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SVTseconde LDP p2c1

Le document traite de la biodiversité à différentes échelles, en mettant l'accent sur la diversité des écosystèmes, des espèces et des individus. Il présente des activités pédagogiques pour aider les élèves à comprendre et à observer la biodiversité dans leur environnement, ainsi que l'importance de la classification des espèces. Les conditions climatiques et les interactions entre écosystèmes sont également abordées pour illustrer la richesse de la biodiversité.

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Le document traite de la biodiversité à différentes échelles, en mettant l'accent sur la diversité des écosystèmes, des espèces et des individus. Il présente des activités pédagogiques pour aider les élèves à comprendre et à observer la biodiversité dans leur environnement, ainsi que l'importance de la classification des espèces. Les conditions climatiques et les interactions entre écosystèmes sont également abordées pour illustrer la richesse de la biodiversité.

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La biodiversité

CHAPITRE
1 à différentes échelles

Unité 1 La diversité des écosystèmes (p. 76-77)

Extraits du programme

Connaissances Capacités
• Le terme de biodiversité est utilisé pour • Mettre en œuvre des sorties de terrain pour
désigner la diversité du vivant aux différentes identifier, quantifier et comparer la biodiver-
échelles, depuis les variations entre membres sité, spécifique et écosystémique.
d’une même espèce (diversité génétique)
jusqu’aux différentes espèces et aux écosys-
tèmes composant la biosphère.

1 Les intentions pédagogiques


Cette première unité permet d’appréhender la notion de diversité écosystémique en
analysant des exemples pris à des échelles différentes.
Le document 1 présente la répartition de grands écosystèmes continentaux au niveau mondial ;
le document 2 présente des écosystèmes à des échelles plus réduites. Ce document permet
aux élèves de comprendre qu’il est possible d’identifier une diversité d’écosystèmes dans leur
environnement proche. Il montre également que les écosystèmes ne sont pas simplement
juxtaposés, mais qu’ils s’imbriquent et s’emboîtent les uns dans les autres à différentes échelles.
Les documents 3 et 4 permettent d’approcher le déterminisme climatique des grands
types d’écosystèmes, et montrent que tous les écosystèmes ne se valent pas en termes de
biodiversité des espèces. La forêt tropicale apparaît comme particulièrement riche de ce
point de vue par rapport aux forêts tempérées ou froides (taïga).

2 Activités envisageables
Démarche autonome
1. Les écosystèmes peuvent être définis à des échelles variées. En effet, le document 1
met en évidence six grands écosystèmes, ou biomes, à une échelle régionale (centaines ou
milliers de kilomètres) : taïga, prairie, toundra, forêt tropicale, désert, forêt tempérée. Le
document 2 présente des écosystèmes plus petits inclus dans les précédents : un exemple
de forêt tempérée (la forêt de Fontainebleau) à une échelle kilométrique, une mare dans cette
forêt (la mare aux Evées), un tronc d’arbre mort constituant un écosystème métrique, lui-
même support de micro-écosystèmes centimétriques (coussinets de mousse, par exemple).
2. Le document 3 définit les grands écosystèmes en fonction de la moyenne annuelle des
précipitations et de la moyenne annuelle des températures. Ainsi, la toundra est définie
comme étant une zone où la température annuelle moyenne est située entre – 15 et + 5 °C et
où la moyenne annuelle des précipitations est entre 0 et 100 cm. La forêt tropicale est quant
à elle une zone où la température est plus élevée (entre 20 et 30 °C) et où les précipitations
sont plus abondantes (entre 125 et 440 cm par an). Ainsi, les conditions climatiques sont

Chapitre 1 • La biodiversité à différentes échelles 55


différentes selon les biomes étudiés. Bien entendu, ce sont les conditions climatiques qui
conditionnent la répartition des différents biomes.
Alors que le nombre d’espèces pour 10 000 km² est faible dans la toundra (entre 200 à
500 espèces estimées), la richesse spécifique est importante dans la forêt tropicale (plus de
5 000 espèces estimées). Ainsi, la biodiversité présente dans un écosystème est dépendante
des conditions climatiques, et en particulier de la disponibilité en eau.
3. Les océans abritent sans doute des millions d’espèces mais on estime que seulement
13 % de ces espèces sont connues. Parmi elles, le plancton occupe une place majeure, en
particulier le phytoplancton. Il est le point de départ de la majorité des chaînes alimentaires
des océans, et responsable de la majeure partie de la production de dioxygène à la surface du
globe. Les écosystèmes marins sont extrêmement diversifiés : depuis les banquises polaires
jusqu’aux récifs coralliens tropicaux, ils sont présents dans toutes les zones climatiques.
Si l’essentiel de la vie se concentre dans les premières dizaines de mètres sous la surface,
il existe aussi des écosystèmes de grande profondeur, par exemple au niveau des zones
hydrothermales dans l’axe des dorsales océaniques.
Démarche guidée
1.1 Les six grands écosystèmes continentaux présentés dans le document 1 sont la taïga, la
prairie, la toundra, la forêt tropicale, le désert et la forêt tempérée.
1.2 Le document 2 présente une mare dans la forêt de Fontainebleau (la mare aux Evées)
ainsi qu’un tronc d’arbre mort.
1.3 Le document 2 présente donc des écosystèmes plus petits inclus dans une forêt
tempérée (document 1). La forêt de Fontainebleau est à une échelle kilométrique puis une
mare dans cette forêt (la mare aux Evées) et un tronc d’arbre mort constituant un écosystème
métrique, lui-même support de micro-écosystèmes centimétriques (coussinets de mousse,
par exemple).
Les conditions de vie et la densité en espèces pour chacun des grands écosystèmes
continentaux :
Nom Forêt Forêt
Taïga Prairie Toundra Désert
de l’écosystème tropicale tempérée
Moyenne annuelle
entre 50 entre 25 entre 0 et entre 125 entre 50
des précipitations < à 50 cm
et 200 cm et 125 cm 100 cm et 440 cm et 325 cm
(en cm)
Moyenne annuelle
entre – 5 entre– 5 Entre – 15 Entre 20 Entre – 15 Entre 2,5
des températures
et +2,5 °C et +30 °C et + 5 °C et 30°C et + 30 °C et 20 °C
(en °C)
Densité en espèces
500 à Plus de 500 à
(nombre pour 100 à 200 200 à 500 200 à 500
1 500 5 000 1 500
10 000 km2)
2. Ce sont les conditions climatiques qui conditionnent la répartition des différents biomes.
Ainsi, la biodiversité présente dans un écosystème est dépendante des conditions climatiques,
et en particulier de la disponibilité en eau, qui dépend elle-même des précipitations et des
températures.
3. La recherche devra montrer des exemples précis d’écosystèmes marins précisant et
mettant en relation les conditions de vie (température, salinité, luminosité, profondeur…) et
la densité en espèces.
Activité collaborative
L’objectif de cette activité est de comparer de manière collaborative les six écosystèmes
continentaux afin d’identifier les facteurs qui les distinguent.

56 Partie 2 • La biodiversité, résultat et étape de l’évolution


La diversité au sein des écosystèmes
Unité 2 (p. 78-79)

Extraits du programme

Connaissances Capacités
• Le terme de biodiversité est utilisé pour • Mettre en œuvre des sorties de terrain pour
désigner la diversité du vivant aux différentes identifier, quantifier et comparer la biodiver-
échelles, depuis les variations entre membres sité, spécifique et écosystémique.
d’une même espèce (diversité génétique) • Caractériser la variabilité phénotypique chez
jusqu’aux différentes espèces et aux écosys- une espèce commune animale ou végétale.
tèmes composant la biosphère.
• Mettre en œuvre des protocoles d’échantil-
lonnage statistique permettant des descrip-
tions rigoureuses concernant la biodiversité.

1 Les intentions pédagogiques


Cette double page montre comment une sortie sur le terrain permet de repérer les trois
aspects de la biodiversité. Celle-ci s’observe facilement sur le terrain, même dans des
zones urbanisées. Les documents proposés montrent ce qu’il est possible de faire lors d’une
sortie sur le terrain. Il s’agit donc davantage d’éléments méthodologiques que d’exemples à
étudier : chacun explorera un ou deux milieux proches de son établissement.
Les documents 1 et 2 proposent des éléments pour étudier la flore et le sol de deux milieux.
Pour les classes n’ayant pas fait de sortie, les documents 3 à 5 fournissent des résultats
d’observation comparables à ce qui aurait pu être fait par des élèves sur le terrain.
On peut donc utiliser cette double page, soit pour préparer une sortie sur le terrain, soit pour
la remplacer. La biodiversité au niveau des individus est illustrée par les orchidées, celle des
espèces par les recensements des documents 3 et 4 et celle des écosystèmes par les deux
sites A et B.

2 Activités envisageables
Démarche autonome
1. Les études appliquées aux sites A et B mettent en évidence les trois niveaux de biodiversité.
Tout d’abord, on observe des différences au niveau du biotope et des espèces qui y vivent, ce
qui illustre une diversité des écosystèmes.
Les recensements ont permis d’identifier 18 espèces végétales et une vingtaine d’espèces
animales sur les deux sites ; on illustre ici la diversité des espèces.
Les trois orchidées appartiennent à une même espèce mais diffèrent morphologiquement.
Elles doivent donc également différer génétiquement ; on illustre donc enfin ici la diversité
génétique.

Chapitre 1 • La biodiversité à différentes échelles 57


2. Ces études permettent de comparer les sites A et B que ce soit au niveau du biotope que
des espèces présentes :
Tableau de comparaison des sites A et B
Critères
Site A Site B
de comparaison
Situé sur un plateau calcaire qui Situé à proximité du petit cours
Situation
domine une vallée. d’eau qui coule dans cette vallée.
Pelouse calcaire, la végétation est Milieu humide, sans affleurement
Description globale rase, à l’exception de quelques rocheux ; les herbes sont plus
arbustes ; affleurements rocheux. hautes et des arbres sont visibles.
Sol plus profond, moins sec et pH
Sol Sol peu profond, sec et pH = 8,3.
moins basique (7,15).
9 espèces végétales recensées
Espèces végétales 9 espèces végétales recensées. (aucune en commun avec le
site A).
8 espèces d’oiseaux et 13 espèces
11 espèces d’oiseaux et 3 espèces de libellules connues dans ce
Espèces animales de libellules connues dans ce milieu dont certaines espèces en
milieu. commun avec le site A (Pouillot
véloce et Agrion élégant).
Ce tableau montre ainsi que ces deux milieux ayant un biotope différent contiennent chacun
une grande diversité d’espèces animales et végétales. Ainsi, on peut remarquer que la
diversité locale est importante. On remarque aussi que les écosystèmes, bien que très
différents, ne sont pas entièrement isolés l’un de l’autre : des espèces mobiles peuvent
passer de l’un à l’autre.
Démarche guidée
1.1 Les six types d’études mis en œuvre sur ces deux sites sont la localisation, la nature
du sol, le pH du sol, le recensement des espèces végétales, le recensement des espèces
animales et l’observation de biodiversité au sein d’une espèce.
1.2 L’étude de la localisation, de la nature et du sol et de son pH illustrent une diversité des
écosystèmes. Les recensements des espèces végétales et animales illustrent la diversité
des espèces. L’observation des orchidées illustre la biodiversité au sein d’une espèce.
1.3 Ces études à différentes échelles sont complémentaires car elles mettent en évidence
les trois niveaux de biodiversité : la diversité des individus au sein de chaque espèce, la
diversité des espèces au sein d’un écosystème, la diversité des écosystèmes d’un lieu à
l’autre.
2.1 Reprendre le tableau de comparaison précédent comparant les sites A et B.
2.2 Ce tableau montre ainsi que ces deux milieux, bien que très proches l’un de l’autre,
présentent des biotopes différents, une grande diversité d’espèces animales et végétales,
dont la plupart ne se retrouvent pas dans l’autre site. On remarque aussi que les écosystèmes,
bien que différents, ne sont pas entièrement isolés l’un de l’autre : des espèces mobiles
peuvent passer de l’un à l’autre.
Activité collaborative
L’objectif de cette activité est de permettre aux élèves de s’expliquer entre pairs les échelles
auxquelles on peut observer la biodiversité à partir de ressources différentes.

58 Partie 2 • La biodiversité, résultat et étape de l’évolution


L’espèce, un outil pour décrire
Unité 3 la biodiversité (p. 80-81)

Extraits du programme

Connaissances Capacités
• La notion d’espèce, qui joue un grand rôle • Mettre en œuvre des protocoles d’échantil-
dans la description de la biodiversité observée, lonnage statistique permettant des descrip-
est un concept créé par l’être humain. tions rigoureuses concernant la biodiversité.

1 Les intentions pédagogiques


L’objectif de cette double page est de comprendre ce qui définit une espèce et pourquoi
l’Homme cherche à catégoriser les êtres vivants.
Le document 1 explique comment et pourquoi le nom scientifique des espèces est établi.
Le document 2 présente le critère utilisé actuellement par les scientifiques permettant de
définir l’appartenance ou non des individus à une même espèce. Le document 3 montre que
ce critère est néanmoins parfois difficile à mettre en place. Le document 4 explique en quoi
la description de la biodiversité est importante notamment dans sa protection.

2 Activités envisageables
Démarche autonome
1. Exemples d’espèces communes et leur nom scientifique :
• Pigeon ramier : Columba palumbus
• Chêne pédonculé : Quercus robur
De nouvelles espèces ont récemment été découvertes grâce à diverses expéditions
scientifiques : Epimeria quasimodo, Nymphister kronaueri.
2. La notion d’espèce est importante puisqu’elle permet de quantifier la biodiversité présente
dans une zone. Il est important de savoir ce qu’est une espèce pour pouvoir les identifier,
les recenser, les étudier. C’est entre autres en estimant la diversité des espèces que des
mesures de protection de l’environnement peuvent être mises en place.
3. Actuellement, la notion d’espèce repose sur le critère biologique d’interfécondité : deux
individus qui peuvent se reproduire et engendrer une descendance viable et féconde
appartiennent à la même espèce. Or cette définition ne peut pas toujours être appliquée :
en effet seuls les critères de ressemblance peuvent être utilisés afin de regrouper des êtres
vivants qui n’existent plus et que nous ne connaissons que sous forme de fossiles. De même,
certains êtres vivants ne se reproduisent pas de manière sexuée : la définition de Mayr n’est
donc pas utilisable pour ces individus.
Démarche guidée
1.1 Exemples d’espèces communes et leur nom scientifique :
– Pigeon ramier : Columba palumbus
– Chêne pédonculé : Quercus robur
1.2 De nouvelles espèces ont récemment été découvertes grâce à diverses expéditions
scientifiques : Epimeria quasimodo, Nymphister kronaueri.

Chapitre 1 • La biodiversité à différentes échelles 59


2.1 La notion d’espèce est importante puisqu’elle permet de quantifier la biodiversité
présente dans une zone. Il est utile de donner un nom d’espèce à chaque être vivant afin de
pouvoir les identifier, les recenser, les étudier.
2.2 La description de la diversité des espèces est un enjeu de notre époque car c’est entre
autres en estimant la diversité des espèces que des mesures de protection de l’environnement
peuvent être mises en place.
3.1 La définition actuelle de la notion d’espèce est celle d’Ernst Mayr : « Une espèce est
une population ou un ensemble de populations dont les individus peuvent effectivement ou
potentiellement se reproduire entre eux et engendre une descendance viable et féconde,
dans des conditions naturelles. »
3.2 Cette définition ne peut pas s’appliquer aux êtres vivants qui n’existent plus car seuls
les critères de ressemblance peuvent être utilisés afin de comparer les fossiles. Elle ne peut
pas s’appliquer à certains êtres vivants ne se reproduisent pas de manière sexuée comme
les bactéries.
Activité collaborative
L’objectif de cette activité est de permettre aux élèves de s’expliquer entre pairs la notion
d’espèce, telle qu’elle est définie actuellement, n’est pas toujours facile à utiliser et qu’elle
a des limites.

La diversité des individus


Unité 4 et des populations (p. 82-83)

Extraits du programme

Connaissances Capacités
• Au sein de chaque espèce, la diversité des • Suivre et/ou participer à une campagne
individus repose sur la variabilité de l’ADN : d’études de la biodiversité (expéditions,
c’est la diversité génétique. Différents allèles sciences participatives...).
d’un même gène coexistent dans une même • Envisager les causes de la variabilité phé-
population, ils sont issus de mutations qui se notypique.
sont produites au cours des générations.
• Utiliser un logiciel de comparaison de
séquence d’ADN pour identifier et quantifier
la variabilité allélique au sein d’une espèce ou
entre deux espèces apparentées.

1 Les intentions pédagogiques


Les différents exemples présentés dans ces pages illustrent la variabilité génétique.
Le document 1 présente une activité pratique pouvant être réalisée par les élèves. Il s’agit
d’un protocole à mettre en œuvre dans le but d’observer la diversité présente chez l’escargot
des haies. Pour les classes n’ayant pas suivi le protocole, des résultats d’observation,
comparables à ce qui aurait pu être déterminé par des élèves sur le terrain, sont présents.
Cet exemple permet d’étudier la variabilité des gènes et donc de définir la notion d’allèles.
Le document 2 montre que la séquence d’un gène n’est pas immuable. Elle peut subir
des mutations, c’est-à-dire des modifications brutales et imprévisibles qui peuvent, dans
certaines conditions, devenir héréditaires. L’étude de la pigmentation du poisson zèbre est

60 Partie 2 • La biodiversité, résultat et étape de l’évolution


le support utilisé pour introduire la notion de mutation. D’autre part, cet exemple permet
de montrer la relation entre l’information génétique et certains caractères apparents du
poisson zèbre. Ainsi, certaines mutations du gène étudié peuvent amener la modification
de la pigmentation. Le document présente une activité pratique pouvant être réalisée par
les élèves sur un logiciel de traitement de séquences, mais également une capture d’écran
des résultats à obtenir. Il est aussi possible de comparer des séquences d’autres gènes,
présentes dans les banques de données des logiciels ou en ligne.

2 Activités envisageables
Démarche autonome
1. Les deux exemples cités dans cette double page présentent une diversité des individus
observable à différentes échelles.
On observe tout d’abord une diversité chez l’escargot des haies à l’échelle macroscopique :
certains présentent des coquilles avec des bandes tandis que d’autres sont sans bande ; la
couleur est brune, rose ou jaune.
De plus, l’étude génétique des escargots des haies a mis en évidence différents allèles
responsables de ces phénotypes. Ainsi, les séquences d’ADN codant pour les caractéristiques
de la coquille ne sont pas les mêmes selon les phénotypes.
Chez le poisson zèbre, la diversité est présente à l’échelle macroscopique (rayures claires et
rayures sombres), à l’échelle cellulaire (présence ou absence de mélanine dans les cellules)
et à l’échelle moléculaire (deux séquences d’ADN avec quelques différences de nucléotides).
2. Lorsqu’un gène subit des modifications spontanées (mutations), une nouvelle version de
ce gène est créée pouvant alors entraîner un phénotype différent. Si ces modifications ont
lieu dans les cellules reproductrices, ce nouvel allèle peut être transmis aux générations
suivantes. Ainsi, le nouveau caractère héréditaire peut se répandre dans la population.
Démarche guidée
1.1 Un gène est un fragment d’ADN qui porte une information codée (successions de
nucléotides) et qui gouverne un aspect de l’activité d’une cellule alors qu’un allèle correspond
à l’une des versions possibles d’un gène.
1.2 Un organisme pluricellulaire peut se définir à l’échelle macroscopique, cellulaire et
moléculaire.
1.3 La diversité des escargots des haies et du poisson zèbre à différentes échelles :
Diversité des phénotypes* Escargot des haies Poisson zèbre
- coquilles avec ou sans
- rayures claires
Échelle macroscopique bandes - couleur brune, rose
- rayures sombres
ou jaune.
Cellules pigmentaires riches
Échelle cellulaire /
ou non en mélanine
Gène C (3allèles différents) Allèle « rayures claires »
Échelle moléculaire
Gène B (2 allèles différents) Allèle « rayures sombres »

2.1 Les deux allèles présentés dans le document 2C sont différents au niveau des nucléotides
en position 1257, 1305 et 1308. Alors que l’allèle sauvage « rayures sombres » présente des G
à ces positions, l’allèle « rayures claires » présente les nucléotides T, A, A. Ces différences
résultent de modifications spontanées appelées mutations. Ces mutations ont permis la
formation de l’allèle « rayures claires » qui a été transmis aux générations suivantes.
2.2 Comme pour le cas du poisson zèbre, les allèles du gène C et les allèles de gène B chez
l’escargot des haies proviennent de mutations.

Chapitre 1 • La biodiversité à différentes échelles 61


2.3 La population d’escargots des haies vivants dans les milieux ouverts a majoritairement
une coquille jaune. L’allèle vraisemblablement le plus abondant dans cette population
est l’allèle Cj. La population d’escargots des haies vivants dans les milieux fermés a
majoritairement une coquille rose. L’allèle vraisemblablement le plus abondant dans cette
population est l’allèle Cr.
2.4 La séquence des nucléotides de l’ADN peut subir des modifications imprévisibles, que
l’on appelle des mutations. Lorsqu’un gène subit une mutation, une nouvelle version de ce
gène est formée : un nouvel allèle. Si cet allèle se transmet aux générations suivantes, il
contribuera à la diversité génétique et phénotypique de l’espèce.
Activité collaborative
L’objectif de cette activité est que les élèves puissent comparer à différentes échelles la
diversité présente chez l’escargot des haies d’une part et chez le poisson zèbre d’autre part.

Exercices
Vérifier ses connaissances (p. 87)
La correction des exercices 1 à 6 figure dans le manuel de l’élève, p. 306.

S'entraîner (p. 88-89)


L’exercice 7 est résolu dans le manuel.

Exercice 8. Exercice similaire


Ernest Mayr a formulé la définition suivante « Une espèce est une population ou un ensemble de
populations dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux et
engendre une descendance viable et féconde, dans des conditions naturelles ». Le principal cri-
tère utilisé est donc l’interfécondité. Or, les bactéries se reproduisent principalement de façon
asexuée. Lorsque les conditions sont favorables, une bactérie se divise en deux : les deux cellules
filles sont génétiquement identiques à la cellule mère.
Le critère d’interfécondité est dont ici inopérant. La définition de l’espèce proposée par Ernest
Mayr n’est donc pas applicable dans le cas des bactéries.

Exercice 9. Formuler un problème scientifique


Le problème pouvant être formulé d’après l’observation de ces deux photos est :
« Comment expliquer la différence de pelage (pelages orangés et pelages blancs) chez les
tigres ? »

Exercice 10. Utiliser un outil numérique


Une comparaison des séquences alléliques peut être effectuée pour comparer les trois allèles
connus du gène Cdc2 à l’aide d’un logiciel de traitement de séquences.
On obtient alors le résultat suivant :

62 Partie 2 • La biodiversité, résultat et étape de l’évolution


Ainsi, on peut observer des différences dans la séquence des nucléotides de ces trois allèles.
On peut donc expliquer cette diversité grâce à l’apparition de modifications spontanées de l’ADN
(mutations) qui ont permis la formation de nouveaux allèles et qui sont à l’origine de cette diver-
sité génétique observée chez la levure.

Exercice 11. Mettre en relation des connaissances et des informations tirées


d’un document
Sur la photographie A, on observe un mâle de l’espèce Orgyia recens tandis que la photographie B
représente une femelle de la même espèce. Ces photographies représentent un dimorphisme
sexuel : le mâle et la femelle ne se ressemblent pas. En effet, le mâle possède de longues ailes
orangées tandis que la femelle ne possède que des ailes très réduites, de couleur crème.
En comparant morphologiquement ces deux individus, il est difficile de penser qu’ils appar-
tiennent à la même espèce.
Néanmoins, ils sont capables de se reproduire et d’engendrer une descendance viable et féconde,
ce qui justifie leur appartenance à la même espèce. Ainsi, la définition proposée par Ernst Mayr
rend l’identification des espèces plus efficace.

Exercice 12. Élaborer une stratégie pour résoudre un problème


Afin de comparer la biodiversité sur ces deux sites, il est nécessaire de :
– Délimiter une zone d’étude avec une même surface pour chaque site ;
– Étudier le sol à l’aide d’une tarière manuelle et d’un pH-mètre ;
– Recenser les espèces végétales présentes dans les deux sites en relevant la présence de
chaque espèce présente grâce à un indice d’abondance ;
– Recenser les espèces animales en indiquant le nombre d’espèces identifiées et connues dans
chaque site.
Il est également possible d’observer la diversité intraspécifique pour chaque site.

Exercice 13. S’exprimer à l’oral


Quelques critères de réussite de cette présentation : sur le plan du contenu, elle devra décrire
de façon synthétique la scène observée, fournir quelques détails remarquables en lien avec le
thème du chapitre (noms de certaines espèces, diversité des individus, aspects quantitatifs, com-
paraison avec d’autres écosystèmes similaires…).
Sur le plan de la forme, on pourra évaluer l’organisation des idées, la richesse du vocabulaire, la
syntaxe, la clarté de l’expression orale.

Exercice 14. Faire preuve d’esprit critique


1. Schémas représentant différents types d’ammonites visibles sur cette photographie : sans
ornementation, avec quelques stries peu visibles, avec côtes visibles et rapprochées, fossile de
grande taille, de petite taille, forme de l’enroulement plus ou moins involute ou évolute.
2. Les critères employés dans l’inventaire sont tous morphologiques et peuvent ne pas permettre
de rassembler correctement les individus appartenant à la même espèce. En effet, le critère d’in-
terfécondité étant ici inopérant, on ne peut se fier qu’aux apparences, et on sait qu’elles peuvent
être trompeuses : des individus appartenant à la même espèce peuvent prendre des aspects
différents (âge, sexe, état de santé…) ; inversement, des individus peuvent avoir été incapables
de se reproduire entre eux bien que très ressemblants morphologiquement.

Raisonnement scientifique (p. 90-91)


Exercice 15. La fleur d’oiseau rouge, un exemple d’espèce en anneau
On observe qu’autour de la Mer des Caraïbes un ensemble de populations d’Euphorbia tithyma-
loides. Ces populations sont interfécondes de proche en proche et peuvent être donc être consi-
dérées comme appartenant à la même espèce.

Chapitre 1 • La biodiversité à différentes échelles 63


En effet, les populations A1 et A2 sont interfécondes et peuvent donc être considérées comme
appartenant à la même espèce. Il en est de même pour B1 et B2.
Or, A5 et B2 ne peuvent pas se reproduire et sont donc considérées comme deux espèces
distinctes.
Ainsi, cet exemple illustre que le concept d’espèce est complexe et ne peut pas toujours être mis
en œuvre.

Exercice 16. Un paysage, plusieurs écosystèmes


1. Différents écosystèmes peuvent être observés sur cette photographie. Sur le versant situé à
gauche de l’image, on peut voir un écosystème forestier, avec probablement des résineux dans
la zone proche de la crête, davantage de feuillus dans la zone plus proche de la rivière. Les deux
tiers inférieurs du versant ainsi que le fond de la vallée ont été convertis en prés, il ne sub-
siste que des bosquets et quelques haies forestières. Sur l’autre versant et au premier plan, on
observe une lande herbacée. Aucun arbre, arbuste ou buisson n’est présent. La végétation est
même absente par endroits et laisse apparaître des affleurements rocheux.
2. Différentes hypothèses peuvent être formulées pour expliquer les différents écosystèmes pré-
sents : nature de la roche mère, nature ou profondeur du sol, pente, exposition par rapport au
soleil, histoire de l’occupation et usages actuels par l’Homme…
3. Afin de décrire avec plus de précision ces écosystèmes il faudrait réaliser des relevés dans
chacun de ces écosystèmes : observation de la composition du sol, identification et recensement
des espèces animales et végétales, étude de la diversité génétique.

Exercice 17. Une étude de la biodiversité locale et de son évolution récente


1. En 1990, on observe que la zone étudiée est composée de 30 % de forêts mélangées, de 31 %
de tissu urbain, de 30 % de vergers et de 9 % de cultures.
En 2012, on observe que la zone étudiée est composée de 24 % de forêts mélangées, de 62 % de
tissu urbain, de 12 % de vergers et de 2 % de cultures.
On peut donc dire que les activités humaines ont rapidement modifié la biodiversité de la zone
étudiée, en développant les zones urbanisées au détriment des forêts et cultures : on assiste à
une urbanisation de cette région.
2. Une étude, grâce à un SIG, permet d’observer l’occupation actuelle des sols, de la confron-
ter à d’autres critères cartographiables (cartes géologiques, cartes des écosystèmes…), et de
la comparer à différentes époques. Cela permet ainsi de croiser des informations de natures
différentes afin de comprendre les réalités du terrain et leurs évolutions.

Construire sa démarche (p. 92-93)


Exercice 18. L’étude d’un écosystème particulier : l’estran en Bretagne
On cherche à décrire un écosystème, l’estran, et à proposer des hypothèses expliquant son or-
ganisation dans l’espace.
On constate l’existence de trois secteurs où la biodiversité est différente :
– Dans la zone médio-littorale (correspondant à la zone de balancement des marées) se trouvent
des rochers sur lesquels on observe une biodiversité importante, avec la présence de balanes,
de monodontes, de patelles, etc.
– Dans cette même zone, mais sur le sable, aucune observation directe d’êtres vivants n’a pu être
faite, mais de petits crustacés, vers et mollusques vivent enfouis dans le sable.
– À la limite de la zone médio-littorale et infra-littorale (zone qui est plus souvent immergée), on
observe de nombreuses moules, monodontes et patelles.
Ainsi, suivant la nature du substrat (rocheux ou sableux) d’une part, et selon la durée pendant
laquelle la zone est découverte par la mer, les espèces ne sont pas les mêmes. On peut formuler
différentes hypothèses afin d’expliquer cette organisation.

64 Partie 2 • La biodiversité, résultat et étape de l’évolution


On peut supposer que les espèces supportant de longues émersions sont présentes dans la
zone médio-littorale, tandis que les espèces plus sensibles ne peuvent y vivre, et se trouve du
bas, dans la zone infra-littorale ou à la limite des deux zones. De plus, le substrat influence la
répartition des êtres vivants : certains des êtres vivants ont besoin d’un support solide, pour s’y
fixer (moules, anémones) ou pour s’y déplacer (monodontes). C’est d’autant plus important que
dans la zone médio-littorale, les courants sont assez forts. D’autres êtres vivants ont besoin
d’un substrat meuble pour s’y enfouir : c’est le cas des mollusques, vers et petits crustacés qui
occupent les zones sableuses.

Chapitre 1 • La biodiversité à différentes échelles 65

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