Spécifications Techniques Lot LMD - PAPC BID
Spécifications Techniques Lot LMD - PAPC BID
Spécifications Techniques
Juin 2023
Collecteur « L »
Le bassin L draine les quartiers ZONGO-EHUZU, ZONGO-NIMA, MIFONGOU, GBEDIGA,
AWLANLEKO, GBEDOMIDJI, GBEDOKPO. Le collecteur primaire existant est une buse de diamètre
1.800 mm enterrée et implantée dans le TPC du Boulevard Saint Michel, puis sous la chaussée unique
bidirectionnelle du même Bd. Le collecteur démarre à la hauteur du Prêt à porter « La Diversité » (intersection
des rues 7.002/7.025) et se jette dans le bassin portuaire en suivant l’itinéraire du Bd St Michel.
La buse existante est de section très insuffisante pour drainer un débit décennal. La partie amont jusqu’à la
hauteur du Hall des arts, juste après l’intersection du boulevard des armées sera maintenue et réhabilitée. La
suite sera remplacée par des collecteurs cadres de section variable.
Synthèses des Travaux projetés.
Synthèse des Collecteurs projetés dans le bassin L
Collecteur
Linéaire
/surface Caractéristiques Début Fin Particularités
(m)
drainée
525 Buse F1000 existante Intersection avec Buse existante à réhabiliter
rue 7.025
L (237 ha) 1 815 Caniveau cadre Intersection rue Bassin Travaux devant se dérouler
2x(160x180) sur Bd St Michel Rue Portuaire dans une artère très fréquentée
1050ml, 3x(160x180) 5.164 (Rue des de la ville.
sur 250ml et amoureux)
4x(160x180) sur 515
640 100x150 Intersection rues Rue
Bras 5.164/Bd St 5.164/5.148
secondaire Michel
Linéaire Total 2 455 ml + 525 ml de Buse à curer / réhabiliter
(à construire)
Rue 5.164 640 Emprise 20 : Chaussée de 9 m + Intersection de la Intersection Rue de service du bras
2x2 m de BAU + deux (02) T2- rue avec le Bd St avec la rue secondaire du collecteur
SC2+ Trottoir jusqu’aux Michel 5.148 L
riveraines
Collecteur « M »
Le Bassin M prend en compte le drainage des quartiers CADJEHOUN 4, CADJEHOUN 5,
DJOMEHOUNTIN et les COCOTIERS.
Synthèse des travaux projetés
Synthèses des collecteurs projetés dans le bassin M
Collecteur Linéaire
Caractéristiques Début Fin Particularités
/surface drainée (m)
Passage sous les
rails à la hauteur à
Carrefour Début Rue
925 Caniveau cadre 120 x 80 l’intersection des
VODJE 12.096
rues 11.002 et
12.096
Fin caniveau
Caniveau cadre En remplacement de
525 cadre Rue 12.094
2x (100 x 100) la buse existante
précédent
M (400 ha) Caniveau cadre Rue 12.094
350 Av Jean Paul II
3x160x160 (CODIAM)
Il sera aménagé un
bassin à la plage
Collecteur 4x160x160 auquel sera raccordé
Sud de la Porte
1 130 (375) et enfin 5x160x160 Bd Jean Paul II le collecteur et la
de Retour
(755) suite vers la mer sera
remplacé par une
batterie de buses
Centre de
935 100x80 Bd du Canada transfert de (rue
12.096)
100x100, Bras
Collecteur
240 secondaire dans la rue Rue 12.169 Rue 12.096
secondaire
12.169
Linéaire Total
4 105 ml
projeté
Les travaux de revêtement de la chaussée seront réalisés en pavés de forme rectangulaire, autobloquants et
avec épaulement d’épaisseur 11 cm et seront délimités le long des caniveaux par des bordures de type CS2-T2
(bordure file d’eau +bordure lourde préfabriquées en élément unique) ou CS2-T2 arasé ou muret. Pour les
trottoirs, le revêtement sera réalisé en pavés de béton de 8 cm d’épaisseur de forme rectangulaire ou autre. Et
délimité par les bordures T1 (20x10) ou des murets.
Une partie des pavés dont la quantité est indiquée au marché subira une coloration de masse pour servir de
signalisation
La préfabrication et la fourniture des pavés et bordures font partie du présent marché.
Travaux préparatoires
Ceux-ci s'exécuteront pendant la période de mobilisation du chantier et dans la phase initiale de celui-ci ; ils
comprennent notamment :
les travaux préparatoires d'ordre technique, administratif et logistique,
l'implantation et le piquetage des ouvrages d’assainissements et de voies,
la recherche de canalisations, ouvrages et réseaux souterrains ou apparents,
les levés des points particuliers des ouvrages existants, notamment les côtes de raccordement avec les
exutoires ;
les reconnaissances géotechniques complémentaires éventuelles ;
la formulation de béton et de stabilisation de la couche de base des chaussées.
etc.
Terrassements.
Les terrassements seront exécutés sur toute l'emprise de la voie et comprennent notamment :
- la démolition d'ouvrages divers,
- la démolition de chaussées existantes,
- l'enlèvement éventuel de bordures et pavés,
- le décaissement des chaussées et trottoirs dans les zones prescrites par le Maître d'œuvre ou l'Ingénieur,
- le décapage de la terre végétale dans les zones prescrites par le Maître d'œuvre ou l'Ingénieur, sur
une épaisseur moyenne de 20 cm,
- le curage des terres de mauvaise qualité et aux endroits et sur une épaisseur prescrite par le Maître
d'œuvre ou l'Ingénieur et le remblaiement des fouilles par un matériau de qualité agréé par l'Ingénieur,
- les terrassements nécessaires (purge des terres de mauvaise tenue) à la réalisation du projet,
conformément aux plans,
- la substitution des sols décaissés par un matériau de qualité améliorée ou la mise en place d'une
couche de forme en matériaux sableux sur une épaisseur d’au moins 20 cm,
- le réglage des surfaces de terrassement suivant les pentes et dimensions des plans et plans types et
leur compactage,
- l'enlèvement, le transport et la mise en dépôt aux endroits indiqués par l'Ingénieur des sols et
matériaux excédentaires ou impropres,
- le drainage sommaire mais suffisant, des zones terrassées pendant la durée de leur exécution.
- Le cas échéant, l'aménagement sommaire des accès et d'une plate-forme pour l'aire de
réception des éléments préfabriqués.
Ouvrages d'assainissement.
Ces travaux comprennent :
la réalisation de nouveaux ouvrages d'assainissement, la réhabilitation et le curage des ouvrages
d'assainissement existants :
Les collecteurs trapézoïdaux et les Collecteurs cadres en béton armé
Les revêtements de talus en matelas renos et le recalibrage de fossés en terre.
Chaussées.
Celles-ci seront réalisées conformément aux plans et profils en travers - types.
Les travaux comprennent notamment :
la réalisation des remblais pour chaussée (et pour trottoirs),
la réalisation de la couche de fondation d'épaisseur définie sur les plans en matériaux agréés par l’Ingénieur et
compacté,
La réalisation de la couche de base d'épaisseur définie sur les plans en matériaux agréés par l’Ingénieur et
compacté,
L’amélioration de la couche de base au ciment et le re compactage, la cure de celle-ci suivant les prescriptions
techniques ou de l’ingénieur. De manière spécifique, la stabilisation au ciment doit conduire une résistance à
l’écrasement à 28 jours de classe C3/C4
La pose des bordures préfabriquées en béton de type : CS2-T2, T2 (15 x 30) et T1 (10 x 20).
La mise en place d'un lit de pose d'épaisseur 3 cm en sable fin propre,
la pose des pavés autobloquants d'épaisseur 11 cm pour la chaussée et de pavés d'épaisseur 8 cm pour les
trottoirs avec remplissage des joints en sable,
La réalisation des raccordements aux voies et éléments de trottoirs existants suivant les indications des plans
ou les prescriptions de l’Ingénieur,
la délimitation entre l'extrémité de la rue ou du raccordement pavés et la rue bitumée ou en terre contiguë par
une bordure en béton arasée de type T2 (15 x 30).
Signalisation.
Les travaux concernent la mise en place et le maintien de la signalisation provisoire de chantier pendant toute
la durée des travaux, ainsi que la mise en place de la signalisation définitive conformément aux plans et aux
indications du Maître d'œuvre.
Dans ce cadre une partie des pavés seront pré peints (Coloration de masse) et serviront à la signalisation
horizontale.
Eclairage :
Les rues projetées seront éclairées aux lampadaires d’énergie solaire. Les lampadaires seront de type double-
cross ou mono-cross pour l’éclairage. La fourniture et l’installation des lampadaires sont incorporées aux
travaux de chaque lot de construction de collecteurs d’assainissement et de pavage de rues le cas échéant.
Au sens du présent marché le terme lampadaire solaire désigne un dispositif d’éclairage public fonctionnant à
partir de l’énergie solaire photovoltaïque. Au sens du présent CCTP, il comprend :
un candélabre : c’est l’ensemble constitué du mât et de la crosse et les fixations (goujons, platine, etc.) ;
un ou plusieurs luminaires : c’est l’ensemble mécanique, optique et électrique qui comporte le système
d’éclairage à LED. Il permet d’une part de distribuer et de contrôler le flux lumineux, d’autre part de protéger
les LED, les dispositifs électriques et mécaniques contre les intempéries ;
un ou plusieurs modules photovoltaïques ;
une ou plusieurs batteries de stockage intégrées dans un caisson ;
un contrôleur de charge intégré dans ce même caisson ;
l’ensemble du dispositif de commande et d’alerte à distance, de câblage et de mise à la terre.
Le candélabre sera en acier galvanisé thermolaqué RAL. La hauteur du point lumineux sera de 8 mètres au-
dessus du sol.
La crosse avec une saillie de 1,5m devra garantir une orientation de préférence horizontale du réflecteur et
assurer une bonne répartition du flux lumineux sur la zone de référence susmentionnée.
Le support devra résister aux efforts dus aux vents et aux chocs normaux. Le diamètre du candélabre sera à
préciser par une étude et sera dimensionné de manière à être conforme à la norme EN 40 ou équivalents.
Le candélabre sera fixé sur un massif en béton qui sera calculé pour répondre à la norme EN 40 ou équivalents.
Il sera fourni les notes de calcul justificatives des dimensions adoptées. Les fondations seront en béton banché
dosé à 350 kg de ciment par m3. Le socle en béton devra pouvoir supporter la charge du candélabre complet,
incluant tous les éléments : panneau solaire, luminaire, batterie et électronique de gestion. La face supérieure
des massifs sera conçue de façon à permettre l’écoulement de l’eau vers l’extérieur.
Le luminaire devra garantir un rendement élevé sans émission lumineuse au-dessus de l’horizon. L’optique du
luminaire devra, à cet effet, être plate, transparente et de préférence en position horizontale. Le luminaire
intégrera un système de modulation d’intensité lumineuse afin de réduire la consommation électrique durant
certaines heures de la nuit pour préserver l’autonomie de la batterie.
Le luminaire devra assurer un éclairage en pleine puissance d’au moins 7h par nuit. Le reste de la nuit pourra
être éclairé en mode abaissement. Le flux minimum sera supérieur ou égal à 75% du flux initial en mode
abaissement.
Les luminaires seront de type LED. Est considéré comme module LED un ensemble composé de diodes
électroluminescentes (LED) intégrée sur une carte électronique, d’un bloc optique et d’élément(s) de
dissipation thermique.
BORDURES
Les bordures en béton sont de type :
T1 de dimension 10x20
T2 de dimension 15x30
CS2 pour les bordures fil d’eau
Et T2-CS correspondant à une association de bordures T2 et CS2 mais préfabriquées en élément unique.
Ces bordures sont préfabriquées. Elles sont réalisées conformément aux spécifications des normes NF EN
1340 e NF P98-340/CN et du fascicule 31 du CCTG. Elles sont de la classe A (résistance à la flexion du béton
constitutif égale à 10 MPa).
Le béton de qualité B30 servant à la fabrication de ces bordures, et ses composants, sont soumis aux
prescriptions des articles relatifs au mode d’exécution des bétons, y compris pour les contrôles.
Il n’est pas prévu de réaliser d’essais systématiques de flexion, toutefois le Représentant du Maître d’œuvre
peut décider d’effectuer de tels essais aux frais de l’Entrepreneur, s’il a des doutes sur la qualité de fabrication.
Les bordures préfabriquées ont une longueur de 1 mètre dans les lignes droites, des bordures de 0,50 m et 0,33
m étant fabriquées pour les zones en courbe. Toutefois compte du poids unitaire des bordures de type T2-CS2,
l’entrepreneur peut proposer au maitre d’œuvre qui pourrait l’autoriser à fabriquer ce type de bordures en des
éléments de 0.50 m ou plus. En cas de nécessité, la découpe est effectuée à la scie circulaire à disque.
PAVES
Géométrie et dimension
Les chaussées pavées dans les traversées d’agglomération seront réalisées en pavés de béton de forme
rectangulaire, (le plus couramment utilisé à Cotonou). Ils sont autobloquants et avec épaulement, d’épaisseur
11 cm pour la chaussée et 8 cm pour les trottoirs.
Des pavés spéciaux (demi-pavés ou fractions de pavés dans le sens de la longueur) seront également
nécessaires pour les divers raccordements aux bordures, ouvrages.
De même une partie des pavés sont destinés sont destinés à servir de signalisation par une coloration de masse.
Cette coloration de masse est destinée à conserver la signalisation horizontale quel que soit l’usure des pavés,
ladite coloration sera de couleur blanche réfléchissante ou toute autre coloration indiquée par l’Ingénieur y
compris les colorations d’embellissement.
Tolérances
Les tolérances par rapport aux dimensions théoriques sont les suivantes :
+ ou - 2 mm pour l’épaisseur
+ ou - 2 mm pour les autres dimensions.
En outre pour chaque face latérale, l’écart entre le fruit théorique et le fruit mesuré ne doit pas dépasser 2 %
de la hauteur ou 2 mm
Fabrication
Le béton de qualité B30 servant à la fabrication de ces bordures, et ses composants, sont soumis aux
prescriptions des articles relatifs au mode d’exécution des bétons, y compris pour les contrôles .
Aspect et structure
Les pavés ne doivent pas présenter en face vue de défectuosité telle que fissuration, déformation, épaufrure,
écornure ou arrachement visible à hauteur d’homme et à 2 m de distance environ. Les arêtes doivent être nettes
et régulières sur toute la longueur. Les pavés ne doivent pas présenter de défaut caractérisant une hétérogénéité
anormale de la structure.
Masse volumique
Les pavés doivent présenter après 28 jours, une masse volumique au moins égale aux 95/100 de la masse
volumique moyenne des éprouvettes d’étude, et jamais inférieure à 2.200 kg/m3.
Résistance à l’abrasion
La résistance à l’abrasion, déterminée dans les conditions de l’essai défini dans la Norme NF EN 1338, doit
être telle qu’aucune des valeurs individuelles ne soit pas supérieure à 25 mm
Traçabilité
L’Entrepreneur est tenu de mettre en place des procédures permettant d’une part de suivre journellement sa
production de béton et de pavés, d’autre part d’identifier les lots de pavés produits.
Le Plan d’Assurance Qualité précise les modalités de mise en œuvre de la production qui permettent à
l’Entrepreneur de tenir un registre contenant les indications minimales suivantes :
Les quantités partielles et cumulées de béton produit et le nombre de pavés fabriqués (et de bordures
éventuellement),
Les prélèvements de béton du contrôle N destinés aux essais de résistance en compression, avec les résultats
correspondants.
Il marquera de manière indélébile la date du jour de fabrication sur les cinq (5) premiers pavés du lot formé
par la production du jour considéré,
Il stockera les lots journaliers de pavés suivant un rangement ordonné et chronologique, de façon à retrouver
aisément les pavés d’un lot déterminé.
Les possibilités d’identification et de repérage des lots de pavés sur le site des travaux doivent être maintenues
intactes.
Le manquement par l’Entrepreneur de ses obligations de mise en place de procédures de traçabilité pourra
conduire au refus de réception partielle ou totale des éléments préfabriqués.
Chaque prélèvement portera sur une série de trois (3) pavés issus d’un même lot.
Les essais de rupture par fendage et d’abrasion seront réalisés suivant une fréquence qui sera définie par le
Représentant du Maître d’œuvre, mais qui ne sera pas inférieure à un essai par quinzaine pour le fendage, et
un essai par mois pour l’abrasion.
Dans chaque espèce, catégorie ou choix, ils doivent être de la meilleure qualité, travaillés et mis en œuvre
conformément aux règles de l'art. Leurs qualités doivent être justifiées par présentation des procès-verbaux des
laboratoires et/ou des certificats de conformité ou des fiches d'homologation des usines, à la charge de
l'Entrepreneur.
Malgré cette acceptation et jusqu'à la réception définitive des travaux, ils peuvent, en cas de mauvaise qualité
et de malfaçon, être rebutés par l'Ingénieur et ils sont alors remplacés par l'Entrepreneur et à ses frais.
L'Entrepreneur devra fournir toutes informations ou toutes justifications sur la provenance des matériaux
proposés.
Lorsque la quantité ou les circonstances le justifieront, il pourra être procédé, avec l'accord préalable de
l'Ingénieur, à la réception des matériaux soit au lieu de provenance, soit sur chantier.
Les matériaux qui, bien qu'acceptés au lieu de provenance, seraient reconnus défectueux sur le chantier, seront
refusés et remplacés aux frais de l'Entrepreneur.
L'Entrepreneur est tenu de se conformer aux décrets et règlements en vigueur pour tout ce qui concerne les
extractions des matériaux.
Il paye, sans recours contre Maitre d’ouvrage ou son représentant, tous les dommages qu'ont pu occasionner
la prise ou l'extraction, le transport et le dépôt des matériaux.
L'Entrepreneur doit justifier, toutes les fois qu'il en est requis, de l'accomplissement des obligations énoncées
dans le présent article ainsi que du paiement des indemnités pour l'établissement de chantier et chemins de
service.
Si l'Entrepreneur demande à substituer aux carrières retenues d'autres carrières, Maitre d’ouvrage ou son
représentant ne pourra lui accorder cette autorisation que si la qualité des matériaux extraits est supérieure ou
au moins égale à celle des matériaux initialement prévus. L'Entrepreneur ne pourra alors prétendre à aucune
modification des prix correspondants du marché du fait de l'augmentation des frais d'extraction et de transport
des matériaux.
L'Entrepreneur ne peut, sans autorisation écrite, employer soit à l'exécution de travaux privés, soit à l'exécution
de travaux publics autres que ceux en vue desquels l'autorisation a été accordée, les matériaux qu'il a fait
extraire des carrières exploitées par lui en vertu du droit qui lui a été conféré par Maitre d’ouvrage ou son
représentant.
La prospection, la reconnaissance, les études des matériaux d'emprunts, seront effectuées par un laboratoire
agréé, aux frais de l'Entrepreneur et sur demande de celui-ci.
L'Entrepreneur soumettra à l'agrément de l'Ingénieur, dans un délai maximal de quinze (15) jours après l'ordre
de commencer les travaux, les gisements qu'il compte exploiter avec l'indication des spécifications des
matériaux rencontrés.
L'Ingénieur aura quinze (15) jours pour se prononcer sur l'agrément de l'emprunt ou prescrire des études
complémentaires.
En cas d'agrément de l'emprunt, l'Ingénieur précisera à l'Entrepreneur les limites autorisées et les épaisseurs
de matériaux exploitables.
L'agrément des emprunts ne dégage en rien la responsabilité de l'Entrepreneur qui demeure entièrement
responsable de la conformité des matériaux aux spécifications définies dans le présent CCTP., après leur mise
en œuvre.
L'Entrepreneur sera tenu de veiller à la conservation du bornage géodésique et cadastral, des piquets et bornes
et de les rétablir à ses frais ou de les remplacer, en cas de besoin, soit à leur emplacement primitif, soit à un
autre point, si l'avancement des travaux l'exige.
Dans ce dernier cas, il sera procédé suivant les règles énoncées à l'article 1.15 du CAHIER DES CLAUSES
ADMINISTRATIVES PARTICULIERES.
Après l'exploitation de chaque gisement, l'Entrepreneur est tenu d'aménager le ou les exutoires nécessaires au
drainage des eaux de ruissellement.
Enfin, en ce qui concerne tous les matériaux d'extraction, l'Ingénieur pourra retirer l'agrément d'un gisement
s'il estime au vu des essais de contrôle, que le gisement ne donne plus de matériaux répondant aux
spécifications.
A défaut de spécifications pour certains matériaux, l'Entrepreneur devra soumettre à l'Ingénieur dans une notice
descriptive et justificative, les matériaux qu'il envisage d'utiliser, ainsi que les conditions et essais de contrôle
auxquels pourraient répondre ces matériaux.
L'Ingénieur disposera de quinze (15) jours pour se prononcer. En cas d'agrément, il précisera à l'Entrepreneur
les limites autorisées et les épaisseurs de matériaux susceptibles d'être exploités.
En tout état de cause, l'Entrepreneur conserve après exploitation et utilisation des matériaux, l'entière
responsabilité de la conformité de ces matériaux aux spécifications et prescriptions définies dans le présent
CCTP.
Le lit de pose sera constitué par un sable propre, exempt de matières organiques avec un coefficient
d'Equivalent de Sable ES supérieur à 50. Les sables à granularité trop resserrée (exemple sable de dune) ne
seront pas utilisés.
Les proportions de matières susceptibles d'être éliminées par décantation, déterminées conformément à l'article
12 de la norme française N.F.P. 18 301 ne doivent pas excéder deux pour cent (2 %).
Le sable ne devra pas contenir une quantité de matières organiques supérieure à celle tolérée par l'article II de
la norme N.F.P. 18 303.
Son équivalent de sable, réalisé suivant le mode opératoire du L.C.P.C. (SI. 5. 1963), devra être supérieur à
75 %.
Des analyses granulométriques fréquentes seront exécutées sur les sables afin d'en vérifier la régularité.
Enfin, son module de finesse sera compris entre 2,2 et 3.
Granulats.
L'Entrepreneur ne devra pas utiliser, sauf après autorisation éventuelle écrite de l'Ingénieur, de matériaux
formant une seule classe d/D.
Il devra utiliser des matériaux naturels criblés ou concassés dont les dimensions minimales et maximales aux
tamis à mailles carrées sont les suivantes :
d = 5 mm D = 20 mm (16 mm avec accord de l'Ingénieur)
Ils seront divisés en deux fractions, la coupure se faisant au tamis de 10 mm, 12,5 mm (ou de 16 mm).
En cas de granulats naturels, ceux-ci ne devront contenir aucun élément friable, fragile ou altéré.
Propreté :
La proportion maximale en poids des granulats destinés aux bétons dosés au moins à 350 kg de ciment par m3,
passant au lavage au tamis de module trente-quatre (34) (tamis de deux millimètres) devra être inférieure à un
et demi pour cent (1,5 %).
La proportion de matières susceptibles d'être éliminées par décantation suivant le processus de la norme NFP
18 301 ne devra pas dépasser un pour cent (1 %).
Ciments.
Le ciment sera conforme à la Norme EN 197-1 et sera de type :
Chaque lot de ciment CEM I ou CEM II. livré sur chantier devra être agréé par l'Ingénieur qui prescrira le cas
échéant à l'Entrepreneur de faire réaliser aux frais de ce dernier, des essais prouvant qu'il est bien conforme
aux caractéristiques annoncées, notamment en ce qui concerne les résistances nominales en compression (et
en traction), la vitesse de prise, la finesse de mouture.
Dans le cas de ciments d'importation, et avant toute livraison sur chantier, l'Entrepreneur établira une demande,
d'agrément de ces ciments à l'Ingénieur accompagné d'un dossier technique justificatif (fiches d'homologation,
résultats et d'essais de laboratoire...).
Les ciments acceptés seront livrés en sacs, faits en papier renforcé à 3 plis et imperméable, de 50 kg, avec
indication de la date d'ensachage.
Durant le transport et en transit, les sacs de ciment seront continuellement protégés contre tout contact avec
l'eau et l'humidité. Aucun sac de ciment ne devra être posé à même le sol et en plein air sauf pour la brève
période durant le chargement et le déchargement et cela sous des conditions atmosphériques favorables.
Sur le chantier, les sacs de ciment seront emmagasinés dans des dépôts ou des hangars qui seront, autant que
possible, tenus secs et à l'abri des courants d'air. Les sacs seront entreposés sur des plates-formes en bois; ils
seront arrimés sans laisser d'espace entre eux et ne devront pas être placés contre des murs extérieurs.
Le stockage en magasin des ciments n’excédera en aucun cas deux (02) mois, au-delà de la date de fabrication.
Tout sac présentant des grumeaux sera refusé quel que soit la date de fabrication. L'emploi des ciments
reconditionnés est strictement interdit. Le Maître d'œuvre pourra, à un moment quelconque, faire un
prélèvement sur le stock et le soumettre aux épreuves de contrôle. Si le résultat de ces épreuves est défavorable,
le Maître d'œuvre pourra refuser le stock et le faire enlever.
La récupération des poussières, des pertes ou des rejets de ciment sera interdite.
Eau de gâchage.
L'Entrepreneur approvisionnera à ses frais sur le chantier l'eau de gâchage des bétons et des mortiers. Elle
proviendra soit du réseau de distribution public ou de points d'eau (forages, puits...) pourvu que la qualité de
cette eau rendue sur le chantier réponde aux prescriptions physiques et chimiques fixées par la norme AFNOR
BTP 18 303.
En particulier, elle devra contenir moins de 2g/litre de matières en suspension et moins de 2g/litre de sels
dissous et sera exempte de matières organiques et de chlore. Elle ne devra présenter aucun effet retardateur ou
accélérateur de prise.
L'Entrepreneur devra veiller à protéger les réservoirs et bacs à eau contre les élévations de température.
L'Ingénieur pourra arrêter la fabrication des mortiers et bétons s'il juge que la température de l'eau est trop
élevée (supérieure à 30 C).
Coffrages.
Les coffrages et les étaiements seront en métal.
L’Entrepreneur justifiera les qualités requises pour un bon comportement des coffrages et soumettra les
matériaux utilisés à l'agrément de l'Ingénieur.
Le coffrage métallique sera constitué de panneaux d'épaisseur minimale 4/10, soutenus tous les 0,70 m
minimum. La tolérance du joint entre deux panneaux est de 1 mm.
Les coffrages des faces visibles devront être du type coffrage soigné pour parements fins. Ils seront réalisés en
panneaux assemblés par rainures et languettes, ou par tout autre dispositif agréé par l'Ingénieur, de manière à
obtenir un parement lisse, sans bavure ni ségrégation.
Les éléments de coffrage ne devront être ni détériorés, ni déformés. Après un certain nombre de rotations ayant
entraîné des défauts importants, l'Ingénieur pourra interdire à l'Entrepreneur de les réutiliser.
- des barres lisses laminées en acier, de limite d'élasticité au moins égale à 22 kg/mm2.
L'Entrepreneur sera tenu de fournir les certificats d'homologation de ses fournisseurs. Il ne sera pas, en
principe, exigé d'essai pour ces aciers. Toutefois, si des défauts se manifestaient en cours d'emploi de ces
armatures, l'Ingénieur pourra exiger la réalisation d'essais de traction et de pliage à froid définis par les normes
NFA 03 101 et A 03 107.
Les aciers seront disposés sans contact avec le sol, en lots classés par diamètre et par nuance d'acier.
Les armatures devront être parfaitement propres, sans aucune trace de rouille non adhérente, de peinture, de
graisse, de ciment ou de terre.
Le diamètre du mandrin de pliage des barres sera supérieur ou égal à 10 fois le diamètre des barres ; le pliage
sera obligatoirement mécanique pour les barres de diamètre supérieur ou égal à 12 mm
Si l’Entrepreneur utilise des buses fournies par des entreprises de préfabrication extérieures, il devra faire
connaître à l'Ingénieur le nom de ces derniers ainsi que les caractéristiques détaillées des buses qu'il envisage
d'utiliser.
Les buses seront en béton armé vibré ou centrifugé. Des buses fabriquées selon d'autres procédés pourront être
proposées à l'Ingénieur. Cependant leur utilisation ne pourra en aucun cas se faire sans l'agrément de
l'Ingénieur.
L'épaisseur des buses et la consistance des armatures devront respecter les plans d'exécution visés par
l'Ingénieur.
Les buses devront satisfaire aux essais répondant aux spécifications et prescriptions de la série 90 A.
1) Le diamètre intérieur réel de la buse ne devra pas être inférieur au diamètre intérieur nominal de deux
millimètres plus un pour cent (2 mm + 1 %) de celui-ci ; par contre, il pourra lui être supérieur,
2) L'épaisseur des parois ne devra pas être inférieure à l'épaisseur minimale en millimètres plus trois
pour cent (+ 3 %) de celle-ci. Par contre, elle pourra lui être supérieure.
Les essais de charge, éventuellement demandés par l'Ingénieur, seront effectués aux frais de l'Entrepreneur.
Le visa des plans d'exécution et l'agrément du matériel par l'Ingénieur ne soustrairont pas l'Entrepreneur de sa
responsabilité qui demeure engagée en cas d'insuffisance contractuelle de la qualité.
L'Entrepreneur devra faire connaître à l'Ingénieur le nom des fournisseurs ainsi que les caractéristiques
détaillées des canalisations qu'il envisage d'utiliser.
Les tubes seront opaques et de couleur gris clair et devront comporter à leurs extrémités :
- soit un bout lisse et une emboîture cylindrique façonnée en usine (assemblage par collage à froid à
l'aide d'un adhésif qui assure également l'étanchéité) jusqu'au diamètre nominal 200.
- soit un bout lisse et une emboîture façonnée en usine et munie d'une bague en élastomère (assemblage
par bague de joint d'étanchéité),
- soit deux bouts lisses (assemblage par manchon à bague de joint d'étanchéité).
Les canalisations devront satisfaire aux essais répondant aux spécifications et prescriptions de la série I et de
la série II suivant les prescriptions du marché.
- le diamètre intérieur réel de la canalisation ne devra pas être inférieur au diamètre intérieur nominal
de deux millimètres plus un pour cent (2 mm + 1 %) de celui-ci ; par contre, il pourra lui être supérieur,
- l'épaisseur des parois ne devra pas être inférieure à l'épaisseur minimale en millimètre plus trois pour
cent (+ 3 %) de celle-ci ; par-contre, elle pourra lui être supérieure.
Ils doivent être conformes à la norme NF EN 13383-1 qui spécifie les caractéristiques des granulats naturels,
artificiels et recyclés ou les mélanges de ces granulats destinés à être utilisés comme enrochement. Ils doivent
notamment être durs à moyennement durs et leur masse volumique doit être d'au moins 2.3 t/m3. Ils seront de
la classe granulaire de catégorie déclarée CP 80/125 mm, avec au plus 10 % de passant en masse au tamis de
80 mm, et avec au plus 30 % de refus en masse au tamis de 125 mm, sans aucun élément supérieur à 180 mm.
L'Entrepreneur devra faire connaître à l'Ingénieur le nom des fournisseurs ainsi que les caractéristiques
détaillées des armatures qu'il compte utiliser pour le renforcement du remblai à l'arrière des parois en matelas
de gabions. Une réception en usine sera faite aux frais de l’entrepreneur.
L'Entrepreneur présentera les géotextiles qu'il compte utiliser avec leurs notices techniques comprenant les
caractéristiques détaillées à l’agrément de l’Ingénieur. En cas de doute, l’Ingénieur exigera des essais
d’aptitude sur le chantier ou une réception en usine aux frais de l’entrepreneur.
Les propriétés des géotextiles ainsi que leurs valeurs requises doivent être conformes aux normes NF EN
13251, NF EN 13252, NF EN 13253, NF EN 13255, ou à des normes équivalentes.
Un assemblage adéquat devra être assuré soit par chevauchement, soit par couture ou autre moyen approprié
selon les instructions de l’Ingénieur.
Les instructions du fabricant pour l’utilisation et la mise en œuvre devront être fournis et respectées.
L'ensemble de la fourniture doit être soumis à l’approbation du Maître d'Ouvrage et/ou du Maître d’Œuvre. A
leurs demandes, le soumissionnaire doit présenter à l'appui des plans d'exécution, le matériel qu'il compte
mettre en œuvre (panneau solaire, batterie, régulateur, luminaire, mât, etc.). Le Maître d’œuvre se réserve le
droit de procéder à des essais avant et en cours de fabrication. Pour ce faire, le soumissionnaire doit tenir
compte dans son offre de la réception en usine par une délégation composée d’au plus six (06) personnes.
L'offre du Soumissionnaire doit intégrer toutes les clauses particulières régissant le chantier ainsi que les
protocoles de validation du Maître d'Ouvrage et/ou du Maître d’Œuvre, les essais, les réglages et la
programmation
Garantie de fonctionnement
Le Soumissionnaire doit s'assurer auprès des divers fabricants que chaque composant est parfaitement
compatible sur la chaîne globale de commande afin d'assurer le parfait fonctionnement et la pérennité des effets
d'éclairage.
La performance garantie pendant 10 ans incombe au soumissionnaire. Cette garantie de fonctionnement sera
adossée sur une caution bancaire.
Les appareils sont fabriqués selon les règles de l’art en respectant notamment :
les recommandations Européenne, label NF et CE,
les recommandations du syndicat des fabricants ou équivalent,
les règles en vigueur au jour de la remise des offres,
tous autres normes et règles techniques relatives aux caractéristiques techniques et de fabrication des divers
composants utilisés dans les installations (dernières éditions en vigueur), y compris les modificatifs ou additifs
complétant les normes pouvant être publiées postérieurement à l’élaboration du présent Cahiers des clauses
techniques particulières et connus au jour de la remise des offres,
Le Maître d’Ouvrage et/ou le Maître d’œuvre se réservent le droit en cas de non fourniture des certifications
de faire procéder, aux frais de l’entrepreneur, aux essais et analyses de laboratoire des lampadaires et de leurs
composants,
L’entreprise et le fabricant doivent intégrer en cours des études d’exécution et de prototypage les remarques
du Maître d’œuvre.
Les performances de la batterie auront été testées selon les méthodes d’essais décrites dans la norme
NFEN61427 ou équivalents relative aux accumulateurs pour les systèmes photovoltaïques (SPV).
Par ailleurs, la batterie sera logée dans un caisson, lui-même installé en haut du mât et verrouillé par une vis
antivandale.
L’électronique de gestion du système est placée dans ce même caisson en aluminium injecté ou caisson adapté
suivant fabricant. La connectique doit être étanche et rapide sans nécessité d’outils.
L’électronique de gestion aura pour fonctions principales la protection électrique des équipements, la
maximisation de la durée de vie de la batterie et du rendement du système, ainsi que la commande d’allumage,
d’extinction et de réglage du flux lumineux de la lampe.
L’allumage et l’extinction et le flux lumineux de la lampe devront être assurés par la détection de la luminosité
effective et non par minuterie.
L’électronique de gestion devra respecter les normes énoncées plus haut.
L’électronique de gestion doit permettre d’assurer un fonctionnement des lampadaires solaires toute la nuit
avec une réduction du flux lumineux si cela s’avère nécessaire (programmation de plage horaire, détecteur de
présence, …). Elles devront restituer un courant stable pendant de longues périodes tout en conservant leur
aptitude à la recharge. Elles devront avoir les caractéristiques suivantes :
ajustement de l’éclairage selon la nécessité et selon l’état de charge de la batterie ;
détection automatique jour/nuit (avec temporisations réglables) ;
mémorisation des évènements (Feedback) ;
compteur de temps de fonctionnement ;
calcul de l’état de charge batterie (SoC) ;
protections : Décharge profonde / Surcharge / Température / Court-circuit / Inversions de polarité panneau
solaire et batterie ;
durée de vie électronique de gestion attendue : 20 ans.
Massif.
Le massif est arasé à une hauteur minimum au-dessous du sol fini conformément aux plans d’exécution
approuvés.
Massif (mono-cross) :
Dimension : 60 X 70 X 140 cm
Dosage : Béton à 350 kg / m3
Massif (double crosse) :
Dimension : 70 X 70 X 140 cm
Dosage : Béton à 350 kg / m3
Les dimensions des massifs sont à titre indicatif et ne sauront engager la responsabilité du maitre d’ouvrage.
L’entrepreneur est tenu de faire ses calculs d’exécution au cas par cas en fonction du sol d’assise des
lampadaires et de soumettre les notes de calcul au maitre d’œuvre pour approbation.
REMARQUES GÉNÉRALES
Tous les documents qui doivent être remis pour approbation du maitre d’œuvre le sont en dix (10) exemplaires
adressés au représentant du maitre d’œuvre dont deux seront renvoyés à l’Entrepreneur avec approbation ou
commentaires.
L’Entrepreneur ne peut se prévaloir d’aucune erreur ou omission dans le dossier technique pour dégager sa
responsabilité. De même, l’approbation par le maitre d’œuvre des documents à lui transmis n’atténuera en rien
les responsabilités de l’Entrepreneur.
L'Entrepreneur présentera au maitre d’œuvre les résultats de sa comparaison du projet avec les conditions
locales et ses propositions concernant une modification éventuelle du projet.
Les dispositions définitives seront alors prises d'un commun accord. Aucune exécution des travaux ne pourra
être commencée sur une section donnée tant que ces dispositions définitives n'auront pas été arrêtées.
L'Entrepreneur reconnaît avoir tenu compte des sujétions de temps qui seront entraînées par ces phases
préliminaires. Il reste entendu néanmoins que l'accord entre les parties devra intervenir au maximum dans les
quatorze (14) jours qui suivront la remise au maitre d’œuvre des résultats des travaux préparatoires. Ce délai
de quatorze (14) jours est prolongé au plus d’une semaine, si le maitre d’œuvre juge nécessaire de demander
des contre-essais quel que soit leurs natures.
PROJET D’EXECUTION
Généralités
Le projet d’exécution est élaboré sur la base des plans et de l’étude d’Avant-Projet Détaillé fournis dans le
Dossier d’Appel d’Offres.
Avant de commencer l'exécution des travaux, l’Entrepreneur est tenu de procéder à ses frais :
à l'exécution des levés topographiques nécessaires,
aux investigations géotechniques complémentaires,
à l'établissement, en vue de les soumettre au Représentant du Maître d’œuvre pour visa, des différents projets
d’exécution comportant avant-métrés, notes de calcul et toutes justifications.
Au moins trente (30) jours avant le début des travaux correspondants, les documents d’exécution sont fournis
par l’Entrepreneur en trois (3) exemplaires provisoires au Représentant du Maître d’œuvre, pour avis. Après
accord de ce dernier, l’Entrepreneur doit fournir sept (7) exemplaires définitifs dans un délai maximal de dix
(10) jours. Deux (2) exemplaires lui sont retournés approuvés.
L’Entrepreneur doit prendre ses dispositions pour présenter ces documents en temps opportun, afin d'assurer
la continuité des travaux, étant entendu que le Représentant du Maître d’œuvre dispose d’un délai de vingt et
un (21) jours pour approuver chaque document qui lui est transmis à cet effet ou pour faire savoir les
modifications à y apporter.
Il est à noter qu’au fur et à mesure de l’avancement des travaux, l’Entrepreneur préparera, sous surveillance
du maitre d’œuvre, les plans des travaux réellement exécutés (plans de récolement).
La fourniture préalable à l’Administration des plans précités (plans de récolement), munis du visa du maitre
d’œuvre pour accord, conditionnera la date de la réception provisoire des travaux.
Les exemplaires cités ci-avant seront remis au maitre d’œuvre avant la réception provisoire des travaux, pour
transmission officielle aux différents services.
Les plans de récolement sont les plans des travaux réellement exécutés (planimétrie, profil en long, profils en
travers, drainage, ouvrage d’art, constitution des chaussées, etc.)
Ces plans comporteront, outre les indications planimétriques et altimétriques de la rue ou l’emprise des travaux,
les éléments suivants :
indication des ouvrages d’art et de drainage (buses, fossés, caniveaux, dalots, etc.…),
les niveaux du fil d’eau,
les dimensionnements réalisés (largeur, épaisseurs, etc.…),
la nature des matériaux utilisés,
les résultats de laboratoire obtenus.
Pour les ouvrages en béton, ces plans devront indiquer, outre leur positionnement sur la voie, le ferraillage et
le coffrage avec tous les détails d’exécution, etc.
Si le Représentant du Maître d’œuvre constate au cours des travaux, soit lors des terrassements, soit lors de la
construction de la chaussée, qu’il y a lieu d’apporter des modifications aux dispositions prévues, il peut, par
écrit, demander à l'Entrepreneur d’appliquer de nouvelles dispositions qui ne changent pas la nature des
travaux.
L'implantation matérialisera l'axe du projet par des bornes en béton numérotées et nivelées avec référence au
nivellement général de la République du Bénin (IGN), les bornes sont implantées à une distance de 25 mètres
de l'axe du projet sauf impossibilité:
à chaque origine et fin de courbe, de part et d'autre de l'axe,
aux intersections des alignements droits, de part et d'autre de l'axe,
à des intervalles ne dépassant pas 400 mètres dans les alignements droits, d'un seul côté de l'axe.
Cette phase importante consistera à :
implanter les bornes de la polygonale éventuellement détruites,
relever la polygonale par la méthode du double retournement,
niveler les bornes de la polygonale par la méthode du nivellement en aller-retour,
implanter suivant le tracé en plan des piquets en fer tous les 25 m et aux points particuliers.
indiquer à la peinture les PK le long du tracé,
implanter le long du tracé des déports d’axes protégés en taché et jalonnette portant le PK et la nature du point,
implanter le long du tracé des déports d’axe protégés en béton de 20 cm de côté et portant un piquet en fer tous
les 200 m et aux points particuliers.
lever le profil en long du TN, les profils en travers du TN,
lever les points de détails.
L'axe du projet implanté doit être conforme à l'axe donné dans les dessins du Dossier d'Appel d'Offres (DAO.)
ou projet d’exécution approuvé et défini au profil en long et tracé en plan, en particulier les fils d’eau des
collecteurs, et pour la voirie, les caractéristiques géométriques tels que les rayons de courbures et les longueurs
minimales et maximales en alignement droit.
L'axe du projet implanté par l'Entrepreneur est alors reporté, par tronçon à l'échelle de 1/2000 pour les
longueurs et 1/200 pour les hauteurs.
Sur cet axe est dessinée le profil fil d’eau des collecteurs, ou la ligne rouge pour la voirie le cas échéant. Le
profil fil d’eau des collecteurs au DAO ne peut être modifié (surtout les pentes à la baisse) à condition de
s’assurer que la capacité hydraulique du collecteur est au moins maintenue. Quant à la ligne rouge, elle peut
être modifiée si nécessaire en fonction des contraintes du terrain mais en s’assurant de sa mise hors d’eau et
de son bon drainage (niveaux et pentes du profil en long). Les modifications suggérées doivent être validées
par le maitre d’œuvre. Une attention particulière devra être accordée aux points singuliers notamment les
carrefours, les points de conservations d’ouvrages existants et les rampes maximales.
L'Entrepreneur soumet les dessins du projet d’implantation au maitre d’œuvre au plus tard trente (30) jours
avant la date du commencement des travaux sur le tronçon considéré.
Levés tachéometriques
Dans les zones où l’implantation directe de l’axe n’est pas possible, c'est-à-dire dans les zones où le Maître
d’Ouvrage à l’intention de modifier le tracé défini à l’Avant-Projet Détaillé, l’Entrepreneur procédera au
préalable, selon les directives du maitre d’œuvre à des levés tachéométriques à l’échelle du 1/5000. La densité
de points à l’hectare sera de quarante (40) au moins.
L’Entrepreneur établit les plans à courbes de niveau métriques ou décimétriques, selon les prescriptions du
maitre d’œuvre, qui étudiera l’axe à retenir. L’Entrepreneur procède à partir de ces données à l’implantation
de l’axe et à sa matérialisation comme prévu ci-dessus.
Ces quantités sont soumises au maitre d’œuvre sous la forme d'un métré, par tronçon, en même temps que les
dessins du projet.
Il est spécifié qu'aucun coefficient de foisonnement ou de contre foisonnement n'est pris en considération et
qu'un mètre cube de déblai mesuré sur profil est censé donner un mètre cube de remblai mesuré sur le même
profil. Les tassements éventuels sous remblais ne sont pas pris en compte.
Ces documents seront soumis à l’agrément du maitre d’œuvre au minimum dix (10) jours avant le début des
travaux. Ce dernier disposera d’un délai de dix (10) jours pour donner son accord, refuser ou faire ses
observations sur ces documents. Ces documents serviront de base à l’évaluation des quantités et à leur
comparaison, par tronçons, aux quantités figurant au dossier d’Appel d’Offres.
Pour les ouvrages courants l’Entrepreneur fournira des dessins types et un tableau de cotes indiquant par
ouvrage, toutes les dimensions nécessaires à son implantation sur le terrain.
Pour les ouvrages nécessitant des aménagements spéciaux, l’Entrepreneur établira un projet par ouvrage.
Les projets d’exécution accompagnés des avants-métrés correspondants devront présenter les détails suivants :
NB : Aucune proposition de l’entrepreneur ne peut avoir pour objet de minimiser les coffrages (Voile, radier,
tablier, etc) ou le ferraillage sauf s’il est démontré que les propositions du DAO nuisent à l’ouvrage. De même,
lorsque le coffrage et/ou le ferraillage d’un ouvrage est jugé insuffisant, il est de la responsabilité de
l’entrepreneur de proposer de nouveaux plans de coffrages et de ferraillage sans que cela ces modifications ne
donnent lieu à des réclamations de quelque nature que ce soit, sauf pour les ouvrages payés par détails de corps
de métier (Coffrage, ferraillage, béton, etc.)
L’Entrepreneur soumet le dossier d’exécution des ouvrages à l'approbation du Représentant du maître d'œuvre,
en dix (10) exemplaires, un (1) mois au moins avant le commencement des travaux auxquels ils se rapportent.
Deux (2) exemplaires de ces dessins lui seront retournés, soient revêtus du visa "Bon pour exécution" du
Représentant du maître d'œuvre, soit accompagné, s'il y a lieu, de ses observations, dans un délai de quinze
(15) jours à dater de la réception.
Dans cette éventualité, l’Entrepreneur dispose d'un délai de quinze (15) jours pour y apporter les mises et
soumettre à nouveau, suivant la même procédure, à l'approbation du Représentant du maître d'œuvre les
documents rectifiés.
L’Entrepreneur devra prendre toute disposition pour présenter ces documents en temps voulu, pour assurer la
continuité des travaux, étant entendu que le Représentant du maître d’œuvre disposera d’un délai de quinze
(15) jours pour approuver chaque document ou faire connaître les modifications à y porter et que, quelles que
soient ces modifications, le délai contractuel d’exécution prévu par le présent Marché demeurera inchangé
ainsi que la responsabilité d’exécution de l’Entrepreneur.
L'approbation du Représentant du maître d'œuvre ne saurait relever l’Entrepreneur d'erreurs existantes dans
ses dessins ou notes et le dégager de ses responsabilités en cas d'omissions ou de contradictions avec les
dispositions contractuelles.
L’Entrepreneur demeure responsable de tous les accidents qui viendraient à se produire du fait des travaux ou
qui seraient la conséquence directe ou indirecte des dispositions adoptées.
L’Entrepreneur ne pourra en aucun cas formuler de réclamation ou demander des indemnités quelconques du
fait d’une interruption quelconque des travaux, motivée par la non-présentation.
Il est rappelé qu’une proposition de l’entrepreneur ne peut avoir pour effet, et sous aucun prétexte d’économiser
sur les coffrages (dimensions et épaisseur, etc) ou le ferraillage des ouvrages en béton armé projetés. Par contre.
L’Entrepreneur devra soumettre à l'approbation du Représentant du maître d'œuvre le dossier des calculs de
vérification de la structure de la chaussée, en fonction des caractéristiques des gisements réellement exploités
par l’Entrepreneur, et fournir toutes les justifications requises.
L'Entrepreneur tient constamment à jour un état d'avancement des travaux par rapport au planning. Aucune
modification ne peut être apportée à ce planning sans l'accord du maitre d’œuvre.
Il est établi chaque fin de mois, à la diligence de l'Entrepreneur et à ses frais, un état d'avancement des travaux
selon modèle agréé par le maitre d’œuvre. Cet état est fourni gratuitement au maitre d’œuvre en quatre
exemplaires et mentionne entre autres :
le personnel (nombre, qualification, tâches affectées) utilisé sur le chantier,
le matériel (type d'engin, tâches affectées) en place sur le chantier et en ordre de fonctionnement,
les quantités de travaux exécutée par poste et prises en attachement depuis le début du chantier, comparées
avec celles prévues au planning,
les matériaux approvisionnés sur chantier, comparés avec ceux prévus au planning,
les prévisions détaillées quantitativement par tâches tant pour les travaux que les approvisionnements,
les rendements obtenus depuis le début des travaux et les rendements à prévoir pour tenir dans le planning.
la première est opérée par l'Entrepreneur et à sa charge. Elle a pour but la recherche des matériaux, la
détermination des conditions de leur mise en œuvre et les contrôles à effectuer. Les essais correspondants sont
effectués par lui et à ses frais dans son laboratoire de chantier entièrement accessible au maitre d’œuvre.
L'Entrepreneur peut faire appel à un laboratoire agréé par le maitre d’œuvre pour la réalisation de certains
essais spéciaux. Les résultats des divers essais sont consignés sur un cahier de laboratoire et transmis par
courriers au maitre d’œuvre au fur et à mesure de leur obtention.
Il reste entendu que l’équipement du laboratoire et le technicien confirmé qui en est le responsable doivent
recevoir, l'agrément du maitre d’œuvre.
En ce qui concerne le responsable du laboratoire son agrément définitif par le maitre d’œuvre ne sera donné
qu’après une période probatoire de trois (3) mois d'activité à plein temps. Cet agrément peut toutefois être
retiré si, par la suite, les essais se déroulent de telle sorte que leur validité soit mise en cause ou sujette à
caution.
La seconde série d'essais concerne le contrôle de qualité, elle est opérée sous la responsabilité du maitre
d’œuvre, par l’équipe de sa mission dans le cadre des essais de réception qu’elle opère.
Tous les matériaux approvisionnés reconnus défectueux après essais doivent être transportés hors du chantier
par l'Entrepreneur et à ses frais dans un délai et à un endroit fixé par le maitre d’œuvre. Faute de quoi,
l'évacuation est exécutée par le maitre d’œuvre et aux frais de l'Entrepreneur.
Les travaux effectués dans des conditions non conformes aux prescriptions du présent document, sont repris
jusqu'à l’obtention d'un résultat conforme aux caractéristiques prescrites.
Les emplacements des prélèvements nécessaires aux essais quels qu'ils soient et ceux des mesures in situ
peuvent être fixés par le maitre d’œuvre.
En cas de non-respect des clauses du présent document, l'Entrepreneur a, à sa charge tous les essais
supplémentaires effectués en vue de vérifier s'il a bien apporté les corrections aux travaux non conformes.
Contrôle intérieur.
L’Entrepreneur est tenu d’effectuer un contrôle technique systématique de ses travaux dans le cadre du contrôle
intérieur, selon une cadence indiquée dans les présentes Spécifications Techniques et les dispositions du Plan
d’Assurance Qualité (P.A.Q).
Il ne peut présenter une demande de réception que si celle-ci est accompagnée des résultats des essais du
contrôle intérieur, qui prouvent que la qualité des travaux est conforme à la qualité requise.
Le Représentant du Maître d’œuvre ordonne l’arrêt immédiat des travaux si les résultats du contrôle intérieur
ne lui sont pas fournis en même temps que les demandes de réception.
Les paragraphes ci-après reprennent les différents essais de contrôles internes à effectuer par l'Entrepreneur
pour la réception des matériaux et leur mise en œuvre.
Mise en œuvre.
Sol d’assise des remblais : 1 essai tous les 1000m2
Pour l’essai à la PLAQUE, la valeur moyenne visée pour EV2 est variable selon le trafic, avec 95 % des
mesures devant être supérieures à 50, 80 ou 120 MPa
La valeur moyenne visée pour EV2.
Couche de forme
Trafic T1 -T2 T3 – T4 T5
EV 2 en tout point ≥ 50 ≥ 80 ≥ 120
Les prescriptions relatives à la portance des terrassements (essai à la plaque) devront être atteintes quelle que
soit la saison et notamment après les pluies, aussi bien en remblai qu’en déblai (après que la teneur en eau soit
revenue à sa valeur nominale).
La nature et les fréquences d’essais seront adaptées si nécessaire à l’hétérogénéité des matériaux sur indication
du Représentant du Maître d’œuvre.
Le Représentant du Maître d’œuvre peut assister aux essais du contrôle intérieur, chaque fois qu’il le juge
nécessaire en déléguant du personnel auprès du laboratoire de l’Entrepreneur.
Matériaux
SE si ρd OPN
VBS en Gonfle Matières
Trafic matériau ou ρd CBR
Couche WL IP g/kg de ment en organiques
cumulé peu OPM en 98%,4i
0/5 mm % en %
argileux kN/m3
< ρd OPM CBR 98%
T1 T2 < 20 < 2.5 > 50 < 0.1 < 0.5
40 > 20 PM, 4i > 60
Base (non < ρd OPM CBR 98%
T3 < 15 < 2.5 > 50 < 0.1 < 0.5
traitée) 35 > 20 PM, 4i > 80
T4 T5 Non recommandé
Mise en œuvre
Essais de stabilisation
Ouvrages d’Assainissement
Matériaux pour Béton C 350
Nature des essais Résultats Fréquence
Sables
- Équivalent de sable > 80 1 essai par 25 m3 de sable
- Granulométrie
Passant au tamis 80 microns <5 %
Fuseau déterminé par l’Entrepreneur
Granulats 1 essai par 25 m3 de gravillon
- Dureté Los Angeles < 45
- Granulométrie Entre 20 et 6,3 mm
Fuseau déterminé par l’Entrepreneur
Il devra tenir compte de toutes les sujétions afférentes à l'exécution des travaux, et en particulier :
le maintien de la circulation pendant l’exécution des travaux,
les délais de constitution des dossiers d'approbation pour l'agrément des carrières, des gisements et des
emprunts,
le mouvement des terres et transport,
les prescriptions particulières du présent CCTP,
les intempéries normalement prévisibles,
Ce programme d'exécution des travaux devra être accompagné des pièces suivantes dont la liste est non
limitative :
une note sur l'installation générale du chantier et incluant un plan des installations,
un planning des fournitures et approvisionnements,
un état détaillé du matériel devant être utilisé sur le chantier comportant pour chaque engin, son âge, ses
caractéristiques, son état et sa valeur,
une note sur les méthodes de travail utilisées ainsi que les précisions quantitatives d'emploi en personnel,
le pourcentage du personnel recruté dans la zone de travail,
le règlement interne du Titulaire incluant les spécifications des Directives environnementales,
une liste du personnel d'encadrement,
un planning des prévisions d'avancement,
le plan d'organisation du contrôle qualité,
le plan de signalisation temporaire du chantier,
les dispositions relatives à la protection de l'environnement.
L’Entrepreneur devra procéder, chaque fin de trimestre calendaire, à l'examen et à la mise à jour du programme
d'exécution et présenter au maître d'œuvre, au plus tard le dix (10) du mois suivant, les résultats de son examen
Qu'il s'agisse de l'approbation du programme d'exécution des travaux initiaux ou de ses modifications en cours
de travaux, le maître d'œuvre disposera d'un délai de quinze (15) jours pour faire connaître son accord ou ses
observations sur les dispositions proposées.
L’Entrepreneur devra apporter les modifications éventuellement prescrites par le maître d'œuvre dans un délai
de quinze (15) jours à compter de la date de leur notification.
Le démarrage effectif des travaux sera subordonné à l'approbation du programme d'exécution des travaux par
le maître d'œuvre, sans que le délai d'exécution des travaux soit de ce fait modifié.
Le programme des travaux, ses additifs et rectificatifs éventuels devront être remis au maître d'œuvre.
La présentation des plannings, leur suivi et mise à jour se feront de la manière suivante :
Le tableau ci-après comporte une liste non limitative des opérations à effectuer par l'Entrepreneur pour
l'organisation et la préparation des travaux.
Tableau N°4 : Liste des opérations à effectuer par l’Entrepreneur pour l’organisation et la préparation des
travaux.
DISPOSITIONS GENERALES
Installations de chantier
Installation de l’Entrepreneur
Le projet d'installation de chantier sera présenté dans le délai de la période de préparation du programme et
plans d’exécution des travaux. II comportera :
un dessin au 1/200 ème sur lequel seront reportés :
les divers éléments constituant les installations de chantier,
les réseaux divers en indiquant les contraintes y afférent (gabarits, protections, etc…),
les entrées pourvues de portails, dont l'entrée de secours et les barrières de sécurité dans l'emprise du chantier,
l'éclairage,
l'emplacement de la signalisation temporaire fixe,
les bassins de rétention et de traitement des eaux de ruissellement.
le dessin détaillé de chaque bâtiment et atelier, en particulier ceux à usage de bureaux et de laboratoire.
Chaque dessin fera apparaître les emplacements réservés aux sanitaires, aux douches, le réfectoire, ainsi que
les points de défense contre l'incendie (lances, extincteurs, bacs à sable, etc...) et les lieux de stockage des kits
anti-pollution.
L'installation de chantier comprend les travaux (y compris la fourniture, la mise en place, la maintenance,
l’exploitation et le gardiennage de tous les équipements et installations pendant toute la durée du chantier)
suivants :
les prestations définies à l'article 1.1 de l'annexe D du fascicule 65 du CCTG, ainsi qu'à l'article 1.1 de l'annexe
au texte «Définition technique des prestations» du fascicule 68 du CCTG, hormis celles faisant l'objet d'un
prix particulier et qui concernent l'aménagement de zones de réalisation et l'installation du matériel de
réalisation des fondations,
l'aménagement des terrains,
la réalisation et la pose de clôtures périphériques du chantier des portails d’accès y compris ceux réservés aux
secours ainsi que d’un ensemble de panneaux normalisés "Interdit au public", au nombre minimal de 20,
la réalisation et la pose de quatre panneaux officiels du projet portant notamment les mentions du titre du
projet, de la date de démarrage des travaux, des délais, les noms du bailleur de fonds le cas échéant, du Maître
d’ouvrage, du Maître d’œuvre, de son représentant (le Consultant) et de l’Entrepreneur. Ces panneaux double
face auront une surface minimale de 5m2 ; ils seront en acier galvanisé, peints selon les différentes couleurs
des sigles des intervenants, et entretenus régulièrement jusqu’à la réception définitive des travaux,
Ce projet des installations de chantier est mis à jour, mensuellement, en fonction des besoins et du phasage des
chantiers et soumis à l’approbation du Représentant du Maître d’œuvre dans le cadre du PAQ.
Les circuits d'approvisionnement du chantier devront être étudiés de façon à ne constituer de gêne admissible
pour la circulation des voies publiques et privées en service.
Dans l'étude de l'organisation du chantier, il sera tenu le plus grand compte de la sécurité des usagers des voies
de service.
En fin de travaux, les terrains ayant servi aux installations de chantier devront être remis en leur état initial. En
particulier, tous les matériaux de construction de plate-forme, les massifs de fondation, les déchets, etc. seront
évacués en dépôt définitif ou vers les centres de recyclage, réemploi, etc…
Il est rappelé à l'Entrepreneur que toutes les installations de chantier doivent faire l'objet d'une surveillance
permanente (24 heures sur 24, 7 jours sur 7) par gardiennage.
Ce laboratoire sera alimenté en eau et en électricité en biphasé ou triphasé (suivant les besoins du laboratoire)
par les soins et aux frais de l'Entrepreneur.
Un laboratoire d’appoint mobile sera fourni par l’Entrepreneur pour un suivi continu des travaux.
L'emplacement du laboratoire ainsi que son équipement sont soumis à l'agrément du Représentant du Maître
d’œuvre.
Le(s) laboratoire(s) doivent rester opérationnels jusqu’à la réception provisoire au moins et au-delà si des essais
complémentaires sont nécessaires pendant la période de garantie.
L’Entrepreneur prend en charge tous les frais de fourniture, d’installation, de gardiennage, et de
fonctionnement du laboratoire, à savoir :
les locaux et le mobilier,
l’eau potable,
l’énergie (courant force et mise en place d’un groupe électrogène),
l’internet,
le matériel destiné aux prélèvements et aux essais, tant sur le terrain qu’au laboratoire,
le personnel qualifié et non qualifié nécessaire,
les moyens de transport et tous autres éléments logistiques nécessaires, etc.
L’Entrepreneur est tenu de maintenir en permanence en bon état le laboratoire de chantier et ses équipements.
Il est tenu de remplacer immédiatement tout équipement de laboratoire défaillant.
L’Entrepreneur est entièrement responsable de toutes les opérations du contrôle intérieur et ne peut en aucun
cas se prévaloir d’une quelconque faiblesse de son laboratoire, dont il a la charge de manière totale et autonome
; même en cas de sous-traitance à un laboratoire agréé.
L’Entrepreneur n’est pas autorisé à démarrer des travaux soumis à réception tant que le laboratoire n’est pas
opérationnel.
L’Entrepreneur est tenu de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre à disposition du maitre
d’œuvre le laboratoire équipé dans un délai maximum de deux (02) mois à compter de l’ordre de service de
commencer les travaux.
Bureaux de chantier des agents du maitre d’œuvre.
Dans un délai de trente (30) jours calendaires à compter de la notification de l’ordre de service de commencer
les travaux, l’Entrepreneur doit fournir les bureaux de chantier au maitre d’œuvre. Ces aménagements,
effectués aux frais de l'Entrepreneur doivent être situés dans sa base rapprochée et édifiés à proximité du
laboratoire. Ils sont construits suivant les règles de l’art et sont éclairés, climatisés, alimentés en eau potable,
meublés et comprenant :
une salle de réunion d’une capacité de 30 personnes avec tables et chaises, distributeur d’eau, machine à café,
écran de projection + deux armoires pour échantillons,
un bureau de passage pour l’ACVDT/UGP équipé de son mobilier (un bureau, trois fauteuils, une armoire) de
10 à 15m2,
deux bureaux de passage pour la maitrise d’ouvrage déléguée (1bureau, 3 fauteuils, 1 armoire) de 10 à 15m2
+ (1 bureau, 3 fauteuils, 1 armoire) de 10 à 15m2,
un bureau de passage pour tous autres partenaires : (MVCDD/DGDU, ……) comprenant 1 bureau, 3 fauteuils,
1 armoire, de 10 à 15m2,
un bureau pour archivage (dossiers plans échantillons) équipé de 4 armoires et 1 table (15m2),
une petite salle d’attente avec comptoir d’accueil qui sera géré par l’Entreprise de 15 à 20m2,
un bloc de 5 WC (2 pour femme et 3 pour hommes),
L’ensemble des installations des bureaux du maitre d’œuvre couvrira une superficie d’au moins 200m2.
Les frais de raccordement et de consommation d'eau (potable) et d'électricité, d’un groupe électrogène,
d’internet ainsi que le gardiennage et le nettoyage, sont à la charge de l'Entrepreneur, ainsi que la connexion
d’une ligne téléphonique.
L’ensemble des mobiliers et équipements fournis par l’Entrepreneur reste la propriété du Maître d’Ouvrage à
la fin du projet. L’entretien des bureaux comprend le remplacement des mobiliers et équipements détériorés et
le maintien en bon état des installations électriques, d’internet et de l’alimentation en eau.
Au-delà du délai de trente (30) jours indiqué ci-dessus, si l’ensemble des bureaux du maitre d’oeuvre n’est pas
prêt, le représentant du Maître d’œuvre pourra exiger de l’Entrepreneur le paiement de tous les frais nécessaires
à son installation provisoire.
Les logements et les déplacements des agents du maitre d’œuvre sont pris en charge par le consultant qui sera
sélectionné pour la surveillance et le contrôle des travaux.
Matériel
L'Entrepreneur devra soumettre au maitre d’œuvre dans le délai d’un (1) mois ouvrable à compter de la date
de signature du contrat, la liste du matériel qu'il envisage d'utiliser pour l'exécution des travaux, avec les
caractéristiques de ces matériels.
Cette liste précisera la marque, le type, l'année de fabrication des engins. Tout matériel qui sera jugé trop
vétuste, non satisfaisant ou ne répondant pas à l’offre de l’entrepreneur par le maitre d’œuvre pourra être refusé
sans que l'Entrepreneur puisse élever de réclamation.
Si l'Entrepreneur ne possède pas l'ensemble du matériel nécessaire à la bonne exécution des travaux, il pourra
acheter du matériel neuf, dans ce cas sera joint à la liste du matériel, la copie de la lettre de crédit non résiliable
d'une banque, et la facture pro-forma du fournisseur.
Il pourra également faire appel à des entreprises de location de matériel, dans ce cas l'Entrepreneur devra
fournir leur engagement écrit, de mettre à disposition le matériel au fur et à mesure des besoins du chantier.
Le maitre d’œuvre pourra exiger que soient modifiées ou complétées les dispositions prises, si celles-ci
paraissent insuffisantes ou si, à l'expérience, elles ne donnent pas satisfaction.
PRESTATIONS DIVERSES
Maintien de la circulation
Durant les travaux, l'Entrepreneur est tenu d'assurer la circulation dans des conditions au moins équivalentes
de praticabilité à la situation existante sur l’ensemble de la route.
Les coûts afférents à la construction de pistes de déviation leur entretien et signalisation ainsi que le
dédommagement des plantations sont inclus dans les différents prix unitaires du bordereau des prix.
Obligations environnementales générales de l’Entrepreneur.
L'Entrepreneur respecte les dispositions réglementaires environnementales en vigueur notamment le Cahier
des Clauses Environnementales et Sociales applicables aux marchés de travaux de drainage pluvial et routiers,
les dispositions contractuelles du présent marché, ainsi que les conditions fixées par les diverses autorisations
ou agréments requis,
L'Entrepreneur assume pleinement et entièrement les conséquences de ses choix et actions; en particulier, et
sans préjudice des dispositions réglementaires en vigueur, il assure le cas échéant la réparation à ses frais et
selon la technique et les délais les plus appropriés, notamment en regard du degré de sensibilité du site
concerné, des dommages causés à l'environnement et aux riverains par non-respect des dispositions
réglementaires et/ou administratives et/ou des prescriptions techniques applicables, ainsi que le paiement des
amendes, dommages et intérêts ou autres pénalités dont il se verrait en charge,
L'Entrepreneur met tous ses moyens en œuvre pour assurer la qualité environnementale des opérations objet
du présent marché, notamment par application des prescriptions et dispositions applicables. L’Entrepreneur
considérera l'exécution de travaux ou la mise en œuvre de dispositions à caractère environnemental comme
faisant partie intégrante des opérations relevant du programme général d'exécution des travaux,
L'Entrepreneur met en place une stratégie environnementale interne à ses services pour s'acquitter de ses
obligations en la matière, stratégie incluant notamment:
l'embauche à plein temps d'un ingénieur responsable environnement et sécurité, autonome et véhiculé, rattaché
directement au directeur de projet de l'Entrepreneur (le plus haut niveau hiérarchique sur site). Son profil sera
soumis à approbation du Maître d'Œuvre,
la rédaction, la mise en œuvre et l'actualisation si besoin de procédures simples, soumises à l'approbation du
Maître d'Œuvre, l'une portant sur l'organisation générale de sa stratégie, les autres sur des aspects techniques,
le contrôle par des inspections régulières du respect des dispositions environnementales, de toute nature,
prescrites,
le suivi environnemental des travaux par le responsable environnement, et la rédaction de rapports mensuels
et bilans semestriels correspondants,
l'information systématique du Représentant du Maître d’Œuvre pour chaque incident ou accident, dommage,
dégradation causé à l'environnement dans le cadre des travaux, ainsi que sa consignation dans un répertoire
spécifique,
l'information et la formation appropriée de ses personnels, cadres compris, en vue de la sécurisation et/ou de
la qualité des opérations,
et la prise de sanctions appropriées contre ses personnels ne respectant pas les prescriptions et dispositions
applicables en matière d'environnement.
L’Entrepreneur demeure quoiqu'il en soit responsable, durant la période contractuelle de garantie applicable,
de toutes conséquences éventuelles du non-respect d'une sensibilité environnementale. Il complète le personnel
d’encadrement du chantier par un responsable environnement expérimenté, dont le CV et les diplômes
spécifiques sont joints à son offre.
Dossiers de récolement
En fin de chantier, l'Entrepreneur fournira en dix (10) exemplaires sur support papier et sur support
électronique (deux CD Rom), un dossier de récolement sur les travaux réellement exécutés.
Ce dossier comprendra notamment :
les dessins d'implantation (projet d'exécution) au 1/2 000 - 1/200 mise à jour avec les modifications
éventuellement intervenues pendant l'exécution des travaux,
les dessins des ouvrages nouvellement construits ou aménagés,
les profils en travers types,
les dessins des ouvrages types d’assainissement;
les plans de la signalisation verticale et horizontale,
un listing complet des différents essais de contrôle avec leurs repérages permettant de les localiser sur les
dessins à l'échelle de 1/2 000 - 1/200,
un listing complet des différents ouvrages d'assainissement et de protection avec leur repérage permettant de
les localiser sur les dessins à l'échelle de 1/2 000 - 1/200
les plans des carrefours à l'échelle de 1/500,
un listing complet des gîtes de matériaux utilisés pour la constitution des différentes couches de chaussées,
avec leur localisation par rapport à la route, leurs caractéristiques mécaniques, leurs capacités résiduelles et les
extensions possibles,
tout autre document jugé par le maitre d’œuvre nécessaire pour l'entretien ultérieur de la route.
Ces données de récolement deviendront propriété de l'Administration. Le règlement du décompte définitif est
subordonné à la remise de ce dossier. Les coûts afférents à ces dossiers de récolement sont inclus dans les prix
unitaires du bordereau des prix.
Travail de nuit
L’Entrepreneur se conformera aux horaires de travail en vigueur en République du Bénin et dans le domaine
des Bâtiments et Travaux Publics.
Pour les travaux de terrassement et de chaussée, le travail de nuit est interdit. Pour les autres tâches, le travail
de nuit sera subordonné à l'autorisation du maitre d’œuvre. L'accord ne sera donné que si l'Entrepreneur a pris
des dispositions pour éclairer convenablement le chantier et si la demande a été faite suffisamment à l'avance
pour permettre la surveillance et le contrôle des travaux par les agents du maitre d’œuvre. De plus si les travaux
de nuit doivent induire des coûts supplémentaires, ils seront entièrement à la charge de l’entrepreneur dans un
accord préalablement écrit et signé de toutes les parties.
Journal de chantier
Le journal de chantier sera rédigé par l’Entrepreneur qui le présentera au Représentant du Maître d'Œuvre pour
approbation. Il devra rester accessible à tout moment au Maître d'Œuvre, ou son représentant, et reviendra au
Maître d'Œuvre en fin de chantier. Il sera établi conjointement suivant un modèle à définir et devra contenir
au minimum les informations journalières suivantes :
les conditions atmosphériques,
les travaux exécutés dans la journée ainsi que la liste du personnel et du matériel employés pour ces travaux,
l'avancement précis des travaux,
Les quantités de travaux, quelles qu'elles soient, devront être indiquées clairement au journal de chantier et
constitueront les données nécessaires à l'établissement des états d'avancement des travaux.
Une réunion officielle hebdomadaire ou bimensuelle selon les nécessités appréciées par le Maître d'œuvre, à
laquelle participeront obligatoirement l’Entrepreneur et le Représentant du Maître d'Œuvre, et celui du Maître
d’Ouvrage, permettra de discuter de points relatifs à l’exécution du Marché, d’évaluer l’avancement des
travaux et de préciser tout élément n'ayant pas une définition suffisamment claire au contrat avant la mise en
travaux.
Ces réunions feront l'objet d'un procès-verbal, rédigé par le Représentant du Maître d'Œuvre, approuvés et
signés conjointement par l’Entrepreneur, le Représentant du Maître d'Œuvre et le Maître d’Ouvrage.
L’intégralité des frais d’établissement de ces différents dossiers est à la charge de l’Entrepreneur. Le maitre
d’œuvre dispose de quinze (15) jours, suivant la date de dépôt des dossiers définis ci-dessus, pour donner son
approbation totale ou restrictive ou bien refuser l’exploitation de l’emprunt proposé. Si le maitre d’œuvre
autorise l’exploitation d’un emprunt, il doit préciser les limites d’utilisation de ce dernier. Enfin, en ce qui
concerne tous les matériaux d’extraction, le maitre d’œuvre peut retirer son agrément pour un emprunt donné,
s’il considère qu’au vu des essais de contrôle, le gîte ne fournit plus de matériaux répondant aux spécifications
techniques.
L’Entrepreneur devra faire à ses frais les sondages et essais qui sont nécessaires pour déterminer les emprunts
et carrières et justifier de la qualité des matériaux dont il reste seul responsable de leur conformité aux
spécifications du Marché pendant toute la durée du chantier. L’Entrepreneur prendra contact avec l'Office
Béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRGM) avant la prospection, l'ouverture et l'exploitation
des emprunts et carrières afin de se conformer au Code Minier et à la réglementation en vigueur.
Si les emprunts ne donnent pas le cube de matériaux utilisables escomptés, l’Entrepreneur devra prospecter de
nouvelles zones d'emprunt et remettra au Représentant du maître d'œuvre les dossiers techniques
correspondants.
L’Entrepreneur ne pourra se prévaloir de l'insuffisance qualitative ou quantitative des zones d'emprunt figurant
au dossier géotechnique du Marché pour présenter des réclamations de prix ou de délais.
L’Entrepreneur reste seul responsable vis-à-vis du Maître de l'Ouvrage de la provenance, de la recherche de
carrière, de la qualité des matériaux et de leur conformité aux prescriptions du Marché.
L’Entrepreneur doit avoir une parfaite connaissance des endroits à partir desquels il peut approvisionner son
chantier en eau pour l’arrosage des sols à compacter. Cette eau ne doit pas contenir de matières organiques
susceptibles de nuire à la prise des liants hydrauliques.
Sur la base des résultats d'essais de laboratoire, le dossier précise en particulier la composition minéralogique,
la masse volumique réelle des granulats, le los Angeles, le micro deval et leur porosité. L’étude de laboratoire
s’appuie obligatoirement sur des sondages, dès que le front de taille est susceptible de reculer de plus de 10
mètres lors de l'exploitation.
Le dossier doit également préciser la géométrie et la nature de toute hétérogénéité visible ou présumée,
susceptible de compromettre la fourniture de granulats acceptables. En outre, une carte géotechnique datée du
front de taille, avec délimitation des zones exploitables à l’échelle 1/1.000ème est à joindre au dossier.
Les essais de formulation sont réalisés pour chaque carrière à exploiter, et pour chaque station de concassage.
Ils doivent être présentés au Représentant du Maître d’œuvre au moins quinze (15) jours avant le démarrage
de la production.
L’extraction des matériaux doit être faite en assurant une évacuation correcte des eaux. Le scalpage avant le
concasseur primaire (barreaux espacés de 5 cm) évacue les parties fines et les éléments pollués provenant du
front de taille.
Les matériaux sont stockés de façon à assurer leur conservation dans un état optimal avant leur mise en œuvre.
Ils doivent être placés sur des aires dures, propres, nivelées, et préalablement agréées par le Représentant du
Maître d’œuvre. Celles-ci doivent présenter une pente pour assurer une évacuation convenable des eaux et plus
généralement respecter les dispositions vis à vis du respect de l’environnement. Les matériaux doivent être
stockés de façon à éviter toute ségrégation. Pour ce faire, le stockage en tas des gros agrégats doit être réalisé
en couches de moins d’un (1) mètre d’épaisseur. La hauteur des tas est limitée à six (6) mètres.
Si l’aire de stockage n’est pas stabilisée, la dernière couche de 20 cm d’épaisseur au-dessus du terrain naturel
doit être laissée comme perte au sol, afin d’éviter toute pollution par la terre. Le Représentant du Maître
d’œuvre refuse tout tas ou chargement de camion présentant une pollution.
le régalage des matériaux de découverts et ensuite le réglage des terres végétales afin de faciliter la percolation
de l’eau, un enherbement et des plantations si prescrits,
le rétablissement des écoulements naturels antérieurs,
la suppression de l’aspect délabré du site en répartissant et dissimulant les gros blocs rocheux,
l’aménagement de fossés de garde afin d’éviter l’érosion des terres régalées,
la remise en état de l’environnement autour du site, y compris des plantations si prescrites.
L’Entrepreneur a l’obligation de soumettre au Représentant du Maître d’œuvre avant le démarrage des travaux
son Plan d’Assurance Qualité (PAQ) établi pour l’ensemble des travaux à réaliser. Il est soumis au visa du
Représentant du Maître d’œuvre. Le visa du Maître d’œuvre sur le PAQ est un préalable absolu au démarrage
effectif des travaux.
Composition du PAQ
Le PAQ est constitué :
d’un document d’organisation générale présentant les éléments communs à l’ensemble du chantier,
d’un ou plusieurs documents particuliers à une procédure d’exécution et désignés en abrégés par « procédures
d’exécution »,
du cadre des documents de suivi.
Les articles qui suivent définissent le contenu minimal du document général du PAQ et les éléments communs
aux procédures d’exécution. Ils sont complétés par les dispositions du présent CCTP qui traitent des documents
que l’Entrepreneur doit soumettre au Maître d’œuvre et aux contrôles qu’il doit exécuter.
Les procédures d’exécution sont établies conformément aux prescriptions des chapitres ci-après, et définissent
notamment :
la partie des travaux faisant l’objet de la procédure considérée,
les moyens matériels spécifiques utilisés,
les choix de l’Entrepreneur en matière de matériaux, produits et composants (qualité, certification, origine,
marque et modèle exact s’il y a lieu),
2ème Phase : au cours des travaux, mais avant toute phase d’exécution
établissement des procédures d’exécution,
préparation des documents de suivi d’exécution.
Au démarrage du chantier.
Dans un délai de quinze (15) jours à dater de l'ordre de commencer les travaux, l'Entrepreneur devra fournir :
- l'organigramme de la direction du personnel de maîtrise du chantier avec les noms,
qualifications et fonctions des divers agents,
- le programme détaillé d'exécution de l'ensemble des travaux, traduit sous forme de planning
à barres afin de faciliter sa tenue à jour et son utilisation.
Le démarrage effectif des travaux sera subordonné à la présentation du planning détaillé à l'Ingénieur, sans
que le délai d'exécution soit de ce fait prolongé.
Les études établies par des sous-traitants éventuels portent leur visa et sont présentées également à l'Ingénieur
par l'Entrepreneur et sous sa seule responsabilité.
L'Ingénieur dispose d'un délai de quinze (15) jours pour viser chaque plan ou faire connaître les modifications
à y apporter.
L'Entrepreneur remet alors à l'Ingénieur, dans les quinze (15) jours, quatre (4) exemplaires des documents
d'exécution et un (1) contre-calque, établis en tenant compte des observations de l'Ingénieur.
Le visa de l'Ingénieur ne diminue en rien les responsabilités de l'Entrepreneur.
L'Entrepreneur doit se conformer strictement aux dessins d'exécution.
L'Entrepreneur apportera à son programme et à son planning prévisionnel les modifications qui seront
éventuellement prescrites par l'Ingénieur, dans un délai de huit (8) jours à compter de la date de leur
notification.
Il tiendra constamment à jour le planning d'avancement effectif des travaux.
A l'achèvement du chantier.
L'Entrepreneur doit constituer au cours de l'avancement des travaux un dossier complet des dessins
d'exécution.
Les plans, y compris ceux fournis par l'Entrepreneur, seront aussi nombreux et détaillés que nécessaire pour
fournir des détails complets des ouvrages totalement ou partiellement réalisés.
Pour les travaux de fondations des ouvrages, l'Entrepreneur doit fournir les dessins d'exécution correspondants
aux travaux effectivement exécutés.
Dans un délai d’un (1) mois après la réception provisoire, l'Entrepreneur doit remettre à l'Ingénieur :
- une (1) collection complète de contre-calques de tous les documents établis par lui, mis à jour
et rendus conformes à l'exécution,
- trois (3) tirages de chaque calque,
Généralités.
Avant tout commencement des travaux et pour chaque corps de travaux (terrassements et chaussées-ouvrages),
l'Entrepreneur est tenu d'établir, à ses frais, et de soumettre à l'Ingénieur les différents plans d'exécution avec
métrés et toutes justifications dans les conditions définies à l'article 4.1.2.
- les plans d'exécution d'ouvrages courants, pour lesquels l'Entrepreneur fournira les dessins
types et un tableau des cotes indiquant par ouvrage toutes dimensions nécessaires à son adaptation au
terrain,
- les plans d'exécution d'ouvrages nécessitant des aménagements spécifiques (en fondation, aux
extrémités, aux raccordements) les projets correspondants seront établis pour chacun des ouvrages.
Tous les plans d'exécution seront accompagnés des métrés correspondants.
Après exécution des travaux, l'Entrepreneur fournira à l'Ingénieur les plans définitifs conformes à l'exécution,
et ce, dans les conditions définies à l'article 4.1.3.
Levés topographiques avant et après exécution des terrassements.
Après les opérations de piquetage prévues dans le contrat, l'Entrepreneur procédera aux opérations de levés
topographiques, d'établissement du profil en long et des profils en travers ainsi que des métrés correspondants.
Nettoyage général.
L'Entrepreneur procédera si besoin est, à un nettoyage préalable de l'emprise du projet, en enlevant et en
mettant en dépôt dans des endroits prescrits ou agréés par l'Ingénieur, tous les matériaux, terres, petits blocs,
débris, déchets et gravats de toutes sortes pouvant exister sur l'emprise.
Il enlèvera et évacuera également les gros déchets abandonnés sur le site, tels que carcasses de voiture, fûts,
gros blocs...
Aux endroits prescrits par l'Ingénieur et suivant les indications de ce dernier, l'Entrepreneur procédera à un
décapage éventuel de la couche supérieure végétale du terrain, à l'enlèvement et à la mise en dépôt des produits
de décapage dans des zones prescrites ou agréées par l'Ingénieur.
L'Entrepreneur procédera si besoin est à la démolition des bordures existantes et de leur béton de pose ainsi
qu'à la démolition totale ou partielle d'ouvrages en maçonnerie ou en béton armé ou non, suivant les indications
Les opérations de curage seront entreprises manuellement, ou le cas échéant par voie hydraulique légère (jet
ou lançage).
Généralités.
Les terrassements seront exécutés conformément aux profils en long et aux profils en travers et avec les moyens
en personnel et en matériel indiqués dans le programme d'exécution des travaux - article 4.1.1. du présent
CCTP - et agréés par l'Ingénieur.
L'Entrepreneur conserve néanmoins la possibilité, avant les travaux, de demander à l'Ingénieur l'autorisation
de réaliser "manuellement" les travaux de terrassement par remplacement de tout ou partie des moyens
mécaniques par de la main d'œuvre supplémentaire et du matériel léger, en justifiant sa demande en termes
d'organisation des travaux, de cadences et de planning.
L'Entrepreneur devra assurer en permanence l'évacuation rapide et efficace des eaux pluviales au fur et à
mesure de l'exécution des déblais, de façon à éviter toute humidification affectant le compactage et la portance.
Tous les fonds de déblais seront soigneusement compactés de façon à obtenir en situ une densité sèche au
moins égale à 95 % de la densité sèche maximum donnée par l'essai Proctor Modifié.
Les cotes altimétriques des fonds de déblais ne devront pas différer de plus d'un centimètre
(1 cm) de celles du projet.
Il sera effectué un levé des profils en travers après réalisation des déblais.
Il appartient à l'Entrepreneur d'assurer à ses frais, en cours d'exécution, l'assainissement de la plate-forme dans
les sections en déblais afin d'éviter toute imbibition des matériaux. Il prendra à cet effet, avec l'agrément de
l'Ingénieur, toutes les dispositions techniques nécessaires, propres à assurer en toutes circonstances
l'écoulement permanent des eaux : ouverture de saignées, fossés ou ouvrages provisoires, raccordement au
réseau de drainage existant, exutoires provisoires,
Matériaux de substitution de fonds de déblais - Purges.
Comme indiqué à l'article 2.7. du présent CCTP, l'Ingénieur, éventuellement sur proposition de l'Entrepreneur,
se réserve la possibilité de renforcer les fonds de déblais après abaissement de la cote projet des terrassements,
par mise en place de matériaux de substitution de caractéristiques géotechniques identiques à celles précisées
à l'article 2.7.
En cas de présence de zones localisées de terrains vasards, de sols pollués par des dépôts d'ordures ménagères
anciens ou récents ou par des matières organiques, ou des sols fins, mous, compressibles ou à portance très
faible, l'Ingénieur pourra demander à l'Entrepreneur de purger ces matériaux et de les remplacer par des
matériaux de qualité agréés par l’Ingénieur.
Les matériaux de remplacement et de substitution devront être convenablement compactés de telle sorte que
la compacité sera au moins égale à 90 % de la densité sèche du Proctor Modifié et 95 % pour les 25 cm
supérieurs.
En cas de substitution ou de curage, les limites et la profondeur à traiter seront agréées par l'Ingénieur ou
spécifiées par lui à l'Entrepreneur.
Remblais.
Toutes les assises de remblais seront, sur demande de l'Ingénieur, préalablement compactées de façon à obtenir
in situ une densité sèche au moins égale à 90 % de la densité sèche maximum donnée par l'essai Proctor
Modifié. L'Ingénieur avisera l'Entrepreneur quant aux dispositions à prendre dans le cas de rencontre de
terrains gorgés d'eau.
Au droit des remblais, l'Entrepreneur devra s'assurer de la nature et des qualités portantes des matériaux
d'assise. Au cas où il serait décelé la présence d'une poche de matériaux vasards, pollués ou de mauvaise tenue,
l'Entrepreneur devra en aviser immédiatement l'Ingénieur, qui lui donnera toutes instructions à cet effet.
L'Ingénieur pourra prescrire à l'Entrepreneur la purge de ces matériaux sur une épaisseur qu'il fixera et leur
remplacement par des matériaux de qualité.
Les matériaux purgés seront évacués et mis en dépôt dans une zone désignée par l'Ingénieur. Les emprunts
correspondants nécessaires aux remblais seront débroussaillés et décapés conformément aux dispositions
définies à l'article 4.4.2. du présent CCTP.
Les remblais seront montés par couches successives de 0,25 mètre maximum après compactage ; les matériaux
utilisés pour monter les remblais seront conformes aux spécifications des articles 2.6. pour le corps des
remblais et 2.7. pour la tête des remblais sur 0,25 mètre.
L'Entrepreneur déterminera à partir de planches d'essai, la teneur en eau qui lui permettra, compte-tenu des
moyens de compactage qu'il devra mettre en œuvre et des caractéristiques des matériaux de remblai d'obtenir
les densités sèches in situ exigées ; au besoin il prendra les dispositions nécessaires pour ajuster la teneur en
eau, soit en humidifiant les matériaux, soit à l'inverse en les faisant sécher.
Plate-forme.
(Pour autant que les matériaux naturels constituant la plate-forme sont conformes aux spécifications de l'article
2.7 du présent CCTP).
La plate-forme constituant l'assise du corps de chaussée et dont les caractéristiques géométriques sont définies
sur les plans incorporés au marché fera l'objet, après exécution de tous les ouvrages de drainage et des
L'Entrepreneur devra assurer en permanence, même en cours d'exécution, l'évacuation rapide et efficace des
eaux pluviales hors de la plate-forme, de façon à éviter son imbibition ou l'humidification des matériaux. A
cet effet, les fossés, les drains, les évacuations et les dalots doivent être en état permanent de fonctionnement.
De plus, l'Entrepreneur devra ouvrir des saignées, fossés ou ouvrages provisoires de toute nature propres à
assurer en toute circonstance l'écoulement permanent des eaux.
L'Entrepreneur doit solliciter l'agrément écrit de l'Ingénieur pour l'arase des terrassements avant d'entreprendre
l'exécution du corps de chaussée. Ce n'est qu'après autorisation écrite de l'Ingénieur que l'Entrepreneur pourra
procéder à la mise en œuvre de la couche de base.
Cette réception portera notamment sur le réglage de la plate-forme et tiendra compte des contrôles effectués
par l'Ingénieur.
La réception en cours de travaux ne dégage en rien l'Entrepreneur de ses obligations et responsabilités relatives
aux réceptions provisoire et définitive telles que définies dans le contrat.
Couche de forme
Pour autant que les matériaux naturels rencontrés dans les terrassements ont été reconnus non conformes aux
spécifications de l'article 2.7. du présent CCTP. et que, suite à l'étude géotechnique, le projet prévoit une
couche de forme générale sur l'arase des terrassements sous l'emprise des chaussées.
Après réception de l'arase des terrassements sous l'emprise des chaussées par l'Ingénieur, l'Entrepreneur mettra
en œuvre la couche de forme en sable silteux ou en graveleux latéritique répondant aux spécifications de
l'article 2.7. du présent CCTP suivant les largeurs indiquées sur les plans et sur une épaisseur minimale après
compactage de 0,15 mètre.
La densité sèche en place après compactage ne devra pas être inférieure à 95 % de la densité maximum donnée
par l'essai Proctor modifié.
La tolérance altimétrique est de plus un et moins deux centimètres (+ 1 et - 2) par rapport à la cote projet.
L'Ingénieur fera procéder à des contrôles de compacité aux endroits et suivant une densité de mesures qu'il
prescrira.
Dans le cas où l'indice de compactage de la couche de base serait inférieur à 97 %, l'Entrepreneur serait tenu
de reprendre le compactage dans les zones incriminées, dans les limites géométriques précisées par l'Ingénieur
et suivant un procédé agréé ou prescrit par l'Ingénieur pouvant comporter une scarification et un réajustement
de la teneur en eau.
Dans le cas où, après reprises localisées de compactage, l'indice de compacité ne serait pas au moins égal à 97
% pour 100 % des mesures effectuées pour un tronçon homogène, une réfaction serait appliquée sur le prix
correspondant, de 5 % par point d'écart avec le seuil de 97 pour les indices moyens de compactage compris
entre 97 % et 95 % (chaque fraction de point étant comptée pour un point entier).
Dans le cas où l'indice moyen de compactage serait inférieur à 95 %, la couche de base serait totalement reprise
dans la section considérée aux frais de l'Entrepreneur.
L'épaisseur minimale de la couche de base devra en tous points de cette dernière être respectée. L'Ingénieur
procédera à des contrôles d'épaisseur de la couche de base ; ces contrôles pourront être réalisés aux
emplacements des mesures de densité en place ou à d'autres emplacements désignés par l'Ingénieur.
La tolérance altimétrique est de plus ou moins un centimètre (+ ou - 1) par rapport à la cote projet.
Si cette épaisseur minimale et la tolérance altimétrique prescrites n'étaient pas respectées, l'Entrepreneur se
verrait appliquer une réfaction sur le prix correspondant pour autant que l'épaisseur ne serait pas inférieure
pour 90% des mesures d'une section de plus de 2cm par rapport à l’épaisseur théorique et que la différence
entre la cote travaux et la cote projet ne dépasserait pas plus ou moins 3 cm (+ ou - 3).
Dans ce cas la réfaction sur le prix serait de 10 % par cm d'épaisseur en moins et de 10 % par cm d'écart entre
la différence de la cote travaux et de la cote projet corrigée de la tolérance correspondante. (Chaque fraction
de cm étant comptée pour un cm entier).
Dans le cas où les défauts d'épaisseur et d'altimétrie dépasseraient les limites conduisant à réfaction,
l'Entrepreneur serait tenu de reprendre entièrement à ses frais la couche de base dans la section concernée, ou
de reprendre, avec l'accord de l'Ingénieur, les irrégularités par excès suivant un procédé soumis à l'agrément
de ce dernier.
La couche de base est mise en place sur la totalité de la largeur de la couche de fondation. Son épaisseur est
d’au moins 15 cm. Elle est mise en place suivant le profil définitif, en toit ou en dévers.
Les matériaux proviennent, soit des emprunts indiqués dans le rapport géotechnique après confirmation des
résultats par l’Entrepreneur, soit d’autres emprunts proposés par l’Entrepreneur et agréées par le maitre
d’œuvre.
Mise en œuvre et compactage
Avant de procéder à l’exécution de la couche de base, l’Entrepreneur étudie la mise en œuvre et le compactage
par planches expérimentales compte tenu du type de matériau et de matériel dont il dispose.
L’Entrepreneur soumet à l’approbation du maitre d’œuvre les résultats obtenus sur les planches expérimentales
au plus tard quinze (15) jours avant la date prévue pour la mise en œuvre.
Ce matériel doit permettre d’assurer :
le mélange homogène des graves ou sable silteux avec du liant hydraulique,
La couche de base n’est mise en œuvre qu’après agrément de la couche de fondation par le maitre d’œuvre.
Les matériaux sont répandus mécaniquement en une couche d’épaisseur uniforme, permettant d’atteindre
l’épaisseur requise après compactage. Aucune tolérance en moins n’est admise ; les épaisseurs supérieures à
celles prescrites sont à la charge de l’Entrepreneur. Tout apport de couche mince d’appoint pour arriver à
l’épaisseur requise sur une surface déjà fermée est interdit.
L’Entrepreneur prend les précautions nécessaires pour empêcher toute circulation sur la couche de base avant
la pose de revêtement. Il aménagera les déviations nécessaires à ses frais. Dans le cas où il s’avère impossible
d’aménager une déviation, la couche de base sera imprégnée puis sablée au frais de l’Entrepreneur afin de
permettre la circulation.
Lorsque l’épandage du liant hydraulique est fait par sac, l’Entrepreneur doit signaler le poids standard d’un
paquet de ciment et veillez à ce que ce poids soit respecté. Le maitre d’œuvre pourra à tout moment procéder
à la vérification du poids des paquets de ciment.
Lorsque l’épandage du liant hydraulique est fait par une épandeuse, le contrôle de la quantité de ciment mise
en œuvre sera fait par pesée directe des matériaux prélevés sur plaque sous l’épandeur et vérifié par un système
de bouclage journalier. Dans ce cas, l’Entrepreneur devra obligatoirement équiper le chantier d’un pont bascule
accessible au maitre d’œuvre.
Le malaxage pour l’homogénéisation de l’ensemble latérite, sable silteux avec du ciment doit être fait à l’aide
d’un pulvimixer ou d’une recycleuse de puissance rotor suffisante et un rapport HPI de 333.
Chaque engin vibrant ou compacteur est muni d'un compteur, en parfait état de marche, relevé chaque jour en
fin de chantier, de façon à contrôler globalement le nombre de passes effectuées dans la journée. Ce contrôle
s’ajoute normalement au contrôle de compacité in situ ; il peut, le cas échéant, conduire à diminuer, sur décision
du Représentant du Maître d’œuvre, les cadences des contrôles de compacité si les résultats sont satisfaisants.
A tout moment, l'atelier de compactage doit être constitué d'engins automoteurs en nombre suffisant pour
obtenir la compacité exigée et la cadence optimale.
Le compactage des bords de couche est particulièrement soigné. Après achèvement du compactage, tout
réglage fin est interdit.
Contrôle qualitatif
La compacité de la couche de base mise en place est vérifiée par mesure de la densité sèche. En tous points,
cette densité est égale ou supérieure à 98 % de l’OPM. Il est procédé à une mesure de densité sèche de part et
d’autre de l’axe, tous les 50 m.
En cas de malfaçon dans l’exécution de la couche de base, le maitre d’œuvre peut en ordonner la démolition
en vue d’une nouvelle exécution.
Contrôle géométrique
En tous points de la surface de la couche de base, la dénivellation, mesurée à la règle rigide de 3 m, est
inférieure à 10 mm dans tous les sens.
Les cotes de la surface finie de la couche de base doivent respecter les cotes prescrites, c’est-à-dire la cote de
la fondation plus l’épaisseur de la couche de base suivant plans. Aucune tolérance en moins n’est admise.
Les zones défectueuses sont démolies et nouvellement exécutées, à la charge de l’Entrepreneur. Il est procédé
à une mesure au niveau de précision tous les 50 m.
Le contrôle des épaisseurs est effectué par comparaison des levés topographiques de réception puis vérification
par sondages; l'emplacement des sondages étant défini par le Représentant du Maître d’œuvre en fonction des
résultats des contrôles de nivellement notamment.
Pour le contrôle interne, l’Entrepreneur fera les vérifications ci-dessous et transmettra les résultats au maitre
d’œuvre aux fins de contrôle extérieur :
la vérification des disques des engins de compactage,
une mesure de compacité in situ et de teneur en eau tous les 50 ml,
un essai Proctor modifié tous les 5000 m2,
un contrôle du réglage: nivellement à chaque profil en travers (3 points minimum), tolérance + 1 cm et - 0 cm,
un contrôle longitudinal et transversal du surfaçage: flèche maximum 1 cm sous la règle de 3 m, au droit de
chaque profil en travers,
un contrôle de largeur: tolérance - 0 cm (par rapport à la largeur théorique),
un contrôle d’épaisseur: tolérance + 1cm et - 0,5 cm (par rapport à l'épaisseur théorique),
un contrôle du dévers: tolérance ± 0,5 %.
La cure
L’entrepreneur est tenu de prendre toutes les mesures pour assurer la cure de la couche de base traitée pendant
une durée minimale de 7 jours : cette cure comprend sans être limitative, le recouvrement de la couche de base
et son arrosage régulier
Les spécifications techniques de mise en œuvre sont résumées dans le tableau ci-dessous :
Caractéristiques Spécifications
a) Mise en œuvre
Épaisseur maximale par couche en cm 20
Teneur en eau de compactage (W OPM) 1%
L'Entrepreneur procédera à un réglage et à un nivellement du lit de sable à la règle. Les poseurs ne doivent pas
détruire la planéité, notamment en marchant dessus.
La tolérance en nivellement après réglage doit être au plus égale à plus ou moins 5 mm (+ ou -5).
L'approvisionnement aux poseurs, des pavés préalablement agréés par l'Ingénieur tel qu'indiqué à l'article 2.2
du présent CCTP. doit s'effectuer impérativement sur le revêtement déjà réalisé.
La pose des pavés s'effectue, le poseur étant face à l'avancement, à l'aide de cordeaux longitudinaux et
transversaux.
Un contrôle de l'uni du revêtement, de la rectitude et du parallélisme des rangs de pavés doit être effectué tous
les 4 - 5 m environ.
L'adaptation du revêtement aux ouvrages et aux bordures doit être effectuée à l'aide de pavés d'adaptation
préfabriqués aux dimensions et aux profils correspondants ou, avec l'agrément de l'Ingénieur à l'aide de béton
de remplissage (béton de qualité de classe A dosé à 350 kg de ciment par mètre cube tel qu'indiqué à l'article
4.13.1.). Dans ce cas, des joints seront régulièrement ménagés par l'Entrepreneur sur toute l'épaisseur de ce
béton et reproduisant les contours des pavés suivant un tracé sinusoïdal
Le découpage et la taille sur chantier de pavés à l'aide de marteaux et de burins sont proscrits. Le découpage à
la scie diamantée est autorisé.
Les joints sont remplis de sable de même nature que celui du lit de pose. L'opération se fait par balayage. Le
scellement des joints au mortier est proscrit.
Le compactage s'effectuera après le remplissage des joints de façon à stabiliser et à asseoir les pavés sur le lit
de sable mais également à parfaire le remplissage des joints par le sable ; après passage du compacteur, ces
joints doivent être à nouveau bouchés au sable et l'uni constamment vérifié. Tout défaut éventuel constaté de
planéité doit être immédiatement repris.
Les bordures seront fondées sur un lit en béton de classe B dosé à 250 kg de ciment par mètre cube
conformément aux plans et selon la procédure suivante :
- réalisation de l’embase de la fondation avec du béton de classe B à 250 kg
- pose et calage avec du béton de classe B dosé à 250 kg des bordures conformément aux plans et 24 heures
après coulage de l’embase de la fondation.
Fouilles.
Les fouilles seront descendues aux profondeurs requises pour la construction des ouvrages dont les cotes
figurent sur les plans.
L'Entrepreneur prendra toutes dispositions pour ne pas perturber le terrain naturel au-dessous des niveaux des
fonds de fouille. En cas de perturbation l'Entrepreneur procédera à ses frais à l'enlèvement des matériaux
déplacés ou remaniés et au rattrapage du niveau prescrit à l'aide de béton de classe C. (150 kg de ciment par
mètre cube).
L'Entrepreneur prendra toutes dispositions pour éviter toute entrée d'eau dans les fouilles ou pour limiter
l'inondation de tout le réseau des fouilles en ménageant des batardeaux provisoires. Dans le cas d'arrivée d'eau,
il procédera à l'évacuation rapide de cette eau, le cas échéant par pompage. Si dans ce cas, le terrain d'assise
se trouve pollué ou imbibé, l'Entrepreneur procédera à l'extraction des matériaux imbibés ou pollués et à leur
remplacement suivi d'un compactage soigné.
Les matériaux des fouilles impropres à une réutilisation seront mis au rebut en des lieux de dépôts désignés
par l'Ingénieur.
Tous les fonds de fouilles seront soumis pour la suite des travaux à l'examen préalable de l'Ingénieur.
L'Entrepreneur utilisera les matériaux des fouilles dans la mesure où ils satisfont aux spécifications
mentionnées ci-avant. Les vases, les silts, les matériaux organiques et les sols fins saturés seront mis au rebut.
Le remblaiement ne sera pas effectué avant que l'Ingénieur n'ait procédé à un examen du terrain et des parties
d'ouvrage. En cas d'utilisation de soutènements durant l'exécution des fouilles, ces derniers devront être enlevés
avant tout remblaiement.
Après compactage du fond de fouille, le remblai sera monté par couches successives de 0,20 m. Chaque couche
sera soigneusement compactée à l'aide de moyens de compactage, agréés par l'Ingénieur. La densité sèche in
situ requise après compactage sera de 95 % de la densité sèche maximale donnée par l'essai Proctor modifié.
Les dimensions des fils d'eau réalisés par jointoiement des pavés varient en fonction de leur profondeur :
- largeur minimale : 30 cm
- profondeur maximale : 5 - 20 cm
- pente variable
Les Regard (avaloir sous chaussée) seront de de type "boîte à lettre". Ces regards auront les dimensions tels
qu’indiqués sur les plans et seront prévus tous les 12.5 m (douze mètre cinquante)
Au droit des accès des riverains, la hauteur de la bordure ou du piédroit du caniveau par rapport au niveau de
la chaussée sera réduite à 5 cm maximum.
La bordure derrière le trottoir, lorsqu’il est nécessaire, ne sera pas abaissée et le revêtement en pavés de celui-
ci et éventuellement les dalles seront abaissées sur une longueur de transition de 1 mètre (2 dalles).
Dalles de couverture.
Dans le cas où les caniveaux sont assez profonds (au minimum 30 cm d'écoulement libre sous les dalles), ils
pourront être recouverts par des dalles, de la forme indiquée par les plans. Toutes les dalles auront une épaisseur
minimale de 20 cm ; les dalles courantes auront une largeur minimale de 50 cm.
Dans le cas de caniveaux construits en bordure de rue, les côtés longitudinaux des dalles de couverture, de
même que les côtés verticaux des feuillures, présenteront un léger fruit.
Au niveau des franchissements des rues transverses, la largeur des piédroits sera portée à 25 cm de sorte à
offrir une assise minimale de 16 cm aux dalles préfabriquées. Le ferraillage de ces dalles qui supporteront des
charges roulantes, sera renforcé comme indiqué dans les plans.
Afin de faciliter la manutention, chaque dalle comportera deux trous à travers toute son épaisseur. Ils seront
réalisés par encastrement au moment du coulage du béton, de 2 éléments de tube en acier rectangulaire de 15
cm de long et de dimensions 60 mm x 25 mm, ou de formes et de dimensions voisines agréées par l'Ingénieur.
Avant de couler le radier des caniveaux et des dalots et après réception du fond de fouille, l'Entrepreneur mettra
en place un béton de propreté de classe C dosé à 150 kg de ciment, sur une épaisseur de 10 cm.
Les tolérances en altitude pour la cote de radier des caniveaux et des dalots, pour les côtes du sommet des
piédroits des caniveaux et de la base de la feuillure servant de support des dalles et pour la cote de la face
extérieure de la dalle supérieure des dalots, sont fixées à plus ou moins 5 mm (+ ou - 5 mm).
L'épaisseur des piédroits et de la dalle supérieure des dalots ne sera en aucun cas inférieure à l'épaisseur
prescrite.
L'Entrepreneur utilisera des coffrages soignés pour les parements des voiles restant visibles, tel qu'indiqué à
l'article 2.10.5 du présent CCTP.
Les dalles seront préfabriquées sur le site par l'Entrepreneur conformément aux plans et aux indications de
l'Ingénieur, avec un béton de qualité dosé à 350 kg minimum de ciment par mètre cube (A 350). Les aires de
préfabrication ou de stockage et de conservation des dalles devront être aménagées et protégées des intempéries
suivant les indications de l'Ingénieur.
Les dalles ne pourront être transportées et mises en œuvre avant un délai de 28 jours à compter de la date de
coulage.
Afin de permettre une pose et un uni correct, le contour extérieur des dalles doit être parfaitement rectangulaire
et les tolérances dimensionnelles sont les suivantes :
- longueur et largeur : + ou - 3 mm,
- épaisseur : + ou - 2 mm
Les dalles devront présenter une face supérieure plate, d'aspect uni et exempt de trous, de nids de cailloux ou
de fissurations. Toute dalle présentant ces défauts de fabrication ou ayant subi des dégradations à la
manutention ou à la pose (arrachements, épaufrures, fissures, etc.) sera rejetée et remplacée aux frais de
l'Entrepreneur.
Sur demande du Maître d'œuvre, les dalles pourront être soumises à un essai d'écrasement, ou à un essai de
chargement simulant la charge d'une roue de camion.
Les dalles ne pourront être posées qu'après l'agrément de l'Ingénieur. Elles seront posées de façon presque
jointive, avec un écartement minimal inférieur à 5 mm
Désignation.
Les différentes classes de béton sont désignées symboliquement par une lettre suivie éventuellement d'un
nombre de trois chiffres indiquant le dosage en ciment.
- classe A - béton de qualité pour béton armé - dosage : de 350 à 400 kg de ciment par mètre cube de
béton après mise en œuvre ;
- classe B -béton courant pour béton armé ou non armé-dosage : 250 à 350 kg de ciment par m3 ;
- classe C - dosage : 150 kg de ciment / m3
Les bétons couramment utilisés pour l'exécution des ouvrages en Béton Armé du présent marché sont les
suivants :
- A 350
- B 250 et
- C 150
La consistance du béton A 350, mesurée par affaissement au cône d'Abrams ne devra pas être supérieure à 7
cm. Dans le cas de parties d'ouvrage très ferraillées elle pourra être portée, après accord de l'Ingénieur, à 10
cm.
Le sable et les granulats devront être conformes aux spécifications des articles 2.10.1. et 2.10.2. et le ciment à
celles de l'article 2.10.3.
Pour le béton A 350 (ou A 400), l'Entrepreneur remettra à l'Ingénieur en même temps que l'étude de
formulation, les résultats d'épreuves d'études portant sur des essais de compression à 28 jours sur éprouvettes
cylindriques et sur des mesures de consistance. L'Ingénieur se réserve la possibilité de demander à
l'Entrepreneur des épreuves de convenance portant sur des essais de compression à 28 jours (éventuellement à
7 jours) effectuées sur des éprouvettes cylindriques confectionnées et conservées sur le chantier dans les
conditions du chantier.
Aucun type de béton ne pourra être mis en œuvre avant que la formule correspondante n'ait reçu l'agrément de
l'Ingénieur. Celui-ci pourra revenir sur son agrément en cas de non-respect de la formulation qualitative et
quantitative des bétons en cours de travaux.
Quelle que soit la composition granulométrique du béton adopté par l'Ingénieur à la suite des essais d'études
et de convenance, l'Entrepreneur n'aura droit à aucune indemnité ou plus-value sur son prix de béton.
Le dosage des constituants devra être de préférence pondéral. Dans ce cas les bascules devront recevoir
l'agrément de l'Ingénieur.
Quel que soit le procédé de dosage qu'il utilisera, l'Entrepreneur effectuera de façon la plus approchée possible
les corrections sur les dosages en sable et en eau, dans le cas où le sable serait humide. L'Ingénieur se réserve
la possibilité de faire effectuer par l'équipe du laboratoire au titre de la mission générale de ce dernier ou par
l'Entrepreneur et aux frais de celui-ci, les mesures de teneur en eau des sables nécessaires.
De même, l'Ingénieur fera effectuer les vérifications qu'il jugera utiles, de granularité des granulats et du sable
et d'équivalent de sable de ce dernier par l'équipe du laboratoire.
Dans le cas d'un dosage volumétrique l'Entrepreneur soumettra à l'agrément de l'Ingénieur, avant tout
commencement des travaux de bétonnage les dispositions qu'il compte prendre et les moyens qu'il utilisera
pour garantir un dosage conforme à celui de la formulation et régulier, en particulier en matière de :
- tarage des récipients, caisses, seaux, brouettes et skips, avec niveaux plans d'arase indiqués au trait
indélébile pour chaque type de granulat et pour le sable ;
- détermination de la quantité d'eau exacte rajoutée dans chaque gâchée ;
- détermination du dosage en ciment par décompte, avec possibilité de vérification, du nombre de sacs
utilisés.
L'Entrepreneur prendra les dispositions nécessaires pour stocker par tas nettement séparés, les agrégats près
de la bétonnière, sur des aires planes et protégées et non susceptibles d'entraîner des pollutions de matériaux.
Les tas de sable seront, si possible, protégés contre les intempéries.
Le choix du mode de transport des bétons, du lieu de fabrication au lieu d'emploi est laissé à l'initiative de
l'Entrepreneur. Toutefois ce dernier devra recevoir l'agrément de l'Ingénieur quant à la méthode et aux
matériels utilisés. Le mode de transport des bétons ne doit provoquer aucune ségrégation, perte de mortier ou
de laitance.
Un béton gâché ne doit pas rester trop longtemps au repos en attente de coulage et donner lieu à un raidissement
dans la masse. L'Entrepreneur doit prendre toutes dispositions pour poursuivre le brassage du béton et
maintenir sa consistance jusqu'au moment du coulage dans les limites prescrites à l'article 4.13.2.
Il est interdit d'ajouter de l'eau supplémentaire au moment du coulage à un béton à consistance correcte.
Armatures.
Les armatures seront façonnées à froid aux dimensions strictement conformes aux plans d'exécution. Les
soudures ne seront pas acceptées. Le recouvrement entre armatures devra être au moins de 30 fois le plus grand
diamètre de l'armature, sauf indication contraire portée sur les plans.
Les armatures seront disposées dans les coffrages exactement aux emplacements prévus sur plans ; elles seront
arrimées ou fixées par ligatures. L'Entrepreneur mettra en place de façon très correcte le nombre suffisant de
cales en béton ou de mortier pour respecter les épaisseurs de recouvrement portées sur les plans.
Les aciers de ligatures, d'écartement et de fixation des armatures sont inclus dans les prix unitaires de béton
ou d'ouvrage terminé.
L'Entrepreneur n'est pas autorisé à modifier les plans de ferraillage de certaines parties d'ouvrage, sauf pour
des raisons dûment justifiées et acceptées par l'Ingénieur, comme par exemple le renforcement par cadres de
réservations d'ouverture, non prévues à l'origine, dans des voiles. Toutefois, il soumettra préalablement la
modification partielle de ferraillage à l'agrément de l'Ingénieur.
Avant de mettre en œuvre le béton dans les coffrages, l'Entrepreneur devra s'assurer de la propreté de ceux-ci
ainsi que du fond. Les coffrages devront être arrosés préalablement à la mise en œuvre du béton.
L'enrobage du ferraillage pour le béton armé coulé en place doit être au minimum de :
Le béton sera mis en place dans le coffrage de façon à ce qu'il ne se produise aucune ségrégation, en couches
successives horizontales d'épaisseur au plus égales à trente centimètres (30 cm).
La hauteur de chute libre de béton dans les coffrages ne doit pas dépasser un mètre cinquante (1,50 m). Après
mise en place le béton sera vibré dans la masse à l'aide d'aiguilles vibrantes.
L'Entrepreneur prendra soin de vibrer le béton autour des armatures et au contact des coffrages. Les vibreurs
seront introduits verticalement dans le béton, à une profondeur suffisante pour assurer une bonne liaison entre
deux couches superposées de béton frais.
Les points d'application des vibreurs ne devront pas être distants de plus de 2 fois le rayon d'action de vibreurs.
L'Entrepreneur devra disposer d'un nombre suffisant de vibreurs.
Le décoffrage ne sera admis que (48 heures) (4 jours) après coulage pour les parois verticales et 7 (14) jours,
sauf indications contraires de l'Ingénieur, pour les autres éléments, après s'être assuré de l'obtention de
résistances suffisantes.
Si après décoffrage, la surface des bétons, qui doit rester brute de décoffrage, présente des défauts et en
particulier pour les parements vus, l'Ingénieur pourra demander à l'Entrepreneur d'effectuer, au frais de ce
dernier, les reprises nécessaires, et notamment l'application d'un enduit de mortier.
La face supérieure horizontale des parties d'ouvrage sera parfaitement lissée au cours du bétonnage et sur le
béton lui-même afin d'obtenir une surface unie et parfaitement réglée, sans irrégularités de surface et défauts
d'aspect.
Cure de béton.
Dès la mise en œuvre du béton, l'Entrepreneur veillera à maintenir le béton dans des conditions d'humidité et
de température favorables à une hydratation du ciment et un durcissement correct.
L'Ingénieur pourra demander à l'Entrepreneur de procéder à une cure du béton soit par arrosage au jet d'eau
très fin, soit par protection à l'aide de revêtements de couverture imbibés d'eau, par feuille plastique ou tout
autre procédé agréé par l'Ingénieur.
La consistance des bétons A 350 ne devra pas différer de plus de 2 cm de celle des bétons A 350 de formulation
agréée et de plus de 4 cm pour les bétons d'étude agréés de classe B 250.
Résistances.
La résistance des bétons de classe A -350 ou 400- (et le cas échéant B 250) sera contrôlée de manière continue
soit à la fabrication, soit à la mise en œuvre et selon les indications de l'Ingénieur par l'équipe du laboratoire
chargée de l'exécution des essais de contrôle de qualité de travaux.
L'Entrepreneur procurera toutes les facilités pour permettre d'effectuer les prélèvements de béton, les
confections des éprouvettes et le cas échéant leur conservation temporaire sur chantier tel qu'indiqué à l'article
5.2.2. du présent CCTP.
L'Entrepreneur est tenu au fur et à mesure des travaux de bétonnage et suffisamment à l'avance, de remettre à
l'Ingénieur son programme de coulage de façon à permettre la mobilisation en temps voulu de l'équipe du
laboratoire chargée des contrôles de béton.
Dans le cas où la résistance d'un béton à 28 jours déterminée lors des épreuves de contrôle sur éprouvettes sera
inférieure à la résistance exigée, l'Ingénieur appliquera les dispositions suivantes :
- si la résistance à 28 jours est comprise entre 25 et 27 MPa, une réfaction sur le prix correspondant à
l'ouvrage ou à la partie d'ouvrage considéré sera appliquée, correspondant à un pourcentage égal à la moitié de
l'écart en résistance exprimé en bars (1 MPA =10 bars et chaque fraction de bar étant arrondie à l'unité
supérieure) ;
- si la résistance à 28 jours est inférieure à 25 MPa, la partie d'ouvrage concernée sera démolie et
reconstruite aux frais et risques de l'Entrepreneur,
En particulier, la confection devra obligatoirement avoir lieu dans des bétonnières, avec des dosages en ciment
de 250 kg par mètre cube. Les agglomérés devront être comprimés et vibrés mécaniquement.
Pendant la période de durcissement de 28 jours, ils seront protégés de la dessiccation par le soleil et le vent et
arrosés suffisamment et régulièrement, surtout dans les 8 premiers jours.
Leurs surfaces devront être planes ; celles destinées à être enduites seront suffisamment rugueuses pour assurer
l'adhérence de l'enduit.
La contrainte de rupture par compression simple telle que définie par la norme française NF P 14-102 ne devra
pas être inférieure à 6 MPa après 28 jours pour les blocs creux et 10 MPa pour les blocs pleins et perforés.
Le coefficient d'absorption d'eau enregistré au cours de l'essai de capillarité (Norme NF P 14-102 article 5.3)
doit être inférieur à 7.
La masse volumique des blocs (article 4.4 de la norme) ne doit pas dépasser 1700 kg par m3.
Chaque lot d'agglomérés fera l'objet d'une réception technique de la part du Maître d'œuvre ou de l'Ingénieur,
effectuée immédiatement avant ou après tout approvisionnement sur le site des travaux par l'Entrepreneur, et
avant tout début de mise en œuvre.
Cette réception technique portera sur la vérification de la conformité des agglomérés du point de vue des
dimensions et des caractéristiques physiques (porosité, rugosité, planéité, absence de défauts apparents,
fêlures, épaufrures, etc.) et des résistances mécaniques. Elle s'appuiera sur les résultats des observations du
Maître d'œuvre ou de l'Ingénieur au cours de la visite technique prévue à cet effet et sur les résultats de
laboratoire effectués au cours des contrôles réalisés par le laboratoire pendant la fabrication des agglomérés.
Maçonneries
Les agglomérés seront saturés d'eau immédiatement avant pose, de préférence par immersion ou, après accord
de l'Ingénieur, par arrosage intensif et uniforme.
Les blocs seront posés à bain soufflant de mortier ; ils correctement disposés, horizontalement et verticalement.
Les joints, de 2 cm au maximum d'épaisseur, seront remplis au fur et à mesure et non après coup par projection
et bourrage superficiels.
Les joints verticaux ne doivent pas être alignés de manière rectiligne mais doivent présenter un décalage d'au
moins 5 cm. Le mortier de joint ne doit pas déborder sur le parement.
Dans le cas d'un parement en enduit de ciment, le mortier aura une épaisseur conforme avec les plans mais qui
ne sera pas inférieure à 2 cm.
Le béton utilisé pour la préfabrication est de classe A (350 au minimum). Il sera soumis aux mêmes contrôles
et aux mêmes spécifications que les bétons coulés en place.
Travaux préparatoires
Transport et manutention
Dès l'acquisition ou la prise en charge du matériel par l'Entrepreneur, le transport de ce matériel à pied d'œuvre
ou en des lieux précisés par le Maître d’Œuvre, sa manutention, et s'il y a lieu, son stockage, sont à sa charge.
Prescriptions de sécurité
Tous les travaux ou interventions sur les réseaux d'éclairage public, qu'ils soient communs avec la distribution,
doivent être effectués en respectant les prescriptions de sécurité.
Les publications ci-après constituent les documents de base sur lesquels doivent s'appuyer les Entreprises
chargées des travaux, et d'une manière générale, toute personne ou groupe de personnes mandatées par
l'exploitant ou le propriétaire de l'ouvrage pour intervenir de quelque manière que ce soit sur les installations
d'éclairage public, en ce qui concerne la protection et la prévention.
Fouille
Les fouilles et tranchées seront réalisées :
soit mécaniquement, au moyen de la pelle ou trancheuse, (le choix de l'engin de terrassement étant fait en
accord avec l’Ingénieur).
soit à la main, quand l'emploi d'un engin mécanique sera impossible.
lorsque les tranchées seront établies dans les surfaces des matériaux enrobés aux dimensions voulues, à l'aide
d'une bêche pneumatique.
au droit des ouvrages d'écoulement des eaux, les tranchées seront exécutées en sous-œuvre. Toutes précautions
seront prises pour que les ouvrages ne soient pas détériorés. Si des détériorations interviennent par fait des
travaux, les ouvrages endommagés seront remplacés aux frais de l'Entreprise et par ses soins, conformément
aux directives du maitre d’œuvre.
les fouilles seront exécutées à sec, l'Entrepreneur devant assurer les détournements d'eau et les épuisements
éventuels.
Mise à la terre
Enfouissement d’un ou plusieurs piquets verticaux en acier galvanisé (longueur 2 m environ, diamètre 19 mm
minimum). Cette solution à l’avantage d’être simple et pratique à mettre en œuvre dans la mesure où le sol
n’est pas rocheux.
Pour des raisons de fiabilité de la connexion dans le temps, le nombre de connexions sur les liaisons DC sera
réduit au minimum et celles-ci devront être réalisées par des connecteurs débrochables ou boîte de jonction
adaptés.
Pour des raisons de fiabilité de la connexion dans le temps, le nombre de connexions sur les liaisons DC sera
réduit au minimum et celles-ci devront être réalisées par des connecteurs
Essais en usine
Le matériel d’importation destiné à ce projet d’éclairage public autonome doit être accompagné par des
certificats d’essais adéquats conformes aux normes et rédigés en français, ainsi que les différentes fiches
techniques respectives du matériel.
Test mécanique :
vérification de la solidité de la structure en contrôlant le bon serrage de tous les écrous de la structure.
contrôle visuel de l’état général des modules et de leur propreté ainsi que de l’étanchéité des boites de jonction.
Test électrique
mesure la tension en circuit ouvert de chaque module (en amont des diodes anti-retour),
mesure de courant de court-circuit par modules.
Test de performances énergétiques
Il s’agira par une série de mesures et de calculs de s’assurer que la puissance effectivement délivrée par les
modules correspond a la puissance nominale des modules.
Contrôle visuel
contrôle visuel de l’état de la batterie visant à vérifier la présence des accessoires et l’état de propreté des
accumulateurs.
Mesures
mesures de la tension de chaque élément et de sa température,
détermination de l’état de charge de la batterie en fonction des abaques fournisseur.
Les ensembles en construction mécano-soudée doivent respecter des tolérances de fabrication dimensionnelles
et de planéité de + ou - 1 mm/m. Les ensembles en construction moulée doivent respecter une tolérance de +/-
0,3 mm/m.
Les dispositifs de fixation entre les différents éléments sont conçus de manière à absorber les écarts
dimensionnels. La flèche maximum acceptable sur tout élément est de 1/500 de sa portée, les éléments sont
dimensionnés en conséquence.
L’aspect des parties peintes est particulièrement soigné. Aucune reprise ou couche de finition sur le site n’est
admise. Les éléments sont livrés emballés et protégés, prêts à la pose.
Finitions et équipements
Ces différents éléments sont d’une finition et d’un montage très soignés, parfaitement lisse, sans aucune saillie.
La réalisation, la mise en œuvre et le ré-démontage de ces échantillons ou prototypes sont inclus dans l’offre
et ne pourront donc faire l’objet d’aucune réclamation d’indemnité à quelques titres que ce soit.
La réalisation des planches de référence avec les moyens de transports prévus et le matériel de mise en œuvre
par l’entrepreneur doit également permettre de définir la procédure de réalisation définitive.
Ces planches sont exigées avant toute réalisation définitive.
Le Maître d’Œuvre, le Maître d'Ouvrage et son représentant peuvent exiger la mise en œuvre de nouvelles
planches d’essai si aucune des premières ne donne satisfaction.
RECEPTION PROVISOIRE
Après achèvement des travaux, l’Entreprise demandera par courrier la réception du réseau par le Maître
d’ouvrage, qui se chargera de l’effectuer.
Les opérations de réception font l’objet d’un procès-verbal dressé sur le champ par le représentant légal du
Maître d’ouvrage et soumis à la signature de l’Entrepreneur.
La réception ne peut être refusée qu’en raison des insuffisances, omissions, imperfections et malfaçons
constatées au cours des opérations de réception et mentionnées au P.V. Notification du refus de cette réception
soit alors faite à l’Entrepreneur et cette notification doit intervenir dans le délai de 10 jours suivant l’expiration
du délai fixé.
S’il apparaît que certaines prestations prévues au marché n’ont été exécutées et si le représentant légal du
Maître d’ouvrage accepte néanmoins de prononcer la réception, ces prestations doivent être exécutées trois
mois au plus tard après la date de la réception, sauf prolongation éventuelle par ordre de service.
L’Entrepreneur doit remédier aux imperfections ou malfaçons mentionnées dans le procès-verbal de réception
dans le délai fixé par le Maître d’ouvrage ou en l’absence d’un tel délai trois mois avant la fin du délai de
garantie. Au cas où les travaux ne seraient pas faits dans le délai prescrit, le représentant du Maître d’ouvrage
peut les faire exécuter aux frais et risque de l’Entrepreneur.
Si certains ouvrages ou certaines parties d’ouvrage se sont pas entièrement conformes aux spécifications du
Marché sans que les imperfections constatées soient de nature à porter atteinte à la sécurité, au comportement
ou à l’utilisation des ouvrages, le représentant du Maître d’ouvrage peut, en égard à la faible importance des
imperfections et aux difficultés que présenterait la mise en conformité, renoncer à ordonner la réfection des
ouvrages défectueux et proposer à l’Entrepreneur une réfection sur les prix.
Si l’Entrepreneur accepte la réfection, les imperfections qui l’ont motivée se trouvent couvertes. De ce fait la
réception est renoncée sans réserve.
Dans le cas contraire l’Entrepreneur demeure tenu de supprimer ces imperfections, la réception étant prononcée
sous resserve de leur réparation.
Date d’effet de la réception provisoire.
La réception une fois prononcée prend effet à compter de la date réelle d’achèvement des travaux fixés lors
des opérations de réception et mentionnée dans le procès-verbal de réception provisoire.
RECEPTION DEFINITIVE.
A l’expiration du délai de garantie sur la réception provisoire, l’entreprise demandera par courrier la réception
du réseau par le Maître d’ouvrage, afin de procéder à la réception définitive.
Sauf dispositions contraires, le délai de garantie constructeur est de dix ans pour l’ensemble des équipements
inclus dans le marché.
Pendant le délai de garantie, l’Entrepreneur est tenu :
d’exécuter les travaux éventuels de finition ou reprise visés ci-dessus.
de remédier à tous les désordres constatés de telle sorte que l’ouvrage demeure conforme à l’état où il était lors
de la réception ou après correction des imperfections constatées au cours de cette réception. - procéder le cas
échéant aux travaux modificatifs dont la nécessité serait apparu à l’issue des essais ou vérifications effectuées.
de remettre au Maître œuvre les plans des ouvrages conformes à leur exécution.
Les dépenses correspondant aux travaux complémentaires ayant pour effet de remédier aux déficiences
énoncées ci-dessus à la charge de l’Entrepreneur qui si la cause de celles-ci lui est imputable.
Si à l’expiration du délai de garantie l’Entrepreneur n’a pas procédé à l’exécution des travaux et des prestations
énumérées ci-dessus, le délai de garantie peut être prolongé par ordre de service pour les parties d’ouvrage non
parachevées jusqu’à l’exécution complète des travaux.
L’achèvement des travaux peut être assuré d’office par le Maître d’ouvrage aux frais et risques de
l’Entrepreneur est libéré de ses obligations contractuelles sous réserves cependant :
si ce dernier n'a pas donné suite à l'ordre de service susvisé dans le délai prescrit,
à l'expiration du délai de garantie, éventuellement prolongé dans les conditions précisées ci-dessus,
l'entrepreneur,
de la garantie particulière applicable aux lampes et qui est précisée ci-dessus,
de la protection contre la corrosion applicable aux parties optiques et mécaniques des luminaires.
L'Ingénieur disposera d'un délai de dix (10) jours ouvrés pour faire connaître sa décision. L'agrément donné
par l'Ingénieur ne dégage en rien la responsabilité de l'Entrepreneur. Le nombre des essais d'agrément reste
soumis à l'appréciation de l'Ingénieur, compte tenu de l'importance et le l'hétérogénéité du gisement.
A titre indicatif et sans que la liste soit exhaustive, il est rappelé ci-après quelques-uns des essais :
- granulométrie ;
- limites d'Atterberg ;
- équivalent de sable ;
- Proctor modifié ;
- indice portant CBR ;
- Los Angeles ;
- Deval en présence d'eau (norme NF EN 13383-1 et norme NF EN 1097-1) ;
- scissométrique ;
- cisaillement direct ;
- analyse de l'eau ;
- essai de frottement sol – armature.
- etc.
b) sur bétons :
- mesures des teneurs en eau ;
- résistances à la compression à 28 jours, le cas échéant à 7 jours ;
- mesure de la consistance au cône d'Abrams.
Essais de contrôle de conformité des produits.
Contrôle des pavés et des bordures.
Il est rappelé que l'Entrepreneur est tenu, aux termes de l'article 2.2 du présent CCTP., de s'assurer que le
titulaire du marché des travaux de préfabrication lui a remis un double du Certificat de Conformité Provisoire
des pavés et des bordures préfabriquées.
A défaut de disposer de ce certificat, l'Entrepreneur qui accepte une livraison en signant un récépissé de
réception ou un bordereau de livraison, prend la responsabilité entière du lot livré et à ce titre, a l'obligation de
faire effectuer par son laboratoire et à sa charge tous les essais de conformité qui pourraient lui être demandés
par le Maître d'œuvre ou l'Ingénieur.
Tous les préjudices subis de ce fait par l'Entrepreneur ou par le chantier et le Maître de l'Ouvrage, notamment
du fait de retards ou de dépose d'éléments mis en œuvre sans avoir été contrôlés et certifiés conformes, sont
supportés par l'Entrepreneur.
Ciments.
L'Entrepreneur est tenu de remettre à l'Ingénieur toutes les fiches techniques, certificats d'homologation, labels
de normalisation, fournis par les titulaires du marché des travaux de préfabrications, des ciments que
l'Entrepreneur propose d'utiliser et notamment des ciments importés, tel qu'indiqué à l'article 2.10.3.
En cas d'incertitude, l'Ingénieur pourra demander à l'Entrepreneur de faire exécuter par son laboratoire ou un
autre laboratoire agréé et aux frais de l’entrepreneur, les essais qu'il jugera utiles afin de vérifier la conformité
de ces ciments.
- les interventions de l'équipe in situ du laboratoire ou les essais au laboratoire central portent et à titre
indicatif, sur les contrôles courants :
a) sur échantillons prélevés sur chantier ou en emprunt :
* essais d'identification de sols et de matériaux ;
* essais Proctor Modifié et CBR ;
* essais de compression sur béton et le sol amélioré au ciment
* essais d'absorption d'eau de pavés.
b) mesures sur le site :
* essais d'affaissement des bétons au cône d'Abrams ;
* mesures de densités en place (terrassements et diverses couches).
- l'Entrepreneur assure à l'équipe du laboratoire les facilités strictement nécessaires à l'exécution de ces
contrôles courants (accès, respect des plannings, éventuellement mise à disposition ponctuelle des manœuvres,
etc.)
Essais en usine
Les essais et réception en usine sur les fournitures seront effectués à la charge de l’Entrepreneur, selon un
protocole préalablement convenu d’accord avec le maitre d’ouvrage et le maitre d’œuvre par une délégation
composée de six personnes autres que les responsables de l’Entrepreneur
Fiches Techniques : Lampadaire mono-cross
Description Donnée spécifiée Donnée de l’offre
PANNEAU SOLAIRE
Technologie Monocristallin ou Polycristallin
Puissance 260Wc minimum soit deux panneaux de
130 Wc
Inclinaison 15° plein sud
Garantie de production 90% de la puissance initiale à 10 ans
80% de la puissance initiale à 25 ans
Autre Le panneau solaire est indépendant du
luminaire et sera orientable à 360°
Normes IEC 61215 ed.2 ; IEC 61730
BATTERIE
Technologie LITHIUM PHOSPHATE DE FER
LiFePO4, NiMH ou Li-Ion
(Garantie minimum 10 ans)
Capacité de stockage
2400Wh où à justifier par note de calcul
Profondeur de décharge
60% où à justifier par note de calcul
maximale
Taux de décharge pour garantir au minimum deux jours
quotidien d’autonomie sans ensoleillement
Durée de vie (pour une
T°C ambiante de 25°)
10 ans minimum
avec 90% de capacité
restante
Auto-décharge
<3% à 25°C
mensuelle
Rendement en charge 100% à 0.5C
Rendement en décharge suivant note de calcul
Température de
-20°C + 65°C
fonctionnement
Situation Batteries insérées dans un caisson en
injection aluminium ou suivant la
technologie du fabricant. Le caisson peut
être en acier ou en polypropylene
Normes Normes :
UN 38.3 Transport ou équivalents
Description Donnée spécifiée Donnée de l’offre
Protocole de tests selon NFC 58-510
CEM, EN 55015,EN 55015
EN 61000
REGULATEUR ELECTRONIQUE DE GESTION INTELLIGENTE
Technologie A préciser par le soumissionnaire
Température de
-20°C à +80°C
fonctionnement
Composants A préciser par le soumissionnaire
Durée de vie >20ans
Indice de protection IP66
- Coupures et/ou réduction de flux
programmables durant la nuit
- Détection automatique jour/nuit (avec
temporisations réglables)
- Mémorisation des évènements
(Feedback)
Fonctions principales
- Compteur de temps de fonctionnement
- Calcul de l’état de charge batterie (SoC)
- Protections : Décharge profonde /
Surcharge / Température / Court-circuit /
Inversions de polarité panneau solaire et
batterie.
Livré pré câblé inséré dans le caisson en
injection aluminium ou suivant la
Autre
technologie du fabricant. Le caisson peut
être en acier ou en polypropylène
CEM / EN 55015 / EN 61547 / EN 62493
Normes :
/ EN 61000
LUMINAIRE
Matériaux Luminaire d’éclairage public
Fonderie d'aluminium injectée RAL au
choix
Dissipateur thermique : intégré à la
fonderie d’aluminium
Protection obligatoire par verre trempé
plat
Lu et accepté, le
L'Entrepreneur
Les présentes clauses sont destinées à aider l’Entrepreneur à charge d'exécution des travaux voirie, afin qu'il
puisse intégrer dans ces documents des prescriptions permettant d'optimiser la protection de l'environnement et
du milieu socio-économique.
En outre, elles sont spécifiques à toutes les activités de chantier pouvant être sources de nuisances
environnementales et sociales. Il reste cependant vrai qu'il n'est pas possible d'envisager tous les cas possibles et
que les clauses proposées doivent servir de guide et ne remplacent aucunement l’étude d'impact environnemental
et social du projet.
REGLES GENERALES
L’Entrepreneur devra respecter et appliquer les lois et règlements sur l'environnement existant et en vigueur au
Bénin. Dans l'organisation journalière de son chantier, il doit prendre toutes les mesures appropriées en vue de
minimiser les atteintes à l'environnement, en appliquant les prescriptions du contrat et en veillant à ce que son
personnel les respecte et les applique également.
Programme d'exécution
L’Entrepreneur devra établir et soumettre à l'approbation du maitre d’ouvrage ou de son représentant un
programme définitif détaillé de gestion environnementale et sociale, comportant les indications suivantes :
L’Entrepreneur est tenu de fournir un Plan de Gestion de l’Environnement et Social du Chantiers (PGES-C) dans
un délai de 30 jours à compter de la date de notification du Marché. Le PGEC devra être approuvé par le maître
d’œuvre dans un délai de 20 jours. Au minimum, le PGES-C comprendra :
l’organigramme du personnel affecté à la gestion environnementale, avec indication du responsable
environnemental du projet,
la description des méthodes de réduction des impacts sur l’environnement biophysique et socioéconomique,
le plan de gestion et de remise en état des zones d’emprunt et carrières,
le plan de gestion de l’eau et de l’assainissement,
le plan de gestion des déchets,
la liste des accords pris avec les propriétaires et les utilisateurs actuels de ces aires et la preuve que ces utilisateurs
ont pu trouver des aires similaires pour continuer leurs activités.
Plan de Protection de l’Environnement du Site (PPES)
L’Entrepreneur est tenu de préparer et de soumettre au maitre d’œuvre un Plan de Protection de l’Environnement
du Site (PPES) détaillé pour l’installation de chantiers et les sites d’extraction de matériaux. Le PPES doit
comporter au minimum :
l’ensemble des mesures de protection du site et programme d’exécution (la construction de merlons en terre d'une
capacité de rétention suffisante autour des bacs de stockage de carburant, de lubrifiants et de bitume pour contenir
les fuites ; des séparateurs d'hydrocarbures dans les réseaux de drainage associés aux installations de lavage,
d'entretien et de remplissage en carburant des véhicules et des engins, et aux installations d'évacuation des eaux
usées des cuisines),
la localisation et le plan général du site à l’échelle convenue avec le maitre d’œuvre,
la description des méthodes d’évitement et de réduction des pollutions, des incendies et des accidents de la route,
les infrastructures sanitaires et accès des populations en cas d’urgence,
la réglementation du chantier concernant la protection de l’environnement et la sécurité,
le plan prévisionnel d’aménagement du site en fin de travaux.
L’Entrepreneur est tenu de sous-traiter à des opérateurs spéciaux les travaux et activités ne relevant pas de sa
compétence, à savoir :
l’engazonnement des talus,
les plantations d’arbres d’alignement dans les agglomérations et dans les zones d’emprunt et carrière,
les activités de sensibilisation du personnel aux risques de transmission des IST/VIH SIDA et de transgression
des us et coutumes.
Il veillera à ne pas compromettre l'alimentation en eau des populations locales. À ce titre, l’Entrepreneur devra
soumettre à l'approbation du maitre d’œuvre ses plans pour le développement et l'exploitation des forages d'eau.
Si, de l'avis du maitre d’œuvre, le pompage sur un site approuvé entraîne une diminution importante du débit des
puits et des sources du voisinage, l’Entrepreneur devra alimenter en eau, de quantité et de qualité équivalentes,
les populations concernées.
L’Entrepreneur devra informer les responsables des collectivités locales (chef du village ou d’Arrondissement,
etc.), trente (30) jours avant de dériver provisoirement, tout ou en partie, l'eau d'un quelconque cours d'eau pour
ses travaux.
Les digues ou les autres obstructions au libre écoulement des eaux devront comporter une buse ou tout autre
moyen de rétablir le débit normal quand aucun prélèvement n'est opéré.
Lorsque, de l'avis du maitre d’œuvre, les prélèvements d'eau entraînent une diminution significative du débit
disponible pour les utilisateurs situés à l'aval, l’Entrepreneur devra créer, à ses frais, un appoint d'eau de quantité
et qualité équivalentes.
Ce plan prévoira toutes les dispositions adéquates pour l'élimination des eaux usées et des ordures, afin qu'il n'en
résulte aucune pollution ou aucun danger pour la santé humaine ou animale.
Ces dispositions seront efficacement maintenues pendant toute la période d'activité de la base vie.
Réception définitive
Les obligations de l’Entrepreneur courent jusqu'à la réception définitive des travaux qui ne sera acquise qu'après
complète exécution des travaux d'amélioration de l'environnement prévus au contrat.
PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
Installation de chantier
Implantation
Le plan d'installation de chantier devra tenir compte des aménagements et est déterminé par le volume et la nature
des travaux à réaliser, le nombre d'ouvriers et les normes et mesures de protection adéquates.
Le site doit être choisi en dehors des zones sensibles.
Règlement intérieur
Un règlement interne de l'installation du chantier doit mentionner spécifiquement :
les règles de sécurité,
l’interdiction de la consommation d'alcool pendant les heures de travail,
le respect des us et coutumes des populations et des relations humaines d'une manière générale,
les risques de contamination des IST et du VIH SIDA.
Des séances d'information et de sensibilisation sont à tenir régulièrement et le règlement est à afficher visiblement
dans les diverses installations. Ce règlement intérieur devra être approuvé par le Maitre d’Ouvrage Délégué après
sa validation par la Mission de contrôle.
Équipement
Les aires de bureaux et de logement doivent être pourvues d'installations sanitaires (latrines, fosses septiques,
puits perdus, lavabos et douches) en fonction du nombre des ouvriers. Des réservoirs d'eau devront être installés
en quantité et qualité suffisantes et adéquates aux besoins.
Les aires de cuisine et de réfectoires devront être pourvues d'un dallage en béton lissé, désinfectées et nettoyées
au quotidien. Un réservoir d'eau potable doit être installé et le volume doit correspondre aux besoins. Des lavabos
devront faire partie de ces installations. Un drainage adéquat doit protéger les installations.
Gestion des déchets
Des réceptacles pour recevoir les déchets sont à installer à proximité des diverses installations. Ces réceptacles
sont à vider périodiquement et les déchets à déposer dans un dépotoir (fosse maçonnée ou bétonnée). Cette fosse
doit être située à au moins 50 m des installations et, en cas de présence de cours d'eau ou de plan d'eau, à au
moins 100 m de ces derniers. La fosse doit être recouverte et protégée adéquatement par un drainage.
Les déchets toxiques sont à récupérer séparément et à traiter à part. À la fin des travaux, la fosse est à combler
avec de la terre jusqu'au niveau du terrain naturel.
La gestion des déchets solides se fera conformément aux prescriptions en vigueur au Bénin.
Les aires d'entretien et de lavage des engins devront être bétonnées et pourvues d'un puisard de récupération des
huiles et des graisses. Cette aire d'entretien devrait avoir une pente vers le puisard et vers l'intérieur de la plate-
forme afin d'éviter l'écoulement des produits polluants vers les sols non protégés.
Les huiles usées sont à gérer conformément au décret relatif à la gestion des huiles usagées en République du
Bénin. L’Entrepreneur doit signer un contrat avec ses fournisseurs de carburant et lubrifiants pour la récupération
des huiles usées.
Les voies d'accès et de circulation devront être compactées et arrosées périodiquement pour réduire l'envol de
poussières.
Repli de chantier
Le site devra prévoir un drainage adéquat des eaux sur l'ensemble de sa superficie.
À la fin des travaux, l’Entrepreneur réalisera tous les travaux nécessaires à la remise en état des lieux. Il devra
replier tout son matériel, engins et matériaux. Il ne pourra abandonner aucun équipement ni matériaux sur le site,
ni dans les environs.
S'il est dans l'intérêt du Maître d'Ouvrage ou d'une collectivité de récupérer les installations fixes, pour une
utilisation future, le Maitre d’ouvrage pourra demander à l’Entrepreneur de lui céder sans dédommagements les
installations sujettes à démolition lors du repli.
Après le repli du matériel, un procès-verbal constatant la remise en état du site devra être dressé et joint au PV
de réception des travaux.
Réunion de démarrage des travaux
Les autorités et les populations devront être informées sur la consistance des travaux qui seront réalisés et ce sera
le lieu de recueillir les éventuelles observations de leur part. Les informations sur les travaux devront préciser
leurs itinéraires et les emplacements susceptibles d'être affectés par les travaux et leur durée. L’Entrepreneur
pourra, avec l'aide d'ONG locales, sensibiliser encore la population sur les aspects environnementaux et sociaux
du chantier et sur les relations humaines entre les ouvriers de l’Entrepreneur et la population. Des précisions
seront données aux populations sur les modalités de dédommagement et aucun travail ne pourra démarrer avant
le paiement des indemnités d'expropriation.
Personnel de chantier
L’Entrepreneur est tenu d'engager (en dehors de son personnel cadre technique) le plus de main-d'œuvre
possible dans la zone où les travaux sont réalisés. À défaut de trouver le personnel qualifié sur place, il est
autorisé d'engager la main-d'œuvre à l'extérieur de la zone de travail.
L’Entrepreneur doit munir ses ouvriers des équipements de sécurité nécessaire et adéquats, notamment pour
les postes de travail de :
carrières, stations de concassage ou d'enrobage : masques à poussière, casques antibruit, chaussures de sécurité,
etc,
terrassement, chambres d'emprunts : masques à poussière, bottes, etc
ferraillage et soudure : gants, lunettes, bottes, etc,
maçonnerie et coffrage ; gants et bottes.
Le personnel HSE doit être mis en place au même titre que le personnel de Génie Civil (Ingénieur des travaux,
conducteur des travaux et autres…)
Elagage
Toutes les branches surplombant la plate-forme seront coupées suivant une verticale passant par la limite de
débroussaillement. Seront abattus, tous les arbres menaçant de tomber sur la route et de gêner la circulation
après une tornade.
Matériaux d'apport
Chargement et transport des matériaux d'apport
Lors de l'exécution des travaux, l’Entrepreneur doit :
prendre les mesures nécessaires pour limiter la vitesse des véhicules sur le chantier par l'installation de panneaux
de signalisation et porteurs de drapeaux,
arroser régulièrement les voies de circulation dans les zones habitées,
prévoir des déviations par des pistes et routes existantes dans la mesure du possible.
Dépôts de matériaux d'apport sur la route
L’Entrepreneur doit :
organiser la répartition des tas d'un seul côté de la route sur des distances restreintes,
procéder au régalage au fur et à mesure,
mettre en place une signalisation mobile adéquate,
régler la circulation de transit par des porteurs de drapeau,
charger les camions de manière à éviter les pertes de matériaux au cours du transport,
veiller à ce que les camions et engins de chantier gardent une vitesse maximale de 30 km/h particulièrement à la
traversée d’agglomérations,
prévoir une installation suivant l'importance des travaux,
éviter l'accumulation de bourrelets latéraux sur les bas-côtés et les fossés,
rétablir le système de drainage et l'accès aux habitations riveraines,
effectuer les passes à la niveleuse en évitant la création de cordons,
enlever les surplus de terre dans les fossés, les déposer et les régaler hors de l'emprise aux endroits n'entravant
pas l'écoulement normal des eaux,
déterminer les emplacements des dépôts des matériaux en tenant compte d'un minimum de débroussaillage,
prendre les dispositions de drainage pour éviter l'emportement des agrégats par les eaux,
prendre les dispositions de sécurité des installations de bitumage (chauffe bitume, stockage du bitume),
disposer sur le chantier de produits absorbants en cas de déversements des produits toxiques,
mettre en place une signalisation adéquate,
éviter d'exécuter ces travaux dans les villages le jour du marché.
Plantation d'arbres
Ce poste concerne la fourniture et la plantation manuelle d'arbres d'espèces adaptées au milieu naturel pour
constituer des écrans verts en bordure de la voirie et dans les zones d’emprunt latéritique ou de sable silteux
de même qu’aux abords des carrières.
Il comprend notamment :
la fourniture des plants, de hauteur minimale un mètre,
la plantation, protection, arrosage et entretien jusqu'à la réception définitive,
le remplacement en cas d'échec.
SANCTIONS ET PÉNALITÉS
Notification
Toute infraction aux prescriptions dûment notifiées à l’Entrepreneur par le maitre d’œuvre doit être redressée.
La reprise des travaux ou les travaux supplémentaires découlant du non-respect des clauses est à la charge de
l’Entrepreneur.
À la fin des travaux, l’Entrepreneur réalisera tous les travaux nécessaires à la remise en état des lieux. Il devra
replier tout son matériel, engins et matériaux. Il ne pourra abandonner aucun équipement ni matériaux sur le
site, ni dans les environs.
S'il est dans l'intérêt d'une collectivité locale de récupérer les installations fixes, pour une utilisation future, la
structure intéressée pourra demander à l’Entrepreneur de lui céder sans dédommagement les installations
sujettes à démolition lors d'un repli.
Après le repli du matériel, un procès-verbal constatant la remise en état du site avec l’agrément du service de
l’environnement concerné devra être dressé et joint au procès-verbal de réception des travaux.
B
SPECIFICATIONS TECHNIQUES POUR LES TRAVAUX DE
REPRISE DE BITUMAGE DU TRONCON 7.002-11.004-12.001-
12.042
Le présent Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) concerne les travaux
d’aménagement, de reprise du bitumage et d’assainissement du Boulevard Saint Michel (section
allant du croisement avec l’Av. Augustin Nicoue jusqu’au croisement avec le Bd de la Marina) dans
la ville de Cotonou.
Si ce CCTP prévoit que le matériel, les matériaux ou le mode d'exécution doivent répondre à certaines
normes nationales ou autres, il est précisé que le matériel, les matériaux, ou le mode d'exécution,
conformes à d'autres normes seront également acceptés si leur qualité est équivalente ou supérieure à
la norme spécifiée.
A défaut, il sera fait référence, pour tout ce qui ne déroge pas aux documents contractuels, aux Cahiers
des Clauses Techniques Générales du Ministère de l'Equipement Français.
Si pour des marchandises ou des matériaux ou du matériel, des noms de marque ou des numéros de
catalogue ou des classifications analogues sont cités dans ce CCTP, il est précisé que des
marchandises ou des matériaux ou du matériel qui ont des caractéristiques semblables ainsi qu'une
qualité et un rendement au moins égal, seront aussi acceptés.
Le présent Cahier des Clauses Technique Particulières désigné par CCTP fait partie des pièces
contractuelles. Il définit les normes et spécifications techniques applicables, ainsi que les méthodes
d’exécution des travaux et de mise en œuvre des matériaux.
Le présent CCTP annexé au Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP) du Dossier
d'Appel d'Offres, est complété pour tout ce qui ne déroge pas aux documents contractuels, par les
textes ci-après :
Le Cahier des Clauses Techniques Générales (CCTG) du ministère de l’Équipement de la République
Française applicable aux marchés publics de travaux.
Les fascicules du CCTG se rapportant aux différentes catégories de travaux.
Les Fascicules du Cahier des Prescriptions Communes applicables aux mêmes catégories de travaux,
dont les dispositions devront être suivies.
Et en particulier par les fascicules suivants (liste non exhaustive) :
Dénomination Titre
Fascicule n°1 Dispositions Générales aux diverses natures de travaux
Fascicule n° 2 Travaux de terrassements
Fourniture des liants hydrauliques complété par les normes AFNOR
Fascicule n° 3
NF P 15 299, NF P 15 300 et NF P 15 301
Fascicule n° 4 Fournitures d’acier et autres métaux, titre I et titre II
Fascicule n° 7 Reconnaissances des sols
Fourniture de granulats employés à la construction et l'entretien des
Fascicule n° 23
chaussées complétés par la norme XP 18 540
Fourniture des liants hydrocarbonés employés à la construction et
Fascicule n° 24 l'entretien des chaussées, complété par les normes NF T 65 001 et 65
011
Fascicule n° 25 Exécution des corps de chaussées
Fascicule n° 26 Exécution des enduits superficiels
Fascicule n° 27 Mise en œuvre des enrobés bitumineux
Fascicule n° 29 Construction et entretien des corps de chaussées
Transport par route de matériaux destinés à la construction et à
Fascicule n° 30
l'entretien des chaussées
Bordure et caniveaux en pierre naturelle ou en béton, complété par
Fascicule n° 31
la norme AFNOR NF P 98 302
Fascicule n° 32 Construction des trottoirs
Dénomination Titre
Fascicule n° 35 Travaux d’espaces verts, Plantations et engazonnement
Fascicule n° 50 Travaux topographiques
Fascicule n° 61 Conception, calcul et épreuve des Ouvrages d’Art
Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et
Fascicule n° 62-T1
construction en béton armé
Règles Techniques de Conception et de calcul des fondations des
Fascicule n° 62-T5
ouvrages de génie civil
Fascicule n° 63 Fourniture et mise en œuvre des mortiers et bétons non armés
Fascicule n° 64 Travaux de maçonnerie non armé d’ouvrages de génie civil
Fascicule n° 65 Exécution des ouvrages en béton armé ou précontraint
Fascicule n° 67 Etanchéité des ouvrages d'art
Fascicule n° 68 Exécution des travaux de fondations des ouvrages de génie civil
Fascicule n° 70 Canalisation d’assainissement et ouvrages annexes
a) Instruction Provisoire du 13 décembre 1971 sur les Directives Communes Relatives aux
Calculs des Constructions.
b) Dossier pilote JADE 68 du SETRA pour la conception et la mise en œuvre des joints de
chaussée, des trottoirs et des appareils d'appui.
c) Les normes de l’Association Française de Normalisation (AFNOR).
d) Les Articles 1972 et 2270 du Code Civil Français relatifs à la garantie décennale.
De plus, les essais en laboratoire et en place seront conduits conformément aux modes opératoires de
l'AFNOR (France), du LCPC (France) ou à défaut aux procédures AASHTO (American Association
of State Highway and Transportation Official), ASTM (American Society for Testing and Material)
ou du BS (British Standard), en vigueur le premier jour du mois qui précède la date limite de la remise
des offres.
Les matériaux, produits et composants de construction doivent être conformes aux stipulations du
marché et aux prescriptions des normes AFNOR homologuées, les normes applicables étant celles en
vigueur le premier jour du mois qui précède la date limite de remise des offres.
En ce qui concerne le vocabulaire des essais de laboratoire et les documents émis par les laboratoires
d'essais, les termes fondamentaux et leurs définitions seront conformes aux normes AFNOR NF X
10-001, NF EN 45020 et NF P 08 - 500 (conditions générales minimales d'un procès-verbal d'essai
de matériaux).
L'ensemble des fascicules du Cahier des Clauses Techniques Générales applicable aux marchés
publics de travaux de Génie Civil en France peut être acheté à :
Direction des Journaux Officiels
26 rue Desaix, 75727 Paris Cedex 15
L'ensemble des normes AFNOR peut être acheté à :
Association Française de Normalisation
Tour Europe, 92049, Paris - La Défense – Cedex.
Voir A-
STRUCTURE DE CHAUSSEE
Il est indiqué dans le dossier les structures de chaussées pour chaque tronçon découlant des études de
trafic, de la classe du sol support et des matériaux de viabilité dans la zone du projet.
Toutefois, l’Entrepreneur devra reprendre le dimensionnement de chaussée pour chaque tronçon et
soumettre au maitre d’œuvre les modifications qu’il compte apporter assortie d’un mémoire
technique. La structure issue des études est la suivante :
o Revêtement : BB 0/10
o Couche d’imprégnation
o Couche de base : GB 0/14
o Couche de fondation : SC
Certaines rues en projet traversent des zones marécageuses à nappe phréatique affleurante.
Cette situation augmentera la teneur en eau du corps de chaussée avec pour conséquence la perte de
portance et l’apparition des déformations dans la structure de chaussée.
Ainsi, des dispositions techniques devront être prises à savoir :
• L’utilisation de la géomembrane imperméable qui assure la fonction d’étanchéité.
• La mise hors d’eau du corps de chaussée par surélévation de la ligne rouge.
• L’utilisation de la grave concassée qui constitue une couche drainante.
• La réalisation des drains d’évacuation des eaux capillaires.
L’Entrepreneur devra soumettre à l’approbation du maitre d’œuvre, la solution technique la mieux
adaptée en fonction du sol en place.
CHAPITRE II : Définitions.
• L'emprise de la route est la partie du domaine public légalement réservée à la route et à ses
équipements annexes.
• L’emprise des travaux est la bande de l’emprise de la route nécessaire à l’exécution des
travaux. Pour les rues primaires, secondaires et tertiaires pour lesquelles il sera mis en place
des aménagements paysagistes jusqu’aux riverains, l’emprise des travaux est égale à l’emprise
de la route.
• La plate-forme des terrassements consiste en la partie supérieure des remblais (couche de
forme) ou en la partie inférieure des déblais (fond de forme).
• La couche de fondation est la couche en matériau portant placée immédiatement sur la plate-
forme des terrassements.
• La couche de base est la couche en matériau portant placée immédiatement sur la couche de
fondation.
• La couche de liaison est une couche bitumineuse placée sur la couche de base
• Le revêtement est placé soit sur la couche de base, soit sur la couche de liaison. Cette dernière
est la couche immédiatement placée sur la couche de base et qui joue plusieurs rôles :
structurel, blocage de remontée des fissures dans le cas où la couche de base est améliorée au
ciment, etc.
• La chaussée est la partie de la route réservée aux véhicules.
• Les trottoirs sont situés de part et d'autre de la chaussée et sont réservés à la circulation des
piétons.
• La ligne rouge désigne les cotes successives de la chaussée finie à l'axe de la chaussée.
a) Installation de chantier
Les installations de chantier comprennent depuis la remise de site, jusqu’à la réception provisoire des
travaux :
Les déviations pour les circulations de véhicules et piétons seront réduites le plus possible et
soigneusement entretenues. Les plans des déviations contenus dans le plan global de sécurité de
chantier seront soumis par l’Entrepreneur à l’approbation du maitre d’œuvre.
b) Travaux préparatoires.
Les travaux préparatoires de nettoyage, de décapage et de scarification de chaussée prévus dans le
cadre du présent marché visent essentiellement :
• au débroussaillement, défrichement, décapage, abattage d'arbres et démolition des
installations informelles de l'emprise des terrassements,
• au déplacement éventuel des réseaux de concessionnaires existants de toutes natures dans
l'emprise des travaux,
• à l’évacuation de tout matériau impropre situé aux abords de la chaussée,
• au nettoyage de la chaussée et de l'assiette des terrassements, permettant une inspection
complète et détaillée de l'état des ouvrages d'assainissement préalable à l'établissement du
projet d'exécution définitif des ouvrages à curer, réparer ou à reconstruire,
• à la démolition d'ouvrages maçonnés, en béton armé ou non armé,
• à la démolition d'ouvrages hydrauliques (dalots et buses) ou d’assainissements existants,
• à la démolition de bordures et de pavés existants,
• à la réalisation au fur et à mesure de l’avancement du chantier de déviations provisoires
latérales en sable silteux ou en graveleux latéritique pour permettre le maintien de la
circulation pendant l’exécution les travaux,
c) Terrassements généraux.
Les terrassements généraux comprennent :
• l’exécution et la mise en dépôt des déblais,
• l’exécution des décaissements y compris les déroctages éventuels,
• l’exécution des purges et substitution de matériaux impropres,
• la mise en œuvre des remblais,
• la mise en œuvre de sable lagunaire pour zone inondable,
• la création de fossés latéraux ou de divergents,
• la remise en état des gisements d’emprunt suivant les Directives Environnementales.
g) La signalisation lumineuse.
Les travaux de signalisation lumineuse comprennent :
• les fouilles nécessaires pour la pose des fourreaux de traversées de chaussée en attente au
tirage des câbles d’alimentation,
• la pose de grillage avertisseur,
• la mise en œuvre de remblai,
• la mise en œuvre de béton de classe Q350 pour protection,
• la pose des conduites pour le tirage des câbles d’alimentation.
h) L’éclairage Public
Les travaux d’éclairage public comprennent :
• les fouilles nécessaires pour la réalisation de socle en béton armé pour la pose des candélabres,
• l’approvisionnement sur le site des constituants du béton : agrégats, sable, ciment, aciers, dope
éventuel et des moellons pour les maçonneries,
• la réalisation des socles suivant les plans d’exécution fournis par l’Entreprise en charge des
lots d’éclairage public et approuvés par le maitre d’œuvre,
• la fourniture et la mise en œuvre des tiges filetées (goujons d’ancrage) de concert avec les
Entreprises des lots d’éclairage public en accord avec le Maître d’œuvre
• la mise en œuvre de béton de classe Q350,
• la protection de la partie visible des goujons d’ancrage (tiges filetées)
• les réservations nécessaires pour la mise à la terre de concert avec les entreprises d’éclairage
public en accord avec le Maître d’œuvre
• les remblais contiguës aux socles,
• la remise en état les lieux
i) L’aménagement paysager
Les travaux d’aménagement paysager comprennent :
• l’implantation des réservations d’arbres d’alignement,
• les fouilles,
• la fourniture et pose des bordures,
• le remblai en sable,
• L’évacuation des excédents des produits de fouille.
La liste ci-dessous, non exhaustive, présente les principales normes susceptibles d’être utilisées à
titre contractuel dans le cadre des travaux. Les normes ne sont pas datées dans la mesure où c’est la
dernière version publiée qui fait foi, et la norme Européenne correspondant le cas échéant à la norme
française qu’elle remplace. Les normes associées citées dans les normes principales sont également
applicables.
Tableau 3 : Normes applicables
Exécution des structures en béton
Granulats
Granulats pour mélanges hydrocarbonées et Enduits Superficiels NF EN 13043
dans la construction des chaussées
Granulats pour béton NF-EN 12-620+A1
Définition, conformités, spécifications NF-P 18-545
Critères de qualification des granulats naturels pour béton vis-à-vis FD-P 18-542
de l’alcali-réaction
Essai de réactivité aux alcalis NF-P 18-594
Prélèvement de matériaux sur stocks XP-P 18-551 annulée
Prélèvement de matériaux en cours d’écoulement XP-P 18-552 annulée
Masse volumique réelle du filler NF-EN 1097-7
Analyse granulométrique par tamisage NF-EN 933-1
Epaisseur moyenne XP-P 18-562 annulée
Porosité du filler sec coMPacté NF EN 1097-4
Micro Deval NF EN 1097-1
Los Angeles NF-EN 1097-2
Fragmentation statique XP-P 18-574 annulée
Absorption d’eau NF EN 1097-6
Sensibilité à l’eau NF EN 1744-1
Polissage accéléré NF-EN 1097-8
Essai du bleu de méthylène NF-EN 933-9
Coefficients d’abrasivité et de broyabilité NF-P 18-579
Equivalent de sable NF-EN 933-8
Caractéristiques géométriques des granulats XP-P 18-622 annulée
Analyse granulométrique par tamisage EN 933-1
Dimensions des tamis NF-EN 933-2
Aplatissement NF-EN 933-3
Surfaces cassées NF-EN 933-5
Evaluation des fines NF- EN 933-10
Essai coup de soleil sur les basaltes NF-EN 1367-3 et 1097-2
Bétons
Classification et désignation des bétons hydrauliques, spécifications, NF-EN 206-1 et
performances, production et conformité 206-1/A1
206-1/A2
Contrôle qualité NF-EN 450-1+A1
NF-EN 13-233-1
Classification et désignation des FD-P 18-011
Environnements agressifs
Béton prêt à l’emploi NF-EN 206-1/A1 et
206-1/A2
Adjuvants ; pourcentage d’air NP-EN 12-350
Adjuvants ; reconnaissance chimique NF-EN 480-6 et 480-8
Moules pour éprouvettes NP-P 18-400
Béton durci : confection et conservation d’éprouvettes pour essais de NF-EN 12390-2
résistance
Essais d’étude de convenance et contrôle NP-P 18-404
Essai d’information NP-P 18-405
Essai de compression NP-EN 12390-3
Addition de fillers NP-P 18-501
Qualité de l’eau de gâchage NF-EN 1008
Mise en œuvre des bétons de structure FD P 18-504
Pavés en béton – Prescriptions et méthodes d’essais NF-EN 1338
Chaussées urbaines – Mise en œuvre de pavés et dalles NF-P 98-335
Aciers
Aciers pour béton armé non soudables NF-A 35-017
Dispositifs d’ancrage et de raboutage NF-A 35-020 1 et 2
Armatures hautes adhérence NF-A 35-080-1
Soudage NF-EN ISO 17-660-1
ISO 17-660- 2
Parements
Surfaces et parements des bétons NF-P 18-503
Sols
Classification des matériaux utilisables en remblais et couches de NF-P 11-300
forme
Limite d’Atterberg NF- P 94-051
Masse volumique de sols fins NF-P 94-053
Masse volumique des particules solides (pycnomètre) NF-P 94-054
Teneur pondérale en matières organiques dans les sols NF P 94-055
Analyse granulométrique par tamisage à sec NF-P 94-056
Compacteurs
Compacteurs classification NF P 98-736
Évaluation des performances des compacteurs NF-P 98-737
Matériel d’aide à la conduite et au contrôle des compacteurs NF-P 98-771
Liants hydrocarbonés
Spécifications des bitumes routiers NF-EN 12591
Bitume dur EN 13924-1
Bitume modifié NF EN 14023
Bitumes fluidifiés et fluxés NF EN 15322
Émulsions cationiques de bitume NF-EN 13808
Teneur en bitume NF-EN 12697-1 et 3
Pénétrabilité à 25°C NF-EN 1426
Préparation des échantillons d’essais NF EN 12594
RTFOT Résistance au durcissement NF EN 12607-1
Temps écoulement bitumes fluidifiés et fluxées NF EN 13357
Ductilité NF EN 13589
Densité relative / Densité apparentes des enrobés NF EN ISO 3838
Bille anneau NF EN 1427
Point éclair appareil ABEL NF T 66-009
Solubilité dans un solvant NF EN 12592
Point d’éclair en vase ouvert Cleveland NF EN ISO 2592
Teneur en paraffine NF EN 12606-1 et 2
Essai d’homogénéité des émulsions NF EN 1429
Indice de rupture émulsion cationique NF EN 13075-1
Adhésivité d’une émulsion cationique NF EN 13614
Pseudo viscosité des émulsions NF EN 12846
Détermination du pH des émulsions de bitume NF EN 12850
Détermination du signe de la charge des NF EN 1430
particules d’une émulsion
Stabilité du stockage par décantation NF EN 12847
Teneur en eau des émulsions NF EN 1428
% bitume dissolution à froid NF EN 12697-1
Stabilité au ciment des émulsions NF EN 12848
Mélanges hydrocarbonés
Pour les graves bitume (GB), les bétons bitumineux semi grenus NF EN 13108-1
(BBSG), les enrobés à module élevé (EME), les bétons bitumineux
à module élevé (BBME), les bétons bitumineux minces (BBM)
Bétons bitumineux drainants (BBDR) NF EN 13108-7
Exécution des assises de chaussées, couches de liaison et couches de NF P 98-150-1
roulement
Contrôle occasionnel du pourcentage des vides lors de la mise en XP P 98-151
œuvre par planche de référence
Épreuve de formulation NF EN 13108-20
La maîtrise de la production NF EN 13108-21
Le maître d’Ouvrage, après constat du maitre d’œuvre, pourra prescrire, par ordre de service, la
suspension des travaux du fait d'intempéries sans que l’Entrepreneur puisse élever une réclamation
de ce fait.
Dans ce cas, le délai contractuel pourra être prolongé d'autant de jours calendaires qu'il en sera écoulé
entre la date de suspension et la date de reprise des travaux, si cela est prescrit dans l'ordre de Service
et conformément au CCAP.
CHAPITRE I : OBLIGATIONS ET PRESTATIONS DE L’ENTREPRENEUR
L’Entrepreneur ne peut se prévaloir d’aucune erreur ou omission dans le dossier technique pour
dégager sa responsabilité. De même, l’approbation par le maitre d’œuvre des documents à lui transmis
n’atténuera en rien les responsabilités de l’Entrepreneur.
Dans une phase préliminaire, l'Entrepreneur effectuera toutes les vérifications du projet qu'il juge
nécessaire afin de pouvoir signaler les anomalies, erreurs ou omissions éventuelles, non seulement
sur des documents de l'étude, mais aussi à pied d'œuvre. Ces vérifications porteront notamment sur :
• le profil en travers type applicable,
• la coupe géotechnique du corps de remblai existant,
• la coupe pédologique et pétrographique des zones traversées,
• la localisation des emprunts pour terrassements et corps de chaussée,
• les gisements de matériaux en volume et en qualité (y compris pour la confection des bétons
et/ou la mise en œuvre du revêtement,
• les ouvrages d'assainissement existants et à réaliser.
L'Entrepreneur présentera au maitre d’œuvre les résultats de sa comparaison du projet avec les
conditions locales et ses propositions concernant une modification éventuelle du projet.
Les dispositions définitives seront alors prises d'un commun accord. Aucune exécution des travaux
ne pourra commencée sur une section donnée tant que ces dispositions définitives n'auront pas été
arrêtées.
L'Entrepreneur reconnaît avoir tenu compte des sujétions de temps qui seront entraînées par ces
phases préliminaires. Il reste entendu néanmoins que l'accord entre les parties devra intervenir au
maximum dans les quatorze (14) jours qui suivront la remise au maitre d’œuvre des résultats des
travaux préparatoires. Ce délai de quatorze (14) jours est prolongé au plus d’une semaine, si le maitre
d’œuvre juge nécessaire de demander des contre-essais géotechniques.
4.3.1 Généralités
Le projet d’exécution est élaboré sur la base des plans et de l’étude d’Avant-Projet Détaillé fournis
dans le Dossier d’Appel d’Offres.
Avant de commencer l'exécution des travaux, l’Entrepreneur est tenu de procéder à ses frais :
• à l'exécution des levés topographiques nécessaires,
• aux investigations géotechniques et hydrologiques/hydrauliques complémentaires,
• à l'établissement, en vue de les soumettre au Représentant du Maître d’œuvre pour visa, des
différents projets d’exécution comportant avant-métrés, notes de calcul et toutes justifications.
Si le Maître d’œuvre constate au cours des travaux, soit lors des terrassements, soit lors de la
construction de la chaussée, qu’il y a lieu d’apporter des modifications aux dispositions prévues, il
peut, par écrit, demander à l'Entrepreneur d’appliquer de nouvelles dispositions qui ne changent pas
la nature des travaux.
L'axe du projet implanté par l'Entrepreneur est alors reporté, par tronçon à l'échelle de 1/1000 pour
les longueurs et 1/100 pour les hauteurs.
Sur cet axe est dessinée une ligne rouge. La ligne rouge du DAO peut être modifiée si nécessaire en
fonction des contraintes du terrain. Elle doit être validée par le maitre d’œuvre. En particulier une
attention particulière devra être accordée aux points singuliers notamment les carrefours, les points de
conservations d’ouvrages existants et les rampes maximales, les seuils des riverains.
L'Entrepreneur soumet les dessins du projet d’implantation au maitre d’œuvre au plus tard trente (30)
jours avant la date du commencement des travaux sur le tronçon considéré.
Pour les ouvrages courants l’Entrepreneur fournira des dessins types et un tableau de cotes indiquant
par ouvrage, toutes les dimensions nécessaires à son implantation sur le terrain.
Les projets d’exécution accompagnés des avants-métrés correspondants devront présenter les détails
suivants :
• le recouvrement des armatures,
• les armatures laissées en attente, au droit des reprises de bétonnage,
• la distribution des joints de coffrage,
• les dispositions envisagées, en cas d'arrêt inopiné de bétonnage, dans les différentes parties
des ouvrages,
• le plan de calage des ouvrages,
• les profils en longs et en travers,
• les plans de ferraillage et de coffrage,
• les notes de calcul (surcharges conformes au fascicule 61 titre II, surcharge exceptionnelle du
convoi type de 30 tonnes),
• les avant métrés détaillés et éventuellement un mémoire justificatif des dispositions
envisagées, basés sur les sondages de reconnaissance géotechnique effectués par lui et les
plans types ou particuliers des ouvrages à réaliser,
• les plans d’aménagement des talus,
• l’étude de formulation du béton,
• etc.
L'Entrepreneur soumet au maitre d’œuvre dans un délai d'un (1) mois à compter de l’ordre de service
de démarrer les travaux :
• le projet d'installation de chantier,
• le plan de gestion et de la circulation pendant l’exécution des travaux,
• le projet d’exécution des travaux accompagné de tous les détails nécessaires,
• le planning des travaux détaillé quantitativement par tâches et les rendements escomptés,
• le programme détaillé de l'approvisionnement des matériaux et matières nécessaires aux
travaux,
• le programme de mise en place du personnel et du matériel nécessaire à l'exécution des travaux
conformément au planning,
• le rendement du matériel,
• le Plan d’Assurance Qualité (P.A.Q).
Il est établi chaque fin de mois, à la diligence de l'Entrepreneur et à ses frais, un état d'avancement
des travaux selon modèle agréé par le maitre d’œuvre. Cet état est fourni gratuitement au maitre
d’œuvre en quatre exemplaires et mentionne entre autres :
• le personnel (nombre, qualification, tâches affectées) utilisé sur le chantier,
• le matériel (type d'engin, tâches affectées) en place sur le chantier et en ordre de
fonctionnement,
• les quantités de travaux exécutée par poste et prises en attachement depuis le début du
chantier, comparées avec celles prévues au planning,
• les matériaux approvisionnés sur chantier, comparés avec ceux prévus au planning,
• les prévisions détaillées quantitativement par tâches tant pour les travaux que les
approvisionnements,
• les rendements obtenus depuis le début des travaux et les rendements à prévoir pour tenir dans
le planning.
Tous les matériaux approvisionnés reconnus défectueux après essais doivent être transportés hors du
chantier par l'Entrepreneur et à ses frais dans un délai et à un endroit fixé par le maitre d’œuvre, faute
de quoi, le maitre d’œuvre peut refuser la réception des travaux.
Les travaux effectués dans des conditions non conformes aux prescriptions du présent document, sont
repris jusqu'à l’obtention d'un résultat conforme aux caractéristiques prescrites.
Les emplacements des prélèvements nécessaires aux essais quels qu'ils soient et ceux des mesures in
situ peuvent être fixés par le maitre d’œuvre.
En cas de non-respect des clauses du présent document, l'Entrepreneur a, à sa charge tous les essais
supplémentaires effectués en vue de vérifier s'il a bien apporté les corrections aux travaux non
conformes.
CONTROLE INTERIEUR
L’Entrepreneur est tenu d’effectuer un contrôle technique systématique de ses travaux dans le cadre
du contrôle intérieur, selon une cadence indiquée dans les présentes Spécifications Techniques et les
dispositions du Plan d’Assurance Qualité (P.A.Q).
Il ne peut présenter une demande de réception que si celle-ci est accompagnée des résultats des essais
du contrôle intérieur, qui prouvent que la qualité des travaux est conforme à la qualité requise.
Le Représentant du Maître d’œuvre ordonne l’arrêt immédiat des travaux si les résultats du contrôle
intérieur ne lui sont pas fournis en même temps que les demandes de réception. Cet arrêt des travaux
ne peut en aucun cas faire objet d’une quelconque réclamation d’indemnisation de la part de
l’entreprise.
Les paragraphes ci-après reprennent les différents essais de contrôles internes à effectuer par
l'Entrepreneur pour la réception des matériaux et leur mise en œuvre.
NB: tous les essais seront effectués au niveau de chaque rue quelque soit leur linéaire. Pour des rues
de longueur inférieure à 500ml, on fera juste un essai.
• Mise en œuvre.
Sol d’assise des remblais : 1 essai tous les 100ml
Mise en œuvre.
Nature des essais Résultats Fréquence
Essai à la plaque française de diamètre 600 EV2 ≥ 100 MPa 1 essai tous les 100 ml
mm
La nature et les fréquences d’essais seront adaptées si nécessaire à l’hétérogénéité des matériaux sur
indication du Maître d’œuvre.
Mise en œuvre
Nature des essais Résultats Fréquence
Mesure de compacité 97% de l’OPM Une densité tous les 100m de part
et d’autre de l’axe
Mesure de déflexion à la poutre de Benkelman 90/100mm Un essai tous les 50m en
quinconce
CRITERES D’ACCEPTABILITE
Spécifications
Matériaux pour couche de base
- Indice portant CBR 95% OPM, 4 jours
≥ 60
immersion
d (t/m3)
- Densité sèche à l'OPM ≥ 2,0
- Indice de plasticité IP ≤ 20
- Limite de liquidité LL ≤ 40
- Passant au tamis de 80 µm % ≤ 20
- Passant au tamis de 2 mm % ≤ 50
- Teneur en matières organiques MO % < 0,5
- Gonflement linéaire % < 0,5
- D maxi mm 50
Mise en œuvre
Nature des essais Résultats Fréquence
Une densité tous les 50m
Mesure de compacité 98% de l’OPM
de part et d’autre de l’axe
Un essai tous les 50m en
Mesure de déflexion à la poutre de Benkelman 60/100mm
quinconce
• Couche de fondation en graveleux latéritique ou sable silteux traitée au cimentM
Matériaux
Essais de stabilisation
Nature des essais Résultats Fréquence
Résistance à la compression
20 < Rc < 30 bars
Rc à 7 jours à l’air libre
> 13 bars
R’c à 3 jours à l’air et 4 jours à l’eau
> 30 bars
Rc à 28 jours à l’air libre
T = R’c/Rc > 0,60
1 essai tous les 250 ml
Résistance à la traction
Rt à 7 jours à l’air libre > 3,0 bars
Rt à 28 jours à l’air libre > 4.5 bars
CBR à 95 % de l’OPM après 3 jours de cure et > 200
4 jours d’imbibition
Mise en œuvre
Nature des essais Résultats Fréquence
Mesure de compacité 98% de l’OPM Une densité tous les 50m de part
et d’autre de l’axe
Mesure de déflexion à la poutre de Benkelman 60/100mm Un essai tous les 50m en
quinconce
Tamis en
mm LA MDE 40 31.5 20 10 4 2 1 0.5 0.08
GNT
0/31.5 ≤ 40 ≤ 35 100 85-98 65-92 41-71 22-60 16-47 9-40 5-35 5-10
0/20 ≤ 40 ≤ 35 100 85-99 55-85 35-65 22-50 15-40 10-35 5-10
Mise en œuvre
La grave reconstituée humidifiée (GRH 0/20) sera obtenue par mélange d’au moins 2 fractions
granulaires distinctes d’une même roche (indice de concassage : > 80 % en fondation et 100% en
base). La recomposition et le malaxage se feront en centrale. La GRH répondra aux spécifications
définies ci-dessous :
Tamis en
mm MD
LA MB 40 31.5 20 10 4 2 1 0.5 0.08
E
GRH 0/20
85- 55- 32- 22- 15- 11-
0/20 ≤ 30 ≤ 25 < 0.2 100 4-10
99 82 60 49 40 30
La centrale de recomposition sera à dosage pondéral au moins pour les fractions sables. Elle sera
équipée d’un dispositif permettant un apport d’eau au malaxeur pour permettre d’ajuster la teneur en
eau jusqu’à une valeur proche de WOPM.
Le matériau fabriqué est ensuite stocké temporairement par lots de 2000tonnes pour être contrôlé.
• Imprégnation
Mise en œuvre
• Ouvrages d’Assainissement
Matériaux pour Béton C 350
Le Titulaire soumettra au visa du Maître d'Œuvre un programme d'exécution des travaux selon une
présentation ayant reçu l'accord de celui-ci. Le programme devra être soumis dans le délai prévu au
CCAP.
Ce programme d'exécution sera établi au moyen d'une méthode "à chemin critique" et mettra en
évidence :
• les tâches à accomplir dans l’exécution des travaux et leur enchaînement,
• pour chaque tâche, la date prévue pour son achèvement et la marge de temps disponible pour
son exécution,
• les tâches qui conditionnent la durée de réalisation des travaux (tâches critiques).
Il devra tenir compte de toutes les sujétions afférentes à l'exécution des travaux, et en particulier :
• le maintien de la circulation pendant l’exécution des travaux,
• les délais de constitution des dossiers d'approbation pour l'agrément des carrières, des
gisements et des emprunts,
• le mouvement des terres et transport,
• les prescriptions particulières du présent CCTP,
• les intempéries normalement prévisibles,
Ce programme d'exécution des travaux devra être accompagné des pièces suivantes dont la liste est
non limitative :
• une note sur l'installation générale du chantier et incluant un plan des installations,
• un planning des fournitures et approvisionnements,
• un état détaillé du matériel devant être utilisé sur le chantier comportant pour chaque engin,
son âge, ses caractéristiques, son état et sa valeur,
• une note sur les méthodes de travail utilisées ainsi que les précisions quantitatives d'emploi
en personnel,
• le pourcentage du personnel recruté dans la zone de travail,
• le règlement interne du Titulaire incluant les spécifications des Directives environnementales,
• une liste du personnel d'encadrement,
Qu'il s'agisse de l'approbation du programme d'exécution des travaux initiaux ou de ses modifications
en cours de travaux, le maître d'œuvre disposera d'un délai de quinze (15) jours pour faire connaître
son accord ou ses observations sur les dispositions proposées.
L’Entrepreneur devra apporter les modifications éventuellement prescrites par le maître d'œuvre dans
un délai de quinze (15) jours à compter de la date de leur notification.
Le démarrage effectif des travaux sera subordonné à l'approbation du programme d'exécution des
travaux par le maître d'œuvre, sans que le délai d'exécution des travaux soit de ce fait modifié.
Le programme des travaux, ses additifs et rectificatifs éventuels devront être remis au maître d'œuvre.
La présentation des plannings, leur suivi et mise à jour se feront de la manière suivante :
• Planning général des travaux :
Il sera établi sous forme informatisée et présenté sous forme d'un diagramme à barres. Le Titulaire
aura pour obligation de maintenir à jour ce planning et de présenter mensuellement les ajustements
éventuels ainsi que leurs justifications au Maître d’œuvre.
• Planning hebdomadaire d’activité :
L’Entrepreneur aura pour obligation de présenter, chaque fin de semaine, un planning détaillé
définissant les activités diverses qu'il compte entreprendre durant la semaine suivante.
Le maître d’œuvre pourra y apporter ses observations ou son approbation sous un délai de 24 heures.
Le tableau ci-après comporte une liste non limitative des opérations à effectuer par l'Entrepreneur
pour l'organisation et la préparation des travaux.
Tableau N°4 : Liste des opérations à effectuer par l’Entrepreneur pour l’organisation et la
préparation des travaux.
5 Installations de chantier
6 Installation de l’Entrepreneur
Le projet d'installation de chantier sera présenté dans le délai de la période de préparation du
programme et plans d’exécution des travaux. II comportera :
• un dessin au 1/200 ème sur lequel seront reportés :
- les divers éléments constituant les installations de chantier,
- les réseaux divers en indiquant les contraintes y afférent (gabarits, protections, etc…),
Ce projet des installations de chantier est mis à jour, mensuellement, en fonction des besoins et du
phasage des chantiers et soumis à l’approbation du Représentant du Maître d’œuvre dans le cadre du
PAQ.
Les circuits d'approvisionnement du chantier devront être étudiés de façon à ne constituer de gêne
admissible pour la circulation des voies publiques et privées en service.
Dans l'étude de l'organisation du chantier, il sera tenu le plus grand compte de la sécurité des usagers
des voies de service.
En fin de travaux, les terrains ayant servi aux installations de chantier devront être remis en leur état
initial. En particulier, tous les matériaux de construction de plate-forme, les massifs de fondation, les
déchets, etc. seront évacués en dépôt définitif ou vers les centres de recyclage, réemploi, etc…
Il est rappelé à l'Entrepreneur que toutes les installations de chantier doivent faire l'objet d'une
surveillance permanente (24 heures sur 24, 7 jours sur 7) par gardiennage.
Ce laboratoire sera alimenté en eau et en électricité en biphasé ou triphasé (suivant les besoins du
laboratoire) par les soins et aux frais de l'Entrepreneur.
Un laboratoire d’appoint mobile sera fourni par l’Entrepreneur pour un suivi continu des travaux.
L'emplacement du laboratoire ainsi que son équipement sont soumis à l'agrément du Représentant du
Maître d’œuvre.
Le(s) laboratoire(s) doivent rester opérationnels jusqu’à la réception provisoire au moins et au-delà
si des essais complémentaires sont nécessaires pendant la période de garantie.
L’Entrepreneur prend en charge tous les frais de fourniture, d’installation, de gardiennage, et de
fonctionnement du laboratoire, à savoir :
• les locaux et le mobilier,
• l’eau potable,
• l’énergie (courant force et mise en place d’un groupe électrogène),
• l’internet, le téléphone,
• le matériel destiné aux prélèvements et aux essais, tant sur le terrain qu’au laboratoire,
• le personnel qualifié et non qualifié nécessaire,
• les moyens de transport et tous autres éléments logistiques nécessaires, etc.
L’Entrepreneur est tenu de maintenir en permanence en bon état le laboratoire de chantier et ses
équipements. Il est tenu de remplacer immédiatement tout équipement de laboratoire défaillant.
L’Entrepreneur est entièrement responsable de toutes les opérations du contrôle intérieur et ne peut
en aucun cas se prévaloir d’une quelconque faiblesse de son laboratoire, dont il a la charge de manière
totale et autonome ; même en cas de sous-traitance à un laboratoire agréé.
L’Entrepreneur n’est pas autorisé à démarrer des travaux soumis à réception tant que le
laboratoire n’est pas opérationnel.
L’Entrepreneur est tenu de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre à disposition du
maitre d’œuvre le laboratoire équipé dans un délai maximum de deux (02) mois à compter de l’ordre
de service de commencer les travaux.
Tous les bureaux et salles seront climatisés. L’Entreprise pourra céder à cet aménagement outre ses
propres bureaux de chantier et elle sera responsable de son entretien et gestion de l’accueil lors des
réunions de coordination et pilotage.
L’ensemble des installations des bureaux du maitre d’œuvre couvrira une superficie d’au moins
200m².
Les frais de raccordement et de consommation d'eau (potable), d'électricité et de téléphone, d’un
groupe électrogène, d’internet ainsi que le gardiennage et le nettoyage, sont à la charge de
l'Entrepreneur. Le téléphone peut être la connexion d’une ligne directe et/ ou des lignes téléphoniques
mobiles.
L’ensemble des mobiliers et équipements fournis par l’Entrepreneur reste la propriété du
Maître d’Ouvrage à la fin du projet. L’entretien des bureaux comprend le remplacement des
mobiliers et équipements détériorés et le maintien en bon état des installations électriques,
téléphonique, d’internet et de l’alimentation en eau.
Au-delà du délai de trente (30) jours indiqué ci-dessus, si l’ensemble des bureaux du maitre
d’œuvre n’est pas prêt, le représentant du Maître d’œuvre pourra exiger de l’Entrepreneur le
paiement de tous les frais nécessaires à son installation provisoire.
L’annexe 1 du présent CCTP donne en détails la liste des mobiliers et équipements des bureaux du représentant
du maître d’œuvre.
12 Maintien de la circulation
Durant les travaux, l'Entrepreneur est tenu d'assurer la circulation dans des conditions au moins
équivalentes de praticabilité à la situation existante sur l’ensemble de la route.
Les coûts afférents à la construction de pistes de déviation leur entretien et signalisation ainsi que le
dédommagement des plantations sont inclus dans les différents prix unitaires du bordereau des prix.
L'Entrepreneur met en place une stratégie environnementale interne à ses services pour s'acquitter de
ses obligations en la matière, stratégie incluant notamment :
• l'embauche à plein temps d'un ingénieur responsable environnement et sécurité, autonome et
véhiculé, rattaché directement au directeur de projet de l'Entrepreneur (le plus haut niveau
hiérarchique sur site). Son profil sera soumis à approbation du Maître d’œuvre,
• la rédaction, la mise en œuvre et l'actualisation si besoin de procédures simples, soumises à
l'approbation du Maître d’œuvre, l'une portant sur l'organisation générale de sa stratégie, les
autres sur des aspects techniques,
• le contrôle par des inspections régulières du respect des dispositions environnementales et
sociales, de toute nature, prescrites,
• le suivi environnemental et social des travaux par le responsable environnement, et la
rédaction de rapports mensuels et bilans semestriels correspondants,
• l'information systématique du Maître d’œuvre pour chaque incident ou accident, dommage,
dégradation causé à l'environnement dans le cadre des travaux, ainsi que sa consignation dans
un répertoire spécifique,
• l'information et la formation appropriée de son personnel, cadres compris, en vue de la
sécurisation et/ou de la qualité des opérations,
• et la prise de sanctions appropriées contre le personnel ne respectant pas les prescriptions et
dispositions applicables en matière d'environnement.
• la limitation des pollutions avec humidification des pistes en terre et des nuisances générées
par les travaux à proximité des habitations,
• le décapage préalable systématique de tous les sites d'opérations sauf (accord préalable du
Maître d’Œuvre) si l'horizon pédologique de surface, à dominante organique ("terre végétale"
ou vase), n'existe pas ou présente une épaisseur inférieure au réglage opérationnel de la lame
du bouteur ou de l'engin utilisé étant donné l'état du terrain (sol érodé, sol gravillonnaire, sol
à blocs rocheux ne permettant pas le passage de l'engin…),
• la réutilisation des matériaux disponibles sur la chaussée existante chaque fois les conditions
techniques et économiques permettent de l'envisager de manière satisfaisante du point de vue
du Maître d’œuvre.
16 Dossiers de récolement
En fin de chantier, l'Entrepreneur fournira en dix (10) exemplaires sur support papier et sur support
électronique (USB ou deux CD Rom), un dossier de récolement sur les travaux réellement exécutés.
Ce dossier comprendra notamment :
• les dessins d'implantation (projet d'exécution) au 1/1000 - 1/100 mis à jour avec les
modifications éventuellement intervenues pendant l'exécution des travaux,
• les dessins des ouvrages nouvellement construits ou aménagés,
• les profils en travers types,
• les dessins des ouvrages types d’assainissement,
• les plans de la signalisation verticale et horizontale,
• un listing complet des différents essais de contrôle avec leurs repérages permettant de les
localiser sur les dessins à l'échelle de 1/1 000 - 1/100,
• un listing complet des différents ouvrages d'assainissements et de protection avec leur
repérage permettant de les localiser sur les dessins à l'échelle de 1/1 000 - 1/100,
• les plans des carrefours à l'échelle de 1/500,
• un listing complet des gîtes de matériaux utilisés pour la constitution des différentes couches
de chaussées, avec leur localisation par rapport à la route, leurs caractéristiques mécaniques,
leurs capacités résiduelles et les extensions possibles,
• tout autre document jugé par le maitre d’œuvre nécessaire pour l'entretien ultérieur de la route,
18 Journal de chantier
L’Entrepreneur mettra à disposition du Représentant du Maître d’œuvre un nombre suffisant de
journaux de chantier pour toute la durée des travaux. Le journal de chantier sera rempli conjointement
par le Maitre d’œuvre et l’Entrepreneur et signé des deux partis. Il devra rester accessible à tout
moment à l’Entrepreneur et reviendra au Maître d'Œuvre en fin de chantier. Il devra contenir au
minimum les informations journalières suivantes :
• les conditions atmosphériques,
• les travaux exécutés dans la journée ainsi que la liste du personnel et du matériel
employés pour ces travaux,
• l'avancement précis des travaux,
• les prescriptions imposées à l’Entrepreneur,
• le détail des quantités de travaux,
• les opérations administratives relatives à l’exécution et au règlement du marché
(notification, résultats et essais, attachements),
• les réceptions des matériaux et agréments de toutes sortes,
• les incidents, les accidents ou détails de toutes sortes présentant quelque intérêt au point
de vue de la tenue ultérieure des ouvrages et de la durée des travaux,
• les travaux spécifiquement exécutés dans le cadre de la protection de l'environnement,
• les visites officielles.
Les travaux, quelles qu'ils soient, devront être indiquées clairement au journal de chantier et
constitueront les données nécessaires à l'établissement des états d'avancement des travaux.
Une réunion officielle hebdomadaire ou bihebdomadaire selon les nécessités appréciées par le Maître
d'œuvre, à laquelle participeront obligatoirement l’Entrepreneur, le Maître d'Œuvre, et le Maître
d’Ouvrage, permettra de discuter de points relatifs à l’exécution du Marché, d’évaluer l’avancement
des travaux et de préciser tout élément n'ayant pas une définition suffisamment claire au contrat avant
la mise en travaux.
Ces réunions feront l'objet d'un procès-verbal, rédigé par le Maître d’œuvre, approuvés et signés
conjointement par l’Entrepreneur, le Maître d’œuvre et le Maître d’Ouvrage.
18.3 EXPLOITATION DES EMPRUNTS
L’Entrepreneur devra faire à ses frais les sondages et essais qui sont nécessaires pour déterminer les
emprunts et carrières et justifier de la qualité des matériaux dont il reste seul responsable de leur
conformité aux spécifications du Marché pendant toute la durée du chantier. L’Entrepreneur prendra
contact avec l'Office Béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRGM) avant la
prospection, l'ouverture et l'exploitation des emprunts et carrières afin de se conformer au Code
Minier et à la réglementation en vigueur.
Si les emprunts ne donnent pas le cube de matériaux utilisables escomptés, l’Entrepreneur devra
prospecter de nouvelles zones d'emprunt et remettra au maître d'œuvre les dossiers techniques
correspondants.
Les produits de décapage sont poussés en périphérie de la zone d’exploitation, afin de servir au
remodelage des terrains après travaux.
Les matériaux devant servir à la réalisation des couches de corps de chaussée sont préalablement
gerbés en tas, avant reprise pour chargement dans les engins de transport. Ce mode d’exploitation est
conseillé, en vue d’obtenir une bonne homogénéisation, et pour éviter la prise inconsidérée de
matériaux sous-jacents non utilisables. L’exploitation ne devra pas se faire dans un rayon de 3 mètres
autour des arbres préservés.
Si, l’extraction doit se faire en saison des pluies, le stock de matériaux gerbés doit être limité car la
pénétration des eaux de pluies est facilitée sur un matériau aéré. Par temps de pluies, il est impératif
de ne pas gerber un volume supérieur aux besoins d’une journée de travail.
L’Entrepreneur doit avoir une parfaite connaissance des endroits à partir desquels il peut
approvisionner son chantier en eau pour l’arrosage des sols à compacter. Cette eau ne doit pas contenir
de matières organiques susceptibles de nuire à la prise des liants hydrauliques. Il doit aussi mettre en
place au niveau des prises d’eau un dispositif qui protège la faune aquatique (filtre, filet, crépine à
maille réduite).
Les granulats concassés pour grave bitume ou béton bitumineux, les granulats pour béton hydraulique
et corps de chaussée sont obtenus par concassage et criblage de roches massives.
L’Entrepreneur a à sa charge :
• la mise en œuvre de toutes les démarches administratives en vue de l’obtention des
autorisations nécessaires à l’exploitation des carrières : autorisations prévues par les textes et
règlements du secteur minier et du secteur environnemental (EIES, Certificat de Conformité
Environnementale) en vigueur au BENIN,
• la recherche des sites appropriés pour l’ouverture de carrière de roche et tous les essais
nécessaires pour s’assurer de la qualité et de la quantité des matériaux disponibles,
• le paiement de toute taxe liée à l’ouverture et à l’exploitation des carrières,
• les acquisitions ou occupations temporaires des terrains nécessaires à l’exploitation de toutes
les carrières de matériaux,
• les indemnisations aux propriétaires pour les dommages éventuels occasionnés par les travaux
(déboisement, destruction des récoltes, impossibilité de cultiver pendant l’occupation
temporaire du site, etc.). Les cultures détruites sont indemnisées en fonction des surfaces et
des rendements obtenus dans la région ; les arbres fruitiers en état de production qui sont
détruits font l’objet d’une indemnité forfaitaire,
• la découverte des gisements de roche et la remise en état des lieux,
• les travaux pour la protection de l'environnement, et toute sujétion vis à vis du respect de
l’environnement,
• un plan de réhabilitation de la carrière.
Si l’aire de stockage n’est pas stabilisée, la dernière couche de 20 cm d’épaisseur au-dessus du terrain
naturel doit être laissée comme perte au sol, afin d’éviter toute pollution par la terre. Le Maître
d’œuvre refuse tout tas ou chargement de camion présentant une pollution.
L’Entrepreneur a l’obligation de soumettre au Maître d’œuvre pour visa avant le démarrage des
travaux son Plan d’Assurance Qualité (PAQ) établi pour l’ensemble des travaux à réaliser. Le visa
du Maître d’œuvre sur le PAQ est un préalable absolu au démarrage effectif des travaux.
24 Composition du PAQ
Le PAQ est constitué :
• d’un document d’organisation générale présentant les éléments communs à l’ensemble du
chantier,
• d’un ou plusieurs documents particuliers à une procédure d’exécution et désignés en abrégés
par « procédures d’exécution »,
• du cadre des documents de suivi.
Les articles qui suivent définissent le contenu minimal du document général du PAQ et les éléments
communs aux procédures d’exécution. Ils sont complétés par les dispositions du présent CCTP qui
traitent des documents que l’Entrepreneur doit soumettre au Maître d’œuvre et aux contrôles qu’il
doit exécuter.
Les procédures d’exécution sont établies conformément aux prescriptions des chapitres ci-après, et
définissent notamment :
• la partie des travaux faisant l’objet de la procédure considérée,
• les moyens matériels spécifiques utilisés,
2ème Phase : au cours des travaux, mais avant toute phase d’exécution
• établissement des procédures d’exécution,
• préparation des documents de suivi d’exécution.
25.3 PREAMBULE
La fourniture de tous les matériaux destinés directement ou indirectement à l’exécution des travaux
du présent marché, incombe entièrement à l’Entrepreneur. Il doit en soumettre la provenance à
l’agrément du maitre d’œuvre, avant d’entreprendre leur mise en œuvre.
En cours de travaux, l'Entrepreneur ne pourra modifier l'origine des matériaux, des produits fabriqués
qu'avec l'autorisation écrite du maitre d’œuvre, sous réserve que les matériaux et produits de
remplacement soient de qualité équivalente ou supérieure et répondent aux mêmes prescriptions
concernant leur conformité aux normes en vigueur.
L'Entrepreneur justifiera sa demande avec tous les éléments nécessaires : spécifications techniques,
mode d'emploi et contre-indications éventuelles.
Les matériaux reconnus défectueux sur le chantier seront refusés et remplacés aux frais de
l’Entrepreneur, même s’ils ont été jugés conformes à leur sortie d’usine.
Les matériaux à utiliser sont de deux types :
• les matériaux naturels pour tous les travaux de terrassements, de couches de forme, de
roulement, de fondation et de base et pour la confection des bétons hydrauliques et
hydrocarbonés ;
• les matériaux provenant de fournisseurs extérieurs (liants hydrauliques, bitume, fers à béton,
panneaux de signalisation, etc.…).
Concernant les matériaux naturels, l’Entrepreneur en apprécie les difficultés d’extraction et étudie les
possibilités de transport et de mise en œuvre sur les lieux d’emploi. Il est tenu de se conformer aux
règlements en vigueur pour tout ce qui concerne les extractions de matériaux.
Pour les matériaux importés, l’Entrepreneur communique en temps utile au maitre d’œuvre, toutes
pièces justificatives de ses fournisseurs, prouvant ou attestant que ces matériaux sont conformes aux
spécifications requises. Ce qui ne dégage pas pour autant, la responsabilité de l’Entrepreneur quant à
ses fournitures.
Le maitre d’œuvre se réserve la possibilité d’effectuer lui-même ou de faire effectuer sur les
matériaux proposés tout essai qu’il jugera opportun.
Les matériaux du sol en place servant d’assise de remblai ou fond de déblai seront exempts de
matières végétales ou organiques et posséderont au minimum les caractéristiques suivantes :
CRITERES D’ACCEPTABILITE Spécifications
- Analyse granulométrique F ≤ 35%
- Limite d’Atterberg LA IP ≤ 25 ; LL ≤ 40
- Essai au bleu de méthylène VBS ≤ 2,5
- Equivalent de sable ES ≥ 10
≥ 20 pour chaussée
- Proctor et CBR 95% OPM à 4j eau CBR
≥ 15 pour trottoir
- Teneur en matières organiques MO% <1
- D maxi mm 50
- Gonflement linéaire dans le moule CBR G% <1
- Taux de compactage minimal ≥ 95% OPM
Les matériaux pour la substitution des purges éventuelles, proviendront dans toute la mesure du
possible des déblais des profils voisins, et des emprunts de sables silteux ou de graveleux latéritique,
de sable lagunaire, et du sable concassé ou autres matériaux agrées par le maitre d’œuvre.
Les matériaux pour remblais contigus aux ouvrages d'art seront du sable silteux, ou du graveleux
latéritique sélectionnés dont les plus gros éléments ne dépasseront pas 50 mm ou encore du sable
lagunaire, sable de concassage ou de la GNT. Ils ne devront comporter aucune matière organique.
Le PAQ précise les caractéristiques et la provenance exacte des matériaux que l’Entrepreneur compte
utiliser pour les remblais contigus aux ouvrages et pour les remblais de fouilles.
Les matériaux employés proviennent en priorité :
• Soit du site (matériau de déblais) dans le cas où ils répondent aux prescriptions,
• Soit d’emprunts ou de carrières proposés par l’Entrepreneur et soumis à l’agrément du Maitre
d’œuvre.
L’Entrepreneur soumettra à l’agrément du Maître d’œuvre les matériaux destinés à l’emploi en
remblai d’ouvrages et blocs techniques de dalots. Les matériaux destinés à ces usages feront l’objet
d’un stockage distinct sur le lieu d’extraction ou sur une aire de stockage à proximité de chaque
ouvrage. Pour les ouvrages de traversées de chaussée, les remblais au niveau des blocs techniques
seront exécutés en sable lagunaire ou de la grave concassée de granulométrie 0/20 ou 0/31,5.
Le Maître d’œuvre disposera d’un délai de huit (8) jours pour faire part de son accord ou de son refus
à compter de la réception de la demande d’agrément accompagnée des résultats d’essais. Si les
matériaux sont refusés, ils pourront soit être améliorés, par exemple par criblage avant d’être à
nouveau proposés, soit affectés à d’autres usages.
Pour la couche des 30 cm supérieurs de la plate-forme des terrassements et les remblais contigus aux
ouvrages d'art, la fréquence des mesures de contrôle des taux de compactage (95% OPM) sera
déterminée par le Maître d'Œuvre.
Les matériaux proviennent, soit des emprunts indiqués dans le rapport géotechnique après confirmation des
résultats par l’Entrepreneur, soit d’autres emprunts proposés par l’Entrepreneur et agrées par le maitre d’œuvre.
Les matériaux doivent répondre aux caractéristiques suivantes :
Il est effectué, par tranche de 500 m3 et par gîte, un essai complet, sauf dérogation du Maître d’œuvre
:
• Analyse granulométrique,
• Essai Proctor Modifié et CBR,
• Détermination des limites d’Atterberg ou essai au bleu.
Les matériaux proviennent, soit des emprunts indiqués dans le rapport géotechnique après confirmation des
résultats par l’Entrepreneur, soit d’autres emprunts proposés par l’Entrepreneur et agréées par le maitre
d’œuvre. Le sable silteux ou graveleux pour la couche de fondation doit répondre aux caractéristiques
suivantes :
CRITERES D’ACCEPTABILITE Spécifications
- Analyse granulométrique F ≤ 30%
- Limite d’Atterberg LA IP ≤ 20 ; LL ≤ 40
- Essai au bleu de méthylène VBS ≤ 2,5
- Equivalent de sable ES ≥ 10
- Proctor et CBR 95% OPM, 4j eau CBR ≥ 30
- Passant au tamis de 80 µm % 25
- Passant au tamis de 2 mm % 50
- Teneur en matières organiques MO % <0,5
- Gonflement linéaire % < 0,5
- D maxi mm 50 pour le graveleux et 2 pour le silteux
Le silteux ou le graveleux crû sera utilisé pour les chaussée et trottoirs en pavé. Les matériaux proviennent,
soit des emprunts indiqués dans le rapport géotechnique après confirmation des résultats par l’Entrepreneur,
soit d’autres emprunts proposés par l’Entrepreneur et agréées par le maitre d’œuvre.
Le sable silteux ou graveleux pour la couche de base doit répondre aux caractéristiques suivantes :
CRITERES D’ACCEPTABILITE Spécifications
- Analyse granulométrique F ≤ 20%
- Limite d’Atterberg LA IP ≤ 20 ; LL ≤ 40
- Essai au bleu de méthylène VBS ≤ 2,5
- Equivalent de sable ES ≥ 10
≥ 30 pour le sable silteux
- Proctor et CBR 95% OPM, 4j eau CBR ≥ 60 pour le graveleux
latéritique.
- Teneur en matières organiques MO % <0,5
- Gonflement linéaire % < 0,5
- D maxi mm 50
Avant de procéder à l’exécution de la couche, l’Entrepreneur étudie la mise en œuvre et le compactage
par planches expérimentales compte tenu du type de matériau et de matériel dont il dispose.
L’Entrepreneur soumet à l’approbation du maitre d’œuvre les résultats obtenus au plus tard (15) jours
avant la date prévue pour la mise en œuvre.
Contrôle des matériaux.
Il est effectué, par tranche de 500 m3 et par gîte, un essai complet, sauf dérogation du Maître
d’œuvre :
• Analyse granulométrique,
• Essai Proctor Modifié et CBR,
• Détermination des limites d’Atterberg.
Il est effectué, par tranche de 1000 m3 et par gîte, un essai complet, sauf dérogation du Maître
d'Œuvre:
• Analyse granulométrique,
• Essai Proctor Modifié et CBR,
• Détermination des limites d’Atterberg.
Les fréquences pour les essais de Los-Angeles et Micro-deval seront de 1,5 mois.
NB : La fréquence sera un (1) essai complet d’identification par tranche de 250 m3 de sable mis en
œuvre, sauf dérogation du Maître d'Œuvre.
Ce type de traitement est fréquemment évoqué pour les graveleux latéritiques ou sables silteux.
On appellera « amélioration au ciment » le principe d’un apport en ciment de faible dosage, compris
généralement entre 1.0 et 2.0 % exprimés par rapport à 100 % en poids sec de mélange fini. Cette
amélioration a pour but de coller les grains de matériau entre eux afin de conférer au mélange des
caractéristiques mécaniques proches de celles d’une bonne grave non traitée sans pour autant le
rigidifier de façon excessive.
L’Entrepreneur présentera, pour chaque emprunt envisagé, une étude de performances mécaniques
du mélange. Les études seront menées comme suit :
• le laboratoire devra être équipé des matériels d’essais permettant de réaliser les épreuves dans
le respect total des normes, tout particulièrement en ce qui concerne la mesure des résistances
en compression, en traction indirecte (fendage) et module en traction indirecte,
• le ciment d’étude sera le ciment prévu pour le chantier,
• les dosages d’étude seront :
- pour le matériau amélioré au ciment: 1.0 %, 1.5 % et 2,5 %. Les dosages sont
exprimés par rapport à la masse sèche du mélange, ciment inclus (2.0 % signifie pour
100 g de mélange fini: 2.0 g de ciment + 98 g de matériaux secs).
- pour le matériau traité au ciment : 3%, 4%, 5% et 6% plus un dosage
supplémentaire ciblé en fonction des premiers résultats, par exemple 5.5 %,
• l’eau de malaxage sera, autant que possible, l’eau prévue pour le chantier. Cette eau aura été
analysée pour vérifier sa conformité à la norme NF-P98-100,
• brassage préalable des matériaux granulaires,
• détermination de la granulométrie des matériaux conditionnés,
NB : La fréquence sera un (1) essai complet d’identification par tranche de 500 ml de matériau mis
en œuvre, sauf dérogation du Maître d'Œuvre.
Matériau amélioré
Le dosage en ciment sera celui qui permet de respecter les seuils de valeurs suivants :
• CBR à 95 % de l’OPM à 7 jours (3 jours à l’air et 4 jours eau) supérieure à 160,
• Rc 7 j air entre 10 à 20 bars,
• R’c 7 j (3 j air et 4 j immersion) supérieure à 3,5 bars,
• Résistance à la traction par fendage à 7 jours air supérieure ou égale à 1,5 bars.
NB : La fréquence sera un (1) essai complet d’identification par tranche de 500 ml de matériau mis
en œuvre, sauf dérogation du Maître d'Œuvre.
Le compactage doit être très puissant. Il sera effectué moins de trois heures après le malaxage au
rouleau vibrant et au rouleau à pneus de plus de 4 tonnes par roue.
Il devra permettre d’obtenir une densité d’au moins 98% de l’OPM.
La couche traitée sera protégée de l’évaporation par une couche d’imprégnation au plus tard
24 heures.
NB : La fréquence sera un (1) essai complet d’identification par tranche de 500 ml de matériau mis
en œuvre, sauf dérogation du Maître d'Œuvre.
Les granulats pour les graves bitumes seront exclusivement obtenus par concassage de roche massive
en provenance de carrières agréées par le maître d'œuvre sur proposition de l’Entrepreneur et
exploitées par celui-ci sous sa responsabilité.
Les tolérances granulométriques des granulats à mettre en œuvre pour chacune des couches devront
répondre aux spécifications des normes NF P 98-138, P 18-540, P 18- 560 et NF P 18-150 et aux
caractéristiques ci-dessous indiquées.
Les granulats devront appartenir à la catégorie D de résistance selon NF P 18-101 et P 18- 540. Les
granulats devront appartenir à la catégorie III de la fabrication selon NF P 18– 101, P 18-540 et P 18-
560.
Les granulats doivent respecter les spécifications consignées dans le tableau ci-dessous :
Propreté
MD à D et Aplatisse des
Produits Caractéristiques Code LA PSV Granularité Propreté
E d ment éléments
<2
Résistance
Code
mécanique des 25 20 50
Cnc
gravillons
f0,5 Fi20 si D
Caractéristiques GC 85/20
Code e = 10 f1 si > 6,3
de fabrication G 20/15 ou
Roulement II ( 5) MBF Fi25 si D
des gravillons G 25/15
10 6,3
GF 85
Caractéristiques
Code GA 85 si 2 < ES > 60
de fabrication
a D 6,3 MB2
des sables
GTC 10
Résistance
Code
mécanique des 25 20
Cnc
gravillons
Assise f1 Fi25 si D
Caractéristiques GC 85/20
Code e = 10 f2 si > 6,3
de fabrication G 20/15 ou
III ( 5) MBF Fi30 si D
des gravillons G 25/15
10 6,3
GF 85
Caractéristiques
Code GA 85 si 2 < ES > 60
de fabrication
a D 6,3 MB2
des sables
GTC 10
Dans le cas où l’Entrepreneur ne dispose pas des équipements nécessaires pour la production des enrobés, il
devra fournir dans son PAQ :
• le nom et les coordonnées du (ou des) fournisseur (s) et la (ou les) classe (s) granulaire (s)
retenue (s),
• les Fiches Techniques Produits (FTP) de chaque produit en précisant à quels usages ils sont
destinés,
• la courbe type et le fuseau de régularité sur lesquels il s'engage,
• les valeurs types des coefficients Los Angeles et Micro Deval Eau,
• les valeurs types des coefficients d'aplatissement et de propreté superficielle,
• la valeur type de l'indice de concassage,
• le pourcentage de chacune des fractions dans la recomposition,
• une note informative qui présente les résultats obtenus dans un passé récent inférieur à 2 ans,
sauf pour la granularité et la propreté (MB, 0/D, MBF) : moins de 6 mois de production.
La grave bitume 0/14 ou 0/20 de classe 3 doit répondre aux spécifications de la norme NF EN 13-108
consignées dans le tableau ci-dessous :
Les tolérances granulométriques des granulats à mettre en œuvre pour chacune des couches devront
répondre aux spécifications des normes NF P 98-138, P 18-540, P 18- 560 et NF P 18-150 et aux
caractéristiques ci-dessous indiquées.
Les granulats devront appartenir à la catégorie D de résistance selon NF P 18-101 et P 18- 540. Les
granulats devront appartenir à la catégorie III de la fabrication selon NF P 18– 101, P 18-540 et P 18-
560.
Les granulats doivent respecter les spécifications consignées dans le tableau ci-dessous :
Dans le cas ou l’Entrepreneur ne dispose pas des équipements nécessaires pour la production des enrobés, il
devra fournir dans son PAQ :
• le nom et les coordonnées du (ou des) fournisseur (s) et la (ou les) classe (s) granulaire (s)
retenue (s),
• les Fiches Techniques Produits (FTP) de chaque produit en précisant à quels usages ils sont
destinés,
• la courbe type et le fuseau de régularité sur lesquels il s'engage,
• les valeurs types des coefficients Los Angeles et Micro Deval Eau,
• les valeurs types des coefficients d'aplatissement et de propreté superficielle,
• la valeur type de l'indice de concassage,
• une note informative qui présente les résultats obtenus dans un passé récent inférieur à 2 ans,
sauf pour la granularité et la propreté (MB, 0/D, MBF) : moins de 6 mois de production.
Le cut back 400/600 peut être utilisé pour la couche d’enduit superficiel monocouche.
35 Livraison et stockage
Les liants seront livrés en citernes calorifugées ou en fûts de 200 kg.
L’Entrepreneur doit prendre toutes les dispositions de sécurité pour le transport de ces produits et notamment
utiliser des camions en parfait état respectant les normes de sécurité (produit inflammable et toxique pour
l’environnement).
L’Entrepreneur remettra au Représentant du Maître d’œuvre les bons d'origine et de transport
indiquant la qualité et la quantité du produit livré. Dans le cas de livraison par fûts, ils seront stockés
par ordre d’arrivage, obturés et référencés sur l'aire de stockage. Dans ce cas, on prévoira un atelier
de brassage manuel des fûts avant dépotage dans une citerne.
36 Le contrôle
Dans le cadre du contrôle, l’Entrepreneur prélèvera 2 litres par camion-citerne ou par 25t de produit
transporté pour effectuer le contrôle de conformité et s'assurer que la livraison correspond aux
caractéristiques indiquées par le fournisseur. Un prélèvement conservatoire sera effectué sur chaque
livraison, étiqueté et mis à la disposition du Représentant du Maître d’œuvre à la fin du chantier. Les
essais de réception seront les suivants :
Cette liste pourra être complétée à la demande du Représentant du Maître d’œuvre qui peut à tout
moment assister aux essais.
Dans le cadre du contrôle extérieur, le Maître d’œuvre vérifie l’exhaustivité et la qualité les
documents de contrôle.
Outre l’identification du bitume à la livraison, il y aura des contrôles réguliers du bitume pendant la
période de mise en œuvre des enrobés.
En cas d’excès de liant, un sablage sera exécuté aux frais de l’Entrepreneur sur les surfaces
imprégnées à raison de quatre (4) à six (6) litres de sable 2/4 par mètre carré, dosages à valider par le
Maître d’œuvre.
Ces matériaux proviendront soit des carrières indiquées par le Maître d'Œuvre soit de carrières
proposées par l’Entrepreneur et validé par le maitre d’œuvre.
Dans un délai d'un mois précédant tout début d'utilisation des sables et matériaux rocheux,
l’Entrepreneur présentera au Maître d'Œuvre les dossiers techniques des carrières d'où les matériaux
sont extraits en même temps qu'un échantillon des matériaux.
L'exploitation de toute carrière, proposée par l’Entrepreneur ou indiquée par le Maître d'œuvre, est
subordonnée à l'exécution d'un nombre suffisant d'essais de laboratoire sur des échantillons de roche
représentatifs.
Le dossier technique donne à titre indicatif la localisation du site rocheux proposé et quelques
caractéristiques des matériaux existants. L’Entrepreneur en prendra connaissance pour apprécier la
qualité de la roche.
Le Maître d'Œuvre pourra exécuter tous les contrôles qu'il jugera opportun et donnera sa décision sur
l'utilisation des carrières proposées dans un délai de quinze (15) jours suivant la réception des dossiers
techniques et des échantillons.
à Propreté
Produits Caractéristiques Code LA MDE PSV Granularité D Propreté Aplatissement des
Résistance et éléments
Code d <2
mécanique des 25 20 50
Cnc
gravillons
e
f0,5 Fi20 si D >
Caractéristiques GC 85/20 =
Code f1 si 6,3
de fabrication G 20/15 ou 10
Roulement II MBF Fi25 si D
des gravillons G 25/15 (
10 6,3
5)
GF 85
Caractéristiques
Code GA 85 si 2
de fabrication MB2
a < D 6,3
des sables
GTC 10
Les granulats utilisés dans la composition du béton bitumineux de classe 0/10 appartiendront aux
classes granulaires suivantes :
0/4 - 4/6.3 - 6.3/10
Ceux utilisés pour la composition de la grave bitume 0/14 appartiendront à la famille ci-dessous :
0/4 - 4/6.3 - 6.3/10 – 10/14
39 Contrôle.
Le rythme des contrôles indiqués ci-après peut être modifié sur instructions du maitre d’œuvre en
fonction des conditions réelles du chantier.
• Los Angeles (LA): 1essai pour 1000 m3 ou un essai par carrière ou au gré du maitre d’œuvre,
• MDE: 1essai pour 1000 m3 ou un essai par carrière ou au gré du maitre d’œuvre,
• Propreté : 1 essai tous les 500 tonnes,
• Polissage accéléré : au moins 1 essai en début de chantier,
• Equivalent sable : 1 essai pour 250 m3,
• Essai de forme : au gré du Maître d’œuvre,
• Granulométrie : 1 essai tous les 500 tonnes,
• MVRG: 1 essai par tir d’abattage en carrière,
• PSV: 1 essai par tir d’abatage en carrière.
Les aires de stockage seront aménagées de façon à ce que les matériaux soient maintenus propres et
secs. Elles sont soumises à l’agrément du maitre d’œuvre. Les gravillons des différentes catégories y
sont stockés par lots séparés de manière qu’ils ne puissent se mélanger.
Le coefficient d’aplatissement est inférieur à 15 %. Un granulat est considéré comme “plat” lorsque
le rapport G/E est supérieur à 1,58 ; G et E étant respectivement la grosseur et l’épaisseur du granulat.
Le coefficient d’aplatissement (A) est le pourcentage en poids de granulats plats. Le coefficient
d’aplatissement peut aussi être mesuré par l’essai de forme.
Le Titulaire indiquera dans sa proposition la nature et la provenance des ciments qu’il compte utiliser.
Le fascicule 3 du CCTG est applicable ainsi que les normes NF P 15 –300, 301 et 302.
Il ne peut être fait usage que des ciments normalisés sous le label NF. V.P. ou équivalent.
En élévation, seront utilisés les ciments CPA-CEM I ou CPJ-CEM II/A de classe 32,5 ; 42,5 ou 52,5
de la norme NF P 15-301.
En fondation, peuvent être utilisés les ciments CLK-CEM III (NF P 15-301) et CHF-CEM III de
classe 42,5 ou 52,5 (NF P 15-301).
Le P.A.Q. définit la catégorie, la classe et la sous-classe des ciments en tenant compte entre autres
paramètres de l'agressivité du milieu.
Les ciments pour superstructures doivent être inscrits sur la liste d’agrément de l’AFNOR et avoir
une teneur en C3A inférieure à 5 % et une teneur en SO3 inférieure à 2,5 %.
Le Titulaire pourra proposer une valeur minimale de la résistance à la compression à 28 jours
supérieure à la valeur minimale garantie par la norme.
Il sera tenu compte de la valeur proposée pour l'interprétation de l'épreuve d'étude sous réserve de :
• justifier cette proposition par des résultats statistiques mensuels et annuels effectués par la
société de cimenterie dans le cadre de son contrôle interne,
• l’engagement écrit du cimentier de respecter la valeur proposée,
• la formalisation dans le P.A.Q. de la procédure d'alerte à suivre si les contrôles effectués
mettent en évidence une baisse de la résistance du ciment telle que la valeur retenue pour
l'interprétation des épreuves d'études risque d'être franchie.
Dans la cadre du projet « ASPHALTAGE », il sera utilisé uniquement pour tous les travaux du
ciment de classe 42,5 ou supérieure.
40 Mode de livraison.
Les ciments seront livrés soit en sacs de cinquante kilogrammes, soit en vrac.
Lorsque le ciment est livré en sacs, l’Entrepreneur s’engage à tenir à la disposition du Représentant
du Maître d’Œuvre sur le chantier une bascule permettant de peser la masse des sacs de ciment
approvisionnés avec une précision d’un demi-kilogramme.
Les sacs déchirés seront refusés.
Lorsque le ciment est livré en vrac, l’Entrepreneur assurera le nettoyage préalable des containers, en
particulier l’élimination de tout résidu contenant du sucre ou des nitrates.
Le ciment devra être livré sur le chantier à une température inférieure à soixante degrés Celsius
(60°C).
Un relevé des températures à la livraison est à prévoir au P.A.Q. Les silos sont également équipés en
partie supérieure de thermomètres.
Un prélèvement conservatoire d’une masse minimale de cinq (5) kilogrammes sera réalisé
contradictoirement sur chaque livraison de ciment et conservé aux soins de l’Entrepreneur.
Durant le transport ou tout stockage provisoire, les sacs de ciment sont continuellement protégés
contre tout contact avec l'eau et l'humidité. Aucun sac de ciment ne peut être posé à même le sol et
en plein air, sauf pour la brève période du chargement, et cela sous des conditions atmosphériques
favorables.
L’Entrepreneur doit prévenir le Représentant du Maître d’œuvre de toute livraison, au minimum trois
(3) jours avant la date de celle-ci.
41 Mode de conservation.
Le stockage sera fait conformément au F65.A et à ses annexes.
Les silos pour la conservation du ciment en vrac devront être secs, clos et couverts.
Les locaux de stockage du ciment en sacs devront présenter toutes garanties de protection contre
l’humidité et l’intrusion de toutes personnes autres que les représentants désignés L’Entrepreneur ou
du Représentant du Maître d’Œuvre. Les liants devront être séparés par nature.
La contenance des silos ou locaux de stockage devra être suffisante pour assurer sans discontinuité
l’alimentation normale des chantiers.
En cas d’anomalie constatée sur les bétons, les essais de vérification de la conformité des ciments
seront effectués, aux frais de l’Entrepreneur et conformément aux dispositions des §
2.3.2 et 2.2.5 de la norme NF P 15 300, sur les prélèvements conservatoires correspondants.
Si les essais mettent en évidence la non-conformité des ciments aux normes, il sera procédé à des
contre épreuves aux frais de l’Entrepreneur. Lorsque les épreuves et contre épreuves sont
défavorables il sera procédé à la démolition d'ouvrages ou partie d'ouvrages réalisés avec le ciment
concerné et à leur reprise aux frais de l’Entrepreneur.
Les résultats de ces essais devront être communiqués au Maître d’Œuvre moins de dix (10) jours
après la date du prélèvement, à l’exception de la résistance à 28 jours et, en outre, avant l’emploi du
ciment.
Les différents bétons sont désignés symboliquement par une lettre suivie d’un nombre de trois
chiffres. La lettre désigne la catégorie, Q signifiant béton de qualité et C béton courant. Le nombre
désigne le poids minimal (exprimé en kilogrammes) de ciment que doit contenir un mètre cube de
béton. Le volume considéré étant celui occupé après mise en œuvre.
La totalité des bétons à sera soumise :
• à une étude préalable,
• à des épreuves de convenance avant démarrage du bétonnage (exclusion des bétons de classes
C150 et C250)
• à des épreuves de contrôle en cours de chantier (exclusion des bétons de classes C150 et
C250).
L’Entrepreneur a la responsabilité de procéder aux épreuves d'études et aux épreuves de convenance,
en temps utile pour respecter ses obligations contractuelles relatives au délai d'exécution, quels que
soient les résultats des dites épreuves. Celles-ci sont à sa charge.
Confection des éprouvettes
Les éprouvettes seront fabriquées dans des moules métalliques de 200 cm2 de section et de 32 cm de
hauteur pour les essais de compression. Les résistances à la traction seront déterminées par l'essai
brésilien. Les moules, la confection des éprouvettes, leur conservation et la conduite des essais seront
conformes aux normes en vigueur.
L’installation de fabrication est soumise à l’agrément du maitre d’œuvre. L’utilisation d’une centrale
à béton installée proche du chantier combiné avec des camions toupies est obligatoire. Elle peut être
complétée par des bétonnières, installées sur les lieux des travaux.
Le maitre d’œuvre dispose, sur le chantier, d’un matériel de pesage permettant le dosage du ciment
et des granulats. La bétonnière est pourvue d’un appareillage permettant une lecture précise de la
quantité d’eau ajoutée. L’estimation du dosage réel en eau, calculé par rapport au dosage théorique,
en tenant compte de l’humidité des granulats, est soumise à l’approbation du maitre d’œuvre avant
chaque confection des bétons C350, Q350 et Q400.
La fabrication de gâchées sèches en vue d’une addition ultérieure d’eau est interdite.
Le temps de malaxage, compté après l’introduction de tous les constituants, n’est pas inférieur à une
minute.
L'étude fera ressortir des dimensions maxima des agrégats pour chaque partie de l'ouvrage et la
composition granulométrique des bétons. Le laboratoire chargé de l'étude indiquera non seulement la
courbe granulométrique optimum, mais aussi le fuseau de tolérance de la granularité du béton, les
fuseaux de tolérance des granulats, le dosage global en eau et la consistance optima par la méthode
du cône ASTM.
Les valeurs des résistances à la traction et à la compression seront, par convention, les moyennes
arithmétiques des valeurs obtenues pour chaque série d'essais à 7 et 28 jours. Les résultats d'étude de
béton serviront de base à l’Entrepreneur pour établir ses propositions. Celles-ci seront présentées sous
forme de mémoire détaillé et adressées en TROIS (3) exemplaires au Maître d’Œuvre qui disposera
Epreuve de convenance
A l'exception des bétons C150 et C250 tous les bétons seront soumis à l'épreuve de convenance.
Sur le chantier, avant le début d'exécution des ouvrages, un béton témoin sera fabriqué pour chaque
atelier de bétonnage, sur décision du Maître d’Œuvre qui jugera de l'état des installations de la centrale
et de son fonctionnement. Ce béton sera utilisé à la fabrication d'un nombre d'éprouvettes et à
l'exécution d'essais identiques à ceux prévus pour l'étude des bétons.
Toutes ces éprouvettes seront conservées dans un bac à eau. La fabrication effective du béton destiné
à la construction de l'ouvrage intéressé ne pourra démarrer qu'après accord du Maître d’Œuvre et en
particulier, le cas échéant, que si les résistances moyennes à la compression à 7 jours données par les
éprouvettes de convenance sont supérieures à la résistance exigée.
Le Maître d’Œuvre aura dix (10) jours pour faire ses observations après obtention des résultats à 28
jours sur les bétons de convenance.
Si les résistances moyennes à 28 jours ne sont pas au moins égales à celles requises, il appartiendra à
l’Entrepreneur de présenter un nouveau béton-témoin, après avoir apporté à ses installations les
améliorations nécessaires.
Tous les frais inhérents aux épreuves de convenance sont à la charge de l’Entrepreneur et les essais
seront obligatoirement réalisés sous le contrôle du maitre d’œuvre et effectués sur place, notamment
pour les essais de compression, par l'acquisition à la charge de l’Entrepreneur d'une presse à béton
d'un modèle agréé.
46 Granulats et gravillons
Provenance
Les granulats pour béton sont le produit du concassage de matériaux extraits des différentes carrières
indiquées dans le dossier d’Appel d’Offres ou d’autres carrières proposées par l’Entrepreneur et
agréées par le maitre d’œuvre.
Qualité
Les granulats pour béton devront répondre à la norme NF P18 540 complétée par les prescriptions ci-
dessous.
Le P.A.Q. précise la provenance et la nature des granulats, ainsi que leurs conditions de transport et
de stockage.
Préalablement aux livraisons, et avant tout agrément, il sera opéré les essais suivants sur chaque classe
granulaire.
NB : La fréquence sera un (1) essai complet d’identification par semaine sauf pour les essais de
résistances mécaniques.
Le rythme d'essai pourra être augmenté à la demande du Représentant du Maître d’œuvre en fonction
des résultats des premiers essais et de leur dispersion. En cas de résultats négatifs d'un seul de ces
essais, il sera procédé à un nouveau prélèvement dans le stock, et à un contre essai. En cas de résultat
négatif d'un contre-essai, le lot sera, soit rebuté, soit déclassé.
En cas de résultats négatifs d'un seul de ces essais, il sera procédé à un nouveau prélèvement dans le
stock et à un contre-essai. En cas de résultat négatif de contre-essai, le lot sera, soit rebuté, soit
déclassé.
Avant livraison, il sera procédé aux essais de réception suivants :
Nature des essais Normes Résultats exiges
Analyse granulométrique NF EN 933-1 0/2 - 0/4 – 0/6
Equivalent de sable NF EN 933-8 ES ≥ 80
Module de finesse NF P 18540 1,7 à 3,2
Pour le sable pour béton hydraulique, la granularité doit s’insérer dans le fuseau ci-après :
La granularité est contrôlée par la mesure du module de finesse (valeur généralement comprise entre
1,8 et 3,2), dont la valeur ne doit pas s’écarter de plus de 0,20 en valeur absolue, du module de finesse
du granulat de l’étude.
Stockage du sable.
Les sables et éléments fins sont stockés sur des aires propres et inclinées pour permettre l’essorage
des matériaux et l’évacuation des produits d’arrosage. Ils sont classés par nature en lots séparés en
fonction de leur granularité. Si les aires ne sont pas bétonnées, la couche inférieure stockée (20 cm)
n’est pas utilisée.
Aciers pour béton armé
Les aciers doivent provenir d’usines reconnues et agréées. Leur fourniture est à la charge de
l’Entrepreneur. Sur demande du maitre d’œuvre, l’Entrepreneur doit produire les factures, les
certificats d’origine et les résultats d’essais correspondants des usines ou des fonderies de provenance.
L’emploi des barres soudées est formellement interdit. Le transport des aciers ne constitue pas un
poste séparé donnant lieu à une rémunération particulière.
La durée et les conditions de stockage des armatures doivent être soumises à l’agrément du maitre
d’œuvre. Ces conditions doivent prévoir au minimum le stockage sur un plancher situé à au moins
0,30 m au-dessus du sol, à l’abri de la pluie, cet abri pouvant être constitué par une bâche.
Les différents lots d’acier devront être nettement séparés.
Armatures rondes lisses
Les aciers doux sont de la nuance Fe E 24.
Ces aciers sont dispensés d’essais de réception s’ils sont livrés par un producteur agréé. Lorsque le
producteur n’est pas agréé ou lorsqu’il s’agit d’un fournisseur, les essais sont à la charge de
l’Entrepreneur.
Domaine d’emploi:
• comme armatures de frettage,
• comme barres de montage,
• comme armatures en attente de diamètre inférieur ou égal à dix (10) millimètres si elles
sont exposées à un pliage suivi d’un dépliage,
• pour toutes les armatures secondaires ne contribuant pas à la résistance mécanique des
sections d’ouvrages.
Préparation
Les barres d’acier sont approvisionnées en longueur de 12 mètres. Elles doivent être parfaitement
propres, sans aucune trace de rouille non adhérente, de peinture, de graisse, de ciment ou de terre.
Aucune déformation des armatures à haute résistance n’est tolérée en dehors du façonnage prévu.
Elles sont coupées et cintrées à froid.
Contrôle
Au début du projet l’Entrepreneur fournira la fiche technique des aciers à utiliser au maitre d’œuvre.
Un prélèvement des aciers de la 1ere livraison sera fait par le maitre d’œuvre pour les essais labo et
à la charge de l’entrepreneur. Au cours des travaux le maitre d’œuvre fera des prélèvements des aciers
à son gré pour les essais labo et à la charge de l’Entrepreneur.
50 Coffrage
Les coffrages doivent être métallique d’épaisseur minimale 4mm. Ils doivent être parfaitement
propres, sans aucune trace de béton, de mortier ou de laitance, même pour les parements des ouvrages
ordinaires.
Les parements vus sont réalisés au moyen de coffrages métalliques.
Les coffrages perdus sont constitués de polystyrène expansé, d’isorel mou ou d’un matériau similaire.
On doit particulièrement veiller au nettoyage et au traitement des coffrages :
• immédiatement avant bétonnage, les coffrages doivent être nettoyés avec soin, de manière à
ce qu’ils soient débarrassés des poussières et débris de toute nature,
• les coffrages en métal sont traités avec un produit de démoulage de type Sikka ou équivalent,
agrée par l’Ingénieur, avant mise en place du béton. Le produit employé ne doit pas laisser de
trace sur les parements de béton, ni couler sur les surfaces verticales ou inclinées des
coffrages. Il doit permettre des reprises ultérieures de béton ou l’application d’enduits et
divers revêtements.
Les coffrages en contre-plaqués bakélisés peuvent être exceptionnellement autorisés par l’Ingénieur
dans des cas très spécifiques.
Les tolérances sur les coffrages sont :
• cm en valeur absolue pour l’implantation, mesurés par rapport au piquetage général,
• 2 cm en valeur relative pour l’implantation, mesurés entre deux points quelconques des
coffrages des différentes parties d’un même appui,
• + ou - 1 cm sur le nivellement de tous points d’un coffrage,
• 3 mm sur la largeur ou l’épaisseur de tout élément coffré.
51 Adjuvants
L’incorporation en usine de tout adjuvant dans les liants est interdite.
La nature des adjuvants pour la confection des bétons est strictement soumise à l'approbation du
Représentant du Maître d’œuvre. Ceux-ci doivent alors être conformes aux normes NFP 18-340 et
NF EN 934-2 et aux autres normes visées par ces dernières.
Toute livraison d’adjuvant donne lieu à la présentation d’un certificat d’origine, indiquant la date
limite au-delà de laquelle les produits doivent être mis au rebut. L'adjuvant doit être garanti sans
chlore.
52 Produits de cure
Le produit de cure pour béton est conforme à la norme NF P 18-370. Il est soumis à l’agrément du
Représentant du Maître d’œuvre par l’Entrepreneur, au moment de l’étude de composition des bétons.
Il est appliqué aux bétons témoins de l’épreuve de convenance. Le résultat de celle-ci conditionne la
décision d’agrément.
Une cure par application d'un produit de protection temporaire imperméable pourra être autorisée à
la place d'une cure par humidification.
La quantité utilisée ne devra pas être supérieure à celle strictement requise pour le résultat recherché.
Poids mini de
Mortiers ciment / m3 de Granulométrie Produit Destination
sable du sable conditionnel
CILU, CINAT ou
M1 500 kg 0 - 2 mm enduit intérieur étanche
similaire
M2 400 kg 0 - 2 mm enduits ordinaires
L'attention de l’Entrepreneur est attirée sur le fait qu'il devra mettre en œuvre les enduits étanches
suivant les prescriptions imposées par le fabricant du produit (CILU, CINAT ou similaire).
Lorsque l'épaisseur du mortier à mettre en œuvre excédera 20 millimètres, on utilisera un microbéton
dosé « AU MINIMUM » à 400 kg de ciment, dont la composition sera au préalable soumise à
l'agrément du Maître d’Œuvre.
Les aires extérieures de stockage seront soigneusement nivelées, nettoyées et recevront une couche
d'amélioration en produits graveleux ou silteux si nécessaire.
D'une manière générale, l’Entrepreneur apportera tous les soins nécessaires à l'aménagement et à
l'entretien des aires de stockage, de telle manière que les matériaux ne subissent aucune dégradation
du fait de leurs conditions de stockage, quel que soit le délai de ce stockage, et qu'il soit possible
d'accéder à tout moment en n'importe quel emplacement des aires de stockage, pour procéder au
recensement ou au contrôle de l'état des matériaux. Les matériaux doivent être stockés à des endroits
n'entravant pas l'écoulement.
Pour tous les transports de matériaux et matériels, quels qu’ils soient, l’Entrepreneur devra se
conformer à la réglementation en vigueur, concernant les restrictions imposées aux poids et gabarits
des engins et convois empruntant le réseau public et en particulier :
• la charge maximale par essieu qu'il soit simple ou en tandem,
• les dimensions des véhicules,
• les convois exceptionnels de dimensions supérieures aux normes doivent faire l'objet d'une
demande spéciale préalable,
• les mesures de protection de l'environnement (perte de matériaux en cours de transport
poussières).
55 BORDURES
Les bordures en béton seront de type :
• GSS2 et T4: pour les terres pleins centraux,
• T2 : pour les terres pleins centraux, les bordures de rives accolées aux caniveaux latéraux
de dimensions (15 x 25)
• T1 : pour les protections contre les ruissellements, limites de zone pavée, etc.,
• CS2 et CC2 : pour les fils d’eau
• P1 : pour réservations d’arbres
• Plot : pour séparation chaussée principale et trafic local
• Murets : pour murs d’arrêts des chaussées et trottoirs sauf plans contraires
Ces bordures sont préfabriquées. Elles sont réalisées conformément aux spécifications des normes
NF EN 1340 et NF P98-340/CN et du fascicule 31 du CCTG. Elles sont de la classe A (résistance à
la flexion du béton constitutif égale à 10 MPa).
Le béton de qualité B30 servant à la fabrication de ces bordures, et ses composants, sont soumis aux
prescriptions des articles relatifs au mode d’exécution des bétons, y compris pour les contrôles.
Il n'est pas prévu de réaliser d'essais systématiques de flexion, toutefois le Représentant du Maître
d’Œuvre peut décider d'effectuer de tels essais aux frais de l’Entrepreneur, s’il a des doutes sur la
qualité de fabrication.
Les bordures préfabriquées ont une longueur de 1 mètre dans les lignes droites, des bordures de 0,50
m et 0,33 m étant fabriquées pour les zones en courbe. En cas de nécessité, la découpe est effectuée
à la scie circulaire à disque.
PAVES EN BETON
Les pavés en béton sont prévus pour la chaussée et les trottoirs (classiques ou aménagés de façades à
façades).
Au niveau de la chaussée, les pavés sont en béton en forme rectangulaire, d’épaisseur de 11cm, ,
autobloquants avec épaulement et emboitement :
autobloquants du type emboîtement et épaulement : cette forme permet de créer, après mise en place,
une liaison verticale et horizontale entre les éléments du pavage ;
sinusoïdaux : les contours dans le sens de la plus grande dimension sont des éléments d'une sinusoïde.
Des pavés spéciaux (demi pavés ou fractions de pavés dans le sens de la longueur) seront également
nécessaires pour les divers raccordements aux bordures et aux ouvrages.
Le béton sera de qualité B30 ou Q400.
Au niveau des trottoirs, il sera mis en œuvre des pavés décoratifs d’embellissement de cadre de vie
de 8 cm d’épaisseur, autobloquants du type emboîtement et épaulement dont les motifs et les couleurs
peuvent varier conformément aux instructions du maitre d’ouvrage. Ces pavés seront fabriqués avec
des granulats de classe 5/15.
Les pavés ne doivent pas présenter en face vue, de défectuosité telle que fissuration, déformation,
épaufrure, écornure ou arrachement visible à hauteur d'homme et à 2 m de distance environ. Les arêtes
doivent être nettes et régulières sur toute la longueur. Les pavés ne doivent pas présenter de défaut
caractérisant une hétérogénéité anormale de la structure.
L'Entrepreneur est tenu de mettre en place des procédures permettant d'une part de suivre
journellement sa production de béton et de pavés, d'autre part d'identifier les lots de pavés produits.
Le Plan d’Assurance Qualité (PAQ) précise les modalités de mise en œuvre de la production qui
permettent à l’Entrepreneur de tenir un registre contenant les indications minimales suivantes :
• les quantités partielles et cumulées de béton produit et le nombre de pavés fabriqués (et de
bordures éventuellement),
• les prélèvements de béton de contrôle N destinés aux essais de résistance en compression,
avec les résultats correspondants,
• les prélèvements des séries de pavés destinés aux essais sur les pavés, avec les résultats
correspondants,
• il marquera de manière indélébile la date du jour de fabrication sur les cinq (5) premiers pavés
du lot formé par la production du jour considéré,
• il stockera les lots journaliers de pavés suivant un rangement ordonné et chronologique, de
façon à retrouver aisément les pavés d'un lot déterminé,
• les possibilités d'identification et de repérage des lots de pavés sur le site des travaux doivent
être maintenues intactes,
• le manquement par l'Entrepreneur de ses obligations de mise en place de procédures de
traçabilité pourra conduire au refus de réception partielle ou totale des éléments préfabriqués.
L’Entrepreneur remet en temps réel au maitre d’œuvre les résultats du contrôle intérieur, à des fins
de réalisation de contrôle aléatoires.
Une opération de contrôle peut porter sur plusieurs séries, correspondant à des dates d(n-1), dn,
d(n+1)…
Une série de la date dn sera considérée comme représentative d'un lot de pavés produits entre 2 dates
d1 et d2 définies de la façon suivante :
• d1 = milieu de la période entre les dates d(n-1) et dn,
• d2 = milieu de la période entre les dates dn et d(n+1),
• d(n-1), d(n+1) étant les dates de confection des 2 séries également contrôlées, encadrant la
date de la série considérée.
Applications et tolérances
Dans le cas où la valeur de la charge de rupture en compression simple est inférieure à 1400 kN, le
lot incriminé sera éliminé, quelles que soient les valeurs obtenues par ailleurs pour les résistances du
béton des éprouvettes témoins.
Moule de pavés de 11cm et de 8cm
Les pavés seront fabriqués dans des moules en fonte à graphite lamellaire conformément aux plans.
L’attention de l'Entrepreneur est attirée sur le fait qu’au démarrage des travaux de préfabrication des
pavés, un contrôle de conformité des moules avec leur certificat d’origine, d’approbation et attestation
de matière sera effectué ainsi qu’un contrôle de leurs dimensions à l’aide d’un gabarit par le Maître
d’œuvre.
Pour assurer la conformité et la qualité des pavés à produire, l'Entrepreneur ne peut utiliser des moules
n'ayant pas reçu l'approbation du maitre d’œuvre.
Les tolérances dimensionnelles des moules avec les dimensions du modèle du pavé seront au plus de
0,5 mm.
Les empreintes du moule doivent obligatoirement être estampillés de numéros de série et
accompagnées d’un Certificat de matière Fonte à graphite lamellaire et un certificat d’Approbation
de la fonderie de production.
Pour l’uniformité des empreintes, les moules doivent être certifiés usinés par une procédure
numérique.
Les moules présentant des déformations ou de l'usure après un certain nombre de rotations entraînant
des écarts dimensionnels hors tolérances devront être mis hors service, ainsi que les moules recyclés
seront formellement interdits.
DRAINS
Les drains sont des tuyaux perforés assurant la fonction de récupération de l’eau et sa conduite vers
les caniveaux.
Pour protéger le corps de chaussée contre l’infiltration d’eau par remontée, l’Entrepreneur doit
prendre des dispositions pour la mise en place des drains dans les endroits où la nappe est affleurante.
Ces drains sont placés avant la couche de forme.
Les drains seront composés d’un tuyau qui peut résister au trafic, des clapets anti-retours, des
granulats 15/30 ou 15/25 et un géotextile qui servira à envelopper le tuyau perforé et les granulats.
Avant la commande, l’Entrepreneur fournira tous les détails nécessaires au maitre d’œuvre pour
approbation.
55.8 GRILLE D’AVALOIR EN FIBRE DE VERRE COMPOSITE SUR REGARD POUR LES
RUES AVEC LES CANIVEAUX ENTERRES DANS LES TERRE-PLEINS LATERAUX
Ces grilles sont en fibre de verre composite spécifique, conformes à la norme EN 124 :1994 ou 2015,
dont les principales caractéristiques sont : résistance à la rupture 400 MPa, en matériaux composite,
à barreaux profilés, avec cadre carré de dimensions minimales de 750 mm x 750 mm, la surface
d’avalement ≥ 822 cm2.
- Description
✓ Grille avaloir carré incurvé
✓ Classe C250 norme EN 124 :1994 ; 2015
✓ Dimensions : Cadre carré de 750 mm ou plus
✓ Hauteur 45 mm
✓ Équipé de joint périmétrique de stabilisation
✓ Couvercle amovible
✓ Tampon contact sur support élastique
✓ Munie de dispositif de verrouillage avec système de serrage
✓ Collecte des eaux omnidirectionnelles
✓ Jonc élastomère ou polyéthylène
- Assurance qualité
✓ Certificat d'origine et attestation de normalisation EN 124 : 1994 ; 2015)
SIGNALISATION LUMINEUSE.
Les travaux relatifs à la signalisation lumineuse dans le cadre des lots de voiries et d’assainissements
concernent le fourreautage et la pose des conduites afin de faciliter le tirage des câbles par les
entreprises ayant en charge les travaux de signalisation lumineuse. Ceci évitera de faire des tranchées
dans le corps de chaussée exécuté par les entreprises des lots de voiries et d’assainissements.
La profondeur de pose des conduites (en attente de tirage des câbles) sera d’au moins 0,60 m sous les
trottoirs et de 0,80 m sous la chaussée. Les conduites seront dans tous les cas protégées par un grillage
avertisseur de couleur rouge posé à 0,2 m au-dessus du fourreau.
Les fouilles auront 0,4 m de large en moyenne en section courante ; le comblement des fouilles se
fera avec des matériaux sélectionnés, de même nature que les couches traversées, compactés aux
densités de l'OPM prescrites par le CCTP.
Les fourreaux sous chaussée recevront un enrobage béton d'une épaisseur minimale de 0,15m au-
dessus de leur génératrice supérieure.
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QUALITE DES MATERIAUX - Q.4 – COUCHE DE FONDATION ET BASE
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QUALITE DES MATERIAUX – Q6 –GRAVELEUX TRAITÉ ou AMELIORE
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QUALITE DES MATERIAUX – Q8 – LIANTS BITUMINEUX
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QUALITE DES MATERIAUX – Q10 – CIMENTS POUR BETONS
MODE DE LIVRAISON
Les ciments sont livrés, soit en sacs de cinquante kilogrammes, soit en vrac. L’Entrepreneur s'engage à tenir à la
disposition du Représentant du Maître d'œuvre sur le chantier, une bascule permettant de peser la masse des sacs de
ciments approvisionnés avec une précision d'un demi-kilogramme.
CIMENTS
Lorsque le ciment est livré en vrac, l’Entrepreneur assure le nettoyage préalable des containers, et en particulier
l'élimination de tout résidu contenant du sucre ou des nitrates.
Le ciment doit être livré sur le chantier à une température inférieure à soixante (60) degrés Celsius.
Essais à faire par usine et au gré de l’ingénieur
Résistance normales à 28jours 42,5 à 62,5
Retrait à 28 jours d'âge ≤ 1000
Temps de début de prise ≥ 60 min
Stabilité ≤ 10 mm
Les résultats de ces essais doivent être communiqués au Représentant du Maître d'œuvre moins de 10 jours après la date
du prélèvement, et en tout état de cause, avant l'emploi du ciment.
Les cadences d'essais indiquées dans le tableau ci-dessus peuvent être augmentées par le Représentant du Maître d'œuvre
en fonction des dispersions constatées dans les résultats des essais.
Cadence de prélèvement d'un échantillon tous les 20 tonnes.
Micro-Deval NF EN 1097-1 ≤ 25
Chaque 2 mois
Los Angeles NF EN 1097-2 ≤ 30
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QUALITE DES MATERIAUX – Q12 – EAU ET ADJUVANTS
RECEPTION
Toute livraison d'adjuvants sur chantier donne lieu à la présentation d'un certificat d'origine indiquant la
date limite au-delà de laquelle ces produits doivent être mis au rebut.
QUALITE DES MATERIAUX – Q13 – ACIERS
Le produit de cure pour béton est soumis par l’Entrepreneur à l'agrément du Représentant
PRODUIT DE CURE Au gré de l’Ingénieur
du Maître d'œuvre.
Provenant de roches dures, propres et non altérés (LA < 30)
minimum 10 cm d’épaisseur ; 20cm de queue pour
Pour maçonnerie
massif et 30 cm de queue pour parement
MOELLONS En parement Pas de saillie, ni flache > 3cm Au gré de l’Ingénieur
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QUALITE DES MATERIAUX – Q14 – BORDURES
Les éléments T2, T1, T4, GSS2, CS2, CC2, P1 et tout autre bordure, préfabriqués sont en
béton Q 400 ; la longueur de chaque élément est de 1 m en alignement droit, de 0,50 m
en courbe de rayon inférieur à 20 m, et de 0,33 m en courbe de rayon inférieur à 2m. Les
Au gré de l’Ingénieur
essais sont réalisés conformément aux prescriptions de l'article 6 paragraphe 2.3 de
BORDURES
l'additif au fascicule 31 du CCTG.
éléments préfabriqués 1 essai par équipe de
fabrication
Tolérance :
Sur les dimensions transversales de chaque élément ±5 %
Sur la longueur de chaque élément ±1 cm.
QUALITE DES MATERIAUX - Q.15 - OUVRAGE
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