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Exercice 1: Universit e Montpellier II Ann Ee Universitaire 2012-2013 L3 Math Ematiques, GLMA501

Le document présente une série d'exercices sur l'algèbre générale, en particulier sur les groupes et leurs propriétés. Les exercices incluent des vérifications de sous-groupes, des isomorphismes, des applications exponentielles, et des propriétés des groupes cycliques et symétriques. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux en théorie des groupes, tels que les intersections, les unions, et les générateurs.
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Exercice 1: Universit e Montpellier II Ann Ee Universitaire 2012-2013 L3 Math Ematiques, GLMA501

Le document présente une série d'exercices sur l'algèbre générale, en particulier sur les groupes et leurs propriétés. Les exercices incluent des vérifications de sous-groupes, des isomorphismes, des applications exponentielles, et des propriétés des groupes cycliques et symétriques. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux en théorie des groupes, tels que les intersections, les unions, et les générateurs.
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Université Montpellier II Année universitaire 2012-2013

L3 Mathématiques, GLMA501

Algèbre générale
Exercices sur les groupes

Exemples et généralités :

Exercice 1 Parmi les paires (G, ·) ci-dessous, déterminer celles qui sont des groupes :
1. G = R, x · y = x + y − 3;
2. G = R, x · y = x − y + 5;
3. G = R, x · y = xy 2 ;
x+y
4. G =] − 1, 1[, x · y = xy+1 ;

Exercice 2 Soient G = {a + ib | a, b ∈ Z}, et H = {(1 + i)(a + ib) | a, b ∈ Z}. Montrer que : G est un
sous-groupe de (C, +) contenant Z; H est un sous-groupe de G; H ∩ Z = 2Z.

Exercice 3 Soit p un nombre premier. On rappelle que tout élément non nul de Z/pZ a un inverse pour
la multiplication (Z/pZ est un corps). Soit
 
a b
T ={ | a ∈ (Z/pZ)∗ , b ∈ Z/pZ}
0 a−1
   
1 b a 0
H={ | b ∈ Z/pZ}, K = { | a ∈ (Z/pZ)∗ }.
0 1 0 a−1

1. Vérifier que T , H et K sont des sous-groupes du groupe linéaire GL2 (Z/pZ). Préciser leurs ordres
et leurs relations d’inclusions.
2. Montrer que les applications suivantes sont des isomorphismes de groupes :

Z/pZ −→  H  (Z/pZ)∗ −→  K 
1 b a 0
b 7−→ a 7−→ .
0 1 0 a−1

Exercice 4 Montrer que l’application exponentielle exp : (R, +) → (R∗+ , ×) est un isomorphisme de
groupes. Qu’en est-il de l’application exp : (C, +) → (C∗ , ×) ?

Exercice 5 (Groupe des quaternions) Soit Q l’ensemble formé par les matrices ±Id, ±I, ±J, ±K de
GL2 (C), où
       
1 0 1 0 0 1 0 1
Id := , I := i , J := , K := i .
0 1 0 −1 −1 0 1 0

Montrer que Q est un sous-groupe de GL2 (C).

Exercice 6 Soit G un groupe. Montrer que l’intersection de deux sous-groupes H1 et H2 de G est un


sous-groupe de G. Montrer que H1 ∪ H2 est un sous-groupe de G si, et seulement si, H1 ⊂ H2 ou
H2 ⊂ H1 . (On pourra raisonner par l’absurde.)

Exercice 7 Soit G un groupe, H un sous-groupe de G, et x, y ∈ G. On note xH := {xh | h ∈ H}.


Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes : (i) xH = yH; (ii) xH ∩ yH 6= ∅; (iii) y −1 x ∈ H.

1
Exercice 8 Soient G un groupe, et H, K deux sous-groupes de G. On note HK := {hk | h ∈ H, k ∈ K}
et KH := {kh | k ∈ K, h ∈ H}.
1. Montrer sur un exemple dans G = S3 qu’en général les ensembles HK et KH ne sont pas égaux
et ne sont pas des sous-groupes de G.
2. Montrer que HK est un sous-groupe de G si, et seulement si, HK = KH.

Exercice 9 Soit G un groupe dont tous les éléments sont d’ordre 2.


1. Montrer que g = g −1 pour tout élément g ∈ G.
2. Montrer que G est abélien.

Exercice 10 Soit G un groupe, et x un élément de G. Montrer que ZG (x) := {y ∈ G | yx = xy} est un


sous-groupe de G (le centralisateur de x.)

Exercice 11 (Produit direct) Soient H et K deux groupes.


1. Vérifier que l’ensemble H × K = {(h, k) | h ∈ H, k ∈ K} est un groupe pour la loi produit
(h1 , k1 )(h2 , k2 ) := (h1 h2 , k1 k2 ) (on appelle H × K le produit direct de H et K).
2. On suppose que H et K sont des sous-groupes d’un groupe G d’élément neutre e. On considère
l’application
f : H × K −→ G
(h, k) 7−→ hk.
Montrer que f est un isomorphisme de groupes si et seulement si G = HK, H ∩ K = {e}, et pour
tous h ∈ H et k ∈ K on a hk = kh.
3. On suppose que H et K sont des groupes finis. Montrer que l’ordre d’un élément (h, k) ∈ H × K
est le plus petit commun multiple des ordres de h et k.

Groupe symétrique :

Exercice 12 Montrer par récurrence que toute permutation σ ∈ Sn distincte de l’identité peut s’écrire
comme un produit d’au plus (n − 1) transpositions.

Exercice 13 (Générateurs de Sn )
1. Soit σ ∈ Sn et c = (i1 , . . . , ik ) un k-cycle de Sn . Montrer que σcσ −1 = (σ(i1 ), . . . , σ(ik )). (On
pourra supposer d’abord que σ est une transposition, et distinguer trois cas selon l’intersection des
supports de σ et c.)
2. En déduire que : les transpositions de la forme (1, i), 2 ≤ i ≤ n, engendrent Sn ; la transposition
(1, 2) et le n-cycle (1, 2, . . . , n) engendrent Sn .
3. On suppose que n > 2. Déterminer le centre C(Sn ) = {σ ∈ Sn | ∀τ ∈ Sn , στ = τ σ}. (On montrera
d’abord que pour tout groupe G, C(G) est un sous-groupe de G).

Exercice 14 (Formule de Cauchy) Pour toute permutation σ ∈ Sn on pose


Y σ(j) − σ(i)
ε(σ) = .
j−i
1≤i<j≤n

1. Montrer que si σ est une transposition, alors ε(σ) = −1.


2. Montrer que pour toutes transpositions σ, τ ∈ Sn on a ε(στ ) = 1.
3. En déduire ε = sg : Sn → {±1}.

2
Exercice 15 Déterminer la décomposition canonique et l’ordre de la permutation :
 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
σ= ∈ S10 .
5 1 10 7 6 2 9 3 4 8

En utilisant l’exercice 14 calculer la signature de σ de deux manières différentes.

Exercice 16 Soit n > 2. On définit le groupe alterné An comme le noyau de l’homomorphisme de


signature sg : Sn → {±1}.

1. Montrer que tout 3-cycle σ ∈ Sn appartient à An .


2. Montrer que le produit de deux transpositions distinctes peut toujours s’écrire soit comme un
3-cycle, soit comme un produit de deux 3-cycles.

3. En déduire que An est engendré par les 3-cycles.

Autour des groupes cycliques :

Exercice 17 Soit G un groupe, e l’élément neutre de G, et x ∈ G un élément d’ordre fini r.


1. Montrer que pour tout m ∈ Z on a xm = e si, et seulement si, r divise m.

2. Montrer que pour tout n ∈ Z l’ordre de l’élément xn est égal à r/d, où d = pgcd(r, n). (On pourra
montrer que l’ordre de xn divise r/d et réciproquement.)

Exercice 18 Soit G un groupe cyclique.


1. Montrer qu’il existe un élément x ∈ G tel que G = {xk | 0 ≤ k ≤ |G| − 1}.

2. Donner un exemple de sous-groupe cyclique du groupe multiplicatif des nombres complexes (C∗ , ×).
Montrer que tous les groupes cycliques de même ordre sont isomorphes.
3. En utilisant l’exercice 17, montrer qu’un groupe cyclique d’ordre n a ϕ(n) générateurs distincts, où
ϕ(n) = |{k ∈ N | 1 ≤ k ≤ n, pgcd(k, n) = 1}| est la fonction d’Euler.

4. En utilisant l’exercice 11, montrer que si H et K sont des groupes cycliques d’ordre m et n respec-
tivement, alors H × K est cyclique si et seulement si pgcd(m, n) = 1.

Exercice 19 (Les sous-groupes de Z et Z/nZ)

1. On note Z le groupe additif des entiers relatifs (Z, +). Montrer que si H est un sous-groupe de Z
alors il existe n ∈ N tel que H = nZ, et que nZ < mZ si, et seulement si, m divise n.
2. Déterminer toutes les classes d’isomorphisme des sous-groupes de Z.

3. On rappelle que Z/nZ est le groupe additif des classes résiduelles d’entiers relatifs modulo n.
Montrer que l’application
πn : Z −→ Z/nZ
a 7−→ ā
est un homomorphisme de groupes. En déduire que :
(a) πn établit une bijection entre les sous-groupes de Z contenant nZ et les sous-groupes de Z/nZ.
(b) pour tout diviseur m de n, il existe un sous-groupe de Z/nZ d’ordre égal à m; le déterminer.
(c) les sous-groupes de Z/nZ sont des groupes cycliques.
4. Soit p premier et r ∈ N∗ . Montrer que les sous-groupes de Z/pr Z sont emboités pour l’inclusion,
puis que Z/pr Z a exactement pr − pr−1 éléments générateurs.

3
αk
5. Soit n un entier, et n = pα
1 . . . pk sa factorisation en puissances de nombres premiers distincts.
1

Montrer que l’application


αk
f: Z/nZ −→ (Z/pα
1 Z) × . . . × (Z/pk Z)
1

a mod(n) 7−→ (a mod(p1 ), . . . , a mod(pα


α1
k ))
k

est un isomorphisme de groupes (le produit direct à droite est défini dans l’exercice 11). En déduire
Qk
la formule ϕ(n) = n i=1 (1 − 1/pi ). (NB: donc si m ∧ n = 1, alors ϕ(m)ϕ(n) = ϕ(mn).)

Exercice 20 Déterminer tous les morphismes du groupe (Z/nZ, +) dans le groupe (C∗ , ×).

Exercice 21 (Une caractérisation des groupes cycliques.) On a vu que les sous-groupes d’un groupe
cyclique sont en bijection avec les diviseurs positifs de son ordre (cf. exercice 19). Soit G est un groupe
fini d’ordre n, tel que pour tout diviseur positif d de n il existe au plus un sous-groupe Hd de G d’ordre
d. On va montrer que G est cyclique.
1. Pour tout diviseur positif d de n on pose Gd = {g ∈ G | ordre(g) = d}. Montrer que les ensembles
Gd non vides forment une partition de G, et que si Gd est non vide, alors tout élément de Gd
engendre Hd . Dans ce cas, quel est le cardinal de Gd ?
2. Soit ϕ : N∗ → N la fonction d’Euler, et n ∈ N∗ . Vérifier l’identité d|n ϕ(d) = (n/d)|n ϕ(n/d). En
P P
P
utilisant la définition de ϕ, en déduire la formule d’Euler : d|n ϕ(d) = n.

3. Conclure.

Exercice 22 (Les groupes (Z/nZ)∗ ) On rappelle que (Z/nZ)∗ est le groupe multiplicatif formé par les
éléments de Z/nZ qui sont inversibles pour la multiplication.
1. En utilisant Bézout, montrer que |(Z/nZ)∗ | = ϕ(n) (la fonction d’Euler).
2. Soit x ∈ (Z/nZ)∗ un élément d’ordre r. Déterminer un isomorphisme de (Z/rZ, +) sur le sous-
groupe hxi de (Z/nZ)∗ engendré par x.
αk
3. Montrer que si n est un entier, et n = pα1 . . . pk sa factorisation en puissances de nombres premiers
1

distincts, alors l’application suivante est un isomorphisme de groupes :


αk
f: (Z/nZ)∗ −→ (Z/pα ∗
1 Z) × . . . × (Z/pk Z)
1 ∗

a mod(n) 7−→ (a mod(p1 ), . . . , a mod(pα


α1
k )).
k

4. Déterminer un isomorphisme de groupes ((Z/nZ)∗ , ×) ∼


= (Aut(Z/nZ), ◦).
5. Soit p un nombre premier impair. On rappelle que pour tout 1 ≤ i ≤ p − 1, p divise Cpi . En
raisonnant par récurrence sur l’entier k, établir la formule
k
(1 + p)p = 1 + pk+1 mod(pk+2 ).

En déduire l’ordre de la classe résiduelle x de 1 + p dans le groupe (Z/pk Z)∗ (k ≥ 2).


6. Déterminer le noyau du morphisme naturel (Z/pk Z)∗ → (Z/pZ)∗ .
7. Soit e le plus petit entier non nul tel que pour tout ā ∈ (Z/pZ)∗ , on a āe = 1 (on appelle e l’exposant
de (Z/pZ)∗ ). Montrer que e = p − 1. (On pourra considérer le nombre de racines du polynôme
X e − 1 ∈ Fp [X], où Fp := Z/pZ.)
8. En déduire que (Z/pk Z)∗ possède un élément y dont l’ordre d est divisible par p − 1. Montrer que
d = p − 1.
9. Calculer l’ordre de xy dans (Z/pk Z)∗ . Montrer que (Z/pk Z)∗ est un groupe cyclique.
k
10. En raisonnant par récurrence sur l’entier k établir la formule (1 + 4)2 = 1 + 2k+2 mod(2k+3 ). En
déduire l’ordre de 5 dans (Z/2k Z)∗ , puis montrer que les éléments de (Z/2k Z)∗ sont représentés
dans Z par ±5α , 0 ≤ α < 2k−2 . (On pourra montrer qu’il n’existe pas d’entiers 0 ≤ α, β < 2k−2
distincts tels que 5α ≡ −5β mod(2k ).)

4
11. En déduire que pour k ≥ 3, (Z/2k Z)∗ ∼
= (Z/2k−2 Z)∗ × Z/2Z.
12. Déterminer les entiers n pour lesquels (Z/nZ)∗ est cyclique.

Actions de groupes, Sylow, et théorèmes d’isomorphisme :

Exercice 23 Montrer que :


1. l’ordre de tout élément d’un groupe d’ordre fini divise l’ordre du groupe.
2. tout groupe d’ordre premier est cyclique.

Exercice 24 Parmi les applications ψ définies ci-dessous, déterminer celles qui définissent une action à
gauche de G sur E, et dans ce cas préciser l’ensemble quotient :
1. G = nZ, E = Z, ψ : (nk, a) 7→ a + nk.
2. G = pZ × qZ, E = Z × Z, ψ : ((pk, ql), (a, b)) 7→ (a + pk, b + ql).

3. G = Z, E = R, ψ : (n, x) 7→ x + n (utiliser l’homomorphisme exp(2πi ·) : (R, +) → (C∗ , ×) pour


identifier l’ensemble quotient).
     
a b a b
4. G = , a ∈ C∗ , b ∈ C , E = C, ψ : , z 7→ az 2 + b.
0 1 0 1

5. G = GLn (C), E = Mn (C), ψ : (P, A) 7→ P A; Même question avec ψ : (P, A) 7→ AP , ψ : (P, A) 7→


AP −1 , et ψ : (P, A) 7→ P AP −1 .

Exercice 25 On note Aut(P1 ) l’ensemble des fonctions rationnelles d’une variable complexe de la forme
z 7→ az+b
cz+d , où ad − bc ∈ {−1, +1}.

1. Montrer que Aut(P1 ) est un groupe.


2. Montrer que l’application
ϕ : SL2 (C) −→ Aut(P1 )
a b az+b
7−→ (z 7→ cz+d )
c d
est un homomorphisme de groupes. En déduire que Aut(P1 ) ∼
= SL2 (C)/{±I2 }.

Exercice 26 Soit G un groupe, H un sous-groupe de G, et G/H l’ensemble des classes à gauche de G


modulo H. Rappeler la définition de l’action de G sur G/H par translation à gauche. Déterminer le
noyau de l’homomorphisme G → Bij(G/H) qui définit cette action.

Exercice 27 Soit G un p-groupe. On considère l’action de G sur G par conjugaison :

ψ: G × G −→ G
(g1 , g2 ) 7−→ g1 g2 g1−1 .

Pour tout élément g ∈ G, on note Og l’orbite de g sous l’action ψ.

1. Énoncer la formule des classes pour l’action ψ.


2. Reconnaı̂tre l’ensemble des éléments g ∈ G tels que |Og | = 1.
3. Montrer que si |Og | =
6 1, alors p divise |Og |.

4. En déduire que le centre de G a au moins p éléments.

5
Exercice 28 (Sous-groupes distingués : autour des définitions)

1. Donner une condition sur un groupe G qui implique que tout sous-groupe de G est distingué dans
G.
2. Soit G un groupe, et H un sous-groupe de G.
(a) Montrer que si [G : H] = 2, alors H est un sous-groupe distingué de G.
(b) Si H C G, et K est un sous-groupe de G contenant H, alors H C K.
(c) On a défini en cours H comme un sous-groupe distingué de G par la condition : pour tout
x ∈ G, xH = Hx. Montrer que cette condition équivaut à : pour tout x ∈ G, xH ⊂ Hx, ou
encore : pour tout x ∈ G, Hx ⊂ xH, ou encore : pour tout x ∈ G, xHx−1 ⊂ H.
(d) Montrer que pour tout morphisme de groupes f : G → G0 on a H C G ⇒ f (H) C f (G) et
H 0 C G0 ⇒ f −1 (H 0 ) C G.
3. Donner un sous-groupe distingué non trivial de GLn (K) et Sn . Préciser leur indice.

Exercice 29 Soit G un groupe, et H1 et H2 deux sous-groupes de G d’indices finis dans G. Montrer que
H1 ∩ H2 est d’indice fini dans G.

Exercice 30 Soit f : G → G0 un homomorphisme de groupes, et H un sous-groupe de G. Montrer que


f −1 (f (H)) = HKer(f ) (défini comme l’ensemble {g ∈ G | ∃h ∈ H, k ∈ Ker(f ), g = hk}). Justifier de
deux manières différentes que HKer(f ) est un sous-groupe de G.

Exercice 31 Soit U le groupe des nombres complexes de module 1, n ∈ N∗ , et Un le sous-groupe de U


formé par les racines n-ièmes de 1. En utilisant le morphisme z 7→ z n , montrer que U/Un est isomorphe
à U .

Exercice 32 Soit G un groupe, C(G) son centre, et

ϕ : G −→ Aut(G)
g 7−→ (g 0 7→ gg 0 g −1 ) .

1. Vérifier que ϕ est un morphisme de groupes. On note Inn(G) l’image de ϕ.


2. Montrer que ϕ induit un isomorphisme de groupes G/C(G) ∼
= Inn(G).
3. Justifier que le groupe quotient Out(G) := Aut(G)/Inn(G) est bien défini.

Exercice 33 Soit G un groupe abélien, et T (G) l’ensemble des éléments de G d’ordre fini.
1. Montrer que T (G) est un sous-groupe de G, et que G/T (G) n’a aucun élément d’ordre fini à part
son élément neutre.
2. Calculer T (R/Z) (cf. Exercice 24, question 3).

Exercice 34 Soit H le sous-groupe de S3 engendré par le cycle σ = (1, 2, 3).


1. Montrer que H est le seul sous-groupe distingué de S3 d’ordre 3.
2. Déterminer le groupe quotient S3 /H.

3. Quels sont les sous-groupes de S3 d’ordre 2 ?

Exercice 35 Soit G = {a + ib | a, b ∈ Z}, et H = {(1 + i)(a + ib) | a, b ∈ Z}. On a vu dans l’exercice 2


que G est un sous-groupe de (C, +), H un sous-groupe de G, et H ∩ Z = 2Z. On note πH : G → G/H
la surjection canonique, i : Z → G l’homomorphisme induit par l’inclusion, et f = πH ◦ i : Z → G/H.
Montrer que f induit par passage au quotient un isomorphisme de groupes f¯ : Z/2Z → G/H.

6
Exercice 36 Soit G un groupe d’ordre 12.
1. On note np le nombre de p-groupes de Sylow de G. Montrer que n2 ∈ {1, 3} et n3 ∈ {1, 4}.
2. On suppose que G est engendré par deux éléments σ et τ tels que σ 6 = τ 2 = e et στ = τ σ 5 .
(a) Énumerer les éléments de G. Montrer que G a 7 éléments d’ordre deux.
(b) Combien G possède-t-il de sous-groupes d’ordre 4 ?
(c) Trouver un sous-groupe H d’ordre 3 de G. Montrer qu’il est unique et distingué dans G.
(d) Montrer que le groupe quotient G/H possède trois éléments d’ordre 2.
(e) En déduire que G/H est isomorphe à Z/2Z × Z/2Z.

Exercice 37 Soit G un groupe d’ordre 15. On va montrer que G est cyclique, donc que G ∼
= Z/15Z.
1. Montrer qu’il existe un unique sous-groupe H3 de G d’ordre 3 et un unique sous-groupe H5 de G
d’ordre 5.
2. Montrer que l’ensemble H3 H5 est un sous-groupe de G.
3. Montrer que H3 H5 est cyclique. Conclure.

Exercice 38 (Plus fort.) Soit G un groupe d’ordre 255. On va montrer que G est cyclique.
1. Montrer que G admet un seul sous-groupe d’ordre 17. On note L ce sous-groupe.
2. Montrer que G admet un sous-groupe K d’ordre 3, et un sous-groupe H d’ordre 5. Montrer que
l’un au moins des deux groupes K et H est distingué dans G. En déduire que HK, HL et KL sont
des sous-groupes cycliques de G. (On pourra calculer leur ordre et raisonner comme dans l’exercice
37.)
3. Montrer que HKL est un sous-groupe de G. Donner son ordre. Montrer qu’il est abélien. Conclure.

Compléments :

Exercice 39 (Groupe dérivé.) Soit G un groupe. On appelle groupe dérivé de G le sous-groupe [G, G]
de G engendré par les éléments de la forme [g, h] := ghg −1 h−1 , pour tous g, h ∈ G. On appelle [g, h] le
commutateur de g et h.
1. Décrire explicitement les éléments de [G, G].
2. Montrer que [G, G] est un sous-groupe distingué de G.
3. Montrer que le groupe quotient G/[G, G] est abélien.
4. Soit π : G → G/[G, G] la projection canonique. Montrer que si K est un groupe abélien et ϕ : G →
K un homomorphisme de groupes, alors il existe un unique homomorphisme ϕ̄ : G/[G, G] → K tel
que ϕ̄ ◦ π = ϕ.
5. Soit H un sous-groupe distingué de G. Montrer que si G/H est abélien, alors [G, G] ⊂ H.
6. Déduire de la question 4 une bijection entre les homomorphismes de groupes G → C∗ et les homo-
morphismes de groupes G/[G, G] → C∗ .
7. Exemple. En déterminant tous les homomorphismes de Sn vers C∗ , montrer que [Sn , Sn ] = An
(le groupe alterné).

Exercice 40 (Produit semi-direct) Soient H et K deux groupes, Aut(H) le groupe des automorphismes
de H, et ρ : K → Aut(H) un homomorphisme de groupes. On définit une application :

(K × H) × (K × H) −→ (K × H)
((k1 , h1 ), (k2 , h2 )) 7−→ (k1 k2 , h1 ρ(k1 )(h2 )).

7
1. Questions de cours :

(a) Montrer que cette application définit un loi de groupe sur l’ensemble K ×H. On appelle K ×H
muni de cette loi le produit semi-direct de K par H, noté K n H.
(b) Montrer que les application

K −→ K nH H −→ K nH
k 7−→ (k, 1) h 7−→ (1, h)

sont des homomorphismes de groupes injectifs. On note leurs images K 0 et H 0 .


(c) Décrire l’action par conjugaison de K 0 sur H 0 à l’aide de l’homomorphisme ρ. En déduire que
H 0 C K n H.
(d) Montrer qu’un groupe G est le produit semi-direct de deux de ses sous-groupes H et K si l’un
des deux est distingué dans G, si H ∩ K = {1} (l’élément neutre), et si HK = G.

2. Exemples :
(a) Vérifier que GLn (K) = K∗ n SLn (K), où K∗ est identifié au sous-groupe de GLn (K) formé
par les matrices de la forme
 
λ 0 ... 0
 0 1 ... 0 
  , λ ∈ K∗ .
 ... 
0 ... 1

(b) Le groupe dihédral Dn . Par définition, il est engendré par deux éléments h d’ordre n et k
d’ordre 2, vérifiant la relation khk −1 = h−1 .
i. Énumérer les éléments de Dn .
ii. Montrer que Dn est un produit semi-direct du groupe cyclique H d’ordre n et du groupe
cyclique K d’ordre 2.
iii. Vérifier que le groupe G de l’exercice 36 est isomorphe à D6 .
iv. Déterminer tous les groupes d’ordre 2p, où p est premier impair, à isomorphisme près.
(c) Le sous-groupe des matrices triangulaires supérieures de SL2 (Z/pZ). Soit p premier, et B le
sous-groupe de SL2 (Z/pZ) défini par :
 
a b
B={ | a ∈ (Z/pZ)∗ , b ∈ Z/pZ}
0 a−1
 
1 b
i. Montrer que H = { | b ∈ Z/pZ} est un sous-groupe de p-Sylow de B.
0 1
 
a 0
ii. Soit p0 6= p un diviseur premier de |B|. Montrer que K = { | a ∈ (Z/pZ)∗ }
0 a−1
contient un p0 -groupe de Sylow de B.
iii. En déduire que tout sous-groupe de Sylow de B est cyclique. (Rappel d’arithmétique : le
groupe K∗ des éléments inversibles d’un corps fini K, par exemple Z/pZ, est cyclique.)
 
a b
iv. Montrer que B = K n H. Donner la décomposition d’un élément g = de B
0 a−1
comme produit hk, où h ∈ H, k ∈ K, et décrire l’action de K sur H définie par la loi de
groupe de B.
v. Montrer que le centre de B est C(B) = {±1}, et que B/H ∼ = (Z/pZ)∗ . En déduire que
H = [B, B], le groupe dérivé de B.

Exercice 41 Déterminer tous les groupes d’ordre au plus égal à 10 à isomorphisme près.

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