BOITE A OUTILS vd3
BOITE A OUTILS vd3
Vous avez entre les mains les 17 fiches d’une boîte à outils permettant un travail :
et qui tiennent compte des statuts revus et modifiés en conseil presbytéral le 26 mai 2009.
Ces fiches s’adressent aux Equipes d’Animation Pastorale (E.A.P.) des communautés de paroisses, en vue
de l’édification de la communauté chrétienne, dans la dynamique du projet pastoral diocésain.
D’autres lieux ecclésiaux (par ex. aumôneries d’hôpital) ont aussi des E.A.P. Certaines fiches peuvent leur
servir, d’autres sont à adapter.
Une E.A.P. est une équipe de chrétiens appelés à participer à l’exercice de la charge pastorale d’un prêtre
« curé modérateur ».
Elle veille
Soyons attentifs à ce que l’E.A.P. soit fidèle à sa mission qui est de l’ordre de la « conduite » :
Elle n’est pas une équipe de personnes Relais : le Relais est celui qui dans le village ou le quartier fait
le lien avec l’Eglise, accueille au nom de l’Eglise, permet que l’Eglise continue à exister dans un lieu donné.
Elle n’est pas le conseil pastoral : Le conseil pastoral est caisse de résonance de la vie, force de
propositions, d’orientations pastorales.
… (à vous de compléter cette liste qui ne se veut pas exhaustive).
Etant une boîte à outils, chaque fiche a valeur en elle-même ; l’ensemble des fiches constitue plutôt une
trame de travail sachant que chaque E.A.P. est différente et que chaque modérateur ou coordonnateur a
ses méthodes pédagogiques non définies dans ces fiches.
ut
Permettre à une équipe d’animation pastorale (E.A.P.) d’être capable :
B
t if
c
je
Les participants sont invités à faire connaissance et à comprendre à quoi ils sont
Ob
appelés ensemble.
Remarque préliminaire
L’ordre du jour proposé ci-dessous demandera sans doute plusieurs rencontres, à moins que l’on ne préfère
prendre une demi-journée ou une journée, pour un travail approfondi permettant plus de convivialité.
Accueil- prière
Lire ensemble un passage de la Bible (par exemple la parabole du Bon Pasteur, en Jn 10, 14-16) et prendre
quelques instants de prière.
Partage en équipe
1. Pour se connaître
Ce qui m’a marqué dans mon histoire d’homme ou de femme, dans ma vie de croyant(e).
Ce que je partage des joies, des peines, en solidarité avec les habitants de mon quartier, de ma commune.
Ce qui me plaît dans la vie de l’Eglise aujourd’hui, mais aussi ce qui me gêne.
Ce que j’ai compris du rôle de l’E.A.P. : En nous aidant des Statuts du 15 août 2000, modifiés en
Conseil Presbytéral le 26 mai 2009, approuvés par Mgr l’Evêque le 15 juin 2009, nous nous éclairons
les uns les autres sur ce sujet et cherchons à préciser ce rôle, cette mission.
Ce que je pressens comme exigences pour moi-même ou pour l’équipe, dans l’exercice de cette
responsabilité, en ce qui concerne les choses à faire, le temps à dégager, l’organisation familiale …, un
esprit à développer.. des attitudes à adopter (discrétion, disponibilité, collaboration, etc.).
Ce que je perçois comme difficultés, comme risques. Comment pourrons-nous les surmonter ? Quels
sont les points d’appui possibles : sur qui pourrons-nous compter ?
Ce qui me semble nécessaire d’acquérir comme formation complémentaire.
Tous sont appelés à répondre de leur mission au service du Royaume de Dieu et de l’Église, chacun selon
sa vocation baptismale, son charisme, son ministère. Il s’agit de respecter et de mettre en synergie ces
différentes missions. Ces missions doivent être vécues… en partenariat : « Entre tous s’établit une sorte de
partenariat dont la richesse est faite de tous ces apports (laïcs, religieux, religieuses, ministères ordonnés) et dont la force
vient de leur articulation nécessaire au ministère ordonné du Pasteur du diocèse et de ses coopérateurs » (Jean-Paul
II, allocution à l’assemblée synodale de Nancy – 10 octobre 1988) et en complémentarité : « Dans l’exhortation
apostolique Christifideles laici, le Saint Père n’hésite pas à parler de coresponsabilité entre les baptisés comme
l’expression nécessaire de la diversité et de la complémentarité des dons de l’Esprit Saint aux membres de l’Église »
(Monseigneur Pierre RAFFIN – allocution au CoPaDi, 29 novembre 1997).
L’enjeu théologique et ecclésial de cette coresponsabilité différenciée est la mise en œuvre de l’ecclésiologie
de communion qui constitue une des lignes de force du Concile de Vatican II : « ‘Tout vient du Christ’, c’est
ce que signifie le ministère ordonné. ‘Nul n’est le Christ’ à lui seul, c’est ce que manifeste la collaboration pastorale.
L’E.A.P., en portant une part de la responsabilité de l’animation ecclésiale, est donc une figure importante de la
collaboration des baptisés » (L’Équipe d’Animation Pastorale – Diocèse de Bordeaux – 1er novembre 1997 – p. 4).
La coresponsabilité différenciée constitue un des objectifs majeurs qui est visé dans le redéploiement
paroissial en France et dans les collaborations qui sont instituées pour le faire réussir(1).
Définition
L’Équipe d’Animation Pastorale est un groupe de personnes, assurant en coresponsabilité différenciée
avec un curé-modérateur, la prise en charge pastorale d’une institution ecclésiale (paroisse, communauté
de paroisses, aumônerie, service d’Église).
Une Équipe d’Animation Pastorale est une équipe : donc un organisme composé de plusieurs personnes
et non d’une seule personne. Pourtant, vu la mission confiée, le nombre de ces personnes doit être
relativement restreint.
(1)
Déjà, en 1976, lors de la séance du conseil Presbytéral du 23 février (cf. « Eglise de Metz » n°4 – avril 1976 – p. 89/1), Monseigneur
Paul-Joseph SCHMITT présentant « l’équipe d’animation » disait ceci : « Susciter une équipe d’animation ne consiste pas
d’abord à créer une structure nouvelle mais à vivre selon un esprit nouveau. Il s’agit de vivre en Eglise d’une manière plus conforme
au modèle évangélique. C’est à un renouveau spirituel, à une transformation des mentalités et une conversion des cœurs que nous
sommes invités ». L’expression « coresponsabilité différenciée » ne figure pas dans ce texte, mais l’esprit y figure, vu qu’il
s’agit de vivre « en Eglise d’une manière plus conforme au modèle évangélique ». Le reste du texte explicite cette visée.
1
Cette animation doit être pastorale. Elle veillera à soutenir la vitalité et le dynamisme missionnaire de la
Communauté de paroisses.
Doivent également être pris en compte tous les autres canons qui traitent de la participation des laïcs à la
conduite de l’action pastorale ainsi que les canons qui traitent de la charge de « curé ».
Implantation
Une E.A.P. doit être implantée dans chaque communauté de paroisses.
Cependant, l’application de cette règle de base peut poser problème. Dans ce cas, en lien avec le Vicaire
Épiscopal, on réfléchira au nombre d’E.A.P. à mettre en place.
Mission
Une E.A.P. participe à l’exercice de la charge pastorale. Donc, sa mission est à définir à partir de la charge
pastorale du « curé ». Cette dernière est décrite, entre autres, dans les canons 519, 528, 529, 530(2).
Cette mission de l’E.A.P. peut aussi être exprimée d’une manière plus synthétique en disant qu’elle
consiste à « célébrer le salut (leitourgia), servir la vie des hommes (diaconia), annoncer l’évangile (marturia) »
(Proposer la foi dans la société actuelle, pages 90 à 102).
L’E.A.P. doit veiller à la vitalité d’une communauté chrétienne. Cette vitalité suppose la qualité
évangélique des fidèles et leur ouverture missionnaire, car « la communauté locale ne doit pas seulement
s’occuper de ses propres fidèles, elle doit aussi avoir l’esprit missionnaire et ouvrir la route à tous les hommes vers le
Christ » (Presbyterorum ordinis - § 6).
Dans la mouvance du Projet Pastoral Diocésain, l’E.A.P. est chargée de mettre en œuvre l’esprit, les
attentes, les orientations de ce Projet.
une dynamique de proximité : l’Église se doit d’être proche « des joies et des espoirs, des tristesses et des
angoisses des hommes » (Gaudium et Spes § 1).
À ce titre, l’E.A.P. travaille en lien étroit avec les personnes-relais, elle favorise les mouvements et
services qui prennent en charge les besoins concrets des hommes, elle prend des initiatives pour assurer
la proximité.
une dynamique de responsabilité : l’E.A.P. favorise la prise de responsabilité du plus grand nombre
dans la société et dans l’Église, en particulier elle encourage l’engagement au service des plus démunis
face à l’existence et au service des jeunes.
une dynamique de communion : l’E.A.P. collabore (cf. § « COLLABORATION ») avec tous les
organes auxquels elle est organiquement rattachée et elle favorise un esprit de communion entre tous.
L’E.A.P. exerce une mission de « gouvernement », de mise en œ[Link] autant elle ne doit pas tout
faire par elle-même, mais veiller à ce que tout se fasse.
(2)
Cf. Les texte cités en annexe : certaines fonctions sont réservées aux ministres ordonnés (prêtres ou diacres) ou spécialement
confiées au « curé ».
Du fait de cette participation à l’exercice de la charge pastorale, l’E.A.P. « relève plutôt de la céphalité, du principe hiérarchique
ou ministériel de l’autorité pastorale, alors que le Conseil Pastoral relève de la synodalité de toute la communauté ecclésiale et reflète
le principe communautaire ou fraternel » (A. BORRAS, « Les Communautés paroissiales », pp. 193-194).
2
Fiche 1 - Annexe 1.1
Composition
L’E.A.P. est une équipe appelée à collaborer intensément. Il faut donc qu’elle soit composée d’un
nombre relativement restreint de personnes ; le nombre maximal devrait être de dix personnes.
1. Membres de droit
Sont membres de droit : les curés modérateurs, les curés in solidum, les vicaires.
Les diacres, les animateurs (trices) laïcs en pastorale et les prêtres coopérateurs ne sont pas membres de
droit. S’ils participent aux E.A.P., ce sera en tant que « membres appelés » et en fonction de leur lettre de
mission.
2. Membres appelés
des Laïcs, des Religieux (ses) résidant sur le territoire de l’ensemble pastoral ou y exerçant une mission
pastorale.
Il faut veiller à une représentation équilibrée – pas forcément paritaire – des hommes et des femmes,
des jeunes et des aînés.
En référence au Can. 538 § 3 qui stipule qu’« A soixante-quinze ans accomplis, le curé est prié de présenter à
l’Évêque diocésain la renonciation à son office… », les membres de l’E.A.P. seront tous âgés de moins de 75
ans, lors de l’installation ou du renouvellement triennal.
La représentativité territoriale n’est pas un critère obligatoire pour la composition de l’E.A.P. En effet,
la participation à l’E.A.P. relève fondamentalement d’une mission confiée et non d’une représentation
juridique de chaque localité. D’ailleurs, dans certains secteurs pastoraux composés de nombreuses
localités, une représentation juridique de chaque localité entraînerait la présence d’un nombre trop élevé
de personnes.
Collaboration
L’E.A.P., participant à l’exercice de la charge pastorale, se doit d’assurer de nombreuses collaborations.
En effet, la charge pastorale est toujours située dans un ensemble ecclésial.
(3)
Statutairement, c’est le prêtre, curé ou desservant, qui assure le lien avec le Conseil de Fabrique. Le prêtre peut se faire
remplacer par un de ses vicaires (cf. art. 4 du décret sur les fabriques des églises). Ce vicaire peut aussi être un « vicaire
laïc » (= Animateur Laïc en Pastorale)
3
Vie de l’E.A.P.
L’E.A.P. est une équipe, donc elle doit avoir une certaine vie d’équipe (cf. § DÉFINITION).
Une E.A.P. doit vivre la fraternité évangélique. « Cette fraternité implique un minimum de partage de vie,
d’interdépendance mutuelle, d’écoute réciproque et de recherche commune de la volonté actuelle du Seigneur sur son
Église et sur le monde »(4).
Une E.A.P. se doit d’imiter la première communauté chrétienne, dont les membres étaient « assidus à
l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2,42)(5)
À chaque réunion, l’équipe prend le temps d’un partage de la Parole de Dieu et d’une prière.
Elle se donne aussi les moyens d’un regard sur la vie des habitants de la Communauté de paroisses.
Autre est la charge de Responsable de l’E.A.P., qui est toujours le curé-modérateur (cf. §
COMPOSITION), autre est la charge de Coordonnateur. Ce dernier est chargé d’assurer l’animation
de l’E.A.P. et la coordination de sa tâche.
Une personne doit assurer le secrétariat. Il est important qu’il y ait une trace écrite des débats.
La fréquence des réunions doit être telle qu’elle permette effectivement d’assurer la mission de l’E.A.P.
(au minimum une fois par mois, tous les quinze jours paraît être une bonne fréquence).
(4)
Mgr Paul-Joseph SCHMITT (« L’Equipe d’Animation » in Eglise de Metz, n°4 – avril 1974 – p. 91/3).
(5)
Cf. également le texte du Cardinal Goodfried DANNEELS « Gérer ou porter une communauté » dans « La Documentation
Catholique » du 5 mars 1995 – n° 2111 – pages 228 à 231.
(6)
Pour élaborer et évaluer ce projet, on peut également s’inspirer de ce mot d’Alphonse Borras : « Dans l’Église comme
dans la société, le défi semble être le même, celui de passer d’une « logique de guichet » où les administrés viennent
consommer, à une « logique de projet » où l’on apprend à devenir partenaires dans une destinée commune ». Tout projet
doit intégrer la dimension missionnaire : « Allers vers… l’autre, les autres… » (Alphonse BORRAS, Mutations pastorales et
remodelage paroissial in Esprit et Vie n°24 du 11 décembre 1998, page 536.
4
Fiche 1 - Annexe 1.1
L’E.A.P. aura le souci régulier de COMMUNIQUER ses projets à l’ensemble des paroissiens et de la
population afin que tous soient partenaires de la mission de l’Église et informés des changements au
sein de la communauté chrétienne. Elle favorisera des outils de communication performants.
En cas de conflit sérieux et durable, il faut recourir à l’autorité ecclésiastique : l’archiprêtre ou le Vicaire
Épiscopal.
Aptitudes requises
Il y a bien sûr et d’abord les caractéristiques qui sont – et doivent être – celles de tout chrétien, en résumé :
l’ensemble des vertus théologales et morales.
On peut appliquer – à plus forte raison ! – aux membres d’une E.A.P. ce que le Code exige des membres
d’un Conseil Pastoral – can. 512 § 3 : « Ne seront députés – au conseil pastoral – que des fidèles remarquables
pour leur foi solide, leurs bonnes mœurs et leur prudence ».
À côté de ces aptitudes « subjectives », il faut signaler une aptitude qui peut être qualifiée « d’objective »,
à savoir : être « reçu » par la communauté (cf. intra : « désignation des membres »)(7).
Cette énumération d’aptitudes n’est pas exhaustive, elle est indicative mais non impérative… Elle doit
permettre de guider le choix initial et d’évaluer le comportement des membres de l’E.A.P.
N.B. : Le fait d’exercer un mandat électif, entre autres de maire, de conseiller général, de sénateur, de député,
n’est pas compatible avec la qualité de membre d’une E.A.P.
(7)
La réception d’une personne par la communauté chrétienne est une donnée ecclésiologique importante.
5
Formation initiale et permanente
Vu l’enjeu ecclésial de la mission confiée aux E.A.P., une formation appropriée s’impose.
Cette formation doit comporter un aspect théorique : théologique, biblique, spirituel, historique, etc., et
un aspect pratique : liturgique, formation à l’animation, à l’écoute, à la parole en public, à la conduite de
projet et à la communication.
Pour la formation initiale, le diocèse s’est doté d’un organisme : l’École Diocésaine des Animateurs
de Communautés Ecclésiales (EDACE), qui est chargé d’assurer le tronc commun de la formation
initiale des membres des E.A.P. Pour les domaines non pris en charge par l’EDACE, d’autres instances
de formation devront être sollicitées.
La formation permanente
1. Le curé-modérateur est le premier formateur des membres de son E.A.P. Une « boîte à outils » est
disponible sur le site Internet de l’évêché.
2. Pour certains domaines, une formation commune à l’ensemble des membres de l’E.A.P. (prêtres,
diacres, animateurs(trices) laïcs en pastorale, autres membres…) est recommandée au niveau de
l’archiprêtré ou de la zone pastorale ou du diocèse.
Financement
La charge de membre d’une E.A.P. entraîne normalement des frais : déplacements, formations… etc.
Il appartient aux Conseils de Fabrique d’assurer leur indemnisation par la Caisse de Communauté de
paroisses.
C’est le Vicaire Épiscopal qui assure la première installation et c’est l’archiprêtré qui présente les nouveaux
membres en cas de renouvellement d’une partie des membres.
Vu le caractère officiel de la mission confiée, vu ce qui a été dit – entre autres – sur la notion de « réception »,
il faut procéder, avant la désignation, aux consultations opportunes.
Là où ils existent, les Conseils Pastoraux doivent être informés.
Ces consultations supposent que la mission de l’E.A.P. soit clairement indiquée.
6
Fiche 1 - Annexe 1.1
Il faut veiller à ce que, lors des renouvellements, il y ait une certaine continuité dans l’E.A.P. (Le premier
renouvellement par tiers au bout de trois ans se fait soit par départ volontaire, soit par tirage au sort)(8).
En cas de cessation volontaire avant la fin d’un mandat, il est souhaitable d’informer – de préférence par
écrit – le curé-modérateur de l’E.A.P. trois mois avant l’échéance du mandat.
Reconnaissance officielle
L’E.A.P. doit être reconnue officiellement.
Une lettre de mission doit être délivrée, et elle sera signée par le Vicaire Épiscopal.
La liste des membres de chaque E.A.P. devra être affichée dans chaque lieu de culte de la communauté
de paroisses.
Installation de l’E.A.P.
Étant un organe officiel, une E.A.P. doit être installée officiellement. Étant un organe pastoral, elle sera
installée lors d’une célébration liturgique festive qui rassemblera tous les membres de la Communauté
de paroisses.
Cette installation doit être présidée par l’archiprêtre, le Vicaire Épiscopal ou par l’Évêque, selon un
schéma commun à tout le diocèse.
Lors d’un renouvellement de mandat, la communauté chrétienne sera informée sous une forme appropriée.
L’archiprêtre présentera l’E.A.P. renouvelée au cours d’une messe dominicale.
le Vicaire épiscopal réunira l’E.A.P. avec le curé sortant et le curé arrivant pour une évaluation
approfondie de toute la situation pastorale de la communauté de paroisses. Cette évaluation distinguera
ce qui a été réalisé, ce qui est en cours et ce qui reste à faire. Les projets en cours ou à mettre en œuvre
seront consignés par écrit.
(8)
En stricte logique, du moment qu’il y a renouvellement par un certain pourcentage tous les trois ans, il faudrait
des mandats d’une durée de six ans. Malgré cela, la procédure indiquée a été retenue pour assurer une certaine
souplesse, dans la conviction que les arbitrages à faire sont négociables sans trop de difficultés.
7
+ Fiche 2
t if
c
je
L’E.A.P., c’est une équipe dont tous les membres sont responsables ENSEMBLE de l’exercice de la
charge pastorale du Curé modérateur, et chaque membre prend en charge une responsabilité particulière.
Les Rôles :
Le curé-modérateur :
Le coordonnateur :
Il prépare l’ordre du jour avec le curé-modérateur et sollicite les personnes qui devront plus
particulièrement intervenir.
Il prévoit l’ordre du jour et le fait parvenir à l’avance aux différents membres de l’E.A.P.
Le coordonnateur peut rassembler l’E.A.P. en l’absence momentanée du prêtre.
Conformément aux statuts, le coordonnateur est l’animateur de l’E.A.P.
Le secrétaire :
Il veille à ce que les projets décidés en E.A.P. et les projets du diocèse soient connus de tous les paroissiens
(y compris des « non pratiquants ». = « aller vers » ou la dimension « missionnaire ».)
il veillera à ce que le bulletin paroissial soit « bien fait, bien lisible et complet », et bien diffusé le plus
largement possible dans tous les quartiers.
pour la diffusion du bulletin paroissial, il créera un réseau de distributeurs bénévoles pour toutes les
boîtes à lettres dans toutes les rues (au moins pour les temps forts de la Communauté… fêtes liturgiques,
etc.)
il veillera à l’installation de panneaux d’affichage bien visibles et toujours remis à jour.
il veillera à la création d’un site internet de la Communauté de paroisses ou éventuellement d’un blog.
il aura le contact avec les médias locaux (correspondant du journal, de la radio locale, du canal local de
télévision, etc.).
il consultera le site internet du diocèse : [Link]
il aura le contact avec le Service Communication de l’Évêché auquel il pourra communiquer des photos
avec des articles. Adresse : communication@[Link]
pour compléter la formation, le responsable de la communication pourra s’appuyer sur la fiche 11.
Chaque membre de l’E.A.P. doit être plus directement attentif à une ou plusieurs tâches précises :
catéchèse, liturgie, diaconie, visite des malades et accompagnement des mourants, préparation aux
sacrements, pastorale des jeunes, liens avec les mouvements apostoliques, questions matérielles,
administratives et financières (ces dernières en lien avec les Conseils de Fabrique), etc.
+ Fiche 3
t if
c
je
des réunions.
En septembre, nous reprendrons le bilan rédigé en juin et nous rappellerons les priorités et les moyens
à mettre en œuvre pour l’année.
En cours d’année :
nous rencontrerons les divers acteurs de la pastorale (équipes relais, équipes de tâches, conseils de
fabrique, catéchistes, SEM…) pour échanger et partager.
Nous gèrerons les affaires courantes au cours de réunions ordinaires (voir ci-dessous). En juin, nous
ferons le bilan de l’année et préparerons celle à venir (projets). Nous prendrons un temps festif et
d’action de grâce (il est possible aussi de prévoir une recollection, voir fiche 13).
Chaque type de réunion (information, partage, bilan, décision…) nécessite une organisation et une
animation adaptées (rôle du coordonnateur). Certaines réunions peuvent en combiner plusieurs en des
temps différents.
Temps d’accueil mutuel (pour se redire pourquoi on est là ensemble, au nom de qui), prière, partage
biblique.
Bilan du mois écoulé (regard sur la vie locale, régionale, internationale...).
Choix ou suivi des actions à susciter ou à soutenir pour que la communauté de paroisses remplisse sa
mission et accomplisse son projet pastoral.
Conclusion
N.B. N’oublions pas que les temps conviviaux ont aussi leur place dans une réunion (repas ou pause-café,…)
4. Tous acteurs à des titres différents
la date,
les présents, les excusés,
l’ordre du jour,
les points abordés avec les décisions prises,
qui a la responsabilité de leur mise en œuvre avec éventuellement quel calendrier,
la date, le lieu, les horaires de la prochaine réunion et son ordre du jour.
+ Fiche 4
Attention aux réalités humaines
if
ct
je
les membres de l’E.A.P. prendront conscience qu’ils sont concernés par toutes
Ob
Il s’agit pour les membres des équipes d’animation pastorale d’élargir leur regard de façon à passer d’une
vision de paroissien à une vision de chrétien inscrit dans une réalité locale.
Un tour d’horizon de la vie locale (L’E.A.P. s’appuiera sur le Conseil Pastoral pour mieux découvrir les
réalités humaines, y discerner les appels qui leur sont adressés afin d’ y répondre dans l’Esprit de l’Evangile).
A. Paroisses rurales
1. Prenons les moyens de nous informer sur l’évolution des communes concernées :
2. Interrogeons-nous :
Quels sont les problèmes humains les plus criants, des personnes, des familles, des groupes
sociaux en difficulté ?
Quelle est la place de chaque village de la Communauté de paroisses dans son rapport aux
autres ?
Quels liens a-t-il avec ses voisins, le chef-lieu de canton ? liens économiques, scolaires,
administratifs ?
…
B. Paroisses urbaines
1. Sur le territoire de votre Communauté de paroisses (en ville ou à proximité de la ville), quelles
sont les réalités humaines les plus marquantes :
habitat, population,
entreprises, commerces,
établissements scolaires et hospitaliers,
administration,
centres de culture, de loisirs, vie associative etc. ?
…
2. Votre Communauté de paroisses est dans la ville. Ainsi, des événements, des manifestations, des
créations, des débats, marquent la population. Quels moyens se donne la Communauté de paroisses
pour tenir compte de ces réalités de la ville et des spécificités des grandes agglomérations ?
Réalités : des gens viennent étudier, travailler, faire leurs courses, se cultiver, se distraire, faire du tourisme,
sur le territoire de la Communauté de paroisses, alors qu’ils n’y habitent pas ou n’y ont qu’un pied-à-terre
(ex. les étudiants des cités universitaires).
C. Rôle de l’E.A.P.
Quels moyens se donne l’E.A.P. pour être attentive à ces réalités du territoire ?
Quels obstacles, limites, tiennent à la situation géographique, sociologique, culturelle, du lieu où est
située la Communauté de paroisses, et rendent plus difficiles la vie et l’action paroissiales ?
Dans l’E.A.P., a-t-on le souci de connaître les personnes de passage ou les nouveaux arrivants ?
De quelle façon les chrétiens sont-ils au service des communautés humaines ?
Quels appels entendons-nous pour mieux vivre notre mission de disciples de Jésus et de l’Eglise du
Christ au milieu de cette société humaine ?
+ Fiche 5
if
ct
je
Vous êtes une E.A.P. récemment constituée, vous avez fait connaissance et vous avez pris conscience
de la mission qui vous incombe. Cette fiche pourrait servir de cadrage, de repérage ou d’inventaire. La
Communauté de paroisses doit assurer un certain nombre de services à offrir pour former véritablement
une communauté chrétienne. Il s’agit ici de regarder avec précision ce qui existe déjà, mais aussi, ce qui
manque et ce qui doit être mis en œuvre en priorité.
Pour prendre ensemble conscience de la mission à vivre dans notre Communauté de paroisses et de notre
responsabilité d’E.A.P., nous faisons un tableau en trois colonnes :
1ère colonne : quels sont les services assurés et les mouvements qui existent sur la Communauté
de paroisses ?
2ème colonne : quelles sont les personnes à contacter ? Inscrire les noms des personnes responsables de
ces services ou mouvements
Réflexion en E.A.P.
Y a-t-il à partir des réalités humaines des besoins qui ne sont pas pris en compte, sur l’ensemble de la
Communauté de paroisses ? Dans telle ou telle paroisse ? Lesquels ?
A propos des personnes responsables : 2ème colonne
Comment ces différents services et mouvements participent-ils à la mission qui nous est confiée en tant
qu’E.A.P., c’est-à-dire à la mission de l’Eglise à l’égard de toute l’humanité ?
if
ct
je
Les membres de l’E.A.P. se situeront dans une réalité diocésaine et dans le projet
Ob
Il s’agit de permettre à chaque membre de se familiariser avec ce document, et dans la mesure du possible,
d’en posséder un de l’année en cours.
découvrir les grandes têtes de chapitres (histoire du diocèse, liste des évêques, organisation diocésaine,
annuaire des prêtres, diacres, animateurs (trices) laïques en pastorales, …),
prendre le temps de regarder l’organigramme du diocèse (organisation des Conseils autour de l’évêque,
organisation de l’évêché, présentation de l’apostolat des laïcs, présentation de la vie consacrée, les
différents services diocésains),
…
Il s’agit de prendre connaissance du rôle de l’archiprêtre au sein de l’archiprêtré, et de mieux situer notre
mission et notre collaboration en tant que membres de l’E.A.P. dans ce cadre (cf. annexe 6.1).
Il s’agit de permettre à chaque membre de s’approprier le P.P.D. (rédigé dans le fascicule et les fiches), et
dans la mesure du possible, d’en posséder un exemplaire. Ensemble nous pourrions :
Saisir l’occasion de travailler l’une ou l’autre fiche, en fonction des besoins en cours.
Appropriation
La mission de l’archiprêtre
et sa situation dans l’archiprêtré
t if
c
je
Pour mieux recevoir et situer leur propre mission au sein d’une pastorale plus large, les membres
Ob
La mission de l’archiprêtre est définie par un décret du Concile Vatican II, intitulé « Christus Dominus »,
et traduit dans le droit de l’Eglise, appelé Droit Canon. L’archiprêtre est la personne qui assure le contact
de proximité avec chaque prêtre. Il a la responsabilité de suivre le vécu du prêtre dans son ministère pour
lui apporter un soutien éventuel. Il est en lien avec le vicaire épiscopal, qui est le supérieur hiérarchique
du prêtre.
La mission d’archiprêtre s’exerce dans le cadre du Projet Pastoral Diocésain (P.P.D.) et des missions
confiées par l’Evêque, dans notre diocèse qui est régi par le concordat. L’archiprêtre est donc à la tête
du pôle de vie ecclésiale que constitue l’archiprêtré. Au sein de l’équipe d’archiprêtré, il soutient une
dynamique de projet, dans un climat de collaboration et de communion fraternelle. Il est « la courroie
de transmission entre le diocésain et le local ». Son autorité s’exerce sur tous les agents pastoraux qui ont
reçu une lettre de mission sur l’archiprêtré.
en réunissant régulièrement tous les agents pastoraux (curés, prêtres, diacres, A.L.P., etc.) en équipe
d’archiprêtré,
en animant le conseil pastoral de l’archiprêtré,
en veillant à la mise en oeuvre des orientations diocésaines (P.P.D. et autres), au suivi de celle-ci, et à
sa reprise,
en stimulant la mise en oeuvre de projets locaux dans les domaines transversaux de la pastorale
(pastorale sacramentelle, pastorale de la santé, pastorale des jeunes, communication, etc. ...),
en organisant des échanges d’expériences des différentes Communautés de paroisses (inter E.A.P., etc.).
L’archiprêtre est en contact avec les autorités civiles, notamment les maires. Il les avertit à temps lorsqu’il
y a un changement de curé. L’objectif est de préparer le presbytère et l’arrivée du nouveau prêtre.
Habituellement, il fera l’installation du nouveau curé (avec célébration, remise des clefs… etc).
Concernant l’E.A.P., conformément aux statuts révisés en 2009, l’archiprêtre sera consulté sur la
désignation des membres. Avant l’installation, et avec le vicaire épiscopal, il rencontrera la future E.A.P.
pour relire les statuts et envisager la mission de chacun. Il n’est pas chargé de l’installation de l’E.A.P.
(= le vicaire épiscopal), mais de la présentation des nouveaux membres lors du renouvellement de l’E.A.P.
Ce renouvellement se fera au cours d’une messe dominicale. L’archiprêtre est un recours possible en cas
de difficultés au sein de l’E.A.P..
+ Fiche 7
L’E.A.P. au service
de la communauté de paroisses
t if
c
je
I Travail préparatoire
Pour mieux comprendre ce qui est en jeu dans le travail et la mission d’une E.A.P., chacun :
mettra par écrit ce qui lui paraît important pour « conduire » une communauté en s’appuyant sur ses
expériences personnelles, professionnelles, familiales, associatives, …
lira les Statuts (annexe 1-1).
Les échanges précédents éclairent et facilitent la relecture des Statuts (annexe 1-1) pour travailler
ensemble et nous répartir les tâches.
N.B. : Cette fiche prend en compte les 3 phases de la démarche de formation avec un public adulte :
la phase de libre expression permet de faire surgir l’expérience et les attentes des participants,
la phase de déplacement consiste à étudier le sujet et à élargir les connaissances,
la phase d’appropriation permet d’intégrer les réflexions et les découvertes pour passer à une nouvelle
expérience.
Ps : Une fois par an, sur un archiprêtré, les E.A.P. pourraient se rencontrer pour vivre un temps
d’inter-E.A.P., pour un échange d’expériences sur les projets menés et la vie des équipes.
+ Fiche 8
La charge pastorale
t if
c
je
charge pastorale.
c) Etablir dans quel état d’esprit nous allons partager cette charge pastorale et quels moyens nous nous
donnons pour cultiver cet état d’esprit.
Enfants
Adolescents
et
Jeunes
Adultes
Personnes âgées
+ Fiche 9
L’E.A.P. avec :
les personnes ou les équipes relais
les équipes de tâches
les conseils de fabrique...
en lien avec le conseil pastoral
et les décisions prises en Archiprêtré
t if
c
je
Les membres de l’E.A.P. veilleront à ce que ces instances travaillent ensemble, qu’elles
Ob
aient les moyens d’accomplir leur service en cohérence pour la mission ecclésiale sur la
communauté chrétienne.
1. Une (re) découverte de la mission de L’E.A.P. en collaboration avec les autres instances.
2. Un regard illustré sur l’Eglise.
3. Quelques réflexions complémentaires à nos échanges.
4. Un approfondissement du rôle de chaque instance.
1. Une (re) découverte de la mission de l’E.A.P. en collaboration avec les autres instances
Lire dans les Statuts de l’E.A.P. (annexe 1-1) les paragraphes intitulés « Répartition des tâches » ;
« Collaborations » ; « L’E.A.P. et la dynamique de projet » et les fiches IV 8 à 13 et IV 21-22 du Projet
Pastoral Diocésain pour mieux comprendre les liens entre les différentes instances. Chacun notera ses
questions en vue d’un partage lors de la rencontre.
Quels moyens chaque instance a-t-elle à sa disposition pour exercer son activité ?
Qui fait le lien dans l’E.A.P. avec chacune des instances ?
Quels moyens ces instances se donnent-elles pour s’informer et communiquer entre elles ?
OU
à
Le Ressuscité au cœur du Monde - ATTENTION A LA VIE
Conseil
Pastoral Etre à l’écoute des événements et réalités de la vie, pour y découvrir les possibilités évangéliques ou déjà présentes
et actives, les assimiler, prolonger leur dynamisme avec tous les autres acteurs de la mission de Église.
Force de propositions, d’orientations pastorales. Instance de consultation et de concertation.
« En coresponsabilité différenciée avec un prêtre appelé curé modérateur, l’E.A.P. reçoit de l’Evêque mission de
prendre soin de la communauté de paroisses qui lui est confiée. » Avec le curé modérateur, l’E.A.P. est au service des
trois grandes fonctions nécessaires à la vie de l’Église :
E.A.P.
célébrer le Christ rendre témoignage au Christ servir la vie de tous les hommes
Elle veille à ce que ces fonctions soient organisées et reliées entre elles.
Ce sont toutes les personnes en équipes qui ŒUVRENT pour des missions :
de tâches telles que les équipes funérailles, de préparation aux sacrements,... au sein de la communauté de paroisses.
Tous participent à des degrés divers dans l’accomplissement de leur tâche à la fonction pastorale.
Etablissement public du culte chargé de l’administration et de la gestion des biens de la paroisse, il veille à la fois :
de la communauté de paroisses
if
ct
je
Les membres de l’E.A.P. connaîtront la démarche à suivre, étape après étape, pour
Ob
Préliminaires
« Gouverner, c’est prévoir », c’est montrer le chemin à prendre. Construire un projet chrétien, c’est se
donner un avenir, c’est conduire la communauté chrétienne aujourd’hui.
Pour bien comprendre la démarche de projet qui est une œuvre de synthèse, commencez par lire cette
fiche pour avoir l’ensemble de la démarche. Puis reportez-vous au dossier en annexe : « Monter un Projet
Pastoral ». Ce dossier vous sera utile pour bien comprendre chaque étape.
Il est utile de s’exercer à la conduite de projet en débutant par un projet facilement réalisable.
Commencez par prier et vous nourrir de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu doit être le critère de
toutes vos actions, à toutes les étapes.
Ouvrez vos yeux sur la communauté chrétienne et sur le monde (fiches 4 à 6).
Posez-vous la question : « Au sein de notre communauté, dans telle mission ou tel service, au sein de
nos quartiers, quel changement aimerions-nous voir ? »
2. Accueillir la vision
La vision est la réponse claire à ce problème : 1) on sait ce que l’on veut et pour qui,
2) on sait pour où,
3) on sait pour quand,
4) on sait la qualité du résultat attendu, et ce qui se
passera si le projet ne se fait pas.
3. Ecrire la vision
Quand la vision est claire et commune aux membres de l’E.A.P., il faut la mettre par écrit. Elle doit tenir
dans une phrase simple, facilement communicable à tous.
2. Faire l’état des lieux
Par rapport au projet, faites une enquête sur la situation matérielle, financière et humaine, sous deux
angles : interne à la communauté et externe à celle-ci.
Listez les forces et les faiblesses constatables aujourd’hui dans la communauté, puis l’archiprêtré, la
zone, le diocèse, pour la mise en œuvre du projet.
Déterminez les avantages et les inconvénients qui seront rencontrés dans l’environnement dans lequel
évoluera le projet.
Les actions envisageables doivent être clairement identifiées : durée, lieu, ampleur (enjeux)
b) Vous ne pourrez peut-être pas tout faire. Pour alléger votre projet, supprimez ce qui n’est pas très
important pour réaliser la vision. Faites un choix décidé d’objectifs. Attention: un objectif peut
être petit, facile à réaliser et très important! Vérifiez aussi que vos objectifs ne sont pas trop
chronophages. Le but est de les réaliser effectivement.
c) Faites maintenant un deuxième classement avec les actions retenues, par ordre d’urgence. (Ce
qu’il faudrait faire en premier dans le temps).
Remarquez bien que ce qui est important (prioritaire) n’est pas forcément à faire en premier (urgent).
Bravo : vous avez votre plan d’action. Et toutes vos actions sont classées dans l’ordre chronologique.
Revoyez éventuellement les objectifs et le plan d’action, en fonction des moyens trouvés.
Fiche 10 a
5. Communiquer largement
En fonction du projet, en fonction des destinataires (la cible), trouvez le bon support, le bon contenu
et la forme la mieux adaptée.
2. Communiquez largement
BILAN ET RELECTURE
A la fin de l’année pastorale, vérifiez la réalisation de votre projet : (Voir dossier Annexe 10 a1 : Bilan et
relecture).
Où en êtes-vous ?
A-t-il apporté un renouveau - même modeste - dans votre communauté, dans vos quartiers ?
Quelles difficultés ont été rencontrées ?
Dernière remarque : Le projet qui vous aura fait progresser en termes de foi, d’espérance et de
communion au sein de la communauté chrétienne comme au sein de la cité, même s’il n’a pas abouti
autant que vous le souhaitiez, demeure une réussite.
if
ct
je
Les membres de l’E.A.P. connaîtront la démarche à suivre, étape après étape, pour construire et conduire
Ob
Construire un projet chrétien, c’est se donner un avenir, c’est choisir la vie (Dt 30,19). Entrer dans une dynamique
de projet, c’est construire et conduire la communauté chrétienne aujourd’hui.
L’adage classique le dit bien: « Gouverner, c’est prévoir », c’est montrer le chemin à prendre.
Dans le cadre d’une gouvernance chrétienne, avoir un ou des projets est avant tout une démarche de foi et
d’espérance, enracinée et fondée sur le Christ Bon Pasteur (Jn 10), qui « mène ses brebis vers les pâturages d’herbe
fraîche ». Le croyons-nous vraiment ? Ultimement, nos projets n’ont de valeur que s’ils conduisent au Christ et
permettent à chacun et chacune - en déployant ses talents - de vivre humainement et chrétiennement. Nos projets
auront donc le souci de mettre en œuvre une pédagogie chrétienne qui propose la foi au plus grand nombre, et pas
exclusivement aux chrétiens pratiquants.
Cela suppose en même temps fidélité à l’Evangile et à l’Eglise, et ouverture, respect de la liberté et des rythmes
de vie, désir d’accueillir et d’intégrer en se laissant aussi enrichir et transformer.
La communauté chrétienne n’a pas sa finalité en elle-même. Le cœur, c’est la mission universelle qu’elle doit
porter (Mt 28,18-20) : Christ pour tous!
Connaître le processus :
Monter un projet n’est pas très compliqué. Cela nous est presque naturel. Mais nos projets capotent parfois parce
que l’un des éléments du processus manque ou est mal défini.
Entrer dans un projet, c’est un peu comme se décider à participer à une course à pieds (Phil 3,12-16) : 1) il faut
être motivé ; 2) savoir où l’on va et donc connaître la ligne d’arrivée (la vision) ; 3) se mettre sur la ligne de départ
(l’état des lieux) ; 4) déterminer le parcours (plan d’action) pour en connaître les points de passages (les objectifs) ;
5) engager toutes ses forces pour s’y lancer (les moyens) ; 6) enfin, il s’agira de se faire connaître pour avoir du
soutien et des sponsors, et pour pouvoir envisager de continuer à progresser dans l’avenir (la communication).
1
Au départ, monter un projet peut paraître un peu fastidieux, parce que c’est une œuvre de synthèse, la science
pratique de l’action. Il y a un langage à acquérir et une méthode à pratiquer. Mais plus on s’y exerce, plus cela
deviendra naturel et profitable pour tous, et même pour sa vie personnelle ! On sera plus efficace, plus dynamique,
plus réaliste, et on gagnera beaucoup de temps et d’énergie. En bonus, ce langage acquis deviendra une passerelle
très utile avec le monde d’aujourd’hui, puisqu’il est la langue naturelle des associations, des entreprises, des services
de l’Etat, des mairies, du monde culturel, social et économique.
Questions à se poser :
Quels problèmes voyons-nous au sein de notre communauté ? Quels sont les changements que nous aimerions
y apporter ? Quels sont nos besoins concrets, ceux de nos voisins et des habitants de nos cités ? Comment leur
faire du bien, leur rendre service ? Qu’est-ce qui les attire et les mobilise à travers les associations et les loisirs qui
les rassemblent ? Quelle est leur culture ? Qu’est-ce qui marche bien à l’heure actuelle ? Qu’aimerions-nous
réaliser avec eux ? Que faudrait-il faire pour rendre telle activité ou tel service attractif ? Où est notre essentiel,
notre motivation, ce à quoi nous tenons ? Quel est notre « rêve » aujourd’hui pour demain ? Dans telle mission
précise, pour telle personne, dans tel lieu, à tel moment de l’année, quel est le problème et qu’aimerions-nous
développer ?
Finalement, que devrait être une communauté chrétienne au sein de nos villes et nos villages ?
Points d’attention :
A l’origine de tout projet, il y a une situation perçue comme insatisfaisante ou perfectible, reconnue par un
promoteur motivé qui veut lui apporter une solution. Un projet est la relation dynamique et créatrice entre ces
deux réalités.
2
Fiche 10 a - annexe 10 a1
2. Accueillir la vision :
Tout projet commence par l’établissement de la vision ou de la « pré-vision », c’est-à-dire la transformation que
l’on aimerait voir.
Plus une vision sera claire, plus elle sera capable de guider le projet vers sa cible. Elle est sa finalité, sa visée. Il faut
donc prendre le temps d’affiner et de préciser la vision, comme un zoom d’appareil photo ou des jumelles que l’on
règle jusqu’à la netteté.
Comment faire ?
Dans un premier temps, organisez un « brainstorming » (échange d’idées) au sein de l’E.A.P. pour dégager l’ensemble
des problèmes qui se posent. Que chacun puisse prendre la parole, surtout celui qui parle peu, car celui-là observe !
Comme on ne peut traiter toutes les problématiques en même temps, notez-les toutes pour pouvoir y revenir plus
tard.
A présent et à partir de cette liste, choisissez une seule problématique, celle qui vous semble prioritaire aujourd’hui.
Puis, pour cerner ce problème le plus clairement possible, décrivez-le de manière détaillée en fonction de 4
dimensions :
La vision doit être la réponse au problème posé, au moins partiellement, si l’on veut qu’il y ait un début de
changement. Par conséquent, elle doit être :
Même si la vision est toujours idéale, il est toutefois capital qu’elle se réalise dans du concret (attention au discours !
cf. 2 Tim 2,16), faute de quoi elle demeure à l’état d’utopie, déçoit, et finalement décourage. Elle doit donc être
réaliste et audacieuse, atteignable et innovante (créative), désirable et pertinente.
Elle sera réaliste et pertinente si, par exemple, elle a déjà été réalisée ailleurs, si elle correspond aux temps dans
lesquels nous sommes, et si elle répond à un problème réel, perceptible par le plus grand nombre. Sa réalisation
sera alors reconnue comme un vrai progrès, même modeste, et impactera sur la vie de la communauté et de la cité.
Attention : A cette étape, ne nous posons pas encore la question des moyens. Ce serait la meilleure façon d’enterrer
la vision. Ne manquons pas non plus d’audace ! Etre réaliste, c’est voir vraiment ce qu’il est possible de faire. Et il
y a toujours quelque chose à faire !
3. Ecrire la vision :
Quand la vision est claire et commune aux membres de l’E.A.P., il faut la mettre par écrit. Elle doit pouvoir tenir
dans une phrase simple, et être facilement communicable à tous.
Un exemple :
« D’ici deux ans, la communauté de paroisses proposera une animation moderne et chrétienne pour les jeunes de
13-15 ans. »
La Parole de Dieu :
Comme le prophète Habacuc ne sachant que faire devant la situation détestable de la société de son époque, nous
sommes souvent à poser la question au Seigneur : « Combien de temps, Seigneur, vais-je t’appeler au secours et tu
3
n’entends pas ! Pourquoi m’obliges-tu à voir l’abomination et restes-tu là, à regarder notre misère ? » (Ha 1,1-3).
Et la réponse de Dieu depuis Habacuc jusqu’à nos jours est la même : «Tu vas mettre par écrit la vision, bien
clairement sur des tablettes pour qu’on puisse la lire couramment. Cette vision se réalisera, mais seulement au
temps fixé, elle tend vers son accomplissement, elle ne décevra pas. » (Ha 2, 2-3)
4. Conclusion :
L’accomplissement de la vision est avant tout l’œuvre de Dieu s’Il en est à la source (Ps.127,1), et l’œuvre de la
communauté chrétienne si elle sait l’accueillir (Jn 15,15-16).
De la part de ses promoteurs (les membres de l’E.A.P., et si possible la communauté chrétienne), la réalisation
de la vision exigera de la patience face aux résistances de toutes sortes, de la cohésion et du soutien mutuel, de la
détermination face à l’esprit de démobilisation (Jc 1,2-4), et de la souplesse pour l’adapter (surtout au niveau des
temps de réalisation et des moyens).
Comme le dit l’adage ancien : « Ce qui est premier dans l’intention est dernier dans la réalisation. »
Questions à se poser :
D’où part-on ? Quelle est la situation sur le terrain, dans telle paroisse ? Qui a la responsabilité de cette mission ?
Qui pourrait être un point d’appui pour aider ce responsable, dans ce lieu, à ce moment de l’année ? Quelles sont
les possibilités et les opportunités offertes par la mairie, par les associations locales, les entreprises, les événements
et lieux, etc…? Quels sont les moyens dont nous disposons (en hommes, en matériel, en finances …) ? Quels
obstacles voyons-nous ?
Points d’attention :
L’état des lieux est le point de départ de la réalisation de la vision. Un bon état des lieux est absolument nécessaire
et conditionne la réalisation du projet : ne jamais le négliger.
Par rapport au projet, faites une enquête sur la situation matérielle, financière et humaine.
De plus, l’audit doit être réalisé selon 2 points de vue. Par rapport à la communauté chrétienne, il doit se faire
en interne et en externe. Là aussi, pour chaque audit, ayez un regard extensif (analysez du plus proche au plus
lointain).
a) Un Audit interne :
Il s’agit de lister les forces et les faiblesses constatables aujourd’hui dans la communauté, puis l’archiprêtré, la zone,
le diocèse, l’Eglise, pour la mise en œuvre du projet.
b) Un Audit externe :
Il doit déterminer les avantages et les inconvénients qui seront rencontrés dans l’environnement dans lequel évoluera
le projet.
Un exemple :
a) « Le presbytère de la paroisse « unetelle » a un jardin aménageable et une salle suffisamment grande pour
accueillir une vingtaine de jeunes (FORCE). « Untel », qui pourtant s’est formé l’an dernier en Pastorale des
Jeunes n’acceptera jamais de travailler avec telle personne (FAIBLESSE).
4
Fiche 10 a - annexe 10 a1
b) Je connais un papa qui réaliserait volontiers un site internet dynamique et moderne (AVANTAGE). La
mairie dispose d’une salle des fêtes. Mais on ne pourra pas demander son aide à telle date pour mettre une
estrade et aménager la salle, parce que les employés municipaux seront en congés (INCONVENIENTS). »
La Parole de Dieu :
« Qui de vous en effet, s’il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de
quoi aller jusqu’au bout ? De peur que, s’il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se
mettent à se moquer de lui, en disant : Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n’a pu achever ! » (Lc 14,
28-30)
Questions à se poser :
Quelles sont les actions à mener ou les points de passage incontournables pour atteindre notre but ? Comment
d’autres ont-ils fait pour résoudre le problème ? Qu’est-ce qui doit être mis en œuvre en priorité ? Quel est le
temps que l’on se donne pour atteindre chaque objectif ?
Points d’attention :
Le plan d’action est le chemin à emprunter pour atteindre la vision, l’élaboration du temps de l’action, son scénario,
la feuille de route. Il s’agira de déterminer précisément les actions importantes à mener, et de planifier toutes les
tâches dans un délai de réalisation. L’état des lieux a déjà permis de faire le tri entre des actions possibles et d’autres
inutiles à entreprendre.
Faites-le par écrit (sur une feuille, un tableau, ou projeté via un ordinateur).
B) Vous ne pourrez sûrement pas tout faire. De façon réaliste, faites à présent un choix décidé d’objectifs (ce
que vous vous engagez effectivement à faire). Pour alléger votre projet, supprimez en premier les objectifs dont
on peut se passer, ou qui impacteront peu pour réaliser la vision. Vérifiez ensuite que vos objectifs retenus ne
sont pas trop chronophages.
Privilégiez cependant les objectifs qui créent de l’ouverture et du lien avec de nouveaux partenaires (logique
d’ouverture missionnaire), particulièrement en direction des non-pratiquants. Attention : un objectif peut
être petit, facile à réaliser et très important! Ne visez pas que de gros objectifs. Le but est de les réaliser
effectivement. Même les petits pas font avancer. «La modestie des objectifs ne doit diminuer en rien la ferveur
des combats. Il faut non pas aller vers la vérité, mais en rechercher une «de toute son âme». (Péguy) «
B) Faites maintenant un deuxième classement avec ces actions et objectifs retenus, par ordre d’urgence. (Ce qu’il
faudrait faire en premier dans le temps).
Remarquez bien que ce qui est important (prioritaire) n’est pas forcément à faire en premier (urgent).
Bravo: vous avez maintenant votre plan d’action. Et toutes vos actions sont classées dans l’ordre
chronologique.
5
C) Vous pouvez, si vous le souhaitez (optionnel), faire un graphique pour visualiser vos objectifs.
Lors du premier classement par ordre d’importance, appliquez à chaque action ou objectif, une lettre dans
l’ordre alphabétique croissant : A, B, C, D, E, F…..
Puis, lors du deuxième classement par ordre d’urgence, ajoutez à la lettre que porte déjà l’objectif un chiffre
dans un ordre numérique croissant : B1, F2, A3, D4, C5, E6 ….
Un exemple :
1. D’ici 1 mois, un membre de l’E.A.P. sera chargé de contacter une personne adulte susceptible d’accepter de
prendre la responsabilité d’un groupe de jeunes.
2. D’ici 1 mois, le curé prendra un premier contact avec les conseils de fabriques pour discuter de l’aménagement
du presbytère et pour négocier un budget.
3. D’ici 2 mois, chaque membre de l’E.A.P. contactera deux jeunes (ou leurs parents) et les invitera à une
réunion de lancement à telle date, dans tel lieu.
4. Lors de notre prochaine réunion d’E.A.P., en présence de l’adulte référent qui aura accepté la responsabilité
du groupe, on présentera notre projet au responsable de zone de la Pastorale des jeunes, qui sera sollicité pour
des conseils (animations pertinentes, aménagement des lieux, liens possibles avec d’autres groupes de la zone,
calendrier des activités diocésaines).
5. Dans 2 mois, au cours de la réunion de lancement du groupe, l’adulte référent fera quelques propositions et
invitera les jeunes à se prononcer sur un calendrier d’activités souhaitées.
6. D’ici 6 mois, un site internet sera créé.
7. Lors de la kermesse paroissiale, un stand présentera les activités «jeunes», et des flyers (tracts) seront édités
pour faire connaître la proposition au plus grand nombre.
8. Dans un an, une fête de bienvenue sera organisée dans la salle des fêtes de ce village...
La Parole de Dieu :
« Yahvé parla à Moïse et lui dit : « Le premier jour du premier mois, tu dresseras la Demeure, la Tente du
Rendez-vous, tu y placeras l’arche du Témoignage et tu voileras l’arche avec le rideau. Tu apporteras la table et tu
disposeras sa garniture. Tu apporteras le candélabre et tu monteras ses lampes. Tu mettras l’autel d’or des parfums
devant l’arche du Témoignage, et tu placeras le voile à l’entrée de la Demeure...Puis tu feras approcher Aaron et
ses fils de l’entrée de la Tente du Rendez-vous, tu les laveras avec de l’eau, et tu revêtiras Aaron de ses vêtements
sacrés, tu l’oindras et tu le consacreras pour qu’il exerce mon sacerdoce. » » (Ex 40,1-13)
Questions à se poser :
Points d’attention :
Les moyens sont matériels, financiers, humains et spirituels.
6
Fiche 10 a - annexe 10 a1
Il faut à présent lister ce dont nous avons besoin, en fonction de chaque objectif.
Il faut souligner ici l’importance des relations à tisser avec les acteurs de notre société. Ne jamais négliger ces
relations ! Elles doivent être empreintes de valeurs évangéliques comme l’amitié, la gratuité, la modestie, la
collaboration et l’échange.
Quand elles sont établies, n’hésitons pas à leur demander de l’aide et à leur en procurer. Leur aide sera possible
si notre projet peut également leur apporter un bienfait, si nos partenaires peuvent y croiser leurs propres visées.
Ainsi s’établira un partenariat « gagnant, gagnant. »
Attention : Inutile de préciser que la mobilisation des moyens est souvent le point dur d’un projet.
On a des idées, mais apparemment trop peu de moyens. Or, la Parole de Dieu nous invite justement à la confiance,
sans focaliser sur les moyens. Si notre projet est vraiment la volonté de Dieu - et donc réaliste et pertinent -, les
moyens seront trouvés et donnés, même s’ils demeureront modestes.
Nos projets nous forment à l’espérance, et à compter d’abord sur Dieu Lui-même, avec qui nous avons fait
Alliance, et qui est, de ce fait, notre premier partenaire, d’une fidélité absolue.
C’est d’ailleurs cette attitude de foi qui nous engage dans la confiance, et nous motive pour rechercher et trouver
les moyens nécessaires.
Si, pour tel objectif, malgré notre recherche décidée et volontaire, nous n’arrivons pas à dégager des moyens ou de
façon trop faible, il y a un principe réaliste à appliquer : « A l’impossible nul n’est tenu ».
Il faudra alors revoir le projet dans ses objectifs, et réaliser ce qu’il est possible de faire.
Un exemple :
1. Mademoiselle « unetelle », qui a déjà animé des camps de jeunes.
2. Un budget de lancement de 250 € + 4 tables, 20 chaises, …
3. Liste des jeunes à contacter.
4. Le responsable de zone de la pastorale des jeunes.
5. La salle aménagée du presbytère ; un calendrier.
6. Monsieur « untel », informaticien.
7. Un stand ; Madame « unetelle », qui a déjà réalisé des tracts ; 74 € pour 5000 flyers.
8. Les employés de mairie ; un budget de 150 € pour acheter boissons, cotillons, …
La Parole de Dieu :
« Il appelle à lui les Douze et il se mit à les envoyer en mission deux par deux, en leur donnant pouvoir sur les
esprits impurs. Et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route qu’un bâton seulement, ni pain, ni besace, ni
menue monnaie pour la ceinture, mais: «Allez chaussés de sandales et ne mettez pas deux tuniques.»» (Mc 6,7-9)
7
5. Communiquer largement
Questions à se poser :
Qu’avons-nous à communiquer ? Vers qui ? Quel support est le mieux adapté à la cible visée ?
Points d’attention :
1. Pourquoi communiquer ?
C’est essentiel dans notre culture. La communication est le langage d’aujourd’hui, surtout auprès des
jeunes générations. Elle dit notre ouverture, notre désir d’entrer en relation.
Elle a aussi pour but de donner une visibilité à notre projet, et de le faire connaître. L’image donnée le
rendra désirable et convaincant, et impactera en retour de façon positive sur la communauté chrétienne tout
entière.
Enfin, la communication est liée au cœur de la mission : comment proposer l’Evangile aujourd’hui sans
chercher à le communiquer?
Non seulement il s’agit d’informer la communauté en interne (conseils de fabrique, bénévoles, paroissiens
habituels) pour dégager une synergie et une aide efficace, mais il s’agit aussi de communiquer le projet en externe,
pour le partager et le proposer au plus grand nombre.
Pour bien impacter, il faut que notre communication soit ciblée en fonction de ses destinataires, dans sa forme,
son contenu et son support.
Mais pour toucher ses destinataires propres, il est nécessaire qu’elle soit le plus large possible pour avoir un effet
large : un effet boule de neige. « Qui sème peu, récolte peu. »
Utilisez tous les moyens à votre disposition pour communiquer : sites internet, flyers ou tracts, cartons
d’invitation, guide paroissial à distribuer dans toutes les boîtes aux lettres, de la main à la main, via les
paroissiens ou des équipes de distribution (avec le curé), etc.
Mais, si nous ne communiquons pas ou si nous communiquons mal, notre projet ne sera pas connu ou risque d’être
déformé. Il ne pourra pas alors se développer au sein de nos quartiers.
Pire, l’image de l’Eglise présente dans l’esprit des habitants de nos cités sera inévitablement une caricature de ce
que nous sommes, et nous rendra inaccessibles. Et nous passerons notre temps à nous plaindre de cette mauvaise
image qui nous colle à la peau.
Enfin, trop souvent, nous comptons sur les seuls journalistes pour communiquer. S’il est important d’avoir des
relations avec les médias, de soigner ces relations, ce n’est pas leur rôle de faire notre communication à notre place
(gare aux surprises !)
8
Fiche 10 a - annexe 10 a1
4. Conclusion :
Pourquoi ne pas constituer une équipe de communication ? Ce peut être aussi un projet ! (cf fiche 11 : « l’E.A.P.
communique »)
Un exemple :
« Constitution d’un flyer attractif et moderne, avec les informations essentielles (nom et logo du groupe, objet des
rencontres, calendrier, adresse et site internet) ».
La Parole de Dieu :
« Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s’acheminait vers lui, il dit par
parabole : « Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au
bord du chemin; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Une autre est tombée sur le roc
et, après avoir poussé, elle s’est desséchée faute d’humidité. Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant
avec elle, les épines l’ont étouffée. Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au
centuple.» Et, ce disant, il s’écriait : «Entende, qui a des oreilles pour entendre ! » » (Lc 8,4-8)
BILAN Et RELECTURE
1. Au terme de l’année pastorale, il est important d’évaluer chaque projet qui a été conduit durant
l’année (voire durant plusieurs années). Voici un processus simple d’évaluation :
Revoyez chaque étape du projet (cf fiche 10 a) et la manière dont le processus s’est développé : faites un tableau
double avec les opportunités et les difficultés rencontrées.
Quelles ont été les modifications apportées au projet suite aux opportunités ou difficultés rencontrées ?
Au final, quel est le degré de réalisation du projet ? A-t-il atteint tous ses objectifs ? Combien ? A-t-il eu
l’impact voulu sur la communauté chrétienne, sur ses acteurs extérieurs, ou sur nos quartiers ?
Là encore, vous pouvez vous aider d’un tableau double : d’un côté, mettez ce que le projet a suscité de positif, et
de l’autre côté, les déceptions qu’il a pu engendrer.
2. Conclusion :
B/ RELECTURE EVANGELIQUE
Faire une évaluation juste, c’est être réaliste. L’évaluation des projets a permis un premier regard. Il s’agit à
présent, dans le cadre de la relecture, d’y inscrire le regard de Dieu, pour engendrer l’espérance.
Au terme de cette année pastorale, essayez de trouver un texte de l’Ecriture qui vous parle et qui fait écho à ce que
vous avez vécu.
Enfin, il faut se poser une dernière question, la plus importante, même au coeur de l’échec :
Notre projet nous a-t-il permis de progresser dans la foi ? A-t-il suscité plus d’espérance, et fait grandir la charité
et la communion au sein de notre communauté et de nos quartiers ?
9
Table des matières
2. Accueillir la vision
3. Ecrire la vision
5. Communiquer largement
1. Pourquoi communiquer ?
4. Conclusion
Bilan et Relecture
B. Relecture évangélique
10
+ Fiche 10 b
t if
c
je
Pastoral Local.
Préliminaires
Avoir un Projet Pastoral Local, c’est se décider à renouveler la communauté chrétienne, en revisitant
l’ensemble de ses missions, de sa pédagogie, de ses pratiques de gestion et de communication, et en ayant
le souci de l’adaptation, voire de la rénovation de ses lieux.
Un Projet Pastoral Local est constitué d’un ensemble de projets qui concernent tous les domaines de la
vie de la communauté chrétienne. Il s’agira de moderniser et de renouveler tous azimuts, mais de façon
coordonnée, et en se laissant le temps de le faire.
Si le Projet est en effet « intégral », sa réalisation, elle, sera progressive.
1. Quel intérêt ?
Le bénéfice qu’apporte la mise en place d’un Projet Pastoral Local est d’abord le dynamisme qu’il
provoque au sein de la communauté chrétienne, par la lisibilité de l’action pastorale.
un effet mobilisateur pour chacun : le projet attire et motive les personnes pour l’action,
un effet fédérateur pour tous : le projet oriente tous les acteurs dans une même direction (effet
limitateur de divisions et de partis pris),
un effet missionnaire : le projet pousse à l’ouverture et au désir d’accueillir de nouvelles personnes au
sein de la communauté.
2. Comment faire ?
Il suffit d’appliquer la conduite de projet à tous les domaines et à toutes les missions de la communauté
chrétienne (cf fiche 14), de ne laisser aucun problème majeur en suspens ou sans réponse, et de se laisser
un délai de réalisation qui peut aller jusqu’à 5 ans maximum (statistiques constatées dans les entreprises,
les associations, …).
Remarquez que cela peut être intéressant de prévoir son projet sur 5 ans. Pourquoi ?
En effet, 1 mandat de curé dure 6 ans. Quand il arrive la première année, il est important qu’il puisse se
poser pour faire connaissance avec sa situation pastorale (l’état des lieux). Puis, au cours de cette première
année, il aura pour mission de monter son E.A.P. en fonction du projet qu’il souhaitera mettre en œuvre
avec elle (E.A.P. = une équipe pour un Projet) ; il restera alors exactement 5 ans pour le réaliser.
L’avantage aussi de se donner un projet à réaliser sur 5 ans au lieu d’un an, c’est de ne plus subir la pression
des objectifs. On prend le temps pour les réaliser, en fonction des opportunités et des possibilités, sans
amertume de ne pas y arriver au terme de la première année. On évite aussi l’effet d’usure dû à l’impression
qu’il faut chaque année tout recommencer.
Il peut être utile de voir comment d’autres communautés de paroisses ont procédé.
A ce stade de votre travail, l’important sera d’établir la vision. Dans la démarche de projet, concentrez-
vous sur cette première étape. Elle est capitale.
4. Comment commencer ?
Il faut provoquer un effet dans la communauté, la prise de conscience d’un nécessaire changement. C’est
le rôle effectif du pasteur entouré de son E.A.P. d’agir dans ce sens.
Pour aider à cette prise de conscience, l’E.A.P. aura le souci de consulter, de stimuler, de provoquer les
membres de la communauté chrétienne pour qu’elle soit partie prenante de l’élaboration de son projet
d’avenir.
Ne soyez pas étonnés des premières réactions ou de l’immobilisme initial. C’est normal : les chrétiens ont
leurs «petites habitudes», et seuls ceux qui président aux destinées de la paroisse sont capables d’avoir une
vue à long terme. Soyez une force de propositions !
Conformément aux exigences de ses statuts, l’E.A.P. aura aussi le souci d’intégrer dans ses propres
objectifs les orientations du Projet Pastoral Diocésain, les questions suscitées par la visite pastorale de
notre évêque, les décisions prises en équipe d’archiprêtré en lien avec le Conseil Pastoral (Cf Statuts des
E.A.P. - Annexe 1-1)).
5. Comment poursuivre ?
Dès que le Projet Pastoral Local sera élaboré, il s’agira de créer un effet de lancement.
Pour cela, on organisera un premier événement qui rassemblera la communauté chrétienne dans son
ensemble (peut-être à l’occasion du renouvellement de l’E.A.P.).
A cette occasion festive, on lui exposera le Projet (la vision) et on le lancera officiellement et publiquement.
Il faudra aussi le diffuser dans la cité en utilisant tous les moyens de communication possibles.
6. Le suivi
L’E.A.P. assurera le suivi de ce projet tout au long de son mandat, le complétera en y intégrant si nécessaire
de nouveaux objectifs ou en réformant ceux qui se révèlent difficilement atteignables. Elle aura surtout le
souci de favoriser la participation de nouvelles personnes (notamment les baptisés non-pratiquants), pour
bénéficier de la richesse de leur approche (cf statuts des E.A.P. - Annexe 1-1).
Dans tous les cas, prenez la fiche récapitulative de la démarche de projet comme guide. Avez-vous
remarqué que vous pouvez utiliser toutes les fiches qui ont été publiées dans cette boîte à outils pour
préciser chaque étape de votre projet ?
Chaque année, l’E.A.P. procédera à l’évaluation du projet à la lumière de l’Evangile (cf fiche 13).
Conclusion
Créer un Projet Pastoral Local est une œuvre de synthèse, une belle aventure qui pourra stimuler toute
l’E.A.P. autour de son curé, et qui apportera à la communauté chrétienne et à la cité dans laquelle elle est
implantée une fécondité réelle.
+ Fiche 11
L’E.A.P. communique
t if
c
je
Avant de créer un outil de communication, il faut se poser deux questions indispensables : que
souhaitons-nous communiquer ? à qui ?
Outil de communication
Message
Expéditeur Destinataire
Rétroaction
Expéditeur
Chaque catégorie de destinataires a ses habitudes, utilise tel outil ou tel autre.
Par exemple, vous pouvez imaginer un blog pour communiquer avec les adolescents ; mais les personnes
âgées préfèreront le papier ou la rencontre réelle.
C’est l’élément le plus important. Aujourd’hui, dans notre société, le langage du message et l’outil doivent
être adaptés au destinataire. Le destinataire ne fera pas l’effort de s’adapter à l’outil.
Message : quoi ?
Exemple : vous souhaitez communiquer les horaires des messes des prochaines semaines. Vous imaginerez
un outil adapté à ce type de message et au public cible et vous utiliserez cet outil uniquement pour
communiquer ce message-là. Si vous avez un second message, imaginez un second outil.
Rétroaction
Tableau d’affichage
Annonces à la fin des messes
Bulletin paroissial et son réseau de distribution
Présence sur internet (site, blog, profil sur des réseaux sociaux type Facebook, etc…)
Sms
Médias locaux : Republicain lorrain, Ami hebdo, tv et radio locales, France bleue Lorraine Nord,
sites internet locaux (ex. de la ville)
Dépliant
Livret
Rencontre (à domicile, réunion, kermesse, formation, etc…)
Fiche 11
Eglise de Metz, le bulletin officiel de l’Eglise en Moselle. C’est un mensuel, vendu sur abonnement.
Pour y diffuser une information (annonce ou compte-rendu d’événement), contactez la rédaction au
moins 6 semaines avant la date de parution souhaitée.
Contact : Tél. : 03 87 74 76 37 - eglisedemetz@[Link]
Formation : création de blog et de sites internet, création de diaporama, traitement informatique des
images
Conseil pour imaginer votre stratégie de communication et vos outils
Aide à la mise en page pour les dépliants, livrets, etc…
Impression noir et blanc pour les grandes quantités
Aide pour trouver un imprimeur compétitif
Vous y trouverez des conseils et des éléments de formation pour internet, pour les techniques
rédactionnelles, cette boîte à outils, etc… Le contenu évolue constamment.
L’E.A.P. peut nommer une personne qui serait « Relais Communication » pour faire le lien entre l’E.A.P.,
les instances diocésaines et le Service Communication.
if
ct
je
Les membres de l’E.A.P. seront invités à suivre une démarche qui leur fait
Ob
Cette démarche est à vivre en 3 étapes successives qui respectent le cheminement de la pédagogie
d’initiation.
Permet de s’exprimer et d’échanger librement en groupe ; c’est une manière d’entendre le point de vue
et les questions de chacun, de prendre conscience des idées reçues, de nos limites…
Demander :
Permet d’avancer dans la réflexion sur la responsabilité catéchétique ; la proposition d’exemples concrets
donnera à chacun la possibilité de reformuler, avec ses propres mots, ce qu’il aura entendu.
au vu de ce qui a déjà été dit et après lecture de ce texte, à quelles attitudes nouvelles les membres de
l’E.A.P. sont-ils appelés dans la charge pastorale ?
III- Phase d’appropriation
Permet à chacun de conforter ce qui a été découvert lors des deux étapes précédentes. Tous n’auront pas
forcément abouti à la même compréhension, mais tous auront adopté une compréhension nouvelle. C’est
le chemin fait par chacun qui a besoin d’être reconnu dans le groupe. C’est un temps d’appropriation
pour repartir sur de nouvelles bases.
parmi tout ce que nous avons partagé, qu’est-ce qui fait écho en lisant ce passage du TNOC(1) ?
y a-t-il quelque chose à effacer ou à rajouter aux réponses données à la phase de libre expression ?
Lire la synthèse de la commission diocésaine pour la mise en œuvre dans le diocèse de Metz du TNOC,
p. 5 (téléchargeable sur le site du diocèse de Metz – rubrique « projets et service/catéchèse) Annexe 12.4
(1)
Texte National pour l’Orientation de la Catéchèse en France
Aujourd’hui,
« A l’occasion de
Les attentes des personnes sont variées, la préparation de
notre mariage, ou
les histoires individuelles contrastées, du baptême ou
de la catéchèse de
les parcours de vie parfois mouvementés… notre enfant notre
foi a été ravivée…
On s’éveille à la foi à tout âge, j’ai été choisi pour
être parrain de
On frappe à la porte de l’Eglise pour déposer une souffrance, baptême… et nous
avons le désir de
ou des questions sans qu’une demande soit souvent recevoir cette force
« Je n’avais plus de l’Esprit de Dieu
parlé de ma foi avec clairement exprimée…. donnée en Eglise
d’autres chrétiens par le sacrement de
depuis mon caté. La L’Eglise est alors un « moyen à la disposition du Christ » Confirmation et par
préparation à la 1ère l’Eucharistie. »
communion de mon lorsqu’elle entend les demandes, attentes, besoins,
enfant m’en a don- questionnements Un jeune couple
né l’occasion et les
moyens. » que lui adressent ceux qu’Elle accueille.
Pour la plupart des gens, le mot catéchèse désigne une activité que l’Eglise organise pour les
enfants. La catéchèse, dit-on, c’est ce que font les catéchistes au caté. Parfois même on dit la
« catéchèse » pour désigner l’institution qui organise cette activité et les personnes qui s’en
occupent : les gens de la catéchèse, la rentrée de la catéchèse, les célébrations de la catéchèse…
Aujourd’hui, une nécessité s’impose à l’Eglise en matière de catéchèse, au-delà du cadre qu’elle
avait l’habitude de prévoir pour l’organiser. Des demandes s’expriment dans des lieux où on ne
les attendait pas, à des moments de la vie où ce n’était pas prévu, de la part de personnes qui n’ont
pas eu de « parcours classique ».
Dans cette situation devenue complexe, habituons nous à dire qu’il y a une responsabilité
catéchétique qui incombe à l’Eglise. Une responsabilité, nous pouvons la prendre en charge
à plusieurs, lui apporter des compétences variées, la servir quelle que soit l’activité ecclésiale
dans laquelle nous sommes situées : en enseignement catholique, dans les aumôneries de jeunes,
d’hôpital ou de prisons, dans les paroisses, dans le catéchuménat, en famille…Dans ces différents
lieux, la question est aujourd’hui la suivante : « Avec ce que nous sommes, comment allons nous
prendre notre part dans la responsabilité catéchétique qui engage l’Eglise tout entière ? »
?
+ Fiche 12 annexe 12.3
La catéchèse des enfants est pour nous une richesse de l’Eglise en France. Mais pour être fidèles
à notre mission et pour garder ce trésor, il nous faut aussi offrir des chemins catéchétiques à
l’ensemble de ceux qui veulent devenir, ou devenir davantage, disciples du Christ. Les besoins
et les demandes sont si divers qu’il n’est plus possible de ne développer qu’un modèle unique de
catéchèse : il nous faut aujourd’hui oser concevoir des itinéraires adaptés à chacun.
Mais, quels que soient ces itinéraires, ils ne peuvent donner du fruit qu’à la condition d’être portés
par les communautés chrétiennes conscientes de leur responsabilité à l’égard de l’évangélisation.
Cette responsabilité globale n’exclut en rien, mais au contraire appelle des ministères et des
fonctions spécifiques qui ne pourront s’exercer véritablement que grâce à un renouvellement de
notre investissement dans la formation.
TNOC, p. 101
chemins … adaptés
Etre portés
Ministères et
par des
fonctions
communautés
spécifiques … chrétiennes …
Responsabilité
catéchétique
+ Fiche 12 annexe 12.4
Après la publication du Texte National pour l’orientation de la catéchèse en France, une commission
diocésaine a été constituée à la demande de notre évêque pour réfléchir à la mise en œuvre de
l’orientation de la catéchèse dans le diocèse de Metz.(1)
Durant un an, cette commission a pris le temps de s’approprier le Texte national pour l’orientation de
la catéchèse en France et de mesurer l’impact d’un tel renouvellement dans les différents domaines
de la vie de l’Eglise : paroisses, services, groupes et mouvements… Elle s’est interrogée sur les
lieux concernés par sa mise en œuvre et s’est intéressée aux recherches et propositions diverses
qui voient le jour dans notre diocèse.
Voici la synthèse de ce travail et les propositions pour la mise en œuvre du Texte National dans
le diocèse de Metz.
Il veut doter l’Eglise d’un projet catéchétique adapté à la société actuelle en donnant les fondements
théologiques et pastoraux qui le sous-tendent, et répond ainsi au souhait du Directoire général
pour la catéchèse de 1997 qui incitait les Eglises particulières à fournir « les critères d’une catéchèse
judicieuse et adaptée » destinée « principalement aux responsables et aux catéchistes »(2).
Approuvé par la congrégation romaine pour le Clergé, ce Texte national pour l’orientation de la
catéchèse en France est accompagné d’un second, intitulé Propositions pour l’organisation de l’action
catéchétique, qui donne des pistes de réflexion et de travail pour le renouvellement de la catéchèse.
(1)
Cette commission a été nommée par notre Evêque (cf. EdM n°6-juin 2008).
(2)
Directoire général pour la catéchèse, n°282.
1
D’une pastorale de l’entretien à une pastorale de la proposition
Dans la Lettre aux catholiques de France, les évêques diagnostiquaient une crise de transmission
généralisée dans la société française et concluaient à la nécessité de renouveler la proposition
de la foi afin qu’elle tienne compte de ce nouveau contexte : « Dans de multiples domaines de
l’existence, et particulièrement pour les jeunes générations, il n’est plus possible de se reposer calmement sur
les traditions et usages reçus, sans consentir à un effort d’appropriation personnelle »(3).
Dans ce contexte de rupture de la transmission, les évêques de France précisent, que « ce qu’il
suffisait naguère d’entretenir doit être aujourd’hui voulu et soutenu. Toutes sortes de démarches qu’une
population majoritairement catholique nous demandait, en se coulant dans des automatismes communément
admis, doivent être désormais proposées comme l’objet d’un choix. De sorte que la pastorale dite « ordinaire
», souvent vécue comme une pastorale de l’accueil, doit de plus en plus devenir aussi pastorale de la
proposition »(4). Cette proposition doit s’accompagner d’un retour exigeant au cœur de la foi
chrétienne, en montrant comment elle est vitale pour les personnes qui l’annoncent.
Le mystère pascal, coeur de la foi chrétienne, se laisse expérimenter tout particulièrement dans
la vigile pascale. Le document Aller au coeur de la foi proposait aux chrétiens de replonger « dans
la nouveauté qu’apporte la foi chrétienne » afin d’être à même de la proposer comme une expérience
qui fait vivre. Ainsi, le mystère pascal est au coeur de toute la proposition de la foi. En effet,
il place au cœur de la catéchèse la personne du Christ et invite la communauté chrétienne à
accueillir cette nouveauté pour en faire vivre les autres. Seul un chrétien ayant fait lui-même
l’expérience de la foi au Christ peut la partager autour de lui. L’Eglise, pour proposer la foi, doit
pouvoir s’appuyer sur des chrétiens ayant fait pour eux-mêmes cette expérience.
Dans la fréquentation de la Parole de Dieu, l’homme découvre un Dieu Père, Fils et Esprit Saint,
et est invité à répondre personnellement à l’initiative de Dieu dans sa vie. C’est un processus
d’initiation qui met la personne en capacité d’accueillir la révélation de Dieu.
L’initiation exige donc du temps : « c’est lentement et progressivement que prend chair dans une
existence le dynamisme que l’Eglise reçoit de Pâques. Sur ce chemin se produisent des avancées et des
reculs, des arrêts et des recommencements, des traversées du désert et des pas en avant »(5). La catéchèse,
dans cette perspective, ne peut être mise en oeuvre qu’en respectant le temps du cheminement.
Elle exige une pédagogie permettant aux personnes en recherche de faire chaque jour un pas
de plus dans la foi. L’initiation se réalise dans un contexte ecclésial et s’adresse à l’homme dans
sa globalité « à la fois au coeur et à l’intelligence, à la volonté et à la mémoire »(6). La communauté
chrétienne y joue donc un rôle essentiel : celui de « faire pénétrer dans l’expérience chrétienne par
d’innombrables facettes qui sont chacune l’expression de la présence de l’Esprit Saint en elle »(7).
(3)
Lettre aux Catholiques de France p. 24.
(4)
Id p. 38.
(5)
Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France p. 39. (Nous abrègerons ainsi : TN p. 39).
(6)
TN p. 40.
(7)
TN p. 40.
2
Fiche 12 - annexe 12.4
Toutes les étapes, les découvertes et les expériences amènent progressivement à vivre en chrétien,
capable de faire des choix, capable de se laisser interpeller par l’Évangile, soucieux d’approfondir
sa foi pour mieux la partager et désireux de se ressourcer au mystère pascal dans la célébration
de la liturgie de l’Eglise.
Pour mettre en oeuvre la pédagogie d’initiation, les évêques de France proposent de s’appuyer
sur sept éléments. Ces éléments sont tout particulièrement utiles dans une réflexion sur la mise en
œuvre de ces nouvelles orientations. La commission a pris la mesure des difficultés de réception
de ces points d’appui : certaines intonations nous sont tellement familières que le risque est
grand de penser que leur mise en œuvre va de soi. Cela n’est pas le cas et il est bon garder à
l’esprit ces points d’appui nécessaires à la pédagogie d’initiation.
Il est indispensable de garantir la liberté des personnes pour une profession de foi personnelle.
Elle suppose de la part de celui qui accueille au nom de l’Eglise qu’il lui propose un chemin
approprié. C’est chemin faisant que les personnes se confrontent aux exigences et aux décisions
de l’appel de Dieu.
L’initiation ne peut se faire que progressivement, dans une démarche de cheminement, marquée
par des étapes. « Le catéchiste est au service d’une démarche qu’il doit guider mais qui ne lui appartient
pas »(8). Il accompagne la démarche intérieure de la personne catéchisée et marche avec lui à la
suite du Christ.
L’initiation prend sa source dans la Parole de Dieu. L’Eglise est témoin du travail de la Parole
dans le cœur de l’homme et elle met des mots sur l’expérience de foi, le dialogue et la prière qui
naissent de la fréquentation des Ecritures.
En plus des Ecritures, l’initiation s’appuie sur la Tradition vivante qui garantit la fidélité à la foi
vécue en Eglise à travers les âges. Les chrétiens sont stimulés et encouragés dans leur vie de foi
par l’exemple des saints et le témoignage des aînés dans la foi.
Une catéchèse d’initiation s’inspire avec bonheur de la démarche catéchuménale. Elle propose
des cheminements qui font vivre déjà de la grâce des sacrements ceux qui s’y préparent, et cela
avant même la célébration. Elle n’oubliera pas la nécessaire mystagogie qui rappelle qu’une vie
ne suffit pas à comprendre le don reçu de Dieu.
La pédagogie d’initiation requiert aussi une dynamique du choix. Elle aide à vivre véritablement
en chrétien, à choisir avec confiance le bonheur promis par le Christ, et à répondre à l’amour du
Père.
Enfin, la pédagogie d’initiation requiert une ouverture à la diversité culturelle. Elle engendrera
des chrétiens heureux de vivre et de s’investir dans le monde actuel.
(8)
TN p. 49.
3
1.4. Quatre types d’organisation de la catéchèse à privilégier
La commission retient d’abord que la catéchèse doit tenir un équilibre entre quatre points de
vue. Elle doit proposer des cheminements pour tous les âges de la vie, offrir des éléments utiles
à chaque lieu et regroupement de vie, s’appuyer sur l’année liturgique comme lieu structurant de
la foi et enfin accompagner les demandes sacramentelles par des réponses adaptées et exigeantes.
« Dans la situation actuelle, il est bon d’envisager, à partir des quatre « entrées » que nous venons
d’évoquer, l’organisation catéchétique en un réseau dont les différentes composantes s’ouvrent les unes aux
autres : dans une telle organisation, tout le monde ne fait pas tout et chacun ne reçoit que ce qui lui est
approprié »(9). C’est donc l’articulation de ces différents points de vue qui permettra de renouveler
la catéchèse dans notre diocèse, en donnant à chacun la chance de recevoir les éléments dont il a
besoin pour vivre sa foi, quel que soit l’âge ou l’avancement de sa recherche personnelle.
2.1. Relevé des initiatives qui vont déjà dans le sens d’une telle pédagogie
Il a semblé nécessaire de relire le texte national en mettant en lumière les initiatives qui nous
semblent aller dans le sens de la pédagogie d’initiation proposée. Les chrétiens de Moselle n’ont
pas attendu les nouvelles orientations pour être sensibles à ces questionnements. Des initiatives
pastorales ont vu le jour dans le diocèse : certaines proposent sans le dire explicitement une
pédagogie du cheminement. Des chrétiens créent des groupes permettant à des personnes en
recherche de redécouvrir dans une ambiance conviviale les fondements de la foi chrétienne
(cours Alpha, Jeunes professionnels, approfondissement de la foi, …). Des paroisses se lancent
dans des projets de nouvelle évangélisation (cellules paroissiales d’évangélisation, Eglise pour
le monde, projets paroissiaux...). Des communautés cherchent à faire redécouvrir la place de
la messe dominicale dans la vie du croyant en y invitant largement et en l’intégrant dans une
proposition catéchétique pour toutes les générations (dimanches pour tous, …). L’enseignement
religieux, le catéchuménat, les centres de préparation au mariage, le livret carême à domicile,
l’enseignement catholique, sont autant de lieux propices à la mise en œuvre d’une pédagogie
d’initiation. N’oublions pas les expériences de première annonce de la foi existant déjà dans les
pastorales de la santé, des prisons, des quartiers sensibles, des pèlerinages, etc… Tous portent le
souci de proposer à tout âge et dans toute situation un chemin de foi.
(9)
TN p. 98.
4
Fiche 12 - annexe 12.4
La commission a également cherché à mettre en lumière des domaines concernés par ce texte
national et les questions posées à la vie de nos communautés chrétiennes.
La catéchèse concerne tous les âges de la vie. Elle ne concerne pas seulement les enfants
(enseignement religieux et préparation aux sacrements). Elle proposera des lieux et des moyens
pour permettre à tout chrétien, quel que soit son âge, de continuer à grandir dans la foi.
Chaque année, nos communautés chrétiennes célèbrent la vigile pascale. Il faudra accentuer
nos efforts pour faire redécouvrir aux chrétiens que le mystère pascal est au centre de notre foi
en valorisant la place que tient la vigile pascale dans l’année et la vie du croyant.
Pour permettre aux chrétiens de relire leur vie à la lumière de l’Évangile, il est nécessaire
d’accueillir la Parole de Dieu comme une parole qui fait vivre et non dans une lecture
moralisante. De plus, pour faire découvrir l’Evangile au plus grand nombre, il est urgent de ne
pas oublier les moyens de communication actuels.
Le témoignage de vie personnelle occupe une place privilégiée dans la catéchèse. La catéchèse
s’appuie sur des chrétiens heureux de l’être, capables de l’affirmer et crédibles aux yeux de ceux
qu’ils rencontrent. Il faudra aider les chrétiens à assumer leur mission, trouver des lieux où
partager leurs difficultés et leurs soucis, et les encourager à vivre en témoins du Christ.
Le Texte national nous invite aussi à valoriser les lieux et les moments propices à une première
annonce de la foi. La première annonce ne s’accompagne pas obligatoirement d’une suite plus
organisée, mais a une valeur par le simple fait de proposer largement l’évangile.
Il faudra aider nos communautés à intégrer le temps, à savoir doser les propositions que l’on
peut faire pour avancer dans la foi, à ne pas vouloir tout donner d’un coup, à laisser le temps du
cheminement. Le résultat n’est pas immédiat, mais progressivement, d’autres étapes peuvent
être franchies.
Cela nécessite donc une véritable formation ou sensibilisation des accompagnateurs. Il faudra
se préoccuper tout autant des destinateurs que des destinataires. On notera toute l’importance
des personnes assurant l’accueil dans les paroisses qui doivent être capables de répondre aux
demandes et aux questionnements. Mais l’on peut également penser à la manière de proposer
l’homélie aux fidèles : voici aussi un lieu à ne pas négliger pour aider des chrétiens à faire un pas
de plus dans la foi.
5
Enfin, une telle proposition de la foi exige une vie fraternelle et communautaire effective.
Les initiatives qui naissent aujourd’hui dans le diocèse prennent en compte cette dimension.
Il est de plus en plus urgent de repenser nos propositions de foi dans un cadre répondant à ce
désir croissant de lien social, de relations moins superficielles et de véritables lieux amicaux. La
communauté chrétienne, en répondant à un tel désir, témoigne de l’intimité avec le Christ et
peut la proposer à d’autres.
La catéchèse devrait introduire à la vie ecclésiale. Mais nous savons combien les lieux de
rassemblement de nos communautés chrétiennes sont éloignés des quêtes spirituelles
contemporaines. Les évêques de France rappellent que « l’existence d’un « bain ecclésial » est
particulièrement déterminante dans un contexte où tout porte à vivre un rapport individualisé au Christ.
Beaucoup de personnes viennent à la foi ou vivent de la foi chrétienne sans trouver important de vivre
cette foi au sein d’une communauté. C’est donc un défi majeur que de travailler à susciter, construire, faire
grandir une vie de communauté »(10).
Un tel défi oblige à repenser la vie de nos communautés chrétiennes dans le sens de l’accueil,
du partage entre les générations, du dialogue entre aînés dans la foi et jeunes croyants. Le texte
d’orientation précise que, pour développer des liens d’appartenance, il faut « accepter qu’une
communauté chrétienne soit ce qu’elle est, avec ses dynamismes, mais aussi ses lourdeurs institutionnelles,
ses lenteurs pastorales, le péché, la fatigue ou l’apathie de ses membres »(11). Mais il faudra, bien
concrètement, trouver des moyens d’amener progressivement les chrétiens à se sentir responsables
de l’intégration des autres à la communauté. Il faudra leur apprendre à écouter les attentes
nouvelles qui s’expriment autour d’eux et les dynamiser pour mieux redécouvrir combien la
bonne nouvelle du salut est une expérience à partager, joyeuse et libérante.
Nous sommes loin d’avoir mis en évidence toutes les implications d’un tel renouvellement de la
catéchèse en France ; loin aussi d’avoir pris la mesure des changements auxquels nos communautés
chrétiennes sont appelées si elles acceptent de proposer une catéchèse fondée sur l’initiation. La
proposition du texte national pour l’orientation de la catéchèse en France est une proposition
passionnante, mais exigeante. Il faudra du temps pour partager ce projet avec le plus grand
nombre possible de chrétiens. En effet, la difficulté de l’itinéraire proposé réside dans le fait
qu’il oblige à un véritable travail spirituel sur soi-même et à vivre dans une attitude intérieure de
dessaisissement. Cela prendra du temps. Mais il faut bien permettre à nos communautés de faire
un premier pas dans ce sens. Pour cette raison, nous proposons de commencer cette démarche
en focalisant notre attention sur trois points concrets qui pourraient mobiliser largement des
chrétiens et leur permettre d’accueillir de manière concrète le texte national. La commission
privilégie, pour une durée de 3 ans, avec une évaluation à la clé, les propositions suivantes :
(10)
TN p. 32.
(11)
TN p. 33.
6
Fiche 12 - annexe 12.4
La commission préconise l’élaboration d’outils susceptibles d’aider les adultes à continuer leur
chemin de foi à l’occasion d’une demande sacramentelle (en dehors des propositions habituelles).
Dans notre diocèse, de nombreux chrétiens viennent encore frapper à la porte de l’Eglise pour
demander des sacrements. C’est un lieu important de l’activité pastorale de nos communautés
chrétiennes. Dans ces moments, le dialogue pastoral révèle parfois des questionnements profonds,
soulève des interrogations nouvelles sur lesquelles l’Eglise peut s’appuyer pour proposer un pas
de plus dans la foi. Nous pensons tout particulièrement au moment de la préparation au mariage,
au baptême et à la première communion. Dans le cas du baptême ou de la communion, il s’agit
de donner aux parents le goût de reprendre le chemin de la foi en même temps et au-delà de la
préparation sacramentelle de leurs enfants.
7
Pour avoir une chance d’aboutir, une telle entreprise demandera des propositions concrètes de
contenu et des éléments catéchétiques facilement utilisables par les chrétiens de nos communautés
de paroisses. Elle pourra aussi s’appuyer sur le travail des mouvements et créer des liens avec eux.
Outre les paroisses, les établissements catholiques sont appelés à être de véritables lieux
d’annonce et d’approfondissement de la foi. Il faudra veiller à ce qu’en leur sein, en plus des
cours d’enseignement religieux dispensés ou de la préparation à des sacrements, une véritable
proposition catéchétique soit développée.
S’il faut des propositions concrètes, il est encore plus urgent de permettre aux personnes d’adopter
une nouvelle perspective en pastorale.
La multiplicité des sollicitations de nos communautés laisse souvent peu de place au travail
de création. Le diocèse devrait soutenir les recherches des pasteurs et des communautés en
travaillant à la réalisation de fiches, modules, propositions concrètes allant dans le sens de la
pédagogie d’initiation et mis au service de tous.
Pour faire évoluer la catéchèse, il est nécessaire de créer une cellule de travail capable d’élaborer
des outils à l’usage des paroisses, chargée de travailler en collaboration avec les lieux de préparation
aux sacrements (mariage, baptême, communion, confirmation, …), d’approfondissement de la foi,
et les mouvements. Elle sera chargée d’aider, par ses propositions mais aussi par la multiplication
des lieux de réflexion catéchétique, à un renouvellement profond de la pratique de la catéchèse
conforme aux nouvelles orientations.
Nous ne mesurons pas encore toute l’ampleur des déplacements auxquels nous sommes invités
par le Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France. L’important n’est pas d’atteindre
l’idéal proposé, mais de se donner les moyens d’être sensibles à toutes les demandes nouvelles qui
naissent, à tous les chemins nouveaux que nous pouvons ouvrir pour que l’Evangile soit annoncé
au plus grand nombre et que, à tout âge, les chrétiens trouvent les ressources nécessaires pour
vivre leur foi.
8
+ Fiche 13
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de l’Evangile
1. Préparation
Un outil précieux pour préparer ce temps : les comptes- rendus de chaque rencontre. Dans le premier
compte-rendu, nous retrouverons le projet fédérateur de l’année dont il conviendra de faire le bilan et la
relecture.
Pour ce faire, le curé modérateur et le coordonnateur auront communiqué une grille d’évaluation et de
bilan (cf. annexe 10 a1 : monter un projet pastoral - paragraphe bilan et relecture) pour bien orienter
sur cet axe, pour tenir compte de ce qui a été marquant dans l’année, et du temps limité de la rencontre.
Chacun relit chez lui les comptes-rendus et prépare le bilan de ce qui a été fait sous sa responsabilité. A
partir de ses conclusions, peuvent se dessiner des pistes ou des options pour la réalisation d’autres projets.
Chacun dit sa satisfaction, ses joies, ses doutes, ses peurs, ses déceptions et note quelques éléments par écrit.
Arrivée : temps de prière pour se mettre sous l’action de l’Esprit Saint et entrer dans la démarche.
Après avoir rappelé l’orientation retenue au démarrage de l’année, nous partagerons ce que chacun a
préparé en s’aidant de ses notes.
Dans les projets menés cette année, quels ont été les facteurs de réussite et/ou les éléments qui ont été
défaillants ?
Quelles sont les observations qui fondent notre constat ?
(1)
Cf. Statuts : l’équipe d’animation pastorale au service des communautés chrétiennes 2009 page 4 « L’E.A.P.
et la dynamique de projet » § 4
2ème temps : le temps de la relecture :
Comment avons-nous vécu notre responsabilité, humainement, spirituellement ? Qu’est ce que cela nous
apporte dans la foi ? Quelle parole de l’Ecriture nous habite ?
B. Celui qui part de la Parole de Dieu et qui nous invite à des ouvertures dans notre vie quotidienne.
Il est nécessaire que le coordonnateur avec le prêtre proposent un texte des Ecritures qu’ils auront préparé
à l’avance. Nous appliquerons la méthode suivante :
1) Lire le texte ;
2) Faire un tour de table où chacun dit son observation : « que dit le texte ? » ;
3) faire à nouveau un tour de table où chacun dit ce qu’il ressent : « ce que me dit le texte ? ».
N.B. : veiller à laisser s’exprimer chacun, sans chercher à entrer dans un débat ou à trouver des solutions
aux questions posées. Ce qui est visé, c’est de permettre à chacun de grandir dans la foi en Christ mort
et ressuscité.
Ce temps n’est pas facultatif : il honore la dimension fraternelle de notre vie d’équipe.
A partir de nos échanges, et compte tenu des orientations diocésaines, d’archiprêtré ou d’autres encore,
nous allons essayer de définir un axe de travail pour l’année pastorale prochaine. A cet effet, pour clarifier
vos projets, vous pourrez vous reporter à la fiche 10 a. Fixons enfin la date de la rentrée.
Après les constats et une relecture dans la foi, prenons le temps de célébrer ensemble l’Eucharistie.
Quelques remarques :
Il est plus profitable d’aller dans un lieu d’accueil où le groupe est pris en charge et où il est « dépaysé ».
Relire, c’est prendre du recul, se mettre ailleurs pour regarder.
Il est indispensable que ce temps soit préparé par tous et mené avec une certaine discipline et rigueur
pour éviter de se disperser.
+ Fiche 14
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Préambule
A la suite de ce verset, Paul VI, dans l’encyclique Evangelium nuntiandi (E.N.), poursuit : « L’Eglise
naît de l’action évangélisatrice de Jésus et des Douze. …. l’Eglise est à son tour envoyée par Jésus…. La
tâche d’évangéliser tous les hommes constitue sa mission essentielle. (E.n. N°14-15)» (cf aussi Décret
conciliaire Ad Gentes, Vatican II).
Le rôle de la communauté chrétienne sera donc de l’incarner localement. Pour cela, elle adoptera une
double attitude :
ouverture et réception des propositions de foi faites par notre Eglise diocésaine.
ouverture et démarche vers les hommes et les femmes de nos quartiers pour une écoute et une meilleure
perception des besoins, une inculturation de la foi reçue, et une proposition évangélisatrice pertinente
à travers des projets pastoraux locaux.
Précisons
Une proposition pastorale (cf Jn 10 et l’annexe 10 a1, « Conduire un projet pastoral ») sera dite évangélisatrice :
On peut ainsi décrire la mission de la communauté chrétienne à travers ce qu’elle a à faire. Son action
recouvre alors les trois grandes missions structurantes : annoncer, célébrer, servir. On se reportera avec
profit à la fiche 8 qui décrit ces trois missions. Comme membre d’E.A.P., on remarquera que ces missions
sont précisément liées à la charge pastorale du curé (les « tria munera » ou trois fonctions) : enseigner,
sanctifier, gouverner. De fait, l’E.A.P. a pour rôle de soutenir et de développer ces trois missions pastorales
qui construisent la communauté chrétienne, et lui confèrent un dynamisme missionnaire.
Pour évangéliser notre quartier, notre communauté chrétienne ne peut être crédible si ce qu’elle annonce
est en distorsion avec ce qu’elle vit. La communion de foi, d’espérance et de charité doit être vécue en
interne, par un souci constant de conversion au Christ, de rénovation et de créativité pastorale tous
azimuts (« Ecclesia semper reformanda »), pour une vie fraternelle plus intense. Quelle que soit la taille de
notre communauté et sa situation (géographique, économique, sociologique ….), il est toujours possible
de se situer dans une logique d’auto-évangélisation, même si nos projets demeurent modestes.
Questions : que mettons-nous en place pour développer la vie fraternelle au sein de la communauté
chrétienne (fête, repas, apéritifs, soirées, sorties, journée de rassemblement, lieu de partage, etc…) ?
Avons-nous le souci d’améliorer les relations entre nous, dans les différents services et propositions ?
Quel type d’accueil réservons-nous habituellement aux pratiquants réguliers ?
Quelles propositions nouvelles seraient à même de renforcer notre lien de foi au Christ (célébrations
renouvelées, temps de prière, adoration, retraite spirituelle, récollection, groupe de lecture de la Parole de
Dieu, petits groupes de partage de foi et d’amitié, pèlerinages, temps de réconciliation, accompagnement
spirituel ….) ?
Avons-nous des propositions d’entraide fraternelle, et le souci des « blessés de la vie » au sein de la
communauté ?
Avons-nous des propositions pour toutes les générations : les enfants, les jeunes, les jeunes adultes, les
couples (et les familles), les aînés ?
Que faudrait-il changer pour que l’Eucharistie dominicale permette un ressourcement en profondeur ?
« Les promesses de l’Alliance Nouvelle en Jésus-Christ, l’enseignement du Seigneur et des Apôtres, la Parole de
vie, les sources de la grâce et de la bénignité de Dieu, le chemin du salut, tout cela lui a été confié. C’est le contenu
de l’Evangile, et donc de l’évangélisation, qu’elle garde comme un dépôt vivant et précieux, non pour le tenir caché
mais pour le communiquer. » (E.N.15)
La communauté chrétienne doit avoir le souci de cultiver la foi de l’Eglise en son sein, de la vivre dans son
intégralité et son unité, et de la réfléchir, pour mieux la transmettre et l’annoncer dans le contexte actuel.
La Catéchèse pour tous, à tout âge, appuyée sur la pédagogie d’initiation, est le moyen privilégié à mettre
en œuvre. Cette Catéchèse est multiforme dans ses méthodes et son contenu.
Le nouveau Service diocésain de la Catéchèse, du Catéchuménat et de l’Enseignement Religieux
(S.D.C.C.E.R.) est un outil précieux au service des paroisses, ainsi que le Service de la Formation Chrétienne
des Adultes qui publie chaque année un répertoire des formations proposées sur l’ensemble du diocèse.
Remarquons que le contenu de la Catéchèse recouvre plusieurs domaines : la connaissance vitale de
la Parole de Dieu, mais aussi la découverte des grands textes de la Tradition (Credo, Concile Vatican
II, Catéchisme de l’Eglise Catholique …) et de l’histoire de l’Eglise (les grandes étapes, les figures de
sainteté…), de la mystique et des chemins spirituels, et aussi de l’éthique chrétienne.
Pour être féconde, cette culture catéchétique et spirituelle doit être ensuite confrontée à la culture
d’aujourd’hui. C’est ainsi qu’elle enrichit la Tradition, et permet une nouvelle évangélisation.
Enfin, une meilleure connaissance des outils de communication, des modalités de gestion des personnes
et des projets, assurera une plus grande pénétration du message évangélique.
Fiche 14
Comment cultivons-nous cet esprit de communion et de fidélité avec l’Eglise universelle, pour mieux
comprendre notre foi et mieux nous situer spirituellement ?
« Elle met dans leur bouche la Parole qui sauve, elle leur explique le message dont elle-même est dépositaire, elle
leur donne le mandat qu’elle-même a reçu et les envoie prêcher. Prêcher, non leurs propres personnes ou leurs idées
personnelles, 2Co 4,5 (Cf. St Augustin, Sermo XLVI de pastoribus), mais un Evangile dont ni eux ni elle ne sont
maîtres et propriétaires absolus pour en disposer à leur gré, mais dont ils sont ministres pour le transmettre avec une
extrême fidélité. » (E.N.15)
Pour que la communauté chrétienne reste vivante, il est absolument nécessaire qu’elle propose l’Evangile
aux hommes d’aujourd’hui, et donc très concrètement aux habitants de nos quartiers. C’est sa mission
première. En effet, elle ne peut rester cloisonnée sur elle-même sous peine de se trahir, de s’épuiser, et
de péricliter. Une communauté chrétienne dynamique est une communauté qui propose la foi. Fidèle à
la foi reçue, elle doit s’ouvrir au monde pour entrer en dialogue et proposer le Christ. Au final, elle doit
permettre à chaque baptisé d’évangéliser explicitement (E.N 22) son milieu de vie.
Questions : Est-ce que nos propositions et nos activités sont délibérément ouvertes et réfléchies pour
être proposées au plus grand nombre ?
Sur certains de nos projets, avons-nous créé des partenariats (association, mairie…) ?
Est-ce que nous soignons l’accueil lors des demandes de sacrements ou de services ?
Avons-nous le souci d’entrer en contact, de tisser des relations et d’intégrer les personnes, leurs talents,
leurs désirs et leurs compétences, en leur offrant leur place dans la communauté ?
Et la communication, est-elle partie intégrante de nos projets, de notre souci de rejoindre les gens du
quartier et d’aller vers eux? Formons-nous les chrétiens en vue de la mission ?
Au final, est-ce que le Christ est explicitement proposé comme Chemin, Vérité et Vie ?
+ Fiche 15
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Les membres de l’E.A.P. comprendront ce qui se joue dans les conflits et entre-
Ob
Préambule
cette méthode n’est envisageable que lorsque les parties en conflit souhaitent trouver une solution sans
perdant.
En vous aidant du graphique « gérer les conflits gagnant - gagnant « annexe 15.1 et en suivant les étapes
numérotées de 1 à 4 :
Choisissez une situation de conflit touchant la communauté et l’E.A.P., puis décrivez-la brièvement par
écrit (qui fait quoi, où, quand, comment,...).
Pour y voir plus clair et mettre à jour les représentations mentales multiples, appuyez-vous sur les deux
exercices proposés pour analyser cette situation :
A partir d’une liste de mots (exemples : épreuve – collaboration – justice – règle – participation –
responsabilité,...) chaque membre de l’équipe prend quelques instants pour écrire ou dessiner ce que ce
mot évoque pour lui, puis comparez les résultats. Quelles remarques pouvez-vous formuler ?
Pour y voir plus clair, faites d’abord l’exercice 3 sur les constats et jugements
A présent, reprenez la situation de conflit décrite en éliminant tous les jugements ; ne retenez que les faits.
Pour y voir plus clair, appuyez-vous la pyramide de Maslow pour décrypter les besoins révélés par les
émotions des personnes impliquées dans le conflit.
Ensuite, exprimez les demandes et élaborez les solutions possibles.
Pour y voir plus clair, appuyez-vous sur la méthode de communication non violente ci-dessous pour
relire la situation de conflit évoquée :
Puis, toutes ces étapes franchies, recherchez une solution gagnant – gagnant qui satisfassent toutes les
personnes impliquées.
N.B. : Pour aller plus avant le S.F.C.A. peut construire avec vous des formations complémentaires.
multiples
représentations
description d'une
situation de conflit
Liste des émotions
1 2
4 3
Les besoins
(pyramide de Maslow)
La méthode C.N.V.
+ Fiche 15 annexe 15.2
Jugement ou Constat ?
Exercice n° 3
1. Un élève de la classe d’un de mes fils a des notes au-dessus de 15/20 dans toutes les matières.
5. Une dame a dit à sa voisine qu’elle avait été mal reçue par le curé de la paroisse.
7. Ce couple d’amis a changé tout le mobilier de sa maison alors que les anciens meubles
étaient encore très bien ; par contre leurs enfants ont des problèmes d’argent.
10. La fille de mon amie, qui n’a que 16 ans, a le droit de regarder la télé tous les soirs jusqu’à
minuit.
11. Le chef de la chorale n’a pas mis de chants en latin dans le répertoire.
Besoins
de se
réaliser
Par ordre
de priorité :
maîtrise,
croissance personnelle,
prise de conscience de son
potentiel et développement
de celui-ci,
satisfaction métaphysique
(religieux, philosophique),
désir pour le nouveau,
désir pour le plus compliqué.
Besoins d’estime
Par ordre de priorité :
Confiance en soi,
respect, confiance de la part des autres,
compétence, maîtrise, importance, influence,
indépendance, autonomie
Besoins d’appartenance
(selon les modalités active et passive)
Amour et affection donnés et reçus,
relations et communications chaleureuses,
mais aussi possibilité de sentiments négatifs (haine, rejet)
sans culpabilité, être accepté, s’accepter, appartenance à un groupe
Besoins de sécurité
Absence de danger physique, protection vis-à-vis de la douleur,
absence de menace psychologique (angoisse, peur, abandon)
stabilité, dépendance, possibilité de prévoir,
ordre, habitudes, rites,
repères spacio-temporels
Besoins physiologiques
Respirer, boire, manger,
maintenir la température basale
(échanges O2 - H2O, équilibre Na - H2O, équilibre acide-base, urée)
Sommeil, activité, mobilité, repos, hygiène, sexualité
+ Fiche 16
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je
Les membres de l’E.A.P. définiront les critères pour choisir une personne et
Ob
les moyens à prendre pour appeler à un rôle, une fonction, une mission dans la
communauté de paroisses.
L’Eglise est le Peuple formé des personnes convoquées par l’Appel du Seigneur. L’Eglise est par nature
dans une dynamique de réponse à l’appel. Elle est dans son milieu naturel quand elle se situe entre appel
et réponse, relayant ici l’appel du Seigneur, s’engageant là dans une réponse généreuse.
Une E.A.P. doit donc investir ce qui fait le cœur de la vie de l’Eglise : appeler, répondre, solliciter, discerner.
On pourrait dire qu’il s’agit au sein d’une communauté de paroisses de favoriser le développement d’une
culture vocationnelle. Que tous prennent conscience que leur vie chrétienne est d’abord réponse à
l’appel du Seigneur, et que cette réponse se situe tant dans les grands engagements pour la vie que dans
les réponses de service au quotidien.
L’E.A.P. occupe alors un rôle central dans le développement de cette culture vocationnelle. S’il s’agit
de sensibiliser en amont, il faut aussi oser appeler pour un rôle, une fonction ou une mission mais
aussi savoir interpeler pour une vocation spécifique : vie consacrée, ministère diaconal ou ministère
presbytéral. Cette interpellation pour le ministère ordonné n’est pas facultative dès lors qu’on prend
conscience que le ministère des prêtres est vital pour la vie de l’Eglise.
Une E.A.P. qui exerce son rôle d’animation est forcément à la recherche de collaborateurs. Une E.A.P.
qui fait tout elle-même ne remplit pas sa mission. Elle se doit d’appeler au service de Dieu et de l’Eglise
locale.(1)
Un rappel : dans l’Eglise personne ne se donne sa mission soi-même. Comme Jésus a appelé les apôtres
et les disciples, nous sommes nous-mêmes appelés dans l’E.A.P. (Cf Statuts des E.A.P. version 2009
annexe 1.1). C’est à notre tour d’ « appeler des ouvriers à la moisson ». Nous sommes conscients que
c’est au nom du Christ que nous proposons à des personnes un engagement. C’est là tout l’enjeu du
développement d’une culture vocationnelle.
Concrètement, il nous faut appeler pour renouveler les membres de l’ E.A.P., pour la mise en œuvre
de nos projets, (équipe funérailles, baptême, jeunes, mariage, équipes liturgiques, équipe Sem, Secours
catholique, Mouvement ou groupe de prière…), pour assurer le rôle de personne relais, compléter le
Conseil Pastoral, assurer la permanence au presbytère… Les tâches sont innombrables et variées.
Cf. Statuts : l’équipe d’animation pastorale au service des communautés chrétiennes 2009 pages 2
(1)
Le temps habituel consiste à favoriser dans toute la communauté de paroisses une culture vocationnelle
et à avoir dans l’E.A.P. en permanence cette vigilance pour repérer des personnes qui ne sont pas dans
nos cercles, à qui on ne demande rien et à qui on pourrait proposer quelque chose. Dans l’idéal, il
ne faudrait demander aux habitués que parce qu’il n’y a pas d’autres possibilités. C’est une démarche
fondamentalement missionnaire.
Le temps ponctuel : quand nous avons un projet, il nous faut quelqu’un, qui pourrait bien manquer
sans faire l’étape précédente. Sachons faire une place à la Providence, qui nous invite à prendre nos
responsabilités « aide-toi et le ciel t’aidera ». Chacun cherche des noms à proposer.
Critères
Pour rejoindre l’E.A.P., un certain nombre de critères sont explicités dans les Statuts(2)
Pour d’autres tâches il faut regarder si la personne a les charismes souhaités : la foi, des compétences
humaines, une disponibilité personnelle et par rapport à son entourage, la manière dont elle est reçue
par ceux à qui elle sera envoyée, sa capacité à collaborer avec l’E.A.P., d’autres personnes, ses besoins de
formation.
Procédure
Etablir un mandat.
Le faire savoir « officiellement ».
Désigner explicitement avec quel(s) membre(s) de l’ E.A.P. elle collaborera.
Les temps de formations comme l’E.D.A.C.E. (Ecole Diocésaine des Animateurs des Communautés
Ecclésiales) constituent des lieux de discernement intéressants.
(2)
Cf. Statuts : l’équipe d’animation pastorale au service des communautés chrétiennes 2009 pages 5
et 6.
+ Fiche 17
La caisse pastorale
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je
Le fonctionnement administratif et financier qui permettra aux communautés de paroisses de vivre a deux
exigences différentes :
1. La caisse pastorale, qui est obligatoire, est l’objet d’une concertation annuelle entre les conseils
de fabrique qui sont membres de la communauté de paroisses. Cette concertation se traduira par
la signature d’une convention, qui déterminera la part des dépenses prise en charge par chaque
conseil de fabrique. Un conseil de fabrique sera désigné pour gérer cette caisse. (cf. guide du
fonctionnement administratif et comptable, mars 2006)
l’entretien du presbytère dans lequel réside le prêtre desservant la paroisse. En effet, tous les conseils de
fabrique sont tenus d’entretenir le presbytère où vit le prêtre, conformément à la Loi.
les charges de fonctionnement et les dépenses d’entretien liées à la partie réservée au public au sein du
presbytère seront assumées par cette caisse : le secrétariat, les salles d’accueil, l’imprimerie… Ce qui
implique le paiement des factures suivantes : eau, chauffage, électricité, téléphone, assurance habitation
des seules parties publiques, fournitures de secrétariat (pour le photocopieur ou le dupli copieur), la
liaison internet si la communauté de paroisses a un site internet et une adresse courriel…
Il faut noter qu’il revient toujours à chaque conseil de fabrique de prendre en charge les frais qui ne sont
pas communs et qui sont liés à la gestion de son antenne paroissiale et de son église (chauffage, entretiens,
etc…). Ces frais ne seront pas pris en charge par la caisse pastorale.
3. Prenons connaissance du fonctionnement de la caisse de la communauté de paroisses.
(Aspect technique, budget commun, les projets de l’E.A.P.).
Il est important de communiquer à tous comment est utilisé l’argent de la caisse pastorale. Il ne s’agit pas
de donner uniquement « des chiffres » mais de dire « nous avions des projets … », grâce à votre support
financier nous avons pu mener à bien ce ou ces projets, ou en partie, ce qui nous a permis de dynamiser
notre communauté de paroisses à la lumière de l’Evangile de Jésus Christ.
Pour une meilleure visibilité de la caisse pastorale, on peut s’aider d’un tableau à compléter en fonction
de chaque communauté de paroisses.
Dons Documentation
etc. etc.
etc. etc.
Fiche 17
Première communion
Retraite confirmation
etc.