ISSAOUI 2012 Archivage
ISSAOUI 2012 Archivage
Titre :
Etude des propriétés magnétiques des matériaux à
bases des métaux de transition sous forme de
poudre (A2BO4) et monocristaux (RMX5)
Aux
Plus chères personnes du monde
Mes Parents
A
Mes frères et mes sœurs
A
Mes Amis
Pour tous les soucis et les bonheurs que nous avons partagés,
Vous êtes pour moi des amis, des frères et des confrères.
Je vous dois une profonde reconnaissance et je vous assure de mes
sincères sentiments.
Que dieu protège notre amitié éternellement.
Merci !!!!!!
J’ai apprécié le sujet de ma thèse et je suis
heureuse de contribuer à ce travail novateur et
passionnant. J’ai appris à travailler en équipe et en
collaboration et j’ai profité de nombreux échanges
scientifiques dans une ambiance très chaleureuse.
Tout n’a pas été toujours rose dans cette aventure et
j’ai toujours pu compter sur de nombreuses personnes
dans les moments moins faciles. Pour toutes ces
raisons, j’ai beaucoup de monde à remercier. Je
remercie le laboratoire LPA département de physique
et l’Institut Néel, le département MCMF, où ce
travail a été réalisé pour m’avoir accueilli et avoir
mis à ma disposition les appareillages nécessaires à
mon étude pendant ces années. Je remercie également
le laboratoire d’environement.
Je remercie monsieur DHAHRI Essebti, mon directeur de
thèse, qui m'a encadrée depuis mes débuts dans la
recherche jusqu'à la fin de cette thèse. Merci pour
la confiance que vous m’avez accordée tout au long de
ces années et j'espère avoir appris de vous la
capacité à toujours essayer de faire de la recherche
originale. Je remercie également monsieur EL KEBIR Hlil
mon codirecteur de thèse et tous les membres de
l'équipe MCMF pour toute leur sympathie et pour les
moments passés ensemble pendant ses années. Merci à
Mr TLILI Mohammed Taher et Mr BEJAR Moez pour leurs aides.
Et je n’oublie pas mon jury ; j’ai eu la chance
d’avoir un jury de grande qualité scientifique
réunissant plusieurs experts du domaine. Je voudrais
remercier Monsieur le Professeur aaaaaaaaaaaaa,
Professeur à la Faculté des Sciences de Sfax, qui m’a
fait l’honneur de présider le jury de cette thèse, je
tiens à lui exprimer toute ma gratitude. Je voudrais
remercier Monsieur Hamzaoui Ahmed Hichem, Maître de
conférences au Centre National de Recherche en
Sciences des Matériaux Borj Cédria, qui m’a fait
l’honneur d’accepter la tâche d’être rapporteur de ma
thèse et Monsieur Ryszard ZACH Professeur à
l’Université de Cracovie, Pologne, a bien voulu
accepter de participer à ce jury. Qu’il trouve ici
l’expression de tous mes remerciements.
Grandeurs fondamentales
Conversion :
Perméabilité μ0 μ0 4π x 10-7 1
du vide H.m-1
Constante de kB 1.38 x 10-23 1.38x10-16
Boltzmann J.K-1
Introduction Générale 1
Grandeurs fondamentales 5
propriétés physico-chimique 72
Sr1,5Nd0,5MnO4 102
Introduction Générale
L’étude des propriétés des manganites à valence mixte est le domaine de la physique
ou l’on s’intéresse à l’interaction des moments magnétiques de ces manganites qui constituent
la matière.
La connaissance des phénomènes magnétiques remonte à plus de 2500 ans ou on utilisait déjà
les forces attractives entre la magnétite et le fer. Au XIe et XIIe siècle, on retrouve les aimants
dans les boussoles servant d’aide à la navigation.
Les premières traites relevant du magnétisme et de ses applications sont publiés vers
1600. Une grande avancée dans la théorie du magnétisme a eu lieu durant le XIXe siècle, la
découverte des phénomènes de para-, dia- et ferro- magnétisme par Curie. La structure des
parois séparant des domaines magnétiques est décrite par Bloch et les notions
d’antiferromagnétisme et de ferrimagnétisme sont établies par Néel. La compréhension du
magnétisme a fait une avancée remarquable durant le XXe siècle, en particulier dans le
domaine atomique ou les règles de Hund permettent de décrire l’état magnétique d’un atome
en phase gazeuse. Dans le cas des solides cristallins, la theorie des bandes électroniques
permet la compréhension des phénomènes comme le ferromagnétisme, l’antiferromagnétisme,
le paramagnétisme, etc.
Cette étude prend son importance dans les années cinquante du dernier siècle avec les
travaux de Jonker et Van Santen [1, 2] et Wollan et Koehler [3]. Néanmoins l’intérêt pour
ces matériaux a été renouvelé dans les années quatre-vingt dix [4-7] en raison de la
découverte d’une magnétorésistance qualifiée de colossale dans ces matériaux.
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Introduction Générale
Les propriétés physiques de ces oxydes sont essentiellement gouvernées par le taux de
Mn4+ dans ces composés. Cependant des études plus récentes ont montré que ce paramètre
n’est pas le seul à gouverner ces propriétés, la taille du rayon ionique moyen <rA> du cation
en site A de la pérovskite, le déficit ou la sur-stœchiométrie en oxygène, le déficit au niveau
du site A, la nature et le taux de l’élément substituant le manganèse, la méthode de
préparation, la durée et la température de recuit… sont autant de facteurs à gouverner ces
propriétés physiques.
La substitution (site B ou A de la pérovskite) en faible quantité par un autre élément a
été étudiée dans le but de modifier le rapport Mn3+/Mn4+, ainsi que les interactions
magnétiques au sein de la structure, afin de mieux comprendre l’impact de ces interactions sur
les propriétés physiques des manganites.
Nous trouvons dans la littérature quelques exemples de substitution sur le site du
manganèse, en particulier avec le chrome [13] (trivalent), le cuivre [14] (divalent) ou le titane
[15] (tétravalent), mais les taux de substitution utilisés sont souvent supérieurs à 10% dans le
but de réaliser des études structurales [16-17]. Ainsi que les monocristaux organométalliques
à bases de cobalt ou cuivre, ont été caractérisés par une transition d’un état
antiferromagnétique à un état paramagnétique à la température TN.
Dans ce manuscrit de thèse sera donc présentée l’étude des matériaux de famille
A2BO4 qui est un type de pérovskite. Ces échantillons ont été synthétisés au Laboratoire de
Physique Appliquée. Les analyses par RX, microscope électronique à balayage,
l’aimantation ainsi que la résistivité de ces échantillons ont été mesurées à l’institut Néel de
Grenoble (CNRS).
Ce travail comporte deux aspects dont le Premier est focalisé sur l’analyse sur poudre de la
famille Ruddlesden et Popper (R.P), comme cela est fait habituellement dans le cas des
pérovskites.
Ce type de traitement pour les systèmes magnétiques est très peu courant et il existe peu de
bibliographie sur ce sujet. Par contre, dans le cas du monocristal, la littérature est très riche et
complète pour l’étude structurale alors que l’étude magnétique jusqu'à maintenant n’est pas
bien développée comme dans le cas des poudres. Le premier objectif de cette thèse est
d’étudier les transitions magnétiques associées à l’ion manganèse que présentent nos
échantillons. Ceci a nécessité dans un premier temps d’étudier en détail la microstructure de
ces composés avant d’appliquer des champs magnétiques suffisants pour induire un
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Introduction Générale
changement de cette dernière. Le second travail a été donc d’adapter l’analyse structurale et
magnétique des hybrides.
Ce manuscrit comporte 5 chapitres :
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Introduction Générale
Références Bibliographiques
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Chapitre I :
Sommaire
Introduction…………………………………………………………………………………...7
I- Structure cristallographique des pérovskites…………………………………………….....8
I-1- Structure pérovskite cubique idéale……………………………………………………....9
I-2 Structure pérovskite déformée………………………………………………………..…10
Structure rhomboédrique………………………………………………………………….10
Structure orthorhombique……………………………………………………………….10
I-3. Origine de la déformation structurale…………………………………………………...11
Effet Jahn-Teller………………………………………………………….………….13
II. Couplage magnétique……………………………………………………………………..15
II.1. Le modèle du super-échange…………………………………………………………....16
II. 2. Le double échange………………………………………………………………….…..18
II. 3. L’ordre des charges……………………………………………………………………..21
[Link]étés magnétiques des pérovskites…………………………………………………..23
III. 1. Généralités……………………………………………………………………………..23
III. 2. Les différentes classes de matériaux……………………………………………….….24
III. 2. 1. Généralité………………………………………………………………….………...24
III. 2. 2. Le diamagnétisme………………………………………………………..……….…25
III. 2. 3. Paramagnétisme………………………………………………………………….…25
III. 2. 3. Le ferromagnétisme………………………………………………………...…...….27
III. 2. 4. Le ferrimagnétisme………………………………………………………….…..…..28
III. 2. 5. Antiferromagnétisme……………………………………..…………………….…..29
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Introduction
Ces matériaux présentent un intérêt incontestable aussi bien pour les applications
technologiques que pour la recherche fondamentale.
Les composés LnMnO3, Ln2MnO4 (où Ln est une terre rare) sont des isolants anti-
ferromagnétiques. La substitution partielle de Ln3+ par un élément divalent A2+ ( A2+ =Ca2+;
Sr2+; Ba2+; Pb2+…), monovalent A+ (A+ = Ag+, Na+, K+…), trivalent A3+ (A3+ = Nd3+, Sm3+,
Pr3+ … ) ou une lacune dans Ln1-xAxMnO3 entraîne une oxydation ou une réduction partielle
↔ rhomboédrique ↔
des ions Mn3+/Mn4+, une transition structurale (cubique
orthorhombique) et un changement d'ordre anti-ferromagnétique (TN = 125K dans LaMnO3)
au ferromagnétique avec Tc > 360K suivant la composition [5-12].
Dans les manganites à valence mixtes de type La1-xAxMnO3 ou Ln2-xAxMnO4, les études
menées depuis 1950 par Jonker et en 2011 par Tlili [6] ont montré un comportement
antiferromagnétique isolant pour les faibles valeurs de x et un comportement
ferromagnétique métallique pour x > 0,1. Ce comportement a été expliqué par le mécanisme
de double échange proposé par Zener [13].
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
La structure pérovskite lorsqu’elle n’est pas déformée, adopte une symétrie cubique de
groupe d’espace Pm 3 m. Cette structure apparaît seulement dans quelques cas tels que:
CaTiO3, SrTiO3, BaTiO3… ou dans certaines conditions de préparation de La1-xAxMnO3 (La:
lanthane, A = Ca, Sr, Ba…) [16].
En fait, ce sont les structures pérovskites déformées qui sont les plus fréquemment
rencontrées telles que les distorsions rhomboédriques et orthorhombiques. Il existe cependant
d’autres symétries : quadratique, monoclinique…. mais elles sont très rares.
En général, on peut expliquer ces déformations soit par la variation de la taille relative
des cations entraînant une déformation des polyèdres de coordination [17], soit par des
phénomènes d’ordre électronique tel que l’effet Jahn-Teller [18, 19].
Pour donner un lien entre la stabilité de la structure pérovskite ABO3 et les rayons des
cations des sites A et B, Goldschmidt [20], a défini le facteur de tolérance t tel que :
rA + rO
t=
(rB + rO ) 2
Avec rA , rB et rO sont respectivement les rayons des cations des sites A, B et de l’oxygène.
Pour t = 1, la structure est cubique [21]. Pour des valeurs proche de 1, la symétrie est
rhomboédrique (R 3 C) comme pour LaAlO3 [22, 23] qui résulte d’une inclinaison des
octaèdres selon la direction [111]. Pour des valeurs plus faibles, on peut observer une
structure orthorhombique (Pnma) de type GdFeO3 [24]. Lorsque le rayon du cation A est si
élevé que t devient supérieur à l’unité, la structure évolue vers une symétrie hexagonale, telle
que celle observée pour BaMnO3 [25, 26].
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Structure rhomboédrique :
La structure rhomboédrique résulte de la distorsion de la structure cubique idéale
ABO3 le long de la diagonale du cube (Figure. I.2). C’est une maille élémentaire contenant
deux unités formulaires ABO3. Elle est décrite dans la maille hexagonale dont les paramètres
sont a=
h b=
h 2ac et ch 2ac 3 où ac est le paramètre de maille de la pérovskite idéale.
1
=aR 3ah 2 + ch 2
3
αR 3 1 ah
sin ( ) = =
2 ch 2 2 aR
2 3+
ah 2
Structure orthorhombique :
Dans le cas de la structure orthorhombique due à la distorsion de la structure cubique idéale le
long de la diagonale de la face du cube, on aboutit à une maille élémentaire contenant quatre
unités formulaires ABO3 et qui peut être décrite dans le groupe d’espace Pbnm comme un
parallélépipède de dimension a = b ac et c ≈ 2ac , ac étant le paramètre de la maille cubique
[21] (Figure. I.2). Toutefois, il faut noter que l’on distingue deux types de structures
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Figure.I.2 : Relation entre les différentes symétries qui décrivent les pérovskites
t= r +r = d
Α O A− B
2 (r + r )
B
2d O B −O
Avec :
* rA: rayon ionique du site A ;
* rB: rayon ionique du site B ;
* rO: rayon ionique de l’oxygène O ;
* d (A- B) : distance moyenne entre A et B ;
* d (B- O) : distance moyenne entre B et O.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
La structure est cubique pour t = 1; pour t compris entre 0,75 et 1, la structure idéale subit
des déformations qui peuvent aboutir à d’autres symétries souvent rhomboédriques ou
orthorhombiques.
Ces distorsions sont principalement dues à un cation A de petite taille et se traduisant
par une inclinaison des octaèdres BO6 qui permet d’optimiser la distance A-O et
d’accommoder le cation A dans l’espace entre les octaèdres. Ceci a pour conséquence la
réduction de la valeur de l’angle B-O-B, initialement égale à 180˚ dans la pérovskite idéale. Il
faut cependant signaler que le facteur de Goldschmidt ne tient compte que des effets stériques
et ne constitue donc qu’un moyen semi quantitatif pour décrire les différentes distorsions dans
la pérovskite.
Selon le degré d’oxydation du cation occupant le site A (II, III ou IV), le manganèse
aura un degré d’oxydation (IV), (III) ou (II), respectivement. L’ion manganèse Mn3+ possède
une configuration électronique 3d4, alors que la configuration de l’ion Mn4+ est 3d3. En raison
d’un fort couplage magnétique de Hund (JH) entre les moments de spins portés par les
électrons de chaque orbitale (JH ≈ 2 ~ 3 eV), les ions manganèses sont dans une configuration
de haut spin (Figure.I.3.a).
D’autre part, les orbitales atomiques sont fortement hybridées avec les niveaux 2p des
oxygènes. On doit alors considérer qu’elles forment des bandes liantes et anti-liantes de
caractère eg et t2g séparées par un gap d’énergie légèrement inférieur à la répulsion de Hund
JH. On peut alors considérer que le Mn est dans une configuration de haut spin. Les bandes eg
ou t2g doivent alors être considérées comme des bandes complètement polarisées en spin. La
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
bande t2g est pleine pour les deux types d’ions Mn. Elle constitue la bande de valence des
composés D2+MnO3 ne contenant formellement que des ions Mn4+, ces derniers sont donc
isolants (Figure.I.3.b). Les composés du type R3+MnO3 constitués formellement d’ions Mn3+
ont au contraire une bande de valence (la bande eg cette fois-ci) à demi-remplie. Nous allons
dans le paragraphe suivant discuter leur conduction.
Figure.I.3 : (a) Eclatement du niveau d par le champ cristallin octaédrique des ions Mn4+ et
Mn3+ en un niveau de plus haute énergie eg. (b) Représentation des densités d’état des deux
ions. L’ion Mn3+ présente une bande eg à demi-remplie. (c) Diagramme des fonctions
d’ondes : * Orbitale dXY ; ** Orbitale
Effet Jahn-Teller
Jahn et Teller ont énoncé en 1937 leur théorie: “Toute molécule non linéaire dans un état
électronique dégénéré se déforme de manière à diminuer sa symétrie, lever sa
dégénérescence et minimiser son énergie” [28]. En effet la répartition des orbitales
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
d Z2 et d X2 -Y2 sur le niveau électronique eg est dissymétrique dans le cas de l’ion Mn3+. C’est
Dans ce cas l’orbitale eg est occupé par un seul électron ce qui conduit à une lacune
électronique sur les orbitales d Z2 ou l'orbitale d X2 -Y2 . Deux types de configuration d’énergie
équivalentes se présentent ( d1Z2 d X2 -Y2 ou d Z2 d1X2 -Y2 ), les électrons passent donc librement
d’une orbitale à l’autre. Selon Jahn-Teller cet état est métastable, il évolue vers une
configuration plus stable. Cette évolution est accompagnée d’une :
Figure.1.4 : Levée de dégénérescence de l’orbitale eg d’un ion Mn3+ par effet Jahn-
Teller abaissant la symétrie locale de l’octaèdre MnO6. Cet effet s’accompagne de
l’ouverture d’un gap dans la bande de conduction eg.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
*Configuration d1Z2 d X2 -Y2 : dans ce cas tout au long de l’axe z les anions sont plus éloignés de
* Configuration d Z2 d1X2 -Y2 : dans ce cas c’est l’orbitale d X2 -Y2 qui est occupé ce qui
Si l’on considère la structure perovskite, on observe que les ions Mn sont assez éloignés les uns
des autres, avec la présence entre deux atomes de manganèse d’un atome d’oxygène.
Le couplage magnétique entre les atomes de manganèse s’effectue donc par l’intermédiaire de
l’oxygène. Cela a été décrit par Zener [29,30] sous le terme de double échange alors que Le
couplage magnétique de super-échange a été décrit par Anderson [31-33] et Goodenough
[34,35]. Avec cette approche, on est en mesure de prévoir le type de couplage suivant les
configurations électroniques et l’hybridation des orbitales des ions magnétiques (existence
d’électrons non appariés) et non magnétiques.
Figure I.5: Représentation des couplages magnétiques selon Wollan et Koehler [36].
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Ces interactions d’échange sont décrites par un hamiltonien de type Heisenberg de la forme :
H=-∑ Jij Si .S j
ij
Avec Si et Sj qui représentent les spins localisés sur les sites i et j, et Jij l’intégrale d’échange entre ces
spins. Lorsque Jij est positif, cela est associé à un couplage ferromagnétique, alors que si l’intégrale
d’échange est négative, on l’associe à un couplage de type antiferromagnétique.
En général, deux types d’interaction sont à considérer au niveau de l’intégrale d’échange Jij, à savoir
les interactions cation–cation et cation–anion–cation. Le recouvrement des orbitales entre cations étant
faible du fait de la présence de l’atome d’oxygène. On étudiera principalement les interactions cation–
anion–cation, qui correspondent au modèle de super-échange détaillé par Goodenough [35].
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
composés de structure pérovskite, notamment celui des manganites [40], en faisant une
distinction entre les différents types de liaisons susceptibles d'être rencontrées dans ces
composes. Ainsi, une liaison ionique se forme lorsque le cation a ses orbitales eg vides
dirigées en dehors de la direction de l'anion. Des liaisons métalliques se forment si l'anion O2-
est placé entre les deux cations Mn3+ et Mn4+ dans un réseau désordonné, conduisant à la
délocalisation des électrons par double échange. La différence importante par rapport au
modèle ionique est l'existence d'une liaison semi-covalente, qui se forme par recouvrement
entre une orbitale pleine de l'anion avec une orbitale vide du cation. Dans une liaison
covalente normale, les deux électrons de l'anion, de spins opposes, ont une égale probabilité
d'appartenir à l'anion ou au cation. Par contre, lorsque le cation possède un moment
magnétique orienté, l’électron possédant un spin ayant une orientation identique à celle du
cation, en raison des forces de couplage (règle de Hund), aura une probabilité plus grande de
se trouver sur le cation que l'autre électron. Cette liaison sera stabilisée par partage d'un seul
électron, d’où l’appellation "semi-covalente". Cette liaison est la plus forte et donc la plus
courte. Elle existe seulement en dessous de la température de mise en ordre magnétique. La
liaison ionique est la plus faible et donc la plus longue.
En fonction du taux de substitution et de la nature des cations sur le site A, plusieurs types de
liaisons peuvent exister simultanément. On peut même avoir des situations dans lesquelles un
cation manganèse forme différents types de liaisons avec l’oxygène voisin. Goodenough a
montré qu'on pouvait expliquer ainsi la multitude de structures magnétiques observées
expérimentalement dans le cas des manganites. Kanamori [41] a analysé les interactions entre
les différentes symétries possibles et les a comparées avec les résultats expérimentaux dans le
cas de plusieurs types d'oxydes de métaux de transition. Le résultat est une série de règles
d'échange magnétique, dites règles de "super - échange" de Goodenough-Kanamori-
Anderson, schématisées sur la Figure I.6.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Ces règles peuvent se comprendre si on prend en compte le principe de Hund qui dit que
l'ajout d'un électron dans une orbitale libre d'un système ayant un spin non nul se fait de
manière a obtenir une multiplicité de spin maximale.
II. 2. Le double échange.
En 1951, Zener [42, 43] a introduit pour la première fois un autre type de couplage
d’échange pour expliquer le ferromagnétisme induit par l’introduction de Mn4+ afin
d’expliquer la conductivité élevée dans les composés de formule La1-xAxMnO3 (A = Ca2+,
Sr2+, Ba2+,…). Le processus de double échange prend en compte le saut des électrons eg entre
les sites des ions Mn3+et des ions Mn4+. Ce mécanisme d’échange, comme le super échange,
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
est un couplage indirect via les ions oxygènes. Cependant, pour satisfaire la règle de Hund, le
produit scalaire entre les spins des électrons t2g des ions Mn3+et Mn4+ joue un rôle dans la
probabilité de saut de cet électron eg qui est d’autant plus grande si les spins sont parallèles.
Dans ce processus, il existe deux mouvements simultanés (d’où le nom de double échange) :
un électron eg des Mn3+se délocalise sur le site de l’oxygène, et en même temps, un électron
du site de l’oxygène se délocalise sur le site eg de Mn4+ (Figure I.7).
Figure I.7: Mécanisme de double échange entre Mn3+ et Mn4+ d’après Zener.
alignés. Cette théorie peut être appliquée aux pérovskites de manganèse pour expliquer la
forte corrélation entre la conductivité et le ferromagnétisme.
P.G. de Gennes [44] a proposé en 1960 un modèle de double échange entre les spins
non colinéaires et a calculé l’intégrale d’échange (proportionnelle au cosinus de l’angle entre
les deux spins) définie par:
θ
tij = bij cos ij
2
Avec : b : constante.
• tij : l’angle entre les spins des électrons t2g des ions Mn3+ et Mn4+.
Figure I.8: Double échange de Gennes entre deux spins non colinéaires.
Ce modèle simple, repris en 1972 par les calculs théoriques de K. Kubo et ses
collaborateurs [45] a permis de comprendre l’existence de la magnétorésistance observée prés
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
de TC dans certains composés à cette époque, notamment dans La1-xPbxMnO3, étudié par C.W.
Searle et ses collaborateurs [46] en 1969.
L’un des points essentiels dans la caractérisation structurale des manganites réside dans la
compréhension du phénomène de mise en ordre des charges, charge ordering ou CO selon le
terme anglophone. L’ordre des charges est observé quand les électrons se localisent du fait de
la mise en ordre dans le réseau cristallin, des cations présentant des valences différentes,
rendant ainsi le matériau isolant. Cet ordre de charges apparaît de façon importante dans les
diagrammes de phases de type Ln1-xAxMnO3 comme il a été montré par Wollan et al. [46] et
Jirák et al. [47], respectivement pour les systèmes (La, Ca) et (Pr, Ca). On retrouve aussi cette
propriété dans les oxydes de manganèse en couches minces de type Ruddlesden-Popper
comme La0,5Sr1,5MnO4 [48], LaSr2Mn2O7 [49] et Nd1-xSr1+xMnO4 [50]. Le domaine
d’existence de l’ordre de charges s’étend de 0,3 < x < 0,75 pour les systèmes Ln1-xAxMnO3 en
fonction des cations présents [51]. La température de transition de mise en ordre des charges,
notée TCO, se manifeste par des anomalies sur les courbes de mesure de résistivité ou
d’aimantation (Figure I.9 (a)) et par l’apparition de taches supplémentaires sur les clichés de
diffraction électronique ou des rayons X (Figure I.9 (b)), et par des pics supplémentaires sur
les diagrammes de diffraction des poudres.
Page 21
Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Une forte corrélation existe entre la mise en ordre des charges et le magnétisme. Ainsi
Goodenough [34] a mis en évidence l’ordre de charges dans la composition La0,5Ca0,5MnO3 et
propose une possibilité de la mise en ordre des orbitales associé à l’ordre de charges. La mise
en ordre des charges est facile du fait que cette composition contient autant d’ions Mn3+ que
Mn4+. La structure correspondant à l’état d’ordre de charges, représentée sur la figure I.9, est
ensuite observée en microscopie électronique, diffraction des rayons X et des neutrons [52].
Figure I.10: Structure d’ordre de charges pour le composé La0,5Ca0,5MnO3, présentant deux
types d’octaèdres associés aux cations Mn3+ et Mn4+.
Cette structure ayant une symétrie P 21 / m . Elle est caractérisée par le dédoublement de l’axe
a par rapport à la structure existant au-dessus de TCO et de symétrie Pnma. Les octaèdres
MnO6 associés aux ions Mn4+ ne présentent pas de distorsion significative, avec des distances
dans le plan équatorial de 1,915 Å. Les octaèdres associés aux ions Mn3+, quant à eux,
présentent deux distances différentes dans le plan équatorial, 1,92 Å et 2,07 Å entraînant une
distorsion de l’octaèdre associée à l’effet Jahn-Teller.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
dont le premier sous-réseau, correspondant aux ions Mn3+, se caractérise par des lignes
ferromagnétiques selon l’axe b, empilées d’une façon antiferromagnétique.
La figure I.11 représente aussi le modèle d’ordre orbitalaire proposé par Goodenough,
caractérisé par les lobes des orbitales dz2 selon les chaînes ferromagnétiques en zig-zag. On
retrouve dans ces représentations les couplages magnétiques évoqués plus haut.
Les propriétés magnétiques des matériaux proviennent des courants électriques existant à
l’échelle microscopique en leur sein. Il existe donc :
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
• l'électron (blanc) : particule portant une charge négative, tournant autour du noyau.
• le proton (rouge) : particule portant une charge positive, située dans le noyau, pesant
environ 1850 fois la masse de l'électron.
• le neutron (bleu) : particule sans charge, située dans le noyau, pesant la même masse
que le proton.
III. 2. 1. Généralité
A l’état libre, un atome est magnétique s’il est porteur de moment magnétique
permanent représenté par un vecteur de module constant. Tous les matériaux sont formés d’un
ensemble d’atome qui peuvent être soit magnétique soit non magnétique. Dans le cas de
l’ensemble magnétique la direction et parfois le module des moments magnétiques peuvent
dépendre de l’environnement particulier du chaque atome (nature et position des atomes
voisins, température et champ magnétique appliqué). Ces moments magnétiques peuvent
s’aligner en appliquant un champ magnétique qui produit une aimantation M proportionnelle
au champ d’induction H.
→ →
M =χH
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
M i = ∑ χ ij H j
j
Où la susceptibilité magnétique est un tenseur symétrique d’ordre deux. Ainsi, selon le signe
et la valeur de χ, on distingue différents types de magnétisme.
III. 2. 2. Le diamagnétisme.
III. 2. 3. Paramagnétisme :
Une substance paramagnétique est toute substance qui contient des atomes magnétiques dont
les moments sont désordonnés dans toutes les directions à cause de leur agitation thermique
(Figure I.14).
Par définition, tous les matériaux qui ne sont pas diamagnétiques sont paramagnétiques, c'est-
à-dire χ>0. Dans un matériau paramagnétique, les atomes ont un moment magnétique non
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
nul, et désordonné dans toutes les directions à cause de leur agitation thermique . Sous
l'action d'un champ extérieur, ces moments magnétiques s'orientent et augmentent le champ H
appliqué. Comme pour le diamagnétisme, il s'agit d'un phénomène faible et temporaire.
Contrairement au diamagnétisme, la réponse d'un matériau paramagnétique vise à renforcer
l'action du champ H extérieur. Notons que ce phénomène diminue avec l'augmentation de la
température puisque l'agitation thermique désoriente les dipôles magnétiques élémentaires.
Les argiles contenant du fer sont paramagnétiques. En absence du champ magnétique, les
moments magnétiques sont disposés au hasard et se compensent en moyenne de telle sorte
que l’aimantation totale soit nulle. Ce dernier est non nul si on applique un champ
magnétique B qui devient de plus en plus importante vers les très basses températures. (Figure
I.15. (b))
Figure I.15. (b) : aimantation en fonction du champ pour différentes températures ; (c)
l’inverse de la susceptibilité en fonction de la température [55].
III. 2. 3. Le ferromagnétisme.
Dans un composé ferromagnétique, l'intégrale d'échange est positive (θp est positive),
ce qui conduit à un couplage parallèle des moments magnétiques (Figure I.16). Il s'ensuit un
alignement des moments magnétiques à l'échelle microscopique et l'apparition d'une
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
La susceptibilité magnétique des substances ferromagnétiques est donnée par la loi de Curie-
C
Weiss : χ = avec θ p est la température critique appelée température de Curie.
T-θ p
Figure I.17 : représentation schématique d’un ordre de spin dans la matière Ferro
III. 2. 4. Le ferrimagnétisme
Un matériau ferrimagnétique est un matériau qui possède deux sous-réseaux qui n’ont pas la
même aimantation. Les moments de spins des atomes peuvent être opposés ; le moment
résultant étant positif, ou négatif (Figure I.18)
Pour les substances ferrimagnétiques les moments sont parallèles de sens inverse et
d’intensité différente. [53] [54] [55]
Si les moments magnétiques d'une substance sont antiparallèles dans un domaine particulier
du matériau et de grandeurs différentes, le moment magnétique total est différent de zéro. La
substance est alors appelée ferrimagnétique. Il peut y avoir:
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
2. Le nombre de sous réseaux cristallins d'une direction est plus important que le nombre
dans l'autre direction. C'est le cas de la pyrrhotite.
Le ferrimagnétisme disparaît si on dépasse une certaine température, appelée température de
Curie.
1
Figure I.19 : Variation de en fonction de la température.
χ
III. 2. 5. Antiferromagnétisme :
Figure I.20 : Couplage antiparallèle des moments magnétiques de deux sous-réseaux dans un
domaine antiferromagnétique. L'aimantation microscopique est nulle sans champ magnétique
appliqué.
L’expression de la suxeptibilité magnétique des composés antiferromagnétiques est donnée
C
par la loi de Néel : χ = avec TN est la température de transition, appelée température
T + TN
de Néel. (Figure I.21). Lorsque la température augmente la suxeptibilité magnétique
diminue jusqu'à la température de Néel TN . Pour T TN , le composé devient paramagnétique.
[53-55]
1
Figure I.21 : Variation de en fonction de la température.
χ
Les différentes formes de magnétisme de quelques matériaux sont récapitulées dans le tableau
suivant:
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Rodriguez-Martinez et Attifield [57, 58]. Dans la même période, des mesures par
spectroscopie de résonance paramagnétique électronique (RPE) effectuées par Oseroff et al.
[59] montrent la coexistence d’un signal ferromagnétique et d’un signal paramagnétique au
dessus de TC. Ces auteurs ont mis en évidence la présence des interactions à courte distance et
la formation des clusters de spin au dessus de TC. Toutes ces observations supportent l’idée
que le désordre gelé peut induire à des inhomogénéités nanométriques dans les manganites au
dessus de TC [60, 61]. Cependant le problème de la susceptibilité magnétique n’est pas si
simple, plusieurs modèles ont été proposés pour expliquer l’anomalie observée dans la
susceptibilité à haute température.
La notion de préformation des clusters ferromagnétique à une certaine température bien
définie au dessus de la température d’ordre (TC) ressort également des descriptions théoriques
de systèmes magnétiques dopés.
Le modèle développé par Dagotto et al. [62, 63] et Burgy et al. [61] où ils ont
montré que le désordre pour une transition du premier ordre (transition d’un état
ferromagnétique métallique(FMM) à un état ordre de charge (OC) antifferomagnétique
isolant (AFMI) résulte d’une SP magnétique au dessous d’une température caractéristique
T*, largement supérieur à de TC (figure 1.19), T* désigne ici la température de formation
des clusters ferromagnétique qui dépend du désordre dans la phase paramagnétique.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
≤T ≤T G
Rand
clusters ferromagnétique dans une matrice paramagnétique dans la région T C
Rand
ou T est la température d’ordre ferromagnétique dépendant du désordre et TG est la
température de transition pure (TG: température caractéristique de Griffiths; température pour
laquelle les clusters ferromagnétique commencent à se nucléés).
Griffiths remarque que la formation des clusters ferromagnétique dans la phase
paramagnétique provoque un ralentissement de χ(T) et donc une déviation de la loi de Curie-
Weiss (Figure I.22). Ces dernières années, la phase de Griffiths (GP) a connu un regain
d'intérêt dans les systèmes d'électrons fortement corrélés. Par exemple, la GP a été évoqué
pour expliquer le comportement non-liquide de Fermi dans les métaux dopés à fermions
lourds à proximité d'un point critique quantique [65]. Le modèle de Griffiths est considéré
comme applicable aux manganites tant que le désordre gelé induit par le dopage est analogue
à la dilution aléatoire.
Le modèle de Griffiths a été utilisé pour la première fois en 2002 par Salamon et al.
[66] pour analyser les données magnétiques et la chaleur spécifique des composés manganites
La0,7(Ba, Ca, Sr)0,3MnO3 près de TC. Récemment, l’utilisation des techniques, comme la
spectroscopie RPE [67-69] et la mesure de la susceptibilité magnétique [64-74], a permis de
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
V. La Réfrigération magnétique.
V. 1. Principe de la réfrigération magnétique :
Dans le cas contraire, quand le champ appliqué est enlevé de l’échantillon magnétique, les
moments magnétiques tendent à devenir désordonnés et l’entropie magnétique SM augmente
ainsi. Une quantité de chaleur (Q2) sera pompée du réseau ce qui entraîne un refroidissement
du matériau (figure I.23). Plusieurs études ont montré que dans le cas des réfrigérateurs
magnétiques travaillant avec le gadolinium, on obtient un rendement de l’ordre de 60% d’un
cycle de Carnot idéal [78, 79]. Notons à ce propos, que ce rendement est supérieur à celui
obtenu dans le cas de la réfrigération conventionnelle (<40%). Ce meilleur rendement est
attribué à la plus faible quantité d’énergie perdue et à la réduction de l’émission de
CO2pendant un cycle de réfrigération, d’où l’avantage de la réfrigération magnétique.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
V- 2- Effet de la magnétocalorie :
Φ= Φ 0 + a M2 + b M4 - MH (1)
α M + β M3 = H (2)
H/M = α + β M2 (3)
La température de Curie peut être aussi déduite des courbes H/M = f(M2)
Le paramètre α peut être déterminé par un ajustement linéaire des courbes H/M = f(M 2).
α = α'(T-TC)
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
où α est négatif pour T < TC, égal à zéro pour T = TC et positif pour T > TC.
α en fonction de la temp
La variation du paramètre érature permet de déterminer la
température de Curie avec précision correspondant à l'intersection de la courbe avec l'axe des
abscisses.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
combinés induisent une importante variété d'environnements pour les électrons eg, ce qui
augmente le désordre non-magnétique et la tendance à la localisation.
Figure I.25 : Représentations schématiques de (a) petit polaron diélectrique, (b) polaron
Jahn-Teller et (c) polaron magnétique (spin).
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
où Ea est l’énergie d’activation et ρ0 est la résistivité quand la température tend vers l’infini.
Ce mécanisme est observé dans plusieurs travaux pour des composés avec x ≈ 0,3, où
l’énergie d’activation Ea est généralement voisine de 0,1 eV [85- 87].
Modèle adiabatique de saut de petit polarons entre plus proche voisin.
Les électrons eg par exemple, dans l'état paramagnétique sont supposés avoir une
distorsion du réseau auquel sont associés (c'est à dire qu'ils forment un polaron) et la
conduction électrique se fait par le mouvement de ces polarons. Dans ce modèle, les
distorsions du réseau sont d'une taille similaire à une maille élémentaire, et les polarons se
déplacent d’une distance a entre les sites les plus proches voisins. Si le polaron saute avec une
fréquence beaucoup plus rapide que les vibrations du réseau, on parle de la limite adiabatique.
Le comportement suivant a également été suggéré [88-90]:
Ea
ρ (T ) = ρ0T exp
k BT
Transport par saut à distance variable (Variable Range Hopping) (VRH)
D'autres groupes ont constaté que le mécanisme de transport par saut à portée variable (VRH)
décrit mieux le transport électronique [91, 92].Ce modèle à été proposé par Mott pour décrire
le transport à basse température quand les états électroniques sont localisés à proximité de
l'énergie de Fermi [93]:
14
T0
ρ (T ) = ρ0 exp
T
Ou T0 = 18 k B N ( EF ) ξ 3 est une température caractéristique, N(EF) est la densité de nombre
d'états au niveau de Fermi et ξ est la longueur de localisation. Pour ce modèle la longueur de
localisation ξ des porteurs de charges doit être comparable à la distance Mn-O.
La structure de type K2NiF4 a été décrite pour la première fois par Baltz et Plieth en
1955 comme un empilement de couches pérovskites séparées par des couches de type NaCl.
Les couches pérovskites distantes d’environ 6 Å sont décalées de les unes par rapport
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
aux autres [94]. Cette structure cristallise en général dans le groupe d’espace I 4/m m m
(Figure 1-4).
Cependant il faut noter que cette décroissance est beaucoup plus modérée dans le cas du Ba
que dans celui de Sr. Quant au volume élémentaire de la maille, il décroît chaque fois que la
substitution fractionnelle augmente pour la phase Sr1+x La1-xMnO4 alors qu’il demeure
constant pour la phase Ba1+x La1-xMnO4.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
En 1993, un autre groupe d’espace a été suggéré pour le composé Ca2MnO4 [99]. En
effet des raies supplémentaires sur le diagramme de diffraction des rayons X ont montré un
dédoublement du paramètre c suite à une rotation des octaèdres. L’indexation se fait donc
dans le groupe d’espace I 41/a c d et les paramètres de mailles sont estimés à a = ap = 5,183 Å
et c = 24,117 Å (Figure I.27).
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
Conclusion
Les nombreuses études réalisées sur les manganites permettent de conclure que la
plupart des composés étudiés de type pérovskite de formule La1-xAxMnO3 cristallisent dans
des structures déformées orthorhombiques ou rhomboédriques. Ces distorsions
cristallographiques peuvent être expliquées par la variation de rayon moyen des cations
occupant le site A et par des phénomènes d’ordre électronique comme l’effet Jahn-Teller.
Dans le cadre de ce travail, nous avons étudiée une autre famille dérivée de pérovskite à
savoir la famille Ruddlesden et Popper (R-P) dont la quelle on a les même phénomènes que
les pérovskites.
Page 41
Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
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[69] S. Savitha Pillai et P.N. Santhosh, Solid state sciences 10 (2008)1620.
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Chapitre I : Propriété magnétique des matériaux à base de manganèse
[85] R.M. Kusters, D.A. Singleton, D.A. Keen, R. McGreevy et W. Hayes, Physica. B 155
(1989) 362.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Chapitre II:
Technique expérimentale
Sommaire
Introduction 48
1) Méthodes de préparation…………………………………………………………………...48
La méthode solide solide……………………………………………………………………...48
2) Analyse chimique………………………………………………………………………….50
3) Méthodes de caractérisation ……………………………………………………………...52
3-1) Diffraction des rayons X………………………………………………………………...52
3-2) Microscopie électronique à balayage . ....56
3-3) Spectroscopie infrarouge. .. .. 59
3-4) Lemagnétomètre de Foner……………………………………...………………….….....62
- - Magnétomètres BS1 et BS2………………………………………………….………...63
3-4-2) Etude de l’aimantation à basse température (phénomène spin glass……………...…65
5) Mesure de transport : résistivité………………………………………………………..…66
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Chapitre II: Technique expérimentale
Introduction
Ce chapitre présente dans une première partie la méthode d’élaboration des échantillons. Tous
nos échantillons ont été élaborés au laboratoire de Physique Appliqué à la Faculté des
Sciences de Sfax.
L’élaboration des échantillons constitue l’une des étapes les plus importantes de notre travail.
En effet, l’obtention de phases pures est la base de toute caractérisation physique. La seconde
partie est une description de l’ensemble des techniques utilisées tout au long de ce travail de
thèse, à savoir les magnétomètres, la diffraction des RX la microscopie électronique à
balayage, l’analyse radiocristallographie et la caractérisation par spectrométrie infrarouge.
1) Méthodes de préparation :
Toutes les méthodes chimiques connues pour la synthèse des céramiques peuvent être
appliquées pour la préparation des oxydes magnétiques. En effet, parmi les méthodes les plus
connues pour la synthèse des oxydes magnétiques à structure pérovskite est la méthode de la
chimie douce basée sur les réactions liquide-solide (cristallisation, coprécipitation et
complexation), la méthode du flux, la méthode sol-gel, la mécanosynthèse et la méthode
céramique basée sur les réactions solide-solide.
Nous nous sommes intéressés, dans notre étude, à la dernière méthode pour préparer nos
échantillons.
La méthode solide solide
C’est une méthode physique courante d’élaboration des céramiques qui consiste en une
réaction à l’état solide d’un mélange stœchiométrique de très haute pureté (99,99%), des
éléments précurseurs sous formes d’oxydes et de carbonates et dont les principales étapes
sont présentées dans la figure II.1.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Chamottage :
Après pesée, les divers constituants sont intimement mélangés puis broyés dans un mortier en
agate en milieu sec (le broyage peut se faire également en milieu humide). Le mélange obtenu
est ensuite soumis à la température 700°C pendant 48 heures. Cette opération est appelée
chamottage. Cette étape permet de décomposer les hydroxydes et les carbonates. Sans cette
étape, les gaz de décomposition se dégageraient pendant le frittage et pourraient ainsi
influencer défavorablement la microstructure de la céramique. D'autre part, au cours du
chamottage, la réaction entre les constituants se produit partiellement. Le mélange est ensuite
pesé pour vérifier les pertes de masse au cours de cette opération.
Broyage :
Le broyage conduit à l'obtention de grains très fins. Il peut être effectué en même temps que le
mélange et peut se faire en milieu sec ou humide. La porosité intra-granulaire est largement
minimisée. Les grains sont réduits par broyage. Cette opération conduit à des grains dont la
taille moyenne est voisine de 1μm.
Frittage :
φ = 12
La poudre est ensuite pressée sous forme de pastille de diamètre mm et d'épaisseur
d'environ 1 à 2 mm, sous une pression de 2,5 bars. Ces pastilles sont traitées dans un four à
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Chapitre II: Technique expérimentale
des températures élevées et suffisantes pour la formation d'un système monophasé. Les
échantillons polycristallins auxquels nous nous sommes intéressés ont été élaborés à partir de
constituants dont la pureté est supérieure à que 99 %. Tous les essais de synthèse ont eu lieu
dans des creusets en platine afin d'éviter toute contamination ou formation de phase
supplémentaire due à l'interaction avec le creuset. De plus, ce type de creuset est résistant à
haute température. Les températures des traitements thermiques sont inférieures aux
températures de fusion des mélanges et sont notablement différentes suivant les composés.
Les échantillons préparés sont contrôlés par diffractométrie RX et par analyse
thermomagnétique pour vérifier le caractère monophasé de ces échantillons.
2) Analyse chimique :
Dans le but de vérifier les taux de Mn4+ et Mn3+ dans les matériaux synthétisés, nous
avons procédé à un dosage redox. Le principe de la méthode est le suivant :
On pèse 50 mg d’oxyde de manganèse à analyser et 100 mg d’acide oxalique
bihydraté (H 2 C 2 O 4 , 2H 2 O), puis on ajoute 11,2 ml d’acide sulfurique concentré. On laisse
l’ensemble sous agitation magnétique jusqu’à la dissolution totale de l’oxyde.
La réduction de manganèse Mn4+ en Mn2+ par l’acide oxalique se fait selon la réaction
suivante :
C 2 O 4 2- → 2CO 2 + 2é
Mn4+ + 2é → Mn2+
On a donc :
C 2 O 4 2- + Mn4+ → 2CO 2 + Mn2+
On suppose que les manganites obtenus représentent des phases pures donc le
manganèse se trouve seulement dans deux états de valence (Mn3+ et Mn4+).
Nous avons donc les deux réactions suivantes :
Pour le Mn4+ : C 2 O 4 2- + Mn4+ → 2CO 2 + Mn2+
Une mole de Mn4+réagit avec une mole de C 2 O 4 2- .
Pour le Mn3+ : C 2 O 4 2- + 2Mn3+ → 2CO 2 + 2Mn2+
Deux moles de Mn3+ réagissent avec une mole de C 2 O 4 2- .
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Chapitre II: Technique expérimentale
4+ n( Mn 4+ )
Mn = 100.
n( Mn)
3+
n( Mn3+ )
Mn = 100.
n( Mn)
3) Méthodes de caractérisation :
3-1) Diffraction des rayons X
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Chapitre II: Technique expérimentale
2d . sin θ = n.λ
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Chapitre II: Technique expérimentale
».
de mesure 2θ .
Les rayons X sont surtout connus du grand public pour l'imagerie médicale : radiographie et
tomographie (scanner). Cependant, outre le fait qu'ils traversent facilement la matière, les
rayons X ont d'autres propriétés intéressantes. Ils interagissent de manière particulière avec la
Pour identifier les phases présentes dans les matériaux préparés ainsi que la présence
éventuelle d’impuretés, des diagrammes de diffraction X sur poudre ont été
systématiquement réalisés. Les dispositifs expérimentaux utilisés sont des diffractomètres à
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Chapitre II: Technique expérimentale
poudre θ-2θ dotés d’une anode de cuivre où de cobalt. La méthode consiste à envoyer un
rayonnement monochromatique et à mesurer l’intensité des rayons diffractés pour différentes
positions de l’ensemble détecteur – échantillons. La direction du faisceau diffracté dans
l’espace est définie par la loi de Bragg : 2d hkl sinθ = nλ tel que :
- d hkl : distance entre les plans réticulaires associée à une famille de plan (h, k, l),
- θ : angle entre le rayon incident et le plan (hkl),
- λ : longueur d’onde incidente,
- n : ordre d’interférence.
Nous avons utilisé deux types de diffractomètres, à transmission et à réflexion. Les
diffractomètres en transmission sont équipés de monochromateur avant permettant la
sélection de la longueur d’onde. La collecte des intensités se fait au moyen d’un détecteur
linéaire à gaz dont l’ouverture est de 8°. L’avantage de la diffraction en transmission par
rapport au montage dit Bragg-Brentano est qu’elle nécessite une faible quantité de poudre.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Le principe de cette technique est d’envoyer un faisceau d’électrons d’énergie comprise entre
5 et 30 KeV sur l’échantillon à traiter (Figure II.7). Le choc des électrons avec la matière
provoque l’éjection d’électrons secondaires (chocs inélastiques), d’électrons rétrodiffusés
(chocs élastiques) et de photons X dont l’énergie est caractéristique de l’atome dont ils sont
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Chapitre II: Technique expérimentale
En effet, l’énergie des électrons incidents est dans la gamme d’énergie des électrons occupant
les nivaux des atomes correspondant aux raies K, L et M. Lors du choc, certains atomes de
l’échantillon perdent un électron et se trouvent alors dans un état excité. Lorsqu’un électron
libre vient occuper la place vacante, il y a émission d’un photon X. Lorsqu’un photon X
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Chapitre II: Technique expérimentale
A partir de ces graphes, il est possible de faire l’analyse chimique quantitative sous
certaines conditions qui nécessitent l’emploi de logiciels spécialisés permettant
l’exploitation de lois physiques complexes et semi-empiriques.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Bien que la spectroscopie FTIR soit utilisée depuis 1964 et que les spectrophotomètres soient
devenus des instruments très performants, les méthodes de préparation d’échantillons posent
encore certains soucis. La préparation d’échantillons exige de prendre en compte l’intervalle
optique d’étude (en cm-1).
La méthode de préparation consiste à mélanger 0.5 mg d’échantillon avec un excès de KBr
100 mg (grade FTIR - Alfa Johnson Mathey). Le mélange est ensuite comprimé sous forte
pression afin de former une pastille translucide.
Le choix du bromure de potassium est lié à son large intervale de transmission
(43 500 cm-1- 400 cm-1). L’ensemble des bandes observées dans un spectre infrarouge, permet
d’aider l’expérimentateur à identifier les fonctions à partir des tables de référence.
Le dispositif infrarouge utilisé est schématisé sur la figure II-10.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Une étude par spectroscopie infrarouge consiste donc à déterminer les modes de
vibrations du groupement organique. L’appareil utilisé est un spectromètre à transformé de
fourrier de marque "Brucker" modèle "Vertex 70 v". de précision 2 cm-1 La figure II.11
P
présente le schéma principal de cette technique. Le domaine spectral s’étend entre 4000 et 400
cm-1. Les faisceaux traversent une pastille contenant 5% de l’échantillon et 95% de KBr. Le
P P
KBr est utilisé comme matrice, il n’absorbe pas les radiations dans la zone de balayage
(4000-400 cm-1). Les pastilles ont été préparées selon la technique de HANNAH et
P P
SWINEHART, qui consiste à broyer le produit seul, puis lui ajouter le bromure de potassium,
le mélange obtenu est homogénéisé puis comprimé.
Principe
absorptions sont alors quantifiées; la fréquence d'oscillation dépend des masses des atomes et
de la force du lien (Figure II.12).
Les constituants d’une substance (atomes, ions) vibrant autour de leurs positions
d’équilibres, absorbent une partie de l’énergie électromagnétique à la suite de la résonance.
Cette absorption aura lieu si l’énergie du photon hυ est égale à la différence d’énergie
correspondante à une transition possible entre un état initial de la molécule d’énergie E i et un
R R
Cet état excité ne dure qu’une fraction de seconde. Le retour à l'état fondamental se fait par
libération de l'énergie absorbée.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Le spectre d’un rayonnement infrarouge nous permettons de préciser les fréquences propres
des oscillations et de déterminer les types de liaisons entre atomes, ions et groupements
fonctionnels.
Page 61
Chapitre II: Technique expérimentale
Excitation
Canne
Bobine
supraconductrice
Bobines Enroulement
de chauffant
Bain
d’hélium
Échantillon
Le principe de cet appareil est représenté sur la Figure II.13. L’échantillon en poudre est
placé dans une capsule en plexiglas solidaire d’une canne en carbonne. Cette tige est animée
d’un mouvement vertical rectiligne (selon l’axe de la bobine) sinusoïdale et de faible
amplitude.
L’échantillon est en même temps soumis à un champ magnétique vertical, allant jusqu’à
8T, produit par une bobine supraconductrice. La mesure consiste à détecter la variation du
flux engendrée par le déplacement de l’échantillon entre deux bobines de mesure montées en
opposition. La variation du flux induit une force électromotrice e=-dΦ/dt qui est intégrée sur
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Chapitre II: Technique expérimentale
flux d’hélium gazeux dans l’échangeur thermique. Le déplacement de l’échantillon se fait par
vérin électropneumatique. La partie inférieure de la tige d’extraction et le porte échantillon
sont constitués d’un matériau non magnétique. La sensibilité d’un tel montage est grande de
l’ordre de 10-3uem (unité électromagnétique).
Les mesures d’aimantation M (H, T), ont été réalisées à l’aide des magnétomètres BS1 et
BS2 de l’Institut Néel. Ces magnétomètres, peuvent être également utilisés pour la
détermination de l’anisotropie et de la susceptibilité magnétique. Ces deux instruments sont
automatisés à l’aide d’un système informatique qui permet d’enregistrer les donnés
numériques pour chacune des mesures successives. Les deux magnétomètres ont le même
principe de fonctionnement. Il s’agit de mesurer l’aimantation par extraction durant laquelle
l’échantillon se déplace dans un champ magnétique homogène entre deux bobines de
détection montées en série opposition. Le champ magnétique est produit par une bobine
supraconductrice en Nb-Ti permettant par exemple d’atteindre 10 T pour BS2. La mesure
consiste donc à détecter la variation du flux magnétique engendré par un brusque déplacement
de l’échantillon parallèlement au champ magnétique présent entre les bobines. Cette variation
de flux induit une force électromotrice qui est intégrée sur tout le déplacement de
l’échantillon. En assimilant l’échantillon à un dipôle magnétique, la variation du flux obtenue
ΔΦ est proportionnelle au moment magnétique par unité massique de l’échantillon. La
sensibilité d’une telle mesure est meilleure que 3.10-7 A.m2. Les magnétomètres BS1 et BS2
sont utilisés respectivement pour des mesures magnétiques à hautes et basses températures.
Avec BS2, on peut faire des mesures d’aimantation entre 2 et 300 K et la température de
l’échantillon est régulée grâce à la circulation d’hélium gazeux contrôlé en température. Le
principe de magnétomètre de mesure BS1 et BS2 est présenté sur la figure II.14. Les
performances des deux magnétomètres sont présentées dans le tableau II.1.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Page 64
Chapitre II: Technique expérimentale
Types de
Paramètres Performances
magnétomètres
10-7 A.m2 (suivant l’axe z)
Résolution 5.10-7 A.m2 (suivant les
axes x, y)
BS1 Température De 300 à 900 K
Champ
±7T
magnétique
Incrément 10-2 T
Résolution 10-7 A.m2
Température De 5 à 300 K
BS2 Champ
± 11 T
magnétique
Incrément 10-3 T
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Chapitre II: Technique expérimentale
Les études électriques ont été effectuées à partir des mesures de la résistivité en
fonction de la température en champ magnétique terrestre.
Ces mesures ont été effectuées par la méthode des quatre pointes de types Van der
Pauw [4]. Les quatre pointes conductrices sont disposées en carré (pour les mesures réalisées
au PPMS) ou en ligne (pour celles effectuées au Laboratoire MCBT institut Néel CNRS
Grenoble)
Mesures réalisées au PPMS :
La mesure de résistivité s’effectue par la méthode des 4 fils afin de s’affranchir des
résistances de contact. L’échantillon est parcouru par une courante alternative basse fréquence
(80 Hz).
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Chapitre II: Technique expérimentale
A A A
I.[Link] I11 I11
C D
C D C D
V BD V AC V CD V AB
Conclusion.
Dans ce chapitre, nous avons présenté les méthodes d’élaboration ainsi que les différents
dispositifs expérimentaux utilisés tout au long de l'étude des matériaux synthétisés. Les
méthodes d’élaboration ont été numérisées dans une première partie. Nous avons développé
dans la deuxième partie, les méthodes de caractérisation.
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Chapitre II: Technique expérimentale
Références Bibliographiques
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Chapitre III:
Sommaire
Introduction………………………………………………………………………………… 70
I Elaboration et Etude de composée Ca 2-x
Sm x MnO 4 ………………………..……………….71
1°) Elaboration des composés Ca 2-x Sm x MnO 4 ……………………………………………....71
5) Caractérisation magnétique………………………………………………………………..80
Introduction:
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Les oxydes de valence mixtes, de formule générale A x Ln 1 - x MnO 3 avec (A = Ca, Ba, Sr,
Cd) et (Ln = La, Nd, Pr…), ont attiré une attention importante à cause des propriétés
physiques intéressantes telles que la magnétorésistance colossale (CMR), le ferromagnétisme
avec conduction métallique et l’ordre de charge [1-6] (Chapitre I). L’étude magnétique
(K 2 NiF 4 ), se justifie par l’existence de couches bidimensionnelles de structure pérovskite
Figure. III.1. Il existe au sein d’un réseau K 2 NiF 4 deux types de couplages magnétiques: des
interactions intraplanaires, très fortes, entre cations situés à l’intérieur des couches et des
interactions interplanaires entre couches pérovskite successives. On a observé dans la famille
K 2 NiF 4 un comportement purement bidimensionnel du au fait que les interactions entre
couches semblent négligeables à coté des couplages intraplanaires [7].
Les premières études sur les solutions solides Ca 2-x Ln x MnO 4 (Ln = terre rare) ont été
effectuées par Daoudi et Le Flem pour Ln = Pr, Nd, Sm et Gd [8] et par Chaumont et al. [7]
pour Ln = Y. Ces études ont montré que ces matériaux Ca 2-x Ln x MnO 4 présentent des
transitions de phases suivant la terre rare. Généralement, la substitution du Calcium par un des
terre rare montre une transition de la phase de tétragonale vers la phase orthorhombique. En
fait pour Ln = Y la transition s’effectue lorsque x = 0,3 alors que pour Ln = Pr-Gd la
transition apparait à x = 0,5 [8-9]. Des études antérieurs sur Ca 2-x Sm x MnO 4 ont montré des
transitions structurales 0,3<x<0,5 [10].
Page 70
Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Dans ce chapitre, nous avons repris l’étude de Ca 2-x Sm x MnO 4 pour montrer l’influence
de la substutition du Ca par Sm sur les propriétés structurales, magnétiques et électriques dans
ces composés en bicouches à base de calcium pour 0,1 ≤ x ≤ 0,4.
Les composés Ca 2-x Sm x MnO 4 où x allant de 0,1 à 0,4 ont été élaborés en utilisant la
méthode céramique décrite dans le chapitre II. Les précurseurs utilisés pour l’élaboration de
ces matériaux sont les oxydes de calcium Ca 2 O 3 et l’oxyde de manganèse MnO 2 ainsi que le
l’oxyde de samarium Sm 2 O 3 avec des puretés supérieures à 99,9%. Ces oxydes sont
déshydratés à 300 K pendant 4 heures.
La première étape de l’élaboration consiste à la pesée des précurseurs dans les proportions
stœchiométriques désirées. Ces précurseurs sont initialement broyés pendant 30 minutes pour
avoir un mélange homogène. Les poudres obtenues sont par la suite placées dans des nacelles
en alumine et portées à des températures allant de 700°C à 1100°C. Cette étape, appelée
chamottage, permet d'une part la décomposition et le dégagement des gaz (O 2 et CO 2 ) et
d'autre part la formation partielle de la phase désirée selon la réaction suivante :
Les poudres sont à nouveau broyées pendant 30 minutes pour réduire la taille des
grains, homogénéiser le produit et minimiser la porosité inter-granulaire.
La dernière étape est le frittage. Elle consiste à porter les poudres pastillées, dans des
creusets en alumine ou en platine, à des températures de 1300ºC [10] pendant une durée de
recuit suffisante pour la formation et la croissance des grains.
Après le recuit final à 1300°C, un recuit à 800°C sous flux d’oxygène est nécessaire pour
assurer la stœchiométrique en oxygène.
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Pour s’assurer de la stœchiométrie des matériaux élaborés, nous avons procédé à des
analyses chimiques par dosage volumétrique [8]. Cette technique consiste à déterminer les
2T 2T
4+ 3+
taux de Mn et Mn dans nos composés. Le principe de cette analyse chimique décrit dans le
P P P P
nous permet de déduire les taux de Ca2+ et Sm3+ en se basant sur la neutralité électrique de
P P P P
composé.
Tableau. III.1: Résultants du dosage volumétrique des ions manganites dans les composées
Ca 2-x Sm x MnO 4
R R R R R
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
L’analyse chimique montre que les taux expérimentaux sont en bon accord avec les taux
théoriques. Cette analyse a été effectuée par Daoudi [10] pour les composés Ca 2-x Ln x MnO 4
(Ln= Pr, Nd, Sm, Eu, Gd) et a trouvé presque les mêmes écarts.
La microscopie électronique à balayage (MEB) est une technique qui est fréquemment
utilisée [11, 12]. Elle est équipée d’une microanalyse X qui permet de déterminer la
composition chimique des poudres.
Figure. III.3 : Photos obtenues par MEB des composés Ca 2-x Sm x MnO 4 (0,1<x<0,4) avec
grandissement 2µm.
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
En augmentant le taux de Sm on constate que la taille des grains augmente, puisque le rayon
de Mn3+ est supérieur au rayon de Mn4+. La distribution des éléments, effectuée par EDS
montre que Ca et Sm sont distribués de façon homogène, alors que la distribution du
manganèse est fortement hétérogène Figure. III.4.
Figure III.4: distribution des éléments Ca, Sm et Mn effectué par EDS pour Ca 1,9 Sm 0,1 MnO 4
Une analyse chimique par microanalyse [Link].5 a été effectuée pour les différents
échantillons sans quantification de l’oxygène. Les spectres obtenus par la microanalyse sont
représentés sur la [Link].5.
On remarque la présence de tous les éléments chimiques introduit au cours de l’élaboration,
ils sont donc tous non volatils à 1300 K.
[Link].5 Spectre obtenu par analyse par E.D.X. pour les Ca 2-x Sm x MnO 4 (x=0,1; 0,2;0.3;
R R R R R R
0,4)
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Cette analyse nous permet de déduire globalement la formule des composés C’est une
méthode pour vérifier si on a trempé dans les noms des échantillons lors de préparation.
Tableau III.2: Résultats d’analyse chimique par E. D. X pour Ca 2-x Sm x MnO 4 (x=0,1;
0,2;0,3; 0,4).
Les échantillons élaborés ont été caractérisés par diffraction des rayons X en utilisant
un diffractomètre Siemens D5000 équipé d’une anticathode de cuivre (λ Cuα1 = 1,5406 Å) et R R
d’un monochromateur arrière en graphite. L’enregistrement des diagrammes des rayons X sur
poudre a été effectué à la température ambiante dans un domaine angulaire variant de 10° à
80° avec un temps d’enregistrement de 20 secondes par pas de 0,02°.
La figure III.6 présente les diffractogrammes enregistrés à température ambiante sur les
poudres de Ca -x Sm x MnO 4 préparés à 1300 °C et dopés avec différentes concentrations de
R R R R R R
samarium. Sur cette figure, on observe que le Ca -x Sm x MnO 4 cristallise dans la phase
R R R R R R
tétragonale à des concentrations inférieures ou égale à 30% de samarium. Cette phase est
pure. En effet, les structures tétragonales et quadratiques de Ca -x Sm x MnO 4 étant trèsR R R R R R
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
proches, et par conséquent il est difficile de les différencier par leurs diffractogrammes.
Lorsque 30% de samarium a été ajouté, le matériau présente une structure polycristalline avec
la présence des deux phases tétragonales et quadratiques mais avec des proportions
différentes. La phase tétragonale étant majoritaire. Vers 40 % Sm3+ ajouté, le pic situé à 2θ
≈45.44° observé dans la phase tétragonal, s’éclate et un dédoublement de raies est observé
vers 2θ ≈34.547° sur le diffractogramme.
Les diffractogramme des rayons X représentés sur la figure III.6 montrent que la phase
quadratique pourrait être stabilisée à un taux supérieur à 30% en Sm3+. Cette stabilisation de
la phase quadratique résulte de la différence entre la taille des ions calcium et celle des ions
terres rares. En effet, comme il a déjà été observé par Daoudi à la température ambiante [8], la
(figure III.7) montre les différents types de transition que se soit en fonction des dopages et
en fonction de la température.
Figure III.6: Diffractogramme des RX, enregistrés à 300 K, sur les poudres de
Ca 2- xSmxMnO 4 préparés à 1300 °C et dopés à différentes concentrations en Sm3+
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Figure III.7. Diagramme de phase des solutions solides Ca 2-x Sm x MnO 4 . T et LT sont des
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
0,9λ
DSC = .
β cos θ
Avec :
Les résultats du calcul de la taille des grains des différents échantillons obtenus par la
méthode de Scherrer et par le MEB sont donnés dans le Tableau III.4:
Tableau III.4 : Valeurs des différents paramètres angulaires permettant le calcul de la taille
des grains par la formule de Scherrer.
Les dimensions des grains observées par le MEB sont plus grandes que celles calculées
par la formule de Scherrer, ceci indique que chaque grain observé par le MEB est constitué de
plusieurs cristallites. La formule de Scherrer, reste actuellement la plus utilisée [15-16] pour
extraire les paramètres microstructurales à partir des pics de diffraction mais ne donne qu’une
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
information partielle. Dans cette relation, l’élargissement de la raie caractérisé par la largeur à
mi-hauteur est lié à un effet de taille des domaines de diffraction cohérente (taille de
cristallite). On peut estimer que la taille des grains cristallins formant nos composés augmente
au fur et à mesure que le taux de substitution x augmente, cela peut être interprété par
réduction de Mn4+ qui a un rayon ionique très faible par rapport à Mn3+ (r Mn 3+=0,70 Ǻ,
r Mn 4+=0,52 Ǻ) menant à un effet de taille bien marqué.
Calcul du facteur de tolérance
rA + rO
t=
(rB + rO ) 2
Les valeurs arithmétiques des rayons ioniques d’ions occupant respectivement les sites
A, B et O sont calculés comme suit :
• r O = r (O2-) = 1,32 Å.
• r B = x r (Mn 3+ ) + (1-x) r (Mn 4+ )
• r A = 0,5(x r (Sm 3+ ) + (2-x) r (Ca 2+ ) )
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
t Structure
1 Cubique
Pour nos composés Ca 2-x Sm x MnO 4 la valeur de t est inférieure à 0,93 montrant ainsi la
concordance orthorhombique de nos échantillons comme montre le tableau.
Tableau III-4: Les rayons ioniques d’ions occupant respectivement les sites A, B et les
facteurs de tolérence
5) Caractérisation magnétique
5.a) Etude de l’aimantation en fonction de la température
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Ces courbes montrent que tous les échantillons présentent une transition magnétique d’un
état ferromagnétique au-dessous de la température de Curie T C à un état paramagnétique, au-
dessus de T C . D’autre part, il est à noter que l’aimantation diminue en augmentant le taux de
samarium. En effet, le composé de départ Ca 2 MnO 4 contient uniquement des ions Mn4+ et
seules les interactions antiferromagnétiques à travers Mn4+-O- Mn4+ peuvent exister. Par
conséquent que l’aimantation quasi-nulle pour le composé non substitué Ca 2 MnO 4 [22].
Avant la substitution
....O-Mn4+-O-Mn4+-O-Mn4+-O-Mn4+-O-Mn4+- O-Mn4+-O-Mn4+- O-Mn4+….
FM FM AFM
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Pour le composé Ca 1,9 Sm 0,1 MnO 4 (x = 0,10), la température de Curie T C est de l’ordre de
112 K. En augmentant le taux de substitution x, nous remarquons que T C diminue. Les
courbes de dM/dT (T) montrent aussi la présence d’un petit pic à une température T = 7 K. Ce
dernier est attribué à la transition de Néel ; étant donné que le matériau passe d’un état
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
0,4
8 x=0,1
1/χ(T.g/uem)
1,0
dM/dT(uem.K/g)
6 0,5 0,2
M(uem/g)
4 0,0
0 100
T(K)
2 0,0
TC
0
-0,2
0 50 100 150 200
T(K)
De plus, et comme la montre La (Figure. III.11) la saturation n’est pas atteinte même pour
un champ de 10T à 3 K. Il est aussi à noté que la transition structurale déjà mentionné
précédemment pouvait être la cause du comportement particulier pour x = 0,4.
T = 3K
0.1
15
M (uem/g)
10
0.2
0.4 0.3
5
0
0 2 4 6 8 10
µ0H (T)
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
T = 3K
16
Msat (uem/g)
12
e
qu
Tetragonal
bi
8
om
or
th
4 Or
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
taux de substitution
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
M(eum/g)
M(eum/g)
2
Tirr
Tirr 0.2
1
0 0.0
0 50 100 150 200 250 300 0 50 100 150 200 250 300
T(K) T(K)
0.6 x = 0,4
FC
ZFC
0.4
M(eum/g)
Tirr
0.2
0.0
Pour les très basses températures (T << T C ), on remarque une forte irréversibilité de
l’aimantation entre les courbes en mode FC et ZFC indiquant un comportement de type «spin-
glass» [22-23] dont l’ordre ferromagnétique simple à longue distance est absent. Cette Pour
diminution de l’aimantation (ZFC) à basse température disparaît avec l’augmentation de
champ appliquée et elle disparaît pour un champ de 0,05 T (Figure. III.13). discuter ces
résultats, les différents effets de substitution du samarium doivent être pris en considération,
notamment:
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
3K B C
µeff = µB
N
La valeur théorique du moment porté par un atome magnétique peut être aussi calculée
: µeff g J ( J + 1)
en utilisant la formule général=
g : le facteur de Landé.
Dans le cas des métaux de transition (couches ndx) et en particulier d'un ion de manganèse,
l’expression du moment effectif aura l’expression suivant :
µeff g S ( S + 1) avec g = 2
=
Tableau III-6: Les valeurs calculées de S et µ eff pour les ions Mn3+, Mn4+ et Sm3+.
Pour les terres rares (couches nfx), g = 0.9, les valeurs de l’expression du moment
µeff g J ( J + 1) avec
effectif correspondantes sont obtenues à partir de la formule =
J= L − S Dans le cas de Sm, la valeur de moment effectif donné dans le tableau III-6.
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Par conséquent, les valeurs du moment effectif théorique total pour les différents composés
sont obtenues en utilisant la formule suivante :
∑ n (μ (i ))
2
μ eff
= i i eff µB
Le tableau III.5 regroupe les valeurs des températures de Curie (T C , θ P ), les constantes de
Curie, μ eff (exp), qui ont été extraites dans le domaine paramagnétique en ajustant les
données avec une loi de Curie-Weiss des courbes 1/χ= f(T) (fig III-14).
300
x = 0,1
x = 0,2
1/χ(mol/uem)
200 x = 0,3
x = 0,4
fit
100
0
0 50 100 150
T(K)
Ces résultats montrent que la température de Curie Weiss diminue lorsque le taux de
substitution augmente. De plus, la valeur positive de θp prouve que les interactions sont
ferromagnétiques. La différence observée entre μ eff (exp) et μ eff (cal) est due à l’existence
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Pour tout conducteur métallique, la résistivité croît avec la température T. Par contre, elle
décroît quand T augmente dans les semi-conducteurs. Un certain nombre de matériaux
deviennent supraconducteurs lorsqu’ils sont refroidis au dessous d’une température critique
Tc (propre à chaque matériau); leur résistance s’annule brusquement lorsque leur température
T est inférieure à Tc.
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Les résultats des variations thermiques de la résistivité pour nos échantillons Ca 2-x Sm x MnO 4
(0,1 ≤ x ≤ 0,4) sont représentés sur la figure III.16.
On remarque que les matériaux étudiés présentent un comportement semi conducteur quelque
soit la tempé[Link], l’application d’un champ magnétique n’a pas d’effet remarquable
sur le comportement semi-conducteur.
3000 x = 0,3
6000 x = 0,1
0T 0T
2T 2000 2T
4000 5T 5T
ρ(Ω Cm-1)
ρ (ΩCm-1)
2000 1000
0 0
6000
5000 x = 0,4 0,1 0,4 5000
0T 5000 0,3
4000 2T 4000
ρ (ΩCm-1)
4000
5T
ρ(Ω Cm-1)
3000
ρ (ΩCm-1)
3000
3000
2000 2000
2000
1000 1000
1000
0 0
0
50 100 150 200 250 300 0 50 100 150 200 250 300
T(K) T(K)
E
i) ρ (T ) = ρ0 exp a modèle pure
k BT
E
ii) ρ (T ) = ρ0T exp a modèle adiabatique
k BT
1 E
iii) ρ (T ) = ρ0T 2
exp a modèle bipolaire
k BT
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
3 E
iv) ρ (T ) = ρ0T 2
exp a modèle non adiabatique
k BT
En se basant sur l’erreur (R = 3.25 10-8), le première modèle décrit mieux nos mesures
figure III. 17.
Par conséquent les valeurs de l’énergie d’activation ainsi la constante ρ0 pour les
différents échantillons en se basant sur le modèle non adiabatique ont été déduite comme le
montre [Link].6.
On remarque que l’énergie d’activation suit une loi parabolique avec le taux de substitution x
dont la valeur minimal se situe à x= 0,3 Figure III 18. Ce comportement est globalement
similaire à celui obtenu dans l’étude magnétique (x = 0,3) ou les phases tétragonale et
orthorhombique se situe en deça et au delà de cette valeur. Ce changement de structure est
alors la cause de l’augmentation de cette énergie Ea.
x ρ (Ω Cm-1) E a (eV)
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
0,4
x = 0,1
fit
0,3
ρ(Ω Cm−1)
0,2
0,1
0,0
150 200 250 300
T(K)
0,08
x = 0,3
fit
0,06
ρ(ΩCm-1)
0,04
0,02
0,00
100 150 200 250 300
T(K)
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
x = 0,4
60 fit
40
ρ(ΩCm-1)
20
0.14
0.12
tétragonal
0.10
Ea(eV)
0.08
e
qu
0.06
bi
om
or
th
Or
0.04
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Conclusion.
Nous avons étudié dans ce chapitre l’effet de la substitution de calcium par le samarium
sur les propriétés structurales, magnétiques et électrique des composés Ca 2-x Sm x MnO 4 avec
(0,1 ≤ x ≤ 0,4). L’étude par diffraction des rayons X de ces matériaux synthétisés montre
que tous les échantillons cristallisent dans la structure tétragonal alors que le système
orthorhombique se manifeste pour x > 0,4.
Les mesures magnétiques ont montré que la substitution du calcium par le samarium
affaiblit le magnétisme et abaisse la température de la transition ferro- paramagnétique. La
diminution de la température de Curie n’est pas liée seulement à un effet de volume mais
surtout à la nature des interactions d’échange. Ceci est du a La coexistence d’une compétition
entre les interactions ferromagnétiques Mn3+-O-Mn4+ d’une part et des interactions
antiferromagnétiques Mn4+-O-Mn4+et Mn3+-O-Mn3+. D’autre C’est la signature de
phénomène spin Glass qui a été prouvé par les mesures de ZFC/FC.
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Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Références Bibliographiques
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[14] Z.Q. Li, [Link], [Link], D.L. Hou, P. Wu, [Link], [Link] Solidi A 195 (2)
(2003) 429–433.
[15] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link] Journal of Magnetism and
Magnetic Materials 323 (2011) 2831–2836
[16] [Link], A. Dhahri, [Link], [Link], [Link], [Link] Journal of Alloys and
Compounds 507 (2010) 405–409.
Page 95
Chapitre III: Effet de la substitution du Calcium par le Samarium sur les propriétés
physico-chimique
Page 96
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Chapitre IV :
Sommaire
Introduction……………………………………………………………………………………………..98
I. Elaboration et caractérisation de
Sr 1.5 Nd 0.5 MnO 4 ……………………………………………..99
1°) Elaboration…………………………………………………………………………………………99
2°) Analyse chimique…………………………………………………………………………………..99
3°) Caractérisations morphologiques……………………………………………………………...100
4°) Caractérisations cristallographiques………………………………………………………….101
Conclusions………………………………………………………………………………….128
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Introduction:
Dans ce chapitre, nous présentons l’étude des propriétés physico chimique en s’appuyant sur
les études structurales, infrarouges, microscopes, électroniques à balayage, magnétiques et
électriques pour le composé Sr 1, 5 Nd 0, 5 MnO 4 .
Le composé mère Sr 2 MnO 4 de cet échantillon appartient à la famille R-P des manganites. En
effet, Sr 2 MnO 4 ne contenant que les ions Mn4+, cristallise dans la structure de type K 2 NiF 4
[1,2] (chapitre 1). La substitution des ions Sr2+ par l’élément terre rare RE3 + = La3 + ou Nd3+
dans le composé Sr 2-x RE x MnO 4 fournit des diverses propriétés. Les métaux de transition 3d
ont attiré beaucoup d'attention en raison de leurs propriétés physiques inhabituelles, comme la
magnétorésistance colossale [3], l'effet magnétocalorique [4], la supraconductivité [5], l’état
de verre de spin [6] la séparation des phases [7], ordre orbitale et ordre de charge. A basse
température, certains matériaux magnétiques, tels que Nd 1-x Ni x CoO 3 [8],
(Nd, La) 0,5 Sr 1,5 MnO 4 [9] et La 2-x Sr x CoO 4 [10], ont révélé l'absence d'un ordre avec plus de
propriétés ferromagnétiques (FM) ou antiferromagnétiques (AFM). D'autre part, beaucoup de
matériaux magnétiques s’écartent de la loi de Curie-Weiss dans la gamme paramagnétique, à
des températures élevées et présente de nombreuses singularités intéressantes. Par exemple,
dans les composés LaSr 2 Mn 2 O 7 [11], La 1-x Sr x MnO 3 [12] et Pr 0,6 Y 0,1 Sr 0,3 MnO 3 [13],
l’inverse de susceptibilité présente une allure non linéaire à une température plus élevée que
la température de Curie T C . Un comportement similaire a été observé par Griffiths et al. [14,
15]. Dans la plus part des cas, pour un matériau ferromagnétique dilué, on essaye de proposer
un modèle pour l'interpréter. Selon ce modèle, les matériaux magnétiques sont des systèmes
ou le désordre est gelé dont les quels des clusters FM sont distribués au hasard dans la région
paramagnétique (PM) lorsque la température diminue jusqu’au point critique. De tels
systèmes présenteraient beaucoup de comportements inhabituels pour la susceptibilité, la
magnéto résistivité, la capacité thermique etc.... [6,16-19].
Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à l’étude des propriétés
cristallographiques, magnétiques et électriques du matériau, polycristallin Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 .
Page 98
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
1°) Elaboration:
Le composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 a été synthétisé par la méthode solide -solide, comme
décrit dans le chapitre des techniques expérimentales. Les précurseurs utilisés sont :
- L’oxyde de Néodyme Nd 2 O 3 ;
La pureté des précurseurs utilisés est supérieure ou égale à 99,9%. Ces précurseurs,
intimement mélangés dans un mortier en agate selon la stœchiométrie désirée, sont broyés
pendant 30 minutes pour obtenir un mélange homogène. Ensuite, ils sont placés dans des
creusets en platine et sont mises au four à 700°C pendant 48 heures. Le matériau préparé est
ensuite porté à une température de 1000°C entrecoupé par plusieurs cycles de broyage et de
recuit. Cette étape permet de réduire la taille des grains et d'homogénéiser le produit des
poudres obtenues qui sont mises sous la forme de pastilles de faible épaisseur et placées dans
le four à une température de 1300°C pendant 24h.
Pour bien estimer et justifier la température finale de recuit, une série d’expérience a
été réalisées à des températures variant de 1200 à 1300°C. Elle montre qu’au dessous de
1300°C, le matériau synthétisé présente sous une seule phase. L’échantillon est enfin refroidi
à la température ambiante par une trempe rapide dans l’air étant donné que cette opération
[20] a un effet considérable sur les propriétés physiques des matériaux élaborés, (température
de transition, comportement ferromagnétique, comportement métallique…).
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Les résultats du dosage, donnés dans le tableau VI.1 montre la concordance entre les taux
expérimental et théorique car l’écart relatif ne dépasse pas 1%. En utilisant l’équation de
neutralité, nous pourrons déduire les taux de Sr2+ et Nd3+ qui sont 1,495 et 0,505
P P P P P
respectivement.
P
observées à l'aide d'un microscope électronique à balayage (MEB) (Figure. IV.1). Ces images
montrent l'apparition d’une seule phase avec une couleur uniforme. La taille de grain est de
l’ordre de 131nm.
Figure. IV.1. Photos obtenues par MEB de composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 .
R R R R R R
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
traduit une bonne cristallisation des matériaux. D`autre part, l’affinement de ce spectre par le logiciel
Jana [23] révèle la présence d`une seule phase associée à la structure tétragonale de groupe d`espace
Pmmm.
Figure. IV.2 : Diffractograme RX, les positions de Bragg des composés Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 Ce R R R R R R
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
À partir des données de diffraction des rayons X, nous pouvons aussi calculer la taille
moyenne D SC des grains en utilisant la formule de Scherrer [24] : (chapitre I)
Dans le tableau.1, nous regroupons les tailles moyennes des grains obtenues à partir de par
la formule de Scherrer (D sc ) et par le MEB (D MEB ).
Il est à signaler que les grains obtenus sont à l’échelle nanométrique. De plus les
dimensions des grains observées par le MEB sont plus grandes que celles calculées par la
formule de Scherrer, ceci indique que chaque grain observé par le MEB est constitué de
plusieurs cristallites.
5) Analyse infrarouge :
L’analyse par spectroscopie infrarouge (Figure. IV.4) montre la présence d’un seul pic
de vibration à 551,5 cm-1 qui correspond à la vibration de la liaison Mn-O [25] séparant deux
couches pérovskites voisines [2].
0,50
0,25
Transmition
0,00
-0,25
551,5 cm-1
-0,50
500 1000 1500 2000
Nombre d'onde (cm-1)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Les mesures d’aimantation M en fonction de la température T a été réalisée sous un champ de 0,05 T à
l’aide d’un magnétomètre de type Foner au Laboratoire Louis Néel CNRS de Grenoble (décrit
dans le deuxième chapitre). La courbe M (T) de l’échantillon Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 est représenté sur la
figure. IV.5.
dM/dT (uem/g.K)
M(uem/g)
4
-0.05
-0.10
0
100 200 300
T(K)
Le composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 présente une seule transition magnétique d’un état
ferromagnétique (FM) à basse température à un état paramagnétique (PM) à haute
température. Cette transition se fait à la température de Curie T C égale à 245K déduite à partir
de la variation de dM/dTen fonction de T(K) (Figure IV.5). Suivant la neutralité électrique, le
composé Sr1.52+ Nd 0.5
3+ 4+
Mn0.5 3+ 2 −
Mn0.5 O4 contient (0,5) ions Mn3+ et (0,5) ions Mn4+ par unité
formulaire. Ainsi, le composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 présente un rapport Mn3+/Mn4+ égale à 1 pour
lequel le mécanisme de double échange est maximal. Cela se traduit par un caractère
ferromagnétique important et un transfert très facile d’électrons entre les ions Mn3+ et Mn4+ à
travers les ions d’oxygène.
Page 103
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
.
Les courbes M(T)-ZFC et M(T)-FC comportent une partie commune, pour les hautes
températures, dans laquelle les variations de l'aimantation avec la température sont
superposées et réversibles; c'est-à-dire le chauffage et le refroidissent n’a pas d’influence sur
l’aimantation. Par contre, à basses températures, le comportement est irréversible avec une
grande divergence entre M(T)-ZFC et FC. La température correspondante à la séparation entre
M(T)-ZFC et FC est appelée température d’irréversibilité thermomagnétique ou bien
température de blocage, notée Tirr ou T B (Figure IV.7), qui est environ égale à (~220 K),
l’irréversibilité entre M(T)-ZFC et FC peut être du donc au piégeage des parois de domaines à
bas champ comme il a été observé pour d’autres manganites [26]. De plus, la courbe ZFC
montre une pointe claire à basse température (Tpointe = 35 K). C’est une, température en
dessous de laquelle la direction de l'aimantation des particules est figée. Le comportement
magnétique à basse température (T < Tpointe) est en général de type verre de spin « spin glass»
des moments magnétiques gelés. Puisque, la courbe ZFC, diminue progressivement, il est
donc difficile de voir la pointe qui décrit le maximum dans M(T)-ZFC.
ZFC
8 FC
T
M(uem/g)
0
0 100 200 300
T(K)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
l'accouplement spin-orbite et se traduit par le blocage des moments magnétiques par le champ
du cristal [27]. Par conséquent, un matériau ferromagnétique se déplace plus facilement dans
certaines directions cristallographiques appelées direction de facile aimantation (par
opposition à des directions d’aimantations dures) qui dépend de la symétrie du cristal
(cubique, hexagonale, etc...). L'énergie, associée à l'anisotropie magnéto-cristallin, se trouve
en fonction des constantes d'anisotropie (K1, K2, etc. ...). Ces constantes dépendent de la
nature des matériaux et du temps de l’activation thermique de l'aimantation qui est donné par
une loi d'Arrhenius [28]:
ΔE
τ = τ0 exp a
k BT IV.2
Où:
• ∆E a est la barrière d'énergie d'anisotropie pour le champ appliqué défini comme suit:
θp(K)
-1
T C (K) T G (K) µeffexp ( µ B ) µeffthe ( µ B ) ∆Ea (eV ) K ([Link] )
(Chapitre III)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
3K B C
µeff = µB IV.3
N
théoriques de µeff
the
ont été calculées suivant l’Eq. (IV.14). L’inverse de la susceptibilité, 1/ χ ,
présente une variation linéaire avec la température pour une gamme comprise entre 275–300
K. Une déviation à loi du Curie Weiss apparaît à 1,19T C . La déviation à la loi de Curie Weiss
signale généralement le début de la formation des corrélations ferromagnétiques à courte
distance pour T > TC. La valeur obtenue pour θ w est inférieure à celles de TC. La différence
entre θW et TC (TC > θW) dépend de la substance et elle est associée à la présence d’un ordre à
courte porté légèrement au dessus de TC, qui peut être relié à la présence d’une inhomogénéité
magnétique. Dans notre cas, la valeur du moment magnétique expérimentale est très proche
de celle estimée (tableau II.4).
Il est aussi à remarquer l’existence de phase de Griffiths caractérisé par un point
d’inflexion. A fin de déterminer avec précision la température de Griffiths nous avons tracé la
courbe de (1/χ)/dT en fonction de la température représenté sur la figure. IV-8b [31].
a) b)
0.6 fit
0.02
d(1/χ)/dT (uem/g.K)
0.4
1/χ (uem/g)
0.01
T
G
0.2
θw
0.0 0.00
100 200 300 100 200 300
T(K) T(K)
Page 106
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Griffiths [31] a considéré dans des travaux un problème de percolation pour l’étude des
systèmes ferromagnétiques d’Ising dilué c'est-à-dire les interactions de force J entre spins ne
sont plus uniformes, mais elles sont elles mêmes aléatoires. De point de vue phénomène
physique, l'introduction de cet aléa dans le modèle permet de rendre compte des effets de
désordre observés dans les matériaux ferromagnétiques. Elle permet également de rendre
compte des propriétés ferromagnétiques des matériaux non-homogènes. Dans le modèle de
Griffiths seulement une fraction des sites du réseau est occupée avec des atomes magnétiques
(avec spins). Les autres sont laissés vides ou remplis par des atomes non magnétiques (sans
spins). Ainsi, les interactions d’échange de liens entre plus proche voisin avec une force J
(spin voisin) et 0 (sans spins) sont réparti aléatoirement. Dans la région de température TC(p)
< T < TG, le système existe dans la phase de Griffiths qui ne présente ni un comportement
paramagnétique pure ni un ordre ferromagnétique à longue-distance. Dans cette région de
température, les interactions entre spins ne suffisent pas d’établir une aimantation spontanée.
Bien que le système ne présente pas d’aimantation spontanée, il existe des régions distribuées
spatialement dépourvues de désordre qui forme des clusters de taille finie ayant une
corrélation de spins ferromagnétique dont les températures de transition locale sont plus
élevées que TC.
En se basant sur le papier original de Griffiths [31] et les travaux antérieurs [32-36], on peut
résumer les caractéristiques qui mettent en évidence la présence de la singularité de Griffiths
par:
ii) cette déviation s’amplifie pour des champs faibles en raison de la contribution des
clusters ferromagnétiques;
iii) la déviation est supprimée pour des champs magnétiques appliqués élevés suite à la
polarisation des spins en dehors des clusters ou dans le terme que le signal FM est
masqué par l’augmentation du background paramagnétique comme il a été déjà
proposé par Deisenhofer et al [37] dans les manganites;
iv) la caractéristique de base de la phase de Griffiths, consiste à l’existence des clusters de
taille finie avec une corrélation de spins ferromagnétique pour TC(p) < T < TG.
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Dans les hautes températures et sous un champ faible de 0,01T, χ-1 varie linéairement avec T
indiquant un comportement de Curie Weiss. Cependant, avec la diminution de T, une
déviation de courbure vers le bas est bien observée au dessus de TC indiquant un
comportement non analytique de l’aimantation. La forme de la courbure est une première
caractéristique de la singularité de Griffiths (i). Pour mieux mettre en évidence l’existence
d’une telle phase, nous avons mesuré la susceptibilité magnétique pour un champ élevé égale
à 3T (Figure IV.9). Nous constatons qu’un champ magnétique élevé supprime la déviation de
la courbe χ-1 à T G . Cette suppression est une signature typique de la phase de Griffiths qui a été
1.0
µ0H = 0,01T
µ0H =0,03T
µ0H =1T
1/χ(uem/g)
µ0H =3T
0.5
T
G
0.0
0 100 200 300
T(K)
Figure IV.9: Variation thermique de 1/χ sous des déférents champs. Les lignes continues
sont les fits à loi de Curie-Weiss. Les flèches indiquent la température de Griffiths TG.
Nous avons représenté sur la Figure IV.10 les courbe M2 en fonction de H/M appelées les P P
tracés d’Arrott [38]. L’intersection de l'extrapolation à haut champ de ces tracés avec la partie
positive de l’axe M2 donne l’aimantation spontanée M S . Il est clair d'après la Figure IV.10
P P R R
qu'il n'y a pas de M S pour T > T C (iv). Ainsi les Figure IV.8, 9 et 10 montrent sans ambiguïté
R R R R
l’existence de la phase de Griffiths pour le composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 et pour T > T C .
R R R R R R R R
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
400
T<T
C
300
M2(uem/g)
200 T>T
C
T>T
100 C
0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8
H/M(T.g/uem)
Figure IV.11: Tracées d’Arrott pour M 2(µ 0 H) à différentes T de part et d’autre de TC. Les
lignes contenues correspondent au fit à champ élevé pour la détermination de l’aimantation
spontanée, MS.
La singularité de Griffiths est caractérisée par une susceptibilité magnétique avec un exposant
(λ) inférieur à l'unité [31, 36], obtenue à partir de la relation suivante:
χ −1∞ (T − TCRand )
1− λ
,0 ≤ λ ≤1 IV.4
Ou TCRand est la température critique d’un état ferromagnétique aléatoire (dépend du désordre).
La forme de cette loi de puissance montre clairement la dépression de χ-1
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
0,6 λ=0,1283
µ H=0,05
0
1/χ(uemT/g)
1/χ(uemT/g) 0,1
0,4
λ=0,9001
0,2 0,01
1E-4 1E-3 0,01 0,1
tm
T
G
0,0
100 T(K) 200 300
Figure IV.11 : Variation thermique de 1 χ sous un champ de 0.05T: Les lignes continues
sont les fits à loi de Curie-Weiss. Les flèches indiquent la température de Griffiths TG. A
l’intérieur nous avons utilisé une échelle double logarithmique, les essais de la loi de
puissance Eq. (IV.16) avec la température réduite t= m (T − TCRand ) TCRand et l'estimation de
exposant λ correspondant.
La phase de Griffiths est caractérisée par la présence des clusters ferromagnétiques de "taille
finie" dans la matrice paramagnétique au dessus de T C où la susceptibilité s'écarte du
comportement Cuire Weiss et le fit de l'Eq. (IV.4) donne une valeur finie de λGP (entre 0 et 1).
Bien qu’un critère spécifique existe pour déterminer la température de Griffiths, TG, c’est à
dire le début de la déviation du comportement de Curie-Weiss [31, 32, 33, 35, 37], le choix de
TCRand est difficile à déterminer d’une façon précise. Ici, pour déterminer λ et TCRand ,nous avons
dans le régime de
tracé χ-1 sur une échelle double logarithmique (log10-log10) et nous avons déduit à la fois λGP et
température inférieure à sa valeur de Curie-Weiss, due à la formation des grandes régions
λPM suivant l’Eq. (IV.4) respectivement dans le régime de la phase de Griffiths et de l'état
(clusters) corrélées [39]. Cette loi de puissance semble être comme une forme modifiée de la
paramagnétique.
loi du Curie Weiss Lesoùvaleurs de λGP
l’exposant λPM, TCRand
λ ,signifie et TG sontpar
la déviation reportées
rapport dans le tableau IV.4.
au comportement La
Curie
valeur dans
Weiss, trouvé
la de λGP paramagnétique
région pure ou λ devrait
indique que la singularité de la phase de Griffiths
être égale à zéro. est raisonnablement
importante, impliquent une augmentation des clusters ferromagnétiques.
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
40
20K
3K
M(uem/g) 20
-20
-40
-10 -5 0 5 10
µ0H(T)
40
30
T=3K
20
M(uem/g)
M(uem/g)
0 0
-20
-30
-0.5 0.0 0.5
µ0H (T)
-40
-10 -5 0 5 10 15 20 25 30
µ H (T)
0
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
saturation même pour un champ magnétique élevé. Une faible hystérésis est observée pour
T=20 K (température inférieure à T G ) et que les valeurs de H c et M r sont très faibles.
6.e) Etude des propriétés magnétiques sous champs magnétiques appliqués à différentes températures :
30 25
45K
185
20 200
M(uem/g)
10K
10
300
0
0 2 4 6 8
µ0H(T)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
suffisamment élèvés au voisinage 10T et à températures faibles de l’ordre de 3K. Ceci peut
être expliqué par l’existence des clusters antiferromagnétiques qui empêche la saturation.
Lorsque la température augmente, les courbes d’aimantation ont la même allure, mais
l’aimantation spontanée Msp(T) diminue en raison de l’agitation thermique.
L’aimantation à saturation augmente lorsque la température décroît. Ce résultat confirme bien
le comportement ferromagnétique de notre échantillon à basses températures. La valeur de
l’aimantation spontanée déterminée expérimentalement à partir des courbes M(H) pour le
composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 est de 3,1μ[Link]-1 à la température de 10 K. Cette valeur est de
même ordre de grandeur que la valeur théorique de l’aimantation en supposant un alignement
total des spins des ions manganèse donnée par: Msp(Th) = [3(1-x)+4 (x)] = 3,4 μ[Link]-1 où x
est le taux de Mn4+, égale à 0,5.
M² = f (H/M) passant par l'origine. Cette température est égale à 245K. Il est à noter que les
incréments, de la température sont 25 et 10 respectivement en deçà et en delà de 200K.
1.0
H/M(Tg/uem)
0.5
0.0
0 200 2 400 2 600 800
M (uem/g)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
3.0
1.5
Ln (M)
0.0
185 K 200 K
220 K 230 K
-1.5 240 K 245 K
250 K 260 K
270 K 280 K
290 K 300 K
-3.0
-3 -2 -1 0 1 2
Ln (µ0H)
R. Becker et W. Doring [43] ont montré que pour des polycristaux arrangés aléatoirement, la
variation de l’aimantation à l’approche de la saturation respectait une loi en (H)- 2 Brown [44]
montre ensuite que l'interaction de l'aimantation avec une source ponctuelle, linéaire ou plane
de spins fixes donne respectivement des contributions en (H)- 1/ 2
ou en (H)- 2a la loi
d'aimantation. S. Chikazumi [45] note que la loi en (H)- 1/ 2 pour des sources localisées doit
être changée en (H)- 2
à champ élévé. Le modèle de Chudnovsky s'appuie sur un concept
phénoménologique et permet de calculer l'anisotropie locale aléatoire des systèmes
ferromagnétiques. Le modèle préconise surtout une linéarisation en (H)- 1/ 2 dans les systèmes
à faible anisotropie, et une exploitation de la pente de la droite pour déduire des informations
sur la structure magnétique. Dans un système amorphe ferromagnétique, le modèle de
Chudnovsky [46-48] suppose l’existence d’un état verre de spin corrélé (CSM) et que les
clusters qui composent le système, sont des entités identiques de rayon Ra, ayant une
anisotropie locale aléatoire. Sous l’effet d’un champ magnétique, l’état verre de spin corrélé
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Mais, à cause d'un nombre important de valeurs des coefficients et leurs complexités, la
procédure d'ajustement donne des résultats physiquement inacceptables et la courbe
expérimentale peut être ajustée avec plus d'une combinaison de coefficients. Avec un
ajustement direct quelques coefficients deviennent négatifs sans signification physique. Le
terme de la susceptibilité à champs fort est très petit, et peut être négligé dans l'intervalle de
mesure. Nous avons réalisé les ajustements des points expérimentaux de l’isotherme à 3 K à
l’aide de l’équation de M(H) pour un champ magnétique variable de 0 à 10T. Le terme a 1 ne
présentant aucune influence sur l’ajustement de la courbe, sa variation n’avait aucun sens
physique.
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
30
data
fit
20
M(uem/g)
10
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
µ0H(T)
L’introduction d’un terme H U tenant compte d’un champ lié à l’anisotropie cohérente,
a grandement facilité le lissage des mesures expérimentales. Sans ce terme nous ne
parviendrons peut être pas à cette fin. L’expression utilisée pour décrire l’approche à la
saturation est :
a1 2 a2
M (H ) =
M 0 1 − − 2
IV.6
H + HU + H ex ( H + HU + H ex )
Les facteurs a 1/2 et a 2 sont liés au champ d’anisotropie H r et au champ d’échange par les
relations [46-48] :
Page 117
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
H r2
a1 2 = IV.7
15 H ex3 2
2
H r2 1 2 K L
=
a2 = IV.8
15 15 M 0
32
a2 2A
=
H ex =
a1 2
IV.9
M 0 Ra2
2 Hr
12
λ = IV.11
15 H ex
La valeur de λ obtenue est égale à 2,23 montrant ainsi que ce système est à forte anisotropie
aléatoire.
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
i) Approche thermodynamique
Pour analyser l’EMC, il est utile de rappeler les propriétés thermodynamiques d’un
système plongé dans un champ magnétique [57, 58]. En effet, le potentiel thermodynamique
adaptée à la description d’un tel système est l’enthalpie libre de Gibss G, donné par:
G ( P, H , T ) = U + P ⋅ V − µ 0 M ⋅ H − T ⋅ S IV.12
∂G
µ0 M = − IV.16
∂H P ,T
∂G
S = − IV.17
∂T P , H
En dérivant ces expressions, on en déduit les relations dites de Maxwell. Par exemple,
avec les équations IV.29 et IV.30 :
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
∂M ∂ ∂G ∂ ∂G ∂S
µ0 = − = − = IV.18
∂T P , H ∂T ∂H P ,T P , H ∂H ∂T P , H P ,T ∂H P ,T
∂M ∂S
µ0 = IV.19
∂T P , H ∂H P ,T
Grâce à cette équation, la variation d’entropie associée à EMC à pression et à
température constante correspondant à ΔS de la Figure IV.18 peut être déterminée:
H2 ∂M H ∂S
∫ µ0 dH = ∫ dH =
∆S (T , H1 → H 2 )
2
H ∂H
IV.20
H1
∂T P , H 1 P ,T
H2 ∂M
∫H1 µ0 ∂T P,H dH
∆S (T , H1 → H 2 ) = IV.21
ΔS
Cette variation d’entropie est souvent appelée variation d’entropie magnétique m.
Cela se justifie dans le cas où l’application du champ magnétique change uniquement l’ordre
magnétique du matériau.
De plus, la valeur de |ΔS M | donne accès à un autre critère important pour la sélection de
matériaux magnétocaloriques: la capacité de réfrigération ou encore la puissance froide
relative (Relative Cooling Power que l’on notera RCP). Elle correspond à la quantité de
chaleur qui peut être transférée de la source chaude à la source froide d’un réfrigérateur qui
est définie, pour un champ magnétique donné, selon la relation:
RCP = −∆S Mmax ⋅ δ T FWHM IV.22
Page 120
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Figure IV.18 : schéma représentatif pour le calcul de la puissance froide relative RCP
C’est la méthode la plus commode et la plus utilisée pour obtenir rapidement les
performances magnétocaloriques du composé réfrigérant. L’erreur sur le calcul de ∆S M
dépend de celle des mesures de l’aimantation, de la température, et du champ magnétique.
Leur accumulation mène à une gamme d’erreurs relatives comprises entre 3 et 10% [59], qui
deviennent plus importante pour les faibles valeurs de ∆S M .
Page 121
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Pour évaluer l’EMC, nous avons déterminé la variation de l’entropie magnétique, ∆S M , grâce
aux mesures des courbes d’aimantation isothermes. En effet:
La Figure IV.19 présente les courbes d’aimantation isothermes mesurées pour des
températures autour de T C sous champs magnétiques de 0 à 6 T.
30 25
45K
185
20 200
M(uem/g)
10K
10
300
0
0 2 4 6 8
µ0H(T)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
1,5
µ0H = 0.05T µ0H = 1T
µ0H = 2T µ0H = 3T
0,5
0,0
100 200 300
T(K)
On obtient une largeur à mi-hauteur δ T FWHM ≈ 100 K pour un champ de 6T. Cela signifie
physiquement un dégagement de chaleur sur une gamme de température plus large. Afin de la
calculer, nous avons réuni le produit de la valeur maximale de la variation de l’entropie
magnétique, ∆S max
M
avec la largeur à mi-hauteur, δ T FWHM , du pic correspondant selon l’Eq.
(IV.35). La puissance froide relative, RCP, indique la quantité de chaleur qui peut être
transférée de la source chaude à la source froide d’un réfrigérateur.
Tableau .IV.7: variation de ∆S (J/Kg. K) et RCP en fonction de µ 0 H (T).
1 0,282 8,486
4 0,886 68,117
5 1,0487 89,692
6 1,2025 112,2
On constate que les valeurs de RCP évoluent d’une façon remarquable entre les champs.
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
1,5 120
RCP(J/Kg)
∆S(J/Kg.K)
1,0
60
0,5
0
0 2 4 6 8
µ0H(T)
Figure IV.21 : Variation en fonction du champ de ∆S max
M
et du paramètre RCP
∆S M ∞( H µ0 ) n
IV.24
Les valeurs de n théorique peuvent être déterminées en appliquant la relation suivante :
n = 1 + (1 δ )(1 − (1 β )) IV.25
Page 124
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Ce matériau obéit alors au modèle de champs moyen puisque la valeur expérimentale est très
proche de la valeur théorique calculée par ce modèle.
1,2
experimental data
fit
1,0
n=0,76
∆S(J/Kg.K)
0,8
0,6
0,4
0,2
1 2 3 4 5 6
µ0H(T)
Dans le but de compléter l’étude des propriétés physiques de ce composé substitué, nous
avons effectué des mesures électriques en fonction de la température pour différents champs.
Les mesures de résistivité en fonction de la température ont été effectuées par la méthode des
«4 pointes» : deux contacts servent à l’injection du courant et les deux autres servent à la
mesure de la tension. Ces mesures ont été effectuées sous différents champs magnétiques et
dans la gamme de température 50 K à 325 K au Laboratoire MCBT à l’institut Néel CNRS
Grenoble. Les résultats obtenus sont représentées sur la Figure IV.22. Elle montre bien que la
résistivité diminue lorsque le champ appliqué augmente. Cette variation s’explique par le
phénomène d’augmentation des spins alignés dans la même direction que le champ appliqué.
Par conséquent il favorise le phénomène de conduction qui est inversement proportionnelle à
la résistivité.
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
µ H = 5T
600 0
µ H = 2T
0
400 µ H = 0T
ρ(Ω Cm)
0
200
(Chapitre I).
E
i. ρ (T ) = ρ0 exp a modèle pure IV.26
k BT
E
ii. ρ (T ) = ρ0T exp a modèle adiabatique IV.27
k BT
1 E
iii. ρ (T ) = ρ0T 2
exp a modèle bipolaire IV.28
k BT
3 E
iv. ρ (T ) = ρ0T 2
exp a modèle non adiabatique IV.29
k BT
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
0,04
experimental data
fit experimental
4 0,03
fit
ρ/T(Ω Cm-1 K-1)
ρ(Ω Cm)
0,02
2
0,01
0 0,00
0,4
0,003
experimental experimental
0,3 fit fit
ρ/T1/2(Ω Cm-1 K-1/2)
0,002
0,2
0,001
0,1
0,0
0,000
150 200 250 300 150 200 250 300
T(K) T(K)
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Regroupe les résultats de fit pour les quatre modèle pour Sr 1.5 Nd 0.5 MnO 4 .
1,2
µ H=0T
0
1,0
0,8
∆Ea(eV)
0,6
0,4
0,2
100 150 200 250
T(K)
Conclusion :
Nous avons étudié dans ce chapitre les propriétés structurales, magnétiques et
électriques des composés Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 .
Dans une première partie, nous avons exposé brièvement la méthode d’élaboration de
composé Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 que nous avons utilisé. A l'aide de la microscopie électronique,
nous avons déterminé la taille approximative des grains.
Page 128
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Ce composé présente une seule phase correspondant à la phase principale Sr 1,5 Nd 0,5 MnO 4 qui
R R R R R R
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Références Bibliographiques
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Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
Page 131
Chapitre IV : Etude des propriétés physico-chimique du composé Sr1,5Nd0,5MnO4
[57] A. M. Tishin: Hand Book of Magnetic Material. Vol.12, Ed. Buschow K. H. J., North
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Page 132
Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
CHAPITRE V :
Sommaire
Introduction………………………………………………………...……………….134
I- Caractéristiques des métaux ………………………………………………..…....134
II- Environnements de métaux……………………………………………………..135
II-1- Coordination tétraédrique……………………………………………………..136
II-2- Environnement octaédrique……………………………………………….….138
II-2-1- Réseau anionique à zéro dimension (0D)……………………………….....139
II-2-2- Composés hybrides à réseau anionique 1D………………………………...139
II-2-3- Composés hybrides à réseau anionique 2D……………………………..….141
II-2-4- Composés hybrides à réseau anionique 3D…………………………………142
II-3-Composés à environnements mixtes…………………………………………...144
II- Caractéristiques de la benzidine : chaine organique…………………………….145
III-Etude des composés de type RnMX3 (n=1,2,3,4),RMX4 et RMX5 …………….146
III-1- Famille des composés de type RMX3………………………………………... 6
III-2- Famille des composés de type RMX5………………………………………..147
III-3- Etude structurale des composés de type RMX5…………………………..…149
III-4-Préparation chimique……………………………………………………….....149
IV- Méthodes et résultats d’analyse………………………………………………...150
IV.1- Etude structurale du composé [C6H9N2]2CuCl4………………………….....154
IV.3 Propriétés magnétiques ………………………………………………………..158
Conclusion…………………………………………………………………………..166
Page 133
Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Introduction :
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
contraire pour les ions cadmium Cd2+ ou mercure Hg2+. Ce caractère devient de plus en
plus mou et le degré de covalence augmente puisque tous ces ions possèdent la symétrie
sphérique. Par conséquent, la configuration de ces ions est déterminée par des effets
électrostatiques et surtout des facteurs géométriques.
Le cobalt est classé comme "cancérogène " par le Centre international de
recherche sur le cancer car il provoque cette maladie lorsqu'il est introduit dans un muscle
ou sous la peau, Par contre il ne semble pas être cancérogène lorsqu'il est inhalé par des
animaux exposés via l'air, la nourriture ou l'eau. Ce risque pourrait augmenter s'il s'agit de
nanoparticules. Chez l’homme l'exposition au cobalt peut induire des affections
pulmonaires. Par contre, on n'a pas toutefois noté d'affections cardiaques chez les
anémiques et femmes enceintes ayant été médicamentés au cobalt, mais des anomalies
fœtales sont provoquées chez des animaux exposés en laboratoire à des taux élevés de
cobalt lors de la grossesse.
La principale utilisation du cobalt se trouve dans, les alliages des prothèses dentaires, les
aimants et les bandes d'enregistrement magnétique dans les médias.
Il est aussi important d’utiliser comme additif alimentaire pour les animaux
d'élevage, principalement les ruminants (bovins, ovins et caprins) et les lapins, pour
permettre la production par leur flore digestive de la vitamine B12.
II- Environnements des métaux
Les matériaux hybrides organiques-inorganiques présentent une grande variété de point
de vue structures et compositions chimiques des parties organiques et inorganiques. Ces
matériaux peuvent être classer selon divers critères à savoir la nature des atomes formant
la partie inorganique, la nature et la longueur de la chaine organique, la
dimensionnalité,…
Les structures des composés hybrides organiques-inorganiques présentent plusieurs
stœchiométries tel que (R-NH3)2MX4, (NH3-R-NH3) MX4, (Figure I-1). Les parties
inorganiques sont formées, généralement, d’octaèdres MX6 et/ou de tétraèdres MX4. Le
cation M est un métal divalent ou trivalent qui peut adopter une coordination octaédrique
ou tétraédrique. Les métaux largement utilisés dans la littérature sont Mn2+, Cu2+, Sn2+,
Cd2+, Pb2+….
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
L.H : liaison hydrogène, L.V : liaison Vander Waals, L.C : liaison covalente.
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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[C6H18N3] ClCoCl4
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[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Généralement les octaèdres qui forment le ruban sont distordus, ceci est dû à plusieurs
effets tels que la participation de la molécule de solvant à la coordination du métal, la
différence entre la coordination des atomes de chlore et à la liaison hydrogène. La partie
anionique de certains composés se présente sous forme de ruban qui est construit par la
répétition d’unité répétitive formée par quatre octaèdres dont chacun partage une arrête
avec son voisin. La molécule du solvant participe à la coordination du métal en occupant
le sommet non partagé de l’octaèdre tel que le composé (CH3-NH-CH3) Cd2Cl5. H2O [ ].
Les chaines anioniques de certains composés tel que [NH2 (C12H8) NH3]2 Mo2O7 [ ] qui
est construit par la répétition d’unité répétitive formée d’octaèdres MoO5N dont chacun
partage une arrête et un sommet avec son voisin, (figure V-6). La partie inorganique
d’autres composés est constituée de chaines sous formes de zigzag entre lesquelles
s’intercalent deux entitées cationiques tel que le cas du composé [NH2C12H8NH3]2
Mo5O16 [ ] où les couches anioniques ont une arrête commune. D’autres matériaux sont
attachés par des sommets formant des plans parallèles tel que H3N(CH2)6NH3PbBr4 [ ]
(figure V-6).
II-2-4- Composés hybrides à réseau anionique 3D
Ce sont des composés hybrides qui cristallisent dans des structures du types pérovskites
tridimensionnelles, on peut citer : C5H16N2TlCl5 [ ], C12H12NCuBr2 [ ],
(CH3)3NHCdCl3 [ ], ... L’étude du composé C5H16N2TlCl5 [2 ] montre une chaîne
infinie des octaèdres [TlCl6]n3n- liés entre eux par deux sommets formant une chaîne en
Zigzag dans la direction de l’axe (a). Les cations diamoniums [NH3 (CH2)5NH3]2+ sont
situés entre les chaînes d’octaèdres.
D’autres composés partagent une face entre eux. En effet, une étude structurale de
(CH3)3NHCdCl3 [ ] montre que l’environnement des atomes de cadmium est
octaédriques faiblement distordu. Chaque atome est entouré par six atomes de chlores,
Les angles Cl-Cd-Cl sont compris entre 83,8° et 180°, légèrement différents aux valeurs
idéales (90 et 180°). Les octaèdres de CdCl6 partagent entre eux une face contenant trois
atomes de chlores donnant naissance à des chaines infinies, isolés de formule (CdCl3)n-
(figure V-7). La structure de ce composé est stabilisée par des forces électrostatiques
entre les différentes chaînes.
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
La cohésion entre les tétraèdres et les octaèdres peut être assurée soit par des liaisons
hydrogène, soit liés par leurs sommets. La figure V-8 présente un exemple de structure
mixte (tétraédrique et octaédrique).
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
III- Etude des composés de type RnMX3 (n=1, 2, 3, 4 …), RMX4 et RMX5
Une étude bibliographique sur les composés halogénés des métaux divalents ou
trivalents avec différents cations organiques montre plusieurs types d’environnements du
métal utilisé. Ceci nous a conduits à classer ces halogénométallates organiques en trois
familles.
Dans cette partie, nous nous intéressons à la description des structures cristallines des
composés ayant la formule RnMX3, RMX4 et RMX5.
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
- Octaédrique [ ].
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
chlorure de cobalt (II) même dans des réactions ou les amines eux-mêmes sont protonés
[ -61].
Les composés [Co (C5H5NO)6] X2 (X =ClO4-BF4-NO3-I-) et Cs2CoCl4, se sont de bons
exemples de S= ½ et qui ont un comportement antiferromagnétique[ 2- 8]. Nous
rapportons ici la synthèse et l’étude structurale et magnétique de cette nouvelle
famille. Les propriétés magnétiques pour cette famille est étudiées en détaille en fonction
de la température et du champ magnétique. Certains modèles théoriques ont été
développés pour calculer l'anisotropie aléatoire [69- 2]. En outre, dans ce travail, nous
avons étudié les propriétés magnétiques et électroniques du composé [C6H18N3]
ClCoCl4. Cette dernière est effectuée par des calculs ab initio basés sur le
code approprié Wen 2K et la méthode FLAPW.
[Link]éparation chimique
La méthode utilisée pour la préparation des cristaux est dite « méthode par voie
chimique douce ou humide » basée sur un mélange des réactifs dissous dans des solvants
appropriés.
Réactifs de commerce utilisés
HCl, CoCl2
C6H15N3 [C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Pour analyser cet échantillon, il faut tout d’abord vérifier sa bonne cristallisation par
diffraction des rayons X sur le monocristal. Ensuite nous avons étudié les propriétés
magnétiques et finalement effectuée par la méthode FLAPW [ 3] des calculs DFT en
utilisant l'approximation de densité locale avec des fonctions d’onde. La fonction de base
occupée à l'intérieur de chaque sphère atomique est une dilatation linéaire de la
solution radiale d'un potentiel sphérique multiplié par des harmoniques sphériques.
Dans la région interstitielle, la fonction d'onde a été prise comme une extension d'ondes
planes. Les électrons de cœur et de valence ont été décrits par des fonctions
d'onde atomiques qui ont été résolus en utilisant la partie relativiste actuelle
sphérique. Ces calculs ont été effectués par FLAPW avec les paramètres de la structure
cristalline obtenus à partir de nos mesures de rayons X.
IV: Méthodes et résultats d’analyses
Les matériaux halogénés obtenus sous forme de cristaux transparents présentent un intérêt
important dans leurs applications.
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
b= 12.4844Å
c= 8.0554 Å
β= 97.274°
V= 719.38 Å3
Z= 2
Collecte des données
Température 293 K
Radiation :λ(Å ) Ag Kα ( λ = 0.56087Å)
Monochromateur Graphite plate
Variation de θ(°) 6.75-27.96°
Variation de h, k, l 3/12,0/20,-13/12
Réflexions mesurées 2524
Détermination de la structure
Correction d’absorption SADABS
Résolution de structure Méthode direct
Affinement de structure SHELXS-86
SHELXS-97
Réflexions observées 2524
[Fo>2σ(Fo] F2
Affinement basé sur 137
Paramétre affinées
GOOF 1.018
R/Rw 0.0361/0.0639
R,Rw(Tous les réflexions) 0.0603/0.0701
∆ρ (max)/∆ρ(min) 0.001/0.307e Å-3
Table V.5 : Les différentes liaisons et angles établie dans la structure du composé
[C6H18N3] ClCoCl4.
CoCl4
les distances (Å)
Co - Cl1 2,2800(9)
Co - Cl2 2,2737(11)
Co - Cl3 2,2591(9)
Co - Cl4 2,2607(8)
les angles
Cl2 - Co - Cl1 104,69(4)
Cl3 - Co - Cl2 111,84(4)
Cl3 - Co - Cl1 111,12(4)
Cl4 - Co - Cl1 111,71(4)
Cl4 - Co - Cl2 112,18(3)
Cl3 - Co - Cl4 105,46(4)
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
groupe Organique
a
Code de symétrie = -x+2, y+1/2, -z+1 b Code de symétrie = x+1, y, z
C
Code de symétrie = x, y, z-1
d
Code de symétrie = -x+1, y+1/2, z
e
Code de symétrie = x, y, z-1
L’arrangement atomique de ce composé ([C6H18N3] ClCoCl4) figures V.10 peut être décrit
par une alternance de couches organiques et inorganiques selon le plan [a,b] figure V.11.
Page 153
Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Une couche anionique est observée à x=0.5. Cette couche est formée par des tétraèdres de
CoCl42- isolés. La couche organique est formée de deux feuillets de cations [C6H18N3] 3+.
Les cations sont disposés en chaines infiniment parallèles à la direction [011] (figure
V.11). Dans chaque feuillet, les cations organiques orientent leurs atomes d’azote (N1, N2
et N3) vers la couche inorganique voisin à fin d’établir des liaisons d’hydrogène pour
assurer la cohésion entre les couches organiques et inorganiques. Chaque cation établit
une liaison bifurcate à travers l’atome d’hydrogène de l’atome d’azote du groupement
pyridine avec deux atomes de chlorures équivalents du même tétraèdre. Les deux atomes
d’hydrogène du groupement NH2 relient les deux tétraèdres CoCl4 voisins. Cette
disposition est en concordance avec les composés organiques rapportées à la bibliographie
[ 6, 7].
Dans cette structure, on remarque que chaque cation se situe entre quatre tétraèdres
anioniques (figure V.12).
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Figure. V.12: Illustration d'une partie du réseau de liaisons hydrogène dans la structure
de [C6H18N3] ClCoCl4.
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
104,69 (4)o et 112,18 (3)o. La valeur moyenne des angles Cl-Co-Cl est de l’ordre de
111,99° proche de la valeur 109,47° d’un tétraèdre régulier.
L’environnement du cobalt, dans ce composé, est caractérisé par quatre liaisons Co-Cl
dont les distances sont comprises entre 2,2591 (6) et 2,2800 (6) Å, la moyenne des
distances entre cobalt et chlore est égale à 2,2686 Å, les tétraèdres CoCl4 sont très
distordus. Ces valeurs sont comparables avec les distances et les angles trouvées dans des
composés contenant des anions CoCl42- [ 8-79]. Les distances et les angles des liaisons
décrivant ces groupements tétraédriques sont consignés dans le tableau V-6.
Généralement, les longueurs de liaison de Co-Cl et les angles Cl-CO-Cl dans l’anion
[CoCl4] 2- ne sont pas égaux entre eux, mais varient en fonction de l'environnement autour
des atomes de chlore. Les différences dans les longueurs de liaison Co-Cl corrèlent avec
le nombre de liaisons hydrogènes accepté par l’atome de chlore Cl: les liaisons Co-Cl1 et
Co-Cl3 sont évidemment plus longue que les liaisons Co-Cl2 et Co-Cl4. Les valeurs des
indices de distorsion des différents angles et liaisons dans les tétraèdres [CoCl4]2-
sont donnée par le tableau V.6.
Table V.6 : Distances interatomiques (Å) et angles de liaisons (o) dans le tétraèdre
CoCl4
Liaison Indice de distorsion des liaisons
Co-Cl1 1,2562 10-3
Co-Cl2 5,62 10-4
Co-Cl3 1,046 10-3
Co-Cl4 8,70 10-4
Avec:
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
n1
di − d m n2
ai − am
=
ID(Co − Cl )
=i 1 = i 1
∑ n d
; ID=
(Cl − Co − Cl )
n2 am
∑
1 m
où d = distance Co-Cl, a = angle Cl-Co-Cl, m = valeur moyenne, et n1 et n2 valent 4 et 6
pour le tétraèdre.
14
12 µ0H = 0T µ0H = 0,05T
µ0H = 0,1T µ0H = 0,2T
10
µ0H = 0,3T µ0H = 0,4T
M(uem/g)
4
2
0
0 20 40 60 80 100 120
T(K)
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Les résultats trouvés que se soit les températures de transition, les constantes de curie
Weiss et les moments magnétiques effectifs sont numérisée dans le tableau suivant.
Tableau .V.7 : Variation de θp, C et du moment effectif expérimental en fonction du
champ magnétique.
µ0H (T) θP (K) C (uem/g.K) µeffexp
0,05 -10,137 91,743 5,190
0,1 -8,359 87,719 5,082
0,2 -7,356 86,956 5,060
0,3 -6,592 84,033 4,974
0,4 -5,796 81,300 4,893
0,5 -5,188 78,741 4,810
0,8 -4,342 75,757 4,720
1 -3,814 74,074 4,670
1,5 -3,049 71,42 4,586
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Les valeurs trouvés de θp sont négatif ce qui indique les interactions entre les spins sont
antiferromagnétiques. Les valeurs de θp diminuent en valeur absolue lorsque le champ
magnétique appliqué augmente et par conséquent donc on se rapproche du comportement
ferromagnétique. D’autre part la constante de curie Weiss, ainsi que le moment
magnétique effectif diminue lorsque le champ augmente. La diminution du moment
magnétique effectif est due aux couplages spin-orbite [57].
Pour les champs forts, on remarque que la valeur théorique du moment magnétique
effectif est légèrement plus élevée que les valeurs expérimentales. Par contre, Pour les
champs faibles, ils sont presque égaux étant donné que le couplage spin –orbite est
négligeable. Dans ces conditions on note qu’un champ faible de l’ordre de 0,05T est
suffisant d’orienter les spins dans la même direction.
80 2
µ0H = 0.5T
1/χ = 0.012T+0.065
60
1/χ(g/uem)
χT(uem.T/g)
40
20
0
0 20 40 60 80 100
T(K)
suivant les procédures dites Field‐Cooled (FC) et Zero‐field‐cooled (ZFC) à faible champ
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
• Courbe Field Cooled (FC) : l'échantillon est refroidi sous le même champ
magnétique (0,05T) (Field Cooling). Le moment magnétique de l'échantillon est
mesuré en augmentant la température toujours sous H = 0,05T (Chapitre III).
Les résultats de cette étude sont schématisés sur la figure V-15. Elle montre que ce
complexe est réversible car les courbes de chauffage et de refroidissement sont
superposées.
0,4 zfc
ZFC
FC
M(uem/g)
0,2
fc
0,0
0 40 80 120
T(K)
Un comportement hystérétique a été aussi remarqué comme montre les mesures des
isothermes de la figure V.16.
40 40 4K
2K
MS
20 20
M(uem/g)
M(uem/g)
0 0
-20 -20
-MS
-40
-40
-10 -5 0 5 10 -10 -5 0 5 10
µ 0 H(T) µ0H(T)
Page 161
Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
rémanente (Mr = 0,2 uem / g) et un champ coercivité (HC = 25 Oe), tandis que pour la
température 4K, Ms = 28 uem / g, Mr = 0,12 uem / g et HC = 19,39 Oe. Pour ces deux
températures on a une boucle d'hystérésis. Ces résultats confirment le faible couplage
antiferromagnétique à basse température. De plus la figure IV.9 montre que le champ
coercitif HC de composé [C6H18N3] ClCoCl4, diminue lorsque la température augmente.
Par conséquent, le couplage antiferromagnétique disparaît à environ 15K. La valeur
maximale de Hc ne dépasse pas 10mT. Donc ce composé est classé parmi les matériaux
doux qui servent de guide aux flux magnétique (transformateurs ou moteurs) ou un
détecteur de champ de très faible intensité.
30
20
Hc(Oe)
10
0
0 5 10 15
T(K)
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
20
10
0 10 20 30
T(K)
40 2K 4K
6K 8K
10 K 15 K
20 20 K 25 K
30 K
M(uem/g)
-20
-40
-10 -5 0 5 10
µ0H(T)
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
2000
2K
3K
4K
1500 5K
M (uem/g)
6K
8K
1000 10K
2
15K
20K
25K
500 30K
0
-10 -5 0 5 10
µ0H(T)
60
spin majeur E
F
40
densité d'état (etat/eV)
E
C
20
-20
E
-40 V
spin minor
-60
-20 -15 -10 -5 0 5 10 15
energie (eV)
Ces états d’énergie prouvent que le système est isolant en raison de la présence de
l'écart de Ec-Ev = 4,5 eV au-dessus du niveau de l'énergie Fermi (EF) prise comme
référence. Les deux bandes de spins majeurs et mineurs ne sont pas symétriques par
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
rapport à l'axe de l'énergie qui souligne l'état magnétique. Les Etats occupés proche du
niveau de Fermi proviennent principalement des contributions de bande Co (3D) que nous
pouvons observer (figure IV.22). La densité d’état d'énergie, (figure IV.22) révèle que les
densités d’états de bande dans la gamme de 0-2 eV proviennent entièrement des états
électroniques de groupe CoCl5. Environ 90% de ces états d'électrons devrait être liée à des
bandes des atomes de Co. En outre, près de 100% des états de Co dans cette région sont
les états d voir encadré de la (figure IV.23).
60
total CoCl 50
Co_d
dos(states/eV)
5
40 Co_s+p
densité d'état (état/eV)
Co
20
25
-15 0 E (eV) 15
0
-20
-40
-20 -10 0 10 20
energie (eV)
40 Total
CoCl
5
Densité détat (état/eV)
20 Co
CH N
6 18 3
0
-20
-40
-15 -10 -5 0 5 10 15
Energie (eV)
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
La densité des états de valence pour les énergies E <-5 eV sont la conséquence des
contributions de [C6H18N3]. Par contre le groupe CoCl5 trouve leur origine dans la gamme
[-5 eV, 0 eV] proche du niveau de Fermi prouve que la contribution CoCl5 est métallique,
(figure IV.23). Les groupes [C6H18N3] pour lesquels la contribution est loin du niveau de
Fermi montrent un caractère non métallique. Ce composé également susceptible d'avoir
une structure moléculaire.
Conclusion
Les résultats présentés dans ce chapitre s’inscrivent dans le cadre d’une étude
consacrée à la recherche de nouveaux matériaux d’halogénure de cobalt (II) organiques
doués de propriétés physiques intéressantes.
Diverses techniques expérimentales (diffraction des rayons X et étude magnétique)
ont été utilisées.
Ce travail a permis d’élaborer un nouveau matériau d’halogénure de cobalt (II)
organique appartenant à la famille [CoX4]2-.
L’étude de ce composé a mis en évidence les faits suivants :
Le [C6H18N3] CoCl5, 2H2O cristallise dans le système monoclinique dans le
groupe d’espace non centrosymétrique P21.
L’étude structurale du composé [C6H18N3] CoCl5 révèle que les polyèdres de
coordination du cobalt sont des tétraèdres CoCl4.
L’inverse de la susceptibilité magnétique à des températures comprises entre 2-
100K suit la loi de curie Weiss.
Le composé [C6H18N3] CoCl5 présente une comportement antiferromagnétique à base
température.
Les mesures d’isothermes à basse température montrent une faible hystérésis, qui a été
confirmé par le petit champ coercitif se trouvant à basse température.
Les calculs de structure électronique montre que [C6H18N3] ClCoCl4 est considéré
comme un cristal moléculaire. Il est magnétique et isolant.
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Références bibliographiques
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
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Chapitre V : Etude des propriétés structurales, magnétiques et électroniques de
[C6H18N3] ClCoCl4
Page 170
Conclusion générale
Conclusion Générale
Dans ce travail, nous avons procédé à l’élaboration et à la caractérisation
cristallographique, morphologique et magnétique d’oxyde de manganèse à valence mixte. Ces
composés étudiés, sont des oxydes magnétiques qui contiennent des ions manganèses sous
différents états de valence (Mn3+, Mn4+). Les ions de manganèses sont localisés en sites
octaédriques, les interactions entre ces ions sont à l’origine des comportements magnétiques
observés.
Dans ce voie, nous nous sommes intéressés à l’étude des propriétés physiques et
chimique de la substitution du calcium par le samarium, dans le composé Ca2-xSmxMnO4 ,
Sr1.5Nd0.5MnO4 et sur d’autre composé hybride telle que [C6H18N3] ClCoCl4.
Le composé Ca2-xSmxMnO4 avec 0,1 ≤ x ≤ 0,4 ont été préparées par la méthode
solide-solide basée sur la technique de frittage et par voie sèches respectivement.
L’élaboration de ces matériaux a constitué l’une des étapes les plus importantes de notre
travail puisque les propriétés physiques de ces matériaux dépendent fortement des conditions
d’élaboration (frittage, recuit….).
Les mesures présentées dans ce manuscrit ont été réalisées au Laboratoire de Physique
Appliqué à la Faculté des Sciences de Sfax et au Laboratoire Louis Néel de Grenoble.
Nous avons étudié dans un premier temps, les propriétés structurales des pérovskites, et
les distorsions (orthorhombique et quadratique) possibles relatives à cette structure. Nous
avons évoqué les origines de ces distorsions en expliquant le mécanisme de quelques effets
(effet de la taille, effet du champ cristallin, effet Jhan-Teller). Nous avons rappelé également
quelques généralités sur les matériaux magnétiques et les différents types de magnétisme ainsi
que les transitions de phase.
Page 171
Conclusion générale
ZFC-FC a permis de mettre en évidence un phénomène verre de spin caractérisé par une
température de blocage TB, une énergie d’anisotropie Ea et une constante d’anisotropie K.
La dernière partie de notre travail a été consacrée à l’étude d’une nouvelle famille des
hybrides de formule RMX5. En effet une élaboration de l’échantillon [C6H18N3] ClCoCl4 et
une étude structurale par diffraction du rayon X sur monocristal ont été réalisées. Cette
technique montre que ce matériau cristallise dans le système monoclinique avec le groupe
d’espace non centrosymétrique P21. L’étude magnétique nous a permis de déterminer la
température de transition magnétique en se basant sur la variation de l’inverse de la
susceptibilité. En fait les valeurs trouvé de θp sont négative ce qui prouve que le matériau est
antiferromagnétique à base température. Le calcul de la densité d’état basé sur le programme
Win2K a montré que ce matériau est isolant.
Notre travail peut être poursuivi en réalisant des caractérisations par diffraction des
neutrons afin de pouvoir déterminer les interactions magnétiques entre les ions Mn3+, Mn4+
d’une part et des mesures diélectriques d’autre part vue que ces matériaux se sont des semi
conducteur. Ce travail peut être également poursuivi en effectuant éventuellement la
substitution du Sr par Nd pour différents taux de substitution autre que x = 0,5. Il serait
également intéressant d’effectuer des études biologiques sur les composés hybrides.
Page 172