Nouveau Guide TBC
Nouveau Guide TBC
PERSONNELS DE SANTE
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SOMMAIRE
1.3 STRATEGIES……………………………………………………………………………………..10
1.4 ACTIVITES………………………………………………………………………………………..12
MALADIE ?.........................................................................................................................21
TUBERCULOSE ?.............................................................................................................24
5.4 QUELLE EST LA CONDUITE A TENIR DEVANT UNE FEMME ENCEINTE VIH
TUBERCULOSE…………………………………………………………………………………..32
INTRODUCTION……………………………………………………………………………………..36
DEPISTAGE DE LA TUBERCULOSE?.............................................................................39
L’ENFANT?.....................................................................................................................39
2
6.4. COMMENT PROCEDER AU DEPISTAGE ET AU DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE
CHEZ L’ENFANT?...........................................................................................................40
8.3. QUELLES SONT LES ACTIVITES CLEFS DE L’INTEGRATION DE TB/ VIH ?...............62
3
8.4. QUELS COMPOSANTS DES SOINS DESTINES AUX PVVIH DOIVENT ETRE DONNES
EST-ELLE DIFFICILE?.......................................................................................................63
SANITAIRES……………………………………………………………………………………81
10.1 GENERALITES…………………………………………………………………………………..86
10.2 LA SUPERVISION……………………………………………………………………………….89
10.2.1. Quel est le but de la supervision du programme par le niveau central ?...........89
4
10.2.2. Quel est le but de la supervision du programme par le niveau régional et au
niveau du district ? ……………………………………………………………………………….89
10.3 L’EVALUATION……………………………………………………………………………...89
10.3.2. En quoi consiste l’évaluation des activités de prise en charge thérapeutique des
malades ?…………………………………………………………………………………………89
6
LISTE DES TABALEAUX ET FIGURES
Page
8
CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LE PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA
TUBERCULOSE (PNLT)
La tuberculose est la neuvième cause de décès au plan mondial et la principale cause de décès
due à un agent infectieux unique, devant le VIH/Sida (Rapport TB OMS, 2017).
Au Cameroun, le nombre total de cas de la tuberculose attendu en 2016 était d’environ 48000
soit un taux d’incidence de 203 pour 100 000 (Global TB Report 2017). Pour la même année,
25975 cas de tuberculose toutes formes confondues ont été enregistrés, soit un taux de
notification de 103 cas pour 100 000 habitants. Même si cet écart diminue régulièrement grâce à
une augmentation annuelle de la notification de nombre de cas TB de 1,12% par an depuis 10
ans couplée à une augmentation annuelle de la notification du nombre de cas, le progrès en
termes de notificaion est insuffisant pour atteindre les cibles de 2030 (baisse de 80% par
rapport à 2015 ). Un effort de détection précoce en particulier en direction des populations-clés
et vulnérables est donc nécessaire.
Selon les estimations de l’OMS, le nombre attendu des cas de TB-RR/MR en 2016 était de 760
(2.8% parmi les NC, 13% parmi les cas à retraiter) (Global TB Report 2017). Le programme a
notifié un total de 176 cas de TB-RR/MR. Parmi eux, 136 TB-MR/RR ont été mis au traitement,
soit un taux de mise en traitement des cas TB-MR/RR dépistés de 77% seulement (136/176).
Un effort est donc nécessaire pour atteindre les cibles du PSN de 100% de mise en traitement
des cas TB-MR/RR dépistés et 90% de test Xpert parmi les cas déjà traités vs 75% en 2016.
Le problème de la tuberculose demeure aggravé par l’infection à virus de l’immunodéficience
humaine (VIH). En effet la tuberculose est l’affection opportuniste la plus fréquente au cours de
l’évolution de l’infection à VIH en Afrique. Au Cameroun, le taux moyen de prévalence de
l’infection à VIH dans la population générale est estimé à 3,4% (CAMPHIA, 2018). En 2017,
95% des cas de TB notifiés ont bénéficiés d’un test de VIH et en moyenne 32% étaient VIH
positifs avec un maximum (48%) dans la Région du Nord-Ouest et un minimum (13%) dans la
Région de l’Extrême-Nord ; d’où la pertinence de poursuivre l’intensification des activités
intégrées de détection et de prise en charge de la co-infection TB/VIH. La notification de la
tuberculose chez les enfants est restée insuffisante jusqu’ici par rapport aux estimations de
l’OMS (6 à 12%). Toutefois, elle est restée constante à 5,5% les trois dernières années (2015 à
2017) sur l’ensemble des cas notifiés.
Les résultats du traitement pour la cohorte des cas diagnostiqués en 2015 montrent un taux de
succès thérapeutique de 86% pour les cas TB pulmonaire bactriologiquement confirmés et de
83% pour les cas cliniquement diagnostiqués permettant d’envisager l’atteinte des objectifs du
PSN. Cette amélioration récente necessite le maintien des efforts entrepris et de l’implication
communautaire. Le taux de décès pour les cas cliniquement diagnostiqués (10%) est supérieur
au taux de décès chez les formes pulmonaires avec confirmation bactériologique (6%). Ceci est
certainement lié au taux de prévalence du VIH qui est plus faible chez les cas TB pulmonaire
avec confirmation bactériologique (27%) par rapport à la prévalence du VIH de 34% chez
l’ensemble des cas TB.
Dans le souci d’intensifier le dépistage de la tuberculose dans la population générale et en
particulier chez les enfants et d’étendre le diagnostic par les tests moléculaires de la maladie, la
révision du guide devient une nécessité pour harmoniser la prise en charge de la tuberculose
sur le territoire national.
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La mission du PNLT est d’éliminer la tuberculose comme problème de santé publique au
Cameroun.
But :
Réduire de 50% l’incidence et 75% la mortalité de la tuberculose au Cameroun d’ici 2025 par
rapport à 2015.
Objectifs spécifiques
1.3. STRATEGIES
1.3.1. Le dépistage de la TB
L’objectif prioritaire du dépistage est d’identifier les tuberculeux pulmonaires qui sont les seuls
capables de transmettre l’infection. Le PNLT utilise le dépistage passif et actif des malades
symptomatiques par l’examen microscopique des crachats (bacilloscopie) et les tests
moléculaires (TB LAMP, Gene Xpert MTB/RIF). La confirmation bactériologique se fait dans les
Centres de Diagnostic et de Traitement (CDT) de la Tuberculose le plus proche.
Un effort particulier est fait pour détecter activement la TB dans les groupes à risque, tels que
les PVVIH, les contacts des cas de TB, les patients internés dans les FOSA, les réfugiés, les
enfants de moins de cinq ans et les détenus correctionnels.
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Par ailleurs, le programme doit dépister le VIH chez tous les cas de TB. De plus le PNLT assure
l’examen Gene-Xpert pour le diagnostic précoce de la résistance à la Rifampicine chez tous les
cas de retraitement.
1.3.2. Le traitement
Les nouveaux cas de tuberculose sont traités par un régime thérapeutique standardisé d’une
durée de 6 (six) mois. Les rechutes, les reprises du traitement et les échecs bénéficient d’un
régime de retraitement standardisé d’une durée de 6 (six) mois. Les malades TB-MR sont
traités dans des services spécialisés avec un schéma de 2ème ligne de courte durée (9 à 11
mois).
Le suivi
Les médicaments sont disponibles et dispensés gratuitement dans les CDT. Le traitement est
administré sous TDO ou en appliquant un suivi régulier permettant d’identifier rapidement les
irréguliers. Des contrôles sont réalisés périodiquement afin de suivre l’évolution du patient.
1.3.3. La prévention
Les mesures de prévention préconisées par le PNLT sont :
- Le dépistage et la guérison des cas TPB+. C’est la meilleure méthode de prévention contre
la maladie ;
- La vaccination par le BCG des enfants dès la naissance dans le cadre du PEV. Les enfants
nés de mères infectées par le VIH doivent également bénéficier de la vaccination BCG tant
qu’ils ne sont pas connus pour être séropositifs ;
- Le traitement préventif par l’isoniazide (chimio prophylaxie) des sujets contacts n’est
recommandée par le PNLT que pour certains groupes cibles à savoir : les nourrissons, les
enfants de moins de 5 ans et les personnes vivant avec le VIH chez qui la maladie active de
la TB a été exclue ;
- La prévention de l’infection nosocomiale (Voir mesures de contrôle de l’infection chapitre 9).
Les communautés à travers les OBC et les ASC, doivent prendre une part active dans la lutte
contre la tuberculose par : Détection et orientation des cas présomptifs / suspects ; Recherche
des irréguliers et Sensibilisation…
1.3.5. La formation
Le PNLT assure la formation des personnels aux différents niveaux du système de santé. Cette
formation est basée sur la gestion du programme (supervision, monitoring, etc.) et la prise en
charge des cas (dépistage, traitement, etc.).
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- Promouvoir l’adhésion au traitement TB jusqu’à la guérison ;
- Suggérer aux sujets contacts qui présentent des signes évocateurs de TB une consultation
médicale ;
- Suggérer aux malades bacillifères de faire consulter leurs enfants contacts de moins de 5
ans en vue de prévenir la maladie chez eux par la chimioprophylaxie.
Les activités de la co-infection TB/VIH doivent être menées de façon intégrée pour une prise en
charge globale des malades.
1.4. ACTIVITES
Pour atteindre ses objectifs, le programme met en œuvre les principales activités suivantes :
- Assurer la réhabilitation des salles des laboratoires et d’hospitalisation pour qu’ils répondent
aux normes techniques ;
- Assurer la maintenance des équipements de laboratoire pour le diagnostic de la TB ;
- Assurer l’approvisionnement des laboratoires en intrants ;
- Assurer l’approvisionnement des formations sanitaires impliquées en équipement
nécessaire ;
- Assurer l’approvisionnement des formations sanitaires en médicaments antituberculeux à
travers le système national d’approvisionnement en médicaments et dispositifs médicaux
essentiels ;
- Assurer l’accréditation des laboratoires de références ;
- Assurer l’implication effective de la communauté ;
- Assurer la former le personnel de tous les niveaux en fonction des besoins :
Techniciens de laboratoire polyvalents (techniques de laboratoire, contrôle de qualité de
la bacilloscopie, etc.) ;
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Personnel médical et infirmiers (dépistage, diagnostic, prise en charge correcte des cas,
tenue des fiches et des registres, déclarations etc.) ;
Personnel superviseur (gestion du programme).
- Assurer la supervision et le monitoring des activités à tous les niveaux ;
- Assurer la mise en œuvre des travaux de recherche opérationnelle ;
- Assurer l’évaluation du programme.
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CHAPITRE 2 : ORGANISATION DE LA LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE
La lutte contre la Tuberculose est organisée à tous les niveaux de la pyramide sanitaire :
Central, Régional et Opérationnel.
La mise en œuvre de ces missions est faite en collaboration étroite avec le PNLT.
Le PNLT est créée par la Décision N°0335 MSP/CAB du 29 juillet 2002 portant réorganisation
de la lutte contre la tuberculose au Cameroun.
Celui-ci est placé auprès du Ministre qui en assure la présidence. Ses membres sont désignés
et officialisés par décision ministérielle et proviennent des différents ministères mais aussi des
partenaires du MINSANTE à savoir les bailleurs de fonds, les organismes non
gouvernementaux, les organisations confessionnelles et le secteur privé.
Le CNLT a pour mission la définition des grandes orientations et des objectifs généraux de lutte
contre la tuberculose ainsi que la mobilisation des ressources nécessaires. A ce titre, le CNLT
est notamment chargé de :
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- Elaborer et mettre en œuvre la politique nationale de lutte contre la tuberculose ;
- Coordonner, harmoniser et veiller à la cohérence de l’ensemble des interventions
des différents partenaires ;
- Adopter les plans d’action annuels de lutte et les budgets y afférents ;
- Mobiliser les ressources nécessaires aux activités de lutte contre la tuberculose ;
- Coordonner et suivre la mise en œuvre des activités des différents volets du
PNLT ;
- Suivre la réalisation des plans d’action et des objectifs ;
- Evaluer la mise en œuvre des activités du PNLT.
Le Groupe Technique Central (GTC) est l’organe exécutif du CNLT. A ce titre, il assure en
relation avec la Direction en charge de la Lutte contre la Maladie, Epidémie et Pandémie :
Le GTC du CNLT, dirigé par un Secrétaire Permanent, comprend six sections à savoir :
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- La section prise en charge des cas, formation et recherche ;
- La section Communication, Information, Mobilisation Sociale et partenariat ;
- La section administrative et financière ;
- La section surveillance, suivi et évaluation ;
- La section passation des marchés.
Il est localisé au Centre Pasteur du Cameroun et officie en étroite collaboration avec le GTC-TB
du CNLT. Il a un rôle :
Il constitue le 3ème niveau de référence en matière de lutte contre la tuberculose. Il a pour rôle :
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- Gérer les stocks de médicaments antituberculeux et le matériel de laboratoire en
collaboration avec les FRPS chargés de l’approvisionnement en médicaments et
dispositifs médicaux et la CENAME au niveau central ;
- Assurer la collecte, la vérification, la synthèse et la transmission des rapports
d’activités de lutte contre la tuberculose au niveau central.
Par ailleurs, toutes les régions ont chacune deux techniciens de laboratoire chargés
respectivement de la préparation des colorants et du contrôle de qualité de la bacilloscopie. Le
CPC de Yaoundé joue le double rôle de laboratoire national de référence et également de
laboratoire régional de référence pour les régions du Centre, Sud et Est.
Les malades suspects de tuberculose sont adressés au CDT le plus proche où se font le
diagnostic et la mise sous traitement.
Les CDT tiennent le « Registre de la tuberculose » où sont enregistrés tous les malades
diagnostiqués. Ce registre est complété au fur et à mesure des contrôles réguliers effectués par
le malade durant son traitement.
C’est uniquement à partir de ce registre que la déclaration des cas sera réalisée et l’analyse de
cohorte possible. Il permettra d’évaluer les performances du programme et de proposer les
corrections nécessaires.
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2.3.1. Tâches du Responsable du CDT (et/ou Directeur de la FOSA)
Il est chargé de :
2.3.3. Tâches de l’Infirmier-Chef / Responsable des FOSA non CDT (CS, CSI, CMA)
Il est chargé :
Les différentes activités sont menées par les ASC en collaboration avec les FOSA. Ces ASC
doivent réaliser les principales activités suivantes :
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3.1. QUEL EST L’AGENT RESPONSABLE ?
La tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse causée presque toujours par
Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (BK).
L’infection causée par Mycobacterium bovis, transmise par l’ingestion de lait frais non bouilli,
est exceptionnelle.
La tuberculose se transmet par voie aérienne à partir d’un malade souffrant de tuberculose
pulmonaire. La contamination se fait par l’intermédiaire de gouttelettes chargées de bacilles
tuberculeux provenant des poumons du malade. Ces fines gouttelettes sont produites lorsque le
malade éternue, tousse, parle ou rit. Elles sèchent rapidement et peuvent rester en suspension
dans l’air pendant plusieurs heures. Ces particules inhalées par un sujet sain peuvent atteindre
les alvéoles pulmonaires et provoquer l’infection tuberculeuse.
D’autres modes de transmission du bacille tuberculeux, tels que le contact manuel avec des
objets contaminés ou l’introduction accidentelle du bacille à travers la peau, sont très rares et
sans importance épidémiologique.
Lorsque les BK sont inhalés, ils peuvent atteindre les alvéoles des poumons et entrainer
l’infection pulmonaire.
Cette situation arrive lorsqu`il y a une importante exposition répétée aux bacilles tuberculeux
ou un faible système immunitaire qui peut survenir dans les circonstances suivantes :
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L`infection au VIH
L`abus d`alcool
La malnutrition
Les personnes âgées
Les enfants de moins de 5 ans d’âge
Les maladies chroniques immunosuppressives telles le cancer et le diabète sucré
Les médicaments immunosuppresseurs tels que les corticoïdes et la
chimiothérapie
Le tabagisme
Dans ces situations le système immunitaire n`est plus capable de contenir les bacilles
tuberculeux et la maladie tuberculeuse devient active (évolutive). Chez certaines personnes
l`infection peut progresser directement vers la maladie sans période intermédiaire de l`infection
latente. Les bacilles se multiplient et entrainent des dommages (lésions) au niveau des
poumons ou d`autres parties du corps. Ainsi l`individu développe les symptômes tels que la
toux, la fièvre, les sueurs nocturnes et l`amaigrissement.
La tuberculose pulmonaire de l’adulte est souvent à microscopie positive (TPB+) et, par
conséquent, hautement contagieuse. Les cas de tuberculose pulmonaire dont les crachats sont
positifs seulement à la culture sont 7 à 10 fois moins contagieux que ceux qui sont positifs à
l’examen microscopique des crachats.
La tuberculose peut en effet toucher n’importe quel organe et se répandre dans tout le corps.
Elle atteint des organes aussi divers que les ganglions lymphatiques, les os et les articulations,
le tractus génito-urinaire, le système nerveux (méninges), le système digestif (intestin) etc. Le
diagnostic est généralement difficile et doit habituellement être fait par un médecin. Elle n’est
pas contagieuse.
Toute personne qui se présente dans une formation sanitaire pour quelque raison que ce
soit y compris pour des raisons non liées à la mauvaise santé (par exemple : service de
planning familial, de consultation prénatale, cliniques de diabétologie, du VIH etc.) devrait subir
un dépistage de la tuberculose.
On doit saisir toute opportunité pour demander aux malades s’ils ne présentent pas
les symptômes de la tuberculose lors de chaque visite dans la formation sanitaire. Ceci est
important pour:
Cette toux peut s’accompagner d’une hémoptysie (crachat avec le sang), de douleurs
thoraciques, de difficultés respiratoires et de symptômes généraux tels que la perte de poids et
d’appétit, les sueurs nocturnes, la fatigue et la fièvre.
Chez les PVVIH, la présence d’un seul des signes mentionnés ci-dessus et surtout la toux quel
que soit sa durée doit déjà faire suspecter une tuberculose.
On suspectera la tuberculose chez un enfant contact d’un malade TPM+ qui présente un
mauvais état général, mauvaise prise de poids, malnutrition, des signes pulmonaires ou encore
une diminution d’activité.
Tout malade présentant les symptômes de TB doit subir un examen pour le diagnostic
bactériologique.
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4.4.1 DIAGNOSTIC PAR LA BACILLOSCOPIE (algorithmes pages 26 et 27)
Un seul résultat de frottis positif suffit pour établir qu’un patient présente une tuberculose à frottis
positif et commencer un traitement. Si le premier échantillon recueilli sur place est positif et si le
patient ne revient pas pour la seconde visite, on doit immédiatement le rechercher et le mettre
sous traitement afin de prévenir l’aggravation de son état et la dissémination des bacilles dans la
communauté.
Il est essentiel de bien expliquer au malade la technique de production des crachats qui doit se
faire au cours d’un effort de toux succédant à une inspiration profonde. Un crachat salivaire n’a
pas d’intérêt (Annexe 3).
C’est un test semi quantitatif de PCR automatisée à base de cartouches qui est utilisée sur la
plateforme GeneXpert. Il détecte les souches du complexe de M. tuberculosis dans les
prélèvements ainsi que leur sensibilité à la rifampicine.
Son utilisation dans le programme est préconisé pour les catégories de malades suivants
présentant des symptômes évocateurs de tuberculose;
Malades ayant été traités antérieurement pour tuberculose pendant un mois ou plus.
Les enfants
Les personnes vivant avec le VIH
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Les patients venant des pays voisins à forte prévalence de TB-MR
Les sujets contacts symptomatiques de malades ayant une tuberculose multi-résistante
ou résistante à la rifampicine.
Il est à noter que outre les crachats, les prélèvements suivants peuvent aussi être testés par
Xpert MTB / RIF pour la recherche de TB.
Le diagnostic radiologique de la tuberculose n’est pas sûr car plusieurs autres maladies
pulmonaires présentent la même apparence aux rayons X et la tuberculose pulmonaire peut
prendre de nombreuses formes d’anomalies radiologiques. La radiologie n’apporte pas la
certitude d’une tuberculose cliniquement active. La recherche de BK dans l’expectoration doit
être systématique même devant des images très évocatrices. Les formes pulmonaires à
bacilloscopie négative et à image radiologique suspecte sont rares, de diagnostic difficile et sont
du ressort exclusif du médecin.
C’est la forme de tuberculose la plus fréquente, la plus aisée à diagnostiquer. Elle est prioritaire
pour le diagnostic et le traitement. Un seul examen microscopique ou PCR (Xpert MTB/RIF, TB-
LAMP) ou une culture positive de crachat est nécessaire pour la confirmation de ce cas.
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Coloration et examen microscopique du frottis de crachat pour la recherche de BAAR
ALGORITHME DE DEPISTAGE ET DE DIAGNOSTIC DE LA TB PULMONAIRE PAR LA
BACILLOSCOPIE EN CONTEXTE DE RADIOGRAPHIE DU THORAX
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Coloration et examen microscopique du frottis de crachat pour la recherche de BAAR
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ALGORITHME DE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE PAR TB-LAMP
TB-LAMP Négatif
TB-LAMP positif
Donner un traitement
Nouveau cas Cas à retraiter antibiotique non spécifique
pendant 10 jours
Nota Bene :
Les CDTs qui ne sont pas doté de l’équipement peuvent acheminer au CDT le plus
proche doté d’un TB LAMP les échantillons des patients ayant une microscopie
négative mais avec une forte suspicion de TB
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ALGORITHME DE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE PAR XPERT MTB/RIF
- Si frottis positif,
- Faire le dépistage chez les
- Si TB sensible aux médicaments - Si TB résistant aux médicaments,
sujets-contact
- Continuer le traitement référer à l’unité TB-MR
- Faire le dépistage chez les sujets- - Faire le dépistage chez les sujets-
contact contact
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ALGORITHME DE DIAGNOSTIC DE LA TB PAR XPERT MTB-RIF EN CONTEXTE DU
VIH
Xpert négatif
-Se servir de quatre questions pour le dépistage clinique de la tuberculose à toute visite
prénatale à savoir :
Toussez-vous ?
Perdez-vous du poids ?
Transpirez-vous la nuit ?
Avez-vous de la fièvre ?
-Si l’un de ces symptômes est présent, investiguer pour la tuberculose selon les
algorithmes de diagnostic de la tuberculose (algorithmes pages 26 à 30).
Tous les médicaments de la première ligne sont sans danger (sauf la streptomycine qui
est oto-toxique pour le fœtus).
Note pratique :
31
5.4 Quelle est la conduite à tenir devant une femme enceinte VIH positive atteinte par la
tuberculose ?
5.5. Les femmes enceintes VIH positives sont-elles éligibles pour le traitement préventif
de la tuberculose par l’isoniazide (IPT) ?
- L’IPT doit être proposée à toute femme enceinte infectée par le VIH après exclusion
formelle d’une tuberculose active
-Cependant, le TARV est prioritaire et l’IPT doit être débuté dès qu’elle est stable sous
TARV
-Une femme diagnostiquée tuberculeuse dans les deux derniers mois de la grossesse.
-Une femme enceinte qui ne présente pas une bonne réponse clinique au traitement
et/ou une femme pour qui l’examen de frottis de crachat est redevenu positif
32
5.6.2. Comment exclure la tuberculose chez ce nourrisson ? (algorithme page 35)
-Oui
-La mère atteinte d’une tuberculose ne doit pas être séparée de son bébé
-La tuberculose n’est pas non plus une contre-indication à l’allaitement maternel.
Note Pratique : Toute maman y compris celles sous traitement antituberculeux et/ou infectée
par le VIH doit être encouragée à bien prendre son traitement et à allaiter son enfant
5.6.5. Quelles sont les recommandations de l’alimentation du nourrisson pour les mères
infectées par le VIH ?
33
-Introduction de l’alimentation complémentaire après 6mois associée à l’allaitement
maternel jusqu’à l’âge de 12 mois
- L’enfant doit être mis sous prophylaxie par Névirapine de manière quotidienne
Pendant les 6 semaines post natales si la mère est déjà sous TARV depuis plus
de 1 mois
Pendant les 12 semaines post natales si la mère est sous TARV depuis moins
de 1 mois.
5.6.6 Comment prendre en charge un nouveau-né dont la mère est sous traitement
antituberculeux ?
-La vitamine K doit être administrée comme soin de routine à la naissance surtout si la
mère est sous rifampicine pour éviter un saignement post-natal.
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ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE D’UN NOUVEAU-NE DONT LA MERE EST ATTEINTE DE
TUBERCULOSE
35
CHAPITRE 6 : LA TUBERCULOSE DE L’ENFANT
INTRODUCTION
Les cas de tuberculose infantile représentent entre 10-20% du total des cas de tuberculose. En
2016, au Cameroun sur les 25975 cas de TB toutes formes confondues, 1426 représentaient
les enfants de 0 à 14 ans soit seulement 5,5% des cas.
La source de transmission à un enfant est en général un adulte (habituellement un membre de
la famille ou de l’entourage) atteint d’une TPM+ (cas index) qui doit être recherché activement.
Les enfants présentent rarement une TPM+ et sont donc rarement contagieux.
Elle est en fait la plus fréquente éventualité (90%). Elle est définie en situation de contage
tuberculeux, par une réaction tuberculinique positive en l’absence de signes cliniques et /ou
radiologiques évocateurs d’une tuberculose.
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- Tuberculose ganglionnaire superficielle ;
- Tuberculose ostéo-articulaire ou osseuse des membres, tuberculose du rachis (mal de
Pott) ;
- Tuberculose génito-urinaire ou rénale et autres localisations (exceptionnelles chez
l ‘enfant).
Le tableau 1 ci-dessous présente un résumé des signes et symptômes ainsi que les moyens
diagnostiques des différentes formes extra-pulmonaires de la tuberculose chez l’enfant.
6.2. Quels sont les enfants qui doivent systématiquement subir un dépistage de la
tuberculose?
Les enfants vivant dans la même maison avec une personne atteinte d’une
tuberculose à frottis ou culture positive
Les enfants présentant les signes et symptômes évocateurs de la tuberculose
Les enfants présentant une évidence ou preuve de l’infection tuberculeuse latente (test
tuberculinique et quantiféron).
Les enfants VIH positifs à toutes les consultations cliniques.
Les enfants de moins de 5 ans d’âge et surtout s’ils sont contact d’un cas index.
Les enfants présentant une malnutrition sévère
Les enfants présentant une pneumonie sévère.
Le diagnostic de la tuberculose chez l’enfant ne doit donc pas être basé uniquement sur
l’examen microscopique des crachats, car ce test est rarement positif à cause du fait que les
enfants ont souvent une maladie pauci-bacillaire (peu de bacilles).
Malgré cet état de choses, la confirmation bactériologique doit toujours être recherchée. Le
tubage et l’aspiration gastrique ainsi que le prélèvement des crachats induits et le prélèvement
des sécrétions nasopharyngiennes peuvent être effectués chez les enfants symptomatiques qui
ne peuvent pas produire les échantillons de crachats (Annexes 5 à 7). Par ailleurs, les
investigations appropriées doivent être entreprises chez les enfants suspects de présenter une
tuberculose extra-pulmonaire (TEP)
6.4.1. Dépistage
Le cas source ou index est souvent un adulte ou un adolescent ayant un contact étroit avec
l’enfant, soit dans le foyer familial, soit des personnes ayant des contacts réguliers avec
l’enfant récemment diagnostiquées tuberculeux, ou présentant des symptômes évocateurs
de la tuberculose.
Il est par ailleurs important de s’enquérir si le cas source ou index présente une tuberculose
résistante ou ne répondant pas bien aux médicaments, ceci est d’autant plus important car
la notion de tuberculose résistante aux médicaments peut avoir des implications pour le
traitement de l’enfant.
Les symptômes sont souvent non spécifiques et peuvent être similaires à ceux d’autres
maladies, notamment ceux qu’on rencontre dans l’infection à VIH.
Nota Bene: Bien qu’« une toux chronique »’ soit un indicateur important de la tuberculose
pulmonaire chez l’enfant, 40% des enfants présentant un épisode de tuberculose pulmonaire
confirmée par la culture, présentent une toux d’une durée de moins de 10 jours.
6.4.2. Le diagnostic
Si l’enfant a moins de 5 ans d’âge, ou est infecté par le VIH (quel que soit l’âge)
- Faire un dépistage de la tuberculose et traiter si TB détectée
Si la tuberculose maladie (primo-infection patente) est éliminée, l’enfant doit être mis sous
chimioprophylaxie à l’INH. Ceci doit être donné s’il y a notion de contage–TB connu ou
non.
- Un test négatif ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas une infection tuberculeuse
- Rechercher les situations pour lesquelles les résultats de l’IDR peuvent être faussement
négatifs. Il peut s’agir de :
- La malnutrition sévère
- L’infection à VIH
- La tuberculose disséminée ex: la miliaire et la méningite tuberculeuse
- Le malade sous traitement immunosuppresseur ex: corticothérapie à forte dose
- Les infections virales graves ex: la rougeole ou la coqueluche
- Les cancers ou malades sous chimiothérapie anticancéreuse
Elle peut être une investigation utile puisque les enfants avec une primo-infection patente intra-
thoracique ont souvent des anomalies radiologiques évocatrices. Toutefois les clichés doivent
être de bonne qualité et la lecture faite par un personnel expérimenté.
b) Quelles sont les anomalies fréquentes observées sur les clichés de radiographies
thoraciques?
Nota Bene: Chez les enfants VIH positifs, ces signes peuvent être dus à d’autres conditions;
par exemple la pneumonie interstitielle lymphoïde rendant ainsi l’interprétation radiologique
difficile.
L’antibiogramme des souches isolées doit être réalisé si l’on suspecte la résistance aux
médicaments (par exemple si le cas source ou index a une tuberculose résistante aux
médicaments) et si l’enfant ne répond pas bien au traitement.
En cas de suspicion de la tuberculose infantile, rechercher les deux indices importants suivants:
i) Identification du contaminateur
ii) Croissance insuffisante pour l’âge (ralentissement de la croissance) ou perte de
poids.
Exposition à la TB documentée
Contact étroit avec un cas, ayant ou ayant eu une tuberculose bactériologiquement prouvée dans les 12
derniers mois
46
Xpert négatif
CHAPITRE 7. LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE
Il s’agit de malades n’ayant jamais été traités auparavant par des médicaments antituberculeux
(ou traités pendant moins d’un mois). Ils se répartissent de la manière suivante :
Les rechutes
Ce sont les malades qui présentent actuellement une tuberculose pulmonaire
bactériologiquement confirmée, mais qui ont déjà été traités dans le passé pour une
tuberculose active (bactériologiquement confirmée ou non) et qui avaient été déclarés «guéris»
ou « traitement terminé » après une chimiothérapie antituberculeuse complète.
Les échecs
Ce sont les malades en cours de traitement qui présentent des examens bacilloscopiques
positifs lors du contrôle bactériologique du 5ème mois ou plus tard au cours du traitement.
La reprise du traitement
Ce sont les malades qui ont pris un traitement antituberculeux pendant un mois ou plus et qui,
ayant interrompu ce traitement depuis au moins deux mois, se présentent avec des symptômes
de la tuberculose pulmonaire et des examens de crachats positifs.
Ceux qui ont un examen de crachat négatif lorsqu’ils reviennent doivent aller jusqu’au bout de la
durée du traitement qui leur avait été prescrit au départ.
48
- Les régimes thérapeutiques comportent toujours 2 phases: une phase initiale intensive de 2
ou 3 mois et une phase de continuation de 3 ou 4 mois ;
- Les régimes thérapeutiques doivent être supervisés ;
- Le traitement doit être pris de façon régulière jusqu'à son terme. Il faut encourager le malade
par des conseils réguliers pour obtenir une bonne observance ;
- Le malade doit être surveillé sur le plan bactériologique au cours de son traitement ;
- Dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire d’hospitaliser le malade et c’est préférable
de le traiter en ambulatoire. Cependant l’hospitalisation peut être envisagée pendant la phase
intensive pour les patients qui ne peuvent pas recevoir sur une base ambulatoire les
médicaments de façon directement observée, ou en cas de forme grave ou de complication.
- Un schéma pour tous les nouveaux cas de tuberculose quelle que soit la forme ;
- Un schéma pour les malades à retraiter.
Prise quotidienne (une seule prise par jour le matin à jeun, au moins une heure avant de
manger) sous la supervision stricte du personnel soignant des médicaments suivants :
rifampicine-isoniazide - éthambutol - pyrazinamide {RHEZ};
Durée : 2 mois en ambulatoire (en hospitalisation si l’état clinique est grave ou si
impossibilité de supervision en ambulatoire) ;
A la fin du deuxième mois, refaire un seul examen de crachat.
Phase de continuation :
1. Si l’examen de crachat du 2ème mois est négatif : donner en prise quotidienne la
combinaison rifampicine-isoniazide {RH} pendant les 3 mois suivants en ambulatoire, si
possible sous supervision directe du personnel soignant.
2. Si l’examen de crachat du 2ème mois est positif, évaluer cliniquement le patient et
adresser un échantillon de crachat au laboratoire pour la recherche de la resistance aux
antituberculeux (LPA, Xpert, culture et antibiogramme). Poursuivre le traitement de la
phase intensive pendant un mois supplémentaire et refaire un frottis de crachat à la fin
du 3ème mois
49
- Vérifier les résultats de la culture et de l’antibiogramme ou LPA
- Si le résultat du frottis est négatif et le BK isolé est sensible, passer à la phase
de continuation en donnant en prise quotidienne de la combinaison rifampicine-
isoniazide {RH} pendant les mois suivants.
- Si le résultat du frottis est négatif mais le BK isolé à la culture montre une
résistance à l’isoniazide (INH), enregistrer le malade comme TB Mono-résistante
à l’INH et continuer le traitement avec {RHEZ} pendant 2 mois.
- Si le résultat du frottis est négatif mais le BK isolé à la culture montre une
résistance à la rifampicine (R) et/ou au RH, arrêter le traitement, enregistrer le
malade comme un cas de TB RR/MR et le référer à l’unité de TB/MR
- Si le résultat du frottis est positif et le BK isolé à la culture montre une résistance
à la rifampicine ou une résistance à la rifampicine et l’isoniazide, arrêter le
traitement, enregistrer le malade comme un cas de Tuberculose Résistante à la
Rifampicine ou une Tuberculose Multi-résistante et le référer à l’unité de TB-MR.
3. A la fin du cinquième mois, refaire un seul examen de crachat
- Si l’examen de crachat est négatif, poursuivre le traitement jusqu’à son terme (fin
du 6ème mois) et refaire un seul examen de crachat pour confirmer la guérison.
- Si l’examen de crachat est positif, arrêter le traitement, enregistrer le malade
comme Echec Thérapeutique et faire une recherche de resistance aux
antituberculeux (analyse LPA, Xpert, culture et antibiogramme).
- Si le BK est sensible aux antituberculeux, introduire le regime de retraitement,
conseiller et donner un soutien au traitement au malade
- Si le BK est résistant (RR ou TB-MR) référer le malade à l’unité de TB-MR
Négatif Positif
50
Passer à la phase de continuation Vérifier la compliance
avec {RH} quotidiennement Évaluer cliniquement le patient
Adresser un échantillon de crachat pour
b) Modalités d’exécution de ce schéma thérapeutique pour les Nouveaux cas TPM- et
TEP
Les malades TPM – et TEP ne doivent pas subir les examens bactériologiques de contrôle de
fin de 2e, 5e et 6e mois. Pour ces malades, à la fin de la phase intensive, il faut passer
directement à la phase de continuation et poursuivre le traitement jusqu’à son terme.
Cependant il ne faudrait pas oublier de faire une surveillance clinique et dans certains cas de
TEP un bilan supplémentaire pour évaluer leur évolution ex : échographie cardiaque dans la
péricardite tuberculeuse.
Les tableaux 2, 3, 4 et 5 présentent les posologies des médicaments à utiliser pour les adultes
et les enfants
51
Tableau 2: Posologie des médicaments à utiliser pour tous les nouveaux cas de
tuberculose chez l’adulte
Nota Bene : Une fois que l’enfant a atteint une masse corporelle de 25 kg, il peut être traité en suivant
les posologies recommandées et les préparations utilisées chez l’adulte.
Tableau 4: Posologie des médicaments sous forme de combinaisons fixes adultes pour
tous les nouveaux cas de tuberculose chez l’enfant
Phase Médicament 5-10 kg 11-20 kg 21-30 kg
52
Tableau 5 :Posologies des médicaments sous formes séparées pour les nouveaux cas de
tuberculose chez l’adulte et l’enfant
a) Chez l’adulte
b) Chez l’enfant
Note pratique :
Ce schéma est destiné aux cas à retraiter dont les bacilles tuberculeux sont encore sensibles à
la rifampicine.
Phase intensive:
Phase de continuation:
53
- Si l’examen de crachat est positif, vérifier la compliance, évaluer le patient cliniquement
et adresser un échantillon de crachat au laboratoire pour culture, antibiogramme ou
LPA.
- Enregistrer le patient comme positif et continuer le traitement avec {RHEZ} en attendant
les résultats du laboratoire.
- Refaire l’examen de crachat à la fin du 4 e mois et récupérer les résultats de la culture,
antibiogramme ou LPA.
- Si l’examen de crachat du 4e mois est négatif et les bacilles sont sensibles, poursuivre le
traitement avec {RHEZ}
- Si l’examen de crachat du 4e mois est négatif et les bacilles sont résistants à l’INH,
poursuivre le traitement avec {RHEZ} et enregistrer le patient comme « mono-résistant
à l’INH »
- Si l’examen de crachat du 4e mois est positif et les bacilles sont résistant à la rifampicine
ou multi-résistant, arrêter le traitement, enregistrer le malade comme TB-RR ou TB-MR
et le référer à l’unité TB-MR
A la fin du 5e mois
A la fin du 6e mois
- Cas à retraiter
- Échec, Rechute et
- Reprise du traitement
55
Examen négatif Examen positif
Vérifier la compliance
ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE POUR MALADE EN REPRISE DU TRAITEMENT
Tableau 6: Posologie des médicaments à utiliser pour les cas de tuberculose à retraiter
Phase intensive initiale Phase de continuation
tous les jours, tous les jours,
mois 1, 2 et 3 mois 4 à 6
Poids {RHEZ} cp {RHEZ} cp
avant traitement R: 150mg, H: 75mg R: 150mg H: 75mg
(Kg) E : 275mg, Z:400mg E: 275mg Z: 400mg
30 à 39 2 2
57
40 à 54 3 3
55 à 70 4 4
> 70 5 5
- Expliquer la maladie au malade et à son entourage en tenant compte qu’il peut exister
des croyances locales à propos de la tuberculose ;
- Expliquer au malade et à son entourage l’importance d’un traitement complet ;
- Montrer au malade et à son entourage le type de comprimés que le malade doit prendre
et comment les prendre ;
- Informer le malade et son entourage de la possibilité de réactions aux médicaments et la
nécessité de consulter si une réaction apparaît ;
- Donner au malade et à son entourage un dépliant d’informations sur la tuberculose et
son traitement ;
- Indiquer au malade et à son entourage l’organisation locale pour la surveillance du
traitement par exemple, l’admission dans l’hôpital ou des visites quotidiennes au centre
de traitement pendant les deux ou trois premiers mois du traitement ; si le malade
préfère être traité dans un autre centre, remplir le formulaire de référence (formulaire
6bis) et ne pas l’enregistrer ;
- Préciser au malade (et à son entourage) la date et l’endroit de son prochain rendez-vous
pour la collecte de ses médicaments et le contrôle bacilloscopique ;
- Discuter des problèmes personnels du malade (ex. déplacement imprévu en cas de
deuil, travail, mariage…) et lui donner des conseils aimables et cordiaux sur ces
problèmes ;
58
A noter que l’OMS recommande actuellement le TDO pour les programmes nationaux. TDO
signifie « Traitement Directement Observé». Dans cette stratégie, chaque dose de
traitement est supervisée par un professionnel de santé, par d’autres travailleurs entraînés
ou par un bénévole entraîné. L’avantage de cette méthode est que l’on peut être certain que
le patient reçoit chacune des doses dont il a besoin. S’il ne se présente pas dans ce délai,
on peut prendre immédiatement les mesures pour le rappeler.
Pour obtenir une guérison, il est donc particulièrement important que le malade n’interrompe
pas son traitement.
A la fin du traitement, le devenir du malade doit être inscrit dans le registre de la tuberculose
selon les catégories suivantes :
1. Guérison : Patient diagnostiqué TPM+ ayant complété son traitement et dont l'examen
de crachats est négatif au cours du dernier mois de traitement et au moins à une autre
occasion précédente au moins 30 jours avant.
2. Traitement terminé: Patient qui a reçu tout son traitement mais pour lequel on n’a pas
de résultat de son examen de crachat au cours du dernier mois de traitement et au
moins à une autre occasion précédente plus de 30 jours avant. L’examen de crachat
peut ne pas avoir été fait ou les résultats peuvent ne pas être disponibles.
4. Décès: Patient qui meurt à n’importe quel moment entre le dépistage et la fin prévue du
traitement, quelle que soit la cause de décès.
59
5. Perdu de vue : Patient dont le traitement a été interrompu pendant 2 mois consécutifs
ou plus durant la période de traitement.
6. Non évalué (Transfert-sortie) : Patient envoyé pour poursuivre son traitement dans un
autre CDT et dont on ne connaît pas le résultat du traitement.
Le malade ne peut être comptabilisé que dans une seule de ces 6 catégories, la première dans
laquelle il a été répertorié (sauf en cas de transfert si le résultat final du traitement est connu).
Note pratique : Le succès du traitement est une combinaison des patients qui ont été guéris et
ceux qui ont terminés le traitement
La tuberculose est la maladie opportuniste la plus fréquemment observée chez les patients
infectés par le VIH vivant dans des pays à forte prévalence des deux maladies. L'épidémiologie
de l’infection à VIH a des répercussions considérables sur les taux de tuberculose et la lutte
antituberculeuse. A l'échelle mondiale, la tuberculose arrive au premier rang des causes de
décès chez les personnes infectées par le VIH d’où la nécessité de l’intégration des activités de
lutte contre la tuberculose et le VIH.
60
8.1 Pourquoi la tuberculose est-elle si fréquente chez les personnes vivant avec le VIH?
L'effet immunologique du VIH se manifeste surtout sur l'immunité à médiation cellulaire. C’est la
partie du système immunitaire qui joue le rôle le plus important dans la réponse de l'organisme
contre M. tuberculosis. Le déficit immunitaire provoqué par l'infection à VIH diminue la capacité
de l'hôte de contenir l'infection tuberculeuse et de prévenir une nouvelle infection ou une
réinfection par M. tuberculosis. Il modifie également la réaction d'hypersensibilité retardée qui
intervient dans le test cutané tuberculinique.
L'interaction du VIH et de la tuberculose est bidirectionnelle car M. tuberculosis accroît la
réplication du VIH in vitro et la tuberculose évolutive accélère l'évolution de l'infection à VIH
chez les patients tuberculeux coinfectés par le VIH.
La survenue d'une tuberculose évolutive pulmonaire ou extra- pulmonaire chez une personne
VIH positive définit le passage au stade SIDA (classification de CDC) ou au stade III ou IV de
l’OMS.
Quand la tuberculose survient chez un patient avec un taux de lymphocytes CD4 >200/mm3, le
tableau clinique et la radiographie de thorax sont semblables à ceux observés chez les patients
sans infection à VIH. La fréquence des tuberculoses extra pulmonaires n'est pas très élevée.
L'intradermoréaction à la tuberculine est positive dans deux tiers des cas.
La tuberculose miliaire est fréquente ; le bacille tuberculeux peut être isolé par
hémoculture (ce qui ne se produit jamais dans les tuberculoses communes) ;
La tuberculose peut survenir à des sites inhabituels par exemple les tuberculoses
cérébrales, les abcès des parois thoraciques ou d'autres localisations ;
La fièvre et la perte de poids sont plus courantes dans la tuberculose chez les sujets
séropositifs avec une immunodépression très avancée que chez les séronégatifs pour le
VIH. D'autre part la toux et les hémoptysies sont moins fréquentes.
8.3. Quelles sont les activités clefs de l’intégration TB/ VIH ?
Pour les patients suspects et diagnostiqués tuberculeux, réduire le fardeau du VIH par :
Le counseling et dépistage initié par l’agent de santé
Le counseling sur les méthodes de prévention pour les patients VIH négatifs et
positifs
La prophylaxie par la Cotrimoxazole et le traitement antirétroviral (TARV) pour les
patients tuberculeux VIH positifs
-
8.4. Quels composants des soins destinés aux PVVIH doivent être donnés aux patients
tuberculeux co-infectés?
8.5. Pourquoi la prise en charge des malades co-infectés par la TB/VIH est-elle difficile?
62
Elle est difficile à cause :
Des interactions des médicaments: la rifampicine interagit avec les INNRT et les IPs
Du risque accru de toxicité médicamenteuse
Du fardeau accru des comprimés à prendre avec un impact possible sur l’adhérence au
traitement
Du syndrome inflammatoire de reconstitution immunitaire de la tuberculose
Tout malade tuberculeux quel que soit le stade clinique de l’infection à VIH ou du taux
de CD4 doit bénéficier du traitement antirétroviral.
8.6.2 Quels sont les protocoles thérapeutiques de TARV pour les adultes sous
traitement antituberculeux?
Catégorie Protocole recommandé
Adultes
Adolescents >15 ans et > 40kg TDF-FTC (ou 3TC) + EFV
Tous les cas VHB co-infectés
Première
Si EFV contre-indiqué TDF-FTC (ou 3TC) + NVP
ligne
Si EFV et NVP contre-indiqués TDF-FTC (ou 3TC) + LPV/r
Si TDF contre-indiqué Abacavir (ABC) + 3TC+EFV
Si TDF et EFV contre-indiqués ABC+3TC+NVP
Adolescents <15 ans ou < 40kg ABC+3TC+NVP
Echec au traitement de première
Deuxième ligne contenant TDF AZT+3TC+LPV/r
ligne Dyslipidémie ou diarrhée associé au Switcher LPV/r ou ATV/r si
LPV/r disponible
TDF= Tenofovir; FTC= Emtricitabine; EFV= Efavirenz; NVP= Nevirapine; 3TC= Lamivudine;
LPV/r= Lopinavir/ritonvir; ATV/r= Atazanavir/ritonavir ; AZT= Zidovudine
8.6.3 Quels sont les effets secondaires partagés par les médicaments antituberculeux et
antirétroviraux?
Effets
Secondaires Médicaments antirétroviraux Antituberculeux
Nausée et Pyrazinamide (PZA),
vomissement Inhibiteurs de protéase, Zidovudine Ethionamide
Hépatite Névirapine, Efavirenz, Inhibiteurs de protéase Rifampicine, Isoniazide,
(notamment quand la dose est augmenté pour Pyrazinamide
63
surmonter l'induction par la rifampicine)
Effets Isoniazide, Quinolones,
psychiatrique Ethionamide, Terizidone,
s Efavirenz Cycloserine
Toxicité Aminoside, Capreomycine,
rénale Tenofovir Rifampicine
Rifampicine, isoniazide,
Eruption Pyrazinamide, Ethambutol,
Cutanée Nevirapine, Efavirenz Streptomycine
Nota Bene: Le Cotrimoxazole peut également entrainer une éruption cutanée, une hépatite,
une neutropénie et autres effets hématologiques.
- La rifampicine diminue les taux sériques des inhibiteurs des protéases (IPs) et les inhibiteurs
non- nucléosidiques de la reverse transcriptase (INNRTs). Cette diminution est moindre avec
l’efavirenz, raison pour laquelle, cette dernière est préférée à la nevirapine (NVP) utilisé aux
doses standards.
64
b) Si la tuberculose se développe lorsque le malade est sous le protocole de deuxième
ligne :
La dose de LPV/r doit être doublée lorsque le malade est sous traitement
antituberculeux contenant la rifampicine
Arrêter la double dose de LPV/r deux semaines après la fin traitement antituberculeux.
Nota Bene: Tous les malades VIH positifs et co-infectés par la TB sont éligibles pour la
prophylaxie au cotrimoxazole.
Le cotrimoxazole peut être arrêté si le taux de CD4 est > 350/mm 3 à deux occasions de 6 mois
d’intervalle.
d) Quand débuter le traitement antirétroviral chez les patients infectés par le VIH et
diagnostiqués tuberculeux?
- Tous les patients tuberculeux co-infectés par le VIH sont éligibles pour le traitement
antirétroviral à vie quel que soit le taux de leur CD4.
- Si un malade infecté par le VIH n’est pas sous TARV, le traitement antituberculeux doit être
entrepris en premier.
- Si le traitement antituberculeux est bien toléré et le patient est stable, le TARV doit être débuté
le plus tôt possible avec le traitement antituberculeux.
- Le TARV doit être commencé dès que possible tout en s’inspirant de ce qui suit :
8.7.1. Quels sont les critères pour commencer le TARV chez l’enfant?
8.7.2 Quels sont les protocoles thérapeutiques antirétroviraux pour les enfants?
Première ligne
Enfants < 3 ans ABC + 3TC + LPV/r
AZT + 3TC + LPV/r
Enfants de 3 à 10 ans et adolescents < ABC + 3TC + EFV
35kg
Les enfants infectés par le VIH et atteints par la tuberculose doivent commencer le
TARV le plus tôt possible
Si l’enfant n’est pas encore sur TARV et que la tuberculose est diagnostiquée :
- Commencer le traitement ARV après 2 semaines de traitement antituberculeux si le
taux de CD4 < 50/mm 3
- Commencer le traitement ARV après 8 semaines de traitement antituberculeux si le
taux de CD4 > 50/mm 3 ou si l’enfant a une méningite tuberculeuse
Si l’enfant est déjà sous TARV lorsque la tuberculose est diagnostiquée
- Continuer avec le TARV et commencer le traitement antituberculeux.
66
8.7.4 Comment modifier les protocoles thérapeutiques chez l’enfant sous traitements
antirétroviraux et antituberculeux ?
Il s’agit de l’aggravation du statut clinique des patients VIH positifs survenant après le
début de prise de TARV.
- Après le début de la prise des TARV, le système immunitaire commence à se
reconstituer
- En conséquence, les symptômes inflammatoires et les signes s’aggravent en
présence des infections opportunistes.
L’IRIS peut survenir en présence d’un certain nombre d’infections opportunistes y
compris la tuberculose, la méningite à cryptocoque, l’hépatite virale B etc.
Le syndrome peut survenir chez
- Les patients déjà sous traitement pour les infections opportunistes au début du
traitement antirétroviral: IRIS paradoxal
- Les patients chez qui l’infection opportuniste n’a pas été reconnue au moment de
l’initiation du TARV: IRIS démasqué.
68
8.8.4 Comment faire la prise en charge de l’IRIS?
Nota Bene : L’IRIS dû à la tuberculose est rarement fatal. Le TARV ne doit pas être retardé
chez les patients avec les taux bas de CD4 pour prévenir l’IRIS dû à la tuberculose car la
mortalité est élevée lorsque le TARV est retardé.
69
La suppression, dans le réservoir infectieux humain, de l’agent causal implique :
Elle consiste à séparer le malade lorsqu’il est contagieux (présence de BK à l’examen direct) de
son entourage (sujets jeunes surtout). Si les bacilles sont peu nombreux (absence à l’examen
direct répété plusieurs fois) la séparation peut être brève (jusqu’à mise sous traitement) voire
inutile (en fonction de l’entourage).
Les sujets-contact doivent être surveillés, car la contamination est souvent réalisée avant le
moment où le tuberculeux est dépisté. Il faut donc :
Il procure une protection limitée contre la tuberculose pulmonaire pendant une période de 10
ans.
70
Nota Bene : le BCG est administré aux nourrissons dès la naissance sauf aux nourrissons
symptomatiques exposés au VIH.
Les enfants avec immunodépression y compris les enfants infectés par le VIH.
Entre le 15e et le 25e jour après la vaccination, apparait une induration érythémateuse (rouge)
creusée en son centre d’une petite ulcération suintante et qui évolue spontanément vers la
cicatrisation en 2 à 6 mois.
Aucun antibiotique ni antiseptique ne doit être appliqué mais seulement une légère compresse
sèche en cas de prurit.
Il faut prévenir la famille de l’enfant vacciné de n’avoir pas à limiter douches, bains, piscines etc.
9.3.6. Quels effets secondaires peuvent survenir après la vaccination par le BCG ?
Les effets secondaires de la vaccination par le BCG présentés dans le tableau ci-dessous
peuvent être classés selon le site de la maladie
Catégorie Description
Maladie BCG locale Un processus local au site de vaccination. Ceci comprend :
Un abcès au site d’injection du BCG conformément à la
définition du PEV ≥ 10x10mm.
Une ulcération trainante au site d’injection du BCG.
Maladie régionale Adénopathies régionales ou d’autres lésions loin du site
de vaccination (adénopathies homolatérales axillaires,
supra-claviculaires, cervicales, épi-trochléennes).
Ces adénopathies peuvent évoluer vers un
ramollissement et la fistulisation.
Cet incident n’altère jamais l’état général.
Maladie à distance Atteinte de n’importe quel site loin d’un processus local ou
régional. Ceci comprend la confirmation de la présence du BCG à
partir d’une lésion loin du site de vaccination par exemple les
sécrétions pulmonaires, le liquide céphalo-rachidien, les urines,
les ostéites, et les lésions cutanées à distance.
Maladie disséminée Confirmation de la présence du BCG à partir de plus d’un site à
distance tel que décrit ci-dessus et/ou à partir d’au moins une
hémoculture ou une culture de la moelle osseuse.
Note Pratique : Demander aux parents de ramener l’enfant si survenu d’effets secondaires.
Il survient chez les enfants infectés par le VIH dans les 3 mois après le début du
traitement antirétroviral.
71
La classification est similaire comme pour la maladie liée au BCG à savoir locale,
régionale, à distance ou disséminée.
C’est une des formes les plus fréquentes d’IRIS chez l’enfant.
La mortalité est faible mais la morbidité est élevée.
Tout effet secondaire suspecté d’être en rapport avec la vaccination par le BCG doit être notifié
au PEV.
9.3.10. Comment prendre en charge les effets secondaires liés à la vaccination par le
BCG ?
Les enfants avec les effets locaux ou régionaux peuvent être pris en charge sans
problème sans l’utilisation des médicaments antimycobactériens.
Cependant, les enfants infectés par le VIH doivent être surveillés étroitement à la
recherche du développement d’une maladie disséminée liée au BCG.
Si suppuration, prélever le pus et envoyer au laboratoire pour la recherche de bacilles
tuberculeux.
L’aspiration à l’aiguille du matériel purulent peut être considérée comme un moyen de
soulager les symptômes.
Parfois il est nécessaire de faire une incision et drainage.
Traiter de manière conservatoire (pansement avec compresse sèche).
Si la tuberculose est confirmée, traiter avec un régime standard antituberculeux.
Débuter le traitement antirétroviral chez les enfants infectés par le VIH, si pas encore
fait.
Surveiller étroitement les interactions entre les médicaments et les effets secondaires.
72
Traitement préventif
Des multiples études ont démontré que l’IPT diminue l’incidence de la tuberculose chez
les sujets infectés par le VIH par :
- 62% chez ceux avec un test tuberculinique positif (IDR)
- 11% chez ceux avec un test tuberculinique négatif.
Bien que le traitement antirétroviral diminue la probabilité de développer la tuberculose
maladie, l’incidence de la tuberculose parmi les malades VIH positifs sous
antirétroviraux est encore 10 fois plus élevée que dans la population générale.
En répondant « non » aux quatre symptômes suivants à démontrer une efficacité de 98% pour
éliminer une tuberculose maladie dans les régions à forte endémicité tuberculeuse.
9.4.4. Est-ce que la tuberculose qui survient après l’IPT risque d’être résistante à
l’isoniazide ?
Non.
La tuberculose qui survient après le début du traitement par l’isoniazide n’est pas
probablement résistante à l’isoniazide.
Si le patient est atteint d’une tuberculose mono-résistante à l’isoniazide, le traitement de
catégorie 1 est en général efficace.
Nota Bene :
9.4.10. Comment prendre en charge les enfants et les adultes sous IPT ?
La prise de poids.
La recherche des effets secondaires avec une attention particulière chez les sujets âgés
et les sujets avec antécédents d’alcoolisme.
74
Dépistage de symptômes cliniques de la tuberculose.
L’éducation des patients.
Note Pratique : La surveillance des transaminases hépatiques n’est pas nécessaire sauf si
indiquée par les signes cliniques.
Les patients n’ont pas besoin de prendre l’IPT avec les repas.
Si le patient consulte un autre agent de santé, il est important que celui-ci comprenne
que le patient n’est pas sous traitement antituberculeux mais qu’il est en train de prendre
un seul médicament pour la prévention de la tuberculose.
Counseling concernant le VIH
Prévention : utilisation de préservatifs
Nécessité de prendre ses médicaments et de se faire suivre.
75
Si les symptômes de la neuropathie sont légers, continuer l’IPT, faire le
counseling:
- Informer le patient que la neuropathie peut être due au VIH et/ou à l’IPT.
- Informer le patient que la neuropathie cesse à la fin du traitement par
l’isoniazide.
- Augmenter la dose de pyridoxine de 25 à 100 mg par jour
- Pour les adultes, prescrire l’amitryptiline 25 mg à prendre la nuit si
neuropathie insupportable.
En présence de convulsions ou de psychose
- Arrêter l’isoniazide et référer.
En cas de mauvaise adhésion
- Si le patient interrompt le traitement pour moins de 3 mois consécutifs.
o Chercher les raisons d’interruption du traitement.
o Trouver les solutions aux soucis du patient
o Conseiller le patient sur l’importance d’adhésion au traitement
o Faire le dépistage de la tuberculose
o Effectuer les investigations pour éliminer la tuberculose si les symptômes
de la tuberculose sont présents
o Si patient asymptomatique et absence de signes de tuberculose-maladie,
continuer l’IPT et ajouter les doses manquées d’isoniazide à la durée
totale d’IPT.
- Si le patient interrompt le traitement pour plus de 3 mois consécutifs :
o Arrêter l’IPT
o Si le patient revient à n’importe quel moment et veut recommencer l’IPT,
il peut être réévalué pour l’éligibilité à prendre l’IPT et à recommencer s’il
est éligible.
- Toute interruption de traitement pour la deuxième fois pour n’importe quelle
durée de l’interruption :
o Arrêter l’IPT.
ALGORITHME DE DEPISTAGE DE LA TUBERCULOSE ET DE PRISE EN CHARGE
D’ADULTES ET D’ADOLESCENTS VIH POSITIFS PAR LE TRAITEMENT
PREVENTIF A L’ISONIAZIDE
OUI NON
Aucune Autres
TB
ALGORITHME POUR LE DEPISTAGE DE LA TUBERCULOSE ET DE PRISE EN
CHARGE DES ENFANTS CONTACTS DES CAS TPM+ PAR LE TRAITEMENT
PREVENTIF A L’ISONIAZIDE
Dépistage clinique de la TB
Toux actuelle
Fièvre
Perte de poids
Sueurs nocturnes
77
Toux actuelle
Fièvre
Gain pondéral insuffisant ou faible
Contact avec un cas de TB
Sueurs nocturnes
78
Symptômes présents
NON NON OUI
OUI
Note Pratique : Chez les enfants d’âge inférieur à 12 mois et vivant avec le VIH, seuls ceux qui
sont en contact avec un cas de tuberculose et qui après investigations appropriées ne
présentent pas la maladie doivent recevoir le traitement préventif par l’isoniazide.
a) Femme enceinte
- Les femmes enceintes vivant avec le VIH sont à risque pour la tuberculose
- Ceci peut avoir un impact sur le devenir maternel et périnatal :
Décès de la mère et du nouveau-né
Prématurité et petit poids de naissance.
- La femme enceinte vivant avec le VIH doit donc bénéficier d’un dépistage actif de la
tuberculose en se servant de l’algorithme clinique pour l’adulte et l’adolescent (cf
pages 26 à 30).
- Le traitement préventif par l’isoniazide est sans risque chez la femme enceinte.
- Le meilleur moment pour débuter le traitement préventif par l’isoniazide est inconnu.
- Le traitement préventif par l’isoniazide et les antirétroviraux doit être donné aux
PVVIH indépendamment de leur statut immunitaire et le fait d’être sous traitement
anti rétroviral ou non.
- L’initiation ou l’achèvement du traitement préventif par l’isoniazide ne doit pas être
cause de retard pour débuter un traitement antirétroviral chez les PVVIH éligibles.
- Il n’est pas connu si l’initiation concomitante de traitement préventif par l’isoniazide et
antirétroviraux ou l’initiation retardé du traitement préventif par l’isoniazide est
meilleure en termes d’efficacité, de toxicité ou de développement d’un syndrome
inflammatoire.
a) Prophylaxie secondaire
- Il n’y a pas de preuve sur l’utilisation du traitement préventif par isoniazide chez les
enfants vivant avec le VIH ayant suivi avec succès le traitement antituberculeux.
- Cependant comme chez les adultes, les enfants vivant avec le VIH sont exposés à
la réinfection et à la récurrence de la tuberculose.
- Les enfants tuberculeux vivant avec le VIH ayant été traités avec succès et vivant
dans un milieu à haute prévalence et de transmission de tuberculose doivent
recevoir un traitement préventif par l’isoniazide pour une durée supplémentaire de 6
mois.
- Le traitement préventif par l’isoniazide peut être débuté après la dernière dose du
traitement antituberculeux ou à une date ultérieure.
- A chaque contact de l’enfant vivant avec le VIH avec un personnel de santé, le
dépistage de la tuberculose doit être réalisé y compris chez ceux avec les
antécédents tuberculeux.
Note pratique : La chimioprophylaxie des personnes vivant avec le VIH se fera en étroite
collaboration avec le CNLS.
80
9.6.1 Pourquoi a-t-on besoin de contrôle de l’infection tuberculeuse dans les formations
sanitaires?
Les malades tuberculeux bacillifères en toussant projettent des gouttelettes infectieuses dans
l’atmosphère.
Ces gouttelettes sont suspendues dans l’air pendant longtemps et peuvent être inhalés et
entrainer une infection voire une malade tuberculeuse
9.6.2 Comment est hiérarchisé le contrôle de l’infection dans les formations sanitaires?
Le contrôle de l’infection est hiérarchisé dans les formations sanitaires à trois niveaux
81
Figure 3 : Direction de l’air dans les chambres d’hospitalisation
Oui; le personnel de santé est à haut risque de contracter une tuberculose professionnelle
surtout s’il est infecté par le VIH.
82
Il doit être au courant des signes et symptômes de la tuberculose et se présenter tôt pour
les investigations s’il développe les symptômes.
Tout personnel de santé doit connaitre son statut VIH et se protéger en conséquence.
Il doit avoir une formation sur la tuberculose à l’embauche et annuellement.
9.6.5 Quels sont les aspects clefs de la prévention et la prise en charge de la tuberculose
pour le personnel de santé?
- Dépistage de la tuberculose
Tout personnel doit subir un dépistage clinique de la tuberculose à l’embauche.
Puis bi-annuellement et au départ de la formation sanitaire (par exemple la retraite)
- Prévention de l’infection professionnelle par le VIH
Politique/directives de prophylaxie post-exposition au VIH écrites et distribuées
Responsables/ comité nommés pour le contrôle de l’infection
Recyclage du personnel sur la pratique d’injection sans danger
Disponibilité de gants, savon, l’eau et boite pour les objets tranchants
Mise au rebut des objets tranchants
- Prévention de la transmission du VIH
Education continue sur les rapports sexuels sans danger
Disponibilité des préservatifs dans les toilettes pour hommes et femmes
- Promotion du test du VIH pour le personnel
Politique/ directives écrites concernant le test VIH pour le personnel
Facilitation d’accès pour le personnel voulant faire le test VIH
- Accès au traitement antirétroviral pour le personnel:
Politique/ directives concernant l’accès au traitement antirétroviral pour le personnel
83
Education continue sur les bénéfices de connaitre son statut VIH et de faire le test
Facilitation d’accès au traitement antirétroviral pour le personnel.
- Accès au traitement antirétroviral pour les familles du personnel
Politique/ directives concernant l’accès au traitement antirétroviral pour les familles de
membres du personnel
Accès au diagnostic du VIH pour les membres de famille du personnel
Facilitation d’accès au traitement antirétroviral pour les familles du personnel
- Contrôle de l’infection tuberculeuse
Politique / directives écrites concernant le contrôle de l’infection tuberculeuse
Responsable/ comité nommés pour le contrôle de l’infection tuberculose
Stages de recyclage et monitoring des mesures et pratiques de contrôle de l’infection
tuberculeuse
Education sur l’hygiène de la toux
Suspicion de la tuberculose chez toute personne qui tousse
Séparation des patients tuberculeux et de ceux suspectés d’être atteints par la
tuberculose des autres malades.
Diagnostic et traitement de la tuberculose sans délai.
- Prévention de la tuberculose parmi le personnel.
Politique/directives et matériel didactique concernant la tuberculose comme maladie
professionnelle.
Recyclage du personnel sur la co-infection TB/VIH.
Promotion du test VIH parmi le personnel à haute exposition aux malades tuberculeux.
- Programme de surveillance médicale
Dépistage à l’embauche.
Evaluation médicale périodique semestrielle comprenant : antécédents médicaux,
examen physique, la radiographie du thorax selon le cas.
Examen médical au départ de la formation sanitaire.
Congé maladie.
Politique de retour au travail après congé maladie, congé annuel, etc.
9.6.7. Quelles sont les étapes pour la prise en charge des patients ?
i) Dépistage
Placer les patients symptomatiques en première ligne pour les services qu’ils
demandent afin de réduire le temps d’attente d’exposition à la tuberculose.
v) Investigation ou référence des cas suspects de tuberculose
vi) Traitement
Le traitement approprié doit être débuté dans les 2 jours suivant le diagnostic.
Le traitement antirétroviral doit être débuté chez les malades TB/VIH co-infectés sans
tenir compte du taux de CD4.
vii) Plan de sortie de la formation sanitaire
Nota Bene :
10.1 GENERALITES
85
4. Pourquoi le suivi et l’évaluation (M et E) d’un programme sont-ils importants ?
Veiller à ce que chaque patient présentant des symptômes de la tuberculose et chaque
cas de tuberculose reçoivent une prise en charge appropriée.
Pour les FOSA/CDT, les districts de santé et les régions de suivre leur performances.
Pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de lutte
antituberculeuse à tous les niveaux de la pyramide sanitaire ;
6. Comment les malades doivent-ils être classés afin d’être inscrits dans le registre de
la tuberculose ?
Xpert positif pour la tuberculose
- Un résultat Xpert positif ou M. tuberculosis détecté dans au moins un échantillon
Xpert négatif pour la tuberculose
- Un résultat Xpert négatif ou M. tuberculosis non détecté dans au moins un
échantillon
Tuberculose pulmonaire à frottis positif ou à microscopie positive (TPM+)
1.1 Rechute
- Malades qui présentent actuellement une tuberculose pulmonaire à microscopie
ou culture positive mais qui ont déjà été traités dans le passé pour une
tuberculose active (bactériologiquement confirmée ou non) et qui avaient été
déclarés « guéris » ou « traitement terminé » après une chimiothérapie
antituberculeuse complète
1.2 Les cas à retraiter après un échec thérapeutique
- Malades en cours de traitement qui présentent des examens bacilloscopiques
positifs lors du contrôle bactériologique du cinquième mois ou plus tard au cours
du traitement
1.3 Reprise du traitement
- Malades qui ont pris un traitement antituberculeux pendant un mois ou plus et
qui, ayant interrompu ce traitement depuis au moins deux mois se présentent
avec des symptômes de la tuberculose pulmonaire et des examens de crachats
positifs
2. Comment enregistrer les résultats du traitement ?
2.1 Guéri
87
- Patient diagnostiqué TPM + ayant complété son traitement et dont l’examen de
crachats est négatif au cours du dernier mois de traitement et au moins à une
autre occasion précédente
2.2 Traitement terminé
- Patient qui a reçu tout son traitement mais pour lequel on n’a pas de résultat de
son examen de crachat au cours du dernier moins du traitement.
2.3 Echec
- Patient ayant au moins un examen de crachat positif au 5e mois ou plus tard au
cours du traitement
- Cette définition exclut tous les malades qui sont diagnostiqués avec la
tuberculose rifampicine résistante (RR) ou multi-résistante (TB-MR)
2.4 Décédé
- Patient qui meurt à n’importe quel moment entre le dépistage et la fin prévue du
traitement quelle que soit la cause de décès
2.5 Perdu de vue
- Patient dont le traitement a été interrompu pendant 2 mois consécutifs ou plus
2.6 Transfert-sortie
- Patient envoyé poursuivre son traitement dans un autre CDT et dont on ne
connait pas le résultat du traitement
Note pratique : Le succès du traitement est une combinaison des patients qui ont été guéris et
ceux qui ont terminé le traitement
10.2 LA SUPERVISION
La supervision par ce niveau a pour but de vérifier l’application des directives techniques du
programme. Elle se fait au moins 2 fois par an au niveau de chaque région.
10.2.2. Quel est le but de la supervision du programme par le niveau régional et au niveau
du district ?
10.3 L’EVALUATION
L’établissement d’un système d’évaluation est un élément qui fait partie intégrante du
programme national de lutte antituberculeuse. L’évaluation porte sur toutes les composantes du
programme. Une attention particulière est portée sur les données concernant le dépistage et les
résultats du traitement à partir desquels les indicateurs des résultats et d’impact seront calculés.
88
L’évaluation du dépistage consiste à chiffrer le nombre de cas dépistés au cours du trimestre et
à le comparer aux trimestres précédents pour chaque centre et pour la région. On comparera
aussi les résultats du dépistage des centres entre eux ainsi qu’entre les régions. Les tendances
dans le temps seront analysées.
L’outil de base pour recueillir ces informations est le registre de la tuberculose ; les cas entrés
dans le registre en tant que «Transferts» ne sont pas comptabilisés. Les données sont
communiquées par les «Rapports trimestriels de dépistage des cas de tuberculose».
10.3.2. En quoi consiste l’évaluation des activités de prise en charge thérapeutique des
malades ?
L’évaluation des résultats du traitement est réalisée grâce à l’analyse de cohorte à partir du
« Rapport des résultats de traitement des cas de tuberculose pulmonaire à microscopie positive».
Une cohorte est un groupe de malades dépistés pendant une période définie (trimestre,
semestre, année) et qui sont suivis jusqu’au moment prévu pour l’achèvement du traitement.
Par exemple, les malades dépistés entre le 1er janvier 2010 et le 31 mars 2010 doivent avoir
achevé leur traitement au plus tard le 31 décembre 2010. Ces malades représentent la cohorte
du premier trimestre 2010 dont l'analyse sera effectuée en janvier 2011.
L’analyse de cohorte est effectuée pour les différentes catégories de malades suivantes :
Nombre*
……………
Cas à frottis
positifs en
retraitement
Nombre*
…………….
Cas Autres
89
Nombre*
…………….
Personnes
vivant avec
le VIH
Nombre
……………
…
Au niveau national :
- Une réunion du Comité National de Lutte contre la Tuberculose (CNLT) est organisée deux
fois par an en conformité avec le texte créant cette structure. Elle a pour but l'adoption du
rapport des activités de l ‘année antérieure, du plan d'action de l ‘année suivante et du
budget préparés par le GTC-TB d'une part et d'autre part le suivi de l'exécution des activités
;
- Le comité scientifique se réunit en cas de besoin.
- Une fois par an une réunion regroupant le GTC et les GTR (Coordonnateurs et cadres
d’appui), est organisé pour l’évaluation du programme, la finalisation du rapport national et
la planification des activités ;
- Une fois par an un atelier regroupant le GTC et les GTR (Coordonnateurs et les contrôleurs
de qualité du laboratoire des régions) est organisé pour évaluer les performances des
laboratoires des formations sanitaires des régions ;
Au niveau régional :
- Dans chaque région se tient deux fois par an un atelier pour les acteurs régionaux du PNLT
afin : d’évaluer toutes les activités de la lutte antituberculeux ; de vérifier et valider les
données statistiques et de laboratoire venant des CDT ; d’identifier et résoudre les
problèmes relatifs à la bonne marche du programme ;
-
Dans chaque région se tient une fois par an un atelier d’évaluation des activités de
laboratoire des formations sanitaires ;
- En fin de compte, ces évaluations permettront de mesurer les progrès réalisés dans la lutte
contre la tuberculose afin de fournir une base factuelle pour la planification opérationnelle
des semestres suivants ;
90
DHIS2
92
ANNEXES
Ces règles sont générales et applicables à tous les laboratoires. Elles prennent cependant une
connotation particulière dans le cadre de la tuberculose due à un bacille particulièrement
93
dangereux, car contagieux par voie aérienne. Cependant le strict respect de ces règles
élémentaires de sécurité rend le risque minimal.
Le principal risque pour le technicien lors de la manipulation des produits pathologiques pour le
diagnostic de la tuberculose est la création/inhalation des aérosols. Il faut donc travailler en
évitant la création d’aérosol avec calme en évitant les déplacements intempestifs : organiser sa
séance de travail avec méthode en regroupant les prélèvements et tout le matériel nécessaire,
nettoyer le plan de travail à l’eau de Javel (0.5% de chlore actif), préparer les prélèvements à
manipuler et tout le matériel nécessaire, fermer la porte et éviter d’être dérangé pendant la
séance de travail, travailler autour d’une flamme (bec bunsen ou lampe à alcool).
- Le local doit être maintenu propre et régulièrement décontaminé : nettoyage des paillasses
avant et après chaque séance de travail au moyen de la pissette d’eau de Javel et d’une
compresse. Le sol sera balayé tous les jours et lessivé avec une eau javellisée au moins
une fois par semaine. Ne pas laisser la poussière s’accumuler, ni les insectes proliférer ;
- Les colorants seront enfermés dans des placards à l’abri de la chaleur et de la lumière et
bien étiquetés;
94
- Le microscope doit faire l’objet de soins attentifs et toujours être protégé par sa housse en
dehors des séances de travail. Le nettoyage des oculaires et objectifs doit se faire à sec,
avec une compresse propre. Eviter ce nettoyage avec des solvants des graisses
susceptibles d’abîmer ou de décoller les lentilles, exemple du xylène. Toujours débranché le
microscope à la fin de la seance de travail
- Le malade repart avec un crachoir neuf portant son nom, et on lui demande de
fournir un deuxième crachat le lendemain matin à son réveil, avant toute prise
d’aliment ;
- Ainsi le malade s’est déplacé deux fois et a produit deux crachats collectés à des
moments différents ; pour les malades venant des zones périphériques très éloignés,
les deux échantillons peuvent être prélevés le même jour à intervalle de trois heures
(technique sur place-sur place) pour éviter les nombreux perdus de vue entre le
laboratoire et le début effectif de traitement.
95
Cette liste représente le matériel minimum nécessaire mais suffisant pour réaliser l’examen
bacilloscopique des crachats selon les normes internationales.
Fuchsine phéniquée à 1%
-Fuschine basique en poudre………………………..10g ;
-Alcool à 90°…………………………………………………100ml
-Cristaux de phénol………………………………………50g
-Eau distillée………………………………………qsp 1000ml
Chauffer doucement le phénol dans un récipient avec 100 ml d’eau puis ajouter à la
solution mère l’alcool, mélanger en agitant à la main jusqu’à homogénéisation,
ajouter environ 300 ml d’eau pour faciliter ensuite la dissolution de la fuschine ;
ajouter doucement 10g de fuchsine (pour une concentration de 1%) ; mélanger
manuellement jusqu’à ce que toute la solution soit homogène.
Bleu de méthylène :
-Bleu de méthylène hydrosoluble….…………………….1g
-Eau distillée………………………………………qsp 1000ml
Acide sulfurique au ¼ :
-Acide sulfurique pur….……………………………….250ml
-Eau distillée..……………………………………………750ml
(Toujours verser l’acide très lentement dans l’eau et jamais l’eau dans l’acide)
97
2. Recouvrir les lames de fuchsine phéniquée filtrée pendant 8 à 10 minutes (utiliser le
minuteur) et chauffer 3 fois le dessous des lames au moyen d’un porte coton imbibé
d’alcool jusqu’à apparition de vapeurs blanches, mais sans faire bouillir et sans laisser la
lame se dessécher (au besoin rajouter de la fuchsine).
- Allumer le microscope ;
- Ouvrir le cahier de paillasse ;
- Inscrire la date du jour et les numéros des examens à réaliser ;
- Prendre la première lame, vérifier en passant l’ongle sur la zone gravée que le frottis est
bien dirigé vers le haut, laisser tomber une goutte d’huile à immersion au centre de la
zone colorée du frottis (trop d’huile n’améliore pas la lecture du frottis, mais risque
d’encrasser le microscope) ;
- Poser la lame sur la platine du microscope et descendre l’objectif x 100 au contact de la
goutte d’huile sous contrôle visuel ;
- Faire prudemment la mise au point sur une zone apparaissant bien colorée.
Parcourir la lame de façon méthodique : examiner champ après champ (un champ étant la
portion de lame visible dans le cercle lumineux du microscope). Parcourir la lame sur une
longueur (100 champs).
Un frottis de 2 cm de longueur comporte environ 100 champs sur sa longueur. La lecture d’une
ligne entière de 100 champs est nécessaire pour classer une lame comme négative.
Note : Les BAAR se présentent comme de petits bâtonnets d’aspect plus ou moins
granuleux, isolés par paire ou en amas de couleur rouge vif sur fond bleu.
Quand toutes les lames ont été lues, nettoyer en les enveloppant dans le papier toilette.
Toutes les lames, correctement numérotées (numéro de série de laboratoire et numéro
séquentiel du frottis) doivent être gardées systématiquement, positives et négatives dans la
même boîte par ordre chronologique, jusqu’à la collecte au hasard lors de la supervision. Si le
nombre de boîtes disponibles n’est pas suffisant pour conserver toutes les lames ou lorsque la
boîte est pleine, jeter au fur et à mesure les lames les plus anciennes et continuer à remplir la
boîte avec les nouvelles lames jusqu’à la visite du superviseur. Lorsque les lames sont prises
pour le contrôle de qualité, vider toutes les boîtes et recommencer à les remplir jour après jour.
Au cours de la supervision des activités de laboratoire un accent doit être mis sur :
99
La conservation systématique des lames à frottis positifs et négatifs dans les boîtes de
conservation appropriées et par ordre chronologique.
La quantité et la qualité des stocks de réactifs et matériels disponibles.
Trimestriellement, chaque laboratoire doit déclarer au superviseur régional le nombre de
patients à bacilloscopie positive et négative trouvés au dépistage et au contrôle bactériologique
au cours du traitement dans le format indiqué au Tableau 10.
II
100
III
IV
Total 0 0 0 0 0 0 0
% #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0!
Le contrôle de qualité des examens bascilloscopiques réalisés aux laboratoires des CDT se fait
à deux niveaux : les niveaux régional et central. La collecte des lames à bacilloscopie positive
et négative choisies au hasard est faite lors de la supervision selon une fréquence déterminée
d’avance par les laboratoires régionaux et celui de référence du PNLT. Le contrôle de qualité de
l’examen microscopique des expectorations se fait au moins deux fois par an par le laboratoire
régional et au moins une fois par an au niveau du laboratoire de référence.
Lors du contrôle de qualité des examens bacilloscopiques, l’accent est mis sur :
La numérotation correcte des lames confectionnées (numéro de série, numéro d’ordre) ;
La qualité de l’étalement du frottis sur la lame : on recommande un étalement d’environ
20 mm sur 10 mm qui respecte les bords de la lame ;
La qualité de coloration du frottis : l’aspect d’un frottis coloré correctement est bleu clair
sous l’effet de bleu de méthylène. Si la couleur est bleue foncée, le frottis est trop épais
et dans ces conditions il n’est pas possible de lire un texte au travers de la lame ;
La qualité de lecture des frottis confectionnés et lus au laboratoire périphérique : la
lecture des lames aux laboratoires de référence a pour but de vérifier s’il y a
concordance entre les résultats obtenus dans les laboratoires périphériques et ce
dernier.
Procédure de relecture en aveugle
Ceci requiert la collaboration entre différentes personnes. Principalement, il faudra un
coordonnateur (cadre d’appui) au niveau régional, qui reçoit et garde les listes avec les
résultats, envoyant seulement les frottis (avec la liste des numéros de frottis) au premier
contrôleur. Ensuite le coordonnateur comparera les résultats périphériques avec ceux du
premier contrôle (première lecture par le technicien) en identifiant les discordants, lesquels
seront collectés et envoyés au deuxième contrôleur régional ou au niveau central.
Les principales exigences techniques qui doivent absolument être observées pour obtenir des
résultats corrects sont :
a/ recolorer toutes les lames avant la première lecture ;
101
b/ le premier contrôleur (technicien en charge de la relecture) doit relire les lames en aveugle
(sans connaître les résultats du CDT)
c/ il remet les résultats au cadre d’appui qui interprète et note les N ° des lames discordantes ;
d/ un deuxième technicien procède seulement à la relecture des frottis dont les résultats sont
discordants entre le laboratoire périphérique et le premier contrôleur ;
e/ le cadre d’appui procède enfin à la validation des résultats (si les résultats du deuxième
lecteur sont discordants avec ceux du premier lecteur alors les résultats du CDT sont
considérés justes et l’erreur est attribué au premier lecteur et non au CDT).
Au terme du contrôle de qualité, les résultats sont interprétés et envoyés au laboratoire
périphérique avec un commentaire. Les résultats de lecture sont consignés sur un tableau
comme indiqué au tableau 12. A noter qu’une des grandes causes de discordance dans la
lecture des lames résulte de la mauvaise transcription des résultats trouvés en périphérie sur la
feuille standardisée d’envoi des lames pour le contrôle de qualité. Il est donc important de
toujours vérifier les données avant leur envoi pour le contrôle de qualité.
Tableau 12: Grille de résultats de lecture des lames après contrôle de qualité
Lecture de contrôle
0 1–3 1+ 2+ 3+
0 Correct LFN HFN HFN HFN
périphérique
C : Correct ; EQ : Erreur de Quantification ; LFN : Légèrement Faux Négatif ; LFP : Légèrement Faux Positif ; HFN : Hautement
Faux Négatif ; HFP : Hautement Faux Positif.
N.B. : Seules les lames HFN et HFP sont considérées comme hautement discordants.
On peut considérer après élimination des erreurs d’enregistrement qu’un
laboratoire a des résultats satisfaisants si l’on trouve au total moins de 5% de
haute discordance à la relecture des lames.
N.B Ne tenir compte des EQ et des erreurs faibles que lorsqu’elles sont
fréquentes.
102
1.8.3. Le contrôle de qualité des colorants pour les laboratoires régionaux
Cette procédure est obligatoire pour le laboratoire chargé des préparations de colorants et
réactifs pour chaque lot préparé. Les résultats de ces contrôles doivent être enregistrés dans un
cahier ou un registre afin de démontrer la bonne qualité des réactifs. Dans le cahier ou le
registre, les lots doivent être identifiés par le nom du réactif et la date de préparation. Chaque
bouteille remplie à partir de ce lot doit être étiquetée avec la même information. Pour cela il
faut :
- -Colorer : 2 frottis faiblement positifs (rares BAAR ou 1+) et 2 frottis négatifs ;
- -Examiner tous les 4 frottis de contrôles attentivement en reportant dans un registre le
nombre, l’intensité de la couleur de BAAR, de même que la couleur du fond la
décoloration avec l’absence de cristaux.
- Dans le cas où un lot de fuchsine phéniquée ne semble pas bien colorer, les contrôles
positifs peuvent être répétés en utilisant d’autres frottis et en s’assurant que la technique
de coloration soit bien respectée. Si les nouveaux résultats ne sont toujours pas
satisfaisants le lot doit être éliminé.
105
b) Palper et identifier l’induration
Inspecter le site sous un bon éclairage et identifier l’induration et non l’érythème
Palper l’induration en utilisant les bouts de doigts pour identifier ses bords
Les bords de l’induration doivent être marqués avec un stylo pour aider à mesurer
avec précision.
o Dessiner des lignes horizontales de la périphérie vers la zone d’induration
o Les bords surélevés de la zone d’induration empêcheront le stylo de
dessiner sur la zone indurée
c) Mesurer le diamètre d’induration
Utiliser la règle pour mesurer le diamètre transversal le plus large en millimètres
d) Enregistrer le diamètre de l’induration
Ne pas enregistrer comme positif ou négatif
Enregistrer la mesure en millimètres
2.6 Quels sont les critères pour un résultat positif au test cutané à la tuberculine ?
106
o Les infections virales graves (rougeole, varicelle)
o Le cancer et la chimiothérapie anticancéreuse
o Les médicaments immunosuppresseurs (corticoïdes)
o La tuberculose disséminée sévère
107
La tuberculose est une maladie très fréquente mais curable des poumons. Lorsqu’un
malade est atteint par la tuberculose, le germe de la tuberculose peut se trouver dans
son expectoration. Examiner les crachats est le meilleur moyen de vérifier si le malade
souffre de la tuberculose maladie
1. La fiche de demande d’examen accompagnant les prélèvements doit contenir tous les
renseignements sollicités sur le patient
2. Premier emballage : Emballer le flacon antifuite dans du coton en laine ou dans un
essuie-tout en quantité suffisante pour absorber tout le contenu en cas de fuite. Si les
échantillons ne peuvent pas être transportés immédiatement, les conserver entre 2-8 oC
pour un maximum de 7jours
Crachoir
108
Papier
absorbant/coton
3. Deuxième emballage – placer le flacon emballé dans du coton dans un deuxième
récipient qui peut être un sac à fermeture scellé ou un autre contenant. Placer le
deuxième récipient sur un support approprié pour prévenir toute fuite
5. L’échantillon dans son triple emballage est en sécurité pour le transport au laboratoire le
plus tot possible pour l’analyse bactériologique.
6. Le nombre total d’échantillons dans le carton doit correspondre au nombre total
d’échantillon sur la fiche qui accompagne la demande d’analyses.
7. Utiliser le moyen approprié pour le transport (Transports en commun, motos, Taxis, etc)
109
ANNEXE 4 : RECEUIL DES CRACHATS INDUITS CHEZ L’ADULTE ET LE GRAND ENFANT
Cette procédure est utilisée pour recueillir l’expectoration nécessaire pour le diagnostic de la
TB pulmonaire lorsque le malade est incapable de produire les crachats spontanément.
110
Une solution salée hypertonique est nébulisée pour irriter les voies aériennes, augmenter et
liquéfier les sécrétions et ainsi induire la toux et l’expectoration.
111
La procédure est à faible risque, mais peut être mal tolérée chez les enfants ayant des
besoins élevés en oxygène
Les contre-indications sont : une détresse respiratoire grave, un niveau de conscience
réduit, un bronchospasme sévère, une tendance à saigner (la procédure peut
précipiter une épistaxis sévère)
Les effets secondaires comprennent : la toux, le wheezing (respiration sifflante) léger
et l’épistaxis
Les enfants ayant des besoins élevés en oxygène doivent avoir une surveillance
continue de la saturation en oxygène pendant la procédure
Si la saturation descend en dessous de 88% pendant plus d’une minute, la procédure
doit être arrêtée et l’enfant stabilisé avant la reprise de la procédure
112
Un formulaire de demande d’examen et un sachet en plastique pour l’emballage du
crachoir
Les gants
Un nébuliseur et un masque à nébulisation
Un bronchodilatateur (ex : Salbutamol)
Une source d’approvisionnement d’oxygène
Un inhalateur doseur
Une chambre d’inhalation avec babymask (avec lequel administrer le
bronchodilatateur)
Un oxymètre
Un masque N95 pour le personnel conduisant la procédure
Un aspirateur de mucus avec une sonde d’alimentation
Un aspirateur mural et portable
Sérum salée isotonique avec une seringue (5ml)
L’alcool ou la Chlorhexidine
115
6.4 Quelles précautions de sécurité doivent être respectées ?
a) Pour le malade
Ceci est une procédure à faible risque, donc une surveillance intensive de
l’enfant n’est pas nécessaire
Les enfants ayant un faible taux plaquettaire et une tendance à saigner ne
doivent pas subir cette procédure car l’introduction de la sonde nasogastrique
peut provoquer des saignements sévères du nez.
La procédure doit etre expliquée aux parents et à l’enfant si ce dernier à l’age aproprié
L’enfant doit être à jeun au moins pendant 4 à 6 heures avant la procédure.
7.3 Que comporte la procédure?
De façon idéale, la procédure doit etre réalisée par deux personnels de santé ( un pour
réaliser la procédure, l’autre pour tenir l’enfant lors de la procédure.
Si l’enfant est médicalement stable, la garde malade peut le tenir (la garde malade n’a
pas besoin de porter le masque N95, si elle vit avec l’enfant).
Placer l’enfant dans une position assise raide sur la chaise (le nourisson doit être placé
en decubitus dorsal comme lors des tétées).
Se tenir débout ou assis à coté de l’enfant de manière à pouvoir observer aisement
l’enfant et tout equipement lors de la procédure.
Demander au patient d’éternuer et nettoyer la narine avec de sérum salé
Relier le piège à crachat à l’aspirateur
Mesurer la distance du nez au nasopharynx en plaçant le bout de la sonde
nasopharyngée au tragus de l’oreille et en l’étendant au bout du nez de l’enfant. Indiquer
sur la sonde la longeur qui doit être introduite au nasopharynx.
Introduire la sonde dans la narine jusque dans le nasopharynx. Si le patient n’a pas de
dents, la sonde peut être introduite par la bouche dans l’oropharynx.
Si le patient tousse pendant l’introduction de la sonde et produit une expectotrration de
bonne qualité, le receuillir dans un crachoir stérile. Si l’expectoration (≥2ml de bonne
qualité) a été produite, le receuil de crachat est complet.
Si l’enfant ne produit pas un echantillon de crachat, introduire la sonde réliée au piège
de crachat dans le nasopharynx. La prudence doit etre de mise pour eviter le
traumatisme.
Mettre l’aspirateur en marche à la pression de 15-20 KPa en l’augmentant seulement si
c’est nécessaire.
Se servir de l’aspiration pour receuillir les sécrétions respiratoires seulement lorsque la
sonde est en train d’etre retirée et maintenir l’aspiration jusqu’à l’obtention d’au moins 2
ml de crachat dans le piège à crachat.
Transferer le crachat receuilli dans le piège à crachat dans un cachoir stérile en
assurant que ce dernier est hermétiquement fermé et correctement libellé.
Observer l’enfant en tout temps au cours de la procédure
Desinfecter et steriliser l’equipement réutilisable
Pour le patient:
- La procédure est sure même pour les nourissons mais le personnel doit avoir une
formation adéquate.
117
- La procédure est à faible risque mais elle peut être mal tolérée par les enfants
ayant les besoins supplémentaires en oxygène.
- Il faut arrrêter la procédure immédiatement s’il survient:
o Une détresse respiratoire
o Une transpiration (sudation) profuse ou excessive
o Des nausées/ vomissements
o Des lipothymies, vertiges ou perte de conscience.
Pour le personnel de santé:
- Ceci est une procédure génératrice d’aerosol et doit donc être réalisée dans une
salle d’isolement avec des mesures adéquates de contrôle de l’infection (salle bien
ventillée).
- Le personnel de santé réalisant la procédure doit porter les masques N95 et les
gants à usage unique.
7.5 Quelles sont les contre-indications de la procédure?
Asthme aigu
Respiration sifflante (wheezing)
Signes vitaux anormaux
Tout signe de detresse respiratoire moderée à sévère
Epistaxis
Pneumothorax
Intervention chirugicale oculaire récente
Intervention chirugicale abdominale récente
Fractures des côtes ou traumatisme thoracique
7.6 Que faire à la réception du prélèvement?
S’assurer que le pot de prélèvement est bien libellé avec les données du malade.
Adresser le prélèvement dès que possible au laboratoire ou le garder dans un
réfrigérateur en attendant le transport.
7.7 Quels examens doit-on demander pour les enfants?
Note pratique:
118
Surveiller l’enfant pendant plusieurs minutes après la procédure. Si l’oxymètrie baisse
en dessous du niveau de base ou s’il ya de signes de détresse respiratoire, donner de
l’oxygène et aspirer les secretions en excès dans les voies aèriennes.
Informer la garde malade que la toux peut augmenter en fréquence dans les 24 heures
suivant la procédure.
119
Les malades avec des masses profondes doivent être référés pour une aspiration à l’aiguille
fine écho-guidée
7.1 Quel équipement est nécessaire pour une aspiration à l’aiguille fine ?
Milieu de culture liquide (BACTEC)
Aiguille de coupe 22 ou 23G
Seringues à usage unique de 10 ml
Tampons d’alcool
Gants
Lames en verre pour examen cytologique
Fixatif en spray ou l’alcool à 95%
On peut diviser les effets secondaires des médicaments antituberculeux en deux catégories :
les majeurs et les mineurs.
121
Les effets secondaires mineurs ne provoquent qu’un inconfort relativement faible. Ils doivent
cependant être pris en considération car ils peuvent entraîner l’abandon du traitement par un
malade qui ressent péniblement ces effets secondaires et qui, se sentant mieux par ailleurs, ne
comprend pas toujours la nécessité d’un traitement prolongé. Il faut donc être à l’écoute des
malades par rapport à ces symptômes, aménager le traitement si possible, prescrire un
traitement symptomatique pour les diminuer ou les faire disparaître et surtout convaincre le
malade de continuer le traitement.
Les effets secondaires majeurs peuvent constituer un grave danger pour la vie du malade. Il
faut être vigilant pour les diagnostiquer précocement et référer le patient présentant des
symptômes évocateurs de ces effets secondaires majeurs vers un service hospitalier compétent
en la matière.
8.1 Quels sont les effets secondaires mineurs les plus fréquents des médicaments
antituberculeux de première ligne et leur prise en charge ?
8.2 Quels sont les effets secondaires majeurs les plus fréquents des médicaments
antituberculeux de première ligne et leur prise en charge ?
123
mère sous rifampicine
8.3 Comment prendre en charge une éruption cutanée survenue au cours du traitement
antituberculeux?
- L’éruption cutanée due au traitement antituberculeux apparait habituellement 3 a 4
semaines après le début du traitement
Prendre une observation soigneuse du début de l’éruption.
- Les réactions cutanées ne sont pas toujours liées aux médicaments antituberculeux
- Il faut considérer
Les autres médicaments : Cotrimoxazole
Les causes sous-jacentes : VIH
Les conditions infectieuses : Zona, Cosackie virus, la gale
124
plus puissant et le moins susceptible de causer une éruption
suivi par isoniazide, puis pyrazinamide et ethambutol
Surveillez les signes et les symptômes et si l’éruption se
récidive à un moment, le dernier médicament doit être supprimé
9.5 Hépatotoxicité
9.5.1 Quelle est la conduite à tenir devant une hépatotoxicité chez un patient sous
traitement antituberculeux de première ligne ? (algorithme page 127)
125
Exclure d’autres causes telles que la consommation excessive d’alcool, autres
médicaments que le malade peut être en train de prendre, maladie du foie préexistante,
hépatite virale etc.
Arrêter tous les médicaments que le patient est en train de prendre – la combinaison
{RHEZ} , {RHZ} ou {RH}, Cotrimoxazole; traitement antirétroviral etc.
Réaliser les tests de la fonction hépatique, la sérologie de l’hépatite A, B et C (pour les
patients à haut risque d’hépatite virale) et le VIH (si statut inconnu).
Surveiller les symptômes cliniques jusqu’à leurs résolutions
Note pratique :
Réintroduire le cotrimoxazole après traitement antituberculeux une fois que les tests
hépatiques deviennent acceptables chez les personnes vivant avec le VIH.
Suspicion d’hépatotoxicité
Évaluation 126
- Le patient présente-t-il
L’ictère, nausée ou vomissement grave
L’anorexie, fatigue, urine foncée
ANNEXE 10 : INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES IMPORTANTES DES
ANTITUBERCULEUX DE PREMIERE LIGNE
128
hépatiques (ASAT, ALAT)
Phénytoine Diminution du taux sérique de Surveiller le taux sérique
phénytoine de phénytoine et
Lorsque l’INH et la rifampicine augmenter la dose de
sont utilisés avec la phénytoine de manière
phénytoine, la diminution du appropriéé si elle est
taux sérique de phénytoine utilisée avec la
peut être moindre rifampicine
Surveiller étroitement
pour ajuster
correctement la dose de
phénytoine
Zidovudine La clairance de Zidovudine est Surveiller pour une
augmentée réponse réduite à la
zidovudine (AZT)
Névirapine Diminution du taux sérique de Envisager une
névirapine alternative
Acide valproique Le taux sérique de l’acide Surveiller le taux sérique
valproique est diminué de l’acide valproique et
ajuster la dose en
conséquence
Inhibiteurs Calciques Le taux sérique des inhibiteurs Surveiller étroitement et
(Nifédipine, Amlodipine, calciques est diminué augmenter la dose de
Vérapamil) l’inhibiteur calcique si
nécessaire
Les Bétabloquants Le taux sérique des Les bétabloquants
bétabloquants est diminué excrétés par le foie sont
affectés, ceux excrétés
inchangés dans l’urine
ex Aténolol ne devraient
pas être affectés
Surveiller étroitement et
ajuster la dose au
besoin
Les antifongiques Le taux sérique des Administrer le
(Itraconazole, antifongiques est nettement kétoconazole et la
kétoconazole) diminué rifampicine à 12 heures
Le taux sérique de rifampicine d’intervalle
peut être diminué par
l’utilisation concomitante de
kétoconazole
Contraceptifs oraux Diminution de l’effet Ne pas utiliser de
Ethinyloestradiol, contraceptif manière concomitante,
levonogestrol, norgestrel les métrorragies sont
fréquentes et la
grossesse ne peut être
évitée
Utiliser une pilule
contraceptive orale
contenant une forte
dose d’œstrogène
(50mcg)
Utiliser la méthode non-
129
hormonale de
contraception si sous la
rifampicine
Contraceptifs injectables Diminution de l’effet Raccourcir les
à base de progestérone contraceptif intervalles entre les
seulement : injections
Acétate de Medroxy- - Toutes les 8
progestérone , semaines pour
Enanthate de enanthate de
Norethisterone Norethisterone
- Toutes les 10
semaines pour la
Medroxy-
progestérone
Envisager l’utilisation de
contraceptifs de barrière
Implants progestatifs Diminution de l’effet Utiliser une autre
sous-dermiques contraceptif méthode ex : stérilet ou
dépôt d’acétate de
Medroxy-progestérone
Si implant déjà mis en
place, il doit être couvert
avec une autre méthode
non-hormonale (stérilet,
préservatif) pendant la
durée du traitement
Opioïdes : Le taux sérique d’opioïdes est Surveiller pour un
Morphine diminué contrôle adéquat de la
Codéine douleur
Les doses d’opioïdes
peuvent devoir être
augmentées, réévaluer
lorsque la rifampicine
est arrêtée
Autres : Le taux sérique de ces Les doses plus élevées
Corticoïdes médicaments peut être peuvent être
Théophylline diminué nécessaires
Warfarin
Sulfonylurées
Cyclosporine
Quinine
Digoxine
Cimétidine
130
Diurétiques Augmentation additive de Surveiller étroitement
Ethambutol l’urate sérique
Le recueil d’informations exactes sur chaque malade et la préparation des rapports périodiques
sont indispensables pour le monitoring et l‘évaluation du PNLT. Les rapports doivent fournir
des données statistiques détaillées sur les malades et les activités de lutte.
131
Les supports pour le recueil des données et la préparation des rapports sont :
- le registre de laboratoire;
- le registre de la tuberculose ;
- la fiche de traitement anti-tuberculeux ;
- la carte de traitement anti-tuberculeux ;
- le formulaire de demande d’examen de laboratoire pour la recherche de BAAR, TB
LAMP, Xpert ;
- la fiche de transfert / référence des malades;
- le Formulaire de rapport trimestriel de dépistage des patients tuberculeux ;
- le formulaire de rapport des résultats de traitement des cas de tuberculose ;
- la fiche de commande trimestrielle pour les médicaments antituberculeux des CDT aux
CAPP/FSPS;
- la fiche de commande semestrielle pour les médicaments antituberculeux des
CAPP/FSPS à la CENAME;
- La fiche de dispensation des médicaments antituberculeux ;
- le rapport trimestriel de laboratoire et bon de commande des consommables.
Ce registre permet d’obtenir des informations sur le nombre de cas suspects examinés, le
nombre de cas à microscopie positive dépisté et le taux de négativation d’examen
bacilloscopique de contrôle à deux mois.
NB : Les résultats positifs de bacilloscopie doivent être inscrits en rouge et les négatifs
en bleu ou noir.
Il est détenu au niveau du CDT ou du centre habilité (voir Formulaire 2). Les informations
suivantes doivent y être inscrites :
132
- La date d’enregistrement (qui ne correspond pas toujours à celle du début du
traitement) ;
- Le numéro d’ordre du malade (recommencer par « 1 » chaque année) : on doit aussi
attribuer un nouveau numéro aux reprises de traitement, échecs, «transfert-entrée»
(malade ayant commencé son traitement dans un autre district et transféré dans votre
district) ;
- L’état civil du malade (nom, prénom, sexe, âge, adresse) ;
- L’adresse précise du malade et le nom de la formation sanitaire la plus proche du
domicile du malade ;
- La date effective du début du traitement et le régime thérapeutique administré
({RHEZ}) ;
- La forme de tuberculose : pulmonaire (TPM + ou TPB-) ou extra-pulmonaire (TEP).
La classification du cas :
Nouveau cas (NC) : un malade n’ayant jamais été traité auparavant par des médicaments
antituberculeux (ou ayant été traité pendant moins d’un mois).
Les rechutes
Ce sont les malades qui présentent actuellement une tuberculose pulmonaire à microscopie
positive, mais qui ont déjà été traités dans le passé pour une tuberculose active
(bactériologiquement confirmée ou non) et qui avaient été déclarés «guéris» ou « traitement
terminé » après une chimiothérapie antituberculeuse complète.
Les échecs
Ce sont les malades en cours de traitement qui présentent des examens bacilloscopiques
positifs lors du contrôle bactériologique du 5ème mois ou plus tard au cours du traitement.
La reprise du traitement
Ce sont les malades qui ont pris un traitement antituberculeux pendant un mois ou plus et qui,
ayant interrompu ce traitement depuis au moins deux mois, se présentent avec des symptômes
de la tuberculose pulmonaire et des examens de crachats positifs.
Ceux qui ont un examen de crachat négatif lorsqu’ils reviennent doivent aller jusqu’au bout de la
durée du traitement qui leur avait été prescrit au départ.
Transfert-entrée (venu de…) : un malade venant d’un autre CDT où il a été notifié et pris en
charge sans avoir fini son traitement
.
Autres cas (A) : Tous les cas qui ne correspondent pas aux définitions ci-dessus
Toujours indiquer :
- Les dates et les résultats des examens de frottis de l’expectoration avant et au cours du
traitement (diagnostic, fin 2ème ou 3ème mois, 5ème mois, 6ème mois). L’espace supérieur de
la cellule est destiné au résultat (+/-) et l’espace inférieur à la date de l’examen. Cela
133
permet au superviseur de vérifier rapidement les résultats à la fin du 2ème mois pour les
nouveaux cas TPB+, du 3ème mois pour tous les cas en retraitement, du 5ème mois et à
la fin du traitement pour tous les cas TPB+.
Guéri : Patient ayant complété son traitement et dont l’examen de crachat est négatif au
dernier mois de traitement et au moins à une autre occasion précédente.
Traitement terminé: patient qui a reçu tout son traitement mais pour lequel on n’a pas de
résultat de son examen de crachat au cours du dernier mois de traitement.
Echec de traitement : patient qui présente des examens bacilloscopiques positif lors du control
bactériologique du 5ème mois ou plus tard au cours du traitement
Décès: patient qui meurt à n’importe quel moment entre le dépistage et la fin prévue du
traitement, quelle que soit la cause de décès.
Perdu de vue : patient dont le traitement a été interrompu pendant 2 mois consécutifs ou plus.
Transfert-sortie : patient envoyé pour poursuivre son traitement dans un autre CDT et dont on
ne connaît pas le résultat du traitement.
Elle est détenue dans l’Hôpital de District ou au centre habilité et est établie pour tout malade
mis sous traitement (Formulaire 3). Elle mentionne les éléments suivants :
- Numéro d’ordre dans le Registre de la tuberculose;
- Nom de la formation sanitaire ;
- Nom, adresse, sexe, âge du malade ;
- Type de maladie (pulmonaire ou extra-pulmonaire) ;
- Régime thérapeutique à suivre ;
- Résultats des examens de crachats ;
- Poids du malade ;
- Date du début de traitement.
- Date et résultat du test VIH ; CMX et ARVs
Elle est gardée par le malade (Formulaire 4) et comporte les éléments suivants :
134
Il est disponible dans toutes les unités sanitaires impliquées dans le PNLT (Formulaire 5). Il
comporte :
La section A du formulaire doit être remplie par le personnel de la formation qui transfère ou
réfère le malade :
Après avoir rempli la section A en double, une copie doit être remise au malade qui l’apportera
à la formation sanitaire où il a été orienté, tandis qu’une copie sera envoyée par la poste ou
apportée à ce centre par d’autres voies.
La section B doit être remplie par le personnel de la formation sanitaire qui reçoit le malade, et
doit être renvoyée au centre d’origine dès que le malade se sera présenté pour le traitement.
Cette section comporte :
- Nom de l’hôpital (ou centre habilité) recevant le malade;
- Nom de l’hôpital (ou centre habilité) ayant effectué le transfert ou la référence;
- Nom, âge et sexe du malade ;
- Adresse du malade ;
- Nouveau numéro du malade dans le Registre de la tuberculose;
- Date de la référence ;
- Nom, titre et signature de la personne qui a rempli le formulaire.
135
positive (nouveaux cas, rechutes, échecs, reprises du traitement) tous les nouveaux cas à
microscopie négative et tous les nouveaux cas extra-pulmonaires dépistés.
Note 1 : Les rechutes rapportées dans le Bloc 1 ainsi que les échecs et les reprises de
traitement doivent être uniquement des cas à frottis-positifs.
Note 2 : Les formes de tuberculose pulmonaire à microscopie négative et les formes extra-
pulmonaires doivent être tous des nouveaux cas.
Le superviseur régional produira un rapport trimestriel de la région avec les résultats de chaque
centre et l’enverra le plutôt possible au Groupe Technique Central du Comité National de Lutte
contre la Tuberculose.
Il concerne tous les cas de tuberculose pulmonaire à microscopie positive enregistrés 9-11 mois
auparavant. Il est rempli au niveau du centre de diagnostic et de traitement (Formulaire 8). Pour
préparer ce rapport il faut :
- Noter que le nombre de malades identifiés est égal d’une part au nombre de nouveaux
cas à microscopie positive et d’autre part au nombre de cas à microscopie positive en
retraitement qui ont été rapportés dans le rapport trimestriel sur le dépistage de la
tuberculose pour le trimestre concerné. Chaque malade identifié doit être compté 2 fois
sur le formulaire de rapport : une 1ère fois dans la 1ère colonne de gauche (Nombre total
de cas) et une 2e fois dans l’une des colonnes 1 à 6 qui indiquent le résultat du
traitement.
Bien noter que :
- Un malade ne peut être mentionné « guéri » que lorsqu’un résultat négatif a été obtenu
lors de l’examen bacilloscopique de 5e et 6e mois
- Certains malades peuvent être en « retraitement » pour cause d’échec. Il ne faut pas
que ce soit par suite de négligence de la part du malade dans le suivi de son traitement
ou par négligence du personnel qui aurait oublié de déclarer le résultat du traitement,
que le malade poursuive son traitement au-delà de la période de chimiothérapie
autorisée ;
- Il faut, en dernier lieu, compter le nombre de malades dans chaque colonne ; la somme
des colonnes 1 à 6 doit être égale au total inscrit dans la première colonne de gauche.
Note pratique : Les cas considérés comme des « transfert-entrée » ne doivent pas
être inclus dans le rapport de dépistage et les résultats de traitement.
Les résultats des cas transférés doivent être communiqués au centre
d’origine du patient et rapportés par celui-ci.
Le rapport trimestriel des résultats du traitement des malades enregistrés doivent parvenir au
superviseur régional d’après le calendrier suivant :
Il concerne tous les patients enregistrés dans le Registre de Laboratoire (Formulaire 10).
138
ANNEXE 12 : GESTION DES MEDICAMENTS, DES CONSOMMABLES ET DES
SUPPORTS DE COLLECTE DE DONNEES
La disponibilité des médicaments antituberculeux et surtout l’accès à ceux-ci par les malades
constituent des éléments fondamentaux pour le succès de la lutte contre la tuberculose. Ainsi
au Cameroun, le PNLT met les médicaments antituberculeux à la disposition des CAPP à
travers la CENAME.
Les CDT doivent s’approvisionner auprès des CAPP une fois par trimestre en utilisant le
formulaire « Fiche de commande trimestrielle pour les médicaments antituberculeux, Formulaire 9
». Pour remplir ce formulaire, il est nécessaire de connaître le nombre de tuberculeux nouveaux
cas (TPB+, TPB- et extrapulmonaires) et le nombre de tuberculeux en retraitement déclarés au
cours du trimestre précédent, ainsi que le stock de médicaments le jour de la commande. Ce
formulaire doit être visé par le Chef de l’Unité Régionale de Lutte contre la Tuberculose qui
vérifiera la pertinence des informations et des calculs, avant que le CAPP ne fournisse les
produits.
Les CAPP utilisent un formulaire semblable (formulaire 9bis) pour les demandes auprès de la
CENAME. Ce formulaire est adressé au Secrétaire Permanent du Groupe Technique Central pour
approbation avant d’être donné à la CENAME.
Un stock de sécurité de 3 mois est prévu au niveau des CDT et de 6 mois au niveau des CAPP.
Tous les supports standardisés de collecte de données nécessaires pour la gestion des patients
TB (Registre de laboratoire, Registre de la tuberculose, Fiche de traitement antituberculeux,
Carte de traitement antituberculeux, Formulaire pour le rapport trimestriel du dépistage,
Formulaire pour le rapport des résultats du traitement) sont également mis à la disposition des
CDT gratuitement par le CAPP. Dans les régions où les CAPP font imprimer les supports de
collecte de données par une imprimerie de leur choix, le superviseur régional doit s’assurer
que :
139
Programme National de LutteContre la Tuberculose du Cameroun
Année : _______________________
140
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE DU CAMEROUN
FORMULAIRE 3 REGISTRE DE LA TUBERCULOSE (Page 1/2)
Format Type de malade **
ion Date Régi
sanitair de me* Rec
Date
e de début Forme hut
d’en N° e
Adresse rattach du Trans
regis du
Se (quartier ement traite TPB+ Rep fert –
trem regi
Nom et xe A ou ville du ment = P+ Nouv Ec rise Entré Aut
ent stre
prénoms M ge ou village malade TPB- eau hec Trai e re
(Jou du
/F ou pays) (Unité = P- t. (venu
r et CD
de TEP = de)
Mois T
traitem EP
)
ent
pour
TDO)
*{RHEZ} : Régime de tous les Nouveaux Cas ** Mettre une croix dans la colonne appropriée
141
142
REGISTRE DE LA TUBERCULOSE (Page 2/2 ) Année : _________________
Résultats des examens de crachats (indiquer le nombre de mois de Résultat de traitement Sérologie et prise en charge
traitement, le résultat et la date de l’examen) Indiquer la date du résultat*** Observ
ème ème ème ème ème
Dépistage (Avant 2 /3 Mois 5 mois 6 /8 mois (Fin Nombre CTM
Guéri
Terminé
Traitement
Echec
Décédé
vue
Perdu de
Sortie
Transfert-
traitement) du traitement) Sérologie CD4 (O/N)
VIH
(P,N, I,NF)
ARV
**** (O/N)
*** Mettre la date dans la colonne appropriée ; **** Sérologie : P=Positif, N= Négatif, I= Indéterminé, NF= Non Fait
143
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
EXAMEN DE LABORATOIRE : RECHERCHE DE BAAR
Formation sanitaire _______________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Dépistage : contrôle 2ème /3ème mois contrôle 5ème mois contrôle 6èmemois
FORMULAIRE 1
144
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
FICHE DE TRANSFERT/REFERENCE*
SECTION A**
Formation sanitaire qui transfère/réfère* le malade : ____________________________________________
145
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE
Nom du Centre de Diagnostic et de Traitement : ……………………………… Nom de l’agent chargé du rapport :………………………………………
Patients enregistrés pendant le ………. trimestre de 20……………………… Signature …………………………………. Date ………………………..
Total TB
147
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA
TUBERCULOSE
RAPPORT TRIMESTRIEL DES RESULTATS DE TRAITEMENT DES CAS DE TUBERCULOSE PULMONAIRE ENREGISTRE 9 à 11 MOIS AUPARAVANT (Formulaire 6)
Nom du Centre de Diagnostic et de Traitement : ……………………………… Nom de l'agent chargé du rapport :………………………………….
Type de malade Régime thérapeutique Guéri Traitement termine Echec Décédé Perdu de vue Transféré Total
(Frottis (frottis non faits) (frottis
négatif) positifs)
Nombre*
------------------
-------------
6{RHEZ}
Nombre*
148