Résumé Du Mur Invisible
Résumé Du Mur Invisible
5 novembre La narratrice – une femme dans un chalet, au milieu de la forêt, isolée du monde – décide de
(année 3) raconter son histoire, sans savoir si la date retenue est la bonne. Son envie d’écrire est motivée
par la peur de perdre la mémoire, la conscience de la solitude et la peur. D’emblée, un flou
P. 9-13 temporel apparaît : elle n’a plus de montre et avoue n’être pas sûre de certaines dates, à partir
du dernier hiver (année 2). Les premiers mots de son récit rendent hommage à Hugo, le mari
de sa cousine Louise, sans qui elle ne serait pas en vie : collectionneur hypocondriaque, il
entassait diverses choses permettant la survie de la narratrice.
À la découverte du mur… et de la solitude ! (p. 13-53)
30 avril Les Rüttlinger invitent la narratrice, mère veuve de deux filles presque adultes, à passer trois jours
(année 1) dans leur chalet à la montagne. Après trois heures de route depuis la ville où ils habitent, ils
récupèrent Lynx, le chien d’Hugo élevé par le garde-chasse. Arrivés tard au chalet, Louise amène
P. 13-16 Hugo au village, tandis que la narratrice reste seule au chalet pour se reposer. Au moment du
coucher du soleil, Lynx revient seul. Elle imagine alors qu’il a mal agi avec Louise, et que cette
dernière l’a renvoyé. Mais les heures passent, et le couple ne rentre pas. Sans trop s’inquiéter, elle
mange et s’endort, seule.
1er mai Au réveil, Hugo et Louise ne sont pas rentrés. Un peu inquiète, elle décide d’aller les chercher,
(année 1) accompagnée de Lynx, mais ce dernier, pourtant tout joyeux à son départ, se met à geindre et
revient vers elle la gueule en sang. Interloquée, la narratrice avance et se cogne la tête contre une
P. 16-31 paroi invisible. Elle comprend alors qu’un « mur » la sépare du reste du paysage, et qu’aucun humain
n’apparaît à l’horizon. Elle décide de traverser le ruisseau et voit, de l’autre côté du mur, un homme,
debout près d’une fontaine, comme statufié. De retour vers Lynx, elle découvre une mésange morte
et comprend alors qu’un étrange événement est survenu. Elle retourne au chalet, reprend ses esprits
et décide de se rendre à nouveau au ruisseau. Ne discernant aucune trace humaine, elle suppose
qu’un malheur s’est produit, tuant tous les humains. De retour au chalet,
Lynx s’endort, et la narratrice boit du whisky, conscientisant l’épreuve qu’elle a à affronter : elle se
retrouve prisonnière d’une forêt. Elle commence à apprivoiser sa solitude à l’état naturel, et sa relation
avec Lynx.
2 mai Réveillée à 6 heures du matin par le chant des oiseaux, reposée, la narratrice a retrouvé son
(année 1) discernement, et cherche des réponses. Elle essaie d’allumer la radio de la voiture d’Hugo, mais
aucune fréquence. Elle redescend alors dans la gorge, cette fois-ci mieux équipée que la veille,
P. 31-39 longe le mur invisible et parvient, cette fois, à voir derrière celui-ci, grâce aux jumelles d’Hugo,
d’autres humains et animaux (une femme, un chien, des vaches), sans doute morts. Mais alors
qu’elle observe ce paysage désertique, elle entend Lynx aboyer et découvre une vache rescapée,
qu’elle trait immédiatement. Elle la ramène avec elle au chalet.
3 mai Dès son réveil, la protagoniste, « courbaturée de la veille », n’a qu’une pensée : traire la vache.
(année 1) Puis elle aménage une étable pour elle, avec ce qu’elle trouve. Le soir, dans l’impossibilité de
dormir, elle pense à sa solitude et à son sort.
P. 39-43
4 mai Le lendemain, la narratrice décide de s’occuper du foin pour sa vache. En allant explorer les
(année 1) alentours, elle en trouve dans la cabane du pré à côté du ruisseau. Malgré l’effort physique que cela
représente, elle se lie d’affection pour l’animal, qu’elle nomme Bella.
P. 43-45
10 mai Ce jour de mai enneigé provoque chez la narratrice un véritable sentiment de mal-être. Elle pense à
(année 1) ses enfants, à tous ceux sans doute morts pendant ce qu’elle imagine être une catastrophe. Elle
fait du mur le résultat d’une expérience humaine dévastatrice qui aurait échoué. Elle se ressaisit et
P. 45-53 décide alors de faire l’inventaire de ce qui est présent dans le chalet afin d’organiser sa survie.
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
Du 16 au La narratrice raconte ses travaux physiques et agricoles (plantation des pommes de terre, soin donné
30 mai à Bella) pour assurer sa survie. Elle évoque la difficulté des conditions météorologiques.
(année 1)
P. 53-55
30 mai Une pluie chaude et forte oblige la narratrice à ne rien faire. Elle s’instruit par la lecture d’un
(année 1) almanach paysan. Mais, alors qu’elle est enfermée chez elle, une chatte miaule derrière la porte.
Une nouvelle vie commence à quatre, et la protagoniste envisage même de créer une étable pour
P. 55-62 Bella à l’intérieur du chalet.
Début juin La femme évoque plusieurs événements ou problèmes rencontrés à cette période : celui du
(année 1) plancher de l’étable imbibé de l’urine de la vache, ses expériences difficiles de la chasse, sa fatigue
corporelle liée aux tâches physiques de sa survie. Elle évoque une sorte d’instinct vital, voire
P. 62-66 maternel, envers les animaux, qui la pousse à rester en vie. Un jour, au cours de cette période, elle
redescend vers la gorge et revoit l’homme pétrifié près de la fontaine.
Un soir, en Un soir de juin, la narratrice décide d’aller explorer les environs de son chalet, de nuit, à cause des
juin contraintes horaires liées à la traite de Bella. Après trois heures d’ascension, elle arrive à une petite
(année 1) clairière, proche d’une cabane de chasse. Un sentiment de paix l’envahit. Elle assiste à son premier
lever de soleil et éprouve un bonheur rare dans cette contemplation méditative. À son retour, elle
P. 66-78 explore la cabane vue à l’aller, à la recherche d’éventuels éléments utiles à sa survie. Elle digresse
sur le sens de la vie, du travail, sur l’organisation sociale, sur la vie avec les animaux ou entre
humains, et achève rapidement le récit de son retour au chalet.
« Le jour Un mal de dents l’assaille et lui procure une vive douleur. Au bout du cinquième jour à supporter cette
suivant » souffrance, un abcès se forme, qu’elle décide d’inciser avec une lame de rasoir.
début juin,
toujours
(année 1)
P. 78-80
10 juin La narratrice se réjouit de voir que les pommes de terre ont germé et que des pousses sont hautes.
(année 1) Elle entreprend de protéger son champ d’éventuels ravages. Elle fait de même avec les plants de
haricots, se met à imaginer divers événements ou dangers qui pourraient advenir : le vêlage de
P. 80-83 Bella, une vipère mordant Lynx ou la chatte, l’enlèvement de cette dernière par une chouette ou un
renard…
P. 83-84
27 juin, Ce jour-là, la chatte met bas dans l’armoire. Deux chatons naissent, mais l’un mort-né… Au bout de
avec dix jours, l’animal présente son bébé – que la narratrice nomme Perle – au reste du logis. Une famille
quelques se construit.
bons
temporels
en juillet
(année 1)
P. 84-88
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2 juillet La narratrice organise sa survie en calculant les allumettes et munitions dont elle dispose.
(année 1)
P. 88-90
Du La narratrice raconte un mois de sa vie. Elle revient d’abord en arrière dans la chronologie, au début
20 juin à de la fenaison, par un jour de grosse chaleur. Le travail lui paraît difficile, mais elle finit par retrouver
fin juillet les bons gestes appris dans sa jeunesse. Au bout de trois semaines, tout le champ est coupé, mais
(année 1) un fort sentiment d’épuisement l’envahit. Elle se ressaisit en continuant ses tâches agricoles : le
P. 90-98 bêchage du champ de pommes de terre et la coupe du bois pour l’hiver. La femme raconte
également le soin porté à ses animaux en comparaison à celui qu’elle s’accorde.
Se regardant dans le miroir, elle décrit alors sa transformation physique et médite sur sa condition
de femme, trop faible physiquement pour survivre au mieux dans cet environnement
Le temps des orages (p. 98-117)
Première Le mois d’août arrive et, avec lui, la forte chaleur. La narratrice entreprend d’aller cueillir des
quinzaine framboises dix jours de suite, mais sans Lynx, par peur des vipères. Le dixième jour, un orage terrifiant
d’août éclate. Une pluie de fraîcheur lui succède, libératrice.
(année 1)
P. 98-
108
Les cinq Un grondement sourd réveille la narratrice, qui ne constate aucun dégât dans le chalet ou l’étable.
jours Après avoir accompli ses tâches quotidiennes, elle décide de descendre à la gorge et constate qu’un
suivant petit lac s’est formé au niveau de la gorge où se trouve le mur. Ce dernier, résistant à la force de
l’orage, l’eau, lui paraît incassable.
toujours
en août
(année 1)
P. 108-
114
Les La pluie pousse la narratrice à s’occuper du bois, lors des quelques jours d’éclaircies. Elle réalise tout
derniers ce qui se transforme en elle, au milieu de cette nature : son corps, ses habitudes de travail, l’absence
jours de repos… La narratrice décide de remettre en état la route dégradée par l’orage, mais renonce,
d’août dépassée par cette tâche et par le manque d’outils.
(année 1)
P. 114-
117
16 septembre La narratrice, ne pouvant toujours pas récolter les pommes de terre, est contrainte de chasser,
(année 1) bien que détestant tuer des animaux. Elle rêve ce jour-là des grottes cachées sous les montagnes,
qui lui apparaissent comme une sorte d’Éden inaccessible, et médite sur le sens de sa vie et de
P. 117-122 sa future mort, si elle reste enfermée dans la forêt.
L’hiver (année La narratrice décrit la routine hivernale, qui commence dès la fin septembre. Les tâches pour la
1) survie sont répétitives, et les besoins des animaux scandent ses journées. Le récit s’intéresse
alors aux chats torturant les souris, dont la femme déplore la violence.
P. 122-128
12 septembre Le mois de septembre laisse place à quelques belles journées, alors la narratrice entreprend
(année 1) une cueillette d’airelles. Elle prend le sentier en direction de l’alpage et découvre une cabane
dans laquelle se trouvent quelques objets qu’elle emporte. Elle y observe, au sommet de là où
P. 128-133 elle se trouve, un paysage magnifique mais sans vie.
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
2 et 3 octobre L’agenda de la narratrice indique qu’une nouvelle vie commence car son stock alimentaire
(année 1) s’étend. D’abord, celui des pommes de terre qui ont enfin poussé, puis celui des haricots, qu’elle
ramasse le lendemain, avant de bêcher le champ. Elle retrouve les arbres fruitiers dont elle avait
P. 133-136 le souvenir et elle éprouve un immense plaisir à manger des fruits. L’évocation de l’automne
donne à la narratrice l’occasion de méditer sur l’engouement perpétuel de Lynx, et
particulièrement en cette saison. Cette joie éternelle l’accompagne même après sa mort, qu’elle
évoque par anticipation.
10 octobre La narratrice continue les récoltes de fruits : elle cueille des pommes et retourne ramasser des
(année 1) airelles. Elle prend ses marques à l’alpage et se réjouit de pouvoir faire des confitures pour
l’hiver. Au terme de cet épisode, elle fait une rétrospective sur son parcours depuis le début de
P. 136-139 son isolement.
27 octobre Il fait de plus en plus froid, et la première neige tombe à cette date, ce qui réjouit Lynx, pas les
(année 1) chats. Cet enfermement forcé dans le chalet réjouit la narratrice, qui profite de ses animaux. Le
froid laisse place à une vague de fœhn(Vent sec et chaud sur le Nord Alpes), qui rend la vie
P. 139-142 désagréable pour l’ensemble de la maisonnée.
3 novembre La narratrice est inquiète, car Perle n’est pas rentrée, alors que le fœhn souffle toujours. Elle
(année 1) craint un malheur. Elle revient le soir, mais très blessée, elle meurt sous ses yeux. Le spectre du
cadavre de cette jeune chatte et la peine de sa disparition restent ancrés dans son esprit.
P. 142-145
6 novembre La narratrice s’aventure en terrain inconnu avec Lynx. Ces balades en forêt la remplissent de
(année 1) joie et de sérénité. Au cours de la promenade, Lynx découvre un chamois mort ; la femme
reconnaît là des traces de lèpre. Sur le chemin du retour, des corneilles rôdent.
P. 145-149
Début de D’importantes chutes de neige commencent. Bella commence à grossir et à donner moins de
l’hiver – mois lait, ce qui fait à la fois espérer et redouter à la narratrice la naissance d’un veau. Pendant l’hiver,
de novembre la femme se divertit de la lecture d’almanachs, de romans policiers ou d’anciens magazines
et début restés dans le chalet. Étrangement, alors qu’elle ne rêvait jamais d’humains depuis le début de la
décembre catastrophe, des membres de sa vie passée repeuplent ses nuits.
(année 1)
P. 149-152
24 décembre L’approche de Noël rend la narratrice maussade et la plonge dans la nostalgie de son ancienne
(année 1) vie. La grisaille et l’absence de neige en début de journée lui rendent la chose plus facile à
supporter, mais quand les flocons tombent dans la journée, la femme ressent une envie inédite
P. 153-158 de capituler. Plutôt que de se lamenter, elle préfère aller de l’avant. La nuit, elle pense aux morts
de cette vie passée.
25 décembre Le matin de Noël, la narratrice apparaît comme une femme changée. Dès la première heure,
(année 1) elle décide de couper du bois. Elle se blesse, ce qui la pousse à la prudence. Elle comprend à
quel point ses mains sont un outil précieux à sa survie.
P. 158-160
29 décembre Un froid soudain oblige la narratrice à rester calfeutrée chez elle. Elle se fait du souci pour les
(année 1) animaux, mais relativise aussitôt.
P. 160-161
Du 6 au Le souvenir du jour des Rois de son ancienne vie marque un sentiment de malaise. Pour ne
10 janvier pas souffrir de nostalgie, la narratrice décide d’aller se balader avec Lynx. Sur le chemin du
(année 2) retour, elle découvre un chevreuil blessé, incapable de se mouvoir. Elle se résout à mettre fin à
ses souffrances avec son couteau. Les jours suivants, ce sont deux chevreuils et un faon qu’elle
P. 161-164 retrouve morts de froid…
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
11 janvier Ce jour-là, Bella se met à saigner et met au monde un veau. La narratrice réussit difficilement à
(année 2) aider l’animal à vêler. Le jeune taureau naît à minuit.
P. 165-168
Du 12 au Dès son réveil, la narratrice va à l’étable, où elle découvre Bella léchant son fils déjà très éveillé.
15 janvier + Ce tableau l’émeut et la rassure. Le fœhn souffle toujours fort, et les animaux sont agités. La
bilan de chatte, en chaleur, sort de la maison et disparaît pendant trois jours. Le lendemain de son retour,
l’hiver le 15 janvier, le paysage est à nouveau enneigé. La protagoniste s’émeut de voir Bella mère en
(année 2) P. même temps qu’elle l’envie. Elle comprend ce même soir que la chatte est pleine. En faisant le
168-176 bilan sur cet hiver, elle repense à ses rêves, en s’étonnant qu’ils ne portent jamais sur le mur.
20 décembre Retour au temps de l’écriture. La narratrice constate la mauvaise qualité de sa vision depuis
(année 3) quelques semaines, ce qui la paralyse pour écrire. L’expérience de sa vie dans la forêt
l’empêche de se rendre compte qu’elle vieillit. Elle pense finir son récit au moment du printemps
P. 175-176 et annonce ne pas retourner à l’alpage l’été suivant (année 4).
Février La narratrice raconte d’après ses souvenirs, car elle n’a rien inscrit sur son agenda. Elle se réjouit
(année 2) d’un temps clément, qui permet au gibier de trouver de quoi se nourrir et aux oiseaux de vivre sans
avoir besoin de son secours. Les corneilles, elles, rôdent toujours. À la fin du mois, l’état de la chatte
P. 176- ne laisse plus aucun doute à la narratrice : elle est gestante. Elle réfléchit sur ses réserves de
180 nourriture et sur l’avenir de ses animaux.
Début Les débuts de mars amènent une légère fraîcheur. La narratrice tombe malade.
mars
(année 2)
P. 180-
181
Du La chatte demande avec insistance à pénétrer dans l’armoire. Elle y met bas trois chatons et les
11 mars à présente à l’ensemble du foyer le 20 mars. Deux des trois bébés meurent : le premier sans raison
la fin du ; quelques jours plus tard, le second (Panthère) disparaît dans les buissons, sans doute attrapé
même par une bête de proie. Seul Tigre reste en vie. La narratrice médite alors de manière rétrospective
mois (temps de l’écriture, année 3) sur le sens de la vie, de l’attachement humain aux animaux, sur le
(année 2) sentiment amoureux au fondement de l’humain.
P. 181-
189
Avril (année Le temps d’avril étant clément, la narratrice fume le champ de pommes de terre. Elle commence à
2) songer sérieusement à un déménagement à l’alpage pour les beaux jours, mais cette perspective
l’inquiète. Elle travaille d’arrache-pied pour couper des bûches, en prévision de l’hiver suivant.
P. 189- Tigre continue de grandir et joue sans cesse.
193
Début mai Le début du mois n’est guère favorable aux activités extérieures. Vers le 10 mai, la narratrice
(année 2) commence à préparer le déménagement vers l’alpage. Le 14 mai, elle s’occupe de planter les
pommes de terre. Le 20 mai, et pendant cinq jours, elle transporte progressivement ce qu’elle
P. 194- déménage vers la cabane.
196
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
25 mai La narratrice quitte le chalet avec les animaux, malgré la réticence des chats. Le chemin, assez long,
(année 2) est ponctué de pauses pour que les vaches paissent et se reposent. Tous arrivent à bon port, malgré
le confort modeste du premier soir. Si Tigre semble se faire à son nouveau logis, la chatte, elle, y est
P. 197- totalement réfractaire. Pour la première fois, dans la nuit, la narratrice ressent de la nostalgie pour
201 son chalet. Au cours d’un réveil nocturne, elle se rend compte que la chatte n’est plus là.
26 mai Tigre réveille la narratrice qui réalise que la chatte a effectivement fui. Pour autant, elle décrit l’aube
(année 2) d’une belle journée, face à un panorama très dégagé. La protagoniste a l’intuition que la chatte est
repartie au chalet, et elle essaye d’ailleurs de s’en persuader. Elle s’affaire, ce jour-là, à nettoyer la
P. 201- cabane et à prendre ses premières marques. Elle confie n’avoir pris aucune note pendant son été à
206 l’alpage et s’être contentée de barrer les jours sur l’agenda. Alors qu’elle est face à la vallée, la
narratrice donne un nom à Taureau.
Début juin La narratrice explore les environs, après une semaine de travail au chalet. Elle observe le paysage
(année 2) et ne voit aucun signe de vie à l’horizon. Comme elle voit de loin des sentiers, elle décide d’y partir à
la journée, les jours suivants. Elle attache Bella et Taureau à un piquet, mais se fait du souci pour
P. 206- eux. Elle trouve, sur son chemin, des cabanes abandonnées où les souris ont rongé les provisions.
212 Comme souvent dans ces moments à l’alpage, elle contemple les paysages.
Mi-juin La narratrice décide de retourner voir son champ de pommes de terre, au chalet, et constate qu’il a
(année 2) bien poussé. Lynx l’accompagne. En arrivant, elle cherche la chatte, ne la trouve pas, mais
découvre un creux familier sur son lit. De l’autre côté du mur, elle observe que la maison qu’elle
P. 212- avait vue, il y a un an, est totalement recouverte de broussailles. S’engage une réflexion sur la vie, la
217 mort, la force et l’immortalité de la nature face à la faiblesse et la démesure humaines.
Fin juin Les jours suivants sont pluvieux. La narratrice se réjouit de la qualité du lait de Bella.
(année 2)
P. 217-
219
Juillet Le temps passe, et tout semble rendre heureuse la narratrice. Elle reprend des forces avant le début
(année 2) de la fenaison, retourne au chalet, retrouve à nouveau le creux sur le lit. Comme à chacune de ses
sorties, elle enferme Tigre avant son départ, mais réalise à son retour que ce dernier n’aime pas la
P. 219- captivité. Elle se décide donc à lui laisser une fenêtre ouverte, à l’avenir. La femme raconte comment
227 se déroulent ses jours, ses nuits, ses jeux avec le chat, durant cette période sans grand événement.
Vers le 20 Alors que la lune est en phase ascendante, la narratrice décide de profiter du beau temps pour
juillet commencer la fenaison. Elle se lève tôt, un lundi, pour traire Bella et partir le plus vite possible
(année 2) travailler au chalet. Le soir, elle revient à l’alpage pour s’occuper des animaux et va se coucher.
P. 227-
229
Fin juillet La même routine est répétée le lendemain et les jours suivants, mais les exercices lui sont plus
(année 2) difficiles, car les courbatures et le manque de sommeil se font sentir. La pluie pendant plusieurs
jours la contraint à s’arrêter. Quand elle reprend l’activité, elle s’épuise, et aux deux tiers du champ,
P. 229- elle ressent un sentiment de désespoir. Pour la première fois, elle pense à se suicider, mais une
237 force intérieure la persuade de renoncer à ce projet, en raison des animaux. Elle reprend son travail
les jours suivants et le termine avec une satisfaction immense.
Début août Avec l’arrivée du mois d’août, la narratrice pense à quitter l’alpage. Le dernier soir de la fenaison, à
(année 2) son retour du chalet, elle voit que Tigre est blessé à la patte. Elle lutte pour lui enlever l’écharde qui
s’y était insérée. Après la période de fenaison, la protagoniste reste à l’alpage et raconte une
P. 237- nouvelle période de routine composée de travail, de jeux avec Tigre, de promenades avec Lynx
248 dans la forêt. Mais de toutes ses activités, sa préférée demeure la contemplation de la prairie. Elle
médite sur son expérience, sur sa vie dans la nature et comprend la relativité de son expérience.
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
Fin août La dernière semaine d’août est fraîche, pluvieuse et même neigeuse, mais le soleil finit par revenir.
(année 2) Le retour au chalet se fait sans plaisir.
P. 248-
250
De la fin La narratrice reprend son ancienne vie au chalet. Les animaux reprennent leurs marques, et
août/début pendant la nuit, la chatte revient. Toute la maisonnée se réjouit. La protagoniste, les jours
septembre suivants, fait des allers-retours vers l’alpage, pour récupérer les affaires laissées sur place.
aux prémices Elle ressent un sentiment de nostalgie, en revenant vers cet endroit unique. Elle se remet de ce
du mois périple en se reposant pendant deux jours. Elle reprend une vie routinière et prosaïque. À partir
d’octobre de la mi-septembre, la saison devient plus froide, et aucun événement notable n’advient.
(année 2)
P. 250-256
Mi-octobre La période laisse place à un temps plutôt clément et doux. La narratrice en profite pour couper du
(année 2) bois pour l’hiver. L’habitude du travail la fatigue moins, comme si son corps s’était habitué à cette
nouvelle vie à l’état naturel. La femme compare alors son ancienne et sa nouvelle vie, en faisant
P. 256-260 l’éloge de la décroissance à laquelle elle est contrainte, au milieu de la forêt. Elle souligne
combien ce mode de vie lui est favorable.
16 octobre La narratrice reprend des notes depuis son retour de l’alpage, les dates de son récit sont plus
(année 2) précises. Elle ramasse les pommes de terre et se réjouit de cette récolte abondante.
P. 260-261
21 octobre et Ce jour-là, la narratrice cueille les pommes des champs alentour. Celles-ci lui rappellent le conte
jours suivants de Blanche-Neige, et sa médiocre culture littéraire, dans sa vie passée. Les jours passent, et le
(année 2) froid commence à s’installer. Les ramassages et cueillettes se poursuivent, dans le même ordre
que l’année précédente. Son passage à l’alpage pour les airelles lui permet de contempler le
P. 261-264 paysage, dont les couleurs ont changé. Elle fait cuire les airelles le lendemain.
Mois de La période de la Toussaint arrive, et avec elle, le souvenir de sa vie d’avant. Une vague de
novembre chaleur touche tout son environnement : le fœhn se remet à souffler, Tigre, mû par ses pulsions,
(année 2) fuit à la recherche d’une femelle, et la narratrice a une poussée de fièvre. Tigre rentre le
lendemain, visiblement calmé, mais Bella, elle aussi, appelle un mâle… L’idée d’un
P. 264-275 accouplement avec Taureau effleure la narratrice, mais la répugne en même temps. Les
animaux essaient de s’accoupler deux fois en trois semaines, mais n’y parviennent pas. La
période lui amène une réflexion sur sa dépendance et sa servitude aux animaux.
6 décembre Les premiers flocons de l’hiver amusent Tigre. La narratrice part à la chasse.
(année 2)
P. 275-276
10 décembre Les notes sur l’agenda de la narratrice, à cette date, l’étonnent. Elle ne se souvient pas, comme
(année 2) elle l’avait pourtant inscrit, que le temps passait si vite. Cet écoulement relatif du temps est amené
à être pensé de manière rétrospective par la narratrice, qui sent le cours des jours plus longs,
P. 276-278 depuis que Lynx n’est plus en vie.
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
À partir du 10 Les derniers jours de décembre sont monotones. Il neige, et les corneilles attendent
décembre quotidiennement sur les pins aux alentours. Ce temps dure jusqu’au 20 décembre. Noël
(année 2) approche, et comme l’année précédente, la narratrice n’en est guère enchantée. Le
24 décembre, Tigre disparaît. Sa maîtresse part à sa recherche avec Lynx, qui le piste, mais perd
P. 278-282 sa trace au niveau du ruisseau.
Janvier La nouvelle année arrive. Une semaine après la disparition de Tigre, la chatte met au monde
(année 3) quatre chatons mort-nés. Cette naissance mystérieuse s’accompagne d’un état de maladie de la
chatte, qui dure trois semaines.
P. 283-284
24 janvier Après la guérison de la chatte, c’est la narratrice qui tombe malade. Elle est prise à son tour d’une
(année 3) énorme poussée de fièvre, qui lui provoque des délires. Elle réussit à accomplir machinalement
ses tâches quotidiennes, et un instinct de survie parle en elle : s’occuper des animaux. Elle
P. 284-290 cherche à se soigner, mais la fièvre et les délires reviennent sans cesse. Un jour, elle se rend
compte qu’elle n’est plus malade. Elle est guérie, mais épuisée.
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
Début Encore fatiguée, la narratrice essaye de comprendre ce qui lui est arrivé. Elle pense que si Tigre
février n’avait pas disparu, que si la chatte n’avait pas été malade, la maladie n’aurait pas eu d’emprise sur
(année 3) elle. Elle analyse cet épisode comme une suite de sa transformation intérieure, initiée par le séjour
à l’alpage.
P. 290-
291
P. 291-
292
Fin février Bella redemande avec insistance Taureau. Elle évoque les animaux qui l’entourent, et notamment
(année 3) une corneille blanche, dont elle n’avait encore jamais parlé. Le mois de février lui paraît court.
P. 292-
292
Début La chaleur apparaît, la neige fond subitement. La narratrice ressent encore des signes de sa
mars faiblesse consécutive à sa guérison et sent que la chatte est dans le même état qu’elle. Elle travaille
(année 3) malgré tout à ses tâches de survie, mais en se ménageant. Elle passe le mois à couper du bois. La
nature commençant à refleurir fait renaître l’idée de l’été dans l’alpage dans son esprit.
P. 294-
299
Avril (année Le temps est froid et humide, ce qui freine la narratrice dans ses travaux agricoles et la contraint à
3) raccommoder des vêtements. Elle décrit alors les tenues qu’elle porte depuis son isolement et
souligne sa perte de féminité en comparaison avec sa vie d’avant.
P. 299-
301
26 avril Le réveil de la narratrice, qui scandait le temps, s’arrête ce jour-là. Une réflexion sur l’arrêt du temps
(année 3) s’engage.
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Récit d’un nouveau départ vers l’alpage : « un simple intermède » ? (p. 303-317)
Mai La narratrice fait ici le récit de plusieurs journées du mois. Elle réalise que deux années ont passé.
(année 3) Elle reprend ses activités agricoles, en les racontant rapidement, comme si une routine machinale
s’était emparée d’elle. Les 1er et 2 mai, elle retourne le champ de pommes de terre. Le 3 mai, elle
P. 303- coupe du bois. Le 10 mai, elle plante les pommes de terre puis les haricots. Elle finit par se décider
308 à monter à l’alpage : elle commence le déménagement le 17 mai. La chatte désapprouve, par son
attitude de fuite lors du départ, ce nouvel été loin d’elle. Arrivée à l’alpage, elle se rend compte qu’ici,
rien n’a bougé, rien n’a changé. Toute la description de ses actions semble lisse, sans émotion. Ce
n’est que le cinquième jour sur place, le 22 mai, qu’elle retourne à ce point de vue tant aimé. Elle se
rend compte que la nature a totalement envahi l’espace.
Juin (année La narratrice s’est enfin réhabituée à l’alpage, mais sait que rien n’est plus comme l’année
3) précédente. Son été dans les hauteurs est moins physique, elle ne fait pas de beurre, Bella
produisant un lait en plus petite quantité, et elle n’entreprend plus de longues excursions. Seules les
P. 308- balades avec Lynx semblent toujours être un véritable plaisir pour elle.
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28 juin La narratrice surprend Taureau chevaucher Bella. Quelques mois plus tard, en écrivant ce souvenir,
(année 3) elle pense que Bella est gestante et qu’elle devrait vêler en mai.
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Résumé très détaillé du Mur invisible, 1963.
1er juillet La narratrice peut à nouveau respirer normalement, ce qui la réjouit, en anticipation de la fenaison.
(année 3)
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2 juillet La narratrice descend dans la vallée pour désherber le champ de pommes de terre. Elle trouve au
(année 3) chalet un creux dans le lit, comme la première année, ce qui la rassure.
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Mi-juillet Elle fait une nouvelle descente au chalet, cette fois-ci pour voir si l’herbe du pré a poussé. Elle
(année 3) décide cette année qu’elle y dormirait quelques nuits pour moins s’épuiser, puisque Bella n’avait pas
besoin d’être autant traite que l’année précédente.
P. 312
Fin juillet et Commence la fenaison. Aux aurores, elle trait Bella et l’enferme dans l’étable avec Taureau, avant de
mois d’août se rendre au chalet pour deux jours et une nuit. Dormant sur place, elle est réveillée par la chatte qui
(année 3) vient lui rendre visite à 3 heures du matin. Elle fauche le lendemain, avant de rentrer à l’alpage le
soir. Elle répète le même processus le lendemain. Le fauchage est rapide et plus efficace que l’année
P. 313- précédente. L’été touche bientôt à sa fin, et la narratrice en dresse le bilan.
317 Elle se compare avec dérision à un héros de roman d’aventures, en montrant combien sa survie
n’a rien d’héroïque. Le mois d’août est évoqué comme un mois sans activité notable, hormis les
balades avec Lynx.
10 septembre La narratrice retourne au chalet pour désherber. Comme il fait beau, elle laisse Bella et Taureau
(année 3) paître dans le pré, à l’alpage, la journée. Mais à son retour, vers 5 heures du soir, Lynx aboie
fortement et de manière inédite. La protagoniste découvre un homme, une hache à la main,
P. 317-320 ayant tué Taureau. À peine a-t-elle le temps de rentrer dans la cabane prendre son fusil qu’il tue
Lynx. Bella, elle, effrayée, est sauve. La protagoniste fusille le criminel et fait rouler son corps
en bas du pré. Elle enterre Lynx, mais ne peut pas en faire autant avec Taureau, vu son poids.
Épuisée, elle dort cette nuit-là avec Bella, à l’étable.
11-12-13 Le lendemain, la narratrice rentre au chalet. Elle y laisse tous les souvenirs non utiles. Le jour
septembre suivant, sa routine reprend. Bella, elle, reste traumatisée encore deux jours. La femme
(année 3) entreprend la réparation de la route, ce qu’elle se disait incapable de faire au début du roman.
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Octobre La narratrice récolte ses pommes de terre, ses haricots et les pommes du champ voisin, puis
(année 3) reprend le bêchage et le fumage du champ. Une véritable routine des saisons s’est installée.
En dépit de toutes ses activités, la narratrice est hantée par ce qui s’est passé ce10 septembre.
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Novembre Retour au temps de l’écriture, le jour où la narratrice a commencé son récit, au début du roman.
(année 3) L’écriture a occupé son hiver et lui a permis de revivre ce passé. Elle écrit jusqu’au 25 février, date
à laquelle elle est toujours prisonnière de la forêt, mais elle sait que ce n’est pas la fin. Elle est
P. 321 toujours en vie, et Bella attend un veau.
25 février La narratrice termine son récit, alors qu’il ne lui reste plus qu’une feuille de papier. Elle évoque les
(année 4) corneilles qui se sont envolées. Elle marche vers la clairière, pour donner à manger à la corneille
blanche, qui l’attend.
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