Nombres Complexes
Nombres Complexes
21 décembre 2023
1 Nombres complexes 3
I Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.1 Un problème historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.2 Création d’un nouvel ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II Nombre Complexe, forme algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.1 Définitions et exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.3 Représentation géométrique d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.4 Affixe d’un vecteur, du milieu d’un segment et d’un barycentre . . . . . . . . . . . 6
II.5 Calcul dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
II.6 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
II.7 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
III Forme trigonométrique - Forme exponentielle d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . 10
III.1 Argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III.2 Forme trigonométrique d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
III.3 Forme exponentielle d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
III.4 Formule de Moivre et Formules d’Euler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
IV Résolution d’équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
IV.1 Equations du type Z 2 = U, U ∈ C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
IV.2 Equation du second degré dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
IV.3 Factorisation d’un polynôme dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
V Racine nième d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
V.1 Racine nième de l’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
V.2 Racine nième d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2
Chapitre 1
Nombres complexes
I Introduction
I.1 Un problème historique
À la fin du XV I e siècle, on s’est intérresé à la résolution des équations du troisième degré. On montra
rapidement qu’à l’aide d’un changement de variable toute équation du troisième degré peut se mettre sous
la forme
x3 + px + q = 0
Cette équation admet au moins une racine réelle, dont l’exepression peut semettre sous la forme :
v s v s
u u
u
3 q q 2 p 3 u3 q q2 p3
x0 = − − + + − + +
t t
2 4 27 2 4 27
Un mathématicien italien de l’époque, Bombelli, s’intressa de près à l’équation : x3 − 1x − 4 = 0.
qui donne alors comme solutions :
√ √
q q
3 3
x0 = 2 − −121 + 2 + −121
√ √
q q
3 3
= 2 − 11 −1 + 2 + 11 −1
√
La racine −1 posait un problème. √
Cependant il remarqua que s’il posait ( −1)2 = −1, on obtenait en developpant :
√ √ √ √
(2 − −1)3 = 23 − 3(2)2 −1 + 3(2)( −1)2 − ( −1)3
√ √
= 8 − 12 −1 + 6(−1) − (−1) −1
√
= 2 − 11 −1
√ √ √ √
(2 + −1)3 = 23 + 3(2)2 −1 + 3(2)( −1)2 + ( −1)3
√ √
= 8 + 12 −1 + 6(−1) + (−1) −1
√
= 2 + 11 −1
√ √
Donc x0 = 2 − −1 + 2 + −1 = 4. On constate effectivement que 4 est solutio de l’éqaution.
√
Conclusion : −1 n’exsite pas, mais permet de trouver la solution d’une équation. il s’agit d’un inter-
médiaire de calcul. Les nombres complexes étaient nés ! !
• Au XV II e sièccle ces nombres deviennent des intermédiaires de calcul courant, mais on ne les
considère pas comme des nombres.
√
• Au XV III e siècle on montre√ que tous ces nombres peuvent se mettre sous la forme a + b −1.
Euler propose alors de noter −1 = i. i comme « imaginaire ».
• au XIX e siècle Gauss montre que l’on peut représenter de tels nombres. Ils obtiennent alors le statut
de nombres.
3
I.2 Création d’un nouvel ensemble
Cette découverte est assez fréquente en mathématique. Qu’on se rappelle les solutions des équations sui-
vantes.
• Résolution dans N de l’équation x + 7 = 6.
Cette équation n’a pas de solution, mais en créant les entiers relatifs, on obtient alors x = −1.
• Résoltion dans Z de l’équation 3x = 1.
1
Cette équation n’a pas de solution, mais en créant les nombres rationnels, on obtient alors x = .
3
2
• Résoltion dans Q de l’équation x = 2. √
équation n’a pas de solution, mais en créant les nombres réels, on obtient alors x = 2 ou
Cette √
x = − 2.
• Résoltion dans R de l’équation x2 + 1 = 0.
Cette équation n’a pas de solution donc on va construire un ensemble que l’on appelle C (complexe)
dont l’élément principal ajouté est le nombre i tel que i2 = −1. On obtient donc comme solution
x = i et x = −i. La démarche naturelle consiste donc à chercher un ensemble plus grand qui contient
l’ancien, qui vérifie les mêmes propriétés et qui puisse être représenté.
Exemple 1
z1 = 2 + 3i (a = 2 ; et b = 3) ; z2 = 4i, (a = 0 et b = 4) ; z3 = 5, (a = 5 et b = 0)
Vocabulaire et notation
• z = a + ib avec (a, b) ∈ R2 est appelée la forme algébrique de z.
• Le réel a est appelé partie réelle de z, on la note Re(z) = a.
• Le réel b est appelé partie imaginaire de z, on la note Im(z) = b.
Exemple 2
Donner R(z) et Im(z) pour chacun des nombres complexes suivants :
z1 = 1 + 2i ; z2 = 3 − i ; z3 = −2 + i ; z4 = −4i ; z5 = 7 ; z6 = 0.
Remarque
Soit z = a + ib un nombre complexe .
• Si a = 0, alors z = ib est appelé un nombre imaginaire pur.
• Si b = 0, alors z = a, on dit que z est un nombre réel. Tout nombre réel est un nombre complexe.
• L’ensemble de nombres imaginaires purs est noté iR.
• 0 est à la fois un nombre réel et un nombre imaginaire pur. C’est à dire 0 ∈ R et 0 ∈ iR.
Propriété 2
Un nombre complexe est nul si et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont toutes
nulles. Autrement dit, soit z = a + ib, on a :
a = 0
z = 0 ⇐⇒
b = 0
Propriété 3
Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si ils ont la même partie réelle et la même partie
imaginaire. Autrement dit, soit z = a + ib et z′ = a′ + ib′ ; on a :
a = a′
z = z′ ⇐⇒
b = b′
Vocabulaire et notation :
• Le point M (x ; y) est appelé image du nombre complexe z = x + iy.
On le note aussi M (z) et on lit « M le point d’affixe z ».
• Le nombre complexe z = x + iy est appelé l’affixe du point M (x ; y). On le note aussi zM .
Illustration
Exemple
Le plan est muni d’un repère orthonormal direct (O; → −u; →
−v ).
Placer les points A, B, C et D tels que : zA = i + i, zB = 2 − 3i, zC = 2 et zD = −i.
z + z′
• L’affixe du point I milieu du segment [M M ′ ] est zI = .
2
• Si G = bar {(A , α) ; (B , β) ; (C , γ)} avec A(zA ), B(zB ) et C(zC ) alors l’affixe de G est :
• Si G est l’isobarycentre des points A(zA ), B(zB ) et C(zC ) alors l’affixe du point G est :
zA + zB + zC
zG =
3
Exemple
Soient A(1 + i), B(2 + 3i) et C(−2 + 2i) trois points du plan complexe. Soient I milieu de [AB] et G =
bar{(A , 1) ; (B , 2) ; (C , −2)}.
−
→
1 Déterminer l’affixe du point I, l’affixe du point G et l’affixe du vecteur BC.
Propriétés
• (a + ib)(a − ib) = a2 + b2 .
• (a − ib)2 = a2 − b2 − 2iab.
• (a + ib)2 = a2 − b2 + 2iab.
Exercice d’application
On donne z1 = −4 − i, z2 = 3 + 2i et z3 = x2 − 4x + (−1 − 2y)i où x ∈ R et y ∈ R.
z
1 Calculer z1 + z2 , z1 × z2 et 1 .
z2
2 Déterminer x pour que z3 soit imaginaire pur.
3 Déterminer y pour que z3 soit réel.
Puissance entière de i
n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
in 1 i −1 −i 1 i −1 −i 1 i
On constate ainsi que la puissance entière de i est périodique de période 4.
Etant donné, ∀ n ∈ N, n > 4, il existe p, r ∈ N tels que n = 4p + r avec 0 ≤ r < 4 le reste de la division
euclidienne de n par 4. D’où :
∀ n ≥ 4 , in = ir
Exemple 1
Simplifier : i37 ; i2016 ; i2024 ; i2350
Exemple
z1 = 1 + 2i =⇒ z1 = 1 − 2i.
z2 = −1 − 3i =⇒ z2 = −1 + 3i.
z3 = i =⇒ z3 = −i.
z4 = −2 =⇒ z4 = −2.
Propriétés
P4 zz = [Re(z)]2 + [Im(z)]2 P5 z + z′ = z + z′ P6 z × z′ = z × z′
z z z∈R ⇔ z=z
P7 zn = zn P8 = P9
z′ z′ z ∈ iR ⇔ z = −z
zM = a + ib et zM ′ = a − ib
√ p
|z| = zz = a2 + b2
Exemple
√
z = 3 + 2i =⇒ |z| = 13 z = i =⇒ |z| = 1
z = 4 − 3i =⇒ |z| = 5 z = 12 =⇒ |z| = 12.
Remarque
Soient A(zA ), B(zB ), C(zC ) et M(z) quatre points du plan. On a :
zC − zA AC z − zA AM
|zB − zA | = AB ; |z − zA | = AM ; = ; =
zB − zA AB z − zB BM
Propriétés
¬ Pour tout nombre complexe z,
z |z|
P4 |z × z′ | = |z| × |z′ | P5 |zn | = |z|n P6 ′
= ′ (z′ ̸= 0)
z |z |
1 1 ′
P7 = (z ̸= 0) P8 |z + z′ | ≤ |z| + |z′ | (inégalité triangulaire)
z′ |z′ |
Exercice d’application
Exemple 1
Déterminer un argument de z dans chacun des cas suivants :
√ √
a) z = 3 + i ; b) z = −1 + i ; c) z = 1 − i 3 ;
Remarque
• Un nombre complexe non nul admet une infinité d’arguments.
• Un nombre complexe nul n’a pas d’argument.
• Si θ = arg(z), l’ensemble des arguments de z est sous la forme θ + 2kπ, k ∈ Z.
Exemple 2
Déterminer un argument de z dans chacun des cas suivants :
√ √
1 3 √ 2 4 (− 3 + i)3 1
a) z = −1−i ; b) z = +i ; c) z = (− 3+i) (1+i) ; d) z = ; e) z = i ; f ) z = −5
2 2 (1 + i)2 2
Exercice d’application
z − 3 + 2i 2iz − 6i + 1
Soient A(−1), B(3 − 2i), C(1 + 4i) et M(z). On pose Z1 = et Z2 =
z − 1 − 4i 3z − 3 − 12i
−→ − →
1 Déterminer une mesure de AB ; AC .
Remarque
z∈R ⇐⇒ z = 0 ou arg(z) = 0[π].
π
z ∈ iR ⇐⇒ z = 0 ou arg(z) = [π]
2
Remarque
ABCD est un losange ⇐⇒ ABCD est un parallélogramme et (AC) ⊥ (BD).
ABCD est un rectangle ⇐⇒ ABCD est un parallélogramme et AC = BD.
ABCD est un carré ⇐⇒ ABCD est un parallélogramme, (AC) ⊥ (BD) et AC = BD.
Propriété 3
zB − zA
• ABC est un triangle rectangle en A ⇐⇒ ∈ iR∗ .
zC − zA
zB − zA
• ABC est triangle isocèle en A ⇐⇒ = 1 ou AB = AC.
zC − zA
zB − zA
• ABC est un triangle rectangle et isocèle en A ⇐⇒ = ±i.
zC − zA
√ √
zB − zA 1 3 zB − zA 1 3
• ABC est un triangle équilatéral ⇐⇒ = + i ou = − i
zC − zA 2 2 zC − zA 2 2
Exercice d’application 1
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormal direct (O ; →
−
u ;→
−
v ).
1 Soient A, B, C et D les points d’affixes respectives 2, 4, 2i et 2 + 2i.
(a) Placer ces points dans le repère.
(b) Quelle est la nature du triangle OBD ?
√ √
2 Soient E et F deux points d’affixes respectives 1 − i 3 et 1 + i 3.
(a) Placer ces points dans le repère.
(b) Quelle est la nature du quadrilatère OEAF ?
Exercice d’application 2
Soient A(−2i), B(2 + 2i), C(−2 + 4i) et D(2) quatre points du plan complexe.
1 Placer ces points dans le repère.
zC − zB
2 Donner le module et un argument du nombre complexe .
zA − zB
3 En déduire la nature du triangle ABC.
Propriété 4 (Rappel)
−→ −→
L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = 0[2π] est la droite (AB) privée du
segment [AB].
−→ −→
L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = 0[π] est la droite (AB) privée des
points A et B.
−→ −→
L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = π[π] est la droite (AB).
−→ −→
L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = π[2π] est le segment [AB] privé des
points A et B.
−→ −→ π
L’ensemble de spoints M du plan tel que MA ; MB = [π] est le cercle de diamètre [AB]
2
privé des points A et B.
Exercice d’application
z+1
Soient A(1), B(−1) et M(z). On pose Z = .
z−1
1 Interpréter géométriquement arg(Z).
2 En déduire l’ensemble des points M(z) du plan tels que : i) Z ∈ iR ii) Z ∈ R.
Preuve
Soit z = a + ib et θ = arg(z). On a :
a
cos θ =
|z| a = |z| cos θ
=⇒
b
b = |z| sin θ
=
sin θ
|z|
Exercice d’application
√ √ z1
On donne z1 = 6 + i 2 ; z2 = 1 + i ; Z= .
z2
1 Donner la forme trigonométrique de : z1 , z2 et Z
2 Donner la forme algébrique de Z.
¬ Définition
Soit z un nombre complexe non nul d’argument θ . On appelle forme exponentielle de z l’écriture
de z sous la forme z = |z|eiθ .
Exercice d’application
Ecrire sous forme trigonométrique puis sous forme exponentielle les nombres complexes
√ suivants :
√ √ √ √ 1 3
z1 = −3 + 3i 3, z2 = 2 − 2i , z3 = − 6 + i 2, z4 = − 3 + i, z5 = + i .
2 2
Remarque
On déduit de cette définition la formule : (cos θ − i sin θ )n = cos(nθ ) − i sin(nθ ).
Exemple
1 Calculer (1 + i)2024 .
2 Exprimer cos 3x et sin 3x en fonction de cos x et sin x.
¬ Formules d’Euler
Pour tout θ ∈ R, on a :
Formules de linéarisation
Pour tout θ ∈ R, on a :
n n
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
(cos θ )n = et (sin θ )n =
2 2i
Remarque
Linéariser cosn θ ou sinn θ revient à exprimer cosn θ ou sinn θ en fonction de cos px et sin px, p ∈ N∗ .
Exercice d’application
Linéariser cos3 x, sin3 x, cos4 x et sin4 x.
IV Résolution d’équations
IV.1 Equations du type Z 2 = U, U ∈ C
Méthode 1 : Méthode trigonométrique
L’équation Z 2 = U admet deux solutions Z0 et Z1 données par :
arg(U) arg(U)
! !
i i
2 2
p p
Z0 = |U| e et Z1 = − |U| e
Méthode de résolution
Soit (E) : az2 + bz + c = 0 une équation du second degré dans C. Pour tésoudre (E) on calcule son
discriminant ∆ = b2 − 4ac.
¬ 1er Cas : ∆ ∈ R ;
Si ∆ > 0, alors (E) admet deux racines réelles distinctes :
√ √
−b − ∆ −b + ∆
z1 = et z2 =
2a 2a
−b
Si ∆ = 0, alors (E) admet une solution double (réelle) : z0 = .
2a
Si ∆ < 0, alors (E) admet deux racines complexes conjuguées :
√ √
−b − i −∆ −b + i −∆
z1 = et z2 =
2a 2a
¬ 2ème Cas : ∆ ∈ C et ∆ ∈
/ R (∆ = a + ib) ; Dans ce cas on cherche une racine carrée de ∆.
On pose δ = x + iy / δ 2 = ∆ (on détermine x et y à travers cette équation).
−b − δ −b + δ
Les racines de (E) sont sous la forme : z1 = et z2 =
2a 2a
Exercice d’application
Résoudre C les équations suivantes :
1) z2 − 5z + 9 = 0 ; 2) z2 − z − 2 = 0 ; 3) z2 − 6z + 9 = 0 ; 4) z2 + iz + 1 + 3i = 0
Exemple 1
On considère dans C l’équation (E) : z3 + (−6 − 4i)z2 + (12 + 21i)z + 9 − 45i = 0
1 Montrer que (E) admet une solution imaginaire pur z0 que l’on déterminera.
2 Résoudre (E).
|z|
n
|z | = 1
n
|z| = 1 = 1
zn = 1 ⇔ ,k ∈ Z ⇔ ⇔
arg(zn ) = arg(1) = 2kπ
n arg(z) = 2kπ arg(z) = 2kπ
n
D’où les solutions de l’équation zn = 1 sont sous la forme :
2kπ
i
zk = e n , k ∈ {0; 1; ...; n − 1}
Exemple
Résoudre dans C les équations suivantes et placer dans le plan complexe les points images des solutions.
1) z3 = 3 et 2) z4 = 1
Remarque
Donc si z0 est une solution particulière de l’équation zn = U alors les solutions de l’équa-
tion zn = U s’obtiennent en multipliant z0 par les racines nième de l’unité.
¬ 2eme Cas : Cas général. Soit θ = arg(U), on a : U = |U|eiθ . Donc
n
|z | = |U|
zn = U ⇔
arg zn = argU[2π]
n
|z| = |U|
⇔
n arg z = argU[2π] = θ + 2kπ
p
n
|z|
= |U|
⇔
arg z = θ + 2kπ
n n
Donc les solutions de (E) sont sous la forme :
θ 2kπ
!
i +
zk = n |U| e n n ,
p
k ∈ {0; 1; ...; n − 1}
Remarque
Les points images M0 ,M1 , M2 , ...,
Mn−1 des solutions zk sont de sommets d’un polygone régulier à
n cotés sur le cercle C O, n |U| .
p
Exemple
Résoudre dans C les équations : z3 = i et z5 = i.
Exercice 1:
1 a Qst
b Qst
2 a Qst
b Qst
c Qst
3 a Qst
b Qst
Exercice 2:
1 a Qst
b Qst
2 a Qst
b Qst
c Qst
3 a Qst
b Qst
Exercice 3:
1 Qst
2 Qst
3 Qst
4 Qst
5 Qst
Exercice 4:
1 Qst
2 Qst
3 Qst
4 Qst
5 Qst