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Holt Physics

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.
PHILOSOPHIE PRATIQUE. — PHILOSOPHIE DE l'ART 187
l'homme peut s'entendre de deux manières différentes; il peut s'agir
de TELS ou TELS BIENS PARTICULIERS, et il peut s'agir dr bien qui
est à lui seul LE Bien de l'homme, et dont dépend, comme on dit, le
sens de la vie humaine. § i. — Philosophie du « Faire ». 55. — Des
diverses « sciences pratiques » qui s'occupent du bien de l'homme
au premier point de vue, (au point de vue de tels ou tels biens
particuliers, et non pas du Bien pur et simple de la vie humaine),
aucune, nous l'avons indiqué plus haut (a), n'est une philosophie :
aucune en effet ne vise à régler l'action de l'homme par rapport à la
cause la plus élevée de l'ordre pratique, e'est-à-dire (car dans l'ordre
pratique c'est le but ou ïa fin poursuivie qui a raison de cause ou de
principe) par rapport à la Fin dernière (Bien absolu de l'homme.) Ces
(( sciences pratiques » ne sont pas non plus de vraies seiences
proprement dites, car elles ne procèdent pas d'une manière
démonstrative, et en résolvant des conclusions en leurs principes.
Bien plus que des sciences elles sont des arts; et elles rentrent
directement dans la grande catégorie de l'Art, non dans celle de là
Science. Quel est donc le caractère essentiel de l'Art pris dans toute
sa généralité? C'est de diriger une œuvre à faire, en sorte qu'elle soit
fabriquée, façonnée ou disposée comme elle doit l'être, et d'assurer
ainsi la perfection ou la lx)nté, non pas de l'homme qui agit, mais de
la chose elle-même ou de l'ouvrage fait par l'homme. (a) voir p. 102
a).
[8S DIVISION DE LA PHILOSOPHIE. PRINCIPAUX
PROBLÈMES C'est ainsi que l'art appartient à l'ordre pratique : en
réglant une œuvre à produire, non par rapport îi l'usage que nous
devons faire de notre libre arbitre, mais par rapport à la manière
dont l'œuvre comme telle et en elle-même doit être exécutée.
Disons que l'art concerne ce qui est à faire, (ou, comme on dit, le
factibile, -otrjTov). Cet aspect formel d'œuvre à faire se trouve avant
tout réalisé dans les ouvrages matériels produits ou façonnés par
l'homme (Jactibile proprement dit). Mais par extension il peut se
rencontrer aussi dans des œuvres purement spirituelles; il déborde
alors la sphère du pratique comme tel, en tant que pratique s'oppose
à spéculatif et se rapporte à une action autre que celle du pur
connaître : c'est ainsi qu'il peut y avoir oeuvre à faire dans l'ordre
purement spéculatif, (un raisonnement, une proposition, sont des
œuvres, mais des œuvres de la raison spéculative), et qu'il y a des
arts comme la Logique qui sont des arts spéculatifs. Mais on ne
saurait établir une théorie générale de l'Art et de l'œuvre a, FAmE
qu'en se plaçant au point de vue des concepts et des principes les
plus universels et les plus élevés de la connaissance humaine : une
telle théorie tombe donc sous le domaine de la philosophie. La partie
de la philosophie ainsi délimitée est bien pratique, puisqu'elle vise
l'œuvre à faire, et qu'elle Sophie dei'Art. tend à régler de haut des
disciplines pratiques. Elle ne saurait toutefois, étant une science
proprement dite, être essentiellement pratique, elle demeure
essentiellement spéculative par son objet et par son mode de
procéder, et de plus elle demeure extrêmement éloignée de
l'opération elle-même : non seulement en effet elle reste étrangère à
l'application des règles artistiques à l'œuvre particulière à produire,
mais encore les règles qu'elle donne sont beaucoup trop générales
Phtlosoptile de r œuvre à faire ci Philo 
nULOSOPlIIE PRATIQUE. — MOUALE 189 IK)ur être
immédiatement applicables à cette œuvre, et pour mériter le nom de
règles artistiques proprement dites; elle n'est donc qu'improprement
et très imparfaitement pratique. Seuls les différents arls (disciplines
essentiellement pratiques) possèdent des règles suffisamment
déterminées pour être immédiatement applicables à l'œuvre
particulière à accomplir; et à eux seuls il appartient d'appliquer ces
règles. Et môme, à l'exception des beaux-arts, (dont l'objet, la
Beauté, est lui-même universel et immatériel, et permet par suite à
la philosophie d'exercer effectivement, bien que de très haut, son
office de régulatrice suprême), les autres arls, n'ayant en eux rien
d'universel qui puisse tomber sous la considération de la philosophie,
sinon qu'ils sont des arts, se dérobent presque entièrement à toute
régulation provenant de la philosophie. Pour caractériser exactement
cette partie de la philosophie, il faudrait l'appeler philosophie du «
faire »; nous l'appellerons simplement philosophie de l'Art /,-NXTi 1
1 , i>i 1 Problèmes de (169). INous devrons nous y demander tout d
abord en la phiiosoriiie quoi consiste l'art, s'il est bien, ainsi que
l'enseigne saint Thomas, une vertu de l'intellect pratique, et
comment il se distingue à la fois des vertus spéculatives (intelligence
des principes, science, sagesse), et des vertus morales, de la
prudence notamment; ensuite comment il faut diviser l'art, et classer
les différents arts; enAn quels sont les principes suprêmes et les
conditions propres, — mais seulement de l'ordre le plus général et le
plus élevé, — des arts qui ont la beauté pour objet (beaux-arts), et
qui occupent par là un rang transcendant parmi les autres arts. § 2.
— Philosophie de V « Agir ». 56. — Quant à la science pratique qui
vise à procurer le Bien pur et simple de l'homme, elle constitue la
Morale ou Élhiquc. Comme elle a pour objet de l'Art.
Philosophie qu tgo DIVISION DE LA PHILOSOPHIE. —
PRINCIPAUX PROBLÈMES propre non pas la perfection des œuvres
façonnées et de l'acte 'hu- produite3 par l'homme, mais la bonté ou
la perfection main ou Ethi- j ^,^_ i . a • •. j 7> '-i de 1 nomme lui-
même qui agit, ou de l usage qu il fait librement de ses facultés, elle
est proprement la science de l' (( AGIR », la science des actes
humains (de Vagibile comme on dit, ou du -o'XY.zô'i , c'est-à-dire de
l'usage libre, en tant que libre, de nos facultés.) L'Éthique est
pratique autant que peut l'être une vraie science proprement dite,
car elle fait connaître, non seulement les règles suprêmes
applicables de très loin, mais aussi les règles prochaines applicables
à l'acte particulier à accomplir. En même temps cependant cette
science vise, non pas telle ou telle fin secondaire, mais la Fin
suprême (le Bien absolu de l'homme), c'est-à-dire la cause la plus
élevée de l'ordre pratique : elle est donc une philosophie. Elle est
purement et simplement la Philosophie pratique. REMARQUE. — Si
l'Éthique est pratique autant que peut l'être une vraie science
proprement dite, il ne faudrait pas croire pour cela qu'elle est
essentiellement pratique, (aucune science vere et proprie dicta n'est
essentielleinent pratique), ni qu'elle suffit à faire bien agir l'homme.
Elle donne en effet des règles prochaines applicables aux cas
particuliers, mais elle est impuissante à nous les faire appliquer
toujours comm€ il faut aux cas particuliers (i 60), en évitant les
difficultés provenant de nos passions et de la complexité des
circonstances matérielles. Elle demeure donc essentiellement
spéculative par son objet formel (actes humains à connaître) et par
son mode de procéder, (qui consiste à résoudre des vérités en leurs
principes, non à mouvoir à l'action), et elle est encore
Ethique. PHILOSOPHIE PRATIQUE. — MORALE 191
improprement pratiquc(i6i). Pour que l'homme opère bien dans
l'ordre de r« agir », la science morale doit se doubler de la vertu de
prudence, qui, si nous nous servons d'elle, nous fait toujours et bien
juger de l'acte à accomplir, et vouloir sans défaillance ce qui a été
ainsi jugé l)on. D'autre part l'Éthique ne fournit les règles de la
conduite humaine que dans l'ordre naturel et par rapport à la Fin
dernière de l'homme telle qu'elle serait si l'homme avait pour fin une
béatitude naturelle. Or l'homme ayant pour fin dernière, en fait, une
fin surnaturelle, (Dieu possédé non par la connaissance imparfaite
de la raison humaine comme telle, mais par la vision béatifique et
déifiante de l'essence di- Problèmes da vine) , et ses actes devant
être réglés par rapport à cette fin surnaturelle et de manière à l'y
conduire, l'Éthique ou Morale philosophique est évidemment
insuffisante à lui enseigner tout ce qu'il doit savoir pour bien agir.
Elle doit être complétée et surélevée par les enseignements de la
révélation. Le mot pratique, appliqué à l'Ethique, ne signifie pas
seulement « qui a pour fin une action autre que celle de seulement
connaître » (en ce sens-là, « pratique », qu'il s'agisse de l'art ou de
la morale, s'oppose à « spéculatif » ); il signifie aussi, en un sens
plus étroit, « qui se rapporte à l'Agir » : (le TrpaxTov , domaine
propre de la science et des vertus morales, s'oppose alors au
ttoititov, domaine propre de l'Art). 57. — La question capitale à
laquelle la Philosophie pratique doit répondre avant tout, est
évidemment la question de savoir EN QUOI CONSISTE (au point du
vue de l'ordre naturel) la fin dernière ou LE Bien absolu de l'homme.
Après cela il lui faut étudier LES actes par lesquels l'homme se dirige
vers sa fin dernière ou s'en éloigne, les examiner d'abord dans leur
nature et
iga DIVISION DE LA PHILOSOPHIE. — PRINCIPAUX
PROBLÈMES dans leur mécanisjne intime, ensuite dans ce qui fait
leur moralité, c'est-à-dire dans ce qui les rend bons ou mauvais; il lui
faut étudier en elles-mêmes LA RÈGLE SUPRÊME de ces actes (de là
les questions concernant la loi éternelle et la loi naturelle), et LEUR
RÈGLE IMMÉDIATE (de là les questions concernant la conscience); il
lui faut étudier aussi LES PRINCIPES INTRINSÈQUES d'oii procèdent
ces actes, c'est-à-dire les vertus morales et les vices. Mais l'Éthique
étant une science pratique, ne doit pas s'arrêter à ces considérations
universelles, elle doit descendre à la détermination plus particulière
des actes humains et de leurs règles; de là l'obligation pour elle
d'étudier d'une manière plus détaillée les règles qui commandent la
conduite de l'homme, d'abord en ce qui concerne SON PROPRE
BIEN, ensuite en ce qui concerne LE BIEN d'autrui, (et par
conséquent la vertu de justice.) Cette dernière considération
introduit nombre de questions de grande importance, qui
ressortissent à ce qu'on appelle le Droit naturel, et qui portent en
premier lieu sur ce que l'homme doit A Dieu (question de la religion
naturelle) (a), en second lieu sur ce qu'il doit aux autres hommes; ici
viennent les problèmes qui concernent les hommes PRIS
individuellement. (a) C'est-à-dire de la religion telle qu'elle serait
abstraction faite de l'ordre surnaturel auquel l'homme a été élevé en
réalité.
PUILOSOPaiE PRATIQUE. — MORALE ig3 (droit individuel,
question de la propriété par exemple), et ceux qui concernent les
hommes PRIS GOMME MEMBRES d'un tout naturel au bien commun
duquel les individus doivent servir, — famille et société politique, —
(droit social.) a) Aristote subdivisait la science des mœurs ou de
Vagir humain (Éthique au sens large) en trois parties : science des
actes de l'homme comme individu, ou Éthique (au sens étroit du
mot) ; science des actes de l'homme comme membre de la société
domestique, ou Économique ; science -des actes de l'homme comme
membre de la cité (société civile), ou Politique (162). b) Par rapport
au problème capital de la Morale, — problème de la Fin dernière de
l'homme, — nous pouvons retrouver une dernière fois la division
sommaire des écoles philosophiques en trois groupes. L'école d
'Aristote et de saint Thomas enseigne que toute la vie morale
dépend de la tendance au souverain Bien de i'homnae ou à la
Béatitude, et que l'objet en lequel consiste cette béatitude est Dieu,
— Dieu que nous devons aimer non poux nous mais pour Ivd (par là
même qu'il est notre fin dernière, c'est-à-dire voulue et aimée pour
elle-même, et non pour aucune autre) Les écoles qui ordonnent les
actes humains au plaisir (hédonisme, Aristippe, Epicure), ou à l'utile
{utilitarisme, Bentham, Stuart Mill), ou à l'Etat (Hegel et «
sociologistes » contemporains), ou à l'Humanité (Auguste Comte),
ou au Progrès (Spencer), ou à la Sympathie (école écossaisse), ou à
la Pitié (Schopenhauer) , ou à la production du Surhomme
(Nietzsche), assignent à l'homme pour fin dernière quelque chose de
créé, et par là elles abaissent l'homme au-dessous de lui-même. Les
écoles qui prétendent que la Vertu (stoïciens, Spinoza) ou le Devoir
(Kant) se suffit à soi-même, soit parce que la Vertu est la Béatitude
même, soit parce que la recherche de la Béatitude offense la
Moralité, assignent pour fin dernière à l'homme l'homme lui-même,
et par là, tout en paraissant diviniser l'homme, elles l'abaissent en
réalité au-dessous de lui-onôme, comme les écoles précédentes; car
sa grandeur d'homme est d'avoir pour seule fin k Bien incréé. 13
igi DIVISION DE LA PHILOSOPHIE. — PRINCIPAUX
PROBLÈMES Philosophie thomiste (Morale de la Béatitude ou du
Souverain Bien.) L'homme est ordonné à une Fin dernière autre que
lui-même, et cette Fin dernière est Dieu. Systèmes de Systèmes de
morale morale dégradant divinisant l'homme. l'homme. L homme n
est orL'homme est ordon- f ^^f ^ ^"^""^ f? né à une Fin dernière -
dernière autre que luiautre que lui-même, et "'^"^^' '°'* ^^^ '^
P.^.^" cette Fin dernière est Ç^^ \^f*" ^?'^ ^ ^\" quelque chose
de créé dernière (stoïcisme). (hédonisme, épicurisme, f°^^ ^",^
^^ P^^Pff ^^utilitarisme, etc.) ^^ "^ dépende d aucun Bien pour
lequel il serait fait (kantisme). c) Ainsi, à l'occasion de chacun des
grands problèmes de la Philosophie, la doctrine d'Aristote et de saint
Thomas, comparée aux autres doctrines, apparaît comme un
sommet entre deux erreurs opposées. C'est bien là un nouveau
signe de vérité, à ajouter à ceux que nous avons énumérés plus haut
(a). La vérité en effet ne saurait se trouver dans une philosophie qui
tienne le milieu entre des erreurs contraires par médio~ crité et en
tombant au-dessous d'elles, c'est-à-dire en se constituant par des
emprunts faits à l'une et à l'autre, en les équilibrant l'une par l'autre
et en les mélangeant par un choix sans lumière (éclectisme); mais
elle doit se trouver dans une philosophie qui tienne le milieu entre
des erreurs contraires par supériorité et en les dominant, en sorte
Cfue celles-ci apparaissent comme des fragments tombés détachés
de son unité. Car il est clair que si elle est vraie, cette philosophie
doit voir à plein ce que l'erreur ne voit que d'une manière partielle et
partiale, et doit aussi juger et sauver, par ses principes propres et
par sa propre lumière, ce cpie l'erreur, sans «avoir elle-même le
discerner, comporte de vérité. (a) Voir p. 62-63.
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CONCLUSION 58. — La Philosophie se divise donc en trois


grandes parties : Logique, Philosophie spéculative ec Philosophie
pratique; ou encore, si nous tenons compte de» subdivisions de ces
trois parties, en sept parties principales : Logique Mineurs, Logique
Majeure; Philosophie des Mathématiques, Philosophie de la Nature,
Métaphysique; Philosophie de l'Art et Morale. Tel sera ordre suivi
dans ce cours, et que nous oouvons résumer dans le tableau suivant
: 1. Logique mi7ieiire '• \ °" « formelle .. ; les Règles du Logique \ n
t • Raisonnement. ^. Logique majeure ou « matérielle » : la Matière
du Raisonnement. 3. Philosophie des Mathématiques : la Quantité. Il
1 ^ i« M j ( Cosmologie. H. I I le Monde * Philosophib / 4.
Philosophie ) matériel. SPÉCULATIVE \ ^« ia Nature, j \ l'Homme
Psychologie. \ 'a Vérité Critique. \ ^' ^«'^«M!/«?«e. j l'être en
génér.1.. Ontologie. III. / (l'Être a se Théodicée. divises
KiencinhLJnT'^ "°" ■"' * '" »P«/'c«<.on de="" homme="" on=""
a="" la="" philosopme="" prallquc=""/>
DIVISION DE LA PHILOSOPHIE Au point de vue de la
spécification des sciences philosophiques (i64), l'Éthique, qui traite
des vertus morales de l'homme (i65), et qui a pour objet formel 1' «
agir » humain, et la Philosophie de l'Art, qui traite des vertus
inteUectualle» pratiques de l'homme, et qui a pour objet formel le
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APPENDICE INDICATIOIVS PRATIQUES I Dans un cours de


philosophie d'une durée totale de huit à neuf mois, la présente
Introduction générale peut être distribuée en 21 leçons, de la façon
suivante : I. Première notion de la Philosophie. — La pensée
philosophique avant la Philosophie proprement dite. (N°» I à 6. — Le
N° 5 sera Pages omis, on fera l'objet d'une simple lecture.). i à si II.
Les premiers Sages de la Grèce. — Les Ioniens. — Les Italiques ÇS°'
7 à 10.) 22 a 33 m. Les Éléates. — La Sophistique et Socrate. (N°»
II à i4..) 33 à 43 rv. Les Petits Socratiques. — Plator. (N«» i5 à 18.)
43 à 5i V. Aristote. — La philosophia perennis (N°" 19 à 23.) 5i à 64
VI. Définition de la Philosophie. — La Philosophie et les sciences
particulières. (N
igS INTRODUCTION DE LA PHILOSOPHIE XI. Les
problèmes de la Philosophie des Mathématiques, de la Philosophie
naturelle et de la Psychologie. (N"» 38 à 43.) ii5 à 126 XII. Les
problèmes de la Critique. (N
APPENDICE 199 les obligerait à un travail personnel des
plus utiles. En fait cependant, étant donné la surcharge des
programmes, il est difficile de le leur demander, car on ne peut
guère compter qu'ils aient plus d'une heure ou d'une heure et demie
d'étude à consacrer chaque jour à la leçon de philosophie, laps de
temps juste suffisant pour assimiler convenablement celle-ci. Nous
avons donc rédigé un résumé aide- mémoire indépendant, qu'on
trouvera encarté dans le volume, et dont l'élève pourra se servir
commodément pour apprendre ses leçons. Cette disposition (a) nous
a paru de beaucoup préférable à celle qui place les résumés en fin
de volume ou en fin de chapitre. Elle permet à l'élève d'avoir le
résumé sous les yeux pendant qu'il lit les pages correspondantes du
mianuel et qu'il étudie sa leçon; en outre elle facilitera beaucoup le
travail de revision. L'élève devra apprendre par cœur la partie du
résumé aide-mémoire correspondant à chaque leçon. IV Progralime
officiel. — A notre Introduction générale à la Philosophie correspond
dans le programme officiel du Baccalauréat la section intitulée
Introduction, et qui porte sur l'u objet » et les u divisions "de la
philosophie » (voir en particulier pp. 64 à 71 et 99 à 196.) Les pages
71 à 81 traitent en outre, — mais d'une manière partielle,
abstraction faite des controverses qui seront étudiées en Logique
Majeure et en Critique, — des « rapports de la métaphysique avec la
science », que le programme place dans îa section intitulée
Métaphysique. (a) Cette distinction nous a été siiRfrérée par notre
collègue M. Jeanjean, professeur de psTchologle pécui?oglque à
l'Institut CaUiolique de Paris, que nous remerclonâ Ici àt ses utiles
conseils.
INTRODUCTiON DE LA PHILOSOPHIE Au sujet dés «
divisions de la philosophie », noter que l'ordre adopté dans la
plupart des traités universitaires, comme dans le programme officiel,
(Psychologie, Esthétique, Logique, Morale, Métaphysique) est crit*
cable à bien des points Te vue. Il brise la continuité de la philosophie
spéculative, en intercalant la Morale entre la Psychologie et la
Métaphysique; il déplace îa Logique du rang que d'après la nature
des choses cette science doit occuper dans l'enseignement (voir plus
haut pp. loo et loi); enfin et surtout, en commençant par la
Psychologie et en omettant toutes les autres parties de la
Philosophie naturelle (a), il cède à la tendance subjectiviste qui
règne dans la philosophie depuis Descartes, et qui fait regarder les
faits de conscience comme l'objet par excellence du philosophe et
comme l'unique réalité que puisse atteindre directement la pensée.
Dissertations. — Il n'y aurait que peu d'avantage à donner des sujets
de dissertation ( « Quel est l'objet de la philosophie.!* » « Distinguer
la science positive et îj philosophie », etc.) correspondant aux
questions très générales traitées dans cette Introduction, et avec
lesquelles lej élèves ne sont pas encore assez familiarisés. Mieux
vaut, croyons-nous, pendant les premières cemaines, habituer les
élèves à construire un plan détaillé, avec divisions et subdivisions
clairement marauées, sur certains sujets que leurs précédentes
études ou la simple réflexion naturelle leur permettent de traiter plus
facilement, par exemple sur quelquesuns des sujets suivants. (0) Le
problème de « 1^ Matière -', qui concerne proprement la Philosophie
n:.turelle, est i>\avé par le programme dans la section
Métaphysique.
APPENDICE 30I — Quels sont à votre avis les avantages de
la culture scientifique et de la culture littéraire au point de vue de la
formation de l'esprit? — Lamartine avait-il raison de condamner les
fables de La Fontaine comme exerçant dans l'éducation morale des
enfants une pernicieuse influence ? — Rôle de la raison et de la
sensibilité dans la création poétique. — Faut-il dire avec Rousseau
que le progrès des sciences et des arts entraîne nécessairement la
corruption des mœurs ? — Expliquer et discuter ces deux formules :
(( Il faut aller à la vérité avec toute son âme », « R faut éviter, en
matière intellectuelle, toute préoccupation morale. » (Toulouse.) —
Descartes a-t-il eu raison de dire : « Le bon sens est la chose du
monde la mieux partagée » ? (Clermont-Ferrand.) — Commenter et
discuter cette définition de Wundt : « L'esprit est une chose qui
raisonne. » (Paris.) — Classer les divers sens dans lesquels Pascal
emploie le mot cœur, et essayer de préciser sa pensée sur ce point.
(On aura recours pour cette dissertation à Vindex d'une bonne
édition de Pascal.) — Que pensez-vous de la peine de mort ? — De
quels éléments l'idée de l'égalité de tous les hommes est-elle
composée? (Gaen.) Et quels sens divers cette idée comporte-t-elle ?
— De la sincérité. Ses degrés. Peut -on se mentir à soimême?
(Nancy.) — Le Duel. On ferait faire aux élèves un exercice également
fort utile en leur demandant de résumer le chapitre d'un ouvrage
philosophique qu'on leur indiquerait, d'en marquer avec soin les
articulations principales, d'en dégager le plan. VI Lectures. — Il
convient de faire correspondre à V Introduction à la Philosophie des
lectures d'ordre généra', propres à éveiller l'esprit aux
préoccupations
202 INTRODVCTION DE LA PHILOSOPHIE spéculatives.
Bien des listes peuvent être proposées. A titre d'exemple nous
indiquerons les ouvrages suivants. XÉNOPHON : Mémorables. Platon
: Apologie de Socrate. ^ Criton. [Phédon.] , Euthydème. [Gorgias.]
AaiSTOTE : [Ethique à Nicomaque, en particulier livres I, IV, V, VIII,
IX OU X.] [Politique, en particulier livres I, III, IV ou V.] [Poétique.]
BossuET : * Connaissance de Dieu et de soi-même. Pascal : Pensées
et Opuscules. J. DE Maistre : Les soirées de Saint-Pétersbourg. Le
Pape. Considérations sur la France. Blanc de Saint-Bonnet : La
Douleur. Ernest Hello : L'Homme. La Philosophie et l'athéisme. Ollé-
Laprune : * Le Prix de la vie. La Philosophie et le temps présent. Mgr
d'Hulst : * Mélanges philosophiques. Nouveaux mélanges
philosophiques. A.-D. Sertillanges : Les Sources de la croyance ejx
Dieu. La Vie intellectuelle. M. Grabmann ; Saint Thomas d'Aquin. —
Nous avons marqué d'un astérisque les ouvrages qui nous paraissent
les plus importants, au point de vue de l'initiation à la philosophie.
Nous avons placé entre crochets ceux dont la lecture est plus
difficile. FIN de l'introduction GÉNÉRALE
ISrOTES (1) R. p. Ed-. HUGON, 0. P., Professeur au Collège
Angélique, Curstis •pMlosophiae thomisticae, 6 vol., Lethleileux,
1903. (2) R. P. Joseph GREDT, 0. S. B., Elementa Phtlosophtae
arlstotelicothomisticae, 2 vol., Frlbourg-en-Brlsgau, Herder, 1909. (3)
R. P. Paul GÉNY, Professeur à l'Université Grégorienne, Questions
d'enseignement de philosophie scolastique, Paris, Beauchesne, 1913.
(4) Op. cit., p. 12. Dans la préface de sa Logique, (4° éd., 1905^ le
Cardinal Mercier écrivait qu'à ses yeux, pour qui veut rester fidèle à
l'esprit péripatétlcien, l'ordre d'enseignement doit être le suivant :
Introduction à la Philosophie, Cosmologie, Psychologie, Critériologie,
Ontologie, Théodicée, Logique, Morale, Histoire de la Philosophie.
C'est bien l'ordre que nous avons adopté, sauf en ce qui concerne la
Logique, qui doit, croyons-nous, constituer la première partie du
cours de philosophie, et donc venir Immédiatement après
l'Introduction, conformément à l'enseignement de saint Thomas «t à
la tradition scolastique. L'ordre d'enseignement que nous suivrons
{Introduction générale à la Philosophie, Logique, Philosophie
naturelle et Psychologie, Critique, Ontologie, Théodicée, Morale,)
concorde avec colui du Cursus à^l P. Hugon, à cette différence près
que ce dernier fait rentrer la Critique dans la Logique majeure, et
renvoie pour la Théodicée et la Morale à. l'étude directe de saint
Thomas. Il concorde également avec l'ordre des Elementa du P.
Gredt. Mais nous croyons nécessaire de développer l'Introduction
beaucoup plus que ne l'ont fait ces auteurs. (5) Dans les
remarquables études que nous citons plus haut, le P. Gôny propose
de scinder la Métaphysique en quatre parties, les deux premières
constituant une introduction à la philosophie réelle et devant suivre
Immédiatement la Logique, les deux autres au contraire pouvant «
sans Inconvénient, voire avec un sérieux avantage, reprendre leur
place d'autrefois, entre la Psychologie et la Théologie naturelle. »
(op. elt., p. 102). La solution que nous proposons nous semble
présenter les mômes avantages, avec en plus celui de ne pas
démembrer le traité de l'être en t
2o4 INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE (7) Abistote,
Métaph., livre I. c. n. 982 b. Commentaire de saint Tho. mas. Leçon
m. Cf. de Veritate, g. 7, a. 7. (8) Cf. P. Lemonnyer, O. p. (d'après
Schmidt). La Révélation pHmitlve et les données actuelles de la
science, Paris, Leooffre, 1914. (9) En traitant sommairement des
grandes religions aryennes, nous avons dû, non seulement Isoler par
abstraction dans ces religions l'aspect intellectuel gui Intéresse le
philosophe, mais encore simplifier et schématiser considérablement
des doctrines dont la complexité immense et mouvante, (surtout
dans le cas du brahmanisme et du bouddhisme) l'Imprécision, et
parfois l'incohérence, découragent l'historien. — Ajoutons gue les
interprétations gue nos érudits nous fournissent de la pensée
orientale restent encore conjecturales, et doivent vraisemblablement,
en ce gui concerne la philosophie, être souvent fort inadéguates.
(10) Le mot panthéisme est un mot relativement récent, introduit au
xviii' siècle par Toland dans le vocabulaire philosophigue. Mais la
chose gu'il désigne est aussi ancienne gue les premières erreurs
philosophlgues. Pour gu'une doctrine soit à bon droit gualiflée de
panthéiste, il n'est point nécessaire gu'elle déclare formellement gue
Dieu et les choses ne font gu'un (à ce compte-là bien peu de
panthéistes s'avouent tels), 11 suffit gue les affirmations gu'elle pose
soient logiguement inconciliables avec la distinction absolue de Dieu
et des choses. Cette remargue e^t particulièrement importante en
ce gui concerne les philosophies orientales, dont le panthéisme est
le péché commun. Il provient, en effet, chez elles du mode même de
penser gu'elles emploient, et gui paraît consister avant tout à user
de concepts analogues (gui se réalisent diversement en des choses
diverses) comme s'ils eoclstaient tels quels hors de l'esprit, comme
s'il y avait par conséguent des choses gui restassent les mêmes tout
en devenant, à des « plans » différents du réel, essentiellement
autres. C'est ainsi gu'Atman est à la fois le Principe suprême de
l'univers, supérieur à toute multiplicité, et le principe constitutif et
distinctif de chague personnalité.* Ce mode de penser, — gu'nn
retrouve plus ou moins accentué dans toutes les doctrines à
tendance « théosophigue », — permet d'échapper en apparence au
reproche de panthéisme, puisque, grâce à la contradiction foncière
gu'il comporte, 11 permet d'affirmer des diversités essentielles entre
termes qui logiguement devraient être identifiés. Mais précisément
parce gue de telles affirmations ne sont possibles gue grâce à une
contradiction de fond, il impligue en réallié un panthéisme
inextlrpable. (HT On pourrait dire à ce point de vue gue la pensée
hindouiste offre xm exemple éminent de pur intellectualisme ■
métaphysique. Considérant les choses uniquement sous le rapport
de la spéculation intellectuelle et de l'ordre universel, et non pas
sous le rapport de la rectitude de la volonté humaine, et de cet ordre
particulier qu'est l'ordre de l'homme à sa fin dernière, elle en arrive
presque à oblitérer la notion du bien et du mal moral, et la morale
qu'elle comporte consiste avant tout en une purification
métaphysique orientée exclusivement vers \in certain idéal de
coimaissance intellectuelle. On retrouve une tendance analogue dans
toutes les doctrines qui par intellectualisme outré confondent l'ordre
moral avec l'ordre métaphysique (confusion frappante dans l'Ethique
de Spinoza par * Comme les scolastiques, mais pour des motifs
différents, les hindous distinguaient d'ailleurs la personnalité (qui est
pour nous la subiisience spirituelle de l'âtme) d'avec l'individtmUté
matérielle (qui provient des dispositions du corps).
NOTES 2o5 exemple), et qui ne comprenant pas que Dieu
n'est pas seulement le profiKor iinivcrsalis de la création, mais aussi
le provlsor particularis de la vie morale *, prétendent finalement
s'élever au-dessus de la distinction du bien et du mal, et nier
l'existence du mal moral. (12) Telle est du moins l'Interprétation
courante de la métempsychose. Il n'est pas Invraisemblable que
cette interprétation soit une traduction populaire d'une doctrine
moins grossière, d'après laquelle tout Ctre passerait par une série
indéfinie d'états ou de cycles d'existence, chaque cycle ne devant
être parcouru qu'une seule fois, et l'existence terrestre n'étant qu'un
état particulier parmi tous les autres. L'Idée des réincarnations
successives ne viendrait alors que d'une déformation assez inepte de
cette théorie, qui se serait dégradée, notamment, en passant en
Occident (encore qu'on puisse se demander si, à l'origine, les
Pythagoriciens et les Orphiques n'entendaient pas surtout la
transmigration des âmes en un sens symbolique.) Il se pourrait
aussi, tout au contraire, que la théorie en question fût une
interprétation savante élaborée par les métaphysiciens hindous sur
le fond d'une croyance populaire à la transmigration. (13) Voy. note
11, et note a p. 15. (14) Kanada attribue d'ailleurs à ces atomes des
qualités réelles, en raison desquelles a lieu leur union. Notons que le
brahmanisme, qui répugne à l'aiomisme, admet cinç éléments
{l'éther formant le cinquième élément); le bouddhisme au contraire,
qui a accueilli l'atomisme, n'admet que quatre éléments. (15) Quelle
que soit la race à laquelle il convienne de rattacher les Chinois, en
tout cas leur histoire a des rapports beaucoup plus étroits avec celle
des aryens qu'avec celle des sémites. C'est pournuol nojis traitons de
la philosophie des Chinois dans la présente section. (16) Elle
enseignait l'existence d'un seul Dieu, — Shang-ti, — personnel,
intelligent, distinct du monde. Sublime Souverain des ptiuples, elle
enseignait aussi l'Immatérialité et l'immortalité de rame humaine. —
et même elle offrait aux âmes des ancêtres les mêmes sacrifices et
les mômes honneurs qu'aux bons Esprits gardiens des hommes. (17)
Selon toutes vraisemblances le Ciel (Tien) n'était autrefois que le
Bynonyme métaphorlqrue du Sublime Souverain (Shang-ti). (18)
Raymond Lulle dans ses tentatives 4'algèbre idéographique
procédera d'une manière analogue. (19) Voir note 10. (20) Ajoutons
qu'au xir siècle de rotre ère, Tchou-Hi. qu'on a regardé, à tort
semble-t-il, comme un matérialiste, a formulé, en la rattachant à la
tradition de Lao-Tseu, une doctrine qui est devenue dans
renseignement chinois une sorte de philosophie officielle ; 11 y
explique la constitution des choses par ime dualité de principes (li et
Hl) qui n'est pas sans rappeler la dualité de la forme et de la matière
cher Aristote et les Alexandrins. (21) Aristote, de Anima, I, 5 4ila 7.
(22) Plac. philos., V, 19, 1. DOX. 430, 15. (23) PS. Plut. Strom. fr. 2.
Dox. 57j, 17. (24) PLUT., Symp. Quaest. VIII, 579, 17. (25) Mttaph.,
IV, 5, 1010 a 13. ♦ Cf. SAINT THOMAS, Sum. thcol., la, q. 103, a. 8,
avec le comm. de Cajetan.
2o6 INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE (26) Phys., I, 2.
185 b 19. (27) Avec son maître Leucippe. — Leucippe et Démocrite
ont-Us subi l'influence du philosophe indien Kanada? On peut croire
plutôt à une coïncidence due à une similitude de préoccupations
intellectuelles (surtout s'il est vrai çue Eanada, dont la chronologie
est fort incertaine, soit contemporain de Démocrite ou même
postérieur à lui). En général 11 ne semble pa,i que la pensée
orientale ait Jamais agi sur la pensée grecque pour l'enseigner, au
sens propre de ce terme, ni pour lui transmettre tel ou tel système
en particulier. Que par contre elle ait agi sur les Grecs en les excitant
à la réflexion, et en leur fournlssanit des matériaux Intellectuels
(qu'eux seuls sont parvenus à traiter scientifiquement), cela ressort
manifestement du seul fait que la philosophie grecque a pris
naissance dans les régions du monde hellénique en contact avec
l'Orient. (28) Cf. ARISTOTE, Phys., I, 4, 187 à 26. SlMPLICIUS, Phys.,
155, 23. (29) Métaph.. I, 3, 984 b 18. (30) Dans cette société
régnait une obéissance absolue même en matière intellectuelle. C'est
dans la société pythagoricienne, et non pas dans les écoles du
moyen âge chrétien, que tout s'Inclinait devajit le Magister dtxit,
aùroç ecpa. (31) Comme le remarqua Gomperz, « les Grecs
asiatiques et une partie de la nation hindoue obéissaient déjà, avant
que Pythagore quittât sa patrie ionienne, au même maître, au
fondateur de l'empire perse, à Cyrus. » {Les Penseurs de la Grèce, I.
v.) Plus généralement il semble bien que c'est par l'école
pythagoricienne que certaines conceptions et certaines manières de
penser propres à l'Orient pénétrèrent d'abord en Grôce, pour passer
du pythagorisme au platonisme et au néo-platonisme, et de là,
grossies de nouveaux apports, à la gnose et an courant plus ou
moins occulte des métaphysiques hétérodoxes. — Voy. note 12. (32)
SLMPLICIUS, Phys., 732, 30 D. — Nietzsche, que la pensée du «
retour étemel des choses » obsédait et dése^érait, tenait de la
philosophie grecque cette idée singulière. (33) Métaph., I, 5, 986 a.
— De Cœlo, II, 13, 293 a. (34) SlMPLICIUS, Phys., 144, 25-145 23.
(Dias, frag. 8, 22.) (35) ARISTOTE, Phys., I, 3. (36) Pour Critias par
exemple, la croyance aux dieux était l'invention d'un homme d'État
avisé désireux de maintenir les citoyens dans l'obéissance, en
enveloppant la vérité de fictions. (37) C'est Protagoras qui voulait «
soumettre à la raison » les genres des noms : ainsi u/r^^n (la
colère) devait selon lui devenir du masculin; TTi^Xr,; (Ift casque) de
même, etc. (38) Rappelons par exemple La fameuse discussion qu'à
la suite d'un meurtre accidentel survenu dans tm jeu, Protagoras
Si>utint avec Périclès sur le point de savoir qui méritait d'être puni :
de l'organisateur du jeu, du joueur maladroit, ou du javelot lui-
même. (39) Magn. Moral., VII, 8. Cf. Eth., VII, 1. (40) Question à
laquelle il semblait lui-même ne répondre que d'une manière assez
obscuxe. (41) Cf. Saint Thomas, Sum. theol., I, q. 117, a. l. (42) Cf.
ARISTOTE, Métaph., XI, 4 ie78 b. 17-32.
NOTES 207 (43) Parménlde lui-môme ne s'était élevé à la
notion métaphysique de l'Etre qu'en flxant son regard sur le seul
monde corporel. (44) Llb. H, 362 A. (45) « Plato habuit malum
modum docendi ; omnla enim flgurate dicit et per symbola,
Intendens aliud per verba, quam sonent Ipsa Terbi. » S. Thomas, In
/ de Anima, vin. (46) C'est pourquoi nous arrêtons à Aristote cette
esquisse préliminaire de l'histoire de la philosophie, ou plus
exactement de l'histoirn de la formation de la Philosophie. L'histoire
de la philosophio ancienne après Aristote et l'histoire de la
philosophie moderne seron/t résumées dans le dernier fascicule de
ce Manued. (47) Et avant tout dans l'intelligence divine, préciseront
les scolastiques en faisant sa juste part à l'exemplarisme platonicien.
(48) Cf. S. Thomas, comment sur la Mctaph. d'Artstote, lib. I, lect.
10, n' 158, (éd. Cathala). (49) Métaph... lib. I, C, IX, 992 a 25 — 992
b 10. ^50) Métaph., lib. XII c. VII. lo72 b ; IX, 1074 b 35. (51) Ibld.,
lib. XII. c. X, 1076 a. (52) Alexandre, comment, in Métaph., ad 1045
a 36. (53) Descartes le déclare fort bien dans son Discours de la
Méthode : « Il n'y a pas tant de perfection dans les ouvrages
composés de plusieurs pièces, et laits de la main de divers maîtres,
qu'en cewx auxquels un seul a travaillé. » Mais 11 avait le tort, 1° de
croire qu'il lui appartenait précisément à lui-même de fonder la
philosophie, l'antiquité n'ayant pas su s'acquitter de cette œuvre ; 2*
de penser qu'à lui seul il était capable — si du moins le temps et les
expériences ne lui avalent fait défaut, — non seulement de fonder,
mais d'achever la science ; 3* de rejeter avec mépris tout l'effort des
générations précédentes et de la tradition humaine, au lieu
qu'Aristote n'a réussi dans son œuvre qu'en consultamt, discutant et
analysant la pensée de ses devanciers, et en profitant de tout le
labeur humain accumulé avant Itii. (54) On a attribué souvent à
Aristote certaines erreurs commises par ses disciples ou ses
commentateurs, notamment au sujet de l'âme humaine, et au sujet
de la Science et de la Causalité divines. Mais un examen attentif de
ses textes montre que le Philosophe, lorsqu'il déclare que l'intellect
est séparé, entend qu'il est « séparé » de la matière, et non pas de
l'dme elle même (cl. Comm. de s. Thomas in III. de Anima, 4 et 5),
et par conséquent n'a pas nié, comme on le dit souvent,
l'immortalité personnelle de l'cLme humaine (cf. également Métaph.,
XII, 3, 1070 a 20). — Il n'a pas enseigné non plus que Dieu n'est
pas cause efficiente du monde, ©t ne meut le monde qu'à titre de
fin ou de bien désiré. (Le texte de la Métaph., xii, 7, signifie
seulement que Dieu meut à titre de cause finale ou d'objet d'amour
l'esprit qui meut le premier ciel, il ne dit pas que Dieu ne peut agir
qu'h. titre de cause finale, et qu'il n'a pas fait les choses. Au
contraire il est enseigné au livre 11 de la Métaph. (1, 993 b 28) que
les corps célestes dépendent de la cause première non seulement
quant à leur mouvement, mais quant à leur être même. Cf. Met., vi,
1, 1026 b 17. Cf. également le passage d'Alexandre cité plus haut
dans le texte, et où la causalité efficiente de Dieu dans la doctrine
d'Aristote est admirablement mise en lumière.) — Quant au texte
(Métaph., xii, 9) où Aristote cherchant à déterminer quel est l'objet
formel de l'intelligence divine, remarque qu'il
2o8 INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE vaut mieux
ignorer que connaître certaines choses inférieures, U n'a nullement
la valeur d'une conclusion signifiant que Dieu ne connaît pas les
choses du monde, mais U n'est avancé là que pour préparer la
solution de la question posée. Cette solution, telle que l'indique
Aristote, est formellement vraie et consiste à dire, comme le fera
plus explicitement saint Thomas, que l'Intelligence divine, à cause de
son Indépendance absolue, n'a pour objet formel que l'essence
divine elle-même-, elle ne connaît donc pas les choses du monde en
elles-mêmes, mais en cette essence, où tout est vie. Il reste
cependant qu 'Aristote a commis des erreurs assez graves (comme
de vouloir démcntrer que le monde a existé ab aeterno). et qu'on
peut lui reprocher bien des omissions : en particulier l'idée de
création, qui se dégage de ses principes avec une rigoureuse
nécessité, n'est nulle part explicitement formulée par lui, (aucun
philosophe i^aïen, d'ailleurs, ne s'est élevé à la claire notion de la
création ex nthllo); et sur les questions les plus difficiles à résoudre
sans l'aide de la Révélation, bien qu'accessibles en elles-mêmes aux
démonstrations de la raison, (relation du monde à Dieu, sort de
rame après la mort), il garde une réserve, fort prudente en sol peut-
être, mais qui donne à son œuvre \in caractère manifeste
d'inachèvement. (55) Reprenant le thème de l'admirable Ecole
d'Athènes de Raphaël, où Platon est représenté comme un vieillard
inspiré, la face levée vers le ciel, et Aristote comme un homme jeiine
et plein de force, montrant d'un doigt vainqueur la terre et la réalité,
Goethe a tracé dans sa Théorie des Couleurs (2. Abtheil.,
Ueberliefertes) un remarquable parallèle entre Platon et Aristote : «
Platon, dit-il, semble agir comme un esprit descendu du ciel, à qui il
a plu d'habiter quelque temps sur la terre .11 ne cherche guère à
connaître ce monde ; il s'en est fait d'avance une idée, et ce qu'il
désire surtout, c'est de conoLmuniquer aux hommes, qui en Oint si
grand besoin, les vérités qu'U a apportées et qu'U a du bonheur à
leur donner. S'il pénètre au fond des choses, c'est bien plutôt poux
les remplir de son âme que pour les analyser. Il aspire toujours et j
ardemment à s'élever, pour regagner le séjour d'où il est descendu.
1 Par ses discours, il cherche à éveiller dans tous les cœurs l'idée de
( l'Etre unique et étemel, du bien, du vrai, du beau Sa méthode, sa
parole semblent fondre, réduire en vapeur les faits scientifiques qu'il
a vu emprunter à la terre. Aristote au contralire, agit avec le monde
simplement comme un homme. Il semble être vua. architecte chargé
de dlxiger une coiistruction. C'est Ici qu'il est, c'est donc Ici qu'U doit
travailler et bltir. Il s'assure de la nature du sol, mais uniquement
jusqu'à la profondeur des fondations. Quanit à ce qui s'étend au-
delà, jusqu'au centre ^ de la terre, il ne s'en occupe en rien. Il
donne à son édifice ime ■ basa immense : il va chercher partout des
matériaux, il les classe, ^ et bâtit peu à peu. C'est ainsi qu'U s'élève,
semblable à une pyra- j mide régulière, tandis que Platon est monté
rapidement vers le ciel comme l'obélisque, comme la pointe aiguë de
la flamme. Ces deux hommes, qui représentent des qualités
également précieuses et rarement réunies, se sont pour ainsi dire
partagé l'humanité. » (56) « Ajoutons que Stagire, ville de la
Chalcidique, était une colonie grecque et qu'on y parlait grec : on a
donc tort de parler quelquefois d'Aristote comme d'un demi-grec ;
c'est un pur Hellène, aussi bon Hellène que Parménide, par exemple,
ou qu'Anaxagore. » (HAMELiN, le Système d'Aristote, p. 4.) (57) Les
ouvrages d'Aristote sont l* l'ensemble des traités (KatTiyopîai,
Catégories, 'AvaXuxixa rrpÔTepa, uarspa, Premiers et Seconds
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I NOTKs aog Analytiques, Toirixa, Topiques, \\ep\


«îocpiTTtxwv èXÉyytov, Des argumenu sophistitîucs, Ilsp^
Ipavivsi'a;, De l'interprétation, c'est-à-dire « de la propositlOB »,
ouvrage que malgré l'opinion d'Anrtronicus, il convient de tenir pour
authentique) qui concernent la Logique et qu'on a réunis sous le
nom d'Organon {Instrument de la science). 2* La Physique,
(^unix.y\ àxpoastç, le livre 7 est douteux) à laquelle on peut joindre
les Traités du Cieî (II. oùpavoiî), de la Génération et de la Corruption
(FI. Ycveae'wç xat cpOopa;), des parties des animaux, (n. Çcétov
[xdptwv), de l'Ame (II. 'j-ux'/,;), de la Sensatlon{U. in^riffeoK xat
alTÔïiTcov ), de~la'Mémoire (H. avriari; xai àvaavTqTîco;) , la
Météorologie (MeTetopoXoytxa), l'Histoire des anlmaiix{^- Ta î^œa
îfjTocixt, le livre 10' est douteux), et beaucoup d'autres traités donu
plusieurs sont douteux, notamment le de Mundo. — (Le traité de la
Physionomie est inauthentique, mais semble composé de divers frag
ments authentiques.) 3" La Métaphysique,{ xà [[Link]à rà cpuctxoc
)dont le second Uvre ( « IXaTTOv) a été rédigé par un de ses
disciples, Pasiclès de Rhodes. k* Tu'Ethique à Nlcomaque ('H9ixà
Ntxoaaxe'-a) et l'Ethique à Eudème ('HOtxà EùS^aeta, ce dernier
ouvrage a été rédigé non paî Arlstote mais par Eudème lui-même),
auxquelles on peut joindre la GrandeEthlque {Magna Moralla,
'HOr/.à [Link])M,ce dernier ouvrage est un résumé des deux
précédents et par conséquent n'est pas de la main d'Aristote), la
Politique, {[Link]) la. Poétique. (II. Tror/irixT];) et la Rhétorique
{Tiyyï\ ^ïiToptXTi ).Le de YirtutiX)us et Vitiis. l'Econo mique, la
Rhétorique à Alexandre sont inauthentiques. On a découvert et
publié en 189^ la Constitution d'Athènes (fragment d'un recueil —
TloXiTsTat— où Aristot* avait résumé les constitutions de 158 Etats
de la Grèce). Les commentaires modernes les plus utiles à signaler
sont ceux de Bonitz sur la Métaphysique, de Rodier sur le Yltpl
'\>^XTi^ et d'Hamelin sur le livre II de la Physique. Parmi les
Scolastiques qui ont travaillé à expliquer les œuvres d'Aristote, on
doit citer avant tout Albert le Grand, saint Thomas, at Silvester
Maurus, dont l'exposition littérale et la paraphrase peuvent être
encore utilement consultées. Saint Thomas a écrit des commentaires
: 1° sur le Perihermeneias (commentaires inachevés, remplacés par
ceux de Gajet
210 INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE livre 3, leçon 6, ou
selon d'autres après le livre 4). Cf. de Rubeis, Dtssert. 23, in vol. I
op. omn. S. Thomae Aci.,éd. léonine. Sur les écrits de saint Thonxds
et sur rauthentlcité de ses différents opuscules, voix Mandonnet O. P.
Des Ecrits authentiques de saint Thomas (extrait de la Revue
thomiste, 1909-1910), Frlbourg (Suisse), Ck)nvlct Allier tLnum. (58)
Strabon, Géogr., XIII, 1, 54 ; Plutakque, Vie de Sylla, c. 26. — Le
témoignage de Strabon a une autorité considérable. Il est démontré
cependant que quelques-uns des textes scientifiques les plus
importants d'Aristote étaient connus des Péripatéticiens et de leurs
adversaires au iir et au ir siècle avant notre ère. Il convient donc
d'admettre que le récit de Strabon est exact dans sa partie positive,
en ce qui concerne l'histoire des manuscrits « acroamatiques »
d'Aristote, mais inexact, ou du moins exagéré, dans sa partie
négative : des copies plus ou moins complètes des livres du
Philosophe devaient circuler dans l'école péripatéticienne avant la
découverte d'Apellicon. On peut toutefois supposer avec Hamelin qu'
« on ne lisait guère l'Aristote scientifique, même dans l'École
péripatéticienne, dégénérée. La découverte d'Apellicon serait venue
remettre à la mode cet Aristote. » Et ainsi il resterait vrai qu'avant
cette découverte et avant les travaux d'Andronicus, les écrits
scientifiques d'Aristote étaient non pas inconnus comme dit Strabon,
mais du moins peu et mal connus. (59) Encore, le travail de Boèce
ayant été en partie i^erdu, certains livres de l'Organon, retrouvés
grâce aux Arabes, ne vinrent-ils qu'après 1141 figurer dans la
bibliothèque philosophique du moyen âge, pour constituer ce qu'on
appelait alors la Logica nova, (Premiers et Seconds Analytiques,
Topiques. Sophismes.) Cf. de Wulf, Hist. de la Phil. médiévale, 2*
éd., p. 149 sqq. (60) Des censures (portées en 1210 par un concUe
de la province de Sens réuni à Paris, renouvelées en 1215 dans le
statut octroyé à l'Université û'e Paris par le légat Robert de Courçon,
statut confirmé lui-môme en 1231 par Grégoire IX et en 1263 par
Urbain IV) interdirent l'usage des livres d'Aristote dans les leçons
publiques ou privées. Noter toutefois que chacun en particulier et
pour son usage personnel, restait, dit M. Forget {Rajyp. au congr.

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