0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
125 vues13 pages

La Biotechnologie Végétale

La biotechnologie végétale utilise des techniques modernes comme la transgénèse et la culture in vitro pour améliorer les plantes, leur rendement et leur résistance. Elle se concentre sur la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale, en développant des produits agricoles de haute qualité. Les techniques clés incluent la fermentation, l'extraction d'huiles essentielles et diverses méthodes d'amélioration génétique.

Transféré par

rminonyavo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
125 vues13 pages

La Biotechnologie Végétale

La biotechnologie végétale utilise des techniques modernes comme la transgénèse et la culture in vitro pour améliorer les plantes, leur rendement et leur résistance. Elle se concentre sur la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale, en développant des produits agricoles de haute qualité. Les techniques clés incluent la fermentation, l'extraction d'huiles essentielles et diverses méthodes d'amélioration génétique.

Transféré par

rminonyavo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La biotechnologie végétale

INTRODUCTION :

La biotechnologie végétale, en tant que discipline, a des racines anciennes,


remontant à l’époque où l’homme a commencé à sélectionner et à cultiver des plantes
pour son propre bénéfice. L’essor de la biotechnologie végétale modère, avec des
techniques comme le génie génétique et la culture de tissus, est relativement récent,
avec les premières plantes transgéniques apparaissant au début des années 1980. Les
techniques et les technologies comprises dans la biotechnologie végétale moderne
offrent des avantages et de nouveaux produits à valeur nutritionnelle considérable et de
rendements bénéfiques. Des divers techniques et méthodes biotechnologiques sont
appliquées dans l’agriculture moderne et dans l’industrie agroalimentaire. Nous allons
voir dans cette exposition les divers techniques et particulier trois techniques que nous
avons sélectionnées et qui est conforme à notre programme.

PARTIE I :
DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DE LA BIOTECHNOLOGIE VEGETALE
Définition :

Nous allons voir en premier l’étymologie de la biotechnologie :

 BIO : du grec bio qui veut dire vie

 TECHNO : technique, technologie

 LOGIE : discourt, science, étude.

La biotechnologie est alors la science qui utilise des techniques sur des êtres
vivants (plantes, bactérie, cellules animales ou végétales, levures, etc.) ou des parties de
ces organismes (comme les enzymes ou ADN) pour créer ou modifier des produits,
améliorer des plantes ou des animaux, ou développer des applications pour la santé,
l’agriculture, l’environnement ou l’industrie. On distingue plusieurs types de
biotechnologies, souvent :

 ROUGE : pour la santé (la production d’insuline bactérien ou thérapies


génétique).

 VERTE : pour agriculture (PGM, biofertilisants).


 BLANCHE : pour l’industrie (bio dégradants, biocarburants, biogaz).
 BLEUE : pour les milieux marins (exploitation des organismes marins).

Voici quelques techniques courantes en biotechnologie végétale :

 La transgénèse : consiste à introduire un gène étranger dans une plante pour


lui conférer une propriété particulière, comme la résistance à un insecte ou un
herbicide. Cela donne naissance aux OGM (organismes génétiquement
modifiés).

1
 La culture in vitro : permet de faire pousser des plantes à partir de cellules ou
de tissus dans un milieu stérile et contrôlé. Elle est utilisée pour multiplier
rapidement des plantes rares ou à haute valeur.

 L’édition génomique (CRISPR-Cas9) : permet de modifier précisément l’ADN


d’une plante sans forcément y ajouter un gène étranger, ce qui est plus proche de
l’évolution naturelle mais plus rapides.

 La sélection assistée par marqueurs : méthode utilisant les marqueurs


génétiques pour repérer les plantes qui possèdent les gènes d’intérêt, accélérant
ainsi la sélection des spécimens traditionnelles

De ce fait, on peut définir la biotechnologie végétale ainsi : c’est une branche de


la biotechnologie qui se spécialise spécifiquement aux plantes (TYPE VERTE). Elle vise
à améliorer leur rendement, leur résistance aux insectes, aux maladies ou aux conditions
climatiques extrêmes, ou encore à modifier leurs caractéristiques nutritionnelles ou
esthétiques. Elle repose sur les sciences biologiques (la génétique, la microbiologie et la
biochimie) mais intègre aussi des outils issus de la chimie, de l’informatique et de
l’ingénierie.

Les caractéristiques de la biotechnologie végétale :

La biotechnologie végétale se concentre plus pour la sécurité alimentaire des


consommateurs et pour la durabilité de l’environnement.

 La sécurité alimentaire des consommateurs :

La biotechnologie végétale vise à améliorer l’alimentation de la population en


offrant des produits agricoles à valeur nutritionnelle élevée et de bonne qualité et
durable. Les problèmes de tous les jours sont résolus comme la péremption accélérée
des produits, la faible teneur en nutriment de certains aliments (manioc, patate douce,
maïs, le riz, etc.).

 La durabilité de l’environnent :

La biotechnologie végétale cherche à améliorer et à protéger notre


environnement face aux changements brusques qui apparaissent. Des plantes plus
résistantes aux conditions environnementales extrêmes sont proposées pour être planter
dans les zones arides et recréer une couverture végétale dans un milieu tuer par
l’érosion.

PARTIE II :
LES TROIS TECHNIQUES LES PLUS IMPORTANTES
A. Transformations alimentaires : « LA FERMENTATION »
La fermentation est une technique très ancienne et la plus vieille des
transformations alimentaires que l’homme a découvert. Elle a été découverte
accidentellement en stockant leurs provisions dans des caves humides et à une certaine
température (environ 37°C), favorisant le développement des microorganismes
(moisissures, levures, bactéries) responsables de la fermentation. La fermentation est un

2
processus par laquelle des microorganismes anaérobies transforment la composition
d’un élément (principalement les hexoses) pour obtenir des alcools, des acides et du
CO2 ou d’autre gaz. La fermentation équivaut à la respiration mais la respiration
transforme les substrats de départ totalement (glucide, lipide, peptide), or que la
fermentation y laisse encore des résidus (alcool, acide). Les exemples qui suivent
montrent la grande complexité des voies empruntées selon les microorganismes en
cause et leur environnement. Durant la fermentation, les microorganismes transforment
le glucose (C6H12O6) dans sa composition cellulaire, le cytoplasme. Nous verrons que le
glucose est transformé en pyruvate par la glycolyse. La glycolyse comporte un
phénomène énergétique très intéressante qu'on va expliquer : il y a hydrolyse du
glucose avec utilisation d'ATP. Ensuite, il s'est formé 2-PGA ou 2-phosphoglycérate
(C3H7O7P) avec un ion de PO4- fixé sur le deuxième carbone dans la molécule. Par
l'action de l'énolase, le 2-PGA est oxydé et perde de l'H2O et on obtient du PEP ou
phosphoénolpyruvate. Le PEP est une molécule très énergétique et il conduit à la
formation de nouveau ATP par l'hydrolyse du PEP par l'enzyme pyruvate kinase, on aura
du pyruvate (matière première secondaire de la fermentation) et de l'ATP très enrichi
d'énergie {=> cette ATP fut née par la phosphorylation de PEP =C3H5O6P}. Après
cela, il s'est formé le pyruvate. La transformation du pyruvate va nous donner les
différents produits que l'on veut (éthanol, acide acétique, acide lactique, CO2, etc.) mais
il faut choisir le bon microorganisme pour l'avoir.

Prenons maintenant quatre sortes de fermentation avec les microorganismes


convenables avec elle :

1. LA FERMENTATION ALCOOLIQUE :

Dans la fermentation alcoolique, on utilise des Levures : ce microorganisme va


transformer le pyruvate pour obtenir de l'alcool (éthanol). Dans la transformation
alimentaire, cette fermentation nous permet d'avoir les boissons alcooliques que nous
voyons tous les jours comme : le vin, la bière, etc. Dans cette équation, nous pouvons
voir la transformation du pyruvate en éthanol :

[Link] FERMENTATION LACTIQUE :

La fermentation lactique est plus utilisée dans la fabrication des produits laitiers
comme : fromage et yaourt. Son microorganisme spécifique est une bactérie :
Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. Cette bactérie lactique va
transformer le pyruvate issu du lactose du lait en acide lactique qui va modifier les
protéines du lait pasteurisé qui va ensuite se coaguler pour avoir du yaourt. Pour le
fromage, une fermentation lactique particulier, la bactérie est recueillie dans l'estomac
d'un veau : c'est la présure.

[Link] FERMENTATION D'ACIDE ACÉTIQUE :

Le terme "fermentation" n'est pas très approprié pour la formation d'acide


acétique. Cette fermentation est opérée par des microorganismes aérobies tandis que
les autres fermentations sont exécutées par des microorganismes anaérobie. Lorsque
l'alcool est formé et qu'il est laissé à l'air libre, l’acétobacter transforme son substrat,
qui est l’éthanol, en acide acétique qui est notre vinaigre usuel. Sous l’influence de
l’oxygène de l’air, l’acétobacter oxyde l’éthanol en acide acétique.

[Link] FERMENTATION ALCALINE :

Contrairement aux autres fermentations, celle-ci rend basique tous les milieux où
elle s’opère. Cette fermentation est appliquée aux aliments riches en protéine ; les
protéines sont hydrolysées en peptide ou en acide aminé pour avoir ensuit des
ammoniacs (NH3). Le milieu devient basique (avec pH >7) ; on utilise comme
microorganisme le bacile subtil (Bacillus subtilis). On l’applique souvent sur des
poissons, œufs, graines ou viandes. On prendra comme exemple la viande sèche, qui au

3
cours du séchage subit un phénomène de fermentation alcaline, la viande obtient alors
un goût assez fort.

B. L’extraction d’huile essentielle.


Une huile essentielle est un mélange complexe de molécules aromatiques
volatiles produites par certaines plantes. Ces substances sont souvent lipophiles, c’est-à-
dire, une substance soluble dans les graisses, les huiles et autres solvants non polaires
et elles présentent des propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, ou relaxantes,
entre autres.

Les plantes riches en huiles essentielles sont :

o La lavande, aussi connue sous le nom de « Lavandula angustifolia » est un


arbrisseau buissonnant vivace au feuillage persistant et aux fleurs très
parfumées.

o La menthe poivrée ou, de son nom scientifique « Mentha x piperita » est


une plante au port étalé qui disparaît l'hiver et qui résulterait d'un
croisement entre la menthe verte (Mentha spicata) et la menthe aquatique
(Mentha aquatica).

o L'eucalyptus, un genre d'arbres et d'arbustes originaires d'Australie,


connu pour ses feuilles aromatiques et son écorce distinctive, qui se
décolle en bandes.

4
o Le thym commun ou le Thymus s'agit d'une plante aromatique vivace de
la famille des Lamiacées, connue pour son goût et son parfum.

Et bien d’autres encore.

a. Méthodes d’extraction des huiles essentielles

L’extraction d’huile essentielle se fiat fait par bien des moyens, cerataines
traditionnelles, d’autres plus biotechnologiques et innovantes.

L’hydrodistillation ou distillation à vapeur :

On utilise la vapeur d’eau pour les huilles essentielles contenues dans la


plante, récupérée ensute par condensation, suite à ça, on obtient de l’huile essentielle
pure soit de l’hydrolat, aussi appelé eau florale contenant une petite quantité d’arômes
hydrosolubles.

Étape 1 : Préparation de la plante

. On récolte la plante fraîche (fleurs, feuilles, tiges selon l’espèce)

. Elle peut être hachée ou broyée légèrement pour faciliter la libération des huiles

Étape 2 : Mise en place dans le distillateur

5
Trois variantes possibles :

. Hydrodistillation directe : plante immergée dans l’eau

. Hydrodistillation à la vapeur humide : la vapeur passe à travers la plante, placée dans


un panier au-dessus de l’eau

. Hydrodiffusion : vapeur envoyée par le haut, plus douce (utilisée en industrie)

Étape 3 : Chauffage

. On porte l’eau à ébullition

. La vapeur d’eau entraîne les composés volatils de la plante

Étape 4 : Condensation

. La vapeur chargée d’huile passe dans un réfrigérant (serpentin plongé dans l’eau
froide)

. Elle redevient liquide (mélange eau + huile essentielle)

Étape 5 : Décantation

. L’huile et l’eau sont insolubles : elles se séparent naturellement

. L’huile est plus légère (flotte) ou plus lourde selon les cas (ex : clou de girofle)

. On les sépare dans un essencier ou à l’aide d’une pipette

✅ Avantages

 Méthode naturelle, sans solvant chimique

 Adaptée aux plantes aromatiques courantes ;

 Facilement réalisable à petite échelle (même en laboratoire ou maison)

❌ Inconvénients :

 Peut altérer les molécules sensibles à la chaleur

 Temps long (1 à 3 heures de distillation selon la plante)

 Rendement parfois faible

📌 Exemple : Hydrodistillation de la lavande

 On place des fleurs de lavande dans un alambic, avec de l’eau.


 En chauffant, la vapeur d’eau traverse la plante et entraîne les composés
aromatiques.
 En se refroidissant, le mélange se condense, et l’huile essentielle se sépare de
l’eau.
 On la récupère dans un récipient spécial.

6
 C’est une méthode très utilisée pour produire des huiles essentielles en
aromathérapie.

Expression à froid (par pression mécanique) :

Méthode physique consistant à presser la partie externe du fruit (zeste) pour


en extraire l’huile essentille sans utiliser de chaleur ou de solvant. Les produits sont
appelés essences et quand elle estpure , elle peut être photosensibilisante.

Étape 1 : Lavage et préparation

. Les fruits sont lavés soigneusement

. On enlève parfois la pulpe ou le jus pour ne garder que le zeste

Étape 2 : Râpage / abrasion

. On râpe mécaniquement le zeste pour faire éclater les poches à essence

. Cela peut se faire à la main (râpe fine) ou à l’aide de machines industrielles (ex :
machines "pellatrices")

Étape 3 : Pression et séparation

. Le mélange obtenu (huile + jus + morceaux) est pressé ou centrifugé

. On récupère l’huile essentielle par décantation ou séparation centrifuge

✅ Avantages :

 Méthode 100 % naturelle : aucune chaleur, aucun solvant chimique, donc le


produit est très pur.
 Préservation des arômes : les molécules volatiles sensibles à la chaleur (comme
les terpènes) ne sont pas dégradées.
 Rendement élevé pour les fruits riches en huile, notamment les agrumes comme
le citron ou l’orange.
 Procédé simple et direct : il suffit de presser les zestes, ce qui peut même se
faire à petite échelle.
 Écologique : pas de pollution, pas de solvants à traiter, et les déchets peuvent
être compostés ou recyclés.
 Coût énergétique faible, car aucun chauffage n’est nécessaire.

❌ Inconvénients :

 Limité aux agrumes : cette méthode ne fonctionne pas pour les plantes comme la
lavande, la rose, ou la menthe.
 Risque de contamination : comme on utilise la peau du fruit, les pesticides ou
produits chimiques présents peuvent se retrouver dans l’huile.

7
 Huiles photosensibilisantes : certaines huiles (comme bergamote ou citron)
peuvent provoquer des brûlures si elles sont appliquées sur la peau exposée au
soleil.
 Moins stable dans le temps : les huiles obtenues s’oxydent plus facilement, ce qui
peut altérer leur odeur ou leur efficacité.
 Présence possible d’impuretés : comme le procédé est mécanique, il peut rester
des traces de jus ou de matières végétales si la séparation n’est pas bien faite

📌 Exemple : L’extraction de l’huile essentielle de citron.

 Récupèrer les zestes du citron (la partie colorée de la peau) et on les presse
mécaniquement sans chauffer.
 L’huile, contenue dans des petites poches sous la peau, est libérée.
 Elle est ensuite séparée du jus ou de l’eau.
 Cette méthode est utilisée pour tous les agrumes : orange, pamplemousse,
bergamote, etc.

Extraction par solvants organiques :

Cette méthode utilise un solvant chimique non polaire (souvent de l’hexane, de


l’éthanol, ou du butane) pour dissoudre les composés aromatiques présents dans les
plantes. Elle permet d’extraire avec l’huile essentielle,les cires, pigments et résines
donnant ainsi la concrète (mélange de cires, huiles essentielles et de pigments) : ainsi
que l’absolue (extrait très pur et concentré, utilisé en parfumerie fine.) ; et parfois des
résinoïdes.

Etapes :

. La matière végétale (fleurs, feuilles ou autres parties riches en arômes) est mise en
contact avec un solvant organique.

. Le solvant dissout les composés lipophiles de la plante : huiles essentielles, pigments,


cires, etc.

. On filtre le mélange pour enlever les résidus solides.

. Ensuite, on évapore le solvant par chauffage doux ou sous vide : il reste une substance
semi-solide appelée concrète.

. Cette concrète est ensuite lavée à l’alcool (souvent de l’éthanol) pour séparer les cires.

. On obtient alors un extrait pur et concentré : l’absolue, très utilisée en parfumerie.

✅ Avantages :

 Idéale pour les plantes fragiles qui ne supportent pas la chaleur (jasmin, rose…).
 Permet d’obtenir des extraits très complets, avec un profil olfactif riche
 Très haut rendement comparé à la distillation à la vapeur.
 Parfait pour la parfumerie de luxe car les absolues ont une odeur très fidèle à la
plante d’origine.

❌ Inconvénients :

8
 Risque de résidus de solvant dans le produit final, surtout s’il est mal purifié.
 L’extraction par solvants n’est pas considérée comme "naturelle" en
aromathérapie ou cosmétique bio.
 Coût du matériel et du solvant.
 Méthode peu respectueuse de l’environnement si les solvants ne sont pas
recyclés.

📌 Exemple :L’extraction de l’absolue de jasmin.

 Les fleurs de jasmin sont très fragiles et ne supportent pas la chaleur.


 On les plonge dans un solvant chimique (comme l’hexane) qui dissout les
composés odorants.
 Après évaporation du solvant, on obtient une "concrète", puis une "absolue", un
extrait très concentré utilisé en haute parfumerie.
 Ce procédé permet de capturer l’odeur délicate du jasmin, impossible à obtenir
par distillation.

Extraction par CO₂ supercritique :

Cette méthode utilise du dioxyde de carbone (CO2), ou il est à la fois un gaz et un


liquide ; pour ensuite produire des extraits CO2 totaux (très complets, contiennent
l’huile essentielle, les cires, les résines.), des extraits CO2 séléctifs (on ajuste la pression
pour ne capter que les composés volatils.),ou même des extraits utilisés en
aromathérapie, phytothérapie, cosmétique, alimentation, et parfumerie de précision.

Etapes :

. Le CO₂ est placé dans un appareil à haute pression (environ 73 bars) et chauffé
légèrement (environ 31°C) pour atteindre son état supercritique.

. Ce CO₂ supercritique est injecté dans un récipient contenant la plante à extraire.

. Il agit comme un solvant doux qui dissout les molécules aromatiques, les cires, les
résines…

. Ensuite, le mélange est décompressé : le CO₂ redevient gazeux et s’évapore


complètement, laissant l’extrait pur.

. On peut ajuster la température et la pression pour extraire certains composés précis.

✅ Avantages :

 Méthode 100 % propre : aucun solvant chimique, pas de résidus, pas de pollution.
 Extraction à basse température, donc parfaite pour les molécules fragiles.
 Profil aromatique très fidèle à la plante d’origine.
 Le CO₂ est réutilisable (il ne se perd pas et peut être recyclé).
 Permet d’obtenir des extraits très complets, à la fois volatils et non volatils (par
exemple : huiles + cires + antioxydants).

❌ Inconvénients :

9
 Nécessite un équipement très coûteux (haute pression, inox, compresseur…).
 Méthode plus complexe à mettre en œuvre (réglage fin des paramètres).
 Pas accessible à petite échelle ou en laboratoire scolaire.
 Les extraits sont parfois trop complets pour certaines applications (ex : en
parfumerie, on préfère parfois une odeur plus "épurée").

📌 Exemple : L’extraction de l’huile essentielle de camomille

 Le CO₂ est mis sous haute pression pour devenir un fluide supercritique.
 Il est ensuite utilisé pour extraire les composés actifs de la camomille, sans
chaleur ni solvant toxique.
 Le résultat est une huile très pure, contenant des molécules fragiles qui auraient
été détruites par la chaleur d’une distillation classique.
 Cette méthode est très utilisée pour produire des extraits destinés à la
cosmétique ou à la pharmacie.

b. Qualité et rendement
 Le rendement dépend fortement de la plante, de la méthode, et des conditions de
culture.
 La qualité d’une huile essentielle dépend de la pureté, de la présence de
composés actifs, et de l’absence de solvants ou résidus.

👉 L’analyse se fait souvent par GC-MS (chromatographie en phase gazeuse couplée à la


spectrométrie de masse) pour identifier les composants.

c. Applications

On peut les utiliser dans le cosmétiques comme parfums,ou huiles de massage,


ainsi qu’en agroalimentaire pour une conservation naturelle, dans l’agriculure en tant
que biopesticides et enfin dans la santé naturelle en aromathérapie et antiseptiques
naturels.

A.
B.

C. Les améliorations et multiplication des plantes à potentiel économique


(astéride : tournesol ; palme).
On entre maintenant dans le cœur de la biotechnologie végétale appliquée à des
plantes d’intérêt économique, avec ici une vue sur deux espèces majeures :

• Le tournesol (famille des astéridées – Astéracées)

• Le palmier à huile (famille des Arécacées, souvent appelé simplement


"palme")

Ces plantes ont un potentiel économique immense (huile alimentaire,


biocarburant, cosmétique, etc.), et les biotechnologies sont utilisées pour les améliorer,
les sélectionner, et les multiplier efficacement.

Les plantes à potentiel économique sont améliorées pour plusieurs objectifs :

10
o Augmenter le rendement en huile ou en graines.
o Résister aux maladies, aux ravageurs ou aux sécheresses.
o Améliorer la qualité de l’huile (plus d’acides gras insaturés, moins de composés
toxiques).
o Réduire l’impact environnemental (plantes moins gourmandes en eau ou
engrais).
o Adapter les plantes au changement climatique.

On utilise de nombreux outils de biotechnologie végétale dans ce domaine :

a. La sélection assistée par marqueurs (MAS)

On identifie les gènes d’intérêt (ex : résistance au mildiou chez le tournesol) et on


sélectionne les plants porteurs de ces gènes avant même qu’ils ne poussent, grâce à des
marqueurs moléculaires.

b. La culture in vitro et micropropagation

Technique très utilisée pour multiplier des plantes clones à partir d’un individu
sélectionné (cas du palmier à huile). On cultive des cellules dans un milieu nutritif, puis
on les régénère en plantes entières.
→ Rapide, stable, et contrôlable.

c. La transformation génétique (OGM)

On insère directement un gène dans le génome de la plante (ex. : tolérance à un


herbicide ou résistance à un champignon). Peu utilisé pour le palmier ou le tournesol
dans l’alimentaire, mais très étudié.

d. CRISPR-Cas9 et édition du génome

Technique plus récente, plus précise que les OGM classiques, permettant de
modifier un gène existant sans introduire d’ADN étranger. Par exemple, améliorer le
profil d’acides gras dans les graines.

Cas du tournesol (Helianthus annuus)

 Culture huileuse majeure en Europe, utilisée en alimentation, cosmétique,


biocarburants.

 Les biotechnologies ont permis :

o L’apparition de variétés hybrides résistantes au mildiou ou à la


sécheresse.

o L’amélioration de la teneur en acide oléique (huile meilleure pour la


santé).

o La sélection rapide de lignées performantes par culture in vitro et tests


ADN.

o Culture cellulaire pour produire des composés spécifiques ou créer des


haploïdes.

Cas du palmier à huile (Elaeis guineensis)

11
 Très cultivé en Asie du Sud-Est, Afrique, Amérique tropicale.

 La biotechnologie permet :

o La production de clones d'élite par culture de méristèmes ou d’embryons


somatiques.

o L’amélioration génétique pour réduire le cycle de production


(actuellement 4-6 ans avant fructification !).

o La création de variétés plus productives et plus durables (moins de


déforestation si rendement amélioré).

o La détection précoce des bons génotypes via des marqueurs moléculaires.

o La lutte contre des maladies fongiques destructrices (ex : Ganoderma).

Intérêt économique et environnemental

 Ces plantes sont au cœur des enjeux mondiaux : huile alimentaire,


énergie, cosmétique, économie rurale.

 Les biotechnologies végétales limitent l’utilisation des pesticides,


réduisent les pertes agricoles, et valorisent les ressources locales.

 Elles sont aussi un levier de développement pour les pays du Sud.

CONCLUSION :

À travers ce devoir, nous avons découvert trois grands domaines d’application de


la biotechnologie végétale.

D’abord, la fermentation, un procédé ancien mais toujours d’actualité, illustre


comment des micro-organismes peuvent être utilisés pour transformer des matières
végétales en produits alimentaires utiles, sûrs et riches en nutriments.
Ensuite, l’extraction d’huiles essentielles montre comment la technologie permet de
valoriser les plantes aromatiques, à la fois pour la parfumerie, la cosmétique et la santé.
Enfin, nous avons vu que la sélection et la multiplication de plantes à potentiel
économique, comme le tournesol ou le palmier à huile, reposent de plus en plus sur des
techniques modernes permettant d’augmenter les rendements, d’améliorer la qualité, et
de répondre aux enjeux environnementaux.

Ainsi, la biotechnologie végétale n’est pas seulement une science de laboratoire :


c’est une science appliquée, au service de l’agriculture, de l’alimentation, de l’industrie
et du développement durable. Elle joue un rôle essentiel pour répondre aux besoins de
demain tout en respectant les ressources de la planète.

SOMMAIRE :

12
PARTIE I : DEFINITION ET CARACTERISTIQUE DE LA BIOTECHNOLOGIE VEGETALE

PARTIE II : LES TROIS TECHNIQUES LES PLUS IMPORTANTES

1) Transformations alimentaires : « LA FERMENTATION »

2) L’extraction d’huile essentielle.

3) Les améliorations et multiplication des plantes à potentiel économique


(astéride : tournesol ; palme).

2024-2025

Groupe 4

ANDRIAMITANTSOA Kalosoa N°04

ANDRIANARIVOMANANTSOA Tiary N°08

RAJAONA Kéren N°17

RAKOTOMALALA Jonathan N°19

RAMANDIMBY Fanasinirina N°24

RAMILISON Elinoh N°25

13

Vous aimerez peut-être aussi