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Le Fruit de La Vraie Conversion - 090454

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Le Fruit de La Vraie Conversion - 090454

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CONNAITREpourVIVRE.

com
Aider chaque personne a Connaître Dieu et Sa Parole
pour Vivre à Sa gloire

« Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes


dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes » 2 Corinthiens 13:5
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INTRODUCTION

L’objectif du présent traité est de permettre à chaque personne de d’obéir aux


commandements suivants donnés par les apôtres du Christ : « Examinez-vous vous-mêmes,
pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes » (2 Corinthiens 13 :5,
emphase ajoutée), « C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre
vocation et votre élection » (2 Pierre 1 :10).

Par conséquent, la question que toute personne sincère doit un jour se poser est la suivante :
« Comment puis-je savoir avec certitude que je suis élu, que je suis sauvé ? ». En effet, ceci
n’est pas une question de préférence personnelle, comme vous pouvez le noter sur l’impératif
utilisé dans les versets précédents, c’est un commandement du Seigneur Jésus-Christ. Par
ailleurs, si Dieu nous commande de le savoir, il en résulte que nous pouvons savoir avec
certitude si nous sommes élus.

L’étude de cette question sera segmentée en deux parties. D’une part nous verrons les
preuves qui sont insuffisantes pour vérifier une conversion authentique. Il sera question des
traits religieux et moraux qui existent à la fois chez les pharisiens et chez les vrais disciples du
Christ. D’autre part, nous considèrerons le fruit de la vraie conversion, qui n’est autre que
l’œuvre de l’Esprit-Saint chez le croyant né de nouveau.

I- LES PREUVES INSUFFISANTES POUR IDENTIFIER LA FOI VÉRITABLE

Il y a des preuves qui furent et qui sont souvent vainement utilisées pour affirmer
l’authenticité de la foi d’un individu. Il s’agit de la vaine religiosité qui existait déjà chez les
pharisiens, des juifs zélés pour la pratique à la lettre de la loi religieuse enseignée par le prophète
Moise. Le théologien John MacArthur liste les éléments suivants dans la Bible d’étude qui porte
son nom[1] :

1) La moralité visible. 5) La conviction du péché.

2) La connaissance intellectuelle. 6) L’assurance de la vérité.

3) L’application religieuse. 7) Le moment de décision.

4) L’activité d’un ministère.

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On note que ces aspects font certainement partie intégrante du témoignage du vrai croyant,
mais puisqu’ils peuvent aussi être vécus charnellement par le pharisien, ils sont insuffisants
pour confirmer la foi qui sauve. Néanmoins, dans certains cas exceptionnels, comme celui du
brigand repentant au côté de Christ crucifié, il est possible qu’il n’y ait ni moralité visible, ni
connaissance intellectuelle importante, ni assurance, ni application religieuse, mais il y aura
nécessairement la connaissance du fondement de l’évangile, la conviction de péché qui en
résulte, et la décision de la foi au Sauveur Jésus. On note, que nous ne sommes pas sauvés par
la confession de notre foi (qui est une action) mais par la possession de la foi. Il en résulte qu’un
mourant muet ou gravement malade peut être sauvé sans dire un mot de la foi qu’il vient
d’embrasser, si foi au Seigneur Jésus il a vraiment reçu dans son cœur. Il n’est donc pas question
de faire « une chasse aux chrétiens » pour savoir qui est sauvé et qui ne l’est pas, car la Bible
nous dit : « Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel ? C'est en faire descendre Christ ; ou
: Qui descendra dans l'abîme ? C'est faire remonter Christ d'entre les morts » (Romains 10:6b-
7), car « le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau :
Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le nom du Seigneur,
qu'il s'éloigne de l'iniquité » (2 Timothée 2:19).

Considérons avec plus de détails les aspects listés précédemment :

1) La moralité visible . Les athées peuvent évidemment avoir une certaine moralité.
Humainement parlant, certains inconvertis sont peut-être même parfois plus moraux que des
chrétiens, mais ils sont tout de même sous la condamnation divine pour ne pas croire au salut
en Christ. Dans l’évangile selon Matthieu, un homme dont la moralité était extérieurement
irréprochable ne suivit pas l’appel du Seigneur, et l’évangile de Matthieu révèle son véritable
état spirituel : « Et voici, un homme s'approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon
pour avoir la vie éternelle ? Il lui répondit : Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un
seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? lui dit-il.
Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point
; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et : tu aimeras ton prochain
comme toi-même. Le jeune homme lui dit : J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-
il encore ? Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux
pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Après avoir entendu ces
paroles, le jeune homme s'en alla tout triste ; car il avait de grands biens » (Matthieu 19 :16-

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22). Cet homme pensait être droit devant Dieu, car il ne comprenait pas la profondeur de son
péché. Il dit au Christ qu’il avait tout accompli de la loi (19 :20), car comme les pharisiens il
ignorait probablement que la loi nous condamne jusque dans nos pensées, ce que Christ dit
explicitement lors du sermon sur la montagne (Matthieu 5 :27-28). Il n’y a que Christ qui puisse
dire en vérité : « J'ai observé toutes ces choses » (19 :20 ; voir Jean 19 :30). Ce jeune homme
aimait l’argent plus que Dieu, c’est pourquoi cette réponse du Christ lui fut donnée. On note
que la pauvreté terrestre n’est pas un critère pour vous et moi nous permettant d’atteindre le
salut ; Job était un homme extrêmement riche et béni de Dieu à salut (Job 1:1-3, 8-10, 19 :26,
42:10). Ce sont les « pauvres en esprit » qui seront éternellement heureux « car le royaume des
cieux est à eux ! » (Matthieu 5 :3), puisqu’ils se reconnaissent humblement dépendant de la
grâce de Dieu. Le commandement de Jésus envers cet homme fut donné parce qu’il était
extérieurement religieux mais intérieurement avide de gain. Il ne se réjouit par du salut
disponible en Christ, mais repartit dans la tristesse du monde (Matthieu 19 :22). La moralité
visible à l’extérieur n’est pas forcément l’image de l’intérieur d’un homme. Nous connaissons
bien ces réprimandes que Christ adressa aux pharisiens : « Malheur à vous, scribes et pharisiens
hypocrites ! Parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu'au dedans ils sont
pleins de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle ! Nettoie premièrement l'intérieur de la
coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens
hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au
dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés »
(Matthieu 23 :15-27). De plus, les bonnes actions des pharisiens n’étaient pas faites pour le vrai
Dieu, mais pour eux-mêmes par orgueil et égocentrisme. Or, Dieu sonde également toutes nos
mauvaises intentions.

2) La connaissance intellectuelle. Certes, il n’y a pas de salut sans connaissance comme


en témoigne l’Écriture : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance »
(Osée 4 :6 ; cf. Romains 10 :14-17) ; mais la connaissance peut rester purement intellectuelle
et ne pas descendre dans le cœur par la foi. C’est pourquoi les juifs qui connaissent la Torah
par cœur, ne peuvent échapper à la colère de Dieu : « puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont
point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs
pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres […] Toi qui te donnes le
nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui
apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi ; toi qui te flattes d'être le conducteur
des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître

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des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité ; toi donc, qui
enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu
dérobes ! Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère ! Toi qui as en
abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu
déshonores Dieu par la transgression de la loi ! » (Romains 1 :21, 2 :17-23). Si la connaissance
ne mène pas à la repentance, elle est non seulement vaine pour sauver quiconque de l’enfer,
mais elle augmente la condamnation de l’individu : « Le serviteur qui, ayant connu la volonté
de son maître, n'a rien préparé et n'a pas agi selon sa volonté, sera battu d'un grand nombre
de coups. Mais celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu
de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et on exigera davantage
de celui à qui l'on a beaucoup confié » (Luc 12 :47-48).

3) L’application religieuse. Tous les religieux de ce monde peuvent avoir une moralité
visible, et ce pour toutes les religions. L’application religieuse disciplinée est une piété
remarquable aux yeux des hommes sans discernement, mais elle n’est d’aucun secours au jour
du jugement (Romains 2 :16). Paul nous avertit même de ne pas fréquenter de telles personnes
qui ont « l'apparence de la piété, mais [renient] ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces
hommes-là » (2 Timothée 3 :5). C’est pourquoi dans la parabole des vierges folles (et des
vierges sages), représentant les personnes très religieuses sans relation personnelle avec Jésus
Christ, ces dernières sont séparées du Seigneur quand vient les noces : « Alors le royaume des
cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de
l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne
prirent point d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des
vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on
cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent
leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes
s'éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez
plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter,
l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte
fut fermée » (Matthieu 25 :1-10). En vérité, certaines personnes apparaissent pures et vierges
aux yeux des hommes. Toutefois, on peut tromper les hommes, mais on ne peut se moquer de
Dieu. Dans cette parabole l’huile ne représente pas le Saint-Esprit, mais le zèle religieux. Dans
l’interprétation des paraboles et des métaphores, il est important de savoir que la symbolique
n’est pas universelle. Parfois, le feu signifie le jugement de l’enfer (Luc 3 :17 ; Marc 9 :44),

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parfois il est associé à des langues résultant de la présence de l’Esprit lors de la Pentecôte (Actes
2 :3), parfois il dénote le zèle intérieur ressentit par le croyant à l’écoute de la parole de Dieu
(Luc 24 :32), ou encore la puissance de jugement des oracles de Dieu (Jérémie 23 :29). De
même, l’huile ne symbolise pas toujours l’Esprit-Saint, par exemple, en Jacques 5 :14, il est
écrit : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les
anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur », et cela ne signifie pas que
ceux qui sont malades n’ont pas l’Esprit-Saint. Revenons à la parabole des vierges, celles qui
n’ont pas assez d’huile sont celles qui par leur manque de zèle et de volonté à être prêtes pour
l’arrivée de l’époux qui symbolise Dieu, révèlent qu’elles n’ont pas l’Esprit de Dieu, et qu’elles
ne sont qu’extérieurement religieuses. Ceci est confirmé par le fait qu’elles sont « folles » à
l’opposé de la sagesse du salut (2 Timothée 3 :14-15 ; Proverbes 1 :7 ; 1 Corinthiens 3 :19). En
outre, l’Esprit ne nous quitte jamais : « Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure
en vous » (1 Jean 2 :27 ; cf. 1 Jean 4 :13 ; Romains 8 :9), contrairement à l’huile chez ces
fausses converties dans la parabole.

4) L’activité d’un ministère . Lors du fameux sermon sur la montagne, Christ proclamait
ces paroles : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N'entreront pas tous dans le royaume
des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me
diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-
nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par
ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi,
vous qui commettez l'iniquité » (Matthieu 7 :21-23). Ma propre mère m’a rendue témoignage
d’une église où elle allait quand elle était plus jeune, lorsqu’un jour le pasteur leur annonça
qu’il venait de rencontrer le Seigneur la semaine passée. Plusieurs années de ministère, et
pourtant il n’était pas encore converti ! Ceci est d’autant moins étonnant que beaucoup de
facultés ou d’instituts bibliques aujourd’hui ont des professeurs embrassant des doctrines
incompatibles avec la vraie foi, telle que le reniement de la résurrection de Christ chez « les
chrétiens » libéraux. Comment donc voulez-vous que les pasteurs sortant de ces instituts soient
(pour la majeure partie d’entre eux) chrétiens si la seule chose demandée pour le diplôme est
d’accumuler une certaine connaissance intellectuelle, qui plus est fausse ! D’autre part, en
Afrique, il y a beaucoup de personnes qui deviennent pasteurs car dans leur pays c’est « un
métier qui rapporte »... Ils sont alors des loups dans la bergerie, et il n’est donc pas surprenant
que l’activité du ministère soit insuffisante pour prouver la conversion véritable. Bien

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évidemment, il est beaucoup moins probable qu’un pasteur vivant en Iran soit un faux converti
puisqu’il risque sa vie tous les jours pour Christ et Son royaume céleste.

5) La conviction du péché . Savoir que l’on est pécheur ne suffit pas non plus, à l’exemple
du gouverneur Félix : « Mais, comme Paul discourait sur la justice, sur la tempérance, et sur
le jugement à venir, Félix, effrayé, dit : Pour le moment retire-toi ; quand j'en trouverai
l'occasion, je te rappellerai » (Actes 24 :25). Le gouverneur Félix repoussait à demain la
repentance et la foi à Dieu, malgré sa crainte de se savoir pécheur et sous le jugement divin. En
effet, savoir, comme le disent parfois les inconvertis, que « je ne suis pas parfait » n’implique
pas que la personne faisant cette confession à un homme, s’est repentie devant Dieu au nom du
Seigneur Jésus.

6) L’assurance de la vérité . Rien n’était plus manifeste que l’assurance que les pharisiens
avaient d’être de bons convertis proches de Dieu, et pourtant nuls autres ne reçurent plus de
sévérité de la part du Seigneur. Imaginez-vous la scène quand Jésus trancha par ces mots :
« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des
prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites : Si nous avions vécu du temps de
nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des prophètes . Vous
témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes.
Comblez donc la mesure de vos pères. Serpents, race de vipères ! Comment échapperez-vous
au châtiment de la géhenne ? » (Matthieu 23 :29-33). L’assurance de la vérité, ou de la fausseté,
n’est pas suffisante pour confirmer la vraie conversion. Il y a également des personnes
sincèrement dans l’erreur.

7) Le moment de décision. Tout d’abord, il est important de souligner qu’un certain


nombre de chrétiens sont authentiques bien qu’ils n’aient pas vécus une conversion
extraordinaire comme celle de l’apôtre Paul sur la route de Damas (Actes 9). Il leur est alors
difficile de discerner le départ de leur conversion. Cependant, avoir un jour pris la décision de
suivre Christ n’est pas non plus un critère infaillible pour connaitre son salut. Le vrai converti
persévère dans la foi comme l’indique la parabole suivante au sujet de graines semées sans
prendre produire de récolte, ce qui indique un intérêt passager pour le Dieu de la Bible mais
sans vraie conversion : « [Les graines (équivalentes aux hommes touchées par le message de la
Bible)] qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la reçoivent avec joie
; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la
tentation. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont,

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et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne po rtent point
de fruit qui vienne à maturité. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant
entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et por tent du fruit avec
persévérance » (Luc 8 :13-14). L’absence de récolte spirituelle est dramatiquement le cas de
tous ceux à qui on a dit qu’ils étaient convertis car ils répétèrent une prière un jour dans une
réunion d’évangélisation, ou bien qui remplirent une carte de conversion, ou de membre
d’église, ou qui professèrent avoir reçu Jésus dans le cœur, qui « [crurent] pour un temps » mais
sans porter de « fruit qui vienne à maturité », démontrant ainsi une fausse conversion.
Pourquoi ? Parce que « celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour
le jour de Jésus Christ » (Philippiens 1 :6). En d’autres termes, si Dieu a vraiment commencé
une œuvre de foi dans votre vie, cette œuvre ne s’arrêtera pas jusqu’au jour du retour de Christ.
La vraie décision d’un jour est celle qui dure toujours. Qu’avons-nous laissés dire dans les
églises évangéliques pour que tant de personnes croient à tort être sauvées par une prière ou une
vaine décision purement déclenchée par les émotions d’une musique ou d’un appel à se
présenter devant la chair (complétement étrangers de l’Écriture), sans jamais prêcher la
repentance. La vraie foi et la vraie repentance, sont celles qui ne s’évanouissent pas après
quelques jours, quelques semaines, ou quelques années. La vraie foi d’un jour est la foi
agissante par l’amour, celle qui dure jusqu’à la fin de nos jours.

II- L’ŒUVRE DE L’ESPRIT-SAINT DANS LE CHRÉTIEN

1) La certitude de l’élection vient par l’Esprit-Saint. Comment savoir si nous sommes


élus ? Comment savoir si notre conversion est véritable ? Par l’Esprit-Saint ! C’est-à-dire ? Ce
qui différencie le chrétien et le païen, c’est l’Esprit-Saint que Dieu nous a donné pour nous
transformer. Lorsque l’Esprit vient en nous, Il nous régénère (Jean 3 :5-7 ; Tite 3 :5) ; c’est ce
qu’on appelle la régénération, naître de nouveau (Jean 3 :5-7), ou être une nouvelle créature (2
Corinthiens 5:17 ; Galates 6 :15).[2] Le verset qui résume le mieux la transformation
miraculeuse que Dieu opère souverainement lorsqu’Il sauve un homme ou une femme est le
suivant : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont
passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelle » (2 Corinthiens 5:17). Mon ancien moi
est mort avec Christ à la croix, et la nouvelle personne que je suis vit autrement. Toutes choses
de mon ancienne vie sont dépassées, et ma vie est remplie de nouvelles habitudes et de

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nouveaux désirs. Cette transformation (la régénération) est instantanée, mais son effet dans la
vie est progressif (la sanctification).

La sanctification est produite par l’Esprit-Saint alors que nous contemplons la gloire de
Christ dans l’Écriture : « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un
miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire,
comme par le Seigneur, l'Esprit » (2 Corinthiens 3 :18). Dans le contexte de ce verset, les juifs
avaient un voile spirituel les empêchant de voir la signification l’Ancien Testament : « Mais ils
sont devenus durs d'entendement. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la
lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît » (v
14). En Christ, « Nous tous […] le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la
gloire du Seigneur » Jésus Christ. Le miroir étant la Parole de Dieu (Jacques 1 :23-25). La
sanctification est donc progressive, « nous sommes transformés en la même image » (2
Corinthiens 3 :18), celle de Jésus Christ, et ceci se fait par étape : « de gloire en gloire ». Le
chrétien, celui né-de-nouveau par l’Esprit Saint, est donc une nouvelle personne, laquelle
devient de plus en plus comme Christ. Pour paraphraser Paul, « toute choses anciennes passent
progressivement, et toutes choses nouvelles deviennent progressivement notre vie
quotidienne ». Le théologien Louis Berkhoff résumait ainsi la relation entre la régénération et
la conversion : « Une conversion qui n’est pas enracinée dans la régénération n’est pas une
vraie conversion ».[3]

L’Esprit-Saint nous enseigne personnellement que nous sommes chrétiens. Considèrerons


la première épitre de Jean, premièrement, deux versets nous montrent que l’Esprit est en nous
et qu’il nous instruit sur les choses spirituelles : « Pour vous, vous avez reçu l'onction de la part
de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance […] Pour vous, l'onction que vous
avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais comme
son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un
mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés » (1 Jean 2 :20,27),
« Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons
qu'il demeure en nous par l'Esprit qu'il nous a donné » (1 Jean 3 :24). Deuxièmement, et c’est
le verset clé, l’Esprit nous donne la certitude de notre conversion : « Nous connaissons que nous
demeurons en lui, et qu'il demeure en nous, en ce qu'il nous a donné de son Esprit » (1 Jean
4 :13). C’est aussi ce qu’enseignait Paul aux Romains : « Et vous n'avez point reçu un esprit de
servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel

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nous crions : Abba ! Père ! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes
enfants de Dieu » (Romains 8 :15-16).

Vous me direz peut-être : « je comprends cela, mais dans la vraie vie, vais-je entendre Dieu
me parler pour me dire que je suis son enfant ? ». Probablement pas, car l’Esprit-Saint n’agit
pas en dehors de la Parole qu’Il a inspirée. Le ministère de la Parole n’est pas séparé du
ministère de l’Esprit. L’Esprit agit à la fois en cohérence parfaite avec la Parole, et aussi au
travers de la Parole. De ce fait, Dieu nous parle par Sa Parole, et c’est ainsi que l’Esprit peut
nous guider pour comprendre ce qu’Il fait dans notre vie. C’est le témoignage de la Parole qu’il
nous faut premièrement sonder pour que nous reconnaissions Son œuvre de salut et de
sanctification en nous. Ainsi nous pourrons donner toujours plus gloire de Dieu et recevoir Sa
paix de nos cœurs. Les témoignages entièrement véritables de la Parole de Dieu sont ceux
qu’utilise l'Esprit lui-même pour rendre témoignage à notre esprit que nous sommes chrétiens
(Psaumes 19 :7-8, 93 :5).

Nous considérerons donc l’enseignement biblique du fruit de l’Esprit chez le chrétien afin
de savoir comment discerner Sa présence en nous. Mais, auparavant il convient de démontrer
que tous les chrétiens ont reçu la promesse du Fils de Dieu : « Mais le consolateur, l'Esprit
Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes cho ses, et vous rappellera tout
ce que je vous ai dit » (Jean 14 :26).

2) Tous les chrétiens ont l’Esprit-Saint. Le pentecôtiste objectera que tous les chrétiens
n’ont pas reçu le Saint-Esprit, en prenant pour sa défense les disciples de Jean-Baptiste à qui
Paul dit : « Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous
n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint Esprit » (Actes 19 :2). Cependant, il est
évident que les disciples de Jean-Baptisent n’étaient pas encore convertis puisqu’il n’avait que
le « baptême de Jean » (19 :3), c’est-à-dire la repentance (Matthieu 3 :11), mais pas la foi à
celui que Jean-Baptiste annonçait, le Christ. « Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de
repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus. Sur
ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus » (Actes 19 :4). Le fait qu’ils avaient
seulement été baptisés au nom de Jean, mais pas encore au nom de Jésus, indique que ce qu’ils
avaient « cru » (19 :2) n’était pas encore une foi complète, il leur manquait la foi en Jésus. Les
évangiles nous rapportent en effet que les disciples croyaient au Messie à venir, mais étaient
incertains sur le fait que Jésus était celui qu’ils attendaient (Matthieu 11 :2-6 ; Luc 7 :18-23).

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Alors qu’ils crurent au Messie, au Seigneur Jésus, leur conversion fut authentique et sans
surprise « le Saint Esprit vint sur eux » (Actes 19 :5).

Certains pentecôtistes (mais pas tous) persisteront toujours en disant que le parler en langues
est le signe de la vraie conversion et de la réception de l’Esprit Saint, car ayant reçu l’Esprit,
les disciples se mirent à parler en langues (Actes 19 :5). Que ceci soit faux devrait être évident
à quiconque lit la réprimande de Paul aux Corinthiens : « Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils
prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous ont-ils le don des miracles ? Tous ont-ils le don des
guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » (1 Corinthiens 12 :29-30).
Non, tous ne sont pas apôtres, et tous ne parlent pas en langues, car « vous êtes le corps de
Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part » (12 :27).

Bien au contraire, l’Écriture enseigne que tous les chrétiens ont reçu l’Esprit-Saint, sans
exceptions : « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul
corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul
Esprit » (1 Corinthiens 12 :13). Notez la répétition du mot « tous », c’est une promesse divine
absolue. En vérité, être chrétien c’est appartenir à Christ, or personne n’appartient à Christ sans
avoir aussi Son Esprit : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du
moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient
pas » (Romains 8 :9). Il n’y a pas de demi-conversion, soit un chrétien a reçu l’Esprit, soit il
n’est pas chrétien.

En outre, l’Esprit-Saint est le gage, le signe même de la réalité de l’héritage qui nous est
réservé dans les cieux : « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile
de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,
lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la
louange de sa gloire » (Éphésiens 1 :13-14). La présence de l’Esprit est la preuve de la
conversion, d’où l’image de couverture du présent traité.[2] Toutefois, l’Esprit est invisible ,
comment donc le voir pour savoir si nous sommes vraiment dans la foi ? Notre Seigneur Jésus
compare l’œuvre de l’Esprit dans la régénération à l’œuvre du vent : « Le vent souffle où il veut,
et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme
qui est né de l'Esprit » (Jean 3 :8). Nous ne voyons pas plus l’Esprit que nous ne pouvons voir
le vent, néanmoins nous pouvons voir l’effet du vent sur des objets, et de même constater l’effet
de l’Esprit dans un chrétien.

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3) La manifestation de l’Esprit dans le chrétien. La première épitre de Jean est une
véritable démonstration de la différence entre les enfants de Dieu et les enfants du Diable. Dans
cette épitre Jean souhaite aider les enfants de Dieu à jouir d’une joie parfaite, il donne donc des
critères différenciant les vrais des faux enfants de Dieu. Vous êtes donc encouragés à lire la
première épitre de Jean en intégralité afin de jouir d’une meilleure compréhension du contexte
entier de la lettre. Voici ce que l’Esprit produit dans chacun des enfants de Dieu, pour la gloire
du Très-Haut :

i) La foi au Fils de Dieu. L’Esprit donne la foi au Christ de l’Écriture à quiconque est élu.
En effet, la régénération précède la foi : « Quiconque croit (temps présent) que Jésus est le
Christ, est né (temps passé) de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui
qui est né de lui » (1 Jean 5 :1). Il en résulte que le premier résultat du salut est la foi dans le
Fils de Dieu fait chair pour nous : « Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez
les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.
Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de
Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont
vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde » (1 Jean 4 :1-3). Croire
que Christ est Dieu et Seigneur une œuvre surnaturelle par le Saint-Esprit : « nul ne peut dire :
Jésus est le Seigneur ! Si ce n'est par le Saint Esprit » (1 Corinthiens 12:3b). Il y a donc des
doctrines chrétiennes indispensables qui seront embrassées par le vrai chrétien, et reniées par
l’homme simplement religieux :

- La Sainte Trinité peut être ignorée par le nouveau converti, mais elle ne peut être reniée
par le vrai croyant (Jean 14 :8-10 ; 1 Jean 4 :1-3).
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- L’humanité et la divinité du Christ (1 Jean 4 :2 ; Jean 14 :8-10 ; 2 Jean 9).


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- L’homme, le péché, et la repentance (1 Jean 1 :8-10).


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- Le sacrifice de substitution de Christ (1 Corinthiens 1 :17 ; Galates 1 :6-9).


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- La résurrection de Christ et la vie éternelle (1 Corinthiens 15 :12-19).


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- Le salut seulement par grâce par la foi au Christ (Galates 1 :6-9, Éphésiens 2 :8-9)
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ii) L’espérance de l’éternité en paix avec Dieu. Le vrai chrétien n’espère pas dans cette
vie seulement, il attend une patrie meilleure aux cieux où il sera avec Christ et sans péchés !
Cette espérance agit comme une motivation pour la sanctification du vrai chrétien, il veut vivre
dans la pureté afin de rendre gloire à Dieu : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de
Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela
sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque
a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3 :2-3). Celui qui n’espère
pas dans la vie éternelle, qui n’aspire pas à être avec Dieu, doit s’interroger sur sa conversion
car « si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plu s
malheureux de tous les hommes » (1 Corinthiens 15 :19). Ceci pourrait même indiquer un déni
de l’éternité future et de la résurrection qui nous est promise, et par là même révéler une foi
vaine et fausse (15 :17-18). Le salut authentique, l’espérance de la vie éternelle et la
persévérance à bien faire pour Dieu sont intimement liés, « car c'est en espérance que nous
sommes sauvés. Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance : ce qu'on voit, peut-on l'espérer
encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance »
(Romains 8 :23-24).

iii) L’amour pour Dieu. Parmi la foi, l’espérance, et l’amour, la plus grande de ces vertus
est l’amour (1 Corinthiens 13 :13), c’est pourquoi : « quiconque croit que Jésus est le Christ,
est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. Nous
connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu , et que nous
pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et
ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du
monde » (1 Jean 5:1-5a). Avez-vous de l’amour pour le Dieu de la Bible ? Tel que Christ qui
disait à Pierre : « m'aimes-tu ? » (Jean 21 :16), la certitude centrale qui doit nous aider à affirmer
notre élection est l’amour de Dieu. Aimez-vous Dieu ? L’aimez-vous parfaitement ?
Évidemment pas, car cela impliquerait être parfait, mais l’aimez-vous ne serait-ce qu’un peu ?
Si oui, si vous avez ne serait-ce qu’une faible affection pour Dieu, sincère et authentique, c’est
que vous êtes régénérés, car le monde déteste le vrai Dieu (Jean 15 :18). Personne ne peut aimer
Dieu sans l’action du Saint-Esprit qui engendre la conversion. Dans le contexte de la grâce
infinie de Dieu en Christ en Jean 3 :16, le jugement s’abat aussi sur le monde aux suivants:

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« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui
ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le
monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en
lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du
Fils unique de Dieu. Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes
ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3 :16-
19).

Si nous avons une conduite différente de celle des païens sur cette terre qui haïssent Dieu,
c’est une grâce divine : « Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier » (1
Jean 4 :19). Nous n’avons pas la capacité d’aimer Dieu de nous-même, si donc nous l’aimons,
c’est qu’Il nous a choisis pour que nous portions du fruit pour Sa gloire (cf Jean 15 :16). Mais
certains diront qu’ils ont aimé Dieu avant d’être convertis, et les croyants d’autres religions
disent aussi aimer Dieu. À cela je réponds que les hommes aiment un dieu à leur image, celle
qu’ils se font de Lui, et non le vrai Dieu de l’Écriture. Le fait même de prétendre aimer Dieu
en rejetant Jésus Christ comme Dieu montre que ces personnes ne connaissent pas le vrai Dieu
(2 Jean 9 ; 1 Jean 5 :12). Il a été dit que « l’homme est un animal religieux ». L’erreur dans cet
citation est le fait que l’homme n’est pas un animal,[4] mais une créature unique à l’image de
Dieu,. Cette image est néanmoins corrompue par le péché originel, et l’homme sans Dieu se
comporte à bien des égards comme un animal. Quant à la religiosité mentionnée dans cette
citation, l’homme sans Dieu est profondément et intrinsèquement religieux, c’est-à-dire
idolâtre, il adore de faux dieux issus de sa propre imagination et qui tolère ses passions. Aux
hommes religieux sans l’Esprit, l’étude du Dieu véritable et absolument souverain sur tout ce
qui se passe ici-bas (Psaumes 115 :3) sera insupportable, car ils n’adorent pas le Dieu de
l’Écriture.

L’amour de Dieu se manifeste aussi par l’amour envers le prochain : « Bien-aimés, aimons
nous les uns les autres ; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît
Dieu […] Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur » (1 Jean
4 :7, 19-21). Si vous dites aimer Dieu mais que vous détestez votre prochain et ne priez jamais
pour vos contemporains et pour vos frères et sœur en Christ, vous ne connaissez pas Dieu. Si
au contraire un amour fraternel et sincère, que vous n’aviez pas avant votre conversion, vous
pousse à l’amour pour le prochain, c’est la grâce de l’Esprit de Dieu en vous. L’amour est la loi
de Christ, c’est pour cela qu’il dit cela : « Maître, quel est le plus grand commandement de la
loi ? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme,

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et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui
lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements
dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22:36-40). Ainsi, par l’Esprit-Saint nous
pouvons pratiquer la loi de Christ, « et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous,
qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit » (Romains 8 :4).

iv) La repentance continuelle des œuvres mortes . L’amour authentique, par ailleurs, ne
sera pas seulement de belles paroles. L’apôtre Jean alors avancé en âge nous mit en garde en
ces mots : « Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec
vérité » (1 Jean 3 :18). Changer de comportement et d’attitude face au péché est indispensable
pour manifester la vraie conversion. Voyant l’hypocrisie des pharisiens, Jean-Baptiste les
avertit avec autorité : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez
donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons
Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à
Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de
bons fruits sera coupé et jeté au feu » (Matthieu 3 :7a-10). Le fruit de la vraie conversion est
composé de la repentance des œuvres mortes de notre vie passée sans Dieu. D’autres versets
montrent que la reconnaissance de son péché et la prière de repentance caractériseront le vrai
chrétien, notamment dans la première épitre de Jean : « Si nous disons que nous n'avons pas de
péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. Si nous confessons
nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.
Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en
nous » (1 Jean 1 :8-10).

Pourtant, la repentance n’est pas parfaite ici-bas, car nous sommes encore dans notre corps
de chair. De plus, le but n’est pas de se comparer pas aux autres, sauf si en regardant la vie d’un
frère qui est plus fidèle au Seigneur que nous dans un domaine, cela nous encourage à
progresser vers ce que nous devrions être (1 Corinthiens 11 :1).

v) Une vie obéissante dans les pas du Maître . Non seulement devons-nous nous repentir
de nos péchés passés et les confesser à Dieu, mais la vie du chrétien est caractérisée par une
obéissance continuelle aux commandements de Dieu. Bien entendu, le chrétien tombe parfois
dans le péché, mais sa vie est marquée par la volonté d’obéir à Dieu, et non par un désir dévorant
de vivre selon le train de ce monde. C’est ce qu’indique clairement les versets suivants, notez

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le caractère indispensable de l’obéissance qui y est associé avec la conversion véritable : « Si
nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons connu. Celui qui dit :
Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point
en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là
nous savons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi
comme il a marché lui-même » (1 Jean 2 :3-6), « Car l'amour de Dieu consiste à garder ses
commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de
Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi » (1 Jean 5 :1-
4), « Si vous savez qu'il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui »
(1 Jean 2 :29). Le troisième chapitre de la première épitre de Jean concerne la vie de piété du
chrétien, et puisque Jean faisait écho aux prédications de Christ, il n’est pas étonnant de
découvrir que Christ disait « aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples » (Jean 8 :31). Ceux qui prétendent croire en Christ, mais ne
demeurent pas dans la Parole, n’obéissent pas aux commandements de la Bible, ne sont pas
« vraiment mes disciples », dis le Seigneur.

Qui plus est, il n’est pas seulement question d’arrêter de faire le mal, il faut aussi faire le
bien. Il ne s’agit pas seulement de cesser de croire aux idoles, il faut aussi suivre le vrai Dieu
comme ce fut le cas des chrétiens de l’église de Thessalonique : « vous vous êtes convertis à
Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux
son Fils, qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir » (1
Thessaloniciens 1 :9-10). Ainsi, le chrétien doit non seulement cesser de faire le mal et d’avoir
de mauvaises habitudes, mais il doit aussi remplacer ces œuvres par de bonnes habitudes et de
bonnes œuvres. Sans la recherche du bien pour éradiquer le mal, le simple rejet de certains vices
par du divertissement, sera insuffisant pour mener une vie dans les pas du Maître. Par ailleurs,
l’abandon des idoles est la promesse que Dieu avait annoncé par le prophète Ezéchiel,
concernant l’ère de la nouvelle Alliance et de la régénération : « Je répandrai sur vous une eau
pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.
Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre
corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et
je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.
Vous habiterez le pays que j'ai donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et je serai votre
Dieu » (Ezéchiel 36 :25-28). Le vrai chrétien n’est plus un idolâtre en permanence, mais il est
fidèle à son Maître dans sa vie quotidienne.

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vi) La haine du péché . Avez-vous une relation avec Dieu ? Si oui, avez-vous une nouvelle
relation avec le péché ? Haïssez-vous le péché que vous aimiez autrefois ? Si cela n’est pas le
cas, en dépit d’une réponse positive à la première question, il est plus que probable que vous ne
soyez pas chrétien. Voici ce que dit l’Écriture : « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont
dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; car tout ce qui
est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne
vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui
qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2 :15-17). Le vrai chrétien déteste
le péché, il a littéralement une haine pour le mal, il hait la moquerie, le mensonge, l’avortement,
l’homosexualité, l’avidité, et toutes les choses semblables lui sont en aversion. Évidemment, le
credo est de « haïr le péché, mais d’aimer le pécheur », c’est-à-dire qu’il n’est aucunement
question d’haïr ou de maltraiter ceux qui commettent de telles choses, mais plutôt de dénoncer
et de détester leurs œuvres mauvaises par amour pour eux. Aimer son prochain tout en ayant
une haine pour son péché est seulement possible par la grâce de Dieu dans la vie d’un fidèle ,
comme l’exprime brillamment Jude : « Reprenez les uns, ceux qui contestent ; sauvez-en
d'autres en les arrachant du feu ; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte,
haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair. Or, à celui qui peut vous préserver de toute
chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, à Dieu seul,
notre Sauveur, par Jésus Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès
avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen ! » (Jude 22-25). Paul
haïssait son péché : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel,
vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce
que je hais […] Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. […]
Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?... » (Romains 7 :14-15, 19,
24). Si Paul pouvait tant aspirer à quitter ce corps de chair et de péché, c’est parce qu’il avait
une parfaite haine pour le péché puisqu’il croissait dans la sanctification. L’inconverti quant à
lui n’a point honte des péchés et des perversités qu’il commet continuellement, il ne lui est pas
problématique de déshonorer Dieu, c’est le cadet de ses soucis. La seule chose qui lui importe
est d’être ni vu ni prit la main dans le sac.

Le chrétien luttera toute sa vie durant avec le péché. Nous avons tous des travers qui nous
sont plus difficiles à combattre par l’Esprit, pour certains ce sera la rancune, pour d’autres la
colère, l’irritation, la paresse, ou encore la convoitise charnelle. Ces faiblesses dépendront
également de notre vie passée ainsi que de notre personnalité. Pourtant, le chrétien souhaite voir

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disparaître et déteste ses péchés. La nouvelle relation avec le péché, n’est donc pas une parfaite
repentance car cela est impossible (1 Jean 1 :8). La vraie conversion n’est pas visualisée par la
perfection mais par la direction de notre vie.

vii) L’amour de la vérité . De même qu’il ne suffit pas de cesser de faire le mal pour être
agréable à Dieu, mais qu’il faut aussi faire le bien, il ne suffit pas non plus de haïr le péché, il
faut aussi aimer la vérité. L’amour de la vérité est en effet le trait de caractère du chrétien qui
est un enfant du Dieu de vérité. Le chrétien écoute la vérité spirituelle et la recherche,
contrairement aux personnes dans le monde comme l’indique les versets suivants : « Eux, ils
sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous
sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute
pas : c'est par là que nous connaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur » (1 Jean 4 :5-
6), « Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n'écoutez pas, parce que vous
n'êtes pas de Dieu » (Jean 8 :47). C’est aussi pour cela que lorsque nous sommes devenus
chrétien nous avons cru à la véracité de la Parole de Dieu, sans même savoir pourquoi, nous
savions qu’elle est la vérité et nous aimions la Bible de tout notre cœur ! À l’inverse,
l’inconverti est indifférent ou hostile à la Parole, il n’écoute pas les messages des hommes de
Dieu, mais il préfère les fables et les divertissements du monde. Lorsque nous avons la
possibilité d’avoir des conversations spirituelles lors d’un repas fraternel ou d’une rencontre
entre chrétiens, les enfants de Dieu se font reconnaitre en cela qu’ils souhaitent parler de la
Bible et de Dieu, ils souhaitent parler de choses spirituelles et ils aspirent à connaitre la vérité.

viii) Une humble désespérance de l’aide du moi. La conversion est l’histoire continuelle
de celui qui désespère de lui-même pour s’attendre uniquement à Dieu pour le salut éternel et
la vie quotidienne, « c'est pourquoi l'Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait
grâce aux humbles. Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au Diable, et il fuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez
vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que
votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il
vous élèvera » (Jacques 4 :6-10). Ce texte qui m’est particulier pour la conversion que Dieu
opéra dans ma vie, fera certainement écho dans le cœur de tout croyant véritable ayant vécu
quelques années avec le Seigneur. Réalisant notre péché par le Saint-Esprit, nous sentons notre
misère ; et nous sommes dans le deuil et dans les larmes, nous nous humilions devant le
Seigneur, et Il nous relève continuellement. Bien au contraire, l’inconverti espère en lui-même,

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il pense orgueilleusement qu’il a la capacité de résoudre par lui-même tous ses problèmes. Les
témoignages de l’Écriture sont aux antipodes de cette attitude individualiste : « Ainsi parle
l'Éternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, qui prend la chair pour son appui,
et qui détourne son cœur de l'Éternel ! […] Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et
dont l'Éternel est l'espérance ! » (Jérémie 17 :5,7). Le chrétien reconnait que sans Christ il ne
peut rien faire et il s’appuie sur son Dieu (Jean 15 :5, Psaume 18 :1-6).

ix) La prière continuelle au Père . C’est l’Esprit de Dieu qui nous pousse et nous exhorte
sans cesse à prier le Père : « mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions :
Abba ! Père ! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de
Dieu » (Romains 8 :15-16). Aucun chrétien authentique ne peut vivre sans penser et parler à
Dieu. Être né de nouveau est une vie complètement nouvelle, une vie de prière. L’Esprit nous
aide d’ailleurs en intercédant en notre faveur : « De même aussi l'Esprit nous aide dans notre
faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais
l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables » (8 :26). Si vous pouvez passer une
semaine entière sans parler ni penser à Dieu, sans le remercier pour la nourriture, la vie et la
santé, sans vous émerveiller par la nature autour de vous, sans lui demander de l’aide, vous ne
pouvez pas être chrétien. Au contraire, si l’Esprit de Dieu vous incline continuellement à
écouter Dieu et à lui parler par des supplications, de l’adoration, des remerciements,
reconnaissez ainsi le salut de Dieu dans vos vies. Le fait même que vous reconnaissiez ne pas
prier assez est une indication que vous êtes chrétien. L’inconverti se moque de ne pas prier
assez, après tout, personne ne le voit si ce n’est Dieu, mais il ne lui est pas soumis.

x) La croissance spirituelle . La foi et la repentance continuelles produisent du fruit. Le


chrétien est en croissance spirituelle , même si elle peut-être très lente. Si quelqu’un est chrétien,
Christ est en lui (Romains 8 :9, Colossiens 1 :27) et le fait grandir, comme l’indique l’évangile
selon Jean : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et
qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il
porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du
fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en
moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte
beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en
moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette

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au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez
ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruits, c'est ainsi
que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples » (Jean 15 :1-8).

Contrairement à ce qui est dit parfois par des chrétiens, il n’y a pas de différence entre le
croyant et le disciple, car selon Jean 15 :8 le vrai croyant est un disciple, et un disciple porte
toujours du fruit. Regardez les paroles du Christ rapportées en parallèle par Luc et Marc : « Et
quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :27),
« Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu'un veut venir après moi,
qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra
sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la
sauvera. Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Que donnerait
un homme en échange de son âme ? » (Marc 8 :34-37). Celui qui ne porte pas sa croix
quotidiennement n’est pas un disciple, et il n’y a pas de catégorie intermédiaire intitulée le
« chrétien non disciple », car celui qui n’est pas un disciple « perd son âme » en poursuivant
les vanités du monde.

Pourquoi donc le disciple, le chrétien, porte-il toujours du fruit ? Parce que le chrétien
possède l’Esprit-Saint, et que ce dernier n’est jamais présent sans créer du fruit en nous, ce qui
nous témoigne de Sa présence : « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la
patience, la bonté, la bénignité (bienveillance), la fidélité, la douceur, la tempérance… »
(Galates 5 :22-23). En effet, le chrétien est mis à part du monde pour Dieu afin qu’il vive une
vie entièrement à la gloire de Dieu, en portant le fruit de justice : « Mais maintenant, étant
affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la
vie éternelle […] De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à
mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité
des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair,
les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous
portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts
à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un Esprit nouveau,
et non selon la lettre qui a vieilli » (Romains 6 :22 ; 7 :4-6).

xi) La tristesse face au péché . La présence de l’Esprit de Dieu en nous est évidente par la
joie qu’Il génère, mais aussi par la tristesse qu’Il manifeste : « Mais ils ont été rebelles, ils ont
attristé son Esprit saint ; et il est devenu leur ennemi, il a combattu contre eux » (Esaïe 63:10).

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« N'attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la
rédemption » (Éphésiens 4 :30). Si nous manquons de joie et si nous sommes attristés quand
nous péchons, c’est parce que le Saint Esprit dont nous sommes le temple l’est aussi en nous.
Le péché dans notre vie ne nous rend pas indifférent, mais nous attriste et la joie de Dieu n’est
plus en nous. De plus, le péché des autres nous affecte également. Nous sommes aussi attristés
face aux choix politiques amoraux, face aux misères dans le monde, ou encore face aux âmes
qui se meurent sans Dieu dans le monde. Traversant les places publiques nous voyons des
enfants égarés sans leur Père, notre cœur se serre et nous avons compassion pour les perdus, à
l’exemple de notre Seigneur Jésus : « Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant,
pleura sur elle, et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses
qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux » (Luc 19 :41-42).
Un désir pour l’évangélisation est aussi un fruit qui vient du Saint-Esprit. L’amour pour les
âmes mourantes a remplacé l’indifférence.

xii) La volonté de souffrir pour Dieu, si telle est Sa volonté . Le chrétien accepte de
souffrir pour Son Dieu qui a donné Son Fils en martyr pour le racheter. La Bible affirme qu’il
« vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de
souffrir pour lui » (Philippiens 1 :29). C’est ce que Christ enseigna aussi dans les Béatitudes :
« Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira
faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans
l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a
persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Matthieu 5 :11-12). Tel que Christ nous l’a
annoncé nous ne devrions pas être surprit de souffrir dans notre vie chrétienne, car Lui-même
a ainsi souffert pour nous montre le chemin de la fidélité à Dieu le Père : « Si le monde vous
hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui
; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à
cause de cela le monde vous hait » (Jean 15 :18-19, cf. 1 Jean 3 :13). L’apôtre Pierre qui dû
souffrir pour le nom de Christ nous encourage en ces mots : « Car c'est la volonté de Dieu qu'en
pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés […] Car il vaut
mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu'en faisant le mal […] Ainsi,
que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en
faisant ce qui est bien » (1 Pierre 2 :15, 3 :17, 4 :19). Le chrétien peut souffrir et s’attendre au
secours de la présence de Dieu avec joie car il sait que la souffrance le transforme un peu plus
vers la ressemblance à Christ pour la gloire de Dieu (Jacques 1 :2-4). Nous avons en outre cette

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magnifique promesse de l’Éternel : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au
bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Romains 8 :28).

xiii) La crainte de Dieu. Une autre promesse associée à la venue de l’Esprit en nous est la
crainte de l’Éternel. C’est ce que dit explicitement Dieu dans le livre du prophète Jérémie, dans
le contexte de la nouvelle alliance qui est celle dont bénéficie l’Eglise : « Je traiterai avec eux
une alliance éternelle, je ne me détournerai plus d'eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma
crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne s'éloignent pas de moi » (Jérémie 32 :40). Nous avons
reçu l’« Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance
et de crainte de l'Éternel » (Esaïe 11 :2). Le serviteur n’est pas plus grand que son Maître, or
puisqu’il était prophétisé au sujet de Christ qu’Il « respirera la crainte de l'Éternel » (Esaïe
11 :3), nous devons également craindre Dieu selon Son exemple.[5] Beaucoup balayent
aujourd’hui d’un revers de la main la crainte de l’Éternel en disant que Dieu est amour et qu’il
ne faut pas le craindre. Certes, Dieu est amour, mais c’est bien la raison pour laquelle il faut Le
craindre, car l’amour déteste l’adultère ! Lorsque nous n’obéissons pas à Dieu nous
commentons des adultères spirituels envers Dieu (Jacques 4 :4). Le livre des Proverbes nous
enseigne avec force la nécessite de la crainte de Dieu : « La crainte de l'Éternel est le
commencement de la sagesse » (Proverbes 1 :7), « La crainte de l'Éternel, c'est la haine du mal ;
l'arrogance et l'orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais » (Proverbes
8 :13). Esaïe nous apprend quant à lui que Dieu a en faveur ceux qui craignent Sa Parole (Esaïe
66 :2, cf. Psaumes 119 :161). Craignez-vous de désobéir à la Bible ? Craignez-vous Dieu et Son
juste jugement si vous péchez ? Le cherchez-vous avec crainte et tremblement quand vous avez
péché ? Aux religieux non-convertis et hypocrites le Seigneur dit : « Je connais tes œuvres. Je
sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es
tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apocalypse 3 :15-16).
Si vous avez une crainte de Dieu qui vous pousse à l’aimer et vous repentir continuelle ment
dans la foi qu’Il vous recevra dans Son royaume de gloire par les seuls mérites de Christ et de
Son sang, vous serez sauvés, car cela est la démonstration de la présence l’Esprit-Saint en vous.

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CONCLUSION

En définitif, la conversion authentique du chrétien est manifeste par le fruit de l’Esprit-


Saint dans sa vie . Chaque chrétien a reçu l’Esprit-Saint. Le chrétien a été régénéré par l’Esprit,
et il en résulte que sa vie a changé et qu’il devient progressivement plus comme Christ. Il aime
Dieu et les hommes car Dieu l’a aimé le premier. Il n’aime pas n’importe quel(s) dieu(x), mais
seulement le Dieu unique et trinitaire de l’Écriture. Cet amour se manifeste par une
connaissance intellectuelle mais aussi par une vie de piété et de repentance continuelles. Cet
amour est dirigé envers le Seigneur, envers l’Église, ainsi qu’envers le monde. Le chrétien
reconnait sa condition de pécheur et demande à Dieu l’aide nécessaire pour se repentir,
désespérant de lui-même, il s’appuie exclusivement sur l’Éternel. De plus, il aime la vérité et
déteste le mensonge, il s’intéresse sincèrement aux sujets spirituels fidèles à la Bible. Il prie
continuellement Dieu le Père au nom du Fils par le Saint-Esprit. Il reconnait ses manquements
et son incapacité à appliquer une repentance parfaite, mais il poursuit tout de même la
sanctification. Il est attristé par son péché et celui des autres, et il accepte de souffrir pour la
gloire de Dieu. Enfin, il craint tout simplement Dieu et Sa Parole.

La raison première pour laquelle Dieu nous commande de savoir si nous sommes vraiment
dans la foi (2 Corinthiens 13 :5), d’être persuadés que notre conversion est authentique est qu’Il
souhaite que nous ayons une joie parfaite. Notre joie sera parfaite si nous sommes convaincus
que nous sommes et resterons sauvés pour toujours, étant assurés d’aller au paradis. Jean
explicite cet objectif plusieurs fois dans sa première épitre, qui comme nous l’avons vu contient
tant de versets distinguant la vraie conversion de la fausse : « Et nous écrivons ces choses, afin
que notre joie soit parfaite […] Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez
la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Nous avons auprès de lui cette
assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute, quelque
chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons
demandée » (1 Jean 1 :4, 5 :13-15). Christ aussi nous parle de cette joie parfaite : « Jusqu'à
présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie
soit parfaite » (Jean 16 :24). Le message est clair : demandez la vie éternelle et sachez que
vous la recevrez sans jamais pouvoir la perdre car telle est la volonté de Dieu, et cela vous
remplira d’une joie parfaite . Il ne faut pas craindre de perdre votre salut (1 Jean 4 :17-18),
cela est impossible puisque notre sécurité éternelle dépend entièrement de Dieu et de Ses

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promesses inconditionnelles (Jean 5 :24 ; 6 :37, 10 :27-30 ; Romains 5 :9-10, 8 :1, 28-39,
11 :29 ; Éphésiens 4 :30 ; Philippiens 1 :6 ; Hébreux 13 :5 ; 1 Pierre 1 :3-5 ; Jude 24).

C’est pour cela qu’il nous est commandé de savoir si nous sommes élus : « C'est pourquoi,
frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant
cela, vous ne broncherez jamais » (2 Pierre 1 :10). Nous sommes élus pour aller au paradis avec
Christ : « En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et
irrépréhensibles devant lui » (Éphésiens 4 :1, cf 2 Thessaloniciens 2 :13, Romains 9 :23). Selon
la Bible tous les élus seront glorifiés avec Christ au paradis (Romains 8 :29-30), aucun ne sera
perdus (Jean 6 :37-40). Or, Dieu vous annonce que non seulement vous pouvez savoir (1
Thessaloniciens 1 :4), mais que vous devez savoir si vous êtes élus (2 Pierre 1 :10). Vous
devez savoir si vous irez au paradis ! Comment ? Le seul moyen de savoir si vous serez sauvés
à la fin de votre vie et de savoir si vous êtes sauvés aujourd’hui. Il vous faut examiner votre foi,
savoir si c’est la foi qui sauve comme le décrit la Bible (2 Corinthiens 13 :5, Jacques 2 :17-18).
C’est pourquoi en observant le fruit de l’Esprit dans votre vie (ou son absence) vous pourrez
être affermi de votre élection (ou non) et avoir la joie parfaite donnée par le Christ. Beaucoup
de milieux chrétiens ne croient pas, ou n’enseignent pas, l’assurance inconditionnelle du salut,
et il me semble qu’un grand nombre de chrétiens qui vivent longtemps dans ces églises sont
intérieurement tiraillés par la peur de perdre leur salut. Pourtant, si Dieu nous annonce qu’il y
a pour nous une joie parfaite en la connaissance de notre salut et de notre élection, il nous faut
la saisir pour vivre pleinement notre vie pour Lui en rayonnant Sa joie autour de nous. La joie
que Dieu ne m’abandonnera jamais, même si je suis faible, la joie que Dieu me donnera toujours
de le craindre et de me repentir par son Esprit (Jérémie 32 :40). Celui qui aura cette espérance
et cette joie parfaite sera un chrétien fidèle au Seigneur et persévérant (Jean 15 :8-12, 1 Jean
3 :3), ceux qui se détournent de Lui sans retour n’ont jamais vraiment été chrétiens (1 Jean
2 :19 ; Jean 8 :31).

« Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa
gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus
Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les
temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen ! » Jude 24-25.

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BIBLIOGRAPHIE

[1] John MacArthur, Study Bible, Ed. Thomas Nelson Bibles, 1997, p. 2191.

[2] R. C. Sproul, prédications en anglais sur l’assurance du salut : (1) Le devoir de poursuivre
l’assurance du salut: [Link] (2) La source de la
pleine assurance : [Link]

[3] Louis Berkhof, Systematic Theology, Ed Banner of Truth, 1958, ré-imprimé en 2005, p. 485.

[4] [Link], série Création ou évolution ?, article intitulé L’homme n’est pas un
animal: [Link]
5842-4800-93F6-EEFB19A93152

[5] [Link], article intitulé La nécessité de la crainte de Dieu:


[Link]
Dieu/czn7/6F3FF56C-345D-4DC3-AE73-49BBB2744394

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