Minier Malagasy
Minier Malagasy
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LIVRE I : CODE MINIER
I.1. Loi n° 99-022 du 19 août 1999 4
portant Code Minier.
ANNEXES
1. Décret n° 67-088 du 28 février 1967 307
portant protection des substances minérales rares.
- Vu la Constitution,
- Vu la décision de la Haute Cour Constitutionnelle n° 24-HCC/D3 du 18 Août 1999
TITRE PREMIER
Des dispositions générales
CHAPITRE PREMIER
Du champ d’application
et de l’interprétation
Article premier - A l'intérieur du Territoire National sont soumis aux dispositions du présent Code et de ses
textes d'application, la prospection, la recherche, l'exploitation, la possession, la détention, le transport, la
transformation et la commercialisation des substances minérales à l'exception des ressources en eau et des
hydrocarbures liquides ou gazeux qui sont régis par des dispositions spéciales.
Art. 3 - Tous les gîtes de substances minérales situés en surface, dans le sous-sol, les eaux et les fonds marins
du Territoire National sont propriétés de l'Etat.
Ils relèvent de la compétence de l'Etat central et des Provinces Autonomes, qui en assurent notamment la gestion
et le contrôle au sens du présent Code.
Outre les compétences déjà attribuées par le présent Code aux Provinces Autonomes ainsi qu’aux Collectivités
Territoriales Décentralisées qui les composent, l'Etat assure le transfert progressif des autres compétences aux
Provinces Autonomes au fur et à mesure ou la mise en place effective des structures adéquates à leur niveau
respectif.
CHAPITRE III
Dispositions générales
Art. 4 - Pour la détermination de la situation géographique des périmètres miniers, l'étendue du Territoire
National est divisée en carrés de deux kilomètres cinq cents (2,5 km) de côtés.
Un quadrillage de l'ensemble de l'espace minier national définit, parallèlement aux axes Laborde, la situation
géographique de chaque carré par les coordonnées de leur centre.
Art. 5 - La recherche et l'exploitation des mines sont autorisées, selon le cas, en vertu d'un permis minier ou
d'une autorisation d'orpaillage délivrés conformément aux dispositions du présent Code.
Art. 6 - La prospection, la recherche, ainsi que l'extraction ou le ramassage à des fins scientifiques des fossiles,
sur les gîtes fossilifères de second ordre visés à l'article 90 du présent Code, sont effectués en vertu d'une
autorisation délivrée conformément aux dispositions du présent Code.
Sur les gîtes fossilifères de troisième ordre visés à l'article 91 du présent Code, la prospection, la recherche,
l'extraction ou le ramassage des fossiles non prohibés, sont effectués en vertu d'un permis minier.
Art. 7 - La détention, le transport, la transformation et la commercialisation des produits des mines et des
fossiles sont régis par le présent Code.
Art. 9 - Sous réserve des dispositions des articles 10 et 11 ci-après, toute personne physique de nationalité
malagasy et toute personne morale de droit malagasy, peuvent acquérir et détenir les permis miniers ainsi que
les autorisations d'orpaillage, d'extraction de fossiles ou de célestite, ou d'exploitation de l’aragonite.
Art. 10 - Les personnes physiques frappées d'interdiction d'exercer la profession par d'autres dispositions légales
et réglementaires, ne peuvent prétendre à l'octroi de permis miniers, d'autorisations d'orpaillage ou
d'autorisations d'extraction de fossiles.
Ces incapacités ou interdictions s'étendent, pour les personnes morales, a leurs affiliés dans les limites
déterminés par les dispositions légales et réglementaires.
Art. 11 - Pour être éligible à acquérir et à détenir les permis miniers et les autorisations d'extraction de fossiles
non prohibés, les personnes morales doivent, en outre être domiciliées ou élire domicile à Madagascar. Elles
doivent chacune avoir un mandataire responsable domicilié à Madagascar.
Dans l'objectif de favoriser l'intégration des petits exploitants nationaux dans le circuit formel et d'orienter les
investissements étrangers vers le développement et la modernisation de l’activité minière seuls les personnes
physiques de nationalité malagasy et les groupements légalement constitués d'individus de nationalité malagasy,
utilisant des techniques artisanales, peuvent acquérir et détenir des permis miniers réservés aux petits
exploitants. Ces derniers peuvent bénéficier des appuis techniques nécessaires dispensés par des services
d'encadrement. En cas de partenariat avec un investisseur étranger, le titulaire du permis « PRE » est tenu de
demander la transformation de son permis en permis standard. L'autorisation d'orpaillage est accordée
individuellement aux personnes physiques de nationalité malagasy ou aux groupements locaux des orpailleurs
nationaux légalement constitués.
L’autorisation d'extraction, à des fins scientifiques, de fossiles dans les gîtes fossilifères de second ordre, est
accordé individuellement aux organismes à vocation scientifique qui peuvent mandater des personnes
physiques.
CHAPITRE IV
De la classification et du régime
des gîtes de substances minérales
Art. 13 - Les mines et les gîtes fossilifères sont séparés de la propriété du sol. Les régimes distincts exposés au
présent Code régissent respectivement .
. la prospection, la recherche et l'exploitation des substances minérales
. l'orpaillage ; et
. la recherche et l'exploitation des gîtes fossilifères.
Art. 14 - Les carrières sont réputées ne pas être séparées de la propriété du sol. Elles en suivent le régime.
Les Communes sont responsables de la gestion et de la surveillance administrative des activités de carrière
menées à l'intérieur de leur circonscription respective. Elles délivrent les autorisations d'ouverture de carrières,
et en informent le bureau du Cadastre Minier, celui de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines et
l’Autorité compétente de la Province Autonome concernés.
Toute autorisation d'ouverture de chantier d'exploitation de carrières est subordonnée à l'approbation préalable,
par l’Autorité compétente en matière environnementale, d'un plan de mesures de protection environnementale
élaboré par l'exploitant, dont le modèle est fixé par voie réglementaire.
La Province Autonome concernée est responsable du suivi et du contrôle techniques de toutes les activités de
carrières. Elle est, en outre, chargée du contrôle des substances explosives et détonantes détenues par les
particuliers.
Art. 15 - Le Gouvernement peut déclarer certaines zones réservées et non disponibles pour la recherche ou
l'exploitation des substances minérales ou des fossiles, pour les raisons et en suivant les procédures exposées au
présent chapitre, sous réserve soit de la disponibilité du périmètre concerné, soit de l'accord écrit du titulaire des
droits portant sur ce périmètre Des zones peuvent être déclarées temporairement réservées dans les cas visés aux
articles 16, 17 et 18 ci-après.
Art. 16 - Pour la réalisation de travaux publics, l’Autorité compétente concernée. après étude d'un dossier
justificatif et après accord du Département chargé des Mines, peut prendre un arrêté déclarant la zone réservée
pour la durée des travaux, avec délimitation précise, sous les réserves visées à l'article 15 ci-dessus.
Ledit arrêté doit comporter.
. l’identification des carrés composant la zone réservée
. les détails des travaux à réaliser à l'intérieur de la zone
. la durée nécessaire aux travaux.
Art. 17 - Pour les études géologiques, le Ministre chargé des Mines peut, sur proposition du service chargé des
études géologiques, prendre un arrêté déclarant la zone d'études réservée, sous les réserves visées à l'article 15
ci-dessus.
Ledit arrêté doit comporter:
. l'identification des carrés composant la zone réservée ;
. les détails du programme d'études à réaliser à l'intérieur de la zone réservée
. la durée nécessaire au programme d'études.
La durée initiale de la classification en zone réservée ne peut dépasser, dans ce cas, dix-huit (18) mois,
prorogeable une seule fois pour un maximum de six (6) mois.
Le rapport sur les études géologiques ainsi effectuées est remis au Ministère chargé des mines pour publication
et mise à la disposition du public, au moins quinze (15) jours avant la libération de la zone réservée.
Art. 18 - Pour l'encadrement des petits exploitants miniers et des orpailleurs, le Ministre chargé des mines, sur
proposition du service chargé de l'encadrement, peut prendre un arrêté déclarant la zone réservée.
Ledit arrêté doit comporter .
. l’identification des carrés composant la zone réservée :
. les motifs ayant conduit à la constitution de la zone réservée :
. La durée nécessaire à la réalisation du programme d'encadrement
La durée initiale de la classification en zone réservée ne peut dépasser six (6) mois, prorogeable une seule fois
pour un maximum de six (6) mois.
Art. 19 - Après constatation que les raisons de la classification en zone réservée ne sont plus justifiées, les
autorités concernées peuvent à tout moment. procéder respectivement à la libération des zones ainsi réservées
par voie d'arrêtés.
Les périmètres libérés après l'achèvement des travaux, des études ou de la formation, sont rendus aux titulaires
initiaux des droits dont ils font l'objet.
CHAPITRE V
De la prospection minière
Art. 20 - La prospection minière est libre sur tout le territoire national en dehors:
. des aires protégées, des réserves naturelles de flores et de faunes ainsi que de leurs zones de protection régies
par des textes spécifiques
. des zones classées réservées conformément au présent Code :
. des périmètres couverts par des Permis miniers détenus par d'autres personnes ou par des demandes de Permis
miniers en cours d'instruction ou encore par des Autorisations Exclusives de Réservation de Périmètres («
AERP »).
Toute personne physique ou morale qui se propose de procéder à la prospection minière a l'obligation d’en faire
la déclaration préalable auprès du bureau ou Cadastre Minier.
Les modalités da la formalité de déclaration sont précisées dans le décret d'application du présent Code.
Art. 21 - Toutefois, une autorisation exclusive de réservation de périmètre « AERP », portant sur un périmètre
libre de tout droit minier peut être octroyée par le bureau du Cadastre Minier sur demande de la personne
intéressée.
Autorisation, est délivrée sur présentation de la quittance attestant du paiement du droit de délivrance
correspondant, dont le montant est fixé par voie réglementaire.
Art. 22 - L'autorisation exclusive de réservation de périmètre « AERP » confère à son bénéficiaire le droit
exclusif de prospecter et de demander ensuite, le cas échéant, un permis minier en vue de la recherche et/ou
l'exploitation portant sur un ou plusieurs carrés du périmètre couvert par l'autorisation.
La durée de validité de l'autorisation exclusive de réservation de périmètre est de trois (3) mois au maximum.
L'autorisation n'est pas renouvelable.
Ce droit est accordé au bénéficiaire pour qu'il puisse à la fois .
. consulter les autorités de la ou des Communes du ressort aux fins d'information sur la nature de
l'environnement et de l'existence ou non de l'activité d'orpaillage .
. conformer les autorités locales ainsi que, le cas échéant, les orpailleurs à l'installation éventuelle dans le futur,
d'un centre de recherche ou d'exploitation minière ; et
· entreprendre les travaux de prospection.
Le modèle de l'autorisation exclusive de réservation de périmètre ainsi que les modalités d'accomplissement des
consultations des autorités locales sont fixés par voie réglementaire
Avant l'expiration de la validité de son autorisation. le bénéficiaire qui souhaite obtenir un permis minier en vue
de la recherche et/ou l'exploitation, ayant pour objet tout ou partie des périmètre prospecté, dépose la demande y
afférente auprès du bureau du Cadastre Minier.
Art. 23 - La superficie qui peut être accordée par autorisation exclusive de réservation de périmètre ne peut
excéder 15.000 km, soit 2.400 carrés
Art. 24 - Aucune demande de permis minier ou d'autorisation minière n'est recevable sur tout périmètre couvert
par une autorisation exclusive de réservation de périmètre sauf pour le permis de recherche ou d’exploitation
sollicité par le bénéficiaire de ladite autorisation.
Art. 25 - Aucune autorisation environnementale n'est requise pour entreprendre des activités de prospection en
vertu d'une autorisation exclusive de réservation ce périmètre, sous réserve des dispositions de la réglementation
environnementale en vigueur sur les zones dites sensibles.
TITRE II
Du régime des permis miniers
CHAPITRE PREMIER
Des généralités
Art. 27 - Le permis minier porte sur un périmètre composé d'un ou plusieurs carrés contigus ou jointifs. Chaque
carré est la base d'une volume solide en forme de pyramide renversée dont le sommet est le centre de la Terre.
Il appartient au demandeur de choisir le périmètre qui lui convient. Le matérialisation sur le terrain de chaque
périmètre, après l'octroi du permis, est facultative. Elle est subordonnée: aux consentements écrits des
propriétaires des sols, et, le cas échéant, est effectuée par des géomètres topographes assermentés.
Art. 28 - Les limites de la superficie totale couverte par des permis miniers qu’une personne et ses affilés
peuvent détenir sont.
. pour le permis de recherche, jusqu’à 10.000 km2 soit 1.600 carrés.
. pour le permis d'exploitation, jusqu’à 1.000 km2 soit 160 carrés .
· pour le permis réservé au petit exploitant, jusqu'à 100 km2 soit 16 carrés.
Nonobstant les dispositions qui précèdent le périmètre couvert par chaque permis « PRE » ne peut comporter
plus de quatre (4) carrés contigus ou jointifs. En outre, les périmètres détenus par le titulaire et ses affiliés en
vertu de permis « PRE ». ne peuvent être limitrophes.
Art. 29 - Les dossiers afférents aux permis miniers sont gérés à partir de la date de dépôt des demandes, jusqu’à
l'expiration desdits permis. suivant un cadastre spécifique national maintenu à jour par le bureau du Cadastre
Minier et disponible à la consultation du public.
Art. 30 - Un permis minier couvre la ou les substances classées en mines existant dans le périmètre, pour
lesquelles il est octroyé.
En cas de découverte d'indices d'autres substances minérales classées en mines et ne faisant pas l'objet du permis
minier, dont le titulaire se propose d'entreprendre la recherche et/ou l'exploitation il doit déposer une déclaration
à cet effet auprès du bureau du Cadastre Minier et obtenir avant toute opération portant sur ces nouvelles
substances, l'extension de son permis minier et, s'il y a lieu une autorisation environnementale de l’Autorité
compétente.
Art. 51 - Pour la mise en oeuvre des dispositions de l’article précédent, l'extension d'un permis, minier à d'autres
substances minérales classées en mines est accordée de droit par l’Autorité qui a délivré le permis primitif, sur la
demande du titulaire.
Art. 32 - Les autorités des Collectivités Territoriales décentralisées sont informées par les titulaires avant le
commencement de leurs activités.
CHAPITRE II
Du permis de recherche
Art. 33 - Le Permis « R » ou permis de recherche confère à sont titulaire dans les limites de son périmètre et
durant la période de sa validité, le droit exclusif de faire la prospection et la recherche de la ou des substances
pour laquelle ou lesquelles le permis a été octroyé, conformément aux engagements contenus dans le plan
annexé à la demande, et dont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Toutefois. le commencement des travaux de recherche est précédé de l'approbation par l’Autorité compétente
conformément à la réglementation du secteur sur la protection environnementale, des engagements contenus
dans le document de plan d'engagement environnemental qui est soumis au service chargé de l'environnement
minier du Ministère chargé des Mines.
Néanmoins, une étude d'impact environnemental peut être requise à partir d'un seuil d'avancement des travaux
de recherche qui sera fixé par voie réglementaire.
La durées de validité du permis de recherche est de dix (10) ans. II est renouvelable une fois pour une durée de
cinq (5) ans.
Sous réserve s’il y a lieu, de l'accord préalable du propriétaire du sol, le droit conféré par le permis de recherche
comprend le droit de construire les infrastructures temporaires ou permanentes et d'utiliser le bois et aux qui se
trouvent dans le périmètre conformément aux lois et règlements en vigueur.
Art. 34 - Le titulaire de permis de recherche bénéficie également du droit de disposer des substances minérales
extraites dans le cadre de la recherche pour les utiliser à des fins d'analyses en laboratoire ou à titre
d’échantillons pour la prospection de débouches, ou encore à des fins d'essais industriels.
Les qualités autorisées à l'exportation dans le cadre des analyses, échantillonnages ou essais industriels, sont
définies par voie réglementaire.
Art. 35 - Le permis de recherche confère en outre au titulaire, dans les limites de son périmètre et durant la
période de sa validité, un droit de priorité à demander un permis d'exploitation ou Permis « E » portant sur tout
ou partie du périmètre conformément aux dispositions du présent Code.
Art. 36 - Tant qu’un périmètre est couvert par un permis de recherche, aucun permis minier, aucune autorisation
exclusive de réservation de périmètre ne peuvent être octroyés hormis le permis d'exploitation sollicité par le
titulaire dudit permis de recherche.
CHAPITRE III
Du permis d’exploitation
Art. 37 - Le Permis « E » ou permis d'exploitation confère a son titulaire dans les limites de son périmètre et
durant la période de sa validité, le droit exclusif d'exploiter la ou les substances objet du permis. ainsi que de
poursuivre la prospection et la recherche desdites substances conformément aux engagements contenus dans le
plan annexé à la demande, et sont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Toutefois le commencement des travaux d'exploitation et, éventuellement de nouvelles recherches est précité du
l'approbation par l’Autorité compétente conformément à la réglementation du secteur sur la protection
environnementale, des engagements contenus dans le document d'étude d'impact environnementale, qui est
soumis au service chargé de l’environnement minier du Ministère chargé des Mines.
La durée de validité du permis d'exploitation est de quarante (40) ans. Il est renouvelable une ou plusieurs fois
pour une durée de vingt (20) ans pour chaque renouvellement.
Sous réserve, s'il y a lieu, de l'accord préalable du propriétaire du sol, le droit conféré par le permis
d'exploitation comprend le droit de construire les infrastructures nécessaires et d'utiliser le bois et les eaux qui se
trouvent dans le périmètre conformément aux lois et règlements en vigueur.
Art. 38 - Pour les compagnies ou sociétés minières, dont l’objet s'étend de l'extraction à la commercialisation
des produits de mines et qui exercent les activités de manière intégrée, le permis d’exploitation comporte
l'autorisation de transport et ou de faire transporter, à l’intérieur du périmètre du projet, des substances minérales
couvertes par le permis qui sont extraites, leurs concentrés ou dérivés primaires ainsi que les métaux et alliages
de ces substances jusqu’au lieu de stockage, de traitement ou de chargement, d'en disposer sur les marchés
intérieurs et extérieurs aux prix librement négociés et de les exporter.
Pour ces mêmes compagnies ou sociétés, le permis d'exploitation permet également d'établir sur le territoire
national des installations de concentration, le conditionnement, de traitement, de raffinage et de transformation
des substances minières couvertes par le permis, sous réserve de leur conformité aux dispositions légales et
réglementaires en vigueur.
Toutefois, les dispositions des alinéas précédents ne s'appliquent que dans les cas où lesdites compagnies ou
sociétés indiquent expressément dans leur dossier de demande de permis initial leur volonté d’entreprendre
l'activité, de l'exploitation à la commercialisation en passant s'il y a lieu, par la transformation.
Les livres desdites compagnies ou sociétés sont, néanmoins tenus distinctement pour l'extraction, la
transformation et la commercialisation.
CHAPITRE IV
Du permis réservé aux petits
exploitants ou permis «PRE»
Art. 39 - Le permis « PRE », permis de recherche et d'exploitation réservé au petit exp loitant, confère à son
titulaire à l'intérieur du périmètre qui en fait l'objet et durant sa validité le droit exclusif d'effectuer la
prospection, la recherche et l'exploitation de la ou des substances pour lesquelles le permis a été délivré,
conformément aux engagements contenus dans le plan annexé à la demande et dont le modèle est fixé dans le
décret d'application du présent Code.
Toutefois le commencement des travaux de recherche et d'exploitation est précédé de l'approbation par
l’Autorité compétente conformément à la réglementation du secteur sur la protection environnementale, des
engagements contenus dans le document de plan d'engagement environnemental, qui est soumis au service
chargé de l'environnement minier du Ministère chargé des Mines.
Néanmoins, une étude d'impact environnemental, dont les modalités sont précisées par voie réglementaire peut
être requise en cas de concentration des demandes de permis « PRE » dans une zone .
La durée de validité du permis de recherche et d'exploitation pour les petits exploitants est de huit (8) ans. II est
renouvelable une ou plusieurs fois pour une durée de quatre (4) ans pour chaque renouvellement. Sous réserve
s'il y a lieu, de l'accord préalable du propriétaire du sol, le droit conféré par le permis « PRE » ,comprend le
droit de construire les infrastructures nécessaires et d'utiliser le bois et les eaux qui se trouver dans le périmètre
conformément aux lois et règlements en vigueur.
Le fait pour le petit exploitant, de ne pas se limiter à l'utilisation des techniques artisanales dans l’exécution de
ses travaux de recherche et/ou d'exploitation minières, entraîne, pour lui, l'obligation de demander la
transformation de son permis « PRE » en permis standard.
CHAPITRE V
De l’octroi et du renouvellement
des permis miniers
SECTION PREMIERE
De l’octroi
Art. 40 - Le droit de faire la recherche et/ou l'exploitation minières ne peut être acquis qu'en vertu d'un permis
minier délivré par le bureau du Cadastre Minier conformément aux dispositions du présent Code.
Art. 41 - Les permis miniers sont octroyés, en général, selon le principe du "premier venu, premier servi".
Art. 42 - Le permis de recherche ou permis « R » et les permis d'exploitation ou permis « E » , sont octroyés
par le Ministre chargé des Mines, qui peut déléguer son pouvoir.
Les permis « PRE », réservés aux petits exploitants miniers, sont octroyés par l’Autorité compétente de la
Province Autonome concernée, qui peut déléguer son pouvoir.
Art. 43 - Toute demande de permis minier est rédigée sur un formulaire à retirer auprès du bureau du Cadastre
minier, dont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Après avoir rempli correctement le formulaire, le requérant dépose la demande auprès dudit bureau récépissé
indiquant les jours heure et minute du dépôt qui font foi.
Art. 44 - Le permis de recherche ou permis « R » portant sur un périmètre défini est octroyé par décision ou
Ministre chargé des Mines ou de son représentant, dans un délai qui ne peut excéder trente (30) jours ouvrables,
à la première personne éligible qui a déposé une demande remplissant les conditions stipulées en l'article 43 ci-
dessus.
Dans le cas où le demandeur agit en suite d'une autorisation exclusive de réservation de périmètre il joint à sa
demande ladite autorisation dûment visée par les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées
concernées
Art. 45 - Le permis d'exploitation ou permis « E » portant sur un périmètre défini est octroyé par décision du
Ministre chargé des Mines ou de son représentant au titulaire du permis de recherche ou du permis réservé au
petit exploitant, selon le cas, ayant pour objet ledit périmètre, qui a déposé une demande remplissant les
conditions visées à l'article 43 ci-dessus pendant la période de validité de son permis.
Toute demande de permis d'exploitation ou permis «E» est accompagnée d'un document d'étude d’impact.
environnemental établi conformément à la réglementation en vigueur en matière de protection
environnementale, qui est transmis par le bureau du Cadastre Minier au service chargé de l’environnement
minier, pour instruction et approbation par l’Autorité compétente.
Le permis «E » est délivré dans un délai qui ne peut excéder trente (30) jours ouvrables.
Art. 46 - Le permis « PRE »réservé au petit exploitant minier et portant sur un périmètre défini, est octroyé sur
décision de l’Autorité compétente de la Province Autonome concernée ou de son représentant, à la première
personne éligible qui a déposé une demande remplissant les conditions visées à l'article 43 ci-dessus.
Dans le cas où le demandeur agit en suite d'une autorisation exclusive de réservation de périmètre, il joint à sa
demande ladite autorisation dûment visée par les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées
concernées.
Toute demande de permis « PRE » est accompagnée d'un document de plan d'engagement environnemental
établi conformément à la réglementation en vigueur en manière de protection environnementale, qui est transmis
par le bureau du Cadastre Minier au service chargé de l'Environnement minier, et approuvé par l’Autorité
compétente.
Le permis « PRE » est délivré dans un délai qui ne peut excéder trente (30) jours ouvrables.
Art. 47 - Le bureau du Cadastre Minier instruit tout dossier de demande de permis minier et transmet dans un
délai de vingt (20) jours, au Ministre chargé des Mines ou à l’Autorité compétente de la Province Autonome
concernée, selon le cas, celui qui a rempli les conditions requises pour l'octroi du permis sollicité.
Art. 48 - Le permis minier Initial est délivré par le bureau du Cadastre Minier après le paiement, par le titulaire,
les frais d'administration minière annuelle par carré afférents à la première année.
SECTION II
Du renouvellement
Art. 49 - Le renouvellement d'un permis minier, sur la demande du titulaire est accordé de droit à celui ci s'il
satisfait aux obligations légales et réglementaires afférentes au maintien de la validité de son permis.
Art. 50 - Le renouvellement d'un permis minier est accordé dans les mêmes conditions que l’octroi, par
l’Autorité qu’il a procédé à la délivrance du permis initial. Le titulaire n'a plus à produire à l'appui de sa
demande de renouvellement un plan d'engagement environnemental ou une étude d'impact environnemental, à
moins, qu'il n'y ait un changement significatif du plan d'opération initial. Pour tous les permis miniers, les cas
pour lesquels la production d'un nouveau document environnemental est requise, sont précisés par voie
réglementaire.
La demande de renouvellement est déposée au bureau du Cadastre Minier avant la date d'expiration de la
validité des permis minier.
Art. 51 - La demande de renouvellement est enregistrée par le bureau du Cadastre Minier contre le paiement du
droit de renouvellement correspondant, dont le montant et les modalités de recouvrement sont fixé par voie
réglementaire.
Art. 52 - L'exploitant qui sollicite le renouvellement de son permis, joint à sa demande les quittances justifiant
les paiements respectifs de la redevance minière et des frais d'administration minière annuels par carré afférents
à l'année précédente.
CHAPITRE VI
Des frais d’administration
minière annuels par carré
Art. 53 - Pour le recouvrement des coûts des prestations et de la gestion des droits attachés aux permis miniers.
II est perçu des frais d'administration minière annuels par carré sur chaque permis délivré, au profit du bureau
du Cadastre Minier, du budget général et des Provinces Autonomes.
Les taux de répartition du produit desdits frais sont fixés par voie réglementaire.
Art. 54 - Les titulaires de permis de recherche (permis « R »), de permis d'exploitation (permis « E ») et de
permis réservés aux petits exploitants (permis « PRE ») s'acquittent des frais d'administration minière par carré
suivant la fin du premier trimestre de l'année civile concernée.
Art. 55 - Les modalités ce recouvrement des frais d'administration minière annuels par carré sont précisé par
voie réglementaire.
Le mode de calcul, ainsi que les montants des frais d'administration minière annuels par carré, sont précisé par
le décret d'application du présent Code.
Le taux de base servant au calcul des frais d'administration minière annuels par carré fera l'objet de révision
annuelle en fonction du changement de la valeur du franc malagasy par rapport au droit de tirage spécial du
Fonds Monétaire International, par voie réglementaire.
Art. 56 - Dans le cas où le titulaire sollicite une transformation partielle de son permis « R » en permis «E», les
carrés concernés suivent, après la transformation, le régime des taux applicables aux frais d’administration
minière par carré dus pour le permis « E ».
Art. 57 - Les frais d'administration minière annuels par carré sont payés au guichet du bureau du Cadastre
minier qui a délivré le permis. Ce dernier en donne quittance au titulaire au moment du paiement, et affecte
ensuite leurs parts respectives aux différents bénéficiaires.
CHAPITRE VII
De la nature et du transfert
des permis miniers
Art. 58 - Le permis de recherche minière ou permis « R » constitue un droit cessible, transmissible, amodiable,
et susceptible de gage. Il est divisible seulement en carrés entiers.
Art. 59 - Le permis d'exploitation minière ou permis « E » constitue un droit cessible, transmissible, amodiable,
susceptible d'hypothèque. Il est divisible seulement en carrés entiers.
Il en est de même du permis « PRE » réservé au petit exploitant minier.
Art. 60 - La cession et la transmission des permis miniers sont libres à toute personne éligible pour acquérir et
détenir des permis miniers conformément aux dispositions de l'article à du présent Code.
Art. 61 - L'acte de cession, d'amodiation, de transmission, de gage ou d'hypothèque, est établi conformément
aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, et doit être porté au registre du Cadastre minier. Au
moment de l’inscription, un nouveau permis est établi et les droits et obligations attachés au permis initial sont
transférés au nouveau titulaire, sous réserve des dispositions de l'article 62 ci-dessus.
Tout acte de cession ou de transfert, tout contrat de gage ou d'hypothèque, qui affectent les miniers ne peuvent
être opposés à l'Administration tant qu'ils n'ont pas été enregistrés auprès du bureau du Cadastre Minier.
Les copies des actes ainsi enregistrés sont déposées par le titulaire, pour conservation, au bureau du Cadastre
minier.
Art. 62 - La prise en charge des obligations par l'acquéreur vaut entre les parties et à l’égard du Ministère chargé
des Mines une fois que l'acte de transfert est inscrit au registre du Cadastre Minier, à l'exception des obligations
environnementales correspondant aux travaux réalisés par le précédant, qui font l'objet du quitus
environnemental visé à l'article 103 du présent Code.
Toutefois si l'acquéreur ne réclame pas au moment de la cession de la production, par le cédant, du quitus
environnemental susvisé, la responsabilité solidaire s'appliquera aux deux parties, en ce qui concerne les
engagements souscrits par le cédant, au prorata des travaux réalisés par ce dernier.
Art. 63 - Le titulaire d'un permis minier peut travailler à l'intérieur de son périmètre en association avec une
personne physique ou moral, dans le cadre d'un partenariat avec toute personne éligible pour acquérir et détenir
des permis miniers conformément aux dispositions de l'article 9 du présent Code.
L'acte de partenariat doit être enregistré au bureau du Cadastre Minier, sous peine d'inopposabilité à
l’Administration.
CHAPITRE VIII
De la renonciation
Art. 64 - Le titulaire d'un permis minier peut à tout moment renoncer à tout ou partie du périmètre objet de son
permis. En cas de renonciation partielle, elle doit porter sur un ou plusieurs carrés entiers.
La renonciation totale est sujette à l'accomplissement de la fermeture du centre de recherche ou d'exploitation
conformément aux dispositions précisées par voie réglementaire.
Art. 65 - La renonciation est déclarée et enregistrée auprès du bureau du Cadastre Minier, avec l'indication
précise du ou des carrés entiers ainsi renoncés. Le titulaire soumet son permis pour ajustement.
La déclaration de renonciation doit être accompagnée du rapport sur les recherches et travaux effectués à
l’intérieur des carrés renoncés.
Art. 66 - La renonciation enregistré par le bureau du Cadastre Minier dégage la responsabilité du titulaire de
payer, pour les années suivantes, les frais d'administration minière afférents aux carrés renoncés. La
renonciation ne donne pas droit à remboursement des frais d'administration minière par carré déjà payés.
Pour se dégager de l'obligation de réhabilitation environnementale, le titulaire du permis doit recevoir le quitus
de l’Autorité compétente, qui a donné l'autorisation environnementale initiale, après constat in situ de
l'achèvement des travaux de réhabilitation.
Art. 67 - Dans le cas de la renonciation partielle, le permis est ajusté, puis délivré par le bureau du Cadastre
minier. Le permis modifié est porté au registre des permis octroyés
TITRE III
Du régime de l’orpaillage
CHAPITRE PREMIER
De l’autorisation de l’orpaillage
Art. 68 - L'orpaillage est effectué en vertu d'une autorisation d'orpaillage délivrée par les autorités des
Communes du ressort suivant les modalités définies au présent Code.
La carte d’orpailleur, dont le modèle est défini dans les textes d'application du présent Code, constitue la
matérialisation de l'autorisation d'orpaillage.
L'autorisation d'orpaillage est valable a l’intérieur de la circonscription de la Commune qui l'a délivrée, et en
dehors des périmètres couverts par des permis miniers sauf accord des titulaires desdits permis.
Art. 69 - L'orpailleur s'acquitte d'un droit, au profit de la Commune concernée, pour l'octroi de l’autorisation
d'orpaillage et l'obtention de la carre d'orpailleur.
Le montant dudit droit est fixé par voie réglementaire.
En outre, l’orpailleur est tenu au versement périodique d'une cotisation destinée à constituer la provision de
réhabilitation environnementale afférente à sont activité. Le montant, la période et les modalités de versement de
cette cotisation sont fixés par voie réglementaire.
Art. 70 - Les autorisations d'orpaillage sont enregistrés sur un registre spécial tenu à jour par chaque Communes
qui les délivre.
L’Autorité chargé de l'octroi de l'autorisation d'orpaillage adresse, chaque trimestre, une liste des orpailleurs en
activité dans sa circonscription au bureau local de l'Agence de l'Or ou, à défaut, au bureau du Cadastre Minier.
Le cas échéant, ce dernier transmet ladite liste au bureau central de l'Agence de l’Or.
Art. 71 - L'autorisation d'orpaillage est valable pour une durée de douze (12) mois. Elle est renouvelable une ou
plusieurs fois pour la même durée, sous réserve du paiement du droit y afférent.
Art. 72 - L'autorisation d'orpaillage ne constitue pas un permis minier. Elle est personnelle et ne peut être ni
cédée ni mutée ni amodiée sous quelque forme que ce soit
L’autorisation d'orpaillage est subordonnée à l’accord du titulaire de permis minier. Elle n'ouvre droit à aucune
indemnisation en cas d'éviction de l'orpailleur si l'accord du titulaire de permis minier n'est pas acquis.
l’orpailleur a l'obligation d'exercer effectivement et personnellement l'activité d'orpaillage.
Art. 73 - La procédure d'octroi et de délivrance des autorisations d'orpaillage est fixés par voie réglementaire.
Cette procédure doit permettre la mise en oeuvre du suivi administratif de l'activité et doit aboutir à rendre
possible le contrôle de proximité nécessaire.
Art. 74 - Tout orpailleur ou groupement d'orpailleurs régulièrement constitué peut accéder à un permis minier si
la périmètre est libre de tout droit. à condition de se soumettre aux procédures et aux obligations y afférentes
prévues par le présent Code.
CHAPITRE II
De la collecte des produits de l’orpaillage
Art. 75 - Les collecteurs agréés sont seuls autorisés à acheter l'or auprès des orpailleurs ou des groupements
locaux d'orpailleurs.
Toutefois. le titulaire d'un permis d'exploitation payable pour l'or, qui a accepté l'exercice de l'activité
d'orpaillage à l’intérieur du périmètre objet de sont permis, peut également acheter leurs produits aux orpailleurs
concernés.
Art. 76 - Le collecteur agréé est une personne physique munie d'une carte de collecteur délivrée par le Directeur
provincial du Ministère chargé des Mines concerné.
La carte de. collecteur dont le modèle est défini par voie réglementaire, est accordée individuellement aux
personnes physiques de nationalité Malagasy ou étrangère résidant à Madagascar et titulaires de cartes
professionnelles en cours de validité, sous réserve des dispositions de l'article 9 du présent Code.
Toutefois. la personne désirant obtenir la carte de collecteur, devra au préalable se faire inscrire au bureau local
de l’agence de l'Or ou, à défaut, au bureau du Cadastre Minier, qui lui en délivre une attestation. Le cas échéant,
le bureau du Cadastre Minier communique au bureau central de l’Agence de l'Or les renseignement sur la
personne qui s'est faite inscrire.
La carte de collecteur, dont la durée de validité de un an (1) coïncide avec l'année civile, est valable à l'intérieur
de la Commune concernée. Elle est renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée
Art. 77 - L'octroi de la carte de collecteur est conditionné par le paiement d'un droit défini et fixé par voie
réglementaire.
Le produit du droit prévu à l’alinéa précédent est réparti entre la Province Autonome concernée et le Budget
Général pour le compte de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée. Les modalités de
cette répartition sont précisées dans le décret d'application du présent Code.
Art. 78 - La demande d'octroi de carte de collecteur d'or est déposée auprès du bureau de la Direction
Provinciale du Ministère chargée des Mines concernée. Le Directeur Provincial du Ministère chargée des Mines
transmette le dossier de demande, accompagnée de la carte de collecteur dûment remplie à l’Autorité
compétente de la Province Autonome concernée, pour agrément et signature.
La demande d'octroi de carte de collecteur d'or n'est pas recevable. si elle n’est pas appuyée par une carte
professionnelle délivrée par l’Autorité fiscale compétente.
Après signature par l’Autorité compétente de la Province Autonome concernée, la carte de collecteur d'or est
délivrée par le Directeur Provincial du Ministère Chargé des Mines.
La carte de Collecteur est valable à partir de l'exercice en cours au moment de sa délivrance, sous réserve de
l’acquittement des droits et taxes professionnels y afférents auprès des services fiscaux compétents.
Art. 79 - Les collecteurs agréés sont enregistrés sur un registre spécial tenu à jour par chaque Commune qui en
dresse un état.
Le Directeur provincial du Ministère chargé des Mines concerné communique à chaque fois les renseignements
sur la personne, qui a bénéficié de l'octroi, au bureau local de l'Agence de l'Or ou, à défaut. au bureau central de
la même Agence.
Art. 80 - La carte de collecteur est rigoureusement personnelle. Elle ne peut être ni cédée ni mutée ni amodiée
sur quelque forme que ce soit.
Elle ne peut servir qu'à ceux qui exercent effectivement l'activité de collecte.
Art. 81 - Une personne physique peut se faire délivrer une ou plusieurs cartes de collecteurs valables pour
d’autres Communes dans les conditions définies au présent chapitre
Art. 82 - Les collecteurs ont l'obligation de tenir un registre des produits collectés, lequel devra être présenté à
toute réquisition des autorités habilitées à exercer le contrôle. Ils adressent, en outre, un rapport semestriel
d'activités, dont le contenu est précisé par voie réglementaire, au Directeur Provincial du Ministère chargé des
Mines concerné ainsi qu'à l'agence de l'Or.
En outre les collecteurs sont redevables de la redevance minière sur les quantités d'or collectées.
Art. 83 - Les comptoirs agréés par l'Agence de l'Or, qui sont des sociétés privées de droit malagasy spécialisées
dans le commerce de l'or, peuvent acheter l'or auprès des titulaires de permis minière exploitant ce métal ainsi
qu'auprès des Collecteurs agréés à l'intérieur du Territoire National.
Les critères requis pour l'octroi de cet agrément du comptoir, sont précisés dans le décret d'application du
présent Code .
Art. 84 - Après la collecte, la circulation et le commerce des produits de l'orpaillage suivent les règles du droit
commun des produits des mines.
CHAPITRE III
De la surveillance administrative de l’orpaillage
Art. 85 - La Commune qui délivre les autorisations d'orpaillage, veille à faire respecter par les orpailleurs
concernés, les mesures de sécurité, d'hygiène et de protection de l'environnement qui sont définies par voie
réglementaire.
Art. 86 - L'Agence de l'Or, qui est un organisme institué par décret, est chargée de fournir l'assistance
technique:: ainsi que la formation, aux orpailleurs et aux Collectivités Territoriales Décentralisées, en matière de
recherche et d'exploitation de l'or alluvionnaire et éluvionaire, en matière de mesures de sécurité et d'hygiène
dans les mines en matière de protection environnementale ainsi que sur les procédures à suivre en vue de
l’obtention des permis ou autorisations miniers.
L'Agence de l'Or est habilitée à effectuer toute opération visant à la collecte des informations nécessaires pour
une maîtrise de l'activité aurifère.
Art. 87 - A la demande du Directeur de l'Agence de l'Or et après avis des autorités des Collectivités territoriales
Décentralisées concernées, le Ministre chargé des Mines peut classer en réserve temporaire un ou plusieurs
carrés, dans les conditions prévues à l’article 18 du présent Code.
TITRE IV
Du régime des fossiles et des substances dont les gîtes sont rares
CHAPITRE PREMIER
Du régime des fossiles
Art. 88 - De par leur utilité scientifique, notamment pour la datation des couches sédimentaires ou pour
l’établissement de !a spécificité géologique d'une région les gîtes fossilifères font l'objet d'un régime particulier.
Les gîtes fossilifères seront classés, par voie réglementaire, en trois catégories :
- Les gîtes fossilifères de premier ordre :
- Les gîtes fossilifères de seconde ordre : et
- Les gîtes fossilifères de troisième ordre.
Art. 89 - Les gîtes fossilifères de premier ordre font partie du patrimoine national. Ils renferment des espèces
rares ou dont la localisation stratigraphique est unique dans la formation géologique.
Art. 90 - Les gîtes fossilifères de second ordre renferment des espèces rares, mais qui sont communes à
plusieurs strates géologiques. Ils peuvent faire l'objet d'autorisations pour des études scientifiques et des
prélèvements d'échantillons.
A l'issue des études. les titulaires d'autorisations sont tenus de faire parvenir auprès de l’Autorité qui a procédé à
l'octroi des rapports techniques sur les travaux effectués.
Art. 91 - Les gîtes fossilifères de troisième ordre, distincts des gîtes fossilifères de premier ou de second ordre,
peuvent être l'objet de recherche et d'exploitation en vertu de permis miniers.
Art. 92 - Nonobstant les dispositions qui précèdent, des fossiles peuvent être prohibés à l'exploitation et au
commerce à cause de leur intérêt scientifique majeur. Leur liste est fixée par voie réglementaire.
CHAPITRE II
Des substances dont les gîtes sont rares
Art. 93 - Sont classées parmi les substances dont les gîtes sont rares, l'aragonite et la célestite.
Les carnés à l'intérieur desquels se trouvent leurs gisements connus ou exploités au dernier jour précédant la
date dernier en vigueur du présent Code, ne sont pas susceptibles d'attribution par permis minier. L'exploitation
de l'aragonite ou de la célestite à l'intérieur de ces carrés est effectuée en vertu d'une autorisation délivrée par
l’Administration minière à fin de servir les intérêts respectifs des opérateurs et des populations locales qui
dépendent de cette exploitation.
L'autorisation d'exploitation de l'aragonite ou l'autorisation d'extraction de la célestite est accordée à toute
personne éligible qui en fait la demande conformément à la procédure fixée par voie réglementaire. Elle est
valable pour une durée de un (1) an renouvelable plusieurs fois pour la même durée, et pour la quantité de
production précisée.
Ces autorisations sont sujettes au paiement d'une redevance définie en fonction de la quantité autorisée, ainsi
qu’au respect de la réglementation environnementale.
Les modalités de mise en oeuvre du présent article sont fixées dans le décret d'application du présent Code.
TITRE V
Des obligations attachées à l’exercice des activités minières
CHAPITRE PREMIER
Des généralités
Art. 94 - Avant de commencer ses activités, le titulaire d'un permis minier a l’obligation de se présenter aux
autorités des Collectivités Territoriales décentralisées du ressort et de leur remettre, contre récépissé, une copie
de son permis.
A défaut de cette formalité, le titulaire ne peut solliciter l'aide des autorités locales compétentes en cas de
différent avec la population.
Art. 95 - Les terrains sur lesquels portent un permis de recherche ou d'exploitation expiré, non renouvelé, non
transformé, annulé ou renoncé, ne se trouvent libérés de toutes obligations en résultant qu’après exécution des
travaux de sécurité et de protection de l'environnement, objet de l'engagement du titulaire, ainsi que de ceux qui
peuvent éventuellement être prescrits par l'Administration minière, dans le cadre de l'application du présent
code.
Art. 96 - L'organe chargé de l'Inspection Minière assure le suivi de l'exécution des obligations Incombant aux
titulaires de permis miniers, en se basant sur l'étude des rapports fournis par les titulaires, ainsi que par des
visites sur terrains des centres de recherches et/ou d'exploitation.
Art. 97 - Le manquement par le titulaire à ses obligations est sanctionné éventuellement par des ordres de
suspendre les opérations ou, en cas d'infractions, par des poursuites devant les tribunaux.
CHAPITRE II
De la protection de l’environnement
Art. 98 - Le Ministère chargé des Mines et le Ministère chargé de l'Environnement veillent au respect des règles
visant à la protection environnementale par les titulaires de permis miniers.
Art. 99 - Toute personne physique ou morale, qui exerce des activités minières, a l'obligation de prendre les
mesures de protection nécessaires pour minimiser et réparer tout dommage pouvant résulter des travaux
conduits dans le cadre de son activité. Ladite personne est responsable de toute dégradation de l'environnement
du fait de ses travaux. Cette responsabilité n'est limitée que dans la mesure où la personne visée exerce dans le
respect des lois et règlements régissant les activités minières ainsi que ceux visant à la protection de
l'environnement.
Art. 100 - Toute exécution de travaux liés aux activités minières, y compris la construction et l'entretien des
infrastructures nécessaires à cette fin, est faite conformément au plan d'engagement environnemental ou à
l’étude de son impact sur l’environnement préalablement élaborée et agité suivant les modalités prévues par les
dispositions légales et réglementaires en la matière.
Art. 101 - Les modèles de documents de plan d'engagement environnemental et d'étude d'impact
environnemental à fournir ainsi que les modalités de financement et de libération du responsable de ses
obligations environnementales, sont précisés par des textes réglementaires.
Art. 102 - Tout titulaire de permis minier, ainsi que toute personne autorisée à exercer l'orpaillage, prévoient la
constitution d'une provision pour la réhabilitation et la protection de l'environnement. La description et les
modalités de cette provision sont fixées par voie réglementaire.
Art. 103 - Pour se dégager de l’obligation de réhabilitation environnementale, le titulaire du permis doit
recevoir un quitus de l’Autorité qui a donné l'autorisation environnementale, après constat in situ de
l'achèvement des travaux de réhabilitation.
Art. 104 - Tous travaux de prospection de recherche et d'exploitation sont interdits à l'intérieur des parcs et aires
protégés.
En cas d'envahissement de ces zones protégées dans l'objectif d'y entreprendre les travaux visés à l'alinéa
précédent, les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées se saisissent de l'affaire, même en l'absence
de toute dénonciation formulée par des tiers.
Elles peuvent requérir l'intervention des forces de l'ordre, s'il y a lieu, ou, si elles n'en disposent pas, saisir les
représentants de l'Etat les plus proches.
CHAPITRE III
Des zones d’interdiction
ou de protection
Art. 105 - Aucun travail de recherche ou d'exploitation minière ne peut être ouvert à la surface, dans une zone
de quatre-vingts (80) mètres sans préjudice de restrictions particulières éventuelles :
1°/ à l'entour de propriétés closes de murs ou d'un dispositif équivalent ou de toute délimitation usitée dans la
région concernée, village, groupe d'habitations, puits et sources, édifices religieux, lieux de sépulture et lieux
considérés comme sacrés ou tabous, sans le consentement écrit suivant le cas, soit du propriétaire, soit des
autorités des Collectivités territoriales Décentralisées concernées;
2°/ de part et d'autre des voies de communication, conduites d'eau et généralement à l'entour de tous travaux
d'utilité publique de sites archéologiques, de sites culturels, de sites culturels et touristiques classés et ouvrages
d'art sans autorisation du Ministre chargé des Mines après avis conforme des autorités compétentes.
Art. 106 - Des zones de protection supplémentaires pourront être prescrits, par arrêté du Ministre chargé des
Mines, pour la protection des édifices et agglomérations, sources, voies de communication ouvrages d'art et
travaux d'utilité publique en tous points où il serait jugé nécessaire dans l’intérêt général à la demande des
intéressés et après enquête.
A l'intérieur des zones, la recherche et l'exploitation minières pourront être soumises à certaines conditions.
Le titulaire d’un permis minier qui justifie d’un préjudice lié à une réduction de ses droits de recherche ou
d'exploitation due à la création d'une zone supplémentaire de protection, a droit à une indemnisation dont la
valeur sera équivalente à la juste valeur des droits amputés. La preuve du préjudice et de la valeur de la
réduction des droits incombe au titulaire. L’indemnité est payable par le Ministère chargé des Mines, dans un
délai de six (6) mois à compter de la date de l’Administration des preuves par le titulaire.
Art. 107 - en cas de carence des textes instituant des aires protégées ou des zones sensibles la délimitation, des
zones supplémentaires de sécurité à leur adjoindre est fixée par la réglementation sectoriel sur la protection de
l’environnement, après avis du Ministre chargé des Mines.
CHAPITRE IV
De la sécurité, de l’hygiène
et des accidents de travail
Art. 108 - Le titulaire est tenu d’exploiter au mieux les gisements et de se conformer aux mesures générales ou
particuliers pouvant être ordonnées pour une meilleure utilisation des ressources.
Pour la conduite des travaux des mines ou de carrières, pour assurer la sûreté de la surface et la protection de
l’environnement, la sécurité et l’hygiène du personnel employé, ainsi que la conservation de la mine ou des
mines voisines, les règles a observer seront édictées en tant que de besoin par voie réglementaire. Aucune
indemnité n'est due au titulaire pour tout préjudice résultant de l'application d’éventuelles mesures ordonnées
par l’Administration minière dans les cas de manquement aux prescriptions du présent article, pour une mise en
conformité avec les textes réglementaires régissant les travaux de mines et carrières.
Art. 109 - Le titulaire d'un permis minier dans tous travaux de mines et de carrières est tenu de respecter les
règles d’hygiène, de salubrité de santé publique, de sécurité du travail de radioprotection, les droits des
propriétaires individuels ou collectifs, les édifices culturels et culturels, conformément aux textes en vigueur.
Art. 110 - Pour des raisons de sécurité, toute ouverture ou fermeture de centre de recherches ou d’exploitation
de mines ou de carrières, toute exécution d’ouvrages souterrains, et tous travaux de recherche géologiques et
minières, quel qu'en soit l’objet, doivent déclarés au préalable au Ministère chargé :des Mines.
Art. 111 - Tout accident survenu dans une mine ou dans une carrière ou leurs dépendances, est porté par le
titulaire à la connaissance des Ministères respectivement chargés des Mines, du Travail et de la santé publique,
dans le plus brefs délais, ainsi que de l’utilité de la Gendarmerie territorialement compétente.
CHAPITRE V
De la construction et de
l’entretien des infrastructures
Art. 112 - Les titulaires de Permis minier sont autorisés à construire et maintenir toutes les infrastructures
nécessaires aux activités liées aux permis ou à l’autorisation environnementale y afférente, conformément aux
dispositions de présent chapitre.
Art. 113 - Toute infrastructure construite par le titulaire d'un permis minier fait l’objet d'un plan soumis à
l’Autorité compétente pour visa, après avoir reçu l'accord des autorités des Collectivités Territoriales
Décentralisés.
Art. 114 - Les voies de communication créées par le titulaire à l’intérieur ou à l'extérieur du périmètre minier
peuvent, être utilisé, lorsequ’il n'en résulte aucun obstacle pour l’exploitation et sous réserve de l'accord du
titulaire pour les services des établissements miniers, industriels et commerciaux voisins sur leur demande, et
être ouvertes éventuellement à l'usage public, moyennant compensation fixée d'accord parties, comportant une
juste indemnisation et une participation des intéressés à l'entretien desdites voies.
Art. l15 - Toute infrastructure d’utilité publique construite par le titulaire d'un permis minier, qui reste en place
à expiration de la validité de son permis, augmente les biens du domaine public, sauf accord contraire entre les
parties.
CHAPITRE VI
Des registres et des comptes-rendus
Art. l16 - Les taxes d'application du présent Code fixent:
- les document, à tenir a jour sur tout centre de recherches ou d'exploitation de mines ;
- les documents comptables afférents aux diverses phases de l'activité du titulaire ;
- la nature et la forme des rapports que les titulaires de permis miniers ont l'obligation de fournir annuellement à
l’Administration minière sur le déroulement des travaux, les résultats de la recherche. la main d’oeuvre
employée, le tonnage extrait, transformé, vendu ou expédié ;
- les modalités de vente, de transport, de commerce, de transformation des substances minières, les registres et
les documents y afférents.
CHAPITRE VII
De la redevance minière
Art. 117 - Les produits de mines extraits donnent lieu au paiement d'une redevance minière dont le montant, est
équivalent à 2% de leur valeur à la première vente.
En absence de facture établie à l’occasion de la première vente ou dans le cas de minoration de factures
constatée par l'Administration minière, cette dernière procède à la fixation de l’assiette de la redevance minière
sur la base des information afférentes aux produits vendus contenues dans le registre des laissez-passer tenu par;
le titulaire et des cours moyens pratiqués, sur le marché libre, durant l'année considérée.
Le paiement de la redevance minière est à la charge du titulaire, sauf pour celle sur l'or produit par orpaillage qui
est dû par le collecteur agréé.
Un arrêté conjoint des Ministres respectivement chargés des Mines et des Finances précise les modalités de
recouvrement de la redevance minière sur les produits des mines.
Aucun autre ristourne non prévue au présent Code, n'est exigible sur les produits des mines.
Art. 118.- Sont exclues du calcul de la redevance minière les quantités de substances dont l’utilisation par
l’exploitant pour les besoins propres de ses travaux de recherche ou d'exploitation est justifiée.
Dans la cas où les substances extraites sont destinées à être utilisées comme intrants dans la valorisation d’autre
substances, dans le cadre d'une activité intégrée, la redevance minière est assise sur la produit issu de cette
valorisation. Le cas échéant, l’Administration minière prend toutes mesures visant à l’affectation de leurs parts
respectives aux Provinces Autonomes dans la circonscription desquelles ont été extraite ces substances brutes
Art. 119 - Les recettes de la redevance minière sont réparties entre la Province Autonome concernée, le bureau
du Cadastre Minier, l'Agence de l'Or et le Budget Général, suivant des taux fixés par voie réglementaire.
Art. 120 - Le cas échéant: le produit de la redevance due sur l'extraction ou le ramassage de fossiles, de
Célestite: d’aragonite ou de septaria, est réparti entre les entités visées à l'article 179 ci-dessus suivant des taux:
fixés par voies réglementaires.
CHAPITRE VIII
Des inspections
Art. 121 - Chaque centre de recherche et/ou d’exploitation minières, chaque magasin de vente ou de stockage de
produits de mines à l'état brut ou travaillé, chaque entrepôt de l'exportateur de produits de mines sont soumis à
l’inspection sur les lieux.
Les inspections ont pour objet de vérifier l’accomplissement de leurs obligations par les titulaires.
D'une manière générale, tous les documents et livres obligatoires sont soumis au contrôle des agents chargé c:..
inspections.
Art. 122 - Les modalités des inspections sont fixées par voie réglementaire.
TITRE VI
Des relations des titulaires avec les propriétaires
des sols et des relations entre les titulaires
CHAPITRE PREMIER
Des généralités
Art. 123 - Au cas où des contestations entre particuliers concernant les permis miniers sont portées devant les
tribunaux, les rapports et avis des agents assermentés de l’Administration minière peuvent valoir rapports
d'experts. Les frais d’expertise sont, dans ce cas, liquidés par les tribunaux au profit du Ministère chargé des
mines.
Art. 124 - Les litiges entre titulaires ou entre titulaires et propriétaires des sols, seront portés par devant
l’Autorité compétente de la Province Autonome concernée, qui saisira le Comité Provincial des Mines du
ressort aux fins de règlement à l’amiable.
Le cas échéant, les tribunaux statueront en dernier ressort.
CHAPITRE II
Des relations des titulaires
avec les propriétaires des sols
Art. 125 - Le titulaire du permis minier et le propriétaire du sol conviennent par contrat de bail, de leurs droits et
obligations respectifs.
A défaut de contrat de bail et si le titulaire a réalisé des travaux sur une parcelle dont le propriétaire réclamerait
la jouissance par la suite, le titulaire n'a droit qu'au remboursement par le propriétaire des dépenses engagées par
lui et rendues inutiles par son éviction, compensation faite, s'il y a lieu, des avantages qu’il aurait pu en tirer.
Le titulaire d'un permis d’exploitation peut disposer pour les besoins de son exploitation minière et des industrie
qui s'y rattachent, des substances de carrières dont les travaux d'exploitation entraînent nécessairement
l'enlèvement, moyennant le paiement d'une juste indemnisation. Le propriétaire du sol peut réclamer la
disposition des substances qui ne seraient pas ainsi utilisées par l'exploitant, A moins qu’elles ne proviennent du
traitement des substances minières extraites.
Art. 126 - Le titulaire a l'obligation d'informer le propriétaire du sol, de son droit d'occuper la portion de la
propriété couverte par son permis minier, en particulier les terrains nécessaires à son activité et au industries qui
s'y rattachent.
En dehors des travaux de recherche et d'exploitation proprement dits, font partie des activités industrielles et
travaux visés ci-dessus, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du périmètre minier :
. l’établissement et l’exploitation des centrales, postes et lignes tant en ce qui concerne l’électricité que la
télécommunication, en vue exclusivement de ses propres besoins et ce; nonobstant les dispositions spécifiques
légales et réglementaires concernant ses activités .
. les ouvrages de secours y compris les puits et galeries destinés à faciliter l’aérage et l’écoulement des eaux ;
. le préparation, le lavage, la concentration, le traitement mécanique, chimique, métallurgique ou bactériologique
des minerais extraits, l'agglomération, la distillation, la gazéification des combustibles ;
. le stockage et la mise en dépôt des produits et déchets
. les constructions destinées aux logements, à l'hygiène et aux soins du personnel ; les cultures vivrières
destinées à son ravitaillement ;
. l’établissement de toutes voies de communication notamment les rigoles, canaux canalisation, pipelines,
convoyeurs à bande, voies ferrées, câbles aériens ports fluviaux marines, terrains d’atterrissage ;
. l’établissement des bornes-repères des bornes de délimitation.
Il a l’obligation de demander au propriétaire ou sol, ou aux titulaires de droits fonciers ou aux usufruitiers,
autorisation .
1°/ à l’intérieur du périmètre minier, de couper le bois nécessaire à ses travaux moyennant une juste
compensation conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur :
2°/ à l'extérieur du périmètre, d'exécuter les travaux nécessaires à son activité, d’aménager toutes voies de
communication, tous ouvrages de secours et d'occuper les terrains correspondants.
A défaut d'accord amiable et, en cas de besoin, le titulaire peut avant tout recours éventuel à la juridiction
compétente faire valoir ses droits vis-à-vis du propriétaire du sol concerné, auprès des autorités des collectivités
Territoriales Décentralisées du ressort, en vue d'engager un. procédure de conciliation.
En tout cas de cause, le titulaire peut réaliser ces travaux dans la mesure où ceux-ci peuvent être déclarés
d’utilité publique.
Art. 127 - Les modalités de l'autorisation donne par les personnes énoncées au deuxième alinéa de l'article 126
ci-dessus, sont précisées par voie réglementaire.
Dans le cas où le propriétaire du sol n'a pas sa résidence sur le périmètre octroyé au titulaire et que ce dernier se
trouve dans l’impossibilité d'entrer en contact avec lui les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées
du ressort en sont informées par le titulaire Elles sont alors chargées d’établir les contacts entre le titulaire et le
propriétaire du sol.
Art. 128 - Les projets de travaux d'aménagement et d'installation visés à l'article 126, ci-dessus, peuvent, sur
demande adressée par le titulaire au Ministère chargé des Mines être déclarés d’utilité publique exclusivement
dans les cas et conditions prévus par les dispositions de l'ordonnance n° 62-023 du 19 septembre 1962 relative à
l'expropriation pour cause d’utilité publique, à l'acquisition à l’amiable des propriétés immobilières par l’Etat ou
les Collectivités publiques, sous réserve des obligations particulières ou complémentaires qui peuvent être
imposées au titulaire.
Les frais, indemnités et d'une manière générale toutes las charges résultant de la procédure d'expropriation sont
supportées par le titulaire.
Art. 129 - Le titulaire est tenu de réparer tout dommage que ces travaux pourraient occasionner à la propriété
superficie privée ou publique, ainsi qu'à l'environnement.
Il ne doit en ce qui concerne le dommage causé au propriétaire du sol, privé ou public, qu'une indemnité
correspondante à la valeur estimée du préjudice subi.
CHAPITRE III
Des relations entre les titulaires
Art. 130 - Dans le cas où il serait reconnu nécessaire d'exécuter des travaux ayant pour but soit de mettre en
communication des mines voisines pour l’aérage ou l’écoulement des eaux. soit d'ouvrir des voies d'aérage,
d’assèchement ou de secours destinées au service des mines voisines, les titulaires ne peuvent s’opposer à
l'exécution des travaux et sont tenus d'y participer chacun dans la proportion de son intérêt.
Art. 131 - Lorsque les travaux d'exploitation d'une mine occasionne des dommages à l’exploitant d’une autre
mine voisine, l’auteur des travaux en doit la préparation conformément aux règles de la responsabilité civils
telles qu’elles sont définies dans la Théorie Générale des Obligations.
Art. 132 - Un investison de largeur suffisante peut être prescrit pour éviter que las travaux d’une mine puissent
être mis en communication avec ceux d'une mine voisine déjà instituée. L’établissement de cet investison ne
peut donner lieu à indemnité à la charge du titulaire d'une mine au profit de l’autre.
TITRE VII
De la détention, du transport, de la
transformation, et de la commercialisation des
produits des mines
CHAPITRE PREMIER
Des collections personnelles
Art. 133 - La détention de pierres et minéraux destinés à des collections personnelles n’est soumise a aucune
formalité.
Toute sortie du Territoire National de collections personnelles fait l’objet autorisation préalable du Ministère
chargé ces Mines.
La notion de collection personnelle est définie par arrêté du Ministre chargé des mines
CHAPITRE II
Du transport
Art. 134 - La détention et le transport des produits des mines font l’objet de registre et de laisser passer selon
une procédure définie dans les textes d’application du présent Code.
Tout transport de produits de mines en dehors du périmètre octroyé au titulaire ou du périmètre du projet, visé à
l’article 38 du présent Code, selon le cas, fait l’objet d'un laissez-passer réglementaire.
Toutefois en ce qui concerne les collecteurs agréés pour la collecte des produits de l’orpaillage, à l’intérieur de
leurs zones d'opération, le régime défini au titre III du présent Code ainsi que, le cas échéant, par voie
réglementaire leur est applicable.
Art. 135 - L'exportation de produits de mines ainsi que de fossiles non prohibés à des fins autres que
commerciales, y compris les envois d'échantillons de produits de la prospection ou de la recherche minières aux
fins d'analyses et d'essais industriels est libre, sous réserve de la déclaration préalable à l’Administration,
minière et sur production de laissez-passer réglementaire
La quantités autorisée est fixée, suivant les substances exportées par voie réglementaire.
CHAPITRE III
De la transformation
Art. 136 - Les dispositions du présent Chapitre sont applicables aux établissements ou parties d’établissements
industriels et artisanaux travaillant les substances minières.
Art. 137 - Les établissements ou parties d'établissements de transformation des substances devront se conformer
aux lois et règlements en vigueur sur le territoire National et particulièrement dispositions du présent Code.
Art. 138 - Les établissements ou parties d'établissements sont classés du point de vue de leur nuisance ; ils sont
distingués en deux catégories :
· établissement incommodes, insalubres ou dangereux.
· établissements dont l'exploitation et le voisinage ne présentent pas de tels inconvénients.
Art. 139 - Les établissements ou parties d’établissements incommodes, insalubre ou dangereux sont soumis aux
lois et règlements en vigueur relatifs aux mines à l’industrie; au droit du travail et de la Santé publique.
Art. 140 - Les établissements ou parties d'établissements visés à l'article 137 ci-dessus font l'objet de déclaration
à l’Administration minière.
Leur mise en service requiert l'autorisation de l'Administration minière, qui est donnée après constat des lieux
pour vérifier leur conformité aux lois et règlements en vigueur visés à l'article 139 précédent, ainsi qu’au plan
d’engagement environnemental ou à l’étude d'impact environnemental approuvés.
Art. 141 - Pour le contrôle des produits des mines utilisés dans les établissements ou parties d’établissement de
transformation, il sera tenu compte notamment des matières premières brutes et des produits finis.
Art. 142 - L’autorisation de mise en service des établissements ou parties d’établissement de transformation
industrielle des produits des mines. dans le cadre d’une activité minière intégrée, est donnée conjointement par
les Ministères respectivement chargés des Mines et des Industries.
CHAPITRE IV
De la commercialisation
Art. 143 - La commercialisation des produits de la prospection est strictement interdite.
Art. 144 - La commercialisation des produits de la recherche extraits par le titulaire d'un permis « R » est
strictement interdite.
Art. 145 - Le commercialisation des produits de l’exploitation par le titulaire du permis ou le commerçant
patenté est libre, sous réserve de se conformer à la réglementation en la matière.
Art. 146 - Tout commerçant de substances minérales a l’obligation de se conformer aux dispositions du Code de
Commerce ainsi qu’à celles du présent Code.
Art. 147 - L'exercice de l'activité de collecteur des produits des mines est conditionné Far )'l’autorisation
délivrée par ï Administration minière, nonobstant la détention d’une carte professionnelle valide, délivrée Far 12
service compétent.
Le collecteur concerné a l'obligation de tenir les registres des documents prescrits pour l'exercice du commerce
des produits de mines.
Art. 148 - L'exportation des produits des mines, ainsi que des substances de carrière et des fossiles, est soumise
à un contrôle de conformité effectué par l’Administration minière, par rapport à la déclaration souscrite par
l'exportateur.
Art. 149 - Toute déclaration d'exportation de substances minérales est accompagnée du laissez-passer
réglementaire correspondant aux dites substances.
Les exportations de substances minérales sont soumises, en outre, à !a réglementation sur le rapatriement des
devises.
Art. 150 - Toute exportation de pierres et de métaux précieux. ainsi que de pierres semi-précieuses, toute
exportation d'échantillons de produits de mines destinés à l’industrie ou de produits de mines transformés par les
industries locales, sont soumises au contrôle de qualité et de conformité par rapport aux déclarations souscrites
par l’exportateur, conformément aux modalités fixées par arrêté du Ministre chargé des Mines ou par arrêté
conjoint de ce dernier et des autres Ministres concernés, selon le cas.
Pour l’exportation en quantité importante des produits de mines destinés à l’industrie et des produits de mines
transformés par les industries locales, le contrôle de conformité est effectué par échantillonnage.
Le certificat de conformité délivré par l’Administration minière, constitue l'acte administratif unique requis pour
la sortie du Territoire National des pierres et des métaux précieux, ainsi que des pierres semi-précieuses.
Art. 151 - Dans le cadre du contrôle des registres, laissez-passer et documents annexes tenus par les titulaires
doivent communiqués à la première, réquisition des Administrations fiscale et/ou douanière sous peine d’une
inculpation pour refus d’exercice ou d'opposition aux fonctions prévues par le Code Général des impôts et le
Code des Douanes.
Art. 152 - II est strictement interdit de commercialiser comme des pierres naturelles les pierre synthétique, les
pierre d’imitation, les pierres composées, les pierres traités. Il est également interdit de commercialiser des
pierre d’origine malagasy , comme des pierres d'importation ou vice versa
Art. 153 - Le poinçonnage est obligatoire sur les bijoux en or, en argent commercialisés sur le marché national
ou exporté.
TITRE VIII
De la garantie de stabilité
des investissements miniers
Art. 154 - Une garantie de stabilité peut être accordée aux investissements miniers remplissant les critères
définis à l’article 157 ci-dessous. Pour en bénéficier, l'investisseur déclare choisir cette option.
La stabilité porte sur les régimes juridique, fiscal et douanier, ainsi que sur celui des changes.
Cette stabilité ne comporte aucune dérogation aux lois et règlements en vigueur l’investisseur ayant choisi cette
option est garanti du maintien Ce la stabilité des dispositions légales et réglementaires concernant; les régime
précités, en vigueur au moment de l'accomplissement de la formalité de déclaration de l’option.
Aucune modification de la loi ou de la réglementation relative aux régimes visés au deuxième alinéa, prenant
effet après la date de l’option ne sera applicable à l’investissement pendant la durée de la garantie.
Art. 155 - Nonobstant les dispositions de l’article précèdent, l’investisseur peut solliciter le bénéfice de mesures
plus favorables qui pourraient intervenir postérieurement à la date de l'option pour la stabilité.
Les nouvelles mesures qui seraient plus défavorables que celles en vigueur au moment de la date de l’option, ne
seront; pas applicables à l’investisseur .
Art. 156 - La formalité de déclaration de l’option pour la garantie de stabilité est constatée par un document
dont le modèle est fixé par voie réglementaire.
Art. 157 - Peuvent bénéficier de la garantie de stabilité les investissements dans la recherche et dans
l’exportation minière d’un montant minimum de deux milliards cinq millions de francs malagasy (2.500.000
Fmg) , que les promoteurs s’engagent à réaliser suivant le plan présenté au moment de l’option.
Art. 159 - La durée de la stabilité garantie à l'investisseur varie suivant les seuils d'investissement ci-après.
. huit (8) ans pour les investissements allant de 2.500.000.000 a 25.000.000.000 FMG exclus :
. quinze (15) ans pour les investissements allant de 25.000.000.000 à 2 50.000 000.000 FMG exclus ;
. vingt (20) ans pour les investissements allant de 250.000.000.000 FMG à 1.000.000.000.000 FMG
inclus.
Le régime applicable aux investissements excédant 1.000.000.000.000 FMG sera fixé par une loi sur les grands
investissements.
Les seuils fixés ci-dessus seront actualisés en tant que de besoin, par indexation sur la valeur du droit de tirage
spécial du Fonds Monétaire International.
Art. 160 - Les suivi et contrôle de la mise en oeuvre, par l'investisseur ou Plan d'investissement remis au
moment de la formalité de déclaration d'option pour le régime de stabilité, relèvent du Ministère chargé des
Mines qui Peut opérer conjointement avec d'autres départements en tant que de besoin.
Les modalités des suivi et contrôle sont définies dans le décret d'application du présent Code.
Art. 161 - Toutes les obligations qui s'imposent a tout investisseur dans le secteur minier s’appliquent à celui
qui opté pour le régime de stabilité.
Art. 162 - L'investisseur ne peut continuer à bénéficier du régime de stabilité en cas de non-réalisation du plan
de financement souscrit.
Art. 163 - Tout litige pouvant survenir pendant la durée de la stabilité garantie, est soumis à arbitrage avant
toute autre voie de recours.
TITRE IX
Des infractions et des
manquements aux obligations
CHAPITRE PREMIER
Des infractions et des pénalités
Art. 164 - On entend par infractions minières, les violations des dispositions du Code minier et de ses textes
d’application.
Elles peuvent constituer des infractions d'ordre économique ou touchant à l'ordre public économique, ou
touchant à la protection de l'environnement.
Art. 165 - Les actes de recherche ou d'exploitation de substances minérales. de substances de carrières ou des
fossiles, sciemment commis et dûment constatés, à l'intérieur des aires protégées, ainsi que le recel en
connaissance de cause des produits desdits actes constituent des crimes.
Les auteurs desdits actes, les coauteurs ainsi que leurs complices, et les receleurs des produits de mines ou des
fossiles provenant de cette activité illicite, sont punis d'une peine de travaux forcés à temps de cinq (5) ans à dix
(10) ans et d'une amende de 5.000.000 à 50.000.000 FMG, sans préjudice des dommages Intérêts que la Cour
peut toujours prononcer au bénéfice des parties civiles
Les substances ainsi que les fossiles ainsi extraits sont obligatoirement saisis et le tribunal en prononcera la
confiscation.
Art. 166 - Les personnes qui se livrent, sciemment et en connaissance de cause à des actes de destruction d'un
gîte fossilifère protégé ou non commettent des crimes qui sont punis des peines édictées à l'article 165
précèdent.
Art. 167 - Les groupes de personnes qui envahissent et occupent les périmètres miniers réglementairement
octroyés à fin d'y entreprendre des activités de nature à empêcher leurs titulaires d’exercer leur profession ou de
les spolier de leurs droits, commettent un crime et sont punis d'une peine de travaux forcés de cinq (5) ans à dix
(10) ans et d'une amende de 5.000.000 à 50.000.000 de FMG ou de l'une ce ces deux peines seulement.
Art. 168 - Les personnes qui en connaissance de cause, détiennent achètent vendent ou mettent en circulation
des fossiles prohibés ou dont il est démontré qu'ils proviennent de gîtes fossilifères classés patrimoine national,
sont punies d'une peine d’emprisonnement de un (1) an à cinq (5) ans et d'une amende de 1.000.000 à
25.000.000 de FMG ou de l'une de ces deux peines seulement.
Toutefois si les actes précédemment énumérés sont perpétrés dans le cadre d'un trafic organisé, ils constituent
Ces crimes et leurs auteurs, coauteurs, leurs complices que les receleurs sont punis d'une peine Ce travaux
forcés à temps de cinq (5) ans à dix (10) ans et d’une amende de 5.000.000 à 50.000.000 de FMG.
Dons tous les cas, les fossiles sont saisis et leur confiscation prononcée par le tribunal.
Art. 169 - Les auteurs, coauteurs et complices des actes ci-après énumérés, qui constituent des délits, sont punis
d'une peine d'emprisonnement de un (1) an à cinq (5) ans et d'une amende de 1.000.000 à 25.000.000 de FMG,
ou de l'une de ces deux peines seulement. Les peines édictées sont assorties accessoirement de la saisie des
substances ou des fossiles non prohibés objet de l'infraction ou obtenus grâce à sa commission. Il s'agit des actes
:
1) de détention illicite, d'achat ou de vente ou de mise en circulation à titre gratuit des substances
minérales ou des fossiles non prohibés, sans pièces justificatives ou avec des pièces justificatives sciemment
établies de façon inexacte ;
2) de fausse déclaration sciemment souscrite en vue de l’obtention d’un permis minier .
3) de fausse déclaration sciemment souscrite en vue de l'obtention d'une autorisation de mise en
circulation ou d'exportation de substances minérales ou de fossiles non prohibés ,
4) de falsification d'un permis minier;
5) de mise en circulation ou d'utilisation illicites à autre gratuit ou onéreux. de laissez-passer ou de tout
document portant autorisation de mise en circulation ou de commercialisation de substances minérales ou de
fossiles non prohibés ;
6) de détention, d'achat ou de vente à domicile ou par colportage de substances minérales ou de fossiles
non prohibés, en connaissance de leur origine frauduleuse : dans le cas de colportage, les moyens de pesage ou
autres matériels utilisés pour la vente ou pour l'achat sont, en outre, obligatoirement saisis et leur confiscation
prononcée par le tribunal ; le moyen de transport utilisé à l'occasion de la vente par colportage, et qui appartient
à l'auteur de l'infraction, est saisi en garantie de l'amende, à défaut de consignation maximale ou de caution
solvable ;
7) de falsification des appellations des substances minérales ou de certification de fausses appellations
de ces substances;
8) de prospection, de recherche ou d'exploitation illicites de substances minérales ou de fossiles non
prohibés le cas échéant, la confiscation le substances et des moyens d'exploitation (outils, matériels, engins,
moyens de transport ... ) est prononcée par les tribunaux ; sont considérés comme illicites, tous travaux de
recherche ou d'exploitation sciemment effectués sans permis minier correspondant à la fois aux substances
exploitées et aux périmètres concernés ;
9) de falsification des documents sur les résultats de la recherche obtenus sur un périmètre minier ;
10) d'omission de déclaration de la découverte d'un ou des gisements fossilifères à l'intérieur du
périmètre , attribué ;
11) de commercialisation ou d'exportation de bijoux en or ou en argent non poinçonnés ;
12) de violation, à l'occasion de travaux miniers des édifices ou des sites cultuels ou culturels ; dans ce
cas, l'interdiction de séjour dans la localité où l'infraction a été commise, allant de deux (2) à cinq (5) ans
d’interdiction, est prononcée par le tribunal.
Art. 170 - Les auteurs des actes ci-après énumérés, qui constituent des délits, sont punis d'une peine
d'emprisonnement de un (1 ) mois 9 cinq (5) ans et d'une amende de 1.000 000 à 10.000.000 de FMG, ou de
l'une de ces deux peines seulement. II s'agit des actes :
1) de prospection de substances minérales, de substances de carrière ou de fossiles à l'intérieur des aires
protégées ;
2) de mutilation et de destruction volontaires de fossiles prohibés ou non, à l'exclusion des fossiles non
prohibés qui sont travaillés en vue d'une mise en valeur commerciale ;
3) de violation par une personne isolée d'un périmètre minier institué, par le déplacement des bornes
repères ou de délimitation du périmètre, par l'exécution d'actes de prospection, de recherches ou d'exploitation
minières, les substances ou fossiles non prohibés extraits à l'occasion de la prospection, de la recherche ou de
l'exploitation minières, sont obligatoirement saisis.
4) de déplacement de bornes-repères ou de délimitation des périmètres miniers sans autorisation de
l’Administration minière, dans le cas où le titulaire a exécuté cette formalité facultative.
Art. 171 - toute infraction non prévue par le présent Code est réprimée conformément aux dispositions du droit
commun.
CHAPITRE II
Des manquements aux obligations
et des mesures administratives
Art. 172 - Le non-paiement des frais d’administration minière annuels par carré dans le délai légal est
sanctionné par l'annulation du permis correspondant, après épuisement des procédures de droit.
Art. 173 - Toute faute grave commise par le titulaire est passible de la suspension temporaire et immédiate des
travaux, décidée par le Ministre chargé des Mines ou son représentant, après mise en demeure conformément
aux procédures légales et réglementaires
Les durées des suspensions, fixées par voie réglementaire, seront fonction de l’ampleur de l'impact de la faute
sur la santé et la sécurité publiques, ainsi que sur l'environnement.
Après constat des Autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées concernées et sur leur demande, le
Ministre chargé des Mines ou son représentant peut imposer au titulaire les travaux qu’elles jugent nécessaires
pour la protection de la santé. de l'environnement, des travailleurs ou des mines voisines en cas de défaillance du
titulaire, l’Administration minière peut faire exécuter lesdits travaux par des tiers aux frais du titulaire.
Art. 174 - La tenue irrégulière, dûment constatées documents obligatoires prescrits par les lois et règlements en
vigueur, est possible d'un avertissement par écrit dressé par l’Administration minière, si la faute ne constitue pas
une infraction.
En cas de récidive, une suspension des activités de l’opérateur minier peut être décidée par l’Administration
minière, après mise en demeure. Cette suspension a une durée de trois (3) mois.
A la fin de la période de suspension, l’Administration minière procède à un constat. Si l’irrégularité constatée a
disparu, la sanction est levée.
Dans le cas contraire, la suspension est reconduite pour une deuxième période de trois (3) mois.
Si la mise en demeure n’a pas encore reçu satisfaction à l'expiration de la deuxième période, le contrevenant est
passible d'une astreinte de 1.000.000 FMG par mois jusque à la régularisation.
Art. 175 - Si, à la fin des travaux de recherche et/ou d'exploitation, le titulaire d'un permis minier n'exécute pas
volontairement les obligations souscrites dans le document d'étude d'impact environnemental ou le plan
d'engagement environnemental, la confiscation, au profit de l’Administration minière, de la provision de
réhabilitation correspondante constituée par l'exploitant est prononcée Par le tribunal compétent, à la requête de
l’Administration minière.
Si la valeur de la provision ainsi confisquée ne suffit pas à couvrir les frais nécessaires A la remise en état des
sites concernés, l’Administration minière peut confier l'exécution des travaux correspondant à la valeur de la
différence, à un tiers. Les frais engagés pour la réalisation de ces travaux complémentaires sont mis à la charge
de l'exploitant défaillant.
Jusqu’à la fin des travaux, l'exploitant défaillant peut faire l'objet d'interdiction de sortie du territoire, prononcée
par le tribunal compétent à la requête de l’Administration minière.
Art. 176 - L'orpailleur ou le groupement d'orpailleurs qui ne se conformerait pas aux prescriptions données par
l’Administration minière ou l’Autorité de la Commune du ressort et qui visent à la sauvegarde et à la protection
de l'environnement, se verra retirer son autorisation, sans préjudice des dommages intérêts éventuels que ces
dernières peuvent demander en justice.
Art. 177 - Les travaux entrepris par le titulaire qui empiètent sur les zones d'interdiction définies à l'article 105
du présent Code font l'objet d'une suspension d'activités de trois (3) mois assortie de l'obligation de se retirer
desdites zones après avoir réparé tout dommage éventuellement causé au site.
Si, au bout de la période de suspension, le titulaire n’a pas encore dégagé les lieux, il est passible d'une astreinte
prononcée par le tribunal compétent, de 25.000 FMG par jour de retard.
Art. 178 - Le défaut de communication, pour tout permis minier, des rapports périodiques obligatoires dans le
délai réglementaire fait l'objet d'une lettre de rappel, dans laquelle est énoncée l'obligation de communiquer les
documents dans un délai de deux (2) mois.
A l'expiration du délai imparti, au cas où le défaillant n’a pas encore fourni les rapports exigés, il fait l'objet
dune mise en demeure.
La non satisfaction à la mise en demeure expose le défaillant à une amende de 250.000 FMG par mois de retard,
tout mois commencé étant dû en entier, prononcée par le tribunal compétent.
Art. 179 - En cas de retard dans le paiement de la redevance minière la somme due est majorée d'une pénalité
dont la toux est fixé à deux pour cent (2 % ) par mois de retard.
La majoration est applicable à l'échéance du délai de trois (3) mois compté à partir de la date d'émission de
l'ordre de versement réglementaire y afférent.
Art. 180 - L'excuse pour « force majeure » peut être admise pour les manquements aux obligations qui sont
sanctionnés par des mesures administratives
Constitue un cas de force majeure tout événement imprévisible, irrésistible, insurmontable et indépendant de la
volonté du titulaire qui l’empêche malgré ses meilleurs efforts, de remplir ses obligations.
les modalités d'application du présent article sont précisées dans le décret d'application du présent Code.
Art. 181 - Le délai pour donner satisfaction à la mise en demeure visée au présent Chapitre, est de trois (3)
mois.
CHAPITRE III
De la recherche et de la
constatation des infractions
Art. 182 - La Police des Mines est exercée sous l’Autorité du Ministre chargé des Mines.
Art. 183 - Les agents énumérés aux articles 188 et 189 ci-après, ont qualité pour procéder à la recherche des
infractions, aux enquêtes, saisies et perquisitions s'il y a lieu. La recherche des infractions inclut la possibilité de
fouille corporelle.
Ils sont tenus au secret professionnel dans les termes de l'article 37B du Code pénal et passibles des peines
prévues audit article. Toutefois, cette disposition ne s'oppose pas :
. à l'échange de renseignements avec les différents services fiscaux de la République ;
. aux renseignements demandés par le juge d'instruction en charge du dossier, qui concernent uniquement les
faits incriminés, lorsqu'une plainte régulière a été déposée et une information judiciaire ouverte.
Les autorités des Collectivités Territoriales décentralisées n'ayant pas qualité pour verbaliser en matière
d'infraction minière, peuvent concourir à la constatation en qualités auxiliaires. Ils peuvent saisir les agents
énumérés à l'article 188 ci-après.
Dans ce cas leurs rapports qui n’ont que valeur de renseignements, peuvent toutefois servir de base pour la
rédaction des procès-verbaux.
Toute personne ayant connaissance de l’existence d'une infraction aux dispositions du présent Code peuvent
également saisir les agents énumérés à l'article 188 ci-après.
Art. 184 - Les agents de l’Administration minière habilités à constater les infractions en matière minière doivent
être porteurs de leur carte de commission, dont le modèle est fixé dans le décret d'application du présent Code.
Ils exhibent cette pièce avec l'ordre de mission afférente à leur intervention.
Art. 185 - Les autorités civiles et les représentants de la force publique prêteront aide et assistance aux agents
habilités à la recherche des infractions dans l'exercice de leurs fonctions toutes les fois qu'ils en seront requis.
Art. 186 - Les autorités locales ainsi que les agents des forces de l’ordre qui refusent d'obtempérer à toute
réquisition écrite des agents de l’Administration minière dans l'exercice de leurs fonctions, sont passibles des
peines prévues, selon le cas au Code Pénal ou par la loi n° 94-008 du 26 Avril 1995 fixant les règles relatives à
l'organisation, au fonctionnement et aux attributions des Collectivités Territoriales décentralisés.
SECTION PREMIERE
Des procès-verbaux
Art. 187 - Toute Infraction au présent Code ainsi qu’à à ses textes d'application est constatée par un procès-
verbal rédigé en une seule expédition. Il en est fait copie pour le nombre d'exemplaires jugés nécessaires. Ces
copies sont certifiées conformes par les agents verbalisateurs.
Conformément à l’article 132 du Code de Procédure pénale, l'original du procès-verbal est envoyé d'office au
Procureur du Tribunal compétent.
Art. 188 - Les infractions au présent Code ainsi qu'à ses textes d'application sont constatées sur procès-verbaux
par des agents assermentés de l'Administration minière aux grades d'ingénieur, de technicien supérieur, d'adjoint
technique de spécialités mines ou géologie, ainsi que par des officiers de police judiciaire.
Art. 189 - Les agents non assermentés de l'Administration minière, qui n'ont pas qualité pour verbaliser,
peuvent concourir à la répression comme auxiliaires des agents énumérés à l'article 188 ci-dessus.
Art. 190 - Les procès-verbaux doivent indiquer qu'ils sont établis à la requête du Ministre chargé des Mines et
que les poursuites sont effectuées à la diligence du Directeur central ou du Directeur Provincial du Ministère
chargé des Mines.
Les termes de la réquisition établie au nom de l’officier de police judiciaire et indiquant le corps d'attachement
et son grade, doit être Transcrite en tête du procès-verbal.
Les procès-verbaux doivent énoncer notamment :
1 ) Les noms et prénom(s) du Directeur chargé des poursuites ainsi que le domicile par lui élu ;
2) Les nom, prénom(s), qualité et domicile du ou des agents verbalisateurs et/ou intervenants ;
3) Les circonstances dans lesquelles l’infraction a été constatée ;
4) L'état civil du contrevenant ou de son représentant responsable dûment mandaté, avec son domicile élu ;
5) La notification au contrevenant ou à son représentant responsable dûment mandaté de son droit d'avoir un
défenseur ;
6) Le cas échéant, l‘identité du défenseur;
7) La nature précise de l'infraction ;
8) La sommation qui aura été portée au contrevenant ou son représentant responsable dûment mandaté d'assister
à l’établissement du procès-verbal ;
9) S'il y a lieu, les déclarations du contrevenant ou de son représentant responsable dûment mandaté et/ou des
témoins ;
10) La lecture au contrevenant ou à son représentant responsable dûment mandaté du procès-verbal ainsi établit
le cas échéant, la déclaration des saisies réelles et/ou fictives ;
11 ) Les lieu et date des saisies, si elles ont été effectuées, ainsi que la description des objets saisis suivie de leur
évaluation ;
12) Les noms, qualité et domicile du gardien lorsqu’il y a saisie réelle ; le cas échéant, la désignation du lieu où
le contrevenant garde les objets fictivement saisis ;
13) Les lieux et dates de l’établissement du procès-verbal ;
14) Les date et heure de la nature du procès-verbal ;
15) La notification du procès-verbal, après lecture, au contrevenant ou à son représentant responsable dûment
mandaté ;
16) La mention portée par le défenseur, tant sur la formel que sur le fond, lors de l'audition. Après sa clôture, le
procès-verbal est présenté pour visa au Directeur chargé des poursuites.
Art. 191 - Si le contrevenant ou son représentant responsable dûment mandaté sont présent, avec ou sans son
défenseur, lors de établissement du procès-verbal, ceux-ci préciseront qu'il leur en a été donné lecture, qu'ils ont
été invités à signer et qu'ils en ont reçu copie.
Le procès-verbal mentionnera l’acceptation ou le refus du contrevenant ou de son représentant responsable
dûment mandaté de signer ou de recevoir la copie.
Art. 182 - Les procès-verbaux dressés par les agents habilités à la constatation des infractions en matière
minière ne sont clos qu'après leur notification au contrevenant ou à son représentant responsable dûment
mandaté et, s'il y a lieu, à leur défenseur.
Les procès-verbaux sont notifiés soit à personne, soit par pli recommandé avec accusé de réception. Le domicile
décliné aux verbalisateurs par le contrevenant ou son représentant responsable dûment mandaté leur est
opposable. Le destinataire est réputé notifié à la date indiquée sur l’accusé de réception, le cachet de la poste
faisant foi.
Les procès-verbaux sont adressés le jour même de leur clôture au Directeur chargé des poursuites. La date de
clôture est retenue comme date du procès-verbal.
Art. 193 - Toute visite ou perquisition, même Infructueuse, devront être consignées dans un procès-verbal
indiquant les date et heure de la visite, les nom et grade des officiers de police judiciaire ou des agents qui l'ont
effectuée, les nom, profession et domicile de l’individu soupçonné, les motifs de la visite et l'heure à laquelle
elle a été achevée.
Ce procès-verbal destiné A l'usage exclusif de l’Administration est adressé au Ministère chargé des Mines, après
signature des officiers de police Judiciaire et/ou des agents qui ont effectué la visite, et visé par le fonctionnaire
qui l'a ordonné ou y a assisté.
Toute visite ou perquisition domiciliaire doit se faire pendant les heures légales définies dans le Code de
Procédure pénale.
Art. 194 - Les procès-verbaux établis par les agents visés à l'article 188 ci-dessus font foi jusqu’à preuve du
contraire.
Ils sont enregistrés en débet dans les trente (30) Jours de leur date sous peine de nullité.
SECTION II
Des visites et des perquisitions
Art. 195 - Les agents habilités à la constatation des Infractions en matière minière peuvent exiger à tout
moment, et pour contrôle, les documents obligatoires pour la détention ou le transport de substances minérales
prévus au présent Code ainsi que dans ses textes d’application.
Ils peuvent, fors de leurs missions de contrôle, procéder à la fouille de tous moyens de transport, A la visite des
magasins de vente et de stockage sur les chantiers de recherche, d'exploitation et de transformation. Ils peuvent
également pénétrer librement dans les locaux servant de bureaux, de magasins de vente et de stockage, dans les
ports et aéroports.
En présence d'une infraction flagrante commise sur des lieux publics, l'agent assermenté et commissionné peut
intervenir d'office. Il doit alors exhiber sa carte de commission. S'il y a lieu, il peut solliciter l'aide des agents
des forces de l'ordre présents sur les lieux ou des autorités du Fokontany concerné.
Art. 196 - Dans l'exercice de leurs fonctions les fonctionnaires et agents énumérés aux articles 188 et 189 ci-
dessus, ont droit de passage sur les propriétés non clôturées. Ils peuvent également pénétrer, de jour, dans les
locaux servant d'habitation, A l'occasion de poursuite à vue pour flagrant délit, et à la suite des produits ou
objets transportés et introduits en fraude dans les locaux. Dans ce cas, le concours de l’officier de police
judiciaire n'est pas nécessaire.
Art. 197 - Les perquisitions sont effectuées en vertu d'un ordre écrit de l’Autorité judiciaire compétente hormis
le cas de flagrant.
Le mandat ou l'ordonnance de perquisition doit être signé et indiquer les nom et qualité des agents habilités à la
constatation des infractions ainsi que l'identité et le grade de l'officier de police judiciaire. Lorsque les
perquisitions sont effectuées par les agents visés aux articles 188 et 189 ci-dessus, les officiers de police
judiciaire sont tenus sous les peines de droit, de déférer à la réquisition écrite qui leur est faite
Avant toute visite, le mandat ou l'ordonnance de perquisition doit être visé par l'officier de police judiciaire qui
accompagne les agents.
Avant d'opérer, le mandat ou l'ordonnance de perquisition est lu à l'intéressé ou à son représentant responsable,
qui sera invité à le viser. En cas de refus, il est passe outre, et le refus est consigné dans le procès-verbal.
SECTION III
Des fouilles corporelles
Art. 198 - On entend par fouilles corporelles, les fouilles par palpation, celles des poches ainsi que des sacs ou
tous autres bagages transportés par les individus soupçonnés.
Les fouilles corporelles peuvent être effectuées en cas de soupçon de fraude fondée sur des apparences externes.
Elles doivent avoir lieu dans un local administratif a l'abri du regard du public, ainsi que dans les ports et les
aéroports ou, sur demande des intéressés dans les bureaux des autorités locales, de la Police ou de la
Gendarmerie, ou des services de l’Administration minière.
Si la personne soupçonnée refuse d'obtempérer, les agents peuvent l’y contraindre.
Toute fouille corporelle ne peut être effectuée que par une personne du même sexe que l'individu soupçonné.
Les agents de l’Administration ou des Collectivisé Territoriales Décentralisées soumis aux fouilles, ne peuvent
opposer le secret professionnel aux agents de l’Administration minière visés à l'article 188 ci-dessus, qui leur
demanderaient communication des documents qu'ils détiennent
La présence de l’officier de police judiciaire n'est pas exigée pour ces fouilles, qui peuvent être effectuées de
jour comme de nuit.
CHAPITRE IV
De l’annulation des permis miniers
Art. 199 - Les permis miniers peuvent être annulés dans le cas de non paiement, dans le délai légal, des frais
d'administration minière par carré, conformément à la procédure visée A l'article 200 ci-après.
Art. 200 - II est procédé chronologiquement comme suit pour l'annulation d'un permis :
• constatation du non-paiement des frais d’administration minière par carré ;
• affichage aux bureaux du Cadastre Minier de la liste des titulaires qui n'ont pas payé, publication de cette
liste par voie de presse.
• mise en demeure faite au titulaire par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, et information
de tout créancier nanti de gage ou d’hypothèque sur le permis ;
• droit de réponse du titulaire, qui peut présenter tout document visant à sa défense, dans les quarante cinq (45)
jours suivant la date de réception, le cachet de la poste faisant foi ;
• prise de décision par l’Autorité ayant délivré le permis dans les trente (30) jours suivant la présentation du
dossier en défense:
• constatation du non-paiement entraînant la décision d'annulation du permis ;
• notification de la décision d’annulation à l'intéressé, par lettre recommandée avec demande d'avis de
réception, et information de tout créancier nanti de gage ou d’hypothèque sur le permis ;
• inscription de la décision d'annulation au registre des permis octroyés ;
• publication de l'acte d'annulation au Journal Officiel.
Art. 201 - Les personnes physiques ou morales, dont le (les) permis(s) a (ont) été annulé(s) en application des
dispositions du présent Code, ne pourront obtenir l'octroi de nouveaux permis miniers qu’après un délai de cinq
(5) ans à compter de la date d'inscription de l'annulation au registre tenu par le bureau du Cadastre Minier.
En outre, l'annulation du permis minier n’a pas pour effet de dégager le titulaire de ses obligations
environnementales.
CHAPITRE V
De la sécurisation des droits miniers
Art. 202 - Le titulaire d'un permis minier a le droit et le devoir de prendre toutes mesures utiles pour la
protection de ses prérogatives. Au cas où des litiges liés au voisinage apparaissent, il saisit en premier lieu les
autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées du ressort.
Art. 203 - Les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées sont chargées de veiller au respect des
périmètres couverts par des permis miniers. Elles sont habilitées à intervenir pour faire évacuer immédiatement
les personnes non autorisées à travailler à l'intérieur desdits périmètres à fin d’empêcher les spoliations.
Lorsqu'elles sont saisies par le titulaire, elles peuvent requérir l’intervention des forces de l'ordre, s'il y a lieu,
ou, si elles n'en disposent pas, saisir les représentants de l'Etat les plus proches.
Art. 204 - Pendant la période de validité d'un permis minier, aucune décision de transformation du périmètre
objet du permis, en aire ou en site protégés, ne peut intervenir, sauf avec le consentement écrit du titulaire.
Art. 205 - Les permis miniers octroyés en vertu du présent Code, gardent leur période de validité jusqu'à
l'échéance initialement prévue, nonobstant un changement ultérieur des régimes miniers, qui peut intervenir par
application d'une loi nouvelle.
Cette disposition ne dispense pas, toutefois, le titulaire des obligations qui peuvent être requises par ladite loi
nouvelle.
CHAPITRE VI
De l’exercice des actions et poursuites
Art. 206 - Les juridictions du ressort sont compétentes pour connaître des crimes ou délits commis en violation
du présent Code et de ses textes d'application.
Les cas de crime ou délit flagrant seront jugés conformément a la procédure pénale en vigueur.
Art. 207 - Les actions et poursuites sont exercées à la requête du Ministre chargé des Mines, par un représentant
désigné à cet effet, lequel peut toujours se porter partie civile.
Il peut prendre les conclusions qu'il juge nécessaires et est entendu à l'audience à l'appui de ses conclusions.
CHAPITRE VII
Des transactions
Art. 208 - Toutes les infractions au présent Code ainsi qu'à ses textes d’application, à l'exception de celles
qualifiées crimes ou tendant à créer des confits ouverts entre le contrevenant et la population locale, peuvent
faire l'objet de transaction avant ou après jugement.
Là transaction avant jugement a pour effet de suspendre la poursuite des infractions. Après jugement rendu
définitif, il ne peut être transigé que sur les condamnations pécuniaires.
Aucune transaction ne peut être accordée si le délinquant n'en fait la demande par écrit, sur papier timbré,
adressée au Ministre chargé des Mines.
Le contrevenant dispose d'un détail qui est fixé dans le décret d'application du présent Code pour transmettre sa
demande. A l'expiration de ce délai, il est passé outre la procédure de transaction et l'affaire est transmise au
tribunal compétent.
Art. 209 - La faculté d'accepter la soumission écrite d'un contrevenant et de transiger à titre définitif soit avant
soit après jugement, appartient au Ministre chargé des Mines. Il peut toutefois déléguer ces pouvoirs par voie
réglementaire.
Art. 210 - Si le montant de la transaction n'est pas acquitté dans le délai fixé dans le décret d'application du
présent Code, la transaction perd son effet et les poursuites sont reprises.
Art. 211 - La fixation du montant de la transaction, le mode de calcul ainsi que de révision, sont définis dans les
textes d'application du présent Code
Art. 212 - Le bénéfice de la transaction ne peut être accordé en cas de récidive.
Art. 213 - Le produit global des transactions consenties, les ventes aux enchères ou des amendes prononcées par
les tribunaux, est, après déduction des frais et taxes éventuels de toute nature, réparti suivant les modalités
précisées dans les textes d'application du présent Code.
CHAPITRE VIII
Des saisies
Art. 214 - Les substances minières saisies conformément au chapitre premier du présent Titre, sont déposées au
bureau de l’Administration minière du lieu de la saisie ou, à défaut. au bureau du Trésor public le plus proche du
lieu de la saisie par l'agent saisissant, en attendant qu’il il soit statué sur leur sort. Les dépôts sont effectués sous
paquets ou caissettes scellés et accompagnés d'un procès-verbal de dépôts signé par les agents qui ont constaté
l'infraction, le contrevenant et le dépositaire, dont une copie est communiquée au Ministère chargé du Trésor
public si ces dépôts ont été effectués auprès du bureau du Trésor public.
Les dépôts ne sont pas pris en charge dans les écritures. Ils sont seulement enregistrés dans un livre spécial coté
et paraphé. Ils sont considérés comme étant effectués pour le compte du Ministère chargé des Mines.
Art. 215 - Dans le cas où les substances saisies restent sous la garde de l'Administration par défaut du
contrevenant trois (3) mois après le règlement définitif du contentieux, il est procédé à la vente aux enchères
publiques desdites substances, Le produit de la vente est versé au Trésor public et affecté conformément aux
dispositions des textes d’application du présent Code:
Art. 216 - Copie du procès-verbal de dépôt est annexée au procès-verbal visé à l'article 190 ci-dessus adressé au
Ministre chargé des Mines.
Le Ministère chargé des Mines tient un registre coté et paraphé des dépôts ainsi effectués.
Le Ministre chargé des Mines a seul qualité, après règlement transactionnel des affaires, pour donner mainlevée
de la saisie, sur la demande écrite de l'intéressé formulée sur papier timbré.
Le Tribunal prononce, s'il y a lieu, ladite mainlevée en l'absence de transaction.
CHAPITRE IX
Des produits des amendes et confiscations
TITRE X
Des comités nationaux et provinciaux des mines
Art. 218 - il est créé un Comité National des Mines et, au niveau de chaque Province Autonome, un Comité
Provincial des Mines.
Lesdits Comités sont des organes paritaires de dialogue, de concertation et de collaboration entre, d'une part.
l’Administration et les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées et, d'autre part, le secteur privé
opérant dans les mines.
Leur composition, leur organisation, leurs attributions, ainsi que leur fonctionnement sont fixés par décret.
En tout état de cause, le Comité National des Mines est consulté pour donner son avis motivé concernant tout
projet de texte réglementant les activités minières
Art. 219 - En cas de litige entre titulaires ou entre ces derniers et les propriétaires des sols les organisations
professionnelles et les opérateurs doivent en premier ressort, recourir à un règlement à l'amiable du litige par le
Comité Provincial des Mines territorialement compétent. L'accord intervenu s'impose alors aux parties
TITRE XI
Des dispositions diverses
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
Art. 220 - Tout octroi de permis et tout mouvement ou modification des permis miniers sont portés par
administration minière à la connaissance des autorités locales compétentes concernées et publiées au Journal
Officiel de la République
Les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées sont habilitées, dans le cadre de leurs pouvoirs de
police, à exercer leur surveillance sur les activités minières entreprises à l'intérieur de leur territoire respectif.
Art. 221 - Les registres des demandes, d'octroi et de transfert des permis miniers, ainsi que des cartes de
retombes minières peuvent être consultés par le public auprès des bureaux du Cadastre Minier.
Art. 222 - Les rapports, comptes-rendus et études fournis par les titulaires sont confidentiels pour la durée de
validité des permis miniers. Passé ce délai, ils sont accessibles au public.
Cependant, les agents des services chargés de la Géologie et des Mines, peuvent incorporer les informations
tirées desdits rapports ou comptes-rendus dans les statistiques globales qu'ils publient, en garantissant
l'anonymat des données exploitées.
CHAPITRE II
Des recours
Art. 223 - Les parties qui se considèrent injustement lésées par un acte ou une décision de l’Administration, pris
en application des dispositions du présent Code, ont droit aux recours suivants :
1 ) les recours administratifs de droit commun ;
2) les recours amiables auprès du Comité National des Mines ou les Comités Provinciaux des Mines, le cas
échéant, la partie diligente saisit par écrit le Comité concerné ;
3) le cas échéant, les recours judiciaires de droit commun.
TITRE XII
Des dispositions transitoires
CHAPITRE PREMIER
Des permis miniers de l’État
et des organismes étatiques
Art. 224- Les permis miniers ainsi que les zones de recherche dont l'Etat ou les organismes étatiques sont les
titulaires, et qui font l'objet d'arrangements contractuels autres que les conventions d’établissement signées avec
des tiers avant l’entrée en vigueur du présent Code, seront cédés ou transférés au profit des cocontractants
privés.
Art. 225 - Le Ministre chargé des Mines est habilité à prendre toutes mesures nécessaires pour la mise en
oeuvre des dispositions du présent chapitre.
CHAPITRE II
Des permis miniers en cours de validité,
détenus par des personnes de droit privé
Art. 226 - Les permis miniers délivrés ou régularisés en vertu des dispositions légales antérieures à celles du
Présent Code, et qui sont en cours de validité sont soumis aux dispositions du présent Code. Ils conservent,
toutefois, leur période de validité jusqu’à l'échéance initialement prévue.
Nonobstant, les dispositions de l'alinéa précédent :
• Les titulaires de permis miniers de Type I peuvent également, dès l’entrée en vigueur du présent Code,
demander la transformation de leurs permis en Permis «E » (Permis d'Exploitation), si le périmètre comporte
plus de quatre (4) carrés. ou en Permis « PRE » (pour petits exploitants) si le nombre de carrés composant le
périmètre ne dépasse pas quatre (4) carrés et s'il est utilisé des techniques artisanales, conformément aux
nouvelles dispositions. Dans ce cas, ils en suivent immédiatement les régimes respectifs
• Les titulaires de permis de recherche de Type II de Type III peuvent également, et à tout moment, demander
la transformation de leurs permis, en permis « R » (Permis de Recherche) pour se conformer aux nouvelles
dispositions. Dans ce cas, ils en suivent immédiatement les régimes. Ils bénéficient du droit de priorité visé à
l’article 35 du présent Code pour l’obtention d'un permis d'exploitation ;
• Les titulaires des permis d'exploitation minière de Type II et de Type III peuvent également, et à tout
moment, demander la transformation de leurs permis en Permis « E »(Permis d'Exploitation) et se conformer
immédiatement aux nouveaux régimes.
Art. 227 - La redevance minière visée au Chapitre VII du Titre V du présent Code n'est plus appliquée aux
produits de mines extraits qui ont déjà été l'objet de la perception de la redevance ad valorem en vertu de la loi
n° 95-016 portant Code minier.
Un inventaire des stocks desdits produits doit être effectué dès l'entrée en vigueur du présent Code.
Lors de la première vente desdits produits, la quittance attestant du paiement de la redevance ad valorem
correspondante sera produite en justification de la non-perception de la redevance minière.
Art. 228 - Les modalités d'application des dispositions du présent Chapitre sont précisées dans le décret
d’application du présent Code.
CHAPITRE III
Des autorisations d’extraction de fossiles, de
septaria, de l’aragonite et de la celestite
Art. 229 - Les autorisations de ramassage ou d’extension de fossiles, de septaria, d'aragonite ou de bois
fossilisé, d'ammonite et de célestite déjà délivrées, gardent leur validité jusqu’à leur échéance. Les autorisations
qui ont pour objet le ramassage ou les opérations d’extinction des fossiles, dont l'exploitation ou la
commercialisation sont interdites en vertu du présent Code, ne seront plus renouvelées.
Jusqu'à la fin des études visées à l'article 234 ci-après, le Ministre chargé des Mines est habilité à octroyer des
autorisations d'extraction ou de ramassage de fossiles non prohibés.
Les dispositions sur la protection environnementale concernant ces autorisations, sont fixées par voie
réglementaire.
CHAPITRE IV
Des demandes de permis
ou autorisations en instances
Art. 230 - Les personnes qui ont déposé des demandes de permis de recherche minière et dont les dossiers sont
encore en instance, recevront dans les six (6) mois suivant la prise effective de service du Cadastre Minier et
selon leur antériorité, une Autorisation exclusive de réservation de périmètre ( « AERP » ) correspondante aux
carrés demandés qui sont libres de tout droit minier, contre paiement du droit d'octroi correspondant.
Art. 231 - Les personnes qui ont déposé des demandes de permis d'exploitation minière et dont les dossiers sont
encore en instance, garderont leur antériorité pendant douze ( 12) mois suivant la prise de service du Cadastre
Minier. Pour l'obtention d'un Permis « E » ou d'un permis « PRE » correspondant aux carrés demandés qui
sont libres de tout droit, lesdites personnes sont tenues de déposer au cours de la période précédemment
indiquée une nouvelle demande de permis d'exploitation conforme aux dispositions du présent Code.
Art. 232 - Les personnes qui ont déposé des demandes de renouvellement, d'extension ou de mutation de
permis, et dont les dossiers sont encore en instance, doivent les reformuler conformément aux dispositions du
présent Code dans un délai de douze (12) mois à compter de la date de son entrée en vigueur. Passé ce délai,
elles seront considérées comme nulles et non avenues.
Art. 233 - Pendant une durée de quatre-vingt-dix (90)jours comptés à partir de la date d'entrée en vigueur du
présent Code aucune demande de permis minier ni d'autorisation exclusive de réservation de périmètre ne seront
reçues.
Art. 234 - Les zones où étaient exploités des gisements fossilifères, en vertu d'autorisations délivrées par
l'Administration minière, feront l'objet de l'étude géologique visée à l'article 17 du présent Code en vue de la
classification des gîtes en premier, second ou troisièmes ordres.
CHAPITRE V
De l’octroi des permis « PRE » et
de l’agrément des collecteurs d’or
Art. 235 - Jusqu'à la mise en place définitive des structures des Provinces Autonomes, les Permis « PRE » et
les cartes de collecteurs d'or visés respectivement aux article 46 et 78 du présent Code sont octroyés par les
Directeurs Provinciaux du Ministère chargé des mines.
TITRE XIII
Des dispositions finales
Art. 236 - Le Présent Code abroge toutes dispositions antérieures contraires notamment celles de la loi n°95-
016 du 09 Août 1995 portant Code Minier.
Les dispositions de l'article 76 de la loi n°94-007 du 26 Avril 1995 relative aux pouvoirs, compétences et
ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées, sont de même, abrogées en ce qui concerne les produits
miniers.
Art. 237 - Les modalités d'application des dispositions du présent Code seront fixées par voie réglementaire en
tant que de besoin.
Didier RATSIRAKA,
REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA,
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
—————
MINISTERE DE L'ENERGIE ET DES MINES
—————
I.2 DECRET N° 2000-170
- Vu la Constitution,
- Vu la Loi n° 60-004 du 15 Février 1960 relative au domaine privé de l’Etat, ensemble les textes qui
l’ont modifiée et complétée ;
- Vu l’Ordonnance n° 60-146 du 03 Octobre 1960 relative au régime foncier de l’immatriculation,
ensemble les textes qui l’ont modifiée et complétée ;
- Vu l’Ordonnance n° 62-064 relative au bail emphytéotique, modifiée par la Loi n° 96-016 du 13
Août 1996 ;
- Vu l’Ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 relative à l’expropriation pour cause d’utilité
publique, à l’acquisition amiable de propriétés immobilières par l’Etat ou les collectivités
publiques secondaires et aux plus-values foncières ;
- Vu la Loi n° 90-033 du 21 Décembre 1990 relative à la Charte de l’environnement malgache,
modifiée et complétée par la Loi n° 97-012 du 06 Juin 1997 ;
- Vu la Loi n° 94-027 du 25 Août 1995 portant Code du Travail ;
- Vu la Loi n° 96-025 du 30 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables ;
- Vu la Loi n° 99-022 du 19 Août 1999 portant Code minier;
- Vu le Décret n° 60-529 du 28 Décembre 1960 fixant les conditions générales d’application de
l’Ordonnance n° 60-146 du 03 Octobre 1960, modifié par le Décret n° 64-396 du 24 Septembre
1964 ;
- Vu le Décret n° 97-352 du 10 Avril 1997 fixant les attributions du Ministre de l’Energie et des
Mines ainsi que l’organisation générale de son ministère ;
- Vu le Décret n° 98-394 du 28 Mai 1998 portant définition de la politique minière ;
- Vu le Décret n° 98-522 du 23 Juillet 1998 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement ;
- Vu le Décret n° 98-530 du 31 Juillet 1998 portant nomination des Membres du Gouvernement ;
Sur proposition du Ministre de l’Energie et des Mines,
En Conseil du Gouvernement,
DECRETE :
Article premier. Le présent décret fixe les modalités et les conditions d’application de la Loi n° 99-022 du 19
Août 1999 portant Code minier, ci-après désignée par « Code minier ».
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
CHAPITRE PREMIER
DES GENERALITES
Art. 2. En complément des termes définis dans le Code minier, au sens du présent décret, on entend par :
« Carrés contigus ou jointifs » : deux carrés voisins qui ont un côté commun ;
« Extension de Permis minier » : l’ajout d’une ou de plusieurs autres substances minérales à la liste de celles
autorisées dans le Permis minier initial ;
« Réhabilitation environnementale » : l’ensemble des opérations visant à rendre sain et stable le site, de
manière à sécuriser toute forme de vie ou d’activité future, et à rétablir la capacité du lieu d’implantation de
l’opération minière de permettre le développement d’une autre activité compatible avec toute forme de vie ou
d’activité de la localité où il se trouve, après la clôture de l’opération minière ;
Art. 3. Pour l’application des dispositions de l’article 4 du Code minier, le quadrillage de l’ensemble de l’espace
minier national est établi sur l’ensemble des cartes topographiques à l’échelle 1/100.000 qui, placées bout à
bout, représentent l’ensemble du Territoire National. Les carrés définis par ce quadrillage sont identifiés, pour la
mise en œuvre du présent décret, par les coordonnées Laborde de leur centre ou par les codes qui leur sont
attribués par le bureau du Cadastre Minier, le cas échéant.
La désignation des carrés sur carte est faite sur carte topographique à l’échelle 1/100.000.
Art. 4. Au sens du présent décret, les pièces ainsi que les renseignements requis pour l’identification des
personnes qui sollicitent l’obtention d’un Permis minier ou d’une autorisation minière, doivent comporter
notamment suivants :
- les nom, prénom(s), qualité (avec tous renseignements justificatifs) et domicile du requérant ;
- la copie certifiée conforme de sa carte d’identité nationale (pour un ressortissant malagasy) ou
de sa carte de séjour (pour un étranger) ;
- l’extrait de son casier judiciaire, bulletin n°3 ;
- le cas échéant, la copie certifiée conforme de la carte professionnelle du requérant ;
- éventuellement, les mêmes renseignements concernant le mandataire, et la copie certifiée
conforme du contrat de mandat passé avec celui-ci.
Le domicile déclaré à l’Administration fait foi pour toute notification au demandeur ou au titulaire de Permis
minier, d’AERP ou d’autorisation minière.
CHAPITRE II
DES RESERVES TEMPORAIRES
Art. 5. En application de l’article 16 du Code minier, le Ministre chargé des Travaux Publics ou l’Autorité
provinciale compétente pour autoriser les travaux publics, selon le cas, sont autorisés, après avis favorable
respectif du Ministre chargé des Mines et du Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire, à déclarer par
voie d’arrêté et conformément aux dispositions dudit article, certaines zones réservées temporairement et non
disponibles pour l’octroi d’autorisations ou de droits miniers, sous réserve soit de la disponibilité du périmètre
concerné, soit de l’accord écrit du titulaire des droits portant sur ce périmètre, à fin de permettre la réalisation de
travaux publics. Toutefois, la décision d’autoriser les travaux doit être justifiée exclusivement par :
Art. 6. En application de dispositions de l’article 17 du Code minier, le Ministre chargé des Mines est autorisé à
déclarer par voie d’arrêté et conformément aux dispositions dudit article, certaines zones réservées
temporairement et non disponibles pour l’octroi d’autorisations ou de droits miniers à fin de permettre d’y
effectuer une étude géologique, sous réserve soit de la disponibilité du périmètre concerné, soit de l’accord écrit
du titulaire des droits portant sur ce périmètre. Toutefois, la décision d’autoriser cette étude doit être justifiée
exclusivement par :
a) le caractère localisé des travaux envisagés dans la zone ;
b) l’approfondissement des données géologiques de base sur un ou plusieurs gîtes de substances minérales ou
fossilifères ; ou
c) la promotion de l’investissement dans la région concernée, par l’exploitation des résultats de l’étude.
Art. 7. En application des dispositions de l’article 18 du Code minier, le Ministre chargé des Mines est autorisé
à déclarer par voie d’arrêté et conformément aux dispositions dudit article, certaines zones réservées
temporairement et non disponibles pour l’octroi d’autorisations ou de droits miniers à fin de permettre d’y
effectuer des opérations d’encadrement des petits exploitants ou des orpailleurs, sous réserve soit de la
disponibilité du périmètre concerné, soit de l’accord écrit du titulaire des droits portant sur ce périmètre.
Toutefois, la décision d’autoriser cette opération d’encadrement doit être justifiée exclusivement par :
Art. 8. Toute déclaration de réserve temporaire doit être communiquée immédiatement au bureau du Cadastre
Minier qui en informe tout de suite ses bureaux provinciaux.
Les demandes de Permis miniers qui portent sur un ou plusieurs carrés inclus totalement ou partiellement dans
la zone réservée temporairement, et qui ont été déposées avant l’établissement de la réserve temporaire,
garderont leur priorité mais resteront suspendues pendant la durée de classement en zone réservée.
Art. 9. La déclaration de réserve temporaire pour permettre la réalisation de travaux publics ou d’études
géologiques, ou de l’encadrement des petits exploitants ou des orpailleurs, a pour effet de suspendre la période
de validité du Permis minier concerné, qui a été octroyé avant la date de la déclaration. Après la libération de la
réserve temporaire, la période de validité dudit Permis minier reprend ; elle est prorogée pour une durée égale à
celle de la période de réserve temporaire.
Art. 10. Pendant la durée de classement en zone réservée, l’obligation de payer les frais d’administration
minière sur les carrés qui font partie d’un périmètre et sur lesquels le titulaire a donné son accord pour
l’établissement de la réserve, est suspendue. Au cas où ils ont été déjà payés, ils donnent lieu à un crédit en
faveur du titulaire, qui peut l’imputer sur le prochain paiement des frais d’administration par carré, après la
libération des carrés concernés au profit du titulaire. Le montant de ce crédit est déterminé en fonction de la
durée de la période affectée par le classement en réserve temporaire. Le crédit sera noté sur le registre des
recettes desdits frais tenu par le bureau du Cadastre Minier ; il fera l’objet d’un récépissé délivré au titulaire.
TITRE II
DE L'ADMINISTRATION DU CODE MINIER
CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
Art. 11. Les organismes responsables de l’administration des dispositions du Code minier, ainsi que leurs
responsabilités respectives pour la mise en œuvre de ladite Loi sont précisés au présent Titre.
CHAPITRE II
DE L'ADMINISTRATION DE
L'ENVIRONNEMENT MINIER
Art. 12. Au sens du présent décret, l’Administration chargée de l’Environnement Minier comprend les organes
ou collectivités ci-après désignés, dont les rôles respectifs dans la mise en œuvre du Code minier sont exposés
au présent Chapitre :
Art. 13. Pour la mise en œuvre des dispositions du Code minier, le service chargé de l’Environnement Minier
au sein du Ministère chargé des Mines, assure en coordination avec les autres organismes chargés de
l’administration de l’Environnement Minier, les fonctions qui lui sont dévolues par le Code minier ou par la
réglementation environnementale applicable au secteur minier. Il est l’interlocuteur unique des opérateurs
miniers sur les questions environnementales.
Art. 14. Pour l’application des dispositions de l’article 85 du Code minier, les Communes assurent en
coordination avec les autres organismes chargés de l’administration de l’Environnement Minier, le suivi du
respect par les orpailleurs travaillant dans leur circonscription respective, des mesures applicables pour la
protection de l’environnement qui sont définies par voie réglementaire.
Art. 15. Un arrêté interministériel des Ministres respectivement chargés des Mines et de l’Environnement
précisera la réglementation environnementale applicable au secteur minier. Ledit arrêté interministériel sera pris
en application des dispositions légales et réglementaires en vigueur, concernant l’environnement et l’activité
minière.
La réglementation environnementale applicable au secteur minier désigne, en tant que de besoin, les Autorités
respectivement compétentes pour la mise en œuvre des dispositions du Code minier, en ce qui
concerne notamment :
a) l’approbation des plans portant mesures de protection environnementale soumis par les
demandeurs d’autorisations d’ouverture de carrières, ainsi que l’octroi des autorisations
environnementales correspondantes ;
b) les modalités et l’approbation des plans d’engagements environnementaux afférents aux Permis
« R » ou aux Permis « PRE », ainsi que l’octroi des autorisations environnementales
correspondantes ;
c) les modalités et l’approbation des études d’impact environnemental afférentes aux Permis « E »
ou, le cas échéant, aux Permis « R », ainsi que les autorisations environnementales
correspondantes ;
d) le cas échéant, les modalités et l’approbation des documents portant plans d’engagements
environnementaux supplémentaires, qui sont soumis par les déclarants à l’occasion de
l’extension de leurs Permis miniers à de nouvelles substances minérales, ainsi que l’octroi des
autorisations environnementales correspondantes ;
e) le cas échéant, les modalités et l’approbation des plans d’engagements environnementaux ou des
études d’impact environnemental, qui sont soumis par les demandeurs d’autorisations minières (
pour les études scientifiques avec ou sans prélèvement d’échantillons, l’extraction de fossiles ou
l’exploitation de la célestite ou de l’aragonite) ;
f) l’octroi du quitus environnemental au titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière, après
constatation in situ de la réalisation des travaux de réhabilitation.
CHAPITRE III
DU MINISTERE CHARGE DES MINES
Art. 16. Pour l’application des dispositions du Code minier, le Ministère chargé des Mines assure les fonctions
exposées au présent Chapitre.
Art. 17. Le Ministre chargé des Mines veille à la mise en place et au contrôle des services centraux et des
services déconcentrés de son Ministère, qui sont nécessaires pour assurer la mise en application du Code minier.
Il exerce en outre la tutelle sur le bureau chargé du Cadastre Minier et sur l’Agence de l’Or, qui sont des
organismes créés par décrets spécifiques et qui ont pour principale mission d’assurer chacun en ce qui le
concerne, la mise en application effective des dispositions du Code minier.
Art. 18. Dans les conditions définies par le Code minier, le Ministère chargé des Mines est responsable
notamment de :
a) l’élaboration et de la fixation par arrêté de la liste des substances minérales classées en mines ;
b) l’élaboration et de la fixation par arrêté du classement des gîtes fossilifères, à partir des résultats
des études menées conjointement par le service concerné du Ministère et par le service compétent
au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur ;
c) la fixation par arrêté de la liste des fossiles prohibés à l’exploitation et au commerce ;
d) l’octroi des permis de recherche (Permis « R ») et des permis d’exploitation (Permis « E ») ;
e) l’octroi des autorisations relatives aux travaux d’études scientifiques à effectuer sur les gîtes
fossilifères de second ordre ;
f) l’octroi des autorisations relatives à l’extraction de la célestite ou de l’aragonite ;
g) l’élaboration et la fixation par arrêté des normes techniques à observer dans la conduite des
travaux de mines ou de carrières ;
h) l’autorisation de mise en service des établissements ou parties d’établissements de transformation
des substances minières ; éventuellement, cette autorisation peut être donnée, selon le cas,
conjointement avec le Ministère chargé de l’Environnement, le Ministère chargé de l’Industrie, le
Ministère chargé du Travail ou le Ministère chargé de la Santé Publique ;
i) l’autorisation, conjointement avec le Ministère chargé de l’Industrie, de mise en service des
établissements ou parties d’établissements de transformation industrielle de produits des mines,
dans le cadre d’une activité minière intégrée ;
j) la définition et la fixation par arrêté des modalités du contrôle de qualité et de conformité par
rapport aux déclarations souscrites, des pierres et métaux précieux, ainsi que des échantillons de
produits de mines destinés à l’industrie ou transformés par les industries locales, avant leur
exportation, et ce conjointement avec les autres Ministères concernés, le cas échéant ;
k) l’agrément des déclarations d’option pour la garantie de stabilité ;
l) la délivrance des autorisations environnementales et des quitus environnementaux ;
m) sous réserve des dispositions de l’article 13 ci-dessus, la précision par arrêté en tant que de
besoin, de toutes autres dispositions du Code minier ou du présent décret ;
n) l’instruction des demandes d’autorisations d’exercer l’activité de collecteur de produits des mines
et la délivrance des cartes de collecteurs d’or après leur signature par l’Autorité chargée des
Mines de la Province Autonome concernée ;
o) la communication à l’Agence de l’Or, des renseignements sur les personnes qui ont bénéficié de
l’octroi de la carte de collecteur d’or ;
p) le contrôle de l’obligation de paiement de la redevance minière ;
q) l’étude des rapports fournis par les titulaires conformément à la réglementation minière, ainsi que
la compilation de ces rapports et l’établissement des statistiques sur la performance du secteur
minier ;
r) l’inspection et la police des mines, y compris les visites sur terrain des centres de recherche et/ou
d’exploitation, la recherche des infractions, les enquêtes, perquisitions et saisies, s’il y a lieu, et
l’établissement des procès-verbaux de constatation des infractions au Code minier,
conformément aux dispositions du Chapitre III du Titre IX du Code minier…
CHAPITRE IV
DU BUREAU DU CADASTRE MINIER
Art. 19. Le bureau du Cadastre Minier est un établissement public dont les statuts sont établis par décret pris en
Conseil de Gouvernement. Le Cadastre Minier comporte un bureau central et, au moins, un bureau installé
auprès de chacune des six Provinces Autonomes.
Art. 20. En application des dispositions du Code minier, le bureau du Cadastre Minier est chargé des fonctions
exposées au présent Chapitre.
Art. 21. Pour l’application des dispositions des articles 24 et 29 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier
établit et maintient le registre des autorisations exclusives de réservation de périmètre, celui des demandes de
Permis miniers, celui des Permis miniers octroyés, ainsi que les cartes de retombes minières.
Art. 22. Pour l’application des dispositions des articles 21 et 22 du Code minier et pour garantir l’exclusivité
des droits conférés, le bureau du Cadastre Minier instruit les demandes de Permis miniers. En outre, il octroie,
enregistre et gère les autorisations exclusives de réservation de périmètre, et contrôle les droits et obligations y
afférents.
Art. 23. Pour l’application des dispositions des articles 43 à 47 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier
enregistre et instruit les demandes de Permis « R », « E » et « PRE ».
Art. 24. Pour l’application des dispositions des articles 42 et 48 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier
enregistre et délivre les Permis « R » et « E » octroyés par le Ministre chargé des Mines ou son représentant
délégataire de ce pouvoir, ainsi que les Permis « PRE » octroyés par l’Autorité chargée des Mines de la
Province Autonome ou son représentant délégataire de ce pouvoir.
Art. 25. En application des dispositions des articles 53 et 57 du Code minier, le bureau du Cadastre Minier est
chargé de procéder au recouvrement des frais d’administration minière et au transfert de leurs quotes-parts
respectives au Budget Général et aux Provinces Autonomes conformément aux dispositions du présent décret.
Art. 26. Le bureau du Cadastre Minier enregistre les paiements effectués, et constate les retards de paiement ou
le non-paiement des frais d’administration minière par les titulaires de Permis minier.
Art. 27. Le bureau du Cadastre Minier procède annuellement à la constatation du défaut de paiement des frais
d’administration minière annuels, et adresse au Ministre chargé des Mines ou à l’Autorité chargée des Mines de
la Province Autonome concernée, selon le cas, la proposition d’annulation des Permis miniers pour lesquels
lesdits frais n’ont pas été payés, conformément à la procédure décrite à l’article 200 du Code minier.
CHAPITRE V
DE L'AGENCE DE L'OR
Art. 28. Les statuts de l’Agence de l’Or sont établis par décret particulier. Cette Agence comportera un bureau
central et des bureaux locaux installés sur les sites pour lesquels le besoin se fait sentir.
Art. 29. En application des dispositions du Code minier, l’Agence de l’Or est chargée des fonctions exposées
au présent Chapitre.
Art. 30. L’Agence de l’Or tient à jour la liste des orpailleurs travaillant dans chaque Commune.
Elle est tenue de transmettre un extrait de ladite liste à la Direction Provinciale du Ministère de l’Energie et des
Mines compétente
Art. 31. L’Agence de l’Or procède à l’enregistrement des personnes désirant obtenir la carte de collecteur.
Art. 32. L’Agence de l’Or tient à jour le registre des titulaires de cartes de collecteurs d’or communiqués par
les Directeurs Provinciaux du Ministère chargé des Mines ; elle reçoit en outre les rapports semestriels des
collecteurs de l’or sur leurs activités.
Art. 33. L’Agence de l’Or reçoit et instruit les demandes d’agrément des comptoirs de l’or et délivre ledit
agrément à ceux qui sont éligibles.
Art. 34. L’Agence de l’Or assiste techniquement et forme les orpailleurs ainsi que les Collectivités Territoriales
Décentralisées, avec la participation des Services provinciaux du Ministère chargé du Travail s’il y a lieu, dans
les matières suivantes :
CHAPITRE VI
DES PROVINCES AUTONOMES
Art. 35. Pour la mise en œuvre des dispositions du Code minier, les Provinces Autonomes sont responsables des
fonctions exposées au présent Chapitre. Elles désigneront à cet effet, les Autorités provinciales respectivement
compétentes.
Art. 36. Les Provinces Autonomes assurent, avec le concours des Services relevant du département chargé de la
Sécurité Publique, le contrôle des substances explosives et détonantes détenues par les particuliers dans leur
circonscription respective.
Elles assurent, en outre, le suivi et le contrôle techniques des activités de carrières à l’intérieur de leur
circonscription respective, en coordination avec la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines.
Art. 37. Elles octroient les Permis « PRE » dans les conditions fixées par les articles 42, 46 et 47 du Code
minier.
Art. 38. Elles donnent leur agrément aux collecteurs d’or en signant les cartes de collecteur dans les conditions
fixées par l’article 78 du Code minier.
CHAPITRE VII
DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
DECENTRALISEES
Art. 39. Les Collectivités Territoriales Décentralisées comprennent les Régions et les Communes.
En application des dispositions des articles 14, alinéa 2, 22, 68, 85, 94, 104, 113, 126, 202, 203, 218 et 220 du
Code minier, les Collectivités Territoriales Décentralisées sont responsables des fonctions exposées au présent
Chapitre.
Art. 40. Le Maire de chaque Commune est chargé d’octroyer les autorisations d’ouverture de chantiers
d’exploitation de substances de carrières ; il est responsable de la gestion et de la surveillance administrative des
activités de carrières. Les substances de carrières sont les ressources du sol ou du sous-sol non classées en
mines.
Art. 41. Le Maire de la Commune concernée reçoit les copies de la déclaration de prospection ainsi que de
l’autorisation exclusive de réservation de périmètre (AERP) présentées par leur titulaire. Il appose son visa sur
les autorisations exclusives de réservation de périmètres.
Art. 42. Le Maire de la Commune concernée veille à ce que les prospecteurs et les titulaires de Permis « R »
travaillant dans sa circonscription, n’effectuent que les opérations autorisées conformément aux dispositions du
Code minier ainsi qu’à celles du présent décret. Il informe la population de sa circonscription sur la nature des
travaux que les prospecteurs et les titulaires de Permis « R » sont autorisés à effectuer. Il prend les dispositions
nécessaires qui relèvent de sa compétence, dans le cas où les activités des prospecteurs et des titulaires de
Permis « R » dépassent le cadre de la prospection ou de la recherche autorisée, et en informe l’Administration
minière.
Art. 43. Il reçoit les copies du Permis minier et de l’autorisation environnementale y afférente déposées par leur
titulaire avant le commencement de ses activités de recherche ou d’exploitation, et lui en délivre récépissé.
Art. 44. Il octroie et enregistre les autorisations d’orpaillage, et envoie chaque trimestre à l’Agence de l’Or ou, à
défaut, au bureau du Cadastre Minier la liste des orpailleurs en activité dans sa circonscription.
Art. 45. Il est responsable de la surveillance administrative de l’activité d’orpaillage et du respect des
réglementations y afférentes par les orpailleurs travaillant dans sa circonscription.
Art. 46. Il transmet au Ministre chargé des Mines, ses avis sur le classement de certaines zones relevant de sa
compétence en réserves temporaires, en vue de l’encadrement des petits exploitants et des orpailleurs.
Art. 47. En l’absence des propriétaires du sol concernés et après des recherches diligentées par le titulaire de
Permis minier et, ensuite, par le Maire de la Commune concernée, qui sont restées infructueuses, ce dernier
délivre l’autorisation d’entreprendre des travaux de recherche ou d’exploitation minières à l’intérieur des zones
de protection visées à l’article 105, 1° du Code minier.
En outre, dans le cas où le titulaire de Permis minier n’arrive pas à identifier et trouver les personnes qui ont des
droits sur le sol, le Maire de la Commune entreprend, à sa demande, la procédure décrite aux articles 272 à 286
du présent décret.
Art. 48. Le Maire de la Commune est habilité à concourir, en qualité d’auxiliaire, à la constatation des
infractions au Code minier.
En outre, dans le cas où des personnes se livrent à des activités d’exploitation minière sans Permis ni
autorisation miniers accompagnés des autorisations environnementales y afférentes dans leur circonscription, les
autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées concernées sont chargées de donner avertissement aux
contrevenants et d’informer dans les meilleurs délais le représentant de l’Etat le plus proche.
Art. 49. Les autorités des Collectivités Territoriales Décentralisées assurent le maintien de l’ordre et le respect,
par la population, de la réglementation environnementale.
En outre, elles interviennent lorsqu’elles en sont saisies, dans la recherche des solutions aux litiges liés au
voisinage entre les titulaires de Permis miniers et les propriétaires des sols ou les populations locales.
En application de l’article 173 du Code minier, elles constatent les circonstances nuisibles à l’hygiène, à la
santé, à l’environnement, à la sécurité des travailleurs, ou aux mines voisines, et qui nécessitent des mesures de
protection.
CHAPITRE VIII
DES COMITES NATIONAL ET PROVINCIAL
DES MINES
Art. 50. Le Comité National des Mines et les Comités Provinciaux des Mines sont des organes paritaires de
dialogue, de concertation et de collaboration entre l’Administration et les Collectivités Territoriales
Décentralisées, d’une part, et, d’autre part, le secteur privé opérant dans le secteur minier. Conformément aux
dispositions de l’article 218 du Code minier, les statuts du Comité National et du Comité Provincial des Mines
sont établis par décret pris en Conseil de Gouvernement.
Art. 51. En application des dispositions du Code minier, les fonctions suivantes sont attribuées, suivant le cas,
au Comité National des Mines ou au Comité Provincial des Mines :
Art. 52. En application des dispositions de l’article 219 du Code minier, les Comités Provinciaux des Mines
assurent en premier ressort, le règlement à l’amiable des litiges entre les titulaires, ou entre ces derniers et les
propriétaires des sols.
Dans le cas où les parties ne trouveraient pas un accord, le litige peut être soumis, en dernier lieu, au tribunal
compétent pour statuer.
TITRE III
DE LA PROSPECTION MINIERE
Art. 53. Pour l’application des dispositions de l’article 20 du Code minier, la déclaration préalable de
prospection minière faite auprès du bureau du Cadastre Minier doit indiquer les renseignements suivants sur le
déclarant :
La déclaration de prospection est valable pour une période d’un (1) an à compter de la date de visa du bureau du
Cadastre Minier. Une personne peut présenter des déclarations de prospection autant de fois qu’elle le désire.
Le modèle du formulaire destiné à la déclaration de prospection minière, est fixé par arrêté du Ministre chargé
des Mines.
Art. 54. La déclaration de prospection est présentée au bureau central du Cadastre Minier ou au bureau
provincial du Cadastre Minier, dans la Province Autonome où le déclarant se propose d’effectuer la prospection,
en deux exemplaires dont l’un est rendu au déclarant avec le visa du bureau du Cadastre Minier.
Art. 55. La déclaration de prospection visée par le bureau du Cadastre Minier doit être présentée par son
titulaire au Maire de la Commune du ressort pour visa, avant le commencement des opérations de prospection.
TITRE IV
DU FONCTIONNEMENT DU CADASTRE
MINIER
CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
Art. 56. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 29 du Code minier, chaque bureau du Cadastre
Minier tient à jour les registres suivants, dans lesquels sont enregistrés respectivement, par ordre chronologique,
toutes les demandes d’autorisations de réservation de périmètres (AERP) ou de Permis miniers recevables qui
sont déposées au bureau concerné, et toutes les AERP et Permis miniers octroyés, ainsi que tous actes qui
viendraient affecter les droits respectifs qu’ils confèrent :
Chaque bureau du Cadastre Minier maintient également à jour la carte de retombes minières à l’échelle 1/100
000 qui relève de sa compétence et sur laquelle sont identifiés tous les périmètres couverts par des AERP, des
demandes de Permis miniers en instance dont la recevabilité a été confirmée, des Permis miniers en vigueur,
ainsi que les carrés disponibles, les réserves naturelles, les parcs nationaux et les aires protégées.
Les registres et les cartes de retombes minières seront actualisés lorsque intervient soit la recevabilité d’une
nouvelle demande de Permis minier, soit l’octroi ou l’annulation d’AERP ou de Permis miniers, soit la
renonciation totale ou partielle du titulaire sur son périmètre initial, ou encore l’inscription de toutes mentions
utiles pour constater les opérations du titulaire ayant pour effet d’affecter les droits qui lui sont conférés par son
Permis minier.
Art. 57. L’instruction des dossiers de demande est effectuée par le bureau du Cadastre Minier concerné, suivant
l’ordre de leur inscription dans le registre des demandes.
Art. 58. Les registres et les cartes de retombes minières sont maintenus parallèlement sur fichiers informatiques
et à la main.
Dans le cas où le fichier sur ordinateur ne peut pas être exploité pendant une période temporaire de
coupure d’électricité ou de défaillance du service téléphonique, que l’incident ait lieu au bureau provincial du
Cadastre Minier ou à son bureau central, tous bureaux concernés par l’information à enregistrer seront
immédiatement informés par tous moyens adéquats, et les demandes d’autorisations exclusives de réservation de
périmètres ou de Permis miniers reçues durant la période de la panne, seront enregistrées provisoirement.
L’enregistrement définitif sera opéré après que les bureaux concernés auront confirmé la recevabilité de ces
demandes selon la procédure qui suit.
Aussitôt que le service est restauré, le bureau central et les bureaux provinciaux concernés compareront
les demandes qu’ils ont chacun enregistrées durant la période de la panne, pour déterminer celles qui ont la
priorité compte tenu des heures de dépôt en cas de demandes portant sur le ou les même(s) carré(s). Pour
résoudre les cas de simultanéité des dépôts de ces dernières, la priorité sera accordée selon la règle suivante : la
priorité est donnée, la première fois, à celle déposée au bureau provincial ; si le cas survient une deuxième fois
entre les mêmes bureaux du Cadastre Minier, la demande déposée auprès du bureau central est prioritaire ; la
troisième fois, la priorité est de nouveau donnée à la demande déposée au bureau provincial concerné, et ainsi de
suite.
Art. 59. Toute défaillance technique prolongée ayant pour effet d’interrompre la consultation du fichier sur
ordinateur ou la communication entre le bureau central et un bureau provincial du Cadastre Minier, est assimilé
au cas de force majeure prévu à l’article 180 du Code minier. Tous les délais sont suspendus pour la durée de la
panne.
Art. 60. Les registres et les cartes de retombes minières tenus par les bureaux du Cadastre Minier peuvent être
consultés par le public pendant les jours ouvrables et durant les heures d’ouverture du bureau de consultation,
dont la durée journalière ne peut être inférieure à cinq (5) heures. La consultation des registres manuels et
informatisés est gratuite, sous réserve de l’observation d’une durée de consultation raisonnable. Tout extrait de
document donne lieu à paiement, par l’intéressé, des coûts réels correspondants. Le règlement intérieur du
Cadastre Minier fixe, dans ce cas, les tarifs uniformes à appliquer par tous ses bureaux.
Art. 61. En cas de carré chevauchant deux ou plusieurs Provinces Autonomes limitrophes, l’emplacement de
son centre est déterminant pour l’attribution des compétences à l’une ou l’autre des Provinces.
Si le centre se trouve exactement sur la ligne de frontière entre deux ou plusieurs Provinces, le carré
relève de celle dans la circonscription de laquelle se trouve la plus grande partie de sa superficie. Et si sa surface
est partagée en parts égales entre deux ou plusieurs Provinces, le bureau central du Cadastre Minier attribue la
compétence sur le premier carré chevauchant la frontière à l’une des Provinces, sur le second carré à l’autre, et
ainsi de suite.
Art. 62. Le périmètre objet d’un Permis minier ou d’une autorisation exclusive de réservation de périmètre, doit
avoir la forme d’un polygone et inclure la totalité des carrés qui sont situés à l’intérieur de ce polygone, à
l’exception de ceux qui font déjà l’objet d’un ou de plusieurs autres Permis miniers au moment de la demande.
Art. 63. Les modèles des Permis miniers sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Mines. Ils doivent
comporter l’indication que les travaux de recherche et/ ou d’exploitation décrits dans le plan d’engagement
environnemental ou l’étude d’impact environnemental, ne peuvent commencer qu’après l’obtention de
l’autorisation environnementale correspondante et sa présentation au Maire de la Commune par le titulaire. Ils
doivent aussi indiquer que tout plan d’extension desdits travaux au-delà de ce qui a été prévu dans l’autorisation
environnementale initiale, doit être préalablement soumis à l’autorité compétente et que l’exécution desdits
travaux doit attendre l’autorisation environnementale correspondante. La réglementation environnementale
applicable au secteur minier précisera les modalités et les délais respectifs à respecter pour chaque type
d’autorisation environnementale.
Le modèle de Permis « R » doit en outre indiquer l’interdiction de faire une exploitation commerciale.
Tous les modèles de Permis miniers doivent mentionner l’obligation pour leurs titulaires de se limiter aux
substances initialement demandées, et de procéder à une déclaration d’extension du Permis avant d’exploiter les
autres substances découvertes, ainsi que l’obligation, en général, de respecter la réglementation en vigueur.
Art. 64. Un droit forfaitaire, qui est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines, est perçu par le bureau du
Cadastre Minier pour chaque enregistrement d’opération affectant les droits attribués dans le Permis minier. Ce
montant forfaitaire sera actualisé en même temps et de la même manière que les montants initiaux des frais
d’administration minière annuels par carré fixés au Chapitre II ci-après.
CHAPITRE II
DES FRAIS D'ADMINISTRATION MINIERE
ANNUELS PAR CARRE
Art. 65. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 48 et du Chapitre VI du Titre premier du Code
minier, les titulaires de Permis miniers doivent s’acquitter des frais d’administration minière annuels par carré.
Les montants des frais d’administration minière annuels sont respectivement fixés par carré comme suit, pour la
première année de la période de validité de chaque catégorie de Permis minier :
Les montants des frais d’administration minière annuels par carré sont calculés progressivement, selon le rang
de l’année considérée durant la durée de validité du Permis minier.
Art. 66. Les montants précisés à l’article précédent feront l’objet d’ajustement annuel à partir du 1er Janvier
2001, afin de maintenir leur valeur constante par rapport à celle du droit de tirage spécial du Fonds Monétaire
International. Le Ministre chargé des Finances communique les informations à exploiter et donne son visa à
l’arrêté pris par le Ministre chargé des Mines, qui précise chaque année, au début du mois de janvier et en se
référant à la valeur du DTS à la date du 1er Novembre de l’année précédente, le montant des frais
d’administration minière dus pour chaque catégorie de Permis minier.
Art. 67. Pour les Permis « R » et les Permis « PRE », le montant des frais d’administration minière par carré dus
chaque année durant la validité du Permis minier, sera le montant initial des frais d’administration minière
annuels par carré ajusté en valeur et multiplié par le nombre d’années de détention du Permis. Ainsi, par
exemple, le montant initial ajusté est multiplié par 5 pour la cinquième année de la durée de validité du Permis.
Art. 68. Pour les Permis « E », le montant des frais d’administration minière annuels par carré dû est le montant
initial ajusté en valeur pour chacune des trois premières années de la période de validité du Permis minier. Pour
les années suivantes, le montant ajusté est multiplié :
Art. 69. Les montants des frais d’administration minière fixés comme il est stipulé aux articles 65 à 68 ci-dessus
pour l’année en cours, sont à multiplier par le nombre de carrés inclus dans le périmètre concerné. Le nombre
de carrés inclus dans le périmètre concerné est déterminé au moment de l’octroi du Permis initial, et, pour les
Permis en cours de validité, au 1er Janvier de chaque année.
Avant l’enregistrement du Permis minier initial, le demandeur doit présenter la quittance attestant du paiement
des frais d’administration minière par carré pour la première année, quelle que soit la date de la publication du
Permis. Toute année entamée est considérée comme une année entière.
Art. 70. L’obligation de payer les frais d’administration minière annuels par carré s’applique aux Permis
miniers en vigueur, octroyés avant la date d’entrée en vigueur du Code minier, à partir du début de la première
année civile suivant la date d’entrée en vigueur dudit Code. Les montants annuels applicables aux carrés qui
composent les périmètres concernés par ces Permis sont ceux applicables pour la première année indiqués à
l’article 65 ci-dessus, qui sont appliqués comme suit :
a) le montant annuel applicable aux Permis « R » s’applique à tout Permis de recherche, quel qu’en
soit le type ;
b) le montant annuel applicable aux Permis « E » s’applique à tout Permis d’exploitation, quel qu’en
soit le type ; et
c) le montant annuel applicable aux Permis « PRE » s’applique aux Permis de Type I.
Ce premier paiement constitue le point de départ pour la détermination du montant annuel des frais
d’administration dû par le titulaire au cours de la période de validité de son Permis minier. L’on assimile ce
premier paiement, en ce qui concerne uniquement le calcul des frais d’administration minière dus, à celui
correspondant à la première année de validité du Permis minier. L’année suivante, le montant dû est celui prévu
pour la deuxième année, conformément à ce qui est dit respectivement aux articles 67 et 68 ci-dessus ; et ainsi
de suite.
Art. 71. Pour l’application des dispositions de l’article 55 du Code minier, il est procédé comme suit pour le
recouvrement des frais d’administration minière annuels par carré :
a) Mois de Janvier : Calcul des frais d’administration minière annuels par carré par le bureau du
Cadastre Minier qui a délivré le Permis, et notification au titulaire du montant à payer ;
b) 31 Mars : Date limite pour le paiement des frais d’administration minière annuels par carré.
Le paiement est effectué soit par mandat postal ou par chèque envoyé par la poste au bureau du
Cadastre Minier concerné, soit par virement postal ou bancaire au compte du bureau du Cadastre Minier, soit
par paiement en espèces ou par chèque à la caisse du bureau central ou du bureau provincial du Cadastre Minier.
Art. 72. En application des dispositions de l’article 53 du Code minier, le produit des frais d’administration
minière annuels est réparti entre les différents bénéficiaires selon les taux respectifs suivants :
Jusqu’à décision contraire prise par la Province Autonome, un tiers (1/3) des recettes qui lui sont
affectées reviennent à la Commune dans la circonscription de laquelle sont situés les carrés faisant l’objet du
paiement des frais d’administration minière annuels par carré.
Art. 73. Le Cadastre Minier procède comme suit pour l’affectation de leur quote-part respective aux différents
bénéficiaires :
a) Chaque bureau établit un état de recouvrement hebdomadaire des frais d’administration minière,
qu’il communique au bureau central du Cadastre Minier au plus tard le jeudi de la semaine
suivant celle concernée par l’état de recouvrement ; cet état comporte la ventilation des recettes
entre les différents bénéficiaires ;
b) Dans les deux semaines suivant celle de la réception du paiement, chaque bureau procède au
transfert de leur quote-part respective sur les frais d’administration à la Province Autonome
concernée et au Budget Général.
TITRE V
DES PROCEDURES CONCERNANT LES
AUTORISATIONS EXCLUSIVES DE
RESERVATION DE PERIMETRES
Art. 74. Pour l’application des dispositions de l’article 23 du Code minier, la superficie totale couverte par les
autorisations exclusives de réservation de périmètres qu’une personne et ses affiliés peuvent détenir, ne peut
excéder 15.000 km², soit 2.400 carrés.
Art. 75. En application des dispositions de l’article 21 du Code minier, l’autorisation exclusive de réservation de
périmètre (AERP) est octroyée par le bureau compétent du Cadastre Minier. Le bureau compétent est celui dans
le ressort duquel se situe l’intégralité du périmètre sollicité par le demandeur. Dans le cas où les carrés
composant le périmètre sont situés dans deux ou plusieurs Provinces Autonomes limitrophes, l’octroi de
l’autorisation exclusive de réservation de périmètre relève de la compétence exclusive du bureau central du
Cadastre Minier.
Toutefois, en vue de favoriser l’accès à la priorité des personnes qui ont fait des découvertes dans des
zones éloignées du bureau compétent du Cadastre Minier, une demande provisoire peut exceptionnellement être
déposée auprès de tout bureau du Cadastre Minier, à charge pour le déposant de procéder à la confirmation de sa
demande, dans la forme prescrite au présent Titre, et dans le délai de cinq (5) jours ouvrables suivant le dépôt de
la demande provisoire. Dans ce cas, le bureau qui reçoit la demande provisoire, la communique au bureau
compétent du Cadastre Minier.
Art. 76. Le modèle de la demande d’autorisation exclusive de réservation de périmètre, qui est défini par arrêté
du Ministre chargé des Mines, prévoit notamment la production des données suivantes :
Les critères d’éligibilité pour acquérir les AERP sont les mêmes que ceux qui sont appliqués aux Permis
standards.
A titre de frais d’instruction, une somme équivalente à vingt-cinq pour cent (25%) du droit de délivrance visé à
l’article 79 ci-dessous, est perçue par le bureau du Cadastre Minier. Cette somme est à payer au moment du
dépôt de la demande. Elle est à valoir sur le montant définitif du droit de délivrance dû. Elle n’est pas
remboursable.
Art. 77. La demande d’autorisation exclusive de réservation de périmètre dûment signée et accompagnée de
tous les documents exigibles visés à l’article 4 du présent Décret, doit être déposée au bureau du Cadastre
Minier concerné.
Art. 78. Il est procédé comme suit pour la réception et l’instruction de la demande d’autorisation exclusive de
réservation de périmètre ainsi que pour son octroi :
Si le dossier de demande n’est pas complet, le préposé à la réception le rend immédiatement au demandeur.
1. A la date indiquée dans le récépissé, le bureau du Cadastre Minier signifie au requérant l’exigibilité du droit
restant dû après soustraction des frais d’instruction déjà payés, dont le montant est précisé ;
2. Constatation du paiement sur présentation par le demandeur de la quittance y afférente ;
3. Inscription définitive au registre des AERP et sur la carte de retombes minières ;
4. Délivrance de l’AERP.
Pour l’information du public, le bureau du Cadastre Minier concerné, procède par affichage de la
décision d’octroi devant son bureau, en indiquant la localité où sont situés les carrés octroyés ainsi que le
nombre de ceux-ci.
Art. 79. L’autorisation exclusive de réservation de périmètre est délivrée au demandeur contre paiement du
montant du droit de délivrance restant dû, déduction faite des frais d’instruction déjà payés.
Le droit de délivrance est fixé à 10.000 Fmg par carré qui fait l’objet de l’AERP.
Ce montant fera annuellement et suivant la méthode d’actualisation utilisée pour le calcul du montant
des frais d’administration annuels par carré, l’objet d’ajustement afin de maintenir sa valeur constante par
rapport à celle du droit de tirage spécial du Fonds Monétaire International. Un arrêté du Ministre chargé des
Mines, pris après avis du Ministre chargé des Finances, précise chaque année, au début du mois de janvier, le
montant à percevoir pour l’année considérée.
Le récépissé délivré par le bureau du Cadastre Minier concerné au moment du dépôt de la demande
d’AERP, vaut réception provisoire. Lorsque le demandeur se présente à la date indiquée dans le récépissé,
l’agent du Cadastre Minier lui signifie le montant du droit restant à payer. Le paiement dudit droit doit être
effectué par le demandeur dans les deux (2) jours ouvrables suivant celui où la signification du montant lui a été
faite. Le jour suivant la date d’expiration de ce délai, l’AERP est réputée nulle si le demandeur n’a pas produit
la quittance attestant du paiement du droit de délivrance.
Art. 80. En application des dispositions de l’article 22 du Code minier, le modèle de l’autorisation exclusive de
réservation de périmètre est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines. Il comporte notamment les
renseignements ou informations ci-après :
Art. 81. Pour que la demande de Permis minier consécutive à l’obtention d’une autorisation exclusive de
réservation de périmètre soit recevable, elle doit être déposée pendant la durée de cette AERP.
Le titulaire de l’AERP doit présenter son autorisation dûment visée par le Maire de la Commune ou son
adjoint, compétent au lieu où se situent les carrés qui font l’objet de la demande de Permis minier.
Le visa du Maire ou de son adjoint prouve uniquement que le titulaire de l’AERP s’est rendu sur place
pour le consulter et pour effectuer les opérations autorisées. Il ne peut pas être interprété comme un engagement
du signataire envers le titulaire.
TITRE VI
DES PROCEDURES CONCERNANT LES PERMIS
MINIERS
CHAPITRE PREMIER
DE L'OCTROI
Art. 82. En application des dispositions de la Section première du Chapitre V du Titre II du Code minier, les
permis de recherche minière ou Permis « R », ainsi que les permis d’exploitation minière ou Permis « E » sont
octroyés par arrêté du Ministre chargé des Mines ou de son représentant.
Les permis réservés aux petits exploitants miniers ou Permis « PRE » sont octroyés par l’Autorité
chargée des Mines de la Province Autonome concernée ou son délégué.
Les Permis miniers sont octroyés pour la ou les substances classées en mines, qui y sont précisées.
Pour la recevabilité d’un dossier de demande de Permis « R », le requérant doit avoir payé le montant
des frais d’instruction du dossier, qui représente l’équivalent de vingt-cinq pour cent (25%) des frais
d’administration minière qui seront effectivement dus si les carrés sollicités sont octroyés en totalité. Les
sommes versées au titre des frais d’instruction des dossiers sont à valoir sur le montant des frais
d’administration minière effectivement dus avant la délivrance du Permis minier sollicité. Elles ne sont pas
remboursables.
Art. 83. Le dépôt de toute demande de Permis minier est effectué au bureau provincial du Cadastre Minier dans
le ressort duquel est localisée l’intégralité du périmètre désiré.
Au cas où le périmètre sollicité inclut des carrés qui relèvent de deux ou plusieurs provinces, la
demande doit être déposée au bureau central du Cadastre Minier.
Art. 84. Le formulaire de demande de Permis minier visé à l’article 43 du Code minier et défini par arrêté du
Ministre chargé des Mines, prévoit notamment la production par le requérant des informations suivantes :
a) L’identité, la qualité et l’adresse du demandeur ainsi que, le cas échéant, de son mandataire ;
b) Le nombre de carrés sollicités, ainsi que leur identification (coordonnées Laborde, province(s) et
commune(s) dans la circonscription desquelles ou de laquelle ils sont situés) ;
c) Les références des Permis miniers dont le demandeur et ses affiliés sont déjà titulaires, en précisant les
types de Permis et le nombre des carrés couverts par chaque Permis ;
d) La ou les substances minérales pour laquelle ou pour lesquelles les droits sont sollicités ;
e) Les références de l’AERP, le cas échéant, ou, dans le cas de demande de Permis « E », celles du Permis
« R » ou du Permis « PRE » couvrant le périmètre dont le demandeur est titulaire ;
f) Pour la demande de Permis « R », les références ainsi que le montant de la quittance attestant du paiement
des frais d’instruction du dossier de demande.
Art. 85. Le dossier de demande est fourni en trois (3) exemplaires. Les pièces qui le composent sont :
En ce qui concerne les documents à joindre aux demandes de Permis « PRE » ou de Permis « E », la
description des travaux à réaliser résume le contenu du PEE ou de l’EIE correspondant.
Par ailleurs, le document de PEE ou d’EIE est à transmettre immédiatement au bureau provincial du
service chargé de l’Environnement minier. L’autorisation environnementale correspondant au document de
PEE, doit être délivrée dans le délai de quatre-vingt-dix (90) jours au plus, comptés à partir du lendemain de la
date de recevabilité de la demande de Permis minier. Le délai à observer pour la délivrance de l’autorisation
environnementale afférente à une EIE est précisé dans la réglementation environnementale applicable au secteur
minier.
Pour la demande de Permis « R », le PEE correspondant peut être déposé au bureau provincial du
Cadastre Minier, après l’octroi du Permis minier.
La procédure d’octroi d’un Permis minier se déroule indépendamment de l’étude du document de PEE
ou d’EIE.
Art. 86. Le requérant ou son représentant dûment mandaté, doit se présenter, selon le cas, au bureau provincial
ou au bureau central du Cadastre Minier pour effectuer le dépôt de son dossier de demande de Permis minier.
Les procédures à suivre à partir du dépôt de la demande et jusqu’à la fin de son instruction, sont les
suivantes :
1) Dépôt de la demande, selon le cas, au bureau du Cadastre Minier de la province où se situe l’intégralité du
périmètre sollicité, ou au bureau central du Cadastre Minier si les carrés qui composent le périmètre sont
répartis entre deux ou plusieurs circonscriptions provinciales ;
2) Vérification pour s’assurer que le dossier est complet et qu’il y a le nombre d’exemplaires requis ;
3) Le cas échéant, vérification pour constater que l’AERP jointe à la demande porte le visa du Maire de la
Commune concernée, sans lequel la demande n’est pas recevable ;
4) Si ces vérifications ont donné satisfaction, la demande est provisoirement recevable ;
5) Délivrance du récépissé provisoire portant mention des jour, heure et minute du dépôt, et indiquant la date
où le demandeur doit revenir pour confirmation de la recevabilité (celle du cinquième jour ouvrable suivant
la date du dépôt initial) ;
6) Inscription au registre des demandes de Permis miniers.
En second lieu et dans le cas où il n’existe pas d’empiétement, le bureau du Cadastre Minier procède
aux opérations suivantes :
Art. 87. Au cours de la procédure d’instruction visée à l’article précédent, le bureau du Cadastre Minier procède
aux opérations suivantes :
a) Le cas échéant, transmission immédiate du document de PEE ou d’EIE au service provincial chargé de
l’Environnement Minier du Ministère chargé des Mines ; l’autorisation environnementale correspondant au
document de PEE doit être délivrée au titulaire, dans le délai quatre-vingt-dix (90) jours au plus, comptés à
partir du lendemain de la date de recevabilité ; le délai de délivrance de l’autorisation environnementale
afférente à une EIE est précisé dans la réglementation environnementale applicable au secteur minier ;
b) A l’issue de l’instruction, transmission du projet d’arrêté d’octroi ou de la décision de refus, accompagné
d’un exemplaire des autres documents composant le dossier de demande ainsi que de l’avis technique du
bureau du Cadastre Minier, au Ministre chargé des Mines ou à son représentant par voie administrative s’il
s’agit d’une demande de Permis « R » ou de Permis « E », ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province
Autonome concernée s’il s’agit d’une demande de Permis « PRE » ; cette transmission doit être accomplie
dans un délai de vingt (20) jours ouvrables comptés à partir du lendemain de la date de recevabilité.
Art. 88. La prise de la décision d’octroi et la procédure d’information du demandeur sur la décision prise sont
effectuées comme suit :
a) Prise de décision d’octroi par le Ministre chargé des Mines ou son représentant lorsqu’il s’agit d’un Permis
« R » ou d’un Permis « E », ou par l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée
lorsqu’il s’agit d’un Permis « PRE », dans le délai légal de trente (30) jours ouvrables à partir de la date de
recevabilité de la demande ;
b) Retransmission du dossier signé au bureau du Cadastre Minier d’origine ;
c) Information du demandeur, de la décision d’octroi, par le bureau du Cadastre Minier, et signification de
l’exigibilité du paiement des frais d’administration minière annuels pour la première année. Cette
information - signification est donnée au demandeur ou à son représentant au moment où il se présente au
bureau du Cadastre Minier concerné à la date indiquée dans le récépissé ;
d) Inscription provisoire au registre des Permis miniers ;
e) Modification de la carte de retombes minières.
Art. 89. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 48 du Code minier, le paiement des frais
d’administration minière annuels pour la première année doit être effectué par le demandeur, au plus tard, à la
date indiquée dans le récépissé portant confirmation de la recevabilité de sa demande. Cette date est déterminée
à partir du dépôt initial de la demande ; elle est fixée à trente-cinq (35) jours ouvrables comptés à partir du
lendemain du jour de l’enregistrement de la demande recevable.
Dans le cas où le demandeur ne se serait pas présenté pour retirer le certificat d’enregistrement, la
décision d’octroi est réputée nulle à partir du jour suivant la date indiquée dans le récépissé de confirmation de
la recevabilité de la demande.
Art. 90. Sur présentation de la quittance attestant du paiement des frais d’administration minière annuels, le
bureau du Cadastre Minier procède à :
CHAPITRE II
DE L'EXTENSION DES PERMIS MINIERS
Art. 91. Pour l’application des dispositions des articles 30 et 31 du Code minier, le formulaire de la déclaration
d’extension, dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines, prévoit la production des éléments
suivants :
Art. 92. Les pièces composant la déclaration d’extension de Permis minier sont les suivantes :
Art. 93. La déclaration est déposée au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier initial, contre
récépissé indiquant la date de dépôt.
Art. 94. L’extension est confirmée par l’Autorité compétente qui a procédé à l’octroi initial, et enregistrée au
bureau du Cadastre Minier contre paiement du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret. Il en est
porté mention sur le Permis minier initial.
CHAPITRE III
DU RENOUVELLEMENT
Art. 95. Pour l’application des dispositions des articles 49 à 52 du Code minier, le modèle de demande de
renouvellement du Permis minier, défini par arrêté du Ministre chargé des Mines, prévoit notamment la
production par le titulaire des informations suivantes :
Ces pièces sont fournies avec celles visées à l’article 4 du présent décret.
Art. 97. Conformément aux dispositions des articles 29, 43 et 50 du Code minier, la procédure à observer pour
le dépôt et l’inscription au registre de la demande de renouvellement de Permis minier est établie comme suit :
a) Dépôt de la demande de renouvellement au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis initial,
quarante-cinq (45) jours ouvrables au moins, avant l’échéance du Permis minier dont le renouvellement est
sollicité ;
b) Vérification pour s’assurer que le dossier est complet ;
c) Délivrance au titulaire, contre paiement du droit de renouvellement visé à l’article 101 ci-dessous (en
application de l’article 51 du Code minier), du récépissé de dépôt de la demande, portant mention du jour
du dépôt, et indiquant le montant des frais d’administration à payer pour la première année du
renouvellement, la date à laquelle la décision de renouvellement sera prête (celle du trentième jour ouvrable
suivant celui du dépôt de la demande) et la date limite à laquelle le requérant doit avoir payé les frais
d’administration et se présenter avec la quittance pour retirer le Permis minier renouvelé (celle du
cinquième jour ouvrable suivant celui où la décision d’octroi sera prête) ;
d) Inscription au registre des demandes de Permis miniers.
Si la demande de renouvellement n’est pas déposée dans le délai ci-dessus, le titulaire est réputé avoir
renoncé à la totalité de son périmètre minier au lendemain du jour où expire la validité de son Permis minier. Le
bureau du Cadastre Minier concerné informe alors le titulaire de l’exigibilité des obligations environnementales
auxquelles il s’est engagé lors de l’octroi initial.
Art. 98. Conformément aux dispositions des articles 29, 44, 45, 46, 47 et 50 du Code minier, la procédure
d’instruction du dossier de demande de renouvellement du Permis minier est établie comme suit :
a) Vérification en vue de s’assurer que le demandeur est toujours éligible à maintenir le Permis minier dont
le renouvellement est sollicité ;
b) Vérification du paiement effectif des frais d’administration minière annuels par carré afférents à la dernière
année de validité du Permis ;
c) Transmission par voie administrative du dossier de demande au Ministre chargé des Mines ou à son
représentant, s’il s’agit du renouvellement d’un Permis « R » ou d’un Permis « E », ou à l’Autorité chargée
des Mines de la Province Autonome concernée, s’il s’agit du renouvellement d’un Permis « PRE » ; le
dossier transmis est accompagné de l’avis favorable du bureau du Cadastre Minier ; cette transmission du
dossier doit intervenir dans le délai de vingt (20) jours ouvrables suivant la date de son dépôt.
Art. 99. La prise de la décision de renouvellement et la procédure d’information du demandeur sur la décision
prise sont effectuées comme suit :
a) La décision de renouvellement est prise par le Ministre chargé des Mines ou son représentant, ou par
l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, selon le cas, dans le délai de trente (30)
jours ouvrables suivant la date de dépôt de la demande au bureau du Cadastre Minier ;
b) Retransmission du dossier signé au bureau du Cadastre Minier d’origine ;
c) Information du demandeur, ainsi que, le cas échéant, des créanciers gagistes ou hypothécaires, de la
décision de renouvellement, par le bureau du Cadastre Minier et signification de l’exigibilité du paiement
des frais d’administration minière annuels pour l’année en cours, s’il y a lieu. Cette information -
signification est donnée au demandeur ou à son représentant au moment où il se présente au bureau du
Cadastre Minier concerné à la date indiquée dans le récépissé. Elle est portée à la connaissance des
créanciers gagistes ou hypothécaires par simple lettre.
Art. 100. Les dispositions de l’article 89 ci-dessus sont applicables au renouvellement d’un Permis minier, en ce
qui concerne, s’il y a lieu, le délai de paiement des frais d’administration annuels par carré afférents à l’année en
cours et la délivrance du Permis minier renouvelé.
Art. 101. Le droit à payer pour le renouvellement d’un Permis minier est le même que celui prévu à l’article 64
du présent décret.
Art. 102. Sur présentation par le titulaire, de la quittance attestant du paiement des frais d’administration
minière annuels par carré dus, le bureau du Cadastre Minier procède à :
CHAPITRE IV
DE LA RENONCIATION
Art. 103. Avant de déclarer sa renonciation à un ou plusieurs carrés composant son périmètre, le titulaire doit
faire constater par le service compétent du Ministère chargé des Mines l’achèvement des travaux de fermeture
des mines qui ont été pratiquées à l’intérieur des carrés renoncés.
Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 64 du Code minier, la déclaration de renonciation à
tout ou partie du périmètre objet d’un Permis minier comporte obligatoirement les renseignements suivants :
Art. 104. Les pièces composant le dossier de déclaration de renonciation sont les suivantes :
Art. 105. Le dossier de déclaration de renonciation est déposé au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le
Permis minier.
Ce dernier :
a) Constatation de la portée de la renonciation sur le périmètre objet du Permis minier : la renonciation est
partielle ou totale ;
b) Si la renonciation est partielle, le bureau du Cadastre Minier procède à l’ajustement du Permis minier dans
un délai de cinq (5) jours ouvrables comptés à partir du lendemain de la date du dépôt de la déclaration, et
transmet le dossier, pour approbation, au Ministre chargé des Mines ou son représentant lorsqu’il s’agit
d’un Permis « R » ou d’un Permis « E », ou à l’autorité compétente de la Province Autonome concernée
lorsqu’il s’agit d’un Permis « PRE » ;
c) Si la renonciation est totale, transmission du dossier, pour annulation, au Ministre chargé des Mines ou son
représentant, ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, selon le cas, dans un
délai de cinq (5) jours ouvrables comptés à partir du lendemain de la date de dépôt de la déclaration.
Art. 107. La prise de décision sur la renonciation totale ou partielle et la procédure d’information du demandeur
sur la décision prise sont effectuées comme suit :
1) Le bureau du Cadastre Minier procède dans le délai de cinq (5) jours ouvrables, à l’ajustement du Permis
minier ;
2) Il transmet ensuite le dossier, pour modification du Permis, au Ministre chargé des Mines ou son
représentant s’il s’agit d’un Permis « R » ou d’un Permis « E », ou à l’Autorité chargée des Mines de la
Province Autonome concernée s’il s’agit d’un Permis « PRE » ;
3) La renonciation une fois approuvée, le bureau du Cadastre Minier en informe le titulaire et, le cas échéant,
les créanciers gagistes ou hypothécaires. Cette information est effectuée au moment où le titulaire se
présente au bureau du Cadastre Minier à la date prévue dans son récépissé ; elle est faite aux créanciers
gagistes ou hypothécaires par simple lettre ;
4) Le bureau du Cadastre Minier procède enfin à l’enregistrement de la renonciation sur le registre des Permis
miniers et à sa publication par insertion au Journal Officiel.
1) La décision constatant la renonciation totale du titulaire au périmètre objet de son Permis minier est prise
par l’Autorité qui a octroyé le Permis, dans un délai de trente (30) jours ouvrables suivant la date de dépôt
de la déclaration de renonciation. L’acte administratif portant cette décision précise que :
La décision d’annulation du Permis minie r pour cause de renonciation totale de son titulaire, est remise
à l’intéressé sur présentation de la quittance attestant du paiement des frais d’administration encore dus pour la
dernière période précédant la date de la décision.
Art. 108. Dans le cas de renonciation partielle, le Permis minier ajusté est délivré par le bureau du Cadastre
Minier au titulaire, dans un délai qui ne peut excéder trente-cinq (35) jours ouvrables comptés à partir du
lendemain du jour de dépôt de la déclaration de renonciation.
Dans le cas de renonciation totale, l’acte portant annulation du Permis minier est délivré par le bureau
du Cadastre Minier au titulaire, dans le délai précisé à l’alinéa premier. Le titulaire doit produire cet acte
d’annulation pour justifier de sa situation à l’égard de l’Administration minière et du Cadastre Minier.
Art. 109. Il est procédé comme suit pour l’enregistrement et la délivrance du Permis minier ajusté en suite d’une
renonciation partielle, ou pour l’enregistrement de la renonciation totale au registre des Permis minier :
a) Enregistrement du Permis minier ajusté ou radiation du Permis minier renoncé en totalité, selon le cas, par
le bureau du Cadastre Minier, sur le registre des Permis miniers et
b) Remise au titulaire du Permis minier ajusté après renonciation partielle, par le bureau du Cadastre Minier,
ou
c) En cas de renonciation totale, remise au titulaire, par le bureau du Cadastre Minier, de l’acte portant
annulation du Permis minier.
La renonciation prend effet à la date de son enregistrement auprès du bureau du Cadastre Minier.
CHAPITRE V
DES ENGAGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX
DU TITULAIRE
Art. 110. Conformément aux dispositions des articles 33, alinéa 2, et 39, alinéa 2, du Code minier, le titulaire du
Permis « R » ou de Permis « PRE » octroyé doit avoir obtenu du service chargé de l’Environnement minier du
Ministère chargé des Mines, l’approbation du plan d’engagement environnemental établi selon la réglementation
environnementale applicable au secteur minier, avant le commencement de tous travaux de recherche et/ ou
d’exploitation.
De même et conformément à l’article 37, alinéa 2, du Code minier, le titulaire du Permis « E » octroyé
doit avoir obtenu l’approbation de l’étude d’impact environnemental établie selon la réglementation
environnementale applicable au secteur minier, avant le commencement de tous travaux d’exploitation.
Art. 111. Pour l’application des dispositions de l’article 33, alinéa 3, du Code minier, la réglementation
environnementale applicable au secteur minier, qui fera l’objet d’un arrêté pris conjointement par le Ministre
chargé des Mines et le Ministre chargé de l’Environnement, précise les conditions dans lesquelles une étude
d’impact est exigible du titulaire de Permis « R ». Dans ce cas, les travaux pour lesquels a été établie l’étude
d’impact environnemental ne doivent commencer qu’après l’approbation de ladite étude.
Art. 112. L’autorisation environnementale relative à un plan d’engagement environnemental, doit être délivrée
au titulaire du Permis minier dans le délai de quatre-vingt-dix (90) jours comptés à partir du lendemain de la
date de recevabilité de sa demande.
CHAPITRE VI
DU GAGE, DE L'HYPOTHEQUE, DES
TRANSFERTS PORTANT SUR LES PERMIS
MINIERS ET DU PARTENARIAT
Art. 113. Pour l’application des dispositions du Chapitre VII du Titre II du Code minier, le présent Chapitre
traite des actes passés entre les personnes privées et qui affectent les droits conférés par les Permis miniers.
SECTION PREMIERE
DE LA FORMALITE D’ENREGISTREMENT
Art. 114. Les actes portant cession, mutation entre vifs ou par décès, partenariat, amodiation, gage, hypothèque
ou autres, qui affectent les droits conférés par les Permis miniers octroyés en vertu du Code minier, constatent
des conventions nées de la volonté des personnes privées qui y sont parties. Ils restent régis par les lois et
règlements en vigueur pour ces matières.
Néanmoins et en application des dispositions des articles 61 et 63 du Code minier, les actes portant
cession ou transfert des droits, ceux portant contrat de gage ou d’hypothèque ainsi que ceux portant contrat de
partenariat, doivent être enregistrés auprès du bureau du Cadastre Minier qui a délivré les Permis miniers
concernés sous peine d’inopposabilité à l’Administration..
Art. 115. Au moment de leur enregistrement sur les registres tenus par le bureau du Cadastre Minier, les actes
portant transfert des droits miniers doivent être justifiés par la production, par le titulaire, des documents
suivants :
a) La copie certifiée conforme de l’acte de transfert (cession, donation, transmission aux héritiers,
réalisation d’un gage ou d’une hypothèque), dûment timbrée et portant la mention de
l’enregistrement auprès du Service chargé de l’Enregistrement et des Timbres ;
b) Le Permis minier concerné ;
c) Tous documents établissant la preuve de l’éligibilité de l’acquéreur ( pièces d’identité, attestation
du nombre de tous les carrés détenus par lui et ses affiliés, entre autres) ;
d) Le cas échéant, la copie certifiée conforme du quitus environnemental donné par l’Autorité
compétente au titulaire initial.
Après vérification de la conformité du dossier, et s’il n’y a pas d’empêchement concernant l’éligibilité
de l’acquéreur, le transfert est enregistré et un nouveau Permis minier est établi au nom du nouveau titulaire des
droits.
Art. 116. La déclaration au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier, de la passation d’un
contrat de gage ou d’hypothèque est faite à la diligence du titulaire.
Mention du contrat de gage ou d’hypothèque est portée sur le Permis minier concerné.
Art. 117. Dans le cas d’amodiation, toutes les obligations afférentes au Permis minier restent à la charge du
titulaire qui enregistre l’acte y afférent auprès du bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier.
Lors de la demande d’enregistrement, le titulaire fournit au bureau du Cadastre Minier les pièces
suivantes :
L’amodiation est constatée par son inscription sur le Permis minier concerné.
Art. 118. Le contrat de partenariat est enregistré par le bureau du Cadastre Minier sur production par le titulaire
et son partenaire, des documents suivants :
Après vérification de la conformité du dossier, et s’il n’y pas d’empêchement concernant l’éligibilité du
partenaire, le contrat est enregistré et il en est porté mention sur le Permis minier initial.
Art. 119. Après la formalité de l’enregistrement le Permis minier modifié ou annoté, selon le cas, est délivré
contre paiement du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret, sans préjudice de toutes autres
perceptions légales ou réglementaires éventuellement dues.
SECTION II
DU CAS DE TRANSFERT DE PERMIS MINIER POUR
CAUSE DE DECES OU DE CONDAMNATION
PENALE
Art. 120. Dans le cas où l’héritier ou l’ayant cause n’est pas éligible à détenir un Permis minier, il lui appartient
d’entreprendre toutes actions visant à la régularisation de sa situation pour se soustraire à l’interdiction qui le
frappe. A défaut de cette régularisation dans les douze (12) mois suivant l’ouverture de la succession, s’il s’agit
de l’héritier, ou de la date de l’acte de transmission des droits et obligations, s’il s’agit de l’ayant cause, le
Permis minier est remis à l’Administration minière qui saisit la provision environnementale prévue par l’article
102 du Code minier, constituée par le titulaire décédé ou empêché du fait d’une condamnation pénale, et fait
procéder dans les meilleurs délais aux travaux de réhabilitation prévus. Après l’exécution desdits travaux, le
périmètre concerné devient disponible pour un nouvel octroi. Toutefois, si une demande portant sur le même
périmètre est déposée au bureau du Cadastre Minier avant le commencement desdits travaux, l’obligation
environnementale du titulaire décédé peut être prise en charge, sur sa demande, par le nouveau requérant. La
provision environnementale saisie par l’Administration minière est, dans ce cas, transférée au compte de
provision du nouveau requérant qui doit inclure les engagements souscrits par le titulaire décédé ou empêché
parmi ses engagements propres.
Si la non éligibilité résulte de la limitation du nombre de carrés que peut détenir une personne, cette
dernière a la faculté de choisir entre les carrés qu’il détient déjà et ceux qui lui sont dévolus par héritage ou
transmis par l’auteur condamné. Les carrés ainsi délaissés sont disponibles pour un nouvel octroi. Toutefois, les
obligations antérieures à la renonciation restent à la charge de l’héritier ou de l’ayant cause.
Si le titulaire du Permis minier est une personne morale et que l’un des associés vient à décéder ou à
être l’objet d’une condamnation pénale, la transmission des droits de ce dernier à ses héritiers ou à ses ayants
cause est régie par le droit commun, ainsi que par les statuts de la personne morale en cause. Toutefois, si
l’héritier non éligible de l’associé décédé ou empêché pour cause de condamnation pénale n’accomplit pas la
formalité prévue à l’alinéa premier, il est réputé avoir renoncé à ses droits qui sont alors considérés comme
cédés aux associés survivants.
Art. 121. En cas d’absence d’héritier ou d’ayant cause, le Permis minier est remis à l’Administration minière
qui procède comme à l’alinéa premier de l’article précédent.
Art. 122. Dans le cas d’héritiers ou d’ayants cause mineurs ou incapables, les dispositions légales et
réglementaires respectives sur les régimes de la tutelle ou de la curatelle sont applicables.
SECTION III
DU CAS DE REALISATION DU GAGE OU DE
L'HYPOTHEQUE
Art. 123. Pour procéder à la saisie d’un Permis minier en cas de défaillance du titulaire dont le Permis minier
est grevé d’hypothèque ou de gage, le créancier hypothécaire ou gagiste dont la garantie a été préalablement
enregistrée au bureau du Cadastre Minier, présente au bureau compétent du Cadastre Minier les pièces
suivantes :
Dans le cas où le créancier saisissant déclarerait vouloir faire procéder immédiatement à la cession des
droits acquis, le bureau du Cadastre Minier enregistre le transfert et porte la mention de la saisie sur le Permis
minier concerné.
SECTION IV
DU CAS DE PASSATION DE CONTRAT DE
PARTENARIAT
Art. 124. Pour l’application des dispositions de l’article 63 du Code minier, le contrat de partenariat précise les
droits et obligations respectifs des parties. En cas de lacune ou d’imprécision dans les stipulations contractuelles,
les parties sont réputées solidairement tenues des obligations du titulaire à propos desquelles aucune stipulation
suffisamment claire quant à leur répartition n’est écrite dans le contrat.
La déclaration au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis minier, de la passation d’un contrat
de partenariat avec une personne éligible à détenir et à maintenir un Permis minier, est faite conjointement par le
titulaire et son partenaire.
Dans le cas où le partenaire détient en vertu du contrat des pouvoirs lui permettant d’imposer au
titulaire des décisions sur la conduite de l’activité minière, ou de bloquer des décisions du titulaire, il doit être
éligible à détenir un Permis minier.
En application des dispositions de l’article 11, alinéa 2, du Code minier, le titulaire doit demander la
transformation de son Permis « PRE » en Permis standard, si son partenaire déclaré est un ressortissant de pays
étranger.
CHAPITRE VII
DE LA TRANSFORMATION DU PERMIS "R"
OU DU PERMIS "PRE" EN PERMIS "E"
Art. 125. Le titulaire de Permis « PRE » ou de Permis « R » peut à tout moment demander sa transformation en
Permis « E ». Pour cette transformation, il est fait application des dispositions sur le renouvellement d’un Permis
minier, objet du Chapitre III du présent Titre.
Toutefois, le titulaire doit produire, outre les pièces énumérées au Chapitre III du présent Titre, son
programme de travaux d’exploitation et la copie de l’étude d’impact environnemental qu’il a soumise à
l’autorité compétente conformément à la réglementation environnementale applicable au secteur minier. Il doit
obtenir l’approbation de son document d’étude d’impact environnemental avant de commencer les travaux
d’exploitation.
En outre, pour la détermination des frais d’administration annuels par carré dus pour la premiè re année
d’exploitation, les frais déjà payés par le demandeur au titre de la partie de l’année couverte par le Permis « R »
ou le Permis « PRE » dont il était titulaire avant de demander la transformation en Permis « E » et qui sera
dorénavant périmé, sont inscrits par le bureau du Cadastre Minier à son crédit ; ils viennent ensuite au débit des
frais d’administration minière annuels par carré dus par le demandeur pour la première année d’exploitation.
CHAPITRE VIII
DE L'ANNULATION DES PERMIS MINIERS
Art. 126. Pour l’application des dispositions de l’article 199 du Code minier, la procédure de vérification
régulière de l’effectivité du paiement des frais annuels d’administration minière est effectuée par les bureaux du
Cadastre Minier entre le 1er et le 15 Avril de chaque année.
Le non – paiement des frais d’administration minière annuels par carré entraîne l’annulation du Permis
minier correspondant.
Art. 127. Pour l’application des dispositions de l’article 200 du Code minier, la procédure d’annulation d’un
Permis minier est exécutée sur la recommandation du bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis.
Les carrés qui font partie du périmètre objet d’un Permis minier annulé deviennent disponibles quatre-
vingt-onze (91) jours après la date de notification de la décision d’annulation à son titulaire, si la procédure de
recours visée au Chapitre suivant n’a pas été engagée.
CHAPITRE IX
DES VOIES DE RECOURS
Art. 128. Toute sanction administrative prononcée à l’encontre du titulaire ainsi que toute annulation de Permis
minier sont susceptibles de recours devant la juridiction administrative.
Le délai pour engager la procédure de recours est de trois (3) mois suivant la date de notification de
l’acte contesté.
Une fois que la procédure de recours est engagée contre un acte portant annulation de Permis minier, le
périmètre qui fait l’objet de la contestation reste indisponible jusqu’à l’entrée en force de la décision finale qui
confirme cette annulation.
Le recours est introduit au bureau du Cadastre Minier qui a délivré le Permis concerné, à charge pour
ce dernier de transmettre le dossier à qui de droit.
Art. 129. Tout titulaire de Permis minier, d’autorisation exclusive de réservation de périmètre ou d’autorisation
minière obtenus en vertu du Code minier, tout orpailleur, tout collecteur de l’or ainsi que tout comptoir de l’or,
peuvent saisir le Comité National des Mines ou un Comité Provincial des Mines pour l’assister dans la
recherche d’une solution amiable, lorsqu’il s’estime injustement lésé par l’application d’un acte ou d’une
décision de l’Administration.
Art. 130. Le cas échéant, les recours judiciaires de droit commun sont ouverts aux parties à des affaires relevant
du droit privé.
TITRE VII
DE LA SECURISATION DES DROITS
MINIERS
Art. 131. Pour l’application des dispositions des articles 202 et 203 du Code minier, le titulaire de Permis minier
qui, malgré ses meilleurs efforts, ne parvient pas à éviter la survenance de litiges liés au voisinage, en saisit en
premier lieu le Maire de la Commune du ressort.
Art. 132. Afin de prévenir les spoliations, le Maire de la Commune, saisi par le titulaire de Permis minier
concerné, signifie aux intrus qui entreprennent des activités illégales à l’intérieur du périmètre objet du Permis,
l’ordre d’arrêter leur travail et de quitter les lieux.
Dans le cas où les intrus n’obtempéreraient pas, le Maire requiert l’intervention des forces de l’ordre
ou, si la Commune n’en dispose pas suffisamment, saisit de l’affaire le représentant de l’Etat le plus proche.
En tout état de cause, le Maire tient au courant de la situation le représentant de l’Etat le plus proche
qui, à son tour, en informe le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.
En cas de carence des autorités locales, l’Administration minière se saisit d’office de l’affaire.
Art. 133. Ni le Maire ni toute autre autorité administrative ou décentralisée non compétente, ne peuvent ni
s’opposer aux droits miniers accordés par Permis ou autorisations, ni donner un droit minier quelconque aux
exploitants informels.
Le Maire, dans le cadre de la mise en œuvre du Code minier, doit organiser à l’intérieur de sa
circonscription la sensibilisation de la population locale sur la nécessité de tenir la Commune informée de toutes
activités de type minier, entreprises par des personnes non autorisées.
Art. 134. Le bureau du Cadastre Minier qui reçoit la déclaration de prospection minière en informe les autorités
locales. Les prospecteurs doivent se présenter au Maire de la Commune du ressort avant de commencer la
prospection.
TITRE VIII
DU REGIME DE L'ORPAILLAGE
CHAPITRE PREMIER
DE L'AUTORISATION D'ORPAILLAGE
Art. 135. Conformément aux dispositions de l’article 68 du Code minier, l’autorisation d’orpaillage est donnée
par l’Autorité de la Commune du ressort.
La carte d’orpailleur, dont le modèle est défini par arrêté du Ministre chargé des Mines, matérialise
l’autorisation d’orpaillage.
Art. 136. Pour l’application des dispositions des articles 11 et 73 du Code minier, la personne désirant obtenir
l’autorisation d’orpaillage, doit indiquer dans sa lettre de demande, notamment :
Art. 137. En application des dispositions de l’article 69 du Code minier, la fixation du droit à payer pour l’octroi
et le renouvellement de l’autorisation d’orpaillage est effectuée par chaque Conseil de la Commune, à l’intérieur
d’une fourchette établie par arrêté du Ministre chargé des Mines, après consultation des Autorités des Provinces
Autonomes et celles des Communes concernées.
Art. 138. Pour l’application des dispositions de l’article 69 du Code minier, la détermination et les modalités de
recouvrement ainsi que de gestion de la cotisation de réhabilitation environnementale versée dans le cadre du
régime de l’orpaillage, sont fixées par la réglementation environnementale applicable au secteur minier.
Art. 139. Pour l’application des dispositions de l’article 73 du Code minier, la procédure d’octroi et de
délivrance de la carte d’orpailleur est fixée par arrêté du Ministre chargé des Mines après consultation des
Autorités des Provinces Autonomes et celles des Communes concernées.
Le même arrêté précise les modalités d’enregistrement de l’autorisation d’orpaillage sur le registre
spécial tenu à jour par les Communes concernées, visé à l’article 70 du Code minier.
En outre et toujours pour la mise en œuvre de l’article 70 du Code minier, ledit arrêté précise les
modalités de transmission trimestrielle de la liste des orpailleurs en activité, faite par l’Autorité d’octroi des
autorisations d’orpaillage au bureau de l’Agence de l’Or.
Art. 140. La procédure de renouvellement de la carte d’orpailleur est la même que celle appliquée pour son
octroi initial.
Des précisions supplémentaires peuvent être données par arrêté du Ministre chargé des Mines.
CHAPITRE II
DE LA COLLECTE DES PRODUITS DE
L'ORPAILLAGE
SECTION PREMIERE
DES COLLECTEURS AGREES
Art. 141. Conformément aux dispositions du Chapitre II du Titre III du Code minier, la collecte des produits de
l’orpaillage est effectuée exclusivement par les collecteurs agréés et, le cas échéant, par les titulaires de Permis
miniers qui ont accepté l’activité des orpailleurs à l’intérieur de leur périmètre.
Le collecteur agréé est le titulaire de la carte de collecteur de l’or dont le modèle est fixé par arrêté du
Ministre chargé des Mines.
Pour la mise en œuvre des dispositions du Chapitre II du Code minier visé au premier alinéa, le modèle
de la demande d’agrément pour la collecte de l’or est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 142. Pour l’application des dispositions de l’article 78 du Code minier, il est procédé comme suit pour
l’inscription préalable de toute personne désirant obtenir la carte de collecteur de l’or au bureau de l’Agence de
l’Or ou, à défaut, au bureau du Cadastre Minier :
Après l’octroi de la carte de collecteur de l’or, le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines en
informe le bureau central de l’Agence de l’Or qui en prend note sur le registre spécial visé au précédent alinéa.
Art. 143. Pour l’application des dispositions de l’article 76 du Code minier, les éléments du dossier de demande
d’agrément pour la collecte de l’or sont les suivants :
a) La demande d’octroi de carte de collecteur de l’or adressée à l’Autorité chargée des Mines de la Province
Autonome concernée, dûment remplie et signée ;
b) L’attestation d’inscription au bureau local de l’Agence de l’Or ou, le cas échéant, au bureau du Cadastre
Minier ;
c) La carte professionnelle du demandeur, valable pour l’année considérée.
Art. 144. Pour l’application des dispositions des articles 77 et 78 du Code minier, il est procédé comme suit
pour l’octroi de la carte de collecteur :
a) Dépôt de la demande au bureau de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines du ressort ;
b) Instruction du dossier par ladite Direction Provinciale ;
c) Etablissement de la carte de collecteur de l’or ;
d) Transmission du dossier à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome pour agrément et
signature de la carte de collecteur de l’or ;
e) Agrément et signature de la carte de collecteur de l’or par l’Autorité chargée des Mines de la Province
Autonome ;
f) Retransmission du dossier à la Direction Provinciale ;
g) Information du demandeur et signification de l’exigibilité du droit d’octroi de la carte ;
h) Présentation de la quittance attestant du paiement du droit d’octroi;
i) Délivrance de la carte de collecteur par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines ;
j) Communication des renseignements sur le bénéficiaire de la carte de collecteur au bureau local ou, à défaut,
au bureau central de l’Agence de l’Or.
Art. 145. La fixation et les modalités de recouvrement du droit d’octroi de la carte de collecteur de l’or sont
fixés par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 146. En application des dispositions de l’article 79 du Code minier, le titulaire de la carte de collecteur de
l’or doit la présenter au Maire de la Commune compétente sur la zone de collecte, avant d’y entreprendre ses
activités.
Le Maire de la Commune procède à l’enregistrement de la carte sur un registre spécial tenu à jour par
ses soins. Un état semestriel donnant la liste des collecteurs de l’or en activité dans sa circonscription, est établi
en deux (2) exemplaires par le Maire de la Commune ; le premier exemplaire est envoyé au bureau central de
l’Agence de l’Or, le second à l’Autorité de la Province Autonome qui a donné son agrément et octroyé les cartes
aux collecteurs de l’or.
Art. 147. La procédure de renouvellement de la carte de collecteur de l’or est la même que celle appliquée
pour l’octroi initial.
Toutefois, en application des dispositions de l’article 82 du Code minier, le collecteur qui sollicite le
renouvellement de sa carte est tenu de produire à l’appui de sa demande, la copie de la quittance attestant du
paiement de la redevance minière sur la quantité d’or collecté afférente à l’année précédente.
Art. 148. Toujours en application de l’article 82 du Code minier, le collecteur agréé tient à jour :
- en entrée, les achats d’or (date, lieu d’achat, quantité, qualité et prix, identité avec
qualité et adresse du cédant, le cas échéant, les références des laissez-passer) ;
- en sortie, la vente de l’or (date, lieu de vente, quantité, qualité et prix de l’or,
identité avec qualité et adresse de l’acheteur, les références des laissez-passer
donnés à l’acheteur) ;
A peine de nullité, ces registres doivent être cotés et paraphés par les Directions centrale ou
provinciales chargées des Mines. Ils doivent être présentés à toute réquisition des agents commis à la
surveillance administrative.
En outre, le registre des entrées et sorties doivent être visées à la fin de chaque mois par le Maire de la
Commune du ressort.
Art. 149. Le collecteur agréé doit en outre remettre un rapport semestriel d’activités au Directeur Provincial du
Ministère chargé des Mines concerné et à l’Agence de l’Or, en application des dispositions de l’article 82 du
Code minier.
a) un relevé semestriel du registre des entrées et sorties établi selon le modèle annexé au
présent décret ;
b) un relevé statistique semestriel établi selon le modèle annexé au présent décret.
SECTION II
DES COMPTOIRS AGREES PAR L'AGENCE DE L'OR
Art. 150. Pour l’application des dispositions de l’article 83 du Code minier, l’agrément des comptoirs par
l’Agence de l’Or est donné sur la base des critères suivants :
Les comptoirs agréés sont autorisés à acheter l’or auprès des collecteurs agréés et des titulaires exploitant ce
métal, sur l’ensemble du Territoire National. Ils exercent la collecte de l’or conformément au cahier des charges
auquel ils doivent souscrire et dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 151. Les sociétés désirant avoir le statut de comptoir agréé, doivent en faire la demande et l’adresser au
Ministre chargé des Mines, sous couvert du responsable du bureau central de l’Agence de l’Or. La demande doit
comporter les informations suivantes :
Art. 152. Le dossier de demande d’agrément, établi en trois (3) exemplaires, doit comporter les éléments
suivants :
Art. 154. La durée de validité de l’agrément en qualité de comptoir agréé est de deux (2) ans. L’agrément est
renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée.
Toutefois, en cas de manquement délibéré du bénéficiaire aux engagements souscrits dans le cahier des charges,
constaté sur un procès-verbal dressé soit par les agents de l’Agence de l’Or, soit par ceux du service compétent
du Ministère chargé des Mines, l’agrément pourra être retiré sur décision du Ministre chargé des Mines, sans
que le comptoir agréé puisse prétendre à indemnisation.
Art. 155. La demande de renouvellement de l’agrément est à déposer au bureau central de l’Agence de l’Or, au
plus tard trois (3) mois avant la date d’expiration de la décision initiale. La procédure de renouvellement de
l’agrément en qualité de comptoir agréé est la même que celle suivie pour la demande initiale.
Le renouvellement est accordé si le demandeur justifie de sa régularité au regard des stipulations du cahier des
charges, ainsi que par rapport aux dispositions légales et réglementaires en matière de commerce des substances
minérales. Le montant du droit à payer à l’occasion du renouvellement est fixé par arrêté du Ministre chargé des
Mines.
Art. 156. L’acte portant agrément de la société en qualité de comptoir agréé est délivré par le bureau central de
l’Agence de l’Or sur présentation par le bénéficiaire, de la quittance attestant du paiement du droit d’octroi dont
le montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 157. Le Comptoir agréé est tenu d’adresser à l’Agence de l’Or, à la fin de chaque semestre, un rapport
technique et financier sur ses activités, dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
CHAPITRE III
DE LA SURVEILLANCE ADMINISTRATIVE DE
L'ORPAILLAGE
Art. 158. En application des dispositions de l’article 85 du Code minier, les mesures de sécurité et d’hygiène
que les Communes sont chargées de faire respecter par les orpailleurs travaillant dans leur circonscription
respective sont définies par arrêté conjoint du Ministre chargé des Mines et du Ministre chargé du Travail.
Art. 159. La réglementation environnementale applicable au secteur minier définit les mesures de protection de
l’environnement que les Communes sont chargées de faire appliquer par les orpailleurs travaillant dans leur
circonscription respective.
Art. 160. Pour l’application des dispositions de l’article 86 du Code minier, la coordination entre les actions de
l’Agence de l’Or et celles des Collectivités Territoriales Décentralisées, concernant la collecte par ladite Agence
des informations sur l’activité aurifère, ainsi que l’établissement par ses soins des programmes d’assistance
technique qu’elle aura à réaliser en faveur des orpailleurs et des Collectivités Territoriales Décentralisées, est
organisée conformément aux dispositions du décret portant création et statuts de l’Agence de l’Or.
TITRE IX
DU REGIME DES FOSSILES ET DES
SUBSTANCES MINERALES DONT LES
GITES SONT RARES
CHAPITRE PREMIER
DE LA CLASSIFICATION DES GITES FOSSILIFERES
Art. 161. En application des dispositions du Chapitre premier du Titre IV du Code minier, les gîtes fossilifères
de premier ordre font partie du patrimoine national ; les carrés où ils sont localisés ne peuvent faire l’objet
d’octroi ni de Permis ni d’autorisations ni de prospection minière.
Les carrés où sont situés les gîtes fossilifères de second ordre, peuvent faire l’objet d’autorisations pour des
études scientifiques et de prélèvements d’échantillons destinés à des collections scientifiques.
Les carrés où sont situés les gîtes fossilifères de troisième ordre, peuvent faire l’objet de permis de recherche et/
ou d’exploitation en vertu de Permis miniers lorsqu’ils n’incluent pas des gîtes fossilifères du premier ou du
second ordre.
Art. 162. Le Ministre chargé des Mines et le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur fixeront par arrêté
conjoint, après études et après avis motivé du Comité National des Mines, le classement des gîtes fossilifères.
En outre, les Ministres visés à l’alinéa premier sont habilités à interdire par voie d’arrêté conjoint, l’exploitation
et le commerce de certains fossiles en raison de leur intérêt scientifique majeur et en vue de leur classement dans
le patrimoine national.
CHAPITRE II
DES ETUDES SCIENTIFIQUES SUR LES GITES
FOSSILIFERES
Art. 163. Pour l’application des dispositions de l’article 90 du Code minier, l’autorisation d’études scientifiques
sur les gîtes fossilifères de second ordre et/ou de prélèvements d’échantillons, est accordée par décision du
Ministre chargé des Mines ou de son représentant, après avis du Ministre chargé de la Recherche Scientifique,
aux chercheurs mandatés par des universités ou par des institutions de recherche spécialisées dans la matière et
qui sont agréées par le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur ou son représentant.
Art. 164. La demande d’autorisation d’effectuer des études scientifiques et/ ou des prélèvements d’échantillons
est faite par l’université ou par l’institution de recherche spécialisée.
Art. 165. La demande doit indiquer les coordonnées Laborde des carrés à l’intérieur desquels va s’effectuer
l’étude, ainsi que la Province, la Région et la Commune dont ils relèvent.
En outre, le plan de l’étude à effectuer joint à la demande, doit indiquer clairement la nature des travaux à
entreprendre et leur durée, la profondeur maximale qui sera atteinte, ainsi que la technique à utiliser pour leur
réalisation.
Art. 166. Pour des études superficielles, avec ou sans prélèvement d’échantillons, le demandeur est dispensé
d’engagement environnemental. Toutefois, en cas de dommages causés à l’environnement dûment constatés par
les techniciens des services visés dans la réglementation environnementale applicable au secteur minier, leurs
auteurs sont tenus à réparation.
Pour des travaux en profondeur, le demandeur doit joindre à sa demande un plan d’engagement
environnemental, conformément à la réglementation environnementale en vigueur.
Art. 167. Le bénéficiaire de l’autorisation d’études scientifiques et/ ou de prélèvement d’échantillons tient un
registre indiquant, entre autres, les fossiles découverts, les date et lieu de leur découverte, et leur intérêt
scientifique. Ce registre doit être présenté pour cotation et paraphe au moment de la délivrance de l’autorisation.
En outre, il doit souscrire à un cahier des charges dont le modèle est fixé par arrêté du Ministre chargé des
Mines, après avis du Ministre chargé de la Recherche Scientifique.
Art. 168. Le dossier de demande d’autorisation d’effectuer des travaux d’études scientifiques et/ ou des
prélèvements d’échantillons doit comporter les pièces suivantes :
a) La lettre de demande qui doit préciser l’identité et la qualité du (ou des) chercheur(s),
ainsi que les coordonnées Laborde des carrés concernés ;
b) Le document portant mandat donné à la (ou les) personne(s) chargée(s) de l’exécution des
travaux ;
c) Le plan d’étude avec la durée des travaux et, s’il y a lieu, l’estimation de la quantité et de
la qualité des échantillons à prélever ;
d) Les mesures de protection environnementales préconisées, s’il y a lieu et si elles ont été
déjà étudiées ; et
e) Le cahier des charges dûment signé et attesté.
Art. 169. Le dossier de demande est déposé au bureau central du Cadastre Minier qui, après réception,
l’enregistre et, sous les réserves exposées à l’alinéa suivant, l’instruit selon la même procédure applicable aux
demandes d’AERP, précisée à l’article 78 du présent décret.
Le récépissé délivré au requérant indique la date à laquelle ce dernier doit revenir pour la notification des carrés
disponibles et provisoirement réservés pour son autorisation d’étude ; cette date est celle du cinquième jour
ouvrable à partir du lendemain de celle du dépôt. Après vérification de la disponibilité des carrés, le bureau
central du Cadastre Minier prépare et délivre cette notification au requérant. Il transmet aussitôt le dossier, par
voie administrative, au Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur à fin d’agrément de l’université ou de
l’institution demanderesse, et, simultanément, en informe le Service de la Géologie du Ministère chargé des
Mines.
Art. 170. Le Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur dispose de cinq (5)jours ouvrables suivant la date de
réception du dossier, pour accorder ou refuser son agrément. Dans le cas où le Ministre chargé de
l’Enseignement Supérieur accéderait à la demande, il fait communiquer l’information au département
universitaire concerné, qui va procéder conjointement avec le Service de la Géologie du Ministère chargé des
Mines à l’étude technique du dossier de demande. Ledit dossier est retransmis dans les meilleurs délais au
Service de la Géologie du Ministère chargé des Mines, dûment revêtu ou accompagné de la mention d’agrément
donné à l’université ou l’institution demanderesse.
Art. 171. L’octroi de l’autorisation n’est pas conditionné par les engagements environnementaux du demandeur.
Toutefois, les travaux sur terrain ne peuvent commencer qu’après l’obtention de l’autorisation environnementale
correspondante, quand celle-ci est requise.
Art. 172. A l’issue de l’étude technique, le Service de la Géologie transmet par voie administrative, le dossier
au Ministère chargé des Mines, qui en saisit pour avis, le Ministère chargé de la Recherche Scientifique. Ce
dernier dispose de cinq (5) jours ouvrables après la réception du dossier pour donner son avis ; il le réexpédie
ensuite au Ministère chargé des Mines. Le Ministre chargé des Mines dispose de cinq (5) jours ouvrables pour
donner ou non son accord. Après la prise de décision, le Ministre chargé des Mines ou son représentant fait
retransmettre le dossier, accompagné de l’acte d’autorisation ou de la lettre de refus, au bureau central du
Cadastre Minier. S’il y a lieu, la nature et la quantité des échantillons dont le prélèvement est autorisé, sont
indiquées dans l’acte d’autorisation.
Dans le cas d’octroi de l’autorisation, le bureau central du Cadastre Minier en informe le demandeur, et lui
signifie l’exigibilité du droit forfaitaire visé à l’article 64 du présent décret, qui doit être payé dans un délai de
cinq (5) jours ouvrables. L’autorisation est délivrée sur présentation de la quittance attestant du paiement dudit
droit. Elle est inscrite au registre des autorisations d’études scientifiques maintenu par le bureau central du
Cadastre Minier, et portée sur la carte des retombes minières.
En cas de refus de l’octroi de l’autorisation, le demandeur en est notifié par le bureau central du Cadastre
Minier. Le demandeur peut, s’il s’estime injustement lésé, attaquer la décision de refus par recours au tribunal
administratif.
Art. 173. Pour l’application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 90 du Code minier, les titulaires
d’autorisations d’études scientifiques et/ ou de prélèvements d’échantillons déposent au Service de la Géologie
du Ministère chargé des Mines, leurs rapports techniques sur les travaux effectués, après la fin des opérations.
Ce dernier en communique la copie au Ministère chargé de la Recherche Scientifique.
Le contrôle des activités d’études scientifiques et/ ou de prélèvements d’échantillons est assuré conjointement
par le Ministère chargé des Mines et le Ministère chargé de la Recherche Scientifique. Les modalités des
contrôles et des inspections sont précisées dans le cahier des charges visé à l’article 167 ci-dessus.
Art. 174. Le manquement du bénéficiaire de l’autorisation à ses obligations est sanctionné par l’annulation de
l’acte d’autorisation, après constatation de la faute et mise en demeure de régulariser, selon la procédure de
retrait d’un acte administratif en vigueur.
Le cas échéant, l’obligation environnementale du bénéficiaire défaillant est immédiatement exigible au prorata
des travaux réellement effectués.
Le retrait de l’autorisation, pour faute ou infraction commise par son bénéficiaire, ne peut en aucun cas et pour
quelque motif que ce soit, ouvrir droit à remboursement des sommes déjà versées à l’Administration.
CHAPITRE III
DE L'AUTORISATION DE RAMASSAGE OU
D'EXTRACTION DE FOSSILES
Art. 175. Pour l’application des dispositions de l’article 229 du Code minier, les modalités des autorisations
d’extraction ou de ramassage de fossiles non prohibés à l’exploitation et au commerce sont précisées par arrêté
du Ministre chargé des Mines.
CHAPITRE IV
DE L'AUTORISATION D'EXPLOITATION DES
GITES DE L'ARAGONITE OU DE LA
CELESTITE
SECTION PREMIERE
DES DISPOSITIONS COMMUNES
Art. 176. En application des dispositions de l’article 93 du Code minier, l’exploitation de l’aragonite ou de la
célestite sur les gisements déjà connus est effectuée en vertu d’une autorisation minière délivrée par
l’Administration minière. L’autorisation est octroyée sur la demande de la personne physique ou morale
intéressée, et porte sur les carrés à l’intérieur desquels sont situés des gisements de ces substances connus à la
veille de la date d’entrée en vigueur du Code minier.
La liste desdits carrés pour chacune de ces substances est donnée en annexe au présent décret.
Le modèle de l’autorisation d’exploitation du gîte de l’aragonite ou de la célestite est fixé par arrêté du Ministre
chargé des Mines.
Art. 177. L’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite est octroyée par le Directeur Provincial
du Ministère chargé des Mines concerné, pour une durée de un (1) an renouvelable une ou plusieurs fois pour la
même durée et sur la demande de son bénéficiaire.
L’autorisation est personnelle. Elle ne peut être ni cédée ni mutée ni amodiée sous quelque forme que ce soit.
Art. 178. La demande d’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite est adressée au Directeur
Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.
Art. 179. La demande d’autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite doit indiquer les
renseignements ci-après :
a) La lettre de demande ;
b) La copie certifiée conforme de la carte professionnelle établie au nom du demandeur ; et
c) Le plan de réhabilitation environnementale à exécuter après l’exploitation.
Art. 181. L’extraction par procédés artisanaux de l’aragonite ou de la célestite doit faire l’objet d’un plan
d’engagement environnemental. L’utilisation de techniques mécanisées et/ou d’explosifs pour l’exploitation de
l’aragonite ou de la célestite doit faire l’objet d’une étude d’impact environnemental.
La Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée informe le demandeur sur la procédure à
suivre, conformément à la réglementation environnementale applicable au secteur minier, pour l’approbation du
plan d’engagement environnemental ou de l’étude d’impact environnemental, qui doivent être approuvés avant
la délivrance de l’autorisation.
L’autorisation est délivrée au requérant sur présentation de la quittance attestant du paiement de la redevance
minière due sur la quantité de substance autorisée, et au vu du plan d’engagement environnemental ou de l’étude
d’impact environnemental approuvés.
Art. 182. Le dépôt de la demande est effectué au bureau provincial du Cadastre Minier, qui vérifie si les carrés
indiqués par le requérant figurent bien dans la liste annexée au présent décret. Dans l’affirmative, ledit bureau
inscrit la demande au registre des demandes de Permis miniers avant de transmettre le dossier à la Direction
Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée. Dans le cas contraire, la demande n’est pas recevable.
a) Le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines détermine la quantité de substance autorisée ;
b) L’autorité compétente désignée par la réglementation environnementale applicable au secteur minier donne
son approbation relative à l’étude d’impact environnemental ou au plan d’engagement environnemental,
selon le que les opérations d’exploitation sont mécanisées ou réalisés par techniques artisanales.
Art. 184. La redevance minière due sur la quantité autorisée pour l’exploitation de l’aragonite ou de la célestite,
est fixée à deux pour cent (2%) de la valeur marchande des substances à extraire.
Les valeurs marchandes de l’aragonite et de la célestite sont fixées annuellement par arrêté du Ministre chargé
des Mines, après avis motivé du Comité National des Mines.
L’autorisation est délivrée au requérant sur présentation de la quittance attestant du paiement de la redevance
minière due sur la quantité de substance autorisée, et au vu du plan d’engagement environnemental ou de l’étude
d’impact environnemental approuvés.
Art. 185. La responsabilité environnementale incombe à la personne autorisée à exploiter. Le bénéficiaire d’une
autorisation d’exploitation de l’aragonite ou de la célestite, comme tout titulaire de Permis minier ou
d’autorisation d’orpaillage, est soumis aux dispositions de l’article 102 du Code minier. Ils doivent constituer
une provision pour la réhabilitation et la protection de l’environnement.
Les modalités de cette provision sont précisées par la réglementation environnementale applicable au secteur
minier.
Art. 186. La personne autorisée à exploiter l’aragonite ou la célestite doit tenir un registre d’extraction coté et
paraphé, dont le modèle est défini par l’arrêté visé à l’article 176 ci-dessus. En outre, elle doit tenir un registre
de Laissez-Passer modèle I.
En cas de découverte d’un phénomène naturel ou d’un site ayant un caractère exceptionnel pour la valorisation
de la localité, la délimitation exacte du lieu sera faite et ce lieu ne pourra plus faire l’objet d’autorisation.
Art. 188. Le manquement du bénéficiaire de l’autorisation à ses obligations, est sanctionné par l’annulation de
l’acte d’autorisation, après constatation de la faute et mise en demeure de régulariser, selon la procédure de
retrait d’un acte administratif en vigueur.
Le cas échéant, l’obligation environnementale du bénéficiaire défaillant est immédiatement exigible au prorata
des travaux réellement effectués.
Le retrait de l’autorisation, pour faute ou infraction commise par son bénéficiaire, ne peut en aucun cas et pour
quelque motif que ce soit, ouvrir droit à remboursement des sommes versées à l’Administration, notamment la
redevance payée sur la quantité de substance autorisée.
SECTION II
DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES A
L'AUTORISATION D'EXPLOITATION DE LA
CELESTITE
Art. 189. La zone actuellement connue, où est localisé le gîte de célestite, fera l’objet de l’encadrement des
petits exploitants visé à l’article 18 du Code minier ainsi que d’une évaluation environnementale, avant l’octroi
de toute autorisation d’exploitation. Un arrêté déclarant la zone réservée pour l’encadrement des petits
exploitants miniers conformément à l’article précité, sera pris par le Ministre chargé des Mines.
Art. 190. Les habitants de la zone ainsi réservée, pour pouvoir se livrer à l’exploitation de la célestite, doivent
en faire la demande à titre personnel ou au nom d’un groupement régulièrement constitué, auprès du Directeur
Provincial du Ministère chargé des Mines et obtenir une autorisation d’extraction de cette substance, avant
d’entreprendre des travaux. Il en est de même pour toute personne physique ou morale intéressée par
l’exploitation de cette substance minérale.
Tous les bénéficiaires d’autorisations travaillant à l’intérieur d’un même carré sont solidairement responsables
de la réhabilitation des sites touchés par leurs activités.
TITRE X
DES OBLIGATIONS ATTACHEES A
L'EXERCICE DES ACTIVITES MINIERES
CHAPITRE PREMIER
DES OBLIGATOINS DU TITULAIRE AVANT LE
COMMENCEMENT DES ACTIVITES MINIERES
SECTION PREMIERE
DES AUTORISATIONS ENVIRONNEMENTALES ET
DES MESURES DE PROTECTION
ENVIRONNEMENTALE
Art. 191. Pour l’application des dispositions des articles 33, 37, 39, 100 et 101 du Code minier, les modalités de
l’autorisation environnementale que le titulaire doit obtenir auprès de l’autorité compétente avant d’entreprendre
les travaux en conformité avec le plan d’engagement environnemental approuvé ou l’étude d’impact
environnementale approuvée, sont établies par la réglementation environnementale applicable au secteur minier.
La réglementation environnementale applicable au secteur minier est fixée par arrêté interministériel pris
conjointement par le Ministre chargé des Mines et le Ministre chargé de l’Environnement.
Art. 192. En application des articles 98 à 104 du Code minier, le titulaire est tenu au respect de la
réglementation environnementale en vigueur, applicable au secteur minier. En particulier :
a) Le titulaire, dans la conduite de ses travaux miniers, a l’obligation de définir, d’évaluer et d’appliquer les
mesures appropriées, tendant à minimiser et réparer tout dommage prévisible que son activité est
susceptible de causer à l’environnement ;
b) Le titulaire ne peut entreprendre que les travaux qui ont été spécifiquement approuvés dans le plan
d’engagement environnemental ou l’étude d’impact environnemental qu’il a soumis à l’autorité compétente
avant le commencement de son activité ; tous travaux non prévus dans ces documents doivent faire l’objet
de nouvelles demandes d’autorisations environnementales auprès de l’autorité compétente, et recevoir
l’approbation de cette dernière, avant le début de leur réalisation ;
c) Les travaux de réhabilitation peuvent intervenir soit au fur et à mesure de l’avancement de l’activité
minière, soit à la fin des travaux miniers ;
Art. 193. Les mesures de fermeture du centre de recherche ou d’exploitation qui font partie des engagements
environnementaux du titulaire, doivent être exécutées avant l’abandon des lieux, en cas d’expiration de la durée
de validité d’un Permis minier ou de renonciation totale au périmètre. Le titulaire doit obtenir la constatation de
la réalisation des travaux de fermeture par le service chargé de l’Inspection minière qui peut s’adjoindre le
concours d’autres départements concernés, avant l’abandon du périmètre par le titulaire.
SECTION II
DE L'OBLIGATION DE DECLARATION OU
D'INFORMATION
Art. 194. En application des dispositions des articles 32 et 94 du Code minier, le titulaire doit se présenter au
Maire de la Commune du ressort et lui remettre les documents énumérés ci-après, avant le commencement des
activités minières :
a) Une copie de la carte d’identité du titulaire, de celle(s) de son ou ses associé(s) et de celle de son
représentant, le cas échéant ;
b) Une copie du ou des Permis minier(s) détenu(s) par le titulaire dans le ressort de la Commune ;
c) Une copie de l’autorisation environnementale afférente aux activités à mener.
Art. 195. Après l’accomplissement des formalités ci-dessus, le Maire de la Commune du ressort délivre un
récépissé au titulaire, qui devra le présenter aux responsables locaux du ou des lieu(x) où est (sont) situé(s) le ou
les périmètre(s), afin de se faire connaître et de solliciter, le cas échéant, leur intervention en cas de différends
avec la population locale.
Art. 196. En application des dispositions de l’article 110 du Code minier, le titulaire d’un Permis minier a
l’obligation de faire la déclaration d’ouverture du centre de recherche ou d’exploitation de mines ou de carrières
auprès du Ministère chargé des Mines, avant le commencement des activités minières.
Art. 197. Les pièces suivantes sont à produire à l’appui de la déclaration visée à l’article précédent :
CHAPITRE II
DES INTERDICTIONS
SECTION PREMIERE
DE LA DEFENSE D'EXERCER LES ACTIVITES
MINIERES DANS LES ZONES D'INTERDICTION OU
DE PROTECTION
Art. 198. Conformément aux dispositions de l’article 104 du Code minier, toute activité minière est interdite à
l’intérieur de toute zone protégée, notamment à l’intérieur :
- des aires protégées au sens de la réglementation sur la protection de l’environnement, dont la délimitation
géographique inclut leur ceinture respective de sécurité (parcs nationaux, réserves naturelles intégrales,
réserves spéciales) ;
- des zones classées en réserves par la réglementation forestière, délimitées géographiquement (en particulier
les forêts classées, les stations forestières et les zones d’action en faveur de l’arbre dites ZODAFARB) ;
- des zones d’intérêts touristiques, en particulier les zones littorales ; et
- des zones d’habitation.
Art. 199. En ce qui concerne les zones d’interdiction ou de protection visées à l’article 105 du Code minier, le
titulaire peut en être dispensé s’il obtient selon le cas, soit le consentement écrit du propriétaire du sol dûment
certifié par le Maire de la Commune du ressort, soit, lorsqu’il s’agit du domaine privé de la collectivité,
l’autorisation écrite de l’autorité de la Collectivité Territoriale Décentralisée du ressort, soit l’autorisation écrite
du Ministre chargé des Mines avec avis conforme des autorités compétentes.
Art. 200. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article précédent, en ce qui concerne la demande
d’autorisation adressée au Ministre chargé des Mines, il est procédé comme suit :
a) dossier de demande d’autorisation adressée au Ministre chargé des Mines, déposée à la Direction
Provinciale de son Ministère ;
b) saisine des autorités compétentes en la matière par le Ministre chargé des Mines ;
c) décision motivée du Ministre chargé des Mines ;
d) notification au titulaire de la décision d’acceptation ou de refus du Ministre chargé des Mines.
Le dossier de demande d’autorisation doit comporter notamment les pièces et informations suivantes :
SECTION II
DES ZONES SUPPLEMENTAIRES D'INTERDICTION
OU DE PROTECTION
Art. 201. En application des dispositions de l’article 106 du Code minier, la population vivant aux alentours
d’un lieu où est exercée une activité minière, peut solliciter du Ministre chargé des Mines, lorsqu’elle estime que
les activités du titulaire de Permis minier présente un risque grave pour l’agglomération ou un édifice, ou pour la
source utilisée pour l’approvisionnement en eau, ou pour des voies de communication, ouvrages d’art ou travaux
d’utilité publique, des mesures visant à écarter tout danger tout en évitant d’aboutir à la suspension de l’activité
minière.
Art. 202. Le cas échéant, l’Administration minière diligentera une enquête qui sera effectuée conjointement par
ses techniciens et le Maire de la Commune du ressort.
- le caractère d’utilité publique des immeubles, sources, voies de communication, ouvrages d’art ou travaux
qui seraient menacés par les activités du titulaire de Permis minier ;
- l’exercice normal de l’activité minière par le titulaire ;
- l’existence réelle du risque grave invoqué dans la demande de la collectivité ;
- le cas échéant, l’étendue de la zone de protection supplémentaire nécessaire pour éviter le risque encouru du
fait de l’activité minière ; et
- les effets de l’extension de la zone légale d’interdiction ou de protection sur l’opération minière.
L’acte portant extension exceptionnelle d’une zone d’interdiction ou de protection doit avoir, du point de vue de
la hiérarchie des textes, le même rang que celui de l’acte ayant octroyé les droits miniers. Il doit faire l’objet de
publication au Journal Officiel et d’affichage au bureau de la Commune du ressort.
Art. 203. En application des dispositions de l’article 106 du Code minier, le titulaire concerné par l’extension
exceptionnelle de la zone d’interdiction ou de protection doit apporter la preuve et l’évaluation du préjudice réel,
subi du fait de la nouvelle restriction des droits qui lui ont été légalement octroyés par son Permis minier.
En cas de désaccord sur l’évaluation du préjudice réellement subi, le recours au Comité National des Mines à fin
de trouver une solution amiable au différend, est ouvert au titulaire.
Si l’extension exceptionnelle de la zone d’interdiction ou de protection a pour effet d’entraîner, pour le titulaire,
la perte de l’intégralité de la valeur de son Permis minier, la procédure d’expropriation pour cause d’utilité
publique prévue par l’ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 et ses textes d’application est mise en
œuvre.
CHAPITRE III
DES CONSULTATIONS PREALABLES A LA
CONSTRUCTION DES INFRASTRUCTURES
Art. 204. En application l’application des dispositions de l’article 113 du Code minier, le titulaire a l’obligation
de se conformer aux dispositions des textes réglementaires en vigueur traitant des procédures à suivre pour
l’obtention de permis de construire, pour la construction des infrastructures. A cet effet, il adresse sa demande
de permis de construire au Maire de la Commune du ressort, avec tout dossier de plan de construction
préalablement visé par les services techniques compétents, s’il y a lieu, et comportant notamment les éléments
suivants :
Le titulaire doit obtenir le permis de construire avant de commencer les travaux de construction.
CHAPITRE IV
DE LA PROTECTION DES TRAVAILLEURS
Art. 205. Pour la mise en œuvre des dispositions des articles 109 à 111 du Code minier, les dispositions du
présent Chapitre relatif à la sécurité, l’hygiène et la santé dans l’industrie minière s’appliquent aux titulaires de
Permis miniers, aux mineurs et à toute personne se trouvant sur les lieux des opérations minières pour y
effectuer un travail quelconque.
A défaut de dispositions contenues dans ce chapitre, les dispositions du droit commun en matière de sécurité,
d’hygiène et de santé dans les mines s’appliquent.
SECTION PREMIERE
DE LA SECURITE DANS LE TRAVAIL
Art. 206. En matière de sécurité dans le cadre des activités minières, le Ministère chargé des Mines,
conjointement avec le Ministre chargé du Travail et après consultation des représentants des opérateurs miniers
et des autorités locales chargées de la Sécurité Publique, établit les normes de sécurité ainsi que les modalités de
leur application. Le Ministère chargé des Mines et le Ministère chargé du Travail veillent à l’application des
mesures de contrôle et d’inspection correspondantes aux activités du secteur minier, suivant des modalités
établies par arrêté conjoint.
Art. 207. Afin de réduire les risques d’accidents du travail, les titulaires de Permis miniers et les mineurs ont
l’obligation de respecter la réglementation relative aux mesures de sécurité dans le travail, dont les principes
sont exposés aux articles qui suivent et les modalités d’application, fixées par voie réglementaire.
Art. 208. Des textes réglementaires préciseront les normes auxquelles les opérations minières doivent se
conformer dans les matières suivantes et les questions de sécurité qui s’y rattachent :
Art. 209. Les titulaires de Permis miniers doivent, en matière de sécurité dans leurs opérations, veiller à :
a) la conformité de leurs opérations aux normes précisées par voie réglementaire dans les matières énoncées à
l’article précédent ;
b) la mise en place d’un règlement de sécurité révisé annuellement et de procédures de contrôle et d’inspection
des mesures de sécurité ;
c) le maintien d’une supervision et d’une organisation du travail efficace, notamment par la désignation de
cadres techniques et travailleurs responsables des procédures d’inspections, d’urgences et d’évacuation ;
d) l’organisation périodique de simulations d’accidents, d’incendies pour familiariser les travailleurs aux
procédures de secours et d’évacuation ;
e) l’organisation d’inspections régulières et le contrôle de l’entretien de l’équipement et des machines en bon
état de fonctionnement et selon les spécifications indiquées ;
f) le maintien des registres relatant les mesures de prévention et de traitement des accidents du travail, ainsi
que la fourniture de rapports annuels sur l’état des plans et dispositifs de sécurité ; et
g) la fourniture de rapports à bref délai aux autorités compétentes, sur la survenance d’accidents du travail
mortels ou entraînant des incapacités physiques.
Art. 210. Les travailleurs des entreprises minières doivent en matière de sécurité dans les opérations minières,
observer :
SECTION II
DE L'HYGIENE ET DE LA SANTE DES
TRAVAILLEURS
Art. 211. En matière d’hygiène et de santé dans le cadre des activités minières, le Ministère chargé du Travail,
en collaboration avec le Ministère chargé des Mines et après consultation des professionnels du secteur et des
autorités locales, établit les normes nécessaires et fixe leurs modalités d’application dans le secteur minier. En
outre, lesdits Ministères veillent conjointement à l’application des mesures de contrôle et d’inspection.
Art. 212. Afin de prévenir et traiter les maladies, les titulaires de Permis miniers et les mineurs ont l’obligation
de respecter la réglementation relative aux mesures d’hygiène et de santé, dont les principes sont exposés dans
les articles qui suivent, et les modalités d’application fixées par voie réglementaire.
Art. 213. La réglementation applicable au secteur minier précise les normes auxquelles les titulaires des
différentes catégories de Permis miniers et leurs travailleurs doivent se conformer dans l’exercice de leurs
activités, en particulier celles concernant :
Art. 215. Les travailleurs des entreprises minières doivent, en matière d’hygiène et de santé, observer :
a) le respect des mesures d’hygiène établies par le règlement sur l’hygiène et la santé ;
b) la soumission volontaire aux examens médicaux et l’obéissance aux traitements et prescriptions médicales ;
et
c) le rapport immédiat au service d’hygiène et de santé en cas de maladie ou d’apparition de symptômes
anormaux.
SECTION III
DES DISPOSITIONS COMMUNES
Art. 216. En application des dispositions de l’article 110 du Code minier, le titulaire doit, avant d’entreprendre
l’ouverture ou la fermeture de tous travaux souterrains et de tous travaux de recherche géologique et minière,
soumettre à la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée les plans desdits travaux,
comprenant notamment :
L’approbation ou le rejet de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée doit intervenir
dans les quinze (15) jours suivant la date de réception du dossier de déclaration.
En cas de rejet, celui-ci doit être motivé, et le titulaire peut procéder au réajustement du plan qui a été soumis,
avant de le soumettre à nouveau pour approbation. En tout état de cause, un plan qui a fait l’objet d’une
autorisation environnementale ne peut pas être rejeté.
Art. 217. En application des dispositions de l’article 111 du Code minier, le titulaire d’un Permis minier ou
d’une autorisation d’exploitation de carrière doit procéder, dans les dix (10) jours suivant la date de sa
survenance, à la déclaration aux Ministères respectivement chargés des Mines, du Travail et de la Santé
Publique, ainsi qu’à la Gendarmerie territorialement compétente, de tout accident grave survenu dans une mine,
une carrière ou leurs dépendances.
Cette déclaration doit relater les circonstances et les conséquences de l’accident, notamment :
Art. 218. La responsabilité du titulaire à l’égard des tiers, du fait de la violation de la réglementation en matière
de sécurité du travail, d’hygiène et de santé, est établi dès lors que son activité a causé des dommages, sans qu’il
soit nécessaire d’apporter la preuve de sa faute.
Art. 219. Toute contravention aux dispositions du présent Chapitre non remédiée dans le délai précisé dans la
mise en demeure y afférente, donne lieu à l’application, selon le cas, des sanctions prévues par le Code minier,
le Code du Travail ou la réglementation en matière de sécurité dans le travail, d’hygiène ou de santé publique.
En cas de faute grave dûment établie, il est fait application des dispositions de l’article 173 du Code minier.
Art. 220. Les modalités d’application des dispositions du présent Chapitre seront précisées en tant que de besoin
par voie réglementaire.
CHAPITRE V
DE LA TENUE REGULIERE DES REGISTRES ET
DOCUMENTS ET DE L'OBLIGATION DES
MODALITES DES RAPPORTS
SECTION PREMIERE
DES DOCUMENTS ET DES REGISTRES
Art. 221. En application des dispositions de l’article 116 du Code minier, les documents ou registres dont la
tenue est obligatoire, selon le type d’activité minière ou le type de Permis minier, sont notamment :
- un journal de chantier dans lequel sont consignés les événements survenus à l’intérieur du
périmètre minier ou de la zone d’activité, notamment les accidents, les visites et
inspections administratives, etc. ;
- un registre d’appel dans lequel sont portés régulièrement l’identité et les références des
employés ;
b) Pour les Permis « E », les Permis « PRE » et les autorisations d’exploitation de carrière ou d’extraction de
fossiles ou de substances dont les gîtes sont rares, la liste donnée au paragraphe a) est complétée par :
c) Les listes données aux paragraphes a) et b) ci-dessus sont complétées, pour les Permis « R » et les Permis
« E », par :
Les modèles des différents registres ainsi que des Laissez-Passer sont définis par arrêté du Ministre chargé des
Mines.
Tous les registres sont cotés et paraphés par le chef du service compétent de la Direction des Mines et de la
Géologie du Ministère chargé des Mines ou par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines.
Art. 222. Tout produit de prospection doit être accompagné d’un Laissez-Passer modèle spécial, coté et paraphé
par la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines du ressort, et qui est délivré par le Maire de la
Commune du lieu de la prospection.
Le modèle du Laissez-Passer spécial est défini par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 223. Des mesures relatives à la commercialisation sur le marché intérieur ou à l’exportation des produits de
carrières pourront être prises en tant que de besoin, par arrêtés conjoints du Ministre chargé du Commerce et du
Ministre chargé des Mines.
Art. 224. Le titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière doit inscrire chronologiquement sur le registre
d’extraction toutes les opérations de vente ou d’expédition des substances minières extraites.
Art. 225. Les substances minières transportées en dehors du périmètre défini dans le Permis minier ou
l’autorisation minière, doivent être accompagnées de Laissez-Passer réglementaires dûment remplis, datés et
signés par le titulaire ou son mandataire, et indiquant leur destination.
Dans le cas d’activités intégrées au sens de l’article 38 du Code minier, un modèle de Laissez-Passer unique est
utilisé par le titulaire à partir de l’extraction des substances minières jusqu’à leur vente sur le marché intérieur
ou à l’exportation.
Art. 226. Le titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière doit présenter à la Direction Provinciale du
Ministère chargé des Mines, à la fin de chaque exercice, son compte de résultat et son bilan.
Art. 227. A l’exception du registre des Laissez-Passer, le titulaire de Permis minier qui pratique les activités
intégrées au sens de l’article 38 du Code minier, doit tenir séparément les documents comptables et les registres
exigibles pour l’extraction, ceux qui sont requis pour la transformation, le cas échéant, et ceux qui sont exigibles
pour le commerce des substances minières.
Dans le cas d’activité de transformation ou de traitement qui nécessite l’utilisation de plusieurs substances
minières pour obtenir le produit final, il doit en outre tenir le journal de transformation visé à l’article 221,
paragraphe b, ci-dessus afin de permettre le calcul de la redevance minière due et l’affectation de leur quote-part
respective aux différents bénéficiaires.
SECTION II
DES COMPTES-RENDUS
Art. 228. Tout titulaire de Permis minier doit remettre contre récépissé ou faire parvenir sous pli recommandé
avec demande d’avis de réception, avant le 31 Mars de l’année suivant celle considérée, à la Direction
Provinciale du Ministère chargé des Mines du ressort un rapport d’activités en trois (3) exemplaires faisant
apparaître notamment :
Un exemplaire du rapport d’activités est à transmettre par la Direction Provinciale, respectivement au Ministère
chargé des Mines et au Service provincial du Ministère chargé du Travail du ressort.
Le modèle de rapport d’activités sera défini par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 229. Tout titulaire de Permis minier ou d’autorisation minière doit remettre contre récépissé ou faire
parvenir sous pli recommandé avec demande d’avis de réception, à la Direction Provinciale du Ministère chargé
des Mines du ressort, pour le titulaire de Permis minier, et à la Direction des Mines concernée, pour le titulaire
d’autorisation minière, un relevé semestriel en deux (2) exemplaires, du registre d’extraction et, le cas échéant,
du registre des entrées et sorties.
Art. 230. Tout titulaire de Permis minier doit, dans le mois qui suit la fin de chaque exercice, remettre contre
récépissé ou faire parvenir sous pli recommandé avec demande d’avis de réception, à la Direction Provinciale du
Ministère chargé des Mines du ressort, le registre des Laissez-Passer.
Les doubles des factures établies à l’occasion des ventes de l’exercice, sont à joindre à ce registre.
Le fait pour le titulaire de Permis minier de refuser de communiquer le registre des Laissez-Passer, est assimilé
au défaut de communication des rapports périodiques obligatoires visé à l’article 178 du Code minier, et
sanctionné comme tel.
CHAPITRE VI
DE LA REDEVANCE MINIERE
Art. 231. Pour l’application des dispositions du Chapitre VII du Titre V du Code minier, on entend par première
vente des substances minières toute opération de cession par le titulaire de Permis minier, des produits de son
exploitation à une tierce personne ou, le cas échéant, à une autre phase de la chaîne d’activités à l’intérieur de
l’entreprise qui exerce de manière intégrée telle que prévue à l’article 38 du Code minier.
Art. 232. La détermination de l’assiette de la redevance minière est effectuée à partir des doubles des factures
établies à l’occasion des ventes, qui doivent parvenir à l’Administration minière durant le mois suivant
l’exercice concerné conformément aux dispositions de l’article 230 ci-dessus.
Art. 233. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 117, alinéa 2 du Code minier, le Ministre chargé
des Mines, après avis du Comité National des Mines, fixe à titre indicatif et par voie d’arrêté, au cours du mois
de Janvier de chaque année et après consultation des marchés spécialisés, la valeur marchande des produits des
mines. En l’absence de facture établie par le titulaire de Permis minier, cette valeur est utilisée pour la
détermination de l’assiette de la redevance minière.
Art. 234. L’assiette de la redevance minière déterminée à partir de la valeur marchande fixée par l’arrêté visé à
l’article précédent, est appliquée par l’Administration minière en guise d’assiette lorsque les prix figurant sur les
factures sont manifestement minorés.
Pour apprécier la minoration de facture, l’Administration compare le prix qui y est inscrit avec celui qu’on
aurait obtenu en appliquant la valeur marchande fixée par arrêté : dans le cas où le premier serait inférieur et que
la différence constatée est supérieure à trente pour cent (30%) du second, la facture est réputée minorée.
Art. 235. Lorsque l’assiette de la redevance minière est déterminée, l’Administration minière procède à
l’établissement au nom du titulaire de Permis minier, de l’ordre de versement correspondant que ce dernier doit
acquitter au guichet du Trésor public.
Les modalités de recouvrement de la redevance minière sont précisés par arrêté conjoint des Ministres
respectivement chargés des Mines et des Finances.
Art. 236. Nonobstant les dispositions de l’article 233 ci-dessus, et en application des dispositions de l’article
118, premier alinéa du Code minier, les substances minières utilisées par le titulaire de Permis minier à des fins
d’études et d’analyses en vue de définir les techniques de recherche ou d’exploitation à utiliser, sont exclues du
calcul de la redevance minière.
Les modalités de cette exclusion seront précisées par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 237. Conformément aux dispositions de l’article 118, alinéa 2, du Code minier, l’assiette de la redevance
est établie sur le produit final, lorsque des substances minières sont utilisées comme intrants dans la valorisation
d’autres substances.
Dans ce cas, la détermination de l’assiette est effectuée à partir des informations contenues dans les folios du
registre des Laissez-Passer et dans les doubles des factures établies à l’occasion des ventes, qui sont transmis par
le titulaire de Permis minier à la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines, à la fin de chaque
exercice.
Art. 238. En application des dispositions des articles 119 et 120 du Code minier, les taux de répartition des
recettes au titre de la redevance minière sont fixés comme suit :
Sauf dispositions contraires prises par la Province Autonome concernée, un tiers (1/3) de la quote-part qui est
versée à son budget est affectée au budget de la Commune dans le ressort de laquelle se trouve le site
d’exploitation de la substance ayant donné lieu à la perception de la redevance minière.
CHAPITRE VII
DE L'OBLIGATION DE SE SOUMETTRE AUX
INSPECTIONS
Art. 239. En application des dispositions de l’article 121 du Code minier, les agents assermentés de
l’Administration minière qui doivent être munis de leur carte de commission d’emploi ainsi que des ordres de
missions réglementaires, sont chargés d’assurer l’application de la législation et de la réglementation minières.
Ils exercent la surveillance administrative et technique des travaux de recherche et/ou d’exploitation minières,
ainsi que du transport, de la transformation et de la commercialisation des substances minières extraites.
En tant que de besoin, les inspections peuvent être faites conjointement par les agents visés à l’alinéa précédent
et des représentants d’autres départements ministériels concernés.
Art. 240. Les inspections doivent avoir lieu pendant les heures d’ouverture des bureaux, des ateliers ou des
chantiers selon le cas.
Art. 241. Les agents en mission d’inspection ont libre accès aux installations techniques et administratives, ainsi
qu’aux registres et documents réglementaires incluant ceux relatifs aux comptes, et aux travaux conduits par les
prospecteurs, les titulaires de Permis miniers ou d’autorisations minières, les transformateurs ou les
commerçants.
A chaque mission d’inspection, les agents visés à l’article 238 ci-dessus doivent se faire présenter les plans et
registres, et y apposent leur visa. Ils peuvent faire précéder ce visa de toutes observations ou recommandations
techniques sur les matières soumises à leur surveillance. Lesdites recommandations sont exécutoires surtout
pour le cas de péril imminent, et leur non observance engage la responsabilité de l’opérateur minier concerné.
Les modalités des inspections seront précisées par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Art. 242. Après leur mission d’inspection, les agents visés à l’article 239 ci-dessus, doivent faire un compte-
rendu détaillé de l’opération d’inspection à leurs supérieurs hiérarchiques.
TITRE XI
DES RELATIONS DES TITULAIRES AVEC
LES PROPRIETAIRES DES SOLS ET DES
RELATIONS ENTRE LES TITULAIRES
CHAPITRE PREMIER
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS VIS-A-VIS
DES PROPRIETAIRES, USUFRUITIERS ET TITULAIRES DE DROITS FONCIERS
SECTION PREMIERE
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
SOUS-SECTION PREMIERE
DES GENERALITES
Art. 243. Le titulaire de Permis minier entretient des relations de bon voisinage avec les populations locales en
général, et avec les propriétaires des sols, les occupants traditionnels et les usufruitiers en particulier.
Lorsque le titulaire de Permis minier souhaite effectuer des travaux ou exploiter des ressources renouvelables
sur un terrain qui relève de la propriété privée, il demande l’autorisation du propriétaire ou conclut un contrat
avec lui, conformément aux dispositions du présent Chapitre, avant de commencer ses travaux ou son
exploitation. Le propriétaire peut demander l’établissement d’un contrat. Il peut exiger une indemnisation pour
les dommages occasionnés par les activités sur sa propriété.
Lorsque le titulaire de Permis minier souhaite entreprendre ces mêmes activités sur un terrain relevant du
domaine privé de l’Etat ou de la Province Autonome, il conclut un contrat avec l’autorité chargée de la gestion
de ce domaine, ainsi qu’avec les occupants traditionnels et les usufruitiers, le cas échéant, conformément aux
dispositions du présent Chapitre, avant de commencer ses travaux ou son exploitation. Les occupants
traditionnels et les usufruitiers, le cas échéant, ainsi que l’Etat ou la Province Autonome, peuvent demander
l’établissement d’un contrat. Ils peuvent exiger une indemnisation pour les dommages causés par les activités
sur le domaine de l’Etat ou de la Province Autonome.
Le titulaire de Permis minier et le Maire de la Commune du ressort qu’il a sollicité, procèdent, chacun en ce qui
le concerne, aux démarches précisées à la Section III du présent Chapitre afin d’identifier les propriétaires,
occupants traditionnels et usufruitiers des terrains où le titulaire se propose d’effectuer des travaux ou
d’exploiter des ressources renouvelables.
Art. 244. Les occupants traditionnels sont les personnes composant une communauté locale qui, en vertu de
droits coutumiers reconnus par l’Administration chargée des Domaines, occupe des parcelles de terre de
manière durable et paisible, sans détenir aucun titre foncier.
Art. 245. Les personnes qui pratiquent uniquement la cueillette des fruits, le ramassage de bois ou d’autres
activités similaires à l’intérieur des parcelles situées à l’intérieur du périmètre faisant l’objet d’un Permis minier
sans détenir un titre foncier ni faire partie du groupement des occupants traditionnels, sont des usufruitiers.
Art. 246. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 124 du Code minier, dans le cas où les parties
n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le montant de l’indemnité due par le titulaire de Permis minier, la plus
diligente d’entre elles soumet le litige au Maire de la Commune du ressort qui saisit l’autorité chargée des Mines
de la Province Autonome concernée. Cette dernière saisit de l’affaire le Comité Provincial des Mines concerné à
fin d’engager la procédure de règlement à l’amiable, avant tout recours à la justice.
SOUS-SECTION II
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
A L’INTERIEUR DU PERIMETRE COUVERT PAR LE PERMIS
Art. 247. Pour l’application des dispositions des articles 125 et 126 du Code minier, le Permis minier confère à
son titulaire le droit d’occuper le terrain à l’intérieur du périmètre qui fait l’objet du Permis minier afin d’y
effectuer les activités autorisées en vertu de son titre, sous réserve de la conclusion préalable d’un contrat de bail
avec les propriétaires privés des parcelles qui se trouvent à l’intérieur dudit périmètre.
Art. 248. Le droit d’occupation du périmètre par le titulaire comprend, outre le droit de réaliser les travaux de
recherche et/ou d’exploitation tels qu’autorisés en vertu du Permis minier, celui de réaliser pour les besoins
desdits travaux, les activités industrielles et travaux ci-après, conformément aux lois et règlements en vigueur :
- les ouvrages de secours y compris les puits et galeries destinés à faciliter l'aérage et
l'écoulement des eaux ;
Art. 249. Si le bois et l’eau se trouvant à l’intérieur du périmètre font partie du domaine privé de l’Etat ou de la
Province Autonome, le titulaire a le droit de couper le bois et d’utiliser l’eau se trouvant à l’intérieur du
périmètre et nécessaire à son activité minière, sous réserve de se conformer aux lois et règlements en vigueur.
Toutefois, s’il existe sur le terrain concerné des occupants traditionnels ou des usufruitiers organisés en
groupements, le titulaire de Permis minier ne peut ni couper le bois ni utiliser l’eau qu’avec leur autorisation
écrite.
Dans le cas où le bois et l’eau se trouvant à l’intérieur du périmètre font l’objet de droit de propriété ou
d’usufruit privés, le titulaire ne peut couper le bois ou utiliser l’eau qu’avec l’autorisation écrite du propriétaire,
de l’usufruitier ou du titulaire de droits fonciers sur le terrain où existent ces ressources.
Art. 250. Sous réserve d’indemniser le propriétaire, le cas échéant, le titulaire de Permis « E » ou de Permis
« PRE » a le droit d’utiliser, pour les besoins de son exploitation minière ainsi que des activités industrielles et
travaux énumérées à l’article 248 ci-dessus, les substances de carrières qui doivent être extraites dans le cadre de
ses opérations d’exploitation à l’intérieur du périmètre.
Art. 251. Le titulaire informe les propriétaires privés, les occupants traditionnels ou les usufruitiers concernés,
ou leurs représentants respectifs, de son droit d’occuper les parcelles couvertes par son Permis minier.
Dans le cas où les propriétaires des parcelles couvertes le Permis minier existeraient mais que leur identité et/ou
leur adresse ne seraient pas connues, son titulaire, en collaboration avec le Maire de la Commune du ressort,
procède à une recherche diligente pour les identifier et les retrouver selon la procédure exposée à la Section III
du présent Chapitre.
Art. 252. Pour l’application des dispositions de l’article 125 du Code minier, le titulaire de Permis minier qui
occupe le terrain à l’intérieur de son périmètre convient avec le propriétaire du sol des termes d’un contrat de
bail conformément aux dispositions de la Section IV du présent Chapitre. Le contrat de bail porte uniquement
sur les parcelles occupées ou exploitées.
Art. 253. En cas de refus du propriétaire de convenir des termes d’un contrat de bail, le titulaire du Permis
minier soumet le litige au Maire de la Commune du ressort, qui saisit de l’affaire le Comité Provincial des
Mines concerné à fin d’engager la procédure de règlement à l’amiable, avant tout recours à la justice.
Le cas échéant, la juridiction compétente ordonne aux parties de convenir des termes du contrat de bail type qui
est établi par arrêté du Ministre chargé des Mines.
SOUS-SECTION III
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
A L’EXTERIEUR DU PERIMETRE COUVERT PAR LE PERMIS
Art. 254. Le titulaire de Permis minier doit demander et obtenir l’autorisation des propriétaires du sol, des
occupants traditionnels ou des usufruitiers, pour pouvoir réaliser à l’extérieur de son périmètre et pour les
besoins exclusifs de son activité minière, les travaux suivants :
S’il y a lieu, la procédure officielle de recherche visée à la Section III ci-dessous est mise en œuvre par le Maire
de la Commune du ressort, à la demande du titulaire de Permis minier.
Art. 255. A défaut de l’autorisation du propriétaire, des occupants traditionnels ou de l’usufruitier et après avoir
eu recours sans succès à la procédure de règlement amiable devant le Comité Provincial des Mines compétent,
le titulaire qui souhaite entreprendre les travaux énoncés à l’article précédent, peut demander au Ministère
chargé des Mines conformément aux lois et règlements en vigueur, de procéder à la déclaration d’utilité
publique des travaux envisagés. Le cas échéant, il peut demander au Ministère chargé des Mines d’engager la
procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique à l’encontre du propriétaire, conformément aux
dispositions de l’ordonnance n° 62-023 du 19 Septembre 1962 ou des dispositions légales ultérieures qui traitent
du même sujet.
Art. 256. Pour l’application des dispositions des articles 126, dernier alinéa, et 128 du Coder minier, le titulaire
de Permis minier adresse au Ministre chargé des Mines sa demande de déclaration d’utilité publique des travaux
qu’il envisage de réaliser, et de faire procéder conformément aux lois et règlements en vigueur, à l’expropriation
pour cause d’utilité publique.
Il joint à sa demande les documents établissant les objectifs et les plans desdits travaux.
Art. 257. Dans le cas où le titulaire réaliserait les travaux énoncés ci-dessus avant d’avoir eu recours à la
procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique, il encourt, par la suite, le risque d’avoir à démolir les
constructions réalisées et d’avoir à indemniser le propriétaire, si les travaux entrepris ne sont pas déclarés
d’utilité publique.
Art. 258. Le titulaire de Permis minier ne peut utiliser l’eau ni couper le bois qui se trouvent à l’extérieur de son
périmètre, sans avoir conclu un contrat avec les propriétaires des parcelles concernées ou sans avoir respecté les
dispositions légales et réglementaires en ces matières, selon le cas.
SECTION II
DES DROITS ET OBLIGATIONS DU PROPRIETAIRES
DU SOL, DES OCCUPANTS TRADITIONNELS ET DES
USUFRUITIERS
SOUS-SECTION I
DES DROITS ET OBLIGATIONS DU PROPRIETAIRE
DU SOL
Art. 259. En application des dispositions de l’article 125, alinéa 2 du Code minier, le propriétaire du sol peut
exercer à l’encontre du titulaire qui occupe sa propriété sans avoir conclu avec lui un contrat de bail, son droit de
l’évincer, sous réserve de rembourser les dépenses qu’il a déjà engagées et qui sont rendues inutiles du fait de
son éviction, auxquelles est ajoutée, s’il y a lieu, une juste compensation pour les avantages qu’il aurait pu en
tirer.
Le cas échéant, les dispositions de l’article 253 ci-dessus s’appliquent aux parties en application des dispositions
des articles 125, alinéa 2 et 129 du Code minier.
Art. 260. Le propriétaire du terrain qui se trouve à l’intérieur d’un périmètre minier, a le droit d’être indemnisé
pour l’utilisation du sol par le titulaire du Permis minier, à condition d’avoir conclu avec ce dernier un contrat
de bail. Le propriétaire du sol doit négocier de bonne foi avec le titulaire du Permis minier concerné pour la
conclusion du contrat.
Art. 261. Le propriétaire du sol doit se manifester dans les meilleurs délais, dès qu’il a connaissance de la
procédure officielle de recherche dont il fait l’objet.
Après épuisement de ladite procédure et dans le cas où le propriétaire du sol ne se serait pas manifesté, il perd
définitivement son droit à évincer le titulaire de Permis minier, ainsi que son droit à compensation pour
l’utilisation du terrain pendant la période écoulée.
Dans le cas où le propriétaire du sol se manifesterait au-delà du délai de quatre (4) mois fixé à l’article 273 ci-
dessous, il conserve son droit à conclure, pour le futur, un contrat de bail avec le titulaire de Permis minier.
SOUS-SECTION II
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES OCCUPANTS
TRADITIONNELS
Art. 262. Les occupants traditionnels ont en vertu du droit coutumier, des droits et des obligations du fait de
l’occupation et de l’utilisation coutumières des parcelles.
Ils ont, dans leurs rapports avec le titulaire de Permis minier le droit et l’obligation de conclure un contrat avec
le titulaire. Ils ont en outre le droit d’être indemnisé par ce dernier pour les dommages subis du fait de son
activité. Toutefois, ils n’ont pas le droit d’évincer le titulaire qui a conclu un contrat de bail avec l’autorité
chargée de gérer le domaine privé de l’Etat ou de la Province Autonome.
Art. 263. S’il y a lieu, l’identification de chaque occupant traditionnel est faite par le Maire de la Commune du
ressort, à la demande du titulaire de Permis minier.
Art. 264. Le cas échéant, toutes les personnes possédant le statut d’occupant traditionnel doivent se manifester
lors de la procédure d’identification dans le délai précisé, et apporter la preuve des droits invoqués. A défaut de
se présenter, ils perdent, pour le temps déjà écoulé, leurs droits à compensation pour l’utilisation du terrain par
le titulaire de Permis minier.
Art. 265. Pour l’application des dispositions des articles 125 à 129 du Code minier, tous les occupants
traditionnels des parcelles situées à l’intérieur du périmètre qui fait l’objet d’un Permis minier, doivent se
constituer en un groupement similaire à celui qui est organisé par la loi n° 96-025 du 30 Septembre 1996
relative à la gestion locale des ressources naturelles renouvelables, et désigner leurs représentants qui vont
traiter avec le titulaire dudit Permis.
Le groupement ainsi constitué, sous l’égide du Maire de la Commune du ressort, doit conclure avec le titulaire
de Permis minier un contrat écrit sur leurs droits et obligations respectifs. Ledit contrat doit comporter la
mention écrite de l’intervention du Maire de la Commune du ressort, sous peine de nullité.
Art. 266. Le groupement des occupants traditionnels des parcelles qui se trouvent à l’intérieur d’un périmètre
minier, a le droit d’être indemnisé pour l’utilisation du sol par le titulaire du Permis minier, à condition d’avoir
conclu avec ce dernier un contrat. Le groupement doit négocier de bonne foi avec le titulaire du Permis minier
concerné pour la conclusion dudit contrat.
Dans le cas où les parties n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur les termes du contrat, le titulaire de Permis
minier a le droit d’agir en justice conformément aux dispositions de l’article 246 ci-dessus. Le cas échéant, la
juridiction compétente ordonne de convenir des termes du contrat type qui est établi par arrêté du Ministre
chargé des Mines.
SOUS-SECTION III
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES USUFRUITIERS
Art. 267. Les usufruitiers doivent se constituer en groupement et désigner leurs représentants qui vont traiter
avec le titulaire du Permis minier pour pouvoir prétendre à toute indemnisation.
Art. 268. S’il y a lieu, l’identification de chaque usufruitier est faite par le Maire de la Commune du ressort, à la
demande du titulaire de Permis minier.
Art. 269. Le cas échéant, toutes les personnes possédant le statut d’usufruitier doivent se manifester lors de la
procédure d’identification dans le délai précisé, et apporter la preuve du droit invoqué. A défaut de se présenter,
ils perdent, pour le temps déjà écoulé, leur droit à compensation pour l’utilisation du terrain par le titulaire de
Permis minier.
Art. 270. Le groupement des usufruitiers, a le droit d’être indemnisé pour leur éviction des parcelles occupées
par les installations ou les travaux du titulaire de Permis minier, à condition d’avoir conclu avec ce dernier un
contrat. Pour la conclusion du contrat, le groupement doit négocier de bonne foi avec le titulaire du Permis
minier concerné.
Dans le cas où les parties n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur les termes du contrat, le titulaire de Permis
minier a le droit d’agir en justice conformément aux dispositions de l’article 246 ci-dessus. Le cas échéant, la
juridiction compétente ordonne de convenir des termes du contrat type qui est établi par arrêté du Ministre
chargé des Mines.
SECTION III
DE LA PROCEDURE DE RECHERCHE ET
D'IDENTIFICATION DES PROPRIETAIRES DU SOL,
DES OCCUPANTS TRADITIONNELS ET DES
USUFRUITIERS
Art. 271. Le titulaire de Permis minier commence par effectuer une recherche diligente pour identifier les
propriétaires du sol, les occupants traditionnels et les usufruitiers ayant des droits sur les parcelles situées à
l’intérieur du périmètre objet de son Permis, afin de les informer de ses droits et obtenir les autorisations
nécessaires.
Art. 272. Si, après trente (30) jours d’investigation, le titulaire n’est pas parvenu à identifier tous les titulaires de
droits portant sur les parcelles couvertes par son Permis minier, il doit présenter les conclusions de sa recherche
au Maire de la Commune du ressort et solliciter ladite Autorité d’engager une procédure de recherche aux fins
d’identification des propriétaires du sol, des occupants traditionnels et des usufruitiers.
Le cas échéant, le titulaire de Permis minier doit payer à l’Autorité locale compétente, pour la publication de
l’avis de recherche des titulaires de droits, ainsi que pour couvrir le coût des procédures administratives
connexes, un droit dont le montant sera fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Après avoir sollicité auprès du Maire le lancement de la procédure de recherche, le titulaire est autorisé à
commencer ses travaux.
Art. 273. Le Maire de la Commune du ressort qui est saisi de l’affaire par le titulaire de Permis minier, lance la
procédure officielle d’identification et de recherche comportant notamment, outre toutes actions légales ou
réglementaires applicables, les étapes suivantes :
La durée de cette procédure officielle de recherche ne doit pas dépasser quatre (4) mois, du début jusqu’à la
transmission finale du dossier.
Art. 274. Le cas échéant, toute personne qui prétend avoir des droits de propriété sur les parcelles situées à
l’intérieur du périmètre objet du Permis minier, doit se manifester durant la procédure de recherche et apporter
la preuve des droits invoqués. A défaut de se présenter, ils perdent définitivement leur droit d’éviction et, pour le
temps déjà écoulé, leur droit à compensation pour l’utilisation du terrain par le titulaire de Permis minier.
Art. 275. Dans un délai de dix (10) jours après la date de paiement du droit visé à l’article 272 ci-dessus, le
Maire de la Commune du ressort doit procéder à la publication de l’avis de recherche et informer tous les chefs
et responsables des villages de sa circonscription de la procédure de recherche.
Art. 276. Afin de réaliser une information adéquate du public, l’avis de recherche doit contenir les éléments
suivants:
- l’indication de la durée de la procédure de recherche qui ne doit pas dépasser quarante-cinq (45) jours ;
- la localisation du périmètre ;
- l’identité des propriétaires du sol, des occupants traditionnels et des usufruitiers fonciers déjà identifiés qui
ont des droits sur les parcelles couvertes par le Permis minier ;
- l’énumération des preuves à fournir par les personnes se prétendant titulaires de droits sur les parcelles
concernées, ainsi que l’indication du lieu où celles-ci doivent être déposées.
- être affiché au bureau de la Commune du ressort ainsi qu’aux bureaux chargés des Domaines ;
- être publié par insertion dans des journaux d’envergure nationale et, le cas échéant, dans le journal local ;
- être communiqué à tous les chefs et responsables des villages à l’intérieur de la circonscription de la
Commune.
- et être communiqué à tous services de l’Administration concernés ;
b) En ce qui concerne les occupants traditionnels et les usufruitiers :
Art. 278. Pendant la période de recherche, le Maire de la Commune doit élaborer un constat
individuel pour toutes les personnes se réclamant d’un droit sur les parcelles concernées, au fur et à
mesure qu’elles se présentent. Ce constat comprend les éléments suivants :
Art. 279. Dans un délai de cinq (5) jours ouvrables après la clôture de la procédure de recherche, le Maire de la
Commune doit dresser la liste provisoire des propriétaires du sol, des occupants traditionnels et des usufruitiers,
qu’il affiche dans ses bureaux et publie une fois par semaine pendant trois (3) semaines consécutives dans un
journal de grande circulation dans la commune.
Art. 280. Le Maire de la Commune du ressort envoie dans les plus brefs délais une copie de cette liste
provisoire au titulaire de Permis minier et aux chefs respectifs des villages de sa circonscription.
Art. 281. A partir de la dernière publication de la liste provisoire visée à l’article précédent, les personnes qui ne
figurent pas sur la liste, et qui souhaitent opposer un droit sur les parcelles situées à l’intérieur du périmètre
minier concerné, doivent se manifester auprès du Maire de la Commune du ressort et présenter les documents et
autres preuves à l’appui de leurs prétentions, dans un délai de trente (30) jours. Le Maire élabore un constat
individuel pour chaque personne se réclamant d’un droit sur les parcelles concernées.
Art. 282. A l’issu de ce délai de trente (30) jours, le Maire de la Commune du ressort doit dresser la liste finale
des propriétaires, usufruitiers et titulaires de droits fonciers identifiés qu’elle affiche dans ses bureaux, notifie
aux chefs de village du ressort, et publie une fois dans un journal de grande circulation dans la commune.
Art. 283. Dans un délai de cinq (5) jours après la publication de la liste finale, l’Autorité compétente de la
Collectivité Territoriale Décentralisée du ressort adresse au titulaire de Permis minier, à la Direction Provinciale
du Ministère chargé des Mines ainsi qu’au bureau central de l’Administration chargée des Domaines, les
documents suivants:
- une copie du constat individuel établi pour chaque personne qui a réclamé la reconnaissance d’un droit sur
les parcelles situées à l’intérieur du périmètre minier concerné, et
Art. 284. Après la publication de la liste finale, il est présumé que la personne dont le nom et le droit qu’elle
prétend posséder ne figurent pas sur la liste finale, n’est ni un propriétaire foncier, ni un occupant traditionnel, ni
un usufruitier des terrains qui ont fait l’objet de la procédure de recherche.
Art. 285. La personne dont le nom et le droit n’apparaissent pas sur la liste finale et qui veut faire reconnaître
ultérieurement son droit, devra prouver l’existence de son droit et démontrer que, malgré sa diligence, le Maire
de la Commune du ressort ne l’a pas inscrite sur la liste finale. Dans ce cas, il aura droit à indemnisation pour le
préjudice subi au détriment de son droit ; cette indemnisation est due à partir de la date à laquelle la preuve de
son droit est acceptée. En tout état de cause, il n’aura aucun droit à évincer le titulaire de Permis minier.
Art. 286. Le fait d’être compris dans la liste finale évite la perte du droit d’éviction et du droit à compensation,
mais ne prouve pas la validité des droits affirmés par les déclarants.
SECTION IV
DU CONTRAT DE BAIL ENTRE PROPRIETAIRE DU
SOL ET TITULAIRE DE PERMIS MINIER
Art. 287. Le contrat de bail qui régit en particulier les droits et obligations des parties, est librement négocié
entre le titulaire et le propriétaire du sol, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Art. 288. Le Ministre chargé des Mines, après avis du Comité National des Mines, établit par arrêté un modèle
de contrat de bail type pour les titulaires de Permis miniers.
En outre, le Ministre chargé des Mines, après avis du Comité National des Mines, établit par arrêté les modèles
respectifs de contrats types pour les occupants traditionnels et pour les usufruitiers.
Art. 289. Les parties peuvent convenir dans le contrat de bail et dans les contrats passés avec les occupants
traditionnels ou avec les usufruitiers le paiement anticipé par le titulaire de l’indemnité visée à l’article 129 du
Code Minier, qui est distinct du droit de bail ou du droit de contrat selon le cas, payé par le titulaire de Permis
minier à son cocontractant.
Art. 290. Le titulaire de Permis minier doit faire viser par le Maire de la Commune du ressort le contrat de bail
qu’il a conclu avec les différents ayants droits sur les parcelles situées à l’intérieur du périmètre couvert par son
Permis.
En outre, le contrat de bail doit être enregistré au bureau de l’Enregistrement et des Timbres territorialement
compétent.
Le contrat de bail doit enfin être enregistré auprès du bureau provincial Cadastre Minier concerné.
Les visa et enregistrements ci-dessus doivent être demandés dans les meilleurs délais par le titulaire de Permis
minier.
SECTION V
DES DEMANDES D'AUTORISATIONS FAITES PAR
LES TITULAIRES DE PERMIS MINIERS AUPRES DES
PROPRIETAIRES DU SOL, DES OCCUPANTS
TRADITIONNELS OU DES USUFRUITIERS
Art. 291. En l’absence de clauses y afférentes dans les contrats passés par le titulaire de Permis minier avec les
propriétaires du sol, les occupants traditionnels ou les usufruitiers, les dispositions de la présente Section sont
applicables.
Art. 292. Pour l’application des dispositions de l’article 126, alinéa 3, 1° du Code minier, la demande écrite
d’autorisation de couper du bois à l’intérieur du périmètre, qui est faite par le titulaire de Permis minier doit
comporter les éléments suivants:
- la quantité, et
- la compensation offerte.
Art. 293. Pour l’application des dispositions des articles 33 et 37 du Code minier, la demande écrite
d’autorisation d’utiliser les eaux qui se trouvent à l’intérieur du périmètre, est adressée par le titulaire de Permis
minier à l’Autorité locale chargée de l’Eau ou au propriétaire du sol, à l’occupant traditionnel ou à l’usufruitier,
selon que l’eau en question fait partie d’une propriété publique ou d’une propriété domaniale. La demande doit
comporter les éléments suivants :
- la quantité, et
Art. 294. Pour l’application des articles 126 et 127 du Code minier, la demande écrite d’autorisation de réaliser
les travaux nécessaires à l’activité minière à l’extérieur du périmètre minier, qui est faite le titulaire de Permis
minier doit comporter les éléments suivants:
- leur envergure,
- la compensation offerte.
Art. 295. Dans les meilleurs délais, le titulaire de Permis minier doit faire enregistrer les autorisations visées
aux articles 292, 293 et 294 précédents auprès du Maire de la Commune du ressort, ainsi qu’auprès du bureau
provincial du Cadastre Minier concerné.
SECTION VI
DE LA PROCEDURE D'INDEMNISATION DES PROPRIETAIRES DU SOL,
DES OCCUPANTS TRADITIONNELS ET DES USUFRUITIERS
Art. 296. Pour l’application des dispositions de l’article 129 du Code minier, le propriétaire du sol, l’occupant
traditionnel ou l’usufruitier qui s’estime lésé doit envoyer au titulaire de Permis minier par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception, sa demande d’indemnisation, si celle-ci ne fait pas l’objet d’un contrat avec
le titulaire de Permis minier.
Art. 298. Dans un délai de quinze (15) jours après la réception de la lettre recommandée, le titulaire de Permis
minier doit signifier par lettre recommandée avec demande d’avis de réception envoyée au titulaire des droits sa
décision de l’indemniser selon son estimation du préjudice et sa décision de payer la compensation estimée, ou
sa décision de refus de l’estimation proposée, assortie de sa contre-proposition.
Art. 299. Après un délai de dix (10) jours à compter de la date de réception de la lettre recommandée envoyée
par le titulaire de Permis minier, le titulaire des droits qui n’a pas encore reçu le paiement de l’indemnité ou qui
refuse la contre-proposition d’indemnisation, doit saisir le Maire de la Commune du ressort ou l’Autorité
chargée des Mines de la Province Autonome concernée en vue d’une procédure de règlement amiable avant tout
recours à la justice.
CHAPITRE II
DES RELATIONS ENTRE LES TITULAIRES DE
PERMIS MINIERS
Art. 300. En application des dispositions des articles 131 et 132 du Code minier, et après constat établi par un
agent assermenté du service chargé de l’Inspection Minière faisant état de la nécessité d’effectuer des travaux
d’aération, d’écoulement des eaux, d’assèchement, d’installation de voies de secours pour le bénéfice d’une
mine voisine ou de construction d’un investison, le Ministre chargé des Mines, s’il s’agit du titulaire de Permis
« R » ou de Permis « E », ou l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, s’il s’agit du
titulaire d’un Permis « PRE », envoie au titulaire concerné une lettre de mise en demeure d’exécuter les travaux
nécessaires.
Art. 301. La lettre de mise en demeure doit contenir les informations suivantes :
- les références du constat établi par l’agent assermenté du service chargé de l’Inspection Minière,
- l’injonction d’avoir commencé l’exécution desdits travaux dans le délai de trois (3) mois après la réception
de la lettre et
- l’indication que le service chargé de l’Inspection Minière procédera en tant que de besoin à des contrôles et
que ledit service fera constater par ses agents la fin des travaux après une période estimée en fonction de
leur complexité.
Art. 302. Les agents du service chargé de l’Inspection Minière procède aux contrôles techniques nécessaires
avant d’établir le constat faisant état de leur acceptation ou non des travaux réalisés, qui sera transmise, selon le
cas, au Ministre chargé des Mines ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée.
Dans le cas où les travaux ne seraient pas acceptables, une deuxième lettre de mise en demeure de s’exécuter
dans un délai fixé sur la recommandation du service chargé de l’Inspection Minière et contenant les autres
informations visées à l’article précédent, est envoyée au titulaire de Permis minier concerné.
Art. 303. Le retard dans l’exécution par le titulaire de Permis minier des travaux requis est passible des mêmes
sanctions édictées par l’article 177 du Code minier pour les titulaires dont les travaux empiètent sur les zones
d’interdiction.
Art. 304. Pour l’application des dispositions de l’article 131 du Code minier, le titulaire de Permis minier dont
les travaux d’exploitation d’une mine ont causé un préjudice à un autre exploitant d’une mine voisine, doit faire
l’objet, dans les meilleurs délais, de déclaration circonstanciée faite par celui qui est à l’origine du préjudice, et
indiquant le règlement du différend, sans préjudice des dispositions légales sur la Théorie Générale de s
Obligations.
CHAPITRE III
DE LA RESOLUTION DES CONFLITS ENTRE
TITULAIRES DE PERMIS MINIERS ET
PROPRIETAIRES DU SOL
OU ENTRE TITULAIRES DE PERMIS MINIERS
Art. 305. En cas de conflits entre le titulaire de Permis minier et les propriétaires du sol ou entre les titulaires de
Permis minier, la partie souhaitant recourir à la procédure de règlement amiable doit saisir le Maire de la
Commune du ressort ou l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée, en vue d’engager
une procédure de règlement amiable.
Art. 306. La partie souhaitant recourir à la procédure de règlement amiable doit envoyer au Maire de la
Commune du ressort ou à l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome concernée une lettre
recommandée avec demande d’avis de réception donnant les informations suivantes :
Art. 307. Le Maire de la Commune du ressort ou l’Autorité chargée des Mines de la Province Autonome
concernée qui a reçu la lettre recommandée, doit saisir le Comité Provincial des Mines concerné et lui envoyer
dans les plus brefs délais tous les éléments du dossier litigieux.
Art. 308. Conformément aux dispositions du décret n° 92-638 du 30 Juin 1992 portant création, organisation et
fonctionnement du Comité National des Mines ainsi que des Comités Provinciaux des Mines, le Comité
Provincial des Mines saisi procède à la convocation des parties par lettre recommandée avec demande d’avis de
réception.
La procédure de règlement amiable devant le Comité Provincial des Mines est définie dans le décret visé à
l’alinéa précédent.
Art. 309. Les termes et conditions d’un règlement amiable conclu sont obligatoires pour les parties en cause.
Art. 310. A défaut de règlement amiable, et en dernier ressort, les parties peuvent saisir le tribunal judiciaire
compétent pour statuer.
TITRE XII
DE LA DETENTION, DU TRANSPORT, DE
LA TRANSFORMATION ET DE LA
COMMERCIALISATION DES PRODUITS
DES MINES
CHAPITRE PREMIER
DES COLLECTIONS PERSONNELLES
Art. 311. En application des dispositions de l’article 133 du Code minier, la procédure et le modèle de la
demande d’autorisation de sortie du territoire des collections personnelles sont définies par arrêté du Ministère
chargé des Mines, qui fixe le délai de réponse de l’Administration minière à la demande de l’intéressé.
Art. 312. Dans le cas où le propriétaire d’une collection personnelle désire vendre tout ou partie de sa
collection, il doit au préalable en faire la déclaration auprès de la Direction Provinciale du Ministère chargé des
Mines concernée, qui l’informe de la procédure à suivre.
Cette procédure est établie par arrêté du Ministre chargé des Mines.
CHAPITRE II
DU TRANSPORT
Art. 313. En application de dispositions de l’article 134 du Code minier, la circulation à l’intérieur du Territoire
National de toute substance minière destinée à l’usage personnel et sans caractère commercial est libre.
Les substances minières brutes ainsi que celles ayant fait l’objet de transformation et manifestement détenues ou
transportées à des fins commerciales ne peuvent circuler à l’intérieur du Territoire National qu’accompagnées
de Laissez-Passer réglementaires.
- Laissez-Passer modèle I, pour les substances minières extraites et expédiées ou vendues par les exploitants
titulaires de Permis miniers en vigueur ;
- Laissez-Passer modèle I-bis, pour les substances minières extraites dans le cadre de la recherche et
destinées aux analyses, aux échantillonnages, à la recherche de débouchés ou aux essais industriels ;
- Laissez-Passer modèle II, pour les substances minières travaillées ou transformées, à leur sortie des ateliers
ou des usines ;
- Laissez-Passer modèle III, pour les substances minières mises en circulation par les commerçants patentés ;
- Laissez-Passer modèle IV, délivré par les services compétents de l’Administration minière pour les
collections personnelles vendues qui sont vendues par leur propriétaire ;
- Laissez-Passer modèle spécial, délivré par le Maire de la Commune concernée pour les produits de la
prospection libre.
Le Laissez-Passer modèle I ainsi que le Laissez-Passer modèle I-bis doivent être visés par le Maire de la
Commune du lieu d’extraction des substances minières.
Art. 315. Les modèles respectifs des catégories de Laissez-Passer sont définis par arrêté du Ministre chargé des
Mines.
Tout Laissez-Passer doit porter à peine de nullité, les indications réglementaires, les déplacements successifs, les
mentions des ventes ou cessions et l’indication de la nature des substances mises en circulation.
Art. 316. La détention des substances minières autres que celles faisant partie des collections personnelles, doit
être justifiée par la possession d’un Laissez-Passer réglementaire correspondant.
Art. 317. En application des dispositions de l’article 34 et 135 du Code minier, la fixation des quantités par
catégorie de substances minières extraites dans le cadre de la recherche et autorisées à l’exportation à des fins
d’analyses, d’échantillonnages, de recherche de débouchés ou d’essais industriels, sera définie par arrêté du
Ministre chargé des Mines.
Art. 318. En application des dispositions de l’article 135 du Code minier, la quantité par catégorie de substances
minières autorisée à l’exportation à des fins non commerciales, tels que les achats faits par les touristes, les
bijoux de famille, les cadeaux faits à des personnes résidant à l’étranger et les collections personnelles, est fixée
par arrêté du Ministre chargé des Mines.
CHAPITRE III
DE LA TRANSFORMATION
Art. 319. Pour l’application des dispositions de l’article 140 du Code minier, la procédure de déclaration
d’ouverture d’établissements ou parties d’établissements est la suivante :
Art. 320. Au cours de la visite des lieux, les techniciens vérifient la conformité des installations aux lois et
règlements vigueur, notamment ceux relatifs :
- aux normes techniques à respecter lors du traitement ou de la transformation des substances minières ;
- à la santé, à l’hygiène et à la sécurité des travailleurs ;
- à la santé publique en général ;
- à la protection de l’environnement contre la pollution industrielle.
Art. 321. La notification de la décision de l’administration doit intervenir dans les quinze (15) jours suivant la
clôture du procès-verbal de visite.
La décision de refus de l’ouverture de l’établissement ou partie de l’établissement doit être motivée. Elle doit
préciser les modifications de l’établissement ou la partie de l’établissement requises pour leur agrément.
La procédure décrite à l’article 319 ci-dessus s’applique à la déclaration d’ouverture d’établissement ou partie
d’établissement consécutive à une décision de refus.
Art. 322. Après sa mise en service, l’établissement ou la partie de l’établissement dont l’ouverture a reçu
l’agrément de l’Administration, est soumise aux inspections visées aux articles 239 à 242 du présent décret.
CHAPITRE IV
DE LA COMMERCIALISATION
Art. 323. En application des dispositions de l’article 147 du Code minier, toute personne physique ou morale
désirant exercer l’activité de collecteur des produits de mines, doit en déposer la déclaration écrite au bureau de
la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée. Cette déclaration doit comporter :
- les identité, qualité et adresse du déclarant ; la personne morale doit avoir son siège social à Madagascar ;
- l’indication de la nature des substances minières à collecter ;
- la ou les Commune(s) dans la circonscription de laquelle ou desquelles la collecte se déroulera.
Le préposé de l’Administration minière vérifie sur l’arrêté pris par le Ministre chargé des Mines concernant la
liste et la catégorisation des substances minières, la catégorie de rattachement de celles indiquées dans la
déclaration et délivre au déclarant une attestation de déclaration sur laquelle doit figurer les identité, qualité et
adresse de celui-ci, la catégorie des substances à collecter et l’indication de la ou des Communes dans la
circonscription de laquelle ou desquelles la collecte se déroulera.
Art. 324. La délivrance de l’attestation de déclaration doit intervenir dans les vingt-quatre (24) heures suivant le
dépôt du dossier, par la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée.
Elle doit être signée par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concerné.
L’attestation de déclaration doit accompagner la demande faite par le déclarant auprès du Ministère chargé des
Finances, à fin d’exercer la profession de collecteur de produits des mines.
Art. 325. En application des dispositions de l’article 147 du Code minier, les registres et documents que doit
tenir le collecteur de produits de mines sont ceux visés à l’article 221, paragraphe d, du présent décret, outre
ceux qui sont requis par l’Administration fiscale.
Le registre des Laissez-Passer modèle III ainsi que le registre des entrées et sorties doivent être cotés et paraphés
par la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines.
a) En entrée : la date de l’opération, la nature, le tonnage et la valeur des lots collectés, leur origine, les
caractéristiques du produit ainsi que toutes autres indications utiles ; éventuellement, les opérations de
transformation ou de traitement physico-chimique ou tout autre procédé de traitement ;
b) En sortie : les mêmes indications qu’en entrée relatives aux lots expédiés ou vendus, ainsi que celles
relatives aux destinataires ou aux acheteurs.
Art. 326. En application des dispositions de l’article 150 du Code minier, les pierres précieuses, les pierres fines
ainsi que les métaux précieux destinés à l’exportation, doivent passer par le contrôle de qualité qui est effectué
par le Laboratoire chargé des analyses minières, avant leur expédition. Ces derniers délivrent au déclarant une
attestation d’analyse de qualité, sur présentation de la quittance attestant du paiement des frais d’analyse, dont le
tarif est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
Tant qu’il n’existera pas de Laboratoires opérationnels au niveau des Provinces Autonomes et que les
compétences requises ne seront pas disponibles sur place, des tournées peuvent être organisées périodiquement
par le Laboratoire National des Mines jusqu’aux chefs-lieux des Provinces Autonomes. Le cas échéant, les
opérateurs miniers travaillant dans la circonscription de la Province Autonome doivent être avertis suffisamment
à l’avance par le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines concernés. Toutefois, en raison de
l’impossibilité de transporter à chaque tournée certains gros matériels d’analyse, les variétés de pierres qui
peuvent être analysées à cette occasion seront nécessairement limitées.
Art. 327. La déclaration d’exportation en quantité importante de produits de mines destinés à l’industrie et des
produits de mines transformés par les industries locales, est à déposer au bureau de la Direction Provinciale du
Ministère chargée des Mines concernée. Le contrôle de conformité, dans ce cas, est effectué sur des échantillons
desdits produits qui sont à déposer contre récépissé avec la déclaration d’exportation, au bureau de la Direction
Provinciale du Ministère chargé des Mines concernée.
- La déclaration souscrite,
- Les catégories et les quantités d’échantillons déposés et
- Les Laissez-Passer réglementaires dûment remplis et correspondant à la totalité des produits à exporter.
Le certificat de conformité est délivré au bureau de la Direction Provinciale du Ministère chargé des Mines où le
dossier de déclaration a été déposé, sur présentation de la quittance attestant du paiement du droit dont le
montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des Mines.
La délivrance du certificat de conformité doit intervenir dans les quarante-huit (48) heures suivant le dépôt du
dossier de déclaration.
Pour l’application des dispositions de l’article 150 du Code minier et ce, jusqu’à l’homologation internationale
des analyses effectuées par les laboratoires d’analyses minières nationaux, on entend par certificat de
conformité, l’acte attestant de la conformité des produits exportés à la déclaration souscrite par l’exportateur.
Art. 328. En application des dispositions de l’article 152 du Code minier, tout établissement ou artisan se livrant
au commerce des pierres fines ou précieuses naturelles, synthétiques, d’imitation, composées ou traitées, doivent
afficher dans le local de vente, de manière bien visible, la nature des pierres qui y sont vendues.
Art. 329. Toute déclaration d’exportation ou d’importation des pierres fines et précieuses doit comporter les
précisions suivantes : toute pierre et tout bijou serti de pierre doivent être accompagnés d’une notice spécifiant
la nature exacte, les dimensions et la forme de la pierre, ainsi que le ou les traitement(s) que la pierre a subi.
Toute omission des termes « synthétiques », « d’imitation », « composée » ou « traitée » peut être retenue
comme une fraude.
Art. 330. Le poinçonnage obligatoire des bijoux en or ou en argent est effectué par le Laboratoire chargé des
analyses minières ou, au niveau des Provinces, par l’agent assermenté de la Direction Provinciale du Ministère
chargé des Mines.
TITRE XIII
DE LA GARANTIE DE STABILITE DES
INVESTISSEMENTS MINIERS
CHAPITRE PREMIER
DES GENERALITES
Art. 331. La garantie de stabilité prévue à l’article 154 du Code minier prend effet à la date de la déclaration de
l’option par le titulaire. La date de la déclaration de l’option est établie conformément aux dispositions du
Chapitre III ci-dessous.
Toutefois, la garantie de stabilité est accordée contre l’engagement du titulaire à respecter le plan
d’investissement auquel il souscrit, conformément aux dispositions du Chapitre III de ce titre.
Art. 332. Conformément aux dispositions de l’article 159, dernier alinéa du Code minier, les montants visés aux
articles 157 et 159 du même Code seront actualisés périodiquement par le Ministre chargé des Mines par
indexation sur la valeur du droit de tirage spécial (DTS) du Fonds Monétaire International.
Au mois de Janvier de chaque année, un arrêté du Ministre chargé des Mines fixe la valeur, pour l’année en
cours, des montants visés ci-dessus après réajustement en fonction de celle du DTS à la date du 1er Novembre de
l’année précédente, conformément à la procédure exposée à l’article 66 du présent décret..
CHAPITRE II
DES AVANTAGES ACCORDES SOUS LE REGIME DE STABILITE
SECTION PREMIERE
DU REGIME JURIDIQUE
Art. 333. En ce qui concerne le régime juridique, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier
s’applique notamment :
- à l’existence et au statut du titulaire, aux droits dont il jouit ainsi qu’aux droits dont
jouissent ses actionnaires ;
- aux dispositions du Code Minier et de ses textes d’application régissant les Permis
miniers du titulaire (sans pour autant compromettre le pouvoir de l’Etat à appliquer aux
opérations du titulaire des mesures d’ordre public prises ultérieurement) ;
- au droit de faire circuler et commercialiser les produits autorisés par les Permis miniers
du titulaire.
SECTION II
DES REGIMES FISCAL ET DOUANIER
Art. 334. En ce qui concerne le régime fiscal, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier
s’applique notamment aux dispositions fiscales et parafiscales dudit Code (y compris la redevance minière et les
frais d’administration minière annuels par carré), à l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS) et à toute autre
charge fiscale imposée par la législation ou la réglementation de l’Etat Malagasy à ses actionnaires, ainsi qu’à
ses actifs, passifs, biens, produits, opérations et activités de quelque nature que ce soit en relation avec l’activité
minière.
Art. 335. La garantie de stabilité du régime fiscal assure notamment au titulaire l’application des règles
suivantes pour le calcul de l’assiette de l’Impôt sur le Bénéfice des Sociétés :
- le droit d’importer les biens et équipements qu’il juge nécessaires dans le cadre de son plan
d’investissement, dans les conditions et modalités prévues par la législation et la réglementation
en vigueur à la date de la déclaration d’option, y compris le droit de bénéficier du régime de
l’admission temporaire en suspension de tous droits douaniers pour tous les matériels,
équipements et outillages devant être utilisés temporairement, dans le cadre du projet envisagé
par le plan d’investissement approuvé, et destinés à être réexportés ;
- le droit d’exporter les produits autorisés par ses Permis miniers, sous réserve de se conformer aux
formalités requises par la législation et la réglementation en vigueur à la date de la déclaration
d’option.
SECTION III
DU REGIME DES CHANGES
Art. 337. En matière de régime des changes, la garantie de stabilité visée à l’article 154 du Code minier assure à
l’investisseur, nonobstant toutes dispositions nouvelles qui seraient prises ultérieurement, notamment :
- la liberté de se faire ouvrir des comptes en devises auprès des banques commerciales locales
ou étrangères, conformément à la réglementation en vigueur à la date de la déclaration de l’option ;
CHAPITRE III
DE L'EXERCICE DE L'OPTION POUR LA
GARANTIE DE STABILITE
Art. 338. Pour bénéficier de la garantie de stabilité visée au Titre VIII du Code minier, le titulaire éligible
déclare choisir cette option.
Sont éligibles pour la garantie de stabilité les titulaires qui s’engagent à investir dans un projet de recherche
et/ou d’exploitation minière un montant équivalent ou supérieur au seuil de 2.500.000.000 FMG fixé à l’article
157 du code minier, valeur à la date de promulgation dudit Code, selon un plan d’investissement approuvé par le
Ministère chargé des Mines.
Art. 339. L’investissement prévu par l’article précédent peut s’effectuer notamment sous les formes suivantes :
- Par la remise des créances liquides régulièrement établies et comptabilisées par le créancier, à leur
valeur marchande.
Art. 340. La déclaration de l’option pour la garantie de stabilité se fait par simple lettre du titulaire adressée au
Ministre chargé des Mines et déposée au bureau de la Direction chargée des Mines du Ministère chargé des
Mines, accompagnée d’un plan d’investissement élaboré selon le modèle joint en annexe au présent décret.
Art. 341. La déclaration d’option sera inscrite dès sa réception par la Direction chargée des Mines du Ministère
chargé des Mines dans un registre établi à cet effet. Au moment de l’enregistrement, ladite Direction délivre au
titulaire un récépissé qui vaut preuve de la date de déclaration de l’option.
Art. 342. L’instruction du plan d’investissement par la Direction chargée des Mines du Ministère chargé des
Mines vise à confirmer que l’investissement atteindra bien le seuil requis de 2.500.000.000 FMG, afin de
justifier l’option du titulaire pour la garantie de stabilité. A cette fin, elle vérifie si :
Art. 343. A l’issue de l’étude, la Direction chargée des Mines du Ministère chargé des Mines transmet le dossier
de plan d’investissement, accompagné de son avis technique, au Ministre chargé des Mines pour la prise de
décision. La décision doit être prise dans un délai de trente (30) jours ouvrables suivant la réception du dossier
de déclaration d’option. Dans le cas où il y aurait eu demande d’informations complémentaires, ce délai est
prolongé de dix (10) jours.
La décision du Ministre concernant le plan d’investissement est constatée par arrêté qui est notifiée au titulaire
par courrier recommandé avec demande d’avis de réception.
La décision de refus motivée entraîne le rejet pur et simple du dossier de plan de financement soumis par le
titulaire.
Art. 344. L’arrêté portant agrément de l’option du titulaire pour la garantie de stabilité est communiquée au
bureau central du Cadastre Minier.
L’arrêté est notifié par le Ministre chargé des Mines à tous Ministères concernés.
Art. 345. La période de garantie de stabilité prévue à l’article 159 du Code minier commence à courir à compter
de la date de publication de l’arrêté du Ministre chargé des Mines portant approbation du plan d’investissement.
Art. 346. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 155 du Code minier, le titulaire qui a déclaré
choisir l’option de stabilité peut toutefois solliciter le bénéfice des mesures plus favorables qui interviendraient
postérieurement à la date de l’option. Pour en bénéficier, il lui suffit d’adresser au Ministre chargé des Mines
une lettre dans laquelle il précise les dispositions plus favorables qu’il souhaite être appliquées à son égard.
Cette lettre est à envoyer à la Direction chargée des Mines qui vérifie l’existence et l’applicabilité aux activités
minières des mesures invoquées, et, le cas échéant, élabore l’avenant à l’arrêté portant agrément de l’option du
titulaire pour la garantie de stabilité.
CHAPITRE IV
DES OBLIGATIONS DU TITULAIRE QUI A OPTE
POUR LA GARANTIE DE STABILITE
Art. 347. Le titulaire qui a opté pour la garantie de stabilité a l’obligation de respecter le plan d’investissement
approuvé par le Ministre chargé des Mines. C’est la condition exigée du titulaire pour le maintien de son droit
aux avantages de la stabilité des régimes juridique, fiscal, douanier et des changes exposée dans ce titre.
Art. 348. Le titulaire doit maintenir les documents et registres réglementaires afférents à son activité, fournir des
rapports et comptes rendus sur le programme d’investissement et se soumettre à l’inspection des lieux de son
projet conformément aux dispositions du présent décret en la matière.
Art. 349. Le titulaire qui a opté pour la garantie de stabilité doit communiquer annuellement à la Direction
Provinciale chargé des Mines du ressort ses états financiers ainsi que le rapport des commissaires aux comptes
agréés sur l’audit desdits états financiers, dans les trois (3) mois suivant la clôture de l’exercice.
Art. 350. Le Ministère chargé des Mines peut, à ses propres frais, faire entreprendre son propre audit des états
financiers du titulaire et exiger du titulaire toute documentation nécessaire à cet égard une fois tous les deux ans.
CHAPITRE V
DE L'ANNULATION DE LA GARANTIE DE
STABILITE
Art. 351. La garantie de stabilité dont bénéficie le titulaire qui a exercé l’option, peut être annulée dans les cas
suivants:
- En cas de manquement grave du titulaire dans la mise en oeuvre du projet d’investissement ; manquement
qui n’est pas remédié dans un délai de trente (30) jours après mise en demeure ;
- En cas de renonciation du titulaire à tous ses Permis miniers ou d’annulation de desdits Permis ;
- En cas de manquement grave du titulaire à ses obligations fiscales et douanières, non corrigé dans un délai
de trente (30) jours après mise en demeure ;
- En cas de contravention grave aux dispositions de la réglementation sur les changes applicable au titulaire,
non remédiée dans un délai de trente (30) jours après mise en demeure ;
- En cas de force majeure empêchant le titulaire d’honorer ses obligations, notamment de réaliser le plan
d’investissement approuvé, dans la mesure où cette situation dure pendant plus de trois (3) ans et qu’elle est
de nature à rendre impossible la mise en œuvre de l’investissement qui reste encore à réaliser ;
- En cas de force majeure empêchant le titulaire d’honorer toute autre obligation pendant plus de cinq (5) ans
;
- En cas de renonciation volontaire du titulaire, à tout moment, déclarée par écrit adressé au Ministre chargé
des Mines par lettre recommandée ; dans ce cas un préavis d’un (1) mois est requis.
Art. 352. Au sens du précédent article, on entend par « manquement grave du titulaire dans la mise en œuvre du
projet d’investissement » :
La force majeure invoquée par le titulaire comme moyen de défense est régie par les dispositions de l’article 360
ci-dessous.
- A pour effet de supprimer pour l’avenir les garanties et avantages conférés au titulaire par la garantie de
stabilité, ainsi que les obligations de l’Administration Minière : l’annulation ne peut avoir d’effet rétroactif ;
- N’aura pas d’effet sur les droits ou obligations du titulaire qui découlent de ses Permis miniers, de toute
autorisation environnementale, ou tout autre droit relevant du droit commun ;
- Ouvre pour le titulaire les voies de recours applicables : tout recours concernant l’annulation de la garantie
de stabilité doit être entrepris par le titulaire dans un délais de six (6) mois après la date de la décision
d’annulation prise par l’Administration Minière.
CHAPITRE VI
DU REGLEMENT DES DIFFERENDS
Art. 354. En application des dispositions de l’article 163 du Code minier, tout différend qui intervient au cours
de la durée de la garantie de stabilité entre le titulaire et l’Etat Malagasy doit être soumis à l’arbitrage, avant
toute autre voie de recours. Le cas échéant, les règles de l’arbitrage national en vigueur à Madagascar sont
appliquées.
La décision prise par les arbitres doit être présenté au tribunal judiciaire et recevoir l’exequatur, pour avoir force
exécutoire à l’intérieur du Territoire National.
Les parties au différend sont tenues de se soumettre à la décision arbitrale ayant reçu l’exequatur.
Art. 355. Le cas échéant, le titulaire peut saisir le Comité National des Mines en vue d’engager le recours
amiable visé à l’article 129 du présent décret.
TITRE XIV
DES INFRACTIONS ET DES
MANQUEMENTS AUX OBLIGATIONS
CHAPITRE PREMIER
DES INFRACTIONS MINIERES
Art. 356. Pour l’application des dispositions de l’article 170, 1°, du Code minier, on entend par prospection de
substances minérales, de substances de carrières ou de fossiles à l’intérieur des aires protégées, l’acte sciemment
commis en connaissance de cause, de fouilles dans le sol en vue d’en extraire des substances minérales, des
substances de carrières ou des fossiles.
CHAPITRE II
DES MANQUEMENTS AUX OBLIGATIONS ET
DES MESURES ADMINISTRATIVES
Art. 357. La mise en demeure faite au titulaire pour manquement à ses obligations, qui lui est adressée par lettre
recommandée avec demande d’avis de réception, doit comporter les éléments suivants:
Art. 358. Dans le cas où le titulaire use de son droit de réponse, l’Autorité compétente de l’Administration
minière doit l’informer par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, de sa décision d’accepter ou
non les arguments présentés. Cette information doit être faite dans un délai de dix (10) jours à compter de la
réception de la réponse du titulaire.
Dans le cas contraire, le titulaire doit régulariser sa situation conformément aux termes de la mise en demeure
initiale. Les mesures administratives applicables au manquement constaté sont alors applicables, si le titulaire
n’a pas commencé la régularisation dans le délai imparti.
Art. 359. Pour l’application des dispositions de l’article 173, alinéas premier et 2 du Code minier, la durée de la
suspension d’activité pour faute grave, décidée par le Ministre chargé des Mines ou son représentant, est
déterminée en fonction de la gravité du dommage résultant de la faute du titulaire et du temps nécessaire pour
corriger la situation à l’origine du dommage.
Art. 360. Pour l’application de l’article 180 du Code minier, le titulaire qui invoque la force majeure comme
moyen de défense pour excuser sa défaillance dans l’accomplissement de ses obligations, doit préciser dans ses
explications :
CHAPITRE III
DES TRANSACTIONS
Art. 361. En application des dispositions de l’article 208 du Code minier, le contrevenant qui désire bénéficier
de la transaction avant jugement, doit faire parvenir sa demande écrite au Ministre chargé des Mines dans le
délai de quinze (15) jours à partir de la date du procès-verbal de constatation de l’infraction.
Dans le cas de transaction après jugement définitif, le délai pour faire la demande de transaction sur les
condamnations pécuniaires est de dix (10) jours après la date du jugement.
Art. 362. En application des dispositions de l’article 211 du Code minier, le montant de la transaction ainsi que
les modalités de sa révision sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Mines selon les différentes catégories
d’infractions.
Art. 363. Le contrevenant doit s’acquitter du montant de la transaction dans le délai de trois (3) mois à partir de
la date de notification de l’acte de transaction. Conformément aux dispositions de l’article 210 du Code minier ,
le défaut de paiement dans ce délai, entraîne la reprise de la poursuite.
Art. 364. Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 213 du Code minier, la répartition du produit des
transactions suit celle des produits des amendes et confiscations visée à l’article 217 du même Code.
TITRE XV
DISPOSITIONS DIVERSES
CHAPITRE UNIQUE
DE LA PUBLICATION ET DE LA CONSULTATION PAR
LE PUBLIC DES ACTES DE PROCEDURE AFFECTANT
LES PERMIS MINIERS
Art. 365. Pour l’application des dispositions de l’article 220 du Code minier, le bureau central du Cadastre
Minier, en ce qui concerne les Permis « R » et les Permis « E », et son bureau local, pour les Permis « PRE »,
informent les Maires des Communes concernées de la délivrance des Permis miniers ainsi que des actes de
procédure affectant ces Permis.
Elle est faite au plus tard dans les quinze (15) jours suivant la délivrance du Permis minier.
Le bureau du Cadastre Minier concerné envoie par courrier postal au Maire de la Commune concernée, la liste
des Permis miniers délivrés.
TITRE XVI
DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES
CHAPITRE PREMIER
DES PERMIS MINIERS DE L'ETAT ET DES
ORGANISMES ETATIQUES
Art. 366. En application des dispositions des articles 224 et 225 du Code minier, les titulaires des Permis
miniers et zones de recherche dont l’Etat ou les organismes étatiques sont les titulaires, et qui font l’objet
d’arrangements contractuels autres que les conventions d’établissement signés avec des tiers avant la date
d’entrée en vigueur du Code minier, doivent conclure leur cession ou leur transfert aux cocontractants privés
avant le 30 Juin 2000.
Une copie du contrat de cession ou de transfert doit être adressée au Ministre chargé des Mines pour compte-
rendu, ainsi qu’au bureau central du Cadastre Minier pour permettre à ce dernier de réaliser la mise à jour des
registres des Permis de recherche et des Permis d’exploitation octroyés.
CHAPITRE II
DES PERMIS EN COURS DE VALIDITE
DETENUS PAR DES PERSONNES DE DROIT
PRIVE
Art. 367. En application des dispositions de l’article 226 du Code minier, les Permis miniers en cours de validité
à la date d’entrée en vigueur dudit Code conservent leur période de validité à condition qu’à partir de l’année
2000, les frais d’administration minière annuels par carré y afférents sont payés conformément aux dispositions
des articles 65 à 70 ainsi que de celles de l’article 383 du présent décret.
En outre :
a) les titulaires de tout type de Permis de recherche sont tenus de respecter les obligations énoncées dans le
Code minier et au présent décret, qui s’appliquent aux Permis « R » ;
b) les titulaires de tout type de Permis d’exploitation sont tenus de respecter les obligations énoncées dans le
Code minier et au présent décret, qui s’appliquent aux Permis « E » ; et
c) les titulaires de Permis type I sont tenus de respecter les obligations énoncées dans le Code minier et au
présent décret, qui s’appliquent aux Permis « PRE » ; toutefois, les limites fixées à l’article 28 du Code
minier ne s’appliquent pas à ces derniers.
Art. 368. En application des dispositions de l’article 232 du Code minier, les titulaires de Permis miniers
renouvelés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes déposées avant cette date, doivent, avant le 30 Août
2000, régulariser leur demande de renouvellement pour le mettre en conformité avec le Code minier. A défaut
de régularisation, lesdits Permis miniers seront annulés après cette date.
Les titulaires de Permis miniers dont la période de validité expire après le 30 Août 1999, et pour lesquels les
demandes de renouvellement ont été déposées conformément à la loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code
minier, ont jusqu’au 30 Août 2000 pour déposer leurs demandes formulées conformément au nouveau Code
minier.
Art. 369. En raison de la courte durée de leur Permis, les titulaires de Permis type I en vigueur sont dispensés de
l’obligation d’élaborer et de faire approuver une étude ou un plan environnemental afférent à leurs activités en
cours.
Les titulaires de Permis de recherche ou de Permis d’exploitation en vigueur pour lequel il reste à courir au
moins trois (3) ans de validité, sont tenus de mettre en œuvre, dans un délai raisonnable, un plan de mesures
d’ajustement de leurs opérations aux normes environnementales. Un arrêté interministériel des Ministres
respectivement chargés des Mines et de l’Environnement précisera les modalités d’application aux Permis de
recherche et Permis d’exploitation en vigueur des obligations environnementales énoncées dans le Code minier.
Art. 370. Pour l’application des dispositions de l’article 227 du Code minier, le régime de la redevance ad
valorem instauré par la loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code minier, est maintenu jusqu’au 31 Décembre
1999. En conséquence, les exploitants doivent procéder, à cette date, à l’inventaire de leurs stocks de substances
minières.
Ils portent mention des stocks dans le registre d’extraction, les déclarent à l’Administration minière et payent la
redevance ad valorem correspondante selon la procédure et les taux appliqués sous le régime de la loi n° 95-016
précitée.
Les ventes effectuées par le titulaire après la date du 31 Décembre 1999 seront considérées comme celles des
substances pour lesquelles la redevance ad valorem a été payée, jusqu’à hauteur des stocks relevés au cours de
l’inventaire. Après épuisement de ces stocks, la redevance minière au taux de 2% de la valeur à la première
vente instaurée par le nouveau Code minier, s’applique aux ventes suivantes.
CHAPITRE III
DE LA TRANSFORMATION DES PERMIS
EXISTANTS EN PERMIS « R », PERMIS « E » OU
PERMIS « PRE »
Art. 371. Les titulaires ne sont pas obligés de transformer les Permis miniers existants en Permis standard ou en
Permis « PRE ». Toutefois, pour pouvoir bénéficier des nouveaux droits accordés aux titulaires des Permis
miniers en vertu du nouveau Code minier, les titulaires de Permis miniers en cours de validité doivent
transformer leurs Permis miniers en Permis « R », « E » ou « PRE » selon le cas, conformément aux dispositions
du présent Chapitre.
Pour ce faire, ils suivent les procédures exposées au Titre VI du présent décret qui traite des Permis miniers,
complétées ou suppléées s’il y a lieu par les dispositions du présent Titre.
Au moment de la transformation du Permis minier en cours de validité, les années échues du Permis primitif
sont attribuées au nouveau Permis pour la détermination de sa période de validité.
Art. 372. Afin de transformer son Permis minier en cours de validité en Permis « E », le titulaire d’un Permis
minier d’exploitation valable pour une période initiale de dix années ou plus et dont la durée de validité à la date
d’entrée en vigueur du nouveau Code minier, est supérieure ou égale à trois (3) ans, peut soumettre un plan
d’ajustement environnemental conformément à la réglementation environnementale applicable au secteur minier
aux lieu et place de l’étude d’impact environnemental exigée pour tout dossier de demande de Permis « E ».
Art. 373. Dans le cas où le titulaire de Permis en cours de validité ne peut remplir les conditions requises pour
l’octroi d’un Permis « R », « E » ou « PRE » et s’il n’a pas commis de faute pouvant entraîner l’annulation de
son Permis, la validité de ce dernier est maintenue jusqu’à son terme, mais ne sera plus renouvelée.
CHAPITRE IV
DES OBLIGATIONS ENVIRONNEMENTALES
Art. 374. Les Ministères respectivement chargés des Mines et de l’Environnement préciseront les modalités
d’application des obligations environnementales au secteur minier par arrêté interministériel, dans un délai de
soixante quinze (75) jours à compter de la date d’adoption du présent décret.
CHAPITRE V
DU REGIME DES FOSSILES
Art. 375. Pour l’application des dispositions de l’article 234 du Code minier, le Ministre chargé des Mines
établira par arrêté conformément aux dispositions de l’article 17 du Code minier, des réserves temporaires sur
les zones où des gisements fossilifères étaient exploités en vertu d’autorisations. L’objectif de ces réserves
temporaires sera la réalisation d’une étude scientifique permettant d’établir le classement des gîtes fossilifères.
CHAPITRE VI
DES DEMANDES DE PERMIS MINIERS EN
INSTANCE
OU EN VOIE D’OCTROI
Art. 376. Au sens du présent Chapitre, on entend par « demande en instance », celle qui a été reçue par
l’Administration minière avant la date d’entrée en vigueur du Code minier mais qui n’a pas encore fait l’objet
d’une instruction. Par « demande en voie d’octroi », on entend celle dont l’instruction était terminée avant la
date d’entrée en vigueur du Code minier et pour laquelle l’instruction a abouti à une conclusion favorable à
l’octroi.
Tous les carrés qui font l’objet de demandes de Permis miniers en instance ou en voie d’octroi à la date
d’adoption du présent décret, seront considérés non disponibles pour l’octroi d’AERP ou de Permis miniers à
d’autres demandeurs jusqu’à leur libération pour cause de rejet desdites demandes.
Art. 377. Pour l’application des dispositions de l’article 230 du Code minier, l’attribution des AERP aux
demandeurs de Permis de recherche dont les demandes sont en instance, sera faite suivant leur antériorité,
conformément aux dispositions du Titre V du présent décret. Les demandes de Permis « R » portant sur des
carrés qui font l’objet d’une demande antérieure déposée par une personne éligible, seront rejetées d’office.
Art. 378. Pour l’application des dispositions de l’article 231 du Code minier, les demandes de Permis « E » ou
de Permis « PRE » en instance, portant sur des carrés qui font l’objet d’une demande antérieure déposée par une
personne éligible, seront rejetées d’office.
Art. 379. Les Permis miniers octroyés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes qui étaient à cette date en
voie d’octroi, ou qui résultent de la cession de Permis miniers préexistants, de la régularisation d’anciennes
concessions ou de la transformation de Permis Type I préexistants en Permis Type II ou Type III, sont assimilés
aux Permis miniers en cours de validité visés à l’article 226 du Code minier. Toutefois, compte tenu du
paiement très récent des droits de délivrance y afférents, les titulaires desdits Permis miniers ne seront tenus au
paiement des frais d’administration minière annuels par carré qu’à partir du 1er Janvier 2001.
Art. 380. Les Permis miniers octroyés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes qui étaient à cette date en
instance, sont validés pour une période de six (6) mois s’il s’agit de Permis de recherche, et pour une période de
douze (12) mois s’il s’agit d’un Permis d’exploitation, à condition de payer les frais d’administration minière
dont le montant est calculé pour six (6) mois pour le premier cas, et pour douze (12) mois pour le deuxième cas.
La liste desdits Permis miniers est annexée au présent décret.
Le montant des droits de délivrance déjà payés est à valoir sur celui des frais d’administration minière dus pour
la période validée. Si le montant déjà payé est supérieur à celui dû au titre des frais d’administration minière, le
titulaire du Permis minier bénéficie d’un crédit à valoir sur les frais exigibles au moment de la transformation du
Permis. Ce crédit n’est pas remboursable.
Les titulaires des Permis miniers visés au présent article peuvent les transformer en Permis « R », Permis « E »
ou Permis « PRE », selon le cas, en déposant leur demande, quarante-cinq (45) jours au moins avant l’échéance
de la validité du Permis initial et conformément aux dispositions du Code minier. A défaut de cette
transformation, les carrés concernés deviennent libres de tous droits à l’issue de la période de validité du Permis
initial.
Art. 381. Les dispositions de l’alinéa premier de l’article précédent s’appliquent également aux Permis miniers
octroyés après le 30 Août 1999 à la suite de demandes déposées après cette date. La liste desdits Permis miniers
est annexée au présent décret.
Comme pour le cas de l’article précédent, le montant des droits de délivrance déjà payés est à valoir sur celui
des frais d’administration minière dus pour la période validée, et est calculé de la même façon sans qu’il puisse
y avoir lieu à remboursement du trop-perçu.
Toutefois, les titulaires desdits Permis miniers ne peuvent prétendre à leur transformation en Permis « R »,
Permis « E » ou Permis « PRE », et les carrés qui font leur objet deviennent libres de tous droits au lendemain
de l’expiration de leur validité temporaire et peuvent être octroyés au premier demandeur.
CHAPITRE VII
DU CADASTRE MINIER
Art. 382. Jusqu’à la mise en opération effective du cadastre minier informatisé, le bureau du Cadastre Minier
utilisera le système de gestion des périmètres actuellement en service pour le traitement des demandes de Permis
miniers, d’autorisations exclusives de réservation de périmètres ou d’autorisations minières, en appliquant les
principes du nouveau Code minier et les procédures d’octroi exposées au présent décret.
Art. 383.- La facturation des frais d’administration minière annuels par carrés afférents à l’année 2000, se fera
exceptionnellement au début du mois de Mai de cette année. Le règlement des factures par les titulaires, pourra
se faire jusqu’à la date du 31 Juillet 2000.
CHAPITRE VIII
DES ATTRIBUTIONS DE COMPETENCES
Art. 384. Le cas échéant et à titre transitoire, le Directeur Provincial du Ministère chargé des Mines continue
d’assurer les fonctions qui lui ont été précédemment attribuées jusqu’à la désignation et la nomination des
Autorités provinciales compétentes. En particulier, il a compétence pour signer l’octroi du Permis « PRE ».
Art. 385. Jusqu’à la mise en place effective des Régions ainsi que la fixation de leurs attributions respectives, la
Commune assure toutes les fonctions dévolues par le Code minier et par le présent décret aux Collectivités
Territoriales Décentralisées.
TITRE XVII
DES DISPOSITIONS FINALES
Art. 386. Sont et demeurent abrogées toutes dispositions réglementaires antérieures contraires à celles du
présent décret, notamment celles du décret n° 95-754 du 09 Décembre 1995 fixant les conditions d’application
de la loi n° 95-016 du 09 Août 1995 portant Code minier, ainsi que celles du décret n° 95-325 du 03 Mai 1995
fixant le régime de l’or.
Art. 387. Des textes réglementaires fixeront, en tant que de besoin, les modalités d’application du présent
décret. En particulier, le Ministre chargé des Mines est autorisé à modifier par arrêtés la présentation des plans
types annexés au présent Décret, en fonction des contraintes techniques qui peuvent être constatées au cours de
la mise en œuvre du cadastre minier informatisé. En outre, il est autorisé à modifier par arrêté la procédure à
observer pour l’instruction des dossiers de demandes par le bureau du Cadastre Minier, dans le cas où, à la suite
de l’utilisation d’une technique plus performante, le maintien des délais d’instruction prévus au présent décret,
qui peuvent ainsi être réduits, n’est plus justifié.
Art. 388. Le Ministre chargé des Mines, le Ministre chargé de l’Environnement, le Ministre chargé des
Finances, le Ministre chargé du Budget, le Ministre chargé du Développement des Provinces Autonomes, le
Ministre chargé des Domaines, le Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire, le Ministre chargé de
l’Industrie et de l’Artisanat, le Ministre chargé des Eaux et Forêts, le Ministre chargé du Commerce, le Ministre
chargé du Travail, le Ministre chargé de la Santé Publique, le Ministre chargé des Travaux Publics, le Ministre
chargé de l’Enseignement Supérieur, le Ministre chargé de la Recherche Scientifique, le Ministre chargé de la
Justice, le Ministre chargé de l’Intérieur, le Ministre chargé de la Police Nationale, le Ministre chargé de la
Gendarmerie Nationale, le Ministre chargé des Forces Armées sont chargés chacun, en ce qui le concerne, de
l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel de la République.
II.1. ORDONNANCE N° 72-048 II.1. HITSIVOLANA N° 72-048
du 18 décembre 1972 tamin’ny 18 desambra 1972
portant réglementation des mametra ny fitsipika ankapo-
substances explosives et dé- beny momba ny zava-
tonantes (J.O. n° 886 du mipoaka sy mitefoka (Idem)
13.1.73, p.91)
TITRE II : FIZARANA II :
COMMERCE EXTERIEUR. VAROTRA IFANAOVANA
AMIN’NY ANY IVELANY.
Art. 11. – Les substances ex- And. 11. – Tsy azo amidy ny
plosives ou détonantes ne peuvent zavatra fanapoahana sy mitefoka
être cédées qu’à des personnes raha tsy amin’izay olona nomen-
régulièrement autorisées à les dàlana hividy izany.
acquérir.
Art. 12. – Par dérogation à And. 12. – Ialàna ny fampiha-
l’article 9, l’exploitant d’un dépôt ou rana ny andininy faha-9 ka mety
le bénéficiaire d’un certificat de avela hivarotra na hanome mai-
crédit de stockage peuvent être maim- poana zavatra fanapoahana
autorisés à céder à titre onéreux na mitefoka tsy nampiasaina ny
ou gratuit les substances explo- mpampiasa tahirin’entana amin’
sives et détonantes non utilisées. izany na iza olona voamarina fa
mahazo manohy izany.
TITRE IV : FIZARANA IV :
CONSERVATION. FIKAJIANA.
Art. 16. – Lorsque par suite And. 16. – Raha sendra trà-
d’un accident, d’une explosion, pahavoazana na misy mipoaka na
d’une incendie ou de toute autre hai-trano na anton-javatra hafa no-
cause, un dépôt a été détruit ou ho izany ka potika ny toeram-
mis momentanément hors d’usage, panobiana na mihelina ihany ny
une nouvelle autorisation est né- fotoana tsy ahazoana mampiasa
cessaire pour le remettre en ex- azy dia ilàna fahazoan-dàlana
ploitation. vaovao hafa vao azo velomina in-
dray.
TITRE V : FIZARANA V :
EMBALLAGE, FOMBA FAMONOSANA
MANUTENTION,TRANSPORT SY FAMADIBADIHANA
ET EMPLOI. ARY FITATERANA MBANIN’
NY FAMPIAS ANA AZY.
Art. 19. – Les substances ex- And. 19. – Tsy maintsy pote-
plosives dont la date limite d’utili- hina ny zavatra fanapoahana efa
sation est dépassée doivent être lany andro, ny fampiasana azy, ka
détruites à l’initiative et aux frais du ny tompony no manira-tena amin’
propriétaire sous sa responsabilité izany sy miantoka ny lany, ary ny
et sans qu’il puisse prétendre à tenany no mizaka ny andraikitra
indemnité. amin’izany ka tsy azony itakiana
onitra.
Lorsque des agents spécia- Raha hitan’ireo mpandraharaha
lement habilités constatent le nomem-pahefana manokana amin’
mauvais état des substances ex- izany fa ratsy voatra ny zava-
plosives et détonantes, ils en pres- mipoaka na mitefoka, dia didiany
crivent la destruction qui s’effectue ho potehina izany, ny tompony no
aux frais du propriétaire sous sa miantoka ny lany ary ny tenany no
responsabilité sans qu’il puisse mizaka ny andraikitra ka tsy azony
prétendre à une indemnité. itakiana onitra.
TITRE IX : FIZARANA IX :
DISPOSITIONS PENALES. FEPETRA FAMAIZANA.
Art. 25. – Sera puni d’un em- And. 25. – Hofaizina ahiditra
prisonnement de un à dix ans et an-tranomaizina herintaona ka ha-
d’une amende de 100.000 à tramin’ny folo taona ary sazy vola
5.000.000 Fmg ou l’une des deux 100.000 ka hatramin’ny 5.000.000
peines seulement quiconque se iraimbilanja malagasy, na ny anan-
livrera à la fabrication ou l’encar- kiray amin’ireo famaizana ireo
touchage de substances explo- ihany izay misahana manamboatra
sives ou détonantes s’il n’est titu- na manao an-katirijy zava-mipoaka
laire des agréments et autori- na mitefoka raha toa tsy mahazo
sations prévus par la présente or- ny fankatoavana sy ny fanomezan-
donnance. dàlana voalazan’ity hitsivolana ity.
Art. 26. – Sera puni d’un em- And. 26. – Hofaizina sy haiditra
prisonnement de un à trois ans et an-tranomaizina herintaona ka ha-
d’une amende de 50.000 à tramin’ny telo taona ary sazy vola
1.000.000 Fmg ou l’une de ces 50.000 ka hatramin’ny 1.000.000
deux peines seulement qui- iraimbilanja malagasy, na ny anaki-
conque : ray amin’ireo famaizana ireo ihany,
na iza na iza :
- importera, exportera, acquerira, - manafatra na manondrana, mi-
cédera à titre onéreux ou gra- vidy na mivarotra na manome
tuit des substances explosives maimaim-poana zava-mipoaka
ou détonantes sans être titu- na mitefoka nefa tsy nahazo ny
laire des agréments et autori- fanomezan-dalàna voalazan’ity
sations prévus par la présente hitsivolana ity ;
ordonnance ;
- détiendra ou conservera des - mitàna na mikajy zava-
substances explosives ou dé- mipoaka na mitefoka any ive-
tonantes en dehors d’un dépôt, lan’ny toeram-panobiana azy,
ou sans être titulaire des auto- na tsy nahazo ny fanomezan-
risations et certificats prévus dàlana sy ny famarinana voala-
par la présente ordonnance ; zan’ity hitsivolana ity ;
- transportera des substances - mitatitra zava-mipoaka na mi-
explosives ou détonantes sans tefoka nefa tsy manaraka ny
se conformer aux dispositions fepetra voalaza momba izany
prévues pour ce genre de karazam-pitateran-javatra
transport. izany.
Art. 27. – Sera puni d’un em- And. 27. – Hofaizina sy haiditra
prisonnement de 5 mois à 2 ans et an-tranomaizina dimy volana ka
d’une amende de 25.000 à hatramin’ny roa taona ary sazy
500.000 Fmg ou l’une de ces deux vola 25.000 ka hatramin’ny
peines seulement quiconque 500.000 iraimbilanja malagasy na
contreviendra aux dispositions de ny anankiray amin’ireo famaizana
la présente ordonnance autres que ireo ihany na iza na iza mandika ny
celles sanctionnées par les articles fepetra voalazan’ity hitsivolana ity
25 et 26 ci-dessus. ka hafa noho ireo faizina araka
ny andininy faha-25 sy 26 etsy
ambony.
Art. 28. – Sera puni des peines And. 28. – Hofaizina araka ny
de l’article 25 ci-dessus quiconque, sazy voalazan’ny andininy faha-25
aura, par quelque moyen que ce etsy ambony na iza na iza nanam-
soit et pour passer outre aux dis- bara na amin’ny fomba inona na
positions, de la présente ordon- amin’ny fomba inona ny fanao
nance, révélé, décrit ou divulgué handikana ny fepetra voalazan’ity
des procédés propres à obtenir hitsivolana ity, na manoritsoritra na
des substances explosives ou dé- mampihely ny fomba mety haha-
tonantes à partir de substances ou vitana zava-mipoaka na mitefoka
produits chimiques commercia- avy amin’ny ventin-javatra chi-
lisés, ou incité à leur fabrication. miques fivarotra na nandrisika ha-
namboatra izany.
Art. 30. – Sans préjudice des And. 30. – Tsy tohinina ny fe-
dispositions du Code des Douanes petra voalazan’ny Bokin’ny fadin-
et du Code de Procédure Pénale tseranana sy ny Bokin-dalàna ara-
relative à la Police Judiciaire, les hina amin’ny famaizana mikasika
infractions à la présente ordon- ny fitandroana ny filaminana
nance sont constatées par les ataon’ny fitsarana kanefa ny fi-
fonctionnaires et agents du Service sian’ny fandikana an’ity hitsivolana
des mines, désignés par décret et ity dia hamarinin’ny mpiasam-
dûment assermentés. panjakana sy ny mpandraharahan’
ny harena ao an-kibon’ny tany izay
didim-panjakana no hanendrena
azy ary ho vita fianiana ara-dalàna.
Les constatations et la pour- Ny fanamarinana ny fisian’ny
suite des infractions s’effectuent fandikan-dalàna sy ny fitoriana azy
dans les conditions du droit dia atao araka ny fepetra voala-
commun. zan’ny làlana mifehy ny be sy ny
maro.
Les fonctionnaires et agents du Izay mpiasam-panjakana sy ny
Service des mines chargés de la mpandraharahan’ny harena ao an-
constatation des infractions bénéfi- kibon’ny tany ampiandraiketana ny
cient dans l’exercice de leurs fonc- fanamarinana ny fisian’ny fandi-
tions des dispositions protectrice kan-dalàna dia arovana eo am-
des articles 209 et suivants du panaovana ny asany araka ny
Code Pénal. voalazan’ny andininy faha-209 sy
ny manaraka ao amin’ny Fehezan-
dalàna famaizana.
TITRE X : FIZARANA X :
DISPOSITIONS TRANSITOIRES. FEPETRA ATAO TETEZA-MITA.
TITRE II : FIZARANA II :
AUTORISATION FANOMEZAN-DALANA HANO-
DE CONSTRUCTION RINA OZININA NA
D’UNE USINE OU D’UN ATELIER TRANO FIASANA HANAMBOA-
DE FABRICATION OU L’ENCAR- RANA NA HANAOVANA
TOUCHAGE DE SUBSTANCES AN-KATIRIZY ZAVA-MIPOAKA
EXPLOSIVES OU DETONANTES. SY MITEFOKA.
TITRE V : FIZARANA V :
ACCIDENTS LOZA TAMPOKA
ET INCIDENTS DIVERS. NA SAMPONA SAMIHAFA.
TITRE VI : FIZARANA VI :
CONTRÔLE DE L’ETAT. FANARAHA-MASO
ATAON’NY FANJAKANA.
TITRE II : FIZARANA II :
AUTORISATIONS. FANOMEZAN-DALANA.
CHAPITRE II : TOKO II :
COMMERCE INTERIEUR. VAROTRA ETO AN-TOERANA.
Section I Sokajy I
Utilisateurs habituels Ny mazàna mpitao
Section II Sokajy II
Utilisateurs occasionnels Ny mpitao tsindraindray
Art. 15. – Pour les sociétés ou And. 15. – Raha misy sosaiety
organismes privés ou publics qui na sampan-draharaha tsy mian-
ont besoin de quantités plus m i - kina na miankina amin’ny fanja-
portantes de substances explo- kana mila zava-mipoaka sy mite-
sives et détonantes pour l’exé- foka betsaka kokoa mba hami-tana
cution des travaux déterminés, et asa iray efa voafaritra tsara, ary
en raison de leurs activités ou de noho ny asany na noho ny antony
circonstances spéciale, l’autori- manokana dia lehiben’ny sampan-
sation d’acquérir et d’utiliser occa- draharahan’ny Harena an-kibon’ny
sionnellement des substances tany no manome alalana hividia-
explosives et détonantes peut être nana sy hampiasana tsindraindray
délivrée par le Chef du Service ny zava-mipoaka sy mitefoka
des Mines dans les conditions araka izao fepetra manaraka izao :
suivantes :
1° La quantité ne doit pas dé- 1° Ny habetsahan’ny zava-mi-
passer deux cent (200) kilo- poaka dia tsy mihoatra ny
grammes d’explosifs, deux roanjato kilao (200kg), roa
mille (2000) détonateurs, huit arivo kilao (2.000kg) ny zava-
cent soixante quinze (875) mitefoka, dimy amby fitopolo sy
mètres de cordeaux détonantes valonjato metatra (875m) ny
et deux mille (2000) mètres de tady fanapoahana, roa arivo
mèche lente ; metatra (2.000m) ny lahiny
miadam-pirehitra ;
2° La validité de l’autorisation 2° Manan-kery mandritra ny telo
d’achat est de trois mois à volana aorian’ny nandraisana
compter de la date de sa notifi- azy ny alalana hividianana
cation ; azy ;
3° Les explosifs et les détona- 3° Tsy azo atao indray mitatitra
teurs doivent être transportés fa sarahina ny fitondrana man-
séparément sur le lieu keny amin’ny toerana ham-
d’emploi, et utilisés dans un piassana azy ny zava-mipoaka
délai de quarante huit (48) heu- sy ny zava-mitefoka, ary tsy
res à partir du moment de la maintsy ampiasaina ao anatin’
réception de ces substances ny indroa andro nahatonga-
sur le chantier, sous réserve vana teo amin’ny toeram-
que leur gardiennage soit ef- piasana ka tsy maintsy asiana
fectif, de jour et de nuit ; mpiambina azy mihitsy andro
aman’alina ;
Toutefois, la quantité totale de Nefa kosa dia azo alefa tsike-
substances explosives et déto- likely ao anatin’ny enim-polo
nantes à employer pour le tra- andro ny zava-mipoaka sy mi-
vail envisagé peut être scindée tefoka rehetra efa voavoatra
en plusieurs expéditions éche- hamitàna asa iray;
lonnées sur 60 jours ;
4° Le permissionnaire est tenu 4° Afaka dimy volana, raha ela
d’adresser au Chef du Service indrindra aorian’ny nahazoan-
des Mines, au plus tard cinq (5 dàlana dia tsy maintsy ale-
mois après la date de notifica- fan’ilay nahazo alalana any
tion, un compte rendu détaillé amin’ny lehiben’ny sampan-
d’emploi, mentionnant obliga- draharahan’ny Harena an-
toirement les quantités de sub- kibon’ny tany ny filazana hana-
stances explosives et déto- zavany amin’ny antsipiriany re-
nantes non utilisées. hetra ny nampiasana ireo
zava-mipoaka sy mitefoka ireo,
dia lazainy amin’izany koa ny
habetsahan’izay sisa mbola tsy
nampiasaina.
Art. 16. – La demande est And. 16. – Ampadalovina amin’
adressée au Chef du Service des ny filohan’ny faritany misy ny fone-
Mines, par l’intermédiaire du Chef nan’ilay mpanao fangatahana ale-
de Province du lieu de résidence fany mankamin’ny lehiben’ny sam-
du demandeur. pan-draharahan’ny Harena an-
kibon-tany.
Elle doit préciser : Izao avy no lazainy amin’izany :
1° Les noms, prénoms, profes- 1° Ny anarana, ny fanampin’ana-
sion, domicile et nationalité du rana, asa atao, fonenana sy ny
demandeur, s’il s’agit d’une zom-pirenena zakain’ilay mpa-
personne physique ; raison so- nao fangatahana raha tsangan’
ciale, forme, siège social, natio- olona no mangataka ilay izy ;
nalité, dans le cas d’une per-
sonne morale ;
2° La quantité, la nature, les 2° Ny habetsahany, ny karazany,
caractéristiques et la classifi ny toetra mampiavaka azy, ary
cation des substances explo- ny sokajy misy ny zava-
sives et détonantes a acquérir ; mipoaka sy mitefoka ho vidina ;
3° L’usage prévu de ces 3° Ny antony kasaina hampias a-
substances na ireo zavatra ireo.
TITRE V : FIZARANA V :
CONTROLE DE L’ETAT. ANDRY MASO
ATAON’NY FANJAKANA.
TITRE VI : FIZARANA VI :
CONSTATATION FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.
TITRE II : FIZARANA II :
TRANSPORT FITATERANA MANARAKA
PAR VOIE ROUTIERE. NY ARABE.
TITRE IV : FIZARANA VI :
TRANSPORT PAR VOIES FITATERANA AN-DRANO-
MARITIMES OU FLUVIALES MASINA NA AN-DRENIRANO
ET MANUTENTIONS SY NY FIBATANA
DANS LES PORTS. EO AN-TSERANANA.
TITRE V : FIZARANA V :
TRANSPORT PAR VOIE AERIEN. FITATERANA AN’ABAKABAKA.
TITRE VI : FIZARANA VI :
REMARQUE SUR FAMPITANDREMANA
LE TRANSPORT AU MOYEN MOMBA NY FITATERANA
POUR VEHICULE BOUTE FEU. AMIN’NY FIARA ANTSOINA
HOE « VEHICULE BOUTE FEU ».
TITRE II : FIZARANA II :
DEMANDE D’ETABLISSEMENT FANGATAHANA HANORINA
D’UN DEPOT. TOERAM-PANOBIANA.
TITRE IV : FIZARANA IV :
EXPLOITATION D’UN DEPOT. FAMPIASANA
NY TOERAM-PANOBIANA.
Art. 11. – Le dépôt ne peut être And. 11. – Tsy azo ampiasaina
mis en service qu’après autoris a- ny toeram-panobiana raha tsy efa
tion accordé par le Chef du Service nahazoana alalana tamin’ny lehi-
des Mines sur le vu d’un procès- ben’ny sampan-draharahan’ny Ha-
verbal de visite dressé par un In- rena ao an-kibon’ny tany, rahefa
génieur des Mines où il est hitany ny filazana an-tsoratra
constaté que le constructeur s’est momba ny fitsidihana nataon’ny
conformé aux règlements et à ingénieurs des mines, ka hita fo
l’autorisation de construire. totra amin’izany fa manaraka
antsakany sy andavany ny fitsipika
sy ny fanomezan-dalàna hananga-
na azy ny mpanorina ny trano.
Il appartient au permissionnaire Anjaran’ilay olona nahazo ala-
de solliciter l’Administration de la lana ny mangataka ny Fanjakana
visite prévue à l’alinéa précédent. mba hanao io fitsidihana voalaza
eo amin’ny andàlana etsy aloha io.
Cette visite doit être demandée Taratasy alefa « Tsy very man-
par lettre recommandée avec deha », miaraka amin’ny filazana
accusé de réception. A compter de ny naharaisana azy, no tsy maintsy
la date de réception , le Service anaovana ny fangatahana. Telo
des Mines dispose d’un délai de volana manomboka amin’ny andro
trois mois pour l’effectuer et se naharaisany io fangatahana io ny
prononcer ; passé ce délai, l’autori- fe-potoana ananan’ny sampan-
sation d’exploitation est considérée draharahan’ny Harena ao an-
comme accordée. kibon’ny tany hanatanterahany ny
fitsidihana sy hilazany ny heviny.
Rehefa dila io fe-potoana io dia
heverina ho toy ny efa nekena ny
fangatahana.
Le Chef de Service des Mines Azon’ny lehiben’ny sampan-
peut toujours, postérieurement à draharahan’ny Harena ao an-
l’autorisation, prescrire des dispo- kibon’ny tany atao koa, aorian’ny
sitions spéciales supplémentaires fanomezan-dàlana ny manao fe-
dont l’expérience révélerait la petra manokana fanampiny raha
nécessité, sans que cela ouvre hita araka ny fitsapan-javatra
droit à l’indemnité pour le permis- izany, nefa izany tsy ahazoan’ilay
sionnaire. nomena alalana hanaraka onitra.
TITRE VI : FIZARANA VI :
ACCIDENT VOINA MANJO SY FITRANGAN-
ET INCIDENT DIVERS. JAVATRA SAMY HAFA.
TITRE IX : FIZARANA IX :
CONSTATATION FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.
Art. 14. – 1° Les trous ayant And. 14. – 1° Raha vao atao
fait canon et les fonds du trou res- fisavana ka hita fa mbola nisy tsy
tés intacts après l’explosion doi- nipoaka ny fanambanin'ny lavaka
vent, dès leur reconnaissance, être sy ny vodi-lavaka, dia asiana ma-
repérés au moyen de broches en rika amin'ny bakankazo io lavaka
bois. Il est formellement interdit de io. Raràna mafy mihintsy ny
les approfondir et de les curer. Les mandalina na misikotra azy. Ny
broches sont fournies par mpampiasa no miantoka ny banka-
l’exploitant. kazo.
Les cartouches ou portions de Tsy azo sokirina ny katirijy
cartouche qui seraient restées aux na ny potiny tavela any amin'ny
fond des trous ne doivent pas en vodi-lavaka.
être retirés.
2° Les trous ayant fait canon ou 2° Ny lehiben'ny fanapoahana
les fonds de trou ne peuvent être irery ihany no mahazo manisy to-
rechargés seulement que par le tovory indray ao amin'ny lavaka
Chef de tir ; après qu’il se soit as- nitsefotra na tsy nipoaka, rahefa
suré que les trous sont convena- namarininy tsara fa nangatsiaka
blement refroidis et en tous cas, tanteraka ny lavaka, ary rahefa dila
après un délai d’une demi-heure ny antsasak'adiny raha haingana
au moins après le retour au chan- indrindra aorian'ny fiverenana eo
tier; une boule d’argile grasse doit amin'ny toeram-piasana ; ampidi-
être introduite au fond du trou et la nina vongan-tanimanga bodaboda
nouvelle cartouche enfoncée très any amin'ny vodi-lavaka dia alefa
doucement. moramora manaraka ny katirijy
vaovao.
3° Le forage, d’un coup de 3° Ny fandoahana lavaka
mine à proximité d’un trou ayant vaovao mifanila amin'ny vodi-
fait canon ou à proximité d’un fond lavaka tsy nipoaka, ary ny fanadio-
de trou et le déblaiement consé- vana ny ranontany aorian'ny fipoa-
cutifs sont assujettis aux prescrip- hany dia ampanarahana ny fepetra
tions de l’article 13. voalazan'ny andininy faha-13.
CHAPITRE II : TOKO II :
DISPOSITION PARTICULIERE. FEPETRA MANOKANA.
TITRE II : FIZARANA II :
SECURITE. NY FISOROHANA NY LOZA.
Art. 22. – Les consignes doi- And. 22. – Atao teny malagasy
vent être rédigées en malgache et sy teny frantsay ny baiko ary atao
en français et affichées en tous peta-drindrina amin'izay toerana
points utiles de chaque chantier ou talaky maso rehetra ao amin'ny
lieu d’utilisation. toeram-piasana na amin'ny toe-
rana ampiasana ny zava-mipoaka
sy mitefoka.
Art. 23. – Dans le cas où pour And. 23. – Raha sendra misy
une cause quelconque, la sécurité anton-javatra tsy ahazoana mis o-
se trouve compromise, l’exploitant roka ny loza, dia tsy maintsy
doit aviser sans délai le Chef du ampandrenesin'ny tompon'ny toby
Service des Mines et le Sous- haingana ny lehiben'ny sampan-
Préfet. draharahan'ny harena ao an-kibon'
ny tany sy ny lehiben'ny vakim-
pileovana.
L’exploitant est tenu de se Tsy maintsy arahin'ny mpam-
conformer aux mesures prescrites piasa ny toby ny fepetra voadidy
pour faire cesser le danger. atao mba hampisava ny loza.
S’il ne se conforme pas à ces Raha tsy manaraka izany e f-
mesures dans le délai qui lui est petra izay ao anatin'ny fe-potoana
fixé, il y est pourvu d’office, et à natao ho azy izy, dia ny Fanjakana
ses frais par les soins de l’adminis- no miandraikitra izany avy hatrany
tration. fa ny mpampiasa kosa mandoa ny
lany rehetra momba izany.
Art. 32. – En cas de péril immi- And. 32. – Raha misy loza ma-
nent reconnu par l’un des agents nanontanona tazan'ny iray amin'
visés à l’article 34 de la présente ireo mpandraharaha voalazan'ny
réglementation, celui-ci en rend andininy faha-34 amin'ity, dia
compte immédiatement au Sous- hampandrenesiny eo no ho eo ny
Préfet qui prend les mesures de lehiben'ny vakim-pileovana, izay
sécurité indispensables. hanao ny fepetra rehetra ilaina hi-
sorohana ny loza.
TITRE V : FIZARANA V :
CONSTATATIONS FIZAHANA FOTOTRA
DES INFRACTIONS. NY FANDIKAN-DALANA.
P P
D = 50 D = 50
E E
P étant la quantité d’explosifs à Ny P dia manondro ny habe-
détruire en une seule fois et E tsahan’ny zava-mipoaka hatao
le coefficient d’équivalence dé- indray manapotika ary ny E dia
fini dans l’article 3 du décret manondro lanjan’isa fampita-
régle-mentant la conservation hana arak’izay voalazan’ny an-
des substances explosives et dininy faha-3 amin’ny didim-
détonantes. panjakana mametra ny fitsipika
momba ny fitehirizana ny zava-
mipoaka sy mitefoka.
CHAPITRE II : TOKO II :
DES DEPOTS ENTERRES. MOMBA NY TOERAM-PANOBIANA
MILEVINA.
CHAPITRE IV : TOKO IV :
CONDITIONS D’ISOLEMENT FEPETRA MIKASIKA NY FANOKA-
DES DEPOTS. NAN-TOERANA NY TOERAM-
PANOBIANA.
D =2,5 P D =2,5 P
E E
D = n x 2,5 P D = n x 2,5 P
E E
D=nx5 P D=nx5 P
E E
Art. 24. – Des mesures seront And. 24. – Atao izay hiarovana
prises pour préserver les explosifs ny zava-mipoaka amin’ny haman-
contre l’humidité. En plus des doana. Ambonin’ny fepetra efa
mesures déjà prescrites, le sol et voalaza, ny tany sy ny rindrin’ny
les parois du dépôt seront au be- toeram-panobiana dia hosorana
soin recouverts d’un enduit imper- loko tsy tatera-drano raha ilaina.
méable.
Art. 30. – Si les conditions cli- And. 30. – Raha tsy misy he-
matiques rendent impossibles la vitra ny hanorenana toeram-pano-
construction d’un dépôt satisfaisant biana araka ny fepetra voalazan’ny
à la prescription de l’article pré- andininy etsy ambony, noho izay
cédent, on s’attachera à limiter au hahakely ny fisondrotry ny hafan-
minimum les dépassements de ana ambonin’ny 25 degrés ka
température par rapport à celle de araka ireto fepetra manaraka ireto
25 degrés, en tenant compte, dans no hanorenana ny toeram-pano-
la construction des dépôts, des biana.
règles suivantes.
L’aire bétonnée sera surélevée Ny faritra vita amin’ny simenitra
au-dessus du sol, aérée en des- misy tanjam-by dia ahainga hiala
sous et supportée par les voûtes. amin’ny tany ka hisy rivotra miditra
avy ao ambany ary tohanana an-
dohalambo.
Les parois seront formées de Ny sisiny dia hatao rindrina roa
deux murs d’épaisseur très réduite, sosona manify dia manify miela-
séparés par un matelas d’air de 25 nelana 25 ka hatramin’ny 30 san-
à 30 centimètres d’épaisseur. timetatra hidiran’ny rivotra. Hisy
Quelques orifices, disposés au lavaka vitsivitsy atao eny an-
sommet et au pied de ce matelas, tampon’ny rindrina sy eo ambany
permettront la circulation de l’air mba hahafahan’ny rivotra hitsoka
sous l’influence de l’échauffement. rahefa miakatra ny hafanana.
Il sera prévu un double plafond Hisy valitafo faharoa vita amin’
en fibro-ciment ou en matériaux ny fibro-ciment na fitaovana tsy
calorifuges. Le plafond supérieur tanteraky ny hafanana. Ny valitafo
pourra être en forme de toît très ambony dia azo atao toy ny tafo-
aplati, pour permettre l’évacuation trano tena fisaka mba hafahan’ny
des eaux de pluie éventuellement ranon’orana izay mety hitete avy
à travers la couverture. amin’ny tafo hikoriana.
Les combles ainsi créés seront Hampidiran-drivotra betsaka ny
largement aérés. elanelany sy ny tafon-trano.
Des vérandas mettront les Lavarangana no hiarovana ny
murs du bâtiment, sur toute leur rindrin’ny trano manontolo amin’ny
hauteur, à l’abri des rayons so- hainandro.
laires directs.
Ces prescriptions devront être Ireo fepetra ireo dia tsy maintsy
suivies d’autant plus près que la arahina indrindra fa raha maha-
contenance du dépôt à construire zaka be ilay toeram-panobiana
est plus importante. haorina.
Les caisses d’explosifs seront Ny fipetraky ny kesika misy ny
disposées de manière à éviter la zava-mipoaka dia kendrena mba
production ou le maintien de sur- tsy hiteraka hafanana tafahoatra
chauffes ou d’échauffements lo- na hanafana ny toerana.
caux.
Art. 32. – Si malgré toutes ces And. 32. – Na dia efa natao
prescriptions, la température à daholo aza ireo voalaza ireo, ka-
l’intérieur du dépôt arrive à dépas- nefa mihoatra ny 30 degrés centi-
ser 30 degrés centigrades, la grades ny hafanana ao anaty toe-
conservation des explosifs visés à ram-panobiana, dia mety ho raràna
l’article 28 ci-dessus pourra être ny fametrahana ny zava- mipoaka
interdite, en aucun cas, les dépôts voalazan’ny andininy faha-28 etsy
ne doivent contenir plus de 3 ambony ao, na manao ahoana na
tonnes d’explosifs ou 20.000 déto- manao ahoana dia tsy azo ame-
nateurs. trahana zava-mipoaka milanja mi-
hoatra ny 3 taonina na kapsily mi-
hoatra ny 20.000 isa ny toeram-
panobiana.
CHAPITRE VI : TOKO VI :
DES DEPOTS DE DETONATEURS NY FITEHIRIZANA NY KAPISILY
ET D’ARTIFICES DE MISE A FEU. SY NY FANAPOAHANA.
Art. 35. – En tout cas, les dé- And. 35. – Na manao ahoana
tonateurs ne doivent être introduits na manao ahoana ny kapisily dia
dans un dépôt d’explosifs. Il est tsy azo ampidirina anaty toeram-
également interdit d’introduire des panobiana zava-mipoaka. Raràna
explosifs dans un dépôt de déto- toy izany koa ny mampiditra zava-
nateurs. mipoaka anaty toeram-panobiana
kapisily.
Un dépôt de détonateurs ne Tsy azo atao karazan’ilay mile-
doit jamais être du type souterrain. vina ambanin’ny tany ny toeram-
panobiana kapisily.
Art. 36. – Les détonateurs sont And. 36. – Ny kapisily dia am-
affectés du coefficient d’équivalen- piharana ny lanjan’isa fampitoviana
ce E = 1/2. lenta E = 1/2 .
Ce coefficient est réduit à Hahena ho E = 1/4 io lanjan’isa
E = 1/4 lorsque les détonateurs io raha toa ampiasaina lahiny kapi-
servent à l’allumage au moyen de sily ka ao anaty toeram-panobiana
mèches et que l’on procède, dans ihany no anokafana ny boaty misy
le dépôt, à l’ouverture des boîtes azy na raha toa atao araka ny fe-
de détonateurs, ou le dépôt est petra voalazan’ny andininy faha-
établi dans les conditions énon- 37 etsy ambany ny toeram-
cées à l’article 37 ci-dessous. panobiana.
Pour l’application aux dépôts Amin’ny fampiharana amin’ny
de détonateurs, ces formules toeram-panobiana kapisily, ny adi-
énoncées à l’article 16, le coeffi- marika voalazan’ny andininy faha-
cient n ne sera pas égal à 2. 16 dia ny tarehi-marika 2 no asolo
ny lanjan’isa n.
Art. 44. – En plus des indica- And. 44. – Ankoatr ’ireo toro-
tions prévues pour la tenue du re- làlana momba ny fitanana ny boky
gistre d’entrées et de sorties des fanoratana ny miditra sy ny mi-
substances explosives visées à voaka voalazan’ny andininy faha-
l’article 20 du décret n° 73-078 du 20 amin’ny didim-panjakana laha-
30 mars 1973 portant réglementa- rana faha-73-078 tamin’ny 30
tion de la conservation des subs- martsa 1973 anaovana ny fitsipika
tances explosives et détonantes, le mifehy ny fitehirizana ny zava-
responsable de l’exploitation d’un mipoaka sy mifetoka, ny mpian-
dépôt mobile doit mentionner sur draikitra ny fampiasana dia tokony
ce registre les lieux de toutes les hametaka amin’io boky io ny toe-
opérations concernant les explosifs rana nanaovana ny asa rehetra
ou artifices de tir dont il a la garde. mikasika ny zava-mipoaka sy ny
kojakoja fanapoahana izay tehiri-
ziny.
Art. 46. – 1° Aucun dépôt mo- And. 46. – 1° Tsy misy toeram-
bile d’explosifs ou de détonateurs panobiana zava-mipoaka na kapi-
ne peut stationner à moins de 50 sily azo afindrafindra mahazo mi-
mètres de tout autre dépôt mobile janona latsaky ny 50 metatra miala
ou fixe, ou d ‘une ligne de transport amin’ny toeram-panobiana hafa
d’énergie électrique à haute ten- azo afindrafindra na miorim-paka
sion. na ny tariby mitondra herim-baratra
mahery.
Aucun dépôt mobile de déto- Tsy misy toeram-panobiana
nateurs ne peut stationner à moins kapisily azo afindrafindra mahazo
de 50 mètres d’une station émet- mijanona latsaky ny 50 metatra
trice de radio-transmission ou de miala amin’ny toerana fampiele-
radar ; zam-peo na radar ;
2° Tout dépôt mobile d’ex- 2° Izay rehetra toeram-pano-
plosifs en stationnement doit être à biana azo afindrafindra toerana
une distance D, en mètres, de mijanona dia tokony hanalavitra D
chemins importants, de toute metatra miala amin’ny làlan-
maison habitée, à l’exception dehibe, ny trano fonenana rehetra,
éventuelle du logement du gardien, afa-tsy ny trano ipetrahan’ny
de tous ateliers ou chantiers dans mpiambina raha misy izany, ny
lesquels du personnel est habi- trano na toeram-piasana rehetra
tuellement occupé, de tout lieu où izay misy olona miasa, ny toerana
l’on utilise des explosifs, au moins rehetra ampiasàna zava-mipoaka,
égale à : ka izany elanelany izany dia mira
ahay ny :
D=8 P D=8 P
E E
que cette formule puisse être nefa tsy atao latsaka ny 50
inférieure à 50mètres. metatra izany elanelany izany.
P désigne le poids, en kilo- P dia ny lanjan’ny zava-
gramme des explosifs conservés mipoaka, tehirizina ao anaty toe-
dans le dépôt. ram-panobiana, lazaina amin’ny
kilao.
E le coefficient d’équivalence E dia ny lanjan’isa fampitoviana
de ces explosifs défini à l’article 3 lenta an’ireo zava-mipoaka ireo,
du décret 73-078 du 30 mars 1973, voalazan’ny andininy faha-3 amin’
portant réglementation de la ny didim-panjakana laharana faha-
conservation des substances ex- 73-078 tamin’ny 30 martsa 1973
plos ives et détonantes. anaovana ny fitsipika mifehy ny
fitehirizana ny zava-mipoaka sy
3° Le logement du gardien pré- mitefoka ;
vu à l’article 45 ci-dessus ne doit 3° Ny tranon’ny mpiambina
pas se trouver à moins de voalazan’ny anidininy faha- 45 etsy
ambony, dia tsy tokony hatao
3 P latsaky ny
E 3 P
E
mètre, de tout dépôt d’explosifs metatra miala amin’ny toeram-
sans que cette distance puisse panobiana zava-mipoaka, tsy azo
être inférieure à 50mètres ; atao latsaky ny 50 metatra izany
elanelany izany ;
4° Quand le dépôt n’est pas 4° Raha tsy mandeha ho azy
automoteur, le véhicule tracteur ny toeram-panobiana dia esorina
doit être dételé et éloigné de 25 ary halavirina 25 metatra farafaha-
mètres au moins. keliny ny fiara mpitarika.
ANNEXE TOVANA
FORMULES ET BAREMES ADI-MARIKA SY FANONDROAN-
DREFY
CHAPITRE II : TOKO II :
DES MEMBRES. NY MPIKAMBANA AO AMINY.
Art. 10. – Une session extraor- And. 10. – Ny fivoriana tsy ara-
dinaire du Comité national des mi- potoanan’ny Komitim-pirenena
nes peut avoir lieu sur convocation momba ny harena an-kibon’ny tany
de son Président ou du Bureau dia azo atao araka ny fiantsoana
permanent ou de deux (2) prési- ataon’ny Filohany, na ny Birao
dents de commission en cas de maharitra, na ny filohan’ny vao-
besoin. miera roa raha ilaina.
2
10536 6/10/72 Arrêté 3 ans Vato- Christal de 25 km Etat PR "B" n° 45-
n° 2384 mandry roche quartz, Malagasy 046 du
du 22/7/72. optique, 25/5/68.
piézo-
électrique,
améthyste,
citrine.
78bis 1/6/73 Décret 3 ans Befan- Chrome, fer, Etat PR "A".
n° 73-141 driana- nickel, Malagasy
du 1/6/73 Nord cobalt,
zinc, zircon,
plomb,
argent,
vanadium,
baxite titane,
terres rares.
2
10572 21/11/73 Arrêté 3 ans Tama- Ilménite, 225 km Etat PR "A".
10580 n° 441 tave rutile ; zircon, Malagasy
du 5/12/73. mona zite.
2
10568 21/11/73 Arrêté 3 ans Ampa- Labradorite. 25 km Etat PR "B" n° 45-
n° 441 nihy Malagasy 519 du
du 5/12/73. 2/6/70.
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
2
29/12/77 Arrêté 3 ans Ampa- Toutes 450 km Etat Sur propos i-
n° 4780- nihy substances. Malagasy tion du di-
MEC/3/4/0 recteur de
du 29/12/77 l’indus-trie et
des mines.
2
10818 13/3/79 Arrêté 3 ans Maev a- Barytine, 25 km Etat N° 46-654 du
n° 239/79 tanàna gypse, Malagasy 24/9/74.
du 22/1/79 aragonite,
calcite,
optique.
2
10813 13/3/79 Arrêté 3 ans Maev a- Barytine, 25 km Etat PR "B" n° 46-
n° 239/79 tanàna gypse, Malagasy 638 du
du 22/1/79 aragonite, 24/9/74.
calcite opt i-
que.
2
10766 13/3/79 Arrêté 3 ans Maev a- Gypse. 25 km Etat PR "B" n° 46-
n° 239/79 tanàna Malagasy 674 du
du 22/1/79 21/3/74.
2
10841108 31/7/80 Arrêté 4 ans Amba- Toutes 150 km Etat
46 n° 3029/80 tofinan- substances. Malagasy
du 31/1/80 drahana
2
10847 22/3/82 Arrêté 4 ans Amboa- Toutes 575 km Etat PR "B".
10870 n°1323/82 sary- substances. Malagasy
du 22/3/82. Sud
Art. 2. – Est annulé le permis minier ci-après institué au nom de l’Etat Ma-
lagasy.
2
86 11/11/69 Décret Tsy Anka- Cuivre, 550 km Etat Mala- PR "A".
n° 69-551 voaf etra zobe molibdène. gasy
du 11/11/69.
Laha- Daty Didim-
Fotoana Mpisitraka
ran’ny nano- panjakana
mampa- Toerana Akora Velarany tamboalo- Tantarany
fahazoan- mezana na didim-
nan-kery hany
dàlana azy pitondrana
1565 1/8/46 Didim- 50 taona Anda- Schiste 200 ha Fanjakana Fahazoan-
pitondrana sibe Bitumeux. Malagasy dàlana hika-
l.f. 1546 roka
tamin’ny l.f. 46-067.
29/7/46.
90 24/11/64 Didim- 4 taona Maev a- Cuivre, 1 885 Fanjakana PR "A"
2
panjakana tanàna nickel, km Malagasy
l.f. 66-488 cobalt,
tamin’ny plomb, zinc,
26/11/66 Molibdène,
chrome,
platine.
2
10355 14/1/65 Didim- 4 taona Miarin a- Aragonite. 25 km Fanjakana
pitondrana rivo Malagasy
l.f. 051
tamin’ny
7/1/65
2
10356 19/5/65 Didim- 4 taona Antani- Lignite. 75 km Fanjakana
10357 pitondrana f otsy Malagasy
10358 l.f. 1399
tamin’ny
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
11/5/65.
2
5002 17/6/65 Didim- 4 taona Ampa- Rhodonite. 75 km Fanjakana POR l.f. 854,
5010 pitondrana nihy- Malagasy 900, 903
5011 l.f. 1721 Ouest tamin’ny
tamin’ny 19/03/65,
9/6/65 20/12/65,
10/1/66.
66 14/9/65 Didim- 3 taona Nord- Fossile. Fanjakana PR "A"
panjakana Ouest Malagasy
l.f. 71-425 Ouest-
tamin’ny Sud
14/9/71
10395 22/12/66 Didim- 4 taona Amba- Cipolin. 275 km2 Fanjakana
10403 pitondrana tofinan- Malagasy
10394 l.f. 3492 drahana
tamin’ny
20/10/66
10406 22/12/66 Didim- 4 taona Antsi- Cipolin. 150 km2 Fanjakana
10408 pitondrana rabe Malagasy
10409 l.f. 4097
10407 tamin’ny
10410 5/2/66
10411
2
1019104 15/8/67 Didim- 4 taona Miandri- Bois silicifié. 325 km Fanjakana PR"B"
31 pitondrana v azo Malagasy l.f. 43-980
l.f. 2773 sy 43-981
tamin’ny tamin’ny
25/7/67. 7/9/67.
2
10437104 7/9/67 Didim- 4 taona Mora- Minerais 50 km Fanjakana
38 pitondrana manga de fer. Malagasy
l.f. 3187
tamin’ny
31/8/67
2
10444 6/6/68 Didim- 4 taona Bricka- Graphite. 50 km Fanjakana PR"B" l.f.
10445 pitondrana ville Malagasy 44-383 sy
l.f. 2177 Vato- 44-384 ta-
tamin’ny mandry min’ny
24/5/77. 24/1/64 sy
15/1/64.
2
83 6/8/68 Didim- 1 an Amba- Nickel, 100 km Fanjakana PR "A"
panjakana tondra- cuivre, Malagasy
l.f. 68-367 zaka cobalt,
tamin’ny platine.
6/8/68.
81 29/10/68 Didim- 3 taona Ambo- Nickel, 30 000 Fanjakana Permis de
2
panjakana himanga cuivre. km Malagasy recherche l.f.
l.f. 68-497 Sud 46-067
tamin’ny
29/10/68.
2
82 29/10/68 Didim- 3 taona Mana- Nickel, 400 km Fanjakana PR.
panjakana kara cuivre. Malagasy
l.f. 68-500
tamin’ny
29/10/68.
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
2
10448 30/10/68 Didim- 3 taona Mitsinjo Celestite. 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana Malagasy 44-518 ta-
l.f. 4187 min’ny
tamin’ny 15/12/65
21/10/68.
80 16/1/69 Didim- 3 taona Miandri- Nickel, 4581 Fanjakana
2
panjakana vazo, cobalt, km Malagasy
l.f. 69-022 Tsiroa- chrome,
tamin’ny noman- manganèse,
16/1/69. didy, cuivre, étain.
Betafo
2
10451 1/2/69 Didim- 3 taona Ambi- Barytine ary 150 km Fanjakana
10456 pitondrana lobe substances Malagasy
l.f. 939 de même
tamin’ny groupe.
28/2/69.
2
79 24/11/70 Didim- 4 taona Vohi- Bauxite. 2693 km Fanjakana PR "A".
panjakana peno, Malagasy
l.f. 70-625 Mana-
tamin’ny kara
24/11/70.
72 1/8/71 Didim- 4 taona Ampa- Sable 32 026 Fanjakana PB "A"
2
panjakana nihy de plage. km Malagasy
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
l.f. 72-300
tamin’ny
1/8/72.
2
10521 19/11/71 Didim- 4 taona Amba- Cuivre. 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana tofinan- Malagasy 44-940 ta-
l.f. 3599 drahana min’ny
tamin’ny 29/6/67.
24/9/71
2
59 26/1/72 Didim- 4 taona Amba- Fer. 150 km Fanjakana PR "A".
panjakana tolampy Malagasy
l.f. 71-019
tamin’ny
26/1/71
2
89 28/1/72 Didim- 4 taona Mana- Ilemite, 120 km Fanjakana PR "A".
panjakana kara, zircon, Malagasy
l.f. 71-019 Vohi- monazite,
tamin’ny peno nitile.
26/1/71
88 17/6/72 Lany andro 3 taona Nosy- Phosphate. 430,6 Fanjakana PR "A".
2
Lava km Malagasy
2
10536 6/10/72 Didim- 3 taona Vato- Christal 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana mandry Malagasy 45-046 ta-
l.f. 2384 de roche, min’ny
quartz,
tamin’ny 25/5/68.
optique,
22/7/72.
piézo-
électrique,
améthyste,
citrine.
78bis 1/6/73 Didim- 3 taona Befan- Chrome, fer, Fanjakana PR "A".
panjakana driana- nickel, co- Malagasy
l.f. 73-141 Nord balt, zinc,
tamin’ny zircon,
1/6/73 plomb,
argent,
vanadium,
bauxite ti-
tane, terres
rares.
2
10572 21/11/73 Didim- 3 taona Tama- Ilménite, 225 km Fanjakana PR "A".
10580 pitondrana tave rutile, Malagasy
l.f. 441 zizrcon,
tamin’ny monazite.
5/12/73.
2
10568 21/11/73 Didim- 3 taona Ampa- Labradorite. 25 km Fanjakana PR "B" l.f.
pitondrana nihy Malagasy 45-519 ta-
l.f. 441 min’ny
tamin’ny 2/6/70.
5/12/73.
2
29/12/77 Didim- 3 taona Ampa- Akora 450 km Fanjakana Araka ny
pitondrana nihy rehetra. Malagasy tolokevitry ny
l.f. 4780- Talen’ny
MEC/3/4/0 indostria sy
tamin’ny harena an-
29/12/77 kibon’ny t a-
ny.
2
10818 13/3/79 Didim- 3 taona Maev a- Barytine, 25 km Fanjakana L.F. 46-654
N° du Date Décret Durée Béné-
permis d’insti- ou de Localité Substances Super- ficiaire Historique
tution arrêté validité ficie original
pitondrana tanàna gypse, Malagasy tamin’ny
l.f. 239/79 aragonite, 24/9/74.
tamin’ny calcite,
22/1/79 optique.
2
10813 13/3/79 Didim- 3 taona Maev a- Barytine, 25 km Fanjakana PR "B"
pitondrana tanàna gypse, Malagasy l.f. 46-638
l.f. 239/79 aragonite, tamin’ny
tamin’ny calcite, 24/9/74.
22/1/79 optique.
2
10766 13/3/79 Didim- 3 taona Maev a- Gypse. 25 km Fanjakana PR "B"
pitondrana tanà-na Malagasy l.f. 46-674
l.f. 239/79 tamin’ny
tamin’ny 21/3/74.
22/1/79
2
10841108 31/7/80 Didim- 4 taona Amba- 150 km Fanjakana
46 pitondrana tofinan-
Akora Malagasy
rehetra
l.f. 3029/80 drahana
tamin’ny
31/1/80
2
10847 22/3/82 Didim- 4 taona Amboa- Akora 575 km Fanjakana PR "B".
10870 pitondrana sary rehetra Malagasy
l.f. 1323/82 Sud
tamin’ny
22/3/82.
Dénomination Coordonnées
Décret n° Date
Substances des zones des sommets
Didim- Vani-
Akora Anaran’ny Fangitry ny tendrony
panjakana nandro
faritra X Y
84-126 4-4-84 Métaux rares Andriamena 930-970 530-560
et quartz Berere 1040-1080 490-510
Metaly Tsaratanana 1030-1050 530-550
tsy fahita firy Ankazobe 840-940 490-520
sy quartz Vohambohitra
Sahatany 650-670 400-480
Ampandra- 520-600 330-350
maika
Malakialina
Ikalamavony 540-560 390-420
Ramartina- 550-750 300-500
Itremo
Antogil 1040-1200 670-770
Tsivory 170-320 340-440
85-106 24-4-85 Métaux rares Mboro-Alaotra 800-980 590-660
Metaly tsy Ampasindava 1320-1420 560-620
fahita firy
85-107 24-4-85 Uranium Fort-Dauphin 110-280 390-440
Folakara 670-840 240-310
Makay 500-670 270-350
CHAPITRE II : TOKO II :
IMPORTATION FANAFARANA
ET EXPORTATION DE L’OR. SY FANONDRANANA VOLAMENA.
TITRE II : LOHATENY II :
DU REGIME DE L’ORPAILLAGE. MOMBA NY FITSIPIKA MIKA-
SIKA NY FITRANDRAHANA VO-
LAMENA ARAKA NY FOMBA
NENTIM-PAHARAZANA.
Art. 36. – Les droits visés à And. 36. – Ireo vola fandoa
l’article 35 ci-dessus sont liquidés voalazan'ny andininy faha-35 etsy
et perçus auprès d’une trésorerie ambony ireo dia kajiana ary aloa
principale ou d’une perception any amin'ny foibe fitahirizan-
principale du ressort sur déclara- bolam-panjakana na any amin'ny
tion souscrite par le collecteur, foibe famoriam-bolam-panjakana
dûment visée par le représentant miadidy ny faritra, araka ny fanam-
local du Ministère chargé des barana an-tsoratra ataon'ny mpa-
Mines ou, à défaut, par les auto- nangona voamarin'ny solon-tenan'
rités locales adm inistratives. ny Minisitera miadidy ny Harena
an-kibon’ny tany eo an-toerana ra-
ha tsy misy an'io solontena io, ny
manampahefana ara-pitondrana
eo an-toerana.
TITRE IV : LOHATENY IV :
SURVEILLANCE FANARAHA-MASO
ADMINISTRATIVE ARA-PANJAKANA
ET TECHNIQUE. SY ARA-TEKNIKA.
Art. 46. – Des textes régle- And. 46. – Hisy ireo rijan-
mentaires fixeront en tant que de tenin'ny didy amam-pitsipika no
besoin les modalités d’application hametra araka ny ilàna izany,
du présent décret. ireo fombafomba fampiharana ity
didim-panjakana ity.
CHAPITRE II : TOKO II :
STRUCTURE. NY FIRAFINY.
CHAPITRE IV : TOKO IV :
COMMERCIALISATION DE L’OR. RAHARAHAM-BAROTRA
MOMBA NY VOLAMENA.
CHAPITRE V : TOKO V :
IMPORTATION FANAFARANA
ET EXPORTATION DE L’OR. SY FANONDRANANA VOLAMENA.
CHAPITRE VI : TOKO IV :
REPARTITION DES TAXES FITSINJARANA NY HABA
SUR ACHAT ET DES BENEFICES. AMIN'NY FIVIDIANANA VOLAMENA
SY MOMBA NY TOMBOM-BAROTRA.
Art. 13. – Une taxe dont les And. 13. – Misy haba izay ho
taux sont fixés annuellement par ferana isan-taona amin'ny didim-
décret pris en Conseil du Gouver- panjakana raisina eo am-pivorian'
nement conformément aux dispo- ny Governemanta, mifanaraka
sitions de la loi n° 95-007 du amin'ny fepetra voalazan'ny lalàna
26 avril 1995 relative aux pouvoirs, laharaha faha-95-007 tamin'ny
compétences et ressources des 26 aprily 1995 mikasika ireo fahe-
collectivités territoriales décentra- fana tandrify ary loharanom-bolan'
lisées, est perçue sur tout achat ny vondrom-bahoakam-paritra
d’or effectué par le Comptoir de itsinjaram-pahefana, ny sarany, ho
l’Or et/ou ses agences agréées, au takiana amin'ny fividianana vola-
profil des collectivités territoriales mena ataon'ny Tranombaro-bola-
décentralisées concernées. mena sy/na ireo Masoivoho nanka-
toavina, ho an'ireo vondrom-
bahoakam-paritra itsinjaram-pahe-
fana voakasik'izany.
TITRE II : LOHATENY II :
SURVEILLANCE ADMINISTRATIVE FANARAHA-MASO ARA-
ET TECHNIQUE. PANJAKANA SY ARA-
TEKNIKA.
TITRE IV : LOHATENY IV :
DISPOSITIONS FINALES. FEPETRA FAMARANANA.
TITRE II : LOHATENY II :
DE L’ORGANISATION MOMBA NY FANDAMINA-
ET DU FONCTIONNEMENT. NA SY NY FAMPANDEHA-
NANA NY ASA.
CHAPITRE II : TOKO II :
DU COMITE DE GESTION. MOMBA NY KOMITY MPITANTANA.
Art. 22. – Les taux des indem- And. 22. – Ny sandan’ny tam-
nités des membres du Comité de bin-karama omena ireo mambra ao
gestion ainsi que ceux du Comité amin’ny Komity mpitantana ary koa
local de Gestion seront fixés par ireo ao amin’ny Komity mpitantana
arrêté conjoint des Ministres eo an-toerana dia ho ferana araka
chargés respectivement des fi- ny didim-pitondrana iarahan’ny Mi-
nances et des Mines. nisitra miandraikitra ny Harena an-
kibon’ny tany sy ny Minisitra mian-
draikitra ny Fitantanam-bola ma-
nao.
Les membres du Comité de Ireo mambra ao amin’ny Ko-
Gestion sont nommés par arrêtés mity mpitantana dia tendrena amin’
du Ministre chargé des Mines sur ny alalan’ny didim-pitondrana
proposition des entités concer- ataon’ny Minisitra maindraikitra ny
nées. Harena an-kibon’ny tany araka ny
tolo-kevitry ireo voakasik’izany.
TITRE IV : LOHATENY IV :
DU CONTENTIEUX. MOMBA NY FIFANOLANANA.
Art. 35. – En cas de nécessité And. 35. – Raha misy ilana azy
et sur proposition motivée du Di- araka ny tolo-kevitry ny Tale jene-
recteur général, la constitution du raly, ny fananganana ny Tranom-
Comptoir de l’Or en Société ano- baro-bolamena ho sosaiety tsy
nyme est entreprise, en procédant anavahana anarana dia raisiny,
notamment : indrindra toy izao :
- à la recherche des partenaires - ny fikarohana ireo mpifarim-
sociaux ; bona eo amin’ny lafiny sosialy ;
- à la fixation de la durée de - ny famerana ny faharetan’ny
l’association ; taom-piasan’ny fikambanana ;
- à la fixation de la composition - ny famerana ny ao anatiny sy
et du montant du capital social ny habetsahan’ny renivolam-
ainsi qu’au suivi de la libération pikambanana ary koa ny fizo-
des souscriptions respectives hiana ny famoahana ireo
des associés ; tonom-bolan’ny mpikambana
tsirairay avy ;
- au dépôt des statuts ainsi - ny fametrahana ny fitsipi-
complétés au greffe ; pikambanana efa nofenoina tao
amin’ny firaketan-draharahaha;
- l’immatriculation du Comptoir - ny fanoratana ny Tranombaro-
de l’Or au registre du commerce. bolamena ao amin’ny rejisitry
ny varotra.
.........................., le ..........................
SITUATION GEOGRAPHIQUE
FAMARITANA ARA-JEOGRAFIA
EXTRAIT DE CARTE
RAKI-TSARINTANY
RENOUVELLEMENT
FANAVAOZANA
.............................., le ..............................
INSCRIPTIONS DIVERSES
FANAMARIHANA SAMIHAFA
AVIS IMPORTANT
.............................., le ..............................
SITUATION GEOGRAPHIQUE
FAMARITANA ARA-JOEGRAFIA
EXTRAIT DE CARTE
RAKI-TSARINTANY
RENOUVELLEMENT
FANAVAOZANA
Conformément aux articles 28, 29 et 30, 31 de la loi
Araka ny voalazan’ny andininy faha-28, faha-29 faha-30 sy faha-31
portant Code minier,
ao amin’ny lalàna mifehy ny Harena an-kibon’ny tany,
le permis minier de type II, III
Ny fahazoan-dàlana sokajy II, III
N° ……………………
est renouvelé pour une durée de …......ans
dia havaozina hanan-kery mandritra ny .....taona
à compter du .......................................................
manomboka ny
Antananarivo, le
INSCRIPTIONS DIVERSES
FANAMARIHANA SAMIHAFA
EXTENSION DE SUBSTANCE(S)
Extension de substance(s) Carrés(s) ou substances(s)
non renouvelé(s)
Fanitarana akora Efamira na Akora
tsy nohavaozina
Partenariat Cession/Mutation
Fiaraha-miasa Fanolorana/Famindrana
Annulation Renonciation
Fanafoanana Fandaozana
AVIS IMPORTANT
Le Titulaire du présent permis doit :
• adresser à la Direction régionale concernée :
- un (1) rapport trimestriel en deux (2) exemplaires au plus tard un (1) mois
après le trimestre
- un (1) rapport annuel en deux (2) exemplaires avant le 31 mars de l’année
suivante,
- sa demande de renouvellement quatre(4) mois avant la date d’expiration.
• se présenter :
- à l’autorité locale du lieu et y déposer une photocopie dûment légalisée du
présent permis.
• remettre à la Direction régionale concernée :
- le titre invalidé (annulé ou renoncé) ainsi que les registres y afférents.
III.5. ARRETE N° 1187/96 III.5. DIDIM-PITONDRANA
du 15 mars 1996 N°1187/96
relatif aux agences agréées tamin’ny 15 martsa 1996
au Comptoir de l’Or et por- mikasika ny masoivohon'ny
tant définition du cahier de Tranombaro-bolamena nan-
charges-type (J.O n°2359 du katoavina sy ny famaritana
22.4.96, p. 1082) ny bokin'andraikitra filamatra
(Idem)
Article premier. – Les sociétés Andininy voalohany. – Ireo
de droit malagasy désirant béné- sosaiety fehezin'ny lalàna mala-
ficier des dispositions de l’article 4 gasy te-hisitrika amin'ireo fepetra
du décret n° 95-326 du 3 mai 1995 voalazan'ny andininy faha-4 amin'
susvisé, sont tenues de se confor- ny didim-panjakana laharana faha-
mer aux dispositions du présent 95-326 tamin'ny 3 mey 1995,
arrêté ainsi qu’aux prescriptions du voatondro etsy ambony, dia tsy
cahier de charges-type en annexe maintsy manaraka ny fepetra so-
II. ritan'ny didim-pitondrana ity ary
koa ireo famarafaran-teny raketin'
ny bokin'andraikitra filamatra hita
ao amin'ny tovana II.
Art. 2. – La demande d’agré- And. 2. – Ny fangatahana fan-
ment de mise en place et de ges- katoavana ny fananganana ary fi-
tion agréée établie en triple exem- tantanana Masoivoho iray nanka-
plaire conformément au modèle toavina, atao telo sosona araka ny
joint en annexe I et appuyée en modely ao amin'ny tovana I ary
cahier de charges dûment rempli hamafisina amin 'ny bokin'andrai-
et signé par le représentant légal kitra voafeno sady vita sonian'ny
de la société, et adressé à Mon- solontenan'ny sosaiety ara-dalàna
sieur le Ministre chargé des Mines, dia alefa amin'Andriamatoa Mini-
sous couvert de la Direction pro- sitra miandraikitra ny Harena an-
vinciale chargée des Mines. kibon'ny tany, ampandalovina
amin'ny Foibem-paritra miandrai-
kitra ny Harena an-kibon'ny tany.
Art. 3. – La décision d’agré- And. 3. – Ny fanapahana
ment de l’agence agréée n’est dé- anomezana fankatoavana an'ilay
livrée qu’au vu du procès-verbal de Masoivoho notoavina dia tsy
réception des moyens lo- avoaka raha tsy eo ny fitanana an-
gistiques et techniques stipulés tsoratra ny fanekena ireo hoenti-
dans le cahier de charges. manatanteraka ara-pitaovana sy
teknika voasoratra ao anatin'ny
bokin'andraikitra.
Ce procès verbal est établi par Io fitanana an-tsoratra io dia
des agents du Ministère chargé ataon'ireo mpiasa ao amin'ny Mini-
des Mines dûment mandaté à cet sitera miandraikitra ny Harena an-
effet. kibon'ny tany nomem-pahefana
hanao izany.
Il appartient au requérant de Anjaran'ny mpanao fangata-
solliciter au Ministère chargé des hana ny miangavy ny Minisitera
Mines de procéder à cette récep- miandraikitra ny Harena an-kibon'
tion. Tous les frais occasionnés ny tany hanatontosana izany fane-
par ladite réception sont à la kena fandraisana fitaovana izany.
charge du requérant. Ny fandaniana rehetra amin'io fa-
nekena io dia iantohan'ny mpanao
fangatahana.
B. Gemmes B. Vatosoa
- Phénacite, spi-
1 500 750 300 800
nelles
- Améthyse 1 000 450 150 400
- Citrine 100 50 25 60
- Cordiériten,
disthéné 50 25 10 25
- Grenat
(Rhodolite) 200 100 50 115
- Grenat
50 30 15 30
(Marolambo)
- Autres grenat 25 10 5 10
- Quartz rose,
75 25 10 35
fumé, vert
- Scapolite 50 20 10 25
- Spectrolite 50 20 5 25
- Opale 50 15 5 25
- Flluorine, spa-
25 10 5 15
tite
- Quartz (cristal
75 20 5 30
de roche)
C. – Vato fanao ravaka sy san- C. – Plein totalité au et échan-
tionam-bato mineralojika : tillons minéralogiques :
Sandam-bidy Ivarotana azy Valeur marchande
amin’ny iraimbilanja En FMG
isaky ny kilao Par kilogramme
- Célestine : - Célestine :
Sokajy voalo-
hany 15 000 Premier choix 15 000
Deuxième
Sokajy faharoa 11000 11000
choix
Troisième
Sokajy fahatelo 8 000 choix 8 000
Sokajy faha- Quatrième
efatra 3 000 choix 3 000
Sandam-bidy Valeur
ivarotana azy Marchande
amin’ny En FMG
iraimbilanja Par kilo-
isaky ny kilao gramme
D. 2. - Quartz D. 2. - Quartz
optique, piézo- 50 000 optique, pié- 50 000
électrique zo-électrique
-Quartz fonte 1 000 - Quartz fonte 1 000
Art. 4. – Sont complétés ainsi qu’il suit les articles suivants de la déli-
bération citée ci-dessus :
« Art. 83. – « Dans tous les cas où le chef de service des mines esti-
mera que l’application des dispositions du premier alinéa du présent article
n’est pas indispensable, il pourra accorder toutes dérogations utiles sous
les réserves qu’il fixera, après avis conforme de l’inspecteur du travail et
des lois sociales du ressort.
« L’inspecteur du travail et des lois sociales du ressort ou de l’agent
dûment habilité du service des mines pourra imposer le port de masques
dans le cas où l’exécution des autres mesures de protection contre les
poussières de toute nature émise au cours des travaux s’avéreraient in-
suffisantes. En ce qui concerne plus particulièrement les poussières de
silice, le seuil de la nocivité par absorption respiratoire ne devra jamais
être atteint (200.000 particules de silice libre par litre d’air constituent le
seuil de nocivité pour 200 heures de travail par mois) ».
« Art. 87. – « L’exploitant doit mettre de l’eau potable à raison d’un mi-
nimum de 6 litres par travailleur et par jour à la disposition du personnel.
L’absorption quotidienne de quelques grammes de sel sous forme de
comprimés sera recommandée si les travailleurs sont soumis à des condi-
tions de température et de travail qui les exposent à des coups de chaleur.
« Sauf autorisation du chef du service des mines et sur avis favorable
du directeur du travail et des lois sociales, il est interdit de prendre des re-
pas autres que des casses-croûtes dans les lieux affectés au travail.
« Chaque fois que cela s’avèrera nécessaire, il sera procédé à la dé-
ratisation des lieux de travail. »
DISPOSITIONS GENERALES
CONTROLE DU PERSONNEL
Art. 11. – Les fronts d’abattage et des parois dominant les chantiers
doivent être régulièrement surveillés par un agent spécialement désigné et
être purgés dès que cette surveillance en fait apparaître la nécessité.
L ‘examen et la purge des fronts et des parois doivent être faits no-
tamment après chaque tir de mine, avant toute reprise du travail après de
fortes pluies et après chômage de longue durée.
Les opérations de purge doivent être confiées à des ouvriers compé-
tents et expérimentés, désignés par l’agent visé ci-dessus et opérant sous
sa surveillance directe ; la purge doit être conduite en descendant.
Les mesures nécessaires doivent être prises pour que, pendant les
opérations de purge, personne ne puisse stationner ou circuler dans la
zone susceptible d’être atteinte par les blocs détachés.
Lorsque des conditions de travail particulièrement dangereuses le ren-
dent nécessaires, le chef de service de la géologie et de la prospection
minière peut prescrire, que des opérations de visite et de purge soient ef-
fectuées dans les conditions spéciales définies par une consigne soumise
à son approbation.
Art. 16. – Dans tout travail comportant un danger de chute grave, les
ouvriers doivent porter des ceintures de sûreté fournies par l’exploitant, à
moins d’être protégés contre ce danger par quelque autre moyen appro-
prié.
Les conditions d’entretien, d’essai de réforme, d‘amarrage ou d’instal-
lation des agrès ou dispositifs utilisés sont fixées par une consigne.
Art. 20. – Les terres de recouvrement de toutes les carrières sont trai-
tées comme une masse de faible cohésion.
Toutefois, la banquette située à leur pied peut ne répondre qu’aux
conditions fixées par le deuxième alinéa de l’article 17, sous réserve
qu’elle ait une largeur suffisante pour empêcher la chute de ces terres
dans les parties de la carrière situées au- dessus d’elle.
Dispositions générales
Art. 22. – Les orifices, tant au jour qu’à l’intérieur des puits et galeries
une inclinaison dangereuse ainsi que les débouchées des galeries qui y
aboutissent, doivent :
1° Lorsqu’il n’y est fait aucun service, être défendu par une clôture
effi-cace :
2° Lorsqu’ils sont en service, être munis de barrières disposées de
façon à empêcher la chute des hommes et du matériel.
L’accès des passages, galeries, puits, échelles, etc... non spéciale-
ment prévus pour la circulation du personnel, doit être interdit sauf pour
les personnes chargées des inspections ou des réparations.
Art. 23. – Saufs dans le cas de petits puits de recherches dont la pro-
fondeur n’excède pas 30 mètres et de puits d’exploitation équipés de cage
à berlines ou de grues à flèche tournante, l’orifice de tout puits servant à
l’extraction par cuffat doit être muni d’un plancher avec trappes qui devra
être renfermé après chaque passage du cuffat.
Les accès doivent tous être munis d’une porte ou barrière qui ne doit
être ouverte que pendant les manœuvres des cages bennes ou cuffats.
Toutes dispositions doivent être prises pour que l’accrochage et le dé-
crochage des bennes ou cuffats, s’effectuent sans dangers pour
l’ouvrier.
Art. 25. – Toutes les recettes, y compris celles de la surface, s’il est
nécessaire, doivent être bien éclairées par des lumières à poste fixe,
même si le service y est très réduit.
Art. 26. –
1° Tout puits dont la profondeur est telle que la communication à la voix
ne puisse s’effectuer régulièrement doit être muni de moyens de com-
muni-cation permettant l’échange réciproque de signaux entre chaque
recette et la surface.
Il en sera de même dans tous les cas où la présence d’un engin en
fonctionnement ou un bruit étranger peut entraîner la mauvaise récep-
tion du signal à la voix;
2° Les signaux à échanger pour les diverses manœuvres sont affichés
de façon permanente tant à la surface qu’au fond ;
3° Ils doivent être établis de façon à éviter toute confusion entre ceux qui
se rapportent aux diverses recettes, et réalisés de manière à ne pas
pouvoir être confondu avec des signaux de toute autre provenance.
4° Tout signal, quel que soit la nature et les circonstances d’emploi, doit,
dans les codes de signaux d’une exploitation, présenter aussi bien
pour celui qui le donne que pour celui qui le reçoit une signification
unique et qui est toujours la même et nettement définie ;
5° Au signal acoustique d’un coup unique doit obligatoirement être atta-
ché la signification impérative de « Halte ».
Art. 28. – Les ouvriers exécutant des réparations dans les puits doi-
vent être garantis contre les risques de chute ou, à défaut, munis d’une
ceinture de sûreté.
Art. 29. – Tous les puits où le personnel circule normalement par les
câbles doivent être munis indépendamment de l’appareil principal de cir-
culation, d’échelles ou d’un appareil de secours à câbles indépendants,
sauf s’il existe une autre voie de sortie.
Art. 30. – Dans les puits qui comportent un puisard, une échelle doit
permettre de remonter du fond du puisard jusqu’à la recette inférieure.
Art. 32. – Toute échelle installée dans une mine doit être :
a. De construction solide ;
b. Arrimée solidement au boisage ;
c. Entretenue en bon état, notamment elles ne
doivent pas avoir de barreaux tordus ou branlants ;
d. A une distance des parois, bois de coffrages,
etc... tel que le pied posé horizontalement puisse s’enfoncer de 5 cm
au moins.
e. D’une largeur de 30 cm au minimum, la dis-
tance entre deux échelons étant inférieure à 30 cm.
Les échelles doivent être visitées périodiquement et maintenues en
bon état.
Art. 33. – Si une partie d’un puits est utilisée pour la circulation nor-
male de personnel, par échelles, cages, ou cuffat, et l’autre partie utilisée à
l’extraction, les deux compartiments doivent être séparés par une cloison
soigneusement établie.
Par exception, dans les puits de faible section, les échelles peuvent
être installées dans le compartiment de l’extraction, mais aucune cordée
ne doit avoir lieu pendant la circulation du personnel.
Dans la circulation par les échelles, il est interdit de porter à la main la
lampe exceptée des outils et objets lourds quelconques ; ces outils ou ob-
jets doivent être fixés au corps ou portés dans un sac solidement attaché
aux épaules.
Si des échelles sont hors d’usage, des dispositions sont prises pour
que nul ne puisse y circuler, sauf pour les réparer.
Art. 34. – Dans les puits en fonçage, des échelles fixes doivent être
installées jusqu’à une distance du fonds telle qu’elles ne puissent être en-
dommagées par les tirs de mine ; de leur extrémité, des échelles mobiles
doivent permettre d’atteindre le fond.
La dernière partie de ces échelles mobiles peut être verticale sous ré-
serve de ne pas dépasser une hauteur de 10 mètres. Cette hauteur peut
être portée à 15 mètres si les ouvriers sont munis d’une ceinture de sûreté.
En aucun cas, les échelles ne peuvent être placées en surplomb.
Si le puits en fonçage ne comporte pas de compartiment d’échelles,
sous lequel puissent s’abriter les ouvriers du fond pendant la remontée
des matériaux ou de l’eau, un autre moyen de protection efficace contre
les chutes de matériaux, doit être aménagé.
Si l’extraction continue normalement dans un puits en cours
d’approfondissement ou de travaux en dessous de sa recette inférieure,
les ouvriers travaillant au fond doivent être protégés par un plancher au
dessus de leurs têtes.
TREUILS-CIRCULATION
DES CAGES-BENNES ET CUFFATS DANS LES PUITS
Art. 35. – Les treuils à bras utilisés dans les puits et plans inclinés doi-
vent être munis d’un système de blocage, cliquet ou autre, efficace ou
interdisant un renversement intempestif du mouvement.
Art. 36. – Quand le treuil est mû par le moteur, le tambour d’enrou-
lement doit être muni d’un frein efficace, maintenu en bon état de fonction-
nement, agissant sur le tambour lui-même, ou à défaut, sur un organe lié
mécaniquement au tambour d’enroulement par engrenages. Ce frein doit
être disposé de telle façon qu’il puisse être manipulé facilement et sans
danger par le conducteur du moteur placé aux commandes du moteur, ce
dernier étant en marche ou à l’arrêt.
Des pièces de rechanges, en particulier des blocs ou des garnitures de
freins doivent toujours être gardés en stock à la mine.
L’ingénieur des mines peut à tout moment exiger une vérification de
l’efficacité du frein.
Art. 38. – Les câbles utilisés doivent être de bonne qualité et en bon
état, de diamètre approprié à la charge et aux dimensions des poulies et
tambours utilisés.
Art. 39. – Lorsque des pièces allongées (outils, bois ou autres) doivent
être montées ou descendues dans un puits, elles doivent être soigneu-
sement attachées au câble ou à l’anche du cuffat.
Art. 46. – Sur le registre spécial visé à l’article précédent doivent être
notés, pour chaque câble mis en place :
1° Le nom et le domicile du fabricant ;
2° La constitution et la nature du câble, les résultats des essais effectués
sur le câble neuf ou sur ces éléments et le cas échéant, le calcul de la
résistance totale ;
3° La date de la pose, celles des déposes et reposes éventuelles, la na-
ture du service auquel le câble est affecté ;
4° Les arcs et les rayons d’enroulements, du câble au passage sur les
molettes, poulies ou tambours ;
5° Le poids mort maximum comprenant la cage, les organes d’attelage,
les berlines vides, le câble porteur et, s’il y a lieu, le câble d‘équilibre.
La charge totale, poids mort compris, qui ne doit pas être dépassée en
service ;
6° La date, le mode d’exécution et les résultats des visites prescrites aux
articles 47 et 50, les noms des visiteurs ;
7° La date et la nature des réparations, coupages, retournements, le ré-
sultat des essais effectués, les constatations faites sur tout ou partie du
câble ou sur certains de ses éléments tant au cours du service du câ-
ble qu’après sa dépose ;
8° La date et la nature des incidents ;
9° La date et la cause de l’enlèvement définitif ou du déplacement.
Art. 48. – Au début de chaque poste, il doit être fait au moins deux
voyages aller et retour complet de la cage à pleine charge avant que l’on
puisse y faire circuler des personnes.
Art. 50. – On doit procéder, une fois tous les six mois, au coupage de
la partie d’attache sur une hauteur d’au moins deux mètres.
Pour les câbles métalliques, un tronçon de la partie coupée est décâblé
pour examen de l’état des fils et essais de leur résistance à la traction.
Dès qu’un câble devient défectueux, ou s’il est rendu suspect par son
état apparent, notamment, s’il est métallique, par le nombre de fils cassés
ou rouillés ou par l’augmentation rapide du nombre de fils cassés, il ne
peut plus être utilisé pour le transport des personnes à moins que la partie
défectueuse soit à une extrémité et qu’elle puisse être coupée.
Un câble ne peut plus être utilisé pour le transport des personnes dès
que sa résistance à la traction devient inférieure à six fois la charge maxi-
ma qu’il a à supporter.
Art. 51. – Un câble de réserve doit toujours être prêt à être mis en ser-
vice.
Art. 52. – Le chef d’exploitation doit faire subir aux machinistes char-
gés du transport des personnes, avant leur entrée en fonction et ensuite
tous les six mois, un examen destiné à vérifier qu’ils possèdent les con-
nais-sances et les qualités requises.
Art. 55. – Lorsqu’une benne ou cage est arrêtée à une recette, les
personnes sont admises ou n’en peuvent sortir qu’après réception d’un
signal permissif du machiniste.
Art. 56. – Toute personne circulant par cuffat doit se tenir sur le fond
du cuffat ; il est formellement interdit de s’asseoir ou de monter sur les
bords du cuffat, ou de se tenir sur l’anse.
Les dispositions nécessaires doivent être prises au jour et aux recettes
intérieures pour prévenir tout mouvement intempestif du cuffat pendant
que les personnes y entrent ou en sortent.
Il est interdit de placer des personnes dans des cuffats remplis même
partiellement de matériaux ou de minerai.
Art. 57. – Une cage dans laquelle circulent des personnes ne peut
contenir, outre ces personnes, leurs outils et le petit matériel qu’elles ac-
compagnent, que des wagons vides.
Il est interdit de monter en surcharge au-delà de la capacité indiquée
pour la cage, de changer de place dans la cage pendant que celle-ci est
en mouvement.
Art. 61. – Les accès à tout plan incliné en service doivent être barrés
de façon que le personnel ne puisse pénétrer inopinément dans le plan.
Les recettes sont disposées de manière que les wagons ne puissent
être mis en mouvement que par un geste volontaire.
A toutes les recettes d’un plan à chariot porteur, un dispositif doit, dans
sa position normale, empêcher l’accès inopiné des véhicules dans le plan ;
il ne doit être effacé que si le chariot est bien en place à la recette.
Aux recettes supérieures ou intermédiaires des autres plans, un dispo-
sitif doit interdire la dérive des wagons avant leur accrochage au câble et
après vérification de leurs attelages.
Si ce dispositif ne suffit pas à s’opposer à la pénétration inopinée des
wagons dans le plan, un second dispositif doit y pourvoir.
Il est interdit de laisser un ouvrier travailler même exceptionnellement
dans un plan incliné, un montage ou une descenderie sans que toutes dis-
positions soient prises pour empêcher le départ en dérive des wagons ou
la chute de tout objet situé à l’amont.
Art. 62. – Il est interdit de se tenir dans le plan ou au pied du plan
pendant la circulation des wagons ; des abris spéciaux sont aménagés en
tant que de besoin pour le personnel des recettes.
Le personnel circulant ou travaillant au pied des plans inclinés doit être
protégé contre les dérives des wagons.
Dans les descenderies en fonçage ou dans les plans inclinés en rem-
blayage, des dispositions sont prises pour arrêter les dérives de wagons.
Art. 63. – Les poulies des plans inclinés automoteurs doivent être mu-
nies d’un dispositif de freinage à contrepoids normalement serré ; il est in-
terdit de caler ce dispositif dans la position de desserrage.
Les poulies-freins volantes ainsi que les autres dispositifs de freinage
qui sont fixés à un étai doivent être reliés à un second étai par une attache
de secours indépendante.
Art. 65. – Dans les plans inclinés affectés au roulage, la circulation est
réglée par une consigne approuvée par le chef du service de géologie et
de prospection minière.
La consigne fixe en outre les conditions dans lesquelles on peut tra-
verser les plans.
Il est interdit de circuler par les wagons ou chariots porteurs des plans
inclinés ou des descenderies, à moins d’une autorisation du chef du ser-
vice de géologie et de prospection minière fixant les conditions de cette
cir-
culation. Cette interdiction ne s’applique pas au transport des malades et
de blessés.
Art. 71. – Des mesures doivent être prises pour que les wagons en
stationnement dans les galeries ne partent pas en dérive et que les wa-
gons en marche ne prennent pas une vitesse dangereuse.
Art. 72. – Il est interdit de se mettre en avant des wagons pour en mo-
dérer la vitesse, ainsi que de les abandonner à eux-mêmes dans les voies
en pente, sauf aux points de formation des convois ; l’approche de ces
points doit être signalée par un signal bien visible.
Les wagons d’un même convoi doivent être rendus solidaires les uns
des autres.
Art. 73. – Il est interdit de monter sur les wagons non aménagés pour
le transport du personnel.
SOUTENEMENT
Art. 74. – Les ouvrages souterrains doivent être munis sans retard
d’un soutènement et d’un garnissage appropriés à la nature des terrains et
régulièrement entretenus pendant la durée d’utilisation des ouvrages.
Art. 75. – § 1er . – Tous les ouvrages souterrains accessibles aux ou-
vriers doivent être convenablement aérés, spécialement à l’égard des gaz
nuisibles et de fumées. L’air introduit dans la mine doit être exempt de gaz,
vapeurs, ou poussières nocifs ou inflammables.
Dans les terrains reconnus sûrs par expérience, on peut se dispenser
de garnissage ou de soutènement, mais les parois et la couronne doivent
être méthodiquement surveillées et purgées.
AERAGE
Art. 76. – Les voies et travaux insuffisamment aérés doivent être ren-
dus inaccessibles aux ouvriers.
Lorsque des travaux souterrains, en particulier puits, puisards ou bu-
res, ont été inutilisés pendant quelque temps, on devra, avant de les utili-
ser à nouveau, s’assurer qu’il ne s’y est pas accumulé d’air irrespirable ou
toxique ; il sera interdit d’y pénétrer jusqu’à ce qu’ils aient été assainis et
que l’on puisse y travailler ou circuler sans danger.
Art. 77. – Après un tir de mine en un lieu non balayé par un courant
d’air, et si l’on dispose d’air comprimé, les fumées et gaz brûlés seront
éliminés par un jet d’air comprimé.
Dans tous les cas, toutes précautions devront être prises pour assurer
la sécurité des ouvriers revenant sur le chantier. Le préposé au tir devra
s’assurer lui-même, avant de laisser pénétrer aucun ouvrier, que le travail
peut y être poursuivi sans danger.
Art. 78. – L’emploi des moteurs à combustibles liquides dans les tra-
vaux souterrains n’est autorisé que si le point éclair du combustible utilisé
est supérieur à soixante-dix degrés.
Le point éclair est défini par la norme AFNOR N.F. T. 60-103.
Art. 79. – Les gaz d’échappement de ces moteurs seront canalisés et
refoulés en totalité jusqu’au jour ou dans une galerie de retour d’air, par
canalisations étanches.
Dans ce dernier cas, l’exploitant prendra les dispositions nécessaires :
1° pour que l’accès à cette galerie de retour d’air soit interdit au per-
sonnel de l’exploitation ;
2° pour éviter une inversion du sens de l’aérage dans les travaux
sou-terrains.
Art. 80. – L’achat, le transport et l’utilisation des explosifs dans les mi-
nes et carrières sont soumis aux dispositions de la délibération consti-
tuant réglementation des explosifs.
Art. 81. – L’emploi de l’oxygène liquide devra donner lieu à des consi-
gnes spéciales qui devront être soumises à l’approbation du chef du ser-
vice de géologie et de prospection minière.
HYGIENE, SAUVETAGE
Art. 82. – Aucun ouvrier ne peut être affecté au fond s’il n’a, au préa-
lable, subi un examen médical et été reconnu apte.
Les ouvriers reconnus contagieux sont exclus des travaux souterrains.
Art. 85. – Des mesures doivent être prises pour empêcher la stagna-
tion des eaux et l’accumulation des boues dans les galeries et chantiers.
Art. 86. – Il est interdit de souiller la mine par des déjections. S’il se
trouve des chantiers éloignés de la sortie de la mine, il devra être mis à la
disposition des ouvriers des moyens appropriés (fosse, tinettes mobiles)
qui seront tenus en constant état de propreté.
Art. 92. – Sans préjudice des sanctions plus sévères qui pourraient
être prises en vertu des lois, décrets et arrêtés en vigueur sur le Territoire,
les infractions aux dispositions de la présente délibération seront punies
des peines de la deuxième catégorie prévues à l’article premier de la déli-
bération n° 57-193 du 19 décembre 1957.
Il y a récidive lorsque, depuis moins de douze mois, le contrevenant a
subi une condamnation pour la même infraction.
En cas de première récidive, les peines applicables seront celles de la
quatrième catégorie prévue à l’article premier de la délibération susvisée.
En cas de nouvelle récidive, le prévenu sera traduit devant le tribunal
de police correctionnelle et punie des peines de la cinquième catégorie
prévues à l’article premier de la délibération susvisée.