S E A
Systèmes énergétiques autonomes
Travail de : - Belghali Mohamed Elamine
- Bahi Nabila
Groupe : 1
2021/2022
1. INTRODUCTION
Une grande partie de l’énergie utilisée aujourd’hui dans le monde (plus de 80%)
provient de gisements de combustibles fossiles carbonés (charbon, pétrole, gaz). Ces
gisements constitués au fil des âges sont évidemment en quantité limitée ; ils sont épuisables.
En effet, selon les données publiées par l’Industrie BP en 2010, on constate que la
consommation croît plus vite que les besoins. Ainsi, si nous prenons le pétrole, la part qui est
utilisée dans la production de l’énergie est de 40% et au bout de 46 ans on assistera
probablement à l’épuisement de cette ressource. En considérant l’ensemble de ces ressources,
la durée d’utilisation restante en années à la consommation 2009 est de 75 ans. Par ailleurs, si
on suppose que chaque année, la consommation connaît un accroissement de 2%, l’échéance
sera plus rapprochée (46 ans). Le rapprochement de l’épuisement de ces ressources et le
réchauffement climatique qu’occasionne leur combustion doivent impérativement nous
amener à envisager le développement des ressources renouvelables.
De nos jours, les énergies autonomes deviennent progressivement des énergies à part entière,
rivalisant avec des énergies fossiles du point de vue coût et performance de production . Elles
sont propres et inépuisables, donc capables de couvrir nos besoins énergétiques à long terme.
Les ressources renouvelables dont dispose le Bénin sont le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité
et la biomasse à des proportions relativement différentes. Elles sont sous-exploitées par
rapport à leur potentiel. Même au plan mondial, ces ressources ne couvrent que 20% de la
consommation en énergie électrique. Force est de constater que le Bénin, classé parmi les
Pays les Moins Avancés a un taux d’électrification très faible : environ 22% pour la
population urbaine contre moins de 5% pour la population rurale. L’électricité est concentrée
principalement dans les villes et la population rurale qui représente plus de 50% de la
population totale n’en n’a pas (ou rarement) accès. Cette disparité entre les villes et les
campagnes se justifie par les faibles revenus de la population, la faible densité de la
population rurale, le coût parfois prohibitif des installations pour la population le manque de
maintenance, des conditions géographiques inadaptées, mais aussi l’insuffisance percée des
solutions énergétiques décentralisées. De ce fait, le réel besoin en électricité exprimé par ces
populations a fait naître de nombreux "projets pilotes" étatiques comme privés (difficilement
quantifiables), axés sur la promotion des énergies renouvelables, qui sont bien adaptées à une
production décentralisée d’électricité.
Dans ce qui suit nous nous intéresserons seulement à la production d’électricité par les
systèmes énergétiques éoliens car il nous semble que le vent est la ressource la mieux
partagée qui se prête le mieux à la production décentralisée d’électricité.
Dans ce contexte, des systèmes énergétiques éoliens autonomes de petite puissance, que se
situe notre étude visant la modélisation et l’optimisation technico-économique d’un système
énergétique éolien avec unité de stockage pour une maison familiale en algerie .
Un tel système de production et dee stockage décentralisé à l’échelle de l’habitat individuel,
de la collectivité locale ou de l’entreprise, est une tentative qui peut répondre de façon
persistante à nos soucis de développement durable, aussi bien du point de vue
environnemental que de celui de la sécurité d’approvisionnement.
L'énergie solaire est l'énergie transmise
par le Soleil sous la forme de lumière et
de chaleur. Cette énergie est virtuellement
inépuisable à l'échelle des temps humains,
ce qui lui vaut d'être classée parmi
les énergies renouvelables (même si le
Soleil disparaîtra un jour).
L'énergie solaire peut être utilisée
directement par l'Homme pour s'éclairer
(fenêtres, puits de lumière), se chauffer et
cuisiner (chauffe-eau solaire, four solaire)
ou pour produire de l'électricité par l'intermédiaire de panneaux photovoltaïques.
Indirectement, l'énergie solaire est aussi la source de la plupart des énergies renouvelables et
des hydrocarbures fossiles. Elle est en effet responsable de la mise en mouvement des masses
d'eau (énergies marines) et d'air (énergie éolienne), du cycle de l'eau (énergie hydraulique) et
de la photosynthèse (biomasse et hydrocarbures). Seuls trois types d'énergie ne dérivent pas
de l'énergie solaire :
l'énergie marémotrice ;
l'énergie géothermique ;
l'énergie nucléaire.
Le potentiel de cette source d'énergie est donc immense.
L'énergie hydraulique permet de fabriquer de l'électricité, dans les centrales hydroélectriques,
grâce à la force de l'eau. Cette force dépend soit de la hauteur de la chute d'eau (centrales de
haute ou moyenne chute), soit du débit des fleuves et des rivières (centrales au fil de l'eau).
L'énergie hydraulique dépend du cycle de l'eau. Elle est la plus importante source
d'énergie renouvelable.
Sous l'action du soleil, l'eau des océans et de la terre s'évapore. Elle se condense en
nuages qui se déplacent avec le vent. La baisse de température au-dessus des continents
provoque des précipitations qui alimentent l'eau des lacs, des rivières et des océans.
Une centrale hydraulique est composée de 3 parties :
- Le barrage qui retient l'eau
- La centrale qui produit l'électricité -
- Les lignes électriques qui évacuent et transportent l'énergie électrique
En France, l'hydroélectricité est exploitée depuis la fin du 19ème siècle, ce qui en fait la
plus ancienne des énergies produite grâce à une ressource nationale. EDF exploite 640
barrages dont 150 d'une hauteur supérieure à 20 m.
C'est une énergie qui n'émet pas de gaz à effet de serre, elle est utilisable rapidement
grâce aux grandes quantités d'eau stockée et c'est une énergie renouvelable très
économique à long terme.
L'énergie éolienne est une source d'énergie qui dépend du vent. Le soleil chauffe inégalement
la Terre, ce qui crée des zones de températures et de pression atmosphérique différentes tout
autour du globe. De ces différences de pression naissent des mouvements d'air, appelés vent.
Cette énergie permet de fabriquer de l'électricité dans des éoliennes, appelées aussi
aérogénérateurs, grâce à la force du vent.
Une éolienne est composée de 4 parties :
-le mât
- L'hélice
-La nacelle qui contient l'alternateur producteur d'électricité
Les lignes électriques qui évacuent et transportent l'énergie électrique (lorsqu'elle est
raccordée au réseau) Descendante du moulin à vent du Moyen Âge, la première éolienne a été
mise en service en France à Dunkerque en 1990.
A fin 2019, la France compte près de 1 942 installations éoliennes.
C'est une énergie qui n'émet aucun gaz à effet de serre et sa matière première, le vent, est
disponible partout dans le monde et totalement gratuite.
L'énergie nucléaire dépend d'un combustible fissile, l'uranium, dont le minerai est contenu
dans le sous-sol de la Terre. Elle permet de produire de l'électricité, dans les centrales
nucléaires, appelées centrales électronucléaires, grâce à la chaleur dégagée par la fission
d'atomes d'uranium.
Une centrale nucléaire se compose de 4 parties principales :
- le bâtiment contenant le réacteur dans lequel a lieu la fission
- la salle des machines où est produite l'électricité
- les départs de lignes électriques qui évacuent et transportent l'électricité
des tours de refroidissement uniquement en bord de rivière
En France, un réacteur d'essai est mis au point en 1948 (6 ans après la construction du
premier réacteur dans le monde, implanté aux États-Unis).
La production d'électricité d'origine nucléaire est développée plus largement à partir de 1974,
au lendemain du 1er choc pétrolier, révélateur de la dépendance énergétique du pays vis-à-vis
des hydrocarbures.
Aujourd'hui, le parc nucléaire géré par EDF compte 56 réacteurs de niveaux de puissance
différents répartis sur 18 sites. L'énergie nucléaire n'émet pas de gaz à effet de serre. Elle est
utilisable en grandes quantités grâce aux puissances qu'elle génère et elle est très compétitive.
Comme le pétrole, le gaz naturel est une énergie fossile qui se forme à partir de la
décomposition de matières organiques au fond des océans. L'une des principales spécificités
de la chaîne gazière concerne le transport, maillon essentiel et qui, en raison de son coût
élevé, a une influence majeure sur le développement du gaz naturel.
Le constituant principal des gisements de gaz naturel est le méthane. Le méthane est un
hydrocarbure composé d'un atome de carbone et de quatre atomes d'hydrogène. Pour être
utilisable, le gaz naturel peut nécessiter un adoucissement (retrait de la majeure partie des
composants acides, gaz carbonique et sulfure d'hydrogène essentiellement) et un
dégasolinage (retrait des fractions lourdes du gaz). Il doit dans tous les cas être déshydraté.
Toutes ces opérations visent à éliminer les impuretés présentes avec le gaz en sortie de puits.
Les qualités intrinsèques du gaz naturel:
Elles sont principalement liées à son bon rendement énergétique et à ses avantages
environnementaux : sa combustion n'émet pas de poussières, peu de dioxyde de soufre (SO2),
peu d'oxyde d'azote (NO2) et moins de dioxyde de carbone (CO2) que d’autres énergies
fossiles. De plus, on peut réduire le volume qu’il occupe en le liquéfiant. Essentiellement
composé de méthane, il est incolore et inodore, mais "odorisé" pour être détectable.
Qu’est ce que la biomasse ?
La biomasse regroupe l'ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale qui
peut être transformée en énergie. On peut donc dégager trois catégories :
La biomasse forestière qui provient des branches, d’écorces et d’autres déchets forestiers ;
La biomasse agroalimentaire, issue en majeure partie de production végétale et animale ;
La biomasse urbaine qui se compose de déchets municipaux, commerciaux et industriels.
énergie issue de la biomasse est une source d'énergie renouvelable qui dépend du cycle de la
matière vivante végétale et animale.
L'énergie biomasse est la forme d'énergie la plus ancienne utilisée par l'homme depuis la
découverte du feu à la préhistoire. Cette énergie permet de fabriquer de l'électricité grâce à la
chaleur dégagée par la combustion de ces matières (bois, végétaux, déchets agricoles, ordures
ménagères organiques) ou du biogaz issu de la fermentation de ces matières, dans des
centrales biomasse.
Les déchets sont directement brûlés en produisant de la chaleur, de l’électricité ou les deux
(cogénération). Cela concerne le bois, les déchets des industries de transformation du bois et
les déchets végétaux agricoles (paille, canne à sucre, arachide, noix de coco...).
L'énergie biomasse n'émet presque pas de polluants et n'a pas d'impact sur l'effet de serre. La
quantité de CO2, un gaz à effet de serre, qu'elle rejette, correspond à la quantité absorbée par
les végétaux pendant leur croissance.
De plus, la valorisation du biogaz en électricité évite l'émission de méthane, un autre gaz à
effet de serre, dans l'atmosphère. Il représente un potentiel énergétique très important, en
provenance principalement des décharges, mais aussi des boues d'épuration et des déchets
urbains et agricoles.
Aujourd'hui seulement 1/4 de ce potentiel est réellement utilisé pour la production
d'électricité et/ou de chaleur.
Notre avenir énergétique doit être basé sur des énergies non polluantes ayant des ressources
importantes. Les énergies renouvelables sont les meilleurs candidats mais l’intermittence de
leur production nécessite de trouver des moyens de stockage efficaces et respectant
l’environnement. Un système électrolyseur / pile à combustible permet de stocker de
l’électricité par l’intermédiaire d’un stockage sous forme de gaz.
Finalement, ce travail a mis en évidence la difficulté de réaliser un système de génération
d’énergie environnementalement très intéressant, en raison de la faible disponibilité des
composants électrochimiques du système et d’éléments de contrôle à basse consommation
énergétique. L’engouement envers les énergies renouvelables semble actuellement en perte
de vitesse et l’avenir énergétique s’oriente vers des technologies à rentabilité spontanée, ne
contribuant pas à une réduction importante de la consommation mondiale. Il apparaît urgent
de réaliser des études globales sur chaque filière de production et de stockage d’énergie
permettant de définir le rendement global prenant en compte la fabrication, l’entretien et le
recyclage des installations, la disponibilité des ressources et des matériaux de fabrication et
enfin, l’impact sur notre environnement. Ces données permettront de sélectionner les filières
les plus justifiées pour notre avenir énergétique et celui des générations futures.
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Mots clés : Système, énergie, autonomie, renouvelable, production, photovoltaïque,
éolienne, hybridation…