Activité module constructiviste : Productions attendues
Les années 70 voient la naissance d’un nouveau courant psychologique, en réponse aux errements du cognitivisme.
Effectivement, le cerveau n’est pas un ordinateur qui traite les informations. L’apprenant n’est pas un buvard qui
absorbe les informations, ce n’est pas un vase vide qui se remplit. La connaissance n’est pas une information.
L’apprenant est le seul à pouvoir transformer l’information en connaissance. La connaissance résulte d’une
interprétation de l’information par l’apprenant. Ce courant s’appelle le constructivisme.
Comment en est-on arrivé à penser que l’apprenant ne traite pas tout à fait l’information comme un ordinateur, et
qu’on ne peut pas davantage le programmer, le dresser ? Parce que, soumis à un problème à résoudre, un apprenant
est capable d’inventer une stratégie de résolution, qui par définition ne lui a pas été enseignée !
- Le schème est l'instrument de l'assimilation ; c'est une structure d'actions répétables dans des circonstances
semblables ou analogues.
- L’apprentissage désigne essentiellement le processus par lequel des connaissances mobilisées par le sujet
pour faire face à une situation se transforment au cours de l’interaction du sujet avec son environnement (Sujet /
Objet).
Dans sa théorie, Piaget insiste sur le fait que nous construisons nos différentes connaissances par la manipulation
« d’objet », par l’expérimentation. Cette manipulation provoque la création ou la modification de schèmes d'actions.
C'est donc cette interaction entre l’individu et l'objet qui est importante, car elle lui permet de construire ses
connaissances, d'où le nom de ce courant de la théorie de Jean Piaget, le « constructivisme ». Parce qu'il y a
interaction, l'action est réalisée. L’apprenant doit construire son savoir à partir de l'activité mise en place par
l'enseignant. C'est par la compréhension, par ses perceptions de la réalité que l'élève construit son apprentissage.
- Construction des structures cognitives : L’apprenant intègre des données qui viennent milieu ou de la
situation problème (assimilation), s’adapte à cette situation nouvelle par réajustement de ses structures cognitives
(accommodation) en vue d’atteindre un meilleur équilibre possible avec son environnement (équilibration).
- Selon la théorie constructiviste, le conflit cognitif favorise des changements aux niveaux des structures
cognitives et faire progresser l’apprenant. Cette apprentissage peut se faire grâce à des situations-problèmes qui
déstabilisent l’apprenant, ce qui le pousse à revisiter ses structures cognitives et les améliorer en vue de résoudre le
problème posé, ainsi l’acquisition de nouveaux savoirs et savoir-faire.
- Rôles :
o L’apprenant : consiste à construire ses structures à partir de l’activité déployée sur l’environnement.
o L’enseignant : consiste à l’enrichissement des situations à soumettre à l’activité du sujet. Son rôle est
de guider l’apprenant.
- Avantages du modèle constructiviste : L’apprenant est confronté à un problème à résoudre, permettant
d’emblée de mettre du sens à son apprentissage et de motiver. Les conceptions initiales inadéquates ayant été
détruites ou réorganisées, elles ne risquent plus de refaire surface et le nouvel état d’équilibre s’installe dans la durée.
- Limites du modèle constructiviste :
o L’enseignement fondé sur ce modèle est très coûteux en temps. Il nécessite un haut niveau de
compétence de l’enseignant/formateur, autant pour la conception de la situation didactique que pour la gestion des
relations et de la communication. Un solide bagage didactique est appelé. Il est parfois difficile de trouver des
situations problèmes adéquates et suffisamment résistantes afin que l’apprenant mobilise de nouvelles compétences
attendues (objet d’apprentissage) et observe que ses capacités en la matière sont obsolètes et demandent d’être
corrigées, restructurées. La phase de déstabilisation est délicate chez certains (en particulier ceux en grande difficulté).
C’est une phase transitoire où l’apprenant doit maintenir son adhésion à la tâche.
o Pas de rôle pour le langage ;
o Pas de rôle pour l’affectif ;
o Pas de prise en compte des aspects sociaux de l’apprentissage : Rôle de l’enseignant et des pairs.
- Apports :
o Ce modèle apporte le rapport de l’individu à l’environnement ;
o Et une topographie des apprentissages possibles en fonction des stades.
o Souligne la nécessité de prendre en compte l’inscription des processus cognitifs d’apprentissage dans
l’histoire et le développement du sujet.
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