1èreC
ANDRIANAHARINIAINA Johan Adriano n°05
ANDRIANIRINA Camille Marius n°10
ANDRIATSIHAITOAINA Loyrah Jeff n°11
RAKOTOMANANTSOA Voarimalala Fahendrena n°20
RANDRIAMIARISOA Zinamandranto Ulrich n°26
Ecologie
Année scolaire : 2024-2025
Examinateur: Madame Norosoa
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Madagascar est une vaste ile situé dans l’océan indien regorgeant une grande
diversité d’écosystèmes. Isolée depuis environ 88 millions d’années, elle possède des
écosystèmes tous autant uniques qu’emblématiques, dont une grande partie des espèces
végétales et animales (80% sont endémiques) ne se trouvent nulles part ailleurs sur Terre.
Toutefois, ces écosystèmes sont gravement menacés par la déforestation, le changement
climatique, l’agriculture sur brulis et d’autres activités humaines. D’où la création des aires
protégées ; en effet, les aires protégées à Madagascar sont des zones naturelles légalement
délimitées pour préserver la biodiversité unique de l’ile, ses écosystèmes et ses ressources
naturelles. Elles comprennent plusieurs catégories telles que les parcs nationaux, réserves
spéciales, réserves naturelles intégrales, monuments naturels, et paysages protégés, classés
selon les critères de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature(IUCN).Pour
mieux développer cet exposé, nous allons parler dans un premier temps l’écosystème
Malagasy, puis dans un deuxième temps les aires protégées
L’écosystème Malagasy
A. Ecosystème terrestre
1. Les formations primaires
Les formations primaires ayant existé depuis les temps anciens avant toute intervention
humaine :
a) Les forêts primaires (16% de l’ile)
Ayant une forte diversité biologique de la faune et la flore caractérisée par un taux élevé
d’endémicité :
Les forets humides de l’est de Madagascar composées des forêts denses
humides sempervirentes (forets d’arbres à feuilles toujours vertes),
canopée fermée (couvert forestier dense ou les arbres se touchent et se
chevauchent qui empêche une grande partie de la lumière solaire
d’atteindre le sol). Ces forets favorables sont surtout au climat tropical
humide avec des pluies abondantes ; abritant surtout les lémuriens (Indri,
Sylaka), des grenouilles endémiques, oiseaux rares ;
Les forets sclérophylles des montagnes (Hautes Terres Centrales) ;
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Les forêts denses sèches de l’ouest de l’ile avec des arbres caducifoliées,
Baobabs, lianes adaptés à la sècheresse et au climat tropical sec et à la
saison sèche de 6 à 7 mois. Les principaux faunes dans ces forêts sont les
lémuriens nocturnes, les microcèbes, les tortues, les oiseaux
endémiques ;
Les forêts sclérophylles de moyenne altitude (versant occidental du
centre).
b) Les fourrées, soumis à des conditions climatiques sévères
Les fourrées de montagnes localisées surtout dans les Hautes Terres
Centrales et le Sud-Ouest
Les fourrées xénophiles ou bush (sud-ouest et sud)
c) Les autres formations primaires
Les forêts épineuses du Sud et du Sud-ouest (Androy, Atsimo
Andrefana) constituées des Dediéracées, Euphorbes, Abès, cactus
Malagasy et sont surtout favorables au climat aride et semi-
aride .les principaux animaux étant les lémuriens du Sud (Lemus
catta), reptiles, oiseaux adaptés au climat sec ;
Les Hauts Plateaux au centre de l’ile regorgeants les savanes, forêts
relictuelles, eucalyptus (espèce introduite).Les Hauts plateaux
renferment peu d’espèces endémiques, oiseaux de plaines.
2. Les formations secondaires
63 % de l’ile qui correspond aux formes de dégradation des forêts primaires se
manifestent par différents stades évolutifs allant du stade ligneux (arbres, arbustes) :
Les forêts secondaires ou Savoka, formation arborée de la
région centrale et du Sambirano qui s’installe après la
destruction de la formation primaire par la pratique d’une
agriculture basée sur l’usage du TAVY (abattage de la forêt puis
brulage avant le semis).Elle a une composition très hétérogène
et l’espèce prédominante confère une physionomie particulière
à chaque type de Savoka : Savoka à Ravenala Madagascariensis,
Savoka à Harungana Madagascariensis, Savoka à Trema
Orientalis, etc…
Les savanes , formation herbeuse pouvant comporter des
bouquets d’arbres et arbustes plus ou moins isolés, et occupant
des grandes espaces dans les régions occidentales et sur les
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Hautes terres et des zones assez limitées de la région
orientale .Elles proviennent et de la destruction des forêts
secondaires après défrichement et passages répétés des feux.
A haute altitude ou les conditions climatiques et pédologiques sont assez spéciales, la
formation rencontrée est constituée par la prairie qui n’a pas la même composition
floristiques que les savanes.
La steppe est une formation herbeuse ouverte du Sud résultant du défrichement et de la
dégradation des fourrés xénophiles.
3. Les formations particulières
Ce sont des formations végétales spécialisées qui sont régies par des conditions
écologiques particulières, forment autant d’écosystèmes naturels ayant de grandes
ressemblances avec des autres régions tropicales
a. Végétation des affleurements rocheux, très importante sur les dômes
granitiques de la région centrale. Chaque massif ou groupe de massif est
souvent le siège d’un micro endémisme très net
b. Végétation des marais et marécages (0,5 % de l’ile), très diversifiée surtout dans
la région orientale, les régions centrales et occidentales, et donc les vallées
humides et dépressions temporairement inondables occupées par Raphia,
Bismarkia ou Borassus
c. Les Mangroves (0,6 % de l’ile) localisées au littoral Ouest (delta du Betsiboka,
Mahavavy, Tsiribihina) .Adaptées au climat tropical à subtropical, les mangroves
sont composées de Palétuviers (Rhizophora, Avicennia) et sont surtout abritées
par les poissons, les crabes, les oiseaux d’eaux, les tortues marines.
B. Ecosystème marin et aquatique
Les milieux lentisques (lacs, marais) couvrent environ 2000 km² se
trouvant partout à Madagascar. Les végétations qui y sont présentes sont
les Phragmites, les Papyrus et la faune comporte plusieurs comme les
oiseaux aqua tiques (grèbe de Madagascar), poissons endémiques ;
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Les milieux lotiques comme les fleuves et les rivières avec plus de 3000 km
de cours d’eau ;
Les écosystèmes marins et les récifs coralliens très riches sur 5600 km de
littoral se localisent principalement dans les côtes Nord, Ouest, Sud-ouest
comme Nosy Be et Tuléar. Cet écosystème renferme une grande diversité
végétale et animale : mangroves, estuaires, algues marines, herbiers,
coraux, poissons tropicaux, dauphins, baleines, dugongs.
[Link] familles endémiques de
Madagascar
Madagascar possède diverses familles de plantes endémiques, avec espèces
emblématiques :
Asteropeiaceae ;
Physenaceae ;
Sarcolaenaceae ;
Sphaeraepalaceae ;
Orchidaceae (orchidées) : plus de 900 espèces, avec environ 85 %
endémique, c’est la famille la plus riche en espèce sur l’ile ;
Arecaceae (palmiers) : environ 200 espèces dont la quasi-totalité est
endémique ;
Pandanaceae : 88 espèces de pandames ;
Asphodelaceae : plus de 130 espèces endémiques du genre Aloe ;
Fabaceae (légumineuses) : 662 espèces, 77% endémiques incluant des
arbres comme les bois de palissandre(Dalbergia) ;
Rubiaceae : 632 espèces ,92 % endémiques ;
Asteraceae : 535 espèces, 81 % endémiques
Euphorbiaceae : 459 espèces, 94 % endémiques avec des genres
comme Croton et Euphorbia ;
Malvaceae : 486 espèces, 459 espèces, 87 % endémique, incluant 7
des 9 espèces de Baobabs (Andansenia) ;
Apercynaceae : 486 espèces, 87 % endémiques dont la célèbre
pervenche de Madagascar (Cotharanthus roseus) ;
Didiereaceae : arbustes et arbres épineuse du Sud, comme Didierea
Madagascariensis ;
Pachypodium : plantes succulentes arborescentes par exemple
Pachypodium Geayi ;
Ravenala Madagascariensis (arbre des voyageurs).
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Les aires protégées de
Madagascar
I. Généralités
Les aires protégées jouent un rôle crucial dans la conservation d’une biodiversité unique
à un pays. Par définition, une aire protégée est un espace géographique clairement défini,
reconnu, consacré et géré , par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long
terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs
culturelles qui lui est associée. Elles sont classées selon plusieurs catégories nationales et
internationales.
On parle d’aire marine protégée quand l’espace géographique bénéficiant d’un statut de
protection comprend en majorité ou en totalité une zone marine.
On parle d’aire protégée transfrontalières lorsque l’espace géographique protégé agrège
et assure un continuum d’aires protégées de part et d’autre des frontières de plusieurs pays
(en général cet espace existe formellement au travers d’un accord international qui définit
des règles coordonnées de gestion entre des aires protégées nationales agrégées).
L’objectif principal des aires protégées est de conserver les processus écologiques à
grande échelle, protéger les espèces endémiques et menacées, tout en permettant un
usage durable, notamment par l’écotourisme et la recherche scientifique. Elles jouent aussi
un rôle crucial dans le développement local offrant des incitations économiques liées à la
conservation.
II. Classification des aires protégées à Madagascar
Depuis 2003, Madagascar a élargi son système d’aires protégées (géré par Madagascar
National Park ou (MNP) ou d’autres structures communautaires et privées) dans le cadre de
l’initiative « Durban Vision », avec le système des Aires protégées de Madagascar (SAPM).
Madagascar compte plus de 123 aires protégées dont 101 terrestres et 22 marines couvrant
ainsi une superficie totale de 7 612 346 hectares et représentent le 10,8 % du [Link] y a
plusieurs types d’aires protégées notamment:
Les Parcs Nationaux : conservation stricte, accès limité.
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Exemple : Parc National d’Andasibe-Mantadia, Parc National D’Isalo
Les Réserves Spéciales : protègent une espèce ou un écosystème
particulier, moins strict que les parcs nationaux
Exemple : Réserve spéciale d’Analamazoatra
Les Réserves Naturelles Intégrales : protection stricte sans accès du public,
sauf pour la recherche scientifique
Exemple : Réserves Naturelles intégrales de Betampona
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Les Nouvelles Aires Protégées : introduites après Durban 2003, elles
peuvent être gérées par des ONG, des communautés ou des entités
privées.
Exemple : Loky Manambato (géré par l’ONG FANAMBY)
Les Aires protégées communautaires : gérées par des communautés
locales (sous le concept GELOSE/COBA)
Exemple : Anjozorobe Angavo
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Certaines de ces aires sont reconnues internationalement, avec plusieurs sites classés
au patrimoine mondial de l’UNESCO (comme Masoala, Ranomafana, Andrigitra) et des
réserves de biosphère, témoignant de leur importance écologique et culturelle.
Conclusion
En résumé, Madagascar est un trésor naturel international. En effet, c’est une ile qui
possède une grande biodiversité et agrège une faune et une flore endémique. Mais cet
écosystème est en train de disparaître à cause des activités humaines : déforestation, feux
de brousse, pollution en tout genre. Toutefois, plusieurs organisations comme l’IUCN, le
MNP et d’autres organisations œuvrant pour la préservation de la nature se mettent en
mouvement pour lutter à cela.