Chapitre 3
Chapitre 3
Fascicule III
Géotechnique RC - FC 2015-2016
FASCICULE 3
__________________________________________________________________________________________
Géotechnique RC - FC 2015-2016
6. ENTRAINEMENT DES PARTICULES D'EAU ................................................ 23
6.1. ............................................................................................... 23
6.2. ..................................................................... 24
6.3. Filtres....................................................................................................................................................... 27
7. CAPILLARITE ................................................................................................. 29
Géotechnique RC - FC 2015-2016
L'eau dans les sols 3 4
F
{1.1} lim A 0
A
Dans des milieux discontinus, tels que les massifs de sol, ce passage à la limite conduit
à des champs de contraintes éminemment variables et même discontinus. Ces champs sont
d'ailleurs en pratique impossibles à déterminer, compte tenu de la complexité de la géométrie
et de la méconnaissance des conditions de contact.
En pratique, on considère des limites de A suffisamment grandes pour obtenir un
champ de contraintes moyennes. Par cette hypothèse, la théorie des milieux continus est
mélangés.
F
1 1
Géotechnique RC - FC 2015-2016
L'eau dans les sols 3 5
La pression de l'eau interstitielle u agit tout autour des blocs ou des grains, les contacts
étant quasi ponctuels, elle comprime donc hydrostatiquement, avec une intensité u, la phase
solide.
Toute section normale (1,1) d'aire A est donc soumise, par le fait de la présence d'eau
sous pression u, à une contrainte normale uniforme u = u et donc à un effort :
{1.2} Fw = u.A
effort :
Cet effort F' induit une contrainte moyenne ' telle que :
F'
{1.4} '
A
La contrainte ' est qualifiée d'effective; elle résulte donc des efforts transmis de grains
à grains, de blocs à blocs. Il est important de remarquer que, quand ' devient nulle, les efforts
de contact disparaissent et que quand ' devient négative, les grains ont tendance à se séparer.
Ils ne peuvent rester en contact que dans la mesure où la cohésion est suffisante. Dans les
sables, il y a immédiatement mise en suspension des grains et donc liquéfaction du milieu.
Dans les terrains qui sont des milieux formés de grains ou de blocs, la contrainte
F
normale totale peut s'écrire :
A
{1.5} = +u
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L'eau dans les sols 3 6
- la résistance des terrains, en effet leur résistance au cisaillement dépend des forces
de frottement entre éléments qui sont en relation directe avec les efforts de contact
entre les grains, c'est-à-dire avec la contrainte effective ';
- les déformations des terrains sont principalement dues à des déformations des
points de contact ou à des déplacements entre éléments, car la déformation par
compression hydrostatique des minéraux et de l'eau est négligeable. C'est donc
aussi les contraintes effectives ' qui provoquent les déformations et plus
particulièrement les tassements des terrains.
Coupe Aa g
1
"1,1"
1 1
Al l
A
=S r
As s
1 Sr
Pour de plus faibles teneurs en eau, il se forme des ménisques autour des contacts
solides et les pressions d'eau et d'air interstitiels diffèrent. Dans ce cas, on peut définir une
pression interstitielle équivalente u* :
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L'eau dans les sols 3 7
{1.11} s = u a - uw
où est un coefficient qui n'est pas une fonction linéaire de Sr (cf. figure). Cette relation a été
elle même remise en question notamment par Alonso et Gens. En effet, elle ne permet pas de
Remarques
- Dans les sols argileux, il faudrait en toute rigueur tenir compte des effets de
répulsion et d'attraction d'origine électrique.
- La différence des pressions dans l'air et dans l'eau provient du rayon de courbure
{1.14} '= - ua
Le plus souvent, l'air a une pression négligeable; cependant, dans certains phénomènes
transitoires des pressions peuvent apparaître et réduire considérablement ', il peut alors se
produire des avalanches.
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L'eau dans les sols 3 8
h
u
u u
v
u
0 niveau de référence
x
z
u v2
{2.1} h z
w 2g
u
{2.2} h z
w
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L'eau dans les sols 3 9
{2.3} i = grad h
h h h
C'est un vecteur de composantes (ix = , iy = , iz = ).
x y z
Il est dirigé orthogonalement aux équipotentielles et il a pour valeur la variation
relative de h suivant cette direction, c'est-à-dire la perte de charge maximum par unité de
longueur. Le gradient i peut évidemment être mesuré par la plus grande pente de la surface
équipotentielle.
q
{3.1} v
A
h
ha
section a
hb
hb
section A
ha
0 niveau de référence
{3.2} v = - k.i
{3.3} i gradh hb ha
L
La loi de Darcy est la mieux applicable aux sables pour lesquels le régime est
laminaire et les forces de surface négligeables. Pour les graviers, l'écoulement peut être
turbulent pour des gradients suffisants, la loi de Darcy n'est alors plus applicable. Pour les
argiles, le régime est toujours laminaire, mais les formes des particules et les effets électriques
de surface peuvent perturber le phénomène d'écoulement.
En se basant sur la loi de Poiseuille, relative aux écoulements dans les conduites
cylindriques, Kozeny-Carman ont établi :
Cf w n3
{3.4} k 2 2 2
(m/s)
T S v 1 n
avec Cf = coefficient de forme des tubes d'écoulement réels souvent proche de 0,4;
T = tortuosité du tube d'écoulement, c'est-à-dire le rapport entre la longueur réelle des
lignes de courant à la longueur en ligne droite, habituellement proche de 2;
Sv = surface mouillée par volume unitaire de particules, c'est-à-dire la surface
spécifique (m²/m³ = 1/m);
n = porosité;
= viscosité dynamique (Pa.s).
0.5 n
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L'eau dans les sols 3 11
Par le fait même de la mise en place des sols par sédimentation et de leur consolidation
ultérieure, la structure n'est pas isotrope, surtout dans le cas des matériaux argileux formés de
plaquettes qui se déposent préférentiellement à plat; il en résulte que k est généralement plus
grand dans la direction des couches que dans la direction transversale.
On définit parfois le coefficient de perméabilité intrinsèque k' du milieu poreux en
éliminant les paramètres w et caractéristiques du fluide; d'après 3.5, il vient :
Remarque :
Pour les matériaux à très faibles perméabilités (k = 10-8 m/s), le trajet parcouru par une
particule d'eau en un an (31,5.106 s) est donc pour i = 1 de 31,5.106.10-8 = 0,315 m. Pour k =
10-10 m/s, la distance vaudrait 3,1 mm.
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L'eau dans les sols 3 12
ha
hb
Q
hb
section
A
ha
niveau de référence
Q
{3.6} v
A t
Le gradient hydraulique est donné par {3.3}. En remplaçant v et i dans {3.2}, il vient :
QL
{3.7} k
A ha hb t
Plusieurs précautions doivent être prises pour réduire les erreurs de mesure,
notamment :
- le régime permanent doit être établi;
- les pertes de charge au dehors de l'échantillon doivent être négligeables;
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L'eau dans les sols 3 13
- les chemins préférentiels le long de la paroi doivent être évités par l'interposition
d'un matériau imperméable (par ex. graisse);
- l'eau d'alimentation doit être désaérée et déminéralisée;
- les vitesses doivent être limitées pour que le régime soit laminaire;
- la charge hydraulique doit être suffisamment faible pour éviter l'entraînement des
particules de sols.
{3.8} v a.dh
A.dt
et le gradient i h L
tinit
t1
t dh
t + dt effort
h1
t2 h
h2
échantillon
section
a
section
A
{3.9} k a.dh L
A.dt h
{3.10} kA t2 dt h2
dh
aL t1 h1 h
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L'eau dans les sols 3 14
ou encore :
k aL ln h1
{3.11} A(t2 t1) h2
Il faut prendre les mêmes précautions que pour les perméamètres à charge constante.
piézomètres q
niveau initial
k z1
z2
pompe
x2
k =0 x1
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L'eau dans les sols 3 15
ou
{4.2} Vw = Vs.e.Sr
avec Vs= volume du solide dans le volume élémentaire V,
e = indice des vides,
Sr = degré de saturation.
e Sr V e Sr
{4.3} dVw Vs S r e dt Sr e dt
t t 1 e t t
Cette variation dVw est égale à la différence entre la quantité d'eau qui entre et celle
qui sort du volume dx.dy.1, c'est-à-dire :
vx vz
{4.4} dVw dx.dz dz.dx .1.dt
x z
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L'eau dans les sols 3 16
x
y dx
z vz
1
vx + vx . dx
vx x
vz + vz . dz
vy = 0 z
dvy = 0
{4.5} v = - k.i
{4.6} = - k grad h
permet d'écrire :
2h 2h
1 Sr e e Sr
{4.7} kx k z
x2 z2 1 e t t
{4.8} k 2 h 1 S r e e Sr
1 e t t
²h désignant le Laplacien de h.
Dans le cas d'un milieu saturé
{4.9} Sr 0
t
et incompressible :
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L'eau dans les sols 3 17
{4.10} e 0
t
{4.11} k h 0
2
La solution de ce Laplacien qui respecte les conditions aux limites, fournit le champ
de la charge hydraulique (ou du potentiel). Celui-ci est le plus souvent défini par les lignes
d'égale charge (ou équipotentielles).
Le champ des vitesses d'écoulement s'obtient en se basant sur l'équation de Darcy
(valable en régime laminaire) :
{4.5} v = - k.i
sont dirigés suivant le grad h, c'est-à-dire normalement aux lignes équipotentielles. Les lignes
de courant et les courbes équipotentielles forment donc un réseau orthogonal en milieu de
perméabilité isotrope.
pour quelques cas simples. En général, une résolution approchée est obtenue par des méthodes
numériques. Parmi celles-ci, les méthodes des différences finies et des éléments finis sont les
plus courantes et les plus performantes. Leur exposé sort du cadre de ce cours.
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L'eau dans les sols 3 18
Géotechnique RC - FC 2015-2016
L'eau dans les sols 3 19
= Cte
h = Cte
k=0
k=0
k=0
= Cte
h = Cte
k=0
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L'eau dans les sols 3 20
k=0
Dans le cas d'un drain sous le pied, les lignes de courant sont rabattues et elles arrivent
dans ce drain verticalement. Au talus amont, les lignes de courant pénètrent orthogonalement,
ce talus étant une ligne équipotentielle. Toutefois, dans le cas d'un talus en surplomb (reposant
sur un matériau extrêmement perméable), la surface libre ne peut remonter, car cela
correspondrait à une augmentation du potentiel dans le sens du courant.
émergence
k1 ls vertical
drain
(k>>k)1
k1
k>>k1
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L'eau dans les sols 3 21
{5.1} u= w h+ w z
5.3. Mesure de u
tube
piézomètre
remplissage
bouchon
(bentonite)
crépine
sable
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L'eau dans les sols 3 22
Les piézomètres ouverts sont des tubes crépinés, c'est-à-dire percés de trous circulaires
ou de fentes, à la cote prévue pour les mesures. Une section du forage y est limitée par des
bouchons imperméables évitant les mouvements verticaux préférentiels d'eau dans le forage.
La hauteur de charge au-dessus du niveau de mesure correspond directement à la pression
interstitielle.
Il est important de veiller à ne pas réduire la perméabilité du terrain autour du forage,
notamment par l'emploi d'une boue.
En terrain peu perméable, le temps de réponse d'un piézomètre ouvert est long (des
semaines, voire des mois); ce type d'appareil n'est donc pas utilisable dans ce cas.
Les piézomètres rigides dits aussi à "volume constant" sont conçus dans le but de
réduire considérablement le temps de réponse. La pression est lue directement au niveau
considéré par des capteurs rigides englobés dans le terrain ne nécessitant que des variations de
volumes très faibles. La crépine est constituée d'un tube, d'une pointe ou d'un disque poreux
(céramique). Le plus souvent, la pression est lue à l'aide d'un dispositif à air ou à corde
vibrante.
électroaimant
corde
air
membrane en vibrante
caoutchouc
pierre
pierre poreuse
u poreuse u
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L'eau dans les sols 3 23
Les particules solides dans une nappe en mouvement s'opposent à celui-ci; elles ont
tendance à être entraînées dans le sens du courant.
aussi appelé poussée ou pression d'écoulement ou force de filtration ou encore pression de
courant.
Soit un volume élémentaire apparent (dx.dz.1) de sol dans une nappe en mouvement
x zx
0
{6.1} x z
zx z
0
x z
où est le poids volumique total du sol. Nous allons transformer ces équations en faisant
{6.2} ' u
{6.3} h u z
w
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L'eau dans les sols 3 24
il vient :
{6.4} u w h z
{6.5} x x ' w
h
x x x
x ' zx h
w 0
x z x
{6.6}
zx z ' h
w w 0
x z z
Il en résulte que le squelette de sol est soumis aux forces volumiques suivantes :
Des forces de pesanteur, de composantes : 0 ; w
h h
: w ; w w i
x z
Ces forces volumiques sont analogues aux forces de pesanteur.
6.2.
Lorsque les pressions interstitielles u deviennent égales aux contraintes totales , les
contraintes effectives ' s'annulent et le terrain a tendance à devenir instable.
Un cas typique est le fond d'une fouille dans un sol peu perméable reposant sur une
couche plus perméable contenant une nappe en charge.
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L'eau dans les sols 3 25
phénomène de boulance
Dans les terrains plus perméables, l'eau peut percoler jusqu'en surface et former
finalement un cratère déversant de l'eau chargée en sol qui sédimente en cône. Dans ce cas, le
sol n'a plus aucune portance. Cela peut aussi être le cas à l'aval des ouvrages de retenue
hydraulique, de blindage de fouille sous la nappe phréatique ou de batardeaux.
Les figures de courant tracées en 4.2 font apparaître à l'aval d'un rideau de palplanches
ou d'un barrage un écoulement vertical dirigé vers le haut. Un volume élémentaire de sol est
w, dirigée dans le sens du
courant, c'est-à-dire dans ce cas vers le haut et d'autre part, à son poids déjaugé d'intensité ( -
w). Dès que :
w
{6.7} i icr
w
-i. w.dxdydz
dy dx
dz
équipotentielles
( - w).dxdydz
lignes de courant
c'est-à-dire dès que le gradient dépasse le gradient critique icr, la résultante des efforts est
dirigée vers le haut et le sol est entraîné, s'il n'est pas cohérent.
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L'eau dans les sols 3 26
h h
D C
E
D C G H
D
D
A D/2 B
F
A D/2 B
{6.8} i hA hB hC hD 1
2 2 AD
{6.9} F i. w .V
{6.10} W=( - w) V
Le gradient moyen critique icr , c'est-à-dire à l'équilibre strict, est obtenu par la
condition:
{6.11} F=W
w
{6.12} icr
w
{6.13} SF icr
i
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L'eau dans les sols 3 27
Une érosion interne peut aussi se produire quand les particules fines dans la masse du
sol sont entraînées par l'écoulement d'eau. Ces particules peuvent se redéposer puis être
entraînées à nouveau après un certain temps. Il se produit ainsi des zones de perméabilités
différentes favorables à la poursuite du phénomène. Lorsque les particules sont éliminées à la
surface, aux endroits de forts gradients, le phénomène est régressif et accéléré par le fait que
grad h augmente lorsque la longueur du chemin de parcours diminue. Il se forme un conduit
appelé "renard". Les terrains les plus susceptibles sont les sables fins; les sols cohérents, par
le fait que les grains adhérent, sont moins dangereux. Certaines argiles à structure dispersée
sont cependant érodables. Pour déclencher le phénomène, il faut un conduit initial, même de
petit diamètre, tel que la trace laissée par une radicelle. La susceptibilité à l'érosion est
déterminée par un essai de perméabilité à l'eau contenant les mêmes sols qu'en place, sur
échantillon percé d'un trou d'aiguille (Pin hole test).
sécurité, ils sont limités à 3 ou 4 pour les sols non cohérents et confinés. Dans les argiles, ces
gradients peuvent atteindre 50 et sont rarement dangereux.
6.3. Filtres
- elles doivent être très perméables vis-à-vis du sol, mais pas trop, pour y créer une
perte de charge atténuant celle à la sortie du sol et de dimensions telles que les plus
fines particules du sol ne puissent pénétrer le drain;
ballast
drain
filtre
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L'eau dans les sols 3 28
d15 filtre
5
d85 sol
d15 filtre
{6.14} 4 20 à 40
d15 sol
d50 filtre
25
d50 sol
% passants
100
85
sol à
protéger
50 fuseau
du filtre
15
dimensions
0 d15sol d50sol d85sol 4 d15sol 5 d85sol 20 d15sol 25 d50sol
.
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L'eau dans les sols 3 29
7. Capillarité
On assimile souvent les interstices des sols à des tubes capillaires verticaux pour
calculer les hauteurs d'ascension capillaires.
En remplaçant les paramètres par leurs valeurs courantes, par exemple T = 73,5
mN/m, il vient, le ménisque étant tangent dans le cas d'un contact eau, verre propre, air :
15.10 6
{7.2} hc (m)
r
c'est-à-dire, pour r = 1 µm hc = 15 m;
r = 1 mm hc = 15 mm.
Dans les sols, les interstices sont de forme très irrégulière et la hauteur d'ascension
capillaire est, par ce fait, mal définie. En effet, si nous considérons un tube à section variable,
l'eau se stabilise à des niveaux différents suivant les conditions d'essais (notamment le sens de
la variation relative des niveaux d'eau et les conditions d'alimentation).
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L'eau dans les sols 3 30
D'après Terzaghi et Peck, pour les sols, la hauteur maximum d'ascension capillaire
vaudrait :
C
{7.3} hc,max ( m)
e.d10
avec C = constante qui dépend de la forme des grains et des impuretés superficielles et qui
est comprise entre 10-5 et 5.10-5 m²);
e = indice des vides;
d10 = diamètre à 10 % de passant (m).
Il se forme donc au-dessus du niveau phréatique (défini par une pression u nulle) une
zone dans laquelle le degré de saturation Sr diminue de bas en haut.
A un même niveau, Sr est modifié par les conditions d'alimentation, d'évaporation ou
d'évapotranspiration. En effet, si nous considérons un tube rempli de limon ou de sable et dont
le pied est posé dans un baquet d'eau, Sr n'est pas défini de manière univoque.
Dans le cas d'une saturation initiale complète, l'eau se draine et la courbe de Sr en
fonction de la cote h au-dessus du niveau phréatique se stabilise conformément à la courbe
"sat". Au-dessus de la hauteur d'ascension capillaire maximum hc,b, l'eau n'est plus en
communication continue avec la nappe et l'humidité
Sous hc,a le sol reste saturé.
Géotechnique RC - FC 2015-2016
L'eau dans les sols 3 31
Cotes
hc
hc,b
état hc,a
initial sec
hc,c
niveau
phréatique Sr
0 100 %
Dans le cas d'un sol initialement sec, la courbe (Sr, h) désignée par "d" est caractérisée
par une ascension capillaire et une saturation moindres. L'eau ne peut remonter que jusqu'à
hc,d appelée au sens strict hauteur d'ascension capillaire. Il n'existe généralement plus de zone
saturée, mais seulement une zone à saturation maximum définie par la hauteur d'ascension
capillaire minimum hc,c.
En réalité, la situation sera proche de la courbe "sat" quand la nappe est alimentée
par gravité ou quand la nappe descend. Elle sera proche de la courbe "d" quand la nappe
remonte ou quand une évaporation se produit.
La dépression dans l'eau dépend uniquement de h et non de l'état de saturation.
Hauteurs d'ascension capillaire approximatives :
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L'eau dans les sols 3 32
s ua uw
{7.4} pF log10 u
w
{7.5} pF 3 log10 u
w
w %
50
30
10
log succion
0.001 0.1 10 1000 MPa
Des courbes de succion en fonction de w, pour trois sols types, sont données. Ces
courbes présentent des hystérésis pour les mêmes raisons que celles qui conduisent à une
relation (hc, Sr) non univoque.
Géotechnique RC - FC 2015-2016