0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
94 vues35 pages

Expose Is VF

L'impôt sur les sociétés (IS) au Maroc est un élément clé du système fiscal, visant à taxer les bénéfices des entreprises et à mobiliser des ressources financières pour l'État. La Loi de Finances 2025 introduit des ajustements importants dans le régime de l'IS, notamment en matière d'exonérations et de calcul de la base imposable, afin de favoriser le développement économique et l'investissement. En 2024, l'IS a généré 70 milliards de dirhams, soulignant son rôle crucial dans les recettes fiscales du pays.

Transféré par

Mohammed Sami Guenane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
94 vues35 pages

Expose Is VF

L'impôt sur les sociétés (IS) au Maroc est un élément clé du système fiscal, visant à taxer les bénéfices des entreprises et à mobiliser des ressources financières pour l'État. La Loi de Finances 2025 introduit des ajustements importants dans le régime de l'IS, notamment en matière d'exonérations et de calcul de la base imposable, afin de favoriser le développement économique et l'investissement. En 2024, l'IS a généré 70 milliards de dirhams, soulignant son rôle crucial dans les recettes fiscales du pays.

Transféré par

Mohammed Sami Guenane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Introduction

Dans un contexte économique en constante évolution, la fiscalité joue un rôle essentiel dans la
mobilisation des ressources financières de l’État, la régulation des activités économiques et la
redistribution des richesses. Parmi les principaux impôts, l’impôt sur les sociétés (IS), qui
occupe une place stratégique, en tant qu’instrument de taxation des bénéfices réalisés par les
entreprises exerçant au Maroc.

Institué par le Code Général des Impôts (CGI), l’IS s’applique à la majorité des personnes
morales, qu’elles soient de droit marocain ou exerçant une activité sur le territoire national.
Son mode de calcul, ses taux, ses exonérations et son champ d’application ont connu plusieurs
ajustements, notamment à travers les différentes lois de finances, dont celle de 2025, qui
marque une étape importante dans l’effort de modernisation et de rationalisation du système
fiscal marocain.

Ainsi, à travers cet exposé, nous allons explorer en le régime de l’impôt sur les sociétés au
Maroc, ses mécanismes de calcul, les nouvelles dispositions introduites par la Loi de Finances
2025, ainsi que les enjeux économiques et sociaux qui y sont liés.

En 2024, les recettes fiscales du Maroc ont atteint un record de 300 milliards de dirhams, selon
des informations du ministère de l'Économie et des Finances. Cette augmentation est attribuée
en partie à la mise en œuvre de la réforme fiscale et à une meilleure collecte de la TVA, et le
ministre chargé du budget, M. Faouzi Lakjaa, a détaillé les recettes par impôt en 2024 comme
suit :

• 70 MMDH pour l’IS


• 59,6 MMDH pour l’IR
• Et 89 MMDH pour la TVA

Un Constat qui montre l’importance de l’IS comme générateur de recettes fiscales au Maroc.

Problématique : Dans quelle mesure l’impôt sur les sociétés (IS) au Maroc peut-il concilier
son rôle de source essentielle de recettes fiscales avec celui de levier incitatif au développement
économique et à l’investissement ?

Chapitre I : Champ d’application de l’IS


Le champ d’application de l’Impôt sur les Sociétés (IS) au Maroc est défini par le Code
Général des Impôts et concerne principalement les sociétés de capitaux, telles que les Sociétés
Anonymes (SA), les Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL) et les Sociétés en Commandite
par Actions (SCA), qui sont obligatoirement soumises à cet impôt. Il s’étend également aux
sociétés de personnes comme les SNC ou les SCS, à condition qu’elles optent volontairement
pour le régime de l’IS. Les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC)
sont aussi concernés s’ils exercent une activité lucrative. Par ailleurs, les sociétés non-
résidentes réalisant des opérations au Maroc sans y avoir d’établissement stable, telles que des
travaux ou prestations techniques, sont imposées par voie de retenue à la source sur la base du
montant brut hors taxes de leurs contrats. L’IS s’applique donc à tous les bénéfices tirés
d’activités industrielles, commerciales, agricoles, artisanales ou de prestations de services, y
compris les plus-values de cession d’actifs. Certaines entités peuvent toutefois être exclues du
champ d’application, notamment les sociétés de personnes non (soumises à l’IR), les
associations à but non lucratif et les entreprises bénéficiant d’un régime d’exonération
temporaire prévu par la loi de finances.

SECTION 1 : PERSONNES IMPOSABLES 1

I. Qui est imposable à l’Impôt sur les Sociétés (IS) ?

1. Sont obligatoirement soumis à l’IS :

• Toutes les sociétés, quelle que soit leur forme (SARL, SA, etc.) ou leur activité, sauf
celles expressément exclues par l’article 3.
• Les établissements publics et autres organismes à but lucratif, même s’ils ne sont pas
des sociétés.
• Les associations et autres organismes similaires lorsqu’ils exercent une activité
générant des bénéfices.
• Les fonds spéciaux, créés par loi ou convention, sans personnalité morale, mais gérés
par des organismes publics ou privés, sauf s’ils sont exonérés par la loi.
o Ces gestionnaires doivent tenir une comptabilité distincte pour chaque fonds.
o Pas de compensation possible entre les résultats des fonds et ceux du
gestionnaire.
• Les succursales (ou établissements) de sociétés étrangères, ou de groupements de ces
sociétés.
• Les sociétés en participation :
o Si elles ont au moins une personne morale comme associé ;
o Ou si elles comptent plus de cinq associés personnes physiques.
→ L’IS est alors appliqué au nom de la société en participation.
• Les groupements d’intérêt économique (GIE) :
o Chaque membre (personne physique ou morale) est imposé selon sa part dans
les résultats du groupement.

1 cgi-2025-fr.pdf
2. Peuvent choisir d’être imposés à l’IS (option irrévocable) :

• Les sociétés en participation ayant moins de six associés ;


• Les sociétés en nom collectif ;
• Les sociétés en commandite simple, si elles sont constituées uniquement de personnes
physiques.

II. Qui est exclus d’Impôt sur les Sociétés (IS) ?

Certaines sociétés ne sont pas soumises à l’Impôt sur les Sociétés, sauf si elles font le choix
volontaire (option) prévu à l’article 2-II.

a. Sociétés de personnes (exclues sauf option)

• Sociétés en participation avec moins de 6 associés personnes physiques


• Sociétés en nom collectif (SNC) avec seulement des personnes physiques
• Sociétés en commandite simple (SCS) avec seulement des personnes physiques

Ces sociétés peuvent choisir d’être imposées à l’IS par option irrévocable.

b. Sociétés de fait

• Sont exclues si elles ne comprennent que des personnes physiques


→ Exemple : un groupe de personnes exploitant ensemble une activité sans avoir
formellement créé une société.

c. Sociétés à objet immobilier transparentes

Ce sont des sociétés immobilières dont le capital est divisé en parts sociales ou actions
nominatives, et qui remplissent l’une des conditions suivantes :

1) L’actif de la société contient :

• Un logement unique, occupé en totalité ou en majeure partie par les membres associés
• Ou un terrain destiné à construire ce type de logement.

2) La société a pour seul objectif :

• Acheter ou construire un immeuble collectif,


• Et ensuite accorder à chaque associé le droit d’utiliser une partie bien définie de cet
immeuble,
→ Cette partie peut être utilisée pour l’habitation ou pour un usage professionnel.

Ces sociétés sont appelées dans le Code : « sociétés immobilières transparentes ».

Section 2 : Territorialité DE L’IS (ART 5 DU CGI)

Définition :
La territorialité de l’impôt désigne le champ d’application géographique de l’impôt.
En fiscalité marocaine, cela signifie que toute entreprise, qu’elle soit marocaine ou étrangère,
est imposée au Maroc sur les revenus liés à des activités, des biens ou des opérations situés sur
le territoire marocain.
Autrement dit, ce n’est pas la nationalité ou le siège social de la société qui compte, mais le
lieu où le revenu est généré.

Sociétés exerçant des Sociétés exerçant des


activités au Maroc activités à l’étranger
Sociétés ayant le siège Imposable à l’IS Non soumise à l’IS pour les
au Maroc opérations réalisées à
l’étranger
Société n’ayant pas de Imposables à l’IS pour les Non imposable au Maroc
siège au Maroc opérations réalisées au
Maroc
(Société non-résidente)
NB : Les bénéfices et revenus dont le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu des
conventions internationales.

Section 3 : Les exonérations (Art 6 du CGI)

Le régime fiscal marocain prévoit plusieurs exonérations de l’Impôt sur les Sociétés (IS)
afin d’encourager l’investissement, soutenir certains secteurs stratégiques et stimuler l’emploi.
Parmi les principales exonérations, on trouve celles accordées aux nouvelles entreprises
industrielles, qui bénéficient d’une exonération totale de l’IS pendant les cinq premières années
à compter du début de leur activité, conformément aux dispositions de la Loi de Finances. De
même, les sociétés installées dans les zones d’accélération industrielle (zones franches) sont
exonérées d’IS pendant cinq ans, puis soumises à un taux réduit. Certaines activités spécifiques
peuvent également bénéficier d’exonérations, comme les établissements d’enseignement privé
agréés, les sociétés exportatrices (sur le chiffre d’affaires à l’export), ou encore les coopératives
agricoles sous certaines conditions. Ces exonérations sont généralement temporaires,
conditionnées au respect de critères précis (création d’emploi, maintien d’activité, volume
d’investissement, etc.) et doivent être justifiées annuellement pour rester valables. Ainsi, les
exonérations de l’IS jouent un rôle stratégique dans la politique fiscale du Maroc, en orientant
les capitaux vers les secteurs jugés prioritaires pour le développement économique national.

1. Exonérations et réductions permanentes :

A.1 - Exonérations permanentes :


− Les associations et les organismes légalement assimilés à but non lucratif.
− Les coopératives et leurs unions légalement constitués :
♦ Lorsque leurs activités se limitent à la collecte de matières premières auprès de
leurs adhérents et à leur commercialisation.
♦ Ou lorsque leur CA < 10.000.000 DH HT, si elles exercent une activité de
transformation de matières 1ères collectées auprès de leurs adhérents.
− Les sociétés agricoles réalisant un CA annuel < 5 000 000 dhs.
− Les fédérations et les associations sportives reconnues d’utilité publique, pour
l’ensemble de leurs activités ou opérations et pour les revenus éventuels y afférents.
− Les fondations, associations, ligues, sociétés et agences et organismes à but non
lucratif (Art 6-I-A, CGI).

→ Exonérations permanentes en matière d’impôt retenu à la source :

Sont exonérés de l’impôt sur les sociétés retenu à la source :


− Les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés (dividendes et autres
produits similaires).
− Les intérêts et autres produits similaires servis et perçus auprès des établissements
de crédit et d’autres organismes cités dans l’article 6-I-C.
− Les droits de location et les rémunérations analogues afférents à la l’affrètement,
location et la maintenance d’aéronefs affectés au transport international.

A-2) Exonérations suivies de l’imposition permanente au taux réduit :

Les sociétés sportives (Pr le CA total) constituées conformément à la loi & les E/es hôtelières,
les Stés de gestion des résidences immobilières de promotion touristique et les établissements
d’animation touristique bénéficient, pour la partie de la base imposable correspondant à leur
CA réalisé en devises dûment rapatriées, de :

− L’exonération totale de l’IS pour les 5 premiers exercices à compter de l’exercice dont
la première opération d’hébergement a été réalisée en devises ;
− Et au-delà de cette période de l’imposition aux taux réduit plafonné de 15% pour la
partie de BN <= 300.000dh et 20% BN>300 000dh.

Les E/ses qui exercent leurs activités dans les zones d’accélération industrielle et les S/tés de
services ayant le statut « Casablanca Finance City » (à l’exclusion des établissements de crédit,
des entreprises d’assurances et de réassurance et des sociétés de courtage en assurance et en
réassurance), bénéficient de l’exonération totale de l’IS pendant une période de cinq (5)
exercices consécutifs, à compter du premier exercice d’octroi du statut précité.

A-3) Imposition permanente au taux réduit :

Bénéficient du taux réduit plafonné à pour 15% BN <= 300 000dh et 20% pour BN>300
000dh).

• Les entreprises minières exportatrices (et les E/ses minières qui leurs vendent des
produits à exporter).
• Les entreprises exportatrices de produits ou de services, pour leur CA à l’export. Cet
avantage est également applicable au CA réalisé par les entreprises avec les entreprises
installées dans les ZAI.
• Les exploitations agricoles imposables.

2. Exonérations et réductions temporaires :

B-1) Exonérations suivies d’imposition temporaire au taux réduit (ABROGÉ EN 2020):


Les entreprises qui exercent leurs activités dans les zones franches d’exportation, ainsi que
les sociétés intervenant dans le projet de la zone spéciale de développement Tanger
Méditerranée.
B-2) Exonérations temporaires :

Les concessions d’exploitation des 10 ans


gisements d’hydrocarbures

Les sociétés exploitant les centres de 4 ans


gestion de comptabilité agréés

Les sociétés industrielles exerçant des 5 ans


activités fixées par voie réglementaire,
les sociétés exerçant les activités
d’externalisation de services «
offshoring », pour leur CA à
l’exportation réalisé en devises

B-3 / Imposition temporaire au taux réduit (ABROGÉ EN 2023) :

Bénéficient des taux réduits de 10% (BN<= 300 000 dhs) et 20% (BN> 300 000 dhs) pendant
les 5 premiers exercices consécutifs suivant la date :

− Du début de leur exploitation pour les entreprises artisanales dont la production est le
résultat d’un travail essentiellement manuel ; Les établissements privés
d’enseignement ou de formation professionnelle ;
− D’obtention du permis d’habiter, pour les revenus provenant de la location de cités,
résidences et campus universitaires réalisés en conformité avec leur destination, les
promoteurs immobiliers personnes morales, tels que précisés à l’article 6-II-C-2 du
CGI.
Chapitre 2 : Base imposable : détermination de
l’assiette de l’IS

La base imposable de l’Impôt sur les Sociétés (IS) correspond au bénéfice net réalisé
par l’entreprise au cours d’un exercice comptable, après retraitements fiscaux. Pour déterminer
cette assiette, on part du résultat comptable tel qu’il ressort des états financiers de la société,
puis on y applique des ajustements fiscaux pour tenir compte des dispositions du Code Général
des Impôts. Cela implique la réintégration des charges non déductibles fiscalement (comme
certaines provisions, pénalités, amendes, dépenses, etc.) et la déduction des produits non
imposables (tels que certains produits financiers exonérés ou subventions non imposables). Le
résultat fiscal ainsi obtenu constitue la base imposable sur laquelle est appliqué le taux de l’IS
en vigueur. En cas de déficit fiscal, ce dernier peut être reporté sur les exercices suivants dans
la limite de quatre ans, sauf en ce qui concerne les déficits provenant des amortissements, qui
sont reportables sans limitation de durée. La détermination correcte de l’assiette de l’IS est
donc une étape essentielle qui nécessite une bonne maîtrise à la fois des règles comptables et
fiscales.

Section 1 : Détermination de la base imposable


-La base imposable est obtenue par différence entre les produits imposables et les charges
déductibles.

-Les produits imposables sont majorés de la variation des stocks des produits finis, semi-finis
et en cours et les charges déductibles sont majorées de la variation des stocks et des matières
et fournitures.

-L'IS est calculé sur la base du résultat fiscal, qui est aussi appelé la base imposable

-Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé d’après l’excédent des produits
sur les charges de l’exercice, engagées ou supportées pour les besoins de l’activité imposable,
en application de la législation et de la réglementation comptable et fiscale en vigueur.

-Pour déterminer la base imposable, une démarche précise doit être adoptée. A partir du
résultat comptable, on doit procéder à des réajustements de nature fiscale

-Ces réajustements portent essentiellement sur les produits qui ne sont pas imposables, les
charges qui ne sont pas déductibles et l’imputation des déficits sur les exercices antérieurs.

-Le calcul de la base imposable (résultat fiscale) se fait comme suit :

Etape 1 : Calcul du résultat comptable


Le résultat comptable est la différence entre les produits comptabilisés et les charges
comptabilisées.

Résultat comptable = Produits-charges

Etape 2 : Corrections fiscales

On détermine la liste des corrections fiscales à apporter au résultat comptable. Ces


corrections proviennent :

• Des réintégrations qui sont essentiellement composées :

- des charges et des pertes comptabilisées mais non déductibles sur le plan fiscal ;

- des produits dont l’imposition a été différée précédemment et qui deviennent imposables
au cours de l’exercice.

Ces éléments devront être rajoutés au résultat comptable. On dit qu’ils sont réintégrés.

• Des déductions qui comprennent :

- Les profits non imposables au cours de l’exercice, ces profits seront imposés plus tard
ou sont soumis à un autre régime fiscal ;
- Les produits définitivement exonérés d’impôts ou non imposables ;
- Les charges réintégrées au cours des exercices précédents et devenues déductibles lors
de l’exercice.

Ces éléments doivent être déduits du résultat comptable. Ils constituent les déductions.
Etape 3 : Calcul du résultat fiscal avant report de déficit
Le résultat fiscal est égal au résultat comptable augmenté des réintégrations des charges non
déductibles et diminué des produits non imposables.

Résultat fiscal= Résultat comptable + charges non déductibles (réintégrations) - Produits non
imposables (déductions)

Etape 4 : Imputation des déficits

Il y a lieu également de tenir compte des déficits sur exercices antérieurs dans la limite des
déficits des quatre exercices précédant l’exercice en cours.

Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations- Déductions - (report de déficits)


Le déficit reportable (art 12 du CGI)

Après le calcul du résultat brut fiscal (avant report des déficits), l'entreprise a le droit
d'imputer les reports déficitaires des exercices antérieurs pour avoir le résultat net fiscal sur
lequel on va appliquer le taux d'imposition à I'IS.

Résultat Net Fiscal = Résultat Brut Fiscal - Reports déficitaires imputés.

1 : Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit des bénéfices des exercices suivants :

- Jusqu'au 4ème exercice, qui suit l'exercice déficitaire pour les déficits d'exploitation (hors
amortissements).

⁃ Sans limitation du délai de déduction pour les déficits correspondant à des amortissements
2 : Les réintégrations et les déductions fiscales ainsi que l'imputation des reports de déficits
se font extra comptablement au niveau du tableau (B12) de passage du résultat net comptable
au résultat net fiscal.

3 :La base de calcul de l'IS est toujours arrondie à la dizaine supérieure, et le montant d'IS à
payer au dirham supérieur.

Le déficit reportable (art 12 du CGI)

Après le calcul du résultat brut fiscal (avant report des déficits), l'entreprise a le droit
d'imputer les reports déficitaires des exercices antérieurs pour avoir le résultat net fiscal sur
lequel on va appliquer le

taux d'imposition à I'IS.

Le déficit reportable (art 12 du CGI)

Après le calcul du résultat brut fiscal (avant report des déficits), l'entreprise a le droit
d'imputer les reports déficitaires des exercices antérieurs pour avoir le résultat net fiscal sur
lequel on va appliquer le taux d'imposition à I'IS.

Résultat Net Fiscal = Résultat Brut Fiscal - Reports déficitaires imputés.

1 : Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit des bénéfices des exercices suivants :

- Jusqu'au 4ème exercice, qui suit l'exercice déficitaire pour les déficits d'exploitation (hors
amortissements).

⁃ Sans limitation du délai de déduction pour les déficits correspondant à des amortissements

2 : Les réintégrations et les déductions fiscales ainsi que l'imputation des reports de déficits
se font extra comptablement au niveau du tableau (B12) de passage du résultat net comptable
au résultat net fiscal.

3 : La base de calcul de l'IS est toujours arrondie à la dizaine supérieure, et le montant d'IS à
payer au dirham supérieur.
Section 2 : Base imposable de l’impôt retenu à la source

La base imposable de l’IS retenu à la source correspond au montant brut distribué, sans
déduction de frais, taxes ou retenues.

•Dividendes versés par une société marocaine (IS),

•Revenus de capitaux mobiliers (intérêts, redevances…),

•Produits distribués (actions, parts sociales…).

La retenue est opérée sur le montant brut distribué, c'est-à-dire le total avant TVA, frais ou
autres prélèvements.

Article 13 : Revenus des actions et parts sociales

La retenue à la source s’applique aux revenus suivants, lorsqu’ils sont versés, mis à
disposition ou inscrits en compte :

1. Dividendes et bénéfices distribués par les sociétés, comme :


a. Les dividendes, intérêts sur capital et autres revenus similaires,
b. Les montants issus du rachat de parts ou d’actions,
c. Les bonis de liquidation (après déduction des capitaux amortis),
d. Les réserves mises en distribution.
2. Bénéfices distribués par :
a. Les sociétés situées dans les zones industrielles spéciales et Casablanca
Finance City,
b. Les établissements de sociétés étrangères,
c. Les OPCVM, OPCC, OPCI (organismes de placement collectif),
d. Les sociétés ayant choisi l’impôt sur les sociétés,
e. Les distributions occultes détectées lors d’un redressement fiscal.

Article 14 : Produits de placements à revenu fixe

Cela concerne les intérêts et produits similaires, notamment :

• Obligations, bons de caisse, bons du Trésor, titres émis par les OPCVM, OPCC,
OPCI, F.P.C.T.
• Dépôts à terme ou à vue dans des banques ou organismes financiers,
• Prêts accordés entre personnes physiques ou morales,
• Opérations de pension et de prêt de titres.
Article 14 bis : Revenus des certificats Sukuk

Les revenus des certificats Sukuk (produits financiers islamiques) sont également soumis à
la retenue à la source, selon les règles applicables aux placements à revenu fixe.

Article 15 : Revenus perçus par des non-résidents

Les non-résidents sont imposés à la source sur les revenus suivants :

• Droits d’auteur (livres, films, etc.),


• Licences de brevets, marques, procédés techniques,
• Études et informations techniques,
• Assistance technique ou mise à disposition de personnel,
• Activités artistiques ou sportives,
• Locations d’équipements,
• Intérêts sur prêts ou autres placements,
• Transport de personnes/marchandises depuis le Maroc,
• Commissions, honoraires et toutes prestations utilisées au Maroc.

Article 15 bis : Rémunérations versées à des tiers

La retenue à la source concerne aussi les :

• Honoraires, commissions, courtages et autres rémunérations similaires versées à des


entreprises ou personnes imposées selon le régime du résultat net réel ou simplifié.

Section 3 : Base imposable de l´impôt forfaitaire des sociétés non-résidentes


Dans le cadre des marchés de travaux, de construction ou de montage, les sociétés non-
résidentes peuvent bénéficier d’un régime d’imposition spécifique au Maroc. À ce titre :
• Elles ont la possibilité d’opter pour une imposition forfaitaire sur le montant global
du marché, conformément aux dispositions de l’article 16 du CGI.
• Cette option peut être exercée soit lors du dépôt de la déclaration fiscale prévue à
l’article 148-III, soit immédiatement après la signature du marché.
• Le taux applicable dans ce cadre est fixé à 8 %, selon l’article 19-III-A du même
code.
• Lorsque le marché porte sur la livraison “clefs en mains” d’un ouvrage (qu’il soit
immobilier, industriel ou technique), la base imposable ne se limite pas au seul
montant des prestations, mais inclut également :
o Le coût des matériaux incorporés au projet,
o Le matériel installé pour la mise en service,
o Et ce, même si ces éléments sont facturés séparément, fournis pour le
compte de la société, ou dédouanés par le maître d’ouvrage.
Chapitre III : LIQUIDATION ET RECOUVREMENT

La liquidation de l’Impôt sur les Sociétés (IS) consiste à calculer le montant exact de
l’impôt que la société doit verser au Trésor, en appliquant le taux correspondant à la base
imposable déterminée. Une fois le résultat fiscal établi, la société applique le barème prévu par
la Loi de Finances en fonction du niveau de bénéfice réalisé. Ce calcul peut intégrer des crédits
d’impôt, des reports de déficits ou encore des acomptes déjà versés durant l’année sous forme
d’acomptes provisionnels. Toutefois, lorsque le montant de l’IS calculé est inférieur à un seuil
minimum, la société est tenue de verser ce qu’on appelle la Cotisation Minimale (CM), qui
représente un impôt minimal basé non pas sur le bénéfice, mais sur le chiffre d’affaires hors
TVA, avec un taux variant selon la nature des recettes. La CM s’applique même en cas de
déficit ou de résultat nul, garantissant ainsi une participation minimale de toutes les entreprises
aux charges publiques. À la clôture de l’exercice, la société procède donc à une régularisation,
en comparant le montant de l’IS dû (ou de la CM, si applicable) avec les acomptes déjà payés.
Si le total des acomptes dépasse l’impôt réellement dû, la société peut demander un
remboursement ou une imputation sur les périodes suivantes. En cas d’écart en sa défaveur,
elle devra s’acquitter du complément d’impôt. Ainsi, la liquidation constitue l’étape finale du
processus de calcul de l’IS, permettant de déterminer le montant net à verser à l’administration
fiscale

Section 1 : Période et lieu d’imposition

A. Période d’imposition

L’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices réalisés pendant chaque exercice
comptable, qui ne doit pas dépasser 12 mois.
En cas de liquidation d’une société, si la procédure s’étale sur plusieurs années, l’impôt est
calculé provisoirement chaque année, sur la base des résultats de périodes successives de
12 mois, comme le prévoit l’article 150-II du CGI.

À la fin de la liquidation :

• Si le bénéfice final est supérieur à ce qui a déjà été imposé, la société devra payer la
différence d’impôt.
• Si le bénéfice final est inférieur, la société peut obtenir un remboursement partiel
ou total des impôts versés en trop.

B. Lieu d’imposition

Les sociétés sont imposées pour l'ensemble de leurs produits, bénéfices et revenus au lieu de
leur siège social ou de leur principal établissement au Maroc. En cas d'option pour l'impôt sur
les sociétés :

- les sociétés en participation sont imposées au lieu de leur siège social ou de leur principal
établissement au Maroc, au nom de l'associé habilité à agir au nom de chacune de ces sociétés
et pouvant l'engager ;

- les sociétés de personnes sont imposées en leur nom, au lieu de leur siège social ou de leur
principal établissement.

Section 2 : Calcul de l´IS Exigible


L'IS exigible (ou IS dû) correspond au montant le plus élevé de l'IS théorique et de la cotisation
minimale (CM)
Cas 1 : IS théorique > CM Donc, IS dû = IS théorique

Cas 2 : IS théorique < CM Donc, IS dû= CM

Cas 3 : IS théorique = CM Donc, IS dû = IS théorique = CM

A. Calcul de L’IS

L'impôt sur les sociétés est calculé en appliquant à la base imposable le taux d’IS y
correspondant.
IS THÉORIQUE = RÉSULTAT FISCAL NET X TAUX DE L’IS
La loi fiscale (Art 19) distingue entre les taux normaux et spécifiques suivants :

a. Le taux normal de IS
Proportionnels suivant : Taux
Montant du bénéfice net en DH
Inférieur ou égal à 300.000 15%
De 300.000 à 1.000.000 20%
Supérieur à 1.000.000 25,50% (*)
Supérieur à 100 millions 27,5%
* Taux ramené à 23 % pour les sociétés exerçant une activité industrielle d'un bénéfice
net < 100 millions dhs. Ce taux est plafonné à 20% pour les entreprises citées à l'article 19-A
;
➢ Taux de 38,5% : applicable aux établissements de crédit et organismes assimilés, Bank
Al Maghrib, la Caisse de dépôt et de gestion, les sociétés d'assurance et de réassurances.

B. TAUX SPÉCIFIQUES DE L’IMPÔT


17,5% : pour les entreprises qui exercent leurs activités dans les zones d'accélération
industrielle et les sociétés de service ayant le statut "Casablanca Finance City", au-delà de la
période de cinq (5) exercices d'exonération ;

C. TAUX ET MONTANTS DE L’IMPÔT FORFAITAIRE


8% libératoire de I'IS retenu à la source : du montant hors TVA des marchés en ce qui
concerne les sociétés non-résidentes adjudicataires de marchés de travaux, de construction ou
de montage ayant opté pour l'imposition forfaitaire.

D. TAUX DE L'IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS RETENU À LA SOURCE


►20 % du montant, hors TVA, des PPRF (non libératoire de l’impôt) ;
►12,5 % (*) du montant des produits des actions, parts sociales et revenus assimilés (taux
libératoire) ;
►10 % du montant des produits bruts, hors TVA, perçus par les personnes physiques ou
morales non-résidentes ;
►5% du montant des rémunérations visées à l'article 15 bis, hors TVA, allouées aux personnes
morales soumises à I’IS et versées par l´Etat, les collectivités territoriales et les
établissements et entreprises publics ;

B. Calcul de la cotisation minimale (CM) :

❖ La base de la cotisation minimale :


La CM est un minimum d’imposition que les contribuables sont tenus de verser, même en
l’absence de bénéfices. Le montant de l’IS dû ne peut être inférieur à la CM quel que soit le
résultat réalisé. La base de calcul de la CM est constituée des produits suivants hors taxe :
• Le chiffre d’affaires (CA) et les autres produits d’exploitation ;
• Les produits financiers (PF) à l’exception des dividendes, des reprises financières et
des transferts de charges ;
• Les subventions et dons reçus à l’exclusion des subventions d’investissement ;
• Les produits non courants à l’exclusion des produits de cession des immobilisations,
des reprises, et des dégrèvements portant sur des impôts et taxes non déductibles.

❖ Les taux de la cotisation minimale


❖ Taux normal de la CM : 0,25%
❖ Taux réduit de la CM : 0,15% pour les ventes portant sur : les produits pétroliers, gaz,
beurre, huile, le sucre, farine, eau, électricité, médicaments.
NB :
-Pour les professions libérales, le taux de la CM est 4%.
-Le montant de la CM, même en absence de CA ne peut être en tout cas inférieur à 3 000
dhs.
-La CM n’est pas due par les entreprises pendant les 3 premiers exercices (36 mois) suivant
la date de début de leurs activités.

Section 3 : Liquidation et Recouvrement

a. Déclaration et paiement des acomptes provisionnels


LIS donne lieu, au titre de l'exercice en cours, au versement de 4 acomptes provisionnels dont
chacun est égal à 25% du montant de l'impôt dû au titre du dernier exercice clos, appelé
"exercice de référence".
Acomptes Montant Mode Date limite
1er acompte 25% de l'IS dû (Exercice N- Télédéclaration et 31/03/N
1) télépaiement
2ème acompte 25% de l'IS dû (Exercice N- Télédéclaration et 30/06/N
1) télépaiement
3ème acompte 25% de l'IS dû (Exercice N- Télédéclaration et 30/09/N
1) télépaiement
4ème acompte 25% de l'IS dû (Exercice N- Télédéclaration et 31/12/N
1) télépaiement
♦ La télédéclaration et le télépaiement sont des procédures en ligne permettant de déclarer et de payer les
impôts via une plateforme électronique.
b. Régularisation de l’IS
Après le calcul de l’IS dû de l’exercice N, l’entreprise doit procéder à la régularisation de l’IS
selon les cas suivants :

Cas 1 : IS dû > total des Reliquat à verser = IS dû – somme des acomptes À régler avant le
acomptes 31/03/N

Cas 2 : IS dû < total des Excèdent d’acomptes à imputer sur les acomptes et sur l’IS dû des exercices suivants
acomptes

NB : L'entreprise peut déposer (15 jours avant la date d'exigibilité du versement) une
déclaration de dispense de paiement d'un ou plusieurs acomptes si elle estime que l'IS dû de
l'exercice en cours dépasse le montant des acomptes versés.

Le formulaire officiel de la déclaration de l’Impôt sur les Sociétés (IS) au Maroc. Il


s’agit d’un modèle réglementaire (n° ADM020F-15E) à remplir par toute société
soumise à l’IS.
c. Sanctions liées au paiement et à la déclaration de l'Impôt sur les Sociétés (IS)
au Maroc
1. Sanctions pour retard de paiement (article 208 CGI)

• Pénalité de base : 10 % du montant de l’impôt dû.


o Réduite à 5 % si le retard ≤ 30 jours.
o Majoration à 20 % pour les collecteurs d’impôt (TVA, retenues à la source)
défaillants

Majoration mensuelle :

• 5 % pour le 1er mois de retard,


• Puis 0,5 % par mois ou fraction de mois supplémentaire

S’applique aux paiements spontanés hors échéance ou ordres de


recouvrement 2. Sanctions pour retard ou défaut de dépôt des
déclarations fiscales (article 184 CGI)

• Déclarations incomplètes ou rectificatives (hors délai ≤ 30 jours) : majoration de


5 % (minimum 500 DH).
• Retard supérieur à 30 jours : majoration de 15 % (minimum 500 DH).
• Imposition d’office (défaut de déclaration) : majoration de 20 % (minimum 500 DH)

3. Sanctions pour fraude ou mauvaise foi dans la détermination de l’assiette

Rectification de l’assiette :

• 30 % de majoration si le contribuable est collecteur d’impôts (TVA, retenues).


• 20 % pour les autres cas.
• 100 % en cas de dissimulation intentionnelle (minimum 1 000 DH)

4. Sanctions pénales (article 192 I CGI)


• En présence d’infractions graves (ex. : fausses factures, dissimulation d’actif...) :
amende de 5 000 DH à 50 000 DH, et en cas de récidive dans les 5 ans : possible
emprisonnement de 1 à 3 mois
5. Sanctions liées au télépaiement et télédéclaration (article 208 bis CGI)
En cas de non‑respect : majoration de 1 % sur les droits dus, avec un minimum de 1 000 DH

Chapitre IV : Enjeux et perspectives de l’IS au Maroc


L’Impôt sur les Sociétés (IS) joue un rôle central dans le financement des dépenses publiques
au Maroc, constituant l’une des principales sources de recettes fiscales de l’État. Toutefois, cet
impôt fait face à plusieurs enjeux majeurs, notamment la nécessité d’élargir son assiette en
réduisant les exonérations et niches fiscales, tout en veillant à ne pas freiner l’investissement
et la compétitivité des entreprises marocaines. La réforme récente de la loi de finances vise à
rendre le régime de l’IS plus équitable et transparent, en adaptant les taux d’imposition, en
améliorant la lutte contre la fraude fiscale et en simplifiant les procédures administratives. Par
ailleurs, l’IS est également un levier stratégique pour encourager la transition vers une
économie plus verte et digitale, par des mesures incitatives ciblées. À moyen terme, la
modernisation du système fiscal marocain, associée à une meilleure gouvernance et à une plus
grande justice fiscale, devrait renforcer la capacité de l’IS à soutenir durablement le
développement économique et social du pays.

Section 1 : Réformes Fiscales et Défis de l’IS

La Loi de Finance 2025 au Maroc constitue une étape décisive dans la modernisation du cadre
économique et fiscal du pays. Promulguée au Bulletin officiel et entrée en vigueur le 1er janvier
2025, cette réforme vise à renforcer la compétitivité du Royaume, optimiser la collecte des
recettes publiques et soutenir l’investissement dans des secteurs stratégiques.
La LF 2025 s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le gouvernement marocain
pour moderniser le système fiscal et stimuler l’investissement. Dans un contexte global marqué
par des défis économiques internationaux et des fluctuations de marché, le Maroc cherche à
établir un cadre fiscal plus transparent, équitable et adapté aux besoins des entreprises. La LF
2025 met ainsi l’accent sur la simplification administrative, l’élargissement de l’assiette fiscale
et la digitalisation des procédures.

Elle a introduit plusieurs réformes destinées à optimiser l’imposition des sociétés, comme
exemple :

• Augmentation du plafond de déductibilité pour les véhicules de transport de personnes,


passant de 300 000 à 400 000 dirhams.
• Révision du régime incitatif pour la restructuration des groupes de sociétés, avec un
seuil de détention réduit et un sursis de paiement pour les plus-values.
• Inclusion des sociétés en participation (SEP) et des groupements d’intérêt économique
(GIE) dans le champ d’application de l’IS, assurant ainsi une répartition plus équitable
de l’imposition.
• Exonération fiscale pour les représentations de la FIFA : Les activités des
représentations de la FIFA et de leurs affiliés bénéficient d’exonérations totales de l’IS,
de l’IR et de la TVA, afin d’encourager l’installation d’un bureau régional au Maroc.

Ces mesures visent à rendre le système d’imposition plus juste et à encourager les
investissements dans le secteur privé.

Section 2 : Perspectives d’amélioration


Au Maroc, l'amélioration de l'Impôt sur les Sociétés (IS) passe par plusieurs axes, notamment
la simplification de la législation, la réduction des taux pour les activités industrielles, et
l'amélioration de la collecte des recettes fiscales. Des efforts sont également déployés par la
Direction Générale des Impôts pour lutter contre la fraude fiscale et améliorer la relation entre
l'administration fiscale et les contribuables.

On peut citer quelques perspectives d'amélioration :

1. Simplification et modernisation du système fiscal :


Il est essentiel de continuer à simplifier le code général des impôts et de clarifier les textes pour
faciliter la compréhension et l'application des règles.
Généraliser la télédéclaration et l'utilisation des nouvelles technologies pour toutes les relations
avec les contribuables est un objectif clé à mettre au point
2. Amélioration de la collecte :
La poursuite de la réforme fiscale est nécessaire pour rendre le Maroc plus attractif et
compétitif. Et des mesures pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale et l'évasion fiscale
sont importantes pour améliorer la collecte des recettes.
L'administration fiscale doit améliorer ses outils de communication pour informer et
sensibiliser les contribuables, et améliorer les conditions du contrôle fiscal et du règlement des
contentieux.
3. Réduction des taux et attractivité :
Une réduction du taux de l'IS pour les activités industrielles pourrait stimuler l'investissement
et la compétitivité. Le Maroc doit continuer à travailler sur son attractivité fiscale pour attirer
les investissements nationaux et étrangers.
4. Équité et justice fiscale :

Il est important de veiller à une répartition plus équitable des richesses et d'éviter la
concentration de la charge fiscale sur certains secteurs et réduire les écarts de taux d'IS entre
différents secteurs d'activité peut contribuer à une plus grande équité.

Section 3 : Exercice Pratique

Exercice sur le Calcul de l'Impôt sur les Sociétés – Loi de Finances 2025
Énoncé

La société ABSA SARL est une société commerciale qui a réalisé au 31-12-2024 un Résultat
comptable de 640 000 DH avec un déficit reportable de 35 000 DH.

Produits
Éléments Montant (DH)
Chiffre d'affaires (HT) 7 000 000
Produit Accessoires (HT) 80 000
Produit Financier (dont 20 000 DH de Dividendes) 70 000
Subvention 90 000
Produits de cession des immobilisations 300 000

Charges
Éléments Montant (DH)
Salaire du gérant de la SARL 108 000
Salaire d’un employé non déclaré 35 000
Frais de stage et formation à l’étranger (cadres) 50 000
Pénalité fiscale : retard Paiement taxe professionnelle 9 000
Contravention au code de la route 500
Marchandises reçues non encore payées 120 000
Marchandises reçues, facture non parvenue 30 000
Droit de douane sur importation matières premières 20 000
Droit de douane sur importation matériel de production 40 000
Achat d’un micro-ordinateur pour le bureau 30 000

Travail à faire :
1. Calculer le Résultat fiscal net de l'exercice 2024
2. Calculer l’IS théorique
3. Calculer la Contribution Minimum (CM)
4. Calculer l’IS dû

Corrigé :
1- Calcul du Résultat Fiscal Net
Eléments Réintégration (+) Déductions (-)
Résultat Comptable 640 000
Produits
Chiffre d'affaires (HT) - -
Produit Accessoires (HT) - -
Produit Financier (dont 20 000 DH de Dividendes) - 20 000
Subvention - -
Produits de cession des immobilisations - -
Charges -
Salaire du gérant de la SARL - -
Salaire d’un employé non déclaré 35 000 -
Frais de stage et formation à l’étranger (cadres) - -
Pénalité fiscale : retard Paiement taxe - -
professionnelle
Contravention au code de la route 500 -
Marchandises reçues non encore payées - -
Marchandises reçues, facture non parvenue - -
Droit de douane sur importation matières premières - -
Droit de douane sur importation matériel de 40 000 -
production
Achat d’un micro-ordinateur pour le bureau 30 000 -
Total 745 500 20 000

Alors on a le Résultat Fiscal Brut = Résultat Comptable + Les Réintégrations – les


Déductions
= 640 000 + 105 500 – 20 000
= 725 500 DHS
Le Résultat Fiscal Net = le Résultat Fiscal Brut – les Déficits Antérieurs
= 725 500 - 35 000
= 690 500 DHS
2- On a alors l’impôt sur les Société Théorique à payer par la Société ABSA est le suivant :
Le Taux à appliquer selon les dispositions de la loi de finances 2025 qui stipule que pour les
sociétés dégageant un bénéfice entre 300 000 dhs et 1 000 000 dhs le Taux est de 20 % .
Alors on aura :
IS Théorique : 690 500 * 20 % = 138 100 Dhs
3 – Calcul de la Cotisation Minimale
Selon l’article 144 du CGI la base de calcul de la cotisation minimale est constituée du CA,
produits financiers et Subventions
Alors On a
CM = [CA (HT) + Produits Financiers + Subventions] * Taux de la CM
Le taux de la cotisation minimale est de 0,25 %
Donc : [7 000 000 + 80 000 + 50 000 + 90 000] * 0,25%
CM = 18 050 dhs
4 - En faisant la différence entre l’IS théorique et la CM on remarque que IS théorique est
supérieur à la CM, donc l’IS à payer par la société est
IS dû est 138 100 Dhs

Conclusion
L’année 2024 a été marquée par une hausse remarquable des recettes fiscales nettes, qui ont
atteint 220,52 milliards de dirhams (MMDH), soit une augmentation de 16 % par rapport à
2023. La DGI précise que cet encaissement représente 111 % de l’objectif fixé par la Loi de
Finances 2024.

La répartition des recettes fiscales par type d’impôt met en évidence la prédominance de
l’impôt sur les sociétés (IS), qui représente 33,7% du total, suivi de l’impôt sur le revenu (IR)
avec 29,1%, puis de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui contribue à hauteur de 19,5%. Les
droits d’enregistrement et de timbre (DET) comptent pour 11,7 %, tandis que les contributions
sociales de solidarité s’élèvent à 3,4 %. Enfin, les majorations et autres impôts représentent
2,3%, et les autres contributions obligatoires gérées par la DGI ne dépassent pas 0,3%.

Les recettes nettes de l’IS, de l’IR, de la TVA et des DET ont respectivement connu une
évolution annuelle de +12,9%, +18,9%, +23,8% et +7,2%.
Ces chiffres mettent en évidence l’importance de l’Impôt sur les Sociétés dans la composition
des recettes fiscales au Maroc, l’IS est-il arrivé à remplir sa fonction économique et sociale et
garantir une équité Fiscale et un développement économique durable ?

Les Références :
cgi-2025-fr.pdf
LF2025-BO_7362_Fr.pdf
NMILI, Mohammed. Les impôts au Maroc : Techniques et procédures. 6ᵉ
édition, 248 illustrations et exercices corrigés.
HASNAOUI, Rachid & ALAOUI OMARI, Lalla Zhor. La technique fiscale au
Maroc : Toute la fiscalité applicable aux entreprises. Édition 2023, cours
résumés, applications et études de cas corrigés.
ACHERQUI, Ahmed. La gestion fiscale des PME. Collection "Les essentiels de
l’entreprise", Éditions La Croisée des Chemins.

Vous aimerez peut-être aussi