Cours Finances Pub Version Résumée
Cours Finances Pub Version Résumée
Objectif de la formation :
Le cours a pour objectif général de permettre aux étudiants de s’approprier efficacement les
dispositions relatives aux finances publiques.
En termes d’objectifs spécifiques, il s’agit :
- de développer une bonne maîtrise des dispositions-clés de la loi organique relative aux
lois de finances;
- de connaitre les principes des finances publiques en général et les règles budgétaires
en particulier ;
- de maitriser les principaux concepts liés au cadre budgétaire et d’employer à bon
escient le vocabulaire des finances publiques ;
- d’identifier les étapes et les acteurs de l'élaboration, de l’adoption, de l'exécution et du
contrôle du budget ;
- de comprendre le fondement de la nouvelle réforme du cadre communautaire de
l’UEMOA.
Plan du cours
Introduction :
- Définition des finances publiques
- Domaine des finances publiques
Introduction
Par ailleurs, constituent des finances publiques, les finances des personnes
privées exerçant des missions de service public (satisfaction d’un intérêt
général).
Au plan social, les finances publiques constituent un moyen pour les pouvoirs
publics d’assurer la justice sociale notamment par la fiscalité et la politique de
redistribution des revenus.
La personne privée est limitée dans ses ressources ; elle s’impose donc pour
règle une gestion rationnelle pour ne pas tomber en ruine.
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De même, la personne morale met l’accent sur la notion de satisfaction optimale
des besoins collectifs. D’où l’introduction dans les procédés de choix des
investissements du critère de rationalité, d’objectifs quantitatifs appréciés en
termes sociaux ou économiques ; la (GAR).
- les opérations financières publiques par contre mettent en œuvre des procédés
de contrainte et d’autorité ; recouvrement des ressources souvent par contrainte ;
procédures unilatérales en matière de passation de marchés et d’emprunt.
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• Les lois de finances rectificatives (LFR) : qui permettent de réajuster la loi de
finances en fonction d’informations économiques et fiscales plus récentes. Elles
corrigent donc les prévisions et modifient le contenu des autorisations initiales
données par le Parlement.
• La loi de règlement(LR) : qui intervient après l’exécution du budget pour
constater les résultats financiers de chaque année civile. Elle est votée par le
Parlement et permet d’apprécier la réalité de l’exécution des lois de finances et
de mesurer l’écart entre ce qui a été prévu et autorisé et ce qui a été réellement
exécuté.
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- non-contraction : dépenses et recettes doivent figurer en montant brut
dans le budget. Ainsi en application de cette règle, un service de
recouvrement des impôts doit indiquer en dépenses les frais de
recouvrement, et en recettes les impôts recouvrés, et ne pas se contenter
de présenter les recettes nettes.
- non-affectation : l’ensemble des recettes de l’Etat se confond en une
masse unique pour couvrir sans distinction de provenance et d’origine
l’ensemble des dépenses de l’Etat ;
Exceptions : par dérogations, certaines recettes peuvent être affectées à
certaines dépenses comme le montre l’exemple des dons et legs ou des comptes
spéciaux du Trésor public.
Mais de nos jours, il est difficile de concevoir un budget sans faire référence au
déficit qui le prive d’une partie des recettes nécessaires à la réalisation des
objectifs fixés.
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E/ LA SPECIALITE BUDGETAIRE : le principe de la spécialité signifie que
l’autorisation de dépense doit être donnée pour une dépense précise et pour un
montant déterminé. La spécialité fixe le degré de précision que doit atteindre
l’autorisation de dépense votée par le Parlement. Il importe de rappeler que le
budget ouvre des crédits aux ministres qui permettent d’assurer la marche des
services relevant de leurs attributions. Les crédits de chaque ministère sont
ensuite répartis selon les services et chaque service est divisé en un certain
nombre de chapitres.
Le chapitre constitue l’unité de spécialisation du budget.
La répartition par chapitres est réalisée par le gouvernement au moyen de
décrets de répartition mais il n’a pas de marge de manœuvre et doit suivre le
contenu de la loi de finances.
- Pour les recettes, le budget est réparti en seul titre.
Titre 0 : recettes
La nature de la recette est identifiée par l’article, le paragraphe, la ligne….
• Les fonds spéciaux qui sont mis à la disposition de certaines institutions qui
les gèrent elles-mêmes de façon discrétionnaire (Présidence de la République,
Parlement, Cabinet du Premier Ministre). Ces crédits sont votés globalement, à
charge pour leurs administrateurs de les répartir.
En dehors de ces dérogations d’ordre politique, il existe des dérogations ou des
atténuations d’ordre budgétaires :
• Les crédits globaux : réserves non réparties et destinées à des dépenses
éventuelles ou imprévues.
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• Les charges communes : elles regroupent les dotations budgétaires qui
concernent l’ensemble des services de l’Etat, ou plusieurs d’entre eux, et ne
peuvent, de ce fait, être rattachées à aucun budget ou ministère.
• Les virements de crédits : ils modifient la répartition des dotations entre les
chapitres mais sans créer de nouveaux chapitres et à l’intérieur d’un même
budget de ministère et dans la limite du 1/10 de la dotation de chaque chapitre
intéressé.
• Les transferts de crédits : ils modifient la détermination du service
responsable de la dépense, sans modifier la nature de celle-ci. Les transferts
peuvent s’effectuer entre ministères à condition que la nature de la dépense reste
inchangée.
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a. le Budget est avant tout la traduction chiffrée de l’action du Gouvernement.
Celui-ci est responsable de son exécution, c’est donc normal qu’il soit maitre
d’œuvre de son élaboration.
b. l’Exécutif qui dispose de l’appareil administratif et financier est mieux
informé des problèmes budgétaires ; il est doté de techniciens qualifiés pour
cette tâche contrairement à l’Assemblée nationale. Cette tâche de préparation
est en principe l’œuvre de toute l’équipe gouvernementale et c’est le Ministre
des Finances qui joue le rôle principal. Cette compétence du MEF peut être
exclusive ou partagée.
- fixe les conditions dans lesquelles doivent être établies les différentes
propositions de dépenses des autres Ministères, de leur centralisation et
des rectifications à opérer ;
- évalue les recettes budgétaires sur la base du rendement constaté lors des
gestions précédentes et des informations fournies par les services
techniques suivants:
la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques
(DGPPE) notamment la Direction de la prévision et des Etudes
économiques(DPEE), le Centre d’études de Politiques pour le
Développement (CEPOD) ; la Direction générale des Finances (DGF)
notamment la Direction du Budget , la Direction de la Coopération
économique et financière (DCEF) ; la Direction générale de la
Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) ; la Direction générale des
Douanes (DGD) ; la Direction générale des Impôts et Domaines
(DGID) et l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie
(ANSD) ;
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Paragraphe 2 : Compétence partagée
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Gouvernement, pour leurs expliquer les grandes orientations économiques et
budgétaires, conformément à la politique définie par le Gouvernement.
Lettre circulaire : la lettre circulaire ou circulaire budgétaire est adressée,
dans le cadre de la préparation du budget, par le Ministre de l'Economie et des
Finances, aux Institutions et Ministères, pour leur indiquer les conditions
d'élaboration de leur budget et les documents justificatifs à fournir. Elle
rappelle de façon générale, les grands principes qui vont déterminer la
préparation du budget.
Enveloppe sectorielle : c'est une enveloppe notifiée, à titre indicatif, à chaque
Institution et Ministère, dans la limite des projections arrêtées dans le TOFE.
Saisie des projets de budget : suite à la répartition à l'interne des enveloppes et
leur notification aux intéressés par le MEF, chaque Institution ou Ministère
procède, dans un délai bien déterminé, à la saisie des projets de budget, par
service et par nature économique dans le Système intégré de Gestion des
Finances publiques (SIGFIP).
Conférences budgétaires : Ce sont des moments d'échanges entre les
administrateurs de crédits des Institutions et Ministères, et le Ministre de
l'Economie et des Finances, représenté par le Directeur du Budget et le
Directeur de la Coopération économique et financière. Durant cette période, les
administrateurs de crédits présentent leurs propositions de budget, en tenant
compte de l'enveloppe qui leur a été allouée et éventuellement, justifient les
demandes nouvelles.
Arbitrage du MEF : à la suite des conférences budgétaires, un pré-arbitrage
est fait, au sein de la Direction générale des Finances (DGF) et de la Direction
de la Coopération économique et financière (DCEF), et est soumis à
l'appréciation du Ministre chargé des finances
Arbitrage du PM : à la suite de l'arbitrage du MEF, il est fait appel à
l'arbitrage du Premier Ministre en présence de tous les Ministres. Ainsi, les
préoccupations des Ministères et Institutions qui n'ont pas été prises en compte
lors du pré-arbitrage peuvent être soumises, à l'appréciation du Premier
Ministre.
Adoption et dépôt : le projet de loi de finances est présenté en Conseil des
Ministres pour adoption avant son dépôt au Parlement. Ce dépôt constitue la
première étape du "marathon budgétaire" qui se traduit par son examen en
Commission technique, puis en Commission des finances avant sa discussion en
séance plénière.
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Paragraphe 1 : les méthodes d’évaluation des recettes
Le choix de l’une ou l’autre de ces méthodes est dicté par la précision des
résultats obtenus de leur utilisation.
Services votés :
Les méthodes d’évaluation pluriannuelles :la GAR , les CDSMT, les DPBEP,
les DPPD
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Les dépenses du Budget général font l’objet d’un vote unique en ce qui
concerne les services votés et d’un vote par Ministère et à l’intérieur d’un même
Ministère par titres en ce qui concerne les autorisations nouvelles.
Par ailleurs, il est prévu en l’absence de vote dans le délai de 60 jours fixé
l’ouverture de droit d’une session parlementaire extraordinaire. Si le budget
n’est pas voté à l’issue de la session extraordinaire, il est mis en vigueur par
décret qui doit tenir compte des amendements déjà votés par l’Assemblée et
acceptés par le Président de la République.
Le budget voté par l’Assemblée Nationale est mis en exécution par le Président
de la République par l’acte dit de promulgation de la loi de finances.
Cette promulgation sera matérialisée par la signature des décrets portant
répartition des crédits. La promulgation est suivie par la diffusion de la loi de
finances et par la mise en place des crédits qui consiste à les charger en machine
(au niveau du logiciel de gestion de la dépense et par la notification des
montants des crédits aux services bénéficiaires tout en leur indiquant les
modalités pratiques de la mise en place des crédits et de l’exécution du budget
de l’Etat par le biais d’une circulaire.
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régisseurs, des billeteurs, des membres des Constitutionnelles
commissions des marchés et des commissions de
réception des matières.
A la réception du décret de répartition des crédits et de la lettre de notification des crédits, les
services administratifs du ministère sectoriel et des présidents des IC :
• Préparent les actes de nomination des responsables de programme et les ordonnateurs
délégués en budget programme ;
• Préparent les actes de nomination des administrateurs des crédits délégués au niveau de
l’administration centrale et des administrateurs des crédits secondaires (CRF, Préfets) au
niveau de l’administration déconcentrés et leurs suppléants en budget ligne , des comptables
des matières, des billeteurs, des Membres des commissions des marchés et de réception, et
leurs suppléants;
• les introduisent dans le circuit des visas (CB, OD, CF) ;
• les soumettent à la signature du Ministre sectoriel ou du PDT IC ;
• les transmettent au SGG pour numérotation.
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La liquidation consiste à vérifier la validité et l’exigibilité d’une dette de l’Etat
dont on arrête ensuite le montant.
Quant aux comptables publics ils sont chargés du recouvrement des Recettes et
du paiement des Dépenses ainsi que de la garde et de la conservation des fonds
et valeurs qui leur sont confiés.
C’est un principe aussi vieux que les principes budgétaires. Si ces derniers ont
été érigés dans le but d’apporter à la présentation du budget au parlement plus de
clarté et de sincérité, le principe de la séparation, quant à lui, vise
essentiellement la sauvegarde des deniers publics.
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Cette séparation offre un avantage certain : elle permet un contrôle plus efficace
de la régularité des opérations, elle assure par la même occasion une division du
travail plus efficace.
L’ordre administratif : il est composé des agents qui prennent les décisions en
matière de Recette et de Dépense et qui déterminent les droits qui en naissent :
ce sont les administrateurs et les ordonnateurs. Sauf lorsque leur fonction
financière est spécialisée, ils exercent le plus souvent une fonction
administrative comme activité principale. Leur fonction financière est une
fonction secondaire.
Est ordonnateur tout agent de l’ordre administratif ayant qualité pour engager
financièrement l’Etat, constater et liquider une créance ou une dette de l’Etat et
en prescrire l’exécution par les comptables publics.
En matière de dépense, l’ordonnateur engage, liquide et ordonne la dépense
tandis que le comptable en assure le paiement.
En matière de recette, les droits sont assis et liquidés par l’ordonnateur et sont
recouvrés par le comptable.
Le MCF à son tour exerce ses fonctions d’ordonnateur par délégation à des
agents placés sous ses ordres. Ce sont les ordonnateurs délégués (au niveau des
services centraux) et les ordonnateurs secondaires (au niveau des services
extérieurs).
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sur le comptable. Leur rôle se limite au contrôle de légalité et de régularité de
dépense aux crédits délégués.
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- elle est vaste dans la mesure où on n’est pas seulement comptables
publics les agents de l’Etat et des collectivité publiques précitées ou
préposés au maniement des deniers publics mais aussi les agents chargés
de la centralisation comptable des opérations effectuées par d’autres
comptables.
- Elle est restrictive car elle v exclut les comptables préposés à la garde et à
la conservation des biens matériels publics : les comptables matières.
b. Rôle des Comptables publics
D’une manière générale les comptables publics sont les seuls agents de l’Etat
habilités à assurer les opérations suivantes : la garde des fonds valeur et titres
appartenant des comptes à l’Etat. Les comptables publics gèrent les comptes de
disponibilités dans les caisses publiques et dans les comptes bancaires et postaux
ouverts au nom de l’Etat ou des autres comptes publiques. IL en est de même de
tous les effets et titres ainsi que de fonds et valeurs appartenant à des particuliers
et dont la garde est confiée à l’Etat. De ce fait seuls habilités à manier les fonds
et à procéder au mouvement des comptes de disponibilité.
b1. la prise en charge et le recouvrement des titres de recettes émis par les
ordonnateurs.
Il en est ainsi des rôles d’impôt et les autres créances constatées par un titre de
propriété, un contrat ou tout autre acte dont il assure la conservation,
l’encaissement des droits et les recettes y affèrent.
b.3 La tenue de la comptabilité des postes comptables qu’il gère ainsi que la
conservation des pièces et documents qualifiant leurs opérations
A cet effet, ils tiennent une comptabilité organisée selon un plan comptable et
des procédures s’inspirant essentiellement de la comptabilité générale.
Puisqu’ils répondent de leurs actes devant la juridiction des comptes, les pièces
et documents servant de support doivent être soigneusement conservés.
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On peut classer les comptables publics d’après quatre critères
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Le recouvrement de ces sommes est assuré par le Trésor public qui est
destinataire des extraits d’arrêt il est poursuivi notamment par précompte sur le
traitement, le salaire et les indemnités de l’intéressé.
A. L’ENGAGEMENT
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contrats, des arrêtés, des mesures ou décisions ayant des incidences financières.
Le COF examine ces projets d’acte au regard des critères suivants :
- imputation de la dépense ;
B. LA LIQUIDATION.
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- dépenses de personnel : états nominatifs datés, arrêtés en toutes lettres et
signés, mentionnant le grade ou l’emploi, la situation de famille, la période de
service et le décompte détaillé des sommes dues ;
- dans les deux cas et suivant les besoins : arrêtés, décisions, conventions ou
marchés et, en général, toutes pièces justifiant les factures ou états ci-dessus.
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Certifié le service fait……….
Ligne……….., Gestion………………
, le…………………………………………………
C. L’ORDONNANCEMENT
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opérations antérieurement effectuées à titre provisoire, tant par lui-même ou ses
subordonnés que par des régisseurs d’avances.
Forme : La forme et les modalités d’émission des mandats sont fixées par
instruction du Ministre chargé des Finances s’agissant de l’Etat et par la
réglementation propre aux autres organismes publics.
. le service ordonnateur ;
. l’objet de la créance ;
. l’imputation budgétaire ;
. le comptable assignataire ;
. l’année financière ;
. la date d’émission.
D. LE PAIEMENT
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DÉFINITION : Selon l’art 162 du Code des Obligations civiles et commerciales
(COCC), le paiement est défini comme l’exécution volontaire d’une obligation
antérieure.
- la validité de la créance ;
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- l’application des lois et règlements concernant la dépense considérée.
C’est seulement lorsque ces conditions sont réunies que le comptable public
procède au visa (apposition du cachet « Vu bon à payer » sur le titre de
paiement) de la dépense, puis ultérieurement à son paiement.
Le comptable doit vérifier qu’il est bien assignataire de la dépense qu’on lui
demande de payer. En réalité le contrôle de l’assignation de la dépense comporte
deux vérifications relatives l’une à l’accréditation de l’ordonnateur et l’autre à
l’assignation proprement dite ;
- l’accréditation de l’ordonnateur.
Elle est donnée par un acte administratif. Il s’agit d’un acte administratif
nommant l’ordonnateur qui donne en même temps l’accréditation. Dans la
pratique, c’est le décret portant attribution ou délégation de pouvoir ou l’arrêté
portant autorisation de signature ou délégation de signature qui vaut
accréditation.
Dans le cas des délégations par intérim, le comptable doit en être informé.
Dans tous les cas, le suppléant ou l’intérimaire doivent être nommés dans les
mêmes conditions et accomplir les mêmes formalités.
Au niveau central, les dépenses sont assignées payables, pour ce qui concerne le
budget général de l’Etat (hors la dette extérieure confiée au Trésorier Général) et
les comptes spéciaux du Trésor (à l’exception des comptes de règlement avec les
Gouvernements étrangers et les comptes de garantie et d’aval, dont le Trésorier
général est le comptable assignataire), chez le Payeur Général du Trésor
(dépenses de personnel, dépense de fonctionnement matériel et dépenses
d’investissement).
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Au niveau déconcentré (services régionaux et départementaux de l’Etat
fonctionnant sur crédits délégués), les dépenses sont assignées payables chez le
Trésorier payeur régional dans les chefs-lieux de région et chez les percepteurs
départementaux dans les autres départements.
Au niveau des collectivités locales, les dépenses sont assignées payables chez
les Receveurs municipaux s’agissant des dépenses des communes et chez les
receveurs régionaux et ruraux s’agissant respectivement des régions (entendues
comme collectivités locales) et des communautés rurales.
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VISA OU REFUS DE VISA : A l’issue des contrôles portant sur les points vus
précédemment, le comptable doit selon les cas :
Lorsque les contrôles exercés par les comptables publics ont permis de déceler
des irrégularités, erreurs ou omissions, ils sont dans l’obligation de refuser le
visa de la dépense. Il en est de même lorsqu’ils ont pu établir que les
certifications délivrées par les Ordonnateurs et les Administrateurs de crédits
sont inexactes.
Toutefois, le comptable ne doit user du refus de visa que dans les cas strictement
prévus par la réglementation. En effet, il serait déclaré responsable des
dommages pouvant résulter soit d’un refus de visa non fondé soit d’un retard
indu dans la mise en paiement de la dépense.
Si la dépense rejetée est comprise dans un montant collectif, le rejet donne lieu à
extraction de cette dépense qui est rejetée à l’ordonnateur.
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CHAPITRE 4 : LE CONTROLE DE L’EXECUTION DE LA LOI DE
FINANCES
La notion de contrôle envisagée sous l'angle des finances publiques présente une
certaine complexité du fait que ses divers éléments et aspects s'expriment en
fusion, globalement, lors de son exercice. Néanmoins, on peut tenter de
l'analyser en dégageant des caractéristiques et éléments qui permettent de le
définir.
Section I : Classification des contrôles
Paragraphe 1 : selon l'objet du contrôle
Le contrôle en matière de finances publiques porte sur la régularité et
l'opportunité.
A. Le contrôle de régularité
On ajoute parfois et de légalité. En tout état de cause, la régularité sous-entend
toujours ici la légalité. Le contrôle de régularité est celui qui assure en effet la
conformité de l'opération au budget et aux dispositions légales et réglementaires
qui lui sont applicables :
Ex : l'existence d'un crédit budgétaire disponible, l'octroi d'un subside suivant les
critères d'une réglementation, la bonne imputation à un chapitre de crédit etc...
Ce contrôle peut s'effectuer aux différents stades des opérations de recettes et de
dépenses. Pour les recettes ces stades sont : l'établissement de l'assiette - la
liquidation - et le recouvrement. Pour les dépenses ce sont : l'engagement - la
liquidation - l'ordonnancement - et le règlement ou paiement.
B. Le contrôle de l'opportunité
Ce contrôle ne vise que les dépenses. Une opération de dépense tout en étant
régulière peut être jugée inopportune. Ou encore une opération de dépenses peut
être jugée inopportune bien que les crédits nécessaires soient prévus. Analysé
sous le prisme du principe hiérarchique, ce contrôle d'opportunité procède du
pouvoir discrétionnaire du supérieur.
Il faut noter aussi que si c'est le Parlement qui autorise et accorde en général les
crédits, c'est au Gouvernement qu'il revient cependant de les utiliser en fonction
des critères économique, financier et budgétaire et dans l'objectif d'un rendement
optimum de l'activité publique.
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Les organes compétents pour ce contrôle ont donc une mission beaucoup plus
délicate que ceux qui ne s'occupent que du contrôle de la régularité.
Paragraphe 2 : selon le moment du contrôle
Ce moment est déterminé par rapport à la phase d'exécution de la recette ou de
la dépense : avant, pendant, ou après.
A. Le contrôle a priori (ou préalable)
Il s'exerce pour les recettes sur l'établissement de l'assiette et pour les dépenses
sur l'engagement. En matière de dépense ce contrôle préalable est fondamental
et est assis sur le sacro-saint principe de l'engagement préalable des dépenses qui
proscrit la demande de mise en règlement immédiat et ne l'admet
qu'exceptionnellement et dans des cas limitativement énumérés par la
réglementation. En effet, ce contrôle interviendrait trop tard s'il était exercé lors
de l'exécution étant donné que l'Etat est lié juridiquement par l'engagement de la
dépense.
B. Le contrôle concomitant
Pour les recettes il se situe soit pendant la liquidation ou le recouvrement et pour
les dépenses soit pendant la liquidation l'ordonnancement ou le paiement. C'est
dire qu'il s'exerce en cours d'exécution. Supposons que lors des travaux
(marchés publics) on n'appliquerait pas les amendes au titre de pénalités de
retard prévues dans le cahier des charges ; il n'y a que le contrôle concomitant
qui permettrait de constater leur non application. Un pareil contrôle est très utile
lors de l'ordonnancement de la dépense.
C. Le contrôle a posteriori
Il est exercé après l'exécution des opérations de recettes et de dépenses.
S'agissant des dépenses, ce contrôle peut être appliqué pour les dépenses dites
fixes. C'est ainsi qu'on peut se limiter à un contrôle a posteriori pour les
paiements des traitements périodiques des fonctionnaires. Le même contrôle est
appliqué pour vérifier les comptes de gestion d'une société nationale ou d'un
service public pour juger si les fonds ont été utilisés sans irrégularité.
Paragraphe 3 : selon la localisation du contrôle
Selon la situation de l'agent ou de l'instance de contrôle par rapport à l'appareil
administratif, une distinction est faite qui vaut par ses vertus pédagogiques et sa
conformité à la réalité administrative.
A. Le contrôle interne
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Il est exercé au sein du pouvoir exécutif et il est réparti sous une forme que nous
verrons ci-dessous.
B. Le contrôle externe
Il est exercé par des instances qui n'appartiennent pas au pouvoir exécutif. Il est
le fait des juridictions et d'organes qui leur sont rattachés et du Parlement : En
lieu et place des termes de contrôles interne et externe, certains auteurs préfèrent
employer ceux d'endo-contrôle et d'exo-contrôle.
Paragraphe 4 : selon l'auteur du contrôle
Par là on fait référence à la position juridique de l'auteur du contrôle voire à son
statut par rapport à l'agent ou à l'instance contrôlée. Cette distinction rend
compte de la façon dont est réparti le pouvoir de contrôle au sein de l'appareil
administratif.
A. Le contrôle hiérarchique
C'est une forme de contrôle fondée sur la notion de pouvoir hiérarchique. Au
Sénégal ce pouvoir appartient d'abord au Président de la République, Chef de
l'Etat, détenteur du pouvoir réglementaire et ensuite aux Ministres. Son champ
d'application, ce sont les unités administratives. Le but de ce contrôle est de faire
respecter la légalité ou la régularité dans la gestion quotidienne. A priori, il
s'exerce sur pièces par le biais du visa lors de la circulation d'un dossier d'une
unité administrative à une autre : en passant par les bureaux, les divisions et les
directions.
A posteriori, il s'exprime à travers le pouvoir d'instruction, d'approbation, de
suspension de réformation et d'annulation. C'est le cas aussi lorsqu'un agent est
commis à la tâche de contrôle par l'autorité compétente. En général cet agent est
un inspecteur des affaires administratives et financières ou un inspecteur
technique.
B. Le contrôle de tutelle
Il est nécessairement organisé par un texte car "pas de tutelle sans texte, pas de
tutelle au-delà des textes". Le plus souvent la tutelle est double : administrative
et financière. C'est le cas des entreprises du secteur parapublic ou des
collectivités locales. C'est un contrôle à posteriori généralement et ou sur place,
ou alors par approbation.
La tutelle s'exerce sur les personnes par les pouvoirs de suspension, révocation,
de nomination etc...et sur les actes par le contrôle du respect de la légalité, de
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l'opportunité des décisions et par les pouvoirs d'approbation et d'annulation et de
substitution.
C. Le contrôle fonctionnel
Il résulte de la répartition des attributions entre le Président de la République et
les Ministres et entre le Ministre chargé des Finances et les autres Ministres
d'une part ; entre les fonctions d'administrateur, d'ordonnateur et de comptable
public d'autre part.
Ces fonctions sont intimement liées à la notion de contrôle qui découle de la
règle de la séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable
- l'administrateur dans son département est responsable des propositions
d'engagements, de la constatation et de la liquidation régulières, du bon emploi
des crédits qui ont été ouverts
- les ordonnateurs sont responsables de la phase administrative des
dépenses et des recettes et s'imposent par conséquent un contrôle de régularité
stricte;
- les comptables publics : la règle de la séparation leur permet de vérifier
la régularité des opérations de dépenses et de recettes réalisées par l'ordonnateur.
En effet, le règlement ou paiement n'est fait par le comptable qu'après
vérification des pièces et de la procédure antérieure.
D. Le contrôle organique
Ce contrôle découle de la spécialisation de hauts fonctionnaires ou de corps
chargés exclusivement de tâches de contrôle ou d'inspection au nom du
Président de la République ( Ex l'Inspection Générale d'Etat) ou du Ministre
chargé des finances ( Ex : l'Inspection générale des Finances).
Paragraphe 5 : selon les procédés de contrôle
La mise en œuvre de ces procédés ci-dessous passe par un examen minutieux
des pièces et documents présentés, ce qu'on appelle le contrôle sur pièces.
Parfois ce contrôle sur pièces exige un transport sur les lieux, c'est le contrôle
sur place (cas de l'inspection).
A. Le visa
Les dossiers soumis sont visés par le contrôle budgétaire. Le visa consiste à
apposer son cachet et à signer le dossier avec une formule éventuelle : " sans
objection" ou "avis favorable" ou "rejet". Au cas ou l'agent ou l'organe de
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contrôle n'est pas d'accord sur l'opportunité ou la régularité ou la légalité de la
dépense ou de la recette il formulera ses remarques et motifs.
La réglementation organisant le contrôle budgétaire prévoit dans ces cas un droit
de recours devant une instance supérieure. Si ce contrôle est effectué par des
fonctionnaires et est opposable aux Ministres, il est évident qu'un recours doit
être possible pour le Ministre en question, auprès du Ministre chargé du budget
ou du Premier Ministre ou en Conseil des Ministre ...
B. Le veto
L'organe de contrôle émet un veto contre l'engagement des dépenses qu'il juge
inopportunes ou irrégulières. Au fond, le veto a la même portée que le visa. C'est
dire que dès lors que l'organe de contrôle ou l'agent ou l'autorité met son veto,
c'est un avis défavorable et la dépense ne peut plus être engagée au moins tant
que l'instance de recours ne s'est pas prononcée.
C. L'Inspection
C'est un ensemble de vérifications exercées par un organe externe à celui qui est
inspecté en vue de déceler éventuellement des irrégularités et
dysfonctionnements ou d'évaluer des performances. L'inspection fait souvent
l'objet d'un diagnostic fouillé de la structure, sur pièces et sur place, et a toujours
pour origine une lettre de mission de l'autorité supérieure.
Les règles d'intervention d'une inspection ont été systématisées par P.
LALUMIERE. On peut rapidement les rappeler ici : la règle de la constatation ;
la règle de l'improviste (visite inopinée) ; la règle du suspect (l’agent inspecté est
en position de fautif) ; la règle du contradictoire et la règle de la personnalisation
du rapport.
Cependant, l'inspecteur doit aussi mettre en avant ses fonctions de conseiller.
Une inspection est toujours sanctionnée par un rapport qui dégage les
remarques, observations et recommandations au [Link] rapport est adressé à
l'autorité qui a commandité l'inspection pour toutes mesures à prendre.
Section 2 : les modes de contrôle
Par là on attend le système de rattachement du contrôle, de l'agent ou de l'organe
de contrôle. Ainsi, on distingue les contrôles administratif, parlementaire et
juridictionnel
A. Le contrôle administratif
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Avant les réformes portées par les directives de l’UEMOA, le système politique
se distingue sénégalais était marqué par un caractère présidentialiste très
prononcé. Le Président de la République, clé de voûte des institutions, était la
première autorité du système budgétaire et financier, l’ordonnateur du budget.
C’est "par délégation du Président de la République, [ que ] le Premier Ministre
était ordonnateur du budget général, des budgets annexes de l'Etat et des
comptes spéciaux du trésor. Il déléguait à son tour ses pouvoirs au Ministre
chargé des finances.
Toutefois, en ce qui concerne les chapitres de budget relatifs aux pouvoirs
publics, le Ministre chargé des finances était ordonnateur sous l'autorité et par
délégation du Président de la République " (article 25 décret 66-458 du 17 juin
1966 portant règlement sur la comptabilité publique de l'Etat, modifié)
"Sous l'autorité du Président de la République, chaque Ministre était
administrateur en recettes et en dépenses de la partie du budget de l'Etat qui
correspondait aux attributions de son département " (article 23 du décret
cité).Tout le système administratif de contrôle (ou contrôle interne) est organisé
à partir de cette architecture institutionnelle.
Aujourd’hui, suite aux réformes inspirées par l’UEMOA, le Ministre de
l’Economie et des Finances est l’ordonnateur principal unique du budget, mais
dans notre système de contrôle, il y a encore des survivances de l’ancienne
architecture. Ainsi, nous distinguons trois niveaux dans l'organisation de ce
contrôle interne : la Présidence de la République, le Ministère de l'Economie et
des Finances et le Ministère technique ou département ministériel.
1. La Présidence de la République
De par leur rattachement et leur domiciliation à la Présidence de la République,
l'Inspection Générale de l'Etat et le Contrôle Financier constituent des organes
supérieurs de contrôle de l'exécution du budget dans l'ordre administratif.
- L'Inspection Générale d'Etat (IGE)
Créée en 1964, l'IGE est organisée par le décret n° 64-157 du 28 février 1964, et
son personnel comprend des inspecteurs généraux d'Etat et des adjoints
d'inspection. Ces derniers apportent leur concours aux premiers et bénéficient
des mêmes prérogatives en matière d'accès aux documents des services,
établissements, collectivités publiques, entreprises, sociétés ou organismes
vérifiés sauf qu'ils ne peuvent personnellement signer aucun rapport, mettre en
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cause la responsabilité d'un agent et prendre vis à vis des comptables et des
régisseurs des services publics aucune mesure conservatoire.
Seul le Président de la République décide des missions à confier à l'IGE mais les
Ministres ont la faculté de lui proposer l'organisation de toutes missions de
vérification, de contrôle ou d'enquête qu'ils jugent utiles.
- Le Contrôle Financier
Il a été crée et institué par l'ordonnance n° 59-043 du 31 Mars 1959 (du temps
de la Fédération du Mali). Ses attributions actuelles sont fixées, entre autres
textes, par le décret 66-458 précité, la loi 77-89 du 10 Août 1977 et le décret 78-
85 du 1er Février 1978 portant son organisation. "Il ne peut être passé outre à
l'avis défavorable du Contrôleur financier que sur décision du Président de la
République. Il suit aussi l'exécution du plan par le visa préalable des projets
d'engagements sur autorisation de programme.
Ensuite son contrôle s’exerce à la fois sur "l'exécution des opérations financières
de l'Etat et des établissements publics et sur la gestion des collectivités locales,
de leurs établissements publics et généralement de tous organismes ayant
bénéficié de l'aide financière de l'Etat"
Il opère enfin a posteriori un contrôle sur pièces et parfois sur place (surtout
pour le secteur parapublic).
2. La primature : l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP)
L’Organe chargé de Régulation des Marchés publics assure, outre son rôle de
conseil, un contrôle a posteriori du respect des règles nationales et de l'UEMOA
relatives à la passation et à l'exécution des marchés publics, délégations de
service public et contrats de partenariat.
b) peut initier et procéder avec ses moyens propres ou faire procéder à tout
moment à des contrôles externes ou enquêtes portant sur la transparence et les
conditions de régularité des procédures d’élaboration et de passation ainsi que
des conditions d’exécution des marchés publics ;
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contrôles et enquêtes, des anomalies relevées et propose le cas échéant des
améliorations ;
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- L'Inspection générale des Finances
Prévue par le décret n° 80-892 du 29 juillet 1980 portant organisation du
Ministère de l'Economie et des Finances, elle n'est devenue effective qu'avec
l'arrêté n°0010 MEF/IGF du 7 juillet 1983. Elle est le pendant de l'IAAF des
autres Ministères ; elle coiffe les agents de contrôle du Ministère des finances,
agissant au niveau des directions.
Les inspecteurs des finances ne forment pas un corps ; ils viennent de la
hiérarchie A avec une expérience administrative et technique suffisantes.
Service rattaché au cabinet du ministre chargé des finances, l'Inspection des
Finances est chargée en particulier de contrôler, dans les services publics,
entreprises du secteur parapublic et personnes morales de droit privé bénéficiant
du concours financier de la puissance publique relevant du département quel que
soit leur lieu d'implantation, l'application des lois et règlements qui en régissent
le fonctionnement administratif, financier et comptable.
Son action s'étend également à la qualité de l'organisation et à l'évaluation de
l'efficacité des services. Elle peut effectuer à la demande du Ministre, des études
et enquêtes diverses ou des missions spéciales. A l'image de l'IGE et de la
Division des vérifications, le contrôle fait par l'Inspection des finances est
également inopiné mais s'effectue aussi sur la base d'un programme annuel
approuvé par le Ministre chargé des finances.
L'inspecteur des finances peut prendre toutes mesures conservatoires y compris
la suspension et saisir immédiatement son Ministre et le chef du service
inspecté. Il rédige aussi un rapport comme les autres corps d'inspection.
L'Inspection des finances est ampliataire de tous les actes qui régissent le
fonctionnement administratif, financier et comptable de tous les services du
Ministère de l'Economie, des Finances et du Plan.
- La Direction centrale des marchés publics (DCMP)
La Direction chargée du contrôle des marchés publics assure le contrôle a priori
des procédures de passation de marchés. A ce titre, la Direction chargée du
contrôle des marchés publics :
- les marchés dont la valeur estimée est égale ou supérieure aux seuils fixés par
arrêté du Ministre chargé des Finances ;
- les avenants aux marchés ci-dessus ou qui ont pour effet de porter le montant
du marché au montant du seuil d'examen du dossier ;
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poursuivre la procédure de passation qu'en saisissant le Comité de Règlement
des Différends près l’Organe chargé de la Régulation des Marchés Publics.
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contrepoids, des garants contre les abus de l'exécutif, tant sur le plan du respect
scrupuleux de la légalité que sur le plan de l'exécution correcte des autorisations
budgétaires accordées par le Parlement.
Le contrôle parlementaire peut être exercé lors de l’examen de la loi de finances,
durant son exécution ou a posteriori par le biais de la loi de règlement. L’on
remarque ainsi que les prérogatives du Parlement en la matière sont importantes
mais au Sénégal elles sont sous utilisées.
Des pouvoirs importants mais non exercés
Quoiqu’assisté dans sa tâche de contrôle par la Cour des comptes, le Parlement
sénégalais bénéficie de pouvoirs importants qui lui sont propres. Ils se
manifestent comme suit :
- Le vote de la loi de finances de l'année
On distingue deux phases dans le vote de la loi de finances de l'année, au cour
desquelles l'Assemblée Nationale exerce son pouvoir de contrôle : les
discussions devant les commissions techniques et le vote en séance plénière.
* les discussions devant les commissions
La commission de la comptabilité et du contrôle et la commission des
délégations sont internes et propres à l'Assemblée Nationale. Les autres
commissions spécialisées ou commissions techniques permanentes sont relatives
aux différentes missions et fonctions de l'Etat et ce sont elles qui discutent les
projets de loi de finances.
Dès le dépôt, le projet de loi de finances de l'année est transmis à tous les
députés avec des documents comme les rapports, les exposés de motifs. Il est
d'abord discuté au niveau des commissions techniques à l'exception de la
commission des finances et des affaires économiques, ensuite au niveau de la
seule commission des finances.
Dans le premier cas les commissions ne s'intéressent qu'aux seuls projets de
budget de dépenses des ministères et chaque ministre passe devant la
commission correspondant à son domaine d'attribution pour défendre son
budget. Il s'agit d'un examen qui porte sur la politique d'ensemble et aussi sur les
détails. L'examen des détails porte sur les services votés et les mesures nouvelles
dans le cadre de chaque chapitre. Les ministres sont tenus de fournir des
réponses claires et précises.
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Les propositions d'amendements et les suggestions sont clairement consignées
par écrit. A la fin des séances un rapporteur ad-hoc est désigné pour le procés
verbal et le rapport spécifique qui sont destinés à la commission des finances et
des affaires économiques.
Dans le deuxième cas, c'est-à-dire au niveau de la seule commission des
finances, tous les rapports des commissions techniques sont réunis et, en
présence du ministre chargé des finances et du ministre technique, l'ensemble du
projet de loi de finances de l'année est examiné, notamment les projets :
- de budget de dépenses de fonctionnement des ministères
- de budget de dépenses communes
- de budget de recettes ordinaires et extraordinaires
- de budget d'équipement ou d'investissement
- de liste des comptes spéciaux.
Les discussions qui suivent l'exposé d'ouverture du ministre chargé des finances
portent sur les recettes, les dépenses ensuite, et les comptes spéciaux du Trésor.
Il faut dire qu'ici le débat est vite vidé surtout quand il n'y a pas d'augmentation
d'impôt pour les recettes. Les dépenses des pouvoirs publics ne sont pas
abordées par courtoisie, avance-t-on, et ne le seront guère par la suite en séance
plénière.
C'est le rapport général issu de cette délibération, intitulé " considérations
générales sur la loi de finances" et considéré comme décision de la commission
des finances qui constitue le document de base des discussions en séance
plénière.
*Le vote en séance plénière
La discussion générale sur l'exposé du rapporteur général qui ouvre les
débats en plénière n'a aucune incidence sur le vote de la loi de finances, aussi
vives et acerbes que puissent être les critiques et observations de certains
députés.
Le vote se fait chapitre par chapitre pour les recettes du budget général, par
budget annexe pour celles des budgets annexes et par catégorie de comptes pour
celles des comptes spéciaux du Trésor.
Les dépenses font l'objet d'un vote unique pour les services votés et d'un vote
par chapitre pour les autorisations nouvelles. Celles des budgets annexes et des
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comptes spéciaux du Trésor sont votés par budget annexe et par catégorie de
comptes.
Les parlementaires ont le droit d'accroître ou de réduire les dépenses ou les
recettes budgétaires mais à la condition qu'ils proposent en même temps des
mesures compensatrices pour cet accroissement ou cette réduction. Cette
solution fondée sur l'équilibre budgétaire décourage les députés dans l'utilisation
de leur droit d'amendement.
De fait, l'autorisation parlementaire reste une simple formalité au Sénégal et n'a
pas la place qu'elle devrait occuper dans la pratique budgétaire.
- Les questions écrites et orales
Les députés peuvent poser des questions écrites et orales aux Ministres qui sont
tenus d'y répondre. Le texte de la question écrite est remis au Président de
l'Assemblé Nationale qui le transmet au gouvernement. Passé un délai d'un mois
sans réponse, la question écrite est transformée automatiquement en question
orale qui sera portée à l'ordre du jour d'une séance plénière du parlement. Dans
la pratique elles sont extrêmement rares, elles n'émanent presque jamais de la
majorité parlementaire. Et quand elles sont le fait de l'opposition (trop
minoritaire), elles sont sans conséquence car n'aboutissant jamais.
- Les commissions d'enquête et de contrôle
Elles sont chargées de recueillir des éléments d'informations sur des faits
déterminés et de soumettre des conclusions à l'Assemblée Nationale. Elles
constituent ainsi un moyen par lequel les députés peuvent exercer un contrôle de
la gestion administrative, financière et technique des services publics.
- Le vote de lois rectificatives
Le vote d'une loi rectificative offre souvent l'occasion aux députés de critiquer
l'exécution de la loi de finances et de demander aux Ministres des explications
sur les dépassements de crédits qui sont généralement à la base du vote du projet
de rectification, de même que les recettes nouvelles non prévues initialement (ex
: recettes de privatisations)
- Le vote de la loi de règlement
Le vote est une fonction essentielle des Assemblées parlementaires.
L'intervention du Parlement a posteriori pour vérifier l'exécution du budget, se
conçoit dans tout régime démocratique. Etant donné que c'est lui qui a voté les
autorisations budgétaires, il doit pouvoir vérifier leur correcte exécution.
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En réalité ce contrôle a posteriori, s'il s'exerce, ne présente que très peu d'intérêt
du fait de l'écart de temps trop important entre la fin de l'année d’exécution du
budget et le vote de la loi de règlement s'y rapportant.
Le nombre d'années de retard pour les cinq dernières lois de règlement n'est
guère encourageant. Par ailleurs peut-on sérieusement examiner et voter quatre
projets de lois de règlement au cours d'une même session comme cela a été le
cas en 1997.
Le retard dans le vote de loi de règlement s'explique d'une part par le fait que
l'Assemblée nationale n'a pas la maîtrise de la phase administrative de son
élaboration. Cette phase se heurte aux problèmes de collectes des données, de
production, du fait de l'automatisation insuffisante sans compter le nombre de
comptes impressionnant que doit examiner le juge des comptes.
C. Le contrôle juridictionnel
Avec la réforme de 1992, le système judiciaire sénégalais a été
fondamentalement modifié. Ainsi en lieu et place de l'unité de juridiction
symbolisée et incarnée par la Cour Suprême, trois hautes juridictions ont été
créées : le Conseil constitutionnel constitutionnalité, la Cour de cassation et le
Conseil d'Etat.
La 2ème section du Conseil d'Etat avait hérité de la Cour suprême la fonction
de juge des comptes. Les maigres résultats du Conseil et le souci d’évoluer vers
une spécialisation du juge ainsi que l’option communautaire sont à la base de la
création de la Cour des comptes aujourd’hui compétente pour le contrôle
juridictionnel des comptes de l’Etat et le contrôle de l’exécution des lois de
finances.
La Cour des Comptes juge les comptes des comptables publics et assiste le
Président de la République, le Gouvernement et le Parlement, dans le contrôle
de l'exécution des lois de finances. La Cour des Comptes contribue, par son
action permanente de vérification, d'information et de conseil, à:
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- la transparence et la sincérité de la gestion des finances publiques ;
La Cour établit un rapport public général annuel qui reprend les principales
observations qu’elle a faites dans l’année et les mesures préconisées pour
remédier aux manquements, anomalies et dysfonctionnements relevés. Elle peut,
en outre, dans le cadre de ses contrôles, établir des rapports publics sur des
entités, des thèmes particuliers ou des secteurs déterminés.
2. Formations de la Cour :
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En cas de besoin, des sections peuvent être constituées à l'intérieur de chaque
chambre.
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