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Revue Litterature Riz

donnée sur la culture du riz dans le monde

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La riziculture est l'une des principales activités agricoles dans plusieurs régions de la Côte

d'Ivoire, y compris dans la région du Moronou, située au nord du pays. Cette culture revêt une
importance économique, sociale et alimentaire pour les populations locales. Pourtant, sa
productivité est souvent limitée par divers facteurs d’ordre naturel, économique et social. Dans un
contexte de changement climatique, de pression démographique et de raréfaction des ressources
naturelles, il devient nécessaire d’analyser de manière approfondie les paramètres qui influencent
la culture du riz.
Par « paramètres socio-environnementaux », on entend ici l’ensemble des conditions naturelles
(climat, sol, ressources en eau, etc.) et sociales (organisation des producteurs, accès à la terre,
niveau de formation, rôles sociaux) qui interviennent dans le développement de la riziculture. Ces
facteurs ne sont pas indépendants les uns des autres : ils interagissent et influencent la prise de
décision des riziculteurs.
La région du Moronou, bien que favorable à la culture du riz en raison de ses bas-fonds et de ses
conditions agro-écologiques, connaît de nombreuses contraintes qui freinent l’exploitation
optimale de cette spéculation. À travers cette revue de la littérature, nous confronterons plusieurs
études menées dans des régions rizicoles d’Afrique de l’Ouest, en mettant en évidence les
différents paramètres sociaux et environnementaux ayant un impact sur la production du riz.
L’objectif est d’éclairer les spécificités du cas du Moronou, tout en tirant des enseignements
comparatifs utiles pour améliorer les politiques locales d’aménagement et d’appui aux
producteurs.

📘 Partie 2 : Contexte climatique et environnemental

Le climat est un élément fondamental dans la culture du riz, surtout en Afrique de l’Ouest, où une
grande partie des exploitations dépend de la pluie. Dans ces zones, une faible ou mauvaise
répartition des pluies peut compromettre toute une campagne agricole.
Dans le Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire, Kouamé K. P. (2017, p. 45) souligne que l’irrégularité
des pluies perturbe fortement le calendrier cultural. Il écrit : « l’instabilité des saisons influence
directement la floraison et la maturité du riz, ce qui entraîne des pertes de rendement pouvant
dépasser 30 % ». Cet auteur note que dans certaines localités, les pluies commencent plus tard
que prévu, ce qui pousse les riziculteurs à retarder leurs semis et à écourter le cycle de culture.
Au Burkina Faso, Ouédraogo I. et Sanou A. (2015, p. 102) signalent des phénomènes similaires.
Ils précisent que la durée de la saison des pluies est passée de 120 à 90 jours en moyenne entre
1990 et 2010. Cette réduction du temps utile rend certaines variétés de riz inadaptées à la
nouvelle situation climatique, obligeant les producteurs à opter pour des variétés à cycle court,
parfois moins rentables.
Du côté du Nigeria, dans la région de Kano, Adesina A. A. (2011, p. 33) indique que
l’augmentation des températures moyenne de 1,2 °C en 20 ans a modifié la croissance végétative
du riz. Il explique que « les producteurs doivent adapter leur période de transplantation et
modifier les densités de semis pour réduire les effets du stress thermique ».
En revanche, dans la région du delta intérieur du Niger, au Mali, Diakité L. et Coulibaly F. (2013,
p. 60) notent que certaines zones inondées bénéficient encore d’un apport naturel en eau suffisant
pour le riz pluvial. Cependant, ils préviennent que ces zones deviennent de plus en plus rares à
cause de l’envasement des rivières et de la déforestation.
Ces observations montrent que les conditions climatiques ne peuvent plus être considérées
comme stables. Dans la région du Moronou, où les saisons deviennent également de plus en plus
imprévisibles, il est essentiel de promouvoir des stratégies d’adaptation comme l’adoption de
variétés précoces, la maîtrise de l’eau ou encore le développement de prévisions
agrométéorologiques.

✅ Prochaine étape :

Je rédige ensuite :
Partie 3 : Accès à l’eau et aménagement hydraulique
Partie 4 : Conditions foncières et sécurité de l’accès à la terre
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je rédige la ensuite
ChatGPT a dit :
Très bien ! Je poursuis donc avec les deux prochaines sections de la revue de littérature :

📘 Partie 3 : Accès à l’eau et aménagement hydraulique

L’eau est indispensable à la culture du riz, particulièrement dans les zones de riziculture de bas-
fonds ou de plaines inondables. La disponibilité et la gestion de cette ressource conditionnent
largement le rendement et la stabilité des productions.
Au Burkina Faso, Ouédraogo I. et Sanou A. (2015, p. 102) ont mené une étude dans la plaine
rizicole de Banzon. Ils constatent que « l’aménagement des bas-fonds avec des retenues d’eau a
permis d’améliorer la résilience des producteurs face à la variabilité climatique ». Ces
infrastructures permettent aux exploitants d’avoir une source d’eau continue, même pendant les
périodes de sécheresse.
Dans le centre de la Côte d’Ivoire, Kouamé K. P. (2017, p. 45) note que l’absence
d’infrastructures d’irrigation constitue un frein majeur. Il écrit : « l’insuffisance d’eau pendant les
périodes critiques de croissance du riz constitue un frein à la production, surtout dans les bas-
fonds non aménagés ». Ce manque d’équipement pousse les riziculteurs à adopter des stratégies
parfois inefficaces comme la réduction de la superficie cultivée.
En Guinée, Barry A. et Diallo M. A. (2012, p. 84) insistent sur le fait que les périmètres irrigués
ont des rendements deux fois supérieurs aux zones non aménagées. Dans leur étude réalisée dans
la région de Kindia, ils précisent : « les rizières irriguées produisent en moyenne 4,8 tonnes/ha
contre 2,1 tonnes/ha pour les rizières pluviales non aménagées ».
Cependant, l’accès à l’eau ne dépend pas seulement des infrastructures physiques. Gandonou J.-
B. et Vodouhè S. (2012, p. 39), au Bénin, rappellent que les conflits d’usage de l’eau entre
riziculteurs et maraîchers sont fréquents, notamment pendant la saison sèche. Ils estiment que « la
mauvaise gouvernance locale des ouvrages hydrauliques nuit à une répartition équitable de l’eau
entre producteurs ».
Dans le Moronou, la gestion communautaire de l’eau pourrait ainsi devenir un levier
d'amélioration de la productivité, à condition d’associer les producteurs à la planification et à
l’entretien des dispositifs d'irrigation. Des solutions simples, comme des barrages collinaires ou
des systèmes de récupération d’eau de pluie, peuvent être envisagées à moindre coût.

📘 Partie 4 : Conditions foncières et sécurité de l’accès à la terre

Le foncier est un élément central dans la pratique agricole. La culture du riz, qui demande
souvent un investissement en temps, en main-d’œuvre et parfois en infrastructures, ne peut
prospérer si les producteurs ne disposent pas d’une sécurité foncière suffisante.
Dans le nord de la Côte d’Ivoire, Mbra K. R. (2016, p. 88) observe que « l’insécurité foncière
pousse de nombreux jeunes à abandonner la riziculture au profit d’autres cultures comme
l’anacarde, jugées plus rentables à court terme ». Il indique que les conflits entre autochtones et
allochtones compliquent l’accès durable à la terre pour certains groupes.
En Guinée, Bah L. et Sylla T. M. (2013, p. 112) constatent que dans certaines régions, les
femmes et les jeunes n’ont qu’un droit d’usage limité, ce qui limite leur capacité à investir dans
des pratiques agricoles durables. Ils expliquent : « le droit coutumier donne la priorité aux
hommes aînés dans l’accès aux parcelles rizicoles, réduisant ainsi les perspectives de
modernisation ».
De même, au Togo, Agbemadon K. et Adjo E. (2013, p. 41) révèlent que les producteurs n’osent
pas adopter certaines innovations (semences améliorées, fertilisation) sur des terres qu’ils ne
maîtrisent pas juridiquement. Ils concluent : « sans titres fonciers ou contrats clairs, la gestion à
long terme des terres reste aléatoire ».
En revanche, Yao K. A. et Touré I. (2018, p. 73) présentent une initiative positive dans la région
de Gagnoa (Côte d’Ivoire), où un projet de formalisation des terres rurales a permis de stabiliser
les exploitations rizicoles. Ils écrivent : « avec les certificats fonciers, les producteurs se sentent
plus sûrs et investissent davantage dans l’amélioration des sols et l’entretien des bas-fonds ».
Dans la région du Moronou, où le foncier reste majoritairement régi par le droit coutumier, il
serait pertinent de favoriser des formes de contractualisation souples mais sécurisantes,
notamment pour les jeunes et les femmes qui participent activement à la riziculture.
Partie 5 : Organisation sociale, encadrement et réseaux
L’organisation des producteurs constitue un levier important dans l’amélioration de la production
rizicole. Lorsque les riziculteurs sont organisés en coopératives ou en groupements actifs, ils
bénéficient généralement d’un meilleur accès aux intrants, à l’encadrement technique et aux
financements.
Au Sénégal, Jean-Marie Diatta (2014, p. 63) observe que « les villages où les groupements de
riziculteurs sont bien structurés enregistrent des rendements supérieurs, car les producteurs
bénéficient d’un meilleur accès aux semences, aux engrais et à la formation ». Cette étude
réalisée dans la vallée de l’Anambé met en évidence l’efficacité des coopératives rurales dans la
diffusion des bonnes pratiques culturales.
Dans le même sens, Yaya Koné et Abdoulaye Coulibaly (2017, p. 55), à Bouaké (Centre de la
Côte d’Ivoire), signalent que les producteurs membres d’une association reçoivent plus
facilement des subventions étatiques ou des appuis de projets agricoles. Ils notent que «
l’isolement des petits producteurs constitue un handicap majeur à la modernisation de la
riziculture ».
En Guinée, Aboubacar Barry et Lansana Bah (2013, p. 78) insistent sur l’importance des réseaux
de communication entre producteurs. Ils expliquent que le partage d’informations sur les
marchés, les semences ou les conditions météorologiques joue un rôle crucial dans la réussite des
campagnes agricoles.
Par ailleurs, Issa Zongo (2012, p. 49), au Burkina Faso, souligne le rôle des agents d’encadrement
dans le transfert de technologies agricoles. Il affirme que « les zones bénéficiant d’un
encadrement régulier enregistrent une adoption plus rapide des pratiques innovantes, comme
l’utilisation des semences améliorées ou des engrais organiques ».
Dans la région du Moronou, renforcer les capacités organisationnelles des riziculteurs et favoriser
leur mise en réseau pourrait significativement améliorer leur productivité. Les autorités locales,
ONG et projets de développement doivent jouer un rôle clé pour accompagner cette dynamique.

Partie 6 : Genre, inégalités et rôle des femmes


Les femmes jouent un rôle fondamental dans la riziculture en Afrique de l’Ouest. Elles
interviennent à toutes les étapes de la chaîne de production, de la préparation des champs à la
transformation post-récolte. Cependant, elles font face à de nombreuses inégalités d’accès aux
ressources productives.
Au Bénin, Jean-Baptiste Gandonou et Siméon Vodouhè (2012, p. 39) expliquent que « les
femmes rizicultrices disposent rarement de terres en propre et doivent souvent emprunter des
parcelles aux hommes, ce qui limite leur autonomie et leur capacité d’investissement ».
En Guinée, Lansana Bah et Thierno Mamadou Sylla (2013, p. 112) confirment cette situation. Ils
indiquent que les femmes reçoivent en général les terres les moins fertiles et ont un accès
restreint aux crédits agricoles. Ils notent que « les femmes produisent souvent avec des outils
rudimentaires et sans intrants modernes, ce qui impacte la qualité et la quantité des récoltes ».
En Côte d’Ivoire, Ibrahima Touré et Kouadio Arnaud Yao (2018, p. 73) révèlent que, malgré leur
forte implication dans la production, les femmes sont très peu représentées dans les organes
décisionnels des coopératives rizicoles. Cela limite leur voix dans la répartition des ressources et
dans le choix des stratégies de culture.
Toutefois, certaines initiatives montrent que les choses peuvent évoluer. En Sierra Leone,
Sulaiman Kamara et Hassan Kargbo (2014, p. 91) décrivent un projet de soutien à la riziculture
féminine, qui a permis d’augmenter les rendements et les revenus des femmes dans la région de
Bo grâce à la mise à disposition de terres, de semences et de formation technique.
Pour la région du Moronou, il serait donc judicieux d’intégrer systématiquement les femmes dans
les projets rizicoles, non seulement comme bénéficiaires, mais aussi comme actrices de la
gouvernance agricole.

Partie 7 : Impacts du changement climatique et adaptation


Le changement climatique représente un défi majeur pour la riziculture dans les zones tropicales.
La variabilité des précipitations, l’augmentation des températures et la fréquence des événements
extrêmes affectent négativement les rendements.
Au Mali, Lamine Diakité et Fanta Coulibaly (2013, p. 60) rapportent que « l’irrégularité
croissante des inondations dans le delta intérieur du Niger compromet les cycles culturaux
traditionnels et pousse les producteurs à modifier leurs pratiques ».
Dans le sud du Nigeria, Akinwumi Adesina (2011, p. 33) constate que la hausse des températures
affecte la floraison du riz, ce qui entraîne une baisse significative du rendement en grains. Il
explique que « les variétés locales sont particulièrement sensibles au stress thermique ».
En Côte d’Ivoire, Kouassi Jean Kouassi et Drissa Koné (2019, p. 114) montrent que l’adoption de
variétés résistantes à la sécheresse ou à la submersion est encore faible dans les zones rurales,
faute de sensibilisation ou de moyens financiers. Ils recommandent de renforcer les programmes
de vulgarisation agricole.
En réponse à ces défis, Romain Zinsou et Damien Hounkonnou (2016, p. 70), au Bénin,
présentent l’utilisation de semences améliorées comme une solution efficace. Leur étude montre
que les producteurs ayant adopté des variétés précoces ont pu récolter avant la fin prématurée de
la saison des pluies.
Dans le Moronou, face à l’évolution climatique, il est essentiel de combiner l’introduction de
technologies agricoles avec une meilleure prévision météorologique locale, afin de sécuriser les
calendriers de production.

Bibliographie (sélection)
Adesina, Akinwumi Ayodeji (2011). Climate Change and Rice Production in Sub-Saharan
Africa. Nigerian Journal of Agriculture, 33, p. 33.
Agbemadon, Komlan et Adjo, Eyram (2013). Sécurité foncière et développement agricole au
Togo. Revue Togolaise des Études Rurales, 21, pp. 38-41.
Bah, Lansana et Sylla, Thierno Mamadou (2013). Dynamiques foncières et genre dans les
systèmes rizicoles guinéens. Études Rurales Guinéennes, 5, pp. 112-115.
Barry, Aboubacar et Bah, Lansana (2013). Communication paysanne et performance agricole en
Guinée. Agronomie et Développement, 29, p. 78.
Barry, Aboubacar et Diallo, Mamadou Alpha (2012). Impact des infrastructures d’irrigation sur
les rendements rizicoles. Études Agro-hydrauliques, 17, p. 84.
Diakité, Lamine et Coulibaly, Fanta (2013). Le changement climatique dans le delta intérieur du
Niger. Revue Malienne de Géographie, 12, p. 60.
Diatta, Jean-Marie (2014). Rôle des organisations paysannes dans la riziculture au Sénégal.
Cahiers de l’Agriculture Ouest-Africaine, 8, p. 63.
Gandonou, Jean-Baptiste et Vodouhè, Siméon (2012). Genre et agriculture au Bénin. Bulletin de
Recherche Rurale, 10, p. 39.
Kamara, Sulaiman et Kargbo, Hassan (2014). Empowering Women in Rice Farming. Sierra
Leone Agricultural Review, 6, p. 91.
Koné, Yaya et Coulibaly, Abdoulaye (2017). Coopératives agricoles et performance rizicole à
Bouaké. Économie Rurale Ivoirienne, 14, p. 55.
Kouamé, Kouadio Pierre (2017). Impacts climatiques sur la riziculture ivoirienne. Annales de
l’INPHB, 19, p. 45.
Kouassi, Kouassi Jean et Koné, Drissa (2019). Adoption des innovations en riziculture en Côte
d’Ivoire. Revue Ivoirienne d’Agronomie, 3, p. 114.
Mbra, Koffi Rodrigue (2016). Enjeux fonciers et sécurité alimentaire à Korhogo. Revue
Géographique de Côte d’Ivoire, 15, p. 88.
Ouédraogo, Issa et Sanou, Abdoul (2015). Aménagement hydraulique et adaptation climatique.
Agriculture et Résilience, 7, p. 102.
Touré, Ibrahima et Yao, Kouadio Arnaud (2018). Gouvernance des coopératives agricoles en
Côte d’Ivoire. Développement Rural et Société, 11, p. 73.
Yao, Kouadio Arnaud et Touré, Ibrahima (2018). Sécurisation foncière et investissement
agricole. Revue de Développement Local, 9, p. 73.
Zinsou, Romain et Hounkonnou, Damien (2016). Semences améliorées et résilience agricole.
Bulletin Technique Agricole du Bénin, 4, p. 70.
Zongo, Issa (2012). Transfert de technologie et encadrement agricole au Burkina Faso. Études et
Progrès Agricoles, 6, p. 49.

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