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Endomorphismes Cycliques

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Devoir surveillé No12

Lundi 7 juin 2004


- Durée : 2 heures 55 minutes -

La partie V. n’est pas à rédiger en temps limité.


Il sera tenu grand compte de la rédaction et de la qualité de la présentation.

Endomorphismes cycliques

Pour p et q entiers de N, avec p  q, [[ p, q]] désigne l’ensemble des entiers compris au sens
large entre p et q.
E désigne un espace vectoriel de dimension finie n, n  2, sur le corps K, avec K = R ou
K = C. Dans tout le problème, f désigne un endomorphisme de E ; on a f 2 = f ◦ f et de
même f k+1 = f k ◦ f pour k  1. I désigne l’identité. Par convention, f 0 = I. Si R ∈ K[X],
R = a0 + a1 X + . . . + ap X p , on note R(f ) l’endomorphisme a0 I + a1 f + . . . + ap f p . On note
alors K[f ] l’algèbre des polynômes de f c’est-à-dire :

K[f ] = {R(f ), R ∈ K[X]}

On note χf le polynôme caractéristique de f . Pour M ∈ Mn (K), on pourra introduire également


le polynôme caractéristique de M , χM = det(XIn −M ) où In est la matrice identité de Mn (K).
On pourra utiliser sans démonstration le théorème de Cayley-Hamilton :

χf (f ) = 0, ou sa version matricielle χM (M ) = 0

On dit que f est cyclique s’il existe x0 dans E tel que (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) soit une base
de E.
On appelle commutant de f , l’ensemble C(f ) = {g ∈ L(E), f ◦ g = g ◦ f }. Le commutant
de M ∈ Mn (K) est C(M ) = {N ∈ Mn (K), M N = N M }

I. Première partie : matrice compagnon d’un endomorphisme cyclique


1) Montrer que f est cyclique si et seulement si, il existe une base B de E dans laquelle f
a pour matrice :
 
0 0 0 . . . −a0
 1 0 0 . . . −a1 
 
 −a2 
C= 0 1 0  avec (a0 , a1 , . . . , an−1 ) ∈ Kn
 .. ... ... . 
 . .. 
0 0 . . . 1 −an−1

On dira que C est la matrice compagnon de f .


On conserve les notations du 1).
2) Déterminer χC .
On dira aussi que C est la matrice compagnon de χC .
3) Si f est un endomorphisme cyclique, a-t-on unicité de matrice compagnon de f ?
4) Soit λ une valeur propre de C. Déterminer la dimension du sous-espace propre associé.
Déterminer une base de ce sous-espace.
5) Supposons f cyclique. f est-il diagonalisable ?

II . Deuxième partie : endomorphismes nilpotents


1) On suppose dans cette question f n−1 =/ 0 et f n = 0. Montrer que f est cyclique et
déterminer sa matrice compagnon. Quelle est la dimension du noyau de f ?
2) On suppose qu’il existe p  2 tel que f p−1 =/ 0 et f p = 0. On pose pour k ∈ [[ 0, p]] ,
Nk = ker f k et nk = dim Nk . On suppose également que n1 = 1.
a . Montrer que pour tout k ∈ [[ 0, p − 1]] , Nk ⊂ Nk+1 et f (Nk+1 ) ⊂ Nk .
b . Montrer que pour tout k ∈ [[ 0, p − 1]] , nk+1  nk + 1.
c . Montrer par récurrence que si nk = nk+1 alors pour tout j  k, Nj = Nk .
d . En déduire p = n et déterminer nk pour k ∈ [[ 0, n]] .

III . Troisième partie : une caractérisation des endomorphismes cycliques


1) Montrer que si f est cyclique, (I, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans L(E). Ce résultat sera
également utilisé dans la quatrième partie.
On suppose, dans le reste de cette partie, que (1, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre et on se propose
de montrer que f est cyclique.
2) Dans cette question, K = C. On factorise χf sous la forme :

p
χf = (X − λk )mk
k=1

où les λk sont les valeurs propres de f et les mk ∈ N∗ leur ordre respectif de multiplicité. Pour
k ∈ [[ 1, p]] , on pose Ek = ker(f − λk I)mk .
a . Montrer que les sous-espaces Ek sont stables par f .
b . Montrer que :
E = E1 ⊕ E2 ⊕ . . . ⊕ Ep
Pour k ∈ [[ 1, p]] , on considère l’endomorphisme :
Ek −→ Ek
fk : x −→ f (x)
et ϕk = fk − λk IEk .
c . Déterminer ϕm k . En déduire les valeurs propres de fk .
k

d . En déduire χfk en fonction de dim Ek , puis la valeur de dim Ek .


k −1
e . Montrer que ϕm k n’est pas l’endomorphisme nul.
f . En déduire l’existence d’une base B de E dans laquelle f a une matrice diagonale par
blocs, ces blocs appartenant à Mmk (C), et étant de la forme :
 
λk 0 . . . . . . . . . 0
 1 λk 0 . . . . . . 0 
 
 0 1 λk 0 . . . 0 
 . 
 . . . . . . . . . . . . . .. 
 . . 
 . ... 
 .. 1 λk 0 
0 ... ... 0 1 λk
g . En utilisant la matrice compagnon de χf , montrer que f est cyclique.
3) On suppose, dans cette question uniquement, que K = R.
a. Soient A et B deux matrices de Mn (R) semblables dans Mn (C) : il existe Q ∈ GL n (C)
tel que B = Q−1 AQ. On écrit Q = Q1 + iQ2 avec Q1 et Q2 dans Mn (R). Montrer que

{λ ∈ R, Q1 + λQ2 ∈ GL n (R)} est non vide.

En déduire que A et B sont semblables dans Mn (R).


b . Montrer que f est cyclique. Conclure.
Ce résultat peut s’exprimer à l’aide de polynôme minimal µf de f :

f cyclique ⇐⇒ deg µf = n ⇐⇒ µf = χf

IV . Quatrième partie : une autre caractérisation des endomorphismes cycliques


1) On suppose f cyclique et on choisit x0 ∈ E tel que (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) soit une
base de E.

n−1
a . Soit g ∈ C(f ). En écrivant g(x0 ) = αk f k (x0 ), montrer que g ∈ K[f ].
k=0
b . Montrer que g ∈ C(f ) si, et seulement si, il existe un unique polynôme R ∈ K[X],
deg R  n − 1 tel que g = R(f ).
2) On ne suppose plus f cyclique.
a . Démontrer que K[f ] ⊂ Vect (I, f, f 2 , . . . , f n−1 ).
b. On fixe A ∈ Mn (K) on désire prouver que dim C(A)  n : pour ce faire, on commencera
par traiter le cas K = C et on admettra le résultat suivant : si A ∈ Mn (C), il existe P ∈ GL n (C)
tel que P −1 AP soit triangulaire supérieure.
c . On suppose que C(f ) = K[f ]. Montrer que f est cyclique. Conclure.

V. Cinquième partie : Cycles


Dans cette partie K = C. On dit que f est p-cycle si et seulement si, il existe x0 ∈ E tel
que (x0 , f (x0 ), . . . , f p−1 (x0 )) soit génératrice de E et f p (x0 ) = x0 .
1) Dans cette question, f désigne un p-cycle.
a . Montrer que f p = I.
b . Montrer que l’ensemble :

{k ∈ N∗ , (x0 , f (x0 ), . . . , f k−1 (x0 )) est libre } admet un maximum noté m.

c . Montrer que pour tout k  m :

f k (x0 ) ∈ Vect (x0 , f (x0 ), . . . , f m−1 (x0 ))

En déduire que f est cyclique.


d . Démontrer que f est diagonalisable et déterminer le nombre de valeurs propres dis-
tinctes de f .
2) Dans cette question, f désigne un n-cycle.
 Déterminer
 C la matrice compagnon de f .
k
ω̄
 ω̄ 2k 
2iπ  
On pose ω = e et pour tout k ∈ Z, Uk =  .. . Pour k ∈ [[ 1, n]] , calculer CUk .
n
 . 
ω̄ nk
3) Soit M = (mk,l )1k,ln ∈ Mn (C) avec mk,l = ω̄ kl pour tout (k, l) ∈ [[ 1, n]] . Calculer
M M . En déduire M ∈ GL n (C) et calculer M −1 .
4) Soient (a0 , a1 , . . . , an−1 ) ∈ Cn et
 
a0 an−1 . . . a2 a1
 a1 a0 a2 
 
 a2 a1 a0 a3 
A= 
 .. . .. ... .. 
 . . 
an−1 . . . a2 a1 a0

Montrer que A est diagonalisable. Déterminer les valeurs propres et une base de vecteurs propres
de A.

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