Expose Is VF
Expose Is VF
Dans un contexte économique en constante évolution, la fiscalité joue un rôle essentiel dans la
mobilisation des ressources financières de l’État, la régulation des activités économiques et la
redistribution des richesses. Parmi les principaux impôts, l’impôt sur les sociétés (IS), qui
occupe une place stratégique, en tant qu’instrument de taxation des bénéfices réalisés par les
entreprises exerçant au Maroc.
Institué par le Code Général des Impôts (CGI), l’IS s’applique à la majorité des personnes
morales, qu’elles soient de droit marocain ou exerçant une activité sur le territoire national.
Son mode de calcul, ses taux, ses exonérations et son champ d’application ont connu plusieurs
ajustements, notamment à travers les différentes lois de finances, dont celle de 2025, qui
marque une étape importante dans l’effort de modernisation et de rationalisation du système
fiscal marocain.
Ainsi, à travers cet exposé, nous allons explorer en le régime de l’impôt sur les sociétés au
Maroc, ses mécanismes de calcul, les nouvelles dispositions introduites par la Loi de Finances
2025, ainsi que les enjeux économiques et sociaux qui y sont liés.
En 2024, les recettes fiscales du Maroc ont atteint un record de 300 milliards de dirhams, selon
des informations du ministère de l'Économie et des Finances. Cette augmentation est attribuée
en partie à la mise en œuvre de la réforme fiscale et à une meilleure collecte de la TVA, et le
ministre chargé du budget, M. Faouzi Lakjaa, a détaillé les recettes par impôt en 2024 comme
suit :
Un Constat qui montre l’importance de l’IS comme générateur de recettes fiscales au Maroc.
Problématique : Dans quelle mesure l’impôt sur les sociétés (IS) au Maroc peut-il concilier
son rôle de source essentielle de recettes fiscales avec celui de levier incitatif au développement
économique et à l’investissement ?
• Toutes les sociétés, quelle que soit leur forme (SARL, SA, etc.) ou leur activité, sauf
celles expressément exclues par l’article 3.
• Les établissements publics et autres organismes à but lucratif, même s’ils ne sont pas
des sociétés.
• Les associations et autres organismes similaires lorsqu’ils exercent une activité
générant des bénéfices.
• Les fonds spéciaux, créés par loi ou convention, sans personnalité morale, mais gérés
par des organismes publics ou privés, sauf s’ils sont exonérés par la loi.
o Ces gestionnaires doivent tenir une comptabilité distincte pour chaque fonds.
o Pas de compensation possible entre les résultats des fonds et ceux du
gestionnaire.
• Les succursales (ou établissements) de sociétés étrangères, ou de groupements de ces
sociétés.
• Les sociétés en participation :
o Si elles ont au moins une personne morale comme associé ;
o Ou si elles comptent plus de cinq associés personnes physiques.
→ L’IS est alors appliqué au nom de la société en participation.
• Les groupements d’intérêt économique (GIE) :
o Chaque membre (personne physique ou morale) est imposé selon sa part dans
les résultats du groupement.
1 cgi-2025-fr.pdf
2. Peuvent choisir d’être imposés à l’IS (option irrévocable) :
Certaines sociétés ne sont pas soumises à l’Impôt sur les Sociétés, sauf si elles font le choix
volontaire (option) prévu à l’article 2-II.
Ces sociétés peuvent choisir d’être imposées à l’IS par option irrévocable.
b. Sociétés de fait
Ce sont des sociétés immobilières dont le capital est divisé en parts sociales ou actions
nominatives, et qui remplissent l’une des conditions suivantes :
• Un logement unique, occupé en totalité ou en majeure partie par les membres associés
• Ou un terrain destiné à construire ce type de logement.
Définition :
La territorialité de l’impôt désigne le champ d’application géographique de l’impôt.
En fiscalité marocaine, cela signifie que toute entreprise, qu’elle soit marocaine ou étrangère,
est imposée au Maroc sur les revenus liés à des activités, des biens ou des opérations situés sur
le territoire marocain.
Autrement dit, ce n’est pas la nationalité ou le siège social de la société qui compte, mais le
lieu où le revenu est généré.
Le régime fiscal marocain prévoit plusieurs exonérations de l’Impôt sur les Sociétés (IS)
afin d’encourager l’investissement, soutenir certains secteurs stratégiques et stimuler l’emploi.
Parmi les principales exonérations, on trouve celles accordées aux nouvelles entreprises
industrielles, qui bénéficient d’une exonération totale de l’IS pendant les cinq premières années
à compter du début de leur activité, conformément aux dispositions de la Loi de Finances. De
même, les sociétés installées dans les zones d’accélération industrielle (zones franches) sont
exonérées d’IS pendant cinq ans, puis soumises à un taux réduit. Certaines activités spécifiques
peuvent également bénéficier d’exonérations, comme les établissements d’enseignement privé
agréés, les sociétés exportatrices (sur le chiffre d’affaires à l’export), ou encore les coopératives
agricoles sous certaines conditions. Ces exonérations sont généralement temporaires,
conditionnées au respect de critères précis (création d’emploi, maintien d’activité, volume
d’investissement, etc.) et doivent être justifiées annuellement pour rester valables. Ainsi, les
exonérations de l’IS jouent un rôle stratégique dans la politique fiscale du Maroc, en orientant
les capitaux vers les secteurs jugés prioritaires pour le développement économique national.
Les sociétés sportives (Pr le CA total) constituées conformément à la loi & les E/es hôtelières,
les Stés de gestion des résidences immobilières de promotion touristique et les établissements
d’animation touristique bénéficient, pour la partie de la base imposable correspondant à leur
CA réalisé en devises dûment rapatriées, de :
− L’exonération totale de l’IS pour les 5 premiers exercices à compter de l’exercice dont
la première opération d’hébergement a été réalisée en devises ;
− Et au-delà de cette période de l’imposition aux taux réduit plafonné de 15% pour la
partie de BN <= 300.000dh et 20% BN>300 000dh.
Les E/ses qui exercent leurs activités dans les zones d’accélération industrielle et les S/tés de
services ayant le statut « Casablanca Finance City » (à l’exclusion des établissements de crédit,
des entreprises d’assurances et de réassurance et des sociétés de courtage en assurance et en
réassurance), bénéficient de l’exonération totale de l’IS pendant une période de cinq (5)
exercices consécutifs, à compter du premier exercice d’octroi du statut précité.
Bénéficient du taux réduit plafonné à pour 15% BN <= 300 000dh et 20% pour BN>300
000dh).
• Les entreprises minières exportatrices (et les E/ses minières qui leurs vendent des
produits à exporter).
• Les entreprises exportatrices de produits ou de services, pour leur CA à l’export. Cet
avantage est également applicable au CA réalisé par les entreprises avec les entreprises
installées dans les ZAI.
• Les exploitations agricoles imposables.
Bénéficient des taux réduits de 10% (BN<= 300 000 dhs) et 20% (BN> 300 000 dhs) pendant
les 5 premiers exercices consécutifs suivant la date :
− Du début de leur exploitation pour les entreprises artisanales dont la production est le
résultat d’un travail essentiellement manuel ; Les établissements privés
d’enseignement ou de formation professionnelle ;
− D’obtention du permis d’habiter, pour les revenus provenant de la location de cités,
résidences et campus universitaires réalisés en conformité avec leur destination, les
promoteurs immobiliers personnes morales, tels que précisés à l’article 6-II-C-2 du
CGI.
Chapitre 2 : Base imposable : détermination de
l’assiette de l’IS
La base imposable de l’Impôt sur les Sociétés (IS) correspond au bénéfice net réalisé
par l’entreprise au cours d’un exercice comptable, après retraitements fiscaux. Pour déterminer
cette assiette, on part du résultat comptable tel qu’il ressort des états financiers de la société,
puis on y applique des ajustements fiscaux pour tenir compte des dispositions du Code Général
des Impôts. Cela implique la réintégration des charges non déductibles fiscalement (comme
certaines provisions, pénalités, amendes, dépenses, etc.) et la déduction des produits non
imposables (tels que certains produits financiers exonérés ou subventions non imposables). Le
résultat fiscal ainsi obtenu constitue la base imposable sur laquelle est appliqué le taux de l’IS
en vigueur. En cas de déficit fiscal, ce dernier peut être reporté sur les exercices suivants dans
la limite de quatre ans, sauf en ce qui concerne les déficits provenant des amortissements, qui
sont reportables sans limitation de durée. La détermination correcte de l’assiette de l’IS est
donc une étape essentielle qui nécessite une bonne maîtrise à la fois des règles comptables et
fiscales.
-Les produits imposables sont majorés de la variation des stocks des produits finis, semi-finis
et en cours et les charges déductibles sont majorées de la variation des stocks et des matières
et fournitures.
-L'IS est calculé sur la base du résultat fiscal, qui est aussi appelé la base imposable
-Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé d’après l’excédent des produits
sur les charges de l’exercice, engagées ou supportées pour les besoins de l’activité imposable,
en application de la législation et de la réglementation comptable et fiscale en vigueur.
-Pour déterminer la base imposable, une démarche précise doit être adoptée. A partir du
résultat comptable, on doit procéder à des réajustements de nature fiscale
-Ces réajustements portent essentiellement sur les produits qui ne sont pas imposables, les
charges qui ne sont pas déductibles et l’imputation des déficits sur les exercices antérieurs.
- des charges et des pertes comptabilisées mais non déductibles sur le plan fiscal ;
- des produits dont l’imposition a été différée précédemment et qui deviennent imposables
au cours de l’exercice.
Ces éléments devront être rajoutés au résultat comptable. On dit qu’ils sont réintégrés.
- Les profits non imposables au cours de l’exercice, ces profits seront imposés plus tard
ou sont soumis à un autre régime fiscal ;
- Les produits définitivement exonérés d’impôts ou non imposables ;
- Les charges réintégrées au cours des exercices précédents et devenues déductibles lors
de l’exercice.
Ces éléments doivent être déduits du résultat comptable. Ils constituent les déductions.
Etape 3 : Calcul du résultat fiscal avant report de déficit
Le résultat fiscal est égal au résultat comptable augmenté des réintégrations des charges non
déductibles et diminué des produits non imposables.
Résultat fiscal= Résultat comptable + charges non déductibles (réintégrations) - Produits non
imposables (déductions)
Il y a lieu également de tenir compte des déficits sur exercices antérieurs dans la limite des
déficits des quatre exercices précédant l’exercice en cours.
Après le calcul du résultat brut fiscal (avant report des déficits), l'entreprise a le droit
d'imputer les reports déficitaires des exercices antérieurs pour avoir le résultat net fiscal sur
lequel on va appliquer le taux d'imposition à I'IS.
1 : Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit des bénéfices des exercices suivants :
- Jusqu'au 4ème exercice, qui suit l'exercice déficitaire pour les déficits d'exploitation (hors
amortissements).
⁃ Sans limitation du délai de déduction pour les déficits correspondant à des amortissements
2 : Les réintégrations et les déductions fiscales ainsi que l'imputation des reports de déficits
se font extra comptablement au niveau du tableau (B12) de passage du résultat net comptable
au résultat net fiscal.
3 :La base de calcul de l'IS est toujours arrondie à la dizaine supérieure, et le montant d'IS à
payer au dirham supérieur.
Après le calcul du résultat brut fiscal (avant report des déficits), l'entreprise a le droit
d'imputer les reports déficitaires des exercices antérieurs pour avoir le résultat net fiscal sur
lequel on va appliquer le
Après le calcul du résultat brut fiscal (avant report des déficits), l'entreprise a le droit
d'imputer les reports déficitaires des exercices antérieurs pour avoir le résultat net fiscal sur
lequel on va appliquer le taux d'imposition à I'IS.
1 : Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit des bénéfices des exercices suivants :
- Jusqu'au 4ème exercice, qui suit l'exercice déficitaire pour les déficits d'exploitation (hors
amortissements).
⁃ Sans limitation du délai de déduction pour les déficits correspondant à des amortissements
2 : Les réintégrations et les déductions fiscales ainsi que l'imputation des reports de déficits
se font extra comptablement au niveau du tableau (B12) de passage du résultat net comptable
au résultat net fiscal.
3 : La base de calcul de l'IS est toujours arrondie à la dizaine supérieure, et le montant d'IS à
payer au dirham supérieur.
Section 2 : Base imposable de l’impôt retenu à la source
La base imposable de l’IS retenu à la source correspond au montant brut distribué, sans
déduction de frais, taxes ou retenues.
La retenue est opérée sur le montant brut distribué, c'est-à-dire le total avant TVA, frais ou
autres prélèvements.
La retenue à la source s’applique aux revenus suivants, lorsqu’ils sont versés, mis à
disposition ou inscrits en compte :
• Obligations, bons de caisse, bons du Trésor, titres émis par les OPCVM, OPCC,
OPCI, F.P.C.T.
• Dépôts à terme ou à vue dans des banques ou organismes financiers,
• Prêts accordés entre personnes physiques ou morales,
• Opérations de pension et de prêt de titres.
Article 14 bis : Revenus des certificats Sukuk
Les revenus des certificats Sukuk (produits financiers islamiques) sont également soumis à
la retenue à la source, selon les règles applicables aux placements à revenu fixe.
La liquidation de l’Impôt sur les Sociétés (IS) consiste à calculer le montant exact de
l’impôt que la société doit verser au Trésor, en appliquant le taux correspondant à la base
imposable déterminée. Une fois le résultat fiscal établi, la société applique le barème prévu par
la Loi de Finances en fonction du niveau de bénéfice réalisé. Ce calcul peut intégrer des crédits
d’impôt, des reports de déficits ou encore des acomptes déjà versés durant l’année sous forme
d’acomptes provisionnels. Toutefois, lorsque le montant de l’IS calculé est inférieur à un seuil
minimum, la société est tenue de verser ce qu’on appelle la Cotisation Minimale (CM), qui
représente un impôt minimal basé non pas sur le bénéfice, mais sur le chiffre d’affaires hors
TVA, avec un taux variant selon la nature des recettes. La CM s’applique même en cas de
déficit ou de résultat nul, garantissant ainsi une participation minimale de toutes les entreprises
aux charges publiques. À la clôture de l’exercice, la société procède donc à une régularisation,
en comparant le montant de l’IS dû (ou de la CM, si applicable) avec les acomptes déjà payés.
Si le total des acomptes dépasse l’impôt réellement dû, la société peut demander un
remboursement ou une imputation sur les périodes suivantes. En cas d’écart en sa défaveur,
elle devra s’acquitter du complément d’impôt. Ainsi, la liquidation constitue l’étape finale du
processus de calcul de l’IS, permettant de déterminer le montant net à verser à l’administration
fiscale
A. Période d’imposition
L’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices réalisés pendant chaque exercice
comptable, qui ne doit pas dépasser 12 mois.
En cas de liquidation d’une société, si la procédure s’étale sur plusieurs années, l’impôt est
calculé provisoirement chaque année, sur la base des résultats de périodes successives de
12 mois, comme le prévoit l’article 150-II du CGI.
À la fin de la liquidation :
• Si le bénéfice final est supérieur à ce qui a déjà été imposé, la société devra payer la
différence d’impôt.
• Si le bénéfice final est inférieur, la société peut obtenir un remboursement partiel
ou total des impôts versés en trop.
B. Lieu d’imposition
Les sociétés sont imposées pour l'ensemble de leurs produits, bénéfices et revenus au lieu de
leur siège social ou de leur principal établissement au Maroc. En cas d'option pour l'impôt sur
les sociétés :
- les sociétés en participation sont imposées au lieu de leur siège social ou de leur principal
établissement au Maroc, au nom de l'associé habilité à agir au nom de chacune de ces sociétés
et pouvant l'engager ;
- les sociétés de personnes sont imposées en leur nom, au lieu de leur siège social ou de leur
principal établissement.
A. Calcul de L’IS
L'impôt sur les sociétés est calculé en appliquant à la base imposable le taux d’IS y
correspondant.
IS THÉORIQUE = RÉSULTAT FISCAL NET X TAUX DE L’IS
La loi fiscale (Art 19) distingue entre les taux normaux et spécifiques suivants :
a. Le taux normal de IS
Proportionnels suivant : Taux
Montant du bénéfice net en DH
Inférieur ou égal à 300.000 15%
De 300.000 à 1.000.000 20%
Supérieur à 1.000.000 25,50% (*)
Supérieur à 100 millions 27,5%
* Taux ramené à 23 % pour les sociétés exerçant une activité industrielle d'un bénéfice
net < 100 millions dhs. Ce taux est plafonné à 20% pour les entreprises citées à l'article 19-A
;
➢ Taux de 38,5% : applicable aux établissements de crédit et organismes assimilés, Bank
Al Maghrib, la Caisse de dépôt et de gestion, les sociétés d'assurance et de réassurances.
Cas 1 : IS dû > total des Reliquat à verser = IS dû – somme des acomptes À régler avant le
acomptes 31/03/N
Cas 2 : IS dû < total des Excèdent d’acomptes à imputer sur les acomptes et sur l’IS dû des exercices suivants
acomptes
NB : L'entreprise peut déposer (15 jours avant la date d'exigibilité du versement) une
déclaration de dispense de paiement d'un ou plusieurs acomptes si elle estime que l'IS dû de
l'exercice en cours dépasse le montant des acomptes versés.
Majoration mensuelle :
Rectification de l’assiette :
La Loi de Finance 2025 au Maroc constitue une étape décisive dans la modernisation du cadre
économique et fiscal du pays. Promulguée au Bulletin officiel et entrée en vigueur le 1er janvier
2025, cette réforme vise à renforcer la compétitivité du Royaume, optimiser la collecte des
recettes publiques et soutenir l’investissement dans des secteurs stratégiques.
La LF 2025 s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le gouvernement marocain
pour moderniser le système fiscal et stimuler l’investissement. Dans un contexte global marqué
par des défis économiques internationaux et des fluctuations de marché, le Maroc cherche à
établir un cadre fiscal plus transparent, équitable et adapté aux besoins des entreprises. La LF
2025 met ainsi l’accent sur la simplification administrative, l’élargissement de l’assiette fiscale
et la digitalisation des procédures.
Elle a introduit plusieurs réformes destinées à optimiser l’imposition des sociétés, comme
exemple :
Ces mesures visent à rendre le système d’imposition plus juste et à encourager les
investissements dans le secteur privé.
Il est important de veiller à une répartition plus équitable des richesses et d'éviter la
concentration de la charge fiscale sur certains secteurs et réduire les écarts de taux d'IS entre
différents secteurs d'activité peut contribuer à une plus grande équité.
Exercice sur le Calcul de l'Impôt sur les Sociétés – Loi de Finances 2025
Énoncé
La société ABSA SARL est une société commerciale qui a réalisé au 31-12-2024 un Résultat
comptable de 640 000 DH avec un déficit reportable de 35 000 DH.
Produits
Éléments Montant (DH)
Chiffre d'affaires (HT) 7 000 000
Produit Accessoires (HT) 80 000
Produit Financier (dont 20 000 DH de Dividendes) 70 000
Subvention 90 000
Produits de cession des immobilisations 300 000
Charges
Éléments Montant (DH)
Salaire du gérant de la SARL 108 000
Salaire d’un employé non déclaré 35 000
Frais de stage et formation à l’étranger (cadres) 50 000
Pénalité fiscale : retard Paiement taxe professionnelle 9 000
Contravention au code de la route 500
Marchandises reçues non encore payées 120 000
Marchandises reçues, facture non parvenue 30 000
Droit de douane sur importation matières premières 20 000
Droit de douane sur importation matériel de production 40 000
Achat d’un micro-ordinateur pour le bureau 30 000
Travail à faire :
1. Calculer le Résultat fiscal net de l'exercice 2024
2. Calculer l’IS théorique
3. Calculer la Contribution Minimum (CM)
4. Calculer l’IS dû
Corrigé :
1- Calcul du Résultat Fiscal Net
Eléments Réintégration (+) Déductions (-)
Résultat Comptable 640 000
Produits
Chiffre d'affaires (HT) - -
Produit Accessoires (HT) - -
Produit Financier (dont 20 000 DH de Dividendes) - 20 000
Subvention - -
Produits de cession des immobilisations - -
Charges -
Salaire du gérant de la SARL - -
Salaire d’un employé non déclaré 35 000 -
Frais de stage et formation à l’étranger (cadres) - -
Pénalité fiscale : retard Paiement taxe - -
professionnelle
Contravention au code de la route 500 -
Marchandises reçues non encore payées - -
Marchandises reçues, facture non parvenue - -
Droit de douane sur importation matières premières - -
Droit de douane sur importation matériel de 40 000 -
production
Achat d’un micro-ordinateur pour le bureau 30 000 -
Total 745 500 20 000
Conclusion
L’année 2024 a été marquée par une hausse remarquable des recettes fiscales nettes, qui ont
atteint 220,52 milliards de dirhams (MMDH), soit une augmentation de 16 % par rapport à
2023. La DGI précise que cet encaissement représente 111 % de l’objectif fixé par la Loi de
Finances 2024.
La répartition des recettes fiscales par type d’impôt met en évidence la prédominance de
l’impôt sur les sociétés (IS), qui représente 33,7% du total, suivi de l’impôt sur le revenu (IR)
avec 29,1%, puis de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui contribue à hauteur de 19,5%. Les
droits d’enregistrement et de timbre (DET) comptent pour 11,7 %, tandis que les contributions
sociales de solidarité s’élèvent à 3,4 %. Enfin, les majorations et autres impôts représentent
2,3%, et les autres contributions obligatoires gérées par la DGI ne dépassent pas 0,3%.
Les recettes nettes de l’IS, de l’IR, de la TVA et des DET ont respectivement connu une
évolution annuelle de +12,9%, +18,9%, +23,8% et +7,2%.
Ces chiffres mettent en évidence l’importance de l’Impôt sur les Sociétés dans la composition
des recettes fiscales au Maroc, l’IS est-il arrivé à remplir sa fonction économique et sociale et
garantir une équité Fiscale et un développement économique durable ?
Les Références :
cgi-2025-fr.pdf
LF2025-BO_7362_Fr.pdf
NMILI, Mohammed. Les impôts au Maroc : Techniques et procédures. 6ᵉ
édition, 248 illustrations et exercices corrigés.
HASNAOUI, Rachid & ALAOUI OMARI, Lalla Zhor. La technique fiscale au
Maroc : Toute la fiscalité applicable aux entreprises. Édition 2023, cours
résumés, applications et études de cas corrigés.
ACHERQUI, Ahmed. La gestion fiscale des PME. Collection "Les essentiels de
l’entreprise", Éditions La Croisée des Chemins.