand le dépôt stationne fahakeliny. Izany dia tsy voatery
dans l’enceinte d’un établissement hatao raha ajanona ao anaty
clos, présentant des garanties tanàna misy fefy azo antoka toy ny
équivalentes à celles de la clôture fefy ara-dalàna ny toeram-pano-
réglementaire. biana.
Art. 48. – 1° A proximité d’un And. 48. – 1° Tsy lavitra ny
dépôt mobile en stationnement, on toeram-panobiana azo afindra-
devra maintenir un approvision- findra nefa eo am-pijanonana dia
nement d’eau et de sable permet- tsy maintsy asiana rano sy fasika
tant de lutter contre un début d’in- hahazoana mamono haingana ny
cendie. firehetan-javatra raha vao manom-
boka.
2° Il est interdit de laisser dans 2° Raràna ny mamela ao ana-
un rayon de 25 mètres autour du tin’ny 25 metatra manodidina ny
dépôt, des matières inflammables toeram-panobiana, zavatra mora
quelles qu’elles soient. On doit mandray rehitra na toy inona na
enlever les herbes sèches dans le toy inona. Tsy maintsy esorina ny
même rayon. ahitra maina ao anatin’io faritra io.
3° Il est interdit de fumer ou 3° Raràna ny mifoka sigara na
faire un feu quelconque à moins de mandrehitta afo 25 metatra mana-
25 mètres d’un dépôt en station- kaiky ny toeram-panobiana.
nement.

Art. 49. – Les explosifs ne And. 49. – Tsy azo esorina ao


peuvent être extraits des emballa- anaty fonony ny zava-mipoaka
ges qui les renferment qu’après raha tsy efa entina miala 25 meta-
que ces emballages auront été tra farafahakelliny avy eo amin’ny
portés à une distance d’au moins toeram-panobiana, ary 25 metatra
de 25 mètres du dépôt, en un en- raha kely miala avy eo amin’ny
droit également distant de 25 mè- trano fonenana.
tres au moins de toute habitation.
CHAPITRE VIII : TOKO VIII :
DEROGATIONS. FAMPIATOANA NY FAMPIHARANA.

Art. 50. – Lorsque le mode And. 50. – Raha misy antony


d’établissement du dépôt et les manokana tamin’ny nanorenana ny
conditions d’exploitation offriront toeram-panobiana hahazoana an-
des garanties particulières, il toka azy tsara, dia azo atao ny
pourra être accordé des déroga- mampiato ny fampiharana ny e f-
tions aux prescriptions de la pré- petra voalazan’izao fitsipika izao
sente réglementation et notam- indrindra ny :
ment :
- emploi de maçonnerie et au- - fampiasana ny rafi-bato na
tres matériaux lourds dans la fitaovana mavesatra hafa amin’
construction des dépôts super- ny fanorenana ny toeram-pano-
ficiels au lieu des matériaux biana aorina ambonin’ny tany
légers prévu à l’article 1 ; fa tsy fitaovana maivana toy ny
voalaza ao amin’ny andininy
voalohany ;
- dispense du merlon prévu à - tsy fanaovana ampiantany
l’article 3 (la clôture devra alors voalaza ao amin’ny andininy
être à 5 mètres au moins des fah-3 (ny fefy amin’izay dia
parois extérieurs du dépôt) ; atao eny amin’ny 5 metatra
farafahakeliny avy eo amin’ny
rindrina ivelan’ny toeram-pano-
biana) ;

- dispense de la clôture prévue - tsy fanaovana ny fefy voalaza


à l’article 4, pour les dépôts su- ao amin’ny andininy faha-4
perficiels de 2è catégorie ; raha toeram-panobina sokajy
faharoa ;
- réduction de moitié des dis- - fampihenana sasaka ny ela-
tances prévues aux articles 16 nelany voalaza ao amin’ny an-
et 25. dininy faha-16 sy faha-25.

Art. 51. – Les permissionnaires And. 51. – Izay rehetra nomen-


actuels, autorisés à exploiter des dàlana amin’izao fotoana izao
dépôts doivent se conformer aux hampiasa toeram-panobiana dia
dispositions du présent arrêté dans tsy maintsy manaraka ny fepetra
les trois mois pour compter de la voalazan’izao didim-pintondrana
date de sa publication au Journal izao ao anatin’ny telo volana
Officiel de la République Mala- manomboka amin’ny vaninandro
gasy. amoahana azy ami’ny Gazetim-
panjakan’ny Repoblika Malagasy.
Art. 52. – Le Directeur de And. 52. – Ny Talen’ny Taoza -
l’Industrie et des Mines est chargé va-baventy sy ny Harena an-
de l’exécution du présent arrêté qui kibon’ny tany no miadidy izao izay
sera publié au Journal Officiel de la havoaka amin’ny Gazetim-panja-
République Malgache. kan’ny Repoblika Malagasy.

ANNEXE TOVANA
FORMULES ET BAREMES ADI-MARIKA SY FANONDROAN-
DREFY

Donnant les épaisseurs de ter- Manome ny hatevin’ny tany


rain à observer au-dessus et tsy maintsy arahina atao eo
autour des dépôts enterrés ambony sy manodidina ny toe-
d’explosifs de mine ram-panobiana milevina hame-
trahana zava-mipoaka fampia-
sa ambanin’ny tany.

Les formules et les barèmes ci- Ireto adi-marika sy fanondroan-


après sont établis pour dynamite- drefy manaraka ireto dia natao ho
gomme. Ils seront appliqués sans an’ny dynamite-gomme. Hampiha-
modification aux autres explosifs rina tsy misy fanovàna izany
de mine. On admettra, toutefois amin’ny zava-mipoaka hafa fam-
que correspondent à un kilo- piasa ambanin’ny tany. Ekena
gramme de dynamite, soit 2 kilo- anefa fa mitovy amin’ny dinamita
grammes de poudre noire, iray kilao, na ny 2 kilao amin’ny
comprimée ou non, soit dans le vanja mainty nofitsahina na tsia, na
cas des formules 2, 3, 4 et 4 kilo- amin’ny adi-marika faha-2, faha-3
grammes d’explosif de la classe V sy faha-4, ny 4 kilao amin’ny zava-
et 2 kilogrammes de grisoudyna- mipoaka kilasy V sy 2 kilao amin’
mite. Dans ces formules, P est la ny grisoudynamite. Amin’ireo adi-
charge d’explosifs du dépôt évalué marika ireo, P dia ny lanjan’ny
en kilogrammes et g est un coeffi- za va-mipoaka ao anaty toeram-
cient variable avec la nature des panobiana, lazaina amin’ny kilao,
terrains de recouvrement. Les va- ary g ny lanjan’isa miovaova araka
leurs admises pour le coefficient g ny toetry ny tany mandrakotra. Ny
sont les suivantes : isa ekena amin’ny lanjan’isa g dia
ireto manaraka ireto avy :

1,20 = terre légère ; 1,20 = tany maivana ;


1,50 = terre ordinaire ; 1,50 = tany tsotra ;
1,75 = sable fort ; 1,75 = fasika mahery ;
2,00 = terre mêlée du pierres; 2,00 = tany mifangaro vatokely ;
2,25 = terrain argileux ; 2,25 = tany be tanimanga ;
2,50 = maçonnerie médiocre ; 2,50 = rafi-bato tsy dia tsara loatra;
3,00 = roc ou bonne maçonnerie. 3,00 = vatolampy na rafi-bato tena
tsara.
Formule n° 1 donnant l’épais- Adi-marika voalohany : Ma-
seur de terrain à observer entre nome ny hatevin’ny tany tsy main-
une galerie et un dépôt enterré tsy arahina manelanelana ny zohy
pour que la galerie soit à l’abri de sy ny toeram-panobiana milevina
l’exploison du dépôt. mba hiarovana ny zohy amin’ny
fipoahan’ny toeram-panobiana.
L’épaisseur X de terrain sépa- Ny hatevin’ny tany X manela-
rant la galerie de dépôt de la gale- nelana ny zohy fanobiana amin’ny
rie voisine, évaluée en mètres, est zohy eo akaikiny lazaina amin’ny
donnée par la formule (1) : metatra, dia omen’ny adi-marika
(1) :
(1) 10,75 P = g X3 (1) 10,75 P = g X3

Formules n°2, 3 et 4 donnant Adi-marika faha-2 sy faha-3 ary


l’épaisseur du terrain de recou- faha-4, manome ny hatevin’ny tany
vrement. mandrakotra.

PREMIER CAS : Dépôt à charge VOALOHANY : Toeram-pano-


condensé : l’épaisseur minimum Y biana ny vanja mifatratra : ny fa-
du terrain de recouvrement de la rafahakelin’ny hatevin’ny tany Y
galerie de dépôt, évaluée en mè- mandrakotra ny zohy fanobiana
tres,est donnée par la formule (2) : lazaina amin’ny metatra, dia
omen’ny adi-marika (2) :

(2) 8 P = g (Y + 1)3 (2) 8 P = g (Y + 1)3

DEUXIEME CAS : Dépôt à FAHAROA : Toeram-panobiana


charge allongée : la charge est ré- vanja miahaka. Ny vanja dia apa-
partie aussi uniformément que ritaka ary atao mitovy araka izay
possible, dans une galerie maga- azo atao, manaraka ny zohy fano-
sin. Dans ce cas, l’épaisseur mini- biana. Amin’izay, ny farafahake-
mum Z du terrain de recouvrement lin’ny hatevin’ny tany Z mandrako-
de la galerie-magasin, évaluée en tra ny zohy fanobiana, lazaina
mètres, est donnée par la formule amin’ny metatra dia omen’ny adi-
(3) : marika (3) :

(3) 8 P = g (3/2 Z + 1) 3 (3) 8 P = g (3/2 Z + 1) 3

et la longueur L de la galerie- ary ny halavan’ny zohy fano-


magasin est donnée par la formule biana L dia omen’ny adi-marika
(4) : (4) :
(4) L = 3 Y (4) L = 3 Y

dans laquelle Y est le chiffre amin’io Y io dia izay tarehi-


donné par la formule (2). marika omen’ny adi-marika (2).
Barèmes Fanondroan-drefy

Les barèmes n°1, 2, 3, 4 ci- Ireto fanondroan-drefy laharana


après donnent les valeurs de X, Y, voalohany, faha-2, faha-3 faha-4
Z et L pour les différentes valeurs manaraka ireto dia manome ny ta-
du coefficient g et pour diverses rehi-marika amin’ny X, Y, Z ary L
charges P d’explosifs exprimées arakaraka ny isa samihafa ampi-
en kilogrammes. tondraina ny lanjan’isa g sy araka-
raka ny lanjan’isa zava-mipoaka P
isan-karazany lazaina amin’ny ki-
lalao.
Barème n°5 donnant les épais- Fanondroan-drefy faha-5, ma-
seurs de terre à conserver au- nome ny hatevin’ny tany atao eo
dessus d’un dépôt pour que, en ambonin’ny toeram-panobiana
cas d’explosion, les projections mba ho ao anatin’ny 50 metatra
superficielles soient limitées à une manodidina ny zohy fanobiana ny
zone de 50 mètres de rayon de la piti-javatra raha misy fipoahana.
galerie de dépôt.
Ce barème ne doit être appli- Tsy ampiharina io fanondron-
qué que dans le cas où le terrain drefy io raha tsy amin’ny tany misy
est homogène, meuble, dépourvu fangarony hafa, mora asaina, tsy
de grosses pierres (de plus de 4 misy vato vaventy (mihoatry ny 4
centimètres) non argileux et non santimetatra) tsy misy tanimanga
susceptibles de s’agglutiner avec ary tsy mety hitambatambatra re-
le temps, tel que du sable, du petit hefa ela, tahaka ny fasika izany, ny
gravier, de la terre très sablon- vatokely madinika, ny tany fase-
neuse. Il ne doit pas être employé hana. Tsy ampiharina io raha misy
si le terrain est argileux ou ro- tanimanga na vato ny tany, satria
cheux, car, dans ce cas, on peut amin’izany dia mety hisy fipitihan-
avoir des projections dangereuses javatra mampidi-doza ivelan’ny 50
en dehors de la zone de 50 mè- metatra manodidina.
tres.
Le barème n° 5 donne pour di- Ny fanondroan-drefy faha-5,
verses charges d’explosifs ; dia manome toy izao araka ny
lanjan’ny zava-mipoaka.

Ligne A : l’épaisseur de terre à Andalan-tsoratra A : ny hate-


conserver au-dessus d’un dépôt à vin’ny tany atao eo ambonin’ny
charge condensée. toeram-panobiana vanja mifatratra.
Ligne B : l’épaisseur de terre à Andalan-tsoratra B : ny ha-
conserver au-dessus d’un dépôt à tevin’ny tany atao eo ambonin’ny
charge allongée, celle-ci étant ré- toeram-panobiana vanja miahaka
partie aussi uniformément que ka aparitaka araka izay azo atao
possible dans la galerie de ma- manaraka ny zohy fanobiana.
gasin.
Ligne C : la longueur de la Andalan-tsoratra B : ny hala-
galerie-magasin correspondant van’ny zohy fanobiana, mifanaraka
aux épaisseurs de la ligne B. amin’ny hatevenana voalazan’ny
andàlana B.

Charge 200 500 1000 1500 2000 g

Barème n° 1(X)... 12,50 16,50 21,00 24,00 26,50 1,20


11,50 15,50 19,50 22,00 24,50 1,50
11,00 14,50 18,50 21,00 23,00 1,75
10,50 14,00 17,50 20,00 22,00 2,00
10,00 13,50 17,00 19,50 21,50 2,25
9,50 13,00 16,50 19,00 20,50 2,50
9,00 12,50 15,50 17,50 19,50 3,00
Barème n° 2 (Y).... 10,00 14,00 18,00 21,00 23,00 1,20
9,50 13,00 16,50 19,00 21,00 1,50
9,00 12,00 15,50 18,00 20,00 1,75
8,50 11,50 15,00 17,50 19,00 21,00
8,00 11,00 14,50 16,50 18,50 2,25
7,50 10,30 14,00 16,00 17,50 2,50
Barème n° 3 (Z)... 7,00 10,00 13,00 15,00 16,50 3,00
6,50 9,00 11,00 13,00 14,00 1,50
6,00 8,00 10,50 12,00 13,00 2,00
5,50 7,50 10,00 12,00 12,00 2,25
5,00 7,00 9,50 11,00 12,00 2,25
5,00 7,00 9,00 10,00 11,00 3,00
Barème n°4(L).... 30,00 42,00 54,00 63,00 69,00 1,20
29,00 32,00 50,00 57,00 63,00 1,50
27,00 36,00 47,00 54,00 60,00 1,75
26,00 35,00 45,00 53,00 57,00 2,00
24,00 33,00 44,00 50,00 56,00 2,25
23,00 32,00 42,00 48,00 53,00 2,50
21,00 30,00 35,00 45,00 50,00 3,00
Barème n° 5.... 3,00 4,50 6,50 8,00 9,00 A
2,00 3,00 5,00 5,50 6,00 B
16,00 24,00 40,00 44,00 48,00 C
Lanja 200 500 1000 1500 2000 g

Fanondroan-drefy 12,50 16,50 21,00 24,00 26,50 1,20


voalohany (X).
11,50 15,50 19,50 22,00 24,50 1,50
11,00 14,50 18,50 21,00 23,00 1,75
10,50 14,00 17,50 20,00 22,00 2,00
10,00 13,50 17,00 19,50 21,50 2,25
9,50 13,00 16,50 19,00 20,50 2,50
9,00 12,50 15,50 17,50 19,50 3,00
Fanondroan-drefy 10,00 14,00 18,00 21,00 23,00 1,20
faha-2 (Y)....
9,50 13,00 16,50 19,00 21,00 1,50
9,00 12,00 15,50 18,00 20,00 1,75
8,50 11,50 15,00 17,50 19,00 21,00
8,00 11,00 14,50 16,50 18,50 2,25
7,50 10,30 14,00 16,00 17,50 2,50
Fanondroan-drefy 7,00 10,00 13,00 15,00 16,50 3,00
faha-3 (Z)
6,50 9,00 11,00 13,00 14,00 1,50

6,00 8,00 10,50 12,00 13,00 2,00


5,50 7,50 10,00 12,00 12,00 2,25
5,00 7,00 9,50 11,00 12,00 2,25
5,00 7,00 9,00 10,00 11,00 3,00
Fanondroan-drefy 30,00 42,00 54,00 63,00 69,00 1,20
faha-4 (L)
29,00 32,00 50,00 57,00 63,00 1,50
27,00 36,00 47,00 54,00 60,00 1,75
26,00 35,00 45,00 53,00 57,00 2,00
24,00 33,00 44,00 50,00 56,00 2,25
23,00 32,00 42,00 48,00 53,00 2,50
21,00 30,00 35,00 45,00 50,00 3,00
Fanondroan-drefy 3,00 4,50 6,50 8,00 9,00 A
faha-5
2,00 3,00 5,00 5,50 6,00 B
16,00 24,00 40,00 44,00 48,00 C
II.10. ORDONNANCE N° 88-011 II.10. HITSIVOLANA N° 88-011
du 4 mai 1973 tamin’ny 4 mey 1973
autorisant la ratification de la anomezan-dàlana ny fanka-
Convention de joint-venture toavana ny fifanekena hitam-
signée le 20 mai 1987 entre ba-pileovana nosoniavina ny
l'Office Militaire National pour 20 mey 1987 ifanaovan’ny
les Industries Stratégiques Antokon-draharaham-pirene-
(OMNIS) et le Bureau de Re- na entin’ny Miaramila momba
cherches Géologiques et Mi- ny Taozava-baventy mitàna
nières (BRGM), pour l'explo- ny Laka (OMNIS) sy ny Bu-
ration, l'exploitation et la reau de Recherches Géologi-
commercialisation de la pla- ques et Minières (BRGM), hi-
tinoïde, de chromite, de zahana taratra hitrandrahana
corps sulfurés et substances ary hivarotana platinoïde,
connexes à Madagascar (J.O chromite, corps sulfurés ary
n° 1862 du 5.5.88, p. 720) akora hafa miaraka aminy eto
Madagasikara (Idem)

Article premier. – Est auto- Andininy voalohany. – Aha-


risée la ratification de la Conven- zoana alàlana ny fankatoavana ny
tion de joint-venture signée le 20 fifanekena hitamba-pileovana no-
mai 1987 entre l'Office Militaire soniavina ny 20 mey 1987 ifanao-
National pour les Industries Straté- van’ny Antokon-draharaham-pire-
giques (OMNIS) et le Bureau de nena entin’ny Miaramila momba ny
Recherches Géologiques et Mi- Taozava-baventy mitàna ny Laka
nières (BRGM), pour l'exploration, (OMNIS) sy ny Bureau de Re-
l'exploitation et la commercialis a- cherches Géologiques et Minières
tion de platinoïde, de chromite, de (BRGM), hizahana taratra, hitran-
corps sulfurés et substances drahana ary hivarotana platinoïde,
connexes à Madagascar. chromite, corps sulfurés ary akora
hafa miaraka aminy eto Madagasi-
kara.

Art. 2. – La présente ordon- And. 2. – Havoaka amin’ny


nance sera publiée au Journal offi- Gazetim-panjakan’ny Repoblika
ciel de la République. izao hitsivolana izao.
Elle sera exécutée comme loi Hotanterahina ity fa lalàm-
de l’Etat. panjakana.
II.11. ARRETE II.11. DIDIM-PITONDRANA
INTERMINISTERIEL IRAISAN’NY MINISITERA
N°679/91-MIEM/MRSTD N°679/91-MIEM/MRSTD
du 8 février 1991 tamin’ny 8 febroary 1991
fixant la liste des substances mametra ny lisitry ny akoran-
minerales protégées (J.O. karena arovana (Idem )
n° 2049 du 25.2.91, p. 289)

Article premier. – En applica- Andininy voalohany. – Ho


tion des dispositions de l’article 10 fampiharana ny fepetra voalazan’
de la loi n° 90-017 du 20 juillet ny andininy faha-10 amin’ny lalàna
1990 portant Code minier, la liste laharana faha-90-017 tamin’ny 20
des substances minérales dites jolay 1990 mikasika ny Sata mifehy
protégées est fixée comme suit : ny harena ao an-kibon’ny tany, ny
lisitry ny akoran-karena arovana
dia ferana toy izao :
1° Substances minérales pré- 1° Akoran-karena manana ny
sentant des valeurs scientifi- hasarobidiny manokana ara-
ques particulières : tsiansa :
- fossiles de vertébrés, de pois- - Fossiles de vertébrés, de
sons et de végétaux. poissons et de végéteaux.
2° Substances minérales dont la 2° Akoran-karena izay heverina
protection est jugée utile en fa ilaina ny fiarovana azy noho
raison de leur rareté : ny ankavitsiany :
- befanamite, béhiérite, bismu- - befanamite, béhiérite, bism u-
tho-tantalite, grandidiérite, tho-tantalite, grandidiérite,
hibonite, hamburgite, korné- hibonite, hamburgite, korné-
rupine, rhodizite. rupine, rhodizite.
3° Substances dont la mise en 3° Akoran-karena izay arahi-
valeur est contrôlée en raison maso ny famokarana azy noho
de leur spécialité : ny antony manokana :
- aragonite, bois silicifié ou aga- - aragonite, bois silicifié ou aga-
tifié, ammonite, sep- tifié, ammonite, septaria,
taria, célestite. célestite.

Art. 2. – Toute découverte And. 2. – Tsy maintsy anaova-


desdites substances doit être dé- na fanambarana any amin’ny Mini-
clarée au ministère chargé des Mi- sitra miandraikitra ny Harena ao
nes, ces substances seront rem i- an-kibon’ny tany ny fahitana ireo
ses, le cas échéant à l’Etat (Direc- akora voalaza ireo, hatolotra ny
tion chargée des mines). Fanajakana (Foibem-pitondrana ny
Harena ao an-kibon’ny tany) izy
ireo, raha misy ilàna azy.
Art. 3. – La recherche, l’exploi- And. 3. – Voarara tanteraka ny
tation, la transformation, le fikarohana, ny fitrandrahana, ny
commerce et l’exportation des fanodinana, ny fivarotana ary ny
substances des deux premières fanondranana ireo akora ao
catégories sont strictement in- amin’ny sokajy roa voalohany.
terdits.
Toutefois, une exception pour Na izany aza anefa, dia misy
la collecte et le ramassage de ces fanalefahana azo atao amin’ny fa-
substances pourra être faite en fa- nangonana na ny fitsimponana ireo
veur des organismes nationaux de akora ireo ho an’ireo antokon-
recherches, dans un but d’ex- draharaha eto an-toerana mpanao
ploitation scientifique, sur autoris a- fikarohana, izay hampiasa izany
tion du Ministre chargé des Mines. amin’ny asa fikarohana ataony ara-
tsiansa, araka ny fanomezan-
dàlana avy amin’ny Minisitra mian-
draikitra ny Harena ao an-kibon’ny
tany.

Art. 4. – Les substances de la And. 4. – Ny akora ao amin’ny


troisième catégorie peuvent être sokajy fahatelo dia mety azo an-
ramassées, exploitées et commer- gonina, trandrahina ary amidy ara-
cialisées dans les conditions dé- ka ny fepetra voafaritry ny didim-
terminées par l’arrêté n°678-91 du pitondrana laharana faha-
8 février 1991, réglementant l’ex- 678-91 tamin’ny 8 febroary 1991
traction et la commercialisation manisy fitsipika ny fomba fitran-
desdites substances à l’intérieur drahana sy fivarotana ireo akora
des permis de l’Etat Malagasy. voalaza ireo ao anatin’ny faha-
zoan-dàlan’ny Fanjakana Mala-
gasy.
En outre, la collecte, le ramas- Ankoatra izany, ny fanango-
sage et l’exploitation des fossiles nana, ny fitsimponana ary ny fitran-
dans cette troisième catégorie drahana ireo fossilles ao amin’ny
dans les sites classés par arrêté sokajy fahatelo ao anatin’ny faritra
sont interdits. arovana araka ny didim-panjakana
dia voarara.

Art. 5. – Le présent arrêté sera And. 5. – Havoaka amin’ny


publié au Journal officiel de la Ré- Gazetim-panjakan’ny Repoblika
publique izao didim-pitondrana izao.
II.12. ARRËTE II.12. DIDIM-PITONDRANA
n° 680 /91- MIEM/ DMG/O n° 680/ 91- MIEM/ DMG/O
du 8 février 1991 tamin’ny 8 febroary 1991
fixant la liste des substances mametra ny lisitry ny akoran-
minières (J. O. n° 2049 du karena an-kibon’ny tany
25/2/ 91, p. 302-303) (Idem)

Article premier. – En applica- Andininy voalohany. – Ho


tion des dispositions de l’article 3 fampiharana ny fepetra voalazan’
de la loi n° 90-017 du 20 juillet ny andininy faha-3 amin’ny lalàna
1990 portant Code minier, la liste laharana faha-90-017 tamin’ny 20
des substances minières est fixée jolay 1990, mikasika ny sata mi-
comme suit : fehy ny Harena an-kibon’ny tany,
dia ferana toy izao manaraka izao
ny lisitry ny akoran-karena an-
kibon’ny tany :
Emblygonite, bastnaésite, bé- Emblygonite, bastnaésite, bé-
ryl, bismuth columbotantalite, cy- ryl, bismuth columbotantalite, cy-
mophane, damburite, feldspath, mophane, damburite, feldspath,
grenat spessarite, ilmenorutile, grenat spessarite, ilmenorutile,
kaolin, kunzite, lépidolite, musco- kaolin, kunzite, lépidolite, musco-
vite, niombotantalite uranifère, vite, niombotantalite uranifère,
quartz rose, topaze, tourmaline, quartz rose, topaze, tourmaline,
triphane, tscheffkinite, xénotine, triphane, tscheffkinite, xénotine,
zircon, euxénite, bétafite, amaz o- zircon, euxénite, bétafite, amaz o-
nite, orthose, apatite. nite, orthose, apatite.
Minérais métalliques de fer, Minérais métalliques de fer,
cobalt, nickel, chrome, manga- cobalt, nickel, chrome, manga-
nèse, vanadium, titane, zirconium, nèse, vanadium, titane, zirconium,
molybdène, tungstène, aluminium, molybdène, tungstène, aluminium,
étain, fluor, cérium et autres élé- étain, fluor, cérium et autres élé-
ments de terres rares, cuivre, ments de terres rares, cuivre,
plomb, cadmium, geranium, nio- plomb, cadmium, geranium, nio-
bum, tantale, mercure, lithium, bum, tantale, mercure, lithium,
magnésium, radium, et autres élé- magnésium, radium, et autres élé-
ments radioactifs, soufre sélénium, ments radioactifs, soufre sélénium,
tellure, arsénic, antimoine-bismuth. tellure, arsénic, antimoine-bismuth.
Houille, lignite ; Houille, lignite ;
Bitumes et asphaltes ; Bitumes et asphaltes ;
Mica, graphite, diamant, ami- Mica, graphite, diamant, ami-
ante ; ante ;
Sels de sodium et de potas- Sels de sodium et de potas-
sium à l’état solide ou en dissolu- sium à l’état solide ou en dissolu-
tion phosphate et nitrate ; tion phosphate et nitrate ;
Barytine, gypse, calcite et Barytine, gypse, calcite et
corindon, septaria, aragonite, ce- corindon, septaria, aragonite, ce-
lestine ; lestine ;
Or, argent platine ; Or, argent platine ;
Quartz (fumé, optique, piézo- Quartz (fumé, optique, piézo-
électrique, fonte) citrine, am é- électrique, fonte) citrine, am é-
thyste ; thyste ;
Agate, calcédoine japsen Agate, calcédoine japsen
opade, chrysoprase ; opade, chrysoprase ;
Cordiérite, dioposide, dumorté- Cordiérite, dioposide, dumorté-
rite, épidote, grenat (almandin, py- rite, épidote, grenat (almandin, py-
rope, uvarovite et hessonite), rho- rope, uvarovite et hessonite), rho-
donite, saphirine, scapolite, spi- donite, saphirine, scapolite, spi-
nelle, turquoise, dotomie, schistes nelle, turquoise, dotomie, schistes
ardoisiers, talc, coornaline, cipo- ardoisiers, talc, coornaline, cipo-
lins, granite d’ornementation. lins, granite d’ornementation.
Fossiles de vertébrés de pois- Fossiles de vertébrés de pois-
son et végétaux, bois silicifié ou son et végétaux, bois silicifié ou
agatifié, aramonite. agatifié, aramonite.
Befanamite, béhiériten bis- Befanamite, béhiériten bis-
mutho-tantalite, grandidiérite, hibo- mutho-tantalite, grandidiérite, hibo-
niten hamburgite, kornérupinen niten hamburgite, kornérupinen
rhodizite. rhodizite.
II.13. ARRETE II.13. DIDIM-PITONDRANA
INTERMINISTERIEL IRAISAN’NY MINISITERA
N° 682/91-MIEM/MC N° 682/91-MIEM/ MC
du 8 février 1991 tamin’ny 8 febroary 1991
réglementant l’exportation manisy fitsipika ny fanon-
des substances minérales dranana akoran-karena any
(J.O n°2049 du 25/2/91, p.288) ivelany (Idem)

Article premier. – Les visas, Andininy voalohany. – Ny mi-


laissez-passer et autorisations à nisiteran’ny Indostria sy ny Herim-
l’exportation de toutes substances pamokarana ary ny Harena an-
minérales brutes ou travaillées kibon’ny tany no manome ny a f-
sont délivrés par le ministère de namarinana sy famelana hivezi-
l’Industrie, de l’Energie et des Mi- vezy ary ny fanomezan-dàlana ha-
nes. nondrana akoran-karena bontolo
na efa voakarakara.
L’exportateur est tenu de faire Ny mpanondrana entana any
parvenir au ministère du Com- ivelany dia tsy maintsy manao
merce une copie des docu-ments izay ahatongavan’ny kopian’ny
d’exportation dûment visés par les antontan-taratasy fanondranana
services des douanes. entana any ivelany voamarin’ny
Sampan-draharahan’ny fadintsera-
nana ara-dàlana any amin’ny mini-
siteran’ny Varotra.

Art. 2. – L’exportation de And. 2. – Mizara ho sokajy roa


substances minérales est divisée ny fanondranana akoran-karena
en deux catégories : any ivelany :
- les envois non commerciaux ; - ny fandefasana entana tsy
natao hamidy ;
- les envois commerciaux. - ny fandefasana entana ham i-
dy.

Art. 3. – Les envois non com- And. 3. – Ny fandefasana en-


merciaux comprennent les envois tana tsy natao hamidy dia misy ny
d’échantillons minéra-logiques, les fandefasana santionan’ny akoran-
dons, les cadeaux, les objets à karena an-kibon’ny tany, ny tolotra,
usage personnel, les substances ny fanomezana, ny zavatra natao
minérales destinées pour la re- ampiasain’olon-tsotra, ny akoran-
cherche de débouchés, pour ana- karena natao hikarohana lalam-
lyses, essais industriels ou pour barotra hanaovana fanadi-hadiana,
études. fanandramana eo amin’ ny lafiny
indostrialy na natao hanaovana
fandinihana.
Art. 4. – Les envois And. 4. – Ny fandefasana en-
commerciaux sont soumis au con- tana hamidy dia anaovana fanara-
trôle de qualité des substances ha-maso momba ny faha-tsaran’ny
minérales et de conformité des dé- akoran-karena sy ny fifanarahan’ny
clarations de l’exportateur par les fanambarana ataon’ ny mpanon-
services du ministère chargé des drana entana any ivelany any
Mines. amin’ny sampan-draharahan’ny
minisitera mian-draikitra ny Harena
an-kibon’ny tany.

Art. 5. – Toute demande doit And. 5. – Ny fangatahana re-


être adressée au ministère chargé hetra dia tsy maintsy avantana ao
des Mines, avec les pièces jus- amin’ny minisitera miandraikitra ny
tificatives concernant le requérant Harena an-kibon’ny tany, miaraka
et le destinataire, la nature, le amin’ny singan-taratasy fanam a-
poids, l’origine et l’utilisation envi- rinana mikasika ny mpan-gataka
sagée des substances minérales à sy ny andefasana, ny karazana, ny
exporter. lanja, ny fiaviana ary koa ny fami-
navinana ny hampia-saina ny ako-
ran-karena aondrana any ivelany.

Art. 6. – Tout envoi des subs- And. 6. – Rahefa vita ny


tances minérales doit être, après fanaraha-maso sy fametahana if-
contrôle et scellage des colis par tomboka amin’ny fonosan’entana
les services du ministère chargé ataon’ny sampan-draharaha ao
des Mines, accompagné d’un visa amin’ny minisitera miandraikitra ny
de sortie délivré par ce Ministère Harena an-kibon’ny tany, ny fande-
dans un délai de quarante-huit (48) fasana akoran-karena dia tsy
heures, jours ouvrables, à partir de maintsy ampiarahina amin’ny faha-
la date de dépôt de la demande zoan-dàlana hamoaka entana
prévue à l’article 5 ci-dessus. omen’io minisitera io, ao anatin’ny
valo amby efapolo (48) ora, andro
fiasana, manomboka ny vani-
nandro nametrahana ny fangata-
hana voalaza ao amin’ny andininy
faha-5 etsy ambony.

Art. 7. – Les infractions au pré- And. 7. – Ny fandikana izao di-


sent arrêté seront constatées, dim-pitondrana izao dia hoza-hana
poursuivies et réprimées confor- fototra sy hoenjehina ary ho faizina
mément aux dispositions de la loi araka ny fepetra voalazan’ ny
n° 90-017 du 20 juillet 1990 portant lalàna laharana faha-90-017 ta-
Code m inier. min’ny 20 jolay 1990 mikasika ny
Sata mifehy ny Harena an-kibon’ny
tany.
II.14. DECRET N° 92-638 III.14. DIDIM-PANJAKANA N° 92-638
du 30 juin 1992 tamin’ny 30 jiona 1992
portant organisation et fonc- mikasika ny fandaminana sy
tionnement du Comité natio- ny fomba fiasan’ny Komitim-
nal des mines (J.O. n° 2138 pirenena momba ny harena
du 14.9.92, p.2123) an-kibon’ny tany (Idem)

Article premier. – En applica- Andininy voalohany. – Ho


tion des dispositions de l’article 63 fampiharana ny fepetra voalazan’
et de la loi n° 90-017 du 20 juillet ny andininy faha-63 amin’ny lalàna
1990 portant Code Minier, il est laharana faha 90-017 tamin’ny 20
créé un Comité national des mines jolay 1990 momba ny Fehezan-
ayant son siège à Antananarivo. dalàna momba ny Harena an-
C’est un organe paritaire de dia- kibon’ny tany, dia atsangana ny
logue et de concertation entre Komitim-pirenena iray momba ny
l’Administration des mines et le harena an-kibon’ny tany izay ma-
Secteur privé. nana ny foibeny ao Antananarivo.
Rantsana iray isasahana natao
hifanakalozan-kevitra sy hifampidi-
nihana eo amin’ny Fitantanana ny
harena an-kibon’ny tany sy ny Se-
ham-pamokarana tsy miankina
amin’ny Fanjakana izy.

CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :


DES ATTRIBUTIONS. NY ANJARA RAHARAHANY.

Art. 2. – Le Comité national And. 2. – Ny Komitim-pirenena


des mines est appelé à donner momba ny harena an-kibon’ny ta-
son avis motivé sur tous les pro- ny dia natao hanome ny heviny
jets, refontes, modifications et ombam-panazavana mikasika ny
amendements de textes législatifs tetik’asa, fandravonana, fanovàna
et réglementaires ainsi que les ary sosom-panovàna amin’ny ri-
questions d’ordre économique, if- jan-teny momba ny didy aman-
nancier, technique et social inté- dalàna ary koa ireo toe-javatra
ressant le secteur minier. ara-toe-karena, ara-bola, ara-
teknika sy ara-tsosialy mifandray
amin’ny seham-pamokarana
momba ny harena an-kibon’ny ta-
ny.
Il est appelé également à don- Natao ihany koa izy hanome to-
ner ses recommandations sur ro-marika mikasika ny torolalana
l’orientation de la politique de dé- momba ny politikam-pampan-
veloppement du Secteur minier. drosoana ny seham-pamokarana
momba ny harena an kibon’ny tany
Ce Comité est enfin une struc- Ary farany, io Komity io dia ra-
ture d’information, de communi- fitra iray fampitam-baovao sy fifan-
cation et de vulgarisation de tou- draisana ary fanapariahana ny
tes les techniques relatives aux teknika mikasika ny asa momba ny
activités minières et aux marchés harena an-kibon’ny tany ary ireo
nationaux et internationaux des fifanaraham-barotra eto an-toerana
produits miniers. sy iraisam-pirenena momba ny vo-
katry ny harena an-kibon’ny tany.

CHAPITRE II : TOKO II :
DES MEMBRES. NY MPIKAMBANA AO AMINY.

Art. 3. – Le Comité national And. 3. – Ny komitim-pirenena


des mines est composé de 36 momba ny harena an-kibon’ny tany
membres titulaires et de 36 dia misy mambra tompon-toerana
membres suppléants dont 18 re- enina amby telopolo (36) sy mam-
présentent l’Etat et 18 les groupe- bra mpisolo toerana enina amby
ments des opérateurs miniers ; telopolo (36) ka valo ambin’ny folo
(18) solontenan’ny Fanjakana ary
valo ambin’ny folo (18) solon-
tenan’ny vondron’ny mpandraha-
raha misahana ny harena an-
kibon’ny tany.

A. Les membres titulaires A. Ny mpikambana tompon-


représentent l’Etat, issus toerana solon-tenan’ny Fanja-
de différents ministères kana, avy amin’ireo minisitera
concernés ; samihafa voakasika ;
B. Les membres titulaires B. Ny mpikambana tompon-
représentent les grou- toerana solontenan’ny von-
pements des opérateurs dron’ny mpandraharaha mis a-
miniers issus des six Fa- hana ny harena an-kibon’ny
ritany ; tany avy amin’ny Faritany
enina.
C. Les membres suppléants C. Ny mpikambana mpisolo toe-
représentent l’Etat ; rana solontenan’ny Fanjakana ;
D. Les membres suppléants D. Ny mpikambana mpisolo toe-
représentent les grou- rana solontenan’ny vondron’ny
pements des opérateurs mpandraharaha misahana ny
miniers. harena an-kibon’ny tany.

Art. 4. – Les représentants And. 4. – Ny solontenan’ny


des groupements des opérateurs vondron’ny mpandraharaha mis a-
miniers sont désignés par leurs hana ny harena an-kibon’ny tany
assemblées générales respectives. dia tendren’ny fivoriamben’ny mpi-
kambana ao aminy avy.
Art. 5. – La durée du mandat And. 5. – Ferana ho (2) roa
des membres titulaires et sup- taona ary azo avaozina ny fe-
pléants est fixée à deux (2) ans et potoana maha-mpikambana tom-
renouvelable pon-toerana sy mpisolo toerana.
En cas de décès, d’incapacité Raha misy fahafatesana, tsy
ou de radiation de l’un de ses fahafahana miasa na fandroahana
membres, le département ministé- ny iray amin’ireo mpikambana, dia
riel ou le groupement d’origine est ny departemantan’ny minisitera na
tenu de procéder à son rempla- ny vondrona nihaviany no manao
cement, lequel sera désigné par fanoloana azy ka didim-pitondrana
arrêté du Ministre chargé des ataon’ny Minisitra miandraikitra ny
Mines. Harena an-kibon’ny tany no anen-
drena izany.

Art. 6. – Un arrêté du Ministre And. 6. – Didim-pitondrana


chargé des Mines fixera la liste ataon’ny Minisitra miandraikitra ny
nominative des membres, du harena an-kibon’ny tany no hame-
Comité national des mines prévus tra ny lisitry ny anaran’ny mpi-
au présent décret. kambana ao amin’ny Komitim-
pirenena momba ny harena an-
kibon’ny tany voalazan’ity didim-
panjakana ity.

CHAPITRE III : TOKO III :


DU FONCTIONNEMENT. NY FOMBA FIASANY.

Art. 7. – Le Comité national And. 7. – Ny Tale jeneralin’ny


des mines est présidé par le Herim-pamokarana sy ny Harena
Directeur général de l’Energie et an-kibon’ny tany no mitarika ny
des Mines et en cas d’empê- Komitim-pirenena momba ny hare-
chement par le Directeur des na an-kibon’ny tany, ary raha misy
Mines. tsy fahafahana dia ny Talen’ny Ha-
rena an-kibon’ny tany.

Art. 8. – Le Comité national And. 8. – Birao maharitra iray


des mines comprend un (1) (1) sy vaomiera telo (3) no ao ana-
bureau permanent et trois (3) tin’ny Komitim-pirenena momba ny
commissions. harena an-kibon’ny tany.
Le bureau permanent est Valo (8) no isan’ny mambra ao
composé de huit (8) membres amin’ny birao maharitra ka ani-
parmi lesquels figurent le Directeur san’izany ny Talen’ny Harena an-
des Mines qui assure la prési- kibon’ny tany, izay misahana ny
dence, et le secrétaire général. fitarihana sy ny sekretera jeneraly.
Les trois commissions se re- Mitsinjara ho toy izao mana-
partissent comme suit : raka izao ireo vaomiera telo :
Commission 1 : chargée des Vaomiera voalohany : mian-
permis et de la classification des draikitra ny fahazoan-dàlana sy ny
substances minières. fanasokajiana ireo akora amba-
nin’ny tany.
Commission 2 : chargée des Vaomiera faharoa : miandrai-
obligations des permissionnaires, kitra ny adidin’ny nahazo alàlana,
des transformateurs et de l’orpail- sy mpanodina ary ny fitrandrahana
lage. volamena araka ny fomba nentim-
paharazana.
Commission 3 : chargée de la Vaomiera fahatelo : miandrai-
commercialisation, fiscalité, police kitra ny fivarotana, fandoavana ny
des mines et diverses. hetra, ary ny filaminana mikasika
ny harena an-kibon’ny tany sy ny
karazany.

Art. 9. – Le Comité national And. 9. – Mivory indroa isan-


des mines se réunit deux (2) fois taona ny Komitim-pirenena momba
par an sur la convocation de son ny harena an-kibon’ny tany, araka
Président. ny fiantsoana ataon’ny Filohany.
La première session se tient à Ny fivoriana voalohany dia atao
la deuxième semaine du mois de ny herinandro faharoa amin’ny vo-
février et la seconde à la deuxième lana febroary, ary ny faharoa, ny
semaine du mois d’octobre. herinandro faharoa amin’ny volana
oktobra.

Art. 10. – Une session extraor- And. 10. – Ny fivoriana tsy ara-
dinaire du Comité national des mi- potoanan’ny Komitim-pirenena
nes peut avoir lieu sur convocation momba ny harena an-kibon’ny tany
de son Président ou du Bureau dia azo atao araka ny fiantsoana
permanent ou de deux (2) prési- ataon’ny Filohany, na ny Birao
dents de commission en cas de maharitra, na ny filohan’ny vao-
besoin. miera roa raha ilaina.

Art. 11. – Le Comité peut déli- And. 11. – Afaka manapa-


bérer à la majorité des membres kevitra ny Komity araka izay la-
présents. En cas de partage de nin’ny ankamaroan’ny mpikam-
voix, celle du Président est pré- bana tonga. Raha misy fitoviam-
pondérante bato dia izay iandanian’ny Filoha
no manan-kery.

Art. 12. – Un membre titulaire And. 12. – Mpikambana mpi-


absent ne peut être remplacé que solo toerana iray ihany no afaka
par un membre suppléant. misolo toerana iray tsy tonga.

Art. 13. – Le Bureau perm a- And. 13. – Ao amin’ny Foibem-


nent a son siège à la Direction gé- pitondrana ankapobe ny Herim-
nérale de l’Energie et des Mines à pamokarana sy ny Harena an-
Ampandrianomby, Antananarivo. kibon’ny tany ao Ampandrianomby,
Antananarivo, no foiben’ny Birao
maharitra.
Le Bureau est chargé de la Miandraikitra ny famintinana sy
synthèse et de la rédaction des ny fampandriana an-tsoratra ny
travaux élaborés et présentés par asa novolavolaina sy atolotry ny
le Comité national des mines. Il Komitim-pirenena momba ny ha-
assure le suivi et l’expédition des rena an-kibon’ny tany ny Birao
affaires administratives relevant maharitra. Miantoka ny fanaraha-
des activités du Comité national maso sy ny fampandehanana ny
des mines, ainsi que la conserva- raharaha ara-panjakana miankina
tion des documents. En cas de be- amin’ny asa sahanin’ny Komitim-
soin, les opérateurs miniers peu- pirenena momba ny harena an-
vent saisir le Bureau permanent. kibon’ny tany ary koa ny fikajiana
ny antontan-taratasy izy ireo
mpandraharaha momba ny harena
an-kibon’ny tany dia afaka mana-
tona ny Birao maharitra, raha misy
ilàna izany.

Art. 14. – Toutes les dispos i- And. 14. – Foana ny fepetra


tions contraires au présent décret rehetra mifanohitra amin’izao di-
sont abrogées, notamment celles dim-panjakana izao, indrindra ny
du décret n° 60-102 du 14 janvier voalazan’ny didim-panjakana laha-
1960 et des textes modificatifs rana faha 60-102 tamin’ny 14 a j-
subséquents. noary 1960 sy ireo rijan-teny fano-
vàna azy taty aoriana.

Art. 15. – Le Ministre chargé And. 15. – Ny Minisitra mian-


des Mines est chargé de draikitra ny Harena an-kibon’ny
l’exécution du présent décret qui tany no miandraikitra ny fanatante-
sera publié au Journal officiel de la rahana izao didim-panjakana izao
République. izay havoaka amin’ny Gazetim-
panjakan’ny Repoblika.
II.15. ARRETE II.15. DIDIM-PITONDRANA
N°3216/94-MEM/SG/DG/DMI/SMI N°3216/94-MEM/SG/DG/DMI/SMI
du 25 juillet 1994 tamin’ny 25 jolay 1994
fixant les conditions de vali- mamaritra ny fepetra mam-
dité d'un contrat de partena- panan-kery ny fifanaraham-
riat (J.O n°2258 du 8.8.94 pifarimbonana (Idem)
p. 1703)

Article premier. – Tout contrat Andininy voalohany. – Tsy


de partenariat n'est validé qu'après manan-kery ny fifanaraham-
accord du Ministre chargé des Mi- pifarimbonana raha tsy nahazo
nes. fankatoavana avy amin’ny Mini-
sitra miandraikitra ny Harena an-
kibon’ny tany.

Art. 2. – La durée de validité de And. 2. – Tsy azo atao mi-


tout contrat de partenariat ne doit hoatra ny fe-potoana voafaritra ao
en aucun cas dépasser celle du anatin’ny fahazoan-dalana hitran-
permis minier y afférent. draka ny faharetan’ny fifana-
raham-pifarimbonana.
Il est renouvelable autant de Azo havaozina araka izay
fois que ledit permis. anaovana azy ny fahazoan-dalana.

Art. 3. – Dans l'exécution du And. 3. – Tsy maintsy manaja


contrat du partenariat, les deux ny fepetra voalazan’ny lalàna laha-
parties contractantes sont toutes rana faha 90-017 tamin’ny 20 jolay
soumises aux prescriptions de la 1990 sy ireo rijan-teny fampiha-
loi n° 90-017 du 20 juillet 1990 et rana azy roa tonta eo amin’ny fa-
de ses textes d'application. natanterahana ny fifanaraham-
pifarimbonana.

Art. 4. – Le Directeur des Mi- Art. 4. – Ny Talen’ny Harena


nes est chargé de l'exécution du an-kibon’ny tany no miandraikitra
présent arrêté qui sera enregistré ny fanatanterahana ity didim-piton-
et communiqué partout où besoin drana ity izay ho raketina am-boky
sera. sy hampahafantarina any amin’
izay rehetra mety ilàna azy.
II.16. DECRET N° 98-798 II.16. DIDIM-PANJAKANA N°98-798
du 23 septembre 1998 tamin’ny 23 septambra 1998
prononçant la caducité et manambara ny maha-lany
l’annulation des permis insti- andro sy maha-foana ireo fa-
tués au nom de l’Etat Mala- hazoan-dàlana nomena amin’
gasy (J.O. n° 2544 du 23.11.98 ny anaran’ny Fanjakana Ma-
p. 3342) la-gasy (Idem, p. 3339)

Article premier. – Sont caducs Andininy voalohany. – Lany


les permis miniers institués au nom andro ireo fahazoan-dàlana mom-
de l’Etat Malagasy établis dans le ba ny harena an-kibon’ny tany
tableau ci-après ; nomena amin’ny anaran’ny Fanja-
kana Malagasy voalaza ao ana-
tin’ny tabilao manaraka etoana :

N° du Date Décret Durée Béné-


permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
1565 1/8/46 Arrêté 50 ans Andasi- Schiste 200 ha Etat Ma- Permis de
n° 1546 be Bitumeux. lagasy recherche
du 29/7/46. n°46-067.
90 24/11/64 Décret 4 ans Maeva- Cuivre, 1 885 Etat PR "A"
2
n° 66-488 tanana nickel, co- km Malagasy
du 26/11/66 balt, plomb,
zinc,
molibdène,
chrome,
platine.
10355 14/1/65 Arrêté n° 4 ans Miari- Aragonite. 25 km 2 Etat Ma-
051 du narivo lagasy
7/1/65
10356 19/5/65 Arrêté 4 ans Antani- Lignite. 75 km 2 Etat Ma-
10357 n° 1399 fotsy lagasy
10358 du 11/5/65.
5002 17/6/65 Arrêté 4ans Ampa- Rhodonite. 75 km 2 Etat POR n°854,
5010 n° 1721 nihy- Malagasy 900, 903 du
5011 du 9/6/65 Ouest 19/03/65,
20/12/65,
10/1/66.
66 14/9/65 Décret 3 ans Nord- Fossile. Etat PR "A"
n° 71/425 Ouest Malagasy
du 14/9/71 Ouest-
Sud

10395 et 22/12/66 Arrêté 4 ans Amba- Cipolin. 275 km 2 Etat


10403 n° 3492 tofinan- Malagasy
10394 à du 20/10/66 drahana
10405
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
10406 et 22/12/66 Arrêté 4 ans Antsi- Cipolin. 150 km 2 Etat
10408 n° 4097 rabe Malagasy
10409 du 5/2/66
10407
10410
10411
1019104 15/8/67 Arrêté 4 ans Mian- Bois silicifié. 325 km 2 Etat PR"B" n°
31 n° 2773 drivazo Malagasy 43-980 et
du 25/7/67. 43-981 du
7/9/67.
1043710 7/9/67 Arrêté 4 ans Mora- Minerais 50 km 2 Etat
4 n° 3187 manga de fer. Malagasy
38 du 31/8/67
10444 6/6/68 Arrêté 4 ans Brica- Graphite. 50 km 2 Etat PR"B" n°
10445 n° 2177 ville Malagasy 44-383 et
du 24/5/77. Vato- 44-384 du
mandry 24/1/64 et
15/1/64.
83 6/8/68 Décret 1 an Amba- Nickel, 100 km 2 Etat PR "A"
n°68-367 tondra- cuivre, Malagasy
du 6/8/68. zaka cobalt, pla-
tine.
81 29/10/68 Décret 3 ans Ambo- Nickel, 30 000 Etat Permis de
n° 68-497 himan- cuivre. km 2 Malagasy recherche
du 29/10/68. ga du n° 46-067
Sud
82 29/10/68
Décret 3 ans Mana- Nickel, 400 Etat PR.
n° 68-500 kara cuivre. km2 Malagasy
du
29/10/68.
10448 30/10/68 Arrêté 3 ans Mitsinjo Celestite. 25 km2 Etat PR "B" n°
n°4187 Malagasy 44-518 du
du 15/12/65
21/10/68.
80 16/1/69 Décret 3 ans Miandri- Nickel , 4581 Etat
2
n° 69-022 vazo, cobalt, km Malagasy
du 16/1/69. Tsiroa- chrome,
noman- manganèse,
didy, cuivre, étain.
Betafo
2
10451 1/2/69 Arrêté 3 ans Am- Barytine et 150 km Etat
10456 n° 939 Bilobe substances Malagasy
du 28/2/69. de même
groupe.
84 1/4/69 Décret 3 ans Betioky, Cuivre, 1590 Etat PR "A".
2
n° 69-135 Bekil y , molibdene, km Malagasy
du 1/4/69. Ampa- plomb, zinc.
nihy
2
10470 1/8/69 Arrêté 4 ans Amba- Béryl et 25 km Etat Litige entre
n° 4621 tofinan- pegmatite. Malagasy M. Delorme
du 26/1/69. drahana et le pro-
priétaire.
2
10463 1/9/69 Arrêté 4 ans Mitsinjo Celestine. 25 km Etat
n° 4621 Malagasy
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
du 26/1/69.
2
50 24/3/70 Décret 3 ans Vohé- Nickel, 984 km Etat PR "A".
n° 70-225. mar cuivre, co- Malagasy
balt, étain.
85 5/8/70 Décret 4 ans Vato- Bauxite. 4950 Etat PR "A".
2
n° 70-443 mandry km Malagasy
du 5/8/70.
87 5/8/70 Décret 4 ans Nosy Bauxite. 6500 Etat PR "A".
2
n° 70-444 Varika km Malagasy
du 5/8/70.
79 24/11/70 Décret 4 ans Vohipe- Bauxite. 2693 Etat PR "A".
2
n° 70-625 no, Ma- km Malagasy
du 24/11/70. nakara
72 1/8/71 Décret 4 ans Ampa- Sable 32 026 Etat PB "A"
2
n° 72-300 nihy de plage. km Malagasy
du 1/8/72.
2
10521 19/11/71 Arrêté 4 ans Amba- Cuivre. 25 km Etat PR "B" n°
n° 3599 tofinan- Malagasy 44-940 du
du 24/9/71 drahana 29/6/67.
2
59 26/1/72 Décret 4 ans Amba- Fer. 150 km Etat PR "A".
n° 71-019 tolampy Malagasy
du 26/1/71
2
89 28/1/72 Décret 4 ans Mana- Ilemite, 120 km Etat PR "A".
n° 71-019 kara, zircon, Malagasy
du 26/1/71 Vohi- monazite,
peno nitile.
88 17/6/72 Périmé 3 ans Nosy- Phosphate. 430,60 Etat PR "A".
2
Lava km Malagasy

2
10536 6/10/72 Arrêté 3 ans Vato- Christal de 25 km Etat PR "B" n° 45-
n° 2384 mandry roche quartz, Malagasy 046 du
du 22/7/72. optique, 25/5/68.
piézo-
électrique,
améthyste,
citrine.
78bis 1/6/73 Décret 3 ans Befan- Chrome, fer, Etat PR "A".
n° 73-141 driana- nickel, Malagasy
du 1/6/73 Nord cobalt,
zinc, zircon,
plomb,
argent,
vanadium,
baxite titane,
terres rares.
2
10572 21/11/73 Arrêté 3 ans Tama- Ilménite, 225 km Etat PR "A".
10580 n° 441 tave rutile ; zircon, Malagasy
du 5/12/73. mona zite.

2
10568 21/11/73 Arrêté 3 ans Ampa- Labradorite. 25 km Etat PR "B" n° 45-
n° 441 nihy Malagasy 519 du
du 5/12/73. 2/6/70.
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
2
29/12/77 Arrêté 3 ans Ampa- Toutes 450 km Etat Sur propos i-
n° 4780- nihy substances. Malagasy tion du di-
MEC/3/4/0 recteur de
du 29/12/77 l’indus-trie et
des mines.
2
10818 13/3/79 Arrêté 3 ans Maev a- Barytine, 25 km Etat N° 46-654 du
n° 239/79 tanàna gypse, Malagasy 24/9/74.
du 22/1/79 aragonite,
calcite,
optique.
2
10813 13/3/79 Arrêté 3 ans Maev a- Barytine, 25 km Etat PR "B" n° 46-
n° 239/79 tanàna gypse, Malagasy 638 du
du 22/1/79 aragonite, 24/9/74.
calcite opt i-
que.
2
10766 13/3/79 Arrêté 3 ans Maev a- Gypse. 25 km Etat PR "B" n° 46-
n° 239/79 tanàna Malagasy 674 du
du 22/1/79 21/3/74.
2
10841108 31/7/80 Arrêté 4 ans Amba- Toutes 150 km Etat
46 n° 3029/80 tofinan- substances. Malagasy
du 31/1/80 drahana
2
10847 22/3/82 Arrêté 4 ans Amboa- Toutes 575 km Etat PR "B".
10870 n°1323/82 sary- substances. Malagasy
du 22/3/82. Sud

Art. 2. – Est annulé le permis minier ci-après institué au nom de l’Etat Ma-
lagasy.
2
86 11/11/69 Décret Tsy Anka- Cuivre, 550 km Etat Mala- PR "A".
n° 69-551 voaf etra zobe molibdène. gasy
du 11/11/69.
Laha- Daty Didim-
Fotoana Mpisitraka
ran’ny nano- panjakana
mampa- Toerana Akora Velarany tamboalo- Tantarany
fahazoan- mezana na didim-
nan-kery hany
dàlana azy pitondrana
1565 1/8/46 Didim- 50 taona Anda- Schiste 200 ha Fanjakana Fahazoan-
pitondrana sibe Bitumeux. Malagasy dàlana hika-
l.f. 1546 roka
tamin’ny l.f. 46-067.
29/7/46.
90 24/11/64 Didim- 4 taona Maev a- Cuivre, 1 885 Fanjakana PR "A"
2
panjakana tanàna nickel, km Malagasy
l.f. 66-488 cobalt,
tamin’ny plomb, zinc,
26/11/66 Molibdène,
chrome,
platine.
2
10355 14/1/65 Didim- 4 taona Miarin a- Aragonite. 25 km Fanjakana
pitondrana rivo Malagasy
l.f. 051
tamin’ny
7/1/65
2
10356 19/5/65 Didim- 4 taona Antani- Lignite. 75 km Fanjakana
10357 pitondrana f otsy Malagasy
10358 l.f. 1399
tamin’ny
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
11/5/65.
2
5002 17/6/65 Didim- 4 taona Ampa- Rhodonite. 75 km Fanjakana POR l.f. 854,
5010 pitondrana nihy- Malagasy 900, 903
5011 l.f. 1721 Ouest tamin’ny
tamin’ny 19/03/65,
9/6/65 20/12/65,
10/1/66.
66 14/9/65 Didim- 3 taona Nord- Fossile. Fanjakana PR "A"
panjakana Ouest Malagasy
l.f. 71-425 Ouest-
tamin’ny Sud
14/9/71
10395 22/12/66 Didim- 4 taona Amba- Cipolin. 275 km2 Fanjakana
10403 pitondrana tofinan- Malagasy
10394 l.f. 3492 drahana
tamin’ny
20/10/66
10406 22/12/66 Didim- 4 taona Antsi- Cipolin. 150 km2 Fanjakana
10408 pitondrana rabe Malagasy
10409 l.f. 4097
10407 tamin’ny
10410 5/2/66
10411
2
1019104 15/8/67 Didim- 4 taona Miandri- Bois silicifié. 325 km Fanjakana PR"B"
31 pitondrana v azo Malagasy l.f. 43-980
l.f. 2773 sy 43-981
tamin’ny tamin’ny
25/7/67. 7/9/67.

2
10437104 7/9/67 Didim- 4 taona Mora- Minerais 50 km Fanjakana
38 pitondrana manga de fer. Malagasy
l.f. 3187
tamin’ny
31/8/67
2
10444 6/6/68 Didim- 4 taona Bricka- Graphite. 50 km Fanjakana PR"B" l.f.
10445 pitondrana ville Malagasy 44-383 sy
l.f. 2177 Vato- 44-384 ta-
tamin’ny mandry min’ny
24/5/77. 24/1/64 sy
15/1/64.
2
83 6/8/68 Didim- 1 an Amba- Nickel, 100 km Fanjakana PR "A"
panjakana tondra- cuivre, Malagasy
l.f. 68-367 zaka cobalt,
tamin’ny platine.
6/8/68.
81 29/10/68 Didim- 3 taona Ambo- Nickel, 30 000 Fanjakana Permis de
2
panjakana himanga cuivre. km Malagasy recherche l.f.
l.f. 68-497 Sud 46-067
tamin’ny
29/10/68.
2
82 29/10/68 Didim- 3 taona Mana- Nickel, 400 km Fanjakana PR.
panjakana kara cuivre. Malagasy
l.f. 68-500
tamin’ny
29/10/68.
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
2
10448 30/10/68 Didim- 3 taona Mitsinjo Celestite. 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana Malagasy 44-518 ta-
l.f. 4187 min’ny
tamin’ny 15/12/65
21/10/68.
80 16/1/69 Didim- 3 taona Miandri- Nickel, 4581 Fanjakana
2
panjakana vazo, cobalt, km Malagasy
l.f. 69-022 Tsiroa- chrome,
tamin’ny noman- manganèse,
16/1/69. didy, cuivre, étain.
Betafo

2
10451 1/2/69 Didim- 3 taona Ambi- Barytine ary 150 km Fanjakana
10456 pitondrana lobe substances Malagasy
l.f. 939 de même
tamin’ny groupe.
28/2/69.

84 1/4/69 Didim- 3 taona Betioky, Cuivre, 1590 Fanjakana PR "A".


2
panjakana Bekil y , molibdene, km Malagasy
l.f. 69-135 Ampa- plomb, zinc.
tamin’ny nihy
1/4/69.
2
10470 1/8/69 Didim- 4 taona Amba- Béryl sy 25 km Fanjakana Fifanolanana
pitondrana tofinan- pegmatite. Malagasy eo amin’
l.f. 4621 drahana Atoa De-
tamin’ny lorme sy ny
26/1/69. tompony.
2
10463 1/9/69 Didim- 4 taona Mitsinjo Celestite. 25 km Fanjakana
pitondrana Malagasy
l.f. 4621
tamin’ny
26/1/69.
2
50 24/3/70 Didim- 3 taona Vohé- Nickel, 984 km Fanjakana PR "A".
panjakana mar cuivre, co- Malagasy
l.f. 70-225. balt, étain.
2
85 5/8/70 Didim- 4 taona Vato- Bauxite. 4950 km Fanjakana PR "A".
panjakana mandry Malagasy
l.f. 70-443
tamin’ny
5/8/70.
2
87 5/8/70 Didim- 4 taona Nosy Bauxite. 6500 km Fanjakana PR "A".
panjakana Varika Malagasy
l.f. 70-444
tamin’ny
5/8/70.

2
79 24/11/70 Didim- 4 taona Vohi- Bauxite. 2693 km Fanjakana PR "A".
panjakana peno, Malagasy
l.f. 70-625 Mana-
tamin’ny kara
24/11/70.
72 1/8/71 Didim- 4 taona Ampa- Sable 32 026 Fanjakana PB "A"
2
panjakana nihy de plage. km Malagasy
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
l.f. 72-300
tamin’ny
1/8/72.
2
10521 19/11/71 Didim- 4 taona Amba- Cuivre. 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana tofinan- Malagasy 44-940 ta-
l.f. 3599 drahana min’ny
tamin’ny 29/6/67.
24/9/71
2
59 26/1/72 Didim- 4 taona Amba- Fer. 150 km Fanjakana PR "A".
panjakana tolampy Malagasy
l.f. 71-019
tamin’ny
26/1/71
2
89 28/1/72 Didim- 4 taona Mana- Ilemite, 120 km Fanjakana PR "A".
panjakana kara, zircon, Malagasy
l.f. 71-019 Vohi- monazite,
tamin’ny peno nitile.
26/1/71
88 17/6/72 Lany andro 3 taona Nosy- Phosphate. 430,6 Fanjakana PR "A".
2
Lava km Malagasy
2
10536 6/10/72 Didim- 3 taona Vato- Christal 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana mandry Malagasy 45-046 ta-
l.f. 2384 de roche, min’ny
quartz,
tamin’ny 25/5/68.
optique,
22/7/72.
piézo-
électrique,
améthyste,
citrine.
78bis 1/6/73 Didim- 3 taona Befan- Chrome, fer, Fanjakana PR "A".
panjakana driana- nickel, co- Malagasy
l.f. 73-141 Nord balt, zinc,
tamin’ny zircon,
1/6/73 plomb,
argent,
vanadium,
bauxite ti-
tane, terres
rares.
2
10572 21/11/73 Didim- 3 taona Tama- Ilménite, 225 km Fanjakana PR "A".
10580 pitondrana tave rutile, Malagasy
l.f. 441 zizrcon,
tamin’ny monazite.
5/12/73.
2
10568 21/11/73 Didim- 3 taona Ampa- Labradorite. 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana nihy Malagasy 45-519 ta-
l.f. 441 min’ny
tamin’ny 2/6/70.
5/12/73.
2
29/12/77 Didim- 3 taona Ampa- Akora 450 km Fanjakana Araka ny
pitondrana nihy rehetra. Malagasy tolokevitry ny
l.f. 4780- Talen’ny
MEC/3/4/0 indostria sy
tamin’ny harena an-
29/12/77 kibon’ny t a-
ny.
2
10818 13/3/79 Didim- 3 taona Maev a- Barytine, 25 km Fanjakana L.F. 46-654
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
pitondrana tanàna gypse, Malagasy tamin’ny
l.f. 239/79 aragonite, 24/9/74.
tamin’ny calcite,
22/1/79 optique.
2
10813 13/3/79 Didim- 3 taona Maev a- Barytine, 25 km Fanjakana PR "B"
pitondrana tanàna gypse, Malagasy l.f. 46-638
l.f. 239/79 aragonite, tamin’ny
tamin’ny calcite, 24/9/74.
22/1/79 optique.
2
10766 13/3/79 Didim- 3 taona Maev a- Gypse. 25 km Fanjakana PR "B"
pitondrana tanà-na Malagasy l.f. 46-674
l.f. 239/79 tamin’ny
tamin’ny 21/3/74.
22/1/79
2
10841108 31/7/80 Didim- 4 taona Amba- 150 km Fanjakana
46 pitondrana tofinan-
Akora Malagasy
rehetra
l.f. 3029/80 drahana
tamin’ny
31/1/80
2
10847 22/3/82 Didim- 4 taona Amboa- Akora 575 km Fanjakana PR "B".
10870 pitondrana sary rehetra Malagasy
l.f. 1323/82 Sud
tamin’ny
22/3/82.

And. 2. – Foanana ny fahazoan-dàlana momba ny harena an-kibon’ny


tany nomena amin’ny anaran’ny Fanjakana Malagasy.
86 11/11/69 Didim- Tsy Anka- Cuivre, mo- 550 km2 Fanjakana PR "A".
panjakana v oafetra zobe lib-dène. Malagasy
l.f. 69-551
tamin’ny
11/11/69.

Art. 3 – A compter de la And. 3 – Manomboka ny vani-


date d’entrée en vigueur du nandro mampanan-kery izao
présent décret, aucune autori- didim-panjakana izao dia tsy misy
sation d’extraction des substances intsony fahazoan-dàlana fihadiana
minières à l’intérieur des péri- akoran-karena an-kibon’ny tany
mètres de l’Etat visés aux articles anatin’ny vakim-paritry ny Fanja-
ci-dessus ne sera plus délivrée. kana voalaza eo amin’ny andininy
eo ambony homena.
Toutefois, les autorisations Na izany aza anefa, ny fano-
d’extraction délivrées avant la date mezan-dàlana fihadiana nomena
d’entrée en vigueur du présent talohan’ny vaninandro mampanan-
décret restent valables jusqu’à leur kery izao didim-panjakana izao dia
expiration. Elles ne seront plus ekena mandrapahalany andro azy.
renouvelées. Tsy azo havaozina intsony izy
ireny.
Art. 4. – Le Ministre de And. 4 – Ny Minisitry ny
l’Energie et des Mines est chargé Angovo sy ny Harena an-kibon’ny
de l’exécution du présent décret tany no miandraikitra ny fanatante-
qui sera publié au Journal officiel rahana izao didim-panjakana izao
de la République. dia izay havoaka amin’ny Gazetim-
panjakan’ny Repoblika.
II.17. DECRET N°98-799 II.17. DIDIM-PANJAKANA N° 98-799
du 23 septembre 1998 tamin’ny 23 septambra 1998
portant abrogation des dé- anafoanana ny didim-panja-
crets n° 84-126 du 24 avril kana laharana faha-84-126
1984, n° 85-106 du 24 avril tamin’ny 24 aprily 1984, laha-
1985, n° 85-107 du 24 avril rana faha-85-106 tamin’ ny
1985 et 85-339 du 16 octobre 24 aprily 1985, laharana faha-
1985 ayant autorisé l’OMNIS 85-107 tamin’ny 24 aprily
à effectuer respectivement 1985 ary laharana faha-
des taux de prospection et de 85-339 tamin’ny 16 oktobra
recherches géologiques des 1985 manome alalana ny
métaux rares et quartz, OMNIS hanao asa fizahana
d’uranium pour une durée in- taratra sy fikarohana amba-
déterminée (J.O. n°2544 du nin’ny tany ireo metaly tsy
23.11.98, p. 3345) fahita firy, « quartz » ary
« uranium » mandritra ny fo-
toana tsy voafetra (Idem)

Article premier. – Sont et de- Andininy voalohany. –


meurent abrogés les décrets sui- Foanana ary dia foana ireto didim-
vants et ayant autorisé l’OMNIS à panjakana manaraka ireto izay
effectuer pour une durée indéter- anomezana alàlana ny OMNIS
minée des travaux de prospection hanao asa fizahana taratra sy fika-
et de recherche géologiques. rohana ambanin’ny tany mandritra
ny fotoana voafetra.

Dénomination Coordonnées
Décret n° Date
Substances des zones des sommets
Didim- Vani-
Akora Anaran’ny Fangitry ny tendrony
panjakana nandro
faritra X Y
84-126 4-4-84 Métaux rares Andriamena 930-970 530-560
et quartz Berere 1040-1080 490-510
Metaly Tsaratanana 1030-1050 530-550
tsy fahita firy Ankazobe 840-940 490-520
sy quartz Vohambohitra
Sahatany 650-670 400-480
Ampandra- 520-600 330-350
maika
Malakialina
Ikalamavony 540-560 390-420
Ramartina- 550-750 300-500
Itremo
Antogil 1040-1200 670-770
Tsivory 170-320 340-440
85-106 24-4-85 Métaux rares Mboro-Alaotra 800-980 590-660
Metaly tsy Ampasindava 1320-1420 560-620
fahita firy
85-107 24-4-85 Uranium Fort-Dauphin 110-280 390-440
Folakara 670-840 240-310
Makay 500-670 270-350

85-339 16-10-85 Quartz Mboro-Alaotra 800-980 590-660


Ampasindava 1320-1420 560-620

Art.2. – Le Ministre de And. 2. – Ny Minisitry ny An-


l’Energie et des Mines et le Direc- govo sy ny Harena an-kibon’ny
teur général de l’OMNIS sont tany sy ny Tale jeneralin’ny OMNIS
chargés chacun en ce qui le no miandraikitra araka ny tandrify
concerne de l’exécution du présent azy avy ny fanatanterahana izao
décret qui sera publié au Journal didim-panjakana izao izay havoaka
officiel de la République. amin’ny Gazetim-panjakan’ny Re-
poblika.
III.1. DECRET N° 95-325 III.1. DIDIM-PANJAKANA N° 95-325
du 3 mai 1995 tamin’ny 3 mey 1995
fixant le régime de l’or (J.O. manisy fitsipika momba ny
n° 2329 du 23.10.95, p. 2726) volamena (Idem)

TITRE PREMIER : LOHATENY VOALOHANY :


GENERALITES. ANKAPOBEN-DRAHARAHA.

Article premier. – L’exploita- Andininy voalohany. – Ny


tion de l’or ne peut être effectuée hany afaka manao ny asa fitran-
que : drahana voalohany dia :
- par les orpailleurs dûment - ireo mpitrandraka volamena
autorisés conformément aux araka ny fomba nentim-paha-
dispositions de l’article 12 ci- razana izay nahazo alalana
dessous ; hanao izany tokoa araka ny
voalazan'ny fepetra voasoritry
ny andininy faha-12 etsy
ambany ;
- par les titulaires de permis mi- - ireo tompon'ny fahazoan-
nier(s) délivré(s) conformément dàlana amin'ny harena an-
aux dispositions du Code kibon'ny tany nomena araka ny
minier et de ses textes d’appli- fepetra voalaza ao amin'ny Fe-
cation. hezan-dalàna mifehy ny Ha-
rena an-kibon'ny tany sy ireo
rijan-teny fampiharana azy.
CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :
VENTE ET ACHAT DE L’OR. FIVAROTANA
SY FIVIDIANANA VOLAMENA.

Art. 2. – Les collecteurs agréés And. 2. – Ireo mpanangona


sont obligés d’acheter l’or auprès notoavina dia didiana hividy ny
des orpailleurs et/ou des permis- volamena eo amin'ireo mpitran-
sionnaires-or. draka volamena amin'ny fomba
nentim-paharazana sy/na amin'ireo
tompom-pahazoan-dàlana momba
ny volamena.
Les bijoutiers orfèvres, joailliers Ireo mpanefy sady mpivarotra
et les agents de profession libérale firavaka, mpandrendrika volamena,
utilisant l’or ne peuvent acheter de mpanefy sady mpivarotra firavaka
l’or qu’auprès du Comptoir de l’Or, hanaingoana vatosoa ary ireo ma-
des agences ou des permission- nao asa mahaleo tena mampiasa
naires-or. volamena dia tsy mahazo mividy
ny volamena afa-tsy eo amin'ny
Tranombaro-bolamena, ireo Ma-
soivoho na amin'ireo tompom-
pahazoan-dàlana ny volamena.
Art. 3. – Le titulaire de permis And. 3. – Ny tompom-paha-
minier valable pour or peut vendre zoan-dàlana momba ny volamena
sa production, soit au Comptoir de dia afaka mivarotra ny vokatra
l’Or ou aux Agences, soit au azony, na ao amin'ny Tranombaro-
collecteur agréé de son choix. bolamena na ao amin'ireo Masoi-
voho, na amin'ireo mpanangona
nahazo fankatoavana araka ny sa-
fidiny.
Il peut, par ailleurs, sur décision Afaka izy, akoatra izany, araka
du Ministre chargé des Mines, ny fanapahana raisin'ny Minisitra
exporter l’or qu’il a produit. miadidy ny Harena an-kibon’ny
tany, manondrana ny volamena
novokariny.

Art. 4. – La vente de l’or ne And. 4. – Ny fivarotana vola-


peut être effectuée : mena dia tsy azo atao :
a. qu’auprès des collecteurs a. raha tsy eo amin'ireo mpanan-
agréés pour les orpailleurs ; gona ho an'ireo mpitrandraka
araka ny fomba nentim-paha-
razana ;
b. qu’auprès du Comptoir de b. raha tsy eo amin'ny Tranom-
l’Or et des Agences pour les baro-bolamena sy ireo masoi-
collecteurs agréés. voho, ho an'ireo mpanangona
notoavina.

Art. 5. – Les prix de vente et And. 5. – Ireo vidiny hivarotana


d’achat de l’or sont fixés en fonc- sy hividianana ny volamena dia
tion de la politique de la libéralis a- ferana araka ny politikan'ny fana-
tion et du cours mondial de l’or. lalahana sy ny sandany iraisam-
pirenena.

CHAPITRE II : TOKO II :
IMPORTATION FANAFARANA
ET EXPORTATION DE L’OR. SY FANONDRANANA VOLAMENA.

Art. 6. – Quiconque ne peut And. 6. – Tsy misy na iza na


importer de l’or sauf le comptoir de iza afaka manafatra volamena afa-
l’or. tsy ny Tranombaro-bolamena.
Le Comptoir de l’or ou les Ny Tranombaro-bolamena na
agences agréés peuvent exporter ireo Masoivoho notoavina no afaka
l’or sous toutes ses formes, par manondrana volamena amin'ny
décision du Ministre chargé des endriny isan-karazany rehetra,
Mines. araka ny fanapahana raisin'ny Mi-
nisitra miadidy ny Harena an-
kibon'ny tany.
Les bijoutiers, orfèvres, joail- Ireo mpanefy sady mpivarotra
liers et les privés de profession li- firavaka, mpandrendrika volamena,
bérale utilisant l’or ne peuvent ex- mpanefy sady mpivarotra firavaka
porter de l’or qu’à l’état travaillé et hanaingoana vatosoa ary ireo
ce, après décision du Ministre manao asa mahaleo tena mam-
chargé des Mines. piasa volamena dia tsy mahazo
manondrana volamena afa-tsy
amin'ny endriny vita tefy, ary izany
dia aorian'ny fanapahana raisin'ny
Minisitra miadidy ny Harena an-
kibon'ny tany.

CHAPITRE III : TOKO III :


DU POINÇONNAGE, MOMBA NY FAMETAHANA
DE LA FONTE ET DE L’AFFINAGE. FITOMBOKA,
NY FANARENDREHANA
ARY NY FANADIOVANA.

Art. 7. – A l’état brut (poudre, And. 7. – Raha amin'ny endri-


pépite, lingot, barre, plaque), l’or ny maha akora azy (vovoka, tsipo-
doit être titré par le Ministère tika, vaingany, bolongany, silany)
chargé des Mines. ny volamena dia tsy maintsy
tsarain'ny Minisitera miadidy ny
Harena an-kibon’ny tany.
A l’état travaillé, l’or doit être Raha amin'ny endriny vita tefy
poinçonné par les cadres asser- ny volamena dia tsy maintsy tom-
mentés du Laboratoire National bohan'ireo mpiasa vita fianianana
des Mines. Leur responsabilité ao amin'ny laboratoaram-pirenena
individuelle peut être mise en momba ny Harena an-kibon'ny
cause par tout intéressé en cas de tany. Azon'ny rehetra voakasik'
fraudes dûment constatées. Ce izany atao ny mitana azy ireo ho
poinçonnage est obligatoire pour tompon'andraikitra manara-batana
tous les bijoux en magasin ou mis raha misy hosoka hita fototra ara-
en vente. dàlana. Io fametrahana fitomboka
dia tsy maintsy atao amin'ireo fira-
vaka rehetra eny amin'ny trano
fivarotana na amin'ireo izay amidy.
Une des parties au contrat peut Ny iray amin'ireo miandraikitra
exiger, en plus de la marque maté- fifanekena dia afa-mitaky, ankoatra
rielle, une attestation de poinçon- ny fisian'ny marika hita soritra,
nage donnée par cet organisme. fanamarinana ny fametahana fi-
tomboka omen'io antokon-draha-
raha io.

Art. 8. – La fonte et l’affinage And. 8. – Ny fandrendrehana


de l’or à l’état brut sont uniquement sy ny fanadiovana volamena amin'
effectués par le Laboratoire Natio- ny endriny maha-akora azy dia ny
nal des Mines ou les laboratoires laboratoaram-pirenena momba ny
agréés par le Ministère chargé des harena an-kibon'ny tany na ireo
Mines. laboratoara nahazo fankatoavana
avy amin'ny Minisitera miadidy ny
Harena an-kibon’ny tany irery
ihany no manatanteraka izany.

Art. 9. – La fonte et l’affinage And. 9. – Ny fandrendrehana


des vieux bijoux sont effectués sy fanadiovana ireo firavaka tra-
uniquement par le Laboratoire Na- nainy dia tanterahin'ny Laboratoa-
tional des Mines ou les laboratoi- ram-pirenena momba ny harena
res agréés par le Ministère chargé ankibon'ny tany irery ihany.
des Mines.

Art. 10. – L’autorisation de And. 10. – Ny fahazoan-dàlana


fonte est délivrée uniquement par hanao fandrendrehana dia omen'
le Ministère chargé des Mines. ny Minisitera miadidy ny Harena
an-kibon’ny tany irery ihany.

TITRE II : LOHATENY II :
DU REGIME DE L’ORPAILLAGE. MOMBA NY FITSIPIKA MIKA-
SIKA NY FITRANDRAHANA VO-
LAMENA ARAKA NY FOMBA
NENTIM-PAHARAZANA.

Art. 11. – Au sens du présent And. 11. – Araka ity didim-


décret, on entend par orpaillage, panjakana ity, ny antsoina hoe
l’extraction des gîtes alluvionnaires fitrandrahana volamena araka ny
et éluvionnaires d’or par des pro- fomba nentin-drazana, dia fitran-
cédés artisanaux, à l’exclusion des drahana ireo tobim-bolamena any
travaux souterrains. am-baiboa sy an-tanety amin'ny
fomba tsotra ampiasan-tanana, ka
tsy anisan'izany ireo fitrandrahana
atao any ambanin'ny tany.

Art. 12. – L’orpaillage est ef- And. 12. – Ny fitrandrahana


fectué en vertu d’une autorisation volamena araka ny fomba nentim-
d’orpaillage délivrée par le Pré- paharazana dia tanterahina araka
sident du Comité Local de Sécurité ny fahazoan-dàlana hanao izany,
du lieu le plus proche de la zone omen'ny Filohan'ny Komitim-paritra
d’extraction, par délégation du misahana ny fandriampahalemana
Président de la Délégation Spé- akaiky indrindra ny toeram-pitran-
ciale du Fivondronam-pokontany, drahana, araka ny fanom ezan-
en application de la loi n° 93-005 pahefana avy amin'ny Filohan'ny
du 28 janvier 1993 portant orienta- Delegasiona manokan'ny Fivon-
tion générale de la politique de dé- dronam-pokontany, ho fampiha-
centralisation. rana ny lalàna laharana faha-
93-005 tamin'ny 28 janoary 1993
manoritra ny sori-dalana ankapobe
hitondrana ny politikan'ny fanapa-
riahan-pahefana.
Le Président du Comité Local Ny Filohan'ny Komitim-paritra
de Sécurité transmet tous les mois, misahana ny fandriampahalemana,
la liste des orpailleurs inscrits dans dia mampita isam-bolana ny lisitry
sa localité avec trois (3) exemp- ny anaran'ireo mpitrandraka vola-
laires de chaque autorisation au mena araka ny fomba nentim-
président du Fivondronana qui paharazana ao amin'ny faritra iadi-
l’enregistre sur un registre spécial. diany, ka miaraka amin'ny sosony
telo (3) amin'ny fahazoan-dàlana
isanisany any amin'ny filohan'ny
Fivondronana izay mirakitra izany
amin'ny rejisitra manokana.
Deux (2) exemplaires de Ny sosony roa (2) amin'ny fa-
l’autorisation ainsi parvenus sont hazoan-dàlana tonga ao aminy, dia
envoyés par ce dernier immédia- ampitain'ity farany ity avy hatrany
tement à la Direction Provinciale any amin'ny Foibem-paritany mia-
chargée des Mines du ressort qui didy ny Harena an-kibon'ny tany
en transmettra un (1) au Ministère miandraikitra ny faritra, izay han-
chargé des Mines. defa ny sosony iray any amin'ny
Minisitera miadidy ny Harena an-
kibon’ny tany.
La durée de validité de Ny faharetam-potoana mam-
l’autorisation de l’orpaillage est de panan-kery ny fahazoan-dàlana hi-
deux (2) ans. trandraka volamena ny fomba
nentim-paharazana dia roa (2)
taona.
Le droit de la délivrance et de Ferana ho roanjato (200) ariary
renouvellement de l’autorisation ny saram-pamoahana sy fanavao-
d’orpaillage est fixé à 1000 Fmg. zana ny fahazoan-dàlana mitran-
draka volamena araka ny fomba
nentim-paharazana.

Art. 13. – L’autorisation de And. 13. – Azo havaozina


l’orpaillage est renouvelable pour hana-kery mandritra ny fe-potoana
la même durée. mitovy amin'io voalaza eo ambony
io ny fahazoan-dàlana hitrandraka
volamena araka ny fomba nentim-
paharazana.
Le renouvellement est soumis Ny fanavaozana fahazoan-
à un paiement de droit avec obli- dàlana dia andoavana sarany, ary
gation de rendement minimum à omban'adidy hanatratra ny vokatra
fixer par voie réglementaire suivant farafahakeliny izay no ferana
la région. amin'ny alalan'ny didy aman-
tsipika arakaraka ny isam-paritra.
L’autorisation d’orpaillage ne Ny fahazoan-dàlana hitran-
constitue ni un droit, ni un titre mi- draka volamena araka ny fomba
nier. Elle est personnelle et ne nentin-drazana dia tsy midika ho
peut être ni cédée, ni mutée, ni zo na taratasy fahazoan-dàlana
amodiée sous quelque forme que hitrandraka harena an-kibon'ny
ce soit. tany. Amin'ny anaran'ny tena ma-
nokana ny fahazoan-dàlana, ka tsy
azo amidy na afindra tompo, na
ampanofana, na amin'ny fomba
ahoana na amin'ny fomba ahoana.

Art. 14. – Peut prétendre être And. 14. – Mety ho mpitran-


orpailleur, toute personne phys i- draka volamena araka ny fomba
que, majeure, de nationalité Mala- nentin-drazana ny vatatenan'olona
gasy, résidant dans le Fivondro- rehetra feno taona, mizaka ny
nana du ressort. zom-pirenena malagasy, ka
monina ao amin'ny Fivondronana
anaovana azy.

Art. 15. – Une carte d’orpail- And. 15. – Ny karatra maha-


leur, selon le modèle en annexe II, pitrandraka volamena araka ny
est délivrée en même temps que fomba nentim-paharazana, araka
l’autorisation. ny modely hita ao amin'ny taona II,
dia omena miaraka amin'ny faha-
zoan-dàlana.
Cette carte d’orpailleur ainsi Io karatra maha-pitrandraka
que l’autorisation ne sont valables volamena araka ny fomba nenti-
que dans le territoire du Fivondro- paharazana ary koa ny fahazoan-
nana de leur délivrance. dàlana dia tsy manan-kery afa-tsy
ao anatin'ny faritry ny Fivon-
dronana nanomezana azy ihany.

Art. 16. – Lorsqu’une personne And. 16. – Raha misy olon-


physique ou morale demande un tsotra na fikambanana mangataka
permis minier pour ou sur un terri- fahazoan-dàlana hitrandraka o v la-
toire où exerce déjà un (des) or- mena ao amin'ny velarantany efa
pailleur(s), elle doit appuyer sa misy mpitrandraka volamena araka
demande d’une lettre de consen- ny fomba nentim-paharazana iray
tement du (des) titulaire(s) (na maro) ny fangatahana ataony,
d’autorisation(s) d’orpaillage et de dia tsy maintsy ampiarahina
l’accord de la collectivité territoriale amin'ny taratasy faneken'ny (na
décentralisée concernée. ireo) tompom-pahazoan-dàlana
hitrandraka volamena araka ny
fomba nentim-paharazana sy ny
fankatoavana avy amin'ny von-
drom-bahoakam-paritra itsinjaram-
pahefana voakasik'izany.
L’activité d’orpaillage ne peut Ny asa fitrandrahana volamena
être effectuée qu’en dehors d’une araka ny fomba nentim-paha-
part, des terrains couverts par des razana dia tsy azo atao afa-tsy,
permis miniers, sauf accord des ivelan'ny tany tafiditra anatin'ny
titulaires des permis miniers et, fahazoan-dàlana momba ny ha-
d’autre part, des aires et sites rena an-kibon'ny tany, raha tsy hoe
protégés. misy faneken'ny tompon'ny fa-
hazoan-dàlana ary ankilany, ivelan'
ny faritra sy toerana arovana ma-
nokana.
Art. 17. – Tout orpailleur doit And. 17. – Ny mpitrandraka
vendre sa production uniquement volamena araka ny fomba nentim-
auprès d’un collecteur agréé par paharazana rehetra dia tsy maintsy
l’Etat. mivarotra ny vokatra azony amin'
ireo mpanangona neken’ny Fanja-
kana irery ihany.

Art. 18. – L’orpailleur est tenu And. 18. – Ny mpitrandraka


de porter sa production sur sa volamena araka ny fomba nentim-
carte. paharazana dia tsy maintsy mano-
ratra ny vokatra azony ao amin'ny
kara-pitrandrahana.

Art. 19. – L’orpailleur a l’obli- And. 19. – Ny mpitrandraka


gation de déclarer tous les mois volamena araka any fomba
sa production auprès de l’autorité nentim-paharazana dia voadidy
qui lui a délivré l’autorisation, hanao filazana isam-bolana ny vo-
sur présentation de sa carte katra azony, amin'ny manam-pahe-
d’orpailleur. fana nanome azy ny fahazoan-
dàlana miaraka amin'ny fampise-
hoana ny karatra maha mpitran-
draka volamena araka ny fomba
nentim-paharazana azy.
Le Président du Comité local Ny Filohan'ny komitim-paritra
de sécurité doit envoyer au Pré- momba ny fandriampahalemana
sident du fivondronana la situation dia tsy maintsy mandefa any amin'
mensuelle de production des ny Filohan'ny fivondronana ny fila-
orpailleurs de son ressort. zalazana isam-bolana momba ny
vokatra azon'ireo mpitrandraka
volamena araka ny fomba nentim-
paharazana eo amin'ny faritra iadi-
diany.

Ce dernier expédie la situation Io farany io indray dia mandefa


de sa circonscription à la Direction ny filazalazana ny vokatra azo ta-
Provinciale chargée des Mines qui natin'ny fari-piadidiany any amin'ny
adressera, dans le meilleur délai, Foibem-paritany miandraikitra ny
la situation du Faritany de son res- Harena an-kibon'ny tany izay han-
sort au Ministère chargé des defa faran'izay haingana ny filaza-
Mines, suivant modèle en annexe. lazana ny vokatra azo ao amin'ny
faritany iadidiany any amin'ny
Minisitera miandraikitra ny Harena
an-kibon'ny tany, araka ny modely
eo amin'ny tovana.

Art. 20. – Lors de la vente faite And. 20. – Amin'ny fivarotana


par l’orpailleur, le collecteur ou son ataon'ny mpitrandraka volamena
mandataire doit apposer sa signa- araka ny fomba nentim-paha-
ture sur la carte d’orpaillage avec razana, ny mpanangona na ny
ses noms et adresse. solontenany dia tsy maintsy manao
sonia eo amin'ny karatra maha
mpitrandraka volamena araka ny
fomba nentim-paharazana miaraka
amin'ny anarany sy ny adiresiny.

TITRE III : LOHATENY III :


DE LA COLLECTE. NY AMIN'NY
FANANGONAM-BOLAMENA.

Art. 21. – Seuls les collecteurs And. 21. – Ny mpanangona


agréés par l’Etat pourront faire la nankatoavin'ny Fanjakana ihany no
collecte de l’or. hany afaka manao ny fanan-
gonana volamena.

Art. 22. – On appelle collecteur And. 22. – Ny antsoina hoe


agréé toute personne physique de mpanangona no toavina dia izay
nationalité malagasy résidant à rehetra olon-tsotra mizaka ny zom-
titre permanent sur le territoire na- pirenena malagasy raiki-ponenana
tional ou toute personne morale de eto amin'ny tanim-pirenena, na ireo
droit malagasy ayant obtenu un fikambanana rehetra mizaka ny zo
agrément en qualité de collecteur aman'andraikiny voafehin'ny lalàna
délivré par l’Etat. malagasy nahazo ny fankatoavana
ho mpanangom-bokatra avy amin'
ny Fanjakana.
Le collecteur peut désigner un Ny mpanangona dia afaka
ou des mandataires pour le repré- manendry solontena iray na ma-
senter sur la zone de collecte à lui romaro hisolo tena azy any amin'
attribuée. ny faritra nekena anaovany fanan-
gonana.
Art. 23. – La zone de collecte And. 23. – Ny faritra fanango-
est délimitée par la circonscription nana dia voafetra ho ao anatin'ny
administrative du Fivondronam- fari-piadidian'ny Fivondronampo-
pokontany. kontany.
Art. 24. – La demande d’agré- And. 24. – Ny fangatahana
ment ou de renouvellement de fankatoavana ho mpanangom-
l’agrément en qualité de collecteur bokatra na ny fanavaozana izany
doit être déposée auprès du Pré- dia tsy maintsy apetraka ao amin'
sident de la Délégation Spéciale ny Filohan'ny Delegasiona mano-
du Fivondronampokontany du res- kan'ny Fivondronampokontany eo
sort, et établie suivant le an-toerana, ka atao mifanaraka
modèle annexé au présent décret amin'ny modely atovana amin'ity
avec les documents y afférents. didim-panjakana ity, miaraka amin'
ny antontan-taratasy mikasika
izany.

Art. 25. – Il est créé un Comité And. 25. – Ajoro isaky ny


d’Octroi d’Agrément de collecteur Fivondronampokontany mikasika
d’or à chaque Fivondronam- izany komity mpanome fankatoa-
pokontany concerné, ayant son vana ho an'ireo mpanangom-
siège au chef-lieu de Fivondro- bolamena, izany manana ny
nampokontany. foiben-toerany ao amin'ny renivo-
hitry ny Fivondronampokontany.

Art. 26. – Ce Comité est And. 26. – Anisan'ny ho amin'


composé : io komity io ny :
- du Président de la Délégation - Filohan'ny Delegasiona mano-
spéciale du Fivondronam- kan'ny Fivondronampokon-
pokontany, Président ; tany, Filoha ;
- d’un (1) représentant du Mi- - solontena iray (1) avy amin'ny
nistère chargé des Mines ; Minisitera miadidy ny Harena
an-kibon’ny tany ;
- d’un (1) représentant du Mi- - solontena iray (1) avy amin'ny
nistère chargé des Finances ; Minisitera miadidy ny Fitanta-
nam-bola ;
- deux (2) représentants char- - solontena roa (2) avy amin'ny
gés des Forces Armées et/ou Minisitera miadidy ny Foloalin-
du Ministère chargé de la Po- dahy sy/na ny Minisitera mia-
lice Nationale. didy ny Polisim-pirenena.
Le secrétariat du Comité est Ny sekretarian'ny komity dia
assuré par un (1) personnel du iandreketan'ny mpiasa iray (1) ao
Fivondronam-pokontany dési- amin'ny Fivondronana izay
gné par le Président de la Dé- tendren'ny Filohan'ny Delegasiona
légation Spéciale. manokana.

Le mode de fonctionnement de Didim-pitondrana no hamaritra


ce Comité sera fixé par voie ny fomba fiasan'io Komity io.
d’arrêté.

Art. 27. – L’agrément en qua- And. 27. – Ny fankatoavana ho


lité de collecteur est accordé pour mpanangom-bokatra dia omena
une période de six (6) mois, par hanan-kery mandritra ny enim-
décision du Président de la Délé- bolana (6), araka ny fanapahana
gation spéciale du Fivondronam- raisin'ny filohan'ny Delegasiona
pokontany après délibération du manokan'ny Fivondronana aorian'
Comité d’Octroi. ny fifampidinihan'ny komity mpa-
nome fankatoavana.
L’agrément peut être renouvelé Azo havaozina indray mandeha
une ou plusieurs fois, la durée de na imbetsaka ny fankatoavana ka
chaque renouvellement étant de taona iray (1) no aharetan'ny fan-
un (1) an. katoavana anisanisany.

Art. 28. – La décision d’agré- And. 28. – Na izany aza anefa,


ment prévue à l’article 27 ci- ny fanapahana momba ny fanka-
dessus n’est toutefois prise toavana voalazan'ny andininy faha-
qu’après remise de la pièce justifi- 27 etsy ambony dia tsy azo raisina
cative du paiement des droits raha tsy voaray ny tapakila mana-
correspondants. marina ny nandoavana ireo sarany
mifanandrify amin'izany.

Art. 29. – Le collecteur agréé And. 29. – Ny mpanangona na-


tient à jour un regis tre : hazo fankatoavana dia mitana tsy
maty andro rejisitra anoratana :
- des entrées et sorties sur e l- - ny miditra sy ny mivoaka,
quel sont portés : ahitana :
• en entrée, les achats d’or • amin'ny miditra, ireo vola-
(date, lieu d’achat, quantité mena novidiany (vani-
et prix, identité et adresse nandro, toeram-pivarotana,
du fournisseur, le cas habetsahany sy vidiny,
échéant, référence des lais- anarana sy adiresin'ny mpi-
sez-passer) ; varotra, ireo tsisakana-
mandeha raha ilaina) ;
• en sortie, la vente de l’or • amin'ny mivoaka, ireo vo-
(date, lieu de vente, quan- lamena namidy (vani-
tité, prix, quantité de l’or, et nandro, toeram-pivarotana,
adresse du comptoir ou habetsahany sy vidiny, ha-
agence de référence des tsaran'ny volamena, adi-
laissez-passer). resin'ny Tranombaro-bola-
mena na ny masoivoho
namoaka ny tsisakana-
mandeha).
- de laissez-passer modèle III - ny tsisakana-mandeha modely
se rapportant au registre des III mifandraika amin'ny fira-
entrées et sorties. ketan-tsoratra ao amin'ny reji-
sitry ny miditra sy ny mivoaka.
A peine de nullité, ces registres Tsy maintsy voaisa sy vitan'ny
doivent être cotés et paraphés Fitondram-panjakana misahana ny
par l’Administration chargée Harena an-kibon'ny tany rango-
des Mines : ils doivent être pohy ireny rejisitra ireny raha tsy
présentés à toute réquisition izany dia heverin-ko foana ho azy;
des agents tsy maintsy aseho izy ireny raha
commis à la surveillance admi- misy fitakian'ireo mpiasa mpana-
nistrative. tanteraka ny fanaraha-maso ataon'
ny Fanjakana izany.
Ankoatr'izany, ny mpanangom-
En outre, le collecteur agréé bokatra nahazo fankatoavana dia
doit tenir un registre des sous- tsy maintsy mitàna rejisitra iray
collecteurs. manondro ireo mpanangona lefiny.
Ireo mpanangom-bokatra dia
Les collecteurs sont tenus de tsy maintsy manome fanamarinana
délivrer une attestation d’emploi à ny ho an'ireo mpanangona lefiny
tous leurs sous-collecteurs tra- miasa ho azy, ary manoratra azy
vaillant pour leur compte, et de les ireo ao amin'ny rejisitra voatokana
inscrire dans le registre destiné à ho am in'izany.
cet effet. Ireo mpanangom-bokatra voa-
Lesdits collecteurs doivent dé- laza ireo dia tsy maintsy name-
poser des extraits de ce registre traka ny tsoa-tsoratra avy tamin'io
auprès du premier responsable de rejisitra io, amin'ny tompon'andrai-
l’autorité locale du lieu où il exerce kitra voalohany mahefa eo amin'ny
et au représentant local du Minis- toerana anaovany ny asany, ary
tère chargé des Mines. koa ao amin'ny solontenan'ny Mini-
sitera miadidy ny Harena an-kibon'
ny tany eo amin'ilay faritra.

Art. 30. – Au sens du présent And. 30. – Araka ity didim-


décret, le collecteur agréé a les panjakana ity, ny mpanangom-
mêmes obligations que les permis- bokatra notoavina dia manan'adidy
sionnaires quant à la tenue des mitovy amin'ny an'ireo tompon'
registres et documents réglemen- ny fahazoan-dàlana momba ny
taires. Harena an-kibon'ny tany amin'izay
mikasika ny fitanana ireo rejisitra
sy taratasin-draharaha voatondron'
ny didy aman-tsipika.

Art. 31. – Avant et après toute And. 31. – Mialoha sy aty


collecte, le collecteur agréé ou son aorian'ny fanangonana, ny mpa-
représentant est tenu de se pré- nangom-bokatra notoavina na ny
senter au Président du Comité solontenany, dia tsy maintsy ma-
local de Sécurité du lieu de la natona Filohan'ny Komitim-paritra
collecte pour faire viser sa carte ou momba ny fandriampahalemana
son attestation de collecte. eo amin'ny toerana fanangonana
mba hampanisy sonia ny karany
na ny taratasy fanamarinana ny
maha-mpanangom-bokatra azy.
Art. 32. – Lors de l’achat de And. 32. – Rahefa mividy
l’or, le collecteur agréé doit exiger volamena, ny mpanangom-bokatra
de son fournisseur : nankatoavina dia tsy maintsy mi-
taky amin'ny mpivarotra aminy :
- un laissez-passer modèle I, - ny tsisakana-mandeha modely
dans le cas d’achat à un titu- 1, raha amin'ny tompon'ny
laire de permis minier valable fahazoan-dàlana manan-kery
pour or ; amin'ny volamena no ividia-
nany azy ;
- la présentation de la carte - fampisehoana ny karatra
d’orpailleur dans le cas d’achat maha-pitrandraka volamena
à un orpailleur ; il mentionne araka ny fomba nenti-paha-
cet achat sur la carte de l’or- razana nividianany azy ; mari-
pailleur. hiny ao amin'ny karatr'ilay mpi-
trandraka volamena araka ny
fomba nentim-paharazana io fi-
vidianana io.

Art. 33. – L’or ainsi collecté And. 33. – Ny volamena voa-


doit être vendu en totalité, muni angona amin'izany dia tsy maintsy
d’un laissez-passer modèle III, au amidy manontolo ampiarahana
Comptoir de l’Or ou à l’agence de amin'ny tsisakana-mandeha mo-
son choix. dely III amin'ny Tranombaro-bola-
mena na izay masoivoho ivarotana
azy.

Art. 34. – Le collecteur agréé And. 34. – Ny mpanangom-


est tenu de fournir un relevé bokatra notoavina dia tsy maintsy
mensuel du registre d’entrée et de manome izay voarakitra isam-
sortie selon modèle en annexe, au bolana ao antin'ny rejisitry ny mi-
Fivondronana du ressort. ditra sy mivoaka, araka ny modely
ao amin'ny tovana, any amin'ny
Fivondronana miadidy ny faritra.
Un rapport d’activité mensuel Ny tatitra isam-bolana mikasika
sera dressé par le collecteur agréé ny asa vitan'ny mpanangom-
et envoyé au Fivondronam- bokatra notoavina dia halefa any
pokotany du ressort et à la Direc- amin'ny Fivondronampokontany
tion provinciale chargée des Mines miadidy ny faritra sy any amin'ny
concernée. Foibem-paritany miadidy ny Ha-
rena an-kibon'ny tany voakasika.

Art. 35. – Les droits résultant And. 35. – Ny vola fandoa


de la délivrance ou renouvellement amin'ny fanomezana na fanavao-
de l’agrément en qualité de zana ny fankatoavana ho mpa-
collecteur seront fixés comme suit : nangom-bokatra dia ferana toy
izao manaraka izao :
- droit d’octroi : cinq cent mille - saram-panomezana : iray het-
francs malagasy (500.000 fmg ; sy ariary (100.000 ariary) ;
- droit de renouvellement : un - saram-panavaozana : telo
million cinq cent mille francs hetsy ariary (300.000 ariary)
malagasy (1.500.000 fmg) si le raha toa ka mihoatra na mira
rendement du collecteur est amin'ny farafahakeliny voafetra
supérieur ou égal à la quantité ho an'ny faritra tsirairay ary
minimum fixée pour chaque ré- latsaky ny roa (2) kilaograma
gion et inférieur à deux (2) kilo- ny vokatra azon'ny mpanan-
grammes ; gona ;
- un million de francs malagasy - roa hetsy ariary ariary
(1.000.000 fmg) si le rende- (200.000 ariary) raha toa ka
ment du collecteur est supé- mihoatra na mira ny roa (2) ki-
rieur ou égal à deux (2) kilo- lograma ary latsaky ny dimy (5)
grammes et inférieur à cinq (5) kilaograma ny vokatra azon’ny
kilogrammes ; mpanan-
- cinq cent mille francs malaga- gona ;
sy (500.000 fmg) si le rende- - iray hetsy ariary (100.000
ment du collecteur est supé- ariary) raha toa ka mihoatra na
rieur mira ny dimy (5) kilaograma ary
ou égal à cinq (5) kilogrammes latsaky ny folo (10) kilaograma
et inférieur à dix (10) kilo- ny vokatra azon'ny mpanan-
grammes ; gona ;
- exonération du droit si le ren- - tsy mandoha sara raha toa ka
dement du collecteur est égal mira na mihoatra ny folo (10)
ou supérieur à dix (10) kilo- kilaograma ny vokatra azon'ny
grammes. mpanangona.
Le rendement y afférent est Ny fikajiana ny vokatra mifan-
basé sur la validité de l’agrément. draika amin'izany dia afantoka
amin'ny fankatoavana manan-kery.

Art. 36. – Les droits visés à And. 36. – Ireo vola fandoa
l’article 35 ci-dessus sont liquidés voalazan'ny andininy faha-35 etsy
et perçus auprès d’une trésorerie ambony ireo dia kajiana ary aloa
principale ou d’une perception any amin'ny foibe fitahirizan-
principale du ressort sur déclara- bolam-panjakana na any amin'ny
tion souscrite par le collecteur, foibe famoriam-bolam-panjakana
dûment visée par le représentant miadidy ny faritra, araka ny fanam-
local du Ministère chargé des barana an-tsoratra ataon'ny mpa-
Mines ou, à défaut, par les auto- nangona voamarin'ny solon-tenan'
rités locales adm inistratives. ny Minisitera miadidy ny Harena
an-kibon’ny tany eo an-toerana ra-
ha tsy misy an'io solontena io, ny
manampahefana ara-pitondrana
eo an-toerana.

Art. 37. – Le renouvellement And. 37. – Ny fanavaozana ny


de l’agrément sur demande du fankatoavana, rehefa angatahan'ny
titulaire est accordé à celui-ci : tompony, dia homena azy :
- s’il a obtenu le rendement - raha toa izy ka nahatratra ny
minimum fixé par arrêté pour farafahakelim-bokatra voafe-
chaque région ; tran'ny didim-pitondrana ho an'
ny isam-paritra ;
- s’il a rempli les critères d’obli- - raha toy izy ka nahafeno ireo
gations exigées ; fepetra mikasika ny fiantso-
rohan'ny adidy takiana aminy ;
- et s’il a acquitté les droits y - ary raha nanefa ireo sara
afférents. mifandraika amin'izany izy.
Le renouvellement est accordé Omena araka ireo fepetra ilaina
dans les mêmes conditions que amin'ny fanomezana filohany iray
l’octroi. ny fanavaozana.

Art. 38. – En cas de rejet de la And. 38. – Raha misy fanda-


demande d’agrément ou de son vana ny fangatahana fankatoavana
renouvellement, le requérant peut na ny fanavaozana azy, dia azon'
dans le mois qui suit la notification ny mpangataka atao, ao anatin'ny
du rejet, intenter un recours au iray volana aorian'ny fampahafan-
Ministre chargé des Mines qui tarana izany fandavana izany, ny
statue dans les trois (3) mois à manao fitarainana any amin’ny Mi-
compter de la date de la réception nisitra miandraikitra ny Harena an-
ou de la date du dépôt de la kibon’ny tany izay mandray fana-
requête. pahan-kevitra ao anatin' ny telo (3)
volana manomboka amin'ny vani-
nandro ametrahana ny fangata-
hana, na ny vaninandro nametra-
hana ny fitarainana.
Le Ministre chargé des Mines Afaka mampanao famotorana
peut procéder à un complément fanampiny mikasika ny raharaha
d’instruction du dossier, s’il estime ny Minisitra miadidy ny Harena an-
nécessaire. kibon’ny tany raha heveriny fa
ilaina izany.

TITRE IV : LOHATENY IV :
SURVEILLANCE FANARAHA-MASO
ADMINISTRATIVE ARA-PANJAKANA
ET TECHNIQUE. SY ARA-TEKNIKA.

Art. 39. – Le Ministère de tu- And. 39. – Ny Minisitera


telle, les collectivités territoriales mpiahy, ny vondrom-bahoakam-
décentralisées ainsi que les forces paritra itsinjaram-pahefana ary koa
de l’ordre assurent le contrôle, le ireo mpitandro filaminana no ma-
suivi et l’évaluation de l’orpaillage, natontosa, ny fanaraha-maso sy ny
de la collecte, de la vente, de la fizohiana ary ny fanambanana mi-
transformation, de la commerciali- kasika ny fitrandrahana volamena
sation et de l’exportation, dans la araka ny fomba nentim-paha-
mesure de leurs compétences res- razana, ny fanangonana, ny fiva-
pectives. rotana, ny fanodinana, ny fitadia-
vana lalam-barotra ary ny fanon-
dranana, araka ny fahefana
ananan'izy ireo avy.

Art. 40. – Les actions et pour- And. 40. – Ny fitoriana sy if-


suites, en matière d’infraction aux tanarahana mikasika ny fandikana
dispositions du présent décret, ireo fepetra voalazan'ity didim-
sont exercés à la requête des panjakana ity, dia atao rehefa misy
autorités locales administratives et fangatahana avy amin'ny manam-
à la diligence du Ministère chargé pahefana ara-panjakana eo an-
des Mines. toerana ary eo ambany fiahian'ny
Minisitera miadidy ny Harena an-
kibon’ny tany.

Art. 41. – Indépendamment And. 41. – Ankoatr'ireo sazy sy


des peines et amendes prévues lamandy voatondron'ny Fehezan-
par le Code minier, l’or saisi ne dalàna momba ny harena an-kibon'
peut plus être restitué même en ny tany, ny volamena nogiazina dia
cas de transaction avant ou après tsy azo haverina intsony na misy
jugement. aza ny fifampiraharahana mialoha
na aorian'ny didim-pitsarana.
Il est confisqué par le Ministère Giazan'ny Minisitera miadidy ny
chargé des Mines qui le vendra au Harena an-kibon'ny tany izany ka
Comptoir de l’Or. hamidiny amin'ny Tranombaro-
bolamena.

Art. 42. – Les produits de la And. 42. – Ny vokatra azo avy


vente mentionnée à l’article 41 amin'ny fivarotana voatondron'ny
ci-dessus, après déduction des andininy faha-41 etsy ambony,
frais et taxes éventuels de toute rehefa avy nalàna ny mety ho sara
nature seront répartis selon les sy haba isan-karazany, dia ho
taux définis ci-dessous, entre : tsinjaraina araka ireto sandany
voafaritra eto ambany amin'ny :
- la collectivité territoriale dé- - vondrom-bahoakam-paritra
centralisée où a été extrait l’or : itsinjaram-pahefana izay ntran-
25 pour cent ; drahana ny volamena : 25 isan-
jato ;
- le département du Ministère - ny antokon-draharahan'ny
ayant constaté l’infraction : 15 Minisitera nanao ny fizahana
pour cent, dont 10 pour cent au fototra ny fandikan-dàlana ; 15
service ou direction Provinciale isan-jato, ka 10 isan-jato ho
concerné et 5 pour cent au Mi- an'ny sampan-draharaha na ny
nistère ; foibem-pitondranam-paritany
voakasika ary ny 5 isan-jato ho
an'ny Minisitera ;
- le Ministère chargé des Mi- - ny Minisitera miadidy ny Ha-
nes : 25 pour cent, dont 15 rena an-kibon'ny tany : 25 isan-
pour cent au Service, Dépar- jato, ka 15 isan-jato ho an'ny
tement ou Direction concernés sampan-draharaha, antokon-
et 10 pour cent au Ministère. draharaha na foibem-piton-
drana voakasika ary 10 isan-
jato ho an'ny Minisitera ;
- les agents verbalisateurs : 15 - ny nanao ny fitanana an-
pour cent ; tsoratra ny famotorana : 15
isan-jato ;
- les intervenants : 15 pour - ireo mpiara-misalahy : 15
cent ; isan-jato ;
- et les indicateurs : 5 pour cent. - ary ireo nanoro ny fisian'ny
fandikan-dalàna : 5 isan-jato.

Art. 43. – Toute infraction au And. 43. – Izay rehetra fandi-


présent décret est réprimée par les kana ny voalazan'ity didim-panja-
dispositions du Code minier. kana ity dia faizina araka ireo fe-
petra soritan'ny Fehezan-dalàna
momba ny Harena an-kibon'ny
tany.
TITRE V : LOHATENY V :
DISPOSITIONS TRANSITOIRES. FEPETRA TETEZAMITA.

Art. 44. – Tout détenteur d’or à And. 44. – Izay rehetra


l’état brut, est tenu de déclarer en manana volamena amin'ny endriny
une seule fois auprès du Président maha-akora azy, dia tsy maintsy
de la Délégation spéciale du mampahafantatra indray mandeha
Fivondronana ou du Président du ihany amin'ny Filohan'ny delega-
Comité local de sécurité le plus siona manokana ny Fivondronana
proche selon le cas, la quantité na ny Filohan'ny Komitim-paritra
d’or en sa possession, dans un momba ny fandriampahalemana
délai de un (1) mois à compter de akaiky indrindra araka izay
la date de publication du présent manandrify azy, ny habetsahan'ny
décret et ce, sans aucune pour- volamena eo am-pelatanany, ao
suite judiciaire de la part de l’Admi- anatin'ny fe-potoana iray(1) volaza
nistration. manomboka amin'ny vaninandro
amoahana ity didim-panjakana ary
amin'izany dia tsy hisy fitanara-
hana azy mihitsy ara-pitsarana
ataon'ny Fanjakana.
Nonobstant, les dispositions de Na eo aza ireo fepetra voa-
l’article 6 ci-dessus, le détenteur lazan'ny andininy faha-6 etsy
sus-visé peut, sur décision du ambony, ny tompom-bolamena
Ministre de Tutelle, être autorisé à voalaza etsy ambony dia mety, ny
exporter sur sa demande de tout fanapahana raisin'ny Minisitra
ou partie de son stock déclaré. mpiahy, hahazo fanomezan-dàlana
Les autorités ci-dessus sont hanondrana any ivelany araka ny
tenues de faire parvenir le double fangatahany, ny ampahany na iray
de ladite déclaration à la Direction manontolo amin'ny tahiry nanao-
Provinciale chargée des Mines du vany fanambarana. Ny manampa-
ressort. hefana voatondro etsy ambony dia
tsy maintsy mandefa ny kopian'
izany fanambarana izany any amin'
ny Foibem-paritany miadidy ny
Harena an-kibon'ny tany iandrai-
ketany.
TITRE VI : LOHATENY VI :
DISPOSITIONS FINALES. FEPETRA FAMARANANA.
Art. 45. – Un décret pris en And. 45. – Didim-panjakana
Conseil des Ministres, déterminera raisina eo am-pivorian'ny Minisitra
les modalités de création du no hamaritra ireo fombafomba
Comptoir de l’Or. hananganana ny Tranombaro-
bolamena.

Art. 46. – Des textes régle- And. 46. – Hisy ireo rijan-
mentaires fixeront en tant que de tenin'ny didy amam-pitsipika no
besoin les modalités d’application hametra araka ny ilàna izany,
du présent décret. ireo fombafomba fampiharana ity
didim-panjakana ity.

Art. 47. – Sont et demeurent And. 47. – Foanana ary dia


abrogées toutes dispositions foana ny fepetra rehetra mifano-
contraires à celles du présent dé- hitra amin'ity didim-panjakana ity,
cret, notamment : indrindra ireo voalaza ao amin'ny :
- celles du décret n° 61-230 - didim-panjakana laharana a f-
du 19 mai 1961 portant ré- ha- 61-320 tamin'ny 19 mey
gime de l’autorisation et de 1961 momba ny fitsipika arahi-
la surveil-lance de na amin'ny fanomezan-dàlana
l’orpaillage ; sy ny fanaraha-maso ny fitran-
drahana volamena araka ny
fomba nentim-paharazana ;
- celles du décret n° 61-231 du - didim-panjakana laharana a f-
19 mai 1961 fixant le régime de ha-61-231 tamin'ny 19 mey
l’achat de l’or et de la fiscalité 1961 mametra ny fitsipika
en matière d’orpaillage ; momba ny fividianana volam e-
na sy ny
hetra fandoa amin'ny fitrandra-
hana volamena araka ny fomba
nentim-paharazana ;
- celles de l’article 6 du décret - andininy faha-6 amin'ny didim-
n° 72-446 du 25 Novembre panjakana laharana faha-
1972 fixant les modalités 72-446 tamin'ny 25 novambra
d’application de la loi n° 67-028 1972 mametra ireo fomba-
du 18 décembre 1967 relative fomba fampiharana ny lalàna
aux relations financières de la laharana faha 67-028 tamin'ny
République Malgache avec 18 desambra 1967 momba
l’Etranger, en ce qui concerne ny fifandraisana ara-bola ifa-
l’importation et l’exportation naovan'ny Repoblika Malagasy
d’or ; amin'ny any ivelany, mikasika
ny fanafarana sy fanondranana
volamena ;
- celles du décret n° 89-132 du - didim-panjakana laharana a f-
31 mai 1989 portant libéralis a- ha-89-132 tamin'ny 31 mey
tion du prix de l’or ; 1989 mikasika ny fanalalahana
ny vidin' ny volamena ;
- celles du décret n° 89-321 du - didim-panjakana laharana
29 Septembre 1989 portant faha 89-321 tamin'ny 27 sep-
modification de certaines dis- tambra 1989 manova ny fe-
positions du décret n° 61-231 petra sasantsasany voalazan'
du 19 mai 1961. ny didim-panjakana laharana
faha-61-231 tamin'ny 19 mey
1961.
Art. 48. – Le Ministre de And. 48. – Ny Minisitry ny
l’Energie et des Mines, le Ministre Herim-pamokarana sy ny Harena
des Finances et du Budget et le an-kibon'ny tany, ny minisitry ny
Ministre de l’Intérieur et de la Dé- Fitantanam-bola sy ny Tetibola, ny
centralisation sont chargés, cha- Minisitry ny Ati-tany sy ny Fana-
cun en ce qui le concerne, de pariam-pahefana, no miandraikitra
l’exécution du présent décret qui araka ny tandrify azy avy, ny
sera publié au Journal officiel de la fanatanterahana ity didim-panja-
République. kana ity, izay havoaka ao amin'ny
Gazetim-panjakan'ny Repoblika.
III.2. DECRET N°95-326 III.2. DIDIM-PANJAKANA N° 95-326
du 3 mai 1995 tamin’ny 3 mey 1995
portant création du Comptoir mikasika ny fananganana ny
de l’Or (J.O. n° 2329 du Tranombaro-bolamena(Idem)
23.1.95, p. 2733)

TITRE PREMIER : LOHATENY VOALOHANY :


GENERALITES. ANKAPOBENY.

CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :


CREATION ET ATTRIBUTIONS. FANANGANANA
SY ANJARA RAHARAHA.

Article premier. – Le Comptoir Andininy voalohany. – Ny


de l’Or est un organisme d’Etat Tranombaro-bolamena dia an-
régi par le droit commun des so- tokon-draharaham-panjakana voa-
ciétés anonymes, sous réserve fehin'ny lalàna iombonan'ny so-
des dispositions particulières du saiety tsy anavahana anarana, tsy
présent décret. Il est placé sous la tohinina anefa ny fepetra manoka-
tutelle du Ministère chargé des na voalazan'ity didim-panjakana
Mines. ity. Atoetra eo ambany fiahian'ny
Minisitera miadidy ny Harena an-
kibon' ny tany izy io.

Art. 2. – Le Comptoir de l’Or a And. 2. – Ny anton'asa aman-


pour objet : draharahan'ny Tranombaro-bola-
mena dia ny :
a. d’acheter l’or des permission- a. hividy ny volamena amin'ireo
naires-or et des collecteurs tompom-pahazoan-dàlana mi-
agréés. On entend par per- kasika ny volamena sy amin'
missionnaires-or, tout titulaire ireo mpanangona nahazo
de permis minier valable pour fankatoavana dia izay rehetra
or ; tompon'ny fahazoan-dàlana
momba ny harena an-kibon'ny
tany manan-kery amin'ny vo-
lamena ;
b. d’organiser la vente, l’exposi- b. handamina ny fivarotana , ny
tion et l’importation de l’or en fanondranana ary ny fanafa-
cas de nécessité justifiée par rana volamena raha misy ilàna
les autorités compétentes. izay voamarin'ny manam-pahe-
fana mahefa.

Art. 3. – Le Comptoir de l’Or a And. 3. – Eto Antananarivo no


pour siège Antananarivo et peut misy ny foiben'ny Tranombaro-
être transféré en tout autre lieu sur bolamena, ary azo atao ny ma-
le territoire de la République de mindra azy amin'ny toeran-kafa
Madagascar rehetra eto amin'ny tanin'ny Repo-
blikan' i Magasikara.
Des agences sont créées par Hisy ny masoivohony atsan-
arrêté du Ministre chargé des gana amin'ny alalan'ny didim-piton-
Mines. drana raisin'ny Minisitra miadidy ny
Harena an-kibon'ny tany.

CHAPITRE II : TOKO II :
STRUCTURE. NY FIRAFINY.

Art. 4. – Les modalités d’orga- And. 4. – Ireo fombafomba


nisation et de fonctionnement du fandaminana sy fampandehanana
Comptoir de l’Or, avec une struc- ny asan'ny Tranombaro-bolamena
ture très simple et souple, seront izay atao faran'izay tsotra sy mora
déterminées par décret sur propo- lefahina ny firafiny, dia ho faritana
sition du Ministre chargé des amin'ny didim-panjakana aroso
Mines. araka ny tolo-kevitra avy amin'ny
Minisitra miadidy ny Harena an-
kibon'ny tany.
Toutefois, l’Etat peut confier la Na izany aza, azon'ny Fanja-
mise en place et la gestion des kana ankinina amin'ireo sosaiety
agences du Comptoir de l’Or à mizaka ny zo malagasy ny fampijo-
des sociétés de droit malagasy roana sy ny fitantanan ireo Masoi-
après accord du Ministère de ut - vohon'ny Tranombaro-bolamena
telle, rehefa nilaza tamin'ny Minisitera
selon un cahier de charges type mpiahy fa ekeny izany, araka ny
défini par arrêté du Ministre char- bokin'andraikitra lasitra faritan'ny
gé des Mines. didim-pitondrana raisin'ny Minisitra
miadidy ny Harena an-kibon'ny
tany.
Ces agences confiées à des Ireo Masoivoho ankinina aminà
sociétés de droit malagasy, sont sosaiety mizaka ny zo malagasy
dénommées «agences agréées». ireo dia antsoina hoe : "Masoivoho
notoavina".

CHAPITRE III : TOKO III :


MOYENS ET RESSOURCES. NY ENTI-MANANA
SY NY LOHARANOM-BOLA.

Art. 5. – Le recrutement de And. 5. – Ny fandraisana ny


personnel, dont les modalités mpiasa izay ho faritan'ny didim-
seront définies par arrêté du Mi- pitondrana ataon'ny minisitra mia-
nistre chargé des Mines, se fait par didy ny Harena an-kibon'ny tany ny
contrat. fombafomba arahina aminy, dia
raiketina amin'ny alalan'ny fifa-
nekem-pisahanan-draharaha.

Le personnel est régi par le Ahatra amin'ireo mpiasa ny


Code du Travail. Fehezan-dàlana momba ny asa.
Art. 6. – Pour les agences And. 6. – Ho an'ireo Maso-
agréées, les dispositions du pré- ivoho notoavina, dia tsy maintsy
sent décret doivent être reprises voasoratra ao anatin'ny bokin'
dans le cahier de charges. andraikitra ireo fepetra voalazan'ity
didim-panjakana ity.

Art. 7. – Les recettes du And. 7. – Ny fidiram-bolan'ny


Comptoir de l’Or comprennent : Tranombaro-bolamena dia avy
amin'ny :
a. les dotations budgétaires a. tolotra ara-tetibola (fanam-
(subventions, dons, prêts, piana, fanomezana, fampisam-
avances, etc...) ; borana, vatsim-bola, sns...) ;
b. les produits de toutes activités b. ireo vokatra azo avy amin'ny
commerciales ; asa aman-draharaham-barotra
notontosaina ;
c. la part du produit de c. ny ampahany amin'ny vokatry
l’escompte éventuellement ny fampanjanahana trosam-
consenti ; barotra mety ho nekena ;
d. la part des bénéfices réalisés d. ny ampahany amin'ny tombom-
en fin d’exercice. barotra azo rehefa mifarana ny
fotoam-piasana

Art. 8. – Le Comptoir de l’Or And. 8. – Raiketin'ny tranom-


effectue toutes les dépenses né- baro-bolamena izay fandaniana
cessaires au bon accomplissement rehetra ilaina amin'ny fanatonto-
de sa mission, notamment : sana an-tsakany sy an-davany ny
asa nankinina taminy, indrindra
indrindra :
- les dépenses de fonctionne- - ny fandaniana amin'ny fam-
ment, d’administration et pandehanan-draharaha, ny fi-
d’entretien ; tantanana ary ny fikojakojana ;
- le paiement des achats de - ny fanefana ny vidin'ny vola-
l’or ; mena ;
- les annuités et le rembours e- - ny fanefana ny zana-bola
ment de tous prêts ou avan- isan-taona sy ny fanonerana ny
ces ; vola nosamborina na ny vat-
sim-bola ;
- l’octroi éventuel de prêts ou - ny mety ho fanomezana fam-
subventions à tout agent ou or- pisamboram-bola na fanampia-
ganisme contribuant au déve- na ho an'ny mpandraharaha na
loppement de son activité ; antokon-draharaha mandray
anjara amin'ny fampandro-
soana ny asany;

- l’octroi éventuel des primes de - ny mety ho fanomezana tam-


rendement. by amin'ny fahombiazan'asa
nosahanina.

Art. 9. – Tout prêt ou emprunt And. 9. – Izay rehetra fampi-


effectué par le Comptoir de l’Or samborana na findramam-bola
pour le développement économ i- ataon'ny Tranombaro-bolamena,
que du Pays doit avoir l’appro- mba hisian'ny fampandrosoana ny
bation du Ministre de tutelle. toe-karem-pirenena dia tsy maintsy
ahazoana ny fankatoavan'ny Mini-
sitra mpiahy.

Art. 10. – Les opérations And. 10. – Ny fitanan-kaonty


comptables du Comptoir de l’Or arahin'ny Tranombaro-bolamena
relèvent de la comptabilité dia ny fampiasa amin'ny fitanan-
commerciale. kaonty momba ny raharaham-
barotra.

CHAPITRE IV : TOKO IV :
COMMERCIALISATION DE L’OR. RAHARAHAM-BAROTRA
MOMBA NY VOLAMENA.

Art. 11. – Les prix de vente et And. 11. – Ny handafosana sy


d’achat de l’or sont fixés en fonc- ny handraisana ny volamena dia
tion de la politique de la libérali- ferana hifanaraka amin'ny poli-
sation et du cours mondial de l’or. tikan'ny fanalalahana sy ny
sandam-bidin'ny volamena eo
amin'ny tsena iraisam-pirenena.

CHAPITRE V : TOKO V :
IMPORTATION FANAFARANA
ET EXPORTATION DE L’OR. SY FANONDRANANA VOLAMENA.

Art. 12. – Quiconque ne peut And. 12. – Tsy misy na iza na


importer de l’or, sauf le Comptoir iza manafatra volamena,ankoatra
de l’Or. ny tranombaro-bolamena.
Le Comptoir de l’Or ou les Ny Tranombaro-bolamena na
agences agréées, peut exporter ireo masoivoho notoavina dia afa-
l’or sous toutes ses formes, par manondrana volamena amin'
décision du Ministre chargé des endrika samihafa, araka ny fana-
Mines, sous réserve des dispo- pahana raisin'ny Minisitra miadidy
sitions de l’article 4 du présent ny Harena an-kibon'ny tany raha
décret. toa ka voahaja ireo fepetra voa-
lazan'ny andininy faha-4 amin'ity
didim-panjakana ity.
Les bijoutiers, orfèvres, joail- Ireo mpanao sady mpivarotra
liers et les privés de profession firavaka , mpanefy volamena mpa-
libérale utilisant l’or ne peuvent ex- nefy sady mpivarotra firavaka
porter de l’or qu’à l’état travaillé et haingoana vatosoa ary ireo manao
ce, par décision du Ministre chargé asa mahaleotena mampiasa vola-
des Mines. mena dia tsy mahazo manondrana
volamena raha tsy amin'ny endriny
vita tefy, ary izany dia atao araka
ny fanapahana raisin'ny Minisitra
miadidy ny Harena an-kibon'ny
tany.

CHAPITRE VI : TOKO IV :
REPARTITION DES TAXES FITSINJARANA NY HABA
SUR ACHAT ET DES BENEFICES. AMIN'NY FIVIDIANANA VOLAMENA
SY MOMBA NY TOMBOM-BAROTRA.

Art. 13. – Une taxe dont les And. 13. – Misy haba izay ho
taux sont fixés annuellement par ferana isan-taona amin'ny didim-
décret pris en Conseil du Gouver- panjakana raisina eo am-pivorian'
nement conformément aux dispo- ny Governemanta, mifanaraka
sitions de la loi n° 95-007 du amin'ny fepetra voalazan'ny lalàna
26 avril 1995 relative aux pouvoirs, laharaha faha-95-007 tamin'ny
compétences et ressources des 26 aprily 1995 mikasika ireo fahe-
collectivités territoriales décentra- fana tandrify ary loharanom-bolan'
lisées, est perçue sur tout achat ny vondrom-bahoakam-paritra
d’or effectué par le Comptoir de itsinjaram-pahefana, ny sarany, ho
l’Or et/ou ses agences agréées, au takiana amin'ny fividianana vola-
profil des collectivités territoriales mena ataon'ny Tranombaro-bola-
décentralisées concernées. mena sy/na ireo Masoivoho nanka-
toavina, ho an'ireo vondrom-
bahoakam-paritra itsinjaram-pahe-
fana voakasik'izany.

Art. 14. – La répartition des And. 14. – Ny fitsinjarana ireo


bénéfices nets perçus par le tombom-barotra afa-karatsaka an'
Comptoir de l’Or se fait comme ny Tranombaro-bolamena dia atao
suit : toy izao manaraka izao :
- 60% pour le Budget Général - 60 isan-jatony ho an'ny teti-
de l’Etat ; bolam-panjakana ankapobe ;
- 40% pour le Comptoir. - 40 isan-jatony ho an'ny Tra-
nombaro-bolamena.

TITRE II : LOHATENY II :
SURVEILLANCE ADMINISTRATIVE FANARAHA-MASO ARA-
ET TECHNIQUE. PANJAKANA SY ARA-
TEKNIKA.

Art. 15. – Toute infraction au And. 15. – Izay rehetra fandi-


présent décret est sanctionnée et kana ity didim-panjakana ity dia
réprimée par les dispositions du saziana ary faizina araka ireo fe-
Droit commun, du Code des petra voalazan'ny lalàna mifehy ny
Douanes, du Code minier et du ankapobem-bahoaka, ny fehezan-
décret n° 95-325 du 3 mai 1995 dalàna momba ny fadintseranana,
fixant le régime de l’or. ny Fehezan-dalàna momba ny Ha-
rena an-kibon'ny tany ary ny didim-
panjakana laharana faha-95-325
tamin'ny 3 mey 1995 manisy fitsi-
pika momba ny volamena
Un organe de contrôle, sous Hatsangana araka ny didim-
tutelle du Ministère chargé des pitondrana ny antokon-draharaha
Mines sera mis en place par voie iray hisahana ny fanaraha-maso
d’arrêté. izay ho eo ambany fiahian'ny Mini-
sitera miadidy ny Harena ao an-
kibon'ny tany.

TITRE III : LOHATENY III :


RELATIONS COMPTOIR DE NY FIFANDRAISANA
L’OR-PERMISSIONNAIRES-OR, EO AMIN'NY
COLLECTEURS AGREES. TRANOMBARO-BOLAMENA –
TOMPON’NY
FAHAZOAN-DALANA
MIKASIKA NY VOLAMENA,
MPANANGONA NAHAZO
FANAKATOAVANA.

Art. 16. – A toute vente auprès And. 16. – Amin'ny fivarotana


du Comptoir de l’Or ou des agen- rehetra eo amin'ny Tranombaro-
ces effectuée par les permission- bolamena na ireo Masoivoho,
naires-or et collecteurs agréés doit ataon'ireo to mpon-pahazoan-
être joint un bordereau d’achat- dàlana mikasika ny volamena sy
vente dont modèle joint en annexe ireo mpanangona nahazo fankatoa
1 au présent décret. vana, dia tsy maintsy ampiara-
hana ny taratasy fitanisana fividia-
nana famarotana ka ny modely
momba izany dia ampiarahana
amin'ity didim-panjakana ity ao
amin'ny tovana I, ny modely
momba izany.

Art. 17. – Tous les permission- And. 17. – Ireo tompom-


naires - or et collecteurs agréés pahazoan-dalàna mikasika ny o v-
doivent établir, en triple exem- lamena sy ireo mpanangona na-
plaires, un relevé statistique men- hazo fankatoavana rehetra dia tsy
suel de leurs activités dont mo- maintsy manao dika telo mitovy ny
dèles joints en annexes II et III au fitanana an-tsoratra ireo antontan'
présent décret. isa mikasika ireo asa nataony
isam-bolana, izay ampiarahina
amin'ity didim-panjakana ity, to-
vana II sy III, ny modely momba
izany.
Le premier exemplaire sera en- Ny dika voalohany dia halefa
voyé au Comptoir de l’Or par any amin'ny Tranombaro-bola-
l’intermédiaire de l’agence la plus mena amin'ny alalan'ny Masoivoho
proche et les deux autres respecti- akaiky indrindra, ary mikasika ireo
vement à la Direction Provinciale roa hafa dia andefasana dika iray
chargée des Mines du ressort et avy ny Foibem-paritany miadidy ny
au Ministère chargé des Mines. Harena an-kibon'ny tany eo amin'
ny faritra sy ny Minisitera miadidy
ny Harena an-kibon'ny tany.

Art. 18. – Chaque agence du And. 18. – Ny masoivohon'ny


Comptoir de l’Or est tenue de Tranombaro-bolamena tsirairay dia
fournir mensuellement au Comptoir tsy maintsy mandefa isam-bolana
de l’Or et au Ministère de tutelle un any amin'ny Tranombaro-bola-
rapport financier de ses activités mena sy ny Minisitera mpiahy, ary
commerciales. tatitra ara-bola momba ireo raha-
rahan-barotra nataony.

Art. 19. – Au mois de No- And. 19. – Eo amin'ny volana


vembre de chaque année, le novambra isan-taona, ny Tranom-
Comptoir de l’Or et ses agences baro-bolamena sy ireo Masoivoho-
doivent fournir au Ministère de tu- ny dia tsy maintsy mandefa any
telle, leurs rapports d’activités an- amin'ny Minisitera mpiahy ireo ta-
nuels (techniques, financiers) titra momba ny asa nandritra ny
taona (ara-teknika, ara-bola);

Art. 20. – La Banque Centrale And. 20. – Ny banky foibe sy/


et/ ou les banques primaires na ireo banky tsotra dia afaka
peuvent établir des conventions manao fanekena amin'ny Tranom-
avec le Comptoir de l’Or. baro-bolamena.

TITRE IV : LOHATENY IV :
DISPOSITIONS FINALES. FEPETRA FAMARANANA.

Art.21. – Des textes régle- And. 21. – Ireo rijan-teny ara-


mentaires fixeront en tant que de pitsipika no hametra araka ny ilàna
besoin, les modalités d’application izany ny fombafomba fampiharana
du présent décret. ity didim-panjakana ity.

Art. 22. – Toutes dispositions And. 22. – Foanana ary mija-


contraires à celles du présent dé- nona ho foana ireo fepetra rehetra
cret sont et demeurent abrogées. mifanohitra amin'izay voalazan'ity
didim-panjakana ity.

Art. 23. – Le Ministre de And. 23. – Ny Minisitry ny


l’Energie et des Mines, le Ministre Herim-pamokarana sy ny Harena
des Finances et du Budget et an-kibon'ny tany, ny Minisitry ny
le Ministre de l’Intérieur et de Fitantanam-bola sy ny Tetibola ary
l a Décentralisation sont chargés, ny Minisitry ny Atitany sy ny Fana-
chacun en ce qui le concerne, de pariaham-pahefana no miandrai-
l’exécution du présent décret qui kitra araka izay tandrify azy avy, ny
sera publié au Journal officiel de la fampiharana ity didim-panjakana
République. ity, izay havoaka amin'ny Gazetim-
panjakan'ny Repoblika.
III.3. DECRET N° 96-730 III.3. DIDIM-PANJAKANA N°
du 21 août 1976 96-730
portant statuts provisoires du tamin’ny 21 aogositra 1976
Comptoir de l’Or (J.O n° 2395 anaovana ny fitsipi-piton-
du 4.11.96, p. 2869) drana vonjimaika ny Tranom-
baro-bolamena (Idem)

Article premier. – Le présent Andininy voalohany. – Ity


décret fixe les statuts du Comptoir didim-pitsarana ity dia manoritra ny
de l’Or. fitsipi-pitondrana ny Tranombaro-
bolamena.

TITRE PREMIER : LOHATENY VOALOHANY :


FORME ET OBJET ENDRIKA SY ZAVA-
DU COMPTOIR DE L’OR. KENDREN’ NY TRANOMBA-
RO-BOLAMENA.

Art. 2. – Le Comptoir de l’Or And. 2. – Ny tranombaro-


est un organisme d’Etat régi par le bolamena dia antokon-draha-
droit des sociétés anonymes et raham-panjakana iray fehezin’ny
doté de la personnalité morale ain- lalàn’ny sosaiety tsy anavahana
si que de l’autonomie financière. anarana sy mizaka ny zo aman’
andraikitry ny isam-batan’olona ary
mahatapa-tena ara-bola.

Art. 3. – Le Comptoir de l’Or a And. 3. – Ny zava-kendren’ny


pour objet : Tranombaro-bolamena dia :
a. d’acheter l’or des permis- a. ny fividianana volamena amin’
sionnaires-or et des collecteurs ireo nahazo alalana amin’ny
agréés. On entend par permis- volamena sy ireo mpanangona
sionnaires-or, tout titulaire de volamena nankatoavina. Ny
permis minier valable pour or ; antsoina hoe nahazo alalana
amin’ny volamena dia ny tom-
ponà fahazoan-dalàna momba
ny Harena an-kibon’ny tany
natokana ho an’ny volamena ;
b. d’organiser la vente et b. ny fandaminana ny fivarotana
l’exploi-tation de l’or ainsi que sy ny fanondranana ny vola-
l’impor-tation de l’or conform é- mena ary koa ny fanafarana
ment à la législation en vigueur, azy io araka ny lalàna manan-
en cas de nécessité justifiée kery, raha misy ilàna izay
par les autorités compétentes. voamarin’ny manam-pahefana
mahefa.
Art. 4. – Le Comptoir de l’Or a And. 4. – Ao Antananarivo no
pour siège Antananarivo et peut misy ny foiben’ny toeran’ny Tra-
être transféré en tout autre lieu sur nombaro-bolamena ary azo atao
le territoire de la République de ny mamindra izany any amin’ny
Madagascar. toeran-kafa manerana ny tanin’ny
Repoblikan’i Madagasikara.

Art. 5. – Le Comptoir de l’Or And. 5. – Ny tranombaro-bola-


fonctionne, en qualité d’organisme mena dia miasa, ho antokon-
d’études et de régulation financé draharaham-pandinihina sy mpa-
intégralement par des fonds pu- narina vatsiana ara-bola tanteraka
blics. amin’ny volam-panjakana.

TITRE II : LOHATENY II :
DE L’ORGANISATION MOMBA NY FANDAMINA-
ET DU FONCTIONNEMENT. NA SY NY FAMPANDEHA-
NANA NY ASA.

Art. 6. – L’organisation géné- And. 6. – Ny fandaminana an-


rale du Comptoir de l’Or est fixée kapoben’ny Tranombaro-bolamena
comme suit : dia ferana toy izao :
1° Direction Générale (D.G.) 1° Foibem-pitondrana ankapobe
(D.G)
2° Comité de Gestion (C.G.) 2° Komity mpitantana (C.G)

CHAPITRE PREMIER : TOKO VOALOHANY :


DE LA DIRECTION GENERALE. MOMBA NY FOIBEM-PITONDRANA
ANKAPOBE.

Art. 7. – Le Comptoir de l’Or And. 7. – Ny Tale Jeneraly izay


est géré et dirigé par un Directeur tendrena araka ny didim-panja-
Général nommé par décret sur kana noraisina araka ny tolo-
proposition du Ministre chargé des kevitra naroson’ny Minisitra mian-
Mines. draikitra ny Harena an-kibon’ny
tany no mitantana sy mitarika ny
Tranombaro-bolamena.

Art. 8. – Le Directeur Général And. 8. – Ny Tale Jeneraly no


est chargé de l’administration du miandraikitra ny fitantanana ny
Comptoir de l’Or, d’assurer et de Tranombaro-bolamena, ny fana-
coordonner ses activités et de réa- tanterahana sy ny fandrindrana
liser les objectifs en conformité ireo asa aman-draharaha ary ny
avec les directives émanant du Mi- fanatontosana ireo zava-kinendry
nistère de tutelle. A ce titre, il est mifanaraka amin’ny torolàlana avy
notamment chargé de : amin’ny minisitera mpiahy. Araka
izany, dia ireto indrindra ny andrai-
kiny :
a. définir les politiques finan- a. famaritana ireo teti-pitondrana
cières, commerciales et humai- ara-bola, ara-barotra ary amin’
nes à mettre en œuvre confo r- ny maha-olona izay ho tantera-
mément à la politique nationale hina araka ny politikam-pire-
sur l’or ; nena momba ny volamena ;
b. mettre en place les structures b. fametrahana amin’ny toerany
correspondantes et faire as- ny rafitra mifanaraka aminy sy
surer leur orientation et leur fanatanterahana ny sori-dàlana
coordination ainsi que le sy ny fandrindrana ary koa ny
contrôle de leur évolution et fanarahamaso ny fivoarana sy
des résultats ; ny vokatra ;
c. rechercher les capitaux, pro- c. fikarohana ireo renivola azy
pres et empruntés ; manokana sy nosamborina ;
d. faire approuver par le minis- d. fanaovan’izay ankatoavin’ny
tère de tutelle tout emprunt ou minisitera mpiahy ny fisambo-
prêt à effectuer par le Comptoir rana na findramam-bola ha-
de l’Or auprès des privés ; taon’ny Tranombaro-bolamena
amin’ny olon-tsotra.
e. élaborer les programmes e. famolavolana ireo fandahara-
d’acti-vités et le budget du nasa sy ny tetibolan’ny Tra-
Comptoir de l’Or ; nombaro-bolamena ;
f. ouvrir et gérer les comptes f. fanokafana sy fitantanana
courants et les comptes de ireo kaonty sesilany sy ireo
dépôts des fonds du Comptoir kaontin’ny petra-bolan’ny Tra-
de l’Or ; nombaro-bolamena ;
g. arrêter le règlement général g. famaritana ny fitsipika anka-
du personnel du Comptoir de pobe mifehy ny mpiasa ao
l’Or et le règlement intérieur, amin’ny Tranombaro-bola-
les indemnités à allouer aux mena sy ny fitsipika anatiny,
Administrateurs ; ireo tambin-karama omena
ireo mpihevi-draharaha ;
h. établir et passer les marchés, h. fanaovana sy fikarakarana fi-
conventions et contrats au nom fampiraharaham-barotra, ny fi-
et pour le compte du Comptoir fanekena ary ny fifanarahana
de l‘Or ; atao amin’ny anarana sy ho
an’ny Tranombaro-bolamena ;
i. en général, de représenter le i. amin’ny ankapobeny, ny fiso-
Comptoir de l’Or dans tous les loan-tena ny Tranombaro-
actes de la vie civile et en jus- bolamena eo anatrehan’ny
tice, tant en action qu’en dé- toe-javatra andavanandro sy
fense ; eny amin’ny fitsarana, na ho
mpitory izy na ho mpiaro ;
j. élaborer et proposer au mi- j. Ny famolavolana sy ny fanolo-
nistère de tutelle toute politique rana amin’ny minisitera
nouvelle jugée appropriée aux mpiahy ny politika vaovao he-
activités du Comptoir de l’Or ; verina ho mendrika amin’ireo
matoan-draharahan’ny Tra-
nombaro-bolamena.
k. contrôler et réviser, le cas k. fanaraha-maso sy fanama-
échéant, la (ou les) comptabi- rinana, raha toa ka misy, ny
lité(s) du Comptoir de l’Or ; (na ireo) kaontim-bolan’ny Tra-
nombaro-bolamena.
l. entretenir les rapports avec l. ny fikojakojana ny fifandrai-
les délégués du personnel. sana amin’ireo mpiandraikitra
ny mpiasa.
La Direction générale est Ny foibem-pitondrana anka-
composée des unités suivantes : pobe dia ahitana ireto manaraka
ireto :
- Secrétariat et Relations pu- - Sekretaria sy Fifandraisana
bliques ; amin’ny vahoaka ;
- Direction administrative et fi- - Foibem-pitondran-draharaha
nancière ; sy fitantanam-bola ;
- Direction technique et com- - Foibem-pitondrana ara-teknika
merciale ; sy ara-barotra ;
- Des Agences du Comptoir de - Ireo masoivohon’ny Tranom-
l’Or sont créées au fur et à me- baro-bolamena izay atsangana
sure du développement de ses arakaraky ny fandrosoan’ny
activités. asany.

Art. 9. – Les fonds du Comptoir And. 9. – Apetraka any amin’ny


de l’Or sont déposés au Trésor. « Trésor » ny volan’ny Tranom-
Toutefois, le Comptoir de l’Or peut baro-bolamena. Na dia izany aza,
se faire ouvrir, dans les limites de ny Tranombaro-bolamena dia afa-
ses besoins courants, des comptes ka manokatra, amin’ny farafa-
bancaires ou postaux dans les lo- hakelin’ ny zavatra ialainy, kaonty
calités où il mène ses activités. any amin’ny banky na any amin’ny
paositra any amin’ireo toerana
anaovany ny asany.

Art. 10. – La fonte et l’affinage And. 10. – Ny fandrendrehana


de l’or à l’état brut sont effectués sy ny fanadiovana ny volamena
par le Laboratoire National des Mi- amin’ny endriny tsy voasedra dia
nes ou les laboratoires agréés par ataon’ny Laboratoaram-pirenena
le Ministère chargé des Mines. Le momba ny Harena an-kibon’ny ta-
Comptoir de l’Or recourt à leurs ny na ireo laboratoara nanka-
services pour la fonte, l’affinage, le toavin’ny Minisitera miandraikitra
lingotage et le titrage de l’or. ny Harena an-kibon’ny tany. Ny
tranombaro-bolamena dia mana-
tona azy ireo amin’ny fandrendre-
hana sy fandiovana, « le lingo-
tage » sy ny fisedrana ny vola-
mena.
L’intervention de ces labora- Ny fandraisan’anjaran’ireo
toires est effectuée à titre onéreux. laboratoara ireo dia atao ara-bola.

Art. 11. – Les Agences du And. 11. – Ireo masoivohon’ny


Comptoir de l’Or sont créées par Tranombaro-bolamena dia atsan-
arrêtés du Ministre chargé des Mi- gana amin’ny alalan’ny didim-
nes sur proposition du Directeur pitondrana avy amin’ny Minisitra
Général. miandraikitra ny Harena an-kibon’
ny Tany araka ny tolo-kevitra avy
amin’ny Tale Jeneraly.

Art. 12. – Les agences ont And. 12. – Ny asan’ny maso-


pour mission, dans leur zone res- ivoho, ao amin’ny faritra ananany
pective de compétence, de repré- fahefana avy, dia ny fisoloan-tena
senter le Comptoir de l‘Or et ny Tranombaro-bolamena sy ny
d’exercer ses activités. A ce titre, fanatanterahana ny asany. Noho
chaque agence est notamment izany, ny masoivohom-pirenena
chargée d’exercer les pouvoirs à tsirairay avy dia miandraikitra ni-
elle délégués par le Directeur gé- drindra ny fampiasana ny fahefana
néral du Comptoir de l’Or et se nomen’ny Tale jeneralin’ny Tra-
rapportant à sa zone de compé- nombaro-bolamena azy ary maha-
tence. kasika ny faritra ananany fahefana.

Art. 13. – Chaque agence tient And. 13. – Ny masoivoho tsi-


à jour la (ou les) comptabilité(s) rairay avy dia mitana tsy ho maty
afférente(s) à ses activités et dont andro ny (na ireo) kaontim-bola
le plan de comptes reprend celui mifandray amin’ny matoandraha-
utilisé par la comptabilité centrale rahany ka ny drafitr’ireo kaonty dia
du Comptoir de l’Or. mandray indray ilay nampiasaina
tamin’ny fitantan-kaonty ifotony
momba ny Tranombaro-bolamena.

Art. 14. – Les fonds du And. 14. – Ny tahirin’ny Tra-


Comptoir de l’Or relatifs aux acti- nombaro-bolamena mikasika ireo
vités de l’agence sont déposés au asan’ny masoivoho dia apetraka
bureau du Trésor du ressort. Tou- ao amin’ny biraon’ny « Trésor » ao
tefois, le Comptoir de l’Or peut se amin’ny faritra iadidiana. Na dia
faire ouvrir, dans les limites des izany aza, ny Tranombaro-bola-
besoins courants de l’Agence, des mena dia afaka manokatra, amin’
comptes bancaires ou postaux ny farafahakelin’ny zavatra ilain’ny
dans la localité où celle-ci est ins- masoivoho andavanandro, ireo
tallée. kaonty any amin’ny banky na any
amin’ny paositra amin’ny toerana
izay itoerany.
Art. 15. – Les agences rendent And. 15. – Ireo masoivoho dia
compte de leurs activités au Di- manao tatitra momba ny asa
recteur Général du Comptoir de ataony amin’ny Tale jeneralin’ny
l’Or, outre les obligations à elles Tranombaro-bolamena, ankoatr’
imposées par le Titre III du décret ireo fepetra voadidy harahina
n° 95-326 du 03 Mai 1995 portant araka ny lohateny III amin’ny
création du Comptoir de l’Or. didim-panjakana faha-95-326 ta-
min’ny 3 mey 1995 ananganana ny
Tranombaro-bolamena

CHAPITRE II : TOKO II :
DU COMITE DE GESTION. MOMBA NY KOMITY MPITANTANA.

Art. 16. – Le Comité de Ges- And. 16. – Ny komity mpitan-


tion est un organe d’audit interne tana dia rantsa-mangaika iray
au Comptoir de l’Or. anaovana « audit » ao anatin’ny
Tranombaro-bolamena.

Art. 17. – Le Comité de Ges- And. 17. – Ny asan’ny Komity


tion a pour mission d’assurer la mpitantana dia fiantohana raha
conformité de la politique appli- mifanaraka ny politika ampiharin’ny
quée par le Comptoir de l’Or à la Tranombaro-bolamena sy ny poli-
politique nationale sur l’or ainsi que tikam-pirenena mikasika ny vola-
le suivi et le contrôle technique et mena ary koa ny fizohiana sy ny
financier des activités du Comptoir fanaraha-maso teknika sy ara-bola
de l’Or et de ses Agences sur tout ireo matoan-draharahan’ny Tra-
le territoire national. nombaro-bolamena sy ireo maso-
ivohony manerana ny tanim-pire-
nena.

Art. 18. – Le Comité de Ges- And. 18. – Ny Komity mpitan-


tion adresse un compte-rendu an- tana dia manolotra tatitra isan-
nuel de ses activités au Ministère taona momba ireo matoan-draha-
de tutelle, sans préjudice des rahany any amin’ny Minisitera
comptes-rendus supplémentaires mpiahy, izay tsy manakana ny fan-
que ce dernier peut lui demander gatahan’ny Minisitera mpiahy tati-
en cours d’exercice, pour les be- tra fanampiny amin’ny komity
soins de l’administration de l’Etat. mpitantana mandritra ny taom-
piasana noho ny zavatra ilain’ny
fandraharaham-panjakana.

Art. 19. – Le Comité de Ges- And. 19. – Ny Komity mpitan-


tion est composé de : tana dia misy :
- un (1) représentant du Minis- - solontena iray avy amin’ny
tère des Mines ; Minisitera miandraikitra ny Ha-
rena an-kibon’ny tany;
- un (1) représentant du Minis- - solontena iray avy amin’ny
tère chargé des Finances ; Minisitera maindraikitra ny Fi-
tantanam-bola ;
- un (1) représentant du Minis- - solontena iray avy amin’ny
tère chargé de la Justice ; Minisitera miandraikitra ny Fi-
tsarana ;
- un (1) représentant du Minis- - solontena iray avy amin’ny
tère chargé des Forces Ar- Minisitera miandraikitra ny Fo-
mées ; loalindahy ;
- deux (2) représentants des - solontena roa avy amin’ireo
Agences agréées ; masoivoho nankatoavina ;
- un (1) représentant du - solontena iray avy amin’ny
Comptoir de l’Or. Tranombaro-bolamena.
Chaque membre du Comité de Ny mambra tsirairay avy amin’
gestion dispose d’un suppléant. ny Komity mpitantana dia manana
mpisolo toerana avy.

Art. 20. – Le Comité de Ges- And. 20. – Ny Komity mpitan-


tion dispose d’une antenne locale tana dia manana fifandraisana eo
dénommée Comité local de an-toerana atao hoe Komity mpi-
Gestion compétente sur la zone tantana eo an-toerana mahefa
d’activité d’une agence du amin’ny faritra anaovana ny ma-
Comptoir de l’Or. toan-draharahan’ny masoivohon’ny
Tranombaro-bolamena.
Le Comité local de Gestion Ny Komity mpitantana eo an-
adresse un compte-rendu trimes- toerana dia manana fifandraisana
triel de ses activités au Ministère eo an-toerana atao hoe Komity
de tutelle, sans préjudice des mpitantana eo an-toerana mahefa
comptes-rendus qu’il est tenu amin’ny faritra anaovana ny ma-
d’adresser au Comité de Gestion. toan-draharahan’ny Masoivohon’ny
Tranombaro-bolamena.

Art. 21. – Le Comité local de And. 21. – Ny Komity mpitan-


Gestion est composé de : tana eo an-toerana dia misy :
- un (1) représentant de la Di- - solontena iray avy amin’ny
rection Provinciale chargée des foibem-paritany miandraikitra
Mines du ressort ; ny Harena an-kibon’ny Tany
any an-toerana ;
- un (1) représentant de la - solontena iray avy amin’ny
Commune du ressort de Kaominina iadidian’ny maso-
l’Agence ; ivoho eo an-toerana ;
- un (1) représentant de la - solontena iray avy amin’ny
Gendarmerie du ressort ; Zandarimaria ao amin’ny faritra
- un (1) représentant des iadidiany ;
Agences agréées du ressort. - solontena iray avy amin’ireo
masoivoho nankatoavina eo
an-toerana.
Chaque membre du Comité de Ny mambra tsirairay ao amin’ny
Gestion local dispose d’un sup- Komity mpitantana eo an-toerana
pléant. dia manana mpisolo toerana avy.

Art. 22. – Les taux des indem- And. 22. – Ny sandan’ny tam-
nités des membres du Comité de bin-karama omena ireo mambra ao
gestion ainsi que ceux du Comité amin’ny Komity mpitantana ary koa
local de Gestion seront fixés par ireo ao amin’ny Komity mpitantana
arrêté conjoint des Ministres eo an-toerana dia ho ferana araka
chargés respectivement des fi- ny didim-pitondrana iarahan’ny Mi-
nances et des Mines. nisitra miandraikitra ny Harena an-
kibon’ny tany sy ny Minisitra mian-
draikitra ny Fitantanam-bola ma-
nao.
Les membres du Comité de Ireo mambra ao amin’ny Ko-
Gestion sont nommés par arrêtés mity mpitantana dia tendrena amin’
du Ministre chargé des Mines sur ny alalan’ny didim-pitondrana
proposition des entités concer- ataon’ny Minisitra maindraikitra ny
nées. Harena an-kibon’ny tany araka ny
tolo-kevitry ireo voakasik’izany.

Art. 23. – Le mandat des And. 23. – Ny fe-potoana hia-


membres de la Gestion est de san’ireo mambra ao amin’ny
deux (2) ans. Il est renouvelable Komity mpitantana dia roa (2) tao-
pour la même durée. na. Azo havaozina izany amin’ ny
fe-potoana mitovy.

Art. 24. – Les représentants And. 24. – Ireo solontenan’ny


du Ministère chargé des Mines as- Minisitera miandrikitra ny Harena
surent la présidence des Comités an-kibon’ny tany no miadidy ny fi-
de Gestion. tarihana ireo Komity mpitantana.

Art. 25. – A peine de nullité, And. 25. – Mba tsy hahafoana


chaque intervention du Comité de azy, ny fandraisan’anjara tsirairay
Gestion est effectuée par trois (3) avy ataon’ny Komity mpitantana
de ses membres au moins. dia ataon’ny mambra telo farafa-
hakeliny.
Le Comité de gestion peut Ny Komity mpitantana dia
procéder à sa convenance à tout afaka manao araka izay mahamety
contrôle des documents tech- azy, ny fanaraha-maso ireo tahirin-
niques et financiers tenus par le kevitra ara-teknika sy ara-bola
comptoir de l’Or ou ses Agences. tànan’ny Tranombaro-bolamena na
ireo Masoivohony.
TITRE III : LOHATENY III :
DE L’ORGANISATION COMP- MOMBA NY LAMINA
TABLE ET FINANCIERE. ARA-PITATANAM-BOLA
SY ARA-BOLA.

Art. 26. – L’exercice comptable And. 26. – Ny taom-piasana


du Comptoir de l’Or commence le ara-pitantanam-bolan’ny Tranom-
premier janvier et se termine le baro-bolamena dia manomboka ny
trente et un décembre. voalohan’ny volana janoary ary
miafara ny 31 desambra.

Art. 27. – La gestion du budget And. 27. – Ny fitantanana ny


du Comptoir de l’Or, exécutée par tetibolan’ny Tranombaro-bola-
le Directeur Général, est soumise mena, tanterahin’ny Tale Jeneraly,
aux règles de la comptabilité dia fehezin’ny fitsipika momba ny
commerciale et du Plan comptable fitanan-kaonty ara-barotra sy ny
Général en vigueur. drafi-pitanan-kaonty ankapobe
manan-kery.
Toute passation de marché, Ny famindrana fifanaraham-
contrat ou convention d’un montant barotra, fifanarahana, na fifane-
supérieur à un seuil déterminé par kena rehetra ka mihoatra ny fetra
l’autorité de tutelle est soumise, farany ambany feran’ny manam-
après appel à la concurrence, à pahefana mpiahy ny teti-bidy dia
l’approbation de cette dernière. alefa, aorian’ny fitaomany mpifa-
ninana, ho toavin’io farany io.

Art. 28. – Les ressources et les And. 28. – Ireo loharanom-bola


charges du Comptoir de l’Or sont sy ireo loloha zakain’ny Tranomba-
définies par les articles 7, 8 et 9 du ro-bolamena dia feran’ny andininy
décret n° 95-326 du 3 mai 1995 faha-7, faha-8 ary faha-9 amin’ny
portant création du Comptoir de didim-panjakana laharana faha-
l’Or. 95-326 tamin’ny 3 mey 1995
ananganana ny Tranombaro-bola-
mena.

Art. 29. – Le cas échéant, And. 29. – Raha toa ka misy,


après constitution du Comptoir de aorian’ny fananganana ny Tra-
l’Or en Société anonyme, des nombaro-bolamena ho sosaiety tsy
commissaires aux comptes sont anavahana anarana, ireo mpana-
nommés par un décret sur pro- marin-kaonty dia tendrena amin’ny
position du Ministre chargé des alalan’ny didim-panjakana araka
Mines, après désignation par l’au- ny tolo-kevitry ny Minisitra mian-
torité de tutelle. draikitra ny Harena an-kibon’ny
tany, rehefa voafidin’ny manampa-
hefana mpiahy.
Art. 30. – La gestion du And. 30. – Ny fitantanana ny
Comptoir de l’Or est soumise au Tranombaro-bolamena dia ape-
contrôle de la Chambre des traka eo ambany fanaraha-mason’
comptes de la Cour Suprême. ny Fitsarana tampony misahana ny
Fitanam-bola.
Les dispositions du présent ar- Ny fepetra soritan’ity andininy
ticle ne font pas obstacle au ity dia tsy misakana ny fanaraha-
contrôle de l’Inspection Générale maso ataon’ny fisafoan-draha-
de l’Etat ainsi qu’à tout contrôle ou raham-panjakana ankapobe na
audit externe jugés nécessaires, à izay fanaraha-maso rehetra na ny
tout moment, par l’autorité de tu- fanamarinan’ny manam-pahaizana
telle, sur la gestion financière du manokana amin’izany avy any
Comptoir de l’Or. ivelan’ny orinasa raha heverina
ilaina, amin’ny fotoana rehetra, avy
amin’ny manampahefana mpiahy,
amin’ny fitantanana ara-bolan’ny
Tranombaro-bolamena.

Art. 31. – Dans le trimestre qui And. 31. – Ao anatin’ny telo


suit la clôture de l’exercice, le Di- volana manaraka ny fiafaran’ny
recteur Général du Comptoir de taom-piasana, ny Tale jeneralin’ny
l’Or présente à l’autorité de tutelle, Tranombaro-bolamena dia mano-
pour approbation : lotra amin’ny manampahefana
mpiahy mba ho toavina :
- le rapport d’exécution tech- - ny tatitra momba ny fanatante-
nique du programme d’acti- rahana ara-teknika ny fanda-
vités ; haran’asa ;
- les comptes financiers ; - ny kaontim-pitantanana ;
- le rapport d’audit externe. - ny tatitra momba ny manam-
pahaizana.
L’approbation de l’autorité de Ny fanakatoavan’ny manampa-
tutelle vaut quitus pour l’exercice hefana mpiahy dia zary fanalana
considéré. arakaraka amin’ny taom-piasana
raisina.

TITRE IV : LOHATENY IV :
DU CONTENTIEUX. MOMBA NY FIFANOLANANA.

Art. 32. – Tous différents nés And. 32. – Ny fifanolanana re-


de l’exercice des activités du hetra ateraky ny fanatanterahana
Comptoir de l’Or relèvent du droit ny asan’ny Tranombaro-bolamena
commun et de la juridiction dia fehezin’ny lalàna iraisana sy ny
compétente au lieu de son siège. fitsarana mahefa eo an-toerana.
TITRE V : LOHATENY V :
DISPOSITIONS FINALES. MOMBA NY FEPETRA FAM A-
RANANA.

Art. 33. – Des textes régle- And. 33. – Ireo rijan-tenin-


mentaires fixeront en tant que de dalàna no hametra raha misy ilana
besoin les modalités d’application izany ireo fepetra fampiharana ity
du présent décret. didim-panjakana ity.

Art. 34. – Toutes dispositions And. 34. – Foanana ary dia


antérieures, contraires au pré- foana ireo fepetra teo aloha, mifa-
sent décret, sont et demeurent nohitra amin’ity didim-panjakana
abrogées. ity.

Art. 35. – En cas de nécessité And. 35. – Raha misy ilana azy
et sur proposition motivée du Di- araka ny tolo-kevitry ny Tale jene-
recteur général, la constitution du raly, ny fananganana ny Tranom-
Comptoir de l’Or en Société ano- baro-bolamena ho sosaiety tsy
nyme est entreprise, en procédant anavahana anarana dia raisiny,
notamment : indrindra toy izao :
- à la recherche des partenaires - ny fikarohana ireo mpifarim-
sociaux ; bona eo amin’ny lafiny sosialy ;
- à la fixation de la durée de - ny famerana ny faharetan’ny
l’association ; taom-piasan’ny fikambanana ;
- à la fixation de la composition - ny famerana ny ao anatiny sy
et du montant du capital social ny habetsahan’ny renivolam-
ainsi qu’au suivi de la libération pikambanana ary koa ny fizo-
des souscriptions respectives hiana ny famoahana ireo
des associés ; tonom-bolan’ny mpikambana
tsirairay avy ;
- au dépôt des statuts ainsi - ny fametrahana ny fitsipi-
complétés au greffe ; pikambanana efa nofenoina tao
amin’ny firaketan-draharahaha;
- l’immatriculation du Comptoir - ny fanoratana ny Tranombaro-
de l’Or au registre du commerce. bolamena ao amin’ny rejisitry
ny varotra.

Art. 36. – Le Ministre de And. 36. – Ny Minisitry ny He-


l’Energie et des Mines et le Mi- rim-pamokarana sy ny Harena an-
nistre du Budget, des Finances et kibon’ny tany, ny Minisitry ny Teti-
du Plan sont chargés, chacun en bola sy ny Fitatanam-bola ary ny
ce qui concerne, de l’exécution du Tetipivoarana no miandraikitra,
présent décret qui sera publié au araka ny tandrify azy avy, ny fa-
Journal officiel de la République. natanterahana ity didim-panjakana
ity, izay havoaka ao amin’ny Ga-
zetim-panjakan’ ny Repoblika.
III.4. ARRETE III.4. DIDIM-PITONDRANA
N° 765/96/MEM/SG//DG/DMI N° 765/96/MEM/SG//DG/DMI
du 22 février 1996 tamin’ny 22 febroary 1996
portant modèles des permis manoritra ireo modelin’ny fa-
miniers (J.O. n°2374 du hazoan-dàlana momba ny ha-
22.7.96, p. 1561) rena an-kibon’ny tany (Idem)

Art. 1. – En application des And. 1. – Ho fampiharana ny


dispositions de l’article 154 de la fepetra voalazan’ny andininy faha-
loi n° 95-016 du 9 août 1995 por- 154 ao amin’ny lalàna laharana
tant Code minier, les permis mi- faha-95-016 tamin’ny 9 aogositra
niers sont établis suivant les mo- 1995 mikasika ny Fehezan-dàlana
dèles présentés en annexés I, II et mifehy ny Harena an-kibon’ny ta-
III du présent arrêté. ny dia arafitra araka ireo modely
hita ao amin’ny tovana I, II ary III
amin’ity didim-pitondrana ity.

Art. 2. – Le Directeur central et And. 2. – Ny Tale ao amin’ny


les directeurs provinciaux chargés Foibe sy ireo talen-paritra mian-
des mines sont chargés chacun en draikitra ny harena an-kibon’ny ta-
ce qui le concerne de l’exécution ny miadidy araka izay manan-drify
du présent arrêté qui sera enre- azy avy, ny fanatanterahana ity
gistré et publié au Journal officiel didim-pitondrana ity izay ho raketi-
de la République. na am-boky ary havoaka amin’ny
Gazetim-panjakan’ny Re-poblika.
MINISITERAN’NY HERIM-PAMOKARANA
SY NY HARENA AN-KIBON’NY TANY
Tovana I amin’ny lalàna laharana faha-95-016 tamin’ny 9 aogositra
1995 momba ny lalàna mifehy ny Harena an-kibon’ny tany
Annexe I à la loi n° 95-016 du 9 aogositra 1995 portant Code minier
PERMIS MINIER DE TYPE I
FAHAZOAN-DALANA SOKAJY I

Par décision n° ……………………………………... en date du .......…............


Araka ny fanapahana laharana faha- tamin’ny
il est octroyé/cédé/muté au nom de ...............................................................
dia omena/atolotra/afindra amin’ny anaran’i
domicilé(é) : ...................................................................................................
monina ao
titulaire de la CIN N° ............................………….... du ..................................
mitondra ny kara-panondro laharana faha- tamin’ny
un permis minier de type valable la ou les substance(s) indiquée(s) ci-dessous.
ny fahazoan-dalàna sokajy I ho an’ireo akora voalaza etsy ambany.
Le périmètre dudit permis a la forme d’un ou plusieurs carré(s) de deux kilo -
mètres cinq cents mètres (2,5 km) de côté et dont le(s) centre(s) a (ont), sui-
vant le système de projection Laborde, pour coordonnées ;
NY vakimparitra misy io fahazoan-dàlana io dia miendrika efamira iray na ma-
romaro mirefy roa kilometatra sy sasany ny lafiny ary ny ivony dia manana fan-
gitra, araka ny fanipazana Laborde, toy izao manaraka izao ;

XV YV Substance(s) Département Commune


……………… ……………… ……………… ……………… ………………
……………… ……………… ……………… ……………… ………………

Soit au total : ….............................................(.........) carré(s)


Izay miisa efamira
Zone d’opération choisie : Carte n°...….... à l’echelle 1/100.000 du FTM.
Faritra nofidina Sarintany araka ny valandòtra
Région :
Le présent permis minier est valable pour trois années à compter du :
..........…..
Ity fahazoan-dàlana ity dia manan-kery mandritra ny telo taona
manomboka ny

.........................., le ..........................
SITUATION GEOGRAPHIQUE
FAMARITANA ARA-JEOGRAFIA
EXTRAIT DE CARTE
RAKI-TSARINTANY
RENOUVELLEMENT
FANAVAOZANA

Conformément aux articles 28, 29 et 30 de la loi


Araka ny voalazan’ny andininy faha-28-29 sy faha-30
portant Code minier,
ao amin’ny lalàna mifehy ny Harena an-kibon’ny tany
le permis minier de type I
ny fahazoan-dàlana sokajy I
N°............................................
est renouvelé pour une durée de deux ans
dia havaozina hanan-kery mandritra ny roa taona
à compter du ...............................
manomboka ny

.............................., le ..............................

INSCRIPTIONS DIVERSES
FANAMARIHANA SAMIHAFA

Extension de substances(s) Carré (s) ou substance(s)


non renouvelé(s)
Fanitarana akora Efamira na akora tsy
nohavaozina
Partenariat Cession/Mutation
Fiaraha-miasa Fanolorana/Famindrana
Annulation Renonciation
Fanafoanana Fandaozana

AVIS IMPORTANT

Le titulaire du présent permis doit :


• adresser à la Direction régionale concernée :
- un (1) rapport trimestriel en deux (2) exemplaires au plus tard un (1) mois
après le trimestre ;
- un (1) rapport annuel en deux (2) exemplaires avant le 31 mars de
l’année suivante ;
- sa demande de renouvellement quatre (4) mois avant la date d’expi-
ration.
• se présenter :
- à l’autorité locale du lieu et y déposer une photocopie dûment légalisée du
présent permis.
• remettre à la Direction régionale concernée :
- le titre invalidé (annulé ou renoncé) ainsi que les registres y afférents.
Tovana II sy III amin’ny lalàna laharana faha-95-016 tamin’ny 9 aogo-
sitra 1995 momba ny lalàna mifehy ny Harena an-kibon’ny tany
Annexe II et III à la loi n° 95-016 du 9 août 1995 portant Code minier
PERMIS D’EXPLOITATION MINIERE DE TYPE II. III
FAHAZOAN-DALANA HITRANDRAKA SOKAJY II. III
N°_______________

Par arrêté n°...............................………...….. en date du


……..…….....................
Araka ny didim-pitondrana laharana faha- tamin’ny
il est octroyé/cédé/muté au nom
de..........................................…………………....
dia omena /atolotra/afindra amin’ny
domicilé(e) : ..................................................................................………………..
monina ao
un permis d’exploitation minière de type II, III valable pour la ou les substances
indiquées ci-dessous.
ny fahazoan-dalàna hitrandraka sokajy II, III ho an’ireo voalaza etsy ambony
Le périmètre dudit permis a la forme d’un ou plusieurs carrés(s) de deux kilo-
mètre cinq cents mètres (2,500 km) de côté et dont le(s)
centre(s) a (ont), suivant le système de projection Laborde, pour coordonnées :
Ny vakimparitra misy io fahazoan-dàlana io, dia miendrika efamira iray na ma-
romaro mirefy roa kilaometatra sy sasany ny lafiny ary ny ivony dia manana
fangitra, araka ny fanipazana Laborde, toy izao manaraka izao :

Xv Yv Substance(s) Département Commune


…………….… …………….… …………….… …………….… …………….…
………………. ………………. ………………. ………………. ……………….

Soit au total ......................…………………………. (.......) Carré(s)


Izay miisa efamira
Zone d’opération choisie : Carte n° ..........….. à l’echelle 1/100 000 du
FTM
Faritra nofidiana Saritany araka ny mari-drefy
Région
Le présent permis minier est valable pour trois années à compter du ...............
Ity fahazoan-dàlana ity dia manan-kery mandritra ny telo taona
manomboka ny

.............................., le ..............................
SITUATION GEOGRAPHIQUE
FAMARITANA ARA-JOEGRAFIA
EXTRAIT DE CARTE
RAKI-TSARINTANY
RENOUVELLEMENT
FANAVAOZANA
Conformément aux articles 28, 29 et 30, 31 de la loi
Araka ny voalazan’ny andininy faha-28, faha-29 faha-30 sy faha-31
portant Code minier,
ao amin’ny lalàna mifehy ny Harena an-kibon’ny tany,
le permis minier de type II, III
Ny fahazoan-dàlana sokajy II, III
N° ……………………
est renouvelé pour une durée de …......ans
dia havaozina hanan-kery mandritra ny .....taona
à compter du .......................................................
manomboka ny
Antananarivo, le
INSCRIPTIONS DIVERSES
FANAMARIHANA SAMIHAFA
EXTENSION DE SUBSTANCE(S)
Extension de substance(s) Carrés(s) ou substances(s)
non renouvelé(s)
Fanitarana akora Efamira na Akora
tsy nohavaozina
Partenariat Cession/Mutation
Fiaraha-miasa Fanolorana/Famindrana
Annulation Renonciation
Fanafoanana Fandaozana
AVIS IMPORTANT
Le Titulaire du présent permis doit :
• adresser à la Direction régionale concernée :
- un (1) rapport trimestriel en deux (2) exemplaires au plus tard un (1) mois
après le trimestre
- un (1) rapport annuel en deux (2) exemplaires avant le 31 mars de l’année
suivante,
- sa demande de renouvellement quatre(4) mois avant la date d’expiration.
• se présenter :
- à l’autorité locale du lieu et y déposer une photocopie dûment légalisée du
présent permis.
• remettre à la Direction régionale concernée :
- le titre invalidé (annulé ou renoncé) ainsi que les registres y afférents.
III.5. ARRETE N° 1187/96 III.5. DIDIM-PITONDRANA
du 15 mars 1996 N°1187/96
relatif aux agences agréées tamin’ny 15 martsa 1996
au Comptoir de l’Or et por- mikasika ny masoivohon'ny
tant définition du cahier de Tranombaro-bolamena nan-
charges-type (J.O n°2359 du katoavina sy ny famaritana
22.4.96, p. 1082) ny bokin'andraikitra filamatra
(Idem)
Article premier. – Les sociétés Andininy voalohany. – Ireo
de droit malagasy désirant béné- sosaiety fehezin'ny lalàna mala-
ficier des dispositions de l’article 4 gasy te-hisitrika amin'ireo fepetra
du décret n° 95-326 du 3 mai 1995 voalazan'ny andininy faha-4 amin'
susvisé, sont tenues de se confor- ny didim-panjakana laharana faha-
mer aux dispositions du présent 95-326 tamin'ny 3 mey 1995,
arrêté ainsi qu’aux prescriptions du voatondro etsy ambony, dia tsy
cahier de charges-type en annexe maintsy manaraka ny fepetra so-
II. ritan'ny didim-pitondrana ity ary
koa ireo famarafaran-teny raketin'
ny bokin'andraikitra filamatra hita
ao amin'ny tovana II.
Art. 2. – La demande d’agré- And. 2. – Ny fangatahana fan-
ment de mise en place et de ges- katoavana ny fananganana ary fi-
tion agréée établie en triple exem- tantanana Masoivoho iray nanka-
plaire conformément au modèle toavina, atao telo sosona araka ny
joint en annexe I et appuyée en modely ao amin'ny tovana I ary
cahier de charges dûment rempli hamafisina amin 'ny bokin'andrai-
et signé par le représentant légal kitra voafeno sady vita sonian'ny
de la société, et adressé à Mon- solontenan'ny sosaiety ara-dalàna
sieur le Ministre chargé des Mines, dia alefa amin'Andriamatoa Mini-
sous couvert de la Direction pro- sitra miandraikitra ny Harena an-
vinciale chargée des Mines. kibon'ny tany, ampandalovina
amin'ny Foibem-paritra miandrai-
kitra ny Harena an-kibon'ny tany.
Art. 3. – La décision d’agré- And. 3. – Ny fanapahana
ment de l’agence agréée n’est dé- anomezana fankatoavana an'ilay
livrée qu’au vu du procès-verbal de Masoivoho notoavina dia tsy
réception des moyens lo- avoaka raha tsy eo ny fitanana an-
gistiques et techniques stipulés tsoratra ny fanekena ireo hoenti-
dans le cahier de charges. manatanteraka ara-pitaovana sy
teknika voasoratra ao anatin'ny
bokin'andraikitra.
Ce procès verbal est établi par Io fitanana an-tsoratra io dia
des agents du Ministère chargé ataon'ireo mpiasa ao amin'ny Mini-
des Mines dûment mandaté à cet sitera miandraikitra ny Harena an-
effet. kibon'ny tany nomem-pahefana
hanao izany.
Il appartient au requérant de Anjaran'ny mpanao fangata-
solliciter au Ministère chargé des hana ny miangavy ny Minisitera
Mines de procéder à cette récep- miandraikitra ny Harena an-kibon'
tion. Tous les frais occasionnés ny tany hanatontosana izany fane-
par ladite réception sont à la kena fandraisana fitaovana izany.
charge du requérant. Ny fandaniana rehetra amin'io fa-
nekena io dia iantohan'ny mpanao
fangatahana.

Art. 4. – La durée de validité de And. 4. – Ny fotoam-paha-


l’agrément en tant qu’ « Agence retan'ny fankatoavana ho « Maso-
Agréée du Comptoir de l’Or » est ivoho nankatoavina » ny Tranom-
de deux (2) ans, renouvelable une baro-bolamena dia roa (2) taona,
ou plusieurs fois pour la même du- azo havaozina indray mandeha na
rée. im-betsaka ka mitovy ihany ny fe-
potoana aharetany.
Toutefois, en cas de manque- Na izany aza anefa, raha misy
ment délibéré aux engagements et tsy fanatontosana an-kitsirano ireo
obligations souscrites dans le ca- ankibolana sy adidy aman'andrai-
hier de charges dûment constaté kitra voasoritra tao anatin'ny bokin'
par un procès-verbal dressé par andraikitra, voazaha fototra ara-
l’administration minière, l’agrément dalàna tamin'ny fitanana an-
sera retiré par décision du Ministre tsoratra ataon'ny Fanjakana, dia
chargé des Mines sans que tsoahana araka ny fanapahana
l’agence agréée puisse prétendre raisin'ny Minisitra miandraikitra ny
à une indemnisation. Harena an-kibon'ny tany ny fan-
katoavana ary amin'izany tsy afa-
mitaky onitra ilay masoivoho.

Art. 5. – La demande de re- And. 5. – Ny fangatahana fa-


nouvellement de l’agrément est navaozana ny fankatoavana dia
déposée trois (3) mois avant la apetraka ao anatin'ny telo (3) vo-
date de son expiration confor- lana alohan'ny vaninandro maha-
mément aux dispositions de l’ar- dila ny mampanan-kery azy, araka
ticle 2 ci-dessus. ny fepetra voalazan'ny andininy
faha-2 etsy ambony.

Art. 6. – Le renouvellement est And. 6. – Ekena ny fanavao-


accordé si le bénéficiaire a res- zana raha nohajain'ilay nahazo
pecté : fankatoavana :
- les dispositions du cahier de - ireo fepetra ao amin'ny bokin'
charges en vertu duquel l’agré- andraikitra nanomezana ny
ment a été octroyé ; fankatoavana ;
- les obligations légales pres- - ireo adidy aman'andraikitra
crites. soritan'ny lalàna.
Art. 7. – Les droits d’octroi et And. 7. – Ny saran'ny fanome-
de renouvellement de l’Agrément zana sy fanavaozana ny fankatoa-
de l’agence agréée sont respecti- vana dia ferana, avy, ho efatra
vement fixés à deux millions de hetsy Ariary (400.000 Ariary) sy
francs Malagasy (2.000.000 FMG) enina hetsy Ariary (600.000
et à trois millions de francs Mala- Ariary). Kajiana ary raisina, na eo
gasy (3.000.000 FMG). Ils sont li- amin'ny biraon'ny tahirim-bolam-
quidés et perçus, soit auprès d’une panjakana, na eo amin'ny birao
trésorerie principale, soit auprès fitakian-ketra eo an-toerana izany,
d’une perception principale du res- araka ny fanambarana ataon'ny
sort, sur déclaration souscrite par mpanao fangatahana. Avy eo iza-
le requérant. Ils sont ensuite ré- ny dia tsinjaraina araka ireo fepetra
partis selon les dispositions de voalazan'ny andininy faha-109
l’article 109 de la loi n° 95-016 du 9 amin'ny lalàna laharana faha-95-
août 1995 portant Code 016 tamin'ny 9 aogositra 1995 mi-
minier. kasika ny Fehezan-dalàna momba
ny Harena an-kibon'ny tany.
La délivrance de la décision Ny famoahana ny fanapahana
d’agrément ne peut se faire que fankatoavana dia tsy azo atao raha
sur présentation du récépissé de tsy aseho ny tapakila fanamari-
paiement des droits d’octroi ou de nana ny nandoavana ireo saran'ny
renouvellement. fanomezana na fanavaozana.

Art. 8. – L’agence agréée est And. 8. – Ny Masoivoho nan-


tenue de fournir mensuellement et katoavina dia tsy maintsy manome
annuellement à la Direction provin- isam-bolana ary koa isan-taona ho
ciale chargée des Mines du ressort an'ny Foibem-paritra miandraikitra
et au Comptoir de l’Or, un rapport ny Harena an-kibon'ny tany eo an-
technique et financier sur ses acti- toerana ary ho an'ny Tranombaro-
vités. bolamena, tatitra teknika sy ara-
bola mikasika ny asa nataony.

Art. 9. – L’Administration mi- And. 9. – Ny Fandraharaham-


nière du ressort doit établir un rap- panjakana misahana ny Harena
port trimestriel de suivi et an-kibon'ny tany eo an-toerana dia
d’évaluation de l’activité de chaque tsy maintsy manao tatitra isan-telo
agence agréée, adressé au Minis- volana mikasika ny fanaraha-maso
tère chargé des Mines (Direction sy ny fanombatombanana ny asa
des Mines). nataon'ny Masoivoho nankatoavina
isan’isany izay, alefany amin'ny
Minisitera miandraikitra ny Harena
an-kibon'ny tany (Foibem-pitan-
tanana ny Harena an-kibon'ny ta-
ny).
Art. 10. – L’équivalent de 20% And. 10. – Raha toa ka misy
de la quantité à exporter et au prix fanondranana ny volamena voa-
pratiqué par ce dernier. angona, ny Masoivoho nankatoa-
vina dia tsy maintsy mivarotra
amin'ny Tranombaro-bolamena ny
mitovy amin'ny 20 isan-jato ny ha-
betsahan'ny haondrana, ary
amin'ny vidiny ampiharin'ity farany
ity.
En ce qui concerne le rapa- Mikasika ny fampodiana ny
triement de devises, l’Agence vola vahiny, ny Masoivoho nanka-
agréée doit respecter les dispos i- toavina dia tsy maintsy manaja ireo
tions légales et réglementaires sur fepetra voalazan'ny didy aman-
l’exportation de l’or. dalàna ary fitsipika mikasika ny a
f-
nondranana volamena.

Art. 11. – Toutes dispositions And. 11. – Foanana ary dia


réglementaires antérieures contraires foana ny fepetra ara-pitsipika re-
à celles du présent arrêté sont et hetra teo aloha mifanohitra amin'
demeurent abrogées. izay voalazan'ny didim-pitondrana
ity.

Art. 12. – Le Directeur des And. 12. – Ny Talen'ny Harena


Mines et les Directeurs Provinciaux an-kibon'ny tany sy ireo Talem-
chargés chacun ce qui concerne paritra miandraikitra ny Harena an-
de l’exécution du présent arrêté kibon'ny tany no miadidy, araka ny
qui sera enregistré et publié au tandrify azy avy, ny fanatantera-
Journal officiel de la République. hana ity didim-pitondrana ity izay
horaiketina am-boky sy havoaka
amin'ny Gazetim-panjakan'ny Re-
poblika.
III.6. ARRETE III.6. DIDIM-PITONDRANA
INTERMINISTERIEL IRAISAN’NY MINISITERA
N°2724/96- MEM/MIDST N°2724/96-MEM/MIDST
du 17 mai 1996 tamin’ny 17 mey 1996
fixant le mode de fonction- amaritana ny fomba fiasan’ny
nement du Comité d'Octroi Komity mpanome ny fanka-
d'Agrément de collecteur toavana ho mpanangom-
d'Or (JO du 1.7.1996) bolamena (Idem)

Article premier. – En applica- Andininy voalohany. – Ho


tion des dispositions de l'article 26 fampiharana ny fepetra voalazan’
du décret n° 95-325 susvisé le ny andininy faha-26 ao amin’ny
mode de fonctionnement du didim-panjakana laharana faha-
Comité d'octroi d'agrément en 95-325 voalaza etsy ambony, ny
qualité de collecteur d'or est défini fomba fiasan’ny Komity mpanome
par les dispositions du présent ar- ny fankatoavana ho mpanangom-
rêté. bolamena, dia faritana amin’ny
alalan’ny fepetra voalazan’ity
didim-pitondrana ity.

Art. 2. – Le comité se réunit à And. 2. – Ny Komity dia mivory


chaque fin du mois courant jour isaky ny faran’ny volana itsahana,
ouvrable sur convocation de son ka andro fiasana, araka ny fian-
Président. tsoana ataon’ny Filohany.

Art. 3. – Le Président du And. 3. – Ny Filohan’ny Komity


comité désigne un fonctionnaire ou no manendry mpiasam-panjakana
agent placé sous ses ordres pour iray na mpandraharaha iray eo
assurer le secrétariat du comité. ambany fahefany hisahana ny
sekretarian’ny Komity.

Art. 4. – La demande d'agré- And. 4. – Ny fangatahana fan-


ment est instruite par le secrétariat katoavana dia dinihin’ny sekre-
du comité d'octroi qui procède à la teran’ny Komity mpanome izany
préparation du dossier à présenter izay mikarakara ny fanomanana ny
à la commission. antontan-taratasy atolotra amin’ny
kaomisiona.

Art. 5. – En cas de rejet pour ir- And. 5. – Raha misy fanda-


régularités susceptibles d'être vana noho ny tsy fanarahan-
amendées, le requérant dispose dalàna azo arenina, dia manana
d'un délai de un (1) mois pour ré- fe-potoana iray (1) volana ny
gulariser sa demande. Passé ce mpangataka mba hanitsiana ny
délai, la demande est rejetée. fangatahany. Dila io fe-potoana io,
dia tsy raisina ny fangatahana.
Art. 6. – La délibération prise And. 6. – Ny fanapaha-kevitra
par le comité d'octroi prend effet si raisin’ny Komity mpanome ny fan-
les deux-tiers (2/3) des membres katoavana dia manan-kery raha
qui le composent sont présents. toa ny (2/3) roa ampahatelon’ny
mpikambana ao aminy ka mana-
trika eo.

Art. 7. – Les délibérations sont And. 7. – Ny fanapaha-kevitra


prises à la majorités des membres dia raisina rahefa lany eran’ny
présents en cas de partage des maro an’isa amin’ny mpikambana
voix, celle du Président est pré- tonga manatrika eo. Raha mitovy
pondérante. ny isam-bato dia izay iandanian’ny
Filoha no manan-danja.

Art. 8. – Les décisions d'octroi And. 8. – Ny fanapaha-kevitra


d'agrément en qualité de collecteur fanomezana na fandavana ny fan-
d'or ou de rejet, sont notifiées aux katoavana ho mpanangom-bola-
requérants au plus tard dans les mena dia ampahafantarina ny
trente (30) jours qui suivent la prise mpangataka, farafahelany ao amin’
de décision. ny telopolo (30) andro manaraka
ny nandraisana azy.

Art. 9. – Les copies des déci- And. 9. – Ny kopian’ny fanapa-


sions d'octroi de l'agrément ou du hana hanomezana na handavana
rejet doivent parvenir à la Direction ny fankatoavana dia tokony ho
chargée des Mines du ressort dans tonga any amin’ny Foibem-piton-
les trente (30) jours qui suivent la drana miandraikitra ny Harena an-
prise de décision. kibon’ny tany ao anatin’ny telopolo
(30) andro manaraka ny nandrai-
sana ny fanapahana.

Art. 10. – Le procès-verbal de And. 10. – Ny fitànana an-


la réunion est dressé par le Se- tsoratra ny fivoriana dia ataon’ny
crétariat du comité, sous l'égide du sekreteran’ny Komity, eo ambany
Président, qui se chargera d'en fitarihan’ny Filoha izay hiandraikitra
envoyer deux (2) copies à la ny fandefasana Kopia roa (2)
Direction Régionale chargée des amin’izany any amin’ny Foibem-
Mines du ressort qui en trans- pitondram-paritra miandraikitra ny
mettra une copie au Ministère Harena an-kibon’ny tany voa-
chargé des Mines. kasik’izany, ka ity farany ity no
handefa kopia iray amin’izany any
amin’ny Minisitera miandraikitra ny
Harena an-kibon’ny tany.

Art. 11. – Le renouvellement And. 11. – Ny fanavaozana ny


de l'agrément suit la même procé- fankatoavana dia manaraka ny
dure que celle de l'octroi initial. paika mitovy amin’izay arahina
tamin’ny fanomezana izany tany
am-boalohany.

Art.12. – La liquidation et la And 12. – Ny fanefana ny fan-


perception des droits résultant de draisana ny sara nateraky ny fa-
la décision d'octroi ou de renou- nomezana ny fanapahana fan-
vellement de l'agrément sont ef- draiketana na fanavaozana ny fan-
fectuées au vu d'un imprimé tiré katoavana dia atao amin’ny alalan’
d'un registre coté et paraphé par la ny taratasy vita pirinty nalaina avy
Direction régionale chargée des amin’ny rejisitra voaisa sy voaso-
Mines et dont le modèle sera fixé nian’ny Foibem-pitondram-paritra
par voie réglementaire. miandraikitra ny Harena an-kibon’
ny tany ka ny modely momba izany
dia hoferana amin’ny alalan’ny didy
amam-pitsipika.

Art. 13. – Le montant des And. 13. – Ny habetsahan’ny


droits visés à l'article 12 ci-dessus, sara voasoritra ao amin’ny andi-
stipulé à l'article 35 du décret niny faha-12 etsy ambony ary voa-
n° 95-325 du 3 mai 1995 fixant le laza ao amin’ny andininy faha-35
régime de l'or est reparti confor- amin’ny didim-panjakana laharana
mément aux dispositions de l'ar- faha-95-325 tamin’ny 3 mey 1995
ticle 109 de la loi n° 95-016 du manoritra ny sata mifehy ny vola-
9 août 1995 portant Code minier. mena, dia tsinjaraina araka ny fe-
petra voalazan’ny andininy faha-
109 ao amin’ny lalàna laharana
faha-95-016 tamin’ny 9 aogositra
1995 anaovana ny Fehezan-
dalàna momba ny Harena an-
kibon’ny tany.

Art. 14. – Les Présidents de And. 14. – Ny Filohan’ny Dele-


Délégations Spéciales des Fivon- gasiona manokana any amin’ny
dronampokontany et les Directeurs Fivondronampokontany sy ny
Régionaux chargés des Mines sont Talem-paritra miandraikitra ny Ha-
chargés, chacun en ce qui le rena an-kibon’ny tany no miadidy,
concerne de l'exécution du présent araka ny tandrify azy avy, ny fa-
arrêté qui sera enregistré commu- natanterahana izao didim-piton-
niqué partout ou besoin sera et drana izao, izay horaketina am-
publié au Journal officiel de la Ré- boky sy hampahafantarina na aiza
publique. na aiza ilàna izany ary havoaka
amin’ny Gazetim-panjakan’ny Re-
poblika.
III.7. ARRETE N° 9737/96 du 5 décembre 1996
fixant les modalités de recrutement de personnel du
Comptoir de l’Or (J.O. n° 2412 du 3.2.97, p. 260 ).

Article premier. – Une commission interne et ad hoc est créée au sein


du Ministère

Art. 2. – Cette commission a pour mission unique de recruter le per-


sonnel du Comptoir de l’Or

Art. 3. – Pour ce faire, la commission exerce des pouvoirs délibératifs.

Art. 4. – Le Ministre de l’Energie et des Mines arrêtera par voie régle-


mentaire la liste des membres, dont la fonction est gratuite.
III.8. ARRETE N°860/97 du 5 décembre 1996
portant création d’une agence du Comptoir à Ejeda, Fivondronana
d’Ampanihy, Faritany de Toliara

Article premier. – En application de l’article 2 de l’arrêté n° 719/97 du


21 janvier 1997, une Agence du Comptoir de l’Or est créée à Ejeda, Fivon-
dronana d’Ampanihy, Faritany de Toliara.

Art. 2. – La structure, les modalités de fonctionnement ainsi que la


mission de l’Agence doivent être conformes aux dispositions stipulées par
l’Arrêté précité.

Art. 3. – Le Secrétaire Général, le Directeur Technique et Commercial


sont chargés chacun en ce qui concerne de l’exécution du présent arrêté
qui sera publié au Journal officiel de la République.
IV.1. ARRETE IV.1. DIDIM-PITONDRANA
INTERMINISTERIEL IRAISAN’NY MINISITERA
N° 3801/93 MEM/MF/MBP N° 3801/ 93- MEM/M/MBP
du 26 juillet 1993 tamin’ny 26 jolay 1993
(J.O. n° 2198 du 2.8.93, p 1861) (Idem)

Par arrêté interministériel Noho ny didim-pitondrana irai-


n° 3801/93-MEM/MF/MBP du Mi- san’ny Minisitera laharana faha-
nistre de l’Energie et des Mines, du 3801/93-MEM/M/MBP nataon’ny
Ministre des Finances, et du Ministre Minisitry ny Herim-pamokarana sy
du Budget et du Plan, en date du 26 ny Harena an-kibon’ny tany, sy ny
juillet 1993, en application des dis- Minisitry ny Fitantanam-bola, ary
positions de l’article 79 de la loi ny Minisitry ny Teti-bola sy ny Teti-
n° 90-017 du 20 juillet 1990, la pivoarana, tamin’ny 26 jolay 1993,
« valeur carreau-mine » des subs- ho fampiharana ny fepetra voa-
tances minières, est fixée comme lazan’ny andininy faha-79 amin’ny
suit : lalàna laharana faha-90-017 tamin’
ny 20 jolay 1990, ny « valeur
carreau-mine » amin’ny harena an-
kibon’ny tany dia ferana toy izao
manaraka izao :

A. Métaux précieux : A. Metaly sarobidy :


Valeur marchande Sandam-bidy ivarotana azy
en FMG par gramme amin’ny Iraimbillanja
isaky ny grama
- Platine 35 000 - Platine35 000

- Or 15 000 - Volamena ................15 000

- Argent 2 000 - Volafotsy .......................... 2 000

B. Gemmes B. Vatosoa

Pour les autres substances Momba ny akora hafa tsy


non énumérées dans l’alinéa ci- voatanisa eo amin’ny andàlana
dessus notamment celles ex- etsy ambony, indrindra ireo
traites en vue de leur négociation izay notrandrahana mba ham i-
sous forme de pièces pour dy amin’ny endrika misary ko-
échantillon minéralogiques, la jakojan-tsantio-nany mineraloji-
valeur marchande au lieu ka, ny sandam-bidiny eo
d’extraction sera évaluée, en tant amin’ny toeram-pitran-drahana
que de besoin par le Service dia hotombanan’ny Sampan-
chargé de l’Administration mi- draharaha miandraikitra ny Fi-
nière, en tenant compte de la tantanana ny harena an-
valeur théorique mentionnée kibon’ny tany, raha misy ilàna
dans les factures des ventes de izany, mi ainga avy amin’ny
ces substances et des frais cou- sandam-bidy voasoratra ao
vrant leur commercialis ation. amin’ny taratasy filazana ny vi-
diny ivarotana ireo vokatra ireo
ary koa amin’ny fandaniana
ateraky ny fivarotana azy ireo.
Toutes dispositions contraires Foana avokoa ny fepetra re-
à celles du présent arrêté sont hetra mifanohitra amin’izay voa-
abrogées. lazan’izao didim-pitondrana izao.

Sandam-bidy ivarotana azy isaky ny grama


B. – Vatosoa Sokajy Sokajy Sokajy Karazana sami-
voalo- faharoa fahatelo hafa
hany
Valeurs marchandes en FMG par gramme
B. – Gemmes Premier Deuxième Troisième
choix choix choix Tout-venant
B. 1. Vatosoa
sarobidy (Pierres
précieuses) :
-Béryl de cou-
leur vert éme- 50 000 20 000 5 000 25 000
raude
Corindon
58 000 25 000 75 00 30 000
couleur rouge
Corindon cou-
25 000 10 000 2500 12 500
leur bleu
- Corindon cou-
5 000 2 000 1 000 2 500
leur verte, jaune
B. 2. Vatosoa
hafa (Pierres
fines) :
- Alexandrite 10 000 6 000 3 000 6 000

- Chrysobéryl 10 000 6 000 2 500 6 000


- Béryl
(Santa Maria) 7 500 4 500 2 000 4 500
- Béryl (Morga-
10 000 6 000 2 500 6 000
nite)

- Autres béryls 2 500 1 500 1 000 1 500


Tourmaline
7 500 3 000 1 500 4 000
(rubellite)
- Autre tourma-
1 500 800 500 850
line
- Kunzite 2 000 750 300 1 000

- Zircon épidote 1 000 450 150 4 00


- Olivine,
1 000 500 200 500
sphène, rutile
- Orthose 750 300 100 350

- Phénacite, spi-
1 500 750 300 800
nelles
- Améthyse 1 000 450 150 400

- Damburite 750 300 75 350

- Topaze 200 100 50 115

- Citrine 100 50 25 60

- Cordiériten,
disthéné 50 25 10 25

- Grenat
(Rhodolite) 200 100 50 115
- Grenat
50 30 15 30
(Marolambo)
- Autres grenat 25 10 5 10
- Quartz rose,
75 25 10 35
fumé, vert
- Scapolite 50 20 10 25

- Spectrolite 50 20 5 25

- Opale 50 15 5 25
- Flluorine, spa-
25 10 5 15
tite
- Quartz (cristal
75 20 5 30
de roche)
C. – Vato fanao ravaka sy san- C. – Plein totalité au et échan-
tionam-bato mineralojika : tillons minéralogiques :
Sandam-bidy Ivarotana azy Valeur marchande
amin’ny iraimbilanja En FMG
isaky ny kilao Par kilogramme
- Célestine : - Célestine :

Sokajy voalo-
hany 15 000 Premier choix 15 000
Deuxième
Sokajy faharoa 11000 11000
choix
Troisième
Sokajy fahatelo 8 000 choix 8 000
Sokajy faha- Quatrième
efatra 3 000 choix 3 000

- Béryl vitreux 15 000 - Béryl vitreux 15 000


- Béryl pierreux, - Béryl pier-
béryl dans gan- 1 500 reux, béryl 1 500
gue dans gangue
- Cordièrite 500 - Cordièrite 500
- Scapolite, la- - Scapolite,
500 500
bradorite labradorite
- Quartz à inclu- - Quartz à
1 500 1 500
sions inclusions
- Quartz (amé- - Quartz
thyse, citrine, (améthyse,
fumé, hyalin, citrine, fumé,
rose, vert, gira- hyalin, rose,
sol, hématoïde, vert, girasol,
1 500 1 500
cristal de roche hématoïde,
et d’ormentation) cristal de
roche et
d’ormen-
tation)
- Jaspe, cal-
- Jaspe, calcé-
200 cédonie, 200
donie, agate,
agate, corna-
cornaline, opale
line, opale
- Tourmaline - Tourmaline
opaque, tourma- 300 opaque, 300
line dans tourmaline
gangue dans gangue
- Sapth
- Sapth
d’Islande,
d’Islande, béryl
béryl opaque
opaque à fus-
2000 à fuschite, 2000
chite, dumortié-
dumortiérite,
rite, orthite, apa-
orthite, apa-
tite
tite
- Corindon - Corindon
opaque, stauto- 3 000 opaque, 3 000
tide, scapolite stautotide,
scapolite
- ammonite, - ammonite,
séptaria, bois séptaria, bois
200 200
silicifié, ara- silicifié, ara-
gonite gonite
- Chalcopy-
- Chalcopyrite, rite, pyrite,
pyrite, mispikel, mispikel,
malachite, azu- 500 malachite, 500
rite, chalcosite azurite, chal-
cosite
- Fluorine, épi- - Fluorine,
500 500
dote épidote
- Rhodonite, - Rhodonite,
gabbros 200 gabbros 200

- Autres miné- - Autres mi-


raux dans 500 néraux dans 500
gangue gangue
- Variétés de - Variétés de
calcaire méta- 200 calcaire mé- 200
morphique tamorphique
D. – Akora fam- Sandam-bidy D. – Substance pour l’Industrie :
piasa amin’ny Ivarotana azy Valeur
indostria : amin’ny marchande
iraimbilanja en FMG
Isaky ny tao- par tonne
nina
D. 1. - Graphite D. 1. - Gra-
grosse paillete 700 000 phite grosse 700 000
paillete
- Graphite - Graphite
moyenne 600 000 moyenne 600 000
paillette paillette
- Graphite fine - Graphite
300 000 300 000
paillete fine paillete
- Graphite
- Graphite (mé-
750 000 (mélanges 750 000
langes spéciaux)
spéciaux)
- Chromite - Chromite
concentré 60 000 concentré 60 000
- Chromite ro- - Chromite
70 000 70 000
cheux rocheux
- Ilménite, rutile, - Ilménite,
monazites, rutile, mona-
60 000 60 000
bastnaésite zites, bas t-
naésite

- Charbon 45 000 - Charbon 45 000

- Schiste ardoi- - Schiste ar-


sier, marbres et doisier, mar-
autre bres et autre
« matériaux de 250 000 « matériaux 250 000
polissage » des- de polisage »
tiné à l’architec- destiné à
ture l’architecture
- Mica bloc mar- - Mica bloc
20 000 20 000
chand marchand

-Autres mica 4 000 - Autres mica 4 000

Sandam-bidy Valeur
ivarotana azy Marchande
amin’ny En FMG
iraimbilanja Par kilo-
isaky ny kilao gramme
D. 2. - Quartz D. 2. - Quartz
optique, piézo- 50 000 optique, pié- 50 000
électrique zo-électrique
-Quartz fonte 1 000 - Quartz fonte 1 000

-Dolomie, phos- - Dolomie,


300 300
phate phosphate
- Talc, gypse, - Talc, gypse,
200 200
calcite calcite
- Barytine, ben- - Barytine,
tonite 50 bentonite 50
- Amlanite,
- Amlanite, sili-
50 silimanite, 50
manite, disthène
disthène
1. DECRET N° 67-088 du 28 février 1967
portant protection de substance minérale
rare (J.O. n°523 du 4.3.67, p. 430)

Article premier. – Sont classées substances minérales d’intérêt natio-


nal en application de l’article 12 de l’ordonnance n° 62-103 du 1er octobre
1962 portant loi minière les substances minérales suivantes :
- Befanamite ;
- Béhiérite ;
- Bismutho-tantalite ;
- Grandidiérite ;
- Hibonite ;
- Hamburgite ;
- Kornérupine ;
- Orthose gemme ;
- Rhodisite.

Art. 2. – La recherche, l’exploitation, le commerce et l’exportation de


ces substances sont interdits, sauf dérogation accordée par décret.

Art. 3. – En cas de découvertes dans des gisements exploités pour


d’autres substances seront remises à la République Malagasy (direction
des mines et de l’énergie), ainsi qu’il est stipulé à l’article 85 de l’ordon-
nance n° 62-103 portant loi minière.

Art. 4. – Le Ministre de l’Industrie et des Mines est chargé de


l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel de la Ré-
publique.
2. ARRETE N°895/60 du 20 mai 1960
déterminant les mesures particulières d’hygiène et de sé-
curité applicables dans les mines, chantiers de recherche
minière et leurs dépendances (J.O. n°102 du 4.6.60, p. 951)

Article premier. – Les mesures particulières d’hygiène et de sécurité


applicables dans les mines et chantiers de recherche minière sont soumi-
ses aux dispositions de l’arrêté n°207-Cg du 11 juin 1958 fixant les règles
de sécurité applicables dans les mines et carrières, sous réserve des mo-
difications ci-après.

Art. 2. – Les mesures d’hygiène sont précisées aux articles 2, 9, 82,


83, 86, 87, 88 de la délibération précitée.

Art. 3. – Est modifié ainsi qu’il suit l’article 2 de la délibération n°58-60


du 8 mai 1958 :
« Sont applicables aux installations des surfaces les dispositions de
l’arrêté n°889 du 20 mai 1960 concernant les mesures d’hygiène et de sé-
curité du travail, sans préjudice des prescriptions des articles suivants. »

Art. 4. – Sont complétés ainsi qu’il suit les articles suivants de la déli-
bération citée ci-dessus :

« Art. 82. – « L’examen médical du travailleur devra comporter un


examen radioscopie cardio-pulmonaire et une prise de tension artérielle.
Un examen systématique des selles sera pratiqué à l’embauchage et il se-
ra procédé à un déparasitage systématique, sauf contre-indication médi-
cale, si cet examen décèle la présence d’œufs d’ankylostomes.
« Il sera pratiqué annuellement, en une seule séance, sur l’effectif total
des travailleurs affectés aux travaux souterrains, un examen de selles
avec déparasitage systématique des porteurs d’œufs d’ankylostomes,
sauf contre-indications médicales
« Tous travailleurs, qu’ils soient affectés aux travaux de surface
ou aux travaux souterrains, seront soumis, sauf contre-indication
médicale, à la vaccination antityphoïdique et antitétanique. »

« Art. 83. – « Dans tous les cas où le chef de service des mines esti-
mera que l’application des dispositions du premier alinéa du présent article
n’est pas indispensable, il pourra accorder toutes dérogations utiles sous
les réserves qu’il fixera, après avis conforme de l’inspecteur du travail et
des lois sociales du ressort.
« L’inspecteur du travail et des lois sociales du ressort ou de l’agent
dûment habilité du service des mines pourra imposer le port de masques
dans le cas où l’exécution des autres mesures de protection contre les
poussières de toute nature émise au cours des travaux s’avéreraient in-
suffisantes. En ce qui concerne plus particulièrement les poussières de
silice, le seuil de la nocivité par absorption respiratoire ne devra jamais
être atteint (200.000 particules de silice libre par litre d’air constituent le
seuil de nocivité pour 200 heures de travail par mois) ».

« Art. 87. – « L’exploitant doit mettre de l’eau potable à raison d’un mi-
nimum de 6 litres par travailleur et par jour à la disposition du personnel.
L’absorption quotidienne de quelques grammes de sel sous forme de
comprimés sera recommandée si les travailleurs sont soumis à des condi-
tions de température et de travail qui les exposent à des coups de chaleur.
« Sauf autorisation du chef du service des mines et sur avis favorable
du directeur du travail et des lois sociales, il est interdit de prendre des re-
pas autres que des casses-croûtes dans les lieux affectés au travail.
« Chaque fois que cela s’avèrera nécessaire, il sera procédé à la dé-
ratisation des lieux de travail. »

Art. 5. – Indépendamment des mesures précisées aux articles 91 et


92 de la délibération n°58-60 du 8 mai 1958, les infractions aux dispos i-
tions du présent texte en ce qui concerne l’hygiène seront constatées en
vertu des articles 153, 156, 157, 158, 159 et 160 du Code de travail, con-
formément aux dispositions des articles 72 et suivants de l’arrêté n°889 du
20 mai 1960.
Les prescriptions pour lesquelles la mise en demeure est prévue, le
délai minimum d’exécution de la mise en demeure, les possibilités des
recours et l’autorité qui statue sont fixés conformément au tableau ci-
après :

PRESCRIPTIONS DELAI MINIMUM POSSIBILITES DE RE-


pour lesquelles la D’EXECUTION COURS
mise en demeure est de la mise en demeure et autorité qui statue
prévue
Les articles sont ceux de la délibération n° 58-60 du 8 mai 1958
Art. 82, 87, 88……….. 4 jours …………… Sans
Art. 9, 83 (dernier ali- 15 jours …………. Sans
néa) ………..

Art. 6. – En ce qui concerne la sécurité, la mise en demeure prévue


aux article 134 et suivants du Code du travail n’est obligatoire pour aucune
des dispositions de la délibération ci-dessus.
Si elle est néanmoins utilisée, pour l’application de ces mesures spé-
ciales de sécurité, elle est alors sans appel.

Art. 7. – Les ingénieurs des mines et tous autres agents de l’admi-


nistration dûment habilités à exercer le contrôle technique dans les mines
et leurs dépendances, et les inspecteurs du travail et des lois sociales et
leurs suppléants qualifiés assurent conjointement l’application du présent
arrêté dans les mines et chantiers de recherches minières et leurs dépen-
dances.
Les ingénieurs et agents dûment habilités du service des mines dis-
posent, à cet effet et dans cette limite, des pouvoirs des inspecteurs du
travail et des lois sociales. Ils portent à la connaissance de l’inspecteur
du travail et des lois sociales du ressort les mesures qu’ils ont prescri-
tes et, le cas échéant, la mise en demeure qu’ils ont signifiée.
L’inspecteur du travail et des lois sociales et le médecin inspecteur du
travail et de la main d’œuvre peuvent à tout moment, demander et effe c-
tuer, avec les fonctionnaires visés à l’alinéa précédent, la visite des mines,
chantiers de recherches minières et leurs dépendances placées sous leur
contrôle technique.

Art. 8. – Les auteurs d’infractions aux dispositions du présent texte se-


ront punis des peines prévues à l’article 225 du Code du travail sans pré-
judice éventuellement des peines plus grave prévues à la délibération vi-
sée à l’article premier du présent texte. Conformément aux dispositions du
deuxième alinéa de l’article 232 du Code du travail, l’amende est pronon-
cée autant de fois, par chef distinct d’infraction, qu’il y aura de personnes
occupées dans les conditions contraires à la réglementation sans que, ce-
pendant, le montant total des amendes infligées puisse excéder cinquante
fois les taux maxima prévus.

Art. 9. – Le présent texte sera applicable trois mois après sa publica-


tion au Journal officiel de la République.
3. DELIBERATION N° 58-60/AR du 8 mai 1958
fixant les règles de sécurité applicables dans les mines et
carrières (J.O. n° 3879 du 21.6.58, p. 1465)

Article premier. – Les dispositions du présent règlement sont applica-


bles aux travaux de recherches ou d’exploitations dans les mines et carriè-
res de substances minérales régies par le décret n° 54-1110 du
30 novembre 1954 et les textes subséquents, et à leurs dépendances lé-
gales.

DISPOSITIONS GENERALES

Art. 2. – Sont applicables aux installations de surface les dispositions


de l’arrêté n°2.187-IGT du 5 novembre 1954 concernant les mesures
d’hygiène et de sécurité relative à la protection des travailleurs, sans pré-
judice des prescriptions des articles suivants.

Art. 3. – Tous travaux de recherches ou d’exploitation, tous chantiers


isolés doivent être dirigés par un chef d’exploitation ou de chantier, dési-
gné par écrit par le directeur technique prévu à l’article 4 de la délibération
n°57-180 du 11 décembre 1957. Devront être également consignés par
écrit des pouvoirs, charges obligatoires dévolues ainsi que les consignes
données. Le directeur technique reste responsable de l’application du pré-
sent règlement, à moins qu’il ne puisse prouver qu’il a pris toutes mesures
raisonnables pour l’observation des dispositions de ce règlement et empê-
cher qu’il n’y soit contrevenu.

Art. 4. – Les consignes prises pour l’application du présent règlement


seront affichées en français et en malgache sur l’exploitation dans chaque
chantier important et en tous points utiles.
Le directeur technique devra s’assurer que les chefs d’exploitation et
de chantiers les connaissent parfaitement.

Art. 5. – Toute personne, sous peine d’engager sa responsabilité, de-


vra rapporter sans délai à ses chefs tout accident ou risque d’accident ou
cause de danger qu’il aura pu constater.

CONTROLE DU PERSONNEL

Art. 6. – Le personnel doit être pointé chaque jour au commencement


et à la fin de travail.
Tout chantier doit être visité au moins une fois par poste par un con-
tremaître, maître mineur, surveillant ou chef de poste qualifié, qui doit
examiner les conditions de sécurité et prescrire éventuellement toutes me-
sures nécessaires pour faire cesser les causes de danger qu’il pourrait
constater ou qui lui seraient signalées. En cas de danger imminent, il doit
faire évacuer le chantier et interdire son accès jusqu’à la disparition des
causes du danger.

Art. 7. – Des dérogations aux prescriptions de l’article 6 pourront être


accordées dans le cas des ouvriers travaillant en tâcheronnage. Une con-
signe fixant les conditions de pointage régulier du personnel et de sur-
veillance des travaux sera établie par l’exploitant et approuvée par le chef
de service de géologie et de prospection minière.

Art. 8. – Dans tous les travaux au jour ou au souterrain exposant les


ouvriers à des chutes graves ; et lorsqu’il y a impossibilité d’utiliser les dis-
positifs protecteurs prévues à l’article 18 de l’arrêté n° 2.187-IGT du
5 novembre 1954, les ouvriers devront être pourvus de ceinture de sûreté
munies d’une longe permettant de s’attacher à un point fixe. Ces ceintures
et leurs longes doivent être maintenues en bon état d’entretien et soum i-
ses à des examens périodiques. L’exploitant doit s’assurer de l’utilisation
effective de ces ceintures lorsque leur usage s’impose.

Art. 9. – Dans les travaux, au jour ou souterrains, présentant des ris-


ques de chutes de terres, pierres, outils ou matériaux divers, le port du
casque de mineur est obligatoire.

Art. 10. – Dans les travaux souterrains :


a. L’accès au fond ne doit pouvoir s’effectuer que par des points biens
déterminés, où sera institué un contrôle rigoureux de toute personne à
l’entrée et à la sortie, permettant de connaître à tout instant la pré-
sence de personnes au fond ;
b. Les ouvriers doivent se rendre à leur lieu de travail en suivant un itiné-
raire bien défini, qui devra présenter toutes garanties de sécurité, et qui
leur sera imposé ;
c. Toute personne descendant au fond d’une mine non éclairée doit être
munie d’une lampe ; si la mine est normalement éclairée, tout groupe
d’ouvriers travaillant au fond doit être muni d’une lampe de secours ;
d. Il est interdit de faire travailler isolément un ouvrier en un point dange-
reux où, en cas d’accident, il n’aurait pas à bref délai quelqu’un pour le
secourir.

TRAVAUX A CIEL OUVERT

Art. 11. – Les fronts d’abattage et des parois dominant les chantiers
doivent être régulièrement surveillés par un agent spécialement désigné et
être purgés dès que cette surveillance en fait apparaître la nécessité.
L ‘examen et la purge des fronts et des parois doivent être faits no-
tamment après chaque tir de mine, avant toute reprise du travail après de
fortes pluies et après chômage de longue durée.
Les opérations de purge doivent être confiées à des ouvriers compé-
tents et expérimentés, désignés par l’agent visé ci-dessus et opérant sous
sa surveillance directe ; la purge doit être conduite en descendant.
Les mesures nécessaires doivent être prises pour que, pendant les
opérations de purge, personne ne puisse stationner ou circuler dans la
zone susceptible d’être atteinte par les blocs détachés.
Lorsque des conditions de travail particulièrement dangereuses le ren-
dent nécessaires, le chef de service de la géologie et de la prospection
minière peut prescrire, que des opérations de visite et de purge soient ef-
fectuées dans les conditions spéciales définies par une consigne soumise
à son approbation.

Art. 12. – Les débouchées doivent se tenir à plus de 1 m des tran-


chées.

Art. 13. – Le cas échéant, la tranchée ou le front de taille sera munie


d’échelles ou d’escaliers convenables, permettant facilement la circulation
dans l’ouvrage.

Art. 14. – La personne chargée de la conduite des travaux doit dispo-


ser les ouvriers de façon qu’aucun d’eux ne risque d’être atteint par des
blocs ou des outils venant d’un chantier d’une cote plus élevée.

Art. 15. – § 1 er. – Le sous cavage est interdit.

§ 2. – Le havage ou toute méthode d’exploitation conduisant à des sur-


plombs ne peut être utilisé qu’en vertu d’une autorisation du chef du ser-
vice de géologie et de prospection minière et comme élément d’une mé-
thode d’exploitation définie par une consigne précisant notamment les me-
sures de sécurité à prendre pour assurer jusqu’au moment de l’abattage la
bonne tenue de la masse havée, ou assurer le maintien de la masse en
surplomb.

Art. 16. – Dans tout travail comportant un danger de chute grave, les
ouvriers doivent porter des ceintures de sûreté fournies par l’exploitant, à
moins d’être protégés contre ce danger par quelque autre moyen appro-
prié.
Les conditions d’entretien, d’essai de réforme, d‘amarrage ou d’instal-
lation des agrès ou dispositifs utilisés sont fixées par une consigne.

Art. 17. – § 1er . – L’exploitation doit être conduite de manière que la


carrière ne présente pas systématiquement de dangers pour le personnel,
en particulier le front ou les gradins ainsi que les parois dominant les
chantiers doivent pouvoirs être efficacement surveillés et purgés ; ils ne
doivent pas comporter de surplombs, sauf la dérogation prévue par l’article
15, § 2.
La hauteur du front et des gradins ne doivent pas dépasser quinze
mètre sauf autorisation du chef du service de géologie et de prospection
minière ; au pied de chaque gradin doit être aménagée une banquette ho-
rizontale d’une largeur suffisante pour permettre sans danger le travail et
la circulation du personnel.
En cas d’abattage à l’explosif, la disposition générale, la profondeur et
la charge des trous des mines sont fixées de manière à satisfaire aux dis -
pos itions précédentes.

§ 2. – L’évacuation des produits abattus doit être organisée de manière


que les ouvriers ne risquent pas d’être serrés contre les engins servant à
cette évacuation ou gênés par eux en cas d’éboulement ou de remise en
mouvement accidentelle d’un bloc abattu.

Art. 18. – Les carrières ouvertes dans les masses ébouleuses ou de


faible cohésion sont en outre soumises aux prescriptions ci-dessous.
Si l’exploitation est conduite sans gradins, le profil de la masse ne doit
pas comporter de pente supérieure à 45°.
Si l’exploitation est conduite en gradins, la banquette aménagée au
pied de chaque gradin doit, sans préjudice des conditions exigées par
l’article 17, § 1er , être en tout point au moins égale à la hauteur du plus
haut des deux gradins qu’elle sépare.
Si en outre, la méthode d’exploitation entraîne la présence normale
d’ouvriers au pied d’un gradin, la hauteur de celui-ci ne doit pas excé-
der deux mètres.

Art. 19. – Lorsque l’expérience acquise sur la tenue d’une masse de


faible cohésion la justifie, le chef du service de géologie et de prospection
minière peut, pour une durée de trois ans renouvelables, approuver une
consigne d’exploitation comportant des atténuations aux prescriptions des
articles 17 et 18.

Art. 20. – Les terres de recouvrement de toutes les carrières sont trai-
tées comme une masse de faible cohésion.
Toutefois, la banquette située à leur pied peut ne répondre qu’aux
conditions fixées par le deuxième alinéa de l’article 17, sous réserve
qu’elle ait une largeur suffisante pour empêcher la chute de ces terres
dans les parties de la carrière situées au- dessus d’elle.

PUITS ET GALERIE DEBOUCHANT AU JOUR


PUITS SOUTERRAINS

Dispositions générales

Art. 21. – En dehors de la période préparatoire, si l’importance de


l’exploitation et le nombre d’ouvriers employés au fond justifient, et en tout
cas si ce nombre dépasse cinquante ouvriers, les travaux souterrains de-
vront comporter au moins deux communications avec le jour par lesquelles
puisse circuler en tout temps le personnel occupé dans les divers chan-
tiers de la mine.

Art. 22. – Les orifices, tant au jour qu’à l’intérieur des puits et galeries
une inclinaison dangereuse ainsi que les débouchées des galeries qui y
aboutissent, doivent :
1° Lorsqu’il n’y est fait aucun service, être défendu par une clôture
effi-cace :
2° Lorsqu’ils sont en service, être munis de barrières disposées de
façon à empêcher la chute des hommes et du matériel.
L’accès des passages, galeries, puits, échelles, etc... non spéciale-
ment prévus pour la circulation du personnel, doit être interdit sauf pour
les personnes chargées des inspections ou des réparations.

Art. 23. – Saufs dans le cas de petits puits de recherches dont la pro-
fondeur n’excède pas 30 mètres et de puits d’exploitation équipés de cage
à berlines ou de grues à flèche tournante, l’orifice de tout puits servant à
l’extraction par cuffat doit être muni d’un plancher avec trappes qui devra
être renfermé après chaque passage du cuffat.
Les accès doivent tous être munis d’une porte ou barrière qui ne doit
être ouverte que pendant les manœuvres des cages bennes ou cuffats.
Toutes dispositions doivent être prises pour que l’accrochage et le dé-
crochage des bennes ou cuffats, s’effectuent sans dangers pour
l’ouvrier.

Art. 24. – Il est interdit de circuler ou stationner sous un puits utilisé à


l’extraction.
Lorsque des ouvriers doivent passer d’une côte d’un puits à l’autre, ce
passage doit pouvoir s’effectuer sans traverser le compartiment d’ex-
traction, le trajet du personnel doit être séparé du compartiment d’ex-
traction par une barrière.

Art. 25. – Toutes les recettes, y compris celles de la surface, s’il est
nécessaire, doivent être bien éclairées par des lumières à poste fixe,
même si le service y est très réduit.

Art. 26. –
1° Tout puits dont la profondeur est telle que la communication à la voix
ne puisse s’effectuer régulièrement doit être muni de moyens de com-
muni-cation permettant l’échange réciproque de signaux entre chaque
recette et la surface.
Il en sera de même dans tous les cas où la présence d’un engin en
fonctionnement ou un bruit étranger peut entraîner la mauvaise récep-
tion du signal à la voix;
2° Les signaux à échanger pour les diverses manœuvres sont affichés
de façon permanente tant à la surface qu’au fond ;
3° Ils doivent être établis de façon à éviter toute confusion entre ceux qui
se rapportent aux diverses recettes, et réalisés de manière à ne pas
pouvoir être confondu avec des signaux de toute autre provenance.
4° Tout signal, quel que soit la nature et les circonstances d’emploi, doit,
dans les codes de signaux d’une exploitation, présenter aussi bien
pour celui qui le donne que pour celui qui le reçoit une signification
unique et qui est toujours la même et nettement définie ;
5° Au signal acoustique d’un coup unique doit obligatoirement être atta-
ché la signification impérative de « Halte ».

Art. 27. – Dans tout puits servant à la circulation normale du person-


nel, des appareils tel que le téléphone ou tuyau acoustique doit per-
mettre l’échange de conversation entre le mécanicien d’extraction et le
receveur du jour préposé à l’entrée et à la sortie du personnel, à moins
que ces agents ne puissent se voir et correspondre à la voix.

Art. 28. – Les ouvriers exécutant des réparations dans les puits doi-
vent être garantis contre les risques de chute ou, à défaut, munis d’une
ceinture de sûreté.

Art. 29. – Tous les puits où le personnel circule normalement par les
câbles doivent être munis indépendamment de l’appareil principal de cir-
culation, d’échelles ou d’un appareil de secours à câbles indépendants,
sauf s’il existe une autre voie de sortie.

Art. 30. – Dans les puits qui comportent un puisard, une échelle doit
permettre de remonter du fond du puisard jusqu’à la recette inférieure.

Art. 31. – Dans les puits de plus de 10 mètres de profondeur, l’incli-


naison des échelles ne peut être supérieure à 80°. Des paliers de repos
doivent être établis au 10 mètres au plus les uns et les autres. Toute
échelle doit dépasser de un mètre au moins le palier qui la surmonte ; à
défaut des poignées fixes sont établies sur une hauteur égale.
Le plancher de la plate forme doit avoir un orifice de passage d’au
moins 40 sur 50 centimètres.
Il pourra être dérogé à cette prescription dans le cas de puits de re-
cherche de faible section dont la profondeur reste inférieure à 30 mètres.
L’emploi d’échelle placée horizontalement ou avec une faible pente
pour franchir une excavation est formellement interdit.
En aucun cas, les échelles ne peuvent être placées en surplomb.

Art. 32. – Toute échelle installée dans une mine doit être :
a. De construction solide ;
b. Arrimée solidement au boisage ;
c. Entretenue en bon état, notamment elles ne
doivent pas avoir de barreaux tordus ou branlants ;
d. A une distance des parois, bois de coffrages,
etc... tel que le pied posé horizontalement puisse s’enfoncer de 5 cm
au moins.
e. D’une largeur de 30 cm au minimum, la dis-
tance entre deux échelons étant inférieure à 30 cm.
Les échelles doivent être visitées périodiquement et maintenues en
bon état.

Art. 33. – Si une partie d’un puits est utilisée pour la circulation nor-
male de personnel, par échelles, cages, ou cuffat, et l’autre partie utilisée à
l’extraction, les deux compartiments doivent être séparés par une cloison
soigneusement établie.
Par exception, dans les puits de faible section, les échelles peuvent
être installées dans le compartiment de l’extraction, mais aucune cordée
ne doit avoir lieu pendant la circulation du personnel.
Dans la circulation par les échelles, il est interdit de porter à la main la
lampe exceptée des outils et objets lourds quelconques ; ces outils ou ob-
jets doivent être fixés au corps ou portés dans un sac solidement attaché
aux épaules.
Si des échelles sont hors d’usage, des dispositions sont prises pour
que nul ne puisse y circuler, sauf pour les réparer.

Art. 34. – Dans les puits en fonçage, des échelles fixes doivent être
installées jusqu’à une distance du fonds telle qu’elles ne puissent être en-
dommagées par les tirs de mine ; de leur extrémité, des échelles mobiles
doivent permettre d’atteindre le fond.
La dernière partie de ces échelles mobiles peut être verticale sous ré-
serve de ne pas dépasser une hauteur de 10 mètres. Cette hauteur peut
être portée à 15 mètres si les ouvriers sont munis d’une ceinture de sûreté.
En aucun cas, les échelles ne peuvent être placées en surplomb.
Si le puits en fonçage ne comporte pas de compartiment d’échelles,
sous lequel puissent s’abriter les ouvriers du fond pendant la remontée
des matériaux ou de l’eau, un autre moyen de protection efficace contre
les chutes de matériaux, doit être aménagé.
Si l’extraction continue normalement dans un puits en cours
d’approfondissement ou de travaux en dessous de sa recette inférieure,
les ouvriers travaillant au fond doivent être protégés par un plancher au
dessus de leurs têtes.

TREUILS-CIRCULATION
DES CAGES-BENNES ET CUFFATS DANS LES PUITS

Art. 35. – Les treuils à bras utilisés dans les puits et plans inclinés doi-
vent être munis d’un système de blocage, cliquet ou autre, efficace ou
interdisant un renversement intempestif du mouvement.
Art. 36. – Quand le treuil est mû par le moteur, le tambour d’enrou-
lement doit être muni d’un frein efficace, maintenu en bon état de fonction-
nement, agissant sur le tambour lui-même, ou à défaut, sur un organe lié
mécaniquement au tambour d’enroulement par engrenages. Ce frein doit
être disposé de telle façon qu’il puisse être manipulé facilement et sans
danger par le conducteur du moteur placé aux commandes du moteur, ce
dernier étant en marche ou à l’arrêt.
Des pièces de rechanges, en particulier des blocs ou des garnitures de
freins doivent toujours être gardés en stock à la mine.
L’ingénieur des mines peut à tout moment exiger une vérification de
l’efficacité du frein.

Art. 37. – Le système d’accrochage de la benne ou du cuffat doit être


tel qu’il ne puisse se produire aucun décrochage accidentel.

Art. 38. – Les câbles utilisés doivent être de bonne qualité et en bon
état, de diamètre approprié à la charge et aux dimensions des poulies et
tambours utilisés.

Art. 39. – Lorsque des pièces allongées (outils, bois ou autres) doivent
être montées ou descendues dans un puits, elles doivent être soigneu-
sement attachées au câble ou à l’anche du cuffat.

Art. 40. – La benne ou le cuffat ne doivent être remplis que jusqu’à


une distance de bords telle que toute chute de matériaux soit rendue im -
pos-
sible.
Avant qu’il ne quitte le fond ou le haut du puits, le cuffat doit être im-
mobilisé.
Lorsque des ouvriers travaillent au fond d’un puits, aucune cage,
benne, cuffat, skip ou autre moyen de transport ne doit être descendue
directement au fond du puits, mais doit être arrêtée au moins 5 mètres au-
dessus, jusqu’à ce que l’un des ouvriers du fond donne le signal de conti-
nuer la descente.

Art. 41. – Il est interdit de faire fonctionner la machine d’extraction


pendant que les réparations ou opérations d’entretien, graissage, etc...
sont en cours dans le puits, sauf pour les besoins propres de ces répara-
tions ou entretiens.

CIRCULATION DES PERSONNES

Art. 42. – Les treuils et machines d’extraction ne peuvent être utilisés


pour la circulation des personnes qu’après autorisation écrite donnée par
le chef du service de géologie et de prospection minière ou son représen-
tant.
Art. 43. – Cette autorisation ne peut être accordée que si les condi-
tions suivantes sont remplies :
a. Le tambour d’enroulement du câble doit être
entraîné par le moteur au moyen d’une liaison
mécanique par engrenage ou d’une liaison par
courroie trapézoïdale, à l’exclusion des cou r-
roies plates, chaînes, transmissions à friction,
etc… ;
b. La descente ne doit pas se faire par débrayage
du tambour de treuil, mais par un système de
renversement de marche maintenant cons-
tamment la liaison avec le moteur
d’entraînement ;
c. La machine d’extraction fonctionnant à diffé-
rentes vitesses avec des charges légères ou
lourdes doit être ralentie sans délai et arrêtée,
puis repartie immédiatement dans un sens ou
dans l’autre au gré du conducteur ;
d. Dans le cas d’un treuil entraînant deux cages
dont les charges s’équilibrent, la machine
d’extraction doit pouvoir lever depuis le fond du
puits jusqu’à la surface la charge maxima non
équilibrée de l’une des cages ;
e. Chaque tambour d’enroulement, débrayé du
moteur doit pouvoir être maintenu en position
d’arrêt avec un glissement maximum de 30
centi-mètres, par le seul effet du ou des freins,
lorsqu’on lui applique la charge statique maxi-
ma à vide, augmentée du double de la charge
ma-xima autorisée à l’intérieur de la cage ou du
skip (celle-ci étant calculée sur la base de 70
kilogrammes par personnes) ;
f. Si le câble n’est pas fixé sur le tambour, des
dispositions doivent être prises pour qu’il ne
puisse se produire aucun glissement dange-
reux du câble dans aucune condition possible
de fonctionnement ;
g. La hauteur du chevalement doit être telle
qu’elle laisse un trajet libre de 5 mètres pour le
cas où le cage dépasserait la recette du jour.
Le chef du service de la géologie et de la pros-
pection minière peut accorder des dérogations
à cette condition pour des chevalements cons-
truits avant la mise en vigueur de ces dispos i-
tions ;
h. Les cages, bennes ou cuffats doivent être gui-
dés ;
i. Les cages, skip ou autres engins utilisés dans
des puits verticaux ou très inclinés doivent être
munis d’un toit protecteur.
Les cages doivent être munies de portes ou
barrières non susceptibles de s’ouvrir d’elles-
mêmes ;
j. Le tambour de treuil doit être muni de rebords,
s’il est en forme de cône ou de spirale, de tout
autre système empêchant le câble de glisser
hors du tambour. Il doit rester au moins trois
tours complets de câbles sur le tambour lors-
que la cage est descendue au point le plus
bas ;
k. Le chef du service de la géologie et de pros-
pection minière peut exiger dans tous les cas
où il l’estime nécessaire et en particulier si des
dispositions ne sont pas prises pour que la vi-
tesse de la cage en aucun cas ne puisse dé-
passer 1m 50 par seconde, tout autre système
de sécurité tel que frein automatique, évite
molettes, indicateur de position de la cage, in-
dicateur de vitesse, parachute, etc…

CONTROLE DES CABLES ET DU MATERIEL

Art. 44. – Lorsqu’a été accordée l’autorisation d’utiliser la machine


d’extraction pour la circulation des personnes, les règles suivantes (articles
45 à 57) doivent être strictement observées.

Art. 45. – Tout câble nouvellement mis en service ou après réparation


ou coupage de patte, ainsi que tout système d’attache entre le câble et la
cage, le skip ou autre engin, doit être soigneusement examiné et convena-
blement essayé, quant à sa résistance, par une personne compétente dû-
ment autorisée par le directeur de l’exploitation, et ne peut être utilisé pour
le transport des personnes dans les puits qu’après dix voyages complets à
la pleine charge de la cage ou du skip. Le résultat de cet
examen doit être immédiatement consigné dans un registre.

Art. 46. – Sur le registre spécial visé à l’article précédent doivent être
notés, pour chaque câble mis en place :
1° Le nom et le domicile du fabricant ;
2° La constitution et la nature du câble, les résultats des essais effectués
sur le câble neuf ou sur ces éléments et le cas échéant, le calcul de la
résistance totale ;
3° La date de la pose, celles des déposes et reposes éventuelles, la na-
ture du service auquel le câble est affecté ;
4° Les arcs et les rayons d’enroulements, du câble au passage sur les
molettes, poulies ou tambours ;
5° Le poids mort maximum comprenant la cage, les organes d’attelage,
les berlines vides, le câble porteur et, s’il y a lieu, le câble d‘équilibre.
La charge totale, poids mort compris, qui ne doit pas être dépassée en
service ;
6° La date, le mode d’exécution et les résultats des visites prescrites aux
articles 47 et 50, les noms des visiteurs ;
7° La date et la nature des réparations, coupages, retournements, le ré-
sultat des essais effectués, les constatations faites sur tout ou partie du
câble ou sur certains de ses éléments tant au cours du service du câ-
ble qu’après sa dépose ;
8° La date et la nature des incidents ;
9° La date et la cause de l’enlèvement définitif ou du déplacement.

Art. 47. – Une ou plusieurs personnes compétentes spécialement dé-


signées à cet effet par le directeur de l’exploitation, et dont les noms sont
enregistrés sur le registre ci-dessus, sont chargées d’examiner soigneu-
sement :
1° Au moins chaque jour, les câbles et leur attache à la cage et au tam-
bour de treuil, les freins, les indicateurs de profondeur, les cages et
leur parachutes, les molettes et toutes les parties extérieures de
l’installation d’extraction dont le bon état est essentiel pour la sécurité ;
2° Au moins une fois par semaine le guidage et le compartiment d’ex-
traction, les systèmes de signalisation et les organes de la machine
d’extraction et de la transmission ;
3° Au moins une fois par mois l’état des câbles pour déterminer leur état
d’usure ; à cet effet, le câble doit être soigneusement nettoyé en des
points choisis.
Le résultat de chaque examen doit être rapporté sincèrement et sans
délai sur le registre, et signé par la personne ayant procédé à
l’inspection. S’il a été découvert un affaiblissement ou un défaut ris-
quant d’entraîner un accident, il doit être immédiatement signalé au di-
recteur de l’exploitation, et personne ne doit être montée ou descendue
avant qu’il n’y ait été remédié

Art. 48. – Au début de chaque poste, il doit être fait au moins deux
voyages aller et retour complet de la cage à pleine charge avant que l’on
puisse y faire circuler des personnes.

Art. 49. – Les câbles doivent être graissés complètement au moins


deux fois par mois.

Art. 50. – On doit procéder, une fois tous les six mois, au coupage de
la partie d’attache sur une hauteur d’au moins deux mètres.
Pour les câbles métalliques, un tronçon de la partie coupée est décâblé
pour examen de l’état des fils et essais de leur résistance à la traction.
Dès qu’un câble devient défectueux, ou s’il est rendu suspect par son
état apparent, notamment, s’il est métallique, par le nombre de fils cassés
ou rouillés ou par l’augmentation rapide du nombre de fils cassés, il ne
peut plus être utilisé pour le transport des personnes à moins que la partie
défectueuse soit à une extrémité et qu’elle puisse être coupée.
Un câble ne peut plus être utilisé pour le transport des personnes dès
que sa résistance à la traction devient inférieure à six fois la charge maxi-
ma qu’il a à supporter.

Art. 51. – Un câble de réserve doit toujours être prêt à être mis en ser-
vice.

Art. 52. – Le chef d’exploitation doit faire subir aux machinistes char-
gés du transport des personnes, avant leur entrée en fonction et ensuite
tous les six mois, un examen destiné à vérifier qu’ils possèdent les con-
nais-sances et les qualités requises.

Art. 53. – Une consigne affichée en permanence aux abords du puits


fixe les conditions de toute circulation normale du personnel, notamment :
a. Les mesures auxquelles les ouvriers doivent se soumettre pour le
maintien de la sécurité et du bon ordre ;
b. Le nombre des personnes qui peuvent être transportées par une
même cordée ;
c. Un code de signaux spéciaux pour la circulation des personnes.

Art. 54. – A chaque recette, l’entrée et la sortie du personnel s’opèrent


sous la surveillance d’un préposé spécialement désigné à cet effet ; les
ouvriers sont tenus de se conformer à ses instructions.
Seul, ce préposé a qualité pour émettre les signaux destinés aux ma-
chi-nistes ou aux autres recettes.

Art. 55. – Lorsqu’une benne ou cage est arrêtée à une recette, les
personnes sont admises ou n’en peuvent sortir qu’après réception d’un
signal permissif du machiniste.

Art. 56. – Toute personne circulant par cuffat doit se tenir sur le fond
du cuffat ; il est formellement interdit de s’asseoir ou de monter sur les
bords du cuffat, ou de se tenir sur l’anse.
Les dispositions nécessaires doivent être prises au jour et aux recettes
intérieures pour prévenir tout mouvement intempestif du cuffat pendant
que les personnes y entrent ou en sortent.
Il est interdit de placer des personnes dans des cuffats remplis même
partiellement de matériaux ou de minerai.

Art. 57. – Une cage dans laquelle circulent des personnes ne peut
contenir, outre ces personnes, leurs outils et le petit matériel qu’elles ac-
compagnent, que des wagons vides.
Il est interdit de monter en surcharge au-delà de la capacité indiquée
pour la cage, de changer de place dans la cage pendant que celle-ci est
en mouvement.

Art. 58. – Le chef du service de géologie et de prospection minière


pourra accorder à l’exploitant, en dérogation exceptionnelle à certaines de
ces dispositions, l’autorisation de laisser circuler par câble certaines per-
sonnes nommément désignées dont la liste lui sera fournie, si les condi-
tions de sécurité lui paraissent par ailleurs suffisantes.

FONÇAGE DES PUITS

Art. 59. – En raison des dangers particuliers auxquels sont exposés


les personnes travaillant au fond des puits en fonçage, les dispositions
sui-vantes doivent être observées :
a. A la montée, le cuffat sera arrêté à 1 mètre du fond et puis
mis à la verticale avec une attention particulière. Il sera e-r
mis en mouvement doucement ; la vitesse de la remontée
sera limitée à 0 m. 50 par seconde.
Le cuffat sera observé pendant toute la remontée de la recette du jour,
qui devra signaler immédiatement au machiniste tout incident ou oscil-
lation dangereuse ;
b. A la descente, si elle est effectuée avec tambour débrayé, le
machiniste devra rester constamment maître de la vitesse
qui ne devra à aucun moment dépasser 1 m. 50 par se-
conde. La vitesse sera réduite 10 mètres avant le fond, le
cuffat sera ensuite arrêté à 5 mètres au-dessus du fond
comme indiqué à l’article 40,§ 3 ;
c. Sont par ailleurs imposées les obligations des dérogations
des articles 43 § c, e, f, j, 47, 49, 50, 51 à certaines de ces
prescriptions pourront être accordées lorsque des disposi-
tions seront prises pour que le personnel ne reste pas dans
le fond du puits et soit convenablement abrité contre les
chutes de matériaux pendant la circulation du cuffat.

Art. 60. – Les prescriptions des articles 42 à 58 restent applicables en


cas de circulation du cuffat des personnes par le cuffat dans les puits en
fonçage.

PLANS INCLINES, MONTAGES ET DESCENDERIES

Art. 61. – Les accès à tout plan incliné en service doivent être barrés
de façon que le personnel ne puisse pénétrer inopinément dans le plan.
Les recettes sont disposées de manière que les wagons ne puissent
être mis en mouvement que par un geste volontaire.
A toutes les recettes d’un plan à chariot porteur, un dispositif doit, dans
sa position normale, empêcher l’accès inopiné des véhicules dans le plan ;
il ne doit être effacé que si le chariot est bien en place à la recette.
Aux recettes supérieures ou intermédiaires des autres plans, un dispo-
sitif doit interdire la dérive des wagons avant leur accrochage au câble et
après vérification de leurs attelages.
Si ce dispositif ne suffit pas à s’opposer à la pénétration inopinée des
wagons dans le plan, un second dispositif doit y pourvoir.
Il est interdit de laisser un ouvrier travailler même exceptionnellement
dans un plan incliné, un montage ou une descenderie sans que toutes dis-
positions soient prises pour empêcher le départ en dérive des wagons ou
la chute de tout objet situé à l’amont.
Art. 62. – Il est interdit de se tenir dans le plan ou au pied du plan
pendant la circulation des wagons ; des abris spéciaux sont aménagés en
tant que de besoin pour le personnel des recettes.
Le personnel circulant ou travaillant au pied des plans inclinés doit être
protégé contre les dérives des wagons.
Dans les descenderies en fonçage ou dans les plans inclinés en rem-
blayage, des dispositions sont prises pour arrêter les dérives de wagons.

Art. 63. – Les poulies des plans inclinés automoteurs doivent être mu-
nies d’un dispositif de freinage à contrepoids normalement serré ; il est in-
terdit de caler ce dispositif dans la position de desserrage.
Les poulies-freins volantes ainsi que les autres dispositifs de freinage
qui sont fixés à un étai doivent être reliés à un second étai par une attache
de secours indépendante.

Art. 64. – A moins que la communication à la voix ne donne lieu à au-


cune incertitude, tout plan incliné doit être muni de moyens de commu-
nication réciproque entre les diverses recettes et le freineur ou le machi-
niste.
Le code des signaux, fixé par une consigne, est affiché en perm a-
nence et bien en vue à chaque recette et au poste du freineur ou du ma-
chiniste.
Au signal acoustique d’un coup unique doit obligatoirement être atta-
chée la signification impérative de « halte ».

Art. 65. – Dans les plans inclinés affectés au roulage, la circulation est
réglée par une consigne approuvée par le chef du service de géologie et
de prospection minière.
La consigne fixe en outre les conditions dans lesquelles on peut tra-
verser les plans.
Il est interdit de circuler par les wagons ou chariots porteurs des plans
inclinés ou des descenderies, à moins d’une autorisation du chef du ser-
vice de géologie et de prospection minière fixant les conditions de cette
cir-
culation. Cette interdiction ne s’applique pas au transport des malades et
de blessés.

Art. 66. – Lorsqu’un wagon a déraillé ou est accidentellement arrêté, le


freineur ou machiniste doit d’abord être averti. Au cours des opérations de
remise en ordre, aucune personne ne doit se trouver à l’aval d’un wagon
avant qu’il n’ait été assuré par un dispositif efficace sous la responsabilité
d’un receveur d’amont.
La remise en mouvement ne doit avoir lieu qu’après que tous les
hommes employés au relevage et à la manœuvre sont en sûreté. La co n-
signe de l’article 65, § 1 er , fixe les règles à appliquer pour l’observation de
ces prescriptions.

Art. 67. – Les voies inclinées à plus de vingt-cinq degrés où s’effectue


une circulation normale de personnel doivent, si elles ne sont pas taillées
en escalier ou pourvues d’échelles, être munies d’un câble ou d’une barre
servant de rampe.
Si leur inclinaison dépasse quarante-cinq degrés, ces voies sont obli-
gatoirement taillées en escalier ou pourvues d’échelles ; on ne peut y pro-
céder à des travaux de réparation que sur des planchers ou avec une
ceinture de sûreté fournie par l’exploitant.

CIRCULATION DANS LES GALERIES

Art. 68. – Dans les galeries où la traction est mécanique ou animale et


qui ne sont pas assez larges pour qu’on puisse se garer sûrement sur
l’accotement, des refuges pouvant abriter deux personnes sont ménagées
dans les parois à des intervalles ne dépassant pas cinquante mètres ; ces
refuges doivent toujours être tenus dégagés.

Art. 69. – Aux points où se font habituellement l’accrochage ou le dé-


crochage des wagons, le personnel doit disposer, sur l’un des côtés au
moins de la voie, d’un espace libre suffisant pour y procéder sans danger.

Art. 70. – Le personnel circulant ou travaillant au pied des couloirs à


forte pente ou des cheminées doit être protégé contre la chute d’objets
quelconques.

Art. 71. – Des mesures doivent être prises pour que les wagons en
stationnement dans les galeries ne partent pas en dérive et que les wa-
gons en marche ne prennent pas une vitesse dangereuse.

Art. 72. – Il est interdit de se mettre en avant des wagons pour en mo-
dérer la vitesse, ainsi que de les abandonner à eux-mêmes dans les voies
en pente, sauf aux points de formation des convois ; l’approche de ces
points doit être signalée par un signal bien visible.
Les wagons d’un même convoi doivent être rendus solidaires les uns
des autres.

Art. 73. – Il est interdit de monter sur les wagons non aménagés pour
le transport du personnel.

SOUTENEMENT

Art. 74. – Les ouvrages souterrains doivent être munis sans retard
d’un soutènement et d’un garnissage appropriés à la nature des terrains et
régulièrement entretenus pendant la durée d’utilisation des ouvrages.

Art. 75. – § 1er . – Tous les ouvrages souterrains accessibles aux ou-
vriers doivent être convenablement aérés, spécialement à l’égard des gaz
nuisibles et de fumées. L’air introduit dans la mine doit être exempt de gaz,
vapeurs, ou poussières nocifs ou inflammables.
Dans les terrains reconnus sûrs par expérience, on peut se dispenser
de garnissage ou de soutènement, mais les parois et la couronne doivent
être méthodiquement surveillées et purgées.

AERAGE

§ 2. – L’assainissement de l’atmosphère des ouvrages doit y éviter


tant le manque d’oxygène que la présence de gaz toxiques, en quantité
dange-reuse, notamment l’oxyde de carbone à teneur dépassant 5 pour
10.000.

Art. 76. – Les voies et travaux insuffisamment aérés doivent être ren-
dus inaccessibles aux ouvriers.
Lorsque des travaux souterrains, en particulier puits, puisards ou bu-
res, ont été inutilisés pendant quelque temps, on devra, avant de les utili-
ser à nouveau, s’assurer qu’il ne s’y est pas accumulé d’air irrespirable ou
toxique ; il sera interdit d’y pénétrer jusqu’à ce qu’ils aient été assainis et
que l’on puisse y travailler ou circuler sans danger.

Art. 77. – Après un tir de mine en un lieu non balayé par un courant
d’air, et si l’on dispose d’air comprimé, les fumées et gaz brûlés seront
éliminés par un jet d’air comprimé.
Dans tous les cas, toutes précautions devront être prises pour assurer
la sécurité des ouvriers revenant sur le chantier. Le préposé au tir devra
s’assurer lui-même, avant de laisser pénétrer aucun ouvrier, que le travail
peut y être poursuivi sans danger.

Art. 78. – L’emploi des moteurs à combustibles liquides dans les tra-
vaux souterrains n’est autorisé que si le point éclair du combustible utilisé
est supérieur à soixante-dix degrés.
Le point éclair est défini par la norme AFNOR N.F. T. 60-103.
Art. 79. – Les gaz d’échappement de ces moteurs seront canalisés et
refoulés en totalité jusqu’au jour ou dans une galerie de retour d’air, par
canalisations étanches.
Dans ce dernier cas, l’exploitant prendra les dispositions nécessaires :
1° pour que l’accès à cette galerie de retour d’air soit interdit au per-
sonnel de l’exploitation ;
2° pour éviter une inversion du sens de l’aérage dans les travaux
sou-terrains.

CONDITIONS D’EMPLOI DES EXPLOSIFS

Art. 80. – L’achat, le transport et l’utilisation des explosifs dans les mi-
nes et carrières sont soumis aux dispositions de la délibération consti-
tuant réglementation des explosifs.

Art. 81. – L’emploi de l’oxygène liquide devra donner lieu à des consi-
gnes spéciales qui devront être soumises à l’approbation du chef du ser-
vice de géologie et de prospection minière.

HYGIENE, SAUVETAGE

Art. 82. – Aucun ouvrier ne peut être affecté au fond s’il n’a, au préa-
lable, subi un examen médical et été reconnu apte.
Les ouvriers reconnus contagieux sont exclus des travaux souterrains.

Art. 83. – Des mesures, en particulier l’injection d’eau en perforation


mécanique, doivent être prises pour protéger les ouvriers contre les pous-
sières dont l’inhalation est reconnue dangereuse.

Art. 84. – Mesures de précaution contre les radiations radio-


actives : Dans les exploitations où les ouvriers sont susceptibles d’être
exposés à l’action des substances radioactives, des mesures de pré-
cautions appropriées doivent être prises par l’exploitant suivant des cons i-
gnes soumises à l’approbation du Ministre de la production (service de
géologie et de prospection minière).

Art. 85. – Des mesures doivent être prises pour empêcher la stagna-
tion des eaux et l’accumulation des boues dans les galeries et chantiers.

Art. 86. – Il est interdit de souiller la mine par des déjections. S’il se
trouve des chantiers éloignés de la sortie de la mine, il devra être mis à la
disposition des ouvriers des moyens appropriés (fosse, tinettes mobiles)
qui seront tenus en constant état de propreté.

Art. 87. – Le personnel du fond doit disposer d’eau potable.


Art. 88. – Indépendamment des mesures imposées par l’arrêté
n°2191-IGT du 5 novembre 1954 fixant l’approvisionnement des entrepri-
ses en médicaments et objets de pansements, toute mine doit être pour-
vue au fond de tout ce qui est nécessaire pour l’exécution d’un pansement.

Art. 89. – Toute exploitation dans laquelle existent des dangers


d’asphyxie ou d’intoxication par gaz nocifs, notamment par les fumées des
tirs, doit disposer d’au moins un appareil respiratoire autonome permettant
de séjourner une demi-heure au moins en atmosphère irrespirable.
Deux personnes au moins devront être entraînées à l’utilisation prati-
que de cet appareil et devront connaître les méthodes à employer pour
ranimer les victimes d’asphyxie ou d’électrocution. Leurs connaissances et
aptitudes devront être contrôlées par des examens périodiques. Le bon
fonction-nement des appareils devra être vérifié périodiquement.

Art. 90. – Les exploitants de mines et de carrières doivent prendre


toutes mesures pour que les installations existantes soient rendues con-
formes aux dispositions de la présente réglementation dans un délai
maximum d’un an.
Art. 91. – Les infractions aux dispositions de la présente délibération
sont constatées par les agents assermentés du service de géologie et de
prospection minière et de l’inspection du travail.

Art. 92. – Sans préjudice des sanctions plus sévères qui pourraient
être prises en vertu des lois, décrets et arrêtés en vigueur sur le Territoire,
les infractions aux dispositions de la présente délibération seront punies
des peines de la deuxième catégorie prévues à l’article premier de la déli-
bération n° 57-193 du 19 décembre 1957.
Il y a récidive lorsque, depuis moins de douze mois, le contrevenant a
subi une condamnation pour la même infraction.
En cas de première récidive, les peines applicables seront celles de la
quatrième catégorie prévue à l’article premier de la délibération susvisée.
En cas de nouvelle récidive, le prévenu sera traduit devant le tribunal
de police correctionnelle et punie des peines de la cinquième catégorie
prévues à l’article premier de la délibération susvisée.

Art. 93. – Sont abrogés :


- L’arrêté du 11 mai 1940 portant réglementation des travaux de mi-
nes à ciel ouvert et souterrains ;
- L’arrêté du 12 mars 1925 sur l’emploi des explosifs, modifié par
arrêté du 21 juillet 1931 ;
- L’arrêté n° 1023-Min du 8 mai 1952 relatif à l’emploi des moteurs à
combustibles liquides dans les travaux souterrains.
- Délibéré et adopté en séance du 8 mai 1958.
4. ARRETE N° 207-CG du 11 juin 1958
rendant exécutoire la délibération n° 58-60/AR en date du
8 mai 1958 de l’Assemblée représentative de Madagascar
(J.O. n°3879 du 21.6.58, p. 1466)

Article premier. – Est rendue exécutoire dans le territoire de Mada-


gascar, telle qu’elle est annexée au présent arrêté, la délibération
n° 58-60/AR en date du 8 mai 1958 de l’Assemblée représentative fixant
les règles de sécurité applicables dans les mines et carrières.

Art. 2. – Le Ministre de la production est chargé de l’exécution du pré-


sent arrêté qui sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin
sera.

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