UNIVERSITE IBN ZOHR Département de physique
Faculté des sciences - Agadir Semestre II / AU 2023-2024
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TD - Optique géometrique - PC/MIP
– Série 2 –
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Exercice 1 : (Miroir plan)
1. ... Pour que la personne puisse se voir en entier par réflexion sur un miroir, deux conditions
doivent être remplies :
+ Un rayon issu du sommet de sa tête (B) doit passer par son œil (O) après réflexion sur le
miroir.
+ Un rayon issu de ses pieds (A) doit également passer par son œil (O) après réflexion sur le
miroir.
Ces conditions conduisent à la figure suivante :
M′
B B′
d
O O′
h−d
M
A M′′ A′
Les rayons BM’O et AMO sont tracés en tenant compte des lois de la réflexion. La hauteur du
miroir peut être limitée à la distance MM’.
+ Calculons la hauteur du sol à laquelle il faut accrocher le miroir afin que la personne puisse
s’y voir entièrement :
M est situé sur la médiatrice de [OA] donc :
AO h−d 160 − 10
MM′′ = = = = 75cm
2 2 2
+ La longueur minimale du miroir :
M’ est situé sur la médiatrice de [OB] donc :
OB d 0, 1
M′′ M′ = AB − = h − = 1, 6 − = 155cm
2 2 2
Ce qui nous permet de déduire M M’ :
MM′ = M′′ M′ − M′′ M = 155 − 75 = 80cm
2. ...
+ 1ère méthode :
Le miroir plan est un système optique simple rigoureusement stigmatique. On considère
l’œil (O) de la personne comme étant un point objet. La relation de conjugaison de position
pour le couple de points (O, O’) est donnée par :
HO′ = −HO
où H est la projection orthogonale de O sur le miroir.
On a :
d(HO′ ) d(−HO)
= = −1
d(HO) d(HO)
Donc si la personne s’éloigne du miroir d’une distance x, l’image se déplacera également de
x dans le sens opposé à la direction dans laquelle la personne s’est déplacée.
+ 2ème méthode :
Soit A un point et A’ son image à travers le miroir. A1 désigne la position de A après le
déplacement de la personne, et A1’ représente son image à travers le miroir :
On a :
HA′ = −HA et HA′ 1 = −HA1
HA′ = −HA
=⇒ A′ A′ 1 = A′ H + HA′ 1 = −AH − HA1 = −(AH + HA1 ) = −x
HA′
1 = −HA1
Exercice 2 : (Stigmatisme : Dioptre sphérique - Dioptre plan)
+
i′
i I
ω
C A A’ S
(n) (n’)
1. ... Ce dioptre est concave car : SC < 0.
2. ... En applique la troisième loi de Snell-Descartes en I on a :
n. sin i = n′ . sin i′
D’après la figure on a :
i < i′
Donc :
n > n′
La quantité : SC × (n′ − n) est positive, donc ce dioptre sphérique est convergent.
On peut également dire que les quantités SC et (n′ − n) sont de même signe, ou que le centre
du dioptre est dans le milieu le plus réfringent.
3. ... En appliquant la relation des sinus aux deux triangles CAI et CA′ I :
CA IA
=
sin i sin ω CA′
CA
=⇒ = ′
CA′ I Ā′
IA sin i IA sin i′
sin i′ = sin ω
En tenant compte de n sin i = n′ sin i′ , on a :
CA CA′
n = n′ ′
IA IA
4. ... Le dioptre est éclairé maintenant dans les conditions de l’approximation de Gauss.
(a) ...
+ Les rayons utilisés pour la formation des images sont très peu inclinés à l’axe optique ou
rayons paraxiaux.
+ Les points objets doivent être voisins de l’axe optique.
(b) ... Dans les conditions de l’approximation de Gauss, les points d’incidence I sont très proches
ou très voisins du sommet S : =⇒ I ≈ S
d’où :
CA CA′
n = n′
SA SA′
(c) ... ...
+ La formule de conjugaison du dioptre sphérique origine au sommet :
On a :
CA CA′ CS + SA ′ CS + SA
′
n = n′ ⇒ n = n
SA SA′ SA SA′
d’où :
! !
CS ′ CS
n 1+ =n 1+
SA SA′
Ce qui implique :
n′ n n′ − n
− =
SA′ SA SC
+ La formule de conjugaison du dioptre sphérique origine au centre :
On a :
CA CA′ ′ SA SA′ ′ SC + CA SC + CA′
n = n′ =⇒ n = n ⇒ n = n
SA SA′ CA CA′ CA CA′
d’où :
! !
′ SC SC
n 1+ =n 1+
CA CA′
Ce qui implique :
n′ n n′ − n
− =
CA CA′ CS
(d) ... La position des foyers principaux F et F’ :
+ Le foyer principal objet F est un point objet sur l’axe optique optique, à partir duquel les
rayons lumineux se propagent parallèlement à l’axe optique après la réfraction, formant
ainsi une image à l’infini sur l’axe optique.
Donc on a :
(MS)
A ≡ F −−−→ A′ → ∞
La correspondance optique entre le point F et son image à l’infini se traduit, d’après la
relation de conjugaison, par :
n n′ − n
0− =
SF SC
n
=⇒ SF = −SC
n′ − n
+ Le foyer principal image F’ est un point sur l’axe optique où convergent les rayons
lumineux provenant d’un point sur l’axe optique situé à l’infini.
Donc on a :
(DS)
A → ∞ −−−→ A′ ≡ F′
la correspondance optique entre le point F’ et son objet à l’infini se traduit, d’après la
relation de conjugaison, par :
n′ n′ − n
− 0 =
SF′ SC
n′
=⇒ SF′ = SC
n′ −n
La nature des foyers principaux objet et image :
+ SF = − n′n−n × SC < 0 =⇒ Le foyer principal objet F est réel.
n′
+ SF′ = n′ −n × SC > 0 =⇒ Le foyer principal image F’ est réel.
Remarque : Puisque le dioptre est convergent donc ses foyers F et F’ sont réels.
(e) ...
L’expression de la convergence V de ce dioptre :
n′ n
V= = −
SF′ SF
′
n −n
=⇒ V =
SC
V est positive, donc le résultat de la question (2) est vérifié.
5. ... Si le rayon de courbure R est tend vers l’infini :
(a) ... Le système optique simple obtenu est un dioptre plan qui n’est pas rigoureusement
stigmatique.
(b) ... Les foyers sont rejetés à l’infini ce système optique est afocal.
n′ n
(c) ... SA′
− SA
=0
Exercice 3 : (Dioptre sphérique - Miroir sphérique)
Partie A :
1.
2. ...
(a) ... Le dioptre sphérique est convexe =⇒ SC > 0.
(b) ... Ce dioptre sphérique est divergent car le centre du dioptre est dans le milieu le moins
réfringent (n′ = 23 n < n).
3. ...
(a) ... La relation de conjugaison, avec origine au sommet du dioptre sphérique, définit la relation
entre les positions, sur l’axe optique, de l’objet (AB) et celle de son image A’B’ par rapport
au sommet S du dioptre. Elle s’écrit :
n′ n n′ − n
− =
SA′ SA SC
(b) ...
+ Le foyer principal objet F, est un point objet sur l’axe optique, dont l’image se forme à
l’infini.
+ Le foyer principal image F’, est le point image sur l’axe optique, d’un objet situé à l’infini.
(c) ...
+ Le foyer principal objet F :
D’après la définition on a :
(DS)
A ≡ F −−−→ A′ → ∞
Donc la correspondance optique entre le point F et son image à l’infini se traduit, d’après
la relation de conjugaison, par :
n n′ − n
0− =
SF SC
n n
⇒ SF = − SC =⇒ SF = − ′ R
n′ −n n −n
+ Le foyer principal image F’ :
D’après la définition on a :
(DS)
A → ∞ −−−→ A′ ≡ F′
Donc la correspondance optique entre le point F’ et son objet à l’infini se traduit, d’après
la relation de conjugaison, par :
n′ n′ − n
− 0 =
SF′ SC
n′ n′
⇒ SF′ = SC =⇒ SF ′ = R
n′ − n n′ − n
+ La nature des foyers F et F’ :
n
SF = − R > 0, donc F est virtuel.
n′
−n
n′
SF′ = + ′ R < 0, donc F′ est virtuel.
n −n
+ Remarque : Puisque le dioptre est divergent donc ses foyers F et F’ sont virtuels.
(d) ...
+ Le rapport algébrique des distances focales f et f’ :
n ′
f′ SF′ ′ SC n′
= = n −n = −
f SF − n′n−n SC n
On déduit que les foyers sont toujours de même nature : soit tous les deux réels, soit
tous les deux virtuels, et ils sont situés de part et d’autre du sommet, à des distances
proportionnelles aux indices.
+ La somme algébrique des distances focales f et f’ :
n n′
f + f ′ = SF + SF′ = − SC + SC = SC
n′ − n n′ − n
Les foyers sont symétriques par rapport au milieu de [SC].
Soit M le milieu de [FF’], on a :
SF + SF′ = SM + MF + SM + MF′ = 2 ∗ SM = SC
Donc M est le milieu de [SC].
(e) ... Les distances focales f et f’ :
n
f = SF = − R =⇒ f = +3R =⇒ f = +6 cm
n′
−n
n′
f ′ = SF′ = + ′ R =⇒ f ′ = −2R =⇒ f ′ = −4 cm
n −n
(f) ... La convergence du dioptre :
n′ 1
V= =⇒ V = = −25δ
SF′ −0.04
4. ...
(a) ...
La position de l’image A’B’ de l’objet réel AB :
On a :
n′ n n′ − n
− =
SA′ SA SC
Donc :
n′
SA′ = n′ −n n
SC
+ SA
AN :
SA′ = −2 cm
(b) ...
Le grandissement linéaire γ de ce dioptre :
nSA′ 3 ∗ SA′
γ= =⇒ γ = =⇒ γ = 0, 5
n′ SA 2 ∗ SA
(c) Les caractéristiques de l’image A’B’ :
+ SA′ < 0 =⇒ A’B’ est une image virtuelle.
+ γ > 0 =⇒ A’B’ est une image droite (même sens que l’objet).
1
+ γ= 2 =⇒ L’image A’B’ est deux fois plus petite que l’objet AB.
...
(d) ...
Pour tracer l’image de l’objet AB à l’aide de ce dioptre sphérique divergent, on peut utiliser
deux des trois rayons suivants :
+ Un rayon issu de B, parallèle à l’axe optique, est réfracté par le dioptre de manière à ce
que son prolongement passe par le foyer principal image F’.
+ Un rayon issu de B et passant par le centre du dioptre n’est pas dévié, car il s’agit d’une
incidence normale.
+ Un rayon issu de B, dont le prolongement passe par le foyer principal objet F, est réfracté
parallèlement à l’axe optique.
L’image B’ de B résulte de l’intersection des prolongements de deux parmi ces trois rayons.
Quant à A’, l’image de A, elle est obtenue par la projection orthogonale de B’ sur l’axe
optique.
B
B’
A F’ A’ S C F
Partie A :
1. ... SC > 0 =⇒ Le miroir sphérique est convexe et divergent.
2. ... La relation de conjugaison, avec origine au sommet du miroir sphérique est donnée par :
1 1 2
′
+ =
SA SA SC
3. ...
+ Le foyer principal objet F :
D’après la définition on a :
(MS)
A ≡ F −−−→ A′ → ∞
Donc la correspondance optique entre le point F et son image à l’infini se traduit, d’après
la relation de conjugaison, par :
1 2
0+ =
SF SC
1 R
⇒ SF = + SC =⇒ SF = +
2 2
+ Le foyer principal image F’ :
D’après la définition on a :
(MS)
A → ∞ −−−→ A′ ≡ F′
Donc la correspondance optique entre le point F’ et son objet à l’infini se traduit, d’après
la relation de conjugaison, par :
1 2
+ 0 =
SF′ SC
1 R
⇒ SF′ = SC =⇒ SF′ =
2 2
+ La nature des foyers F et F’ :
R
SF = + > 0, donc F est virtuel.
2
R
SF′ = + > 0, donc F′ est virtuel.
2
+ Remarque : Puisque le miroir est divergent donc ses foyers F et F’ sont virtuels.
4. ...
+ La position de l’image A’B’ de l’objet réel AB :
On a :
1 1 2
′
+ =
SA SA SC
Donc :
1
SA′ = 2 1
SC
− SA
AN :
6
SA′ = cm
7
+ SA′ > 0 =⇒ l’image A’B’ est virtuelle.
5. ...
Le grandissement linéaire γm du miroir :
SA′ SA′ 1
γm = − =⇒ γm = − =⇒ γm =
SA SA 7
6. ...
+ La hauteur de l’image A’B’ :
A′ B′ A′ B′ 1 1
γm = =⇒ = =⇒ A′ B′ = AB
AB AB 7 7
1
=⇒ A′ B′ = cm
7
+ A′ B′ > 0 =⇒ L’image A’B’ est droite.
7. ...
Pour tracer l’image de l’objet AB donnée par ce miroir divergent, on peut utiliser deux rayons
parmi les trois suivants :
+ Un rayon issu de B, parallèle à l’axe optique, réfléchi par le miroir de sorte que son prolon-
gement passe par les foyers principaux ;
+ Un rayon issu de B, dont le prolongement passe par le centre, et qui est réfléchi sur lui-même ;
+ Un rayon issu de B, dont le prolongement passe par le foyer, réfléchi parallèlement à l’axe
optique.
B
B’
A S F C
F’
L’image B’ de B est l’intersection des prolongements de deux parmi les trois rayons ci-dessus.
Quant à A’, l’image de A, elle est obtenue par la projection orthogonale de B’ sur l’axe optique.
La figure tracée à l’échelle réelle (1/1) confirme les résultats précédents.
L’objet AB, étant assez éloigné du sommet du miroir, produit une image A’B’ qui se rapproche
des foyers et est de très petite taille. Par conséquent, pour obtenir une image claire, il est
nécessaire de rapprocher l’objet du sommet. Voici un exemple où AB est rapproché de 5 cm :
B’
A S A’ F C
F’