Guide ARV Version 07 09 15
Guide ARV Version 07 09 15
De RENOUVELLEMENT des
ANTIRETROVIRAUX
Edition 2015
Réimpression et mise à jour de l’édition 2014 avec l’accord des premiers rédacteurs de ce guide pour le
réseau de Santé Paris Nord, qu’ils en soient ici remerciés.
2
LES QUATORZE POINTS-CLE
Le code de déontologie donne par ailleurs obligation à tout praticien d’assurer la mise à
jour constante de ses connaissances. C’est particulièrement utile pour un praticien qui
souhaite participer au suivi de patients vivant avec le VIH.
Ce guide succinct est destiné aux médecins de ville qui tiennent (notamment par le
travail en réseau) leurs connaissances à jour dans le domaine de l’infection par le VIH et
de ses traitements. Il rappelle les quatorze point-clés qu’un médecin doit avoir en tête
lors du renouvellement d’une prescription d’antirétroviraux.
Chaque point sera très brièvement développé dans le présent guide, destiné à être
utilisé en consultation. Ce guide ne vise pas l’exhaustivité, il cherche seulement à
remplir le rôle d’AIDE-MEMOIRE pour les points les plus importants.
• du pharmacien (de ville et/ou hospitalier) habituel du patient (voire deux noms
de pharmaciens)
Même si tout va bien, nécessité d’un contact avec le spécialiste hospitalier (en
consultation ou hospitalisation de jour annuelle). Vérifier la date du dernier contact, le
contenu du courrier de l’hospitalier.
4
3. Les marqueurs d’efficacité immuno-virologique
Vous devez à chaque consultation programmée (tous les trois mois en général) disposer
des deux marqueurs incontournables du suivi thérapeutique : la charge virale VIH et le
taux de lymphocytes CD4.
S’il s’agit d’un second, voire d’un troisième résultat de charge virale positif :
o De prévoir une consultation en milieu spécialisé (où seront effectués, selon
les cas : dosages d’antirétroviraux, consultation d’éducation
thérapeutique, génotypage viral, modifications thérapeutiques)
Si une de ces trois conditions n’est pas respectée, la conduite à tenir est identique à
celle suivie en cas de charge virale détectable (vérifier posologies, observance,
interactions, puis prévoir consultation en milieu spécialisé)
5
4. Le traitement anti-rétroviral
Dans la plupart des cas actuellement le patient reçoit trois (ou quatre) molécules
distinctes. Pour déterminer la nature de son traitement, le plus simple est d’établir
d’abord la liste de ces trois ou quatre molécules sous forme de DCI, et de leur famille,
grâce au tableau de la page suivante.
Au terme de cette analyse, vérifiez que votre patient reçoit une des combinaisons
suivantes:
Chacun de ces types de combinaisons est ‘classique’. Toute autre combinaison trouvée
impose une vérification par un contact au moins téléphonique avec le prescripteur
hospitalier
Deux autres classes de molécules sont disponibles dont l’utilisation est moins courante :
Les stratégies thérapeutiques présentées ici reposent sur les recommandations 2013,
elles sont en constante évolution.
6
LE CYCLE DU VIH ET LES DIFFERENTES CIBLES THERAPEUTIQUES
FUSION
Inhibiteurs de fusion
*
FOCUS Qu’est-ce qu’un booster ?
Le ritonavir, à faibles doses (100 à 400 mg/j) est utilisé dans cet objectif, et non comme
antirétroviral.
Une nouvelle molécule, le cobicistat, a récemment été mise sur le marché pour son effet
booster ; le cobicistat n’a aucune propriété antirétrovirale, quelle que soit la dose.
7
LES NOMS ET LES CLASSES DE MOLECULES COMMERCIALISEES OU IMMINENTES
8
LES MOLECULES, DANS QUELLES SPECIALITE ?
9
5. Les doses usuelles et les conseils de prise
Les doses indiquées dans le tableau ci-dessous sont les doses usuelles pour un patient adulte.
Toute autre posologie présente sur l’ordonnance impose un contact avec le prescripteur
hospitalier
Précautions
Nom de spécialité POSOLOGIE ADULTE USUELLE
d’utilisation
APTIVUS® 250 mg 2 capsules deux fois par jour, toutes les 12h
+ NORVIR® 100mg : 2 comprimés deux fois par jour Pendant repas
toutes les 12h
ATRIPLA® 200/245/600 mg 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h 2h après repas,
soir
CELSENTRI® 150 ou 1 comprimé 300mg deux fois par jour toutes les 12h
300mg si association avec :
inducteurs enzymatiques : 600 mg deux fois/jour, repas :
toutes les 12h indifférent
inhibiteurs enzymatiques : 150 mg deux fois/jour,
toutes les 12h
COMBIVIR® 300/150 mg 1 comprimé deux fois par jour toutes les 12h repas :
indifférent
CRIXIVAN® 400 et/ou 200 400 à 600 mg deux fois par jour, toutes les 12h (suivi
mg /dosages) Pendant repas,
+ NORVIR® 100mg : 1 comprimé deux fois par jour, Boissons abondantes
toutes les 12h
EDURANT® 50 mg 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h Repas consistant
EMTRIVA® 200 mg 1 gélule une fois par jour, toutes les 24h repas :
indifférent
EPIVIR® 300 mg 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h repas :
indifférent
EPIVIR® 150 mg 1 comprimé deux fois par jour, toutes les 12h repas :
indifférent
EVIPLERA® 200/245/50 1 comprimé une fois par jour toutes les 24h
Repas consistant
mg
FUZEON® 90 mg 1 injection sous-cutanée deux fois par jour toutes les 12h repas : indifférent
INTELENCE® 200 mg 1 comprimés deux fois par jour toutes les 12h
Pendant repas
ou 2 comprimés une fois par jour toutes les 24 h
INVIRASE® 500 mg 2 comprimés deux fois par jour, toutes les 12h
+ NORVIR® 100mg : 1 comprimé deux fois par jour, Pendant repas
toutes les 12h
ISENTRESS® 400 mg 1 comprimé deux fois par jour toutes les 12h repas : indifférent
KALETRA® 200/50 mg 2 comprimés deux fois par jour, toutes les 12h repas :
Contient DEJA NORVIR® ! indifférent
KIVEXA® 300/600 mg 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h repas : indifférent
10
NORVIR® 100 mg !!! BOOSTER : selon IP auquel il est associé
1 comprimé une fois par jour toutes les 24h Pendant repas
2 comprimés deux fois par jour, toutes les 12h
PREZISTA® 400, soit 1 comprimé 600 mg deux fois par jour toutes
600, 800 mg les 12h + NORVIR® 100mg : 1 comprimé deux fois par
jour toutes les 12h Pendant les
soit 1 comprimé 800 mg une fois par jour toutes les repas
24h + NORVR® 100 mg : 1 comprimé une fois par jour
toutes les 24 h
RETROVIR® 300 Selon tolérance :
repas :
ou 250 mg 1 comprimé 300mg deux fois par jour toutes les 12h
indifférent
ou 1 gélule 250 mg deux fois par jour toutes les 12h
REYATAZ® 150, 200, 1 gélule 300mg une fois par jour, toutes les 24h
300 mg + NORVIR® 100mg : 1 comprimé une fois par jour,
toutes les 24h
Pendant les
Si associé à SUSTIVA® :
repas
2 gélules 200mg une fois par jour, toutes les 24h
+ NORVIR® 100mg : 1 comprimé une fois par jour,
toutes les 24h
STRIBILD 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h
Pendant repas
200/245/150/150 mg
SUSTIVA® 600mg 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h Au coucher
TELZIR® 700mg 1 comprimé deux fois par jour toutes les 12h
Pendant les
+ NORVIR® 100mg : 1 comprimé deux fois par jour repas
toutes les 12h
TIVICAY 50mg 1 comprimé une fois par jour toutes les 24h
Ou 2 comprimés 2 fois par jour toutes les 12h
TRIUMEQ 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h Pendant repas
TRIZIVIR®300/300/150mg 1 comprimé deux fois par jour, toutes les 12h repas : indifférent
TRUVADA® 300/200 mg 1 comprimé une fois par jour, toutes les 24h Pendant les repas
VIDEX® 250 ou 400 mg 1 gélule 250mg une fois par jour, toutes les 24h, si
poids < 60 kg En dehors des
repas, estomac
1 gélule 400mg une fois par jour, toutes les 24h si poids vide
≥ 60 kg
VIRAMUNE® 200 mg 1 comprimé 200 mg une fois par jour toutes les 24h les
et, LP 400 mg 14 premiers jours repas :
Puis 1 comprimé LP 400 mg une fois par jour toutes indifférent
les 24h
VIREAD® 245 mg 1 comprimé une fois par jour toutes les 24 h Pendant repas
ZERIT® 30 mg 1 gélule 30 mg, deux fois par jour, toutes les 12 h repas : indifférent
ZIAGEN® 300 mg 1 comprimé deux fois par jour toutes les 12 h ou repas :
2 comprimés une fois par jour toutes les 24 h indifférent
11
6. Les interactions médicamenteuses
Le principe que nous avons retenu est, à partir des plus récentes publications
disponibles :
En aucun cas les informations qui suivent ne doivent être considérées comme
exhaustives. Les prescripteurs doivent conserver la plus grande vigilance lors de
toute prescription médicamenteuse associée à un antirétroviral, et continuer
d’utiliser systématiquement les bases de données d’interactions médicamenteuses
disponibles.
Sources Bibliographiques
RCP des ARV (téléchargés en aout 2013 sur le site de l’EMEA – www.emea-
europa.eu, mise à jour en avril 2015 pour les interactions avec les
traitements anti VHC)
12
TABLEAU DES INTERACTIONS ENTRE ARV
FTC
ABC D/ABC D/ABC D/ABC
TDF D/AtV E/TDF
E/TDF E/RAL
E/TDF E/DRV
NVP D/AtV E/NVP D/IDV D/LPV
EFV D/DRV
D/ATV D/IDV D/LPV D/SQV D/RAL D/MRV
INNTI
E/EFV
ETV E/TPV
E/APV D/ETV D/RAL
D/ETV
RPV
fAPV E/LPV
D/APV D/RAL D/APV
D/APV
INHIB PROTEASE (boostés
ATV D/ATV
E/RAL E/MRV
E/TPV
DRV E/IDV D/SQV
D/DRV E/MRV
E/DRV D/DRV
avec ARV
TPV D/RAL
RAL D/RAL
INHIB int
DRV
ELV/c
MRV
entrée
Inhib
T20
13
TABLEAU DES PRINCIPALES INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MOLECULES
Atovaquone
E E
Ribavirine T ET
Interféron
T
alpha
Sofosbuvir
Siméprevir
Daclatasvir
Dasabuvir
Ombitasvir +
Paritaprévir/r
Ledipasvir /
E E
sofosbuvir
Diazépam
Midazolam IV
Citalopram
Système nerveux
Mirtazapine
Paroxétine
Sertraline
Pimozide
Carbamazépine D D D D D D D D
Lamotrigine
Phénytoïne D D D D D D D
Valproate E
Méthadone E D
Buprénorphine
14
INTI INNTI Inhibiteurs de protéase (boostés avec RTV) I int I entrée
Médicaments AZ ELV
ddI 3TC FTC ABC TDF NVP EFV ETV RPV fAPV ATV DRV IDV LPV SQV TPV RAL DLV MRV T20
associés T /c
Amiodarone
TTS cardiologie et du métabolisme
Bépridil
Amiodipine
Diltiazem E
Vérapamil E
Métoprolol
Warfarine
Apixaban
Dabigatran
Rivaroxaban
Atorvastatine
Pravastatine
Rosuvastatine
Simvastatine
Ethinyl-
estradiol
Antiacides(1) D D D D D D D D D D D D D D D D D E D D D
Argiles D D D D D D D D D D D D D D D D D D D D
Charbons D D D D D D D D D D D D D D D D D D D D
Anti-H2
D D E
Divers
IPP
D D E
Budésonide
inh
Fluticasone
inh
Salmétérol inh
Alfuzosine
15
INTI INNTI Inhibiteurs de protéase (boostés avec RTV) I Int I entrée
Médicaments AZ ELV
T
ddI 3TC FTC ABC TDF NVP EFV ETV RPV fAPV ATV DRV IDV LPV SQV TPV RAL DLV MRV T20
associés /c
Sildénafil
HTAP
Sildénafil
Tadalafil HTAP
Tadalafil
Vardénafil
Dérivés ergot
Millepertuis D D D D D D D D D D D
*ces listes ne sont pas exhaustives ; elles reprennent les médicaments associés, les plus courants, qui pourraient être prescrits
à une personne séropositive pour le VIH. Pour avoir des informations et des précisions supplémentaires, se reporter aux sources
bibliographiques citées.
16
7. Les effets indésirables
Nous faisons ici le choix de ne mentionner que les principaux effets indésirables
Troubles digestifs
Ritonavir (RTV) nombreux autres effets indésirables, mais rares aux
doses booster
BIEN TOLERE Bilan hépatique
Lamivudine (3TC) Troubles digestifs
17
Troubles digestifs Bilan lipidique
Darunavir (DRV) Rashes cutanés régressifs
PREZISTA® Perturbations lipidiques, hépatiques
NFS
Zidovudine (AZT) TOX.HEMATO Plaquettes
RETROVIR® Anémie, leucopénie, Myalgies CPK
Céphalées, Acidose lactique Ionogramme
Bilirubine
Atazanavir (ATV) Ictère à bilirunine libre (bénin) Transaminases
REYATAZ® Troubles digestifs Glycémie
Peu de dyslipidémies Bilan lipidique
Emtricitabine (FTC) BIEN TOLERE
Troubles digestifs Créatinine
Phosphatémie
Toxicité rénale Ionogamme
Tenofovir (TNV)
STRIBILD Calcémie
Bilan hépatique
Elvitegravir (ELV) Céphalées, sensations de vertige
Cobicistat (COBI) Rash
Asthénie
TOX. NEURO PSY Transaminases
Vertiges, Insomnies
Somnolence, Rêves anormaux
SUSTIVA® Réaction psychotique
Efavirenz (EFV) Dépression
Cytolyse
Allergie
Troubles digestifs
Rashes cutanés souvent temporaires Bilan hépatique
Fosamprenavir (fAPV) Paresthésies péri buccales Glycémie
TELZIR® Cytolyse Bilan lipidique
Troubles lipidiques
TOX.HEMATO
Zidovudine (AZT) Anémie, leucopénie, Myalgies NFS
Céphalées, Acidose lactique Plaquettes
CPK
BIEN TOLERE Ionogramme
Lamivudine (3TC) Troubles digestifs
TRIZIVIR®
HYPERSENSIBILITE
Abacavir (ABC) Fièvre, Eruption, Troubles digestifs, Malaises Typage obligatoire HLA
Impose l’arrêt et la non réintroduction B*5701
Toxicité hépatique
18
8. Les prophylaxies
Chez le sujet ayant moins de 200 CD4 et/ou ayant un taux de CD4 < 15%, les
prophylaxies de la pneumocystose et de toxoplasmose cérébrale (si le sujet est
porteur d’Ac anti toxoplasme) sont indispensables :
9. L’évaluation de l’observance
Faire s’exprimer le patient sur les horaires, les intervalles et les modalités de
prise du traitement au quotidien du traitement.
Revoir les conditions de vie et les événements récents dans la vie du patient
19
10. La prochaine consultation
La fréquence habituelle de suivi d’un patient vivant avec le VIH bien portant sous
traitement est trimestrielle. Prévoir un RDV avec le spécialiste hospitalier notamment
en cas de :
Il comprendra au minimum les CD4, la Charge virale, une NFP, les transaminases, les
gamma-GT, et la créatinine plasmatique (fréquence trimestrielle).
Le reste du bilan de tolérance sera construit en tenant compte des risques d’effets
indésirables propres au traitement pris par le patient (voir point 7).
Ordonnance bizone
Rappel des points légaux : nom et prénom du patient, âge, poids si le patient est
un enfant, nom des médicaments, posologies, fréquence et intervalle entre les
prises, recommandations de prise par rapport aux repas et/ou moment de la
journée, durée du traitement (1 mois renouvelable « n » fois)
20
13. Les particularités cliniques
Vous seront présentées ci-après les principales spécificités du patient VIH à prendre en
compte en médecine générale.
Dyslipidémie
o A rechercher 1 fois/an, objectif LDL<1,9 g/dl si VIH seul sans autre FDR CV
o Privilégier les règles hygiéno-diététiques puis discuter la modification du
traitement ARV avec le référent hospitalier si insuffisant.
o En dernier recours : envisager une statine (attention aux interactions, voir
point 6)
Hypertension artérielle
Attention aux interactions médicamenteuses, principalement avec les inhibiteurs
calciques (voir point 6).
21
Foie et VIH
L’apparition d’une anomalie du bilan hépatique peut avoir différentes causes, leur
diagnostic et leur prise en charge impose une collaboration avec un spécialiste
hospitalier :
o Le VIH aggrave les hépatites B et C, qui doivent donc être traitées dès que
possible. A noter que les recommandations concernant le traitement de
l’hépatite C évoluent rapidement compte tenu de la sortie de nombreuses
molécules récemment.
Autres
Rein et VIH
L’insuffisance rénale chronique est fréquente chez les personnes vivant avec le VIH. Elle
est d’origine multifactorielle (infection par le VIH, déficit immunitaire, néphrotoxicité
de certains ARV, comorbidités cardiovasculaires etc.)
Vieillissement et VIH
Le VIH est inducteur de vieillissement prématuré, dont la prévention associe le bon
contrôle immuno-virologique, le suivi des règles hygiéno-diététiques, et la prise en
charge des comorbidités.
Ostéoporose
La prévention doit être systématique :
22
Troubles cognitifs
D’origine multifactorielle, ils sont fréquents chez les personnes vivant avec le VIH.
o Plaintes cognitives
o Age > 50 ans
o Co-infection VHC
o Infection à VIH avancée (nadir CD4<200/mm3, stade C)
o Infection à VIH non contrôlée (CV détectable)
Leur prise en charge est complexe, et nécessite un avis spécialisé (notamment pour une
éventuelle modification du traitement ARV)
Dépistage et cancer
Les programmes de dépistage de masse sont les mêmes qu’en population générale
(cancer du sein, du col de l’utérus, colorectal).
Les spécificités du dépistage des cancers chez les patients porteurs du VIH sont les
suivantes :
23
Suivi gynécologique et VIH
Contraception
Désir d’enfant
La ménopause
24
14. Les vaccinations de l’adule
La réponse immunitaire est variable chez les patients VIH, généralement d’autant plus
faible que le taux de CD4 est bas.
Les patients VIH sont plus sensibles que les autres à certains germes (pneumocoque,
grippe), et statistiquement plus exposés à certains autres (VHB, VHA)
25
Vaccins inertes spécifiquement recommandés
Ils peuvent être utilisés sans risque, préférer les vaccins polyosidiques conjugués, plus
immunogènes.
GRIPPE
1 dose annuelle par le vaccin inactivé
HEPATITE B
1 dose de vaccin peut être utile
pour obtenir une réponse en Ac
Ac anti HbC+ anti HbS
Ac anti HbS et Ag HbS négatifs En cas de non réponse et
d’absence de l’ADN du VHB, il
faut pratiquer une vaccination
complète
26
Vaccins vivants atténués
Tout vaccin vivant est contre indiqué si déficit immunitaire sévère (CD4 < 200/mm3)
BCG
Contre-indication formelle, quel que soit le taux de CD4
FIEVRE JAUNE
Possible seulement si CD4 > 200/mm3
Réponse vaccinale diminuée : contrôle sérologique après
vaccination.
Certificat de contre-indication possible si CD4 < 200/mm3
(risque de refoulement ou de vaccination immédiate dans le pays)
Glossaire
ARA 2 : Antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II
ARV : Antirétroviral
CV : Charge Virale
DIU : Dispositif Intra-Utérin
FCV : Frottis Cervico-vaginal
FDR CV : Facteur de risque cardio-vasculaire
HSH : Homme ayant des rapports sexuels avec les Hommes
IEC : Inhibiteur de l’enzyme de conversion
INNTI : Inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse
INTI : Inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse
IP : Inhibiteur de Protéase
NFP : Numération formule plaquettaire
RHD : Règles hygiéno-diététiques
UDI : Usager de drogue par voie intra veineuse
27
Hôpital Bichat Claude Bernard
28