Cours Automatisme 1
Cours Automatisme 1
Automatisme I
Spécialité : électrotechnique.
Niveau 1,
Semestre 1.
A la fin de la formation, l’étudiant sera à mesure de maitriser les principes fondamentaux des
automatismes industriels, en examinant les considérations préliminaires et essentielles pour les
systèmes à technologie câblée et programmée, afin de concevoir, analyser et mettre en œuvre des
systèmes d'automatisation efficaces et adaptés aux besoins de l'industrie moderne.
Objectifs d’apprentissage :
A la fin de ce module, l’étudiant sera capable de :
I.1. Introduction...........................................................................................................4
I.1.4. Exigence...........................................................................................................10
I.1.5. Complexité.......................................................................................................12
1. Définition et Concepts.................................................................................................64
4.Langage LADDER..........................................................................................................67
I.1. Introduction
Actuellement, les systèmes de production automatisés fonctionnent en haute technologie qui permet
aux entreprises industrielles d’améliorer la qualité de produit, augmenter la production, diminuer le
risque d’accident, éliminer les taches pénibles et aussi d’améliorer la sécurité de l’entreprise…etc. Un
système de production automatisé (SAP) constitue par plusieurs éléments et machines liés entre eux, 4
commandés par un programme d’automate programmable, ce dernier permet une dynamique élevée
des éléments en interaction
C’est un ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisé en fonction d'un but. Pour
cela :
➢ Système automatisé : Un système est dit automatique s'il réalise la fonction seule, sans
intervention humaine.
➢ Objectifs de l'automatisation
• Visant le personnel : Améliorer ses conditions de travail en supprimant les tâches
les plus pénibles et en augmentant la sécurité ;
• Visant le produit : Améliorer sa faisabilité, sa qualité par rapport au cahier des
charges, sa fiabilité dans le temps ;
• Visant l'entreprise : Améliorer sa compétitivité (en diminuant les coûts de
production), sa productivité, la qualité de production, la capacité de contrôle, de
gestion, de planification.
Des actionneurs (vérins-moteurs) qui ont pour rôle d'exécuter ces ordres. Ils
transforment l'énergie pneumatique (air comprimé), hydraulique (huile sous
pression) ou électrique en énergie mécanique. Ils se présentent sous différentes
formes comme : Moteurs : hydraulique, pneumatique, électriques, vérins : linéaires
(1 ou 2 tiges) rotatifs, sans tige.
Des capteurs qui informent la partie commande pour l'exécution du travail. Ils
existent sous différents types comme :
Capteurs mécaniques, pneumatiques ou électriques ;
Capteurs magnétiques montés sur les vérins,
Capteurs pneumatiques à chute de pression.
a) Contrôle/régulation
• Définition : Le contrôle consiste à ajuster les paramètres d'un système pour atteindre un état
ou un comportement désiré. Cela implique l'application de commandes basées sur des
données d'entrée pour diriger le système.
• Exemple : Contrôle de la vitesse d'un moteur électrique.
comparateur
b) La commande
La fonction commande est l'une des composantes essentielles d'un système automatisé. Elle sert à
gérer et à contrôler les actions d'un système en fonction des instructions programmées et des
signaux reçus des capteurs et des interfaces utilisateur.
c) La Supervision 9
La supervision dans les systèmes automatiques est un processus crucial qui permet de surveiller,
contrôler, et gérer les opérations d'un système automatisé en temps réel. Elle offre une vue
d'ensemble du fonctionnement du système, facilite la détection des anomalies, et permet une
intervention rapide en cas de besoin.
Le poste de supervision est équipé d’un logiciel de supervision qui fonctionne généralement sur un
ordinateur en communication, via un réseau local ou distant industriel, avec un ou plusieurs
équipements : Automate Programmable Industriel, ordinateur, carte spécialisée.
Ce système assure aussi un rôle : de gestionnaire d’alarmes, d’événements déclenchés par des
dépassements de seuils (pour attirer l’attention de l’opérateur et d’enregistrement d’historique de
défauts), de temps de fonctionnement (TRS : taux de rendement synthétique), de recettes de
fabrication...
L'objectif principal dans les systèmes automatisés est d'optimiser les processus de production et de
fonctionnement de manière à atteindre une efficacité maximale, tout en garantissant la qualité, la
sécurité, et la fiabilité
a) Amélioration de l'efficacité
L'amélioration de l'efficacité dans les systèmes automatiques est essentielle pour maximiser la
productivité, réduire les coûts et maintenir un haut niveau de qualité.
b) La qualité
10
La gestion de la qualité dans les systèmes automatiques est essentielle pour garantir que les produits
ou services répondent aux normes requises et aux attentes des clients.
c) La sécurité
La sécurité dans les systèmes automatiques est cruciale pour protéger les personnes, les
équipements, et les données. Elle englobe des mesures de protection physique, des protocoles de
sécurité des données, et des systèmes de contrôle pour prévenir les accidents, les erreurs, et les
intrusions.
La réduction des coûts dans les systèmes automatiques est essentielle pour améliorer la rentabilité
et la compétitivité.
I.1.4. Exigence
Les exigences des systèmes automatisés sont des critères fondamentaux qui doivent être respectés
pour garantir que le système fonctionne de manière optimale, sûre et conforme aux besoins de
l'utilisateur final. Voici les principales exigences pour un système automatisé :
a) Fiabilité
b) Précision et Exactitude
• Tolérances : Le système doit maintenir des niveaux élevés de précision dans ses opérations,
particulièrement dans des tâches qui exigent un contrôle fin, comme l'assemblage de
composants ou la mesure.
• Reproductibilité : Les opérations doivent pouvoir être répétées avec la même précision à
chaque cycle de production.
c) Flexibilité
d) Sécurité
• Sécurité des Opérateurs : Le système doit inclure des dispositifs de sécurité pour protéger
les opérateurs contre les risques physiques, comme des barrières de sécurité, des arrêts
d'urgence, et des capteurs de présence.
• Cyber-sécurité : Le système doit être protégé contre les cyberattaques pour assurer 11
l'intégrité des données et éviter toute interruption due à des intrusions malveillantes.
e) Efficacité Énergétique
f) Intégration et Interopérabilité
• Compatibilité avec d'autres Systèmes : Le système automatisé doit pouvoir s'intégrer avec
les autres systèmes de l'entreprise, tels que les systèmes de gestion de la production (MES)
ou les systèmes ERP.
• Standardisation : Utiliser des protocoles et des interfaces standardisés pour assurer une
communication fluide entre les différentes composantes du système.
h) Qualité et Contrôle
i) Réactivité
• Temps de Réponse : Le système doit réagir rapidement aux changements dans les conditions
de production, aux commandes de l'utilisateur, ou aux événements imprévus, minimisant
ainsi les temps d'arrêt ou les pertes de production.
j) Respect de l'Environnement
• Réduction des Déchets : Le système doit être conçu pour minimiser les déchets de
production, soit par l'optimisation des processus, soit par l'utilisation de technologies plus
propres.
• Conformité Réglementaire : Le système doit respecter les normes environnementales
locales et internationales, telles que la gestion des émissions, la consommation d'énergie, et
la gestion des déchets.
12
k) Coût-Efficacité
• Rentabilité : Le système doit être conçu pour offrir un retour sur investissement (ROI) élevé
en termes de réduction des coûts de production, d'amélioration de la qualité, et
d'augmentation de la productivité.
• Coûts d'Opération Minimisés : Réduire les coûts opérationnels grâce à une maintenance
efficace, une consommation d'énergie optimisée, et une gestion des ressources améliorée.
I.1.5. Complexité
Les systèmes automatisés intègrent de nombreux composants comme des capteurs, des actionneurs,
des contrôleurs, et des interfaces utilisateur. Chacun de ces éléments a des fonctions spécifiques et
interagit avec d'autres, ce qui rend le système global complexe.
b) Interactions Multiples :
La complexité provient aussi du nombre d'interactions entre les composants. Ces interactions,
souvent non linéaires, peuvent entraîner des comportements imprévus ou difficiles à modéliser.
c) Automatisation et Informatique :
L'intégration de l'informatique dans les systèmes automatisés a augmenté leur complexité. Les
logiciels de contrôle, les algorithmes d'optimisation, et les systèmes de gestion des données ajoutent
une couche supplémentaire de complexité.
Certains comportements du système ne sont pas entièrement modélisés ou prévus. Cela signifie que
des scénarios d'utilisation imprévus peuvent se produire, nécessitant une intervention humaine ou
une reconfiguration du système.
e) Maintenance et Fiabilité :
Plus un système est complexe, plus il est difficile à maintenir. Les défaillances peuvent survenir dans
des interactions non anticipées, rendant la détection et la correction des erreurs plus ardues.
Il est crucial de concevoir des systèmes qui soient techniquement avancés tout en restant utilisables
par des opérateurs humains. Cela nécessite des interfaces conviviales et une documentation claire.
En technologie Câblée, La majorité des installations industrielles sont constituées par deux types de
circuits: le circuit
de commande et le circuit de puissance
a) Circuit de commande
b) Circuit de puissance
• Disjoncteur 14
C'est un appareil de protection qui comporte deux relais, relais magnétique qui protège contre
les courts circuits et un relais thermique qui protège contre les surcharges.
Figure 9 disjoncteur
• Sectionneur
15
Figure 11. Interrupteur Sectionneur.
• Relais Thermique
Le relais thermique assure la protection du moteur contre les surcharges électriques. Cet
appareil s'échauffe légèrement par le courant du moteur (effet joules sur 3 bilames). Au-delà
d’une valeur préréglée, un contact interne s'ouvre et coupe la bobine du contacteur tripolaire.
• Contacteur
Les blocs auxiliaires temporisés servent à retarder l'action d'un contacteur (lors de la mise
sous tension ou lors de son arrêt). Il contient deux contacts 1NC et 1NO: le premier est
normalement ouvert et le second et normalement fermé. Dans ce type de temporisateur, le
basculement des contacts est retardé par rapport à la mise sous tension de la bobine. La
retombée des contacts est instantanée par rapport à la mise hors tension de la bobine.
Il existe d'autres types de temporisateurs dans ses derniers le basculement des contacts est
instantanée par rapport à la mise hors tension de la bobine.
Cette définition est valable pour les blocs additifs temporisateur de types LA3-D22
(Télémécanique) qui est mécanique, ne s'applique pas pour les relais temporisés au repos
électronique de type RHR. En effet, l'électronique nécessite une alimentation permanente.
Le bloc de contact auxiliaire est un appareil mécanique de connexion qui s'adapte sur les
contacteurs. Il permet d'ajouter de 2 à 4 contacts supplémentaire ou contacteur. Les contacts
sont prévus pour être utilisés dans la partie commande des circuits. Ils ont la même
désignation et repérage dans les schémas que le contacteur sur lequel ils sont installés (KA,
KM...).
17
• Contacteur auxiliaire
Le capteur de fin de course est un capteur qui possède un dispositif mécanique et deux
contacts 1NO et 1NC. Il permet de couper ou établir un circuit lorsqu'il est actionnée par un
mobile
• Fusible
Il comporte un fil conducteur grâce à sa fusion.il interrompe le circuit électrique lorsqu'il est
soumis à une intensité du courant qui dépasse la valeur maximale supportée par le fil.
• Boutons poussoirs
Il en existe deux types : Les boutons poussoirs à fermeture et les boutons poussoirs à
ouverture. Ils servent à ouvrir ou fermer un circuit électrique. Dès qu’on relâche ils
reviennent dans leur position initiale.
Le bouton poussoir est composé de deux parties différentes le corps et la tête. La tête
s'emboite dans le corps grâce à un clip.
Le corps qui par sa référence indiquera si c'est un bouton poussoir NO ou NC.
Principe de fonctionnement
Explication :
Le champ magnétique tournant, produit par l’aimant en rotation, induit dans le disque conducteur en
cuivre des courants de Foucault. Ceux-ci d’après la loi de Lenz doivent s’opposer à la cause qui leur a
donné naissance. Comme les courants induits ne peuvent empêcher la rotation de l’aimant, ils
entraînent le disque en rotation, ce qui diminue le déplacement relatif du champ, mais, en aucun cas,
le disque ne peut atteindre la vitesse du champ sinon il y aurait suppression du phénomène qui est à
l’origine des courants induits.
Détermination du couplage
A partir des indications données par la plaque signalétique et le réseau d’alimentation l’utilisateur
doit coupler adéquatement les enroulements du stator soit en triangle soit en étoile.
➢ Si la plus petite tension de la plaque signalétique du moteur correspond à la tension entre phases
du réseau on adopte couplage triangle .
➢ Si la plus grande tension de la plaque signalétique du moteur correspond à la tension entre phase
du réseau on adopte couplage étoile Y.
e) Démarrage direct
Principe
Dans ce procédé de démarrage, le moteur asynchrone est branché directement au réseau
d’alimentation le démarrage s’effectue en un seul temps. Le courant de démarrage peut atteindre 4
à8
fois le courant nominal du moteur. Le couple de décollage est important, peut atteindre 1,5 fois le
couple nominale.
Démarrage semi-automatique à un seul sens de marche
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans un sens de marche avec un bouton poussoir
S1
et l’arrêter par l’arrêter avec un bouton poussoir S0.
23
Circuit de commande
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation, par un bouton
poussoir
S1 pour le sens 1, par un bouton poussoir S2 pour le sens 2 et un bouton poussoir S0 pour l’arrêt.
Circuit de puissance
Circuit de commande
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation par l’action de deux
boutons poussoirs, S1 pour le sens 1, S2 pour le sens 2. Chaque sens est arrêté par une butée de fin
de
25
Dans ce cas de démarrage, la butée S3 ou S4, une fois actionnée, elle change le sens de marche du
moteur.
Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)
Circuit de commande
i) Démarrage étoile-triangle
Principe
Le démarrage s’effectue en deux temps :
• 1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous une tension réduite en utilisant le
couplage Y. Il est le temps nécessaire pour que la vitesse du moteur atteigne environ 80% de sa
vitesse nominale.
•2ème temps : chaque enroulement du stator est alimenté par sa tension nominale changeant le
couplage au triangle.
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à couplage lors de leur fonctionnement normal.
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé en étoile-triangle dans un sens de rotation par un
bouton poussoir S1 et arrêter par un bouton poussoir S0.
Circuit de puissance
Circuit de commande
30
31
32
m) FONCTIONS LOGIQUES :
Si le mode manu est sélectionné : Le contacteur K est alimenté si une impulsion est donnée sur S3 et
s’il n’y a pas de défaut.
Le mode auto désactive le mode manuel et provoque la mise sous tension de K si le cycle continu
est validé et si une impulsion est donnée sur S3. Les conditions d’arrêt sont les mêmes qu’en mode
manu. Une impulsion sur S1 provoque la mise hors tension de K dans les deux modes.
33
Les automates et les relais logiques remplacent la logique câblée par une logique programmée : Les
câblages deviennent plus simples, plus fiables, modulables…etc. Ils sont d’un prix très abordable.
Principe : Le relais logique « Zelio » possède des entrées (nombre variable en fonction du modèle)
sur lesquelles sont raccordées les BP, inters, capteurs, etc. : variables d’entrées.
34
Entrée physique
Sortie physique
Sortie physique
Les entrées utilisées sont visibles sur le schéma à gauche et sont décrites dans le tableau « entrées
physiques ». La sortie unique Q1 est visible à droite. Entre les entrées et les sorties se « dessine » le
programme de l’application : Un logigramme composé de fonctions NON, ET, OU et d’une bascule RS
(mémoire).
En mode manu : S4 et S3 sont fermés (S3 va être relâché car BP). La bascule voit l’état 1 sur l’entrée
SET : la sortie de B17 = 1. Les entrées I6 et I7 sont raccordées aux contacts NC S1 et K1, donc les
états 1 appliqués aux entrées B19 et B20 sont transformés en 0 par les NOT (NON). B29 (OU) = 0 + 0
= 0 donc sans effet sur le RESET de la bascule : le moteur fonctionne.
Un appui sur l’arrêt S1 provoque le basculement de B19 et de B29 : l’entrée RESET de la bascule se
trouve à 1 et fait basculer sa sortie à 0. Le moteur n’est plus alimenté. On observerait le même
résultat en cas d’ouverture de K1 en cas de défaut de l’installation.
38
L’option est réalisée par la fonction B33 qui teste l’état de K2 et de S4 : en cas de résultat vrai, B33
fait basculer la sortie de B29 à 1 qui provoque le RESET de la bascule et l’arrêt de moteur.
39
Exercice N°3 : réaliser le schéma électrique de l’installation en respectant le cahier des charges :
1. L’appui sur S1 doit allumer la lampe H1 et faire sonner H3. L’appui sur S2 doit allumer la lampe
H2 et faire sonner H3. Dès que l’on relâche le bouton poussoir la sonnerie doit stopper alors
que les voyants H1 et H2 doivent rester allumés de façon à faciliter la localisation de l’appel.
2. Lorsque l’infirmière est intervenue, elle éteint la lampe en appuyant sur le BP RAZ (remise à
zéro) présent dans chaque chambre (BP RAZ 1 et BP RAZ 2)
3. On se servira des relais KA1 et KA2 pour réaliser ce schéma électrique.
Rappel : tous les éléments récepteurs doivent être reliés au commun (ici le neutre) :
40
• Les ENTREES, c'est-à-dire les transferts d'informations de la Partie Opérative vers la Partie
Commande,
• Les SORTIES, transferts d'informations de la Partie Commande vers la Partie Opérative.
C'est un outil graphique puissant, directement exploitable, car c'est aussi un langage pour la plupart
des API existants sur le marché. Lorsque le mot GRAFCET (en lettre capitale) est utilisé, il fait
référence à l'outil de modélisation. Lorsque le mot grafcet est écrit en minuscule, il fait alors
référence à un modèle obtenu à l'aide des règles du GRAFCET. (Exemple : J'ai utilisé le GRAFCET pour
concevoir cette machine, jette un coup d'œil sur le grafcet de sécurité et dit moi ce que tu penses)
Le GRAFCET comprend :
➢ Etapes
41
A chaque étape est associée une action ou plusieurs, c'est à dire un ordre vers la partie opérative ou
vers d'autres grafcets. Mais on peut rencontrer aussi une même action associée à plusieurs étapes ou
une étape vide (sans action).
➢ Transition
Une transition indique la possibilité d'évolution qui existe entre deux étapes et donc la succession de
deux activités dans la partie opérative. Lors de son franchissement, elle va permettre l'évolution du
système. A chaque transition est associée une condition logique appelée réceptivité qui exprime la
condition nécessaire pour passer d'une étape à une autre.
La réceptivité qui est une information d'entrée qui est fournie par :
➢ Liaisons orientées
Elles sont de simples traits verticaux qui relient les étapes aux transitions et les transitions aux
étapes. Elles sont normalement orientées de haut vers le bas. Une flèche est nécessaire dans le cas
contraire.
42
L'action associée à l'étape peut être de 3 types : continue, conditionnelle ou mémorisée. Les actions
peuvent être classées en fonction de leur durée par rapport à celle de l'étape.
• Actions continues :
L'ordre est émis, de façon continue, tant que l'étape, à laquelle il est associé, est active
• Actions conditionnelles :
Une action conditionnelle n'est exécutée que si l'étape associée est active et si la condition associée
est vraie. Elles peuvent être décomposées en 3 cas particuliers :
43
* Action retardée : Type D (delay)
Le temps intervient dans cet ordre conditionnel comme condition logique. L'indication du temps
s'effectue par la notation générale " t / xi / q " dans laquelle "xi" indique l'étape prise comme origine
du temps et "q" est la durée du retard.
Exemple : "t /x6/ 5s" : prendra la valeur logique 1, 5s après la dernière activation de l'étape 6.
➢ Action mémorisée
Le maintien d'un ordre, sur la durée d'activation de plusieurs étapes consécutives, peut également
être obtenu par la mémorisation de l'action, obtenue par l'utilisation d'une fonction auxiliaire
appelée fonction mémoire.
Pour qu'une transition soit validée, il faut que toutes ses étapes amont (immédiatement précédentes
reliées à cette transition) soient actives. Le franchissement d'une transition se produit lorsque la
45
transition est validée, ET seulement si la réceptivité associée est vraie.
Si une étape doit être simultanément désactivée par le franchissement d'une transition aval,
et activée par le franchissement d'une transition amont, alors elle reste active. On évite ainsi
des commandes transitoires (néfastes à la partie opérative).
➢ Notion de Séquence
Une séquence, dans un Grafcet, est une suite d'étapes à exécuter l'une après l'autre. Autrement dit
chaque étape ne possède qu'une seule transition AVAL et une seule transition AMONT.
46
Le saut d'étapes permet de sauter une ou plusieurs étapes lorsque les actions associées sont inutiles
à réaliser, La reprise de séquence (ou boucle) permet de reprendre, une ou plusieurs fois, une
séquence tant qu'une condition n'est pas obtenue.
47
Si les deux conditions a et d sont à 1 simultanément, les étapes 2 et 4 vont devenir actives
simultanément, situation non voulue par le concepteur. Donc elles doivent être des
conditions exclusives
Au contraire de l'aiguillage où ne peut se dérouler qu'une seule activité à la fois, On dit qu'on se
trouve en présence d'un parallélisme structurel, si plusieurs activités indépendantes pouvant se
dérouler en parallèle. Le début d'une divergence en ET et la fin d'une convergence en ET d'un
parallélisme structurel sont représentés par deux traits parallèles.
➢ Règle générale
Pour qu'une étape soit activée il faut que :
49
Le malaxeur étudié est un système utilisé dans des usines de produits agro-alimentaires. Il décrit le
processus de traitement d’un produit liquide assurant le dosage d’une certaine quantité du liquide
pour la porter à une température donnée 0 (°c). Le système est réalisé autour de :
Le mode de marche du système est cycle par cycle. Le début de chaque cycle est commandé par
l'appui sur le bouton poussoir Dcy. Les étapes suivantes sont alors exécutées :
50
Il s’agit d’un système utilisé dans les usines de production des boissons liquides. Il décrit une partie
du processus assurant les fonctions de remplissage et de bouchage des bouteilles. Le système est
réalisé autour de :
• Un tapis roulant permettant le déplacement des bouteilles.
• Un poste de remplissage P1 commandé par l’électrovanne EV.
• Un poste de bouchage P2 commandé par un vérin presseur V à double effet.
L’automatisme industriel est l’utilisation de la technologie et des machines pour accomplir des tâches
dans une usine ou un autre environnement industriel.
Il peut s’agir de tâches telles que l’assemblage de produits, l’emballage d’articles et la réalisation de
contrôles de qualité.
L’automatisation est utilisée dans les usines depuis des siècles, mais le terme « automatisme
industriel » n’est apparu qu’au début du 20ème siècle.
51
• les API/PLC, qui permettent de controler les machines et les procéssus industriels.
• les capteurs intélligents qui permettent une automatisation plus avancées des
procéssus
• Les robots industriels qui sont des machines programmable qui peuvent éffectuer des
taches répétitives ou dangeureuses pour les humains
• Les systèmes SCADA (système de contrôle et d`acquisition des données) qui sont
utilises pour surveiller et controler les processus industriels
• Les interfaces Homme machine qui permettent au opérateurs d`interagir avec les
systèmes automatisés. Il peut s`agir des taches tel que le démarrage et l`arret de
processus, le reglage des paramettres et la visualiation des données.
Allant d’un simple convoyeur à courroie à des robots soudeurs dotés d’intelligence artificielle, il est
important de comprendre que les systèmes automatisés peuvent prendre une multitude de formes.
Il existe donc différents types d’automatisation :
systèmes d’automatisation fixes sont conçus pour exécuter une seule tâche répétitive sans faille
pendant une longue période. Une fois mis en place, ces systèmes peuvent nécessiter d’importantes
Idéaux pour les processus de production uniformes à grand volume, les systèmes d’automatisation
fixes excellent dans l’exécution de tâches monotones.
Les systèmes d’automatisation programmables sont conçus pour exécuter une tâche spécifique
jusqu’à ce qu’une condition prédéfinie déclenche le passage à une autre tâche. Ce type
d’automatisation est particulièrement utile pour les opérations dont les tâches peuvent changer dans
un cadre bien défini.
Bien que ces systèmes offrent une certaine souplesse de reprogrammation pour des tâches
différentes, la modification de leur programmation peut entraîner des temps d’arrêt considérables.
Automatisation flexible : 52
Les systèmes d’automatisation flexibles peuvent alterner entre les tâches, à l’instar de
l’automatisation programmable. Cependant, ces systèmes ont l’avantage supplémentaire de
s’autocontrôler et d’ajuster leurs opérations en fonction des conditions mesurées.
Les systèmes de contrôle intelligents, qui peuvent exécuter plusieurs tâches simultanément sur la
base d’entrées provenant d’humains et/ou d’autres systèmes, sont de bons exemples
d’automatisation flexible.
Automatisation intégrée
Les systèmes d’automatisation intégrés sont constitués de divers composants mis en réseau pour
fonctionner collectivement. Ils peuvent incorporer tous les types d’automatisation mentionnés
précédemment – fixes, programmables ou flexibles – dans un système plus large et cohésif.
Une entreprise d’automatisation qui correspond à tous ces critères sera non seulement en mesure
de livrer à son client une solution fiable et efficace qui répond à ses besoins particuliers, mais aussi
de le faire en respectant le budget et les échéanciers. Voici pourquoi :
Expertise et réputation
Il est important de rechercher un fournisseur qui possède une expérience éprouvée dans le domaine
de l’automatisation industrielle et qui démontre une expertise dans la mise en œuvre de solutions
adaptées au secteur d’activité du client.
Autrement dit, faire affaire avec une compagnie qui a réalisé des projets semblables permet
d’éliminer l’inconnu et assure une meilleure compréhension des contraintes et enjeux particuliers.
Il convient d’évaluer la gamme de services proposés par chaque fournisseur potentiel. En effet, plus
une entreprise possède de cordes à son arc, plus elle pourra limiter le nombre d’intervenants. Cela
favorise la cohésion et une coordination optimale.
Innovation et évolutivité
53
Il faut choisir un fournisseur qui n’hésite pas à investir dans l’innovation afin de pouvoir développer
des stratégies mettant de l’avant les dernières technologies. C’est une des clés pour se démarquer de
ses compétiteurs.
Il faut aussi qu’il présente des solutions évolutives pour répondre aux besoins futurs de ses clients.
Ainsi, il sera envisageable d’intégrer de nouvelles fonctionnalités au fur et à mesure que les objectifs
changent.
Fiabilité et qualité
La qualité des composantes mécaniques, informatiques, etc., exerce une grande influence sur le
niveau de fiabilité des machines. Même chose pour la qualité du travail de ceux qui les conçoivent et
fabriquent et installent.
Il est donc recommandé de rechercher des fournisseurs qui travaillent avec des produits de qualité.
Conformité
Il est essentiel de vérifier que les produits et les solutions proposés par le fournisseur sont conformes
aux normes et aux réglementations qui visent le client, notamment en matière de sécurité et de
qualité.
Service après-vente
Une bonne assistance technique est cruciale pour résoudre rapidement les problèmes et assurer un
fonctionnement continu des systèmes automatisés. Il est nécessaire de vérifier si le fournisseur offre
un service client professionnel et réactif.
• Pneumatiques :
o Utilisent l'air comprimé comme source d'énergie.
o Les vérins et les actionneurs pneumatiques convertissent l'air comprimé en
mouvement mécanique.
o Les vannes pneumatiques dirigent le flux d'air pour contrôler les mouvements des
vérins.
• Électriques :
o Utilisent l'électricité comme source d'énergie.
o Les moteurs électriques, servomoteurs, et actionneurs convertissent l'énergie
électrique en mouvement mécanique. 54
o Les relais, contacteurs, et automates contrôlent les circuits électriques pour gérer les
équipements.
b) Avantages et Inconvénients
• Pneumatiques :
o Avantages :
▪ Simplicité et robustesse.
▪ Moins coûteux en termes de maintenance.
▪ Moins de risques d'accidents électriques.
o Inconvénients :
▪ Moins de précision et de contrôle fin par rapport aux systèmes électriques.
▪ Efficacité énergétique généralement inférieure en raison des pertes d'air
comprimé.
▪ Nécessité d'un compresseur pour fournir de l'air comprimé.
• Électriques :
o Avantages :
▪ Haute précision et contrôle fin du mouvement.
▪ Efficacité énergétique plus élevée, avec des systèmes comme les moteurs à
courant variable.
▪ Flexibilité dans la programmation et l'automatisation via des API et des
HMIs.
o Inconvénients :
▪ Coût de maintenance potentiellement plus élevé.
▪ Risques électriques qui nécessitent des mesures de sécurité appropriées.
c) Composants Pneumatiques
Les composants pneumatiques utilisent l'air comprimé pour réaliser des mouvements ou des actions.
Voici les principaux :
VERINS PNEUMATIQUE
55
Orifices/positions :
Le repérage de la fonction (3/2, 4/2, 5/3...) est traduit par deux chiffres :
- le premier correspond au nombre d’orifices ; (Sans tenir compte des orifices de pilotage) -
le second au nombre de positions. ex. : 3/2 = 3 orifices
Ecoulement du fluide : Les flèches dans les cases indiquent le sens de passage du fluide.
DISTRIBUTEURS PNEUMATIQUE
COMMANDES
ACCESSOIRES
Les composants électriques, quant à eux, utilisent l'électricité pour le contrôle et l'automatisation.
Voici les principaux :
59
MACHINE
60
L'intégration des systèmes pneumatiques et électriques permet de bénéficier des avantages des
deux technologies :
f) Application
• Pneumatiques :
o Applications :
Distributeur electropneumatique
Exercice d`application
63
• 1S0, 1S1 et 2S1 sont des capteurs qui détectent la position des vérins (1S1 et 2S1 pour les
vérins sortis et 1S0 pour le vérin 1C rentré)
• Le schéma est dessiné dans sa position de repos, hors fonctionnement (sans alimentation en
électricité ni en air comprimé)
6. Dans sa position de départ, quand on alimente en énergie (électricité et air comprimé), quel est
l'état (0 ou 1 c'est à dire activé ou inactivé) des 3 capteurs 1S0, 1S1 et 2S1
64
7. On appuie sur S1 : décrivez, en détail, ce qui va se passer au niveau de chaque élément du montage
(distributeurs, vérins, relais, ...)
1. Définition et Concepts
Automate Industriel
Un automate industriel est un dispositif électronique conçu pour automatiser des processus
industriels ou des opérations en remplaçant les méthodes manuelles ou les systèmes de commande
traditionnels basés sur relais. Il est capable de recevoir des signaux de divers capteurs, de traiter ces
signaux en fonction d'un programme prédéfini, et de contrôler des dispositifs tels que des moteurs,
des vérins ou des électrovannes.
Technologie Programmée
Un Automate Programmable Industriel (API) est un dispositif central dans les systèmes
d'automatisation programmée. Il est conçu pour exécuter des programmes de contrôle qui
automatisent des tâches spécifiques dans des environnements industriels.
65
b. Architecture de l'API
c. Langages de Programmation
1. Flexibilité :
o Adaptabilité : Les programmes peuvent être modifiés pour s'adapter à de nouveaux
besoins ou à des changements dans les processus sans modifications physiques du
système.
2. Réduction des Coûts :
o Moins de câblage : Réduit la nécessité d'un câblage complexe grâce à la
centralisation du contrôle.
3. Précision et Fiabilité :
o Contrôle précis : Offre une gestion précise des opérations grâce à la programmation.
4. Facilité de Maintenance :
o Diagnostics et modifications : Les problèmes peuvent être diagnostiqués facilement
et les programmes peuvent être ajustés à distance.
4.Langage LADDER
Ladder ou schéma à contacts est un langage graphique pour programmer les Automates
Programmables Industriels. Il ressemble aux schémas électriques, et est facilement
compréhensible.
Principe 67
Un programme Ladder se lit de haut en bas et l'évaluation des valeurs se fait de gauche à droite.
Les valeurs correspondent en fait, si on le compare à un schéma électrique, à la présence ou non
d'un potentiel électrique à chaque nœud de connexion. Le Ladder est basé sur le principe d’une
alimentation en tension représentée par deux traits verticaux reliée horizontalement par des
bobines, des contacts et des blocs fonctionnels, d'où le nom 'Ladder' (échelle).
• Les entrées (ou contact), qui permettent de lire la valeur d'une variable booléenne ;
• Les sorties (ou bobines) qui permettent d'écrire la valeur d'une variable booléenne ;
• Les blocs fonctionnels qui permettent de réaliser des fonctions avancées.
Comme dit précédemment, les fonctions logiques sont dérivées de leurs réalisations électriques.
Donc chaque fonction logique (AND, OR, XOR, NAND, NOR, NOT) a une représentation qui
correspond à son équivalent électrique.
68
Exemple de lecture
Dans ce réseau, si A OU B est actionné ET si F n'est pas actionné, la sortie S est active ; soit S =
(A+B)./F
S : = (A + B) . (/F) ; Le signe "/F" signifie l'inversion de l'entrée "F", cela se prononce "F barre".
Les principales instructions avec lesquelles on peut programmer aisément se résument dans ce
tableau :
- Temporisateur
TON : retard à
l’enclenchement
Q : Sortie temporisateur
% TM : label du
temporisateur.
S : Entrée de présélection.
Cu : Entrée incrémentation
sur front.
70
CD : Entrée décrémentation
E : Bit sortie débordement D : Bit sortie sur front
présélection atteinte
%Dri
R : Remise à zéro
71
1.https://www.slideshare.net/omarbllaouhamou1/sap-miseenoeuvre
2.http://eleectrotechnique.fr/wp-content/uploads/2012/02/R%C3%A9seaux-logique-
automatisme2.pdf
3.https://www.technologuepro.com/cours-automate-programmable-industriel/Cours-Grafcet-
notions-de-base.htm
4.https://omnifab.ca/automatisation-industrielle-c-est-quoi/
5.https://sti2d.ecolelamache.org/partie_3le_schma_lectrique.html
72