Le Fruit de La Vraie Conversion - 090454
Le Fruit de La Vraie Conversion - 090454
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Aider chaque personne a Connaître Dieu et Sa Parole
pour Vivre à Sa gloire
Par conséquent, la question que toute personne sincère doit un jour se poser est la suivante :
« Comment puis-je savoir avec certitude que je suis élu, que je suis sauvé ? ». En effet, ceci
n’est pas une question de préférence personnelle, comme vous pouvez le noter sur l’impératif
utilisé dans les versets précédents, c’est un commandement du Seigneur Jésus-Christ. Par
ailleurs, si Dieu nous commande de le savoir, il en résulte que nous pouvons savoir avec
certitude si nous sommes élus.
L’étude de cette question sera segmentée en deux parties. D’une part nous verrons les
preuves qui sont insuffisantes pour vérifier une conversion authentique. Il sera question des
traits religieux et moraux qui existent à la fois chez les pharisiens et chez les vrais disciples du
Christ. D’autre part, nous considèrerons le fruit de la vraie conversion, qui n’est autre que
l’œuvre de l’Esprit-Saint chez le croyant né de nouveau.
Il y a des preuves qui furent et qui sont souvent vainement utilisées pour affirmer
l’authenticité de la foi d’un individu. Il s’agit de la vaine religiosité qui existait déjà chez les
pharisiens, des juifs zélés pour la pratique à la lettre de la loi religieuse enseignée par le prophète
Moise. Le théologien John MacArthur liste les éléments suivants dans la Bible d’étude qui porte
son nom[1] :
1) La moralité visible . Les athées peuvent évidemment avoir une certaine moralité.
Humainement parlant, certains inconvertis sont peut-être même parfois plus moraux que des
chrétiens, mais ils sont tout de même sous la condamnation divine pour ne pas croire au salut
en Christ. Dans l’évangile selon Matthieu, un homme dont la moralité était extérieurement
irréprochable ne suivit pas l’appel du Seigneur, et l’évangile de Matthieu révèle son véritable
état spirituel : « Et voici, un homme s'approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon
pour avoir la vie éternelle ? Il lui répondit : Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un
seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? lui dit-il.
Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point
; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et : tu aimeras ton prochain
comme toi-même. Le jeune homme lui dit : J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-
il encore ? Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux
pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Après avoir entendu ces
paroles, le jeune homme s'en alla tout triste ; car il avait de grands biens » (Matthieu 19 :16-
3) L’application religieuse. Tous les religieux de ce monde peuvent avoir une moralité
visible, et ce pour toutes les religions. L’application religieuse disciplinée est une piété
remarquable aux yeux des hommes sans discernement, mais elle n’est d’aucun secours au jour
du jugement (Romains 2 :16). Paul nous avertit même de ne pas fréquenter de telles personnes
qui ont « l'apparence de la piété, mais [renient] ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces
hommes-là » (2 Timothée 3 :5). C’est pourquoi dans la parabole des vierges folles (et des
vierges sages), représentant les personnes très religieuses sans relation personnelle avec Jésus
Christ, ces dernières sont séparées du Seigneur quand vient les noces : « Alors le royaume des
cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de
l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne
prirent point d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des
vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on
cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent
leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes
s'éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez
plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter,
l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte
fut fermée » (Matthieu 25 :1-10). En vérité, certaines personnes apparaissent pures et vierges
aux yeux des hommes. Toutefois, on peut tromper les hommes, mais on ne peut se moquer de
Dieu. Dans cette parabole l’huile ne représente pas le Saint-Esprit, mais le zèle religieux. Dans
l’interprétation des paraboles et des métaphores, il est important de savoir que la symbolique
n’est pas universelle. Parfois, le feu signifie le jugement de l’enfer (Luc 3 :17 ; Marc 9 :44),
4) L’activité d’un ministère . Lors du fameux sermon sur la montagne, Christ proclamait
ces paroles : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N'entreront pas tous dans le royaume
des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me
diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-
nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par
ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi,
vous qui commettez l'iniquité » (Matthieu 7 :21-23). Ma propre mère m’a rendue témoignage
d’une église où elle allait quand elle était plus jeune, lorsqu’un jour le pasteur leur annonça
qu’il venait de rencontrer le Seigneur la semaine passée. Plusieurs années de ministère, et
pourtant il n’était pas encore converti ! Ceci est d’autant moins étonnant que beaucoup de
facultés ou d’instituts bibliques aujourd’hui ont des professeurs embrassant des doctrines
incompatibles avec la vraie foi, telle que le reniement de la résurrection de Christ chez « les
chrétiens » libéraux. Comment donc voulez-vous que les pasteurs sortant de ces instituts soient
(pour la majeure partie d’entre eux) chrétiens si la seule chose demandée pour le diplôme est
d’accumuler une certaine connaissance intellectuelle, qui plus est fausse ! D’autre part, en
Afrique, il y a beaucoup de personnes qui deviennent pasteurs car dans leur pays c’est « un
métier qui rapporte »... Ils sont alors des loups dans la bergerie, et il n’est donc pas surprenant
que l’activité du ministère soit insuffisante pour prouver la conversion véritable. Bien
5) La conviction du péché . Savoir que l’on est pécheur ne suffit pas non plus, à l’exemple
du gouverneur Félix : « Mais, comme Paul discourait sur la justice, sur la tempérance, et sur
le jugement à venir, Félix, effrayé, dit : Pour le moment retire-toi ; quand j'en trouverai
l'occasion, je te rappellerai » (Actes 24 :25). Le gouverneur Félix repoussait à demain la
repentance et la foi à Dieu, malgré sa crainte de se savoir pécheur et sous le jugement divin. En
effet, savoir, comme le disent parfois les inconvertis, que « je ne suis pas parfait » n’implique
pas que la personne faisant cette confession à un homme, s’est repentie devant Dieu au nom du
Seigneur Jésus.
6) L’assurance de la vérité . Rien n’était plus manifeste que l’assurance que les pharisiens
avaient d’être de bons convertis proches de Dieu, et pourtant nuls autres ne reçurent plus de
sévérité de la part du Seigneur. Imaginez-vous la scène quand Jésus trancha par ces mots :
« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des
prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites : Si nous avions vécu du temps de
nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des prophètes . Vous
témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes.
Comblez donc la mesure de vos pères. Serpents, race de vipères ! Comment échapperez-vous
au châtiment de la géhenne ? » (Matthieu 23 :29-33). L’assurance de la vérité, ou de la fausseté,
n’est pas suffisante pour confirmer la vraie conversion. Il y a également des personnes
sincèrement dans l’erreur.
La sanctification est produite par l’Esprit-Saint alors que nous contemplons la gloire de
Christ dans l’Écriture : « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un
miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire,
comme par le Seigneur, l'Esprit » (2 Corinthiens 3 :18). Dans le contexte de ce verset, les juifs
avaient un voile spirituel les empêchant de voir la signification l’Ancien Testament : « Mais ils
sont devenus durs d'entendement. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la
lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît » (v
14). En Christ, « Nous tous […] le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la
gloire du Seigneur » Jésus Christ. Le miroir étant la Parole de Dieu (Jacques 1 :23-25). La
sanctification est donc progressive, « nous sommes transformés en la même image » (2
Corinthiens 3 :18), celle de Jésus Christ, et ceci se fait par étape : « de gloire en gloire ». Le
chrétien, celui né-de-nouveau par l’Esprit Saint, est donc une nouvelle personne, laquelle
devient de plus en plus comme Christ. Pour paraphraser Paul, « toute choses anciennes passent
progressivement, et toutes choses nouvelles deviennent progressivement notre vie
quotidienne ». Le théologien Louis Berkhoff résumait ainsi la relation entre la régénération et
la conversion : « Une conversion qui n’est pas enracinée dans la régénération n’est pas une
vraie conversion ».[3]
Vous me direz peut-être : « je comprends cela, mais dans la vraie vie, vais-je entendre Dieu
me parler pour me dire que je suis son enfant ? ». Probablement pas, car l’Esprit-Saint n’agit
pas en dehors de la Parole qu’Il a inspirée. Le ministère de la Parole n’est pas séparé du
ministère de l’Esprit. L’Esprit agit à la fois en cohérence parfaite avec la Parole, et aussi au
travers de la Parole. De ce fait, Dieu nous parle par Sa Parole, et c’est ainsi que l’Esprit peut
nous guider pour comprendre ce qu’Il fait dans notre vie. C’est le témoignage de la Parole qu’il
nous faut premièrement sonder pour que nous reconnaissions Son œuvre de salut et de
sanctification en nous. Ainsi nous pourrons donner toujours plus gloire de Dieu et recevoir Sa
paix de nos cœurs. Les témoignages entièrement véritables de la Parole de Dieu sont ceux
qu’utilise l'Esprit lui-même pour rendre témoignage à notre esprit que nous sommes chrétiens
(Psaumes 19 :7-8, 93 :5).
Nous considérerons donc l’enseignement biblique du fruit de l’Esprit chez le chrétien afin
de savoir comment discerner Sa présence en nous. Mais, auparavant il convient de démontrer
que tous les chrétiens ont reçu la promesse du Fils de Dieu : « Mais le consolateur, l'Esprit
Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes cho ses, et vous rappellera tout
ce que je vous ai dit » (Jean 14 :26).
2) Tous les chrétiens ont l’Esprit-Saint. Le pentecôtiste objectera que tous les chrétiens
n’ont pas reçu le Saint-Esprit, en prenant pour sa défense les disciples de Jean-Baptiste à qui
Paul dit : « Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous
n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint Esprit » (Actes 19 :2). Cependant, il est
évident que les disciples de Jean-Baptisent n’étaient pas encore convertis puisqu’il n’avait que
le « baptême de Jean » (19 :3), c’est-à-dire la repentance (Matthieu 3 :11), mais pas la foi à
celui que Jean-Baptiste annonçait, le Christ. « Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de
repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus. Sur
ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus » (Actes 19 :4). Le fait qu’ils avaient
seulement été baptisés au nom de Jean, mais pas encore au nom de Jésus, indique que ce qu’ils
avaient « cru » (19 :2) n’était pas encore une foi complète, il leur manquait la foi en Jésus. Les
évangiles nous rapportent en effet que les disciples croyaient au Messie à venir, mais étaient
incertains sur le fait que Jésus était celui qu’ils attendaient (Matthieu 11 :2-6 ; Luc 7 :18-23).
Certains pentecôtistes (mais pas tous) persisteront toujours en disant que le parler en langues
est le signe de la vraie conversion et de la réception de l’Esprit Saint, car ayant reçu l’Esprit,
les disciples se mirent à parler en langues (Actes 19 :5). Que ceci soit faux devrait être évident
à quiconque lit la réprimande de Paul aux Corinthiens : « Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils
prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous ont-ils le don des miracles ? Tous ont-ils le don des
guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » (1 Corinthiens 12 :29-30).
Non, tous ne sont pas apôtres, et tous ne parlent pas en langues, car « vous êtes le corps de
Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part » (12 :27).
Bien au contraire, l’Écriture enseigne que tous les chrétiens ont reçu l’Esprit-Saint, sans
exceptions : « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul
corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul
Esprit » (1 Corinthiens 12 :13). Notez la répétition du mot « tous », c’est une promesse divine
absolue. En vérité, être chrétien c’est appartenir à Christ, or personne n’appartient à Christ sans
avoir aussi Son Esprit : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du
moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient
pas » (Romains 8 :9). Il n’y a pas de demi-conversion, soit un chrétien a reçu l’Esprit, soit il
n’est pas chrétien.
En outre, l’Esprit-Saint est le gage, le signe même de la réalité de l’héritage qui nous est
réservé dans les cieux : « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile
de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,
lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la
louange de sa gloire » (Éphésiens 1 :13-14). La présence de l’Esprit est la preuve de la
conversion, d’où l’image de couverture du présent traité.[2] Toutefois, l’Esprit est invisible ,
comment donc le voir pour savoir si nous sommes vraiment dans la foi ? Notre Seigneur Jésus
compare l’œuvre de l’Esprit dans la régénération à l’œuvre du vent : « Le vent souffle où il veut,
et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme
qui est né de l'Esprit » (Jean 3 :8). Nous ne voyons pas plus l’Esprit que nous ne pouvons voir
le vent, néanmoins nous pouvons voir l’effet du vent sur des objets, et de même constater l’effet
de l’Esprit dans un chrétien.
i) La foi au Fils de Dieu. L’Esprit donne la foi au Christ de l’Écriture à quiconque est élu.
En effet, la régénération précède la foi : « Quiconque croit (temps présent) que Jésus est le
Christ, est né (temps passé) de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui
qui est né de lui » (1 Jean 5 :1). Il en résulte que le premier résultat du salut est la foi dans le
Fils de Dieu fait chair pour nous : « Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez
les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.
Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de
Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont
vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde » (1 Jean 4 :1-3). Croire
que Christ est Dieu et Seigneur une œuvre surnaturelle par le Saint-Esprit : « nul ne peut dire :
Jésus est le Seigneur ! Si ce n'est par le Saint Esprit » (1 Corinthiens 12:3b). Il y a donc des
doctrines chrétiennes indispensables qui seront embrassées par le vrai chrétien, et reniées par
l’homme simplement religieux :
- La Sainte Trinité peut être ignorée par le nouveau converti, mais elle ne peut être reniée
par le vrai croyant (Jean 14 :8-10 ; 1 Jean 4 :1-3).
Cliquez ici pour lire un article complet.
ii) L’espérance de l’éternité en paix avec Dieu. Le vrai chrétien n’espère pas dans cette
vie seulement, il attend une patrie meilleure aux cieux où il sera avec Christ et sans péchés !
Cette espérance agit comme une motivation pour la sanctification du vrai chrétien, il veut vivre
dans la pureté afin de rendre gloire à Dieu : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de
Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela
sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque
a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3 :2-3). Celui qui n’espère
pas dans la vie éternelle, qui n’aspire pas à être avec Dieu, doit s’interroger sur sa conversion
car « si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plu s
malheureux de tous les hommes » (1 Corinthiens 15 :19). Ceci pourrait même indiquer un déni
de l’éternité future et de la résurrection qui nous est promise, et par là même révéler une foi
vaine et fausse (15 :17-18). Le salut authentique, l’espérance de la vie éternelle et la
persévérance à bien faire pour Dieu sont intimement liés, « car c'est en espérance que nous
sommes sauvés. Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance : ce qu'on voit, peut-on l'espérer
encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance »
(Romains 8 :23-24).
iii) L’amour pour Dieu. Parmi la foi, l’espérance, et l’amour, la plus grande de ces vertus
est l’amour (1 Corinthiens 13 :13), c’est pourquoi : « quiconque croit que Jésus est le Christ,
est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. Nous
connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu , et que nous
pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et
ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du
monde » (1 Jean 5:1-5a). Avez-vous de l’amour pour le Dieu de la Bible ? Tel que Christ qui
disait à Pierre : « m'aimes-tu ? » (Jean 21 :16), la certitude centrale qui doit nous aider à affirmer
notre élection est l’amour de Dieu. Aimez-vous Dieu ? L’aimez-vous parfaitement ?
Évidemment pas, car cela impliquerait être parfait, mais l’aimez-vous ne serait-ce qu’un peu ?
Si oui, si vous avez ne serait-ce qu’une faible affection pour Dieu, sincère et authentique, c’est
que vous êtes régénérés, car le monde déteste le vrai Dieu (Jean 15 :18). Personne ne peut aimer
Dieu sans l’action du Saint-Esprit qui engendre la conversion. Dans le contexte de la grâce
infinie de Dieu en Christ en Jean 3 :16, le jugement s’abat aussi sur le monde aux suivants:
Si nous avons une conduite différente de celle des païens sur cette terre qui haïssent Dieu,
c’est une grâce divine : « Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier » (1
Jean 4 :19). Nous n’avons pas la capacité d’aimer Dieu de nous-même, si donc nous l’aimons,
c’est qu’Il nous a choisis pour que nous portions du fruit pour Sa gloire (cf Jean 15 :16). Mais
certains diront qu’ils ont aimé Dieu avant d’être convertis, et les croyants d’autres religions
disent aussi aimer Dieu. À cela je réponds que les hommes aiment un dieu à leur image, celle
qu’ils se font de Lui, et non le vrai Dieu de l’Écriture. Le fait même de prétendre aimer Dieu
en rejetant Jésus Christ comme Dieu montre que ces personnes ne connaissent pas le vrai Dieu
(2 Jean 9 ; 1 Jean 5 :12). Il a été dit que « l’homme est un animal religieux ». L’erreur dans cet
citation est le fait que l’homme n’est pas un animal,[4] mais une créature unique à l’image de
Dieu,. Cette image est néanmoins corrompue par le péché originel, et l’homme sans Dieu se
comporte à bien des égards comme un animal. Quant à la religiosité mentionnée dans cette
citation, l’homme sans Dieu est profondément et intrinsèquement religieux, c’est-à-dire
idolâtre, il adore de faux dieux issus de sa propre imagination et qui tolère ses passions. Aux
hommes religieux sans l’Esprit, l’étude du Dieu véritable et absolument souverain sur tout ce
qui se passe ici-bas (Psaumes 115 :3) sera insupportable, car ils n’adorent pas le Dieu de
l’Écriture.
L’amour de Dieu se manifeste aussi par l’amour envers le prochain : « Bien-aimés, aimons
nous les uns les autres ; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît
Dieu […] Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur » (1 Jean
4 :7, 19-21). Si vous dites aimer Dieu mais que vous détestez votre prochain et ne priez jamais
pour vos contemporains et pour vos frères et sœur en Christ, vous ne connaissez pas Dieu. Si
au contraire un amour fraternel et sincère, que vous n’aviez pas avant votre conversion, vous
pousse à l’amour pour le prochain, c’est la grâce de l’Esprit de Dieu en vous. L’amour est la loi
de Christ, c’est pour cela qu’il dit cela : « Maître, quel est le plus grand commandement de la
loi ? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme,
iv) La repentance continuelle des œuvres mortes . L’amour authentique, par ailleurs, ne
sera pas seulement de belles paroles. L’apôtre Jean alors avancé en âge nous mit en garde en
ces mots : « Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec
vérité » (1 Jean 3 :18). Changer de comportement et d’attitude face au péché est indispensable
pour manifester la vraie conversion. Voyant l’hypocrisie des pharisiens, Jean-Baptiste les
avertit avec autorité : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez
donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons
Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à
Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de
bons fruits sera coupé et jeté au feu » (Matthieu 3 :7a-10). Le fruit de la vraie conversion est
composé de la repentance des œuvres mortes de notre vie passée sans Dieu. D’autres versets
montrent que la reconnaissance de son péché et la prière de repentance caractériseront le vrai
chrétien, notamment dans la première épitre de Jean : « Si nous disons que nous n'avons pas de
péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. Si nous confessons
nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.
Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en
nous » (1 Jean 1 :8-10).
Pourtant, la repentance n’est pas parfaite ici-bas, car nous sommes encore dans notre corps
de chair. De plus, le but n’est pas de se comparer pas aux autres, sauf si en regardant la vie d’un
frère qui est plus fidèle au Seigneur que nous dans un domaine, cela nous encourage à
progresser vers ce que nous devrions être (1 Corinthiens 11 :1).
v) Une vie obéissante dans les pas du Maître . Non seulement devons-nous nous repentir
de nos péchés passés et les confesser à Dieu, mais la vie du chrétien est caractérisée par une
obéissance continuelle aux commandements de Dieu. Bien entendu, le chrétien tombe parfois
dans le péché, mais sa vie est marquée par la volonté d’obéir à Dieu, et non par un désir dévorant
de vivre selon le train de ce monde. C’est ce qu’indique clairement les versets suivants, notez
Qui plus est, il n’est pas seulement question d’arrêter de faire le mal, il faut aussi faire le
bien. Il ne s’agit pas seulement de cesser de croire aux idoles, il faut aussi suivre le vrai Dieu
comme ce fut le cas des chrétiens de l’église de Thessalonique : « vous vous êtes convertis à
Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux
son Fils, qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir » (1
Thessaloniciens 1 :9-10). Ainsi, le chrétien doit non seulement cesser de faire le mal et d’avoir
de mauvaises habitudes, mais il doit aussi remplacer ces œuvres par de bonnes habitudes et de
bonnes œuvres. Sans la recherche du bien pour éradiquer le mal, le simple rejet de certains vices
par du divertissement, sera insuffisant pour mener une vie dans les pas du Maître. Par ailleurs,
l’abandon des idoles est la promesse que Dieu avait annoncé par le prophète Ezéchiel,
concernant l’ère de la nouvelle Alliance et de la régénération : « Je répandrai sur vous une eau
pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.
Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre
corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et
je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.
Vous habiterez le pays que j'ai donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et je serai votre
Dieu » (Ezéchiel 36 :25-28). Le vrai chrétien n’est plus un idolâtre en permanence, mais il est
fidèle à son Maître dans sa vie quotidienne.
Le chrétien luttera toute sa vie durant avec le péché. Nous avons tous des travers qui nous
sont plus difficiles à combattre par l’Esprit, pour certains ce sera la rancune, pour d’autres la
colère, l’irritation, la paresse, ou encore la convoitise charnelle. Ces faiblesses dépendront
également de notre vie passée ainsi que de notre personnalité. Pourtant, le chrétien souhaite voir
vii) L’amour de la vérité . De même qu’il ne suffit pas de cesser de faire le mal pour être
agréable à Dieu, mais qu’il faut aussi faire le bien, il ne suffit pas non plus de haïr le péché, il
faut aussi aimer la vérité. L’amour de la vérité est en effet le trait de caractère du chrétien qui
est un enfant du Dieu de vérité. Le chrétien écoute la vérité spirituelle et la recherche,
contrairement aux personnes dans le monde comme l’indique les versets suivants : « Eux, ils
sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous
sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute
pas : c'est par là que nous connaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur » (1 Jean 4 :5-
6), « Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n'écoutez pas, parce que vous
n'êtes pas de Dieu » (Jean 8 :47). C’est aussi pour cela que lorsque nous sommes devenus
chrétien nous avons cru à la véracité de la Parole de Dieu, sans même savoir pourquoi, nous
savions qu’elle est la vérité et nous aimions la Bible de tout notre cœur ! À l’inverse,
l’inconverti est indifférent ou hostile à la Parole, il n’écoute pas les messages des hommes de
Dieu, mais il préfère les fables et les divertissements du monde. Lorsque nous avons la
possibilité d’avoir des conversations spirituelles lors d’un repas fraternel ou d’une rencontre
entre chrétiens, les enfants de Dieu se font reconnaitre en cela qu’ils souhaitent parler de la
Bible et de Dieu, ils souhaitent parler de choses spirituelles et ils aspirent à connaitre la vérité.
viii) Une humble désespérance de l’aide du moi. La conversion est l’histoire continuelle
de celui qui désespère de lui-même pour s’attendre uniquement à Dieu pour le salut éternel et
la vie quotidienne, « c'est pourquoi l'Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait
grâce aux humbles. Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au Diable, et il fuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez
vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que
votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il
vous élèvera » (Jacques 4 :6-10). Ce texte qui m’est particulier pour la conversion que Dieu
opéra dans ma vie, fera certainement écho dans le cœur de tout croyant véritable ayant vécu
quelques années avec le Seigneur. Réalisant notre péché par le Saint-Esprit, nous sentons notre
misère ; et nous sommes dans le deuil et dans les larmes, nous nous humilions devant le
Seigneur, et Il nous relève continuellement. Bien au contraire, l’inconverti espère en lui-même,
ix) La prière continuelle au Père . C’est l’Esprit de Dieu qui nous pousse et nous exhorte
sans cesse à prier le Père : « mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions :
Abba ! Père ! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de
Dieu » (Romains 8 :15-16). Aucun chrétien authentique ne peut vivre sans penser et parler à
Dieu. Être né de nouveau est une vie complètement nouvelle, une vie de prière. L’Esprit nous
aide d’ailleurs en intercédant en notre faveur : « De même aussi l'Esprit nous aide dans notre
faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais
l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables » (8 :26). Si vous pouvez passer une
semaine entière sans parler ni penser à Dieu, sans le remercier pour la nourriture, la vie et la
santé, sans vous émerveiller par la nature autour de vous, sans lui demander de l’aide, vous ne
pouvez pas être chrétien. Au contraire, si l’Esprit de Dieu vous incline continuellement à
écouter Dieu et à lui parler par des supplications, de l’adoration, des remerciements,
reconnaissez ainsi le salut de Dieu dans vos vies. Le fait même que vous reconnaissiez ne pas
prier assez est une indication que vous êtes chrétien. L’inconverti se moque de ne pas prier
assez, après tout, personne ne le voit si ce n’est Dieu, mais il ne lui est pas soumis.
Contrairement à ce qui est dit parfois par des chrétiens, il n’y a pas de différence entre le
croyant et le disciple, car selon Jean 15 :8 le vrai croyant est un disciple, et un disciple porte
toujours du fruit. Regardez les paroles du Christ rapportées en parallèle par Luc et Marc : « Et
quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :27),
« Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu'un veut venir après moi,
qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra
sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la
sauvera. Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Que donnerait
un homme en échange de son âme ? » (Marc 8 :34-37). Celui qui ne porte pas sa croix
quotidiennement n’est pas un disciple, et il n’y a pas de catégorie intermédiaire intitulée le
« chrétien non disciple », car celui qui n’est pas un disciple « perd son âme » en poursuivant
les vanités du monde.
Pourquoi donc le disciple, le chrétien, porte-il toujours du fruit ? Parce que le chrétien
possède l’Esprit-Saint, et que ce dernier n’est jamais présent sans créer du fruit en nous, ce qui
nous témoigne de Sa présence : « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la
patience, la bonté, la bénignité (bienveillance), la fidélité, la douceur, la tempérance… »
(Galates 5 :22-23). En effet, le chrétien est mis à part du monde pour Dieu afin qu’il vive une
vie entièrement à la gloire de Dieu, en portant le fruit de justice : « Mais maintenant, étant
affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la
vie éternelle […] De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à
mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité
des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair,
les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous
portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts
à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un Esprit nouveau,
et non selon la lettre qui a vieilli » (Romains 6 :22 ; 7 :4-6).
xi) La tristesse face au péché . La présence de l’Esprit de Dieu en nous est évidente par la
joie qu’Il génère, mais aussi par la tristesse qu’Il manifeste : « Mais ils ont été rebelles, ils ont
attristé son Esprit saint ; et il est devenu leur ennemi, il a combattu contre eux » (Esaïe 63:10).
xii) La volonté de souffrir pour Dieu, si telle est Sa volonté . Le chrétien accepte de
souffrir pour Son Dieu qui a donné Son Fils en martyr pour le racheter. La Bible affirme qu’il
« vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de
souffrir pour lui » (Philippiens 1 :29). C’est ce que Christ enseigna aussi dans les Béatitudes :
« Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira
faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans
l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a
persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Matthieu 5 :11-12). Tel que Christ nous l’a
annoncé nous ne devrions pas être surprit de souffrir dans notre vie chrétienne, car Lui-même
a ainsi souffert pour nous montre le chemin de la fidélité à Dieu le Père : « Si le monde vous
hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui
; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à
cause de cela le monde vous hait » (Jean 15 :18-19, cf. 1 Jean 3 :13). L’apôtre Pierre qui dû
souffrir pour le nom de Christ nous encourage en ces mots : « Car c'est la volonté de Dieu qu'en
pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés […] Car il vaut
mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu'en faisant le mal […] Ainsi,
que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en
faisant ce qui est bien » (1 Pierre 2 :15, 3 :17, 4 :19). Le chrétien peut souffrir et s’attendre au
secours de la présence de Dieu avec joie car il sait que la souffrance le transforme un peu plus
vers la ressemblance à Christ pour la gloire de Dieu (Jacques 1 :2-4). Nous avons en outre cette
xiii) La crainte de Dieu. Une autre promesse associée à la venue de l’Esprit en nous est la
crainte de l’Éternel. C’est ce que dit explicitement Dieu dans le livre du prophète Jérémie, dans
le contexte de la nouvelle alliance qui est celle dont bénéficie l’Eglise : « Je traiterai avec eux
une alliance éternelle, je ne me détournerai plus d'eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma
crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne s'éloignent pas de moi » (Jérémie 32 :40). Nous avons
reçu l’« Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance
et de crainte de l'Éternel » (Esaïe 11 :2). Le serviteur n’est pas plus grand que son Maître, or
puisqu’il était prophétisé au sujet de Christ qu’Il « respirera la crainte de l'Éternel » (Esaïe
11 :3), nous devons également craindre Dieu selon Son exemple.[5] Beaucoup balayent
aujourd’hui d’un revers de la main la crainte de l’Éternel en disant que Dieu est amour et qu’il
ne faut pas le craindre. Certes, Dieu est amour, mais c’est bien la raison pour laquelle il faut Le
craindre, car l’amour déteste l’adultère ! Lorsque nous n’obéissons pas à Dieu nous
commentons des adultères spirituels envers Dieu (Jacques 4 :4). Le livre des Proverbes nous
enseigne avec force la nécessite de la crainte de Dieu : « La crainte de l'Éternel est le
commencement de la sagesse » (Proverbes 1 :7), « La crainte de l'Éternel, c'est la haine du mal ;
l'arrogance et l'orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais » (Proverbes
8 :13). Esaïe nous apprend quant à lui que Dieu a en faveur ceux qui craignent Sa Parole (Esaïe
66 :2, cf. Psaumes 119 :161). Craignez-vous de désobéir à la Bible ? Craignez-vous Dieu et Son
juste jugement si vous péchez ? Le cherchez-vous avec crainte et tremblement quand vous avez
péché ? Aux religieux non-convertis et hypocrites le Seigneur dit : « Je connais tes œuvres. Je
sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es
tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apocalypse 3 :15-16).
Si vous avez une crainte de Dieu qui vous pousse à l’aimer et vous repentir continuelle ment
dans la foi qu’Il vous recevra dans Son royaume de gloire par les seuls mérites de Christ et de
Son sang, vous serez sauvés, car cela est la démonstration de la présence l’Esprit-Saint en vous.
La raison première pour laquelle Dieu nous commande de savoir si nous sommes vraiment
dans la foi (2 Corinthiens 13 :5), d’être persuadés que notre conversion est authentique est qu’Il
souhaite que nous ayons une joie parfaite. Notre joie sera parfaite si nous sommes convaincus
que nous sommes et resterons sauvés pour toujours, étant assurés d’aller au paradis. Jean
explicite cet objectif plusieurs fois dans sa première épitre, qui comme nous l’avons vu contient
tant de versets distinguant la vraie conversion de la fausse : « Et nous écrivons ces choses, afin
que notre joie soit parfaite […] Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez
la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Nous avons auprès de lui cette
assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute, quelque
chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons
demandée » (1 Jean 1 :4, 5 :13-15). Christ aussi nous parle de cette joie parfaite : « Jusqu'à
présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie
soit parfaite » (Jean 16 :24). Le message est clair : demandez la vie éternelle et sachez que
vous la recevrez sans jamais pouvoir la perdre car telle est la volonté de Dieu, et cela vous
remplira d’une joie parfaite . Il ne faut pas craindre de perdre votre salut (1 Jean 4 :17-18),
cela est impossible puisque notre sécurité éternelle dépend entièrement de Dieu et de Ses
C’est pour cela qu’il nous est commandé de savoir si nous sommes élus : « C'est pourquoi,
frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant
cela, vous ne broncherez jamais » (2 Pierre 1 :10). Nous sommes élus pour aller au paradis avec
Christ : « En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et
irrépréhensibles devant lui » (Éphésiens 4 :1, cf 2 Thessaloniciens 2 :13, Romains 9 :23). Selon
la Bible tous les élus seront glorifiés avec Christ au paradis (Romains 8 :29-30), aucun ne sera
perdus (Jean 6 :37-40). Or, Dieu vous annonce que non seulement vous pouvez savoir (1
Thessaloniciens 1 :4), mais que vous devez savoir si vous êtes élus (2 Pierre 1 :10). Vous
devez savoir si vous irez au paradis ! Comment ? Le seul moyen de savoir si vous serez sauvés
à la fin de votre vie et de savoir si vous êtes sauvés aujourd’hui. Il vous faut examiner votre foi,
savoir si c’est la foi qui sauve comme le décrit la Bible (2 Corinthiens 13 :5, Jacques 2 :17-18).
C’est pourquoi en observant le fruit de l’Esprit dans votre vie (ou son absence) vous pourrez
être affermi de votre élection (ou non) et avoir la joie parfaite donnée par le Christ. Beaucoup
de milieux chrétiens ne croient pas, ou n’enseignent pas, l’assurance inconditionnelle du salut,
et il me semble qu’un grand nombre de chrétiens qui vivent longtemps dans ces églises sont
intérieurement tiraillés par la peur de perdre leur salut. Pourtant, si Dieu nous annonce qu’il y
a pour nous une joie parfaite en la connaissance de notre salut et de notre élection, il nous faut
la saisir pour vivre pleinement notre vie pour Lui en rayonnant Sa joie autour de nous. La joie
que Dieu ne m’abandonnera jamais, même si je suis faible, la joie que Dieu me donnera toujours
de le craindre et de me repentir par son Esprit (Jérémie 32 :40). Celui qui aura cette espérance
et cette joie parfaite sera un chrétien fidèle au Seigneur et persévérant (Jean 15 :8-12, 1 Jean
3 :3), ceux qui se détournent de Lui sans retour n’ont jamais vraiment été chrétiens (1 Jean
2 :19 ; Jean 8 :31).
« Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa
gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus
Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les
temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen ! » Jude 24-25.
[1] John MacArthur, Study Bible, Ed. Thomas Nelson Bibles, 1997, p. 2191.
[2] R. C. Sproul, prédications en anglais sur l’assurance du salut : (1) Le devoir de poursuivre
l’assurance du salut: [Link] (2) La source de la
pleine assurance : [Link]
[3] Louis Berkhof, Systematic Theology, Ed Banner of Truth, 1958, ré-imprimé en 2005, p. 485.
[4] [Link], série Création ou évolution ?, article intitulé L’homme n’est pas un
animal: [Link]
5842-4800-93F6-EEFB19A93152