~""esa~~ EGIJSE PRESBYTERIENNE CAMEROUNAISE
o~"' ~ Autorisée par Décision N°55/ATFIE du 14 juillet 1962
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GéJ.ne
LE MODERATEUR
BP.519Yaoundé- Cameroun Tél. (+237) 693 58 7211/ 672401618
ww.secretariatgeneral.epc.com Courriel :
[email protected] LETl'BE 0IJVEBTE DE PA.IX AIJX AC,,EIJBS P0LITIQIJES ET
RELIGIEIJX EN CE'I"l'E PERIODE ELEcntBALE lllJ ~AMEB0IJN
Chers frères et sœurs en Christ, honorables acteurs politiques, leaders communautaires, et
citoyens engagés,
En cette période cruciale où notre \>a~, le Cameroun, se prépare à vivre une étape importante
de sa démocratie avec l'élection pres1dentielle du 12 octobre 2025, je me permets, en tant que
serviteur de l'Église de vous adresser cette lettre de paix.
Le moment que nous vivons est à la fois porteur d'esp!)ir et de responsabilités. Le Cameroun a
toujours été bâti sur la diversité, la fraternité et la volonté commune de construire un avenir
meilleur pour tous. L'histoire nous enseigne toutefois que ces moments de transition peuvent
aussi être source de tensions, de divisions, voire de violences si nous ne faisons pas preuve de
sagesse, de retenue et d'amour fraternel.
Dans son message « le peuple murmure...nous nous interrogeons... » adressé aux
fidèles de son diocèse ce 29 juillet 2025 à Bafoussam, Monseigneur Paul Lontsie-Keune
s'est appuyé sur le texte d'Exode 3: 9, qui provient du Pentateuque, écrit_probablement entre
le VIe et le Ve siècle av. J.-C. La critique des sources de ce texte révèle une transmission
complexe, mêlant tradition religieuse et mémoire collective. Certes, le discours de
Monseigneur soulève des questions sur la transparence, la justice, et la crédibilité des
processus électoraux. Mais, son ton alarmiste et ses questions ouvertes sont perçus
comme provocateurs et ~tibles d'en:ftammP,r les passions, notamment par
ses insinuations sur des manipulations ou des risques de conflit.
C'est pourquoi, en cette période d'élections, je vous invite fraternellement et
chaleureusement à PRIVILEGIER LE DIALOGUE, afin que la paix, la justice et la
cohésion sociale soient préservées. Il est souhaitable que chaque acteur politique ou religieux,
se souvienne que sa responsabilité va bien au-delà des ambitions personnelles ou partisanes :
il s'agit de servir le peuple, de respecter la volonté de Dieu, et d'œuvrer pour la paix durable de
notre nation.
FAUT - T-IL LE RAPPEI,RRA TOUS QUE LA VIOLENCE ET LA HAINE NE SONf
JAMAIS DES SOLUTIONS ? La Bible nous enseigne : « Bienheureux ceux qui
procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5 :9). Que ces
paroles inspirent nos cœurs et nos actions.
Je prie pour que le Saint-F.sprit nous donne la sagesse, la patience et le discernement
nécessaires pour traverser cette période avec sérénité, que nos leaders politiques acceptent de
resyecter scrupuleusement les instances électorales et plus tard, le verdict des urnes pour
preserver l'unité nationale. Nous, leaders religieux, devons demeurer des artisans du dialogue
pour la paix, et prôner le respect mutuel et la fraternité.
Ensemble, cultivons la paix par nos so • •' t nos prières.
i''tRlfNNt Yaoundé, le 1er août 2025
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Jacques René
. 693 58 7211