Chapitre 3 : les facteurs climatiques et leurs relations avec les êtres
vivants.
Introduction : Le climat est l’ensemble des conditions atmosphériques qui règnent dans une région donnée, pendant
une longue période. Ces conditions ou composantes sont appelés facteurs climatiques.
Quelles sont les différents facteurs climatiques ?
Comment peut-on mesurer ces facteurs climatiques ?
Quelle est l’influence des facteurs climatiques sur la répartition des êtres vivants ?
Comment maitriser les facteurs climatiques pour améliorer la production agricole ?
I - Les facteurs climatiques et leurs mesures :
1 - Quelques instruments de mesure des facteurs climatiques :
Document 1 : les instruments de mesure des facteurs climatiques.
Parmi les facteurs climatiques oncite : les précipitations,
la température, Le vent, la pressionatmosphérique… etc.
La figure ci-contre montre quelques instruments utilisés dans
la mesure de quelques facteurs climatiques.
1= Thermomètre, 2= Hygromètre
3= Héliographe, 4= Pluviomètre
5= Anémomètre, 6= Luxmètre.
1 - Quel est le rôle et l’unité de mesurede chaque instrument de mesure ?
Le thermomètre : il sert à mesurer la température minimale et maximale. La mesure de la température extérieure se
fait quotidiennement sous abri à 1.5 m du sol. L’unité de mesure de la température est le degré Celsius (°C), et
l’unité internationale est le degré Kelvin (°K). La relation entre ces deux unités s’écrit : (t)°C = (t+273) °K.
- On peut mesurer la moyenne mensuelle ou annuelle des températures maximales M.
- On peut mesurer la moyenne mensuelle ou annuelle des températures maximales m.
- La moyenne mensuelle ou annuelle de la température T est calculée ainsi :
- (M-m) est l’amplitude thermique.
L’héliographe : est un instrument qui permet de mesurer la durée de l'ensoleillement sur un lieu donnée, dans une
journée. Les mesures sont données par le nombre d'heures d'ensoleillement total de la journée.
Pluviomètre : il sert à collecter la quantité de pluie précipitée en un lieu donné pendant une journée. L’unité
pluviométrique est le mm, ce qui représente les précipitations d’un litre de pluie sur une surface d’un mètre carré
(1mm=1l/m2).
Les mesures journalières de la pluviosité permettent de calculer la pluviométrie mensuelle et la pluviométrie
annuelle (Pa)
La pluviométrie annuelle est calculée en additionnant l’ensemble des précipitations mensuelles.
Luxmètre : Il sert à mesurer l’intensité de la lumière. L’unité de mesure est le lux (symbole lx). Il caractérise le flux
lumineux reçu par unité de surface.
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1 - Représentation graphique des facteurs climatiques :
Document 2 : Représentation graphique des facteurs climatiques
Le diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1953) permet de comparer l’évolution des valeurs des
températures et des précipitations à l’aide de deux courbes respectives. Pour le réaliser on reporte sur l’axe
horizontal les douze mois de l’année, et sur deux axes verticaux, l’un à gauche pour les précipitations en mm et
l’autre à droite pour les températures mensuelles en °C (les axes verticaux doivent être gradués de telles sortes que
P=2T).
Le tableau suivant présente les données relatives à la station d’Ifrane :
1 - Réalisez le diagramme ombrothermique d’Ifrane en se référant aux consignes ?
2 - Analysez le diagramme et déterminez les durées des périodes humides et sèches ?
- On constate sur le diagramme ombrothermique que les deux courbes (Précipitations et températures) se
recoupent, ce qui détermine deux périodes :une de sécheresse où P≤2T, et l’autre d’humidité où P>2T.
- Dans la station d’Ifrane, la période de sécheresse dure trois mois (de juin àseptembre), doc neuf mois
humides.
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II - Rôle des facteurs climatiques dans la répartition des êtres vivants :
1 - Influence des facteurs climatiques sur la répartition des végétaux :
A - La répartition du cèdre :
Document 3 : quelques caractéristiques des cèdes.
Les cédraies au Maroc (figure 1) occupent une surface proche de
133000 ha où domine plus particulièrement le cèdre de l’atlas
(Cedrus atlantica) qui est un conifère d’allure majestueuse et
imposante pouvant atteindre une hauteurde 30 à 40m, et ayant
des racines qui se propagent horizontalement et à la surface.
1 - Localisez les zones de répartition ducèdre à partir de la figure 1?
2 - Quelles hypothèses pouvez-vousannoncer pour expliquer cette
répartition ?
Pour déterminer l’influence des facteurs climatiques sur la répartition des cédraies au Maroc, on propose les études
suivantes :
Des mesures ont été réalisées dans quatre stations différentes. Le tableau de la figure 4, présente les résultats de ces
mesures.
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3 - A partir des tableaux 2 et 3, déduisez les facteurs écologiques responsables de la répartition des cèdres au
Maroc?
4 - A partir du tableau de la figure 4, tracez le diagramme ombrothermique pour chaque station. ?
5 - Analysez les diagrammes obtenus ?
6 - Expliquez l’absence du cèdre dans les stations de Tanger et Azrou ?
1 - Le cèdre de l’atlas se localise dans les régions montagneuses plus particulièrement le moyen atlas, la partie Est du
haut atlas et le rif.
2 - La répartition du cèdre peut être due :
- A la nature du sol.
- Aux facteurs climatiques.
3 - D’après la figure 2, on constate que le cèdre pousse aussi bien dans les sols siliceux que dans les sols calcaires. On
peut dire donc que le cèdre est indifférent à la nature du sol.
D’après la figure 3, on constate que le cèdre se développe dans les régions où la moyenne annuelle de température
est faible (< 11°C), et les précipitations annuelles sont élevées (>1000 mm/an).
On peut dire donc que les facteurs climatiques qui sont responsables de la répartition du cèdre au Maroc, et plus
précisément la température et les précipitations.
4 – diagramme ombrothermique :
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5 - Dans la station de Kétama, la période de sécheresse dure trois mois (de juin à septembre)
Dans la station de Ain Kahla, la période de sécheresse dure deux mois et demi (de juin au mi-aout)
Dans la station de Tanger, la période de sécheresse dure 4 mois (de mi-mai jusqu’à la mi-septembre)
Dans la station d’Azrou, la période de sécheresse dure trois mois et demi (de fin mai à mi-septembre)
6 - L’absence du cèdre dans les stations de Tanger et d’Azrou s’explique par :
Les précipitations sont insuffisantes (Ne dépassent pas 1000mm/an)
La période de sécheresse dans ces stations est très longue (Dépasse 3 mois) et puisque les racines du cèdre se
propagent horizontalement, cela les empêches d’arriver jusqu’au nappe phréatique pour absorber l’eau sous-
terraine.
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B - Les facteurs de variation des paramètres climatiques sur le plan national :
Document 4 : variation des paramètres climatiques sur le plan national.
Le Maroc est caractérisé par un climat très différent selon
les régions.
Les Figures 1 et 2, représentent quelques variations des
paramètres climatiques sur le plan national.
La figure 3, présente un profil pluviométrique entre Rabat et Midelt.
1 - D’après ces figures, quels sont les facteurs de variation des précipitations sur le plan national ?
D’après la figure 1, les villes représentées sont toutes des villes côtières, qui sont presque sur la même altitude, mais
elles diffèrent par la latitude. Donc les précipitations dans ce cas varient selon la latitude (En allant vers le nord, les
précipitations augmentent).
D’après la figure 2, plus on s’éloigne de la mer, plus les précipitations diminuent.
D’après la figure 3, plus l’altitude augmente plus les précipitations augmentent.
Conclusions : A l’échelle nationale, les précipitations varient selon l’altitude, la latitude et l’éloignement de la mer.
Ainsi on distingue plusieurs domaines climatiques au Maroc :
Selon les précipitations annuelles :
- Domaine humide : 700 mm ≤ Pa < 2000 mm
- Domaine aride : 100 mm ≤ Pa < 700 mm
- Domaine saharien : Pa < 100 mm.
Selon la température minimale du mois le plus froid (Janvier) :
- Domaine à hiver très froid : m < 0 °C
- Domaine à hiver froid : 0 °C ≤ m ≤ 3 °C
- Domaine à hiver tempérée : 3 °C < m ≤ 7 °C
- Domaine à hiver chaud : m > 7 °C
Afin de prendre en considération toutes les données climatiques en même temps (Pa, M, et m), le phytogéographe
français Louis Amberger a proposé une formule connue sous le nom de quotient pluviométrique.
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Document 5 : quotient pluviométrique d’Emberger.
L.Emberger à étudié les types de climat de la région méditerranéenne. Ila proposé le quotient pluviométrique Q(Ou indice
pluviométrique d’Emberger). Il est donné par la formule suivante :
Q= Quotient pluviométrique.
Pa= Précipitations annuelles (mm), (x1000 pour éviter les décimales).
M= Température maximal du mois le plus chaud (En degré Kelvin : °K).
m= Température minimale du mois le plus froid (En degré Kelvin : °K).
(M+m)/2= Moyenne annuelle de la t°.
(M-m)= est l’amplitude thermique.
Ainsi Emberger a pu réaliser un diagramme appelé diagramme bioclimatique d’Emberger (Voir la figure ci-dessus),
où il a représenté tous les domaines climatiques ou étages bioclimatiques (Chaque étage bioclimatique regroupe un
ensemble de végétaux qui ont les mêmes conditions climatiques et écologiques).
C - L’aire de répartition sur le diagramme d’Emberger:
Document 6 : variation des paramètres climatiques sur le plan national.
Le tableau de la figure 1 regroupe les données climatiques de
certaines stations qui se trouvent aux limites de l’aire de répartition
du Thuya.
1 - Représentez sur le diagramme bioclimatique d’Emberger
(Figure 3) par le signe (+) les stations représentées dans le tableau
de la figure 1 ?
2 - Nommez les étages de 1 à 5, puis limiter sur le diagramme l’aire de répartition du Thuya ? Que peut-on dire de
la répartition du Thuya ?
Le tableau de la figure 2 regroupe quelques données climatiques de certaines stations.
3 - Calculez le coefficient pluviométrique (Q) de chaque station ?
4 - En utilisant les données du tableau de la figure 2 et la figure 1,
Précisez les stations où se trouve le Thuya. Justifiez votre réponse ?
5 - Sachant que le Thuya nécessite un minimum de pluviosité de
189mm/an et un maximum de 897mm/an ?
6 - Comment peut-on expliquer l’absence du thuya dans
certaines stations ?
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1 – voir la figure.
2 - Les étages : étage 1 : Humide, étage 2 : Subhumide, étage 3 : Semi-aride, étage 4 : Aride, étage 5 : Saharien
3 - Le thuya est bien présent dans 2 domaines : le subhumide et le semi-aride, il est moins présent dans le domaine
aride et humide, et absent dans le domaine saharien, et s’étale sur tous les types d’hivers.
4 - Calcule du coefficient pluviométrique (Q) de chaque station (Voir figure 2) :
5 - D’après la figure 1, le Thuya se trouve dans 2 stations : Azrou et Kenitra, car ces stations sont inclues dans la zone
de répartition de Thuya.
6 - L’absence de Thuya dans :
- La station de Kétama : est dû aux précipitations annuelles qui sont beaucoup plus importantes que les
besoins de Thuya.
- La station de Ain Kahla : est dû à la température minimal (-7°C) qui est inférieur à la température minimale
exigée par le Thuya (-4.5°C°).
- La station d’Errachidia : est dû au faite que les précipitations annuelles sont insuffisantes.
D - Influence de la topographie sur les facteurs climatiques :
Document 7 : influence de la topographie sur les facteurs climatiques.
La figure ci-contre représente la répartition de la végétation
sure les deux versants de la vallée de Bouiblane, et le
tableau suivant résume quelques facteurs climatiques qui
règnent dans cette vallée.
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1 - Décrire la répartition de la végétation dans la vallée ?
2 - A l’aide des données du tableau expliquer cette répartition de la végétation ?
1 - On constate que la végétation diffère d’un versant à l’autre :
- Sur le versant sud, on trouve du haut en bas les plantes suivantes : les plantes en coussinet (entre 2000 et
2300m), les buissons (entre 1800 et 2100m) et le cèdre (entre 1550 et 1800m).
- Sur le versant nord : on trouve de haut en bas les plantes suivantes : le genévrier (entre 2000 et 2200), et
chêne vert (entre 1600 et 2000).
2 - Le cèdre se localise en bas du versant sud (Exposé au nord) qui est moins ensoleillé (15000 Lux) et disparait en
haut car la température est très faible. Alors dans le versant nord on note la présence de chêne vert à la place du
cèdre, et cela est dû à l’ensoleillement très élevé qui provoque l’évaporation des eaux superficielles utilisées par le
cèdre.
Conclusion : La topographie intervient en modifiant les facteurs climatiques non seulement à l’échelle régionale,
mais aussi à l’échelle locale (On parle de microclimat). En général les versants exposés au sud sont plus secs et plus
chaud, contrairement aux versants exposés au nord.
2 - Influence des facteurs climatiques sur la répartition des animaux :
Les animaux sont moins influencés par les facteurs climatiques que les végétaux, car certains animaux migrent
lorsque les conditions climatiques deviennent défavorables, d’autres changent de comportement pour s’adapter aux
nouvelles conditions climatiques, comme l’hibernation des escargots pendant l’été et des ours pendant l’hiver…
A - Influence de la température :
Document 8 : influence de la température sur la répartition des animaux.
Le tableau ci-dessous résume l’étude statistique des températures que peut supporter les Fourmies bruns.
1 - Tracez la courbe de variation du nombre d’individus en fonction de température ?
2 - Déterminez la zone de tolérance et la zone optimale ?
3 - Déduisez l’effet de la température sur la répartition des animaux ?
La courbe de variation du nombre d’individus en fonction de température :
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La température influence la répartition des Fourmies car ces derniers ne peuvent pas survivre qu’entre 10 et 44 °C.
B - Influence de l’humidité
Document 9 : influence de l’humidité sur la répartition des animaux.
Certains animaux sont xénophiles, ils peuvent vivre dans des zonesmoins humides, comme les souries Kangourou,
alors que les sourisnormales ne peuvent pas survivre dans ces zones. Pour expliquer cette répartition, le tableau
suivant regroupe quelques données physiologiques de ces deux espèces.
1 - En comparant les résultats, expliquez l’absence des souris normaux dans leszones moins humides. Que peut-on
déduire ?
D’après le tableau, les souris normales perdent plus d’eau que les souris Kangourou, ce qui explique leur absence
dans les régions moins humides. On déduit donc que le taux d’humidité influence également la répartition des
animaux.
C - Influence de la température et l’humidité :
Document 10 : influence de la température l’humidité sur les animaux.
La température et l’humidité relative sont interdépendantes dans la nature. C’est pourquoi on doit tenir compte de
la variation de ces deux composants en même temps, ainsi on réalise le diagramme climatogramme, en représentant
sur l’axe des abscisses la température moyenne mensuelle, et sur l’axe des ordonnés l’humidité relative moyenne de
chaque mois. On représente les cordonnés de chaque mois de l’année. On relie les points obtenus à partir de janvier
jusqu’au décembre.
Le tableau suivant montre les conditions de vie de la coccinelle qu’on voulait intégrer dans la région de Midelt pour
exterminer un insecte nuisible (la cochenille) qui se nourrit des fruits des pommiers et des orangers.
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Le tableau suivant présente les données relatives à la station de Midelt et Tanger :
1 - A partir des données du tableau 1 et 2, tracer le climatogramme de Midelt et Tanger, puis l’écoclimatogramme
de la coccinelle ?
2 - D’après les résultats obtenus peut-on introduire la coccinelle dans la région de Midelt et Tanger ? Justifier
votre réponse ?
L’écoclimatogramme est représenté sous forme de rectangle dont les sommets sont les combinaisons des valeurs
extrêmes de chaque facteur climatique. Ainsi on obtient deux rectangles, l’un qui représente la zone optimale,
l’autre représente la zone de tolérance.
D’après le diagramme réalisé, la coccinelle peut survivre et se reproduire dans la région de Tanger, et elle ne peut
pas survivre dans la région de Midelt, car elle ne peut pas supporter la température basse des mois de novembre
jusqu’au mars, ni l’humidité faible des mois de juillet, aout et septembre.
Donc la réalisation du diagramme climatogramme d’une région donnée, puis l’écoclimatogramme d’un être vivant
pourra nous informer sur les possibilités que possède l’être vivant pour supporter la vie dans une telle région, dans
le but de l’introduire dans un nouvel écosystème.
III - Influence des facteurs climatiques sur le comportement des êtres vivants :
1 - Influence des facteurs climatiques sur le comportement des végétaux :
Document 11 : influence du climat sur le comportement des végétaux.
L’hiver est la saison la plus froide de l’année, avec des périodes de gel régulières ainsi que peu de nourriture
disponible. Pour passer l’hiver, les végétaux ont recours à diverses solutions : (voir figure ci-contre).
1 : Coquelicot, 2 : Platane, 3 : Vigne,
4 : Iris, 5 : Tulipe, 6 : Dahlia, 7 : Epicéa a : Graines, b,c : Bourgeon, d : Rhizome, e : Bulbe,
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f : tubercule, g : arbre à feuilles.
1 - Classez ces végétaux en « Végétaux annuels »
et « Végétaux vivaces » ?
2 - Expliquez ce qui se passe dans chaque cas à la fin de l’hiver ?
1 - Les végétaux annuels sont : 1 : coquelicot.
Les végétaux vivaces : 2 : platane (arbre à feuilles caduques), 3 : Vigne (arbuste) 4 : Iris (plante à rhizome), 5 : Tulipe
(plante à bulbe), 6 : Dahlia (plante à tubercules), 7 : Epicéa (arbre à feuille persistantes).
2 - Les plantes annuelles (les coquelicots) ne subsistent en hiver que sous forme de graines. Les feuilles, les tiges, les
racines disparaissent au début de l'hiver. Seules les graines libérées résistent au froid. Au printemps suivant, elles
peuvent germer et donner de nouvelles graines.
Les plantes vivaces, elles, peuvent vivre plusieurs années. En automne, les arbres (par exemple, le platane) et les
arbustes (par exemple, la vigne) à feuilles caduques perdent leurs feuilles ; il reste, sur leurs branches, des
bourgeons bien protégés du froid et de la pluie par leurs écailles. D'autres végétaux (comme les tulipes, les dahlias,
les iris, etc.) perdent leurs feuilles et leurs tiges et ne conservent que leurs parties souterraines résistantes, bulbes,
rhizomes, tubercules, qui portent des bourgeons. Au printemps, les bourgeons des plantes vivaces se développent ;
tiges et feuilles réapparaissent.
2 - Influence des facteurs climatiques sur le comportement des animaux :
Document 12 : influence des facteurs climatiques sur le comportement des animaux.
La Cigogne blanche est un oiseau migrateur. Ainsi, avant l'arrivée de
la mauvaise saison, au mois d'août, elle part vers les pays chauds.
Puis elles reviennent en Europe de l'Ouest le printemps. La figure 1,
illustre le trajet de migration de la cigogne blanche.
Des animaux comme le loir ou la grenouille après avoir fait des réserves
en été, dorment pendant tout l’hiver. (Figure 2).
Des animaux comme le dromadaire ou l’ours blanc ont un corps qui
leurs permet de supporter la rigueur du climat où ils vivent.
1 - A partir des exemples proposés par ce document, citez les comportements des animaux pour passer la rigueur
des conditions climatiques de la mauvaise saison ?
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Les comportements permettant aux animaux de passer la rigueur des conditions climatiques de la mauvaise saison
sont :
Des animaux migrent lorsque les conditions climatiques deviennent défavorables.
Pour passer la mauvaise saison, certains animaux s'endorment dans un abri : ils hibernent. Comme
l’hibernation des loirs et des grenouilles pendant l’hiver, ainsi ils réduisent leur dépense d'énergie.
Certains animaux (papillon, cigale) présentent plusieurs formes successives différentes. L'une de ces formes
permet à l'espèce de passer l'hiver dans un lieu discret.
Certains animaux présentent des caractéristiques physiologiques, qui leurs permet de supporter la rigueur
du climat où ils vivent, comme l’épaisse couche de graisse qui permet à l’ours polaire de mieux affronté les
hivers très froids.
IV - L’importance du contrôle des facteurs climatiques en agronomie :
Pour améliorer la production agricole, les spécialistes et les producteurs ont développé des techniques pour
contrôler les facteurs climatiques optimales qu’exigent les végétaux.
1 - La serre, agent de modification du climat :
Document 13 : influence du climat sur le comportement des animaux.
Le tableau suivant montre le rendement de quelques espèces cultivées selon la technique utilisée.
1 - Comparez en utilisant les données dutableau le rendement
des cultures ?
2 - Quel est le rôle des serres dans ledomaine agricole ?
3 - En exploitant les données de la figure ci-contre, expliquez l’effet de serre ?
1 - D’après le tableau, on remarque que le rendement des cultures varie selon les conditions du milieu, il est plus
important dans une serre climatisée que dans une serre normale, et il est minime dans les cultures à l’air libre.
2 - La culture dans les serre permet de :
Augmenter le rendement des cultures.
Améliorer la qualité des produits agricoles.
Avancer la date de culture de quelque mois.
La culture de certaines espèces en dehors de leur milieu naturel.
3 - La serre a le rôle de piéger les radiations solaires pendant la journée non seulement par l’abri, mais aussi par le
sol. Ce dernier pendant la nuit émet des rayonnements infrarouges, et à cause de la condensation des vapeurs d’eau
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à la face interne du toit de la serre, une grande partie des rayons infrarouges reste emprisonnée dans la serre, et fait
augmenter la température, c’est l’effet de serre.
2 - L’amélioration de la production animale :
L’élevage des animaux (Poules pondeuses, poules de chair, lapins, bovins…) doit répondre à des normes permettant
d’assurer un confort optimal, pour assurer une bonne production. Pour cela les producteurs ont développé des
techniques pour contrôler les facteurs climatiques.
Document 14 : influence du climat sur le comportement des animaux.
De nombreux élevages utilisent des bâtiments spécialisés pour la production. Ils permettent l’automatisation de
certaines taches (distribution de nourritures, ramassages des œufs…), une meilleure surveillance sanitaire, et la
maitrise de certains paramètres tels que la température, la ventilation, l’humidité, l’éclairage… Ainsi dans les
élevages avicoles (élevage des volailles), on varie le programme de luminosité pour deux types de poules. Les
résultats obtenus sont groupés dans les tableaux suivants :
1 - En comparant ces résultats, déduisez le rôle de la lumière dans l’amélioration de la production avicole ?
D’après les tableaux, on remarque que le nombre d’œufs, le poids et la consommation augmentent, alors que le
pourcentage des œufs cassés et des pattes tordues diminue quand on prolonge la phase lumineuse.
Donc la lumière joue un rôle important dans l’augmentation du rendement des volailles, car elle stimule non
seulement la pente mais aussi l’appétit.
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