Module 2
Module 2
p. 58
6.2 DEFINITION DU MOMENT D’UNE FORCE
Lorsqu'on serre un écrou, lorsqu'on visse un tire-bouchon, lorsqu'on agit sur le volant d'une voiture, le solide en question tend à tourner
sur lui-même; il subit un mouvement de rotation.
À la tendance d'une force à déplacer le corps selon la direction de sa ligne d'action, il faut donc ajouter l'autre tendance d'une force
qui cherche à mettre le corps en rotation autour d'un axe. Cet axe peut être une ligne quelconque qui ne rencontre pas la ligne d'action
de cette force et qui ne lui est pas parallèle. La tendance que possède une force à imprimer une rotation porte le nom de moment
de cette force. On définira le moment comme la capacité que possède une force de mettre le corps étudié en rotation autour d’un axe donné.
L'entre-distance d de la force à l'axe s'appelle le bras de levier de la force, c’est la distance entre la ligne d’action de la force et le
pôle, point autour duquel on tourne; donc, une force F a un moment nul si sa ligne d'action contient le pôle A puisque dans ce cas,
d=0
Une technique très simple permet de déterminer le sens de rotation concret du moement d’une force:
Cas où M = 0 :
Si F //55 d.
Une porte ne peut pas s’ouvrir si on pousse parallèlement à la porte.
La réponse attendue dans les tests sur l’UV est donc bien : - 400 N*m
On peut donc écrire que l'intensité du moment en fonction de la distance entre le pôle
P et le point d'application de la force M F/P = F . AP . sinα puisque, comme le montre le
schéma ci-contre, si on déplace le point d'application de P à P',
M = F . d = F . AP . sin α = F . AP' . sin α'
Nous avons que cette intensité du moment rendra compte de la tendance à la rotation
autour d'un axe, donc d'une direction. Une Intensité combinée à une direction. Nous
pouvons donc dire qu'un moment a les dimensions d'un vecteur!
Lorsque nous sommons des vecteurs moments ayant le même pôle, ceux-ci étant portés par le même axe z perpendiculaire au plan,
ils sont également portés par le même vecteur unitaire k. Sommer ces moments (vecteurs) revient donc, comme vu précédemment à
sommer des vecteurs colinéaires, et donc a sommer leurs composantes (scalaires)
Ces composantes porteront par convention un signe. La convention de signe retenue est celle liée au sens et à la définition de k (via
la règle de la main droite). Nous pourrons dès lors réduire un moment à ses points d’application, sens et intensité, en ayant
bien en tête que ce sens correspond à celui du vecteur unitaire k perpendiculaire au plan et sortant de celui-ci.
L'utilisation en tout temps dans un problème de la même convention de signe est primordiale quand on somme les composantes des
moments. Par contre, quand nous voudrons représenter le sens physique (réel) du moment, nous rendrons compte du sens réel du
moment et de sont intensité.
" Le moment d'une force par rapport à un point est égal à la somme des moments des forces qui la composent, par rapport
au même point."
Ou
"Le moment par rapport à un point O de la résultante des forces F1, F2,…, Fn , est égal à la résultante des moments, par
rapport à O, des F1, F2,…, Fn "
Sur base de la décomposition de F en ses composantes Fx et Fy et de ce théorème, nous pouvons donc dire que:
Avec
MFx,O = - Fx . bras de levier de Fx par rapport à O, c'est-à-dire y
MFy,O = + Fy . bras de levier de Fy par rapport à O, c'est-à-dire x
dont la somme vaut: Mo = – [Link] + [Link]
Dans le calcul du moment d'une force par rapport à un point donné, la préférence à accorder à l’une de ces deux méthodes de
détermination : via la détermination du bras de levier, ou via la méthode des composantes, dépendra grandement de la façon de
spécifier la géométrie du problème:
§ Si la distance perpendiculaire entre la ligne d'action de la force et pôle est connue ou se déduit sans difficulté, alors la démarche
scalaire doit être privilégiée.
§ Au contraire, si le bras de levier est diffcile à obtenir, alors c'est la méthode des composantes qu'il faudra choisir.
57 Notez bien ici encore la distinction entre M et M suivant les définition des intensité et composante, p.23
p. 61
En conclusion, quand une force est appliquée sur un corps, deux grandeurs de natures différentes apparaissent:
§ la translation d'ensemble,
§ la rotation d'ensemble.
Vu leur nature différente, forces et moments ne peuvent se combiner (écrire F+ M n'a pas de sens).
Solution I
Le bras de levier de la force de 600 N est d = 4 cos 40° + 2 sin 40° = 4,35 m
Le sens58 de la force de 600 N indique que le moment par rapport au point 0 est dans
le sens horaire et que la grandeur de ce moment est M0 = 600(4,35) = 2610 N.m
Solution II
Remplaçons la force par ses composantes rectangulaires 59 en A dont les intensités
valent : F1 = 600 cos 40° = 460 N, F2 = 600 sin 40° = 386 N
Le moment par rapport au point O a la grandeur suivante: M0 = 460(4) + 386(2)
= 2610 N.m
Solution III
D'après le principe du glissement, déplaçons la force de 600 N selon sa ligne d'action
jusqu'au point B, ce qui élimine le moment de la composante F2. Le bras de levier de
F1 devient:
d1 = 4 + 2tan40° = 5,68m ce qui donne comme moment par rapport au point O
Mo = 460(5,68) = 2610 N.m
Solution IV
Faisons glisser60 la force jusqu'au point C afin d'éliminer le moment de la composante
F1. Le bras de levier de F2 est
d2 = 2 + 4 cot 40° = 6,77 m d'où le moment par rapport au point O résulte
Mo = 386(6,77) = 2610 N.m
58 Les relations géométriques dans ce problème et dans les problèmes semblables sont évidentes si le croquis est précis
59 Cette marche à suivre est souvent la plus rapide
60 Le fait que les points S et C ne soient pas sur le corps même ne crée aucune diffi¬culté, puisque le calcul mathématique du moment d'une force n'oblige pas la force
à se trouver sur le corps.
p. 62
[Link] Exercice résolu 1 « Moement résultant de F1 et F2»
Déterminer l’intensité et le sens de rotation du moment des forces F1 et F2 au point O, sachant que :
F1 = 100 N
F2 = 200 N
d1 = 3 m
d2 = 2 m
α = 30°
β = 60°
Mo = Mo(F1) + Mo(F2)
ó 0 = 300 N*m - 2 F2
ó 2 F2 = 300 N*m
300 N*m
ó F2 =
2m
p. 63
ó F2 = 150 N
Etape 1 : Cette fois-ci la force F n’est plus ┴ bras de levier d. Pour retourner à un système pareil, il faut décomposer la force F suivant
ses composantes Fx et Fy
Fx est dans le prolongement de d.
Fy ┴ d.
On obtient ainsi un système composé de 2 forces (Fx et Fy) qui provoquent chacune un moment. Selon le théorème de Varignon la
somme des 2 moments = le moment que provoque la force F.
Etape 1 : Tout comme la force F, le bras de levier d peut être décomposé suivant ses composantes scalaires dx et dy
dx = d cos α
ó dx = 3 cos 30°
ó dx = 2,598 m
dy = d sin α
ó dy = 3 sin 30°
ó dy = 1,5 m
F3y = F3 cos α
ó F3y = F3 cos 30°
ó F3y = 0,866 F3
On additionne tous les moments non nuls ensemble pour détermine l’intensité de la force F3. L’énoncé indique que le moment total
est nul.
300 N*m
ó F3 =
2m
ó F3 = 150 N
p. 66
Etape 2 : Déterminer le moment de la force F au point O.
En faisant glisser la composante Fx le long de son axe, Fx ┴ 2. Ce qui provoque un moment qui tourne dans un sens horlogique
négatif.
En faisant glisser la composante Fy le long de son axe, Fy ┴ 3. Ce qui provoque un moment qui tourne dans un sens anti-horlogique
positif.
______________________________________________________________________________
Une force F est appliquée perpendiculairement à l’extrémité d’une clé pour serrer un boulon
positionné au point A.
Déterminer l’intensité et le sens de rotation du moment provoqué par la force F par rapport au
centre O de la roue, sachant que :
F = 80 daN
a = 50 cm
b = 7 cm
α = 30°
61
La distance entre la composante Fx et le point O.
p. 68
6.6 COUPLE DE FORCES
Deux forces égales, parallèles et de sens opposés constituent un couple de forces. Les couples possèdent des caractéristiques
uniques et interviennent dans des applications importantes de la mécanique.
Soit l'action des deux forces égales et opposées, ayant entre elles une distance d et agissant sur un corps. Que nous montre
l'expérience? L'action de ces deux forces met le corps en rotation mais aucune translation n'est observée.
L'expérience montrant qu'aucune translation ne résulte de l'application d'un couple de forces, on peut aussi dire que tout moment
extérieur appliqué à un corps aura le même effet en tout point.
Pour donner une illustration pratique, c'est exactement ce qui se passe lorsque, des deux mains,
on agit sur un volant dans le but de le faire tourner. Le couple permet aussi de représenter un
moment quelconque par deux forces
Si on résume :
• De même direction.
• De même intensité.
• De sens opposés.
Le couple de forces provoque un effet de rotation (un moment) dont le bras de levier d est la distance entre les 2 forces F.
C=F*d
Tout comme pour un moment, le signe d’un couple de forces dépend uniquement de son sens de
rotation :
p. 69
6.6.1 Exercice résolus
[Link] Exercice 1
L'élément de structure rigide est soumis à un couple formé de deux forces de 100 N. Remplacez
ce couple par un couple équivalent constitué de deux forces P et -P, chacune valant 400 N.
Déterminez l'angle θ. L'unité de mesure est le mm.
Solution
Le sens du couple original est antihoraire quand on regarde le plan des forces d'en haut, et sa
grandeur est donnée par M = [Link] = 100(0,1) = 10 N.m
Les forces P et -P produisent un couple antihoraire
M = 400(0,040) cos θ
[Link] Exercice 2
Déterminer l’intensité et le sens de rotation du moment provoqué par le couple de forces, par
rapport au point O, sachant que :
F = 100 N
a=2m
b=4m
C = - (F) (b)
ó C = - (100 N) (4 m)
ó C = - 400 N*m
62 Comme les deux couples sont des vecteurs libres parallèles, les seules dimensions importantes sont celles qui déterminent les distances perpendiculaires entre les
forces des couples.
p. 70
[Link] Exercice 4
Déterminer l’intensité et le sens de rotation du moment provoqué par le couple de forces, sachant que :
F = 100 N
a=3m
b=4m
α = 45°
• ┴ 2 forces F.
• Passant par un point connu : le point O.
• De côtés a et c et d’angle α.
• De côtés b et d et d’angle α.
c
sin α =
a
c
ó sin 45° =
3m
ó c = 3 sin 45°
ó c = 2,121 m
d
sin α =
b
d
ó sin 45° =
4m
ó d = 4 sin 45°
ó d = 2,828 m
e=c+d
ó e = 2,121 m + 2,828 m
ó e = 4,949 m
p. 71
Etape 5 : Déterminer le sens de rotation du couple de forces.
Le moment tourne dans un sens anti-horlogique positif.
C = (F) (e)
ó C = (100 N) (4,949 m)
ó C = 494,4 N*m
• Le couple de forces F.
• Le poids P.
• Les bras de levier a et b.
Pour que le système reste à l’équilibre, le moment provoqué par le poids P = le moment provoqué par le couple de forces F. Dans ce
type d’équation, il est évident que les 2 moments tournent dans des sens opposés (vu qu’ils doivent s’annuler). Il est donc inutile de
chercher le signe des moments. On considère que les 2 moments sont positifs.
M(P) = M(F)
63
On peut noter que le poids d’un objet s’applique, en général, en son centre.
p. 72
6.7 EXERCICES À RÉSOUDRE
15. Une force de 200 N est appliquée à l'extrémité de la clé afin de serrer un des
boulons de jante qui retient la roue sur le moyeu. Pour la position de clé illustrée,
déterminez le moment de cette force par rapport au centre O de la roue.
16. Calculez le moment MA de la force de 200 N par rapport au point A en utilisant trois
méthodes.
p. 73
17. La région lombaire inférieure A de la colonne vertébrale est la plus fragile en raison
de la résistance qu'elle oppose à une flexion excessive causée par le moment de la
force F par rapport à A. Pour des valeurs données de F, b et h, trouvez l'angle θ qui
sollicite la colonne en flexion le plus durement.
19. La tête d'un mât est soumise aux deux forces représentées.
Déterminez la grandeur de T pour laquelle le mât ne subit aucune flexion (moment nul)
au point O.
21. Chaque hélice du bateau à hélices jumelles développe une poussée pleine vitesse
de 300 kN. Lors de la manœuvre du bateau, une hélice tourne à plein régime vers
l'avant et l'autre vers l'arrière. Quelle poussée P chaque remorqueur doit-il appliquer
sur le bateau pour empêcher l'effet de rotation imprimé par les hélices ?
p. 74
7 RESULTANTE D’UNE FORCE RÉPARTIE
Pour traiter une charge répartie, nous ne disposons d'aucun outil. Nous allons donc
devoir, le plus précisément possible, assimiler une charge répartie à un faisceau de
forces ponctuelles parallèles.
x
0 L Partageons l'élément de longueur L sur lequel s'applique w [N/m] en une infinité de
petits segments de longueur dx [m]. Nous dirons que la charge ponctuelle
w=f(x)
y correspondant à la charge répartie w s'appliquant sur dx vaut [Link] [N]
Nous avons à présent un système d'un nombre infini de forces ponctuelles parallèles.
w(xi)
Grâce à ce que nous venons de voir au point 0, nous pouvons donc calculer l'intensité
w(x1)
et la position de sa résultante!
Cette somme infinie revient à chercher l'intégrale de w(x), càd, l'aire sous la courbe de
w, de 0 à L! 67
y ¥ L
Donc, R = å w(x i ).dx = ò [Link]
w(xi).dx
i =1
w(x1).dx
x
0 r
64 On aurait pu choisir le point A sur le support de F1 pour simplifier les calculs (b = 0).
65 Voir point 5.3.1, p. 25
66 Dans le cadre de ce cours, nous étudierons principalement les cas où elles sont constantes ou linéairement variables.
67 Voir le rappel mathématique sur les intégrales en annexe, au point 35.3, p.4
p. 75
7.2.1 Cas courants de charges réparties
A l’inverse d’une force qui s’applique sur un point ponctuel, une charge répartie est une série de forces parallèles qui s’appliquent sur
une longueur donnée.
La figure ci-dessous illustre les trois situations de charge répartie les plus courantes et les résultantes correspondantes.
Nous avons constaté au point précédent que la charge résultante R est représentée par l'aire donnée par le produit de la grandeur w
(force par unité de longueur) par la longueur L sur laquelle cette force est répartie. Les premiers cas reviendront régulièrement dans
les chapitres suivants, ayez-les présent à l'esprit.
Dans la situation c), l'aire trapézoïdale est fractionnée en une zone rectangulaire et une zone triangulaire, et les résultantes
correspondantes R1 et R2 de ces zones sont calculées séparément. Généralement, la détermination d'une résultante unique n'est pas
une nécessité.
0 0
L L êë 2 úû 0 L 2 2
En appliquant Varignon, on a maintenant:
L
r .R = ò [Link]
y 0
Donc,
L
w(L) ⎡ x 3 ⎤ w(L) L3 w(L)⋅L2
L L L
w(L)⋅L w(L) w(L) 2
= ∫ [Link] = ∫ x ⋅
L ∫0
r. ⋅x ⋅dx = x ⋅dx = ⎢ ⎥ = ⋅ =
2 L L ⎣ 3 ⎦0 L 3 3
R
0 0
Donc,
w(L) × L w(L) × L²
x r. =
2 3
0 r = 2L/3 L
Donc,
2L
r=
3
Ceci signifie que la résultante d’une charge répartie triangulaire sera positionnée au
deux tiers de sa longueur d’application (à partir du point où sa valeur est nulle).
Souvent méprisées, les unités sont pourtant un parfait moyen de retrouver les formules :
Newton
La charge q [ ]
Mètre
La résultante R [ Newton ]
La longueur L [ Mètre ]
Newton
R [ Newton ] = q [ ] * L [ Mètre ]
Mètre
La charge « plate » étant uniforme, sa résultante se situe donc au milieu de la charge.
L
d=
2
Afin de mieux comprendre comment déterminer la résultante d’une charge « non plate », on considère la charge « plate » comme un
rectangle :
La charge q = la hauteur
La longueur L = la base
En appliquant la formule ci-dessus, on se rend compte que la résultante d’une charge n’est autre que l’aire de la forme que prend la
charge répartie.
Si on reprend le principe de l’aire, la résultante d’une charge « en triangle » vaut la moitié d’une charge « plate ».
Il faut toutefois admettre comme établi que la résultante se situe :
Au 1/3 de la longueur de la charge par rapport à sa grande hauteur (point A).
Du coup, au 2/3 de la longueur de la charge par rapport à sa petite hauteur (point B).
2*L
dB =
3
Etape 1 : Déterminer l’intensité de la résultante.
(2 N/m) (6 m)
R=
2
óR=6N
p. 77
Etape 3 : Déterminer la distance de la résultante par rapport au point B.
(2) (6 m)
dB =
3
ó dB = 4 m
L 2*L
Selon la question et la distance recherchée (par rapport au point A ou B), il faudra savoir si on a besoin du ou du
3 3
Pour déterminer la résultante de la charge répartie, il faut la considérer comme 2 charges « plates » et 2 charges « triangles ».
Etape 1 : Déterminer l’intensité et la position par rapport au point O de la résultante de la charge « en triangle » gauche.
q1 = 3 N/m - 2 N/m
ó q1 = 1 N/m
(1 N/m) (3 m)
R1 =
2
ó R1 = 1,5 N
(2) (3 m)
d1 =
3
ó d1 = 2 m
Etape 2 : Déterminer l’intensité et la position par rapport au point O de la résultante de la charge « en triangle » droite.
q2 = 3 N/m – 1 N/m
ó q2 = 2 N/m
(2 N/m) (3 m)
R2 =
2
ó R2 = 3 N
Pour trouver la position de la résultante par rapport au point O, on doit additionner les 3 premiers mètres (qui séparent le début de la
charge du point O) et le 1/3 de la longueur de la charge (qui sépare la résultante du début de la charge).
3m
d2 = 3 m +
3
ó d2 = 3 m + 1 m
ó d2 = 4 m
Etape 3 : Déterminer l’intensité et la position par rapport au point O de la résultante de la charge « plate » gauche.
q3 = qA = 2 N/m
R3 = (2 N/m) (3 m)
ó R3 = 6 N
3m
d3 =
2
ó d3 = 1,5 m
Etape 4 : Déterminer l’intensité et la position par rapport au point O de la résultante de la charge « plate » droite.
q4 = qC = 1 N/m
R4 = (1 N/m) (3 m)
ó R4 = 3 N
3m
d4 = 3 m +
2
ó d4 = 3 m + 1,5 m
ó d4 = 4,5 m
p. 78
Etape 5 : Déterminer l’intensité de la résultante.
R = R1 + R2 + R3 + R4
ó R = 1,5 N + 3 N + 6 N + 3 N
ó R = 13,5 N
Etape 6 : Utiliser le théorème de Varignon pour trouver la position par rapport au point O de la résultante.
(R) (d) = (R1) (d1) + (R2) (d2) + (R3) (d3) + (R4) (d4)
ó (13,5) (d) = (1,5) (2) + (3) (4) + (6) (1,5) + (3) (4,5)
3 N*m + 12 N*m + 9 N*m + 13,5 N*m
ód=
13,5 N
37,5 N*m
ód=
13,5 N
ó d = 2,8 m
Solution.
L'aire qui représente la répartition de la charge peut être divisée en une zone
rectangulaire et en une zone triangulaire, comme on peut le voir. Les charges
concentrées équivalentes sont obtenues en mesurant ces aires. Les points
d'application de ces charges concentrées sont donc situés à la moitié et au tiers des
côtés horizontaux de ces aires respectives.
16800
5,88
p. 79
[Link] Exercice résolu 6
Déterminez la résultante de la force répartie sur la poutre encastrée aux
caractéristiques ci-contre.
2024 Solution
Sachant que si x = 0, alors w = 1000 N/m
Et que si x = 8, alors w = 2024 N/m,
On déduit que w0 = 1 000 N/m et k = 2 N/m4. 69
r ⋅R = ∫ x ⋅ w dx
45115,5
donc, r = = 4,49m
10048
L'une des forces les plus fréquentes est le poids, due à l'attraction gravitationnelle.
Cette force a un impact sur toutes les masses élémentaires d'un corps, sur tous les
points du corps et, par conséquent, est répartie dans son volume.
Quand l'emplacement du centre de masse n'est pas évident, sa position doit être
calculée ou déterminée expérimentalement.
Dans cette première partie du cours, nous avons exposé les propriétés des forces, des moments et des couples, ainsi que les façons
appropriées de représenter leurs effets. La maîtrise de cette matière est absolument essentielle à l'étude de l'équilibre que nous
aborderons dans les chapitres suivants. Plusieurs difficultés regardant la mise en pratique des principes de l'équilibre ont leur source
dans l'incapacité à respecter et à appliquer correctement les marches à suivre expliquées dans cette partie. Pour cette raison, l'étudiant
devra revenir y s'il éprouve des difficultés, afin de s'assurer qu'il maîtrise bien les forces, les moments et les vecteurs.
Pour travailler correctement avec les forces, il convient de prendre en considération toutes les propriétés reliées à la nature vectorielle
de ces dernières. Pour les situations où la direction d'une force est indiquée par un ou plusieurs angles ou par deux points, nous avons
élaboré une méthode qui permet d'exprimer la force en fonction de ses composantes rectangulaires. En outre, nous sommes en
mesure de composer deux ou plusieurs forces concourantes pour trouver leur force résultante équivalente, et nous avons appris à
procéder à l'inverse et à décomposer une force en ses composantes suivant des directions quelconques (obliques).
La tendance d'une force à mettre en rotation ou à faire tourner un corps autour d'un axe a été prise en compte par la notion de moment
; nous avons démontré que le moment était un vecteur. Nous avons constaté que l'on pouvait fréquemment calculer le moment d'une
force en additionnant les moments de ses composantes.
Un couple a été défini comme le moment total de deux forces égales, de sens opposés et parallèles. La seule et unique propriété d'un
couple consiste à produire une torsion ou une rotation pure, quelle que soit la position de ces forces.
Pour trouver la résultante d'une force répartie, nous avons d'abord multiplié la grandeur de la force par l'élément de longueur. Ensuite
pour obtenir la résultante, nous avons fait la somme (intégration) de toutes les forces élémentaires intervenant dans le domaine étudié.
Pour localiser la ligne d'action de la résultante, nous avons appliqué le théorème de Varignon. Dans cette étape, nous avons égalé la
somme des moments de toutes les forces élémentaires par rapport à un axe commode au moment de la résultante par rapport au
même axe. Ensuite, nous avons déterminé le bras de levier inconnu de la résultante.
p. 81