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Expression

L'histoire raconte l'arrivée d'un nouvel élève qui subit des moqueries à cause de sa prononciation, mais ses camarades réalisent leur erreur et s'excusent, développant ainsi une amitié. Le narrateur partage également son expérience de souffrance due à l'envie de ses camarades, exacerbée par un professeur qui le favorise. Cette expérience lui enseigne l'importance de ne jamais faire souffrir les autres et de lutter contre l'injustice.

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Expression

L'histoire raconte l'arrivée d'un nouvel élève qui subit des moqueries à cause de sa prononciation, mais ses camarades réalisent leur erreur et s'excusent, développant ainsi une amitié. Le narrateur partage également son expérience de souffrance due à l'envie de ses camarades, exacerbée par un professeur qui le favorise. Cette expérience lui enseigne l'importance de ne jamais faire souffrir les autres et de lutter contre l'injustice.

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Un jour, nous étions en classe quand le directeur entra accompagné d’un nouvel

élève. Le nouveau venu s’assit au dernier rang sans dire un mot. A la récréation de
dix heures, les camarades de classe s’attroupèrent autour de lui pour faire sa
connaissance.

Dès les premiers mots qu’il prononça, on s’était aperçu qu’il avait une
prononciation défectueuse et immédiatement quelques camarades se mirent à
ricaner ce qui embarrassa notre nouveau camarade de classe qui s’indigna, les
joues toutes rouges de honte :

« Pourquoi m’humiliez-vous ? »

Et il s’en alla, les yeux gonflés de larmes. N’en croyant pas mes yeux et surpris
de la réaction de mes collègues, je leur tonnai :

« Que vous êtes méchants et hostiles !

- Quoi ? Qu’est-ce que tu chantes là ? me demanda l’un des élèves qui venaient
de se moquer de notre camarade.

- Mais qu’avons-nous fait ? ajouta un autre qui ne s’était pas encore aperçu de
la gravité de son acte.

- Vous venez de vous moquer du nouvel élève à cause de sa mauvaise


prononciation. Mettez-vous à sa place. Aimeriez-vous qu’on se moque de vous,
qu’on vous humilie ? Votre réaction est inadmissible, leur expliquai-je
solennellement.

- Il a raison, ce mec. Que venons-nous de faire ? Quelle maladresse !


commenta un camarade de classe qui venait de sentir du remords.

- Oui, oui, ajoutèrent les autres, nous devons nous racheter (= expier notre
faute). »

Voyant que mes camarades regrettèrent leur comportement (= attitude /


réaction), je leur conseillai d’aller s’excuser de notre camarade de classe. Ils
acquiescèrent (acceptèrent) et sans tarder un instant ils allèrent le chercher et
d’une voix entrecoupée le prièrent :

« Excuse(z)-nous notre attitude.

- Ce n’est pas grave ! (= ce n’est rien) » balbutia-t-il.


Les jours s’ensuivirent (= passèrent / s’écoulèrent) et mes camarades et moi
découvrîmes, dans le comportement de notre nouveau camarade de classe, de
quoi être fiers. Jamais, il ne s’attardait à donner un coup de main à celui qui en
avait besoin et souvent, il nous réjouissait de sa bonne humeur et de ses
plaisanteries et histoires drôles si bien qu’au fil des jours il devenait pour nous tous
un ami dont on ne pouvait pas nous dépasser.

Je me souvenais encore de cette injustice qu’on m’avait infligée quand


j’étais élève au collège et dont le souvenir amer me hantait jusqu’à présent.
J’étais, lors, un élève brillant et appliqué à qui il était difficile de reprocher
quoi que ce soit. Mais avec l’arrivée d’un nouveau professeur dans notre
classe, commença ma souffrance.

Il flattait souvent mes qualités, mes performances et ma bonne conduite


devant les autres élèves dans le but de les inciter à me suivre.
Malheureusement, mes camarades de classe ne l’entendaient pas de la sorte
et ce discours flatteur les poussa à m’envier ce qui m’étreignait le cœur. En
classe, personne ne voulait plus me côtoyer ; pendant les récréations, on
m’évitait et on me montrait une figure maussade. Les démonstrations de
rivalité et d’émulation furent si insupportables que j’en souffrais sans pouvoir
réagir. Souvent, on se moquait de moi et on pouffait, à ma vue, de peur que
je ne me plaigne. Si un élève venait d’être puni pour avoir commis une
infraction ou pour avoir triché, les regards de mes camarades me
soupçonnaient et m’accusaient de l’avoir dénoncé.

Cette situation me brisa le cœur et me causa beaucoup de peines surtout


que j’avais beau essayer, maintes fois, leur expliquer et les convaincre de
mon innocence sans, toutefois, y parvenir. Etre considéré l’élève-espion ou le
chouchou du professeur me gâchait la vie et m’accablait. Ma déception et ma
détresse furent si grandes que je m’étais décidé, volontiers, de m’isoler de
mes camarades de classe dans l’espoir que les jours arrangeraient leur
attitude envers moi et me rendraient justice.

Heureusement, un ami commun qui me connaissait bien, intervint, après


avoir remarqué l’effet du comportement agressif et injustifié de mes
camarades de classe sur ma psychologie, pour les mettre en garde contre la
gravité de leur acte et réussit à les raviser. Ils changèrent de regard pour moi
et découvrirent, au fil des jours, que je n’y étais pour rien.

Dès lors, j’avais repris ma vie ordinaire et m’efforçais (m’ingéniais) à


trouver des moyens pour plaire. Les jours passèrent mais ma mémoire
n’arrivait pas à se débarrasser de ce souvenir. C’est pourquoi j’avais décidé
de ne jamais faire souffrir autrui ni de lui infliger une injustice.

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