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Nombres Complexes

Le document traite des nombres complexes, leur histoire, et leur définition mathématique. Il présente les propriétés, la forme algébrique, ainsi que des exemples et des applications géométriques. Enfin, il aborde les calculs impliquant des nombres complexes et leur représentation dans le plan complexe.

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Nombres Complexes

Le document traite des nombres complexes, leur histoire, et leur définition mathématique. Il présente les propriétés, la forme algébrique, ainsi que des exemples et des applications géométriques. Enfin, il aborde les calculs impliquant des nombres complexes et leur représentation dans le plan complexe.

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Mathématiques pour Terminale S2

21 décembre 2023

M. THIAW 1/21 thiawa801@[Link]


Table des matières

1 Nombres complexes 3
I Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.1 Un problème historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.2 Création d’un nouvel ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II Nombre Complexe, forme algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.1 Définitions et exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.3 Représentation géométrique d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.4 Affixe d’un vecteur, du milieu d’un segment et d’un barycentre . . . . . . . . . . . 6
II.5 Calcul dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
II.6 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
II.7 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
III Forme trigonométrique - Forme exponentielle d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . 10
III.1 Argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III.2 Forme trigonométrique d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
III.3 Forme exponentielle d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
III.4 Formule de Moivre et Formules d’Euler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
IV Résolution d’équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
IV.1 Equations du type Z 2 = U, U ∈ C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
IV.2 Equation du second degré dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
IV.3 Factorisation d’un polynôme dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
V Racine nième d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
V.1 Racine nième de l’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
V.2 Racine nième d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

2
Chapitre 1

Nombres complexes

I Introduction
I.1 Un problème historique
À la fin du XV I e siècle, on s’est intérresé à la résolution des équations du troisième degré. On montra
rapidement qu’à l’aide d’un changement de variable toute équation du troisième degré peut se mettre sous
la forme
x3 + px + q = 0
Cette équation admet au moins une racine réelle, dont l’exepression peut semettre sous la forme :
v s v s
u u
u
3 q q 2 p 3 u3 q q2 p3
x0 = − − + + − + +
t t
2 4 27 2 4 27
Un mathématicien italien de l’époque, Bombelli, s’intressa de près à l’équation : x3 − 1x − 4 = 0.
qui donne alors comme solutions :
√ √
q q
3 3
x0 = 2 − −121 + 2 + −121
√ √
q q
3 3
= 2 − 11 −1 + 2 + 11 −1

La racine −1 posait un problème. √
Cependant il remarqua que s’il posait ( −1)2 = −1, on obtenait en developpant :
√ √ √ √
(2 − −1)3 = 23 − 3(2)2 −1 + 3(2)( −1)2 − ( −1)3
√ √
= 8 − 12 −1 + 6(−1) − (−1) −1

= 2 − 11 −1
√ √ √ √
(2 + −1)3 = 23 + 3(2)2 −1 + 3(2)( −1)2 + ( −1)3
√ √
= 8 + 12 −1 + 6(−1) + (−1) −1

= 2 + 11 −1
√ √
Donc x0 = 2 − −1 + 2 + −1 = 4. On constate effectivement que 4 est solutio de l’éqaution.

Conclusion : −1 n’exsite pas, mais permet de trouver la solution d’une équation. il s’agit d’un inter-
médiaire de calcul. Les nombres complexes étaient nés ! !
• Au XV II e sièccle ces nombres deviennent des intermédiaires de calcul courant, mais on ne les
considère pas comme des nombres.

• Au XV III e siècle on montre√ que tous ces nombres peuvent se mettre sous la forme a + b −1.
Euler propose alors de noter −1 = i. i comme « imaginaire ».
• au XIX e siècle Gauss montre que l’on peut représenter de tels nombres. Ils obtiennent alors le statut
de nombres.

3
I.2 Création d’un nouvel ensemble
Cette découverte est assez fréquente en mathématique. Qu’on se rappelle les solutions des équations sui-
vantes.
• Résolution dans N de l’équation x + 7 = 6.
Cette équation n’a pas de solution, mais en créant les entiers relatifs, on obtient alors x = −1.
• Résoltion dans Z de l’équation 3x = 1.
1
Cette équation n’a pas de solution, mais en créant les nombres rationnels, on obtient alors x = .
3
2
• Résoltion dans Q de l’équation x = 2. √
équation n’a pas de solution, mais en créant les nombres réels, on obtient alors x = 2 ou
Cette √
x = − 2.
• Résoltion dans R de l’équation x2 + 1 = 0.
Cette équation n’a pas de solution donc on va construire un ensemble que l’on appelle C (complexe)
dont l’élément principal ajouté est le nombre i tel que i2 = −1. On obtient donc comme solution
x = i et x = −i. La démarche naturelle consiste donc à chercher un ensemble plus grand qui contient
l’ancien, qui vérifie les mêmes propriétés et qui puisse être représenté.

II Nombre Complexe, forme algébrique


II.1 Définitions et exemples
Définition
On appelle nombre complexe tout nombre z qui peut s’écrire sous la forme z = a + ib où a ∈ R,
b ∈ R et i un nombre tel que i2 = −1.
L’ensemble des nombres complexes est noté C.

Exemple 1
z1 = 2 + 3i (a = 2 ; et b = 3) ; z2 = 4i, (a = 0 et b = 4) ; z3 = 5, (a = 5 et b = 0)

Vocabulaire et notation
• z = a + ib avec (a, b) ∈ R2 est appelée la forme algébrique de z.
• Le réel a est appelé partie réelle de z, on la note Re(z) = a.
• Le réel b est appelé partie imaginaire de z, on la note Im(z) = b.

Exemple 2
Donner R(z) et Im(z) pour chacun des nombres complexes suivants :
z1 = 1 + 2i ; z2 = 3 − i ; z3 = −2 + i ; z4 = −4i ; z5 = 7 ; z6 = 0.

Remarque
Soit z = a + ib un nombre complexe .
• Si a = 0, alors z = ib est appelé un nombre imaginaire pur.
• Si b = 0, alors z = a, on dit que z est un nombre réel. Tout nombre réel est un nombre complexe.
• L’ensemble de nombres imaginaires purs est noté iR.
• 0 est à la fois un nombre réel et un nombre imaginaire pur. C’est à dire 0 ∈ R et 0 ∈ iR.

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II.2 Propriétés
Propriété 1
• z ∈ R ⇐⇒ Im(z) = 0.
• z ∈ iR ⇐⇒ Re(z) = 0.

Propriété 2
Un nombre complexe est nul si et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont toutes
nulles. Autrement dit, soit z = a + ib, on a :

 a = 0
z = 0 ⇐⇒
b = 0

Propriété 3
Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si ils ont la même partie réelle et la même partie
imaginaire. Autrement dit, soit z = a + ib et z′ = a′ + ib′ ; on a :

 a = a′

z = z′ ⇐⇒
b = b′

II.3 Représentation géométrique d’un nombre complexe


:
Plan complexe : On considère le plan muni d’un repère orthonormal direct (O; →

u; →

v ).
Ce plan est dit « plan complexe » dès lors que :
• A tout point M (x ; y) on associe le complexe z = x + iy.
• Réciproquement, à tout complexe z = x + iy on associe le point M (x ; y).

Vocabulaire et notation :
• Le point M (x ; y) est appelé image du nombre complexe z = x + iy.
On le note aussi M (z) et on lit « M le point d’affixe z ».
• Le nombre complexe z = x + iy est appelé l’affixe du point M (x ; y). On le note aussi zM .

Illustration

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Remarque
L’axe des abscisses est appelé l’axe des réels et l’axe des ordonnées est appelé l’axe des imaginaires
purs.

Exemple
Le plan est muni d’un repère orthonormal direct (O; → −u; →
−v ).
Placer les points A, B, C et D tels que : zA = i + i, zB = 2 − 3i, zC = 2 et zD = −i.

II.4 Affixe d’un vecteur, du milieu d’un segment et d’un barycentre


Soient M (z) et M (z ′ ) deux points du plan complexe.
−−→
• L’affixe du vecteur MM ′ est z−−→′ = z ′ − z .
MM

z + z′
• L’affixe du point I milieu du segment [M M ′ ] est zI = .
2
• Si G = bar {(A , α) ; (B , β) ; (C , γ)} avec A(zA ), B(zB ) et C(zC ) alors l’affixe de G est :

αzA + βzB + γzC


zG =
α +β +γ

• Si G est l’isobarycentre des points A(zA ), B(zB ) et C(zC ) alors l’affixe du point G est :

zA + zB + zC
zG =
3

Exemple
Soient A(1 + i), B(2 + 3i) et C(−2 + 2i) trois points du plan complexe. Soient I milieu de [AB] et G =
bar{(A , 1) ; (B , 2) ; (C , −2)}.


1 Déterminer l’affixe du point I, l’affixe du point G et l’affixe du vecteur BC.

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2 Déterminer l’affixe du centre de gravité G’ du triangle ABC.

II.5 Calcul dans C


Toutes les règles de calcul dans R restent valables dans C.
Somme et produit de nombres complexes
Soient z = a + ib et z′ = a′ + ib′ deux nombres complexes. On a :
• z + z ′ = a + a′ + i(b + b′ ) et z − z ′ = a − a′ + i(b − b′ ).
• z × z ′ = (a + ib)(a′ + ib′ ) = aa′ − bb′ + i(ab′ + ba′ )

Propriétés
• (a + ib)(a − ib) = a2 + b2 .
• (a − ib)2 = a2 − b2 − 2iab.
• (a + ib)2 = a2 − b2 + 2iab.

Inverse et quotient d’un nombre complexe


Soient z = a + ib et z′ = a′ + ib′ deux nombres complexes. On a
1 1 a − ib
• = = 2
z a + ib a + b2
z 1 a′ − ib′ aa′ + bb′ + i(ba′ − ab′ ) aa′ + bb′ a′ b − ab′
• ′ = z × ′ = (a + ib) × ′2 = = + i
z z a + b′2 a′2 + b′2 a′2 + b′2 a′2 + b′2

Exercice d’application
On donne z1 = −4 − i, z2 = 3 + 2i et z3 = x2 − 4x + (−1 − 2y)i où x ∈ R et y ∈ R.
z
1 Calculer z1 + z2 , z1 × z2 et 1 .
z2
2 Déterminer x pour que z3 soit imaginaire pur.
3 Déterminer y pour que z3 soit réel.

Puissance entière de i
n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
in 1 i −1 −i 1 i −1 −i 1 i
On constate ainsi que la puissance entière de i est périodique de période 4.
Etant donné, ∀ n ∈ N, n > 4, il existe p, r ∈ N tels que n = 4p + r avec 0 ≤ r < 4 le reste de la division
euclidienne de n par 4. D’où :
∀ n ≥ 4 , in = ir

Exemple 1
Simplifier : i37 ; i2016 ; i2024 ; i2350

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Exemple 2
Simplifier z1 = (1 + 2i)4 et z2 = (2 − 2i)3 .
Indication : Développer en utilisant le triangle de Pascal

II.6 Conjugué d’un nombre complexe


Définition
Soit z = a + ib un nombre complexe.
On appelle conjugué de z le nombre complexe noté z et défini par z = a + ib = a − ib.
z se lit « z barre ».

Exemple
z1 = 1 + 2i =⇒ z1 = 1 − 2i.
z2 = −1 − 3i =⇒ z2 = −1 + 3i.
z3 = i =⇒ z3 = −i.
z4 = −2 =⇒ z4 = −2.

Propriétés

P1 z=z P2 z + z = 2Re(z) P3 z − z = −2Im(z)

P4 zz = [Re(z)]2 + [Im(z)]2 P5 z + z′ = z + z′ P6 z × z′ = z × z′

 
z z  z∈R ⇔ z=z
P7 zn = zn P8 = P9
z′ z′ z ∈ iR ⇔ z = −z

Interprétation géométrique du conjugué


Les points M et M ′ d’affixes respectives z et z sont symétriques par rapport à l’axe des réels.

zM = a + ib et zM ′ = a − ib

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Exercice d’application

1 Déterminer la forme algébrique des nombres complexes suivants :


1 3 + 2i 1
z1 = ; z2 = et z3 = .
2 + 4i 1 − 5i i
2 Soit
f : P −→ P
z+1
M(z) 7→ M ′ (z′ ) tel que z′ =
z−1
(a) Déterminer D f .
(b) On pose z = x + iy et z′ = x′ + iy′ .
Exeprimer x′ et y′ en fonction de x et y.
(c) Déterminer l’ensemble des points M du plan tels que :
i) z′ soit réel ii) z′ soit imaginaire pur.

II.7 Module d’un nombre complexe


Définition
On appelle module d’un nombre complexe z = a + ib le réel positif noté |z| et défini par :

√ p
|z| = zz = a2 + b2

Exemple

z = 3 + 2i =⇒ |z| = 13 z = i =⇒ |z| = 1
z = 4 − 3i =⇒ |z| = 5 z = 12 =⇒ |z| = 12.

Interprétation géométrique du module


Le plan est muni d’un repère orthonormal direct (O; →

u; →

v ). Soit M un point d’affixe z = a + ib,
donc M(a; b). On a :

• D’une part : |z| = a2 + b2 ;

• Et a’autre part : OM = a2 + b2
Donc |z| = OM . D’où, le module s’interprète géométriquement comme une distance.

Remarque
Soient A(zA ), B(zB ), C(zC ) et M(z) quatre points du plan. On a :

zC − zA AC z − zA AM
|zB − zA | = AB ; |z − zA | = AM ; = ; =
zB − zA AB z − zB BM

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Exercice d’application
z−2−i iz − 2i + 1
Soient A(2 + i), B(3i) et M(z). On pose Z1 = , Z2 = z − 2 − i et Z3 = .
z − 3i 2z − 6i
Interpréter géométriquement |Z1 |, |Z2 | et |Z3 |.

Propriétés
¬ Pour tout nombre complexe z,

P1 |z| = |z| P2 |Re(z)| ≤ |z| P3 |Im(z)| ≤ |z| P4 |z| = 0 ⇔ z = 0

¬ Pour tous nombres complexes z et z′ ,

z |z|
P4 |z × z′ | = |z| × |z′ | P5 |zn | = |z|n P6 ′
= ′ (z′ ̸= 0)
z |z |

1 1 ′
P7 = (z ̸= 0) P8 |z + z′ | ≤ |z| + |z′ | (inégalité triangulaire)
z′ |z′ |

Exercice d’application

1 Calculer le module de z dans chacun des cas suivants :



√ √ 4
√ 2 (− 3 + i)3 1+i
a) z = − 3+i ; b) z = 2(− 3+i) ; c) z = (− 3+i)(1+i) ; d) z = ; e) z =
(1 + i)2 3 + 2i

2 Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O; →



u; →

v ).
Soient A, B et C les points d’affixes respectives 1 − 3i, 4 + 5i et −3 + 2i. Calculer AB, AC et
BC.
3 Soit
f : P −→ P
2iz − 1
M(z) 7→ M ′ (z′ ) tel que z′ =
3 − iz
(a) Déterminer D f .
(b) Déterminer analytiquement puis geometriquement l’ensemble des points M tels que :
i) |Z ′ | = 2 ii) |Z ′ | = 4

III Forme trigonométrique - Forme exponentielle d’un nombre com-


plexe
III.1 Argument d’un nombre complexe
Définition
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O; → −u; →
−v ). soit M un point du plan
d’affixe z (z ̸= 0).
−−→
On appelle argument de z noté arg (z) toute mesure de l’angle orienté (→

u ; OM).
d
−−→
On note arg(z) = (→ −
u ; OM)[2π].

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Détermination de argument d’un nombre complexe
Soit z = a + ib ∈ C∗ et θ = arg(z). 
OI a Re(z)
cos θ = =√ =


|z|


 OM 2
a +b 2
Le triangle OIM étant rectangle en I, on a alors :

 IM b Im(z)
 sin θ = =√ =


OM a2 + b2 |z|
D’où :

Re(z)
cos θ =


|z|



θ = arg(z) ⇔

 Im(z)
 sin θ =


|z|

Exemple 1
Déterminer un argument de z dans chacun des cas suivants :
√ √
a) z = 3 + i ; b) z = −1 + i ; c) z = 1 − i 3 ;

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Propriété 1
Soient z et z′ deux nombres complexe, on a :
 
1
P1 arg(z) = − arg(z)[2π] P2 arg = − arg(z)[2π]
z

P3 arg(z × z′ ) = arg(z) + arg(z′ )[2π] P4 arg(zn ) = n arg(z)[2π]


 
z
P5 arg ′ = arg(z) − arg(z′ )[2π]
z
 π
si b > 0

 0 si a > 0

 2

P6 arg(ib) = , b∈R P7 arg(a) = , a∈R
 − π si b < 0 π si a < 0

 
2

Remarque
• Un nombre complexe non nul admet une infinité d’arguments.
• Un nombre complexe nul n’a pas d’argument.
• Si θ = arg(z), l’ensemble des arguments de z est sous la forme θ + 2kπ, k ∈ Z.

Exemple 2
Déterminer un argument de z dans chacun des cas suivants :
√ √
1 3 √ 2 4 (− 3 + i)3 1
a) z = −1−i ; b) z = +i ; c) z = (− 3+i) (1+i) ; d) z = ; e) z = i ; f ) z = −5
2 2 (1 + i)2 2

Interprétation géométrique de l’argument


Soit A(zA ), B(zB ), C(zC ) et M(z) (z ̸= 0) quatre points du plan. On a :
 −−→ −
→
• arg(z) = → − • arg(zB − zA ) = →


u ; OM [2π] u ; AB [2π]
   
zC − zA −
→ − → z − zB −→ −→
• arg = AB ; AC [2π] • arg = AM ; BM [2π]
zB − zA z − zA

Exercice d’application
z − 3 + 2i 2iz − 6i + 1
Soient A(−1), B(3 − 2i), C(1 + 4i) et M(z). On pose Z1 = et Z2 =
z − 1 − 4i 3z − 3 − 12i
−→ − →
1 Déterminer une mesure de AB ; AC .

2 Interpréter géométriquement arg(Z1 ) et arg(Z2 ).

Remarque
 z∈R ⇐⇒ z = 0 ou arg(z) = 0[π].
π
 z ∈ iR ⇐⇒ z = 0 ou arg(z) = [π]
2

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Propriété 2
 
zC − zA ∗ zC − zA
 A, B et C sont alignés si et seulement si ∈ R ou arg = 0[π].
zB − zA zB − zA
 
zC − zA zC − z A π
 (AB) ⊥ (AC) si et seulement si ∈ iR∗ ou arg = [π].
zB − zA zB − zA 2
 A, B, C et D sont cocycliques si et seulement si :
       
zC − zB zD − zB ∗ zC − zB zD − zB
÷ ∈ R ou arg = [π]
zC − zA zD − zA zC − zA zD − zA

 ABCD est un parallélogramme si et seulement si zB − zA = zC − zD .

Remarque
 ABCD est un losange ⇐⇒ ABCD est un parallélogramme et (AC) ⊥ (BD).
 ABCD est un rectangle ⇐⇒ ABCD est un parallélogramme et AC = BD.
 ABCD est un carré ⇐⇒ ABCD est un parallélogramme, (AC) ⊥ (BD) et AC = BD.

Propriété 3
zB − zA
• ABC est un triangle rectangle en A ⇐⇒ ∈ iR∗ .
zC − zA
zB − zA
• ABC est triangle isocèle en A ⇐⇒ = 1 ou AB = AC.
zC − zA
zB − zA
• ABC est un triangle rectangle et isocèle en A ⇐⇒ = ±i.
zC − zA
√ √
zB − zA 1 3 zB − zA 1 3
• ABC est un triangle équilatéral ⇐⇒ = + i ou = − i
zC − zA 2 2 zC − zA 2 2

Exercice d’application 1
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormal direct (O ; →

u ;→

v ).
1 Soient A, B, C et D les points d’affixes respectives 2, 4, 2i et 2 + 2i.
(a) Placer ces points dans le repère.
(b) Quelle est la nature du triangle OBD ?
√ √
2 Soient E et F deux points d’affixes respectives 1 − i 3 et 1 + i 3.
(a) Placer ces points dans le repère.
(b) Quelle est la nature du quadrilatère OEAF ?

Exercice d’application 2
Soient A(−2i), B(2 + 2i), C(−2 + 4i) et D(2) quatre points du plan complexe.
1 Placer ces points dans le repère.
zC − zB
2 Donner le module et un argument du nombre complexe .
zA − zB
3 En déduire la nature du triangle ABC.

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4 Montrer que les points A, B, C et D appartiennent à un même cercle dont on précisera le centre
et le rayon.

Propriété 4 (Rappel)
−→ −→
 L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = 0[2π] est la droite (AB) privée du
segment [AB].
−→ −→
 L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = 0[π] est la droite (AB) privée des
points A et B.
−→ −→
 L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = π[π] est la droite (AB).
−→ −→
 L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = π[2π] est le segment [AB] privé des
points A et B.
−→ −→ π
 L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = [π] est le cercle de diamètre [AB]
2
privé des points A et B.

Exercice d’application
z+1
Soient A(1), B(−1) et M(z). On pose Z = .
z−1
1 Interpréter géométriquement arg(Z).
2 En déduire l’ensemble des points M(z) du plan tels que : i) Z ∈ iR ii) Z ∈ R.

III.2 Forme trigonométrique d’un nombre complexe


Définition
Soit z un nombre complexe non nul d’argument θ .
On appelle forme trigonométrique de z l’écriture de z sous la forme z = |z|(cos θ + i sin θ ) .

Preuve
Soit z = a + ib et θ = arg(z). On a :
 a
 cos θ = 
|z|  a = |z| cos θ



=⇒
 b 
b = |z| sin θ
=

 sin θ

|z|

D’où z = a + ib = |z| cos θ + i|z| sin θ = |z|(cos θ + i sin θ ).

Exercice d’application
√ √ z1
On donne z1 = 6 + i 2 ; z2 = 1 + i ; Z= .
z2
1 Donner la forme trigonométrique de : z1 , z2 et Z
2 Donner la forme algébrique de Z.

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π π
3 En déduire cos et sin .
12 12

III.3 Forme exponentielle d’un nombre complexe


Définition et Notation
¬ Notation 
 cos θ + i sin θ = eiθ
On pose : ∀ θ ∈ R,
cos θ − i sin θ = e−iθ

¬ Définition
Soit z un nombre complexe non nul d’argument θ . On appelle forme exponentielle de z l’écriture
de z sous la forme z = |z|eiθ .

Exercice d’application
Ecrire sous forme trigonométrique puis sous forme exponentielle les nombres complexes
√ suivants :
√ √ √ √ 1 3
z1 = −3 + 3i 3, z2 = 2 − 2i , z3 = − 6 + i 2, z4 = − 3 + i, z5 = + i .
2 2

III.4 Formule de Moivre et Formules d’Euler


¬ Formule de Moivre
Pour tout θ ∈ R et pour tout n ∈ Z, on a :

(cos θ + i sin θ )n = cos(nθ ) + i sin(nθ )

Remarque
On déduit de cette définition la formule : (cos θ − i sin θ )n = cos(nθ ) − i sin(nθ ).

Exemple
1 Calculer (1 + i)2024 .
2 Exprimer cos 3x et sin 3x en fonction de cos x et sin x.

¬ Formules d’Euler
Pour tout θ ∈ R, on a :

eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ


cos θ = et sin θ =
2 2i

D’une manière générale, pour tout θ ∈ R et pour tout n ∈ Z, on a :

einθ + e−inθ einθ − e−inθ


cos(nθ ) = et sin(nθ ) =
2 2i

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Proprités
Soient θ ∈ R et θ ′ ∈ R, on a :
′ ′
 eiθ × eiθ = ei(θ +θ ) ;
eiθ ′
 iθ ′ = ei(θ +θ ) ;
e
n
 eiθ = einθ ;
 e0 = 1.

Formules de linéarisation
Pour tout θ ∈ R, on a :
n n
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
 
(cos θ )n = et (sin θ )n =
2 2i

Remarque
Linéariser cosn θ ou sinn θ revient à exprimer cosn θ ou sinn θ en fonction de cos px et sin px, p ∈ N∗ .

Exercice d’application
Linéariser cos3 x, sin3 x, cos4 x et sin4 x.

IV Résolution d’équations
IV.1 Equations du type Z 2 = U, U ∈ C
Méthode 1 : Méthode trigonométrique
L’équation Z 2 = U admet deux solutions Z0 et Z1 données par :

arg(U) arg(U)
! !
i i
2 2
p p
Z0 = |U| e et Z1 = − |U| e

Méthode 2 : Méthode algébrique


Soit l’équation Z 2 = U. Posons Z = x + iy.
Résoudre l’équation Z 2 = U dans C revient à résoudre le systême suivant dans R × R :
 2

 x + y2 = |U|



x2 − y2 = Re(U)




2xy = Im(U)

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Exercice d’application
Soit l’équation Z 2 = 1 + i (E).
1 Résoudre par la méthode trigonométrique puis la méthode algébrique l’équation (E).
π π
2 En déduire cos et sin .
8 8

IV.2 Equation du second degré dans C


Définition
On appelle équation du second degré dans C toute équation de la forme az 2 + bz + c = 0.
Avec a ∈ C∗ , b ∈ C et c ∈ C

Méthode de résolution
Soit (E) : az2 + bz + c = 0 une équation du second degré dans C. Pour tésoudre (E) on calcule son
discriminant ∆ = b2 − 4ac.
¬ 1er Cas : ∆ ∈ R ;
 Si ∆ > 0, alors (E) admet deux racines réelles distinctes :
√ √
−b − ∆ −b + ∆
z1 = et z2 =
2a 2a
−b
 Si ∆ = 0, alors (E) admet une solution double (réelle) : z0 = .
2a
 Si ∆ < 0, alors (E) admet deux racines complexes conjuguées :
√ √
−b − i −∆ −b + i −∆
z1 = et z2 =
2a 2a

¬ 2ème Cas : ∆ ∈ C et ∆ ∈
/ R (∆ = a + ib) ; Dans ce cas on cherche une racine carrée de ∆.
On pose δ = x + iy / δ 2 = ∆ (on détermine x et y à travers cette équation).
−b − δ −b + δ
Les racines de (E) sont sous la forme : z1 = et z2 =
2a 2a

Exercice d’application
Résoudre C les équations suivantes :

1) z2 − 5z + 9 = 0 ; 2) z2 − z − 2 = 0 ; 3) z2 − 6z + 9 = 0 ; 4) z2 + iz + 1 + 3i = 0

IV.3 Factorisation d’un polynôme dans C

Exemple 1
On considère dans C l’équation (E) : z3 + (−6 − 4i)z2 + (12 + 21i)z + 9 − 45i = 0
1 Montrer que (E) admet une solution imaginaire pur z0 que l’on déterminera.
2 Résoudre (E).

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Exemple 2
On considère dans C l’équation (E ′ ) : z3 − (3 + 2i)z2 + (1 + 4i)z + 1 − 2i = 0
1 Déterminer la solution réelle de (E ′ ).
2 Résoudre (E ′ ).

V Racine nième d’un nombre complexe


V.1 Racine nième de l’unité
Définition
Soit n un entier naturel non nul. On appelle racine nième de l’unité tout nombre complexe z tel que
z n = 1.

Détermination des racines nième de l’unité


Soient z ∈ C et n ∈ N tel que zn = 1. Cherchons les solutions sous forme exponentielle.

 |z|

 n
 |z | = 1
 n
 |z| = 1  = 1
zn = 1 ⇔ ,k ∈ Z ⇔ ⇔

arg(zn ) = arg(1) = 2kπ

n arg(z) = 2kπ  arg(z) = 2kπ

n
D’où les solutions de l’équation zn = 1 sont sous la forme :

2kπ
i
zk = e n , k ∈ {0; 1; ...; n − 1}

Exemple
Résoudre dans C les équations suivantes et placer dans le plan complexe les points images des solutions.
1) z3 = 3 et 2) z4 = 1

Remarque

• On a exactement n racines nième de l’unité.


• Pour n ≥ 0 la somme des racines nième de l’unité est nulle.
• Les points images M0 , M1 , ...Mn−1 des solutions zk sont des sommets d’un polygone régulier
à n cotés.

V.2 Racine nième d’un nombre complexe


Définition
Soit n un entier naturel non nul et U un nombre complexe différent de 1. On appelle racine nième de
U tout nombre complexe z tel que zn = U.

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Détermination des racines nième de U.
Soit à résoudre l’équation (E) : zn = U, U ∈ C∗ \ {1}
¬ 1er Cas : Si on connait une racine z0 de (E) alors on aura zn0 = U, donc :
 n
 z = U  n
z
n n
⇒ z = z0 ⇒ =1
 n z0
z0 = U
z
En posant Z = , on a :
z0
2kπ
i
n
Z = 1 ⇔ Zk = e n
2kπ
zk i
⇔ =e n
z0
2kπ
i
⇔ zk = z0 e n , k ∈ {0, 1, ..., n − 1}

Donc si z0 est une solution particulière de l’équation zn = U alors les solutions de l’équa-
tion zn = U s’obtiennent en multipliant z0 par les racines nième de l’unité.
¬ 2eme Cas : Cas général. Soit θ = arg(U), on a : U = |U|eiθ . Donc
 n
 |z | = |U|
zn = U ⇔
arg zn = argU[2π]

 n
 |z| = |U|

n arg z = argU[2π] = θ + 2kπ

 p
n
 |z|
 = |U|

 arg z = θ + 2kπ

n n
Donc les solutions de (E) sont sous la forme :

θ 2kπ
!
i +
zk = n |U| e n n ,
p
k ∈ {0; 1; ...; n − 1}

Remarque
Les points images M0 ,M1 , M2 , ...,
 Mn−1 des solutions zk sont de sommets d’un polygone régulier à
n cotés sur le cercle C O, n |U| .
p

Exemple
Résoudre dans C les équations : z3 = i et z5 = i.

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Exercice d’application 1 (BAC 2005 S2 )

Soit (E) : z3 = 4 2(−1 − i).
√ √
1 Montrer que z0 = 2 − i 2 est une soltion de (E).
2 En déduire les autres solutions de (E).
3 Déterminer la forme algébrique et la forme trigonométrique des solutions de (E).
5π 5π
4 En déduire la valeur exacte de cos et sin .
12 12

Exercice d’application 2 (BAC 2007 S2 )


On considère dans C, l’équation (E) : z3 − (3 + 2i)z2 + (1 + 4i)z + 1 − 2i = 0.
1 (a) Déterminer la solution réelle de (E).
(b) Montrer que i est une solution de (E).
(c) Déterminer la troisième solution de (E).

2 Soient les points A, B et C d’affixes respectives 1, i et 2 + i.


zC − zA
(a) Déterminer le module et un argument de .
zB − zA
(b) En déduire la nature du triangle ABC.

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2023/2024 Série N°3 : Classes : TS2
M. THIAW Nombres complexes Lycée : LMW

Exercice 1:
1 a Qst
b Qst

2 a Qst
b Qst
c Qst

3 a Qst
b Qst

Exercice 2:
1 a Qst
b Qst

2 a Qst
b Qst
c Qst

3 a Qst
b Qst

Exercice 3:
1 Qst
2 Qst
3 Qst
4 Qst
5 Qst

Exercice 4:
1 Qst
2 Qst
3 Qst
4 Qst
5 Qst

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