VIROLOGIE
VIROLOGIE
- Eléments inconstants : ①L’enveloppe virale =peplos : dérive des membranes cellulaires ; Acquise par
bourgeonnement des virus à travers les membranes cellulaires ; Protéines /glycoprotéines virales
insérées dans la bicouche lipidique
➔ Rôles ⚫ Interactions avec récepteurs cellulaires ⚫ Fusion membranaire ⚫ Propriétés Antigéniques:
immunogénicité, vaccin…
➔ Élément de fragilité virale : Sensible aux actions physico-chimiques, à l’action des solvants des lipides
(éther), aux détergents et aux variations du pH, températures, dessiccation (milieu extérieur)
② Matrice, tégument : Structure protéique située immédiatement sous l’enveloppe (la sépare de la
capside)
Action des agents physiques et chimiques sur les virus
Physiques Chimiques
Chaleur - En intra₵ : à 37°C Oxydants (eau de Javel)
- En extra₵ : très sensibles à chaleur
-Conservation à -20 voire -80 °C (au labo)
Attachement, pénétration,
Étapes précoces décapsidation
Franchir la MP
Perte de la capside et
libération du génome
Étapes du cycle de la
multiplication virale
virale
Assemblage ds ny ou cytop
libérations de nv virions
Ét tardives Assemblage et sortie
apres rupture de la C hote
Maturation
Hépatites virales
Le foie : Hépatocytes qui permettent la transformation chimique de nombreux métabolites ; Organe central dans
la régulation du métabolisme bioénergétique
Hépatite : Atteinte inflammatoire du tissu hépatique caractérisée par:
➔ Une nécrose tissulaire avec relargage des enzymes hépatiques (transaminases ALAT)
➔ Perte plus ou moins sévère des fonctions hépatiques et une accumulation des toxiques (déficit en prot)
➔ Accumulation bilirubine libre avec ictère
➔ Augmentation de la toxicité des médicaments/alcool drogues…
- Causes principales :
➔ Infectieuses : Virus à tropisme hépatique prédominant → VHA ; VHE = Transmission entérale et VHB/C/D=
parentérales (+ d’autre V a tropisme hépatique accessoire ou bactéries)
➔ Non infectieuses : Hépatite alcoolique, toxique, médicamenteuses, auto-immune, cardiaque…
- A ;B ;C ;D ;E : Des qu’ils pénètrent dans le foie, ils s’y multiplient, ne sont pas lytiques → Système immunitaire
détruit les hépatocytes infectés.
- La grande majorité des hépatites est asymptomatique ou se limite à des symptômes non spécifiques
- Ils sont responsables d’une morbi-mortalité importante (VHB/VHD et VHC) et d’épidémie pour le VHA et le VHE (B
et C sont oncogènes)
- L’hépatite peut être Aigue (<6 mois) ou Chronique
Hépatites entérales A et E
- Principales causes d’hépatites aigues dans le monde, parfois fulminantes (nécessite une transplantation en
urgence)
- Pas de passage à la chronicité pour le VHA ○ Chronicité exceptionnelle pour le VHE (patients immunodéprimés)
- Transmission oro-fécale à réservoir humain, soit direct (par contact avec un individu infecté) ou Indirecte (par
des objets (verre, poignées de porte), aliments, environnement (eau de baignade))
VHA VHE
➔ Famille : Picornaviridae ➔ Famille : Hepeviridae
➔ Types : 1 sérotype et 6 génotypes (3 génotypes ➔ Types : 1 sérotype et 8 génotypes
humains) ➔ Diamètre : Petit virus
➔ Diamètre : Petit virus ➔ Envlp : non (nus→+ résistants ds milieu ext)
➔ Enveloppe : non (nus→+ résistants ds milieu ext) ➔ Capside : icosaédrique
➔ Capside : icosaédrique ➔ Génome : ARN monocaténaire linéaire de
➔ Génome : ARN monocaténaire linéaire de polarité polarité positive
positive
✓ Pouvoir pathogène :
VHA
➔ Incubation : 4 semaines en moyenne (Excrétion fécale max à la fin d’une longue période d’incubation,
Diminue après l’apparition des symptômes et l’élévation des transaminases)
➔ L’ARN viral reste détectable par RT-PCR dans le sang et les selles plusieurs semaines après l’apparition
des symptômes.
➔ L’apparition des lésions hépatique est concomitante à l’apparition de la réponse humorale et cellulaire
(↗ des ALAT)
➔ Réponse T CD4 spécifique et IgG neutralisante → Protection (soit en post maladie ou vaccination)
➔ Igm est concomitante à la maladie (mais n’est pas neutralisante)
➔ Expression clinique : l’infection asymptomatique, mais dépend de l’âge, Des symptômes non spécifiques
(asthénie, anorexie, vomissements, myalgies) vont précéder l’ictère (bilirubine), Jamais d’infections
chroniques
VHE
➔ Expression clinique : dans les pays en développement => Infection symptomatique dans 20% des cas +
Mortalité → Pathologie hépatique sous-jacente, Grossesse au 3ème trimestre ; VHE zoonotique => •
Infection le plus souvent asymptomatique (rarement symptomatique chez les patients avec d’autre
lésions hépatiques, immunodepression =comorbidités)
✓ Diagnostic virologique
Suspicion hépatite aigue virale →Elévation des transaminases associées ou non à l’ictère
➔ Prélèvements : Sérum ; prélèvement sang total sur tube sec
Plasma, prélèvement sang total sur EDTA, Selles
➔ Techniques de diagnostic : Sérologie virale → Détection des Ig M (hépatite aigue) et Ig G anti-
VHA et anti-VHE ; Biologie moléculaire : ● RT-PCR Détection du génome viral dans le sang
VHA VHE
- Positivité des Ig M anti-VHA dans le sérum individus
symptomatiques et asymptomatiques (Rarement on a Indirect : Les Ig M apparaissent précocement au
recours a la PCR uniquement si les IgM ne sont pas cours de l’infection aigue et peuvent persister 3 à 9
concluants)→ IgM peuvent persister plusieurs mois; peuvent mois. Les Ig G apparaissent peu de temps après et
être détectables en cas d’activation polyclonale non persistent plusieurs années
spécifique du système immunitaire. Direct : recherche du génome viral par RT- PCR dans
- Recherche du génome viral par PCR dans le sang → IgG anti- le sang et les selles, virémie est brève (environ 4
VHA semaines)+ L’ARN positif > 3 mois chez l’ID définit
Ig G anti-VHA persistent toute la vie et protègent l’individu l’infection chronique
➔ Stratégie diagnostic VHE :
Chez l’IC (Immunocompétent) : présence des IgM (RT-PCR non obligatoire)
Chez l’ID (Immunodéprimé) : La sensibilité de la sérologie est moins bonne ■ Il faut détecter l’ARN VHE par RT PCR dans
le plasma et les selles ● Ig M positifs ou négatifs et PCR positive, hépatite aigue VHE
✓ Traitement : pour formes fulminantes (hospitalisation en réa + transplantation)
➔ VHA : Pas de traitement spécifique
➔ VHE : Femme enceinte, Extraction fœtale ; Traitement antivirale: Interféron , Ribavirine en
monothérapie ; Allègement du traitement immunosuppresseur
✓ Prévention :
➔ Non spécifique : Prévention des infections liées au péril fécal (hygiène, eau propre…)
➔ Spécifique : Immunisation passive ; Vaccination ; Pour limiter les cas secondaires autour d’un
cas index → Une vaccination post-exposition est proposée à l’entourage dans un délai max de
14 jours après le début des signes cliniques chez le cas index
Hépatites entérales B, C et D (delta)
VHC VHB VHD
Famille Flaviviridae Hepadnaviridae Virus satellite du VHB
Espèce Virus de l’hépatite C Virus de l’hépatite B Virus de l’hépatite delta
Génotypes 8, Maroc : 1 et 2 +++ 8, Maroc : D +++ 8
Sous-types Plusieurs Plusieurs Plusieurs
Taille 40 à 100 nm - Particule de Dane (particule infectieuse 37 nm
complète de VHC)
- Présence également d’enveloppes (sphères
et tubules)→ portent Ag HBs sans capside
sans ADN
Enveloppe Virus enveloppé
et GP E1 et E2 Ag HBs (surface) Ag HBs/ VHB porte l Ag de VHB
Génome ARN sb linéaire ADN circulaire partiellement bicaténaire ARN circulaire sb polarité -; 1700
polarité + 4 gènes principaux : pb; !!!petit génome
● Pré S/S: code pour l’Ag HBs ● Pré C/C:
codent pour:
○ Pré-C: Ag Hbe secrété
○ C: Ag HBc
capside Icosaedrique Icosaedrique Grande et petite protéine delta;
Nucléocapside : Ag delta
- Ag HBc (capside)
- Ag Hbe(excrétion)
Remarque : VHB →cccDNA persiste tant que l’hépatocyte est vivante --> c'est un réservoir, même lorsque on
lutte contre le virus il peut y avoir une réactivation grâce au cccDNA
- Marqueurs de l’infection :
VHC
➔ VHC aigue résolutive :
✓ Direct : ARN VHC →Disparition avant 6 mois
✓ Indirect : Ac anti-VHC ; Fenêtre sérologique moyenne : 70 jours ; Ac persistent à vie
ou rarement disparaissent après plusieurs années (si resultat – abscence d’infection
sauf si infection récente donc contrôle apres 3mois ou immunodépression donc PCR ;
si + Compléter par une PCR VHC)
➔ VHC chronique :
✓ Direct : ARN positif > 6 mois et persiste à vie en l’absence de traitement antiviral.
✓ Indirect : Ac anti-VHC persistent à vie •(Sauf ID !!!)
✓ ALAT : en dents de scie
VHB
➔ Directs :
✓ Ag HBs (qualitatif / dépistage) : présent dans le sérum ; > 6 mois: hépatite chronique, (Ag
HBs quantitatif: Quantification Ag HBs
✓ Ag Hbe : Marqueur de la réplication du VHB sauvage
✓ Ag HBc: NON recherché dans le sérum Recherche dans PBF, pas en routine
✓ Détection et quantification de l’ ADN • Marqueur de référence de la réplication VHB
➔ Indirects :
✓ Ac anti-HBc IgM : infection aiguë (infection récente); mais peuvent être présents si
réactivation ; ont une courte durée
✓ Ac anti-HBc Totaux (IgG) : Contact, fidèle (non immunisant)
✓ Ac anti-HBe : Absence de réplication du VHB sauvage
✓ Les Ac anti-HBs: • Ac protecteurs > 10 UI/l → Marqueur de résolution et d’immunisation
(suivi d’une confirmation par séroneutralisation si positif)
- Traitement :
VHC : CURABLE , contrairement aux autres infections virales chroniques, Objectif thérapeutique →
Guérison avec inhibition complète de la multiplication virale, Avant; association Interféron α pégylé (INF)
et ribavirine ● > 2011: Premiers antiviraux à action directe (DAA)+++
VHB : Améliorer la qualité de vie et la survie et éviter les complications ■ Idéalement, perte Ag HBs (rare)
○ !!! Persistance du cccDNA dans le noyau des hépatocytes ;
Traitement en fonction ○ CV ADN VHB ○ Taux des transaminases ○ Sévérité atteinte hépatique
- Prévention : Lutte contre la transmission virale (mesures de prévention contre les types de transmission)
Vaccin VHB(D) : Ag HBs uniquement (a long terme car stimulation de sa propre immunité)
Immunoglobulines anti-VHB: Ac anti-HBs (temporaire mais immédiate)
Orthomyxoviridae
- Virus à ARN négatif → VARIABILITE GENETIQUE, avec une grande fréquence de mutation
- Génome segmenté → Possibilité de réassortiments génétiques (cassures) ; Caractère émergent et pandémies
- Diversité des hôtes : Homme, mammifères, oiseaux
- 3 types A, B et C (Homme) avec plusieurs sous-types pour le type A
- Virus à tropisme essentiellement respiratoire→ Transmission Aériennes; respiratoire (Également manuportée)
- Le patient infecté est contagieux durant 5-8 jours avec un maximum d'excrétion virale de 48h ; également
contagieux 12-24h avant le début des symptômes ; peut rester infectant sur les surfaces inertes
- Épidémique survenant chaque hiver dans les régions tempérées le plus souvent bénigne, mais mortalité
élevée si (Ages extrêmes, sujets fragilisés, pathologies sous-jacentes…) → Vaccin annuel
- Prévention : Limiter la transmission virale + vaccination (Vaccins inactivés et purifiés par voie injectable - Ag mais
sans pouvoir multiplicatif- OU Vaccin vivants atténués par voie nasal (aérosol) enfants de 2-18 ans)
CORONAVIRIDAE - SARS-CoV-2
- Les coronavirus infectent l’Homme et de nombreuses espèces animales (mammifères et oiseaux)
- Tropisme essentiellement respiratoire et entérique
- Famille virale negligée jusqu’à 2003 : identification SARS-CoV comme agent étiologique d’un SRAS mortel
➔ Dénomination initiale: 2019-nCoV
Taxonomie ➔ Virus (ICTV): SARS-CoV-2 →Severe acute respiratory syndrome
➔ Ordre : Nidovirales ➔ Maladie (OMS): COVID-19 (Coronavirus associated Disease)
➔ Famille : Coronaviridae
➔ Sous-Famille : Coronavirinae Structure du SARS-CoV 2 :
➔ Genre : Alphacoronavirus
Betacoronavirus • ARNsb polarité+
7 coronavirus susceptibles d’infecter l’Homme • Gp de surface s-Spike : responsables de l’aspect en couronne,
➔ 4 Coronavirus Bénins (classiques) Ag porte les épitopes neutralisants (récepteur ACE) → Production
➔ 3 Coronavirus émergents (21 siècle) : d’Ac neutralisants
associés à des épidémies mortelles: Variabilité génétique : C’est un virus à ARN donc phénomènes de
SARS -CoV 1: 2002-2003 – mutation, délétion et recombinaison, mais le plus svt sans effet
MERS-CoV: 2012 grâce à l’activité correctrice sauf si chgmt de Gp s
SARS-CoV 2: 2019 (Bétacoronavirus) Transmission : sécrétions respiratoires et les gouttelettes de
salive soit par contact avec pers. Infectée ou transmission
aérienne (aéroportée) → Intérêt des mesures barrières
Réponse immunitaire : Immunité innée rapide puis immunité adaptative cellulaire et humorale (Ac anti-spike)
Physiopathologie : ① Phase Virale (multiplication du virus dans VA sup/inf) ②Réplication pulmonaire avec une
inflammation au niveau des bronches et du poumon, ③Phase hyperinflammatoire et signes d’inflammation
systémique secondaire à un orage cytokinique → Les phases 2 et 3 ne sont pas systématiques
Symptomatologie clinique : Incubation: 4–5 jours (extremes 2–14 ) ; COVID-19 très hétérogène: Asymptomatique au
décès
Diagnostic :
✓ Prélèvements : Ecouvillonnage nasopharyngé ENP (ou oropharyngé, salive) pour VA sup, d’autres méthodes
pour VA inf ; Sérum par prélèvement de sang total sur tube sec(indirect)
✓ Tests : Moléculaire → PCR et apparentés (la + sensible ; test de réf) → virus détectable 2-3 jrs avant symptômes
et 7-10 après
Faux-négatifs : Sensibilité n’est pas de 100% (charges virales faible, mauvaise manip…)
Faux-positifs : traces de matériel génétique ; Mauvaise manipulation
Tests antigéniques→ Détection des Ag viraux, Mois sensible / PCR, Recommandé pour les patients
symptomatiques dans les 4 Jours suivant le début des symptômes (Si Positif: COVID-19, si Négatif: compléter
par un test RT-PCR)
Prévention : Limiter la propagation de l’infection, Vaccination (nombreux, les plus avancés : Ac neutralisants contre la
protéine spike entière et/ou sa partie RBD)
Paramyxoviridae et Pneumoviridae
Virus à ARN polarité négative
Ordre Famille Virus enveloppés avec ○ Réplication:
Virus para-influenza humain type 1 et 3 (PIV) intracytoplasmique
Mononegavirales
Diagnostic
Indications : Manifestations respiratoires sévères nécessitant une hospitalisation →Détection simultanée de (VRS, MPV, PIV
et autres virus grippaux, adénovirus, ...) ou/et Etudes épidémiologiques
Prélèvements : écouvillonnage appuyé nasal ou nasopharyngé /Aspirations pharyngée (nourrissons pour pas traumatiser)
Diagnostic direct :
→ Outils de première intention : Test de biologie moléculaire (RT-PCR, PCR multiplexe, TROD si - PCR)
→2e intention: Isolement de virus par culture cellulaire (Présence de foyers de lyse avec syncytium et inclusions cytop)
Traitement : Pas de traitement antiviral curatif disponible (que symptomatiques)
Pour Nn à haut risque → prophylaxie saisonnière → Ac monoclonal humanisé dirigé contre la protéine F ; palivizumab,
nirsevimab (Neofortus°) , mais cout élevé
Pour ID, Ribavirine en aérosol (discutée à cause de la toxicité)
1 vaccin validé actuellement, conseille chez la maman enceinte srt dont l’accouchement est après l’hiver pour la
stimulation des Ac anti-F (Plusieurs vaccins en cours de développement)
Diagnostic
Indications : Clinique très caractéristique de la rougeole ; Diagnostic étiologique (complications, Eruption fébrile atypique +ID) ;
Statut immunitaire ; Surveillance épidémiologique
Diagnostic sérologique :
✓ Indirect : recherche des Ac anti-rougeoleux dans le sang (ou mm salive) → Diag++ = présence IgM qui sont détectés
depuis l’éruption et jusqu’à 60 jours, IgG qui persistent à vie (séroconversion entre 2 sérums dans 10 jrs si IgG- et IgM+)
✓ Direct : RT-PCR en temps réel → L’ARN viral peut être détecté dans la salive, le nez, la gorge, le sang, les urines de J-5 à
j+12 ● Reste longtemps positif dans les urines / ou Détection des Ag viraux par IF sur secrétions nasopharyngée ; Culture
cellulaire
Prévention de la rougeole : Vaccin vivant atténué ; PNI Marocain: Vaccin combiné RR (rougeole, rubéole) ; Contre
indiqué chez la femme enceinte et l’ID
VIRUS DE LA ROUGEOLE Physiopathologie
Réservoir Humain (patient infecté)
Le virus induit une lyse des cellules infectées avec une
Transmission : Directe, Aérienne (Aérosols et salive)
inflammation aigue
Contagiosité : 3 jours avant et 4 j après le début des
Atteinte et multiplication au niveau des VA sup et gg lymph
symptômes
régionaux puis VIREMIE → Atteinte systémique
Réceptivité : 4 et 5 ans (50% des cas) ; Diminution
Tropisme Glandulaire (parotides, testicules, pancréas, ovaires,
importante des cas après l’introduction de la
thyroïdes, glandes mammaires) et SNC (méninges)
vaccination
(Virémie secondaire fugace)
Incubation: 16 à 18 J (2sem en moy)
Excrétion virale par voie rhino-pharyngée et urinaire
Présentations cliniques du virus des oreillons :
Asymptomatique : 1/3 des cas ;
Parotidite ourlienne douloureuse et bilatéral 70% des cas avec augmentation du volume des autres glandes salivaire (fievre,
céphalées, otalgies et malaise général) → ~10jrs
Parfois apparition d’autres localisations (Méningite virale lymphocytaire aigue ourlienne, Orchite, Pancréatite, Néphrites,
mastite…)
Diagnostic
Indications : Clinique caractéristique, Diagnostic étiologique (manifestations extra-parotidienne: méningites ; Formes
survenant après vaccination) ; Détermination du statut immunitaire
Diagnostic sérologique :
✓ Indirect : présence des Ig M /Ig G anti-oreillons →infection ourlienne lors de la phase aigue MAIS (Ig M présent
lors de la PI mais également lors de l’activation polyclonale non spécifique du système immunitaire →A compléter
par le diagnostic moléculaire + Sérologie à distance de la vaccination)
✓ Direct : RT-PCR en temps réel (Certitude de l’infection actuelle) ; Prélèvements (Salive par écouvillonnage,
Ecouvillonnage nasal et gorge, LCS, Urines (jusqu’à 14 jour→ MEE tardive de l’infection)
Virus de la rubéole
Une infection bénigne en dehors de la grossesse → Primo-infection PI maternelle lors du 1er trimestre → anomalies
congénitales → V rubéole est un virus potentiellement tératogène
Epidémiologie virale
➔ Famille : Matonaviridae (avant Togaviridae) Virus ubiquitaire
➔ Genre : Rubivirus Transmission :
➔ Espèce : Virus de la rubéole ✓ Par voie aérienne (direct)→ Rubéole post-natale
✓ Virus strictement humain ✓ Verticale → Rubéole congénitale
✓ Stable sur le plan génétique La contagiosité s’étend de 7 jours avant et 7 jours après
➔ Enveloppe virale : Bicouche lipidique avec 2 Gp virales l’éruption
hémagglutinantes E1 (porte les épitopes cible des Ac Vaccination → incidence ↘ ; mais ~100 000 enfants
neutralisants) et E2 avec Syndrome de Rubéole Congénitale SRC naissent
➔ Capside : Icosaédrique tous les ans (princ Asie-Afrique)
➔ Génome : ARN sb linéaire de polarité positive enveloppé Epidémies cycliques de 2 à 3 ans
Pouvoir pathogène
Formes cliniques
- Embryopathies < 11 SA → anomalies sont
associées à des degrés divers (Neurologiques, Oculaires,
Cardiaques, Auditifs)
- Ente 11 et 18 SA → princ perte auditive
- Fœtopathies >18 SA →RCIU, microcéphalies,
HSMG, purpura thrombopénique et anémie hémolytique
et des bandes claires métaphysaires osseuses
Anomalies peuvent passer inaperçue sur l’échographie
-
Diagnostic de la rubéole maternelle
TROIS indications différentes à préciser :
- Dépistage systématique (statut immunitaire vis à vis de la rubéole)
- Suspicion de contage (expo à une pers infectée)
- Signes cliniques maternels ou échographiques évocateurs d’infection
→ Les renseignements cliniques pour chaque demande de sérologie rubéole sont importantes pour l’interprétation
de la sérologie : Datation de la grossesse, Signes cliniques évocateurs, Notion de vaccination, Résultats des sérologies
antérieures…
Diagnostic sérologique : L’interprétation des marqueurs est diff
➔ Les Ig M anti-rubéole : Lors PI, apparaissent 48-72 h après l’éruption (abs ds 50% des cas)
et disparaissent en 6-12 semaines, MAIS peuvent réapparaitre à distance de l’infection à
l’occasion d’une stimulation polyclonale non spécifique du système immunitaire ou d’une
réinfection. Peuvent persister après 6 mois de la vaccination aussi
➔ Les Ig G anti-rubéolique : Apparaissent 5-7 jours après le début des symptômes et
atteignent un plateau rapidement. La décroissance des Ig G est très faible, Le seuil de positivité
des Ig G est de : 10 UI/mL
Techniques : Les titres peuvent varier en fonction des techniques utilisées → Suivi sérologique par la même
technique et dans le même laboratoire
L’étude de la cinétique des IgG → Une séroconversion (2 prélèvement à 20 SA) des IgG correspond à l'apparition
détectable des IgG sur deux échantillons sanguins prélevés de manière séquentielle, ce phénomène étant observé
dans le cas d'une infection primaire (PI) ou de certaines pathologies auto-immunes spécifiques (PAS)
➔ Mesure de l’avidité des Ig G pour dater l’infection (surtout si les Ig M sont positifs pour éliminer
le doute d’une PI) ; (avidité= force avec laquelle IgG se lie à Ag, faible si PI)
➔ Recherche d’emblée des Ig G et des Ig M donc Recours à l’avidité des Ig G :
Avidité faible (70%) en faveur d’une infection ancienne
Avidité élevée (>70%) en faveur d’une infection ancienne
ROTAVIRUS – NOROVIRUS
La diarrhée infectieuse est une des premières causes de morbidité et de mortalité dans le monde ; un des premiers
motifs de consultation ; étiologies infectieuses variées majoritairement virale
Rotavirus Norovirus
➔ Famille : Reoviridae ➔ Famille : Calciviridae
➔ Génome : ARN bicaténaire segmenté ➔ Génome : ARN linéaire monocaténaire
➔ Structure : Virus enveloppé (+s sérotypes) ; ➔ Structure : enveloppé
Tous les rotavirus humains sont du groupe A ➔ Réplication cytoplasmique
➔ Le réassortiment génétique est le principal
mécanisme à l’origine de la variabilité des rotavirus Sensibles : chlore et dérivés chlorés dont eau de Javel…
➔ Réplication cytoplasmique Résistants : ammoniums quaternaires, gluconate de
chlorhexidine, solutions savonneuses bactériostatiques
➔ Réservoir : Humain, Environnement, Animal (possible)
➔ Transmission : féco-orale
✓ Directe interhumaine (manuporté, surfaces contaminées, aéroportées (vomissures))
✓ Indirecte (environnement, alimentations, eaux souillées)
➔ Épidémiologie :
✓ Les infections à rotavirus : le plus fréquemment responsable de diarrhées aiguës chez l’enfant < 5
ans, Première cause d’infection nosocomiale en pédiatrie
✓ Les infections à norovirus : 1ère cause de diarrhée épidémique tout âge confondu, 2ème cause de
diarrhée sporadique non bactérienne chez <5ans
➔ Physiopathologie : La multiplication dans les entérocytes aboutit à la dérégulation de leurs fonctions : diarrhée
par malabsorption et une diarrhée osmotique liée à la présence de sucres dans la lumière intestinale
(complications par déshydratation).
La diarrhée sécrétoire, liée à l’induction des sécrétions intestinales par les protéines virales et l’activation du SN
entérique
➔ Aspects cliniques : principalement diarrhée, fièvre et vomissements, complications…
DIAGNOSTIC Traitement
➔ Prélèvements : selles (phase aiguë de la maladie) Pas de tr antiviral spécifique
➔ Techniques :
✓ (EIA, ELISA) immuno-enzymatiques de Prophylaxie
détection des antigènes de rotavirus Précautions standards (Hygiène, isolement…)
✓ Test rapide (Tests immuno- Vaccins : protection contre forment grave mais
chromatographiques) n’empêchent pas l’infection Rotavirus (virus atténué, virus
✓ Biologie moléculaire : PCR recombinant)
Rhabdoviridae
(Virus de la rage)
Rage : urgence diagnostique, pronostique et prophylactique
Absence du traitement curatif à ce jour
Infection mortelle en dehors d’une prophylaxie post exposition adaptée.
Maladie à déclaration obligatoire
➔ Taxonomie : Famille Rhabdoviridae Physiopathologie
➔ Structure : Virus enveloppé, Nucléocapside à - Inoculation par morsure, multiplication ds muscle
symétrie hélicoïdale puis diffusion nerveuse rétrograde ascendante,
➔ Génome : ARN monocaténaire linéaire non progression dans moelle ep et infection de
segmenté de polarité négative l’encéphale
➔ L’enveloppe = fragilité du virus rabique - La salive est contaminante
➔ Tropisme : cellules nerveuses (Fixation sur recep
spécifiques : nicotinique de l’acétylcholine) Diagnostic
➔ Réservoir : animal permanent (chien++++, ➔ Prélèvement : Homme vivant (biopsies cutanées,
chauves-souris, autres) salive, LCR, sanguin) ; en post mortem (biopsies
➔ Transmission : 99 % des cas sont liés à des cutanée et cérébrale)
morsures de chiens enragés ➔ Techniques : est essentiellement direct par Rt-PCR
Prophylaxie : pas de traitement, donc importance de la prévention et prophylaxie post exposition avec :
✓ Mesures permanentes : PNI, vaccination des animaux a propriétaire, vaccination du personnel exposé…
✓ Mesures circonstancielles : CAT devant une morsure (une urgence++) ; traitement non spécifique (mm si
consultation tardive) en réduisant l’inoculum et éviter la surinfection et spécifique par sérothérapie (Ig
d’origine équines purifié et concentrées) et/ou vaccination antirabique
Herpesviridae
Neuf herpesvirus strictement humains.
Etymologie grecque : « herpien » = ramper comme un serpent → Latence et réactivation
Symptomatologie clinique variable : majoritairement asymptomatique
Espèce
Sous-famille
(9 Strictement humaines) Structure virale commune
HSV1 (HHV1) ➔ Enveloppe : dérivée de la mb nucléaire
Herpes simplex virus 1 de la ₵ hôte, porte les Gp virales (ex :
Human alphaherpesvirus 1* Ag de surface HSV…)
HSV2 (HHV2) ➔ Tégument : Structure fibrillaire entre
Alphaherpesvirinae Herpes simplex virus 2 l’enveloppe et la capside
Human alphaherpesvirus 2* ➔ Capside : Icosaédrique
VZV (HHV3) ➔ Génome : ADN db linéaire
Virus Varicelle Zona ➔ PM élevé
Human herpesvirus 3
CMV (HHV5) Cycle de multiplication
Cytomégalovirus 1. Attachement GP de l’env au récepteur
Human betaherpesvirus 5* ₵aire et fusion à MP
Bethaherpesvirinae HHV6 A et HHV6 B 2. Pénétration de la nucléocapside et
Human betaherpesvirus 6 a et 6b* libération des protéines du tégument dans le
HHV7 cytoplasme de la cellule hôte.
Human betaherpesvirus 7* 3. Migration de la nucléocapside vers le
EBV (HHV4) noyau et libération de l’ADN viral.
Epstein-Barr virus
Gammaherpesvirinae 4. Circularisation de l’ADN viral puis 3
Human gammaherpesvirus 4* phases de transcription et traduction
(Virus oncogènes)
HHV8 successives en cascade (La réplication de
Human gammaherpesvirus 8* l'ADN viral marque la séparation entre les
Herpès B du singe phases précoces (α, β) concernant la
synthèse des prot de réplication et la phase
tardive (γ) de la synthèse des prot
➔ Réservoir : HUMAIN structurales)
➔ Virus ubiquitaire (sauf HHV-8) ➔ α (protéines très précoces)
➔ Épidémiologie : très répandus chez les enfants (sauf HSV2 par ➔ β (protéines précoces)
contact sexuel), aussi largement répandus dans la population ➔ Réplication de l’ADN viral
générale dont 70-95% des adultes ont des Ac anti-HSV1 et >90% ➔ γ (protéines tardives : structurales)
avec des Ac anti-VZV 5. Assemblage protéines structurales et
➔ Contacts : interhumains intimes → Oraux/salive (EBV, HSV1, encapsidation
HHV-6/7, CMV), Vésicules (HSV, VZV), Sexuel (HSV2 =IST et CMV), 6. Enveloppement des nucléocapsides
materno-fœtale (CMV, HSV, VZV), transfusion s, greffe et par bourgeonnement à partir de la
transplantation d’organes (CMV, EBV, HHV6, HHV8), transmission membrane nucléaire
aerienne (VZV) 7. Libération des virions néoformés par
➔ Très contagieux = épidémies exocytose
➔ CMV 1ere cause d’infection congénitale
PHYSIOPATHOLOGIE
DIAGNOSTIC
➔ Indications : Formes graves →méningo-encéphalite (+ det Statut imm, suivi des greffé, syndrome
mononucléosique…)
➔ Problématiques : difficultés d’interprétation car réactivations+++, Présence des Ig M et d’une
réplication virale même dans les réactivations
➔ Prélèvements : HSV+VZV → LCS, Lésions (Vésicules), Sang, Autres ; CMV → Sang; liquide amniotique;
urines, LCS; LBA; biopsies, humeur aqueuse… ; EBV : Sang, biopsies, LCS
➔ Diagnostic direct : PCR qualitative et quantitative (LCS++), Culture, Détection immunologique des
antigènes viraux ELISA, IF…
➔ Diagnostic indirect : dont l’intérêt est det PI, statut immunitaire → Présence des IgG = Contact ancien
avec le virus, présence IgM=PI ou réactivation endogène ? Réinfections ? Réactivité croisée ? d’où l’intérêt
de l’avidité IgG (pour dater l’infection)
Traitement et prévention : symptomatique (en fct de la symptomatologie), Vaccin Disponible uniquement
pour le VZV ; Parfois antiviraux (si Forme grave et/ou récidivantes) actifs sur VZV CMV EBV. Ils bloquent ADN viral
en agissant sur Thymidine Kinase et ADN polymérase virale (Analogue nucléosidique : guanosine (G modifié)
• NON actif sur ADN épisomal latent (Lorsque le virus est latent)
• Aciclovir et Valaciclovir (forme orale) de 1ere ligne
• Parfois des résistances (mutations) mais bcp moindre que virus à ARN
• Foscarnet et cidofovir : 2eme ligne (si Résistance à Aciclovir), actifs sur HSV VZV CMV
• Gancyclovir : spécifique de CMV