Entrer Dans La Lecture - Guide Version PDF
Entrer Dans La Lecture - Guide Version PDF
la lecture
en FLS
Apprendre à lire le français
aux élèves allophones
COORDONNÉ PAR
BERTRAND LECOCQ
CONTENUS
COMPLÉMENTAIRES
EN LIGNE
AGIR
Entrer dans FRANÇAIS
TOUS NIVEAUX
la lecture
en FLS
Apprendre à lire le français
aux élèves allophones
Coordonnateur
Bertrand Lecocq, directeur-coordonnateur académique CASNAV
(rectorat de l’académie de Lille)
Auteurs
Ouvrage :
Céline Beaugrand, conseillère académique CASNAV – Lille
Sophie Bigot de Préameneu, conseillère académique CASNAV – Lille
Bertrand Lecocq
Application :
Céline Beaugrand
Sophie Bigot de Préameneu
Bertrand Lecocq
Marie-Christine Blayac, réseau UPE2A – Lille
Pierre Boisseleau, antenne scolaire mobile 2nd degré métropole lilloise (camion école)
Odile Canis, antenne scolaire mobile 1er degré métropole lilloise (camion école)
Armelle Flodrops, enseignante 1er degré spécialisée – Caen
Carole Ragot, enseignante 1er degré (dans le cadre du master FLE / FLS)
Stéphanie Toris, réseau UPE2A 1er degré itinérantes – Lille
AGIR
Directeur de publication Remerciements
Jean-Marie Panazol À Marie-Dominique Bauden.
Directrice de l’édition transmédia
Stéphanie Laforge
Directeur artistique
Samuel Baluret
Coordination éditoriale
Ariane Mizrahi
Secrétariat d’édition
Dimitri Bourrié
Mise en pages
Christophe Malric
Conception graphique
DES SIGNES studio Muchir et Desclouds
Développement de l’application
Vincent Delaval
Couverture
Christophe Malcric
ISSN : 2425-9861
ISBN : 978-2-240-04643-7
© Réseau Canopé, 2018
(établissement public à caractère administratif)
Téléport 1 – Bât. @ 4
1, avenue du Futuroscope
CS 80158
86961 Futuroscope Cedex
5 Préface
7 Présentation
9 Introduction
PARTIE 1
PARTIE 2
23 PRÉSENTATION GÉNÉRALE
24 La démarche pédagogique
31 Spécificités de l’outil
36 Justification des choix didactiques
PARTIE 3
41 STRUCTURATION DE L’OUTIL
42 Structuration globale
47 Structure et typologie des modules-sons
56 Les exploitations pédagogiques en classe
61 Bibliographie
62 Genèse de l’outil
63 Caractéristiques techniques
64 C ONTENUS COMPLÉMENTAIRES
EN LIGNE
Accédez aux contenus en ligne
en suivant les étapes présentées
en fin d’ouvrage
Préface
On ne peut que se réjouir du travail engagé par des enseignants auprès d’élèves
non-francophones nouvellement arrivés. C’est en effet dans un contexte de
déficit de formation et de pénurie d’outils en français langue seconde qu’un
outil peut enfin prétendre à des applications directes sur le terrain. On rappel-
lera que, pour ces élèves, l’entrée dans l’écrit reste l’obstacle le plus sérieux
pour une intégration réussie dans notre système éducatif.
Il faut rappeler que pour des élèves qui viennent d’arriver en France, le monde
de l’école est l’univers privilégié de l’apprentissage du français. Nulle part ail-
leurs les interactions langagières n’ont un tel impact sur l’acquisition de la
langue. Les enfants commencent à s’approprier les régularités d’une langue
seconde dans le cadre exclusif des situations naturelles d’interlocution et non
par le biais d’un quelconque enseignement didactique. C’est la notion de « par-
ler de l’école » qui est ici pertinente et qui excède les catégories habituelles de
la langue de scolarisation : « On lit sur ce qu’on est capable de dire » et ce qu’on
est capable de dire est d’abord et avant tout greffé sur l’expérience acquise
dans l’inattendu de la langue…
La leçon de langage est donc ici une sorte de pré-texte, de brouillon de lec-
ture indispensable à l’élaboration des énoncés à lire. Peu importe que la syn-
taxe soit fautive, le lexique approximatif ou la prononciation défectueuse…
Cette démarche nous paraît être la seule qui permette de sortir des impasses
méthodologiques dans lesquelles conduisent la plupart des manuels de lec-
ture puisqu’elle assure en permanence un recentrage logique sur une langue
qui est toujours en cours d’acquisition.
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
déduire stricto sensu les performances des élèves en lecture du niveau d’ac-
quisition orale de la langue. Faut-il rappeler que l’enfant qui nous interpelle n’a
aucune expérience ni de l’écrit ni souvent même de l’école, et qu’il nous oblige
très vite à quitter nos références habituelles ? Les UPE2A sont à cet égard
d’extraordinaires laboratoires de recherche puisqu’elles nous condamnent à
travailler en amont de la doxa institutionnelle. Impossible de ne pas respec-
ter les premiers seuils de sollicitation cognitive où l’écrit n’est pas à lire mais
un simple truchement pour comprendre l’organisation de la langue orale (exer-
cices de conscience phonologique, de segmentation lexicale, jeux avec les
lettres et surtout adressage vocal et lecture dialoguée). Cet oral observable
grâce à l’écrit devrait conduire in fine à reconsidérer la spécificité du public et
à faire l’hypothèse – pourquoi pas ? – d’un transfert possible des activités, au-
delà des élèves non francophones, à l’ensemble des élèves en difficulté dans
les classes ordinaires.
Jean-Charles Rafoni
Docteur en sciences du langage
Professeur à l’IUFM de Versailles
Université de Cergy
6 SOMMAIRE
Présentation
En effet, les UPE2A sont des dispositifs dans lesquelles la pédagogie différen-
ciée doit être une référence constante en matière d’organisation des appren-
tissages. Ces classes regroupent des élèves d’origine linguistique souvent très
différente, d’âge différent et d’expérience scolaire différente. Il est important,
nécessaire même, de prévoir des moments de travail en commun. La classe
1
CASNAV : Centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage.
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Gérard Vigner
IA-IPR honoraire de lettres
8 SOMMAIRE
Introduction
L’idée de cet ambitieux projet est née d’un constat unanime : l’absence d’ou-
tils adaptés à l’enseignement / apprentissage de la langue écrite aux élèves
allophones nouvellement arrivés en France (EANA), et pour lesquels l’appren-
tissage de la lecture-écriture, qui doit se construire simultanément à celui de
la langue orale, représente un véritable enjeu d’intégration scolaire et sociale.
Il est encore plus ardu de mener cette tâche avec des élèves non-scolarisés
antérieurement (NSA), non-lecteurs en langue d’origine.
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Le matériel est conçu pour une utilisation individualisée par des élèves allo-
phones de 8 à 18 ans scolarisés en France ou dans un établissement français
à l’étranger (AEFE 3), à l’école élémentaire (cycle 3), au collège ou au lycée, en
classe ordinaire ou en dispositif spécifique (UPE2A, module d’accompagne-
ment linguistique, cours de FLS, …) :
–– en autonomie pour les élèves lecteurs en langue d’origine ;
–– en semi-autonomie avec un étayage (enseignant, pair, assistant) pour les
élèves non-lecteurs en langue d’origine.
À chaque étape, les élèves ont la possibilité d’écouter le texte, les mots, les
phrases, les dialogues et les extraits littéraires. Ils acquièrent ainsi le vocabu-
laire et les structures syntaxiques de base du contexte quotidien et scolaire
(FLS / FLSco) et s’initient à la culture littéraire française.
2
Publication du Conseil de l’Europe.
3
Agence pour l’enseignement français à l’étranger.
10 SOMMAIRE
Introduction
Entrer dans la lecture en FLS a été expérimenté dans le cadre d’un mémoire
professionnel de master FLE / FLS par une enseignante du premier degré.
L’expérimentation a été menée durant deux mois sur un échantillon hétéro-
gène d’une vingtaine d’EANA (âgés de 8 ans à 18 ans, langues d’origine diffé-
rentes, lecteurs dans leur langue ou non, alphabet latin ou non, niveaux de
scolarisation variables, niveaux en français oral de grand débutant à A2 du
CECRL) dans quatre contextes scolaires différents (UPE2A école, collège, lycée
et camions-école). Cette expérimentation, réalisée en coordination avec les
enseignants des dispositifs, a permis d’optimiser au mieux les contenus et
activités en termes d’efficacité, de motivation des apprenants et de possibilité
d’autonomie. Elle a par ailleurs révélé l’intérêt de cet outil dans le cadre d’une
utilisation plus large avec un public diversifié, au-delà du simple apprentissage
de la lecture : entrée dans la culture scolaire française, acquisition du lexique
et des structures syntaxiques de base FLS-FLSco à l’oral et à l’écrit, initiation
à l’orthographe lexicale et à la syntaxe, initiation à la culture littéraire fran-
çaise, réinvestissement et évaluation de connaissances et compétences déjà
acquises (élèves de niveaux A1-A2 à l’oral).
Entrer dans la lecture en FLS peut également être utilisé par tout élève fran-
cophone de 8 à 18 ans en difficulté d’apprentissage de la lecture dans le cadre
des activités pédagogiques complémentaires, de l’accompagnement person-
nalisé ou des dispositifs pour élèves en difficulté d’apprentissage (SEGPA, ULIS,
dispositif relais, parcours MLDS, etc.). Le choix du français de la communica-
tion quotidienne et scolaire comme support à l’entrée dans l’écrit, avec l’aide
du support audio, permettra à ces élèves de s’appuyer sur un lexique et des
structures adaptés à leur degré de maîtrise de la langue orale, et les aidera à
surmonter les différents obstacles pouvant freiner cet apprentissage.
SOMMAIRE 11
PRINCI
THÉORI
Principes
théoriques de
CIPES l’apprentissage
de la lecture-
PARTIE 1
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Les notions de FLS et FLSco méritent d’être explici- conditionne alors la réussite scolaire et non plus
tées car elles occupent une place grandissante dans seulement l’intégration sociale. Le français devient
le domaine de la didactique des langues. une langue enseignée qui sert également à ensei-
gner d’autres matières qu’elle-même, constituant
Le français langue seconde (FLS) se caractérise par un ainsi un vecteur des apprentissages pour les autres
statut spécifique et des fonctions particulières qui le disciplines scolaires, désignées sous le terme de dis-
distinguent nettement du FLE. Sur le territoire natio- ciplines non linguistiques (DNL) (Vigner).
nal, le français est la langue officielle utilisée dans la
communication courante, les médias, les institutions Cette notion a été largement développée par Michèle
et à l’école. Bien plus qu’une langue étrangère, le FLS Verdelhan-Bourgade 5, qui établit un cadrage didac-
constitue pour l’apprenant allophone une nécessité tique transversal permettant de dépasser les clivages
vitale car son apprentissage conditionne la réussite FLM, FLS, FLE. Selon elle, le FLSco a un triple rôle :
scolaire et professionnelle. En tant que langue d’inté- –– il est matière d’enseignement, ce qui lui confère
gration sociale, il représente un enjeu déterminant un statut disciplinaire à part entière ;
pour l’apprenant. –– il est vecteur d’apprentissage puisqu’il conditionne
l’apprentissage dans toutes les autres disciplines
Pour ce qui concerne la situation spécifique des scolaires ;
EANA en milieu scolaire, voici la définition proposée –– il permet l’intégration dans le système et condi-
par Gérard Vigner : « L2 désigne un mode d’appren- tionne la réussite scolaire.
tissage et d’usage de la langue qui s’adresse à des
publics dont la langue d’origine ou la langue pre- Les compétences inhérentes au FLSco dépassent
mière d’éducation n’est pas le français. Langue qui ainsi largement le cadre de la communication sociale.
sera support des apprentissages à des degrés divers Jean-Charles Rafoni 6 en relève trois types :
dans un système éducatif donné dont la maîtrise –– la maîtrise de compétences d’ordre conceptuel
constitue un enjeu important dans le parcours de (métalangage, lexique disciplinaire, notions) ;
formation de la personne 4. » –– la maîtrise des pratiques langagières spéci-
fiques à l’école (règles de communication, usages
Gérard Vigner souligne le double statut de la langue discursifs) ;
seconde, à la fois langue de communication et langue –– la maîtrise des compétences d’ordre méthodo-
de scolarisation, et met en avant la dimension heu- logique (outils scolaires, gestion du temps et de
ristique du FLS en tant que langue d’apprentissage. l’espace, méthodes et savoir-faire).
Le FLS joue un rôle spécifique pour l’apprenant qui
l’acquiert en milieu scolaire car il va l’utiliser pour Or, la construction de ces compétences est indis-
construire ses connaissances. sociable de la langue écrite, principal vecteur de
l’apprentissage et de l’évaluation dans le système
Le FLS acquiert ainsi une fonction de scolarisation scolaire français.
et un glissement s’opère vers la notion de français
langue de scolarisation (FLSco). C’est le cas des
enfants et adolescents allophones arrivant sur le
territoire français, pour lesquels l’apprentissage du
FLS se fait de manière institutionnalisée dans une
école, un collège ou un lycée. La maîtrise du français
5
Michèle Verdelhan-Bourgade, Le Français langue de scolarisation.
Pour une pédagogie réaliste, PUF, 2002, p. 138.
4
Gérard Vigner, Le Français langue seconde. Comment apprendre 6
Jean-Charles Rafoni, Apprendre à lire en français langue seconde,
le français aux élèves nouvellement arrivés, Hachette, 2009, p. 38. L’Harmattan, 2007, p. 49.
14 SOMMAIRE
Principes théoriques de l’apprentissage de la lecture-écriture en FLS
Avant de présenter les différents aspects significatifs (Inspection générale de l’Éducation nationale), « la
de la lecture en FLS / FLSco, il est important d’expo- recherche en psychologie cognitive, en linguistique,
ser brièvement les caractéristiques essentielles de et en neurosciences apporte des résultats suffisam-
l’enseignement de la lecture aux élèves natifs (en ment convergents pour qu’on puisse définir une
FLM). On y trouve en effet de nombreuses simili- démarche d’apprentissage de la lecture à l’école, pour
tudes, même si le public spécifique des apprenants tous, plus favorable que les autres 8 ».
allophones complexifie la situation d’enseignement.
Nous allons rappeler les principales composantes à
Tout d’abord il convient de rappeler que l’appren- prendre en compte pour la mise en œuvre d’un ensei-
tissage de la lecture chez l’enfant natif se déroule à gnement de la lecture efficient, en nous appuyant sur
l’école primaire essentiellement au cours du cycle 2 les propos de Roland Goigoux lors de la conférence
(cycle des apprentissages fondamentaux recouvrant de consensus organisée par le PIREF (Programme
les classes de CP / CE1 / CE2). Le cycle 1 et le cycle 3 incitatif de recherche en éducation et formation)
jouent toutefois un rôle déterminant. Un rapport de des 4 et 5 décembre 2003. Quatre types d’activités
l’Observatoire national de la lecture (ONL) résume doivent être travaillés : l’identification de mots, la
ainsi la continuité entre les cycles : « L’apprentissage compréhension, la production d’écrits et l’accultu-
de la lecture demande des efforts et s’inscrit dans ration à l’écrit.
la durée. La maternelle favorise le développement
d’habiletés préparant l’entrée dans l’écrit, le cycle 2
formalise l’apprentissage, tandis que le cycle 3 déve- L’IDENTIFICATION DE MOTS
loppe sa maîtrise et son exploitation au quotidien 7. »
Savoir identifier les mots écrits constitue la com-
L’apprentissage de la lecture-écriture à l’école pri- pétence de base de l’apprentissage de la lecture.
maire est donc indissociable de celui du langage oral, Cette identification se fait par voie directe chez le
qui le précède à l’école maternelle et permet le déve- lecteur expert qui s’est constitué progressivement
loppement de compétences lexicales, syntaxiques, un lexique orthographique mental élargi. Au début
morphologiques et phonologiques. Mais c’est bien de l’apprentissage, cette identification n’est pas
à partir de l’école élémentaire et de la classe de CP encore automatisée et s’effectue par la voie indirecte
que se met en place un apprentissage systématique (le déchiffrage). Elle repose sur l’apprentissage du
de la lecture. décodage, c’est-à-dire l’apprentissage systématique
et explicite des relations grapho-phonémiques et de
L’opposition entre les méthodes dites « syllabique » leurs combinaisons pour former des syllabes et des
et « globale », qui a longtemps cristallisé les débats mots. Peu à peu, l’apprenant va garder en mémoire la
sur la lecture, est aujourd’hui dépassée grâce aux forme écrite des mots qu’il rencontre pour constituer
recherches scientifiques qui ont permis de mieux son lexique mental, en commençant par les mots les
comprendre les composantes en jeu dans le proces- plus fréquents (mots-outils puis mots sur échelle de
sus d’apprentissage de la lecture, et ainsi de faire fréquence). Cette automatisation doit se mettre en
évoluer les modèles méthodologiques. Un certain place le plus vite possible pour permettre à l’appre-
consensus a donc émergé afin de promouvoir des nant de ne plus mobiliser l’essentiel de son activité
méthodes plus interactives dans lesquelles le sens et mentale sur le déchiffrage. Ainsi, il pourra davantage
le code sont travaillés de manière simultanée dès le se centrer sur la compréhension.
début de l’apprentissage. Comme le souligne l’IGEN
7
ONL, L’enseignement de la lecture et l’observation des manuels de 8
ONL/IGEN, Rapport sur l’apprentissage de la lecture à l’école
CP, rapport de mars 2007, p. 13. primaire, novembre 2005, p. 18.
SOMMAIRE 15
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
LA COMPRÉHENSION DE TEXTE efficace pour conduire les élèves à analyser les rela-
tions phonèmes / graphèmes, à segmenter la chaîne
L’enseignement de la lecture doit accorder une place parlée en unités syllabiques puis phonémiques et
conséquente à la compréhension des textes écrits, ainsi à prendre conscience de l’existence de ces uni-
et cela dès le début de l’apprentissage. Les proces- tés minimales. En cela, cette activité constitue un
sus en jeu dans l’activité de compréhension sont complément indispensable à la mise en place du
complexes et nécessitent un traitement à différents code alphabétique. De même, quand l’enfant pro-
niveaux. Le lecteur doit en effet traiter en même duit un texte, même très court, il effectue une série
temps le lexique, la syntaxe de la phrase, les rela- d’opérations mentales complexes : il doit mobiliser
tions entre les phrases, les éléments de cohésion ses idées, les organiser dans un énoncé, segmenter
textuelle (anaphores et substituts), les inférences l’énoncé en mots écrits (qui ne le sont pas néces-
éventuelles. Ainsi, il va pouvoir construire une sairement à l’oral), orthographier (ou dans un pre-
représentation mentale cohérente des informations mier temps transcrire) ces mots mais également être
lues et mises en relation avec sa connaissance du capable de revenir sur sa production et de la corriger
monde, représentation qui évolue au fil de la lecture au besoin. Jacques Fijalkow 9 souligne que la com-
et de la découverte de nouvelles informations. En plexité de la tâche d’écriture est supérieure à celle de
cas d’incompréhension passagère, il doit par ailleurs la lecture et en conséquence les bénéfices retirés par
être capable de mobiliser des stratégies de lecture l’élève sont eux aussi plus importants. Cette activité
pour lui permettre de récupérer les informations constitue d’ailleurs un très bon moyen pour évaluer
manquantes (pause, vitesse de lecture, retour en le niveau de construction du principe alphabétique
arrière, reformulation…). Cette rapide présentation selon la qualité de la production.
rend bien compte de toute la complexité qui réside
dans la gestion de la compréhension. Face à un texte
écrit, aussi court soit-il, l’activité cognitive de l’élève L’ACCULTURATION À L’ÉCRIT
apprenti lecteur est accaparée par les processus de
bas niveau (le décodage), ce qui ne lui permet pas Enfin, il s’agit d’aider l’enfant à découvrir la culture
de mettre en œuvre efficacement les processus de de l’écrit avec les usages, les lieux, les objets et
haut niveau permettant l’accès au sens. Il est donc le vocabulaire qui la constituent. Selon Gérard
nécessaire d’adapter la difficulté des textes aux capa- Chauveau 10, lire est autant une activité langagière
cités des élèves et aux objectifs visés, compte tenu qu’une activité culturelle. L’élève doit comprendre les
du degré de connaissance par rapport au sujet traité pratiques et finalités de la lecture, et s’inscrire dans
et au lexique utilisé. un projet de lecteur.
9
Conférence de consensus du PIREF, intervention de Jacques
Fijalkow : Pourquoi et comment articuler l’apprentissage de la lecture
avec celui de la production d’écrit aux différentes étapes de la
scolarité primaire ?
10
Gérard Chauveau, Le Savoir-lire aujourd’hui, Retz, coll. « Petit
forum », 2007.
16 SOMMAIRE
Principes théoriques de l’apprentissage de la lecture-écriture en FLS
Les spécificités
de la lecture en FLS
SOMMAIRE 17
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
11
Lousie Dabene, Repères sociolinguistiques pour l’enseignement
des langues, Hachette supérieur, 1994. 14
Gérard Vigner, Le Français langue seconde. Comment apprendre
12
Langue vernaculaire : langue parlée seulement à l’intérieur d’une le français aux élèves nouvellement arrivés, Hachette, 2009, p. 71.
communauté, acquise en milieu familial. 15
Michèle Abdallah-Pretceille, Des enfants non francophones à
13
Langue de référence : langue officielle présente à l’école qui sert à l’école : quel apprentissage ? Quel français ?, Armand Colin, 1982,
transmettre les savoirs. p. 116.
18 SOMMAIRE
Principes théoriques de l’apprentissage de la lecture-écriture en FLS
LES ASPECTS SPÉCIFIQUES DE différence essentielle par rapport aux natifs ren-
voyant alors à la maîtrise de la langue orale.
L’APPRENTISSAGE DE LA LECTURE
Cette distinction sur le degré de maîtrise de l’écrit ne
Malgré les similitudes avec le FLM, l’apprentissage suffit cependant pas à établir une catégorisation per-
de la lecture en FLS / FLSco présente néanmoins tinente des apprenants. Il convient de prendre éga-
quelques particularités en raison de la nature du lement en considération, pour les EANA lecteurs en
public. langue d’origine, les caractéristiques linguistiques de
cette langue. Nous avons vu que Jean-Charles Rafoni
LES PROFILS D’APPRENANTS distinguait les élèves selon qu’ils soient scolarisés
Parmi les différents facteurs d’hétérogénéité qui dans une langue à caractères latins ou dans une
caractérisent le public allophone, le niveau de scola- langue à caractères non latins.
risation dans le pays d’origine est celui qui a la plus
grande incidence sur l’apprentissage de la lecture Quand un EANA a appris à lire dans une langue à
en FLS. Une première distinction peut être opérée caractères non latins, il ne peut transférer directe-
entre les lecteurs et les non-lecteurs en langue d’ori- ment ses compétences de lecteur en français car il
gine. Un élève suffisamment scolarisé pour être bon doit préalablement apprendre un nouveau code écrit
lecteur dans sa langue (ou dans une autre langue et acquérir l’ensemble des correspondances grapho-
de scolarisation) a développé un certain nombre de phonologiques du français.
compétences qu’il va pouvoir transférer en FLS. À l’in-
verse, un élève non-lecteur ou apprenti lecteur dans Les besoins ne sont donc pas les mêmes d’un appre-
sa langue d’origine devra engager (ou poursuivre) nant à l’autre. Le tableau ci-après permet de syn-
un processus initial d’apprentissage de la lecture et thétiser les différents domaines de compétences
de l’écriture, similaire à celui des natifs en cycle 1 à travailler selon chaque profil d’élève. Seuls les
(conscience phonologique, découverte du prin- aspects relatifs à l’apprentissage de la lecture sont
cipe alphabétique, acculturation à l’écrit) et cycle 2 ici présentés, mais il convient de rappeler l’impor-
(apprentissage systématisé des correspondances tance d’un apprentissage simultané de l’écriture et
grapho-phonologiques, lecture-compréhension), la de la production d’écrits.
SOMMAIRE 19
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
16
Jean-Pierre Cuq (dir.), Dictionnaire de didactique du français
langue étrangère et seconde, Clé International, 2003, p. 194. 18
Jean-Charles Rafoni, Apprendre à lire en français langue seconde,
17
Ibid. L’Harmattan, 2007, p. 239.
20 SOMMAIRE
Principes théoriques de l’apprentissage de la lecture-écriture en FLS
forme orthographique qui permet ensuite une recon- vocabulaire pour travailler l’accès au sens, point clé
naissance directe du mot. Or l’acquisition du code de l’apprentissage du lire en français de scolarisation :
n’est pas sans difficultés en raison de la complexité Le langage oral doit comporter une part d’apprentis-
du système orthographique français. sage systématique du vocabulaire 21. Les activités de
lecture doivent par conséquent réutiliser à l’écrit le
Les travaux de Nina Catach 19 ont montré que le fran- vocabulaire préalablement travaillé à l’oral, dans le
çais est une langue essentiellement phonogram- cadre d’une séquence FLS ou d’un projet de classe.
mique, c’est-à-dire que la plupart des graphèmes
(80 %) ont pour fonction de transcrire un son, à l’ex- LA DIMENSION CULTURELLE
ception des morphogrammes (20 %) qui renvoient à À leur arrivée dans les établissements français, les
des marques lexicales ou grammaticales significa- EANA sont confrontés à un cursus scolaire forte-
tives (fonction sémiographique : e de « petite », t de ment dominé par l’écrit. La compréhension de cet
« petit », es de « petites », nt de « écoutent »…). écrit nécessite des compétences langagières mais
également des compétences culturelles qui diffèrent
Or, ce système grapho-phonologique se caractérise parfois de leur culture d’origine et de leurs habitus
par sa complexité : scolaires antérieurs.
–– une forte opacité orthographique : un même pho-
nème peut s’écrire avec de multiples graphies Si les natifs bénéficient au cours de la scolarisation
(130 graphèmes pour 33 phonèmes) ; pré-élémentaire d’une acculturation à l’écrit leur
–– certains monogrammes (graphèmes constitués permettant de se construire une première culture
d’une seule lettre) sont polyvalents : une même littéraire et de se familiariser avec les fonctions, les
lettre peut avoir différentes valeurs phonologiques supports et les types d’écrits, la situation est tout
(e, c, g, s, t…) ; autre en FLS.
–– de nombreux digrammes et trigrammes (graphèmes
constitués de deux ou trois lettres) invalident Quant aux EANA jamais scolarisés, ils n’ont pu
les valeurs sonores initiales de leurs consti- s’initier à l’écrit que dans le cadre familial. Leur
tuants (le graphème ai renvoie au phonème /è/). connaissance du monde scriptural, très aléatoire,
ne correspond pas toujours à ce qui est étudié dans
La prise de conscience de cette complexité permet un cadre scolaire. Quand l’enfant a déjà bénéficié
de mesurer les difficultés rencontrées par l’apprenti d’une première scolarisation, la culture écrite dont
lecteur natif, et plus encore par l’élève allophone il a éventuellement bénéficié peut être très éloignée
dont la maîtrise du système phonétique français de la culture écrite française, et cela implique « une
est imparfaite. Au stade du déchiffrage, un mot nouvelle acculturation à l’écrit pour les étapes ulté-
écrit peut être compris lorsque les graphèmes qui rieures de la scolarisation 22 ». Jean-Louis Chiss dis-
le constituent, oralisés en phonèmes, permettent à tingue trois pôles pour appréhender pleinement la
l’apprenti lecteur d’associer le mot lu au mot qu’il culture de l’écrit avec les apprenants allophones :
connaît déjà à l’oral : l’écriture véhicule du sens par –– la culture littéraire, qui doit avoir sa place en FLS
une relation directe à la langue orale 20. Maîtriser le au-delà d’une approche uniquement fonctionnelle
système grapho-phonologique est donc la première de la langue ;
condition d’entrée dans l’apprentissage initial de la –– la culture sociétale, avec la multiplicité de dis-
langue écrite. Mais la difficulté ne s’arrête pas là pour cours qui la composent (publicitaire, politique,
l’élève allophone qui doit aussi connaître le sens du administratif) ;
mot qu’il est parvenu à déchiffrer. –– la culture comme « habitus », caractérisée par
toutes les conventions orales et écrites d’une
LE TRAVAIL COMBINÉ SUR LE LEXIQUE langue donnée.
ET L’IDENTIFICATION DE MOTS
Le travail sur l’identification de mots par la voie indi- L’objectif de cette première partie était à la fois de
recte ne peut suffire pour les élèves allophones. Il est définir les principes théoriques ayant présidé à
essentiel que la lecture de mots dans la perspective l’élaboration de cet outil, mais aussi d’apporter aux
d’une acquisition du code se double systématique- enseignants non-spécialistes une information suc-
ment d’un travail sur leur sens en FLS. Ce procédé cincte qui leur permette de mieux appréhender la
fait écho à la préconisation de Michèle Verdelhan- démarche pédagogique adoptée.
Bourgade de revaloriser l’enseignement du
21
Michèle Verdelhan-Bourgade, Le Français langue de scolarisation.
19
Nina Catach, L’Orthographe, PUF, 1978. Pour une pédagogie réaliste, PUF, 2002, p. 188.
20
Jean-Charles Rafoni, Apprendre à lire en français langue seconde, 22
Jean-Louis Chiss, Immigration, école et didactique du français,
L’Harmattan, 2007. Didier, 2008, p. 60.
SOMMAIRE 21
PRÉSEN
GÉNÉRA
Présentation
générale
ENTATIO
RALE
PARTIE 2
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
La démarche pédagogique
Cadre européen commun de référence pour les langues – Niveau A2 – Écouter / Lire :
–– Je peux saisir l’essentiel d’annonces et de messages simples et clairs.
–– Je peux lire des textes courts très simples.
–– Je peux trouver une information particulière prévisible dans des documents courants […].
Cet outil peut être utilisé en France ou dans un établissement français à l’étranger (AEFE) en école élémentaire
au cycle 3, en collège ou en lycée. Il a été conçu pour s’adresser à différents profils d’apprenants et répondre
à des situations d’apprentissage variées :
–– Avec des élèves lecteurs dans une langue à caractères latins, cet outil permet de travailler spécifiquement
les correspondances grapho-phonologiques du français différentes de celles de leur langue d’origine, afin
qu’ils puissent transférer au plus vite les compétences de haut niveau déjà acquises en langue d’origine.
–– Avec des élèves lecteurs dans une langue à caractères non latins, cet outil permet de travailler l’ensemble
des correspondances grapho-phonologiques du français afin qu’ils puissent transférer ensuite les com-
pétences de haut niveau déjà acquises dans leur langue.
–– Avec des élèves peu ou pas scolarisés, non-lecteurs ou apprentis lecteurs en langue d’origine, l’application
Entrer dans la lecture en FLS s’intègre dans une démarche plus globale d’apprentissage de la lecture et permet
de travailler le code sans faire l’économie du sens grâce à un lexique et des textes adaptés.
23
Programmes d’enseignement du cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2), arrêté du 9 novembre 2015, JO du 24 novembre 2015.
24 SOMMAIRE
Présentation générale
Entrer dans la lecture en FLS permet ainsi de travailler de nombreuses compétences connexes à l’apprentis-
sage de la lecture.
Dans son ouvrage Apprendre à lire en français langue seconde, Jean-Charles Rafoni développe ce sujet en s’ap-
puyant sur les études de différents psychologues, psycho-linguistes et psychologues cognitivistes (Michel
Fayol, Daniel Goanach, Jean-Émile Gombert, Caroline Golder, Jean-Pierre Jaffré, André Ouzoulias, Jean Piaget,
Lev Vygotski…), linguistes et pédagogues (Alain Bentolila, Nina Catach, Gérard Chauveau, Emilia Ferreiro,
Jean-Pierre Gaté, Roland Goigoux, Renée Honvault, Jean-Noël Lalande, Pierre Léon, André Martinet, José
Morais, Ferdinand de Saussure, Liliane Sprenger-Charolle, Brigitte Stanké).
Il cite notamment les travaux de Nina Catach (classification des 45 graphèmes de base) et de Pierre Léon
(fréquence des phonèmes en français), qui démontrent :
–– qu’une quinzaine de monogrammes couvrant à eux seuls une quinzaine de phonèmes permettent de
couvrir en fréquence près des deux tiers du français écrit et suffisent donc à enclencher le mécanisme
du déchiffrage ;
–– que l’étude d’une trentaine de phonèmes associés aux principaux graphèmes permet de couvrir la quasi-
totalité du lexique.
S’appuyant sur cette analyse et sur les résultats des recherches scientifiques, les auteurs de l’outil Entrer
dans la lecture en FLS ont adopté une structuration en quinze modules-sons tenant compte à la fois de la
complexité du système orthographique français et de la fréquence d’utilisation des différents graphèmes,
sans pour autant cloisonner chronologiquement l’apprentissage.
À partir d’un corpus lexical de base composé des mots les plus fréquents que l’élève apprend dès son arri-
vée en France et son immersion en contexte scolaire, les exercices proposés lui permettent dans les quatre
premiers modules-sons de s’initier au fonctionnement grapho-phonologique français et au principe du
décodage, puis dans les modules-sons suivants de découvrir le système orthographique français dans sa
complexité.
SOMMAIRE 25
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Afin de couvrir l’essentiel du système grapho-phonologique français, chaque module propose l’étude simul-
tanée de deux ou trois phonèmes, chaque phonème étant lui-même associé à un ou plusieurs graphèmes
ainsi qu’à certains groupes de consonnes (module 6 : phonèmes /e, t, g/, graphèmes (e, eu, œu, t, g, gu), groupes
de consonnes (tr, gl, gr)).
Le choix de traiter plusieurs phonèmes et graphèmes dans un même module répond d’une part à la nécessité
de proposer un nombre suffisant de mots et d’énoncés représentatifs de situations familières en contexte
scolaire ou quotidien, d’autre part à l’utilité de travailler sur les similitudes graphiques et la discrimination
visuelle (n/m, d/b, eu/en), ou à l’inverse sur les oppositions entre groupes de consonnes (br/bl).
Ces textes permettent d’amorcer la construction d’une première culture littéraire à travers quelques grands
noms de la littérature française et de développer des compétences culturelles indispensables pour une
intégration réussie dans le système scolaire français 24.
Il s’agit de familiariser l’élève à l’écoute d’un rythme prosodique particulier, de le sensibiliser à des formes
de discours et d’écriture littéraire variées (poétique, théâtrale, narrative, descriptive, argumentative) appar-
tenant à différentes époques à travers des dialogues, de courts récits, des portraits, des scènes de première
rencontre, des fables… Par l’écoute et la lecture de ces extraits, l’apprenant pourra s’initier aux genres et
topoï 25, découvrir les mythes fondateurs et ainsi se familiariser avec le patrimoine culturel commun étudié
à l’école.
24
Socle commun de connaissances et de compétences – compétence 5 : culture humaniste.
25
Un topos (singulier de « topoï ») : thème littéraire récurrent (exemple : la rencontre amoureuse dans le roman).
26 SOMMAIRE
Présentation générale
UN APPRENTISSAGE EN AUTONOMIE
ET DES PARCOURS PERSONNALISÉS
PRINCIPES D’UTILISATION
Entrer dans la lecture en FLS peut être proposé après quelques semaines d’immersion en contexte scolaire,
au moins trois fois par semaine voire quotidiennement, par séance d’une à deux heures selon le degré de
scolarité antérieure.
Il permet une véritable individualisation des parcours d’apprentissage en fonction de la langue d’origine
et de la rapidité de progression. Grâce à sa double utilisation application interactive / fiches imprimées, il
s’adapte à un grand nombre de situations d’apprentissage :
–– en classe ordinaire pour permettre un travail individualisé adapté à l’élève ;
–– en aide personnalisée ;
–– en salle pupitre/salle informatique ;
–– au CDI ;
–– en dispositif spécifique (UPE2A, module d’accompagnement linguistique, cours de FLS, …).
Il peut être utilisé soit en autonomie pour les élèves déjà scolarisés et lecteurs en langue d’origine, soit avec
un étayage (enseignant, pair, assistant) pour les élèves non-lecteurs en langue d’origine. Il garde toute sa
pertinence en dispositif spécifique pour une utilisation collective ou individuelle.
Pour une utilisation papier, il est possible d’écouter simultanément les pistes audio de chaque module
directement avec l’application sur ordinateur, ou de télécharger les pistes au format MP3 pour une écoute
directe sur baladeur ou téléphone portable. Si l’utilisation d’un support audio est exclue faute de matériel
adapté, il est possible de solliciter l’aide d’un pair (tutorat) qui pourra oraliser les mots, les phrases ou le texte.
L’utilisation papier est néanmoins possible sans avoir recours aux outils numériques ni au tutorat avec des
élèves lecteurs en langue d’origine :
–– de niveau minimum A1.1 en production orale (caractères non-latins), qui maîtrisent déjà en grande partie le
lexique proposé dans les modules et possèdent les prérequis nécessaires à l’apprentissage en autonomie ;
–– débutants à l’oral (caractères latins), qui possèdent les prérequis nécessaires à l’apprentissage en auto-
nomie, accèdent rapidement à la compréhension des énoncés, et parviennent à effectuer les exercices
grâce à la proximité linguistique.
UN APPRENTISSAGE EN AUTONOMIE
L’hétérogénéité du niveau des élèves est un sujet qui préoccupe la majorité des enseignants, d’autant plus
que sa gestion est problématique car elle se heurte à de nombreuses difficultés pédagogiques et organisa-
tionnelles. Il va sans dire que cette question se pose de manière encore plus cruciale dans les dispositifs
spécifiques où le public des EANA se caractérise par une hétérogénéité multidimensionnelle 26 : âge, niveau
de maîtrise du français, niveau de scolarisation dans le pays d’origine, langue(s) et culture d’origine. Quant
à l’enseignant de classe ordinaire accueillant un EANA, il se trouve le plus souvent démuni. Lorsque de
surcroît il s’agit d’un élève allophone de plus de 8 ans non-lecteur en langue d’origine dont la priorité est
l’apprentissage de la lecture en français, la tâche paraît insurmontable faute d’outils adaptés.
Comment permettre à ces élèves un apprentissage individualisé de la lecture le plus autonome possible ?
Voilà le défi qu’ont tenté de relever les auteurs, par une démarche globale de construction de l’outil orientée
vers la quête de dispositifs méthodologiques permettant le maximum d’autonomie dans l’apprentissage.
Cette démarche s’est concrétisée par l’adoption de différents principes :
–– le module-consignes (module 0) permet l’apprentissage de la méthodologie et des verbes-consignes néces-
saires à la compréhension autonome des consignes de l’ensemble des modules 27 ;
–– les modules-sons 1 à 4, conçus pour une exécution chronologique selon une progressivité linguistique gra-
duelle et une organisation identique (structure d’ensemble, typologie d’exercices et consignes), permettent
26
Cf. L’hétérogénéité du public, page 17.
27
Cf. Le module-consignes initial, page 42.
SOMMAIRE 27
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
En utilisation papier, l’élève peut utiliser un « cahier-outil » dans lequel il conservera les fiches-outils du
module-consignes, les fiches-lexiques des modules déjà réalisés, mais aussi les textes de chaque module
sans illustration afin de pouvoir s’entraîner à la lecture sans l’aide du support visuel. En utilisation multi-
média, l’élève aura un accès permanent aux mêmes outils.
L’étayage en semi-autonomie
Effectué par un tuteur (enseignant, pair, assistant pédagogique), le travail d’étayage consiste à expliquer le
fonctionnement de l’application, une consigne mal comprise, une image ambiguë, à donner un exemple au
début d’un exercice, à faire lire à haute voix en corrigeant les erreurs…
Le tableau ci-contre permet de synthétiser les différents parcours personnalisés et modes d’apprentissage
possibles en fonction des trois profils caractéristiques d’élèves.
D’autres enseignants ont également contribué à l’expérimentation dans différents contextes de scolarisation
(dispositifs spécifiques, classes spécialisées, classes ordinaires).
28
Cf. Les 15 modules-sons, page 45.
28 SOMMAIRE
Présentation générale
À partir d’un tableau de synthèse d’expérimentation permettant d’évaluer l’outil pour différents profils
d’apprenants à chaque étape de son utilisation, les informations recueillies se sont révélées très construc-
tives car elles ont permis de cibler les difficultés éventuelles rencontrées par les EANA dans l’exécution des
exercices et d’apporter les modifications nécessaires pour optimiser son efficacité. Trois critères d’évaluation
ont été retenus afin d’évaluer la pertinence de l’outil :
–– le degré d’autonomie possible pour la réalisation des exercices en fonction des différents profils d’appre-
nants (âge, scolarisation antérieure et maîtrise de la lecture en langue d’origine, niveau en français oral) ;
–– la motivation que suscite son utilisation chez les élèves ;
–– l’efficacité de l’outil relativement à son objectif principal : l’apprentissage de la lecture.
SOMMAIRE 29
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Bien qu’il ne s’agisse pas de l’objet initial du projet, l’outil Entrer dans la lecture en FLS peut aussi être proposé
à tout élève francophone de 8 à 18 ans en difficulté d’apprentissage de la lecture dans le cadre des activi-
tés pédagogiques complémentaires, de l’accompagnement personnalisé ou des dispositifs pour élèves en
difficulté d’apprentissage :
–– aide personnalisée aux élèves en retard d’apprentissage ;
–– aide spécialisée aux élèves en difficulté ;
–– enseignement général et professionnel adapté ;
–– classes spécialisées ;
–– instituts médico-éducatifs.
En effet, les différentes raisons pour lesquelles ces élèves peinent à apprendre à lire sont souvent en relation
avec une maîtrise déficiente du langage oral : lexique et syntaxe limités, difficultés phonologiques, retards
de langage ou de parole, troubles du langage ou de la lecture (dysphasie, dyslexie), etc. Le travail sur un
matériau linguistique simplifié et adapté à leur degré de maîtrise de la langue orale, dans des situations de
communication issues du quotidien et avec l’aide du support audio, pourra les aider à mobiliser leurs efforts
sur l’apprentissage du code grapho-phonologique en allégeant les difficultés spécifiques qu’ils éprouvent
pour accéder au sens.
30 SOMMAIRE
Présentation générale
Spécificités de l’outil
Modules-sons 1 à 4
Le lexique des quatre premiers modules est constitué de mots concrets issus de l’environnement familier,
appris très rapidement à l’oral et contenant des graphèmes simples (monogrammes). Les énoncés présentés
sont des phrases simples correspondant à des structures déjà maîtrisées à l’oral. Les exercices sur la phrase
permettent ainsi de découvrir les structures écrites.
29
Diplôme initial de langue française.
30
Diplôme d’études en langue française pour les élèves scolarisés en primaire.
SOMMAIRE 31
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Modules-sons 5 à 15
Le lexique des modules 5 à 15 permet de réinvestir les mots des quatre premiers modules et d’acquérir un
lexique de base FLS / FLSco de 473 mots, ainsi que les principaux mots-outils. Les textes de référence sont
composés de quatre ou cinq phrases plus ou moins complexes qui permettent de découvrir des structures
syntaxiques plus élaborées, de même que la conjugaison des verbes au passé et au futur (passé récent, passé
composé, imparfait, futur proche, futur).
Les structures plus complexes (subordonnées conjonctives, phrases emboîtées, temps composés de l’indicatif,
emploi du subjonctif et conditionnel…) sont exclues puisqu’elles ne sont pas maîtrisées à l’oral.
32 SOMMAIRE
Présentation générale
Dans l’outil Entrer dans la lecture en FLS, l’image occupe deux fonctions principales :
–– une illustration des situations de départ ;
–– une illustration du lexique.
L’illustration du lexique
Tous les mots dont on souhaite la mémorisation phonétique sont illustrés, et constituent au final le lexique
audiovisuel des modules 32. Ces illustrations permettent trois types d’identification :
–– identifier un objet ou un concept nouveau : l’élève ne connaît pas l’objet ou le concept car il ne l’a jamais
encore rencontré (un élève NSA peut n’avoir jamais rencontré l’objet « triangle » ou le concept « cocher »).
L’illustration et les exercices lui permettront de le découvrir, le nommer, le lire et l’écrire en français ;
–– identifier un objet connu en langue d’origine qu’on ne sait pas nommer en français : l’élève connaît l’objet
ou le concept, il sait le nommer dans sa langue mais pas en français. L’illustration et les exercices lui per-
mettront de le nommer, le lire et l’écrire en français ;
–– identifier un objet connu en langue d’origine qu’on sait nommer en français : l’élève connaît l’objet ou le
concept, il sait le nommer dans sa langue et en français. L’illustration et les exercices lui permettront de
le lire et l’écrire en français.
L’outil propose un enregistrement des textes et du lexique des quinze modules-sons (page de présentation,
exercices de la partie code, lexique et phrases de réinvestissement, dialogues et extraits de textes littéraires)
mais aussi du module-phonétique. Cet enregistrement est :
–– indispensable pour les élèves débutants en français (niveau A0) ;
–– indispensable pour les élèves de niveau A1.1 qui ne maîtrisent pas en production orale l’ensemble du
lexique et des structures de la langue correspondant à ce niveau et au contexte FLS / FLSco ;
–– indispensable pour les exercices du module-phonétique ;
–– facultatif pour les élèves de niveau A1-A2.
31
Cf. Je découvre, page 49.
32
Cf. Un imagier sonore indépendant, page 34.
33
Cf. Les relations avec l’oral, page 18 ; Un ancrage dans la langue orale, page 25.
SOMMAIRE 33
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Pour un travail individualisé en classe ordinaire sur fiches imprimées sans support audio, il est possible de
mettre en place un tutorat avec un élève volontaire qui pourra oraliser les énoncés.
Les pronoms et la conjugaison à la 1re et 2e personnes (je, tu, on, nous, moi, toi…) :
–– Tu viens jouer chez moi après l’école ? (module 8)
–– Allez ! On joue collectif. Ici Jonathan, je suis sous le panneau, fais-moi la passe ! (module 12)
L’impératif et les consignes (prends, prenez…) :
–– Aïcha, mets ton écharpe, tu vas prendre froid ! (module 11)
–– Prenez vos règles et vos crayons, tracez un rectangle. (module 13)
Les questions / réponses et pronoms interrogatifs (pourquoi, comment, est-ce que, qu’est-ce que…) :
–– Non, pourquoi ? Quel temps va-t-il faire ? (module 7)
–– Qu’est-ce qu’il faut compléter ? (module 9)
Le lexique (bonjour, salut, d’accord, génial, allez…) :
–– D’accord. Merci Madame. (module 5)
–– Bonjour Léon, comme c’est ton premier jour d’école, tu dois remplir une fiche. (module 9)
Les locutions (s’il te plaît, il faut, pas du tout, il fait froid, j’ai faim, j’en ai marre…) :
–– J’en ai marre de réviser ! (module 10)
–– Mais Maman, il fait chaud ce soir ! (module 11)
Les liaisons (les amis, en avion, il est ici…) :
–– Il est trois heures. (module 6)
–– J’ai mal aux yeux. (module 14)
Les enchaînements consonantiques (il est ici, une grande amie…) :
–– Il est tombé dans la baignoire. (module 15)
–– On a déjà les calculs à compléter sur notre cahier de mathématiques ! (module 8)
34 SOMMAIRE
Présentation générale
Plutôt que de proposer pour chaque famille de langues d’origine un ensemble d’exercices couvrant les
difficultés qui lui sont spécifiques, il a semblé plus efficace et rationnel de s’intéresser aux difficultés pho-
nétiques communes à plusieurs langues d’origine en travaillant sur les oppositions phonologiques difficiles
à discriminer et à identifier pour un élève allophone.
Le module-phonétique a été élaboré en fonction des problèmes récurrents et communs apparaissant chez les
EANA de différents groupes linguistiques, puis modélisé sous forme d’exercices de discrimination, d’identi-
fication et d’imitation-répétition. Au total, neuf fiches reprennent les écarts segmentaux les plus fréquents.
Elles permettent à l’élève de travailler au niveau segmental (discrimination des phonèmes et pratique des
voyelles et consonnes), au niveau suprasegmental (sur le rythme et l’intonation), et de s’ouvrir ainsi à la
différence phonétique :
–– travail sur les nasales, les consonnes sourdes / sonores, les voyelles, les archiphonèmes 34 (exemple : dis-
crimination entre je dis / j’ai dit ou le garçon / les garçons…) ;
–– travail sur l’intonation dans un environnement contextualisé évoquant des situations de communication
authentique ou s’inscrivant dans le patrimoine culturel de la chanson.
34
Archiphonème : unité phonologique regroupant les particularités distinctives de deux ou plusieurs phonèmes dont l’un au moins est exclu
dans certaines positions (exemple : /o/ ouvert ou fermé).
SOMMAIRE 35
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Lors de l’élaboration de l’outil Entrer dans la lecture en FLS, certains choix didactiques ont été induits en raison
de la spécificité du public des EANA.
LE FRANÇAIS STANDARD
La notion de français standard continue de faire débat car elle se heurte inévitablement à celle de la variété
linguistique en fonction du contexte socioculturel, de la région ou du pays (parlers francophones). Si l’on
admet que l’école constitue le lieu principal où se construit le français standard (Jean-Louis Chiss), il est
problématique pour les enseignants d’adopter une posture didactique satisfaisante entre les deux extrêmes :
partir de la langue des élèves, ou imposer une norme standard ? Et laquelle ? Tout comme le recommande
l’institution, mieux vaut alors adopter une position modérée.
Selon ce principe, les dialogues proposés dans Entrer dans la lecture en FLS permettent aux élèves de décou-
vrir les spécificités de la langue orale (pronoms, expressions, structures…), mais à partir d’énoncés dont la
transcription est « standardisée » :
–– les abréviations et élisions, fréquentes à l’oral, sont supprimées (tu as entendu / t’as entendu, je vais / j’vais,
il y a / y’a…) ;
–– les négations de l’écrit, souvent supprimées à l’oral, sont maintenues (je ne sais pas / je sais pas).
EXERCICE OU ACTIVITÉ ?
Le mot « exercice » est fortement connoté par son sens étymologique premier (action d’exercer ou de s’exer-
cer), qui en situation scolaire évoque l’entraînement plutôt que l’apprentissage, contrairement au mot « acti-
vité ». En revanche, cette connotation « péjorative » disparaît en didactique des langues où l’exercice est défini
par rapport aux notions de tâche et d’activité : « On appellera exercice toute activité langagière qui va prendre
la forme d’une tâche imposée ou proposée à l’apprenant par une instance extérieure à vocation formatrice.
Cette tâche va s’inscrire dans un programme d’activités pédagogiques construit en vue d’atteindre un certain
nombre d’objectifs de formation. » (Gérard Vigner)
Dans cet outil, l’emploi du terme « exercice » ne renvoie pas au sens étymologique mais à la définition com-
munément admise en didactique des langues :
–– il s’agit bien d’apprentissage et non pas d’entraînement ;
–– les exercices constituent une typologie commune aux différents modules qui permet de faciliter l’auto-
nomie et de systématiser les mécanismes en jeu dans l’apprentissage de la lecture pour l’acquisition des
compétences grapho-phonologiques, lexicales et syntaxiques.
36 SOMMAIRE
Présentation générale
Dans les modules-sons, il est important de mettre en place un lexique avec la flexion du genre, ce dernier
étant parfois inexistant dans d’autres systèmes de langue. L’exposition contextualisée favorise la mémori-
sation du mot et de son genre et facilite l’emploi systématique d’un déterminant avec le nom.
Dans les modules-sons, les phonèmes étudiés se présentent sous forme de lettres, digrammes ou consonnes
doubles entre deux barres. Les crochets qui appellent le symbole phonétique ne sont pas utilisés. Les barres
obliques ( / ) renvoient à la nature physique et à la valeur du son. Les graphies sont entourées de parenthèses.
Ainsi, /s/ en phonétique correspond aux graphies (s, ç, ss, t).
Le même principe est utilisé dans les fiches-phonétique, pour les phonèmes sujets à variations qui sont
d’abord présentés dans le titre (destiné à l’enseignant) sous forme d’archiphonèmes écrits en lettres capi-
tales, puis dans les exercices (destinés à l’élève) sous forme de phonèmes comme dans les modules-sons :
la fiche /œ, e/ propose un travail sur les phonèmes /e/ (ouvert, fermé, instable), /é/ et /è/.
35
Cf. Des parcours personnalisés en fonction des profils, page 28.
SOMMAIRE 37
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
38 SOMMAIRE
STRUCT
DE L’O
Structuration
de l’outil
CTURATI
’OUTIL
PARTIE 3
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Structuration globale
L’ORGANISATION D’ENSEMBLE
L’outil Entrer dans la lecture en FLS présente la particularité de pouvoir être proposé en usage mixte : directe-
ment avec l’application pour un usage multimédia, ou en version imprimée pour un usage papier.
LE MODULE-CONSIGNES INITIAL
Ce module initial, intitulé « module zéro », est essentiel pour que les élèves parviennent à travailler avec
l’outil en autonomie. En effet, même si toutes les consignes de réalisation des tâches sont illustrées par un
pictogramme, il est difficile pour un élève allophone non-lecteur de se les approprier d’emblée sans une
phase d’apprentissage méthodologique.
Un mini-lexique illustré est proposé, reprenant les premiers mots étudiés en contexte scolaire : les couleurs,
les vingt-quatre mots permettant de compter jusqu’à mille, les jours de la semaine, les mois de l’année ainsi
que quelques mots du matériel scolaire utilisés dans les exercices du module.
42 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
Le corps du module 0 est constitué de trois niveaux successifs, visant à la mémorisation des verbes-consignes,
lesquels constituent les vingt-six phrases-consignes utilisées dans les modules-sons 1 à 15 :
–– Au niveau 1 : chaque verbe-consigne est représenté par l’action correspondante illustrée (version papier)
ou en vidéo (application). L’élève doit réaliser chaque phrase-consigne en effectuant la tâche proposée
(exemple : Entoure le crayon.).
–– Au niveau 2 : chaque verbe-consigne est cette fois représenté par le pictogramme associé. L’élève réalise
chaque phrase-consigne en effectuant la tâche proposée.
–– Au niveau 3 : l’élève doit relier directement chaque verbe-consigne au pictogramme associé, puis réaliser
chaque phrase-consigne en effectuant la tâche proposée, sans illustration ni pictogramme, et en réinves-
tissant le lexique du module.
Le module propose enfin une initiation à l’alphabet : l’élève découvre en première page les différentes écri-
tures grâce à l’abécédaire, puis retrouve en dernière page les verbes-consignes et pictogrammes classés par
ordre alphabétique.
SOMMAIRE 43
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
LE MODULE-PHONÉTIQUE 36
UN PARCOURS PERSONNALISÉ EN FONCTION DE LA LANGUE D’ORIGINE
Le module-phonétique est composé de neuf fiches modélisées proposant chacune l’étude d’une des difficul-
tés phonétiques principales en français (an/on – ou/u – i/u – œ/e – i/œ/e – o/œ – f/v – p/b – l/r), et permettant de
proposer un parcours personnalisé aux élèves en fonction de leur langue d’origine 37 (voir tableaux ci-dessous).
En tête de chaque fiche sont rappelées les principales familles de langues d’origine pour lesquelles ces
difficultés sont pertinentes ainsi que la description des sons travaillés et leur articulation. Chaque fiche
mentionne les modules-sons associés, afin que l’élève puisse travailler simultanément les aspects grapho-
phonologiques et phonétiques.
36
Cf. Un travail sur la phonétique en fonction des langues d’origine, page 35.
37
Cf. Des parcours personnalisés en fonction des profils, page 28.
44 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
Écoute
Présentation illustrée des sons travaillés
Les mots entendus font partie des modules-sons associés ou appartiennent au corpus lexical de base. Ces
mots présentent le son à l’initiale, au milieu ou en finale. Les noms sont donnés avec l’article afin de former
un groupe rythmique.
Écoute et coche
Travail d’identification sur chaque son et / ou sur l’intonation dans un environnement contextualisé
Les sons sont mis en contexte et avec des intonations différentes. L’identification est auditive. Mais rien
n’empêche l’élève d’imiter et de produire… et ainsi d’enrichir son bagage lexico-syntaxique par des formules
mémorisées.
Écoute et répète
Travail de prononciation sur chaque son avec une liste de mots
Il s’agit ici de produire, d’imiter chaque son de façon isolée et dans des positions différentes, puis dans
des mots, et enfin de travailler avec des phrases sur les sons, le rythme, l’intonation, l’enchaînement et les
liaisons.
Il est possible de découvrir ensuite ces unités et de les transformer en textes à lire.
LES 15 MODULES-SONS
QUATRE MODULES À TRAVAILLER DANS L’ORDRE CHRONOLOGIQUE
Les modules-sons 1 à 4 sont à proposer chronologiquement, chacun fournissant les matériaux linguis-
tiques nécessaires au module suivant (lexique, mots-outils, structures de base). Ils permettent aux élèves
de découvrir les bases du système grapho-phonologique et le processus de déchiffrage en travaillant sur
les monogrammes les plus fréquents.
Par ailleurs, il est inutile de mettre en place une progression systématique et individualisée des sons : la
notion de progression n’est plus pertinente une fois que le mécanisme du déchiffrage est enclenché, et
les graphèmes les plus fréquents sont acquis simultanément dès lors qu’un nombre suffisant de mots est
présenté 38.
38
Cf. Un apprentissage du système grapho-phonologique, page 25.
SOMMAIRE 45
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Soit 30 phonèmes et 54 graphèmes qui permettent de couvrir la quasi-totalité du français oral et écrit.
46 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
Structure et typologie
des modules-sons
JE DÉCOUVRE
Présentation illustrée du texte de référence et de mots contenant les phonèmes et graphèmes étudiés.
JE TRAVAILLE SUR LE LEXIQUE
Étude du lexique contenant les phonèmes et graphèmes étudiés.
JE TRAVAILLE SUR LE TEXTE
Étude des phrases et du texte.
JE TRAVAILLE SUR LE CODE
Étude du code.
J’UTILISE CE QUE J’AI APPRIS
Réinvestissement du lexique et des structures à l’écrit dans de nouvelles phrases.
POUR ALLER PLUS LOIN
–– Travail sur la langue orale à partir d’un dialogue : réinvestissement du lexique et des structures dans une situation
orale, découverte des structures spécifiques de l’oral et lecture en autonomie.
–– Initiation à la culture littéraire française à partir d’extraits de textes appartenant aux quatre genres littéraires
suivants : roman / essai / nouvelle, poésie, théâtre et fable / conte / mythologie.
LEXIQUE DU MODULE
Présentation illustrée et sonore de l’ensemble des mots travaillés dans le module et récapitulatif des mots-outils.
SOMMAIRE 47
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
JE DÉCOUVRE JE DÉCOUVRE
48 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
JE DÉCOUVRE
Objectifs
–– Repérer des mots connus oralement par leur représentation imagée.
–– Associer des mots écrits à leur représentation imagée.
–– Découvrir des mots nouveaux.
–– Mémoriser l’orthographe de mots connus à l’oral (constitution du lexique orthographique mental).
–– Associer des mots oralisés à leur représentation écrite et illustrée.
–– Associer un texte oralisé à sa représentation écrite.
–– Découvrir un texte inconnu (écouter, lire ou observer).
–– S’initier aux aspects prosodiques de la langue orale.
SOMMAIRE 49
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Description
Quatre exercices pour l’apprentissage du lexique du texte contenant les phonèmes et graphèmes étudiés,
ainsi que quelques mots très fréquents dont l’orthographe doit être mémorisée.
4. Complète le mot.
3. Surligne le mot.
2. Relie les mots
dans les deux
au dessin.
écritures.
Repérer des mots connus oralement par leur représentation imagée. X
50 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
Description
Sept exercices visant à la lecture et l’écriture des mots en contexte, des phrases, puis du texte. Les phrases
sont parfois légèrement modifiées pour éviter un simple repérage visuel par rapport au texte de référence.
9. Coche la bonne
8. Fais glisser les
dans l’ordre.
la phrase.
du texte.
réponse.
étudiée.
Repérer des mots connus dans une phrase ou un texte. X X X X
Je travaille sur le texte - version multimédia Je travaille sur le code - version multimédia
SOMMAIRE 51
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Description
Il s’agit de cinq exercices visant à développer la compétence grapho-phonologique par un travail sur les
graphèmes (exercices 12 et 14) et les syllabes (exercices 13, 15 et 16).
syllabes suivantes :
chaque mot avec :
chaque mot.
et complète
et complète
13. Surligne.
14. Écoute
15. Écoute
tableau.
Repérer des graphèmes et les groupes de consonnes associés. X
52 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
Description
Huit exercices visant à réinvestir le lexique et les structures travaillés dans de nouvelles phrases inspirées
du texte du module tout en introduisant de nouveaux mots et de nouvelles phrases. Les nouveaux mots
contiennent également les phonèmes et graphèmes étudiés.
étiquettes et dépose-
et la fin de la phrase.
la phrase entendue.
24. Écoute et coche
les mots suivants :
22. Complète avec
20. Fais glisser les
18. Relie le mot au
23. Complète.
dessiné.
dessin.
Repérer des mots connus oralement
par leur représentation imagée. X
Associer des mots écrits
à leur représentation imagée.
X X
Associer des mots oralisés
à leur représentation écrite et / ou illustrée. X
Associer des phrases oralisées
à leur représentation écrite.
X
Découvrir des mots inconnus et des phrases
inconnues (écouter, lire ou observer). X
Mémoriser l’orthographe de mots connus
à l’oral.
X X X X
Écrire et orthographier des mots connus X X X
à l’oral.
Reconstituer une phrase :
s’initier à la syntaxe de l’écrit.
X
Mémoriser les structures de la langue écrite. X X
S’initier à la compréhension d’une phrase
ou d’un texte.
X X
Compléter une phrase :
X X
s’initier à la syntaxe de l’écrit.
Lire et comprendre une phrase. X X
S’initier à la production écrite d’un mot,
d’une phrase ou d’un texte.
X X
Réinvestir des mots connus dans
X X
une phrase.
Discriminer oralement des énoncés
phonétiquement proches. X
Comprendre un énoncé oral. X
Remarques :
23. Complète : il s’agit d’un exercice de production écrite qui consiste à compléter librement de nouvelles phrases en écrivant le mot
ou le groupe de mots qui convient. Les phrases sont suffisamment ouvertes afin d’offrir différentes possibilités. L’élève peut ainsi
véritablement produire à l’écrit différents énoncés en s’appuyant sur les mots ou groupes de mots déjà étudiés dans le module.
24. Écoute et coche la phrase entendue : il s’agit d’un exercice de compréhension orale qui consiste à associer une phrase écoutée
à une phrase écrite, en choisissant parmi plusieurs propositions. L’exercice porte sur la discrimination auditive de mots phonétiquement
proches.
SOMMAIRE 53
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Dialogue
Description
Il s’agit d’un exercice de compréhension orale ou écrite d’un dialogue enregistré et transcrit, dont l’objectif
est d’une part de réinvestir le lexique et les structures du module dans une situation orale, d’autre part de
découvrir les structures spécifiques à la langue orale et à l’emploi en communication 39.
Objectifs
–– Découvrir des phrases inconnues (écouter, observer, repérer, lire).
–– Mémoriser les structures de la langue orale.
–– Lire et comprendre la transcription écrite d’un dialogue.
–– S’initier aux aspects prosodiques de la langue orale.
Objectifs
–– Découvrir des phrases inconnues (écouter, observer, repérer, lire).
–– Mémoriser les structures de la langue écrite.
–– S’initier aux aspects prosodiques de la langue orale.
–– S’initier à la culture littéraire française.
J’utilise ce que j’ai appris - version multimédia Pour aller plus loin - version multimédia
39
Cf. Les dialogues : une initiation aux spécificités de la langue orale, page 34.
54 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
5 Gérard de Nerval, « Une Beaumarchais, Jules Renard, Poil de Ovide, « Les Oreilles
allée du Luxembourg » Le Mariage de Figaro, Carotte, « La pioche » du roi Midas » (Les
(Odelettes, 1832) acte I scène 3 (1778) (1894) Métamorphoses,
livre XI, an 1,
adaptation Alain
Quesnel)
6 Paul Verlaine, « Il Marcel Pagnol, Marius, Boris Vian, L’Écume Jean Giono, L’homme
pleure dans mon acte III scène 1 (1929) des jours (1947) qui plantait des arbres
cœur » (Romances (1953)
sans paroles : Ariettes
oubliées III, 1874)
15 Victor Hugo, « Demain, Pierre Corneille, Le Cid, Albert Camus, Voltaire, Zadig ou la
dès l’aube… » (Les acte II scène 8 (1637) L’Étranger (1942) destinée, chapitre 14 :
Contemplations, 1856) « La danse » (1748)
SOMMAIRE 55
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
LEXIQUE
Mots
Description
Il s’agit de la totalité du lexique illustré du module.
–– En version papier, l’élève pourra conserver les pages de lexique illustré de chaque module travaillé afin
de se constituer progressivement un imagier complet des 473 mots étudiés. Il pourra écouter les pistes
audio correspondant au lexique.
–– En version multimédia, l’élève aura accès au lexique audio illustré des différents modules s’il en a besoin.
Mots-outils
Description
Il s’agit de la totalité des mots-outils présentés dans les différents exercices du module (texte de référence,
phrases, dialogue), à l’exception des textes littéraires.
L’appellation « mots-outils » est à prendre au sens large, et désigne dans cet ouvrage tous les mots très
fréquents à l’oral dont l’orthographe doit être rapidement acquise, de fonction syntaxique ou sémantique,
variables ou invariables :
–– mots grammaticaux invariables (prépositions, conjonctions, adverbes, interjections) ;
–– mots grammaticaux variables (déterminants, pronoms) ;
–– expressions et locutions figées (verbales, adverbiales, interjectives, interrogatives, conjonctives…) : il a
l’air, à peu près, qu’est-ce que… ;
–– formes verbales : j’ai, on va, ça fait, c’est, il y a… ;
–– ou encore : bonjour, ce matin, tout à l’heure…
Les mots-outils ne sont pas présentés ni classés selon leurs différentes dénominations, l’objectif étant de
mémoriser l’orthographe après un travail d’intériorisation grammaticale implicite en contexte (dans les
exercices du module) et non pas d’élaborer une catégorisation explicite faisant appel au métalangage.
Les exploitations
pédagogiques en classe
Entrer dans la lecture en FLS est un outil ouvert et souple qui offre de nombreuses possibilités d’exploitation :
–– Les exercices peuvent être effectués avec ou sans écoute selon les niveaux et le contexte d’utilisation
(application ou version papier, dispositif spécifique ou classe ordinaire, support audio ou tutorat).
–– Les fiches méthodologiques du module-consignes et le lexique sonore illustré sont consultables au besoin
par l’utilisateur et peuvent faire l’objet d’une exploitation spécifique.
–– À partir du module-sons 5, les modules peuvent être utilisés dans n’importe quel ordre, en fonction des
besoins des apprenants et / ou des thèmes traités en FLS / FLSco pour les enseignants en dispositif.
–– L’enseignant en dispositif spécifique FLS peut utiliser cet outil avec l’ensemble des élèves comme méthode
d’apprentissage de la lecture.
–– Initialement conçu pour des élèves allophones, Entrer dans la lecture en FLS peut aussi être utilisé avec
d’autres élèves en difficulté d’apprentissage de la lecture (aide personnalisée, enseignement spécialisé…).
56 SOMMAIRE
Structuration de l’outil
Quelques exemples permettront de mieux appréhender toute la richesse pédagogique de cet outil et les
nombreuses exploitations possibles pour un apprentissage de la lecture, mais aussi pour l’acquisition de
compétences linguistiques et culturelles.
JE DÉCOUVRE
UTILISATION INDIVIDUALISÉE
–– Repérage visuel des mots du lexique dans le texte.
–– Écoute de l’enregistrement avec repérage des mots présentés et des mots connus dans le texte.
–– Observation du texte simultanément à l’écoute de l’enregistrement, en essayant de suivre avec le doigt.
–– Travail individuel écrit sur le texte :
--copie des mots du lexique pour aider à la mémorisation orthographique. ;
--copie du texte en écriture cursive.
L’IMAGIER SONORE
UTILISATION À L’ORAL
–– Écoute de l’enregistrement avec repérage des mots entendus sur l’imagier.
–– Jeux collectifs à partir des images pour aider à la mémorisation du lexique (jeu de Kim, memory, loto…).
–– Production orale de nouvelles phrases pour réemployer les mots en contexte phrastique.
UTILISATION À L’ÉCRIT
–– Copie des mots pour aider à la mémorisation.
–– Classement des mots (par phonème, graphème, ordre alphabétique, genre…).
LE DIALOGUE
UTILISATION INDIVIDUALISÉE
–– Écoute de l’enregistrement (sans le texte).
–– Repérage des mots connus (mots outils et mots vus dans le module notamment).
–– Déchiffrage des mots inconnus.
–– Lecture suivie du dialogue simultanément à l’écoute de l’enregistrement pour permettre une correspon-
dance oral / écrit.
–– Lecture du dialogue sans écoute.
–– Illustration du dialogue pour contrôler la compréhension de la situation d’énonciation.
40
L’adressage vocal est une démarche pédagogique qui consiste à reconnaitre visuellement, parmi plusieurs éléments écrits, une unité qui
est dite ou prononcée distinctement par le professeur.
SOMMAIRE 57
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Il ne s’agit là que de quelques exemples. Nous faisons confiance à nos collègues et à leur capacité d’inno-
vation et d’inventivité pour allonger cette liste de manière significative.
58 SOMMAIRE
Bibliographie
TEXTES OFFICIELS
–– Circulaires relatives à la scolarisation des élèves nouvellement arrivés en France (BO spécial n° 10 du 25 avril
2002, circulaires n° 2002-063 du 20 mars 2002, n° 002-100 du 25 avril 2002, n° 2002-102 du 25 avril 2002).
–– Conseil de l’Europe, Cadre européen commun de référence pour les langues, 2000.
–– Socle commun de connaissances, de compétences et de culture, 2015 [En ligne] [Link]
–– Ministère de l’Éducation nationale, L’apprentissage de la lecture à l’école primaire (rapport), 2005 [En ligne]
[Link] rubriques Le système éducatif ; Le pilotage du système éducatif ; Les rapports ; Tous les
rapports.
–– Programmes d’enseignement du cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2), arrêté du 9 novembre
2015, Journal officiel du 24 novembre 2015.
PHONÉTIQUE
–– Bertrand Lauret, Enseigner la prononciation du français. Questions et outils, Hachette, 2007.
–– Pierre Léon, Prononciation du français standard, Didier, 1996.
–– Monique Léon, Exercices systématiques de prononciation française, Hachette FLE, 2003.
LEXIQUE
–– Conseil de l’Europe, Niveau A1.1 pour le français. Référentiel et certification (DILF) pour les premiers acquis en
français, Didier, 2005.
–– La Langue des apprentissages. Premiers pas dans le français à l’école, SCEREN / CNDP, Les Cahiers de Ville-École-
Intégration n° 2, 2004.
–– Répertoire orthographique. Cycles 2 et 3, SCEREN / CRDP de Poitiers, 2004.
–– Petit lexique de français langue de scolarisation. Cycle des apprentissages fondamentaux, CASNAV de Franche-Comté.
–– Français de scolarisation. Lexique pour le collège, CASNAV de Franche-Comté.
SOMMAIRE
ENTRER DANS LA LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Genèse de l’outil
PARTICIPANTS À L’EXPÉRIMENTATION
Héloïse Muñoz – Enseignante 1er degré (dans le cadre du master FLE / FLS)
En coordination avec les enseignants de dispositifs spécifiques et classes spécialisées :
Marie-Christine Blayac, Audrey Venturi – CLIN
Estelle Guilmet, Valérie Louchard – CLA / CLA-NSA
Sophie Bigot de Préameneu – CLA 16-18 ans
Pierre Boisseleau – Camion école
Armelle Flodrops – Académie de Caen, classes spécialisées
62 SOMMAIRE
Caractéristiques techniques
Caractéristiques
techniques
PRÉ-REQUIS
Sur chaque poste où est installé le logiciel, il faut s’assurer de la présence des composants suivants : Microsoft
Internet Explorer 8.0 ou + ; Adobe Flash Player ; Adobe Reader.
NOTE IMPORTANTE
Le logiciel doit être installé depuis un compte administrateur, pour toutes les versions de Microsoft Windows.
Sur Windows Vista/7, la première exécution du logiciel doit nécessairement se faire avec la commande
« Exécuter en tant qu’administrateur ». Une fois l’installation terminée, le logiciel peut être lancé depuis un
compte utilisateur (avec droits restreints).
INSTALLATION EN RÉSEAU
Installation sur le serveur (ou poste maître)
–– Le logiciel doit être installé dans un dossier accessible en lecture et écriture depuis les postes élèves.
–– Installer le logiciel sur le serveur en suivant la procédure décrite dans « Installation sur les postes clients »
puis exécuter le logiciel sur le poste maître.
Installation sur les postes clients (ou postes élèves)
–– S’assurer que tous les composants cités dans « Pré-requis » sont bien présents sur chaque poste élève.
–– Sur les postes élèves, créer manuellement un raccourci à l’endroit désiré vers le fichier « Entrer dans la
lecture en [Link] » présent sur le serveur.
–– Une fois cette opération effectuée, l’installation est terminée ; le logiciel peut être lancé depuis un compte
utilisateur.
LANCEMENT
Dans le cas d’une installation en local, double-cliquer sur l’icône « Entrer dans la lecture » créée sur votre
bureau ou ouvrir le menu « Démarrer », « Programmes », « Entrer dans la lecture ».
Dans le cas d’une installation en réseau, double-cliquer sur le raccourci créé sur le poste client.
SOMMAIRE 63
ACCÈS AUX CONTENUS EN LIGNE :
L’application téléchargeable en ligne contient (voir la description complète page 42) :
– Pour les professeurs : le corpus lexical de base FLS-FLSco ayant servi à la construction des exercices ; les dialogues
des modules 5 à 15 ; des textes correspondant aux extraits ; les lexiques illustrés des modules ; le manuel d’utilisation.
– Pour les élèves : un ensemble multimédia qui permet de travailler en autonomie sur ordinateur ; une version fiches
imprimables par module ; les pistes audio d’accompagnement, proposant un enregistrement sonore des textes et du
lexique ; un imagier sonore indépendant.
Aide et conseils :
[Link]/contact
Code d’accès :
ENLE-181017
CONTENUS
COMPLÉMENTAIRES
EN LIGNE
ISSN 2425-9861
ISBN 978-2-240-04644-4
Réf. W0008114
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