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SP 001 ESAP Corrigé

Le document traite des matériels d'extinction et de prise d'incendie, en détaillant les différentes pièces de jonction, raccords, tuyaux, dévidoirs, lances, injecteurs, matériels divers, et équipements de lutte contre les incendies. Chaque chapitre présente des classifications, descriptions et manœuvres spécifiques pour chaque type de matériel, ainsi que des informations sur leur installation et utilisation. Ce guide est essentiel pour comprendre et utiliser efficacement les équipements de lutte contre les incendies.

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MATERIELS D’EXTINCTION

ET

PRISE D’INCENDIE
SOMMAIRE

CHAPITRE 1 : LES PIECES DE JONCTION


I. LES RACCORDS
1. CLASSIFICATION
1.1. LES RACCORDS SYMETRIQUES
1.1.1. LES RACCORDS SYMETRIQUES DE 20, 40 ET 65 MM
1.1.2. LES RACCORDS AR DE 100 MM

1.2. LES RACCORDS SYMETRIQUES


1.2.1. LE RACCORD KEYSER A VIS PAPILLON OU RACCORD A LEVIER DE
100 MM
1.2.2. LES RACCORDS A VIS

1.3. LES RACCORDS INTERMEDIAIRES ET DE REDUCTION

II. LES RETENUES


1. DEFINITION
2. LA RETENUE EN ALLIAGE LEGER A ROBINETS VANNES

III. LES DIVISIONS


1. LA DIVISION DE 65/2 X 40 A ROBINETS VANNES EN ALLIAGE LEGER
2. LA DIVISION A ROBINETS VANNES DE 65/2 X 65
3. LA DIVISION MIXTE A ROBINETS VANNES DE 65/65/2 X 40
4. LA DIVISION A ROBINETS VANNES OU BOISSEAUX DE 100/2 X 65
5. LA DIVISION A ROBINETS VANNES DE 100/3 X 65
6. LA DIVISION DE 65/2 X 65 A ROBINETS VANNES OU BOISSEAUX EN
ALLIAGE LEGER AVEC VANNES PURGEURS
7. LA DIVISION MIXTE A ROBINETS VANNES 100/100/2 X 65
8. LA DIVISION MIXTE A ROBINETS A BOISSEAUX DE 100/100/2 X 65

IV. LES RACCORDS Y


1. LE RACCORD Y DE 100/2 X 65
2. LE RACCORD Y DE 100/2 X 100

V. LES COUDES D’ALIMENTATION DE 100 MM EN ALLIAGE LEGER AVEC


RACCORD KEYSER FEMELLE DU BOIS DE 100 MM

SP 001 ESAP 1
VI. LES VANNES
1. LA VANNE DE 65 MM A PURGEUR EN ALLIAGE LEGER
2. LA VANNE DE 100 MM/

CHAPITRE 2 : LES TUYAUX A EAU

I. LES TUYAUX DE REFOULEMENT


1. LES GROS TUYAUX
2. LES PETITS TUYAUX
2.1. LES TUYAUX SEMI-RIGIDES DE 25 MM (SP DN 25)
2.2. LES TUYAUX DE 45 MM

II. LES TUYAUX D’ALIMENTATION


III. LES TUYAUX D’ASPIRATION (OU ASPIRAUX)
1. LE TUYAU D’ASPIRATION DE 40 MM
2. LE TUYAU D’ASPIRATION DE 65 MM
3. LE TUYAU D’ASPIRATION DE 100 MM

CHAPITRE 3 : LES DEVIDOIRS


1. LE DEVIDOIR MOBILE OU ‘’DEVIDOIR’’
2. FIXATION DES DEVIDOIRS SUR LES VEHICULES

CHAPITRE 4 : LES LANCES


I. GENERALITES
1. DEFINITION
2. CLASSIFICATION

II. LES LANCES A EAU


1. LANCES A MAIN
1.1. LANCE DU DEVIDOIR TOURNANT
1.2. LANCE A DIFFUSEUR MIXTE REGLABLE DE 500 L/MM
1.3. LANCE A DIFFUSEUR MIXTE REGLABLE DE 1000 L/MM
1.4. LANCE A GRANDE PUISSANCE DE 10/25
2. LANCES CONON PORTABLES
3. LANCES SPECIALES : LANCE QUEUE DE PAON OU LANCE ECRAN

III. LANCES A MOUSSE


1. LES LANCES A MAIN : LDMR 500 ET 1000 OPTION MOUSSE

SP 001 ESAP 2
2. LES LANCES PORTABLES
3. LES LANCES REMORQUABLES

IV. LES DIFFERENTS JETS

CHAPITRE 5 : LES INJECTEURS

1. DEFINITIONS
2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
3. MONTAGE

CHAPITRE 6 : LES MATERIELS ET OUTILS DIVERS – OUTILS DE DEBLAI ET


D’OPERATIONS DIVERSES

I. LES MATERIELS ET OUTILS DIVERS


1. LE SEAU-POMPE
2. LE SEAU-POMPE PULVERISATEUR DORSAL POUR FEU DE
BROUSSAILLES
3. BATTE A FEU
4. LA CLE DE BARRAGE
5. LA CLE POUR POTEAU D’INCENDIE
6. LES CLES DE SERRAGE
7. LA CLE POLYCOISE
8. LES OBTURATEURS
8.1. L’OBTURATEUR METALLIQUE
8.2. L’OBTURATEUR VELCRO
9. LES MANDRINS ET MASSETTES
10. L’ETRANGLEUR
11. LES CREPINES D’ASPIRATION
12. PESE – BOUCHES ET PESE – POTEAUX
12.1. PESE – BOUCHES DE 100 MM
12.2. PESE – POTEAUX DE 100 MM
13. LES CONTROLEURS DE DEBIT DN 100 – 120 M3/H
14. LE CROCHET D’AMARRE REGLABLE POUR TUYAU
15. LA COURROIE DE TUYAUX
16. COURROIE D’AMARRE
17. DISPOSITIFS DE FRANCHISSEMENT DES TUYAUX

II. LES OUTILS DE DEBLAIS ET D’OPERATIONS DIVERSES


1. LA PELLE

SP 001 ESAP 3
2. LA PIOCHE
3. LA FOURCHE-DROITE, FOURCHE RECOURBEE
4. LA GAFFE
5. LA SCIE EGOINE
6. LA MACHETTE
7. LA SERPE
8. L’OUVRE PORTE RAPIDE (OPR)
9. LE GRAPPIN
10. LA HERSE A GRAPPINS MULTIPLES

CHAPITRE 7 : LES MATERIELS D’EPUISEMENT

I. LE VIDE-CAVE
II. L’HYDRO-EJECTEUR

CHAPITRE 8 : LES PRISES D’EAU D’INCENDIE

I. LA BOUCHE D’INCENDIE DE 100 MM


II. LE POTEAU D’INCENDIE DE 100 MM

CHAPITRE 9 : LE ROBINET D’INCENDIE ARME

1. DEFINITION
2. DESCRIPTION
3. INSTALLATION
4. ALIMENTATION

CHAPITRE 8 : LES COLONNES SECHES ET HUMIDES

I. LES COLONNES SECHES

1. PRINCIPE
2. DESCRIPTION
3. CLASSIFICATION
4. EMPLACEMENT ET ACCES
5. UTILISATION

SP 001 ESAP 4
II. LES COLONNES EN CHARGE (DITES COLONNES HUMIDES)
1. PRINCIPE
2. DESCRIPTION
3. EMPLACEMENTS ET ACCES
4. UTILISATION

CHAPITRE 11 : LES EXTINCTEURS MOBILES

1. DEFINITION
2. CLASSIFICATION
3. DESIGNATION D’UN EXTINCTEUR
4. LES QUALITES D’UN EXTINCTEUR
5. IDENTIFICATION
6. NOMENCLATURE
7. FONCTIONNEMENT
8. MISE EN ŒUVRE
9. REGLES D’IMPLANTATION
10. SYMBOLES

CHAPITRE 12 : LES MOYENS D’ECLAIRAGE

1. LE PROJECTEUR PORTATIF
2. LA LAMPE-TORCHE
3. LA BALADEUSE

CHAPITRE 11 : LES APPAREILS RESPIRATOIRES

I. L’APPAREIL RESPIRATOIRE ISOLANT A CIRCUIT OUVERT (ARICO)


1. DESCRIPTION DE L’ARICO
2. PRINCIPE DE DETENTE
3. LES ACCESOIRES DE L’ARCO
4. LES MATERIELS POUVANT ETRE ASSOCIES
5. MISE EN ŒUVRE DE L’ARICO

II. LES APPAREILS RESPIRATOIRES ISOLANTS A CICUITS FERMES

SP 001 ESAP 5
CHAPITRE 1 : LES PIECES DE JONCTION

GENERALITES

Les pièces de jonctions permettent :


- d’assembler les tuyaux entre eux ;
- de brancher un tuyau sur une prise d’eau, sur une pompe, sur un accessoire
hydraulique ;
- de réunir ces derniers.

I. LES RACCORDS

1- CLASSIFICATION DES RACCORDS

Les raccords se composent de deux pièces métalliques (demi-raccords) qui


s’emboîtent l’une dans l’autre pour réaliser la jonction des parties sur lesquelles ces
pièces sont fixées.

On distingue :
- les raccords symétriques (deux demi-raccords identiques) ;
- les raccords non symétriques (demi-raccord mâle et demi-raccord femelle) ;
- les raccords intermédiaires et de réduction (demi-raccords de modèles ou de
diamètres différents).

1.1- LES RACCORDS SYMETRIQUES

1.1.1- LES RACCORDS SYMETRIQUES DE 20, 40 ET 65 MM

Système Guillemin pour les raccords symétriques de 20 mm ou auto-étanche pour le


refoulement diamètre 40 et 65 mm DSP (Delieuvin Syamétrique Paris).

Nomenclature d’un demi-raccord symétrique :

- la douille cannelée, sur laquelle est fixé le tuyau par un collier de serrage en deux
ou trois parties ou en une seule partie par sertissage, plus rarement par une
ligature en fil de fer (aspiraux) ;
- les deux tenons avec leur évidemment ;

SP 001 ESAP 6
- le logement du joint (section carrée ou rectangulaire) et le joint en caoutchouc ;
- la virole avec ses crans de manœuvre et ses deux rampes qui assurent le serrage
progressif en venant s’engager dans l’évidemment des tenons de l’autre demi-
raccord ;
- le jonc en laiton (ou cordon) qui maintient la virole en place.

Le joint dans en caoutchouc dans son logement

La douille
cannelée

La virole avec ses crans de manœuvre


et 02 rampes

Les 02 tenons avec leur évidement

Ce raccord est presque toujours en alliage léger, parfois en bronze. La virole est
munie d’une butée ou d’une vis arrêtoir limitant sa rotation.

NB : les raccords symétriques de 20 mm sont utilisés sur certaines installations fixes ;


le joint du demi-raccord fixe est alors remplacé par un jonc métallique.
Les raccords DSP sont fabriqués en bronze ou en alliage léger ; ils ne diffèrent du
système Guillemin que par la forme spéciale de leurs joints et la présence de
bossages sur les rampes ; ces bossages s’engagent dans les crans ménagés dans les
tenons et empêchent le desserrage.

1.1.2- RACCORDS AR DE 100 MM


Les raccords AR (Aspiration – Refoulement) de 100 mm servent à réunir les tuyaux de
110 mm entre eux, aux lances, aux divisions, aux coudes d’alimentation, aux crépines
et aux orifices d’alimentation et de refoulement des pompes.

 FIXATION DES RACCORDS SUR LES TUYAUX


La fixation des raccords sur les tuyaux est réalisée au moyen de bagues ou de colliers
de serrage en alliage léger ou de la ligature de fil de fer.

SP 001 ESAP 7
 MANOEUVRE DES RACCORDS SYMETRIQUES

Pour monter un raccord, c’est-à-dire en réunir les deux parties :


- chevaucher le tuyau ;
- prendre un demi-raccord dans chaque main ;
- s’assurer que les verrous ne font pas saillie dans les espaces vides
correspondants ;
- tourner les viroles en vissant avec les mains jusqu’à encliquetage pour les
raccords DSP. Pour tous les autres raccords symétriques, compléter le serrage à
la tricoise.

Pour démonter : même procédé et moyens inverses.

 OBSERVATIONS

Lorsque les tenons d’un raccord en bronze sont faussés, les redresser avec un
mandrin.

Le joint ne doit présenter ni coupure, ni déchirure. Il doit remplir exactement la feuillure


et faire une saillie légère et régulière sur tout son pourtour.

Pour placer un joint : débarrasser la feuillure des débris qui peuvent s’y trouver ;
enduire le joint de talc industriel en s’assurant au préalable de l’absence de toute trace
d’humidité pour faciliter sa mise en place. En cas de difficulté, s’aider d’une lame de
couteau en ayant soin de ne pas allonger le joint ni le couper.

1.2. LES RACCORDS NON SYMETRIQUES

1.2.1- LE RACCORD KEYSER A VIS PAPILLON OU RACCORD A LEVIER DE 100


MM

SP 001 ESAP 8
Description
Il se compose d’une douille cylindrique à rebord saillant (partie mâle) et du raccord
proprement dit (partie femelle).

La douille équipe les bouches d’incendie de 100 mm et certains raccords


intermédiaires, elle est d’une manière générale en bronze.

La partie femelle sert à monter la retenue, le coude d’alimentation, et le pèse-bouche


sur les bouches d’incendie de 100 mm, elle est presque toujours en alliage léger.

Nomenclature
- le renfort avec sa gorge ;
- la feuillure et son joint en caoutchouc ;
- le levier avec les excentriques et sa vis de serrage type papillon.

Manœuvre
- manœuvrer la vis papillon de façon que les dents de serrage ne fassent pas
saillie ;
- vérifier si le joint est bien placé ;
- engager le rebord de la douille jusqu’au fond de la gorge ;
- agir fortement sur la vis papillon uniquement à la main.

1.2.2- LES RACCORDS A VIS

Description
Un raccord à vis se compose :
- d’une partie mâle (filetage) ;
- d’une partie femelle constituée par une douille filetée à molette munie d’un joint,
qui se visse sur la partie mâle.

Le filetage est :
- soit à filet rond pour le raccord de 20 mm ;
- soit à filets triangulaires pour celui de 40 mm.

Le raccord à filets ronds de 20 mm


Sert à réunir les tuyaux semi-rigides SP/DN 20 des engins-pompes soit entre eux, soit
à la sortie de refoulement du dévidoir tournant ou à la lance. Sa partie femelle porte
des saillies longitudinales facilitant le serrage.

SP 001 ESAP 9
1.3. LES RACCORDS INTERMEDIAIRES ET DE REDUCTION

DEFINITION
Les raccords intermédiaires et de réductions sont des pièces de jonction comportant
deux demi-raccords de modèles et de diamètres différents montés sur un même
corps.

Chaque raccord est monté suivant la manœuvre qui lui est propre.

LE RACCORD INTERMEDIAIRE A VIS ET DSP DE 40 MM


Sert à monter un petit tuyau sur une bouche d’arrosage ; le serrage est complété au
moyen de la clé tricoise.

LE RACCORD DE REDUCTION DE 40 X 20 MM
Permet de prolonger les tuyaux semi-rigides SP/DN 20 du dévidoir tournant par un
tuyau de 45 mm. Il se compose d’un raccord DSP de 40 mm et d’un raccord à filets
ronds de 20 mm partie mâle.

SP 001 ESAP 10
LE RACCORD DE REDUCTION DE 65 X 40 MM
Permet de brancher un petit tuyau de 45 mm sur une sortie de refoulement de 65 mm

LE RACCORD DE REDUCTION DE 100 X 65 MM


Monté en permanence sur l’un des orifices de l’engin pompe (EP), il permet de
l’alimenter par un établissement de 70 mm (hydrants à plus de 20 mètres).

II. LA RETENUES

1. DÉFINITION
Une retenue est une pièce de jonction qui se monte sur une bouche d’incendie de 100
mm. On peut y raccorder deux gros tuyaux ou une division et un gros tuyau.

2. LA RETENUE EN ALLIAGE LÉGER À ROBINETS VANNES

La retenue en alliage léger à robinets vannes

SP 001 ESAP 11
NOMENCLATURE
- le raccord d’entrée Keyser femelle avec vis papillon ;
- les deux robinets vannes avec volants de manoeuvre ;
- les deux tubulures de sortie chacune munie d’un raccord symétrique
de 65 mm ;
- la poignée de transport (éventuellement).

MANOEUVRE
Pour placer la retenue sur une bouche d’incendie :
- soulever le couvercle du coffre de la BI ;
- dégorger la bouche ;
- saisir la retenue par les deux tubulures ;
- s’assurer que les joints sont bien dans leurs logements, la partie arrondie du
joint du raccord doit être apparente ;
- desserrer la vis papillon ;
- placer les tubulures dans la direction que doivent prendre les tuyaux, robinets
vannes fermés ;
- engager la retenue sur l’orifice de la bouche, jusqu’à ce que l’étrier du raccord
vienne en butée de la BI ;
- serrer la vis papillon à la main ;
- manoeuvrer le ou les volants ;
- ouvrir la BI en vérifiant que la retenue reste solidement fixée sur la bouche.

III. LES DIVISIONS


LA DIVISION SIMPLE A ROBINETS

1. LA DIVISION DE 65/2 X 40 À ROBINETS VANNES EN ALLIAGE LÉGER

DESTINATION
La division à robinets de 65/2 x 40 en alliage léger se monte sur une retenue, sur un
gros tuyau ou sur un orifice de 65 mm de colonne sèche pour y raccorder deux petits
tuyaux.

NOMENCLATURE :
- Le demi-raccord symétrique de 65 mm ;
- Les deux tubulures avec demi-raccords symétrique de 40 mm ;
- Les deux robinets à clapet avec volant de manœuvre

SP 001 ESAP 12
MANŒUVRE :
Pour monter une division sur une retenue :
- se placer face à l’écoulement ;
- saisir les tubulures de la division ;
- s’assurer que les joints sont bien dans leurs logements ;
- réunir les demi-raccords de 65 mm à l’une de la tubulure de la retenue, serrer le
raccord à la main puis compléter le serrage avec la tricoise.

Pour monter la division sur un gros tuyau :


- monte le raccord, le tuyau étant placé entre les pieds.

Pour envoyer l’eau dans les tubulures :


- ouvrir les robinets vannes correspondants en tournant sur les volants de
manœuvre dans le sens de dévisser (06 tours).

2. LA DIVISION A ROBINETS VANNES DE 65/2 x 65

DESTINATION
La division à robinets vannes de 65/2 x 65 en alliage léger, montée sur un dévidoir du
fourgon, permet l’établissement de deux LDMR 1000 sur une ligne de 70 mm.

NOMENCLATURE :
- le demi-raccord symétrique de 65 mm DSP ;
- le corps avec les deux robinets vannes munis de volants ;
- les deux tubulures avec leurs demi-raccords symétriques sans virole de 65 mm.

MANŒUVRE :
Pour monter une division de 65/2 x 65, procéder comme pour monter une division de
65/2 x 40.
Pour envoyer l’eau dans une tubulure :
- ouvrir le robinet vanne correspondant en tournant le volant de manœuvre dans
le sens de dévisser.

La division à robinets à boisseaux


65/2 x 65 en alliage léger La division de 65/2 x 65 à
robinets vannes en alliage léger
DESTINATION
La division à robinets vannes de 65/2 x 40 en alliage léger se monte sur une retenue,
sur un gros tuyau ou sur un raccord intermédiaire de 65/40 mm pour être adaptée sur
une colonne sèche et y raccorder deux petits tuyaux.

SP 001 ESAP 13
Montée également sur au moins un des deux dévidoirs de chaque engin-pompe, elle
permet l’établissement de deux grosses lances.

NOMENCLATURE
- le raccord symétrique de 50 mm et sa virole de serrage ;
- les deux tubulures, chacune comportant un raccord symétrique de 50 mm ;
- le robinet à boisseau ou à clapet avec volant de manoeuvre.

MANŒUVRE
Pour monter une division sur une retenue :
- Se placer face à l’écoulement ;
- saisir les tubulures de la division ;
- s’assurer que les joints sont bien dans leurs logements ;
- réunir le raccord de 65 mm à l’une des tubulures de la retenue ; serrer le raccord à
la main puis compléter le serrage avec la tricoise.

Pour monter la division sur un gros tuyau :


- Monter le raccord, le tuyau étant placé entre les pieds.

Pour envoyer l’eau dans les tubulures :


- Agir sur les poignées ou volants de manoeuvre des robinets.

3. LA DIVISION MIXTE A ROBINETS VANNES DE 65/65/2 x 40

DESTINATION :

La division mixte de 65/65/2 x 40 en alliage léger permet l'alimentation d'une LDMR


1000 puis d'une ou deux LDMR 500 avec un seul établissement de 70 mm, sans
interrompre l'alimentation en eau.
Elle supprime l'emploi de l’étrangleur pour le remplacement des tuyaux situés en aval,
facilite les prolongements, diminue le temps nécessaire pour les remplacements.
Comme la vanne à purgeur elle autorise l'alimentation d'un établissement de gros
tuyaux de 70 mm pendant que le porte-lance assure sa sécurité ; elle lui permet de
changer plus facilement de point d'attaque.

SP 001 ESAP 14
Elle augmente les possibilités d'alimentation de lances par un seul établissement de
70 mm, ce qui permet de réduire le nombre de ces derniers principalement lors des
déblais.
La division mixte de 65/65/ 2 x 40 est montée à demeure, vannes fermées, sur les
dévidoirs ; elle se trouve donc systématiquement à l'extrémité d'un établissement de
70 mm.

NOMENCLATURE
- le demi-raccord symétrique de 65 mm DSP ;
- le corps avec les trois robinets vannes munis de volants ;
- une tubulure centrale avec son demi-raccord symétrique sans virole de 65 mm ;
- deux tubulures avec leurs demi-raccords symétriques sans virole de 40 mm ;
- une poignée en forme de "T" pour le transport (sur certains modèles).
MANŒUVRE :
Pour monter la division sur un tuyau :
- placer le tuyau entre les pieds ;
- saisir les tubulures de 40 mm ;
- vérifier que les joints sont bien dans leur logement et que les vannes sont
fermées ;
- réunir les deux demi-raccords de 65 mm ;
- serrer à ta main et compléter le serrage avec la clé tricoise.
Pour envoyer l'eau dans une tubulure, ouvrir le robinet vanne correspondant en
tournant le volant de manœuvre à fond dans le sens de dévisser.

4. LA DIVISION A ROBINETS VANNES OU BOISSEAUX DE 100/2  65

SP 001 ESAP 15
DESTINATION
La division de 100/2  65 à robinets vannes ou boisseaux se monte sur un tuyau de
110 mm. Elle sert à raccorder à un tuyau de 110 mm ou exceptionnellement à une
tubulure de refoulement d’un Fourgon d’Accompagnement (FA) :
- Soit deux tuyaux de 70 mm ;
- soit deux divisions de 65/2 x 65.

NOMENCLATURE
- le demi-raccord AR de 100 mm ;
- le corps avec les deux robinets vannes munis de volants, ou de poignées pour
les modèles à boisseaux ;
- les deux tubulures avec leur raccord symétrique sans virole de 65 mm.

MANŒUVRE
En tout point identique à celle de la division de 65/2 x 65.

5. LA DIVISION A ROBINETS VANNES DE 100/3  65

DESTINATION
La division de 100/3 x 65 en alliage léger permet l’alimentation de trois (03)
établissements de 70 mm par une seule ligne de tuyaux de 110 mm.

SP 001 ESAP 16
Deux tubulures sont normalement utilisées. La troisième, gardée en réserve, donne au
directeur des secours la possibilité de faire face rapidement à une aggravation de la
situation. Ce type de division équipe les lignes de 110 mm des Camions
d’Accompagnement (CA).

NOMENCLATURE
- le raccord A.R. de 100 mm ;
- le corps avec les trois robinets vannes munis de volants, ou de poignées ;
- les trois tubulures avec leurs ½ raccords symétriques sans virole de 65 mm ;
- la poignée de transport en forme de "T".

MANŒUVRE
En tout point identique à celle de la division de 65/2 x 65 et de 100/2x 65.

6. LA DIVISION DE 65/2X65 À ROBINETS VANNES OU À BOISSEAUX EN


ALLIAGE LÉGER AVEC VANNES PURGEURS.

DESTINATION
Indispensable pour les établissements verticaux, elle permet de vidanger l’eau restant
dans le ou les tuyaux situés en amont, sans démonter l’établissement en aval de la
division. Elles évitent ainsi que le personnel chargé de la manœuvre ne soit aspergé.

NOMENCLATURE
Elle possède en plus des divisions évoquées plus haut, un petit robinet de purge placé
sur le côté de chaque vanne et diamétralement opposés entre eux.

MANŒUVRE
En tout point identique à celle de manœuvre de la division 65/2 x 65.

7. LA DIVISION MIXTE A ROBINETS VANNES 100/100/2  65

SP 001 ESAP 17
8. LA DIVISION MIXTE A ROBINETS A BOISSEAUX DE 100/100/2 X 65

DESTINATION
La division mixte de 100/100/2 x 65 en alliage léger permet l’alimentation d’une lance
à grande puissance puis d’une ou de deux grosses lances avec un seul établissement
de 110 mm, sans interrompre l’alimentation en eau.

Elle supprime l’emploi de l’étrangleur pour le remplacement des tuyaux situés en aval,
facilite les prolongements, diminue le temps nécessaire pour les remplacements.

Après la manœuvre de remplacement d’une lance à grande puissance par une ou


deux grosses lances, elle permet de maintenir la lance à grande puissance en attente.
La division mixte 100/100/2 x 65 est montée à demeure à l’extrémité du premier tuyau
de 110 mm des FA ; elle se trouve donc systématiquement à l’extrémité d’un
établissement de tuyaux de 110 mm.

NOMENCLATURE

- Le ½ raccord AR de 100 mm ;
- la tubulure centrale munie :
o d’un ½ raccord AR sans virole ;
o d’un robinet vanne manoeuvré à l’aide d’une manivelle ou d’une poignée pour
les modèles à boisseaux ;
- deux tubulures munies chacune :
- d’un ½ raccord symétrique de 65 mm sans virole ;
- d’un robinet vanne manoeuvré à l’aide d’un volant ou d’une poignée pour les
modèles à boisseaux.

Manœuvre
Montage identique à celui de la division 100/2 x 65.

Pour envoyer l’eau dans les tubulures, ouvrir le robinet vanne ou tourner la poignée du
boisseau correspondant en tournant le volant, la manivelle ou la poignée de
manœuvre (tubulure centrale) à fond dans le sens de dévisser.

NB : Pour l’utilisation des divisions, laisser une tubulure partiellement ouverte au


moment de l’arrivée de l’eau pour permettre à l’air de s’échapper, afin d’éviter
l’éclatement ou le déchaussement des tuyaux.

IV. LES RACCORDS Y

1. LE RACCORD Y DE 100/2 X 65

SP 001 ESAP 18
DESTINATION
Le raccord Y de 100/2 x 65 sert à alimenter par deux tuyaux de 70 mm soit un engin
en relais, soit une colonne sèche de 100 mm, soit une lance monitor remorquable à
balayage automatique.

NOMENCLATURE

- Le raccord AR de 100 mm ;
- deux tubulures munies chacune d’un ½ raccord symétrique de 65 sans virole ;
- un bouchon raccord DSP placé sur l’un des raccords et qui n’est enlevé que
lorsque les deux tubulures sont utilisées.

Montage
Montage identique à celui d’une division à robinets vannes de 100/2 x 65 ou 65/2x40.

NB : Le raccord Y de 100/2 x 65 sert également pour faciliter la circulation en créant


des établissements de 70 mm pour les traversées de rues, lorsque l’on ne dispose pas
de madriers de franchissement d’établissements de 110 mm.

2. LE RACCORD Y DE 100/2 X 100

DESTINATION

SP 001 ESAP 19
Le raccord Y de 100/2 x 100 se monte sur un coude d’alimentation de 100 mm pour
alimenter un FA par une bouche d’incendie de 100 mm très bien alimentée.

NOMENCLATURE
3 tubulures munies chacune d’un ½ raccord AR de 100 mm.

Montage
Identique à celui du raccord Y de 100/2 x 65.

SP 001 ESAP 20
V. LES COUDES D'ALIMENTATION DE 100 MM EN ALLIAGE LÉGER AVEC
RACCORD KEYSER FEMELLE DU BOIS DE 100 MM

DESTINATION
Ce coude d’alimentation sert à brancher les tuyaux d’aspiration ou d’alimentation sur
une BI de 100 mm.

NOMENCLATURE
- le raccord KEYSER FEMELLE à vis papillon de 100 mm ;
- la partie coudée ;
- la sortie symétrique auto-étanche AR de 100 mm.

MANOEUVRE
Le montage est identique à celui d’une retenue.

Pour monter ce coude d’alimentation sur une BI :


- soulever le couvercle du coffre de la B.I. ;
- dégorger la bouche ;
- s’assurer que les joints sont bien dans leur logement, la partie arrondie du joint de
raccord doit être apparente ;
- desserrer la vis papillon ;
- placer le coude dans la direction que doivent prendre les tuyaux ;
- engager le coude sur l’orifice de la bouche jusqu’à ce que l’étrier du raccord vienne
en butée ;
- serrer la vis papillon à la main ;
- ouvrir la BI en vérifiant que le coude d’alimentation reste solidement fixé sur la
bouche.

SP 001 ESAP 21
VI. LES VANNES

1. LA VANNE DE 65 MM A PURGEUR EN ALLIAGE LEGER

DESTINATION :
La vanne de 65 mm à purgeur en alliage léger (avec son tuyau de 1,50 m) permet
d'alimenter un établissement pendant que le porte-lance assure sa sécurité. Elle facilite
également la vidange de la partie verticale ou rampante d'un établissement.
Son emploi se justifie quand une LDMR 1000 est établie :
- sur une échelle aérienne ;
- à la partie supérieure d'un immeuble ;
- d’une façon générale en un point dont l'accès présente des difficultés
particulières.

La vanne de 65 mm à purgeur se monte entre la division mixte 65/65/2 x 40 et le


tuyau côté lance.

NOMENCLATURE :
- le robinet vanne ;
- les deux tubulures avec demi-raccords de 65 mm ;
- le robinet purgeur ;
- les volants de manœuvre ;
- le tuyau de 1,50 m systématiquement monté sur le ½ raccord opposé au
robinet purgeur.

MANŒUVRE :
Dans le cadre de son utilisation pour l'établissement d’une LDMR 1000 sur l'échelle, la
vanne de 65 mm à purgeur doit être montée robinet vanne de 65 mm ouvert, purgeur
du côté de la lance robinet fermé.
NB :

SP 001 ESAP 22
Il existe également une vanne de 65 mm en bronze dont le robinet-purgeur est muni
d'un demi-raccord à vis de 20 mm sur lequel on peut raccorder un tuyau de 22 mm
pour l'évacuation de l'eau.
2. LA VANNE DE 100 MM

DESTINATION
La vanne de 100 mm permet d’alimenter sans ordre et immédiatement un
établissement de 110 mm.
Elle facilite les prolongements ou remplacements sans nécessiter l’emploi de
l’étrangleur.

NOMENCLATURE ;
- Le robinet vanne et son volant de manœuvre ;
- Les tubulures avec ½ raccords AR de 100mm.

SP 001 ESAP 23
CHAPITRE 2 : LES TUYAUX A EAU

GENERALITES
Les tuyaux servent à transporter l’eau en pression ou non selon leur utilisation vers la
pompe ou les lances. Il existe trois sortes de tuyaux :
- les tuyaux de refoulement ;
- les tuyaux d’alimentation ;
- les tuyaux d’aspiration.

I. LES TUYAUX DE REFOULEMENT

DESTINATION
Les tuyaux de refoulement servent à conduire l’eau aux lances.

Il en existe deux types :


- Les tuyaux à paroi interne lisse (PIL) qui comportent une paroi interne lisse et
étanche ;
- les tuyaux tout synthétique à paroi interne lisse avec une surface externe protégée
(PIL - SEP).

SP 001 ESAP 24
1. LES GROS TUYAUX

Les gros tuyaux de refoulement

Tuyau de 70/20m

Tuyau de 70/40m

tuyau 110 mm  20 m

tuyau 110 mm  40 m

SP 001 ESAP 25
CARACTERISTIQUES ET CLASSIFICATION
Les gros tuyaux sont équipés à chaque extrémité d’un ½ raccord symétrique. Une
courroie d’attache coulissante permet soit de les amarrer, soit de les maintenir roulés.

- Tuyaux de 70 mm :
o longueur : 20 m ou 40 m ;
o ½ raccords symétriques de 65 ;

- tuyaux de 110 mm :
o longueur : 20 m ou 40 m ;
o ½ raccords AR de 100 mm.

NB : Les gros tuyaux se portent sur l’épaule.

ENTRETIEN

Nettoyage
Après chaque mise en œuvre et dans les 24 heures, les tuyaux sont nettoyés par les
soins des compagnies auxquelles ils appartiennent.

Les tuyaux sont nettoyés à la lance. Le nettoyage des tuyaux peut être complété par
un brossage lorsque celui-ci est nécessaire. L’emploi des solvants est interdit. Seule
l’utilisation d’un savon liquide largement dilué est tolérée.

Mise sous pression


Après nettoyage, les tuyaux sont soumis à la pression montée progressivement
jusqu’à 15 bars et vérifiée au manomètre.

Les fuites sont marquées avec un feutre indélébile et repérées par des bracelets de
ficelle.

Séchage
On suspend les tuyaux par le milieu dans le séchoir, de manière qu’aucune partie n’en
touche les parois.

Les tuyaux peuvent être utilisés à nouveau sans avoir été séchés s’ils ont été égouttés
pendant 4 heures.

Réparation des fuites


Cette opération est effectuée par les services techniques. Les tuyaux envoyés en
réparation doivent être parfaitement secs.

Vérifications
Les tuyaux placés sur les dévidoirs sont déroulés deux fois l’an, examinés et enroulés
à nouveau dans leurs plis initiaux.

SP 001 ESAP 26
Un même tuyau ne doit pas être enroulé deux fois de suite directement sur l’âme du
tambour.

Les tuyaux des camions d’accompagnement sont dépliés deux fois par an, repliés
différemment (pli transversal seulement) et en sens inverse.

Une fois par an, les tuyaux sont essayés à eau en montant progressivement la
pression jusqu’à 15 bars (vérification au manomètre). Une mise en manœuvre au feu,
suivie d’une vérification sous pression compte comme essai annuel.

Précautions
Il faut placer en priorité les tuyaux les plus anciens sur les dévidoirs. L’usure régulière
de l’ensemble de la dotation en tuyaux d’une unité ne doit pas être entravée par
l’emploi constant des tuyaux PIL- SEP.

2. LES PETITS TUYAUX

2.1. LES TUYAUX SEMI-RIGIDES DE 25 MM (SP DN 25)

Ils sont en caoutchouc armé de spires rigides ou non ou en matière plastique armée
qui empêchent leur aplatissement ; ils peuvent ainsi être maintenus en charge alors
qu’ils sont enroulés sur les dévidoirs tournants des engins pompes. Ils mesurent 20
mètres et sont munis de ½ raccords de 20 mm à filets ronds et servent à alimenter des
lances de 23 mm /150 l/min.

2.2. LES TUYAUX DE 45 MM

Les tuyaux de 45 mm de diamètre ou "petits tuyaux" ont la même constitution que les
gros tuyaux. Ils mesurent 20 m et sont munis à chacune de leurs extrémités d’un ½
raccord symétrique de 40 mm.

Les "petits tuyaux" sont équipés d’une courroie d’attache coulissante analogue à celle
des gros tuyaux.

Les petits tuyaux peuvent être portés sous le bras ou sur l'épaule.

SP 001 ESAP 27
Tuyau de 45 mm roulé en double
ENTRETIEN DES PETITS TUYAUX DANS LES COMPAGNIES
Les petits tuyaux à paroi interne lisse sont entretenus de la même manière que les
gros tuyaux. Ils comportent aussi une fiche matriculaire.

II. LES TUYAUX D’ALIMENTATION

Les tuyaux d’alimentation ont un diamètre de 110 mm. Ils ont la même constitution
que les tuyaux de refoulement. Ils mesurent 10 m ou 20 m et sont utilisés pour
raccorder une bouche ou un poteau d’incendie, disposant d’une pression suffisante, à
un engin pompe situé à proximité.

Tuyau de 110 / 20 m roulé en

III. TUYAUX D’ASPIRATION (OU ASPIRAUX)

GÉNÉRALITÉS
Les tuyaux d'aspiration sont semi-rigides, en toile caoutchoutée sur armature ou autre
produit synthétique translucide sur armature.

40 mm

65 mm

100 mm

1. LE TUYAU D'ASPIRATION DE 40 MM

DESTINATION : alimentation des motopompes d’épuisement (MPE) et motopompe


volumétrique émulseur (MPVE). :

- Longueur : 2 m ou 4 m.
- ½ raccords : symétriques GUILLEMIN de 40 mm.

SP 001 ESAP 28
Tuyau d'aspiration de 40mm.

2. LE TUYAU D'ASPIRATION DE 65 MM

DESTINATION
Alimentation des engins-pompe 1 000 litres/min :

- Longueur : 02 m en principe ;
- ½ raccords : symétriques GUILLEMIN de 65 mm.

3. TUYAU D'ASPIRATION DE 100 MM

DESTINATION : alimentation des engins-pompes de 1000 litres/min (le tuyau


d'aspiration est doublé pour l’alimentation des engins-pompes de 2000 litres/min).

Longueur : 02 m ou 04 m
½ raccords : A.R. de 100 mm.

NB : la vérification des tuyaux d'aspiration est permanente.

SP 001 ESAP 29
CHAPITRE 3 : LES DEVIDOIRS
Il existe deux types de dévidoirs à bobine :
- Le dévidoir mobile ou "dévidoir" qui sera seul traité ici ;
- le "dévidoir tournant" fixé sur les engins d’incendie (tuyaux semi-rigides de
25mm DN 25).

1. LE DÉVIDOIR MOBILE OU "DÉVIDOIR"

DÉFINITION
Le dévidoir est un engin tiré à bras qui sert à faire des établissements de tuyaux de 70
mm. C’est essentiellement une bobine montée sur roues.

Deux modèles principaux sont en service :


- Pour Premier Secours Evacuation (PSE) 120 ou 160 mètres ;
- pour les autres engins pompes à roues bâtons, à roues pleines.

SP 001 ESAP 30
NOMENCLATURE

Flèche
Traverse

Demi cadre
Potence de fixation

Chaînette
Roue
Emplacement du
1er ½ raccord
Bandage caoutchouté
Essieu et
Fusée
Bobine = flasque + tambour Fourchette

- le tambour avec ses deux flasques ;


- les roues pleines munies d’un bandage en caoutchouc ;
- l’essieu et les fusées ;
- le demi-cadre avec :
o sa flèche ;
o sa traverse ;
o ses fourchettes ;
o la chaînette ou sandow d’immobilisation de la bobine (à droite) ;
o le crochet de fixation de la division mixte ;
o le (ou les) panier (s) amovible (s) se plaçant sur le (s) côté (s) ou sur le cadre.

NB : les dévidoirs des engins pompes de dernière génération sont équipés de freins.

ARMEMENT

L’armement du dévidoir comprend selon les CS, 5 ou 6 tuyaux enroulés sur le


tambour. Le dernier tuyau enroulé est muni d’une division 65/65/2  40.

DIFFÉRENTS MODÈLES DE DÉVIDOIRS


- dévidoir pour premier secours évacuation (modèle 120m - 160m) ;
- dévidoir à panier amovible : il équipe les engins-pompe autres que les PSE ;
- Modèles à bâtons : équipe fréquemment les F.A mais reste totalement
interchangeable avec le modèle à roues pleines ;

SP 001 ESAP 31
- Modèles à roues pleines : compose la majorité du parc des autres engins,
présente les mêmes caractéristiques et techniques d’utilisation que celui à bâtons
mais accuse un poids à vide légèrement supérieur.

2. FIXATION DES DÉVIDOIRS SUR LES VEHICULES


Les systèmes de fixation varient avec les véhicules.

Dans tous les cas, le verrouillage par goupille des dévidoirs est complété par une
épingle de sécurité réglementaire ou par un téton en saillie sur la goupille.

Fixation des dévidoirs sur un engin pompe

SP 001 ESAP 32
CHAPITRE 4 : LES LANCES

I. GÉNÉRALITÉS

1. DÉFINITION
Les lances, branchées sur les établissements de tuyaux, permettent de projeter
l’agent extincteur en utilisant le jet et le débit adaptés à l’effet recherché.

2. CLASSIFICATION
On classe les lances en fonction de l’agent extincteur qu’elles sont destinées à
projeter et en fonction de leur mode d’utilisation de la manière suivante :
- Lances à eau :
o à main ;
o portables ;
o spéciales.
- lances à mousse :
o à main (LDMR 500 et 1000) ;
o portables ;
o Remorquables.

II. LES LANCES À EAU

1. LANCES À MAIN

1.1. LANCE DU DÉVIDOIR TOURNANT


La lance du dévidoir tournant est montée sur le tuyau à spires semi-rigides de 25 mm.
DN 25 du dévidoir tournant.

Elle comporte un raccord de 20 mm à filets ronds. Sa construction est en alliage


d’aluminium anodisé. Certaines parties étant recouvertes de caoutchouc ou d’un
revêtement synthétique le sélecteur de jet est réglable du jet plein au jet diffusé,
l’angle est au moins égal à 110° en diffusion maximum.

SP 001 ESAP 33
Position Pression Débit Caractéristique

s
du d’utilisation en
sélecteur bars
m3/h l/min Portée

Repère mini 6 1,2 20 15 m


24
Repère maxi 6 9 150

1.2. LANCE A DIFFUSEUR MIXTE REGLABLE DE 500 L/MIN


La LDMR de 500 est montée sur un tuyau de 45 mm.
Elle comporte un ½ raccord symétrique de 40 mm en alliage d’aluminium anodisé.
Certaines parties sont recouvertes de caoutchouc ou d’un revêtement synthétique.

Le sélecteur de jet permet d’obtenir le jet plein ou les différents jets diffusés dont
l’angle est au moins égal à 110° en diffusion maximum.

Position Pression Débit Caractéristique

s
du d’utilisation en
sélecteur bars
m3/h l/min Portée (m)

Repère mini 6 4,2 70 20

SP 001 ESAP 34
37
Repère maxi 6 30 500

1.3. LANCE À DIFFUSEUR MIXTE RÉGLABLE DE 1000 L/MIN

La LDMR de 1000 est montée sur un tuyau de 70 mm.

Elle comporte un ½ raccord symétrique de 65 mm, sa construction est en alliage


d’aluminium anodisé. Certaines parties sont recouvertes de caoutchouc ou d’un
revêtement synthétique.

Le sélecteur de jet permet d’obtenir le jet plein ou différents jets diffusés dont l’angle
est au moins égal à 110° en diffusion maximum.

Position Pression Débit Caractéristique

s
du d’utilisation en
sélecteur bars
m3/h l/min Portée (m)

Repère mini 6 15 250 28

Repère maxi 6 60 1000 40

SP 001 ESAP 35
1.4. LANCE À GRANDE PUISSANCE DE 100/25
La lance à grande puissance de 100/25 se monte sur un tuyau de 110 mm.

Elle comporte un ½ raccord de 100 mm, un fût tronconique entouré d'une rousture,
deux poignées de manœuvre articulées et leur collier. Elle est équipée d'un robinet et
d'un ajutage.

 Ajutage Pression Débit Caractéristiques

d’utilisation en
bars
m3/h l/min Portée (m) Réaction

25 mm 6 60 1000 45 550 N

Lance à grande puissance de 100/25

2. LANCES CANON PORTABLES

- 02 entrées de 65 mm

SP 001 ESAP 36
01 entrée de 100 mm

GÉNÉRALITÉS
Les lances canon portables sont des lances à gros débit destinées à combattre les
feux de grande intensité.

Leur efficacité tient à leur débit, à leur portée et à la puissance de leur jet.

Elles sont transportées à bord des camions d'accompagnement dont la dotation est
d’une lance canon par C.A.

Il en existe deux modèles :

SP 001 ESAP 37
- la lance canon 2000 l/min une entrée de 100 mm ;
- la lance canon 2000 l/min deux entrées de 100mm.

En dehors de l'entrée d'alimentation qui est unique ou double, les caractéristiques de


ces deux lances sont en tous points identiques dès lors qu'un raccord Y de 100/2 
100 mm est monté sur celle qui ne comporte qu'un unique raccord de 100 mm. La
perte de charge engendrée par le raccord Y est négligeable.

Construites en acier inoxydable, elles sont insensibles à la corrosion (atmosphères


marines, chimiques, etc.). Elles sont équipées d'un manomètre de contrôle de
pression glycériné. Elles sont dotées de systèmes permettant indifféremment d’être
utilisées en lance canon eau ou mousse.

Elles disposent d'ajutages interchangeables.

Mousse Eau

Alimentées par deux établissements de 110 mm, leurs performances sont les suivantes :

 Ajustage Pression Débit correspondant Portée (m)


en bars
m3/h l/min

25 mm 6 60 1000 40
55
35 mm 6 120 2000

3. LES LANCES SPÉCIALES : LA LANCE QUEUE DE PAON OU LANCE ECRAN

DEFINITION

SP 001 ESAP 38
C’est une lance constituée par un ensemble lance-déflecteur qui transforme le jet
bâton en un rideau d’eau ou « queue de paon »et de mettre en place un écran
physique.
Le rideau d’eau peut être utilisé à plusieurs fins :
 Protéger les bâtiments, les réservoirs, les équipements, les véhicules et le
personnel contre le rayonnement thermique ;
 Limiter les risques de propagation du feu ;
 Empêcher les vapeurs toxiques de progresser sous le vent.

DESCRIPTION
La lance queue de paon comprend :
 Une plaque de diffusion des écrans rideaux en aluminium munie de stries ;
 Une poignée de préhension ;
 Un dispositif de stabilisation au sol
 Un corps en alliage léger muni d’un demi-raccord (diamètre de 40 mm ou 65
mm)

CARACTERISTIQUES

DSP DE 40 mm à 500 l/min


Poids : 1,43 kg
Pression du jet : 06 bars
Largeur du jet : 28 m
Hauteur du jet : 06 m

DSP DE 65 mm à 500 l/min


Poids : 1,57 kg
Pression du jet : 06 bars
Largeur du jet : 28 m
Hauteur du jet : 06 m

SP 001 ESAP 39
DSP DE 65 mm à 1200 l/min
Poids : 3,24 kg
Pression du jet : 07 bars
Largeur du jet : 33 m
Hauteur du jet : 08 m

III. LANCES À MOUSSE

GÉNÉRALITÉS
Cette rubrique se limite à traiter des dispositifs à la fois générateurs et producteurs de
mousse et ayant un minimum de portée utile de quelques mètres.

La mousse physique est produite en deux temps :

- constitution d'un mélange dosé EAU - EMULSEUR au sein d'un dispositif


d'injection de l'émulseur ;
- incorporation d'AIR dans le mélange EAU - EMULSEUR au niveau de la lance.

Il existe trois catégories de lances à mousse :

1. LES LANCES A MAIN : LDMR 500 ET 1000 OPTION MOUSSE

Pour obtenir la mousse, il faut :

SP 001 ESAP 40
- ouvrir la LDMR en jet bâton ;
- régler la LDMR sur la position 5 (option mousse).

2. LES LANCES PORTABLES

Les lances portables ont pour rôle d'incorporer au mélange eau + émulseur, provenant
de l'injecteur, la quantité d'air nécessaire pour obtenir de la mousse, et de la projeter
sur le foyer.
Le fonctionnement est basé sur le principe de la trompe à eau. L'ensemble EAU-
EMULSEUR-AIR, énergiquement brassé dans la traversée de la lance, donne
naissance à la mousse.

Les lances à mousse portables requièrent une pression de 6 bars à la lance (ce qui
correspond à une pression de 10 bars à l'injecteur). Il existe deux types de lances
portables :

ETABLISSEMEN EAU EMULSEU SOLUTION MOUSSE


DESIGNATION T DE TUYAUX en l/min R en l/min MOUSSANT en m3/min
E en l/min
LM 200 45 190 10 200 2

LM 400 70 380 20 400 4


Les LM 200 et 400 sont fabriqués en alliage léger ; elles ont différentes formes.

LM 400 LM 200

3. LES LANCES REMORQUABLES

Les lances canons 2000 I /min (LC 2000) sont utilisées sur les feux d'hydrocarbures
importants pour lesquels un effet de masse et une grande portée sont nécessaires.

SP 001 ESAP 41
Les LC 2000 sont toujours tractées et alimentées en eau par un engin Grande
Puissance Dévidoir (GPD), alimentées en émulseur par les Camionnettes Emulseur
(CEM).

IV. LES

DIFFÉRENTS JETS

Le porte-lance utilise principalement trois types de jet :

- le jet diffusé d’attaque : correspondant à une ouverture de jet de 40° environ,


il a pour but :

o de refroidir les gaz chauds combustibles accumulés en couche haute des


fumées sans grande production de vapeur ;
o de minimiser, par absorption calorifique, les risques d’embrasement
généralisé éclair ;
o de participer à l’attaque indirecte sur un foyer en évolution ;
o d’attaquer directement les feux résiduels ou de faible intensité. La lance est
alors manœuvrée en cercles concentriques du haut vers la base des
flammes ;

- le jet diffusé de protection : correspondant à la plus grande ouverture


possible du jet, en débit maximum, il permet la protection du binôme d’attaque ;

SP 001 ESAP 42
- le jet droit ou jet bâton : il offre un effet mécanique important. Il permet
d’abattre les flammes ou de faire tomber des éléments de construction
menaçant ruine. Il est généralement utilisé sur les feux de grande intensité.

CHAPITRE 5 : LES INJECTEURS

1. DÉFINITIONS
Un injecteur est un appareil intercalé dans un établissement de tuyaux et qui permet,
sous une pression donnée (10 bars), d'incorporer à l'eau la dose convenable
d'émulseur.

2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D'UN INJECTEUR


Le fonctionnement d'un injecteur dérive de celui de la trompe à eau. L'eau en
pression, animée d'une certaine vitesse dans la traversée de l'injecteur, crée une
dépression qui provoque, par effet de succion la montée de l'émulseur dans un tube
plongeur relié à l'injecteur. A son débouché dans le corps de l'injecteur, l'émulseur est
entraîné par l'eau et se mélange à elle.

SP 001 ESAP 43
3. MONTAGE
Le corps de l'injecteur et le raccord d'injection sont pourvus à chaque extrémité, d'un
½ raccord symétrique de 65 mm.

Sur le dessus de l'appareil, une flèche indique le sens de montage.

Les injecteurs doivent-être munis, côté amont, d'un tuyau de 70 mm  20 m, qui


permet leur montage sur les divisions mixtes.
Chaque injecteur permet le règlage du mélange par une vanne quart de tour indiquant
les valeurs suivantes : 0-3 et 6 %.

Désignation Longueur Poids Réglage du dosage Type de


en cm en kg d'émulseur véhicule pour
l'emploi

Injecteur 200 l PONS 39 2,2 poignée de réglage 3 et P.R.M


(figure 24) 6%

Injecteur 500 l SAVAS 61 5 engins-pompe


(figure 25 droite) vanne de réglage 3 et 6
%
Injecteur 400 l PONS 50 2,8 engins-pompe
(figure 25 gauche)
poignée de réglage 3 et
6%
par l'intermédiaire de la
raccord d'injection 33 4,1 motopompe C.A
(figure 26) volumétrique émulseur
(figure 27)

SP 001 ESAP 44
Linjecteur 500 litres avec sa canne plongeuse et son

CHAPITRE 6 : MATÉRIELS ET OUTILS DIVERS – OUTILS DE DEBLAI ET


D’OPERATIONS DIVERSES
L’ensemble de ces matériels permet :
- la mise en œuvre des moyens d’extinction ;
- d’assurer la protection des établissements ou du personnel.

I. LES MATERIELS ET OUTILS DIVERS

1. LE SEAU-POMPE

DESTINATION
Cet appareil est constitué par l'assemblage fixe d'un seau et d'une pompe à main ; il
est utilisé pour éteindre les feux de conduit, les feux de planchers, de cloisons. La
pompe peut être munie d'un dispositif de pulvérisation pour l'extinction des feux de
cheminée.

NOMENCLATURE
- le seau ;
- la pompe ;
- le tuyau de refoulement terminé par un raccord à montage instantané, partie
mâle formant orifice de 5 mm ;
- le dispositif de pulvérisation se compose d'un tube métallique, portant à une
extrémité un ½ raccord à montage instantané partie femelle ; à l'autre extrémité
est fixé l'orifice pulvérisateur monté sur un flexible permettant de diriger le jet.

SP 001 ESAP 45
MANŒUVRE :
- maintenir le seau en plaçant le pied dans l'évidement ménagé à la partie basse
du corps ;
- saisir la poignée de la pompe ;
- actionner le piston et diriger le jet sur le foyer.

NB : Aucun démontage ne doit être effectué par les utilisateurs. Si la tige du piston
coulisse mal, la lubrifier légèrement.

2. LE SEAU-POMPE PULVÉRISATEUR DORSAL POUR FEU DE


BROUSSAILLES

Coupe du seau pompe

DESCRIPTION
Ce seau-pompe est constitué par l'assemblage d'un réservoir et d'une pompe à main
qui peut être soit incorporée à l'appareil soit reliée par un tuyau de longueur variable et
manœuvrable par un mouvement de va-et-vient.

Ce type de seau-pompe est utilisé pour éteindre les feux de broussailles de faible
importance.

SP 001 ESAP 46
NOMENCLATURE
- Le réservoir dorsal,
o avec, à la partie supérieure, l'orifice de remplissage ;
o le support de pompe ;
- les bretelles de transport ;
- le tuyau ;
- la pompe aspirante et refoulante ;
- l'orifice avec robinet.

MANOEUVRE
- placer l'appareil sur le dos ;
- actionner la pompe ;
- diriger le jet sur le foyer.

3. BATTE A FEU
Sorte de balai plat à long manche et lames métalliques, utilisé pour battre les herbes
ou les broussailles en feu et obtenir leur extinction.

4. LA CLÉ DE BARRAGE

DESTINATION
La clé de barrage sert à manœuvrer la bouche d'incendie, le barrage sous tampon des
bouches d'arrosage et à soulever les plaques de regard d'égout.

MANOEUVRE
Coiffer le carré de l'appareil à manœuvrer et tourner à droite ou à gauche suivant le
cas.

Pour soulever une plaque de regard d'égout, engager la traverse dans le trou de la
plaque, puis faire effort pour tirer à soi en soulevant et en tournant la plaque.

NB : Il existe une clé de barrage en alliage léger qu'il faut éviter d'utiliser pour
soulever les plaques de regard d'égout.

SP 001 ESAP 47
5. LA CLÉ POUR POTEAU D'INCENDIE

DESTINATION
La clé à poteau sert à :
- Ouvrir et fermer le coffre des poteaux d'incendie équipés de ce dispositif de
protection ;
- démonter et remonter les bouchons obturateurs de 100 mm et 65 mm ;
- manoeuvrer le carré du régulateur du poteau d'incendie.

NOMENCLATURE
- La tige ;
- la traverse ;
- les 03 évidements carrés ;
- les 02 doigts cylindriques

MANOEUVRE
Coiffer le carré du poteau d'incendie ou de l'accessoire à manœuvrer et tourner à
droite ou à gauche suivant le cas.

SP 001 ESAP 48
NB : La traverse de la clé, avec son extrémité recourbée munie d'un crochet, peut
servir à compléter le serrage des raccords (pèse-bouche avec raccord intermédiaire,
pèse-poteau, etc.).

6. LES CLÉS DE SERRAGE

Elles servent à compléter le serrage des raccords de 20 à 100 mm

7. LA CLE POLYCOISE

Elle sert principalement à compléter le serrage des raccords et à ouvrir le couvercle


des bouches d'incendie.

Elle possède plusieurs dispositifs qui permettent :


- le serrage des raccords et bouchons symétrique de 20 à 100 mm ;
- l'ouverture des fenêtres à bascule équipant de nombreux bâtiments modernes
(triangle mâle) ;
- l'ouverture et la fermeture des prises d'incendie des colonnes sèches et des
colonnes en charge (carré femelle de 12,5 mm) ;
- l'ouverture et la fermeture des coffres où se trouvent les prises d'incendie des
colonnes sèches ou en charge ;
- la fermeture des coffres à gaz ;

SP 001 ESAP 49
- l'ouverture des portes d'intérieur sans bec de canne ;
- l'ouverture des dispositifs de protection des poteaux-relais installés dans les
ensembles dalles, la commande prioritaire des ascenseurs dans les immeubles
d'habitation de la 4e famille et les IGH (carré mâle en tronc de pyramide de 5 à
8 mm de côté).

8. LES OBTURATEURS

DESTINATION
Les obturateurs servent à aveugler les fuites sur les tuyaux. Il existe deux types
obturateurs pour tuyaux de 45 mm, 70 mm et 110 mm :
- obturateur métallique ;
- obturateur "velcro".

8.1. L’OBTURATEUR METALLIQUE

NOMENCLATURE :

SP 001 ESAP 50
- le collier ;
- la plaquette ;
- le levier à canne ;
- le septain ;
- l'anneau.

MANŒUVRE
Pour placer l'obturateur :
- soulever le tuyau ;
- l'entourer avec le collier, plaquette en dessus ;
- faire tourner le collier autour du tuyau de manière à recouvrir la fuite avec la
plaquette ;
- rabattre le levier.

Pour maintenir le serrage :


- entourer le collier avec le septain ;
- passer en dessus et dans l'anneau ;
- faire un nœud.

8.2. L’OBTURATEUR VELCRO

NOMENCLATURE :

Il est constitué d'une bande "d'auto-agrippant" de 5 cm de large et 50 cm de long sur


laquelle est rivée un joint d’obturateur en caoutchouc.

MANOEUVRE
- soulever le tuyau ;
- l'entourer avec la bande d'auto-agripant ;
- pousser l'obturateur autour du tuyau de manière à recouvrir la fuite ;
- compléter le serrage de la bande d'auto-agrippant.

NB : Le tuyau de 45 mm étant d'une circonférence plus faible, il est nécessaire


d'effectuer un demi-tour à la bande d'auto-agrippant en fin de course pour assurer un
accrochage satisfaisant.

9. LES MANDRINS ET MASSETTES

Mandrin

SP 001 ESAP 51
Massett

DESTINATION
Les mandrins servent à remettre à leur écartement normal les tenons des raccords
DSP et symétriques en bronze.
La massette est le complément indispensable du mandrin.

Ces matériels se trouvent en réserve dans les compagnies car certains matériels
d'instruction possèdent des raccords en bronze.

NOMENCLATURE DU MANDRIN

- la tige ;
- la tête avec son épaulement.

MANOEUVRE
Pour mandriner un ½ raccord :
- placer le tuyau entre les deux genoux, le ½ raccord vertical ;
- enfoncer le mandrin en force dans le ½ raccord ;
- frapper avec la massette alternativement sur l'extrémité de la tige du mandrin et
sur les tenons du ½ raccord.

10. L’ETRANGLEUR

SP 001 ESAP 52
DESTINATION
Les étrangleurs permettent d'arrêter momentanément l'eau dans les gros tuyaux sans
avoir besoin de fermer ni la retenue, ni la bouche, ni la sortie de refoulement. Ils sont
surtout employés lorsque les établissements ont une grande longueur.

NOMENCLATURE
- l'étrier avec son côté mobile ;
- la vis et sa manivelle ;
- la presse ;
- le patin.

La vis et sa manivelle

L’étrier mobile

La presse

Le patin

MANOEUVRE
- rabattre le côté mobile ;
- engager le tuyau dans la presse ;
- relever le côté mobile ;
- maintenir l'étrangleur en position en plaçant le pied sur le patin ;
- tourner la manivelle dans le sens de visser pour comprimer le tuyau.

SP 001 ESAP 53
Pour démonter, même procédé, moyens inverses.

NB : Avoir soin de placer le tuyau à étrangler dans l'axe de la presse pour éviter qu'il
ne soit coupé contre le côté.
S'assurer également que le côté mobile est enclenché correctement pour ne pas
fausser l'étrier.

11. LES CRÉPINES D'ASPIRATION

Les crépines servent à empêcher l'introduction des corps solides dans les tuyaux
d'aspiration.

Les crépines pour motopompes portatives sont munies de ½ raccords symétriques de


40 mm.

Les crépines des autres engins sont munies d'un ½ raccord de 65 mm pour les PS ou
100 mm pour les autres engins ou Motopompe Remorquable (MPR). Elles comportent
un ou deux anneaux d'accrochage de la commande.

Il en existe plusieurs modèles :

- crépine LAVERGNE ;
- crépine à clapet ;
- crépine flottante.

SP 001 ESAP 54
12. PÈSE - BOUCHES ET PÈSE - POTEAUX

DESTINATION
Les pèse-bouches et pèse-poteaux sont utilisés au cours des visites des bouches et
poteaux d'incendie (épreuves périodiques, anomalies intervenant dans le
fonctionnement des réseaux d'eau).

12.1. PÈSE-BOUCHE DE 100 MM

NOMENCLATURE
- le corps de l'appareil ;
- le ½ raccord Keyser à vis papillon de 100 mm ;
- le manomètre ;
- le robinet de purge.

MANŒUVRE

- ouvrir le coffre de la bouche en soulevant le couvercle avec le crochet de la


tricoise;
- dégorger la bouche afin de chasser les corps étrangers qui peuvent s'être
accumulés dans la colonne et le coffre;
- brancher le contrôleur de pression, robinet de purge ouvert ;
- ouvrir lentement la bouche jusqu’à ce que la purge d’air soit complète ;
- fermer le robinet de purge ;
- ouvrir complètement la bouche ;
- relever et noter la pression ;
- vérifier l’étanchéité des joints ;
- fermer lentement la bouche ;
- ouvrir le robinet de purge ;
- démonter le contrôleur de pression.

12.2. PÈSE-POTEAU DE 100 MM

NOMENCLATURE
- le corps de l'appareil ;
- le raccord symétrique de 100 mm ;
- le robinet de purge ;

SP 001 ESAP 55
- le manomètre.

MANŒUVRE

- dégorger le poteau d’incendie afin de chasser les corps étrangers qui peuvent
s'être accumulés dans la colonne;
- monter le contrôleur de pression, robinet de purge ouvert sur le raccord
intermédiaire AR de 100 mm et keyser mâle de 100 mm;
- ouvrir lentement le poteau d’incendie jusqu’à ce que la purge d’air soit
complète ;
- fermer le robinet de purge ;
- ouvrir complètement le poteau d’incendie;
- relever et noter la pression ;
- vérifier l’étanchéité des joints ;
- fermer lentement le poteau d’incendie;
- ouvrir le robinet de purge ;
- démonter le contrôleur de pression.

Pèse poteau de 100 mm

13. CONTRÔLEURS DE DÉBIT DN 100- 120 M3/H

DESTINATION
Ces appareils sont principalement destinés à mesurer et à vérifier périodiquement les
possibilités de débit des prises d'eau d'incendie (bouches et poteaux, colonnes
sèches).

DESCRIPTION
Le corps des contrôleurs de débit en service est en alliage léger ; il comporte côté
entrée, un ½ raccord symétrique de 100 mm et côté sortie une tuyère à l'air libre.

SP 001 ESAP 56
Un manomètre différentiel monté à demeure sur le corps permet la lecture directe en
m3/h.

Capacité de l'appareil : 0 à 120 m3/h.

Un purgeur à bouton poussoir permet d'éliminer l'air contenu dans l'appareil au


moment de la mise en service.

MANŒUVRES

Contrôle d’une bouche d’incendie :

- monter le coude d’alimentation et le tuyau intermédiaire ;


- brancher le contrôleur de débit ;
- ouvrir lentement la bouche d’incendie ;
- arrêter l’ouverture de la bouche d’incendie dès que l’aiguille du débitmètre
atteint 120 m3/h ;
- relever et noter le débit ;
- fermer lentement la bouche d’incendie et démonter le contrôleur de débit et son
tuyau ;
- démonter le coude d’alimentation.
Contrôle d’un poteau d’incendie :
- monter le contrôleur de débit et le tuyau intermédiaire sur l’orifice de 100 mm;
- brancher le contrôleur de débit ;
- ouvrir lentement le poteau d’incendie ;
- arrêter l’ouverture du poteau d’incendie dès que l’aiguille du débitmètre atteint
120 m3/h ;
- relever et noter le débit ;
- fermer lentement le poteau d’incendie ;
- démonter le contrôleur de débit et son tuyau.

NB : Pour la mesure du débit des bouches d'incendie, les turbulences naissant dans
le coude d'alimentation risquent de fausser la lecture. Pour une mesure précise,
interposer un tuyau souple entre le coude d'alimentation et le débitmètre.

SP 001 ESAP 57
Contrôleur de débit

14.
L

E CROCHET D'AMARRE RÉGLABLE POUR TUYAUX

DESTINATION
Le crochet d'amarre réglable est utilisé pour amarrer les tuyaux des établissements
verticaux, sur les échelles, sur les rambardes, le long des chêneaux, etc.

Il peut être employé pour amarrer les tuyaux de tous diamètres.

SP 001 ESAP 58
NOMENCLATURE
- le crochet métallique ;
- la sangle en tuyau de 45 cm de long ;
- la pièce coulissante de serrage.

MANŒUVRE
- entourer le tuyau (vide ou plein) à amarrer avec l'extrémité de la sangle qui est
munie de la pièce coulissante ;
- introduire le crochet dans la pièce coulissante et serrer la sangle ;
- accrocher l'accessoire à un échelon ou à une partie horizontale de faible largeur en
soulevant légèrement le tuyau pour faciliter l'opération.

PRÉCAUTION – SÉCURITÉ
- il est recommandé d'amarrer les tuyaux de 70 mm au moins tous les 8 mètres, les
tuyaux de 110 mm au moins tous les 5 mètres ;
- éviter de déplacer brusquement les tuyaux amarrés.

15. COURROIE DE TUYAUX


La courroie de tuyaux se présente sous la forme d'une sangle de 1,30 m de long, 3 cm
de large et 3 mm d'épaisseur. Elle est munie d'une boucle demi-lune pour réaliser le
serrage.

La courroie pour tuyaux est destinée à parer à un éventuel déboitement des pièces de
jonction entre elles ou des raccords et des lances, ainsi qu'à amarrer les
établissements de tuyaux.

SP 001 ESAP 59
16. LA COURROIE D'AMARRE
La courroie d'amarre se présente sous la forme d'une sangle tressée de 1,20 m de
long, 3 cm de large et 3 mm d'épaisseur. Elle est munie d'une boucle à griffes.

EMPLOI
Courroie tressée : emportée par le personnel des engins pompes, elle sert à amarrer
le tuyau de la lance du dévidoir tournant, ou tout autre établissement de tuyaux.

La courroie d'amarre pour échelier de 1,40 m de long par 2,5 cm de large sert à fixer
l'établissement sur le porte-lance lors de l'ascension, puis sur l'échelon pour la mise
en manœuvre.

17. DISPOSITIFS DE FRANCHISSEMENT DE TUYAUX (DFT)

DESTINATION
Ces matériels sont utilisés pour permettre de franchir les tuyaux sans les détériorer,
aux endroits où les établissements coupent les voies de circulation.

TYPES DE MATÉRIELS
Plusieurs types de matériels sont en service à la Brigade :

- En caoutchouc "d'un seul élément" ;


- en aluminium "trois éléments" (destiné à remplacer progressivement tous les
modèles en caoutchouc).

MANOEUVRE
- disposer les tuyaux perpendiculairement à l'axe de la chaussée ;
- placer les éléments et régler leur écartement en fonction de la voie des véhicules.

SP 001 ESAP 60
Régler l'écartement en fonction de la voie des véhicules

II. LES OUTILS DE DEBLAI ET D’OPERATIONS DIVERSES

1. LA PELLE
Elle est employée au terrassement, à l'enlèvement des matériaux brûlés et des
décombres. Elle se compose d'un fer à douille et d'un manche. Certains modèles
possèdent un fer articulé, permettant d'obtenir une position à 90 0 par rapport au
manche, ce qui donne la possibilité de piocher (Pelle-Pioche).

SP 001 ESAP 61
2. LA PIOCHE
Elle sert à remuer les décombres et au terrassement. Elle se compose d'un manche et
un fer avec pic et d'un tranchant.

3. LA FOURCHE-DROITE, FOURCHE RECOURBEE


Les fourches servent à déplacer les matériaux brulés et à faire tomber les gravats etc.
Elles se composent d'un fer avec pointes et d'un manche.

4. LA GAFFE
Elle sert à faire tomber les gravats, les matériaux consumés ou en équilibre instable et
à faire des recherches dans les nappes d'eau.
Elle se compose d’une perche terminée d'une extrémité en fer avec double crochets.
La longueur de la gaffe est de 3,5 mètres ou 4 mètres.
Il existe un modèle de gaffe démontable en deux éléments qui se vissent l'un sur
l'autre.

SP 001 ESAP 62
5. LA SCIE EGOINE

Elle sert à sectionner des pièces charpente en bois, des palissades, des lames de
parquet. Elle se compose de la poignée et de la scie proprement dite.

6. LA MACHETTE
Elle sert à couper les branches basses et rejets pour se frayer un passage en taillis ou
forêt. Elle peut également servir pour éloigner un arbre abattu sur la voie publique.

7. LA SERPE
Elle sert à couper les broussailles, ronces, etc., pour se frayer un chemin en taillis ou
sous-bois.

SP 001 ESAP 63
8. L’OUVRE PORTE RAPIDE (OPR) :
C’est un outil de forcement qui permet de réaliser par percussion puis découpage, des
"trous d'homme" dans les portes à léger blindage ou sur des rideaux de fer (ateliers,
usines, magasins, etc.). Il peut également être utilisé pour la désincarcération.

SP 001 ESAP 64
9. LE GRAPPIN :
Le grappin est utilisé pour explorer les puits et les nappes d'eau. Lancé au moyen
d'une commande, il sert à accrocher ou à entraîner un objet placé hors de portée.
Il se compose d'une tige portant quatre (04) crochets et d'un anneau. Il est relié à une
commande par une chaîne de trois (03) mètres de longueur.

10. LA HERSE A GRAPPINS MULTIPLES :


Elle est utilisée pour explorer des nappes d'eau de grande étendue. Elle se compose
d'un cadre métallique triangulaire dont le sommet est en forme d'anneau. Sur sa base,
sont fixés au moyen de chaînettes quatre (04) grappins Elle est reliée à une
commande par une chaîne d’une longueur de trois (03) mètres environ.

SP 001 ESAP 65
SP 001 ESAP 66
CHAPITRE 7 : LES MATERIELS D’EPUISEMENT

I. LE VIDE-CAVE

GENERALITES

Matériels d'épuisement, les vide-caves utilisent pour leur fonctionnement, l'eau sous
pression fournie par une pompe.

DEFINITION

Le vide-cave est un engin qui permet d’épuiser l'eau jusqu'à 25 m dans le sous-sol,
caves, excavations, puits, etc.

UTILISATION. :
Simple de construction et d'emploi, c'est l'engin par excellence des Sapeurs-Pompiers
pour réaliser des aspirations de plus de 20 m3 dans des conditions qui ne permettent
pas l'emploi des motopompes d’épuisement :
- risques d'intoxication par gaz d'échappement ;

- risques d'explosion ;

- profondeurs supérieures à 8 mètres.

DESCRIPTION :
Le vide-cave se présente sous la forme d'un groupe monobloc composé d'une turbine
hydraulique et d’une pompe centrifuge (en bronze ou en alliage léger), montées sur
un même arbre en acier inoxydable. Cet ensemble constitue le rotor (qui peut être
muni ou non d'un graisseur pour la lubrification) enfermé dans un corps comprenant
deux colimaçons qui débouchent sur le collecteur.

Le bloc d'aspiration est constitué d’un assemblage soudé en tôle portant la crépine,
facilement démontable.

Il est rigide et forme ainsi l'assise de l'appareil. Le collecteur est muni d'un ½ raccord
AR 100 et la tubulure d’alimentation d’un ½ raccord symétrique de 65 mm.

Deux poignées en fer assurent des prises pour son déplacement.

SP 001 ESAP 67
RENDEMEENT

Pression Hauteur de Débit utile (m3/h)


d'Alimentatio refoulement
Longueur de refoulement (m)
n (mètres)
(bars)
6 5 20 40 80 120
5 56 54 50 45
6
10 39 38 35 31
5 70 68 62 60
8 10 58 54 48 43
15 36 34 30 28
10 64 60 59 52
10 15 53 50 45 40
20 - 34 31 28
10 72 68 63 59
15 60 57 52 48
12
20 - 44 38 35
25 - 31 27 23

NB : La faible pression de refoulement nécessite l’emploi de deux (02) ou trois


(03) aspiraux au départ du collecteur (AR 100).

CARACTERISTIQUES
65/100 :
- 47 cm de diamètre ;

- 61 cm de hauteur ;

- Poids : 31 kg.

ACCESSOIRES
- 01 clé de dégrippage ;
- 01 panier en osier ;
- 02 tuyaux d’aspiration de 110 x 4 mètres.
MISE EN OEUVRE
Après avoir déterminé le cheminement le plus court et la hauteur de refoulement,
choisir la pression d'alimentation (en fonction du tableau).
VERIFICATIONS PREALABLES
- non grippage du rotor ;

SP 001 ESAP 68
- non obstruction de la crépine ;
- serrage des demi-raccords.

REGLES DE CONDUITE
- attendre que les tuyaux soient remplis avant d'élever le régime moteur de l'engin
pour obtenir la pression désirée ;
- s’assurer fréquemment que l'eau refoulée ne s'évacue pas dans d'autres locaux ;
- vérifier de temps à autre le non colmatage de la crépine.

TRANSPORT
Le matériel est transporté par l’engin pompe ou autre camionnette plus la MPR (VID).
PERSONNEL
Le Chef d'agrès est responsable de la manœuvre.
ENTRETIEN ET VERIFICATION
Après utilisation

- Nettoyer à l'eau propre ;


- Lubrifier ;
- Examiner l'état de la crépine.

NB : Il existe deux types de vide-caves :


- Celui de 100 ;
- Celui de 65/2 X 65.

SP 001 ESAP 69
II. L’HYDRO-EJECTEUR

DESTINATION :
Cet appareil utilise de l'eau sous pression pour aspirer l'eau :
- soit d'une cave, d’un puits ou d'un réservoir quelconque qu'il s'agit d'épuiser ;
- soit d'un pont d'eau, mare, lac ou rivière, pour l'alimentation et la réalimentation
d'un camion-citerne et, en général, chaque fois que les conditions
particulières rendent son emploi indispensable ou seulement par exemple :
aspiration d'eau chargée ou aspiration à une profondeur trop importante pour
permettre l'emploi d'une pompe classique.
FONCTIONNEMENT
L'eau motrice forme dans l'appareil un jet rapide qui entraîne l'eau à évacuer et lui
communique une partie de son énergie.
La quantité d'eau qu'il est possible d'évacuer dans un temps donné dépend :
Côté alimentation : de la pression de l'eau motrice à l'entrée de l'appareil.
Côté refoulement :
- de la hauteur géométrique de refoulement (différence de niveau entre la nappe
d'eau à évacuer et la sortie du tuyau de refoulement);
- de l'ensemble des résistances à l'écoulement affectant cette tuyauterie.

ENTRETIEN
L'hydro-Ejecteur ne nécessite aucune mesure spéciale d’entretien, étant
donné sa simplicité. Toutefois, il est préférable :
- de rincer l'appareil après utilisation en eau sale ou saline;
- de vérifier que l'appareil ne contient plus d'eau avant rangement.
CLASSIFICATION :

Il existe deux types d'hydro-éjecteur :


- l’hydro-Ejecteur sans clapet de pied;
- l’hydro-Ejecteur avec clapet de pied.
CARACTERISTIQUES
- hydro-éjecteur sans clapet de pied : Poids : 4, 100 kgs.
- hydro-éjecteur avec clapet de pied : Poids : 6,100 kgs.

SP 001 ESAP 70
L'appareil est équipé d'un demi-raccord DSP DN 40 pour l'alimentation en eau
motrice et d'un demi-raccord DSP DM 65 pour la sortie de l'eau à évacuer
additionnée à l'eau motrice.
Une crépine en tôle perforée arrête les grosses impuretés contenues dans l'eau à
aspirer.
L'appareil peut être équipé d'un clapet de pied permettant de retenir l'eau se trouvant
dans les tuyauteries au moment d'un arrêt temporaire ou d'une anomalie de
fonctionnement. Un robinet de vidange facilite l'évacuation de cette même eau lors du
démontage de tuyauterie.

NB : Tous ces renseignements sont donnés à titre indicatif.

SP 001 ESAP 71
CHAPITRE 8 : LES PRISES D'EAU D'INCENDIE

GENERALITES
Les bouches et poteaux d'incendie permettent d’utiliser l'eau des conduites de ville.
Chaque bouche ou poteau est caractérisé, selon le réseau qui l'alimente, par un débit
et une pression. Le débit s'exprime en mètres cubes par heure. La pression s'exprime
en bars.

I. LA BOUCHE D’INCENDIE DE 100 MM

DESCRIPTION
La bouche d’incendie se compose d'un tuyau métallique de 100 mm de diamètre
intérieur, branché sur une conduite montant verticalement jusqu'à la surface du sol
où il se termine par un orifice d'écoulement. Cet orifice est une douille (partie mâle
du raccord à levier) à rebords saillants de 100 mm de diamètre intérieur. Il est
enfermé dans un coffre en fonte dont le couvercle rectangulaire est percé d'un trou
qui en permet l'ouverture.

Le coffre renferme en outre un carré que l'on coiffe avec la clé de barrage pour
manœuvrer un régulateur fileté dont la tige se termine par une soupape qui ouvre ou
ferme le tuyau.

SP 001 ESAP 72
BOUCHE D’INCENDIE

LE COFFRE

Le coffre en fonte, recouvert d’un couvercle, renferme :


- le carré de manœuvre de 30 x 30 mm qui permet, au moyen de la clé de
barrage, en agissant sur l’ensemble régulateur, d’ouvrir et de fermer la bouche
d’incendie ;
- le raccord KEYSER de 100 mm, partie mâle ;
- un orifice de vidange favorisant l’écoulement de l’eau.

SP 001 ESAP 73
DESCRIPTION DU COFFRE

LA COLONNE MONTANTE

La colonne montante de 100 mm de diamètre renferme le tube de manœuvre reliant


la vis de manœuvre et le clapet.

LE COUDE A PATIN

Le coude à patin, placé à un (01) mètre environ en dessous du niveau du sol, contient
le clapet et le système de vidange de la colonne.

SP 001 ESAP 74
DESCRIPTION DE LA PARTIE BASSE

SYSTEME DE VIDANGE DE LA COLONNE MONTANTE

SP 001 ESAP 75
MANŒUVRE

Pour utiliser la bouche d'incendie :


- ouvrir le coffre de la bouche en soulevant le couvercle avec le crochet de la
tricoise;
- dégorger la bouche afin de chasser les corps étrangers qui peuvent s'être
accumulés dans la colonne et le coffre; pour ce faire:
o coiffer doucement le carré du régulateur au moyen de la clé de barrage;
o ouvrir lentement la bouche dans le sens de dévisser, d'un nombre de
tours suffisant pour que l'eau jaillisse à hauteur des genoux;
o fermer lentement la bouche sans forcer dans le sens de visser;
- monter sur l'orifice une retenue ou un coude d'alimentation;
- ouvrir à nouveau dans le sens de dévisser jusqu'à fin de course (13 tours).
La manœuvre terminée :
- fermer le régulateur (13 tours sens de visser);
- démonter la retenue ou le coude d'alimentation;
- fermer le couvercle du coffre.

PRECAUTIONS A PRENDRE :

L’ouverture ou la fermeture de tout appareil exige certaines précautions car :


- pour une bouche de 100 mm à treize (13) tours, il n'y a que les deux (2)
premiers tours efficaces, mais ils correspondent à 85 % du débit maximum;
- des ouvertures ou fermetures trop rapides de ces deux (02) tours efficaces
peuvent engendrer des "coups de bélier" dans les canalisations et provoquer
des ruptures de conduites ou de branchements;
- une fermeture trop rapide peut provoquer une surpression de 3,5 bars ou plus.

En conséquence, pour tous les robinets vannes les premiers tours à l'ouverture
ainsi que les derniers tours à la fermeture doivent être exécutés très lentement.

II. LE POTEAU D'INCENDIE DE 100 MM

GENERALITES :

Le poteau d’incendie est conçu sur le même principe de fonctionnement que la


bouche d’incendie. Il diffère de cette dernière par une partie saillante au-dessus du
niveau du sol. Trois (03) raccords symétriques de 65 mm et de 100 mm, équipés de
bouchons et de cache bouchons selon le type, équipent cette partie du poteau. Un
carré de manœuvre situé sur le dessus permet, au moyen d’une clé spéciale pour
poteau, de l’ouvrir et de le fermer. Un poteau d’incendie peut également être équipé

SP 001 ESAP 76
d’un coffre dont l’ouverture s’effectue également au moyen de la clé spéciale pour
poteau.

ORGANE D’OBTURATlON :

L'organe d'obturation est commandé par un carré de manœuvre. Il s'ouvre dans le


sens de dévisser (13 tours).

DESCRIPTION DE POTEAU D’INCENDIE

NIVEAU DU SOL

Système de vidange automatique

SP 001 ESAP 77
21 Bouchon de 65 mm
22 Prise Symétrique de 65 mm

SP 001 ESAP 78
POTEAU D’INCENDIE DE 100 MM

SP 001 ESAP 79
DESIGNATION D'UNE BOUCHE OU DUN POTEAU D'INCENDIE :
Une bouche ou un poteau d'incendie est connu :
- par son numéro d'ordre et ses coordonnées;
- par le nom de la rue ou le numéro de la maison la plus rapprochée ou par un
repère de voirie (localisation géographique).

Ces indications figurent sur les cahiers de bouches et poteaux d'incendie, détenus
dans les centres de secours.

IMPLANTATION DES BI – PI

VOLUME DE DEGAGEMENT

Il doit exister autour d’un appareil un espace libre de forme cylindrique de 0,50 m de
rayon (R) à partir du carré de manœuvre.

BOUCHE D’INCENDIE

D < 05 mètres Une bouche d’incendie doit être située au plus à 05 mètres du bord de
la chaussée accessible aux véhicules des services de lutte contre l’incendie.

SP 001 ESAP 80
POTEAU D’INCENDIE

D < 04 mètres Un poteau d’incendie doit être situé à plus d’un mètre du bord de la
chaussée accessible aux véhicules des services de lutte contre l’incendie et au
maximum à 05 mètres de celui-ci.

SP 001 ESAP 81
CHAPITRE 9 : LE ROBINET D’INCENDIE ARME

GENERALITES
Pour permettre une première intervention d'urgence dans la lutte contre l'incendie en
attendant l'arrivée de moyens puissants, certains établissements ou entreprises sont
équipés de Robinets d'Incendie Armés (RIA).

1. DEFINITION :
Le robinet d'incendie armé est un équipement de premier secours alimenté en eau
pour la lutte contre le feu utilisable par un personnel qualifié ou non (il est préférable
que les DN 33 soient utilisés par du personnel qualifié).

2. DESCRIPTION :
Un robinet d’incendie armé se compose :
- d’un robinet d’arrêt de l’alimentation en eau attenant au dévidoir ;
- d’un dévidoir à alimentation axiale ;
- d’une longueur élémentaire de tuyau semi-rigide (maximum 30 m) ;
- d’un robinet diffuseur.

Il peut être installé dans une armoire d’incendie ou dans une niche.
Diamètre intérieur du tuyau : 19 mm, 25 mm et 33 mm.

Deux types de RIA :


- manuel ;
- automatique (ouverture après 03 tours complets du dévidoir).

02 modèles :
- fixe ;
- pivotant.

Robinet diffuseur :
- positions :
o fermeture ;
o jet en diffusion ;
o jet droit.

La dimension de l’ajutage pour la formation du jet est pour :


- le DN 19, un diamètre de 6 mm ;
- le DN 25, un diamètre de 8 mm ;
- le DN 33, un diamètre de 12 mm.

3. INSTALLATION

Sauf impossibilité, les RIA doivent être placés à l’intérieur des bâtiments, le plus près
possible et à l’extérieur des locaux à protéger.

Dans les locaux présentant des risques importants d’incendie, tout point de la surface
de ces locaux doit être battu par au moins deux jets de lance.

SP 001 ESAP 82
Les emplacements des RIA doivent être signalés de manière très apparente et
numérotés en une série unique. Leurs accès doivent être aisés, leurs abords
constamment dégagés et leur mise en œuvre facile. L’axe de la bobine étant situé
entre 1,20 m et 1,80 m du sol et protégés contre d’éventuels risques de gel et de
détérioration.
Les RIA doivent être numérotés en une série unique.

4. ALIMENTATION

Le RIA est alimenté par une canalisation d’eau desservie par conduite publique ou
exceptionnellement par réservoir élevé ou sous pression. La pression minimum doit
être d’au moins 2,5 bars. Des essais mensuels doivent être effectués et la pression
relevée doit être inscrite sur un registre spécial.

DIAMETRE DE BRANCHEMENT (information)

Le diamètre nominal de la canalisation est déterminé suivant les paramètres du


tableau suivant :
Tuyau

Dévidoir

Robinet d’arrêt

Alimentation en eau

Robinet diffuseur

Canalisatio Nombre de RIA


n
DN DN 19 DN 25 DN 33
40 ≤4 ≤2 -
50 ≤8 ≤4 ≤2
65 ≤ 24 ≤ 12 ≤6
80 ≥ 24 > 12 >6

NB : Il est possible de rencontrer une variante de RIA disposant d’un injecteur et de


bidons d’émulseur capable de produire la mousse dénommée Poste d’Incendie
Additivé (PIA).

SP 001 ESAP 83
CHAPITRE 10 : LES COLONNES SECHES ET COLONNES HUMIDES

Avec le développement des constructions en hauteur, le besoin de disposer


rapidement au niveau voulu de l’eau sous pression sans avoir à réaliser des
établissements de tuyaux difficiles et périlleux est apparu. La réglementation prévoit,
en fonction de la nature et de la destination de la construction, la mise en place à
demeure, de deux sortes de colonnes :

- les unes sont vides : ce sont les colonnes sèches ;


- les autres sont en charge : ce sont les colonnes humides.

I. LES COLONNES SECHES

1. PRINCIPE

Les colonnes sèches sont des tuyauteries Exemple


fixesde
et RIA
rigides installées dans diverses
constructions telles que les habitations, les bâtiments à usage industriel, les parcs de
stationnement, les établissements recevant du public (ERP) et certains Immeubles de
Grande Hauteur (IGH). Elles sont destinées à faciliter l’intervention des sapeurs-
pompiers. Elles sont alors raccordées aux tuyaux souples pour être mises en charge
au moment de l’emploi.

2. DESCRIPTION

Une colonne sèche comprend :


- un ½ raccord d’alimentation ; éventuellement un élément de conduite reliant le
½ raccord d’alimentation à la colonne proprement dite (traînasse) ;
- la colonne proprement dite ;
- des prises d’incendie (simples ou doubles).

3. CLASSIFICATION

Du point de vue du diamètre, on distingue deux (02) classes de colonnes sèches :


- les colonnes de diamètre nominal 65 pour le cas général (permettant au minimum
l’alimentation de deux lances de diamètre nominal 40/14 ou d’une lance de
diamètre nominal 65/18) ;
- les colonnes de diamètre nominal 100 pour les cas de risques importants
(permettant au minimum, l’alimentation de quatre lances de diamètre nominal
40/14 ou de deux lances de diamètre nominal 65/18)

Du point de vue de l’installation, on distingue :

SP 001 ESAP 84
- la colonne sèche dite « montante » qui dessert les niveaux situés au-dessus du
niveau d’accès des véhicules des sapeurs-pompiers ;
- la colonne sèche dite « descendante » qui dessert les niveaux situés au-
dessous du niveau d’accès des véhicules des sapeurs-pompiers.

NB : une colonne sèche « montante » et une colonne sèche « descendante » sont


toujours indépendantes et ont des raccords d’alimentation distincts.

4. EMPLACEMENTS ET ACCES

4.1. LE RACCORD D’ALIMENTATION :


- muni de son bouchon, se trouve dans un endroit facilement accessible aux
sapeurs-pompiers et permet dans tous les cas le branchement aisé des tuyaux
souples ;
- est apparent ou facilement repérable et visible en toutes circonstances ;
- est placé à une hauteur au-dessus de son niveau d’accès comprise entre 0,80 m et
1,50 m et incliné vers le sol avec un angle de 45°;
- peut-être placé à un niveau différent du niveau d’accès des véhicules des sapeurs-
pompiers.

Le raccord d’alimentation d’une colonne sèche montante doit être situé à 60 mètres au
plus d’une BI ou d’un PI.
Le raccord d’alimentation d’une colonne sèche desservant un parc de stationnement
doit être situé à 100 mètres au plus d’une BI ou d’un PI.
Lorsque le raccord d’alimentation est éloigné de la colonne sèche, le raccordement
s’effectue au moyen d’une conduite d’allure générale horizontale (traînasse) ayant au
moins le même diamètre nominal que la colonne et présentant les caractéristiques
suivantes :
- elle n’emprunte que des locaux accessibles ;
- elle ne traverse aucun local technique dangereux ni aucune gaine de gaz,
d’électricité, de vide-ordures, d’ascenseurs, etc.) et ne gêne pas l’accès de ces
gaines.

4.2. LA COLONNE PROPREMENT DITE :


- est installée obligatoirement dans une zone protégée (dispositif d’accès à
l’escalier, l’escalier lui-même, gaine coupe-feu deux heures située à proximité du
dispositif d’accès) ;
- a un trajet d’allure verticale et peut traverser les paliers ou les marches ou être
dans le vide de l’escalier.

4.3. LES PRISES D’INCENDIE

SP 001 ESAP 85
Elles doivent être placées dans les cages d’escalier ou dans leurs dispositifs d’accès à
une hauteur comprise entre 0,80 m et 1,50 m avec une inclinaison vers le sol
d’environ 45°.
Les prises d’incendie sont de l’un des types suivants :
- prise simple de diamètre nominal 40 comprenant un robinet de DN 40 et un
bouchon muni d’une chaînette ;
- prise double de diamètre nominal 40 comportant deux robinets de DN 40 et deux
bouchons munis d’une chaînette ;
- prise simple de diamètre nominal 65 comportant un robinet de DN 65 et un
bouchon muni d’une chaînette.
Les robinets des prises dont l’ouverture doit s’effectuer entre deux et deux et un quart
(21/4) et trois et un demi (31/2) tours sont munis de carrés de manœuvre individuels de
12 mm et sont maintenus obligatoirement en position fermée.

Lorsqu’une prise d’incendie est sous coffrage, la porte du coffrage doit s’ouvrir au
moyen d’un carré de six (06) mm.
4.4. SIGNALISATION
Le raccord d’alimentation est signalé par l’indication « colonne sèche » très apparente,
située au niveau du raccord, en caractère de couleur rouge sur fond blanc.
Lorsqu’une prise d’incendie est placée sous coffrage, l’indication « prise d’incendie »
figure sur la face extérieure de la porte du coffrage.
5. UTILISATION
Les colonnes sèches sont utilisées pour l’extinction des incendies dans les étages
lorsque le chef d’agrès en donne l’ordre. Les règlements de manœuvre précisent les
rôles respectifs des personnels.

II. COLONNE EN CHARGE (DITES COLONNES HUMIDES)

1. PRINCIPE
Les colonnes en charge sont des tuyauteries fixes et rigides installées obligatoirement
dans les immeubles de grande hauteur de plus de 50 m, reliées à des réservoirs, à
des pompes, à des surpresseurs ou à tout autre dispositif permettant d’alimenter les
lances des sapeurs-pompiers.
2. DESCRIPTION
Une installation de protection incendie par colonne en charge comprend au moins :
- une réserve d’eau alimentée en eau potable ;
- d’un dispositif d’alimentation ;
- une colonne en charge par escalier.

2.1. RESERVE D’EAU

SP 001 ESAP 86
La réserve a une capacité telle que 120 m3 d’eau au moins soient exclusivement
réservés aux services d’incendie.
Cette capacité peut être réduite à 60 m3 pour les IGH de moins de 100 m de hauteur
et de moins de 750 m2 de superficie par compartiment. Dans ce cas, la réserve doit
pouvoir être réalimentée par une colonne sèche de 100 mm ne comportant aucun
piquage ;

La réserve peut être installée à n’importe quel niveau de l’immeuble et répartie en


plusieurs réservoirs de telle manière que lors des opérations d’entretien, il reste
encore au moins 120 m3 d’eau disponible dans l’ensemble des autres.

Pour une réserve de 120 m3, il faut au minimum :


- 03 réservoirs de 60 m3 ;
- 04 réservoirs de 40 m3 ;
- etc.

2.2. DISPOSITIF D’ALIMENTATION


La solution adoptée doit permettre au dispositif de répondre aux conditions suivantes :
- avoir un débit égal à 1 000 l/min par colonne, deux colonnes fonctionnant
simultanément ;
- assurer à chaque niveau de desserte le débit minimal par colonne à une
pression statique à débit nul, comprise entre 4,5 et 8,5 bars.

2.3. COLONNE EN CHARGE


L’installation comporte au minimum :
- deux colonnes en charge d’un diamètre minimal intérieur de 100 mm ;
- des conduites d’alimentation générales, des robinets de sectionnement (pour
permettre la mise hors service d’une colonne sans perturber le fonctionnement
des autres), des robinets de purge raccordés à une évacuation siphonnée, des
prises d’incendie et des manomètres de contrôle avec robinets d’isolement (un
sur chaque colonne près des prises d’incendie en partie haute de chaque zone
de pression) ;
- éventuellement des robinets d’incendie armés alimentés par la colonne,
lorsqu’ils sont prévus par la réglementation.

3. EMPLACEMENT ET ACCES

3.1. LA COLONNE PROPREMENT DITE :

- est installée obligatoirement dans une zone protégée (dispositif d’accès


d’escalier, l’escalier lui-même, gaine coupe-feu deux heures située à proximité
du dispositif d’accès) ;
- a un trajet d’allure verticale et peut traverser les paliers ou les marches ou être
dans le vide de l’escalier.

SP 001 ESAP 87
3.2. PRISES D’INCENDIE

Elles doivent être placées dans les escaliers ou dans leurs dispositifs d’accès à une
hauteur comprise entre 0,80 m et 1,50 m avec une inclinaison vers le sol de 45°.
Les prises d’incendie sont de l’un des types suivants :
- prise simple de diamètre nominal 40 comportant un robinet de DN 40 et un
bouchon muni d’une chaînette ;
- prise double de diamètre nominal 40 comportant deux robinets de DN 40 et
deux bouchons munis d’une chaînette ;
- prise simple de diamètre nominal 65 comportant un robinet de DN 65 et un
bouchon muni d’une chaînette.
Les robinets des prises dont l’ouverture doit s’effectuer entre deux et un quart (2 1/4) et
trois et un demi (31/2) tours sont munis de carrés de manœuvre individuels de 12 mm.

Lorsqu’une prise d’incendie est sous coffrage, la porte du coffrage doit s’ouvrir au
moyen d’un carré de 06 mm.
3.3. SIGNALISATION
Lorsqu’une prise d’incendie est placée sous coffrage, l’indication « prise d’incendie »
figure sur la face extérieure de la porte du coffrage.

4. UTILISATION
Les colonnes humides sont utilisées sur ordre du chef d’agrès pour l’extinction des
incendies dans les IGH de plus de 50 m. Le règlement de manœuvres des engins et
l’instruction concernant les IGH précisent les rôles respectifs des personnels.

SP 001 ESAP 88
Prise simple 1fois 40
ou double
2fois 40 par étage

½ raccord entre 0,8


et 1,5 m du sol

1 prise double
et
1prise par sous-sol

SP 001 ESAP 89
MONTAGE TYPE POUR LES ESSAIS EN PRESSION D'UNE COLONNE DE 65 MM.

(100)
100 mm

MONTAGE TYPE POUR LES ESSAIS EN PRESSION D'UNE COLONNE DE 100 MM

SP 001 ESAP 90
CHAPITRE 11 : LES EXTINCTEURS MOBILES

1. DEFINITIONS :

Un extincteur est un appareil contenant un agent extincteur qui peut être projeté et
dirigé sur un feu par l'action d'une pression interne. Cette pression peut être fournie
par une compression préalable permanente ou être obtenue par une réaction
chimique ou la libération d'un gaz auxiliaire.

Un extincteur portatif est un extincteur qui est conçu pour être porté et être utilisé à
la main et qui, en ordre de marche, a une masse inférieure ou égale à 20 kg.
L'agent extincteur est l'ensemble du ou des produits contenus dans l'extincteur et
dont l'action provoque l'extinction

La charge d'un extincteur est la masse ou le volume de l'agent extincteur contenu


dans l'extincteur. Du point de vue quantitatif, la charge des appareils à base d'eau
s'exprime en volume (litres) et celle des autres appareils en masse (kilogrammes).
2. CLASSIFICATION :
Il n'y a pas de classification à proprement parler. On peut toutefois considérer qu'un
classement existe en fonction de :
- l'agent extincteur ;
- leur masse et leur équipement:
o portatif ≤ 20 kg ;
o sur roues > 20kg et < 750 kg ;
o remorquable ≥ 750 kg

3. DESIGNATION D'UN EXTINCTEUR :

Un extincteur est désigné par l'agent extincteur qu'il contient. On distingue :


- les extincteurs à base d'eau (à eau);
- les extincteurs à mousse ;
- les extincteurs à poudre ;
- les extincteurs à dioxyde de carbone (C02);
- les extincteurs à hydrocarbures halogénés (halons).

Parmi les extincteurs à base d'eau, on distingue :


- les extincteurs à eau (jet plein);
- les extincteurs à eau (jet pulvérisé);
- les extincteurs à eau avec additif (jet plein);
- les extincteurs à eau avec additif (jet pulvérisé).

SP 001 ESAP 91
Parmi les extincteurs à poudre, on distingue :
- les extincteurs à poudre BC ;
- les extincteurs à poudre ABC dite "poudre polyvalente".

4. LES QUALITES D’UN EXTINCTEUR


- La sécurité (résistance à la pression interne; l'étanchéité, etc.) ;
- L'efficacité (puissance extinctrice; portée moyenne; durée de fonctionnement);
- La conservation (résistance aux intempéries, tassement de la poudre,
détérioration des flexibles et manettes).

5. IDENTIFICATION

 COULEUR
La couleur du corps de l’extincteur doit être rouge.
 INSCRIPTIONS

Les renseignements permettant de reconnaître et d’utiliser un extincteur sont portés,


d’une façon très lisible, sur le corps de l’appareil, sous forme d’une étiquette ou d’un
même cadre qui se décompose en 5 parties :

1) nature de l’agent extincteur ;


2) mode d’emploi ;
3) restrictions et dangers d’utilisation (électricité, toxicité) ;
4) renseignements divers sur :
o rechargement ;
o Vérification ;
o Composition ;
o capacités.
5) nom et adresse du responsable de l’appareil.

En outre, l’année de fabrication doit figurer sur l’appareil.


Depuis 1984, l’année de fabrication est marquée en clair sur l’estampille
d’homologation aux normes françaises.

6. NOMENCLATURE : (EXEMPLE D’UN EXTINCTEUR A POUDRE)


- Le corps de l'appareil de forme cylindrique ;
- Un tuyau souple avec soufflette ;
- Un tube plongeur ;
- Une poignée de transport ;
- Un système de percussion ;
- Une cartouche (sparklet) contenant un gaz sous pression.

SP 001 ESAP 92
NB : Cette description, bien que s'adressant aux extincteurs à poudre, peut se
généraliser à tous les autres, à la seule différence que pour les extincteurs à C0 2 et
ceux à pression permanente, il n'y a pas de sparklet.
Les extincteurs à C02 de moins de 5 kg ne disposent pas de tuyau flexible. Ils ont un
tromblon directement fixé sur l'orifice de sortie.

7. FONCTIONNEMENT : (EXTINCTEUR A POUDRE)

La mise en pression est obtenue par l'action sur la poignée de pression.


La percussion du sparklet libère un gaz auxiliaire qui met le réservoir sous pression.
Tout le contenu étant sous pression remonte dans le flexible en passant par le tube.
Une action sur le levier de la soufflette, projette l’agent extincteur sur le foyer.

8. MISE EN ŒUVRE

- Avant toute utilisation, s'assurer que l'extincteur est adapté à la


nature du feu ;
- Retirer la goupille de sécurité ;
- Percuter ;
- S'assurer de son bon fonctionnement en appuyant sur la manette de projection ;
Procéder à l'extinction en attaquant le foyer dos au vent.

SP 001 ESAP 93
Vent

SP 001 ESAP 94
9. REGLES D’IMPLANTATION
Sauf raisons particulières, les extincteurs seront répartis de manière uniforme à
l’intérieur de chaque zone à défendre.
Les extincteurs doivent être mis en place dans les dégagements, les voies d’accès,
les chemins de repli des utilisateurs.

Ils doivent être visibles et accessibles. Leur emplacement doit être repéré.

La distance maximale à parcourir pour atteindre un extincteur est de 15 mètres.

Il est recommandé de ne pas placer la poignée de portage à plus de 1,20 mètre du


sol.

Leurs supports doivent être fixés solidement.

Le nombre des extincteurs est fonction des locaux à défendre et obéit aux règles
particulières à chaque type d’activité.

10. SYMBOLES
Les extincteurs (type et emplacement) sont renseignés sur les plans des immeubles
au moyen de symboles.

Les formes géométriques de base pour les extincteurs sont :

- extincteur portatif ;

- extincteur sur roues.

Les symboles donnés ci-après ne sont que des exemples :

Extincteur portatif à eau

Extincteur portatif à poudre ABC

SP 001 ESAP 95
Extincteur portatif à dioxyde de carbone

Extincteur sur roues à poudre BC

SP 001 ESAP 96
CHAPITRE 12 : LES MOYENS D’ECLAIRAGE

1. LE PROJECTEUR PORTATIF

Faisant partie de l'armement de tous les engins d'incendie, il se compose :


- d’une batterie rechargeable ;
- d'un miroir parabolique ;
- d'une lampe ;
- d'un interrupteur marche-arrêt étanche ;
- d'un système de focalisation ;
- d'une bretelle de transport.

L'interrupteur étanche rend possible l'emploi du projecteur dans les milieux où des
explosions sont à craindre. Cependant il est obligatoire d'allumer et d'éteindre la
lampe en-dehors du milieu où son emploi est envisagé.

2. LA LAMPE-TORCHE :

La lampe-torche individuelle, homologuée de sécurité intrinsèque, est en matière


plastique de couleur orange ou noire et fonctionne à partir de 2 ou 3 piles de 1 ,5
volts.

SP 001 ESAP 97
3. LA BALADEUSE :
D’une longueur de 10 m, elle fait partie de l'armement des fourgons. Elle fonctionne
sous une tension de 110 ou 220 volts.

SP 001 ESAP 98
CHAPITRE 13 : LES APPAREILS RESPIRATOIRES

GENERALITES
Les appareils respiratoires permettent aux Sapeurs-Pompiers de travailler sans
danger dans les atmosphères toxiques. Ils ont pour but d'assurer la protection
respiratoire en maintenant une atmosphère respirable isolée de l'air extérieur vicié.
Ils assurent également une protection oculaire
NOTIONS DE PHYSIOLOGIE RESPIRATOIRE
Pour assurer sa fonction respiratoire, l’homme doit être alimenté par de l’air pur
contenant au moins 18 % d’oxygène (l’air atmosphérique contient 21 % d’oxygène et
79 % d’azote).
Lorsque cet air arrive aux poumons ceux-ci fixent uniquement l’oxygène qui se
combine à l’hémoglobine du sang et libèrent en même temps du gaz carbonique.

La consommation d’oxygène varie dans de grandes proportions selon les individus et


les travaux effectués. Elle peut aller de 0,5 l à 3 l/min. Le volume de gaz carbonique
expiré est sensiblement égal au volume d’oxygène consommé.
Le nombre de litre d’air inspiré par minute caractérise la ventilation pulmonaire. Celle-
ci varie selon l’activité du porteur de 20 à 100 l/min.
On distingue essentiellement 02 types d’appareils de protection respiratoire :
- Les appareils respiratoires filtrants ;
- Les appareils respiratoires isolants.
Il existe une grande variété de modèles d’appareils respiratoires isolants.
On peut cependant les classer en deux grandes catégories :

- Les appareils dits "à circuit ouvert" (ARICO),


- Les appareils dits "à circuit fermé" (ARICF).

I. LES APPAREILS RESPIRATOIRES ISOLANTS A CIRCUIT OUVERT


(ARICO)

Ce sont des appareils de protection respiratoire indépendants de l’atmosphère


ambiante et comportant une réserve d’air comprimé portable. L’air expiré est rejeté
dans l’atmosphère ambiante.

Ils sont conçus et réalisés de façon à permettre au porteur de respirer, à la demande,


de l’air provenant d’une mono bouteille via un détendeur. L’air expiré passe du
masque dans l’atmosphère ambiant par l’intermédiaire d’une soupape d’expiration.

SP 001 ESAP 99
1. DESCRIPTION DE L’ARICO

Ces appareils comprennent :


- un masque ou pièce faciale, de type panoramique ou masque à oculaire,
s’adapte à tous les visages et muni d’une soupape d’expiration ;
- un système de détente basse pression (BP) ou « deuxième étage » se vissant
sur le masque ;
- un manomètre de pression, avec sifflet avertisseur de fin de charge ;
- une réserve d’air comprimé (mono bouteille) ;
- un dossard de transport équipé d’un harnais constitué de sangles textiles à
réglage rapide et d’une boucle de ceinture de type aviation ;
- un détendeur haute pression/moyenne pression (PH/MP) ou « premier étage »;
- un flexible moyenne pression reliant le premier étage au deuxième ;
- un deuxième branchement MP (éventuellement) ;
- sur le harnais sont fixées une corne, une balise sonore de détresse et une clé
de serrage.

SP 001 ESAP 10
0
Le dossard
Corne d’appel
Dossard

Logement du micro
régulateur

Ceinture à
Sifflet attache rapide
d’avertisseur de
fin de charge

Manomètre

Sangle à réglable
Micro-régulateur
rapide

 SOUPAPE A LA DEMANDE OU MICRO REGULATEUR

Elle ne délivre de l’air en provenance du détendeur que lorsqu’elle est raccordée au


masque, elle se raccorde au masque par simple encliquetage. La soupape est réglée
pour fournir une surpression de l’ordre de 03 millibars concourant à l’étanchéité du
masque.

Un système de by-pass permet, lors du port de l’appareil, d’obtenir une arrivée d’air
supplémentaire dans le masque respiratoire. En appuyant sur le bouton jaune, il
permet aussi de purger le circuit de l’appareil après utilisation.

 MANOMETRE ET SIFFLET
Un manomètre à cadran photoluminescent, gradué en bars, permet de lire la pression
de la bouteille.

Un sifflet mécanique alimenté en air, avertit le porteur lorsque la pression de la


bouteille est de 55 bars (+/- 5 bars) ce qui oblige un retour systématique vers le point
d’accès.

SP 001 ESAP 10
1
 LA BOUTEILLE :

Elle constitue la réserve d'air disponible pour l'exploration et le travail en atmosphère


irrespirable.
La bouteille d’air comprimé de 09 litres gonflée à 300 bars maximum est en matière
composite.
Le robinet de bouteille est équipé d’un indicateur permanent de pression permettant
de contrôler d’un simple coup d’œil l’état de chargement des bouteilles stockées.

Éléments figurant sur la bouteille Signification


Nom de la société ou poinçon, Identification du fabricant,
ACIER, AU6, 5283, etc., Matière ou alliage composant la bouteille,
6°52 (exprimé en degrés). Conicité intérieur du goulot.
Date de première épreuve en générale
29.01.85 suivi ou précédé du poinçon des suivie ou précédée du poinçon de
mines (tête de cheval) l'organisme ayant effectué le contrôle de
l'épreuve.
PE … bar Pression d'épreuve
Pression de service
C … c … bar Le "C" signifie charge, le "c" signifie
centigrade
A 000 991 Numéro de bouteille
PV … kg Poids vide de la bouteille sans robinet
V … en l Capacité en litre d'eau ou volume réel
AIR ou O2 Nature du gaz
Coloration collerette Repérage date de ré-épreuve
Coloration du corps Identification du gaz (air…)

 LA PIECE FACIALE OU MASQUE


Différents types selon les fabricants de masques et selon le type d'ARI. Elle sert à
protéger et isoler le porteur et canalise l'air fourni par le régulateur.
La plupart des masques sont équipées de joints, d’une soupape d’expiration et d'un
dispositif phonique.
Ne jamais inter-changer les masques d'un type d'ARI à un autre.
Vérifier et nettoyer les masques après chaque utilisation, avec un produit recommandé
par le constructeur ou avec de l'eau et du savon.
Placer le masque dans sa housse protectrice fermée.
Masque avec kit de liaison :

SP 001 ESAP 10
2
Visière panoramique

Kit de liaison

Sangle d’attente
Soupape d’inspiration

Membrane phonique
Soupape d’expiration

Masque à brides (type araignée)


Une jupe d'étanchéité
Un système de fixation
Un masque panoramique
Un demi-masque
Une soupape d’expiration
Un orifice de jonction
Une pastille phonique

2. PRINCIPES DE DETENTE

 LE DETENDEUR HAUTE PRESSION (HP)


Il abaisse la pression de la bouteille à 6 ou 7 bars tout en conservant un débit continu
et régulier. Il reçoit le manomètre et le sifflet d'alarme de fin de charge.
Il alimente la soupape à la demande par un tuyau appelé "tuyau de moyenne
pression".

 LA SOUPAPE A LA DEMANDE

SP 001 ESAP 10
3
Elle abaisse la pression de 7 bars fournie par le détendeur HP à une surpression de
1,5 à 3 mbar en fournissant un débit pouvant aller jusqu'à 300 l/min.
Elle doit être encliquetée juste avant l'engagement.
Un système by-pass permet d'augmenter l'arrivée d'air en cas d'effort violent ou de
panique, ou éliminer un excès de buée.

3. LES ACCESSOIRES DE L’ARICO

 LE SYSTEME SONORE DE DETRESSE


Manuel et/ou automatique, il permet de prévenir d'un incident et/ou de communiquer.
 CORNE D'APPEL
Permet aussi de communiquer selon un code pré établi entre le porteur et le
contrôleur.
 BALISE SONORE DE LOCALISATION OU DETECTEUR D’IMMOBILITE
Le détecteur d’immobilité se présente sous la forme d’un petit boîtier. Si le porteur
reste immobile pendant 20s un signal se déclenche pendant 8s puis si le porteur est
incapable de bouger, un signal strident de 90 décibels (dB) se déclenche.
Ce signal peut également être déclenché manuellement.

SP 001 ESAP 10
4
4. LES MATERIELS POUVANT ETRE ASSOCIES

 LA LIAISON PERSONNELLE
Elle permet :
- de se déplacer le long de la ligne guide ;
- au personnel du binôme d'être en liaison constante.
Les liaisons personnelles du porteur est d'une longueur totale de 6m et d'un diamètre
de 4mm. L'extrémité courante est équipée d'un mousqueton de taille supérieure à
celui de la ligne guide. L'autre extrémité est équipée d'un mousqueton pour attacher la
liaison sur le porteur (et non sur l'ARI). Un système solidaire de la liaison personnelle
doit être mis à 1,25 m de l'extrémité courante pour permettre l'utilisation d'une liaison
courte ou longue.
Elle se compose :
- d’une liaison courte de 1,25 m ;
- d’un enrouleur automatique de 4,75 m.

SP 001 ESAP 10
5
 LA LIGNE GUIDE
Elle relie les porteurs d'ARI avec l'extérieur. Elle est munie, à une extrémité, d'un
mousqueton avec une plaque numérotée et à l'autre d'un anneau. Cette ligne d'une
longueur de 50 à 60 m et d'un diamètre de 6 à 8 mm, est enroulée sur un tambour ou
lovée dans un sac. Elle peut être dotée d'un système anti-chute. Elle peut comporter
des repères de progression qui facilitent le travail des binômes. L'extrémité de la ligne
doit être fixée au touret ou au sac.

SORTIE

Ligne guide en sac

Direction de la sortie

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 LA LIGNE DE VIE :
Installée par le binôme de reconnaissance ou d'attaque, elle leur permet :
- d'avoir une liaison avec le contrôleur resté à l'extérieur ;
- de revenir facilement au point d'entrée.
- Elle se compose de 02 éléments : La ligne guide + la liaison personnelle.

LIGNE DE VIE = ligne guide + liaison personnelle

Ligne guide
Liaison personnelle

Liaison personnelle

5. MISE EN ŒUVRE DE L’ARICO

 VERIFICATION A LA PRISE DE GARDE :


- vérifier la pression de la bouteille :
o P > 180 bars pour la bouteille de 200 bars
o P > 250 bars pour la bouteille de 300 bars
- bon état général de l’appareil ;
- vérifier le fonctionnement de la corne d’appel et de la balise de détresse ;
- vérifier la présence de la liaison personnelle et de la ligne guide.

 METTRE LE MASQUE :
- écarter les leviers (kit de liaison) vers l’extérieur ;
- plaquer le masque puis sur le menton ;
- effectuer la liaison casque-masque et vérifier la présence des témoins verts ;
- vérifier l’étanchéité du masque par obturation à la main de l’embout.

 MESURE DE SECURITE :
- aucun engagement initial si l’ARICO présente une pression inférieure à 250
bars;
- aucun rengagement si l’ARICO présente une pression inférieure à 180 bars;
- encliqueter le micro régulateur et toujours vérifier l’encliquetage par traction ;
- toujours vérifier le fonctionnement de la corne d’appel et de la balise sonore ;

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- armer la balise sonore ;
- sous l’ARICO l’équipier est relié à la ligne par la longueur de 1,25 m de sa
liaison personnelle ;
- le chef d’équipe est relié à l’équipier par la même longueur de 1,25 m ;

- Signaux de communication lors de la reconnaissance ;


CODE SIGNIFICATION
FOYER DECOUVERT ET LA
COMMANDE EST FIXEE
PRES DU FOYER
NOUS REMONTONS OU
NOUS REVENONS

... NOUS SOMMES EN DANGER

- Signaux de communication lors d’une attaque ;


CODE SIGNIFICATION

JE VEUX DE L’EAU

NOUS REMONTONS

... NOUS SOMMES EN DANGER

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- Gestes de communication ;

Tout va bien
Stop

Nous remontons
Nous descendons

Je suis essoufflé

Ça ne va pas normalement

Toi

Moi

NB : En résumé chaque porteur doit avant encliquetage de son A.RI. :


Effectuer le R.A.P.A.C.E
- R : Ouverture complète du (des) Robinet (s) ;
- A : Ajustement du harnais ;
- P : Pression au manomètre (≥ 180 bars ou 280 bars) ;
- A : Armement du système sonore de détresse (sifflet + Balise sonore de
localisation) ;
- C : Code de communication (établissement et contrôle) ;
- E : Etanchéité du masque.

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II. LES APPAREILS RESPIRATOIRES ISOLANTS A CIRCUITS FERMES
Ce sont des appareils de protection respiration indépendants de l’atmosphère
ambiante et comportant un système de régénération de l’air à partir d’une cartouche
régénératrice et d’une bouteille d’oxygène ou uniquement à partir d’une cartouche
régénératrice.
Contrairement aux circuits ouverts, l’air expiré n’est pas rejeté dans l’atmosphère
ambiante, mais recueilli et conduit dans la cartouche épuratrice qui le débarrasse de
son gaz carbonique. Enrichi à nouveau par l’oxygène provenant de la bouteille ou de
la cartouche par réaction chimique, cet air est reconduit dans un sac de grand volume
dans lequel le porteur prend ses inspirations.
DESTINATION
Les appareils respiratoires isolants à circuit fermé permettent de séjourner et de
travailler durant une période de 03 à 04 heures dans une atmosphère totalement
irrespirable en assurant au porteur une protection oculaire et respiratoire.
La longue durée de fonctionnement offerte par ces appareils les fait utiliser pour les
reconnaissances et les sauvetages, quand la longueur du cheminement ou les
difficultés d’accès font prévoir une intervention dépassant les possibilités normales
des appareils à circuit ouvert.
Cependant, compte tenu des précautions indispensables qu’il y a lieu de prendre pour
les utiliser, ces appareils sont réservés à des personnels spécialisés.

Caractéristiques :

- Poids : 14,8 Kg ;
- 1,2 kg de glace ;
- Réservoir de chaux ;
- Volume poumon 5,5 L.

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GLOSSAIRE

ARI : Appareil Respiratoire Isolant


ARICEF : Appareil Respiratoire Isolant à Circuit Fermé
ARICO : Appareil Respiratoire Isolant à Circuit Ouvert
BI : Bouche d’Incendie
Bp : Basse pression
CA : Camion d’Accompagnement
CEM : Camionnette Emulseur
CS : Colonne Sèche
dB : décibel
DFT : Dispositif de Franchissement de Tuyaux
DN : Débit Nominal
DSP : Délieuvin Symétrique Paris
EP : Engin Pompe
ERP : Etablissement Recevant du Public
FA : Fourgon d’accompagnement
FE : Fourgon d’Evacuation
GPD : Grande Puissance Dévidoir
HP : Haute Pression
IGH : Immeuble de Grande Hauteur
LC : Lance Canon
LDMR : Lance à Diffuseur Mixte Réglable
LDT : Lance du Dévidoir Tournant
LM : Lance à Mousse
MPR : Motopompe Remorquable
MPVE : Motopompe Volumétrique Emulseur
OPR : Ouvre Porte Rapide
PIA : Poste d’Incendie Additivé
PIL : Paroi Interne Lisse

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PIL-SEP : Paroi Interne Lisse Surface Extérieure Protégée
PSE : Premier Secours Evacuation
RIA : Robinet d’Incendie Armé
SPDN : Matériel Sapeur-pompier - Débit nominal

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