Cours Intégral
Cours Intégral
Un médicament peut être mis sur le marché QUE si la balance bénéfice/risque est positive.
NB : la gélule fait partie du médicament en protégeant le principe actif de la lumière par exemple.
NB : Un médicament doit être soluble et doit passer par la voie orale (sinon on passe à l’injectable
mais c’est peu pratique en thérapeutique ambulatoire).
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La courbe ADME :
o Absorption
o Distribution
o Métabolisation
o Élimination
Quelles sont les étapes avant l’autorisation de mise sur le marché (AMM) ?
1 : identification des molécules d’intérêt (10 000)
2 : optimisation puis isolement des principes actifs (100) + tests de toxicité
3 : recherches pré-cliniques sur des animaux vivants (10 pré-médocs)
4 : essais cliniques sur des humains (doses optimisées sur les animaux)
5 : tests de masse d’efficacité et de sécurité (10 000 patients)
6 : MMA
7 : pharmaco surveillance
Phase clinique I :
- 1 ère administration à l’homme
- Réalisée sur volontaires sains (sauf cas des antitumoraux)
- Etude de la tolérance clinique et biologique chez l’Homme
- Détermination de la dose maximale tolérée : 1 ère dose administrée = 1/10 de la dose maximale sans
effets chez l’animal (augmentation progressive du dosage)
- Vérification de la PK
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La vie du médicament ne s’arrête pas à l’AMM : phase IV (après commercialisation) !
a) Pourquoi l’A.M.M ?
Pour des raisons évidentes de santé publiques. L’autorisation de mise sur le marché est la condition
impérative à la commercialisation d’un médicament. Les conditions nécessaires à l’obtention de
l’AM.M. peuvent être résumées en 3 mots essentiels pour le nouveau médicament :
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Un médicament générique est une copie « conforme » d’un médicament original (appelé aussi
PRINCEPS) dont le brevet est tombé dans le domaine public. Il s’agit de la « même » molécule, sous
la « même » forme, au même dosage et soumis aux mêmes contrôles.
Attention : génériques et princeps ne contiennent pas en outre toujours les mêmes excipients, et
certains excipients ont des effets notoires (E.E.N.)
o Méthodes analytiques :
- Méthodes physico-chimiques
- Méthodes biologiques
- Méthode de pharmacotechnie
Ø Monographies :
- Plantes
- Principes actifs, excipients
Ø Liste des additifs autorisés
Ø Méthodes générales analytiques
Ø Le formulaire national
Ø La liste des posologies : doses usuelles et maximales pour adultes, doses usuelles pour
enfants
d) Pharmacopées étrangères
o USP (États-Unis)
o British Pharmacopea (Angleterre)
Il existe d’autres documents utilisés notamment en officine tels que le dictionnaire VIDAL ou le
dictionnaire DOROSZ.
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Chapitre 2 – Maitrise des procédés de fabrication et des risques associés –
les bonnes pratiques de fabrication (BPF)
. Généralités
« Les paroles s’envolent, les écrits restent »
L’existence d’une documentation est indispensable. En effet, les documents doivent supprimer les
risques liés à la communication orale. Ils font donc partie du système qualité. Les documents figent
les opérations décrites, afin de les rendre reproductibles et retracent l’historique de chaque lot.
L’industrie pharmaceutique doit être capable de reconnaître pour chaque produit l’origine des
constituants, les contrôles effectués et leurs résultats, le personnel impliqué dans les opérations, les
moyens de production utilisés, les locaux de production utilisés, …. Tout cela afin de libérer les lots
en toute sécurité, de traiter d’éventuelles réclamations, et de mener une démarche d’amélioration
de la qualité interne à l’entreprise.
Chaque produit possède un code/numéro, c’est la sérialisation.
C’est la notion de traçabilité.
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Il existe des documents qui dirigent la qualité d’après les BPF :
c) Le dossier de lot
Un lot est une quantité définie d’un produit fini, fabriqué en une série d’opérations, telles qu’elles
puissent être considérées comme homogènes. On identifie un lot par une combinaison
caractéristique de chiffres et de lettres. Mais attention, un lot de fabrication peut être fragmentée
en plusieurs lots de conditionnement (exemple : changement de présentation).
L’archivage des dossiers de lot doit se faire dans une pièce réservée à cet effet, soit sur papier soit
sur informatique. La durée légale de conservation est d’au moins un an après la date de péremption
du lot avec un minima de 5 ans après la certification du lot par la personne qualifiée.
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d) Les procédures
Ø Pourquoi ?
1. Expression du besoin lorsqu’une activité, une règle, une démarche présentent un caractère
permanent ou répétitif
2. Recueillir toutes les données et informations nécessaires (pour définir le contenu)
Les originaux des procédures sont archivés au service Assurance de la Qualité. Toutes modifications
doivent être signalée au service d’Assurance de la Qualité ! L’ancienne version est quant à elle
détruite dans les services et l’original est conservé en archive au service d’Assurance Qualité.
Une procédure doit répondre au QQOQCB = c’est un outil de qualité simple qui nous permet de
chercher les réponses à :
-Qui ?
-Quoi ?
-Où ?
-Quand ?
-Comment ?
-Pourquoi ?
Il faut utiliser des phrases courtes, précises, concises et ordonnées (mots simples, clairs, explicites,
accessibles, ...). On privilégie le vocabulaire courant et technique de la profession. On limite l’usage
des abréviations extérieures à l’entreprise ne faisant pas partie du langage courant de la profession.
On privilégie la voie active (présent de l’infinitif ou impératif) – on évite les faire neutre tel que
« faire », « effectuer », « réaliser » ! On écrit les verbes d’actions en début de phrase.
Le renseignement des fiches doit être réalisé de façon claire et précise : il faut indiquer la durée et
délimiter les produits faisant l’objet ‘une anomalie (attention à ne pas confondre les anomalies et
les causes !). Il faut toujours penser à informer en temps réel l’Assurance Qualité.
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f) Les étiquettes
Les documents doivent être soigneusement conçus, sans erreurs, clairs, lisibles, sans ambiguïtés, et
à jour ! Les documents ne doivent pas être manuscrits sauf s’il y a nécessité d’y inscrire les données
au moment où chaque action est réalisée.
Il faut faire ce qui est écrit et écrire ce qui est fait : tout le monde fait de la même façon, ce
qui est prévu et valider ! Cela permet de garder une trace de ce qui a été fait ! On note
immédiatement dès que l’action a été réalisée (on ne fie pas à sa seule mémoire, on pense à noter).
Il faut écrire de façon lisible et mettre des observations si nécessaire : ce qui été écrit devra être
compréhensible, même des années plus tard, par une personne n’ayant pas pris part à l’action. On
doit partager les informations de façon à progresser.
ATTENTION : on écrit de façon indélébile : pas de crayon à papier ni de gomme. On doit prouver
que ce qui a été écrit l’a bien été au moment de l’action et la personne indiquée. D’autre part, on
écrit de façon à identifier l’original, « le document source » : souvent au stylo bleu pour se
différencier des photocopies. Il ne faut jamais déchirer ou détruire un document original.
On n’a pas à faire de brouillon, on écrit directement dans le « document source » : cela évite les
erreurs de transcription. En effet, en retranscrivant on ne porte pas la même attention.
Il faut savoir prendre sa responsabilité de ce qu’on fait, c’est-à-dire qu’il faut mettre une signature
et/ou visa sur tout ce qu’on fait, à l’endroit prévu. Il ne pas laisser une autre personne écrire à sa
place. On doit prouver que toute action a été réalisée par une personne habilitée. Autrement, on
peut faire signer quelque chose par une personne habilitée en cas de non-réalisation tel que prévu
dans le document : il doit être jugé des risques potentiels et du niveau d’information nécessaire. Il
faut alors penser à remplir une fiche d’évènement non planifié ! En cas de doute : je le signale
immédiatement.
En cas de correction, rayer en laissant lisible la mention originale ! Il faut dater, signer et/ou dater et
mettre, si nécessaire, des observations. On ne doit pas utiliser de « blanc correcteur », ni
surcharger. On ne doit pas laisser de case ou d’espace vide. On veille toujours à ce que tout soit
visible.
Ø Résumé :
Faire ce qui est écrit, écrire ce qui est fait
Des saisies manuscrites claires et lisibles
Écrire au stylo à encre indélébile
Enregistrement au moment de l’action
Si erreur, barrer la mention du trait, signer (et/ou viser), dater (et justifier si
nécessaire)
Pas de cas e non remplie (barrer d’un trait ou NA, …)
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L’intégrité des données désigne l’état des données qui, lors de leur traitement, de leur
conservation ou de leur transmission, ne subissent aucune altération ou destruction volontaire ou
accidentelle, et conservent un format permettant leur utilisation.
Pour une bonne gestion documentaire, il faut s’assurer de la présence des documents a poste
de travail, de la prise de connaissance des documents par le personnel, et de l’absence de
photocopies non gérées.
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S’il y a une erreur ou un oubli dans le dossier de lot, alors :
- Impossibilité de libérer, donc de commercialiser le produit
- Impossibilité de retrouver la cause d’un problème
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Chapitre 3 – Pourquoi cette formation GMP ?
Il faut connaître le contexte réglementaire de son métier et comprendre le cadre des exigences
qualité que je dois respecter dans mon travail de tous les jours. Il faut respecter les règles du métier
et les procédés et les contrôles de l’AMM :
- Dossier d’enregistrement = contrat avec les agences autorisant la vente de nos produits
- Évolution du contrat à faire à travers le « change control »
- Pour tous les pays
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II/ Définitions
a) Les GMP
Tout établissement produisant des médicaments en Europe est tenu de suivre ces Bonnes Pratiques
de Fabrication (BPF, apparues en 1991 et mise en rigueur en 1992). Elles sont écrites pour
protéger la SANTÉ publique et s’appliquent à la fois au magasin, à la production, au
conditionnement et au laboratoire de contrôle.
b) La qualité
C’est l’aptitude d’un produit ou d’un service à satisfaire les besoins exprimés ou implicites des
clients.
c) Historique
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III/ Le dispositif sanitaire français
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L'assurance de la qualité est un large concept qui couvre tout ce qui peut, individuellement ou
collectivement, influencer la qualité d'un produit.
Elle représente l'ensemble des mesures prises pour s'assurer que les médicaments et les
médicaments expérimentaux fabriqués sont de la qualité requise pour l’usage auquel ils sont
destinés.
Les bonnes pratiques de fabrication des médicaments constituent un des éléments de l'assurance
de la qualité qui garantit que les produits sont fabriqués et contrôlés de façon cohérente et selon les
normes de qualité adaptées à leur emploi.
L’objectif des BPF est de reproduire la qualité du produit telle qu’elle est décrite dans le dossier
d’AMM.
Les BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) ou cGMP (current Good Manufacturing Practices)
permettent de comprendre les exigences de la réglementation Européenne, Nord-Américaine et
internationale relative à la fabrication des médicaments. Elles évoluent en permanence ainsi que
leur interprétation, du fait de l’évolution des pratiques, des processus industriels, de l’intégration de
nouvelles technologies et de l’amélioration continue.
L’application et le respect des BPF sont indispensables pour garantir la qualité et la traçabilité des
produits libérés.
Il existe deux types d’animaux : les animaux domestiques et les animaux de rente. L’inspection des
équipes vétérinaires est plus riche que chez les humains, pourquoi ? Car les animaux de compagnie
sont beaucoup plus petits (ex : le chiwawa) donc les une variance de dose peut être fatale.
Les médicaments vétérinaires sont testés seulement sur les animaux à qui ils sont destinés.
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Un dispositif médical (DM) est tout instrument, appareil, équipement, matière ou autre article,
utilisé seul ou en association, utilisé chez l’être humain pour le diagnostic, prévention, traitement
d’une maladie, d’une blessure ou d’un handicap, ou d’étude ou remplacement ou modification de
l’anatomie ou d’un processus physiologique.
Il est destiné par le fabriquant à être utilisé chez l’être humain à des fins médicales et dont l’action
principale voulue n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques, immunologiques,
métaboliques, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens.
Les BPF (GMP) visent donc à limiter les dangers et les risques inhérents aux SA et aux PF en les
maîtrisant.
Ø Un risque peut être défini comme une combinaison de la probabilité d’occurrence d’un dommage
et de sa gravité.
Ø La revue du risque : les informations relatives au management du risque qualité doivent être
revues en fonction de l’expérience et des données nouvelles qui pourraient avoir un impact sur la
décision initiale à savoir : changements, réclamations, inspections, etc… La fréquence de la revue
du risque doit être d’autant plus élevée que le niveau du risque est grand.
Exemple de risques :
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Les BPF sont là pour minimiser les risques.
La traçabilité c’est l’aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un article, d’un
produit, d’une activité ou d’une opération au moyen d’une identification enregistrée.
En effet, tout doit être sujet à la traçabilité en pharmacie. Il existe donc un cahier de route, aussi
appelé logbook (format papier ou informatique) qui va automatiquement retracer toutes les
opérations effectuées (horaires, opérateurs, …). Il faut y mentionner :
Ø Les validations
Ø Les calibrations
Ø Les opérations d’entretien et de réparations
Ø Les opérations de nettoyage
Ø Les différentes utilisations
Et tout cela avec la date et le nom de la personne ayant effectuée l’opération ! Chaque utilisation
doit être enregistrée chronologiquement.
Les matières premières ne doivent être achetées qu’auprès de fournisseurs agréés, cités dans les
spécifications correspondantes. Si possible, l’achat doit se faire directement chez le producteur. Les
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matières doivent être correctement étiquetées : les étiquettes doivent porter au moins les
informations suivantes :
Le nom utilisé dans l’établissement pour le produit et, le cas échéant, le code interne
Un numéro de lot attribué lors de la réception le statut du contenu (par exemple en quarantaine, en
cours d’analyse, accepté, refusé)
Le cas échéant, la date de péremption ou une date après laquelle un nouveau contrôle s’impose
À tout moment de la production, tous les produits, les récipients contenant du vrac, le matériel le
plus important et, le cas échéant, les locaux utilisés, doivent être étiquetés ou identifiés par tout
autre moyen en indiquant le nom du produit fabriqué, son dosage si nécessaire, et le numéro de lot.
S’il y a lieu, le stade de production doit également être mentionné.
Dans le cadre de la loi et du dossier d’AMM, on doit toujours dire ce qu’on fait, on écrit
ce qu’on dit, on fait ce qu’on écrit et on garde la preuve écrite !!!
d) Altération, dégradation
Les visiteurs ou le personnel non formé ne doivent pas, de préférence, pénétrer dans les zones de
production et de contrôle de la qualité. Si cela s’avère indispensable, une information suffisante doit
leur être donné au préalable en particulier au sujet de l’hygiène personnelle et des éventuelles
exigences en matière de vêtements protecteurs. Ces personnes doivent être étroitement
encadrées.
Pour éviter ces altérations ou dégradations, il y a des règles BPF à appliquer concernant le milieu
notamment : accès contrôlé, protection contre parasites, nettoyage efficace, traitement d’air adapté
pour éviter de contaminer le produit, notions de zones, de flux définis pour prévenir les mélanges,
… etc.
e) Contaminations
Les contaminations reflètent la présence d’un élément indésirable dans un
produit, sur une surface ou dans un espace quelconque. Cet élément
entraîne des perturbations ou des risques, et les conséquences peuvent
être immédiates ou plus tardives. Il faut donc toujours protéger son produit
et son environnement !
La contamination croisée (« Mix up ») quant à elle reflète la présence d’un produit ou d’une
matière dans un autre produit ou une autre matière. Il peut par exemple y avoir un reste de produit
différent sur l’équipement de production (une matière première résiduelle, un produit fini ou vrac,
un article de conditionnement, un produit de nettoyage restant, …).
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VI/ Les règles d’or du nettoyage du matériel et du Milieu
o Respecter les dosages indiqués
o Ne pas mélanger les produits
o Toujours nettoyer du plus propre vers le moins propre
o Toujours nettoyer dans le sens du flux d’air (en général du haut vers le bas)
o Respecter les procédures de nettoyage
o Lors du nettoyage de l’équipement, attention à ne pas nettoyer les parties en contact direct avec le
produit
o Respecter les règles de sécurité
o S’assurer que les moyens utilisés ne génèrent pas plus de contaminants qu’ils n’en récupèrent
BPF : les zones de production doivent être correctement ventilées par des installations de
traitement d’air (température, humidité et le cas échéant filtration) adaptées à la fois aux produits
manipulés, aux opérations effectuées et à l’environnement.
Pourquoi est-ce si important de se laver les mains ? Les mains sont à l’origine de la majorité
des transmissions de divers micro-organismes, aussi bien ceux présents sur la peau saine que ceux
récoltés au gré de multiples activités en zone de production.
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L’hygiène des mains constitue une arme simple mais efficace et capitale pour la prévention de la
transmission manu-portée des agents infectieux.
Il est nécessaire d’effectuer un bon lavage des mains avec un savon antiseptique pour éliminer la
flore transitoire présente sur les mains
Conclusion :
La seule garantie d’obtenir un produit de qualité c’est l’excellence du travail du personnel à tous les
maillons de la chaîne de fabrication, les fournisseurs, la production, les distributeurs, les
prestataires, ….
L’audit est un outil qualité = on écoute, on essaie de comprendre pour s’améliorer. L’audit est tout
sauf un contrôle ! On cerne le sujet, on met en évidence l’essentiel et on interroge cet essentiel. On
fait un J0 et un J30 et on étudie l’intermédiaire.
a) Définitions
o Note 1 : Les audits internes, parfois appelés audits de première partie, sont réalisés par, ou pour le
compte de l’organisme lui-même pour la revue de direction et d’autres besoins internes. Ils peuvent
servir de base à l’autodéclaration de conformité de l’organisme. Dans de nombreux cas et en
particulier pour les petits organismes, l’indépendance peut être démontrée par l’absence de
responsabilité vis-à-vis de l’activité à auditer.
o Note 2 : Les audits externes comprennent les audits appelés générale- ment audits de seconde et
de tierce partie. Les audits de se- conde partie sont réalisés par des parties ayant un intérêt à
l’égard de l’organisme, comme les clients, ou d’autres per- sonnes agissant en leur nom. Les audits
de tierce partie sont réalisés par des organismes d’audit externes et indépendants tels que les
organismes qui octroient l’enregistrement ou la cer- tification de conformité aux exigences de l’ISO
9001 et de l’ISO 14001.
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o Note 3 : Lorsqu’un système de management de la qualité et un système de management
environnemental sont audités ensemble, on parle d’audit combiné.
o Note 4 : Lorsqu’un ou plusieurs organismes d’audit coopèrent pour audi- ter un seul audité, on
parle d’audit conjoint.
Ces activités donnent lieu à un rapport et est destinée à vérifier quelque chose en faisant des
constatations et en les évaluant.
Les auditeurs et responsables d'audit ne doivent avoir aucune responsabilité́ directe dans
l'exécution des activités soumises à l'audit.
Dans le cas d'audit interne, aucune personne ayant une responsabilité́ directe dans l'exécution de
l'activité́ soumise à audit ne peut influer sur le choix de l'équipe d'audit.
L’un des buts d’un audit qualité est d’évaluer le besoin d’actions d’amélioration ou de correction. Il
ne faut pas onfondre l’audit avec des activités de « surveillance » ou de « contrôle » conduites dans
le seul but de maîtrise d’un processus ou d’acceptation d’un produit. Les objectifs d’un audit
peuvent donc être :
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Elle doit se faire dès le début de l’activité considérée. La périodicité est due à l’état et à
l’importance de l’activité (exemple : annuelle). Il existe des audits ponctuels :
a) Préparation
C’est un programme détaillé établi dans les limites prévues par la planification des audits
(responsabilité de la cellule qui audite souvent confiée au responsable d’audit). Il comprend l’objet
de l’audit, c’est-à-dire :
L’étendue
Les exigences applicables
Les activités soumises à audit
Le déroulement prévu
Choix de l’équipe
Le responsable d’audit prépare les auditeurs et coordonne le déroulement de l’audit. Il centralise les
communications, participe à l’exécution de l’audit et coordonne l’établissement et la publication du
rapport.
Types de questions :
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Questions ricochet : reprise d’un mot important
Reformulation : reprise de ce qui est dit dans une phrase interrogative
Questions indirectes : utilisent l’interlocuteur comme source de questions
On cherche à ne plus utiliser la forme affirmative (ne plus dire « on fait comme cela ») pour passer
plutôt à la forme interrogative. On balaie l’adéquation entre le personnel, les moyens, les méthodes,
le milieu et on va chercher à vérifier l’existence, l’application et l’efficacité de quelque chose. On
surveille également les paramètres fixes mais aussi les paramètres variables. En cas d’interdiction,
de secrets, il faut bien fixer les entrées et regarder les sorties.
Sources d’informations
Ø Échange oral :
- Entretiens
- Réunions
Ø Informations écrites :
- Chiffrées
- Non chiffrées
Ø Témoignages muets :
- Équipements et installations
- Aspect général
- Attitudes
Elle doit se faire suffisamment à l’avance et doit être précise : on doit savoir de quel objet de l’audit
on parle, la date et durée prévue, le nom du responsable d’audit.
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PS : il peut y avoir AUDIT INOPINE si accord entre les deux parties.
b) Déroulement
1. Réunion d’ouverture
Elle doit être courte, avec les responsables concernés. Elle permet de :
Confirmer l’objet de l’audit
Rappeler le programme
Présenter les auditeurs
Rencontrer les interlocuteurs
Préciser les modalités (audit + conclusions)
Définit les canaux de communication
Faciliter la coopération des interlocuteurs
2. Exécution de l’audit
Il ne faut pas exclure une investigation plus large après découverte de telle ou telle déficience. On
peut se permettre de s’écarter du domaine prévu qu’avec l’accord du responsable d’audit.
On va rechercher des faits ou leurs traces tels que les rapports, des visas, des certificats, … Mais il
ne faut pas se contenter d’affirmations : « MONTREZ-MOI ! ». Il faut aussi savoir rester l’objectif
initial en comparaison avec un référentiel. Il faut donc suffisamment creuser dans le détail pour
pouvoir porter un jugement (ni trop peu – trouver des sondages représentatifs par exemple, ni trop
– sinon manque de temps).
On va donc porter une attention particulière aux points ayant déjà attiré l’attention précédemment.
Il faut cependant toujours laisser le bénéfice du doute à l’audité.
Exemple :
Demander à l’interlocuteur de décrire brièvement ses fonctions et ses responsabilités
Lui demander également les documents qui affectent ses activités (manuels, procédures, ...)
Quelles sont les tâches assignées par ces documents ?
Prendre deux ou trois tâches importantes décrites dans ces documents et à l’aide d’un exemple
précis, demander à l’interlocuteur de vérifier que ces tâches sont exécutées et si elles sont
conformes aux documents applicables.
3. Réunion de revue
Avant la réunion de clôture, il convient que les membres de l’équipe d’audit se concertent pour
passer en revue les constats de l’audit et se mettre d’accord sur les conclusions ‘audit, les
recommandations (si demandé) ainsi que les modalités de suivi.
4. Réunion de clôture
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Elle doit se faire avec les responsables concernés et exploser les observations faites. Elle lève les
malentendus éventuels et s’assure que chacun ait bien compris. On fait de part cette réunion de
clôture un véritable bilan global et on annonce par là un rapport écrit. On précise qu’il y sera
demandé une réponse.
c) Rapport d’audit
2. Demande de réponse
Ce même document contient également une demande de réponse assortie si possible d’un délai. Ce
rapport doit être impartial, clair et concis, constructif et précis. Chaque observation peut être
présentée sur une fiche séparée. Ce rapport doit être signé par le responsable d’enquête et sera
diffusé aux responsables concernés des deux côtés.
A ÉVITER PRÉFÉRER
Jamais Pas toujours
d) Suivi d’audit
Les responsables des activités concernées par le rapport doivent examiner chaque observation dans
le but de déterminer la ou les actions de redressement ou d’amélioration. Elles doivent également
programmer leur application et empêchent le renouvellement de telles ou telles anomalies. Les
responsables des activités doivent répondre au signataire du rapport en indiquant la ou les actions
entreprises ou à entreprendre.
Il appartient à l’audité de vérifier que les dispositions prévues sont réellement appliquées dans les
temps impartis et qu’elles sont efficaces. De son côté l’auditeur cherchera à obtenir une réponse
écrite à son rapport. Il cherchera donc à évaluer la réponse et s’assurera que les actions correctives
soient menées à bien à la date voulue. L’auditeur ne refermera le dossier qu’après avoir vérifié (par
la correspondance ou par un nouvel audit).
c) Difficultés rencontrées
1. Problèmes courants
- Objet de l’audit mal défini
- Manque de coopération des interlocuteurs
- Manque de formation des auditeurs
- Maque de temps
- Absence du suivi après l’audit
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2. Les situations particulières
- Les informations spontanées
- L’auto-recommandation
- Les conflits internes
- Les diversions
- Les camouflages
- Les petits cadeaux
d) Le contact humain
2. Au cours de l’entretient
- Rythme adapté à celui des interlocuteurs
- Ordre et méthode
- Souplesse
- Impartialité et objectivité
- Confiance et ouverture
Il est important de préparer le fond : cette préparation conditionne en grande partie le bon
déroulement de l’audit. Il faut essayer de prévoir le maximum de situations possibles.
Il faut aussi savoir constamment garder une attitude coopérative, interrogative et constructive !
Il faut aussi savoir écouter et comprendre (de par le langage et le vocabulaire), vérifier les faits
(même évidents ! Ne pas faire confiance aveuglément – « MONTREZ-MOI » - recouper les réponses).
Il est important de garder toute impartialité en ayant un jugement indépendant et droit.
Il faut savoir rester ferme sur le programme convenu et il faut TOUT noter (et conserver ses notes !)
A la rencontre d’un problème, il faut vérifier qu’il ne s’agit pas d’un faux problème, ne jamais
critiquer personne ! Il n’y a pas de perfectionnisme exagéré ! Il faut laisser la proposition séduire
celui qui devra la mettre à exécution (lui faire croire que c’est son idée comme ça il défendra mieux
l’idée par exemple).
f) Savoir « draguer »
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Suis-je formellement investi de la mission d’auditer ?
Le client de l’audit (personne ou entreprise demandant l’audit) est-il clairement identifié ?
La mission d’audit qui m’est confiée définit-elle le résultat attendu de cette opération
(éventuellement l’objectif même de l’audit) ?
L’audité et le domaine d’audit sont-ils désignés ?
Ai-je analysé, à partir des informations dont je dispose à ce stade, les conditions qui pourraient
remettre en cause le processus engagé (vices rédhibitoires) :
- Empêchement d’ordre déontologique
- Nature de ma relation avec l’audité, manque d’indépendance, mon statut
- Difficulté liée à une situation impropre à l’audit
- Difficulté liée à mes aptitudes, à mes compétences (techniques, langue, …)
Ai-je réservé mon accord sous bénéfice d’inventaire si ma première analyse militée dans ce sens, ou
même ai-je précisé de décliner la proposition si cette décision s’impose ?
Ai-je obtenu, par le client, une formulation claire et précise de l’objectif assigné à l’audit et une
délimitation satisfaisante du domaine à auditer ?
Ai-je des informations sur le contexte des relations client-audité, sur la démarche ou la politique
qualité à laquelle le client rattache cet audit ?
Ai-je demandé au client accès à toutes les sources d’informations susceptibles d’éclairer la situation
préalablement à l’audit ?
Ai-je listé toutes les questions utilises pour compléter mon information préalable à la préparation de
l’audit :
- Pour confirmer ce que j’ai appris par le client
- Pour la connaissance générale du domaine à auditer (informations sur l’entreprise, son histoire, ses
perspectives, ses acteurs, ses produits, ses clients, …)
- Pour identifier le référentiel
- Pour connaître le contexte (social, concurrence, environnement, …)
- Pour prendre connaissance du système qualité et le passer éventuellement en revue
Ai-je préparé les lignes d’un plan d’action à proposer à l’audité pour les obtenir rapidement son
accord sur :
- Les fonctions et activités à auditer
- Les sites concernés
- Le calendrier
- Les auditeurs
- Les méthodes de travail
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IV/ La préparation de l’audit
V/ La réunion d’ouverture
a) Avant la réunion
Ai-je réfléchi aux messages à transmettre à l’assistance :
- Objectif de l’audit
- Esprit dans lequel ‘entends le conduire
- Les bénéfices qui peuvent en résulter pour les audités
- Mes attentes par rapport aux audités
- Les méthodes de travail prévues
b) Après la réunion
Comment l’assistance perçoit-elle l’audit, quels membres semblent inquiets, quelles clarifications
semblent nécessaires ?
Mon plan ‘audit « tient-il la route », y a-t-il des difficultés à rencontrer certains responsables ou à
avoir accès à certains domaines, est-ce justifié ?
Y a-t-il des décisions) rendre sur le champ pour les rendez-vous, les moyens (salles de réunion,
matériels, autorisations, …) jusqu’à la fin de l’audit, y compris réunion de clôture ?
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Mon interlocuteur se centre-t-il sur le sujet dans son exposé ?
Ai-je reformulé les points qui m'ont semblé importants ?
Ai-je amené mon interlocuteur à me fournir les éléments de preuve qui étayent son argumentation ?
Ai-je vérifié par moi-même dans les documents ou sur site ?
Ai-je pu interroger les exécutants pour me rendre compte de la mise en œuvre ?
Ce que j'ai vu ou entendu nécessite-t-il un complément d'investigation pour ac- quérir une opinion ?
Ai-je balayé tous les points que j'ai listés sur mon questionnaire d'audit ?
Mon interlocuteur peut-il formuler lui-même ce qui est à retenir sur la feuille de relevé
d'observations et peut-il la parapher ?
Ai-je exprimé ma reconnaissance pour la collaboration obtenue ?
Ai-je noté toutes les observations ayant une incidence sur les phases suivantes de l'audit ?
Ai-je convoqué les auditeurs à une date laissant le recul nécessaire à la ré- flexion et respectant le
délai prévu pour la remise du rapport ?
Ai-je précisé individuellement aux auditeurs les points de réflexion avant la réu- nion ?
L'ensemble des points énumérés sur le questionnaire est-il passé en revue ?
Les conclusions des auditeurs convergent-elles sur le fond ? Correspondent-elles aux relevés
d'observation ?
Ai-je l'assurance que les auditeurs se sont bien exprimés en toute indépen- dance ?
Me suis-je assuré que les critères de jugement sont mesurés et ne conduisent pas à une
"suroptimisation" ?
La formulation retenue pour les conclusions comporte-t-elle les nuances qui conviennent au degré
de certitude obtenu et à l'esprit de l'audit ?
31
Les objectifs assignés à l'audit sont-ils correctement pris en compte dans les conclusions ?
Le référentiel est-il satisfaisant, est-il en phase avec l'état de l'art, est-il dépassé par la pratique des
acteurs, répond-il aux objectifs économiques ?
X/ Après l’audit
I/ Objet de l’audit
Ainsi cet audit est un acte de progrès dans la mesure où il conduit à analyser l’organisation,
examiner son fonctionnement et mettre en évidence les points faibles et engager une dynamique
pour les solutionner.
32
L’objectif final est d’évaluer l’organisation selon le découpage des « 5M » (matières, mains d’œuvre,
méthode, matériel et milieu) au moyen du questionnaire ci-après.
Passer en revue les constats de l’audit, se mettre d’accord sur les conclusions d’audit, les
recommandations (si demandé) ainsi que sur les modalités de suivi
Élaboration du pré-rapport
33
34
35
36
37
38
III/ Exemple
I) GESTION DE LA QUALITE
INDICE :
S A M I NA
Etes-vous sensibilisé au concept
d’assurance de la
qualité ? aux BPF ?
Comment voyez-vous votre place dans la
chaîne de la qualité ?
Notes :
39
Notes :
Notes :
40
II) PERSONNEL (y compris le personnel intérimaire)
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
Formation : INDICE :
S A M I NA
Existe-t-il une fiche de fonction décrivant
votre rôle et vos activités ?
Connaissez-vous son contenu ? Est-ce que
vous l’appliquez ?
Notes :
Notes :
Notes :
41
Hygiène : INDICE :
S A M I NA
Connaissez-vous la procédure relative à
l’hygiène ? Savez-vous où elle se trouve ?
Est-ce que vous l’appliquez ?
Notes :
Notes :
Notes :
42
III) LOCAUX
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
L’aspect général (plafonds, éclairage, murs,
fenêtres, sols, surfaces, portes, ventilation,
séparation, ...) des locaux est-il adapté à
votre activité ?
Notes :
L’aspect général (plafonds, éclairage, murs,
vitres, sols, surfaces, portes) des locaux est-
il adapté au net- toyage ?
Notes :
43
Existe-t-il un flux personnel réglementé ?
Est-ce que vous l’appliquez ?
Notes :
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
44
IV) MATERIEL
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Le matériel est-il adapté aux besoins
opératoires ?
45
Avant utilisation du matériel, vérifiez-vous
son net- toyage et sa propreté ?
Notes :
Notes :
Notes :
46
V) RECEPTION / STOCKAGE
DES MATIERES PREMIERES ET AC
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Savez-vous qu’il existe une procédure
relative à la
réception ?
La connaissez-vous ?
Savez-vous où elle se trouve ? Vérifiez-vous
sa date de péremption ? Comment
l’appliquez-vous ?
Notes :
Contrôlez-vous la conformité qualitative et
quantita- tive du bon de livraison d’un point
de vue matières premières, articles de
conditionnement et contenant ? Comment ?
Notes :
47
Les matières premières et les articles de
conditionne- ment refusés sont-ils
nettement séparés des matières premières
et articles de conditionnement en quaran-
taine ou acceptés ?
Comment ? Notes :
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
48
VI) PRODUCTION
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Le lot est-il défini avec précision et son
numéro re- flète-t-il bien l’homogénéité
d’une production ?
Aux différents stades du procédé, les
opérations sont- elles décrites avec
précision au moyen de procédures en
particulier au niveau de la fabrication ?
Pouvez-vous me montrer et m'expliquer une
de ces procédures ?
Notes :
Chaque étape de fabrication est-elle
soigneusement enregistrée ?
Comment ? Notes :
49
Tous les produits, articles de
conditionnement ou ma- tières premières
présents dans l'atelier de fabrication /
conditionnement sont-ils identifiés sans
confusion possible ?
Comment ? Notes :
50
Comment sont analysées et traitées les
déviations par rapport aux spécifications?
Y a-t-il enquête formalisée en cas de
déviation ?
Des actions correctives sont-elles
entreprises et véri-
fiées pour éviter que l’incident ne se
renouvelle ? Notes :
Existe-t-il une procédure relative au
retraitement ?
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
51
VII) STOCKAGE DES PRODUITS FINIS / EXPEDITION
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Existe-t-il des installations adaptées pour les
produits finis ?
52
Existe-t-il une procédure relative aux
exigences en matière de véhicule de
transport ?
Notes :
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
53
VIII) CONTRÔLE DE LA QUALITE / LIBERATION
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Existe-t-il un service du contrôle de la
qualité indé- pendant de la production ?
Notes :
Les procédures d’échantillonnage et de
contrôle des
matières premières et articles de
conditionnement sont-elles adaptées ?
En quelles quantités gardez-vous des
échantillons des matières premières et
articles de conditionnement ?
Pourquoi ? Comment ?
54
Existe-t-il un examen final du dossier de lot
(résultats des tests du contrôle de la qualité
et examen des do- cuments de
production) ?
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
55
IX) TRAITEMENT DES COMMANDES CLIENTS
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Les projets et spécifications du client sont-ils
exami- nés à réception par un groupe de
travail approprié pour s’assurer que les
exigences du client peuvent être
satisfaites ?
Notes :
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
56
X) DOCUMENTS DE SUIVI DE L’OPERATION EN COURS
S: Satisfaisant, maîtrisé, formalisé et appliqué
A: Acceptable, maîtrisé, mais manque de formalisation
M: Moyen, avec risque d'écart sur la qualité, le coût, le délai
I: Insuffisant, risque non maîtrisé proche de 100%
NA : Non applicable
INDICE :
S A M I NA
Comment vérifiez vous la mise à jour des
docu- ments ?
(Notez la version du ou des documents).
Notes :
Questions supplémentaires :
Notes :
Notes :
Notes :
57
Chapitre 5 – Qualification du matériel et validation des procédés de
nettoyage et désinfection
I/ Historique
Un procédé est une activité qui transforme un produit de départ en produit finit.
Le contrôle n’est pas productif, et est destructif. Le contrôle fait perdre du temps en plus, donc on
va mettre en place un autocontrôle : chacun s’autocontrôle, comme dans la vie de tous les jours !
La qualification permet la maîtrise de l’équipement et donc in fine de mieux connaître son produit.
a) Définition BPF
Le concept de la qualification – validation occupe une place primordiale dans les BPF : sa portée
générale est indiquée dès l’introduction et le mot apparaît ensuite une cinquantaine de fois dans
les différents chapitres du guide.
Qualification = vérification documentée attestant les installations, les systèmes, les équipements,
etc
Validation du procédé = informations documentées attestant que le procédé, utilisé dans le cadre
des paramètres établis, est capable de fonctionner efficacement et de manière reproductible pour
produire un médicament répondant aux spécifications et caractéristiques qualitatives
préalablement déterminées.
Les besoins ne sont pas produits, ils sont naturels. On peut penser à la
pyramide de Maslow :
58
Puis il convient de développer les protocoles de tests et de définir les critères d’acceptation.
59
Le but est de vérifier que toutes les caractéristiques significatives de l’équipement sont conformes
aux spécifications après installation du matériel (ce qui en pratique, se traduit par la vérification
que tous les éléments physiques critiques sont montés et correspondent à la conception).
Points clés :
Le but est de simuler les conditions de fonctionnement lors de la production. On veut vérifier que
l’équipement fonctionne correctement dans les limites préétablies (limites supérieures et
inférieures d’utilisation et/ou conditions définissant le « cas le plus défavorable » (worst case))
par le biais d’essais dynamiques à vide de chaque fonction critique d’un équipement.
Points clés :
Description des actions, des vérifications, des essais : tests fonctionnels dynamiques
Exemples :
- Étalonnage et vérifications métrologiques
- Alarmes et sécurités
- Fonction de l’équipement
- Modes de marche (normal, dégradé, …)
- Nettoyage entretien préventif
Points clés :
La démarche se fait avec des produits, dans les conditions de fonctionnement normales de
production, avec le personnel utilisateur
Toute la gamme de fonctionnement du procédé doit être couverte
Essais réalisés avec les produits, des substituts qualifiés ou un produit factice de même
comportement galénique
Tailles de lot correspondants au cas les plus défavorables
Justification de la fréquence d’échantillonnage utilisées pour confirmer le contrôle du procédé
60
Critères d’acceptation (vision PRODUIT)
Responsabilités
Chacune des étapes de la qualification (QC, QI, QO, QP) fait l’objet d’un rapport de qualification. Le
rapport recense ce que l’on a fait et apporte la décision finale u regard des vérifications et essais
effectués : résultats obtenus, commentaires sur toute déviation observe et conclusions
nécessaires, y compris sur les changements recommandés.
A ce propos, il est à noter que les éléments clés du programme de qualification et validation sur
site doivent être clairement définis et documentés dans un Plan Directeur de Validation (PDV).
Points clés :
61
Validation prospective : on admet généralement que 3 lots consécutifs (de taille identique aux
futurs lot industriels) répondant aux paramètres arrêtés équivalent à une validation de procédé
(maitrise des paramètres critiques du procédé (PCP) et des caractéristiques qualitatives critiques
(CQC).
Validation rétrospective : n’est plus une approche applicable (interdit depuis 2017)
Vérification en continue : peut être une alternative à la validation traditionnelle pour les
produits développés par une approche de conception de la qualité où il a été scientifiquement
établi pendant le développement que la stratégie de contrôle (évalué régulièrement par la
technologie d’analyse de procédé (PAT)) génère un niveau élevé d’assurance de la qualité du
produit.
On donne une information documentée que le procédé demeure dans un état de surveillance
pendant la fabrication commerciale.
Quelle que soit la nature de la modification apportée lors des différentes étapes de conception,
construction, installation, mise en route et exploitation, toute nouvelle modification doit
être documentée, et archivée, justifiée et acceptée sous une responsabilité précise.
ATTENTION : une modification majeure est une modification qui a n « impact majeur » sur la
sécurité pharmaceutique. Il ne s’agit pas seulement des « gros travaux ».
Le niveau de criticité de la modification doit être défini de façon objective et utiliser le plus
possible des méthodes d’analyse de risques type AMDES (Analyse des Modes de défaillances, des
Effets et de la Criticité) ou HACCP (Hazard Analysis and Critical Point).
62
De modifier un équipement :
- Sans appliquer la procédure de maîtrise des modifications
- Remarque : ceci ne s’applique pas pour un remplacement à l’identique
a) Notion de contamination
Présence d’un élément indésirable dans un produit, sur une surface ou dans un espace
quelconque. Cet élément entraîne des perturbations ou des risques, les conséquences pouvant
être immédiates ou plus tardives.
A noter que la contamination croisée (« Mix up ») fait référence à la présence d’un produit ou
d’une matière dans un autre produit ou une autre matière (exemple : présence d’une frite dans
une barquette de potatoes).
63
Contamination accidentelle
- Ce sont des non-respects de procédures (déshabillage, de nettoyage, …)
Contamination de routine
- L’Homme lui-même
- L’air
- L’eau
Le seul moyen de lutter efficacement contre les contaminants accidentels est d’agir à la source.
Ces contaminants sont souvent déplacés, entraînés par l’air, l’eau, un opérateur, un matériel non
spécifique, avec parfois des réactions en chaîne…
6
7
5
4 1
3 2
Dans le cas de nettoyage automatique, les méthodes de nettoyage seront décrites de manière
explicite dans un mode opératoire définissant les paramètres :
- Quantité ou concentration d’agent de nettoyage à utiliser et quantité d’eau
- Temps de lavage ou de trempage
- Température de lavage, désinfection
- Vitesse d’agitation, débit de la solution de lavage dans l’équipement
64
Dans le cas de nettoyage manuel, le mode opératoire devra être le plus précis possible afin
d’assurer la répétabilité des opérations d’un agent à l’autre :
- Quantité ou concentration d’agent de nettoyage à utiliser et quantité d’eau
- Temps de lavage ou de trempage
- Température de lavage, désinfection
- Type d’écouvillon ou de matériel à utiliser pour éliminer les souillures
le cercle de Sinner
Définition d’une méthode de nettoyage et/ou de désinfection : les paramètres critiques d’une
méthode de nettoyage et/ou de désinfection doivent être définis et maitrisés, une vérification
préalable à une utilisation de routine doit être réalisée :
Chimie : la précision du dosage de l’agent de nettoyage doit être vérifiée. Des tolérances de
dosage doivent être définis.
Temps : les durées de cycles doivent être conformes à l’attendu et ne pas être raccourcies
65
VI/ Critères de choix des produits détergents et désinfectants
Détergents :
- Fabrication sous-système AG (fabriquant certifiér) : contrôle des MP, identification, traçabilité, …
- Informations produit : formule (liste qualitative des constituants pour prévenir le risque de faux
négatifs !), fiche de données de sécurité, stabilité, biodégradabilité, compatibilité matériaux,
méthode de recherche de traces
- Conditions d’utilisation : NEP, plage d’utilisation, température, cible, …
Désinfectants :
- Fabrication sous-système AG (fabriquant certifier)
- Produit stérilisé (généralement radio-stérilisé car thermolabile)
- Formulation adaptée : spectre large ou très spécifique, activité conforme à la réglementation,
activité vis-à-vis des souches spécifiques du site
- Informations produit : dossier scientifique, dossier de lot
- Conditionnement adapté : unidose, double emballage, information complète sur le
conditionnement, concentration
Ces produits sont généralement alcalins, parfois acides pour les procédés automatiques ou neutres
pour les nettoyages manuels. Les effets d’un agent de nettoyage :
Ø Effet mouillant
Ø Effet émulsifiant
Ø Effet solubilisant
Ø Effet dispersant
Aussi performant que soit le produit, il doit être intégré dans une recette/protocole ad-hoc !!
66
Toujours nettoyer dans le sens du flux d’air (en général du haut vers le bas)
Toujours nettoyer du plus propre vers le moins propre
Le nettoyage est un processus d'élimination, non de dilution ou d'étalement
Respecter les dosages indiqués. Ne pas mélanger les produits
S’assurer que les moyens utilisés ne génèrent pas plus de contaminants qu’ils n’en récupèrent
Lors du nettoyage de l ’équipement, attention à ne pas nettoyer les parties en contact direct avec
le produit
Respecter les règles de sécurité
Valider un procédé de nettoyage, c’est démontrer, de manière scientifique et documentée, que les
différentes étapes de ce procédé permettent d’obtenir dans les conditions préétablies une surface
ne comportant pas de contamination résiduelle supérieure à une limite préalablement fixée, ceci
de manière reproductible.
Un plan idéal pour bâtir une méthodologie de validation de nettoyage n’existe pas. La clé du
succès réside dans une démarche réaliste basée sur une argumentation solide e confortée par des
résultats chiffrés. Un site de production pharmaceutique doit élaborer ses méthodes à mettre en
œuvre et doit justifier ses choix.
Dans les BPF, les méthodes de nettoyage ne sont pas précisées. Au chapitre 3 « locaux et
matériels », il est d’ « un nettoyage (…) en vue d’éviter les contaminations, dnt les contaminations
croisée, le dépôt de poussières ou de saletés et, de façon générale, toute atteinte à la qualité des
produits ».
Les exigences de la Food and Drug administration (FDA) américaine sont allées croissantes depuis
les années 70, suite à certains accidents mais aussi dans le but de maîtriser les contaminations
croisées lors de la manipulation de produits très actifs tels que les antibiotiques ou les hormones.
En 1993, la FDA a rédigé un guide spécifique à l’usage de ses inspecteurs.
67
IX/ Écriture des protocoles de validation
Sélectionner les produits permettant de conduire les essais et les analyses. Critères : seuil de
détection quantitative très bas, produit difficile à éliminer, fabrication fréquente.
Calculer une limite acceptable de résidu : fonction de la toxicité, de la taille du lot, de la plus
grande quantité de produit administrée et de la surface du train d’équipement. Intégrer les
endroits critiques dans l’argumentation.
Les zones à forte concentration de contaminants (exemple : fonds de cuve, carters de machine,
organes d’agitation)
Les zones difficiles à nettoyer (exemples : grilles, flexibles, …)
Les zone qui, si elles sont contaminées, peuvent entraîner une contamination inacceptable d’une
unité de prise ou d’une partie d’un lot (exemples : vanne de vidange, poinçons, aiguilles de
remplissages, filtre, …)
Les zones de l’environnement dont la contamination présente un risque pour le produit (plafond de
zone de formes sèches, grilles de reprise d’air)
68
Remarque : outil d’analyse des dangers critiques pour leur maîtrise : ADPCM. En anglais, HACCP
pour Hazard Analysis Critical Control Point
Les aspects de contamination chimiques et microbiologiques doivent être évalués. Des critères
doivent être établis pour ces deux types de contaminants.
Les produits cosmétiques font l’objet d’une étude de toxicité. Selon l’ISO 22716, la propreté
visuelle est suffisante, cependant, il faut s’assurer de l’absence de résidus d’agents de nettoyage
(et ou de désinfection) ajoutés lors du procédé de nettoyage. En effet, ces produits ne font pas
partie des formules cosmétiques, ils doivent être éliminés afin de ne pas générer de contamination
chimique.
Une vérification visuelle de l’absence de produit précédent est suffisante et doit être menée pour
tout nouveau produit nettoyé selon une procédure adaptée. Cependant, cette méthode visuelle ne
permet pas de quantifier les résidus d’agents de nettoyage (et ou de désinfection). La quantité
maximale de résidus d’agents de nettoyage (et ou de désinfection) acceptable est appelé MACO
(Maximum Allowable Carry Over).
Elle doit démontrer que les résidus après nettoyage sont acceptables « d’un point de vue
toxicologique ». Plusieurs méthodes peuvent être challengées pour déterminer cette quantité :
Détergence basée sur la toxicité des détergents, dont les formules sont disponibles dans la
Guidance SCCS.
10 ppm du batch précédent, théorie anciennement appliquée en industrie pharmaceutique pour
les composés peu toxiques.
69
Pour chaque équipement, un calcul de chacune des 2 méthodes doit être réalisé : c’est la valeur la
plus critique qui est sélectionnée. Souvent, l’approche 10 ppm est plus restrictive que l’approche
MACO calculée à partir des données toxicologiques des matières ingrédients.
En se basant sur les données toxicologiques de DL50 données par les fournisseurs, une MACO peut
être calculée selon la formule ci-dessous :
NB : Ce critère signifie qu’on ne doit pas retrouver plus de 10 parties de A dans 1 million de
parties de B, autrement dit on ne doit pas retrouver plus de 10 mg de A dans un kilogramme
de B.
Afin de quantifier les résidus de détergents, des méthodes analytiques doivent être utilisées.
Plusieurs techniques sont envisageables :
o pH
o Bandelettes réactives
o Conductivité
o Carbone Total (TC) ou Carbone Organique Totat (TOC)
o Dosage ‘un composé du détergent
70
Dans tous les cas, il faut déterminer l’équivalence : concentration contaminant ⇔ grandeur
physique mesurée
L’eau de rinçage
L’écouvillonnage (gabarit de 23cm2)
Le contrôle sur l’eau de rinçage est réalisé sur une eau de rinçage supplémentaire simulant le
produit suivant fabriqué.
La définition des points de prélèvements par écouvillonnage est déterminée à partir d’une analyse
de risques comprenant par exemple des notions de contact, produit, design de l’équipement ...
Dans le cadre de locaux, les critères fixés pour une classe D pharmaceutique sont tout
à fait utilisables :
71
XI/ Conclusion côté 22 716
Le nettoyage et la désinfection sont des notions réglementairement définies. Ces étapes doivent
être soigneusement conçues et considérées car elles permettent de prévenir la contamination
croisée. Les agents de nettoyage et de désinfection utilisés doivent être rigoureusement choisi. La
vérification de l’efficacité doit démontrer de manière documentée :
Dans le cadre de la fabrication de produits assimilés à des médicaments (OTC USA, DIN Canada,
etc...), une approche analytique démontrant l’absence de résidus de produit précédent doit être
entreprise. Pour les équipements impliqués dans la production de médicaments, le nettoyage doit
être validé au sens pharmaceutique du terme.
72
Chapitre 6 – Travail en Zone à Atmosphère Controlée (ZAC)
Introduction :
Azote ( N 2) 78,09%
Oxygène (O 2) 20,95%
Argon (Ar) 0,93%
Dioxyde de carbone (CO 2) 0 ,035%
Néon (Ne) 1,8.10−3
Hélium (He) 5,24.10−4
Krypton (Kr)
1,0.10−4
Hydrogène ( H 2)
5,0.10−5
Xénon (Xe)
8,0.10−6
Ozone (O 3)
Radon (Rn) 1 ,0.10−6
Vapeur d’eau 6,0. 10−18
0,1 à 5,0%
73
Les locaux et le matériel doivent être situés, conçus, construits, adaptés et entretenus de façon à
convenir au mieux aux opérations à effectuer. Leur plan, leur agencement, leur conception, et leur
utilisation doivent tendre à minimiser les risques d’erreurs et à permettre un nettoyage et un
entretient efficace en vue d’éviter les contaminations, dont les contaminations croisées, le dépôt
de poussière ou de saletés et, de façon générale, toute atteinte à la qualité des produits.
La fabrication des médicaments stériles doit s’effectuer dans des zones d’atmosphères contrôlée ;
l’entrée dans ces zones doit se faire par des sas réservés au personnel et/ou au matériel et aux
substances. Les zones d’atmosphères contrôlées doivent être maintenues à un niveau de propreté
approprié et elles doivent être alimentées en air filtré sur des filtres d’efficacité correspondant au
niveau de propreté requis.
NB : les différentes classes d’environnement sont définies dans les lignes directrices particulières
pour la fabrication des médicaments stériles.
Différents termes sont apparus pour désigner les Zones d’Atmosphère Contrôlée :
o Salle propre
74
o Salle blanche
o Salle grise
o Zone à empoussièrement contrôlée = ZEC
o Salle microbiologiquement maitrisée = SMM
Les bonnes pratiques de fabrication (BPF) donnent des indications dans la ligne directrice
particulière « fabrication des médicaments stériles » avec la définition de 4 classes de zones
d’atmosphères contrôlée (A, B, C et D) caractérisées par des taux de contaminations particulaires
et microbiennes.
Selon les BPF, les limites particulaires sont définies de la façon suivante :
Au repos :
- C’est la situation où l’installation avec le matériel de production en place est achevée et
opérationnelle, sans que les opérateurs soient à leur poste. Absence du personnel à l’arrêt de la
production après un bref temps d’épuration de 15 à 20min.
En activité :
- Situation où les installations fonctionnent selon le mode opératoire défini et en présence du
nombre prévu de personnes
Non défini :
- Pour cette zone, les conditions et les limites fixées ne sont pas préétablies mais dépendent de la
nature des opérations réalisées.
Selon les BPF, les limites microbiologiques sont définies de la façon suivante :
75
Finalement, voici un petit tableau récapitulatif :
Ce qui caractérise une salle propre, c’est en premier lieu sa classe particulaire (selon les directives
BPF). Une liste non (exhaustive) des paramètres d’utilisation et d’environnement de la salle sont à
prendre en compte :
- Vitesse de l’air (flux unidirectionnel ou non unidirectionnel)
- Volume d’air recyclé
- Taux de renouvellement et de brassage de l’air
- La surpression de l’air
- Température et humidité
- La filtration
- Matériaux et revêtement
76
II/ La surpression de l’air
Toute salle propre est en surpression ou en dépression. Cette différence de pression est utilisée
pour assurer une barrière entre l’extérieur et le milieu sensible ou entre le milieu sensible et
l’extérieur.
a) La température et l’humidité
La température est régulée en salle propre. En effet, des variations de température peuvent
impliquer des phénomènes physiques gênants pour les médicaments fabriqués. Cette
température, exprimée en degré Celsius (°C) est en général entre 18 et 20°C.
La régulation de l’humidité est liée à celle de la température. Celle-ci est mesurée en pourcentage
d’humidité relative (% H.R.). On parlera d’hygrométrie de l’air. Les plages d’humidité relative
sont très variables suivant le procédé effectué en salle propre.
Les cloisons, portes et plafonds doivent être étanches (air, eau), résistants (corrosion, frottement)
et lisses (non-adhésion des contaminants).
Les sols et faux planchers doivent posséder une résistance mécanique, chimique et électrique.
Les équipements et les machines du procédé ne doivent pas être une source supplémentaire de
contamination particulaire, électrique et chimique (source de chaleur, moteur, …).
Un sas est une barrière physique entre deux environnements de nature différente (pression, classe
de propreté, qualité de l’air, ...). Les sas constituent la barrière d’isolement pour le transit entre la
salle propre et l’extérieur (et vice versa). L’entrée et la sortie du personnel doit se faire par un sas
qui lui est spécifiquement réservé.
c’est le SAS personnel
L’entrée et la sortie du matériel, des matériaux, des matières premières et des produits se feront
par d ’autres sas réservés à cette intention.
Un SAS et son entretien sont indispensables pour garantir les performances de la salle
propre.
Puis on passe dans a deuxième zone, la zone « propre » : dans celle-ci il faut revêtir la tenue salle
propre et prendre toutes les attitudes salle propre (côté salle propre).
77
ATTENTION : il ne faut jamais ouvrir deux portes de SAS en même toujours !
Le passage de « zone grise » - « zone propre » est quelque fois matérialisé par un banc ou une
ligne tracée sur le sol. Pourtant, rien n’a véritablement changé, on se trouve toujours dans le
même air ambiant à la même pression. Cependant, e fait de mettre des couvres chaussures ou
des surbottes en enjambant le blanc ou la ligne permet de limiter la contamination particulaire.
Des programmes détaillés consacrés à l’hygiène doivent être établis et adaptés aux différents
besoins de l’entreprise. Ils doivent comporter des procédures relatives à la santé, à l’hygiène et à
l’habillage du personnel. Les procédures doivent être comprises et observées de façon stricte par
toute personne appelée à pénétrer dans les zones de fabrication et de contrôle.
Toute personne pénétrant dans une zone de fabrication doit porter des vêtements protecteurs
appropriés aux opérations qui s’y déroulent. Le contact direct entre les mains de l’opérateur et les
produits non protégés doit être évité, de même qu’avec les éléments du matériel qui entrent en
contact avec les produits.
Les vêtements et leur qualité doivent être adaptés aux fabrications e aux classes de zones de
travail. Ils doivent être portés de façon à protéger le produit des contaminations. Les vêtements
des Zones d’Atmosphères Contrôlée doivent être nettoyées et manipulés de façon à ce qu’ils ne se
chargent pas de contaminants qui pourraient être libérés ultérieurement. Ces opérations doivent
s’effectuer selon des procédures écrites.
S’il paraît aisé à chacun de s’habiller chaque matin, revêtir une tenue de salle propre répond à des
objectifs bien différents. La procédure d’habillage est un dilemme que l’on peut résumer dans la
question suivante : « comment, étant « sale », enfiler un vêtement propre sans le salit » ?
Au cours de l’habillage, il faut attribuer mentalement une couleur à tout ce qui vous entoure, sans
oublier votre corps et la tenue que vous manipulez.
Seuls les points de même couleur peuvent entrer en contact. Un point blanc qui touche un point
noir devient noir. Un point noir de redevient jamais blanc ! Le cheminement des points de contact
se fait donc toujours de blanc vers noir.
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3. Le cheminement dans le SAS
Le cheminement dans le SAS se fait du noir vers le blanc. Donc à l’inverse du cheminement des
points de contact ! C’est là que réside la difficulté de la procédure d’habillage !
Après avoir vérifié la différence de pression, vous entrez dans le SAS. N’oubliez pas, vous êtes
« noir ». Alors, après avoir enlevé vos vêtements extérieurs, vous enfilez une paire de
« chaussures » dédiées zone. Ensuite, vous vous lavez et vous aseptisez soigneusement les mains,
puis vous utilisez des gants d’habillage stériles.
Exemples :
Il est nécessaire d’effectuer un bon lavage des mains avec un savon antiseptique pour éliminer la
flore transitoire présente sur les mains.
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- Il a pour objectif d’éliminer les salissures et de réduire la flore transitoire par action mécanique, en
utilisant de l’eau et du savon « doux »
- C’est le type de lavage à utiliser dans la vie courante et professionnelle : prise de poste/fin de
poste, mains visiblement sales et/ou souillées par des contaminations non microbiennes, après
s’être peigné ou mouché, après être allé aux toilettes, avant et après avoir fumé, avant et après
les repas, …
- Temps minium : 30 secondes = 15 secondes pour chaque temps (savonnage et rinçage)
Un bon lavage hygiénique des mains limite le nombre de micro-organismes présent à leurs
surfaces, avant de mettre des gants.
Vous vous habillez en manipulant toutes les pièces d’habillage par leur face intérieure :
Saisir la combinaison par l’intérieur, à hauteur des hanches
Maintenez en même temps les manches en pinçant l’intérieur du coude :
- Si vous utilisez un tabouret ou un support, cette prise vous suffira
- Si vous vous habillez au sol, vous devrez saisir aussi les poignets, les jambes et la capuche pour
que ces dernières ne touchent pas le sol
Pour enfiler la capuche, il faut glisser les mains à l’intérieur et la positionner sur la tête.
Pour les bottes, il faut les saisir par l’intermédiaire de la tige et rabattre la tige à mi-
hauteur.
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Quand on a enfilé tous les éléments de notre tenue, on doit intervenir sur la face extérieure afin de
terminer l’habillage : on doit alors mettre des gants propres « blancs ». On doit :
Ø Fermer les boutons pression et les fermetures à glissière
Ø Boutonner éventuellement les jambes et les poignets
Ø Monter et fixer la tige des bottes par-dessus les jambes de la combinaison
Ø Boutonner la cagoule
Parmi les produits consommables d’habillement pour salle blanche, le plus critique st sans aucun
doute le gant. Une trace de doigt représente en moyenne 6 μm, ce qui es énorme face aux
tolérances actuelles où l’on chasse des particules de 0,5 μm et même de 0,3 μm. Les gants les plus
courants sont les gants latex, vinyle et nitrile fin. Avant tout, les gants doivent être non poudrés et
non floqués !
Il faut vérifier que les montres et bijoux sont ôtés, ongles courts et mains soigneusement
nettoyées et aseptisées. Il faut ensuite ôter le double emballage pelable et le jeter. Après on pose
l’emballage intérieur stérile ouvert sur une surface préalablement désinfectée.
On prend ensuite indifféremment (gauche ou droite) un gant par sa partie retournée, sans toucher
l’extérieur, et glisser l’autre main, paume vers le haut, dans le gant ainsi ouvert. Ne pas rabattre la
manchette de 1er gant ainsi enfilé. On glisse ensuite les 4 doigts de la main gantée, pouce écarté,
dans le revers du gant restant. Enfiler la main non gantée paume vers le haut dans le gant ainsi
ouvert. Les mains gantées, on peut alors ajuster les doigts et rabattre les manchettes sur le
vêtement de travail. Ainsi à aucun moment la peau n’a touché l’extérieur des gants stériles !
Précaution particulière : ne JAMAIS toucher avec nos doigts la partie extérieure des gants
contaminés !
Seul le nombre strictement nécessaire de personnes doit rentrer dans la ZAC. Deux personnes
autorisées dans la ZAC, 3 personnes (exceptionnel) : temps très court ou hors production. 4
personnes = INTERDIT !!!
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Le personnel amené à pénétrer dans les ZAC doit être parfaitement formé et connaître
exactement le travail à réaliser dans les ZAC. Rentrer dans une ZAC exige de se préparer
moralement et physiquement.
Il faut prendre conscience de ce que l’on va faire pendant combien de temps. On ne peut pas
entrer si l’on se sent malade ou fiévreux. On ne peut pas non plus entrer si on présente une
maladie infectieuse ou si on est porteur de lésions cutanées (brûlure, abcès, furoncle, …). Avoir
une hygiène corporelle très stricte est évidemment non négligeable (bain ou douche régulier,
lavage fréquent des cheveux, éviter les cheveux longs, barbe, moustache, pas d’ongles longs, pas
de vernis, pas de maquillage ni de laque pour les cheveux !)
Remarques :
Les tenues de ZAC sont personnelles et doivent être très soigneusement choisies (ni trop amples
pour éviter les phénomènes de « soufflets », ni trop ajustées pour éviter les phénomènes
« d’abrasion » par frottement).
Les porteurs de lunettes doivent apporter un soin particulier au nettoyage de celle-ci, l’idéal étant
de disposer d’une paire de lunettes spécifiquement en ZAC et ne quittant pas celle-ci.
C’est l’un des mécanismes les plus importants de la dissémination bactérienne. Il résulte de
l’existence d’un gradient thermique entre le corps humain (37°C) et le milieu environnant (19°C) :
l’air s’échauffe créant une zone ascensionnelle autour du corps (0,5m/s pour un gradient de 18°C)
favorisant la mise en suspension dans l’air des germes du sol. Pour cette raison, les déplacements
doivent être les plus lents possibles.
On doit marcher sans trop lever les pieds (mais il ne faut pas non plus trainer des pieds). Il faut
garder les bras immobiles légèrement écartés du corps même au repos. Il faut se rendre
directement à son poste de travail sans détour inutile. Pendant son travail, il ne faut faire que les
gestes strictement nécessaires et le plus lentement possible. Il faut éviter les positions ou les
mouvements de frottement d’une partie du corps sur l’autre (exemple : bras ou jambes croisés). Il
faut aussi éviter les stations d’appui contre les parois du bloc ou sur les machines !
Il est préférable de ne pas parler, ni de tousser (sinon faut changer de masques c’est galère). Il
faut se désinfecter très fréquemment les gants, surtout après avoir touché des objets utilisés par
d’autres personnes (poignées de porte, téléphone ou interphone, outils, dossier, …).
Il est impératif de changer de gants après une longue période d’utilisation, ou après des réglages
ou des manipulations dans des zones difficilement accessibles lors des nettoyages et des
désinfections. Il ne faut pas non plus ramasser un objet tombé par terre, JAMAIS ! (en cas de force
majeur, il faut changer de gants après l’opération).
VI/ Le matériel
Il faut stériliser tous les outils entrant dans le bloc ainsi que les graisses et lubrifiants. Il faut
stocker dans des endroits ouverts et accessibles aux désinfections aériennes, le petit matériel. Il
est important de limiter au maximum e nombre de documents à remplir.
ATTENTION : n’utiliser que des stylos à billes non rétractables et pas de crayons ni de gomme !
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VII/ En résumé – comportement sous flux laminaire
o Une seule personne au maximum
o Effectuer des mouvements très lents
o Se limiter aux intervenions strictement nécessaires sous flux
o Ne pas parler
o Se désinfecter consciencieusement les gants avant d’intervenir
o Ne rentrer que des objets parfaitement désinfectés
o Pas de documents, chiffons (sauf ceux compatibles classe A/B), bombes aérosol ou tout autre
produit générateur de particules.
o Ne jamais se pencher en avant au-dessus du plan de travail de la machine
o Ne pas créer d’obstacles avec une partie du corps entre le flux laminaire et le produit rempli ainsi
qu’entre le flux laminaire et es articles de conditionnement
o Ne pas interposer d’objets ou d’outils au-dessus de la zone de répartition
o Limier les temps d’interventions sur machine arrêtée
o Désinfecter la zone après intervention
o Se désinfecter les gants après être sorti du flux
Ø La contamination particulaire :
Les services Qualités et Informatique alertent généralement en cas d’anomalie sur les pressions,
les cascades de pression et les contaminations particulaires. Les enregistrements informatiques
sont joints aux dossiers de lots et sont pris en compte pour la libération des produits.
Ø La contamination microbienne :
Moyen : comptage microbiologique par boite de Pétri ainsi que par appareil à centrifugation type
RCS. Il est recommandé d’utiliser celle des classes BPF selon les cas.
Ø Le TRA ou MFT :
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Les tests de remplissage aseptique (TRA) ou Media Fill Test (MFT) simulent une fabrication en
remplaçant les matières premières par du milieu de culture. Ces tests, de pratique courante en
milieu industriel, permettent la validation des procédés.
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