A.
U 2025-2026 ESSThs
Éléments de logique
Définition 1.
Une proposition est une phrase mathématique qui a un sens précis et qui est soit vraie, soit fausse,
mais jamais les deux à la fois.
1 Calcul propositionnel
1.1 Négation d’une proposition
Définition 2.
Soit P une proposition.
L’assertion "Non P" (ou aussi P ) est la négation de P. Par suite, elle est vraie si P est fausse et
inversement.
1.2 Les connecteurs logiques « et » et « ou »
Définition 3.
L’assertion "P et Q" est vraie si "P" est vraie et "Q" est vraie. Si l’une des assertions "P" et "Q"
est fausse, alors "P et Q" est fausse.
Définition 4.
L’assertion "P ou Q" est vraie si au moins l’une des assertions "P" ou "Q" est vraie. Si les deux
assertions "P" et "Q" sont fausses, alors "P ou Q" est fausse.
Remarque 1.
L’assertion "P et Non P" est fausse.
L’assertion "P ou Non P" est vraie.
Remarque 2.
On note aussi "ou" par ∨, et "et" par ∧.
Il existe en français deux significations du mot « ou ».
Il y a le « ou exclusif » qui signifie « soit l’un, soit l’autre, mais pas les deux » et le « ou inclusif »
qui signifie « soit l’un, soit l’autre, soit les deux ». ∨ est le « ou inclusif ».
MP1 1/4
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Théorème 1. (Lois de DE MORGAN)
Soient P et Q deux propositions.
P ∧ Q ⇔ P ∨ Q et P ∨ Q ⇔ P ∧ Q
1.3 Implication logique
Définition 5.
On note l’assertion "P ⇒ Q" qu’on lit P implique Q, l’assertion définie par "Non P ou Q". L’asser-
tion "P ⇒ Q" est fausse si "P" est vraie et "Q" est fausse.
Exemple 1.
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1.4 Equivalence logique P ⇔ Q
Définition 6.
L’assertion "P ⇔ Q" qu’on lit P équivaut à Q, est l’assertion "(P ⇒Q) et (Q ⇒ P)".
Cette assertion n’est vraie que lorsque P et Q sont toutes les deux vraies ou toutes les deux fausses.
Remarque 3.
Les expressions « Condition nécessaire et suffisante (CNS) », « si et seulement si (ssi) », « il faut et
il suffit » signifient toutes « logiquement équivalent » ou encore « ⇔ ».
Exemple 2.
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1.5 Négation, contraposée et réciproque d’une implication
Théorème 2. (Négation d’une implication)
Soient P et Q deux propositions. P ⇒ Q ⇔ P ∧ Q.
Définition 7. (Contraposée d’une implication)
Soient P et Q deux propositions. L’implication Q ⇒ P s’appelle la contraposée (ou l’implication
contraposée) de l’implication P ⇒ Q.
Théorème 3. (Contraposée d’une implication)
Soient P et Q deux propositions. (Q ⇒ P ) ⇔ (P ⇒ Q).
Définition 8. Soient P et Q deux propositions. L’implication (P ⇒ Q) s’appelle la réciproque (ou
l’implication réciproque) de l’implication (Q ⇒ P ).
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La négation de (P ⇒ Q) est (P ∧ Q).
La contraposée de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ).
La réciproque de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ).
2 Les quantificateurs ∀ et ∃
2.1 Définition des quantificateurs
On se donne un ensemble E et P(x) une proposition dont les valeurs de vérité sont fonction des
éléments x de E.
Définition 9.
- La proposition : « Pour tous les éléments x de E, la proposition P(x) est vraie » s’écrit en abrégé :
« ∀ x E, P(x) ».
- La proposition : « il existe au moins un élément x de E tel que la proposition P(x) est vraie » s’écrit
en abrégé : « ∃ x ∈ E / P(x) » ou aussi « ∃ x ∈ E, P(x) ».
- La proposition : « il existe un et un seul élément x de E tel que la proposition P(x) est vraie »
s’écrit en abrégé : « ∃ !x ∈ E, P(x) ».
Définition 10.
" ∀" s’appelle le quantificateur universel et "∃" s’appelle le quantificateur existentiel.
Exemple 3.
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2.2 Propriétés des quantificateurs avec une variable
Théorème 4. Soient E un ensemble et P (x) une proposition dont les valeurs de vérité sont fonction
des éléments x de E.
1) (∀x ∈ E, P (x)) ⇔ (∃x ∈ E, P (x)).
2) (∃x ∈ E, P (x)) ⇔ (∀x ∈ E, P (x)).
Exemple 4.
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3 Méthodes de raisonnement
3.1 Le raisonnement direct
On veut montrer que "P ⇒ Q" est vraie, alors on suppose que P est vraie et on montre que Q
est vraie.
3.2 Le raisonnement par l’absurde
Le raisonnement par l’absurde est un raisonnement qui permet de montrer qu’une proposition P
est vraie en montrant que l’hypothèse P conduit à une contradiction .
3.3 Le raisonnement par contraposition
Le raisonnement par contraposition est un raisonnement qui permet de montrer une implication
P ⇒ Q en montrant sa contraposée Q ⇒ P .
3.4 Le raisonnement par récurrence
Le raisonnement par récurrence est un raisonnement qui permet de montrer qu’une proposition
P (n) est vraie pour tout entier naturel n (ou à partir d’un certain rang). Il repose sur le principe de
récurrence :
Si P (0) est vraie et si, pour tout entier naturel n, P (n) ⇒ P (n + 1), alors P (n) est vraie pour
tout entier naturel n.
3.5 Le raisonnement par disjonction de cas
Le raisonnement par disjonction de cas est un raisonnement qui permet de montrer une proposition
Q en considérant plusieurs cas qui couvrent toutes les possibilités.
3.6 Le raisonnement par contre-exemple
Le raisonnement par contre-exemple est un raisonnement qui permet de montrer qu’une propo-
sition de la forme ∀x ∈ E, P (x) est fausse en exhibant un élément x0 de E tel que P (x0 ) est fausse.
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