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23 Alkylants

Le document traite des agents alkylants utilisés en oncologie, en décrivant leur mécanisme d'action, leur pharmacologie et les différents types de médicaments disponibles. Il aborde également la résistance aux traitements, les effets secondaires, notamment la toxicité vésicale et médullaire, ainsi que des exemples spécifiques tels que le cyclophosphamide et l'ifosfamide. Enfin, il souligne l'importance de la surveillance et de l'ajustement des doses en fonction des patients.

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23 Alkylants

Le document traite des agents alkylants utilisés en oncologie, en décrivant leur mécanisme d'action, leur pharmacologie et les différents types de médicaments disponibles. Il aborde également la résistance aux traitements, les effets secondaires, notamment la toxicité vésicale et médullaire, ainsi que des exemples spécifiques tels que le cyclophosphamide et l'ifosfamide. Enfin, il souligne l'importance de la surveillance et de l'ajustement des doses en fonction des patients.

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Les alkylants

Nathalie Le Guyader - Pharmacien chef de service


G.H. Diaconesses – Croix Saint Simon
DU Pharmacie oncologique
Mécanisme d’action (1)

• Moutardes à l’azote : 1ère guerre mondiale

• Remplacement d’un proton d’une molécule par un radical alkylant (R-


CH2)

• Alkylation et activité anti-tumorale : groupes sensibles SH, OH, COOH,


NH, NH2 dans chaine linéaire ou dans cycle (bases puriques et
pyrimidiques) cf O6 et N 7 de la guanine, cytosine, adénine

• Formation de ponts inter ou intra caténaires

• Accumulation de lésions sur l’ADN, réplication bloquée : mort cellulaire

• Pouvoir mutagène et carcinogène


Mécanisme d’action (2)

BRINS ADN

Pt

Pt

Réplication bloquée
Synthèse ADN

Antimétabolites

ADN Alkylants

Transcription Réplication
ADN ADN

Intercalants Mitose

Poisons du fuseau
Antibiotiques

Antimétabolites

S
(2-6h) G2
Alcaloïdes de la
(2-32h)
pervenche

M Inhibiteurs de
(0.5-2h) la mitose

Taxanes
Alkylants agents

G1
(2-∞h)

G0
MOUTARDES A L’AZOTE

Cyclophosphamide, Endoxan® : formes injectables (Rétrocession hospitalière)


comprimés à 50 mg (Dispensation ville)
Ifosfamide, Holoxan : formes injectables (Rétrocession hospitalière)
®

NITROSO-UREES

Carmustine, Bicnu® : forme injectable (Rétrocession hospitalière)


Lomustine, Cécénu® : gélule à 40 mg (Dispensation ville)
Fotemustine, Muphoran® : forme injectable à 200 mg (Dispensation ville)

ORGANOPLATINES

Cisplatine, Cisplatyl® : formes injectables (Rétrocession hospitalière)


Carboplatine, Paraplatine® : formes injectables (Rétrocession hospitalière)
Oxaliplatine, Eloxatine® : formes injectables (Rétrocession hospitalière)

AUTRES

Busulfan, Myleran® : comprimé à 2 mg (Dispensation ville)


Busulfan, Busilvex® injectable (Réserve hospitalière)
Dacarbazine, Deticene® : forme injectable (Rétrocession hospitalière)
Procarbazine, Natulan® : gélule à 50 mg (Dispensation ville)
Temozolomide, Temodal® : gélule à 5, 20, 100 et 250 mg (Rétrocession hospitalière)
Résistance

• Résistance in vitro : taux plus faible que pour les composés naturels
(doxorubicine)

• Résistance croisée entre les agents : faible ou nulle

• Mécanismes :
• Au niveau cytoplasmique : détoxification cellulaire
• Glutathion : tripeptide comportant une cystéine (conjugaison)

• Métallothionéines : petites protéines avec groupements cystéine capables de fixer


les métaux lourds (++ sels de platine)

• Au niveau nucléaire : réparation des lésions de l’ADN


• Nitrosourées et O-alkylguanyl transférase : enzyme suicide qui extirpe le mono
adduit
Pharmacologie

• Petites molécules
• Produits lipophiles : difficulté de mise au point de la forme IV
du busulfan
• Très réactives et instables
Pharmacologie

Passage barrière Hémato-encéphalique


Pharmacologie : passage SNC
• Diffusion au niveau SNC :
• LCR/Plasma > 30% : Bicnu, cecenu, busulfan, thiotepa
• LCR/Plasma : 10 à 30 % : Carboplatine
• LCR/Plasma < 10% : cyclophosphamide, ifosfamide (métabolites), melphalan à
fortes doses, cisplatine, procarbazine

• Indications TC :
• Thiotepa
• Carmustine
• Fotemustine
• Lomustine
• Procarbazine
• Temozolomide
Temozolomide (Temodal*)
• Prodrogue
• PK
• traverse rapidement la barrière hémato-encéphalique
• Après administration orale absorption rapide : pics de concentration en
moyenne à 0,5 et 1,5 heures
• T1/2 : 1,8 heures
• faiblement lié aux protéines plasmatiques (10 à 20 %)
• environ 5 à 10 % de la dose retrouvés sous forme inchangée dans les urines
dans les 24 heures, et le reste est excrété sous forme de métabolites
• ASC plus élevée chez les enfants que chez les adultes mais
DMT 1000 mg/m² par cycle de traitement à la fois chez l'enfant et chez
l'adulte
Temozolomide (Temodal*)
• Gélules 2.5, 5, 20, 100, 140, 180 et 250 mg
• Statut
• Liste I.
• soumis à prescription hospitalière : Prescription réservée aux spécialistes en
oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie
• Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
• Rétrocédable

• Indications
• Traitement des patients atteints de glioblastome multiforme nouvellement
diagnostiqué en association avec la radiothérapie puis en traitement en
monothérapie
• Traitement des patients atteints de gliome malin, tel que le glioblastome
multiforme ou l’astrocytome anaplasique, présentant une récidive ou une
progression après un traitement standard
Temozolomide (Temodal*)

• Glioblastome multiforme, en progression ou récidivant après une chirurgie et une


radiothérapie : 1 essai randomisé versus procarbazine

• SSP à 6 mois était significativement plus importante pour le témozolomide


que pour la procarbazine (21 % versus 8 % , p = 0,008)
• SSP moyenne de 2,89 et 1,88 mois (p = 0,0063)
• Survie globale moyenne : 7,34 et 5,66 mois
Temozolomide (Temodal*)
• Administration
• Antiémétique
• à jeun : estomac vide, par exemple au moins 1 heure avant le petit déjeuner
• Les gélules de ce médicament doivent être avalées entières avec un verre d'eau
• ne doivent pas être ouvertes ni mâchées
• le moins de gélules possible
• Si oubli de prise : prendre la dose oubliée dès que possible au cours de la même journée.
Si une journée entière de traitement a été omise, conseil médical (pas de dose double pour
compenser la dose oubliée)

• Posologie
• Adultes et enfants > 3 ans
• Selon ATCD ou non de traitement anticancéreux
• 150 – 200 mg/m²/j pendant 5 jours tous les 28 jours en monothérapie
• 75 mg/m²/j pendant 42 jours en association à la RT (glioblastome multiforme) (selon
NFS)
• Pas adaptation posologie sur IR, IH
Pharmacologie

Effet dose
Pharmacologie : effet dose

100 %
Survie cellulaire

10 %

1%

Concentration
Pharmacologie : effet dose

Réponse Survie
Dose n RC Survivants
> 50% médiane (j)

50 mg/kg x 4 10 0 0 35 0

75 mg/kg x 4 10 5 1 87 0

100 mg/kg x 4 10 6 5 98 1

125 mg/kg x 4 10 9 9 115 4


Intensification thérapeutique

• Médicament avec relation effet-dose


• Cyclophosphamide, melphalan, thiotepa, carboplatine, busulfan
• Administration de fortes doses
• Monothérapie ou association
• Toxicité limitante médullaire
• Sauvetage avec cellules souches hématopoiétiques ou moelle
osseuse
Intensification thérapeutique

Busulfan
Melphalan

Busulfan
CycloP
Exemple du Busulfan

• Faible solubilité : seule forme orale disponible jusqu’en 1990.


• Variabilité importante (inter et intra individuelle) de la biodisponibilité
connue pour la forme orale : absorption imprévisible et erratique .
• Difficulté d’atteindre et de se maintenir dans la fenêtre
thérapeutique
• Suivi thérapeutique et ajustement de dose
• Forme orale non adaptée à la pédiatrie
I.V. vs. oral : Études cliniques comparatives

Bu I.V. Bu oral
p

Incidence des MVO


Kashyap 4.9 % 20 % 0,03
Sobocinski 4.6 % 20.3 % <
0,001

Mortalité à 100 jours


Kashyap 13 % 33 % 0,02
Sobocinski 6,2 % 19,2 %
0,005*

Kashyap A. et al, BB&MT 2002 (8):493-500;


Sobocinski K et al., Blood 2004; 104 Abst. 349; * Horowitz M. Oral communication EBMT 2005
Cyclophosphamide
• Années 60

• Large spectre d’activité :


• Tumeurs solides adultes : adénocarcinomes mammaires, cancer de l’ovaire,
cancers bronchiques (PC), séminomes et carcinomes embryonnaires
testiculaires, cancer de la vessie, sarcomes
• Hémopathies : LNH, MDH, MM, LA
• Tumeurs pédiatriques : neuroblastome, rhabdomyosarcome, rétinoblastome
(+/- AMM)
• Conditionnement avant greffe

• Posologie :
• 150 à 1 200 mg/m2 (enfant)
• 500 à 4 000 mg/m2 (adulte)
• Perfusion lente, 1 à 3 jours, J21 - J28
• Fortes doses 50 à 200 mg/kg sur 2 à 4 jours
• Per os 100 – 200 mg/m2 cycles courts : prise le matin
Ifosfamide
• Large spectre d’activité :

• Sarcomes +++, cancer du sein métastatique, cancer de l’ovaire en rechute,


cancers bronchiques, cancers du testicule, cancers ORL en rechute ou
métastatique,
• Hémopathies : LNH, MDH
• Tumeurs pédiatriques (hors AMM, rétinoblastome, médulloblastome,
rhabdomyosarcome, TC)

• Posologie :

• 1 à 3 g/m2/j pendant 3 à 5 jours, dose totale cible 5 à 10 voire 16 g/m2


• J21 - J28
• Perfusion continue, dose totale cible 5 à 8 g/m2
• Remarque : si association au platine : décaler les administrations
Cyclophosphamide
• Variabilité inter et intra-individuelle
• T1/2 courte (6-8 heures)
• Métabolisme : prodrogues !!!!
Ifosfamide
Cyclophosphamide et ifosfamide

• Auto-induction du métabolisme : ½ vie plus courte des composés


parentaux et augmentation de l’AUC lors d’administrations
répétées

• Excrétion rénale environ 10-20 % des composés parentaux


• Métabolites plus faiblement dans les urines

• IR : risque d’accumulation des métabolites même si clairance non


prépondérante = adaptation de posologie (1/3)

• IH : adaptation de posologie (1/3)

• Précautions patient obèse, patient âgé

• Attention aux IAM : inducteurs et inhibiteurs enzymatiques


Acroléine

• Métabolite « toxique »
• Non alkylante, très réactive
• Liée aux protéines (inactive dans le plasma, libre dans
les urines)
• ½ vie courte
• Haute affinité pour les groupements thiols
• Responsable de la toxicité vésicale
Toxicité vésicale
• Cystite hémorragique : hématurie micro voire macro
• Rare : massive, prolongée, caillot, rare fibrose
• Rarissime cystectomie
• Dose dépendante
• À partir de 600 mg /m2 de cyclophosphamide
• Pour toutes les doses d’ifosfamide
• Prévention +++ : incidence devrait être quasi nulle
• Hyperhydratation : 2 à 3 litres /m2 pour hyperdiurèse
• Éviter stagnation +++, favoriser miction+++
Toxicité vésicale
• Antidote : mesna (mercapto-2 éthylsulfonate), Uromitexan®
• Agit avec l’acroléine pour former un thioether stable et inactif (+ action sur
le 4-hydroxycyclophosphamide pour éviter décomposition en acroléine)

• Pas d’action au niveau plasmatique, non toxique

• Nécessité de sa présence au niveau urinaire pendant toute la période


d’élimination des métabolites

• Réaction mole à mole : concentration au moins égale à celle de l’acroléine

• A dose au moins équivalente de celle de la moutarde à l’azote

• Perfusion sur 30 minutes (toutes les 4 heures) : H0, « H4 », « H8 » (T1/2


courte)

• Perfusion continue concomitante et jusqu’à 8 à 12 heures après

• Forme orale avec biodisponibilité environ 50% (doubler les doses)


Toxicité médullaire
• Dose limitante et dose dépendante
• Leucopénie et neutropénie +++
• Nadir entre J7 et J14

• Ifosfamide moins myélotoxique : 1 g CPM = 3 g IFM

• Ifosfamide : fractionnement de dose moins myélotoxique

• Cyclophosphamide
• Mobilisation de cellules souches
• A fortes doses : aplasie sévère, reconstitution en 21-28 jours
« Toxicité » immunologique
• Cyclophosphamide

• Très immunosuppresseur

• Déplétion en lymphocytes B

• Suppression de la fonction T

• Utilité dans les pathologies auto-immunes +++


Toxicité rénale

• Rétention hydrique par atteinte tubulaire (SiADH)

• Chute de la diurèse

• Transitoire et rare avec le cyclophosphamide

• Toxicité dose dépendante et dose cumulative pour l’ifosfamide

• Importance de la diurèse +++


Toxicité neurologique
• Spécifique à l’Ifosfamide ; Mécanisme ?
• Fortes doses +++
• Encéphalopathie : confusion, somnolence, hallucinations, fatigue,
syndrome cérébelleux, rare coma
• +/- durant la perfusion, généralement résolutive spontanément
• Facteurs de risque :
• hypoalbuminémie (altération hépatique, moindre liaison aux protéines
des métabolismes)
• Dysfonctionnement tubulaire rénal (néphrectomie, cisplatine)
• Perfusion courte
• ATCD pathologie neurologique, irradiation cérébrale

• « Antidote » : bleu de méthylène 50 mg en IV, à renouveler


Toxicité « MVO »
• Oblitération fibreuse des veines sus-hépatiques causant une obstruction
postsinusoïdale et une hypertension portale intrahépatique
• toxicité endothéliale du traitement
• dépôts de fibrinogène et de facteur VIII avec occlusion et sclérose veineuse fibreuse progressive
état procoagulant avec notamment baisse des taux d’antithrombine III et de protéine C et
augmentation du taux de l’inhibiteur de l’activateur du plasminogène ainsi qu’avec absence de
rendement des transfusions plaquettaires

• Possible après chimiothérapies conventionnelles mais surtout post chimiothérapie


intensive et conditionnement d’ allogreffe de moelle osseuse.

• Clinique : prise de poids avec développement d’ascite, ictère avec augmentation


de la bilirubinémie et hépatomégalie douloureuse.
• évolue fréquemment vers le syndrome de défaillance multiviscérale avec
défaillances rénale et cardio-pulmonaire. Pronostic réservé.
Toxicité « MVO »

• Le traitement surtout préventif


• Héparine non fractionné (100 U/kg iv continu)
• Acide ursodesoxycholique (Ursolvan*, Delursan*)

• En curatif
• traitement symptomatique comme pour les autres causes d’insuffisance
hépatique aiguë
• Défibrotide, Prociclide*
Cyclophosphamide Ifosfamide

Cystite hémorragique > 1 g/m2 Toutes doses

Médullaire +++ DLT +

Rénale ∼0 DLT tubulopathie selon


dose totale
Encéphalopathie 0 +++

N/V + HD ++

Muqueuse digestive HD +/-

MVO HD 0

Fertilité ++ ++

Muta/carcinogénèse ∼ ∼

Cardiaque ++ HD +

Alopécie ++ ++
Sels de platines
• Découvert en 1965 lors d’expériences sur champ électriques et
bactéries (Barnett Rosenberg)
• Mécanisme d’action : Platination
• Synergie avec de nombreux AK : 5-FU, VP16, Gemcitabine, Taxanes,
inhibiteur topo I, avec la radiothérapie
Sels de platines : pharmacocinétique
• Dérivés réactifs
• Rapide : cisplatine, oxaliplatine
• Lente : carboplatine (24 h)

• Plusieurs espèces en présence :


• Molécule initiale
• Platine libre
• Platine lié aux protéines
• Platine dans les globules rouges

• Liaison aux protéines


• Importante pour cisplatine et oxaliplatine
• Plus faible pour le carboplatine

• T1/2 longue, accumulation dans les globules rouges pour l’oxaliplatine

• Élimination rénale :
• Filtration glomérulaire pour le carboplatine (60 – 80%)
• Filtration glomérulaire, réabsorption, sécrétion pour le cisplatine et
l’oxaliplatine
Sels de platines : pharmacocinétique
• Importance de la filtration glomérulaire : Nécessité d’une adaptation de la
posologie
• Lien entre AUC et toxicité

• Formule de Calvert :
• Dose (mg) = AUC x (GFR + 25)
• GFR en ml/min (clairance à l’EDTA) et AUC en mg/ml x min

• Formule d’Egorin :
• Dose en mg/m2 tenant compte du taux/nadir des plaquettes et clairance de la créatinine
• Formule de Chatelut:
• Non validée par l’AMM, GFR estimée du carboplatine
• A partir d’une PK de population
• Tient compte du poids, de l’âge, de la créatininémie et du sexe

• AUC cible 4 à 7 (ordre de grandeur 300 à 400 mg/m2)


• selon monochimiothérapie ou association
• selon antécédents de traitement ou non
Cisplatine
• Large spectre :
• Cancer du testicule, de l’ovaire, du col de l’utérus, de l’endomètre
• Cancer bronchique, Cancer sphère ORL
• Cancer de l’estomac, de l’œsophage
• Cancer de la vessie
• Pédiatrie (hors AMM) : ostéosarcomes, neuroblastomes, tumeurs germinales

• Posologie
• 50 à 120 mg/m2 par cycle, maximum 200 mg/m²
• Perfusion de 30 minutes à 3 heures, de 6 à 8 heures, perfusion continue

• Administration
• Si anthracycline : avant le cisplatine
• Dilution dans du NaCl 0,9%
• À l’abri de la lumière (tout+++)
Carboplatine
• Indications
• Carcinome épidermoïde de l’ovaire (1ère, 2nde ligne)
• Carcinome bronchique à petites cellules
• Carcinome VADS
• Pédiatrie (hors AMM) : intensification thérapeutique et sarcomes d’Ewing,
neuroblastomes, nephroblastomes, TC, rétinoblastomes

• Posologie …

• Administration
• Dilution dans du G5% +++
• Perfusion courte : 15 à 60 minutes
• Perfusion continue hors AMM
Oxaliplatine (ex-T2A)
• AMM

• Cancer du colon stade III, en adjuvant après


résection complète,
• en association au 5-FU et à l’acide folinique (FOLFOX)
• en association à la Capecitabine (XELOX)

• Cancer colorectal métastatique


• en association au 5-FU et à l’acide folinique (FOLFOX)
Oxaliplatine
• Hors AMM (cf anciens référentiel INCa +/- PTT)

• Carcinome voies biliaires en association à la gemcitabine :


phases II avec 62% de contrôle tumoral et 15 mois de survie
(protocole GEMOX)

• Cancer gastrique localement avancé ou métastatique : 2 études


versus chimiothérapie à base de cisplatine (200 et 900
patients). Pas de différence significative en survie mais
moindre toxicité hématologique (FOLFOX ou EOX)

• Cancer colorectal métastatique, en 1ère ligne, en association au


5-FU et à l’irinotecan (FOLFOXIRI, FOLFIRINOX) :
augmentation de la résécabilité des métastases hépatiques
Oxaliplatine
• Hors AMM (cf anciens référentiel INCa)

§ K sensible aux platines si CI aux platines conventionnels


(cisplatine et carboplatine)

§ Cancer colorectal métastatique chez les malades ayant


une CI ou une intolérance aux fluoropyrimidines en
association au ralitrexed (protocole TOMOX)

§ ACUP réfractaires et sans autre alternative


thérapeutique
Oxaliplatine
• Posologie

• 85 mg/m2 par injection


• Tous les 15 jours, en association
• 130 mg/m2 par injection, toutes les 3 semaines en monothérapie
• Perfusion de 2 à 6 heures

• Administration

• Avant le 5-FU
• Dilution dans du G5%
Toxicité rénale : cisplatine ++
• Insuffisance rénale aiguë
• Semble liée au pic plasmatique
• Atteinte histologique « métaux lourds »
• Glomérulaire : Diminution de la FG
• Dans les 24 heures suivant la perfusion
• Facteurs de risque : autres néphrotoxiques, RT, nephrectomie…
• Prévention ++++ : hyperhydratation pour hyperdiurèse
• Avec NaCl et mannitol

• Insuffisance rénale chronique


• Accumulation d’adduits au niveau de l’ADN des cellules rénales
• Lésions tubulaires
• Cumulative, indépendante de la toxicité aiguë
• Au-delà de 600 mg/m2
• Possible HTA secondaire
• Ethyol* : prodrogue, protecteur ?
Toxicité auditive : cisplatine ++

• Proche de celle décrite avec les aminosides

• D’abord hautes fréquences (aiguës) : acouphènes, bourdonnement,


surdité

• Généralement irréversible

• Toxicité cumulative

• Liée au pic plasmatique

• Vérification avec traitement et suivi : audiogramme ++


Toxicité digestive

• Cisplatine : modèle pour l’évaluation des anti-émétiques

• Valable pour tous platines

• Toxicité
• Sévère
• Immédiate
• semi-retardée
• Retardée

• Amélioration franche grâce aux anti-émétiques « modernes » mais


problèmes sur vomissements retardés
Toxicité neurologique

• Surtout cisplatine et oxaliplatine

• Neuropathie périphérique

• Surtout hautes doses et doses cumulées

• Irréversible

• Aggravée par le froid

• Nécessite une réduction de la posologie


Autres toxicités
• Anomalies électrolytiques : hypomagnésémie, hypokaliémie par atteinte
tubulaire (cisplatine)

• Toxicité médullaire
• Cisplatine
• Toxicité peu sévère
• Anémie macrocytaire avec dose cumulée
• Inhibition enzymatique « métaux lourds »
• Insuffisance de production de l’Epo
• Carboplatine
• 3 lignées
• Neutropénie : nadir J14 – J21
• Thrombopénie réversible en 6 semaines
• Oxaliplatine
• Thrombopénie
Toxicités comparées
Cisplatine Carboplatine
Néphrotoxicité +++ +
Ototoxicité +++ +
N/V +++ +
Médullaire ++ ++
Alopécie + +
Mutagénèse + +
Fertilité + +
Neuropathie ++ +

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