0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues11 pages

Sujet Mémoire Responsabilité Du Transporteur Ferroviaire

Sujet Mémoire responsabilité du transporteur ferroviaire

Transféré par

dieynaba gning
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues11 pages

Sujet Mémoire Responsabilité Du Transporteur Ferroviaire

Sujet Mémoire responsabilité du transporteur ferroviaire

Transféré par

dieynaba gning
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mémoire pour l’obtention du Master en Droit des Affaires

THEME : L’obligation de responsabilité du transporteur de passagers


ferroviaire au Maroc ; avec une étude comparée avec la
France et le Sénégal.

Préparé par
GNING Dieynaba
Encadré par
M. Labbas

Année universitaire 2024/2025


Remerciements

En quelques lignes, remercier les personnes qui vous ont aidé dans la
réalisation du présent
Sommaire

PARTIE I : LE DOMAINE DE LA RESPONSABILITÉ DU TRANSPORTEUR


(FONDEMENT ET CONDITIONS)

Chapitre 1 : Fondements juridiques de la responsabilité du transporteur


Section 1 : En droit marocain
§1 : Les sources et principes de la responsabilité
 A. Le cadre législatif et doctrinal
1. Le Code de commerce : articles 476 à 479
 a) La présomption de responsabilité (article 479)
 b) L’étendue de l’obligation de sécurité du transporteur
2. Le Dahir n° 1-63-260 (1963) relatif aux transports publics
 a) Obligation générale de sécurité
 b) Impact sur le régime de responsabilité
 B. La jurisprudence marocaine
1. Arrêt ONCF de mai 2021 (Cas de vandalisme)
 a) La responsabilité du transporteur face aux actes de tiers
 b) La responsabilité pour risques prévisibles
2. Arrêt de Kenitra (2019) (Négligence dans la sécurité)
 a) La responsabilité pour carence dans la surveillance
 b) Extension du champ de responsabilité
§2 : La responsabilité du transporteur : nature et évolution
 La responsabilité de résultat ou de moyens
 L’évolution jurisprudentielle vers une responsabilité élargie
 L’impact de la doctrine et du droit comparé dans le renforcement de la
responsabilité

Section 2 : Étude comparative avec le Sénégal et la France


§1 : Le régime sénégalais
 A. Fondements juridiques et principes
1. La responsabilité présumée (article 367 COCC)
 a) La preuve de diligence comme moyen d’exonération
 b) La responsabilité en cas de dommage à l’intérieur du wagon
2. La jurisprudence récente
 a) Arrêt Dakar, 2020 (blessure par objet mal fixé)
 b) La nécessité de contrôle et de vérification
 B. La responsabilité dans le contexte du service public
1. La charte nationale (2015)
 a) La responsabilité comme droit fondamental
 b) La responsabilité renforcée du transporteur
2. La dimension administrative et la responsabilité de l’État
 a) Rôle des autorités de régulation (ART)
 b) La mise en œuvre des contrôles et sanctions
§2 : Le modèle français
 A. Sources et principes fondamentaux
1. Le Code des transports (responsabilité objective)
 a) La responsabilité de résultat
 b) Exceptions : force majeure, faute de la victime
2. La jurisprudence de la Cour de cassation
 a) Arrêt Brétigny-sur-Orge (2013)
 b) La responsabilité pour déraillement
 B. Le cadre européen et ses implications
1. Le Règlement (CE) n° 1371/2007
 a) Obligation de responsabilité de résultat
 b) Les droits des voyageurs en cas de retard ou accident
2. La cohérence entre droit national et européen
 a) Harmonisation des responsabilités
 b) Exemple pratique : collision de Denguin (2014)

Chapitre 2 : Conditions de mise en œuvre de la responsabilité


Section 1 : En droit marocain
§1 : Les conditions de la responsabilité
 La preuve du dommage
1. La charge de la preuve
 a) La responsabilité présumée
 b) La preuve de la diligence ou négligence
2. La causalité
 a) La relation entre faute et dommage
 b) La cause étrangère ou force majeure
 La faute du transporteur ou du tiers
1. La responsabilité pour faute ou négligence
2. La responsabilité pour risques prévisibles
§2 : La mise en cause de la responsabilité
 La procédure et les acteurs
1. La saisine judiciaire
2. Les moyens de preuve (rapports, témoignages, jurisprudence)
Section 2 : Étude comparative avec le Sénégal et la France
§1 : Les conditions au Sénégal
 La preuve du manquement aux mesures de sécurité
1. La preuve de la diligence
2. La relation de causalité
 La responsabilité et la preuve de la négligence
1. La preuve de la négligence du transporteur
2. La responsabilité du fait des tiers
§2 : Les conditions en droit français
 La responsabilité de résultat et ses limites
1. La preuve du dommage et de la relation causale
2. L’exception de force majeure ou de faute de la victime
 La procédure et l’action en responsabilité
1. La saisine judiciaire
2. La preuve selon la jurisprudence

PARTIE II : LES LIMITES DE LA RESPONSABILITÉ

Chapitre 1 : Causes d’exonération


Section 1 : En droit marocain
§1 : Les causes d’exonération reconnues
 La cause étrangère (acte de tiers, vandalisme)
 La faute de la victime ou du passager
 La force majeure
§2 : Étude jurisprudentielle
 Cas de vandalisme (2021)
 Négligence du passager (2019)
Section 2 : Étude comparative avec le Sénégal et la France
§1 : Au Sénégal
 La preuve de la diligence et la responsabilité limitée
 La responsabilité du fait des tiers ou des événements imprévisibles
§2 : En France
 Causes d’exonération (force majeure, faute de la victime)
 La jurisprudence illustrant ces causes (ex : déraillement de Brétigny 2013)

Chapitre 2 : Plafonds indemnitaires


Section 1 : En droit marocain
§1 : Dispositions légales
 La réglementation sur les plafonds d’indemnisation
 La jurisprudence concernant les plafonds
§2 : La pratique et limites
 La réalité pratique des indemnisations
 Les problématiques liées aux plafonds
Section 2 : Étude comparative avec le Sénégal et la France
§1 : Au Sénégal
 Les plafonds selon la charte et la législation
 La mise en œuvre pratique
§2 : En France
 La réglementation européenne et nationale
 Les plafonds fixés par la jurisprudence et la loi
I) INTRODUCTION
Sujet : L’obligation de responsabilité du transporteur de passagers
ferroviaire au Maroc ; avec une étude comparée avec la
France et le Sénégal.
Problématique :
Quel est le régime juridique applicable à la responsabilité du transporteur dans le cadre du
transport terrestre de passagers, et dans quelle mesure ce cadre garantit-il efficacement les
intérêts tant du transporteur que du client ?

SOMMAIRE
Introduction
Conclusion

PARTIE I : LE DOMAINE DE LA RESPONSABILITÉ DU TRANSPORTEUR


(FONDEMENT ET CONDITIONS)
La responsabilité du transporteur ferroviaire de passagers trouve ses fondements dans une
logique juridique double : celle du contrat de transport et celle de l’obligation de sécurité.
Cette responsabilité, bien qu’elle diffère selon les législations, repose généralement sur une
présomption de faute en cas de dommages subi par un passage. Afin de mieux cerner le
domaine de cette responsabilité, nous analyserons dans un premier temps Chapitre 1 :
Fondements de la responsabilité du transporteur puis dans un second temps le Chapitre 2 :
Conditions de la responsabilité du transporteur et ceux dans les 3 systèmes juridiques
concernés : marocain, sénégalais et français.
Chapitre 1 : Fondements juridiques de la responsabilité du transporteur

Nous avons estimé nécessaire d’examiner les bases juridiques sur lesquelles repose la
responsabilité du transporteur ferroviaire. Cette analyse nous permettra de constater que cette
responsabilité tire son origine à la fois du contrat de transport, qui constitut son socle et de
l’obligation de sécurité, qui en détermine la portée. C’est à travers ces deux piliers que
s’organise la protection du voyageur et que s’affirme le rôle du transporteur dans l’exécution
de sa mission.

Section 1 : En droit marocain

En droit marocain, nous relevons que la responsabilité du transporteur ferroviaire s’inscrit


dans un cadre législatif précis, principalement consacré par le Code de commerce. Les articles
476 à 479 posent une présomption de responsabilité an cas de dommages, tout en prévoyant
des causes d’exonération strictement limitées. Ce régime illustre l’équilibre recherché par le
législateur entre la protection des voyageurs et la prise en considération des contraintes
propres à l’activité de transport.

§1 : les sources et principe de la responsabilité


La responsabilité du transporteur constitue un pilier essentiel du droit des transports,
garantissant la protection des voyageurs, des marchandises et des tiers en cas de dommages
lors de l’exécution du contrat de transport. Au Maroc, cette responsabilité trouve ses
fondements dans un corpus juridique spécifique, complété par la doctrine et la jurisprudence,
permettant d’encadrer la relation délicate entre le transporteur et ses clients. Nous
examinerons ici les principales sources législatives ainsi que les principes qui en découlent.

A. Le cadre législatif et doctrinal


Le cadre juridique régissant la responsabilité du transporteur dans le domaine commercial
repose principalement sur le code de commerce marocain. Ce dernier, à travers ses articles
476 à 488, établit un ensemble de règles destinées à encadrer les modalités de responsabilité,
ses conditions, ainsi que ses limites. La compréhension de cette règlementation est essentielle
pour appréhender les enjeux du transport commerciale et la protection des parties impliquées.
1. Le Code de commerce : articles 476 à 479
Dans le cadre de l’étude du Code de commerce marocain, il est essentiel d’analyser les
articles 4761 à 4792, qui régissent principalement les questions relatives au transport et aux
voyages, notamment en ce qui concerne les situations d’interruption ou de rupture du voyage
et les droits afférents des voyageurs.

1
L’article 476 du Code de commerce marocain
2
L’article 479 du Code de commerce marocain
Ainsi L’article 476 impose au voyageur l’obligation de se conformer au règlement intérieur
édicte par l’autorité gouvernementale compétente. Cette disposition vise à instaurer un cadre
réglementaire uniforme, assurant la sécurité et le bon déroulement des déplacements. En
établissant cette obligation, le législateur cherche à garantir que les voyageurs respectent les
règles établies favorisant ainsi une organisation efficace et sécurisée des transports.
Tandis que l’article 479, quant à lui, aborde la question de la rupture du voyage, notamment
lorsque celui-ci est interrompu avant son départ effectif. Bien que la rédaction précise de cet
article ne soit pas entièrement développée dans les extraits disponibles, il apparait qu’il
prévoit les conséquences juridiques de telles interruptions. En particulier il établit que s un
voyageur ne se présente pas au lieu de départ à l’heure convenue, il peut être en droit de
partir, sous réserve des dispositions spécifiques. Cette règle vise à protéger les droits du
voyageur tout en maintenant un ordre juridique clair en cas de modification ou d’interruption
du voyage.
En Résumé, nous pouvons dire que ces deux dispositions illustrent la volonté du législateur
marocain de réguler de manière précise les modalités de transport et de voyage. L’article 476
établit une obligation de conformité aux règlements pour assurer la sécurité, tandis que
l’article 479 encadre les situations d’interruptions ou de rupture du voyage, protégeant ainsi
les droits des passagers face à des circonstances imprévues. Ces articles constituent donc des
éléments fondamentaux du cadre juridique régissant le transport au Maroc.
a) Le présomption de responsabilité (article 479)
En effet, l’article 479 du Code de commerce constitue l’un des piliers fondamentaux de la
responsabilité du transporteur. Il établit une présomption de responsabilité à l’encontre de ce
dernier en cas de perte, de destruction ou d’avarie des marchandises durant leur transport.
Selon cet article, « le transporteur est responsable, sauf preuve contraire, de la perte ou de
l’avarie survenue aux marchandises durant le transport »3. Cette disposition impose donc au
transporteur une charge de la preuve, le contraignant à démontrer qu’il n’a pas commis de
faute ou que la survenue du dommage résulte d’un cas de force majeure ou de cause
étrangère. Ainsi la logique sous-jacente à cette présomption est celle du donneur d’ordre ou
du propriétaire des marchandises, qui bénéficie d’un régime plus favorable en cas de litige. En
effet, en dépit de cette présomption, on peut constater que le transporteur dispose toutefois, de
moyen pour s’en exonérer, notamment en apportant la preuve qu’il a agi avec toute la
diligence requise ou que le dommage résulte d’un cas de force majeure, d’un acte de tiers ou
d’une faute du donneur d’ordre. La règle instaurée par l’article 479 reflète une tendance
générale dans le droit des transports, où la responsabilité du transporteur est souvent présumée
afin de favoriser la réparation rapide des dommages et la sécurité juridique pour le
bénéficiaire du transport.
Toutefois, il convient de souligner que cette présomption ne place pas le transporteur dans une
position d’irresponsabilité, mais lui impose une charge de la preuve qui peut s’avérer
complexe, notamment en cas d’impossibilité de déterminer avec certitude l’origine du
dommage. Et surement dans ce contexte que la jurisprudence marocaine a confirmé à travers
cette lecture de l’arrêt de la Cassation de la chambre de commerce en date du 12/01/2023

3
Article(s) : 479 - Loi n° 15-95 formant code de commerce promulguée par le dahir n° 1-96-83 du 15 Rabii I
1417 (1 Aout 1996)
intitulé : Responsabilité du transporteur ferroviaire4 : indemnisation confirmée du voyageur
pour retard injustifié (Cass. com. 2023), Réf : 34549 faisant un résumé du texte « Saisie d’un
litige relatif à l’indemnisation d’un voyageur ayant manqué une correspondance aérienne suite au
retard d’un train, la Cour de cassation rappelle qu’aux termes de l’article 479 du Code de commerce,
le transporteur ferroviaire est responsable du préjudice causé par le retard, sauf s’il prouve un cas de
force majeure.

En l’espèce, le transporteur invoquait, pour s’exonérer de sa responsabilité, une avarie


technique survenue sur la voie ferrée, qu’il qualifiait d’événement imprévisible et irrésistible
constitutif de force majeure.
La cour d’appel avait retenu la responsabilité du transporteur, considérant que celui-ci, en tant
que professionnel, est tenu à une obligation de diligence et de maintenance de son réseau et de
son matériel roulant. Elle avait également relevé que le transporteur n’avait pas démontré
avoir proposé des solutions de transport alternatives au voyageur pour éviter ou limiter les
conséquences du retard.
La Cour de cassation approuve cette analyse. Elle juge que la cour d’appel a légalement
justifié sa décision en écartant le moyen tiré de la force majeure, dès lors que le transporteur
professionnel n’établissait pas le caractère imprévisible et irrésistible de l’incident au regard
de ses obligations et qu’il avait, de surcroît, manqué à son obligation de proposer des mesures
alternatives.
Confirmant que le retard ouvrait droit à réparation des préjudices matériel et moral subis par
le voyageur, et que l’évaluation de ces préjudices relevait du pouvoir souverain des juges du
fond dès lors qu’elle était motivée, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par le
transporteur. »
Ainsi, nous pouvons constater que pour l’arrêt Cass. com., 2023, n° 34549 illustre bien la
rigueur avec laquelle la Cour de cassation encadre l’exonération de responsabilité du
transporteur ferroviaire. En rappelant l’article 479 du Code de commerce, la Cour confirme
que le retard engage la responsabilité du transporteur sauf cas de force majeure strictement
caractérisé. Or en l’espèce, l’avarie technique invoquée ne répondait pas aux critères
d’imprévisibilité et d’irrésistibilité, des lors que le transporteur, en tant que professionnel, est
tenu d’assurer la maintenance de son réseau et de proposer des alternatives en cas d’incident.
En validant l’indemnisation des préjudices matériel et moral du voyageur, la Cour renforce la
protection des usagers et souligne le caractère contraignante l’obligation de diligence qui pèse
sur les transporteurs ferroviaires.

b) L’étendue de l’obligation de sécurité du transporteur

Nous observons que dans le cadre

Nous observons que, dans le cadre du transport ferroviaire, l’obligation de sécurité constitue
l’un des piliers essentiels de la responsabilité du transporteur. En effet, en acceptant de
conclure un contrat de transport, le transporteur s’engage non seulement à assurer
4
Responsabilité du transporteur ferroviaire : indemnisation confirmée du voyageur pour retard injustifié (Cass.
com. 2023) Réf : 34549, N° de dossier 2021/1/3/1058
l’acheminement du voyageur à destination, mais également à garantir sa sécurité tout au long
du trajet. Cette obligation dépasse le simple transfert d’un point à un autre et inclut la
préservation de l’intégrité physique et morale du passager.

En droit marocain, la jurisprudence assimile cette obligation à une véritable obligation de


résultat : le transporteur est présumé responsable dès lors qu’un dommage survient au cours
du transport, sauf à démontrer l’existence d’une cause étrangère libératoire. Ainsi, il ne suffit
pas pour lui de prouver qu’il a agi avec diligence ; il doit garantir l’absence de tout dommage
lié au transport.

Par ailleurs, l’étendue de cette obligation implique que le transporteur doit veiller à la sécurité
de l’infrastructure ferroviaire, du matériel roulant, ainsi qu’à la qualité des services
offerts aux voyageurs. Comme l’a rappelé la Cour de cassation, arrêt n° 34549 du 15 juin
2023, un simple incident technique ne saurait constituer un cas de force majeure, dans la
mesure où le transporteur a l’obligation d’entretenir son réseau et de prendre toutes les
mesures nécessaires pour éviter la survenance d’un préjudice.

Dès lors, l’obligation de sécurité s’analyse comme un engagement global de protection du


voyageur, qui fonde la présomption de responsabilité prévue par l’article 479 du Code de
commerce.

Vous aimerez peut-être aussi