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TECHNOLOGIE - cap

MAINTENANCE AUTOMOBILE

Généralités
00 La découverte de l’automobile 3
Savoir S 2.1 Motorisation
01 Le principe du moteur 5
02 La constitution 9
03 Le cycle à quatre temps 15
04 La distribution 17
05 Le refroidissement 21
06 La lubrification 25
Savoir S 2.2 Allumage - Alimentation - Injection
07 L’allumage 31
08 La suralimentation 37
09 La dépollution 43
10 L’alimentation - La carburation 49
11 L’injection essence 53
12 L’injection directe essence 57
13 L’alimentation - La carburation Diesel 61
Savoir S 2.3 Transmission
14 L’embrayage 67
15 La boîte de vitesses 71
16 Le pont 77
17 Les transmissions 81
Savoir S 2.4 Liaison au sol
18 La géométrie des trains roulants 83
19 La suspension 87
20 La direction 91
21 Les pneumatiques 95
Savoir S 2.5 Freinage
22 Le freinage 101
23 Les commandes de frein 105
24 Les systèmes de freinage 109
25 L’assistance de frein 113
26 L’antiblocage 117

©FontainePicard
Dépôt légal 3e trimestre 2018 - N° ISBN 978-2-7446-3029-3 - Edition 2018/2019

694C
Technologie
CAP Maintenance des Véhicules
Option Voitures particulières

Jean-Luc BASCOL
Savoir S 2.6 Électricité
27 Fonction stockage : la batterie 121
28 La fonction charge 125
29 La fonction démarrage 129
30 La fonction éclairage - La fonction signalisation 133
31 Le multiplexage 137
Savoir S 2.7 Climatisation
32 La climatisation 141
Savoir S 2.8 Énergie électrique
33 Préparation à l’habilitation électrique 145
34 Véhicules électriques - Hybrides 147
Tests théoriques préparatoires à l’habilitation électrique 151

Couverture : Fotolia © AntonioDiaz - P. 8 Fotolia © ioannis kounadeas


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à préciser qu’il ne peut être tenu responsable des sites tiers visibles et consultables sur les pages proposées dans cet ouvrage scolaire. Le contenu de ces sites
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– Jean-Luc BASCOL –

©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA DÉCOUVERTE DE L’AUTOMOBILE

GÉNÉRALITÉS

Savoir :

2 / AU TO M O B I L E
Le terme « automobile » qualifie tout engin capable de se déplacer par ses propres moyens.
On distingue trois catégories de véhicules :
- les véhicules de tourisme,
- les véhicules utilitaires,
- les deux roues.

3 / C L A S S I F I C AT I O N D E S V É H I C U L E S D E T O U R I S M E

2 volumes 3 volumes
Monospace

Coupé cabriolet Break


Ludospace

4/ C AR AC TÉRISTIQUES DIMENSIONNELLES

Porte à faux Porte à faux


avant Empattement arrière Voie avant

Longueur Largeur

©FontainePicard La découverte de l’automobile 3


Hauteur

Voie arrière

5/ CONSTITUTION MÉC ANIQUE

Le moteur
Il produit l’énergie nécessaire pour assurer le
déplacement du véhicule.

La transmission
Constituée de l’embrayage, de la boîte de
vitesses elle transmet le mouvement aux
roues motrices.

Le système de freinage
Il ralentit le véhicule par friction de garnitures sur
des disques ou des tambours.

Les pneumatiques
Ils sont la seule liaison entre un véhicule
et le sol.

La direction
Les suspensions Ensemble d’éléments mécaniques
permettant de braquer les roues.
Elles filtrent les oscillations des roues assurant
confort des passagers et protection des organes
mécaniques.

4 La découverte de l’automobile ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LE PRINCIPE DU MOTEUR

MOTORISATION

Savoir : S 2.1.1 L’enceinte thermique - L’équipage mobile - La distribution

1/ FONC TION D’USAGE


Un moteur thermique transforme l’énergie chimique d’un carburant en énergie calorifique puis en énergie
mécanique nécessaire pour assurer le déplacement d’un véhicule.

2/ FONCTIONNEMENT
2.1 - Principe

Oxygène

Carburant
Énergie Énergie
Combustion
Combustion Transmission
Énergie calorique mécanique
chimique

 Le moteur transforme l’énergie contenue dans le carburant en énergie mécanique.


P
 ar la combustion, le carburant est transformé en énergie calorifique puis en énergie mécanique
qui est ensuite appliquée aux roues motrices par l’intermédiaire de la transmission.

2.2 - Combustion
La combustion doit s’effectuer par couches successives à
vitesse élevée (~ 40 m/s) sans atteindre la détonation (> 70
m/s).

2.3 - F
 acteurs influant la vitesse de
combustion
- Nature du carburant
- Qualité du mélange (carburation)
- Qualité de l’étincelle (allumage)
- Forme de la chambre de combustion
- Température et pression en fin compression

©FontainePicard Le principe du moteur 5


2.4 - Détonation
Inflammation simultanée de toute la masse de mélange. Le signal d’alerte annonçant la détonation
est le cliquetis. La détonation peut entraîner :
- un échauffement anormal du moteur,
- la destruction des pistons.

3/ C AR AC TÉRISTIQUES
3.1 - Alésage – Course PMH

 L’alésage est le diamètre du cylindre. alésage


course
PMB
L
 a course est le déplacement du piston entre
le « Point Mort Haut » et le « Point Mort Bas ».

3.2 - Cylindrée
Volume du moteur (sans les chambres de combustion)

V : volume en cm3

π A2 C N A : alésage en cm
Vt =
4 C : course en cm
N : nombre de cylindres

Pour un moteur de 2 000 cm3, on dit que c’est un moteur 2 litres.

3.3 - Rappor t volumétrique


Rapport entre le volume disponible quand le piston est au PMB (V + v) et le volume restant quand
le piston est au PMH (v : volume de la chambre de combustion).

V+v V
ρ= ou ρ= +1
v v

3.4 - Couple moteur


Le moment du couple moteur est le produit de la force sur la bielle « F » par la longueur du bras
de levier « l » (maneton du vilebrequin).

C : couple moteur en Nm

C =FxL F : force sur la bielle en N


L : longueur du bras de levier en m

6 Le principe du moteur ©FontainePicard


3.5 - Puissance
3.51 - Puissance effective

P = W = C 2 π n or comme 2πn = ω (rotation en radians par seconde) alors :


t 60 60
P : puissance en Watts
P =Cw C : couple moteur en Nm
ω : rotation en radian par seconde

3.52 - Puissance spécifique

Puissance effective d’un moteur ramené à 1 litre de cylindrée.

Puissance
Pspé = x 1 000
Cylindrée

©FontainePicard Le principe du moteur 7


Technologie zone 5

THÈME : LE PRINCIPE DU MOTEUR

MOTORISATION

Savoir : S 2-1 Motorisation EXERCICES

Quelle est la fonction d’usage d’un moteur ?


• Il transforme l’énergie chimique du carburant en énergie calorifique puis en énergie mécanique permet-
tant de déplacer un véhicule.

Listez les facteurs influant le déroulement de la combustion.


• Qualité de la carburation
• Qualité de l’allumage
• Nature du carburant
• Température et pression en fin compression
• Forme de la chambre de combustion

Donnez la définition de la détonation et les conséquences possibles sur un moteur ?


• Inflammation simultanée de toute la masse de mélange
• un échauffement anormal du moteur
• la destruction des pistons

La JEEP Grand Cherokee possède un moteur ayant pour caractéristiques :


- 8 cyl. en V
- Alésage : 93 mm
- Course : 86,5 mm
- Puissance : 227 CV à 4 700 tr/min.

Calculez sa cylindrée puis sa puissance spécifique.


• Cylindrée : 4 698,31 cm3
• Puissance spécifique : 48,31 cv/l

8 Le principe du moteur ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA CONSTITUTION

MOTORISATION

Savoir : S 2.1.1 L’enceinte thermique - L’équipage mobile - La distribution

1/ CONSTITUTION

1 Couvre culasse 9 Courroie de distribution

2 Arbre à cames 10 Segments

3 Culbuteur 11 Piston

4 Ressort de soupape 12 Bielle

5 Soupape 13 Vilebrequin

6 Culasse 14 Volant moteur

7 Chemise 15 Carter inférieur

8 Bloc-moteur

2 / L E B LO C - C YL I N D R E
2.1 - Disposition des cylindres

Cylindres en ligne Cylindres en Vé Cylindres à plat


(flat-twin ; flat-four ; boxer)

2.2 - Montage des cylindres


Chemises humides :
Les cylindres sont amovibles et au contact du liquide de refroidissement.

Cette conception facilite la fabrication du bloc-cylindre celui-ci étant un simple carter creux.
Sans chemise :
Les cylindres sont directement alésés dans le bloc.

©FontainePicard La constitution 9
3/ LA CULASSE
Elle est en général en alliage léger. Elle sert de couvercle hermétique au haut des cylindres.
Elle comporte :
- les conduits d’admission et d’échappement
- les soupapes
- les bougies
- des éléments de refroidissement
- les chambres de combustion

4/ LES PISTONS

4.1 - Réalisation

Tête

Logements des
segments

Jupe

Axe de piston

 Ils transforment l’énergie due à la combustion en énergie mécanique.


 Ils doivent avoir une bonne résistance mécanique et thermique.
 Ils doivent être légers pour réduire l’inertie de l’attelage mobile.
 L’étanchéité entre piston et cylindre est assurée par les segments.

4 . 2 - L e s s e g m e n t s
 Ils doivent assurer l’étanchéité entre la chambre de combustion et le carter pour éviter toute perte de
puissance.
 Ils doivent participer au guidage du piston, résister à l’usure, la corrosion et tenir aux vibrations.

Segment coup de feu


Assure l’étanchéité de la
chambre de combustion

Segment d’étanchéité
Assure l’étanchéité et évite la
Segment racleur
consommation d’huile
Racle l’huile pour éviter les remon-
tées dans la chambre de combustion
tout en permettant la lubrification

10 La constitution ©FontainePicard
5 / AT T E L A G E M O B I L E

5.1 - Les bielles

1 Pied de bielle Liaison avec le piston

Il doit être suffisamment rigide pour ne pas se déformer lors de la


2 Corps pression exercée par la combustion
Liaison avec le vilebrequin
3 Tête de bielle (au niveau des manetons)
Bagues recouvertes de métal antifriction
4 Coussinets Un défaut de lubrification peut entraîner la fonte des coussinets

5.2 - Le vilebrequin
Il reçoit l’effort transmis par les bielles et fournit un mouvement circulaire à la sortie du moteur.

Tourillons : - ce sont les portées du vilebrequin sur les paliers du bloc-moteur.


Manetons : - ce sont les manivelles sur lesquelles s’attachent les têtes de bielles.
- la répartition angulaire des manetons est fonction du nombre de cylindres.
Flasques : - les flasques sont les liaisons entre les manetons et les tourillons. Elles portent
les masses d’équilibrage statique et dynamique.

À l’une des extrémités est fixé le volant moteur qui sert de régulateur de couple, supporte le méca-
nisme d’embrayage ainsi que la couronne de démarrage.

©FontainePicard La constitution 11
6 / PA R T I C U L A R I T É S D E S M OT E U R S D I E S E L S

6.1 - Moteur à injection indirecte


 L’injecteur à téton débouche dans la chambre de turbulence. Cette chambre, située dans une
partie non refroidie de la culasse, communique avec la chambre principale par un orifice de
petite section et de forme évasée.

 L’injection sur la paroi de la chambre donne un mouvement tourbillonnaire au combustible.

 Le rapport volumétrique et de 22/1 à 23/1.

 La pression d’injection du carburant est moyenne ~ 115b.

 Il est nécessaire d’avoir des bougies de préchauffage pour le démarrage du moteur.

6.2 - Moteur à injection directe


 L’injecteur
 du type à trous, pour une meilleure pulvérisation et répartition du carburant, débouche
directement dans la chambre de combustion.

 Le rapport volumétrique est de ~ 18/1.

 La pression d’injection est plus élevée ~ 170b.

 e système de préchauffage est moins nécessaire pour le démarrage à froid.


L

L
 a consommation de gazole est plus faible qu’avec une injection indirecte, mais le moteur est
plus bruyant.

12 La constitution ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA CONSTITUTION

MOTORISATION

Savoir : S 2-1 Motorisation EXERCICES

Légendez le schéma suivant.

Couvre culasse

Culasse

Bloc-moteur

Segments

Piston

Bielle

Vilebrequin

Carter inférieur
Volant moteur

Quel est le type de montage de cylindres de ce moteur ?


Sans chemise - Cylindres en ligne.

©FontainePicard La constitution 13
Légendez le piston.

Tête

Logements
des segments

Logement
de l’axe de piston
Jupe

Indiquez le nom et la fonction de chaque segment.


• Segment coup de feu : assure l’étanchéité de la chambre de combustion.
• Segment d’étanchéité : assure l’étanchéité et évite la consommation d’huile.
• Segment racleur : racle l’huile pour éviter les remontées dans la chambre de combustion tout en permet-
tant la lubrification.

Quelle est la constitution et la fonction de l’attelage mobile ?


• Il est constitué du vilebrequin et des bielles.
• Il transforme le mouvement rectiligne alternatif des pistons en mouvement circulaire continu.

14 La constitution ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LE CYCLE À QUATRE TEMPS

MOTORISATION

Savoir : S 2.1.1 L’enceinte thermique - L’équipage mobile - La distribution

1 / C YC L E À Q U AT R E T E M P S T H É O R I Q U E

1er temps : Admission 2e temps : Compression


Rôle : Admettre dans le cylindre le mélange air/ Rôle : comprimer le mélange gazeux pour aug-
essence menter sa température afin qu’il puisse brûler
en dégageant un maximum d’énergie.
La soupape d’admission s’ouvre quand le pis-
ton est au PMH : - Les soupapes sont fermées
-
le piston descend et crée une dépression - Le piston remonte
qui permet au mélange de rentrer dans le
cylindre,
-
la soupape d’admission se ferme quand le
piston est au PMB.

3e temps : Inflammation Détente 4e temps : Échappement


Rôle : Créer un travail à partir de la combustion du Rôle : Évacuer les gaz brûlés
mélange. C’est le seul temps moteur
- Les soupapes sont fermées -L  a soupape d’échappement s’ouvre quand le
1re phase Inflammation : le piston étant au piston est au PMB.
PMH, une étincelle électrique enflamme le - Le piston remonte, les gaz sont chassés vers
mélange. Celui-ci brûle instantanément. La l’extérieur.
pression augmente sur le piston, celui-ci est - La soupape se ferme quand le piston est au
chassé vers le bas. PMH.
2e phase Détente : le piston descend, le vo-
lume augmente, la pression diminue.

2/ DIAGR AMME THÉORIQUE


B – C : « Compression ». Les gaz atteignent une pression de ~ 10 b et une température de ~ 350 °C.
C – D : « Inflammation ». En brûlant, les gaz se dilatent violemment. La pression augmente poussant le
piston.

Conclusion
Il faut augmenter le rendement en améliorant le remplissage et la combustion.

©FontainePicard Le cycle à quatre temps 15


3/ DIAGR AMME RÉEL

Avance ouverture admission Cette avance évite l’arrêt de la veine gazeuse devant une sou-
pape fermée.
Retard fermeture admission On profite de l’inertie des gaz pour améliorer le remplissage.
Avance à l’allumage Permet d’obtenir une pression maxi élevée sur le piston en
compensant la durée de combustion.
Avance ouverture échappement Permet d’accélérer la chute de pression des gaz brûlés afin de
diminuer la contre-pression pendant la remonté du piston.
Retard fermeture échappement On profite de l’inertie des gaz pour faciliter leur évacuation
complète.

4 / C YC L E D E M I L L E R / AT K I N S O N
A – B : Admission
B – C : Refoulement. La soupape d’admission reste ouverte, une partie de l’air admis est refoulée dans le
conduit d’admission.
C – D : Compression. La course de compression réduite limite la température des gaz en fin de compression.
A – B : Inflammation
B – C : Détente La course de détente plus longue que la course de compression permet une chute de pres-
sion des gaz plus importante.
F – B – A : Échappement

5.2 - Cycle de fonctionnement


A > B : Admission : le moteur aspire de l’air.
B > C : Compression : le rapport volumétrique passe de ~ 9/1 (essence) à ~ 22/1. La pression en
fin de compression atteint ~ 40b et la température ~ 700 °C (15b et 350 °C dans un moteur
essence).

C : Injection : le carburant est pulvérisé dans la chambre de combustion. Il s’enflamme spontané-


ment au contact de l’air chauffé par la compression.

C > D : Combustion à volume constant : la première partie de la combustion se déroule si rapidement


que le piston n’a pas le temps de se déplacer.

D > E : Combustion à pression constante : la pression appuie sur le piston. L’augmentation de volume
est compensée par la dilatation des gaz.

E > F : Détente : la combustion a lieu tant que dure l’injection. La dilatation des gaz ne compense
pas l’augmentation de volume.

F > B > A : Échappement.

16 Le cycle à quatre temps ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA DISTRIBUTION

MOTORISATION

Savoir : S 2.1.1 L’enceinte thermique - L’équipage mobile - La distribution

1 / S O U PA P E S
Elles permettent l’entrée et la sortie des gaz tout en assurant une bonne étanchéité pendant les temps
compression et inflammation détente.
Elles sont commandées par l’arbre à cames et refermées par un ressort.

1 Tête 5 Ressort

2 Queue 6 Cuvette

3 Portée 7 Clavettes

4 Guide 8 Siège

-L
 e diamètre de leur tête doit être important pour ne pas freiner les
gaz.
- L’angle de portée des soupapes sur leurs sièges est de « 90 ° ».

-L
 es soupapes d’admission qui subissent des
températures moins élevées ont un angle de
90 °
portée de « 120 ° » offrant une section de pas-
sage de gaz plus importante pour une même
valeur de levée.
120 °

2 / P O U S S O I R S HYD R AU L I Q U E S
Poussoirs hydrauliques
Quand la soupape est fermée, le ressort (1) maintient un contact permanent du poussoir sur la
came. L’huile sous pression remplit la chambre (3).
Lorsque la came appuie sur le poussoir, le clapet (2) se ferme. L’huile comprimée dans la chambre
(4) étant incompressible, le mouvement est transmis intégralement à la soupape.

Butée hydraulique
Le ressort (1) déplace le piston mobile (2) qui maintient le linguet au contact de l’arbre à cames.
L’huile sous pression remplit la chambre (3).
Lorsque la came appuie sur le linguet, le clapet (5) se ferme. L’huile emprisonnée dans la chambre
(4) étant incompressible, le piston (2) est bloqué et transmet le mouvement intégralement à la
soupape.

©FontainePicard La distribution 17
3/ ARBRE À CAMES
- Il commande et détermine l’amplitude et la durée du mouvement des soupapes.
- Il tourne à demi-vitesse du vilebrequin.

3.1 - Épure de distribution


L’épure circulaire est la représentation graphique permettant de visualiser les angles de réglages
de la distribution.

Admission
Compression
Inflammation Détente
Échappement

3 . 2 - Po s i t i o n n e m e n t d e l ’a r b r e à ca m e s

Arbre à cames en tête Doubles arbres à cames en tête


Arbre à cames latéral (avec culbuteurs) (sans culbuteur, avec poussoirs)

4/ MODE D’ENTRAÎNEMENT
Par courroie crantée
Les arbres à cames en tête présentent l’inconvénient d’être éloignés du vilebrequin. Ceci allonge la
transmission par pignons ou chaîne et peut être source de jeux ou d’imprécision.
Les courroies crantées, en caoutchouc armé de fils d’acier ou de nylon remédient à cet inconvénient.
Elles sont plus silencieuses, mais nécessitent un réglage précis de leur tension et un remplacement périodique.

18 La distribution ©FontainePicard
Technologie zone 5
LE CYCLE À QUATRE TEMPS -
THÈME : LA DISTRIBUTION
MOTORISATION

Savoir : S 2-1 Motorisation EXERCICES

Donnez le nom et la fonction de chaque temps du cycle de « BEAU de ROCHAS ».

Ø Admission : remplir le cylindre de mélange


Ø Compression : augmenter la température du mélange pour qu’il puisse brûler en dégageant un maxi-
mum d’énergie
Ø Inflammation détente : seul temps moteur, il crée un travail à partir de la combustion des gaz
Ø Échappement : évacuer les gaz brûlés

Tracez et légendez le cycle théorique de « BEAU de ROCHAS ».

Ø A – B : Admission
Ø B – C : Compression, la pression atteint environ 10 b et
la température 350 °C
Ø C – D : Inflammation, la pression augmente repoussant
le piston
Ø D – E : Détente, le piston descendant, le volume aug-
mente, la pression chute
Ø E – B – A : Échappement

©FontainePicard La distribution 19
Indiquez le nom et la fonction de chacun des réglages spécifiques d’ouverture et de fermeture des
soupapes destinés à améliorer le rendement d’un moteur thermique.

Ø A – O – A : évite l’arrêt de la veine gazeuse devant une soupape fermée


Ø R – F – A : on profite de l’inertie de la veine gazeuse pour améliorer le remplissage du cylindre
Ø A – A : compense la durée de combustion pour obtenir une pression très élevée sur le piston
Ø A – O – E : accélère la chute de pression des gaz brûlés pour diminuer la contre-pression pendant la
remontée du piston
Ø R – F – E : on profite de l’inertie des gaz pour faciliter leur évacuation complète

Dessinez et légendez une épure circulaire de distribution.

Légendez le schéma d’une soupape.

1 Cuvette
2 Clavettes
3 Ressort
4 Guide
5 Portée
6 Siège
7 Tête
8 Queue

Quelles sont les fonctions d’un arbre à cames ?

Ø Il commande l’ouverture et la fermeture des soupapes, détermine l’amplitude ainsi que la durée de leurs
mouvements.

20 La distribution ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LE REFROIDISSEMENT

MOTORISATION

Savoir : S 2.1.2 Le refroidissement - La lubrification

1/ FONC TION D’USAGE


Permettre d’évacuer la chaleur due :
- aux frottements des pièces mobiles du moteur ;
- à la combustion des gaz.

4 / L E R E F R O I D I S S E M E N T PA R E AU
Le liquide de refroidissement, appelé liquide caloporteur, sert d’agent de transport de la chaleur entre la
chambre de combustion et l’air ambiant.
Le refroidissement du liquide s’effectue dans un échangeur eau / air : le radiateur.

Constitution

1 Bouchon 6 Radiateur

2 Radiateur de chauffage 7 Moto-ventilateur

3 Pompe à eau 8 Calorstat (thermostat)

4 Durites 9 Sondes de température

5 Thermocontact 10 Vase d’expansion

5/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES

5 . 2 - L e r a d i a t e u r

Air

Air
Liquide
de refroidissement

©FontainePicard Le refroidissement 21
5.3 - Le liquide de refroidissement
ATTENTION
Tous les liquides permanents ne sont pas miscibles entre eux. C’est pourquoi il est impératif de se confor-
mer aux spécifications constructeurs.

5.4 - Le thermostat (calorstat)

Clapet

Vers radiateur
À froid, il empêche la circulation du liquide de
refroidissement vers le radiateur afin d’assurer
une montée en température rapide du moteur.

Capsule
de cire

Culasse Vers radiateur

Lorsque le liquide atteint une température > à ~ 80 °C, le


clapet s’ouvre et le liquide peut circuler vers le radiateur pour
stabiliser la température du moteur.

Culasse

5 . 5 - L e va s e d ‘e x p a n s i o n
Placé en parallèle du circuit, il sert à compenser les variations de volume entre liquide froid et chaud.

5.6 - Soupape de sécurité


Elle maintient le circuit sous pression, ce qui augmente la température d’ébullition du liquide de refroidis-
sement.

1 Clapet de pression 5 Ressort du clapet de pression

2 Clapet de dépression 6 Bouchon

3 Joint d’étanchéité 7 Vase d’expansion

4 Ressort du clapet de dépression

5.7.1 - Commande par thermocontact

1 : moto-ventilateur
2 : thermocontact
3 : relais

22 Le refroidissement ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LE REFROIDISSEMENT

MOTORISATION

Savoir : S 2-1 Motorisation EXERCICES

Quelles sont les conséquences d’une température trop élevée sur le fonctionnement du moteur ?
• Dilatation des pièces, risque de grippage
• Diminution du taux de remplissage
• Décomposition des lubrifiants
• Auto-inflammation du carburant

Légendez le schéma d’un circuit de refroidissement à eau.

1 : Calorstat ou thermostat 5 : Sondes de température


2 : Radiateur 6 : Bouchon
3 : Thermocontact 7 : Vase d’expansion
4 : Moto-ventilateur 8 : Pompe à eau

Quelle est la fonction du calorstat ?


Permettre une montée en température rapide du moteur en interdisant la circulation du liquide de refroi-
dissement dans le radiateur tant que le moteur n’a pas atteint sa température de fonctionnement.

Quelle est la fonction de la soupape de sécurité ?


Elle maintient le circuit sous pression ce qui augmente la température du liquide de refroidissement.

©FontainePicard Le refroidissement 23
24 Le refroidissement ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA LUBRIFICATION

MOTORISATION

Savoir : S 2.1.2 Le refroidissement - La lubrification

1/ CONSÉQUENCES D ’UN FROT TEMENT


- Perte d’énergie
- Échauffement (risque de grippage)
- Usure

2/ DIMINUTION DU COEFFICIENT DE FROT TEMENT


- Choix des matériaux (métaux antifriction)
- Amélioration de l’état des surfaces (rectification, polissage, chromage…)
- Graissage : interposition d’un corps gras qui sépare les pièces

3 / S Y S T È M E D E L U B R I F I C AT I O N

3.1 - Composition d’un circuit de graissage

1 Carter inférieur 7 Pompe à huile

2 Crépine 8 Rampe principale

3 Clapet de sécurité 9 Rampe arbre à cames

4 Mano-contact 10 Retour d’huile

5 Filtre à huile 11 Arrosage fond de pistons

6 Manomètre pression huile 12 Canalisations vilebrequin

4/ POMPE A HUILE

4.3 - Limiteur de pression


La pression d’huile dépend :
- du régime de rotation,
- de la viscosité de l’huile.

©FontainePicard La lubrification 25
4.4 - Pompe à cylindrée variable
4.41- Pompe à engrenages

Moteur au ralenti > 2 000 tr/min

7/ LES LUBRIFIANTS
Matière liquide ou solide qui, interposée entre deux surfaces, réduit les forces de frottement,
préserve les pièces de l’usure, évacue la chaleur et élimine les déchets.

7 . 1 - Ty p e s d e l u b r i f i a n t s
- Huiles minérales à base de pétrole
- Huiles semi-synthétiques
- Huiles synthétiques
- Graisse
- Graphite

7.3 - Norme SAE (Society of Automotive Engineers)


Exemple :
S.A.E 10 W 40

Viscosité à froid Viscosité à chaud

26 La lubrification ©FontainePicard
7.4 - Norme API (American Pétroleum Institute)
Exemple : A.P.I. SM - CJ
- S : moteur essence
- C : moteur diesel
-J
 , M… : précise l’utilisation et le niveau de performance. Plus la lettre est « élevée » meilleur
est le lubrifiant.

7.5 - N
 orme ACEA (Association des Construc teurs Européens
d ’A u t o m o b i l e s )
Exemple : A3 - B3/B4
- A : moteur essence
- B : moteur diesel
- 3 ; 4 : indique le niveau de performance
C1 – C 2 – C 3 – C 4
-H
 uiles moteur « stay in grade » pour moteur essence et diesel très puissants équipés de
catalyseurs et de filtres à particules.
-L
 es spécifications C 1 et C 4 présentent les plus basses limites SAPS* (low SAPS)
-C
 es huiles ne conviennent pas à tous les moteurs, il faut se référer impérativement aux
prescriptions du constructeur.
*SAPS Sulfated Ash – Phosphore – Soufre

©FontainePicard La lubrification 27
28 La lubrification ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA LUBRIFICATION

MOTORISATION

Savoir : S 2-1 Motorisation EXERCICES

Indiquez les conséquences des frottements de pièces mécaniques entre elles.


• Échauffement, risque de grippage
• Perte d’énergie
• Usure

Légendez le schéma du circuit de lubrification suivant :

Rampe arbre à cames

Rampe principale

Pompe à huile
Arrosage fond de pistons
Cylindres en Vé

Crépine Filtre à huile


Clapet de sécurité Mano-contact

Quelle est la fonction du clapet « by-pass » monté dans les filtres à huile ?
• Éviter que le circuit soit interrompu si le filtre à huile se colmate.
• Si le filtre se bouche, le clapet by-pass s’ouvre et l’huile, non filtrée, rejoint directement la rampe de
graissage.

D’après quelle caractéristique la norme S.A.E. classe-t-elle les lubrifiants ?


La viscosité.

D’après la norme S.A.E., que veut dire : 10 w 40 ?


• 10 W : viscosité à froid (à -20 °C)
• 40 : viscosité à chaud (à 100 °C)

De quoi tiennent compte les normes A.P.I. et A.C.E.A. pour classer les huiles ?
Elles tiennent compte du type de service qu’elles peuvent effectuer.

©FontainePicard La lubrification 29
Donnez la définition de chaque terme de la norme A.P.I. suivante :
SJ-CF
S : moteur essence
C : moteur diesel
J, F… : précise l’utilisation et le niveau de performance du lubrifiant

Donnez la définition de chaque terme de la norme A.C.E.A. suivante :


A 3 - B 3/B 4
A : moteur essence
B : moteur diesel
3, 4… ; indique le niveau de performance du lubrifiant

Donnez l’utilisation des lubrifiants répondant à la norme A.C.E.A. - C 2 C 3.


• Huile pour moteur diesel équipé de filtre à particules et moteur essence très puissant catalysé.
• Ces huiles ne conviennent pas à tous les moteurs.

Les huiles usagées sont des déchets fortement polluants. Que dit la réglementation à propos des huiles
de vidange ?
• La loi interdit de déverser les huiles dans la nature, les rivières, les égouts.
• Elle interdit de les brûler.
• Les huiles usées doivent être collectées par des ramasseurs agréés pour être traitées.
•
Les seuls modes d’élimination autorisés sont le recyclage, la régénération ou l’utilisation comme
combustible industriel.

30 La lubrification ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : L’ALLUMAGE

MOTORISATION

Savoir : S 2.2.1 L’allumage

1/ FONC TION D’USAGE


Le circuit d’allumage va amorcer la combustion du mélange gazeux par des étincelles électriques.

2/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES


Afin d’obtenir des étincelles aux électrodes des bougies situées en milieu comprimé, il est nécessaire
de disposer d’une haute tension (> 10 000 V).
Ø Le courant basse tension de la batterie sera transformé en haute tension par la bobine d’allumage.
Ø Le point d’allumage sera déterminé par le système en fonction :
- de la vitesse de rotation du moteur,
- de son remplissage.

3/ CONSTITUTION
1 Batterie 5 Capteur manométrique

2 Contact allumage/démarrage 6 Capteur volant

3 Bobine d’allumage 7 Distributeur haute tension

Module d’allumage
4 8 Bougies
(pilote le primaire bobine)

4/ FONCTIONNEMENT

4 . 1 - B o b i n e d ’a l l u m a g e
La haute tension est obtenue grâce à un transformateur : la bobine.
Elle est constituée d’un bobinage primaire (basse tension) et d’un bobinage secondaire (haute
tension).
Une variation du champ magnétique dans le primaire crée un courant induit dans le secondaire.
La tension secondaire sera d’autant plus importante que :
- la variation de flux sera importante et rapide,
- le rapport entre le nombre de spires des bobinages primaire/secondaire sera grand.

La variation de champ magnétique est réalisée par coupures intermittentes du courant primaire par le module
d’allumage.

©FontainePicard L’allumage 31
4.3 - Bougies
Elles fournissent l’énergie nécessaire pour amorcer la combustion du mélange gazeux grâce à des
étincelles électriques jaillissant entre leurs électrodes.
La température de fonctionnement d’une bougie doit rester dans une plage précise :
- 400 °C mini pour éviter l’encrassement,
- 850 °C maxi sous risque d’auto-allumage.
En fonction de leur niveau de performance, les moteurs sont équipés de bougies évacuant facile-
ment les calories (bougies froides) et d’autres les conservant (bougies chaudes).

Bougie Bougie
froide chaude

Absorption de chaleur
Évacuation de la chaleur

5 / R É G L A G E D U P O I N T D ’A L L U M A G E

5 . 2 - C o r r e c t i o n d ’ a v a n c e e n f o n c t i o n d e l a v i t e s s e d e r o t a t i o n
Plus un moteur tourne vite, plus le temps disponible pour réaliser la combustion diminue.
Plus le régime de rotation augmente, plus l’avance devra être importante.

5 . 3 - C o r r e c t i o n d ’a va n ce e n f o n c t i o n d u r e m p l i s s a g e m o t e u r

Conditions Vitesse
Position papillon Remplissage Correction
d’utilisation de combustion

Véhicule en palier Demi-ouvert Moyen Moyenne Moyenne

En accélération
Grand ouvert Important Élevée Diminution avance
brutale ou en côte

En décélération Augmentation
Presque fermé Mauvais Faible
ou en descente avance

32 L’allumage ©FontainePicard
7 / R E L AT I O N E N T R E VA R I A B L E S D ’ E N T R É E S E T D E S O R T I E S

Tension batterie

Vitesse de rotation
vilebrequin

Durée
de remplissage
bobine
Position piston Module
d’allumage

Point d’allumage

Remplissage
moteur

8 / B O B I N E J U M O S TAT I Q U E
Le distributeur mécanique est remplacé par une bobine double dont les bobinages primaires sont actionnés
alternativement par le calculateur.
À partir des informations données par le capteur vilebrequin et le capteur manométrique, le calcu-
lateur d’allumage détermine la durée de remplissage bobine et le point d’allumage.
Des étincelles jaillissent simultanément sur les cylindres « 1 – 4 » puis sur les « 2 – 3 ».

©FontainePicard L’allumage 33
34 L’allumage ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : L’ALLUMAGE

MOTORISATION

Savoir : S 2.2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Indiquez la fonction d’usage du système d’allumage.

Ø Amorcer la combustion du mélange gazeux grâce à des étincelles électriques.

Légendez le schéma.

1 Bougies 5 Module allumage


2 Distributeur haute tension 6 Bobine d’allumage
3 Capteur volant moteur 7 Contact allumage
4 Capteur manométrique 8 Batterie

Comment est obtenue la haute tension nécessaire pour obtenir des étincelles aux électrodes des
bougies ?

Ø La haute tension est obtenue grâce à un transformateur constitué d’un bobinage primaire (basse
tension) et d’un bobinage secondaire (haute tension).
Ø Une variation de champ magnétique dans le primaire crée un courant induit dans le secondaire.
Ø La variation de champ magnétique est réalisée par coupures intermittentes du courant primaire par le
module d’allumage.

Indiquez les températures de fonctionnement d’une bougie.

Ø 400 °C mini pour éviter l’encrassement


Ø 850 °C maxi sous risque d’auto-allumage

Légendez le schéma de bougie suivant :

Nervures Isolant

Électrode centrale

Culot

Joint d’échantéité

Bec de l’isolant
Électrode latérale

©FontainePicard L’allumage 35
Pourquoi faut-il enflammer le mélange avant que le piston arrive au P.M.H. ?

Ø Pour compenser la durée de combustion et obtenir une pression maximale sur le piston lorsque la bielle
et le maneton de vilebrequin forment un angle de 90°.

Justifiez la correction d’avance en fonction de la vitesse de rotation.

Ø Plus un moteur accélère, plus le temps disponible pour réaliser la combustion diminue.
Ø Plus le régime de rotation augmente, plus l’avance devra être importante.

Justifiez la correction d’avance en fonction du remplissage du moteur.

Ø La vitesse de combustion variant en fonction du remplissage du moteur, il faut modifier la valeur de
l’avance en fonction de la charge du moteur.

36 L’allumage ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA SURALIMENTATION

MOTORISATION

Savoir : S 2.2.2 L’alimentation en carburant et en air

1/ FONC TION D’USAGE


Pour pénétrer dans les cylindres, le mélange doit franchir le filtre à air, les tubulures… Dans le
meilleur des cas, le remplissage ne dépasse pas « 70 % », entraînant un rendement médiocre.
Pour améliorer les performances, il faut augmenter la masse de mélange aspirée par le moteur.

3/ REMPLISSAGE
L’amélioration du rendement, la diminution de la pollution, passent par l’augmentation du remplissage
des cylindres. Pour cela, on peut :
- améliorer la perméabilité de la culasse (multisoupapes),
- modifier l’épure de distribution (V-tec …),
- utiliser une prise d’air dynamique (turbo…).

3.2 - Distribution variable


3.21 - Déphasage arbre à cames

Correction retard

Cette correction réduit ou supprime le croisement des soupapes.


À bas régime, l’inertie de la veine d’air est faible. L’ouverture retardée
de la soupape d’admission réduit le risque de voir des gaz d’échappe-
ment souffler dans l’admission. La réduction de gaz d’échappement
résiduels améliore la combustion, le ralenti est plus régulier.
À régime élevé, la fermeture tardive de la soupape d’admission per-
met d’améliorer le remplissage grâce à la haute vitesse d’écoulement
acquise par la veine gazeuse.

Correction avance
En régime intermédiaire, la vitesse de la veine gazeuse est faible. La
fermeture de la soupape juste après le PMB évitera que la remontée
du piston refoule des gaz frais par la soupape ouverte.

©FontainePicard La suralimentation 37
3 . 2 2 - Va l v e t r o n i c B M W

L’arbre à cames (3) n’agit pas directement sur les soupapes (5), mais les actionne par l’intermé-
diaire d’un levier (4).
Un excentrique (2) positionné, par un moteur électrique (1), déplace le point d’articulation du levier
ce qui va modifier la levée des soupapes.
En position mini, les soupapes ne s’ouvrent pas. Cette conception a permis de supprimer le papillon
des gaz qui limitait le remplissage du moteur par effet de pompage.
Selon les demandes du conducteur, les variations de charge du moteur sont obtenues en ouvrant
plus ou moins les soupapes d’admission.

3.3 - Compresseur volumétrique


L’amélioration du remplissage est obtenue par un « gavage » en air du moteur à l’aide d’un système s’appa-
rentant à une pompe.

3 . 4 - Tu r b o c o m p r e s s e u r
Un turbo fonctionne comme une pompe centrifuge.
Sous l’effet de la force centrifuge, due à une vitesse de rotation élevée (~ 150 000 tr/min) l’air est
chassé vers la périphérie de la roue du compresseur, ce qui entraîne une aspiration en son centre.
Le flux de gaz d’échappement entraîne une turbine « 1 ». Le mouvement de celle-ci est transmis
directement au compresseur « 2 » par un axe de liaison. Le compresseur alimente le moteur en
air sous pression.
Pour que le « turbo » soit efficace, il doit tourner à un régime élevé (> 100 000 tr/min). En des-
sous du régime d’accrochage (~ 60 000 tr/min) le « turbo » tourne lentement en régime de veille
(500 à 10 000 tr/min).
Le moteur fonctionne alors en phase atmosphérique.
Plus le remplissage du moteur augmente, plus le « turbo » est efficace. Plus le « turbo » est effi-
cace, plus le remplissage augmente…
Cette « escalade » entraîne des pressions et des températures dans les chambres de combustion pouvant
détruire le moteur.
Pour limiter les performances du « turbo » un système régule la pression de suralimentation.
Quand la pression désirée est atteinte, une dérivation « 1 » contrôlée par une soupape « 2 » diminue
le flux de gaz d’échappement sollicitant la turbine du « turbo » limitant ainsi sa vitesse de rotation.

38 La suralimentation ©FontainePicard
3.5 - Suralimentation refroidie
L’augmentation de la pression d’admission entraîne une augmentation importante de la température
du mélange (20 °C à l’entrée du turbo, > 100 °C à la sortie) Le mélange se dilate, sa densité diminue,
limitant l’amélioration du remplissage.

Le refroidissement de l’air (T° admission ~ 50 °C) à l’aide d’un échangeur, améliore les performances
de la suralimentation.
Chaque abaissement de 10 °C de la température d’admission permet une augmentation de
puissance de ~ 3 %.

©FontainePicard La suralimentation 39
40 La suralimentation ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA SURALIMENTATION

MOTORISATION

Savoir : S 2. 2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Quels sont les différents moyens permettant d’améliorer le remplissage des cylindres d’un moteur
thermique ?
Ø Améliorer la perméabilité de la culasse (multisoupapes).
Ø Modifier l’épure de distribution (distribution variable).
Ø Utiliser une prise d’air dynamique (turbo…).

Expliquez le principe du déphasage de la distribution.

Ø L’arbre à cames d’admission est décalé par rapport au vilebrequin.


Ø La durée d’ouverture, la levée des soupapes ne sont pas modifiées, mais décalées ce qui fait varier le
croisement des soupapes.

Quel est l’intérêt de la correction retard ?


Ø Cette correction réduit ou supprime le croisement des soupapes.
Ø À bas régime, la réduction des gaz d’échappement résiduels améliore la combustion, le ralenti est plus
régulier.
Ø À régime élevé, la fermeture tardive de la soupape d’admission permet d’améliorer le remplissage grâce
à la haute vitesse d’écoulement acquise par la veine gazeuse.

Quel est l’intérêt de la correction avance ?

Ø En régime intermédiaire, la vitesse de la veine gazeuse est faible.


Ø La fermeture de la soupape juste après le PMB évitera que la remontée du piston refoule des gaz frais
par la soupape ouverte.

Indiquez le principe de fonctionnement d’un turbocompresseur.

Ø Un turbo fonctionne comme une pompe centrifuge.


Ø Une turbine entraînée par les gaz d’échappements entraîne une turbine de compresseur.
Ø À vitesse élevée, l’air est centrifugé à la périphérie de la turbine de compresseur créant une aspiration
en son centre.
Ø Le compresseur alimente le moteur en air sous pression.

©FontainePicard La suralimentation 41
Indiquez sur le schéma de suralimentation refroidie les températures et pression des gaz d’admission
et d’échappement.

42 La suralimentation ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA DÉPOLLUTION

MOTORISATION

Savoir : S 2.2.3 La carburation - L’injection essence

1/ COMPOSITION DES GA Z D ’ÉCHAPPEMENT

- Inodore, incolore, se fixe à l’hémoglobine du sang. Risque de mort par


Monoxyde de carbone (CO) asphyxie.
- Provient d’un mélange trop riche (trop d’essence ou pas assez d’air).
- Inodores, ils entraînent des irritations respiratoires. Certains composés
Hydrocarbures imbrûlés (HC) sont cancérigènes. Ils participent à l’effet de serre.
- Proviennent d’un mélange trop riche ou d’une combustion incomplète.
- Forte toxicité pulmonaire. Ils participent à l’effet de serre.
Oxydes d’azote (NOx) - Ils résultent de mélanges pauvres et de températures de combustion
élevées.
- Résidus de combustion, ce sont les suies responsables des fumées noires
Particules
des moteurs diesels. Ces composés sont cancérigènes.
- Entraîne l’irritation des voies respiratoires.
Ozone (O3) - L’ozone n’est pas directement émis par les voitures mais résulte, sous
l’action des rayons solaires, de la présence conjointe de certains HC, de
CO en présence suffisante de NOx.
- Il n’est pas considéré comme un polluant toxique mais il est le responsable
Gaz carbonique (CO2)
principal de l’effet de serre.

2/ DÉPOLLUTION DES MOTEURS ESSENCE


2.1 - Épuration catalytique
Un catalyseur est constitué d’un support céramique ou acier (1) recouvert d’alumine poreuse
(washcoat) pour augmenter la surface de traitement des gaz (~ 1 hect/l).
Dans les cellules du bloc, sont parsemés des microcristaux de métaux précieux (~ 1,4 g/l) :
- Platine
- Palladium
- Rhodium

2.2 - Régulation Lambda

Apport d’air
λ=
Besoin théorique

La sonde Lambda mesure la teneur en oxygène résiduel des gaz d’échappement.


Le signal délivré par la sonde est de :
- 0 à 300 mV quand le mélange est pauvre,
- 600 à 1 000 mV quand le mélange est riche.
La valeur moyenne du rapport air/carburant est maintenue dans la plage ou le catalyseur est le
plus efficace (de 0,97 à 1,03).

©FontainePicard La dépollution 43
Si le mélange est pauvre, la sonde délivre une tension inférieure à la tension de référence
(U < 400 mV). Le calculateur enrichit le mélange. Le mélange devenant riche, la sonde va délivrer une
tension supérieure à la tension de référence (U > 600 mV). Le calculateur va appauvrir le mélange.

2.3 - Canister
1 Réservoir 3 Électrovanne purge canister

2 Canister 4 Moteur

3/ DÉPOLLUTION DES MOTEURS DIESELS


3 . 2 - Ré d u c t i o n d e s ox yd e s d ’a z o t e N Ox
3 . 2 1 - R e c i r c u l a t i o n d e g a z d ’é c h a p p e m e n t

La recirculation des gaz d’échappement permet de réduire les émissions de NOx.

3.22 - EGR basse pression

1 Moteur

2 Échangeur

3 Turbo

4 Vanne EGR
5 Catalyseur - FAP
6 Volet motorisé

3.3 - Filtre à particules


Fonctionnement
Ø T° de combustion des particules : ~ 550 °C
Ø T° de combustion avec additif : ~ 450 °C

44 La dépollution ©FontainePicard
4/ NORMES ANTIPOLLUTION
4.1 - Normes homologation
Les valeurs sont exprimées en grammes de polluants par kilomètres parcourus.
Moteurs essence

Normes CO HC HCNM (1) NOx Particules (2)

Euro 6.1
1,00 0,10 0,068 0,06 0,00452
2014/2015 .
1
Hydrocarbures non Méthanique
2
Moteurs à essence à injection directe fonctionnant en mélange pauvre (charge stratifiée)

Moteurs diesel
Normes CO HC + NOx NOx Particules

Euro 6.1
0,50 0,17 0,08 0,0045
2014/2015 .

4 . 2 - Va l e u r s r é p a r a t i o n
Moteurs essence non catalysés :
Ø Mis en circulation avant le 01/10/86 : 4,5 % de CO maxi
Ø Mis en circulation après le 01/10/86 : 3,5 % de CO maxi

Moteurs catalysés

Depuis le 1/01/94 Depuis le 10/07/2002


Ralenti À 2 000 tr/min Ralenti À 2 000 tr/min
< à 0,5 % de CO < à 0,3 % de CO < à 0,3 % de CO < à 0,2 % de CO

< à 100 ppm de HC λ 0,97 à 1,03 < à 100 ppm de HC λ 0,97 à 1,03

©FontainePicard La dépollution 45
46 La dépollution ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA DÉPOLLUTION

MOTORISATION

Savoir : 2.2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Listez les différentes substances composant les gaz d’échappement.


Ø Monoxyde de carbone
Ø Hydrocarbures imbrûlés
Ø Oxydes d’azote
Ø Particules
Ø Ozone
Ø Gaz carbonique
Ø Vapeur d’eau

De quoi est constitué un pot catalytique ?


Ø D’une structure céramique ou acier inoxydable recouverte d’alumine poreuse.
Ø Dans les cellules sont parsemés des microcristaux de Platine, Palladium et Rhodium.

Quel est le principe de fonctionnement d’un pot catalytique ?


Ø En présence des métaux précieux (platine, palladium, rhodium), les gaz d’échappement subissent une
réaction chimique qui les rend « inoffensifs ».
Ø Les oxydes d’azote sont réduits en azote.
Ø Le monoxyde de carbone est transformé en gaz carbonique.
Ø Les hydrocarbures imbrûlés sont transformés en gaz carbonique et en vapeur d’eau.

Expliquez le cycle de régulation Lambda.


Ø Quand le mélange est pauvre, la sonde délivre une tension inférieure à la tension de référence
(U < 400 mV ). Le calculateur enrichit le mélange.
Ø Le mélange devenant riche, la sonde délivre une tension supérieure à la tension de référence
(U > 600 mV ). Le calculateur va appauvrir le mélange.
Ø Le rapport air/carburant moyen est maintenu dans une plage où le catalyseur est le plus efficace.

Quelle est la fonction d’un canister ?


Ø Il absorbe les vapeurs de carburant contenues dans le réservoir afin qu’elles ne soient pas rejetées dans
l’atmosphère.
Ø Le canister sera régulièrement purgé et les vapeurs seront brûlées dans la chambre de combustion.

Donnez le nom du système permettant de réduire les oxydes d’azote rejetés par les moteurs diesels et
indiquez son principe de fonctionnement.
Ø Recirculation de gaz d’échappement EGR0.
Ø Réintroduire des gaz brûlés dans l’admission pour diminuer la quantité d’oxygène dans la chambre de
combustion pour faire baisser la température de combustion.

©FontainePicard La dépollution 47
Listez les différentes valeurs réparations des normes antipollution des moteurs essence catalysés.
Ø Au ralenti :
- < 0,5 % de CO
- < 100 ppm de HC
- λ 0,97 à 1,03
Ø À 300 tr/min :
- < 0,3 % de CO
- < 100 ppm de HC
- λ 0,97 à 1,03

Qu’est-ce que l’EOBD ?


Ø EOBD : European On Board Diagnostic soit « système de diagnostic européen embarqué ».
Ø L’EOBD surveille les systèmes de dépollution du véhicule. Il alerte le conducteur lors d’un dépassement
du seuil de dépollution par l’allumage d’un témoin au tableau de bord.

48 La dépollution ©FontainePicard
Technologie zone 5
L’ALIMENTATION -
THÈME : LA CARBURATION
MOTORISATION

Savoir : S 2.2.3 La carburation - L’injection essence

2/ CARBURANTS
Ce sont des hydrocarbures obtenus par distillation du pétrole.
Aux hydrocarbures de bases, sont mélangés des additifs pour obtenir les propriétés désirées :
- Détergence
- Antidétonance
- Anticorrosion
Ø Température d’inflammation : ~ 400 °C
Ø Indice d’octane : pouvoir antidétonant d’un carburant.

Sans plomb E 10

95 98 95

3/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES

3.1 - Dosage
La quantité de carburant doit être soigneusement proportionnée par rapport à la quantité d’air aspirée par
le moteur.
Cette opération s’appelle : le dosage.

4 / A L I M E N TAT I O N E N A I R

1 Filtre à air 3 Papillon des gaz

2 Capteur pression tubulure 4 Tubulure d’admission

©FontainePicard L’alimentation - La carburation 49


5 / A L I M E N TAT I O N E N C A R B U R A N T
Une pompe électrique (1) aspire l’essence du réservoir et la refoule à la rampe d’alimentation (3)
par l’intermédiaire d’un filtre (2). La pression d’alimentation est définie par un régulateur de pres-
sion (5). Les injecteurs (4) sont commandés par des impulsions électriques générées par le calcu-
lateur d’injection.
Afin de ne pas modifier le débit des injecteurs, la pression du carburant est, généralement, propor-
tionnelle à la pression régnant dans la tubulure d’admission.

6/ RÉGLAGE DU DOSAGE

6.1 - Dosage parfait


Remarque :

1/28 1/15,3 1/8


mélange pauvre mélange riche

En dessous de 1/28 ainsi qu’au-dessus de 1/8 le mélange est incombustible.

6.2 - Dosage de puissance maxi


Il est de 12,5 g d’air pour 1 g d’essence. Ce dosage est
plus riche que le dosage parfait.
Au-delà de 1/12,5 si on enrichit encore, la puissance
diminue.

1/12,5

7 / R É G L E M E N TAT I O N
L’essence sans plomb présentant un taux de benzène important (produit très cancérigène) ce car-
burant et ses vapeurs sont très dangereux.
- Les manipulations de carburant (remplissage, interventions sur les canalisations…) doivent s’effectuer
dans un local aéré ou à l’extérieur.
- L’essence sans plomb ne doit pas être touchée et les vapeurs pas respirées.

50 L’alimentation - La carburation ©FontainePicard


Technologie zone 5
L’ALIMENTATION -
THÈME : LA CARBURATION
MOTORISATION

Savoir : S 2.2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Indiquez les trois caractéristiques fonctionnelles de la carburation.

Ø Dosage : doser la quantité d’essence par rapport à la quantité d’air aspirée.


Ø Vaporisation : transformer l’essence en gaz.
Ø Homogénéité : l’essence et l’air doivent être parfaitement mélangés.

Qu’est-ce que l’indice d’octane ?

Ø C’est le pouvoir antidétonant d’un carburant.


Ø Un carburant d’indice 98 se comporte comme un carburant de laboratoire composé de :
- 98 % d’octane (carburant peu inflammable),
- 2 % d’heptane (carburant très inflammable).

Légendez le schéma.

Filtre à air Capteur pression tubulure

Papillon des gaz

Tubulures admission

©FontainePicard L’alimentation - La carburation 51


Légendez le schéma d’un circuit d’alimentation en carburant.

1 Régulateur de pression 4 Filtre à carburant


2 Injecteurs 5 Pompe
3 Rampe d’alimentation

Donnez le nom et la valeur des trois dosages caractéristiques.

Ø Dosage parfait 1/15,3


Ø Dosage de puissance maxi : 1/12,5
Ø Dosage stœchiométrique : 1/14,7

Indiquez les précautions à prendre lors de la manipulation des carburants.

Ø Effectuer les manipulations de carburant dans un local aéré ou à l’extérieur.


Ø L’essence sans plomb ne doit pas être touchée et les vapeurs pas respirées.

52 L’alimentation - La carburation ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L’INJECTION ESSENCE

MOTORISATION

Savoir : S 2.2.3 La carburation - L’injection essence

2/ CONSTITUTION

1 Calculateur 6 Capteur pression tubulure

2 Papillon des gaz 7 Capteur volant

3 Potentiomètre papillon 8 Sonde température d’eau

4 Actuateur de ralenti 9 Injecteurs

5 Sonde de température d’air 10 Sonde Lambda

3/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES


Le carburant est pulvérisé en amont de la soupape d’admission au moyen d’injecteurs.
Ø La durée d’ouverture des injecteurs détermine le débit de carburant.
Ø La quantité d’air aspirée par le moteur est quantifiée par le calculateur au moyen d’un débitmètre ou
d’un capteur de pression.
ØD
 iverses sondes (températures, position accélérateur…) permettent au calculateur d’affiner
le dosage dans toutes les plages de fonctionnement et de piloter l’injecteur (monopoint) ou les
injecteurs (multipoints).

4/ FONCTIONNEMENT Fil chauffant

4 . 1 - Q ua n t i t é d ’a i r
4.11- Débitmètre à fil chaud

4.3 - Correction de la durée d’injection


La durée d’injection de base est corrigée en fonction de divers paramètres :
- Température moteur
- Accélération ou décélération
- Analyse des gaz d’échappement (sonde Lambda)
- Tension batterie
- Température d’air

©FontainePicard L’injection essence 53


4.5 - Régulation de ralenti

5 / R É G L E M E N TAT I O N
Lors d’intervention sur le circuit de carburant d’un système d’injection, il est nécessaire de :
- s e placer sur une zone de travail ventilée ou à l’air libre (présence de benzène) ;
- intervenir sur un moteur froid ou tiède car l’essence peut s’enflammer facilement au contact d’un moteur
chaud ;
-
brancher systématiquement un système d’aspiration des gaz d’échappement lorsque le moteur
fonctionne dans un atelier. Les gaz toxiques doivent impérativement être évacués à l’extérieur.

6 / R E L AT I O N E N T R E VA R I A B L E S D ’ E N T R É E E T D E S O R T I E

Remplissage U batterie

Régime moteur
Durée d’injection
(injecteurs)

Lambda
Calculateur
d’injection Vitesse ralenti
(actuateur ralenti)
T° moteur

Position
accélérateur

54 L’injection essence ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L’INJECTION ESSENCE

MOTORISATION

Savoir : S 2.2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Légendez le schéma du système d’injection.

1 Sonde Lambda 6 Sonde de température d’air


2 Injecteur 7 Actuateur de ralenti
3 Sonde de température d’eau 8 Potentiomètre papillon
4 Capteur volant moteur 9 Papillons des gaz
5 Capteur pression tubulure 10 Calculateur

©FontainePicard L’injection essence 55


Indiquez les caractéristiques fonctionnelles d’un système d’injection essence.
Ø Le carburant est pulvérisé en amont des soupapes d’admission par des injecteurs.
Ø Le débit de carburant dépend de la durée d’ouverture des injecteurs.
Ø Le calculateur d’injection détermine la quantité d’air aspirée par le moteur au moyen d’un débitmètre
ou d’un capteur de pression.
Ø Des sondes permettent au calculateur de corriger le dosage dans toutes les plages de fonctionnement
et de piloter les injecteurs.

Indiquez les précautions à prendre lors d’interventions sur le circuit de carburant d’un système d’injection.
Ø Se placer sur une zone de travail ventilée ou à l’air libre (présence de benzène).
Ø Intervenir sur un moteur froid ou tiède car l’essence peut s’enflammer facilement au contact d’un
moteur chaud.
Brancher systématiquement un système d’aspiration des gaz d’échappement lorsque le moteur
Ø 
fonctionne dans un atelier. Les gaz toxiques doivent impérativement être évacués à l’extérieur.

Indiquez par des flèches les relations entre les variables d’entrées et de sorties du système.

Régime moteur
Position
accélérateur

Lambda
Durée d’injection
(injecteurs)

T° moteur
Calculateur
d’injection

Vitesse ralenti
Remplissage (actuateur ralenti)

U batterie

56 L’injection essence ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L’INJECTION DIRECTE ESSENCE

MOTORISATION

Savoir : S 2.2.3 La carburation - L’injection essence

1/ CONSTITUTION

1 Réservoir 5 Rampe à injection

2 Filtre à carburant intégré 6 Capteur de pression

3 Pompe de gavage 7 Régulateur de pression

4 Pompe haute pression 8 Injecteurs

1.5.1 - Pilotage

Maintien
Précharge

Appel

2.1- Mode homogène


L’injection à lieu pendant le temps admission.

2.2 - Mode stratifié


L’injection a lieu en fin de compression. Le mélange peut être extrêmement pauvre, le dosage pouvant
atteindre 1/40.

3/ DÉPOLLUTION
Ø Si le moteur fonctionne qu’en mélange homogène, il n’y a pas de modification des composants
assurant la dépollution :
- pot catalytique trois voies
- sonde lambda amont
- sonde lambda aval
- canister…

©FontainePicard L’injection directe essence 57


3.2 - Catalyseur DéNOx

Revêtement actif
Platine
Palladium
Rhodium
Revêtement actif
Sel de Baryum
Platine
Palladium
Rhodium

3.4 - Sonde Lambda à large bande

Chambre de mesure

Air O2 Air O2

Cellule de Cellule de
mesure pompage

3.41 - Fonc tionnement


Le calculateur maintient la quantité d’oxygène dans la chambre de mesure constante de manière à ce que le
signal délivré par la cellule de mesure soit stable à ~ 450mV.

4 / P R É C AU T I O N S À P R E N D R E
- Ne pas fumer.
- Ne pas travailler à proximité ou provoquer d’étincelles, de flammes…
- Rester hors de portée d’un jet de carburant éventuel.
- Ne pas approcher la main d’une fuite sur le circuit haute pression.
- Ne pas intervenir sur le circuit de carburant haute pression moteur tournant.
- Attendre 30 secondes après l’arrêt du moteur avant d’intervenir afin que la pression ait chuté à une valeur
inférieure à 5b.
- Faire chuter la pression résiduelle du circuit basse pression par la valve Schrader.
- Les injecteurs étant alimentés avec une tension élevée (~80V), ne pas intervenir sur le faisceau électrique
moteur tournant.

58 L’injection directe essence ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L’INJECTION DIRECTE ESSENCE

MOTORISATION

Savoir : S 2.2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Expliquez le principe et les avantages de l’injection directe essence.


L’injection de carburant a lieu directement dans la chambre de combustion sous haute pression.
L’essence étant pulvérisée dans la chambre de combustion, l’énergie nécessaire à sa vaporisation est pré-
levée dans l’air admis ce qui entraîne un refroidissement de la masse gazeuse.
La température du mélange dans le cylindre, plus basse, diminue la tendance au cliquetis, le rapport volu-
métrique peut être augmenté pour améliorer le rendement thermique du moteur.

Légendez le schéma.

Rampe à injection Capteur de pression

Pompe haute
pression

Injecteurs

Régulateur haute pression


Pompe
de gavage

Réservoir

Filtre à carburant intégré


à la pompe

©FontainePicard L’injection directe essence 59


Tracez la courbe d’intensité de pilotage des injecteurs et expliquez chacune des phases.

1) Phase de « précharge » : un courant de 12v et de faible intensité est envoyé aux injecteurs. Ce courant
amorce le champ magnétique mais n’est pas assez important pour ouvrir l’injecteur.
2) Phase d’appel : un condensateur génère une tension beaucoup plus importante (50 à 90v) générant une
intensité élevée (>10A) qui provoque une levée d’aiguille d’injecteur brutale.
3) Phase de maintien : la tension d’alimentation n’est plus que de 12v, l’intensité descend à une valeur de
2 à 4A suffisante pour maintenir l’injecteur ouvert sans consommer trop de courant.

Indiquez quel problème particulier pose la dépollution de ces moteurs.


Si le moteur combine les deux modes de fonctionnement, il rejettera beaucoup de NOx, et de O2 en charge
stratifiée et le catalyseur trois voies ne sera pas efficace.

Expliquez les différents moyens utilisés pour la dépollution particulière des injections directes essence.
Comme sur les moteurs diesel, la réintroduction de gaz d’échappement à l’admission permet de réduire
la température de combustion donc les NOx.
Le catalyseur classique étant inefficace quand il y a beaucoup d’oxygène résiduel, les constructeurs
ont développé de nouveaux pots catalytiques appelés « DéNOx ». Le catalyseur DéNOx est composé
d’un support céramique à structure nid-d’abeilles recouvert d’alumine poreuse. Dans les cellules, sont
parsemés des microcristaux de platine, palladium, rhodium et de sel de baryum.

Indiquez les précautions à prendre lors d’interventions sur le circuit de carburant d’une injection
directe essence.
- Ne pas fumer.
- Ne pas travailler à proximité ou provoquer d’étincelles, de flammes…
- Rester hors de portée d’un jet de carburant éventuel.
- Ne pas approcher la main d’une fuite sur le circuit haute pression.
- Ne pas intervenir sur le circuit de carburant haute pression moteur tournant.
- Attendre 30 secondes après l’arrêt du moteur avant d’intervenir afin que la pression ait chuté à une valeur
inférieure à 5b.
- Faire chuter la pression résiduelle du circuit basse pression par la valve Schrader.

60 L’injection directe essence ©FontainePicard


Technologie zone 5
L’ALIMENTATION -
THÈME : CARBURATION DIESEL
MOTORISATION

Savoir : S 2.2.4 L’injection diesel

1/ GAZOLE
Mélange d’hydrocarbures provenant de la distillation du pétrole de couleur :
- Jaune/Orangé : gazole moteur
- Rouge : fuel domestique

1.1- Caractéristiques
Température d’inflammation : ~ 400 °C

Indice de cétane : définit l’aptitude à l’inflammation du carburant.


Il doit être supérieur ou égal à 48. Un gazole d’indice 48 se comporte comme un carburant étalon
composé de :
- 48 % de cétane (carburant très inflammable)
- 52 % d’alphamétylnaphtalène (difficilement inflammable)

Qualité été du 01/04 au 30/09


P T : ⩽ 5 °C T L F : ⩽ 0 °C P E : ⩽ - 7 °C
Qualité hiver du 01/10 au 31/03
P T : ⩽ - 5 °C T L F : ⩽ - 15 °C P E : ⩽ - 18 °C
Qualité grand froid
P T : ⩽ - 8 °C T L F : ⩽ - 20 °C P E : ⩽ - 21 °C

2 / C I R C U I T D ’A L I M E N TAT I O N

1) Réservoir 4) Pompe à injection


2) Filtre à carburant 5) Vis calibrée de retour
3) Pompe d’amorçage 6) Injecteurs

©FontainePicard L’alimentation – Carburation diesel 61


4/ COMBUSTION
Lorsque le gazole est pulvérisé dans le cylindre, il s’enflamme spontanément au contact de l’air surchauffé
par la compression.

4.1 - Diagramme développé des pressions

5/ COMMON R AIL

5 . 1 - C i r c u i t d ’a l i m e n t a t i o n

1 Pompe de gavage 5 Injecteurs

2 Capteur haute pression carburant 6 Pompe haute pression

3 Filtre à carburant 7 Sonde température carburant

4 Rampe haute pression 8 Refroidisseur carburant

Les injecteurs « 5 » sont reliés à la rampe commune « 4 » et maintenus sous haute pression
(200 b mini au démarrage et jusqu’à 1 300b). Le calculateur pilote les injecteurs indépendamment
suivant l’ordre d’allumage.
La quantité de carburant injectée dépend de la durée d’ouverture des injecteurs et de la pression du carbu-
rant déterminée par le calculateur d’injection.
Le système est capable de structurer l’injection de carburant en une pré-injection, une injection
principale et une post-injection.
Ø La pré-injection permet de réduire le bruit de fonctionnement et les émissions de fumée au
ralenti. À partir d’un certain régime, la pré-injection est annulée.
Ø La post-injection est utilisée pour la dépollution (ex : destruction des particules dans le filtre à
particules développé par PSA).

62 L’alimentation – Carburation diesel ©FontainePicard


5.2 - Injecteurs
5.21 - Description

1 Aiguille d’injecteur 6 Bobine d’électrovanne

2 Ressort d’injecteur 7 Clapet de retour

Calibrage d’alimentation de la chambre de


3 Chambre de commande 8
commande

4 Tige de poussée 9 Calibrage de fuite de la chambre de commande

5 Chambre de pression

5.22 - Phases de fonctionnement

Injecteur fermé
Ø Électrovanne non alimentée, la bille (7) est plaquée sur son siège.

Ø La haute pression alimente la chambre de commande (3) et la chambre de pression (5).

Ø Ces pressions s’équilibrent, le ressort (2) maintient l’aiguille de l’injecteur en position fermée.

Injecteur ouvert
Ø Lorsque le calculateur active l’électrovanne, la bille (7) se déplace entraînant une chute de pres-
sion dans la chambre de commande (3)*.
Ø La pression régnant dans la chambre de pression (5) soulève l’aiguille, le carburant est injecté.
Ø L’injection dure tant que l’électrovanne est activée.

Fermeture injecteur
Ø Le calculateur coupe l’alimentation de l’électrovanne.
Ø La bille (7) est de nouveau plaquée sur son siège. La pression augmente dans la chambre de
commande (8).
Ø L’action de la pression dans la chambre de commande ajoutée à celle du ressort d’injecteur
(2) provoque la fermeture de l’injecteur.

©FontainePicard L’alimentation – Carburation diesel 63


5.23 - Bilan des entrées et des sorties

Pression
atmosphérique

Position vilebrequin
Préchauffage
Position arbre
à cames

Régime moteur

Position
accélérateur Injecteurs
Durée d’injection
Température
moteur

Température
d’air

Température
gazole Régulateur HP
Pression carburant
Pression rampe

Pression admission Turbo


Pression
Quantité d’air suralimentation
aspirée

Vitesse véhicule

Régulation EGR
Info freinage

Info embrayage

64 L’alimentation – Carburation diesel ©FontainePicard


Technologie zone 5
L’ALIMENTATION - CARBURATION
THÈME : DIESEL
MOTORISATION

Savoir : S 2.2 Allumage - Alimentation - Injection EXERCICES

Qu’est-ce que l’indice de cétane du gazole ?

Ø L’indice de cétane définit l’aptitude à l’inflammation du carburant. Il doit être égal ou supérieur à 48.
Ø Un gazole d’indice 48 se comporte comme un carburant étalon composé de :
- 48 % de cétane (carburant très inflammable),
- 52 % d’alphamétylnaphtalène (carburant difficilement inflammable).

Légendez le schéma.

1 Injecteur
2 Vis calibrée de retour
3 Pompe à injection
4 Pompe d’amorçage
5 Filtre à carburant
6 Réservoir

©FontainePicard L’alimentation – Carburation diesel 65


Légendez le schéma.

1 Sonde de température carburant 5 Refroidisseur carburant


2 Rampe haute pression 6 Pompe de gavage
3 Injecteurs 7 Capteur haute pression carburant
4 Pompe haute pression 8 Filtre à carburant

Dans une situation donnée et d’après les informations transmises par les différents capteurs, sur quels
paramètres agit le calculateur pour ajuster le débit de carburant ?
Ø Pression du carburant
Ø Durée d’ouverture des injecteurs

66 L’alimentation – Carburation diesel ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L’EMBRAYAGE

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3.1 L’embrayage

1/ FONC TION D’USAGE


Au démarrage, il assure un accouplement progressif entre moteur et organes de transmission.
Il désaccouple temporairement la transmission pour s’arrêter, changer de vitesse…
Il doit être :
- progressif (sans à-coup grâce à un léger patinage),
- adhérant (sans glissement en position embrayé).

2/ CONSTITUTION

1 Mécanisme 5 Butée

2 Disque 6 Fourchette

3 Volant moteur 7 Commande

4 Garniture 8 Pédale d’embrayage

2 . 1 - D i s q u e d ’e m b r a y a g e
Elles sont en matériau composite procurant un haut coefficient
1 Les garnitures
de frottement et une bonne résistance aux températures élevées.
Elle est en tôle mince fractionnée en plusieurs secteurs afin d’évi-
2 La toile
ter qu’elle ne se voile sous l’effet de l’échauffement.
Ils amortissent :
3 Les ressorts - les à-coups lors des manœuvres d’embrayage,
- les variations de couple moteur.
4 Le moyeu cannelé Il coulisse sur l’arbre d’entrée de boîte de vitesses.

2.2 - Diaphragme
Plateau presseur

Disque d’embrayage Diaphragme

Volant moteur Rivet

©FontainePicard L’embrayage 67
3/ PHASES DE FONCTIONNEMENT

3.1 - Position embrayée


Le disque « 1 » élément lié à l’arbre de boîte de vitesses, est fortement comprimé entre le volant
moteur « 5 » et le plateau presseur « 2 » par le diaphragme « 3 ».

3.2 - Position débrayée


Par action sur la pédale d’embrayage, la butée « 4 » se déplace et appuie sur le diaphragme.
Le plateau presseur n’est plus sous pression, le disque est libéré, il y a débrayage.

4/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES


Le couple transmissible de l’embrayage est fonction :

- Du diamètre du disque ;
- De la matière des garnitures ;
- Du nombre de surfaces frottantes ;
- De la force du diaphragme.

5/ COMMANDES
5.3 - Commande hydraulique
Ce système, comparable à une commande de freins, comprend :
- un maître cylindre ou émetteur « 1 »,
-u
 n cylindre récepteur « 3 » dont le piston actionne la fourchette,
-u
 ne canalisation « 2 » et un réservoir « 4 » (qui peut être commun avec les freins).

68 L’embrayage ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : L’EMBRAYAGE

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3 Transmission EXERCICES

Quelle est la fonction d’usage d’un embrayage ?


• Il assure un accouplement progressif entre moteur et organes de transmission au démarrage.
• Il désaccouple temporairement la transmission pour s’arrêter, changer de vitesse.

Légendez le schéma :

Volant moteur

Garniture

Butée
Pédale d’embrayage Fourchette

Disque

Mécanisme

Commande

Légendez le schéma :
Plateau presseur

Diaphragme
Disque d’embrayage

Volant moteur Rivet

Appui de
la butée

©FontainePicard L’embrayage 69
Indiquez le rôle des ressorts situés sur le moyeu des disques d’embrayage.
• Ils amortissent les à-coups lors des manœuvres d’embrayage.
• Ils amortissent les variations de couple moteur.

Listez les paramètres influant le couple transmissible par un embrayage.


• Diamètre du disque
• Matière des garnitures
• Nombre de surfaces frottantes
• Force du diaphragme

70 L’embrayage ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA BOÎTE DE VITESSES

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3.2 Les boîtes de vitesses

1/ FONC TION D’USAGE


En fonctionnement, un véhicule rencontre des résistances à l’avancement :
L
 ors des démarrages, la mise en mouvement d’un véhicule nécessite une force très impor-
tante, bien supérieure à celle nécessaire à entretenir son mouvement (inertie).

 Lorsque le véhicule est en mouvement, il faut vaincre :


- la résistance au roulement des pneus,
- les résistances mécaniques de la transmission,
- la résistance de l’air,
- la résistance de pente,
- le poids du véhicule.
Les conditions de roulage variant continuellement, le couple résistant s’opposant à l’avancement du
véhicule varie en permanence. À chaque instant, le couple disponible aux roues motrices doit être
supérieur au couple résistant.
Un moteur thermique ayant une plage d’utilisation limitée, il n’est pas capable d’assumer seul
toutes les conditions de fonctionnement.

 La boîte de vitesses va adapter le couple moteur aux couples résistants.


 Elle permet un désaccouplement permanent de la transmission (point mort) ainsi que la marche arrière.

2/ PRINCIPE
Pignon « A » menant (moteur) c r = rayon du pignon « A »
F=
r

Pignon « B » mené R = rayon du pignon « B »


C=FxR

Si « R » est le double de « r » alors le couple de sortie est le double du couple d’entrée.

Remarque :
-Q
 uand le pignon « A » fait un tour, le pignon « B » ne fait que 1/2 tour.
- Lorsque l’on multiplie le couple, on démultiplie la vitesse de rotation.

©FontainePicard La boîte de vitesses 71


2.1 - Rappor t de couple
Le couple de sortie est égal à :

Nb de dents du pignon mené


Couple de sortie = Couple d’entrée x
Nb de dents du pignon menant

2.2 - Rappor t de démultiplication


La vitesse de l’arbre de sortie est égale à :

Nb de dents du pignon menant


Vitesse de sortie = Vitesse d’entrée x
Nb de dents du pignon mené

3 / R É A L I S AT I O N

1 Pignon de marche arrière 5 Arbre secondaire

2 Synchroniseurs 6 Axes de fourchettes (coulisseaux)

3 Arbre primaire 7 Pignons

4 Roulements 8 Fourchettes

Boîte de vitesses silencieuse


Pour diminuer le bruit de fonctionnement, les pignons ont une taille hélicoïdale.
Cette taille entraîne des poussées axiales qu’il faudra contenir par :
- des roulements à billes à contacts obliques,
- des roulements à rouleaux coniques,
- des dentures opposées deux à deux.

4/ LES SYNCHRONISEURS

4.1 - Principe
Ce sont de petits embrayages à friction conique (de faible pente) qui amènent pignon et arbre à même
vitesse avant crabotage.
Ils interdisent le crabotage tant que les vitesses pignon et arbre ne sont pas égales.

72 La boîte de vitesses ©FontainePicard


4.2 - Description

1 Pignon fou

2 Cône femelle

3 Baladeur

4 Moyeu

5 Cônes mâles

6 Dentures de crabotage

4.3 - Fonc tionnement


Les synchroniseurs présentent trois phases de fonctionnement :

- 1re phase : Mise en contact des cônes de friction


- 2e phase : Synchronisation, interdiction
- 3e phase : Crabotage

7 / L U B R I F I C AT I O N
Les boîtes de vitesses sont, généralement, graissées par barbotage.

Barbotage Projection Ruissellement Retour

Aspiration

©FontainePicard La boîte de vitesses 73


74 La boîte de vitesses ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA BOÎTE DE VITESSES

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3 Transmission EXERCICES

Quelle est la fonction d’usage de la boîte de vitesses ?


• Elle adapte le couple moteur aux couples résistants.
• Elle permet un désaccouplement permanent de la transmission (point mort) ainsi que la marche arrière.

Légendez le schéma d’une boîte de vitesses :

Synchroniseurs

Pignons

Arbre secondaire

Roulement Axes des fourchettes

Arbre primaire

Fourchettes

Quel est le principe des synchroniseurs ?


• Petits embrayages à friction conique qui amènent pignon et arbre à même vitesse avant crabotage.
• Ils interdisent le crabotage tant que les vitesses pignon et arbre ne sont pas égales.

Indiquez les différentes phases de fonctionnement d’un synchroniseur.


• Mise en contact des cônes de friction
• Synchronisation, interdiction
• Crabotage

©FontainePicard La boîte de vitesses 75


Comment est obtenue la marche arrière ?
En inversant le sens de rotation de l’arbre de sortie de boîte de vitesses grâce à un pignon supplémen-
taire intercalé entre les arbres.

Quels sont les deux dispositifs qui sécurisent la commande de sélection des vitesses ?
• Un dispositif de verrouillage maintient les coulisseaux en position.
• Un dispositif d’interdiction empêche le déplacement de deux coulisseaux en même temps ce qui bloque-
rait la boîte de vitesses.

Tracez la chaîne cinématique du troisième rapport.

D’après les courbes d’étagement de boîte de vitesses suivantes, à quelle vitesse roule le véhicule en 5e
vitesse, le moteur tournant à 3 600 tr/min ?

Le véhicule roule à 137 km/h.

76 La boîte de vitesses ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LE PONT

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3.3 Les ponts

1/ FONC TION D’USAGE


- Le pont transmet le mouvement de la boîte de vitesses aux roues motrices.
- Il participe à la démultiplication totale de la transmission.
- Il assure la fonction de différentiel.

2 / L O C A L I S AT I O N
Le pont peut être incorporé ou séparé de la boîte de vitesses.

Pont Boîte de vitesses

Pont

3 / C O U P L E D É M U LT I P L I C AT E U R

3.1 - Moteur longitudinal 3.2 - Moteur transversal

Couronne Couronne
Pignon d’attaque

Pignon d’attaque

©FontainePicard Le pont 77
4/ DIFFÉRENTIEL
4.1 - Nécessité
 En ligne droite, les roues gauche et droite parcourent la même distance.
 En virage, la distance parcourue par la roue extérieure au virage (A) est supérieure à celle parcourue par
la roue intérieure (B).
 Le différentiel permet aux roues motrices de tourner à des vitesses différentes en virage.

4.2 - Constitution

1 Couronne 4 Planétaires

2 Pignon d’attaque 5 Axe porte-satellites

3 Boîtier de différentiel 6 Satellites

Le différentiel se compose :
- d’un boîtier « 3 » solidaire de la couronne du pont « 1 » ;
- de deux planétaires « 4 » liés aux arbres de roues ;
- d’un axe porte-satellites « 5 » ;
- de deux satellites « 6 » montés fous sur leur axe « 5 », en contact par leurs dentures avec les
planétaires.

4.3 - Fonc tionnement


Comportement en ligne droite
 L’élément moteur est l’axe porte-satellites « 3 ».
 Les couples résistants aux roues motrices « Cr1 et Cr2 »
sont égaux.
Le différentiel est bloqué et tourne comme un seul élément.
 

ω P1 = ω PS = ω P2
ω P gauche ω P droit

Comportement en virage

 L’élément moteur est toujours l’axe porte-satellites « 3 ».


L
 es couples résistants aux roues motrices « Cr1 et Cr2 »
sont différents (rayon de virage différent entre roues
gauche et droite).
L
 es satellites tournent doucement sur leur axe tel que la
vitesse enlevée sur une roue est transmise à l’autre.
L
a vitesse moyenne des deux roues reste identique à la
ω P droit vitesse de l’axe porte-satellites.

ω P1 = ω PS + ω S
ω P gauche ω P2 = ω PS - ω S

78 Le pont ©FontainePicard
4.4 - Inconvénient du différentiel
 Un différentiel transmet des couples égaux aux roues motrices.
 Le couple transmis sera égal au couple résistant le plus faible.
 Si l’adhérence diminue ou disparaît sur une roue, la transmission n’est plus assurée.

5 / B LO C AG E D E D I F F É R E N T I E L
Blocage de différentiel

Différentiel non bloqué Différentiel bloqué

Différentiel à glissement limité

1 Couronne 4 Boîtier de différentiel

2 Axe porte-satellites 5 Planétaires

3 Satellites 6 Anneaux de friction

©FontainePicard Le pont 79
Technologie zone 5

THÈME : LE PONT

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3 Transmission EXERCICES

Quelles sont les fonctions d’un pont ?


 Transmettre le mouvement de la boîte de vitesses aux roues motrices.
 Il participe à la démultiplication totale de la transmission.
 Il assure la fonction de différentiel.

Expliquez pourquoi il est nécessaire d’utiliser un différentiel pour transmettre le couple moteur aux
roues motrices.
 En ligne droite, les roues gauche et droite d’un essieu parcourent la même distance.
 En virage, la roue extérieure au virage parcourt une distance plus grande que la roue intérieure.
 Le différentiel permet aux roues motrices de tourner à des vitesses différentes en virage.

Légendez le schéma d’un différentiel.

Planétaires
Axe porte-satellites
Pignon d’attaque

Boîtier de différentiel

Satellites

Couronne

Expliquez quel est le défaut des différentiels.


 Un différentiel transmet des couples égaux aux deux roues motrices du véhicule.
 Le couple transmis est égal au couple résistant aux roues motrices le plus faible.
 Si l’adhérence diminue ou disparaît sur une roue, la transmission n’est plus assurée.

80 Le pont ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LES TRANSMISSIONS

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3.4 Les transmissions

1 / L O C A L I S AT I O N / F O N C T I O N D ’ U S A G E
Les arbres de transmission transmettent le mouvement d’un organe mécanique à un autre :

BV ➞ pont

Pont ➞ roues BV ➞ roues

2/ JOINTS DE TRANSMISSION
La transmission sous des angles variables peut être assurée par :
- des joints élastiques à déformation (flector),
- des joints simples de cardan,
- des joints homocinétiques.

2.2 - Joint de cardan

Ce n’est pas un joint homocinétique

2.3 - Joints homocinétiques


2.31 - Joint double de cardan

Ce joint se compose de deux cardans reliés par un arbre réduit au minimum.

Arbre intermédiaire

©FontainePicard Les transmissions 81


Technologie zone 5

THÈME : LES TRANSMISSIONS

TRANSMISSION

Savoir : S 2.3 Transmission EXERCICES

Quelles sont les fonctions des arbres de transmissions ?


Ils transmettent le mouvement d’un organe à une autre :
- de la boîte de vitesses au pont,
- du pont aux roues motrices,
- de la boîte de vitesses aux roues motrices.

Que veut dire « transmission homocinétique » ?


Une transmission homocinétique transmet un mouvement régulier (vitesse régulière) même si les arbres
la composant ne sont pas en ligne.

Listez les différents joints homocinétiques utilisés pour la transmission du couple moteur en automobile.
• Joint double de cadran
• Joint tripode
• Joint à billes Lobro

82 Les transmissions ©FontainePicard


Technologie zone 5
LA GÉOMÉTRIE
THÈME : DES TRAINS ROULANTS
LIAISON AU SOL

Savoir : S 3-3 Liaison au sol

1/ FONCTIONS
- Assurer la stabilité et le bon contrôle d’un véhicule.
- Permettre le retour et le maintien des roues en ligne droite.
- Éviter une usure anormale des pneumatiques.

2/ DÉFINITION DES PLANS DE RÉFÉRENCE


- « YOZ » : Plan transversal
- « XOZ » : Plan longitudinal
- « YOX » : Plan de roulement

3/ LES ANGLES C AR AC TÉRISTIQUES


3.1 - Le déport
- Le déport au sol est la distance « d » entre la projection de l’axe de pivotement d’une roue et son point
de contact au sol.

Déport positif Déport négatif

3.2 - Angle de carrossage Ca

 Dans le plan transversal du véhicule, c’est l’angle formé par le plan médian de la roue
et la perpendiculaire au plan de roulement.
 Il est toujours très faible afin de limiter l’usure des pneumatiques ; il stabilise la
direction. Le carrossage a une incidence sur le parallélisme lorsque le véhicule
roule.

Carrossage positif Carrossage négatif

©FontainePicard La géométrie des trains roulants 83


3.3 - Angle de pivot
Pi
 ’est l’angle formé par l’axe de pivot et la perpendiculaire au plan de roulement
C
dans le plan transversal du véhicule.
L
 ’axe de pivot passe par le centre des rotules inférieures et supérieures des
triangles de suspension.
 Cet
 angle facilite le rappel des roues en ligne droite (par soulèvement du
véhicule).
D
 ans le cas d’une suspension de type Mac-Pherson, l’axe de pivot passe par
le centre de la fixation supérieure de la tige d’amortisseur et de la rotule
inférieure.

3.4 - Angle inclus


I  C’est la somme de l’angle de carrossage et de l’angle de pivot.
 Cet angle est constant d’une roue à l’autre d’un même essieu.
U
 ne variation de cet angle indique, lors d’un contrôle de train avant, la défor-
mation de la fusée.

ch

3.5 - Angle de chasse


 ’est l’angle formé par la perpendiculaire au plan de rou-
C
lement et l’inclinaison du pivot dans le plan longitudinal
Avancement
du véhicule.

3.6 - Parallélisme
3.62 - Exprimé en degrés

Lorsqu’il est exprimé en degrés, le parallélisme est l’angle formé par


les plans médians des roues d’un même essieu par rapport à l’axe
longitudinal du véhicule.

On appelle « pincement » la On appelle « ouverture » la


convergence des roues vers convergence des roues vers
l’avant du véhicule. l’arrière du véhicule.

84 La géométrie des trains roulants ©FontainePicard


Technologie zone 5
LA GÉOMÉTRIE
THÈME : DES TRAINS ROULANTS
LIAISON AU SOL

Savoir : S 3-3 Liaison au sol EXERCICES

Quelles sont les fonctions de la géométrie particulière des trains roulants ?


• Assurer la stabilité et le bon contrôle d’un véhicule.
• Permettre le retour et le maintien des roues en ligne droite.
• Éviter une usure anormale des pneumatiques.

Donnez la définition du déport et réalisez un schéma le montrant.


• Distance entre la projection au sol de l’axe de pivotement d’une roue et son point
de contact au sol.

Indiquez la définition de l’angle inclus et réalisez un schéma le montrant.


• Somme de l’angle de carrossage et de l’angle d’inclinaison de pivot.

Que peut-on déduire d’une valeur anormale d’angle inclus ?


• Une valeur incorrecte d’angle inclus indique une déformation de la fusée.

Donnez la définition de l’angle de chasse et réalisez un schéma le


montrant.
• C’est l’angle formé par la perpendiculaire au plan de roulement et
l’inclinaison du pivot dans le plan longitudinal du véhicule.

Quelle est la fonction de l’angle de chasse ?


• Il rappelle et stabilise la direction en ligne droite par un effet de roue tirée.

Indiquez la définition du parallélisme (exprimé en degré) et réalisez le schéma.


• C’est l’angle formé par les plans médians des roues d’un même essieu par rapport
à l’axe longitudinal du véhicule.

©FontainePicard La géométrie des trains roulants 85


86 La géométrie des trains roulants ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA SUSPENSION

LIAISON AU SOL

Savoir : S 2.4.1 La suspension - Les trains roulants

1/ FONC TION D’USAGE


Destinée à absorber les irrégularités de la chaussée, son rôle est double :
- Elle garantit une bonne tenue de route en maintenant un contact permanent entre les roues et le sol.
- Elle filtre les oscillations des roues protection des organes mécaniques.

2/ PRINCIPE
Des éléments élastiques sont interposés entre carrosserie et train roulant.

Ressorts hélicoïdaux

Barres de torsion

Masse de gaz

Sphère Citroën

Ressort à lame

©FontainePicard La suspension 87
3 / CO M P O R T E M E N T DYN A M I Q U E D ’ U N V É H I C U L E
En roulage la carrosserie d’un véhicule oscille autour de trois axes fondamentaux :
- O – X : axe de roulis
- O – Y : axe de tangage
- O – Z : axe de lacet

Roulis Lacet Tangage

6/ AMORTISSEMENT

6.1 - Amortisseurs hydrauliques télescopiques


L’amortisseur est fixé d’un côté au train roulant, de l’autre à la caisse.
 chaque débattement, un piston « 2 » se déplace dans un cylindre « 1 » rempli d’huile « 3 ».
À
 Des trous calibrés pratiqués dans le piston permettent son déplacement à vitesse réduite.

6.2 - Réalisation

Œil de fixation

Tige d’amortisseur

Joint d’étanchéité

Chambre compensatrice

Piston

Chambre de travail

Piston de la chambre
compensatrice

Chambre compensatrice

Mono-tube Œil de fixation Bi tubes

88 La suspension ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA SUSPENSION

LIAISON AU SOL

Savoir : S 2.4 Liaison au sol EXERCICES

Quelle est la fonction d’usage d’une suspension ?


• Elle absorbe les irrégularités de la chaussée.
• Elle garantit une bonne tenue de route en maintenant un contact permanent entre les roues et le sol.
• Elle filtre les oscillations des roues assurant confort des passagers et protection des organes mécaniques.

Listez les différents éléments élastiques utilisés pour réaliser les suspensions.
• Ressorts hélicoïdaux
• Barres de torsions
• Masse de gaz
• Ressorts à lames

Donnez la définition du roulis.


• Oscillation de la caisse autour de l’axe longitudinal du véhicule.

Quel est le principe de fonctionnement d’un amortisseur hydraulique télescopique ?


• Un piston se déplace dans un cylindre rempli d’huile.
• Des trous calibrés pratiqués dans le piston permettent son déplacement à vitesse réduite.

Légendez le schéma d’amortisseur mono-tube.

Joint Chambre
Œil de fixation d’étanchéité de travail Piston de la chambre
compensatrice

Tige d’amortisseur Piston Chambre


compensatrice

©FontainePicard La suspension 89
90 La suspension ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA DIRECTION

LIAISON AU SOL

Savoir : S 2.4.2 La direction

2/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES


La commande de la direction doit s’effectuer avec précision, sans efforts exagérés de la part du
conducteur.
2.1 - Démultiplication de la direction
Un mécanisme démultiplicateur permet :
- de diminuer l’effort à appliquer au volant ;
- de donner plus de précision à la direction ;
- de limiter la réversibilité de la direction.

2.3 - Direction peu démultipliée (directe)


Remarque :
Pour conserver une direction suffisamment précise lorsque le couple de braquage est important,
la démultiplication seule peut ne pas être suffisante.
On diminuera l’effort à appliquer en utilisant un volant de plus grand diamètre.

3 / M É C A N I S M E S D É M U LT I P L I C AT E U R S
3.1 - Boîtier de direction

Ces mécanismes de direction


ne sont plus utilisés que sur
certains véhicules 4X4 (JEEP
Wrangler, NISSAN X-trail, LAND
ROVER Defender…) et sur des
camions.

À vis globique et galet À circulation de billes

La transmission du mouvement entre boîtier de direction (1) et pivots (6) est réalisée par des biellettes
(2, 4, 5) et des renvois (3) qui constituent la timonerie.

3.2 - Direction à crémaillère


La rotation du volant (1) est transmise à un pignon (3) qui entraîne une crémaillère (4) dans un déplacement
latéral.

©FontainePicard La direction 91
4/ DIRECTION ASSISTÉE

4.1 - Fonc tion d’usage


Elle améliore le confort de conduite en obtenant le braquage sans demander d’effort exagéré de la part du
conducteur.

Elle permet de diminuer la démultiplication de la direction (direction plus directe ==> moins de tour
de volant).

4.2 - Principe

L’assistance agit en parallèle avec la direction.

4.4 - Fonc tionnement

1 Pompe hydraulique 5 Distributeur

2 Réservoir hydraulique 6 Vérin d’assistance

3 Clapet de surpression 7 Pignon de crémaillère

4 Volant 8 Crémaillère

92 La direction ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LA DIRECTION

LIAISON AU SOL

Savoir : S 2.4 Liaison au sol EXERCICES

Quels sont les rôles des mécanismes démultiplicateurs de direction ?


Ø Diminuer l’effort à appliquer au volant
Ø Donner plus de précision à la direction
Ø Limiter la réversibilité de la direction

Légendez le schéma.

Soufflet de crémaillère

Pignon

Carter de direction Colonne de direction

Crémaillère

Biellette de direction

Indiquez les fonctions d’une direction assistée.


Ø Améliorer le confort de conduite
Ø Réduire l’effort nécessaire au braquage
Ø Permettre de diminuer la démultiplication de la direction

©FontainePicard La direction 93
Dessinez un schéma synoptique de principe d’une direction assistée hydraulique.

Expliquez le principe d’une direction assistée électrique.


Ø Le couple d’assistance est produit par un moteur électrique.
Ø L’effort volant est transmis mécaniquement à la crémaillère et électriquement à un calculateur par
l’intermédiaire d’un capteur de couple monté sur la colonne de direction.
Ø Quand le capteur de couple enregistre un effort exercé sur le volant, le calculateur fournit au moteur
électrique un courant en rapport avec le couple volant et en fonction de la vitesse du véhicule.

94 La direction ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LES PNEUMATIQUES

LIAISON AU SOL

Savoir : S 2.4.3 Les pneumatiques

1/ FONC TION D’USAGE


Les pneumatiques sont la seule liaison entre un véhicule et le sol.
Ce sont eux qui transmettent l’effort de freinage et l’effort d’accélération.
Ils participent à la suspension et assurent une bonne tenue de route.
Ils doivent résister aux fortes températures (frottements sur le sol, frictions internes de la struc-
ture…) et présenter une faible résistance au roulement (économie d’énergie).

2/ CONSTITUTION
Un pneumatique est un ensemble constitué de :

Jante Voile Roue Enveloppe

Reçoit
l’enveloppe
+ Assure la fixation
de l’ensemble
= Jante dans
le langage
+ Pneu dans
le langage
+ Air

sur le moyeu courant courant


{
Pneumatique

©FontainePicard Les pneumatiques 95


3 / E N V E LO P P E

3.1 - Constitution Bande de roulement

Épaulement

Calandrage
Nappes
d’armature

Nappe Flanc
carcasse
Bourrelet

Filet
de centrage

Tringle

Accrochage

3.3 - Caractéristiques

1 Appellation commerciale 6 Indice de charge*

2 Indication de montage 7 Indice de vitesse*

3 Marque fabricant 8 Rapport H / S


Tubeless – sans chambre à air
4 9 Structure (R = radiale)
Tube type – avec chambre à air
5 Largeur de l’enveloppe en mm 10 Diamètre d’accrochage en pouces

* Voir tableau

3.4 - Indice de vitesse et de charge


Code de Vitesse Indice Charge Indice Charge Indice Charge Indice Charge Indice Charge
vitesse en km/h de par de par de par de par de par
charge pneu charge pneu charge pneu charge pneu charge pneu
J 100
62 265 74 375 86 530 98 750 110 1060
K 110
63 272 75 387 87 545 99 775 111 1090
L 120
64 280 76 400 88 560 100 800 112 1120
M 130
65 290 77 412 89 580 101 825 113 1150
N 140
66 300 78 425 90 600 102 850 114 1180
P 150
67 307 79 437 91 615 103 875 115 1215
Q 160
68 315 80 450 92 630 104 900 116 1250
R 170
69 325 81 462 93 650 105 925 117 1285
S 180
70 335 82 475 94 670 106 950 118 1320
T 190
71 345 83 487 95 690 107 975 119 1360
H 210
72 355 84 500 96 710 108 1000 120 1400
V 240
73 365 85 515 97 730 109 1030 121 1450
W 270
VR > 210
ZR > 240

96 Les pneumatiques ©FontainePicard


4/ C AR AC TÉRISTIQUES DE LA ROUE

1 5½ Largeur de la jante en pouces 4 43 Déport de jante en mm

2 J Profil du rebord 5 H2 Profil antidéjantage

3 14 Diamètre de la jante en pouces 6 08 11 05 Date de fabrication

5 / PA R T I C U L A R I T É S D E S P N E U S T U B E L E S S
 Un profil spécial de la jante évite le déjantage.

 La valve est montée étanche sur la jante.


 Le calandrage assure l’étanchéité de l’enveloppe.
 L’étanchéité entre la jante et l’enveloppe est assurée par l’accrochage.

ATTENTION
Il ne faut jamais monter de chambre à air dans une enveloppe Tubeless.
Risque d’éclatement.

7/ PRESSION DE GONFLAGE

Sous-gonflage Surgonflage

Économie
Durée de vie
de carburant

Pneu correctement
gonflé

Sécurité Confort de conduite

©FontainePicard Les pneumatiques 97


8 / R É G L E M E N TAT I O N
Pour être conforme à la législation en vigueur, les pneumatiques doivent avoir :
- Une profondeur mini de sculpture de : 1,6 mm.
-U
 ne différence d’usure maxi de 5 mm entre enveloppe gauche et droite d’un même essieu.
- Une structure identique sur un même essieu.

}
- Un témoin d’usure (h = 1,6 mm)
- Un indice de vitesse adapté
Voir prescription du constructeur
- Un indice de charge adapté

Témoin d’usure
1,6 mm

Repères de témoin d’usure

98 Les pneumatiques ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LES PNEUMATIQUES

LIAISON AU SOL

Savoir : S 2.4 Liaison au sol EXERCICES

Quelles sont les fonctions des pneumatiques ?


• Seule liaison entre un véhicule et le sol.
• Ils transmettent l’effort d’accélération et l’effort de freinage.
• Ils participent à la suspension et assurent une bonne tenue de route.

Légendez le schéma.

Bande de roulement

Épaulement

Nappes d’armature
Flanc
Nappe carcasse

Calandrage

Tringle

Accrochage
Filet de centrage

Donnez la définition de chaque terme du marquage d’une enveloppe :


205 / 55 R 16 90 V

205 : largeur de l’enveloppe en mm 16 : diamètre d’accrochage en pouces


55 : rapport H/S 90 : indice de charge
R : structure radiale V : indice de vitesse (240 km/h)

©FontainePicard Les pneumatiques 99


Quelles sont les particularités des montages « Tubeless » ?
• Un profil particulier de la jante évite le déjantage.
• La valve est montée étanche sur la jante.
• Le calandrage assure l’étanchéité de l’enveloppe.
• L’étanchéité entre la jante et l’enveloppe est assurée par l’accrochage.

Qu’est-ce que la dérive des pneumatiques ?


• C’est la différence entre la trajectoire théorique de la roue et sa trajectoire réelle par suite de la déformation
des pneus due à des forces latérales.

Réglementation :
Pour être conforme au Code de la route, les pneumatiques d’un véhicule doivent présenter :
• Une profondeur de sculpture minimum de 1,6 mm.
• Une différence d’usure maximum de 5 mm entre enveloppe gauche et droite d’un même essieu.
• Une structure identique sur un même essieu.
• Un témoin d’usure de 1,6 mm.
• Un indice de vitesse adapté aux prescriptions du constructeur.
• Un indice de charge adapté aux prescriptions du constructeur.

100 Les pneumatiques ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LE FREINAGE

FREINAGE

Savoir : S 2.5.1 Le freinage

1/ CONDITIONS À REMPLIR
- Efficacité : durée et distance de freinage réduites.
- Stabilité : conservation de la trajectoire du véhicule.
- Progressivité : freinage proportionnel à l’effort du conducteur.
- Confort : effort réduit pour le conducteur.

2/ ÉNERGIE CINÉTIQUE
Un véhicule en mouvement possède une certaine énergie appelée : « énergie cinétique ».
Elle est fonction de :
- la masse du véhicule,
- la vitesse du véhicule.
 Cette énergie est apportée par le moteur afin d’emmener le véhicule à sa vitesse de croisière.
 Pour réduire sa vitesse, il faudra absorber une partie de cette énergie.
 Pour s’arrêter, il sera nécessaire de l’absorber complètement.
 Le système de freinage doit dissiper l’énergie cinétique en la transformant en chaleur (énergie calorifique).

3 / D I S TA N C E D ’A R R Ê T
Elle dépend :
- de la vitesse du véhicule ;
- du coefficient d’adhérence des pneumatiques sur le sol « μ » ;
- du temps de réaction du conducteur (alcool, fatigue, prise de médicaments ou de drogue allongent le
temps de réaction de 0,5 à 2 s) ;
- du dispositif de freinage (rattrapage de jeux, efficacité de la commande…).

©FontainePicard Le freinage 101


3.1 - Décélération
 C’est la quantité de vitesse perdue par unité de temps.

ϒ : décélération

γ m/s2 = V m/s V : vitesse véhicule


tt t : durée du freinage

La décélération est fonction de l’efficacité du freinage (force exercée par le conducteur) et de


l’adhérence.
ϒ : décélération

m/s2
γ = gm g : accélération de la pesanteur
μ : coefficient d’adhérence

3.2 - Distance de freinage


 C’est la distance parcourue pendant le freinage.
Df : distance de freinage
(Vo - Vt ) 2 Vo : vitesse initiale
Df = m/s
m 2γ m/s2
Vt : vitesse terminale
ϒ : décélération

3 . 3 - D i s t a n ce d ’a r r ê t
 Il faut un certain temps pour que le conducteur réagisse et pour que les freins entrent en action.
C’est le temps de réaction. 0n l’évalue à ~ 1 seconde (conducteur en bonne condition).
L
 a distance d’arrêt est la distance parcourue pendant le temps de réaction plus celle parcourue
pendant le freinage.
tr : temps de réaction
(Vo - Vt ) 2
m/s
Vo : vitesse initiale
Da = V0 x tr +
2γ m/s2
Vt : vitesse terminale
m m/s s
ϒ : décélération

4 / L É G I S L AT I O N
La loi exige que les véhicules soient équipés de deux systèmes de freinage :
- Un circuit principal fournissant une décélération minimum de ~6 m/s2.
- Un circuit de secours à action mécanique, la décélération minimum doit être de ~ 3 m/s2. Il doit égale-
ment maintenir le véhicule à l’arrêt dans une pente à 18 %.

102 Le freinage ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LE FREINAGE

FREINAGE

Savoir : S 2.5 Freinage EXERCICES

Expliquez les conditions à remplir par le freinage.


• Efficacité : durée et distance de freinage réduite.
• Stabilité : conservation de la trajectoire du véhicule.
• Progressivité : freinage proportionnel a l’effort du conducteur.
• Confort : effort réduit de la part du conducteur.

Indiquez de quoi dépend la distance d’un véhicule.


• De la vitesse du véhicule.
• Du coefficient d’adhérence des pneus sur le sol.
• Du temps de réaction du conducteur.
• Du dispositif de freinage.

Qu’exige la loi en matière de freinage ?


• Un circuit de freinage principal fournissant une décélération mini de 6 m/s2.
• Un circuit de secours à action mécanique assurant une décélération mini de 3 m/s2.
• Le frein de secours ou de parcage doit maintenir le véhicule à l’arrêt dans une pente à 18 %.

Un véhicule roulait à 130 km/h ; pour s’arrêter la durée du plein freinage a été de 3,8 secondes.
- Calculez la décélération que la voiture a subie.
- Calculez la distance nécessaire pour arrêter le véhicule.
• Décélération : V / t = 9,5 m/s2
• Distance d’arrêt : 36,11 x 1 + ( 36,11 – 0 )2 / 2 x 9,5 = 104,73 m

©FontainePicard Le freinage 103


104 Le freinage ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : LES COMMANDES DE FREIN

FREINAGE

Savoir : S 2.5.1 Le freinage

1/ C AR AC TÉRISTIQUES FONC TIONNELLES


 Efficacité : temps de mise en action très bref
 Progressivité : dosage précis du freinage
 Stabilité : répartition de la force de freinage
 Confort : faible effort de la part du conducteur

2/ CONSTITUTION

1 Pédale de frein 5 Levier frein de secours

2 Maître-cylindre 6 Correcteur de freinage

3 Assistance 7 Câbles frein de secours

4 Canalisations

3/ MAÎTRE-CYLINDRE

3.1 - Constitution

1 Corps 6 Sortie vers freins

2 Piston 7 Trou de dilatation

3 Trous de compensation 8 Réservoir

4 Coupelle primaire 9 Trou d’alimentation

5 Ressort 10 Coupelle secondaire

3.3 - Maître-cylindre tandem

1 Piston primaire 6 Coupelle secondaire du piston secondaire


Coupelle d’étanchéité entre primaire
2 Coupelle primaire du piston primaire 7
et secondaire
3 Coupelle secondaire du piston primaire 8 Trous d’alimentation

4 Piston secondaire 9 Trous de dilatation

5 Coupelle primaire du piston secondaire 10 Tige de poussée

©FontainePicard Les commandes de frein 105


Fonctionnement (S5) :

Pression Pression
Position Piston 1 Piston 2 Course pédale
circuit 1 Circuit 2

Au repos grâce à Au repos grâce à


Repos Pa Pa
son ressort son ressort

Avance,
Avance,
commandé
commandé Normale selon Normale selon
hydrauliquement
Freinage mécaniquement action du action du Courte
par la pression
par la tige de conducteur conducteur
qui s’établit dans
poussée
le circuit 1

Pression Pression
Position Piston 1 Piston 2 Course pédale
circuit 1 circuit 2
Avance, Avance,
Freinage commandé commandé
Circuit 1 mécaniquement mécaniquement Faible ou Pa Normale Longue
défaillant par la tige de par la butée du
poussée piston 1 sur 2
Avance,
Avance, Normale dès
commandé
Freinage commandé que le piston 2
hydrauliquement
Circuit 2 mécaniquement a pris appui sur Faible ou Pa Longue
par la pression
défaillant par la tige de le fonds de la
qui s’établit dans
poussée chambre
le circuit 1

4/ DOUBLE CIRCUIT DE FREINAGE


En France, il est obligatoire (depuis 1977) de séparer le circuit principal de frein en deux circuits
indépendants. En cas de défaillance d’un des circuits, le circuit restant doit assurer 50 % du
freinage.

Circuit en parallèle Circuit en X ou en diagonal

Circuit en triangle (Volvo) Circuit en H

106 Les commandes de frein ©FontainePicard


5/ LIQUIDE DE FREIN
Ce sont des liquides de synthèse devant répondre aux normes SAE, ISO, AFNOR qui les classent en
DOT 3, 4, 5.1 et réglementent notamment leur point d’ébullition.

T° ébullition T° solidification

DOT 3 205 °C

DOT 4 230 °C - 70 °C

DOT 5.1 250 °C

 Les liquides de frein absorbent l’humidité de l’air.


Si leur teneur en eau atteint 3 % (après environ deux ans d’utilisation) leur température d’ébullition chute

de 80 à 90 °C.
Lors de freinages importants, des bouchons de vapeur se forment dans les canalisations (phéno-
mène de vapor-lock) entraînant une perte d’efficacité du freinage.

ATTENTION

Il est interdit de mélanger liquide de frein de synthèse et liquide minéral (LHM Citroën).

Ces liquides ne sont pas compatibles et détruisent rapidement les pièces en caoutchouc.

©FontainePicard Les commandes de frein 107


Technologie zone 5

THÈME : LES COMMANDES DE FREIN

FREINAGE

Savoir : S 2.5 Freinage EXERCICES

Indiquez les caractéristiques fonctionnelles d’une commande de frein.


• Temps de mise en action très bref
• Dosage précis du freinage
• Répartition de la force de freinage
• Faible effort de la part du conducteur

Légendez le schéma.

1 - Tige de poussée 6 - Coupelle primaire du piston primaire


2 - Trous d’alimentation 7 - Coupelle d’étanchéité primaire/secondaire
3 - Trous de dilatation 8 - Coupelle secondaire du piston secondaire
4 - Coupelle secondaire du piston primaire 9 - Coupelle primaire du piston secondaire
5 - Piston primaire 10 - Piston secondaire

Indiquez les températures d’ébullition des différents liquides de frein.


• DOT 3 : 205 °C
• DOT 4 : 230 °C
• DOT 5.1 : 250 °C

Expliquez la particularité des liquides de frein synthétiques et ses conséquences sur le freinage.
• Ils absorbent l’humidité de l’air.
• Si leur teneur en eau atteint 3 %, leur température d’ébullition chute de 80 à 90 °C.
• Lors de freinage violent, il se forme des tampons de vapeur dans les canalisations entraînant une perte
d’efficacité du freinage.

108 Les commandes de frein ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LES SYSTÈMES DE FREINAGE

FREINAGE

Savoir : S 2.5.1 Le freinage

1/ CONSTITUTION

Frein à disque

Frein à tambour

2 / R É A L I S AT I O N

Frein à disque Frein à tambour

1 Disque 1 Tambour

2 Plaquettes 2 Garnitures

3 Cylindre récepteur 3 Ressort de rappel

4 Étrier 4 Cylindre récepteur

5 Chape 5 Dispositif de rattrapage de jeu

3/ LES FREINS À DISQUES

3.1 - Étriers coulissants


Constitution

1 Étrier 5 Plaquettes

2 Joint d’étanchéité 6 Chape

3 Pare poussières 7 Piston

4 Colonnette 8 Ressort antibruit

©FontainePicard Les systèmes de freinage 109


4 / F R E I N À TA M B O U R

4.1 - Constitution (système GIRLING)

1 Levier de frein à main 3b Écrou crénelé

2 Ressort de rappel des garnitures 3c Douille

3 Biellette de rattrapage de jeu 4 Levier de rattrapage de jeu

3a Poussoir fileté 5 Ressort de rattrapage

110 Les systèmes de freinage ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LES SYSTÈMES DE FREINAGE

FREINAGE

Savoir : S 2.5 Freinage EXERCICES

Légendez le schéma.

1 - Piston 5 - Chape
2 - Colonnette 6 - Ressort antibruit
3 - Pare poussière 7 - Étrier
4 - Plaquettes de frein 8 - Joint d’étanchéité

Expliquez la phase de défreinage d’un étrier de frein flottant.


• Quand la pression chute dans l’étrier de frein, le joint d’étanchéité en reprenant sa position initiale, rap-
pelle le piston au repos.
• La plaquette côté piston est libérée, l’autre est repoussée par le voile du disque.

Légendez le schéma.

Cylindre récepteur

Ressort de rappel

Levier de rattrapage
de jeu

Levier de frein à main

Garniture

©FontainePicard Les systèmes de freinage 111


112 Les systèmes de freinage ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : L'ASSISTANCE DE FREIN

FREINAGE

Savoir : S 2.5.1 Le freinage

1/ FONC TION D’USAGE


Située entre la pédale de frein et le maître-cylindre, l’assistance de frein permet d’obtenir, pour un effort
modéré sur la pédale, une forte pression hydraulique dans le circuit.

2/ PRINCIPE
La force « F » actionnant le maître-cylindre est obtenue par le déplacement d’un piston « 7 »
soumis à des pressions différentes sur ses deux faces :
- la pression atmosphérique d’un côté,
- une dépression de l’autre.

L’intensité de la force du piston d’assistance est fonction :


- du diamètre du piston,
- de la différence des pressions.

3/ CONSTITUTION

1 Tige de poussée 6 Ressort de rappel

2 Plongeur 7 Piston d’assistance

3 Canal de communication 8 Canal de communication

4 Rondelle de réaction 9 Clapet de communication

5 Clapet anti-retour 10 Filtre

©FontainePicard L'assistance de frein 113


114 L'assistance de frein ©FontainePicard
Technologie zone 5

THÈME : L'ASSISTANCE DE FREIN

FREINAGE

Savoir : S 2.5 Freinage EXERCICES

Quelle est la fonction d’une assistance de frein ?


Ø Obtenir une forte pression hydraulique dans le circuit de freinage pour un effort modéré à la pédale de
frein.

Légendez le schéma.

1 Piston d’assistance 6 Plongeur


2 Canal de communication 7 Canal de communication
3 Clapet de communication 8 Rondelle de réaction
4 Filtre 9 Clapet anti-retour
5 Tige de poussée 10 Ressort de rappel

©FontainePicard L'assistance de frein 115


Expliquez le principe de fonctionnement d’une assistance de frein.
Ø La force actionnant le maître-cylindre est obtenue par le déplacement du piston d’assistance soumis à
des pressions différentes sur ces deux faces.

De quoi dépend la force du piston d’assistance ?


Ø Du diamètre du piston d’assistance.
Ø De la différence des pressions.

Justifiez le montage d’amplificateur de freinage d’urgence (AFU).


Ø En cas de freinage d’urgence, l’action brusque sur la pédale de frein diminue la performance de l’assis-
tance ce qui se traduit par une augmentation de l’effort à la pédale d'où une sensation d’inefficacité.
Ø De plus, des analyses de comportement des conducteurs en freinage d’urgence montrent que ceux-ci
appuient sur la pédale de frein mais sans la fermeté nécessaire.

116 L'assistance de frein ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L'ANTIBLOCAGE

FREINAGE

Savoir : S 2.5.2 Les systèmes antiblocage

1/ RAISON D’ÊTRE
Lorsqu’un danger impose un freinage d’urgence, un conducteur, même entraîné, éprouve beau-
coup de difficultés pour contrôler l’intensité de son freinage. Cela peut aller jusqu’au blocage des
roues entraînant :
- la perte de la dirigeabilité,
- l'augmentation de la distance de freinage,
- l'usure des pneumatiques,
- l'accroissement de la probabilité d’accident.

Le système antiblocage de roue a pour fonction :


- d’assurer la stabilité directionnelle,
- de ralentir l’usure des pneumatiques,
- de « diminuer la distance d’arrêt ».

2/ ADHÉRENCE
Loi d’adhérence

Fa = μ . P
Poids sur
la roue
- Fa : force d’adhérence
- μ : coefficient d’adhérence
- P : poids sur la roue
Force d'adhérence

La force d’adhérence se décompose en adhérence


longitudinale (utilisable au freinage) et transversale
(tenue de route). Adhérence
transversale

Adhérence
longitudinale

3/ GLISSEMENT
Le glissement est la différence entre la vitesse du véhicule et la vitesse des roues.

(Vvéhicule – Vroue) x 100


G=
Vvéhicule

©FontainePicard L'antiblocage 117


5/ CONSTITUTION

1 Maître-cylindre 6 Capteur vitesses roues

2 Assistance de frein 7 Prise diagnostique

3 Contacteur de stop 8 Voyant de contrôle

4 Étriers de frein 9 Bloc hydraulique + calculateur

5 Roues dentées 10 Correcteur

7 / B LO C HYD R AU L I Q U E

7.1 - Description

1 Calculateur 6 Clapet refoulement

2 Accumulateur 7 Amortisseur

3 Clapet aspiration 8 Clapet anti-retour

4 Moteur 9 Capteur vitesse

5 Pompe hydraulique 10 Cible

Adm. Électrovanne d’admission Éch. Électrovanne d’échappement

118 L'antiblocage ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : L'ANTIBLOCAGE

FREINAGE

Savoir : S 2.5 Freinage EXERCICES

Quelles sont les fonctions d’un système antiblocage de frein ?


Ø Assurer la stabilité directionnelle.
Ø Diminuer la distance d’arrêt (aider le conducteur en cas de pluie…).
Ø Ralentir l’usure des pneus.

Légendez le schéma.

1 Bloc hydraulique + calculateur 4 Voyant de contrôle


2 Roues dentées 5 Assistance de frein
3 Capteurs vitesses roues 6 Maître-cylindre

©FontainePicard L'antiblocage 119


Sur le schéma, dessinez les électrovannes en position maintien de pression.

Sur le schéma, coloriez :


- en rouge les tuyaux soumis à la pression du maître-cylindre,
- en orange les tuyauteries en maintien de pression,
- en vert les tuyaux en liaison avec le retour.

120 L'antiblocage ©FontainePicard


Technologie zone 5
FONCTION STOCKAGE :
THÈME : LA BATTERIE
ÉLECTRICITÉ

Savoir : S 2.6.1 La charge - Démarrage - Stockage

1/ FONC TION D’USAGE


La batterie fournit l’énergie nécessaire au démarrage du moteur (démarreur, gestion moteur…).
Elle alimente aussi les accessoires de confort quand le moteur ne fonctionne pas (radio, fermeture
centralisée…).

2/ PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Dans un bac contenant une solution d’acide sulfurique « H2SO4 » Borne + Borne –
plongent deux électrodes.
Elles sont constituées de grilles recouvertes de :
- peroxyde de plomb « PbO2 » pour l’anode (borne +)
- plomb spongieux « Pb » pour la cathode (borne -)

2.1- Décharge

Au cours de la décharge, on constate :


- la décomposition de l’acide sulfurique,
- l
a transformation des plaques en
sulfate de plomb « PbSO4 ».

©FontainePicard Fonction stockage : la batterie 121


2.2 - Recharge

Pour vérifier l’état de charge d’une batterie on peut contrôler la densité de l’électrolyte :
- batterie chargée : 1,28
- moyennement chargée : 1,2
- déchargée : < 1,15

3 / R É A L I S AT I O N

Un élément Pour obtenir la tension désirée


d’accumulateur « 12v » on relie 6 éléments en
fournit une tension série.
de ~ 2v. L’ensemble forme une batterie
d’accumulateurs.

1 Couvercle 5 Séparateurs

2 Connexion inter-éléments 6 Plaques positives

3 Plaques négatives 7 Bouchon

4 Bac 8 Bornes

122 Fonction stockage : la batterie ©FontainePicard


4/ C AR AC TÉRISTIQUES

 12 V : Tension nominale en volts

5
 0 Ah : Capacité : quantité d’électricité que peut fournir la batterie en un temps donné (20 h
à 25 °C) en décharge lente (1/20 de la capacité), la tension ne chutant pas en dessous de
10,5 V.
Elle s’exprime en ampères par heure.
Une batterie de 50 Ah doit fournir 2,5 A pendant 20 heures.

3
 00 A : Intensité que doit pouvoir fournir une batterie au démarrage pendant au moins
60 secondes à une température de -18 °C avec une tension mini de 8,4 V.

5 / R É G L E M E N TAT I O N
- Les batteries doivent être rechargées dans un local aéré.
- Ne jamais approcher de flamme vive à proximité d’une batterie ; éviter tout jaillissement d’étincelles et
ne pas fumer :
« danger d’explosion »
-
Prendre les plus grandes précautions lors des manipulations d’électrolyte sous risque de
brûlures, destruction des vêtements, blessures …
- Porter des lunettes de protection.

- Arrêter le chargeur pour brancher ou débrancher une batterie.

ATTENTION

En cas de projection accidentelle sur la peau ou dans les yeux ou sur les
vêtements, rincer immédiatement et abondamment à l’eau claire.

©FontainePicard Fonction stockage : la batterie 123


Technologie zone 5
FONCTION STOCKAGE :
THÈME : LA BATTERIE
ÉLECTRICITÉ

Savoir : S 2.6 Électricité EXERCICES

Indiquez la fonction d’usage d’une batterie.


• Elle fournit l’énergie nécessaire au démarrage du moteur.
• Elle alimente les accessoires de confort quand le moteur ne fonctionne pas.

Légendez le dessin de la batterie.

Couvercle Bornes

Connexion inter-éléments
Bouchons

Plaques négatives
Séparateurs

Bac
Plaques positives

Donnez la définition de chaque terme du marquage d’une batterie :


12 V 65 Ah 350 A

• 12 V : Tension nominale en volts.


• 65 Ah : Capacité : quantité d’électricité que peut fournir la batterie pendant un temps donné. Elle
s’exprime en ampères par heure. Une batterie de 65 Ah doit fournir 3,25 A pendant 20 h.
•
350 A : Intensité qu’elle doit pouvoir fournir au démarrage pendant au moins 60 secondes à une
température de -18 °C avec une tension mini de 8,4 V.

Indiquez les précautions à prendre lors de la manipulation et de la mise en charge d’une batterie.
• Prendre des précautions lors des manipulations d’électrolyte (risque de brûlures…).
• Porter des lunettes de protection.
• Recharger les batteries dans un local aéré.
• Ne jamais approcher de flamme vive, ne pas fumer, ne pas provoquer d’étincelles à proximité d’une
batterie : danger d’explosion.
• Arrêter le chargeur pour brancher ou débrancher une batterie.

124 Fonction stockage : la batterie ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA FONCTION CHARGE

ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2.6.1 La charge - Démarrage - Stockage

1/ FONC TION D’USAGE


Les alternateurs alimentent les récepteurs électriques (gestion moteur, éclairage…) quand le moteur ther-
mique fonctionne.
Ils rechargent également la batterie.

2/ CONSTITUTION
1 Poulie 5 Pont redresseur
2 Palier avant 6 Capot
3 Stator 7 Balais - Régulateur
4 Rotor - Ventilateur 8 Palier arrière

2.1 - Rotor

 lectroaimant composé d’un bobinage « 1 » enserré entre deux masses polaires « 2 » comportant
6 griffes.
- Le bobinage inducteur « 1 » est alimenté en courant par l’intermédiaire du collecteur « 3 ».

3/ FONCTIONNEMENT
3.1- Principe
Un électroaimant (rotor) tourne devant des bobines (stator) les soumettant à un champ magnétique
variable.
passe
3.2 - Redressement
Pour recharger la batterie et pour alimenter les récepteurs électriques, il
faut disposer de courant continu.

Pour transformer le courant alternatif en courant continu (redres-


sement) on utilise des semi-conducteurs : des diodes.
ne passe pas

Le redressement du courant d’un alternateur triphasé est réalisé par un pont de 6 diodes.

©FontainePicard La fonction charge 125


3.3 - Alternateur triphasé étoile

Les bobines du stator ont chacune une extrémité de sortie ; les trois autres reliées entre elles
forment un point milieu.

Les bobines du stator ont leurs extrémités reliées deux à deux.

4 / R É G U L AT I O N
3.4 - Alternateur triphasé triangle

La régulation de tension est obtenue en commandant le courant d’excitation.


Lorsque la tension produite dépasse la valeur fixée (~ 14 V) le régulateur provoque la coupure du courant
d’excitation.

126 La fonction charge ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA FONCTION CHARGE

ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2.6 Électricité EXERCICES

Quelle est la fonction d’usage du circuit de charge ?


Ø Il alimente les récepteurs électriques du véhicule quand le moteur fonctionne.
Ø Il recharge également la batterie.

Légendez le schéma.

Pont redresseur
Rotor

Stator

Palier avant

Poulie
Capot

Palier arrière

Régulateur

Quel est le principe de fonctionnement de la création de courant ?


Ø Un électroaimant (rotor) tourne devant des bobines (stator) les soumettant à un champ magnétique
variable.
Ø Le défilement des griffes Nord/Sud devant le stator engendre dans celui-ci une force électromotrice
induite « E ».

©FontainePicard La fonction charge 127


Sur les schémas suivants, indiquez par des flèches le passage du courant.

Quel est le principe de la régulation de tension ?


Ø La régulation de tension est obtenue en commandant le courant d’excitation.
Ø Si la tension dépasse la valeur de référence, le régulateur provoque la coupure du courant d ‘excitation.

Quelle est la valeur moyenne de la tension de régulation ?


U = 14V

128 La fonction charge ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA FONCTION DÉMARRAGE

ÉNERGIE AUXILIAIRE

Savoir : S 2.6.1 La charge - Démarrage - Stockage

1/ FONC TION D’USAGE


Le démarreur sert à « lancer » un moteur thermique en rotation pour le faire démarrer.
Il doit vaincre le couple résistant dû à l’inertie des pièces, aux frottements, à la pression des gaz sur les
pistons.
Il doit entraîner le moteur à une vitesse suffisante (~ 150 tr/min).

2/ CONSTITUTION
Un démarreur est constitué d’un moteur électrique « 2 », d’une liaison mécanique avec le moteur
thermique « 3 » et d’une commande électromagnétique « 1 ».

1 Nez 5 Palier porte-balais

2 Fourchette 6 Carcasse

3 Noyau plongeur 7 Induit


4 Solénoïde 8 Lanceur

2.1 - Solénoïde
Électroaimant qui assure la commande du lanceur (fonction mécanique) et la mise sous tension
du démarreur (fonction électrique).

Schématisation :

Borne solénoïde
+ Batterie

Commande
fourchette
Contacteur de
puissance

Vers inducteurs

Bobinage d’appel

Bobinage de maintien

©FontainePicard La fonction démarrage 129


2.2 - Lanceur

Pignon : au démarrage, il assure la liaison entre le moteur électrique et la couronne du volant moteur.
Roue libre : elle évite l’entraînement du démarreur quand le moteur démarre.

3/ FONCTIONNEMENT

3.1 - Clé en position démarrage


Ø Les bobinages du solénoïde sont alimentés :
- le bobinage d’appel « 1 » est relié à la masse par les inducteurs,
- le bobinage de maintien « 2 » est relié à la masse.
Ø Le noyau plongeur « 3 » se déplace :
- il entraîne le lanceur « 5 » grâce à la fourchette « 4 »,
- il ferme l’interrupteur « 6 » d’alimentation du moteur électrique.

3.2 - Démarreur en rotation


Les deux extrémités du bobinage d’appel étant reliées à un « + », celui-ci n’a plus d’action (pas de
différence de potentiel).
Le bobinage de maintien assure seul le maintien du plongeur.
Les inducteurs « 8 » sont en série avec l’induit « 9 ». Le pignon « 10 » entraîne le moteur « 11 ».

3.3 - Le moteur démarre


La roue libre « 7 » évite l’entraînement du démarreur par le moteur.
On relâche l’action sur la commande ; aussitôt le courant s’inverse dans le bobinage d’appel alors
qu’il reste de même sens dans le bobinage de maintien. Les deux flux sont alors soustractifs ; le
ressort devient prépondérant rappelant le noyau en position repos.
Le lanceur est désengrené et le moteur électrique n’est plus alimenté.

130 La fonction démarrage ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA FONCTION DÉMARRAGE

ÉNERGIE AUXILIAIRE

Savoir : S 2.6 Électricité EXERCICES

Quelle est la fonction d’usage d'un démarreur ?


Ø Il sert à lancer le moteur en rotation pour le faire démarrer.
Ø Il doit vaincre le couple résistant dû à l’inertie des pièces, la pression des gaz sur les pistons…

Légendez le schéma.

Solénoïde

Noyau plongeur

Fourchette

Nez

Palier
porte-balais

Carcasse

Induit

Lanceur

©FontainePicard La fonction démarrage 131


Nommez les deux composants constituant un lanceur, et indiquez leurs fonctions.

Ø Pignon : il assure la liaison entre le moteur électrique du démarreur et la couronne du volant moteur.
Ø Roue libre : elle évite l’entraînement du démarreur quand le moteur thermique démarre.

Complétez le schéma de démarreur suivant en le représentant en position démarrage.

132 La fonction démarrage ©FontainePicard


Technologie zone 5
LA FONCTION
THÈME : ÉCLAIRAGE-SIGNALISATION
ÉLECTRICITÉ

Savoir : S 2.6.2 L’éclairage - La signalisation

1/ COMPOSANTS
Ensemble des appareils permettant :
 D’être vu : les feux de position (1)
 De voir : les projecteurs (2)
 De signaler toute modification de conduite :
- Changement de direction : les clignotants (3)
- Freinage : feux stop (4)
- Marche arrière : feux de recul (5)

2/ ÉCLAIR AGE

2.1 - Conditions à remplir


- Être visible, même par mauvais temps
- Assurer une visibilité minimum à grande vitesse
- Éclairage non éblouissant

2.3 - Les projecteurs


Ils sont constitués :

D’un miroir qui réfléchit et


concentre les rayons lumineux
D’une lampe
(source lumineuse)

D’une glace qui protège le


miroir et diffuse la lumière

©FontainePicard La fonction éclairage-signalisation 133


2 . 4 2 - Fa i s ce a u d e c r o i s e m e n t

- Il doit assurer une vision minimum sans éblouir les autres usagers.
- Le filament de croisement de la lampe est placé en avant du foyer du projecteur.
- Les rayons de lumière émis vers le bas sont arrêtés et renvoyés vers le haut par une coupelle.

2.6 - Les lampes


2.63 - Projecteur au xénon
Route
Les projecteurs utilisant des lampes à décharge utilisent
des réflecteurs elliptiques.
Les lampes à décharge ayant un temps de réponse avant Croisement
de fournir leur pleine lumière, ces projecteurs sont utilisés
pour la fonction feux de croisement. Ils sont, généralement,
complétés par des projecteurs à lampes halogènes pour la fonction route.

2.64 - Projecteur bi-xénon

Les fonctions feux de croisement et feux de route sont réalisées par une seule lampe à décharge.
Le passage de croisement à route est obtenu en déplaçant l’écran grâce à un actuateur commandé
par la commande d’éclairage.

Croisement Route

134 La fonction éclairage-signalisation ©FontainePicard


Technologie zone 5
LA FONCTION
THÈME : ÉCLAIRAGE-SIGNALISATION
ÉLECTRICITÉ

Savoir : S 2.6 Électricité EXERCICES

Indiquez les fonctions d’usage de l’éclairage et de la signalisation d’un véhicule.


• Être vu : les feux de position
• Voir : les projecteurs
• Signaler toutes modifications de conduite

Quelles sont les conditions à remplir par la fonction éclairage ?


• Être visible, même par mauvais temps
• Assurer une visibilité minimum à grande vitesse
• Éclairage non éblouissant

Légendez le projecteur ci-dessous.

Miroir
Lampe Réfléchit et concentre
Source lumineuse les rayons lumineux

Glace
Protège le miroir et
diffuse la lumière

Listez les différents composants de l’éclairage et de la signalisation d’un véhicule définis, par le Code
de la route (législation).

• Feux de position • Feux de brouillard arrière


• Feux de croisement • Indicateurs de direction
• Feux de route • Feux stop
• Feux de brouillard avant • Feux de recul

Sur le schéma page suivante, coloriez :


- en rouge le circuit des feux stop,
- en bleu le circuit des feux de recul,
- en vert le circuit des feux de brouillard arrière.

©FontainePicard La fonction éclairage-signalisation 135


Dans le schéma ci-dessus, relevez le numéro du fusible protégeant le circuit du feu de recul.
- Fusible n° : F3

Indiquez les conditions nécessaires afin que les feux arrière de brouillard s’allument.
Feux de brouillard en service et feux de croisement allumés.

136 La fonction éclairage-signalisation ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LE MULTIPLEXAGE

ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2.6.3 Les liaisons - Le multiplexage

1/ INTRODUCTION
Sur les véhicules modernes, les constructeurs proposent de nombreux systèmes de confort
(climatisation, essuyage automatique, éclairage automatique…) de sécurité (ABS, ESP, régulateur
de vitesse…) de lutte contre la pollution. Tous ces composants imposent le montage de nombreux
capteurs, l’augmentation du nombre de fils, de connexions… Si plusieurs systèmes ont besoin des
mêmes informations, il peut être nécessaire d’installer plusieurs capteurs fournissant le même
signal.

Avec une architecture multiplexée, un grand nombre de paramètres sont codifiés par les calcula-
teurs et mis en réseau à l’aide d’un BUS informatisé. Chaque calculateur reçoit et codifie les infor-
mations principales de fonctionnement afin de pouvoir fonctionner même en cas de défaut du ré-
seau multiplexé. Les informations secondaires sont fournies par d’autres calculateurs. L’ensemble
du véhicule a ainsi accès à tous ces paramètres.

©FontainePicard Le multiplexage 137


2 / S T RU C T U R E D E S R É S E AU X

2.1 - Contrôle multi maîtres

Réseaux carrosserie

Réseau mécanique

Réseau confort

2.3 - Langage
2.34 - Protocole LIN

Réseau monofilaire local à petite vitesse


(20 Kbits/s) utilisé pour la commande de
sous-systèmes locaux ; constitué d’un calcu-
lateur maître qui commande des calculateurs
esclaves.
2.35 - Protocole MOST

Constitution d’une fibre optique :

Gaine protectrice
Fibre Manteau

Émetteur
Récepteur

4 / P R É C AU T I O N S LO R S D ’ I N T E RV E N T I O N S S U R V É H I C U L E
Ø Débranchement de batterie :
- Laisser le véhicule au repos 3 minutes afin que les communications soient interrompues.
Ø Rebranchement de batterie :
- Attendre 1 minute avant de démarrer le véhicule pour que le transpondeur soit reconnu.
- Certaines fonctions devront être réinitialisées (vitres anti-pincement…).

138 Le multiplexage ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LE MULTIPLEXAGE

ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2.6.3 Les liaisons - Le multiplexage EXERCICES

Quel est le principe du multiplexage ?


Ø Un grand nombre de paramètres sont codifiés par les calculateurs et mis en réseau à l’aide d’un BUS
informatisé.
Ø Chaque calculateur reçoit et codifie les informations principales de fonctionnement afin de pouvoir
fonctionner même en cas de défaut du réseau multiplexé.
Ø Les informations secondaires sont fournies par d’autres calculateurs.
Ø L’ensemble du véhicule a ainsi accès à tous ces paramètres.

Réalisation d’un BUS ?


Ø Les liaisons entre les calculateurs sont réalisées par deux câbles électriques torsadés afin d’annuler les
effets de mutuelle induction.
Ø Leurs deux signaux sont complémentaires.

Indiquez les différents langages utilisés et leurs vitesses de transmission.


Ø protocole VAN de 62,5 ou 125 Kbits/s
Ø protocole CAN (HS) 1 million de bits par seconde
Ø protocole CAN (LS) 125 Kbits/s
Ø protocole LIN 20 Kbits/s
Ø protocole MOST (fibre optique) 21 Kbits/s

Quelle est la composition d’une trame ?

1 Début de trame
2 Identificateur (indique aux récepteurs l’émetteur du message pour qu’ils sachent si
l’information leur est utile)
3 Champ de commande (indique la nature du message : information, ordre, commande)
4 Champ de données (transmission des ordres et des informations)
5 Champ de contrôle (contrôle de la cohérence de la trame)
6 Accusé de réception (le récepteur informe l’émetteur de la réception correcte du message)
7 Fin de trame

©FontainePicard Le multiplexage 139


Quelles sont les précautions à prendre lors d’interventions ?
Ø Avant de débrancher la batterie, laisser le véhicule au repos 3 minutes afin que les communications
soient interrompues.
Après avoir rebranché la batterie, attendre 1 minute avant de démarrer le véhicule pour que le
Ø 
transpondeur soit reconnu.
Ø Un échange de calculateur se réalise batterie débranchée.
Ø En cas de panne, il est déconseillé de faire des essais de calculateur. Certains stockent des données
(kilométrage, code anti-démarrage…) de manière irréversible.
Ø Le remplacement de calculateur demande un reparamétrage à l’aide des outils diagnostic constructeurs.
Ø Le contrôle d’un Bus peut être effectué à l’aide d’un oscilloscope, d’un multimètre numérique ou d’un
testeur spécifique multiplexage.

140 Le multiplexage ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA CLIMATISATION

CONFORT

Savoir : S 2.7.1 Le chauffage - La climatisation

2/ NOTION DE CONFORT
Le confort est une notion subjective liée à la personnalité de chacun. Des études montrent néan-
moins qu’il existe une zone de confort dans laquelle on éprouve une sensation de bien-être. Cette
« zone de confort » se caractérise par :
- Une température comprise entre 17 °C et 27 °C
- Un degré d’hygrométrie compris entre 35 % et 70 %
- Une vitesse d’air comprise entre 0,1 m/s et 0,2 m/s
- Une ventilation au moins égale à 25 m3/h

3/ CONSTITUTION

1 Compresseur 4 Pressostat

2 Condenseur 5 Évaporateur

3 Bouteille déshydratante 6 Détendeur

4 / P R I N C I P E D U C YC L E D U F R O I D
SCHÉMA DU CYCLE DU FLUIDE

©FontainePicard La climatisation 141


5/ FLUIDE FRIGORIGÈNE
Fluide frigorigène et environnement

Fluides frigorigènes ODP1 PRP2 Observation


- Participe à la destruction de la couche d’ozone
R12 (CFC) 1 10 200 et à l’augmentation de l’effet de serre.
- Utilisation interdite depuis janvier 2001.
R134a (HFC) 0 1 300 - Participe à l’effet de serre.
- Remplaçant du R134a.
R1234yf (HFO) 0 4 - Participe à l’effet de serre.
- Inflammable.
R744 (CO2) 0 1 - Participe à l’effet de serre.
(1) ODP (potentiel d’appauvrissement de la couche d’ozone). Plus ce nombre est proche de 1, plus le fluide détruit la
couche d’ozone.
(2) PRP (potentiel de réchauffement planétaire). Plus ce nombre est élevé, plus le fluide augmente l’effet de serre.

6 / B L O C C H A U F FA G E / C L I M AT I S AT I O N
1 Entrée air extérieur 9 Sortie d’air vers pieds avant
2 Filtre à pollen 10 Volet de répartition
3 Ventilateur 11 Aérateurs centraux
4 Évaporateur 12 Aérateurs latéraux
5 Volet de mixage 13 Volet de désembuage
6 Évacuation eau de condensation 14 Sortie d’air vers pare-brise
7 Radiateur de chauffage 15 Arrivée d’air intérieur
8 Sortie d’air vers l’arrière 16 Volet de recyclage d’air

L’air venant de l’extérieur (1) est mis en mouvement par le ventilateur (3). Il passe d’abord à travers
l’évaporateur (4) qui le refroidit et le déshumidifie. Le flux d’air est ensuite séparé en deux, suivant
la position du volet de mixage (5). Une partie de l’air traverse le radiateur de chauffage (7) et se
réchauffe tandis que l’autre partie, plus froide, est dérivée vers une chambre où les deux flux se
retrouvent pour donner la température désirée.
L’air est ensuite envoyé dans l’habitacle. Un volet de désembuage (13) permet de diriger le flux d’air
vers le pare-brise et les vitres latérales. Un volet de répartition (10) oriente le flux d’air vers les
différents endroits choisis par l’utilisateur.

8/ MESURES DE SÉCURITÉ
8.1 - Mesures de protection
Ø Pour les yeux : lunettes de protection.
Ø Pour les mains : gants en caoutchouc.

8 . 3 - M e s u r e s e n ca s d ’a cc i d e n t
Ø Après déversement accidentel, écoulement, échappement de gaz, le liquide s’évapore.
Ø Premiers soins :
-C
 ontact avec les yeux :
- bien rincer à grande eau et consulter un médecin.
-C
 ontact avec la peau :
- laver immédiatement à grande eau et enlever les vêtements contaminés.

142 La climatisation ©FontainePicard


Technologie zone 5

THÈME : LA CLIMATISATION

CONFORT

Savoir : S 2.7.1 Le chauffage - La climatisation EXERCICES

Légendez le schéma.

1 Bouteille déshydratante 4 Évaporateur


2 Pressostat 5 Compresseur
3 Détendeur 6 Condenseur

Expliquez le principe du cycle du froid.


Ø Un fluide à l’état gazeux est comprimé par un compresseur.
Ø Cette montée en pression entraîne une forte élévation de température du fluide.
Ø La vapeur haute pression est transformée en liquide haute pression dans un condenseur.
Ø Le liquide arrive ensuite dans un détendeur qui fait chuter brutalement sa pression.
Ø Par cette détente, le liquide se transforme en vapeur basse pression et basse température.
Ø Le fluide retourne ensuite au compresseur et le cycle recommence.

©FontainePicard La climatisation 143


Légendez le schéma du cycle du froid.

Indiquez les mesures de protection à prendre lors d’intervention sur les climatisations.
Ø Lunettes de protection pour les yeux.
Ø Gants en caoutchouc pour les mains.

Indiquez les mesures à prendre en cas d’accident.


Ø Pas de contre-indication de moyen d’extinction en cas d’incendie.
Ø En cas de contact avec les yeux, bien rincer à grande eau et consulter un médecin.
Ø En cas de contact avec la peau, laver immédiatement à grande eau et enlever les vêtements contaminés.

144 La climatisation ©FontainePicard


Technologie zone 5
THÈME : PRÉPARATION
À L’HABILITATION ÉLECTRIQUE
ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2-3 La réglementation liée aux interventions, au poste de travail

2/ DÉFINITION DES CLASSES DE TENSION

AC DC
Risque électrique
(alternatif) (continu)
Électrisation par amorçage.
> 50000V HTB > 75000V
Protection par distance.
Électrisation par amorçage.
1000 > 50000V HTA 1500 > 75000V
Protection par ECS/EPI.
Électrisation par contact.
50 > 1000V BT 120 > 1500V
Protection par ECS/EPI.
Pas d’électrisation sauf si défaillance de l’installation.
0 > 50V TBT 0 > 120V
Protection par ECS/EPI.

3/ ÉLEC TRICITÉ ET CORPS HUMAIN

3 . 2 - E n d u r a n c e d e l ’o r g a n i s m e

Habituellement aucune réaction, picotement.

Contraction musculaire.

Seuil de paralysie respiratoire.

Fibrillation ventriculaire.

Arrêt cardiaque.

4 / C L A S S I F I C AT I O N D E S H A B I L I TAT I O N S

B0 – B0L Exécutant non électricien ou chargé de chantier non électricien.

B1 – B1L – B1VL Exécutant électricien.

B2 – B2L – B2VL Chargé de travaux.

BC - BCL Chargé de consignation.

BR Chargé d’intervention générale.

BS Chargé d’intervention élémentaire.

BE Chargé d’opération spécifique (essai, mesurage…).

BP Chargé d’intervention pour les opérations photovoltaïques.

©FontainePicard Préparation à l’habilitation électrique 145


5/ DÉFINITIONS DES ZONES D’INTERVENTIONS

5.3 - Quel intervenant en zone ?

B1 - B2 B0 - BC

8/ ÉQUIPEMENTS DE PROTEC TION

8.1 - Protection collective ECS


Protection de zone
(chaîne, piquets)

Panonceaux
d’information

- Nappe isolante
- V.A.T.
- Cadenas

9/ DÉROULEMENT INTERVENTION

Le chargé de déconsignation ne peut entreprendre cette opération que


sur un ordre écrit (demande orale interdite). Il réalise la déconsignation et
complète l’attestation de déconsignation.

146 Préparation à l’habilitation électrique ©FontainePicard


Technologie zone 5
VÉHICULES ÉLECTRIQUES -
THÈME :
HYBRIDES
ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2-3 La réglementation liée aux interventions, au poste de travail

2/ VÉHICULES HYBRIDES

2.1 - Hybride série


Dans un véhicule hybride série, la mobilité est toujours réalisée par le moteur électrique « 1 ».
Le moteur thermique entraîne un générateur « 3 » qui alimente les batteries « 2 ». Les batteries
alimentent le moteur électrique. L’ensemble forme une chaîne en série.
L’ensemble moteur thermique générateur est appelé prolongateur d’autonomie. La capacité limitée
des batteries ne permet qu’une faible autonomie en tout électrique. Le moteur thermique va fournir
l’énergie nécessaire au moteur électrique et éventuellement recharger la batterie si la demande
d’énergie motrice est faible (roulage en palier). En décélération, le « freinage régénératif » assure
une récupération d’énergie qui recharge la batterie de traction. Un convertisseur AC/DC permet
la circulation du courant dans les deux sens :
-d
 e la batterie vers le moteur électrique pendant l’accélération, le roulage ;
-d
 u moteur électrique vers la batterie lors de la récupération d’énergie en décélération.

2.2 - Hybride parallèle


Le véhicule présente une chaîne de traction classique (moteur thermique (1), embrayage, boite de
vitesses (2) à laquelle on adjoint un moteur électrique (4).
L’énergie motrice provient du moteur thermique (1). Le moteur électrique (4) va soutenir le moteur
thermique pendant les phases d’accélération et de demande de puissance ce qui permettra un gain
en consommation (< 20 %). Le moteur électrique remplace le démarreur ; il assure le démarrage
du moteur thermique, il assure aussi la fonction « stop & start » lors des arrêts aux feux, dans les
embouteillages… lors des décélérations, le moteur électrique devient générateur ce qui recharge
la batterie de traction.

- Fonctionnement 100 % électrique (démarrage, vitesse faible…) ;

- Fonctionnement hybride (accélération, demande de puissance) ;

- Récupération d’énergie en décélération (freinage régénératif).

L’autonomie en tout électrique est faible car les batteries (5) ont des capacités limitées par le fait
qu’elles ne se rechargent que pendant les phases de décélération ou de freinage.
L’alliance de moteur thermique de forte puissance et de moteur électrique également permet
d’obtenir des véhicules de très hautes performances à la consommation maîtrisée rejetant peu de
gaz carbonique.
2.3 - Hybride mixte (série/parallèle)
Le principe de fonctionnement général est identique à celui d’un hybride parallèle. L’hybride mixte
série/parallèle présente les avantages des deux modes.
Le moteur thermique peut entraîner la transmission mécanique soutenue par le moteur électrique.
Il peut aussi recharger la batterie de traction.

©FontainePicard Véhicules électriques - Hybrides 147


2.31 - Réalisation

- Un moteur thermique (1)


- Un moteur électrique (5)
- Un générateur électrique (2)
- Un train épicycloïdal (6)
- Une batterie (3)
- Un différentiel (4)

3 / B AT T E R I E S D E T R A C T I O N

Batteries au plomb
Batteries classiquement utilisées en automobile pour assurer le
démarrage du moteur et les fonctions électriques d’un véhicule.
La tension d’un élément est de 2,1V et l’énergie massique de 30 à
50 Wh/kg.
Les chariots élévateurs électriques utilisent des batteries au plomb,
composées d’éléments de ~ 2V de 500 à 1 000 Ah de capacité branchés
en série pour obtenir la tension désirée.
Avantages Inconvénients
- Faible coût - Poids (paramètre peu gênant pour un chariot
élévateur)
- Autonomie faible
- Durée de vie
Batteries Cadmium – Nickel (Ni-Cd)
Batteries équipant les véhicules électriques dans les années 1990
(106, Saxo, Kangoo…)
La tension d’un élément est de 1,2V et l’énergie massique de 45 à 80
Wh/kg. Ces batteries doivent être refroidies pour garantir leur durée de
vie.
Avantages Inconvénients
- Légèreté - Coût élevé
- Durée de vie plus longue que les batteries au - Effet mémoire
plomb - Utilisation de cadmium hautement toxique

Batteries Nickel Métal Hydrure (Ni-Mh)


Batteries remplaçant les Ni-Cd. De même base que les Ni-Cd, les Ni-Mh
sont plus légères, plus puissante et plus chères (utilisation de métaux
rares). N’utilisant pas de Cadmium, elles sont moins polluantes.
La tension d’un élément est de 1,2V et l’énergie massique de 60 à 90
Wh/kg.
La réaction chimique génératrice de courant entraîne une élévation de
température des éléments Ni-Mh en cours de charge. L’échauffement
est proportionnel à l’intensité du courant de charge. Ces batteries
doivent être refroidies.
Avantages Inconvénients
- Légèreté - Coûteuses
- Pas d’effet mémoire - Autodécharge importante

148 Véhicules électriques - Hybrides ©FontainePicard


Batteries Lithium – ion (Li-ion)
La tension d’un élément varie entre 3 et 3,7V et l’énergie massique de
150 à 200 Wh/kg. N’ayant pas d’effet mémoire, les batteries
Li-ion peuvent être rechargées n’importe quand, mais, il est préférable
d’attendre que le niveau de charge restant soit faible.
Ces batteries sont de plus en plus utilisées sur les véhicules électriques,
mais présentent des problèmes de sécurité :
- en cas de fuite d’électrolyte, si au contact de l’air et de l’eau, il peut se
former de l’acide fluorhydrique. En présence de fuite, le port d’EPI est
recommandé, les fuites devront être neutralisées par l’épandage d’un
absorbant adapté. Un contact avec la peau peut provoquer des lésions
chimiques graves, un avis médical d’urgence est recommandé ;
- les batteries Lithium-ion présentent, également, un risque important
d’inflammation dû à l’emballement thermique des cellules. Ces
batteries sont équipées d’un BMS (Battery Management System)
pilotant les batteries, évitant les surcharges et atténuant les courts-
circuits provoqués par des chocs ;
- le transport et le conditionnement de ces batteries sont soumis à une
réglementation spécifique des matières dangereuses.
Avantages Inconvénients
- Pas d’effet mémoire - Risque d’explosion si toutes les conditions de
- Énergie massique importante sécurité ne sont pas respectées
- Faible autodécharge

Batteries Lithium – polymère (Li-Po)


Ces batteries sont une évolution des Li-ion. L’électrolyte liquide a été
remplacé par un électrolyte solide (gélifié) supprimant les risques
de fuite et tout danger lié au contact accidentel avec des produits
dangereux. Mais, elles restent sensibles à la surcharge (risque
d’explosion) et doivent être équipées d’un BMS pour assurer la
sécurité.
La tension d’un élément est de 3,7V et l’énergie massique de 150 à
190 Wh/kg.

Avantages Inconvénients
- Batteries pouvant prendre des formes variées - Plus coûteuses que les Li-ion
facilitant leur intégration - Risque d’inflammation en cas de surcharge
- Faible poids - Mauvais fonctionnement en dessous de 0 °C
- Plus sûres que les batteries Li-ion

©FontainePicard Véhicules électriques - Hybrides 149


Batteries Lithium-métal-hydrure (LMP)
La technologie de ces batteries est détenue par un groupe Français.
Elles équipent les voitures « Autolib » à Paris, Bluecar, Bluesummer et
E-Méhari. De constitution entièrement solide, les batteries LMP n’ont
pas de risque d’explosion.
La tension d’un élément est de 3V et la densité énergique de ~110 Wh/
kg.
Sans effet mémoire, ces batteries se rechargent n’importe quand.
Pour obtenir un fonctionnement optimal, les batteries LMP doivent
rester à une température élevée de ~80C. Elles intègrent un système
électrique de maintien en température qui consomme de l’énergie et
vide rapidement la batterie même quand le véhicule ne roule pas. Il
faudra plusieurs heures pour que la batterie atteigne sa température de
fonctionnement. Il est donc nécessaire de laisser brancher le véhicule
en stationnement, ce qui consomme de l’énergie et limite l’intérêt
écologique de cette technologie.

Avantages Inconvénients
- Pas d’effet mémoire - Fonctionnement à température élevée
- Pas de risque d’explosion car entièrement solide - Nécessite de rester branchée quand le véhicule ne
- Pas de composants toxiques roule pas

Hivernage
Pour les E-Méhari, dont la vocation est plus celle d’un véhicule de loisir utilisé ponctuellement,
un mode « hivernage » a été développé. Dans ce mode, la voiture n’est pas branchée, la
consommation d’énergie de la batterie est réduite au minimum ; la batterie refroidie. La durée
de l’hivernage est limitée à 4 mois maximum. Pour la remise en service, une fois la batterie
rebranchée sur le secteur, un temps de chauffe de 4 à 5 heures est nécessaire avant que la
charge de la batterie reprenne.

3.1 - Batter y Management System (BMS)

Le BMS empêche le fonctionnement


Le BMS assure le suivi de données :
de la batterie en cas :
- Courant de charge maxi - de surintensité
- de surtension (charge)
- Courant de décharge maxi… - de sous-tension (décharge)
- de surchauffe
- de sous température

150 Véhicules électriques - Hybrides ©FontainePicard


Technologie zone 5
TESTS THÉORIQUES PRÉPARATOIRES
THÈME :
À L’HABILITATION ÉLECTRIQUE
ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Savoir : S 2-3 La réglementation liée aux interventions, au poste de travail

Danger de l’électricité
Questions Choix Oui Non
Le courant électrique est-il dangereux pour
1 X
le corps humain ?
Y a-t-il une différence apparente entre un
2 conducteur électrique sous tension et hors X
tension ?
Le temps de passage du courant
3 électrique dans le corps humain a-t-il de X
l’importance ?
La valeur de l’intensité du courant
4 traversant le corps humain a-t-elle de X
l’importance ?
De 0V à 50V inclus X
Quelles sont les limites du domaine de De 51V à 1000V inclus X
5
tension TBT en courant alternatif ? De 1001V à 50000V inclus X
Au-delà de 50000V X
De 0V à 50V inclus X
Quelles sont les limites du domaine de De 51V à 1000V inclus X
6
tension BT en courant alternatif ? De 1001V à 50000V inclus X
Au-delà de 50000V X
De 0V à 50V inclus X
Quelles sont les limites du domaine de De 51V à 1000V inclus X
7
tension HTA en courant alternatif ? De 1001V à 50000V inclus X
Au-delà de 50000V X
De 0V à 120V inclus X
Quelles sont les limites du domaine de De 121V à 1500V inclus X
8
tension TBT en courant continu ? De 1501V à 75000V inclus X
Au-delà de 75001V X
De 0V à 120V inclus X
Quelles sont les limites du domaine de De 121V à 1500V inclus X
9
tension BT en courant continu ? De 1501V à 75000V inclus X
Au-delà de 75001V X
De 0V à 120V inclus X
Quelles sont les limites du domaine de De 121V à 1500V inclus X
10
tension HTA en courant continu ? De 1501V à 75000V inclus X
Au-delà de 75001V X
Court-circuit X
Quels sont les risques présentés par une
11 Brûlures X
intervention sur un circuit TBT ?
Électrocution X

©FontainePicard Tests théoriques préparatoires à l’habilitation électrique 151


Brûlures X
Quels sont les risques présentés par une Projection de particules X
12
intervention sur un circuit BT ? Électrocution X
Électrisation X
Toucher un conducteur dénudé sous Un contact direct X
13
tension est considéré comme : Un contact indirect X
S’électriser en touchant le châssis Un contact direct X
14 métallique d’un appareil est considéré
comme : Un contact indirect X
Un arc de court-circuit électrique a des
15 X
conséquences sur un être humain.
Un court-circuit peut impliquer la
16 X
projection de particules en fusion.
La présence d'eau est un facteur aggravant
17 X
lors de l'électrisation d'une personne.
La résistance de l'homme augmente si la
18 X
tension à laquelle il est soumis augmente.
La résistance de l'homme diminue si la
19 X
surface de contact augmente.
La résistance de l'homme diminue si la
20 X
peau est humide.
Une accoutumance aux risques peut être
21 X
source d'accident.
Une électrocution X
Lors d'une opération sur une batterie de
22
12V, 250Ah, les risques encourus sont :
Un arc de court-circuit électrique X
Le seul fait de porter des chaussures
m'assure une protection contre le contact
23 X
fortuit avec une pièce nue sous tension en
BT.
Mettre sous tension un circuit électrique X
24 Électrisation signifie : Corps parcouru par un courant électrique X
Mourir par électrocution X
D'une négligence X
Un contact direct peut être la
25 D'un appareil en défaut d'isolement X
conséquence :
Du non-respect des consignes de sécurité X
D'une négligence X
Un contact indirect peut être la
26 D'un appareil en défaut d'isolement X
conséquence :
Du non-respect des consignes de sécurité X
En cas d’accident d’origine électrique, Secourir la victime X
27 quelle est la première opération à Couper ou faire couper le courant X
effectuer ? Donner l'alerte X
Quelle intensité passe dans un circuit dont 0,2A X
28 la tension est de 400 V et dont la résistance 0,4A X
est de 1 000 ohms ? 2,4A X

152 Tests théoriques préparatoires à l’habilitation électrique ©FontainePicard


Zone d’environnement
Questions Choix Oui Non
Zone 0 X
Zone 1 X
29 La zone de voisinage renforcé en BT est la : Zone 2 X
Zone 3 X
Zone 4 X
Être équipé des EPI X
Analyser si l’exécution de l’opération
Quelles sont les actions à réaliser dans la envisagée peut exposer les opérateurs aux X
30
zone d’investigation ? risques d’origine électrique
Rien de particulier par rapport aux risques
X
électriques
En BT, à partir de quelle distance d’une 0,5 m X
31 pièce nue sous tension entre-t-on dans la
zone de voisinage renforcée ? 0,3 m X
Plaque de tôle X
Quel(s) dispositif(s) permet de supprimer
32 Carton X
temporairement le voisinage en BT ?
Nappe en plastique normalisée X
0,3 m X
À proximité d’une canalisation électrique 0,5 m X
33 BT, à partir de quelle distance faut-il
prendre des précautions ? 1m X
3m X

Cadre d’habilitation
Questions Choix Oui Non
Quelle est la personne chargée d'assurer la Chargé de chantier X
34
direction des travaux d'ordre électrique ? Chargé de travaux X
B0 X
Quels sont les symboles désignant un B0V X
35
exécutant électricien ? B1 X
B1V X
Le DRH X
Qui délivre l'habilitation d'un exécutant L'employeur X
36
électricien ? Le chargé de travaux X
Le formateur sécurité X
Basse sécurité X
Que signifie la lettre B de l'habilitation
37 Basse tension X
B1V ?
Basse intensité X
Personnel travaillant en zone 0 X
Personnel travaillant en zone 1 X
Que signifie le chiffre 1 de l'habilitation Personnel réalisant des opérations d'ordre
38 X
B1V ? non électrique
Personnel réalisant des opérations d'ordre
X
électrique
Personnel pouvant travailler en zone 4 X
Personnel pouvant travailler en zone de
Que signifie la lettre V de l'habilitation X
39 voisinage
B1V ?
Personnel pouvant travailler en zone de
X
voisinage renforcé

©FontainePicard Tests théoriques préparatoires à l’habilitation électrique 153


En basse tension, l’habilitation suffisante Non autorisé X
pour exécuter des opérations d’ordre Pas d'habilitation X
40
électrique en zone de voisinage renforcé Habilitation B1 X
est : Habilitation B1V X

En basse tension, l’habilitation suffisante Non autorisé X


pour exécuter des opérations d’ordre Pas d'habilitation X
41
électrique sur un ouvrage entièrement Habilitation B1 X
consigné est : Habilitation B1V X
Assurer votre propre sécurité X
Assurer la sécurité des personnes proches
X
de vous
Respecter les limites de la zone de travail X
En tant qu’exécutant habilité B1, vous Avertir le chargé de travaux si vous esti-
42 mez que les tâches qui vous sont confiées
devez : X
ne sont pas compatibles avec votre habili-
tation
Réaliser des consignations X
Procéder à l'analyse des risques propre
X
aux opérations que vous devez effectuer
Habilité B1V ou B1, pouvez-vous réaliser Seul X
43
des opérations d’une intervention ? Sous la conduite d'un chargé de travaux X
Habilité B1V et sous la conduite d’un
44 chargé de travaux, pouvez-vous réaliser X
une opération dans la zone 4 ?
Zone 0 X
Habilité B1V en basse tension, dans quelle
45 Zone 1 X
zone devez-vous utiliser les EPI ?
Zone 4 X
Habilité B1V, pouvez-vous réaliser des
46 X
opérations sous tension ?
L'habilitation est la preuve d'une
47 X
qualification professionnelle.
L'habilitation est la reconnaissance par
48 votre employeur de votre capacité à X
travailler en sécurité.

Avant toute opération sur des installations Facultative X


VE/VH mises hors tension, la vérification
49
d’absence de tension commandée par le
chargé de travaux est : Obligatoire X

Le fonctionnement du Vérificateur Avant la VAT X


50
d’Absence de Tension doit être vérifié : Après la VAT X

154 Tests théoriques préparatoires à l’habilitation électrique ©FontainePicard

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