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Physique

Ce document présente une leçon de physique-chimie sur la cinématique du point pour les élèves de terminale C et D en Côte d'Ivoire. Il aborde les concepts de référentiel, vecteur-position, vecteur-vitesse et vecteur-accélération, ainsi que des exercices d'application pour illustrer ces notions. Les mouvements rectilignes uniformes et uniformément variés sont également discutés avec des exemples pratiques.

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Ce document présente une leçon de physique-chimie sur la cinématique du point pour les élèves de terminale C et D en Côte d'Ivoire. Il aborde les concepts de référentiel, vecteur-position, vecteur-vitesse et vecteur-accélération, ainsi que des exercices d'application pour illustrer ces notions. Les mouvements rectilignes uniformes et uniformément variés sont également discutés avec des exemples pratiques.

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Niveau : Terminales C, D

CÔTE D’IVOIRE –
Discipline : Physique-Chimie ÉCOLE NUMÉRIQUE

THEME : MECANIQUE

TITRE DE LA LEÇON : CINÉMATIQUE DU POINT

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Au cours d’une évaluation en athlétisme, au lycée moderne d’Abengourou, un élève de la Termine D
parcourt un trajet constitué d’une piste rectiligne et d’une autre curviligne. Sur la piste rectiligne, il
démarre sans vitesse initiale, accélère pour atteindre une vitesse qu’il maintient constante pour le reste du
trajet. Ayant observé attentivement le parcours de leur camarade, les élèves de la classe décident le
lendemain, pendant le cours de Physique-Chimie, d’approfondir leurs connaissances sur les mouvements.
A l’aide d’enregistrements, ils cherchent à déterminer les équations horaires des différents mouvements
et à les utiliser.

II. CONTENU
1. RAPPELS
1.1 Le référentiel
Un référentiel est un objet par rapport auquel on décrit le mouvement d’un objet.

1.2 Le repère d’espace


Un repère d’espace est un système d’axes lié à un référentiel dans lequel on étudie le mouvement d’un
objet. Il permet de définir la position d’un point mobile grâce aux coordonnées.
⃗⃗ ).
Le repère, généralement utilisé, est orthonormé. Exemple : le repère d’espace R (O,𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘

1.3 Le repère temps


Il permet de situer un point mobile dans le temps. Le repère de temps est défini par un instant-origine
choisi arbitrairement comme origine des dates (t = 0s).

1.4 Trajectoire d’un point matériel


La trajectoire est l’ensemble des positions successives occupées par un point matériel au cours de son
mouvement.

2. VECTEUR-POSITION
2.1.Définition
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un vecteur qui donne la position d’un point matériel M dans un repère
Le vecteur-position 𝑶𝑴
d’espace à chaque instant t.

2.2 Expression dans un repère cartésien


L’expression du vecteur position est :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = x 𝒊⃗ + y 𝒋⃗ + z ⃗𝒌⃗ pour un mouvement dans l’espace.
𝑶𝑴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = x 𝒊⃗ + y 𝒋⃗ pour un mouvement dans un plan.
𝑶𝑴

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⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = x 𝒊⃗ pour un mouvement sur une droite
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ou les équations horaires ou
(x, y, z) sont les coordonnées cartésiennes du vecteur-position𝑂𝑀
équations paramétriques du mouvement.

Remarque : L’équation cartésienne de la trajectoire du point mobile M est la relation qui lie les
coordonnées cartésiennes x, y et z.

3. VECTEUR-VITESSE
3.1 Définition
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑶𝑴
⃗⃗ =
Le vecteur-vitesse instantanée est la dérivée du vecteur-position par rapport au temps.𝒗 𝒅𝒕

3.2 Expression du vecteur-vitesse instantanée


o Par les coordonnées cartésiennes
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑶𝑴 𝒅
⃗⃗ =
𝒗 ⃗⃗)
= 𝒅𝒕(x𝒊⃗ + 𝒚𝒋⃗ + 𝒛𝒌
𝒅𝒕
𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛
⃗⃗ = 𝒊⃗ + 𝒋⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝒗 𝒌 ou ⃗⃗ = 𝒙̇ 𝒊⃗ + 𝒚̇ 𝒋⃗ + 𝒛̇ ⃗𝒌⃗
𝒗
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛
( 𝒅𝒕 ; 𝒅𝒕 ; 𝒅𝒕 ) ou (𝒙̇ ; 𝒚;̇ 𝒛̇ ) sont les coordonnées du vecteur-vitesse instantanée dans le repère cartésien R
⃗⃗).
(O,𝒊⃗, 𝒋⃗, 𝒌
La valeur de la vitesse est : 𝐯 = √𝐱̇ 𝟐 + 𝐲̇ 𝟐 + 𝐳̇ 𝟐
Elle s’exprime en m.s–1.

Activité d’application 1
Dans un repère orthonormé (O,𝑖⃗, 𝑗⃗), la position d’un point mobile M est donnée à l’instant t par les
équations horaires suivantes :
𝑥(𝑡) = 𝑡
{ 1 avec t en secondes, x et y en mètres.
𝑦(𝑡) = − 2 𝑡 2 + 2
1. Détermine les coordonnées du vecteur-vitesse instantanée 𝑣⃗ du mobile dans le repère (O,𝑖⃗, 𝑗⃗).
2. Exprime en fonction de t, la valeur v de cette vitesse.

Résolution :
𝒅𝒙
𝑣𝑥 = 𝑥̇ = 𝑣 =1
1. Coordonnées du vecteur-vitesse instantanée 𝑣⃗ :{ 𝒅𝒕
𝒅𝒚
; {𝑣 𝑥 = −𝑡
𝑣𝑦 = 𝑦̇ = 𝑦
𝒅𝒕
2. Expression de la valeur de 𝑣⃗ : v = √ẋ 2 + ẏ 2 ; 𝐯 = √𝟏 + 𝐭𝟐.

o Dans la base de Frenet


La base de Frenet (𝝉 ⃗⃗) est une base liée au point matériel mobile M.
⃗⃗,𝒏 𝑣⃗
⃗⃗ : Vecteur unitaire tangent à la trajectoire ;
𝛕 𝜏⃗
⃗⃗ : Vecteur unitaire normal à 𝛕
𝐧 ⃗⃗ et orienté vers la concavité de la trajectoire.
𝒅𝒔 𝑛⃗⃗
Expression de la vitesse :𝒗 ⃗⃗ = 𝒗𝝉⃗⃗, avec 𝐯 = 𝒅𝒕 = 𝒔̇ ;
s étant l’abscisse curviligne.

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4. VECTEUR-ACCÉLÉRATION
4.1 Vecteur-accélération instantanée
Le vecteur-accélération instantanée est la dérivée du vecteur-vitesse instantanée par rapport au temps.
𝐝𝐯⃗⃗
𝐚⃗⃗ = 𝐝𝐭 .
Le vecteur-accélération instantanée est aussi la dérivée seconde du vecteur-position par rapport au temps.
𝐝𝟐 𝐎𝐌
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐚⃗⃗ = 𝐝𝐭 𝟐

4.2 Expression du vecteur-accélération


o Dans le repère cartésien
⃗⃗
𝒅𝒗 𝒅
⃗⃗ =
𝒂 = 𝒅𝒕(𝒙̇ 𝒊⃗ + 𝒚̇ 𝒋⃗ + 𝒛̇ ⃗𝒌⃗)
𝒅𝒕
⃗⃗ = 𝒙̈ 𝒊⃗ + 𝒚̈ 𝒋⃗ + 𝒛̈ ⃗𝒌⃗ où (𝒙̈ ; 𝒚̈ ; 𝒛̈ ) sont les coordonnées du vecteur-accélération dans le repère cartésien R
𝒂
(O,𝒊⃗, 𝒋⃗, ⃗𝒌⃗).
Sa valeur est : 𝐚 = √𝐱̈ 𝟐 + 𝐲̈ 𝟐 + 𝐳̈ 𝟐
Elle s’exprime en m.s–2.

o Dans la base de Frenet


⃗⃗ = 𝒂𝒕 𝝉
Dans la base de Frenet, on a : 𝒂 ⃗⃗⃗
⃗⃗ + 𝒂𝒏 𝒏

𝐝𝐯𝛕 𝐝𝟐 𝐬
𝐚𝛕 = = 𝐝𝐭 𝟐 = 𝐬̈ accélération tangentielle
𝐝𝐭
𝐚⃗⃗ { 𝐯𝟐
𝐚𝐧 = accélération normale
𝛒
𝒅𝒗𝝉 𝒗𝟐
L’expression vectorielle de l’accélération est : 𝒂
⃗⃗= ⃗⃗ +
𝝉 ⃗⃗ :
𝒏
𝒅𝒕 𝝆

𝑎𝜏
𝜏⃗

𝑛⃗⃗
𝑎⃗
a
n

Remarques
- 𝛒 est le rayon de courbure de la trajectoire.
- Si la trajectoire est circulaire 𝛒= R : rayon du cercle.
La valeur de l’accélération est : 𝐚 = √𝐚𝛕 𝟐 + 𝐚𝐧 𝟐

Exercice d’application 2

Un point mobile M animé d’un mouvement circulaire et uniforme décrit un cercle de rayon R = 20 cm à
la
vitesse angulaire ω =250 rad.s–1.
Détermine sa vitesse linéaire v et son accélération a.

Résolution :

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Vitesse linéaire : v = Rω ; v = 0,2 × 250 ; v = 50 m. s −1 .
𝑣2 502
Accélération du mobile : 𝑎 = ;𝑎= ; 𝑎 = 12 500 𝑚. 𝑠 −2
𝑅 0,2

5. ÉTUDE DE QUELQUES MOUVEMENTS


5.1 Mouvement rectiligne et uniforme
5.1.1 Définition
Un point mobile décrit un mouvement rectiligne et uniforme lorsque son vecteur-vitesse instantanée est
constant : 𝑣⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑐𝑠𝑡
Le vecteur accélération est nul a = 0 m.s–2.

5.1.2 Équations horaires


⃗⃗ = ⃗𝟎⃗
𝒂
Expressions vectorielles :{ 𝒗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝒗𝟎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒗𝟎 𝐭 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴𝟎
Dans un repère unitaire (O, 𝒊⃗), les équations horaires sont :
𝑖⃗ 𝑣⃗
x O x

𝐚 = 𝟎 𝐦/𝐬𝟐
{𝐯 = 𝒗𝟎 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣0 ∶ vitesse initiale
𝐱 = 𝒗𝟎 𝒕 + 𝒙𝟎 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥0 ∶ abscisse initiale

Activité d’application 3
On donne les équations horaires, exprimées en mètre (m), de différents mouvements d’un point mobile
M:
2 1 1
x = -2t; x = 2t2 – t +1; x = 𝑡 +3 ; x = t – 1; x = 2𝑡 2 ; x = 2 t2 .
1. Donne l’équation horaire x = f(t) d’un mouvement rectiligne et uniforme.
2. Identifie parmi les équations horaires ci-dessus, celles qui correspondent à un mouvement
rectiligne et uniforme.
3. Retrouve pour chaque mouvement uniforme, la vitesse initiale v0 et la position initiale x0 de M.

Solution
1) Équation horaire : 𝑥 = 𝑣0 t + 𝑥0
2) Mouvement rectiligne uniforme : x = -2t et x = t – 1
3) Valeurs de v0 et x0
Pour x = -2t ; v0 = -2 m.s–1et x0 = 0 m ;
Pour x = t – 1; v0 = 1 m.s–1et x0 = -1 m

5.2 Mouvement rectiligne et uniformément varié


5.2.1 Définition
Un point mobile décrit un mouvement rectiligne et uniformément varié si sa trajectoire est rectiligne (ou
une droite) et si son vecteur-accélération est constant.

5.2.2 Équations horaires


Dans un mouvement rectiligne et uniformément varié, sur l’axe (O,i⃗ ) :
- L’accélération est constante ; 𝑎𝑥 = 𝑐𝑡𝑒

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- La vitesse est une fonction affine du temps : 𝑣𝑥 = 𝑎𝑥 t + 𝑣0𝑥 ; (1)
- L’abscisse x du point mobile est une fonction du second degré du temps :
1
𝑥 = 2 . 𝑎𝑥 .t2 + 𝑣0𝑥 .t + 𝑥0 (2)
En combinant les équations horaires (1) de la vitesse et (2) de l’abscisse, on obtient une relation, entre
2 2
deux dates 𝑡0 et 𝑡1 , on a :𝑣1𝑥 - 𝑣0𝑥 = 2𝑎𝑥 (𝑥1 - 𝑥0 )
ou encore ∆𝑣 2 = 2.𝑎𝑥 .∆𝑥

Remarque : Mouvement accéléré, mouvement retardé


- ⃗⃗.𝒗
𝒂 ⃗⃗ = 𝒂𝒙 . 𝒗𝒙 > 0 le mouvement est accéléré ;
- ⃗⃗.𝒗
𝒂 ⃗⃗ = 𝒂𝒙 . 𝒗𝒙 < 0 le mouvement est retardé ;

Activité d’application 4
On donne les équations horaires, exprimées en mètre (m), de différents mouvements d’un point mobile
M:
2 1 1
x = 2t; x = 2t2 – t +1; x = 𝑡 +3 ; x = t – 1; x = 2𝑡 2 ; x = - 2 t2 -3
1. Donne l’équation horaire x = f(t) d’un mouvement rectiligne et uniformément varié.
2. Identifie parmi les équations horaires ci-dessus, celles correspondant à un mouvement rectiligne et
uniformément varié.
3. Retrouve pour chaque mouvement rectiligne et uniformément varié, l’accélération 𝑎𝑥 , la vitesse
initiale v0x et la position initiale x0 de M.

Solution
1
1) Équation horaire : 𝑥 = 2 . 𝑎𝑥 .t2 + 𝑣0𝑥 .t + 𝑥0
1
2) Mouvement rectiligne uniformément varié : x = 2t2 – t +1 et x = - 2 t2-3
3) Valeurs de 𝑎𝑥 , v0x et x0
Pour x = 2t2 – t +1 ; 𝑎𝑥 = 4 m.s–2; v0x = -1 m.s–1et x0 = 1 m ;
1
Pour x = - 2 t2-3 ; 𝑎𝑥 = -1 m.s–2; v0x = 0 m.s–1et x0 = -3 m.

5.3 MOUVEMENT CIRCULAIRE ET UNIFORME


5.3.1 Définition
Un point mobile décrit un mouvement circulaire et uniforme si sa trajectoire est circulaire et la valeur
algébrique de son vecteur- vitesse constante.

5.3.2 Repérage d’un point sur un cercle


On peut repérer un point matériel mobile M sur un cercle par :

- Ses coordonnées cartésiennes (x, y) ;


- ̂
Son abscisse curviligne s = 𝑀 0𝑀 ;
̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
- Son abscisse angulaire θ = (𝑂𝑀 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀).
0

𝐱 𝐌 = 𝐑 𝐜𝐨𝐬 𝛉
YM M On établit : {
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des = 𝐑 𝐬𝐢𝐧judiciaires
𝐌 poursuites 𝛉 Page 5 sur 10

̂
0 , 𝑂𝑀) =Rθ
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Et sM =(𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
θ M0 x
O xM
5.3.3. Vitesse et accélération dans la base de Frenet
𝑑𝑠 𝑑𝜃
• 𝑣⃗ = 𝑣𝜏 𝜏⃗ ; 𝑣𝜏 = 𝑑𝑡 = R = R𝛚 (𝜔 est la vitesse angulaire (rad.s–1)) →𝒗
⃗⃗ =Rω 𝝉
⃗⃗
𝑑𝑡
𝑣2
• 𝑎⃗ = an𝑛⃗⃗ ; an = = R𝜔2 → 𝒂
⃗⃗ = R𝛚𝟐 𝒏
⃗⃗ (𝑎⃗ est normal et centripète)
𝑅

5.3.4 Équations horaires


𝑑𝜃
- Abscisse angulaire : 𝑑𝑡 = 𝜔 → θ =ω t +θ0
- Abscisse curviligne : s = R(ωt +θ0) = v t + s0

Activité d’application5
Fais correspondre la caractéristique de la vitesse ou de l’accélération au type de mouvement dans la case
du tableau qui convient.

Mouvement Mouvement rectiligne Mouvement


rectiligne uniformément circulaire
uniforme. varié. uniforme.
Le vecteur-vitesse est
constant.
La valeur du vecteur-vitesse
est constante.
Le vecteur-accélération est
constant.
La valeur du vecteur-
accélération est constante
et non nulle.
Le vecteur-accélération est
centripète.
L’accélération normale est
nulle.

Résolution :

Mouvement Mouvement rectiligne Mouvement


rectiligne uniformément circulaire
uniforme. varié. uniforme.
Le vecteur-vitesse est
X
constant.
Le vecteur-accélération est
X
constant.

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La valeur du vecteur-
accélération est constante X X
et non nulle.
Le vecteur-accélération est
X
centripète.

SITUATION D’EVALUATION

Sur l’autoroute du nord, une automobile A est à l’arrêt au niveau d’une borne qu’on nommera O. Au
moment de son démarrage, elle est dépassée par un mini bus B de transport se déplaçant à la vitesse
constante vB = 25 m. s −1 .
L’automobile A accélère uniformément avec une accélération aA = 6 m. s −2 en vue de rattraper le mini
bus.
L’instant de démarrage de l’automobile A est pris comme origine des dates et la borne O est prise comme
origine des espaces. On admet que la portion de route sur laquelle se déplacent les véhicules est une
droite. Sur les autoroutes ivoiriennes, la vitesse maximale autorisée est de 120 km.h – 1.
Ton Professeur de Physique-Chimie, ayant assisté à la scène, te demande de déterminer les équations
horaires des mouvements des deux véhicules et de montrer que l’automobiliste est en faute au
moment du dépassement.

1- Donne en justifiant, la nature du mouvement de chaque véhicule.


2- Établis :
2.1- les équations horaires 𝑣𝐴 (𝑡)et 𝑥𝐴 (𝑡) de l’automobile A en fonction du temps ;
2.2- l’équation horaire 𝑥𝐵 (𝑡) du mini bus B en fonction du temps.
3- Détermine :
3.1- la date 𝑡𝑅 à laquelle l’automobile A rattrape le mini bus B ;
3.2- la distance parcourue par chaque véhicule à partir de la borne O ;
3.3- la vitesse de l’automobile A à la date 𝑡𝑅 .
4- Justifie que l’automobiliste est en faute.

Résolution
1. L’automobile A décrit un mouvement rectiligne et uniformément accéléré car sa trajectoire est une
droite et la valeur de son accélération est constante ;
Le minibus B décrit un mouvement rectiligne et uniforme car sa trajectoire est une droite et la valeur
de sa vitesse est constante.
2. Équations horaires
2.1 𝑣𝐴 (𝑡) = aA.t + v0A = 6.t car v0A = 0 m.s–1.
1
𝑥𝐴 (𝑡) = 2 . 𝑎𝑥 .t2 + 𝑣0𝐴 .t + 𝑥0𝐴 = 3.t2 car x0A = 0 m.
2.2 𝑥𝐵 (𝑡) = 𝑣0𝐵 .t + 𝑥0𝐵 = 25.t car x0B = 0 m
25
3.1 A t = tR on a : 𝑥𝐴 (𝑡𝑅 ) = 𝑥𝐵 (𝑡𝑅 ) ou encore 3.t2 = 25.t. La solution physiquement acceptable est 𝑡𝑅 = 3
= 8,33 s
3.2 Distance parcourue : dR = 25.𝑡𝑅 = 25×8,33 = 208,25 m.
3.3 Vitesse vAR = 6.𝑡𝑅 = 6×8,33 = 49,98 = 50 m.s–1.
3600
4. vAR = 50× 1000 = 180 km/h > 120 km/h. L’automobiliste a dépassé la vitesse maximale autorisée : il
est en faute.

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III. EXERCICES

Exercice 1
⃗⃗ ) par le vecteur-position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Un point M est repéré dans le repère R (O,𝑖⃗,𝑗⃗,𝑘 𝑂𝑀 = -2t 𝑖⃗ + t2𝑗⃗ en cm.
1) Donne les équations horaires du mouvement de M.
2) Détermine les vecteurs-positions aux dates t0 = 0 s et t1 = 1 s.

Solution
𝑥 = −2𝑡
1- Les équations horaires : { 𝑦 = 𝑡 2
𝑧=0
2- A t0 = 0 s, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀0 = ⃗0⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗1 = -2 𝑖⃗ + 𝑗⃗
A t1 = 1 s, 𝑂𝑀

Exercice 2
⃗⃗) par ses coordonnées cartésiennes
Un point M est repéré dans un repère R (𝑂, 𝒊⃗, 𝒋⃗, 𝒌
2
(x=2t ;y=-t ;z=0) exprimées en mètre.
1. Détermine les coordonnées du vecteur-vitesse 𝑣⃗.
2. Calcule la valeur de la vitesse à t = 0,5s.

Solution
⃗⃗ : vx= 2 m.s–1, vy =-2t et vz=0.
1) coordonnées du vecteur-vitesse v
2) v = √22 + 12 + 02 =2,24 m.s–1.

Exercice 3
Un point M est repéré dans un repère R (𝑂, 𝒊⃗, 𝒋⃗) par ses coordonnées cartésiennes (x=2t; y= -t2); t 0.
1. Détermine les coordonnées de son vecteur-accélération 𝑎⃗.
2. Calcule la valeur du vecteur accélération à t = 1s.
3. Vérifie si le mouvement est accéléré ou retardé.
Solution
1) Coordonnées de 𝑎⃗ : ax= 0; ay= -2.
2) Valeur du vecteur accélération a = √02 + 22 =2 m.s–2.
⃗⃗ = -2t × (-2) = 4t > 0. Le mouvement est accéléré.
3) 𝑎⃗ . 𝑉

Exercice 4
Au cours d’un entrainement, à bord de son avion de voltige, un pilote fait un « looping » en décrivant une
trajectoire circulaire située dans le plan vertical. Sa vitesse est supposée constante et égale à
𝑣 = 1800 km.h–1. Il subit alors une accélération 𝑎 = 10𝑔, avec 𝑔 = 10 m.s–2.
1- Justifie que le mouvement de l’avion est circulaire et uniforme.
2- Vérifie que :
2.1 la valeur de l’accélération normale de l’avion vaut an = 100 m.s–2;
2.2 la vitesse de l’avion est v = 500 m.s–1.
3- Calcule le rayon R de la trajectoire circulaire décrite par l’avion.
4- Détermine la vitesse angulaire ω de l’avion.
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Solution
1- La trajectoire est circulaire et la valeur de la vitesse est constante : le mouvement de l’avion est circulaire
et uniforme.
2- Le mouvement de l’avion est circulaire et uniforme :
2.1 Valeur de l’accélération normale : an= a = 10.g = 10×10 = 100 m.s–2;
1000
2.2 Vitesse de l’avion : v = 1800× 3600 = 500 m.s–1
𝑣2 5002
3- Rayon de la trajectoire : R = 𝑎 = = 2500 m
𝑛 100
𝑣 500
4- Vitesse angulaire : ω = 𝑅 = 2500 = 0,2 rad.s–1

𝑎 100
Autre méthode : ω = √ 𝑛= √ = 0,2 rad.s–1
𝑅 2500

Exercice 5
Au cours d’une séance de travaux dirigés, ton professeur de Physique – Chimie propose à ta classe de
déterminer la date à laquelle un mobile ponctuel décrira un cercle complet lors de son mouvement. Pour
cela, il vous informe que le mouvement du mobile dans un plan P est circulaire et uniforme, la valeur de
son
π
vecteur-accélération a⃗⃗⃗est a = 2,56 m.s-2 et que son abscisse angulaire a pour expression θ = 2t + 2 .
1. Donne :
[Link] définition d’un mouvement circulaire et uniforme ;
[Link] valeur de la vitesse angulaire ω du mobile ponctuel ;
[Link] valeur de l’abscisse angulaire initiale θ0 du mobile.
2. Calcule la valeur :
2.1 du rayon de courbure R de la trajectoire du mobile ;
2.2 de sa vitesse linéaire v ;
2.3 de son abscisse curviligne initiale s0
3. Détermine :
3.1 L’expression de son abscisse curviligne s en fonction du temps t;
3.2 l’abscisse curviligne à la date t = 2 s ;
4. Déduis de ce qui précède, la date t à laquelle le mobile décrira un cercle complet pour la première
fois.

Solution
1.
1.1. Un point mobile décrit un mouvement circulaire et uniforme si sa trajectoire est circulaire et la
valeur algébrique de son vecteur- vitesse constante.
1.2. La vitesse angulaire est ω = 2 rad.s–1
π
1.3. L’abscisse angulaire initiale est θ0 = 2 𝑟𝑎𝑑
2.
a 2,56
2.1 Le rayon de courbure a pour valeur : R= ω2 = 22 = 0,64 m
2.2 La vitesse linéaire a pour valeur : v = R.ω = 0,64×2 = 1,28 m.s–1
π
2.3 L'abscisse curviligne initiale est : s0 = R.θ0 = 0,64× 2 = 1 m
3.
3.1 L’abscisse curviligne : s = v.t + s0 = 1,28.t + 1
3.2 s = 1,28×2 + 1 = 3,56 m

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π
π 2.π −
2
4. Pour un tour complet θ = 2.πrad. Or θ = 2t + 2 . On tire t = = 2,36 s
2

I.V. DOCUMENTATION

Qu’est-ce que la cinématique du point ?


La cinématique du point est l'étude du mouvement d'un point matériel indépendamment des causes de ce
mouvement. Elle permet d'étudier les relations entre les paramètres permettant de décrire le mouvement
(position, vitesse, accélération...) et leurs expressions ou transformations dans divers systèmes de
coordonnées ou en cas de changement de référentiel.
Elle constitue un sous-domaine de la cinématique, restreinte au seul point matériel, qui est elle-même une
branche de la mécanique. Si étudier le mouvement d'un corps indépendamment de ses causes peut paraître
artificiel, les concepts et outils de la cinématique du point sont en fait indispensables pour aborder les autres
branches de la mécanique. De fait, elle constitue le plus souvent les premiers chapitres des cours de
mécanique du point, avant la dynamique ou l'énergie.
En Physique, On appelle point matériel ou masse ponctuelle un système mécanique qu'il est possible de
modéliser par un point géométrique de masse m.
Il s'agit souvent d'un système dont les dimensions sont petites devant les distances caractéristiques du
mouvement étudié (distance parcourue, rayon d'une orbite...), mais cette condition n'est ni nécessaire ni
facile à considérer comme suffisante :
• Pour un objet volumineux solide (sans déformation) en translation (sans rotation), tous les points ont le
même déplacement ; dès qu'on connaît la forme de l'objet, l'étude du mouvement d'un de ses points
(quelconque) suffit à une description complète quelle que soit la taille de l'objet par rapport aux
caractéristiques de son mouvement.
• Une boule qui roule sur un plan incliné possède de l'énergie cinétique associée à la translation globale
(qu'on peut attribuer à son centre) et de l'énergie cinétique de rotation par rapport à son centre ; si on
diminue la taille de la boule, la proportion de l'énergie cinétique de rotation reste la même, donc n'est
jamais négligeable (le rayon de la boule fait partie des dimensions caractéristiques de son mouvement).
En pratique, il faut un système qui n'est ni déformable (généralement nommé « solide ») ni en mouvement
de rotation.
Le terme dynamique qui est aussi utilisé dans le texte, est une discipline de la mécanique classique qui
étudie les corps en mouvement sous l'influence des forces qui leur sont appliquées. Elle combine
la statique qui étudie l'équilibre des corps au repos, et la cinématique qui étudie le mouvement.
Source : Wikipédia

Pour plus d’exercices de renforcement, se référer aux sites suivants :


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Niveau : Terminales C, D
CÔTE D’IVOIRE –
Discipline : Physique-Chimie ÉCOLE NUMÉRIQUE

THEME : MECANIQUE

TITRE DE LA LEÇON : MOUVEMENT DU CENTRE D’INERTIE D’UN SOLIDE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans le car de transport le ramenant d’ABIDJAN, un élève de la Terminale C du Lycée Moderne
Abengourou observe le mouvement d’une petite poupée suspendue au rétroviseur interne, par
l’intermédiaire d’un fil inextensible. Il constate que :
- la poupée reste fixe et le fil reste vertical lorsque le véhicule est immobile ;
- la poupée s’incline vers l’arrière quand le car accélère ;
- la poupée s’incline vers l’avant quand le car ralentit.
Arrivé en classe, il informe ses camarades. Très émerveillés, ils cherchent à comprendre ces observations.
Alors ils décident, sous la supervision de leur professeur de Physique-Chimie, de définir un référentiel
galiléen, d’établir un lien entre l’accélération et les forces extérieures appliquées au système et d’appliquer
le théorème du centre d’inertie.

II. CONTENU

1. LES RÉFÉRENTIELS GALILÉENS


1.1 Définition
Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe de l’inertie est vérifié.

1.2 Exemples
• Le référentiel de Copernic ou référentiel héliocentrique
Il a pour origine le centre du système solaire et pour axes, trois axes dirigés vers trois étoiles fixes.
.
• Le référentiel géocentrique
Il a pour origine le centre d’inertie de la Terre. Ces axes sont ceux du référentiel de Copernic.

• Le référentiel terrestre ou référentiel du laboratoire


Le solide de référence est un objet immobile situé sur la Terre (un arbre, un mur, …). Il est supposé
galiléen pour des expériences de courtes durées.

2. THÉORÈME DU CENTRE D’INERTIE


Énoncé du théorème du centre d’inertie

Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un solide est égale au
produit de la masse de ce solide par le vecteur-accélération de son centre d’inertie :

∑ ⃗𝒇𝒆𝒙𝒕 = 𝒎. 𝒂
⃗𝑮

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Remarque :

Si la somme des forces extérieures est nulle :∑ ⃗Fext = O


⃗⃗⃗ 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 a⃗ = ⃗0
𝑑𝑣 𝑣 = ⃗0 ; le système est immobile
𝑎= ⇒{
𝑑𝑡
𝑣 = ⃗⃗⃗⃗⃗
cst ; lemouvement est uniforme.

On retrouve alors le principe de l’inertie.

3. THÉORÈME DE L’ÉNERGIE CINÉTIQUE


Énoncé du théorème

Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide entre deux instants est égale à
la somme algébrique des travaux effectués entre les deux instants par toutes les forces extérieures
appliquées au solide :
𝐸𝐶 = 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = ∑ 𝑊𝐴𝐵 (𝑓𝑒𝑥𝑡 ).

Activité d’application
Pour chacune des affirmations suivantes, mets une croix dans la case qui correspond à la bonne réponse.
N° Affirmations Vrai Faux
Dans un référentiel galiléen, si la somme vectorielle des forces extérieures
1
appliquées à un solide est nulle alors ce solide est nécessairement au repos.
Les théorèmes de l’énergie cinétique et du centre d’inertie ne sont applicables
2
que dans des référentiels galiléens.
Un solide en mouvement rectiligne et uniforme peut être considéré comme un
3
référentiel galiléen.
Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures
4
appliquées à un solide en mouvement rectiligne et uniforme est nulle.
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide est
5
égale à la somme des forces extérieures appliquées à ce solide.

Solution

N° Affirmations Vrai Faux


Dans un référentiel galiléen, si la somme vectorielle des forces extérieures
1 X
appliquées à un solide est nulle alors ce solide est nécessairement au repos.
Les théorèmes de l’énergie cinétique et du centre d’inertie ne sont applicables
2 X
que dans des référentiels galiléens.
Un solide en mouvement rectiligne et uniforme peut être considéré comme un
3 X
référentiel galiléen.
Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures
4 X
appliquées à un solide en mouvement rectiligne et uniforme est nulle.
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide est
5 X
égale à la somme des forces extérieures appliquées à ce solide.

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4. PROTOCOLE DE RÉSOLUTION D’UN PROBLÈME DE MÉCANIQUE

Pour résoudre un problème de mécanique, il faut :


- définir le système ;
- choisir un référentiel galiléen convenable muni d’un repère orthonormé ;
- faire le bilan ou l’inventaire des forces appliquées au système, avec un schéma si possible ;
- appliquer le théorème du centre d’inertie ou le théorème de l’énergie cinétique selon le besoin.

SITUATION D’ÉVALUATION

Lors d’une séance de TP, ton groupe étudie le mouvement d’un mobile de masse m = 630 g sur un
banc à coussin d’air de longueur
AB = l = 2 m. Le banc est incliné d’un angle θ = 30° par rapport à l’horizontale comme l’indique la figure
ci-dessous. Le mobile initialement au repos en A, y est lâché sans vitesse initiale.

𝑦𝑦

A
A (S)(S

θθ B
B
𝑥𝑥

On donne : g = 10 m.s-2.
Le Professeur vous demande de déterminer l’accélération du mobile et sa vitesse VB au point B. Tu es le
rapporteur du groupe. Réponds aux questions suivantes :
1. Donne :
1.1 la définition d’un référentiel galiléen ;
1.2 l’énoncé du théorème du centre d’inertie.
2. Représente qualitativement les forces extérieures qui s’exercent sur le solide.
3. Détermine l’accélération ax du mobile.
4. Détermine la vitesse VB en utilisant le théorème de l’énergie cinétique.

Résolution

1.1 Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe de l’inertie est vérifié.
1.2 Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un solide est égale
au produit de la masse de ce solide par le vecteur-accélération de son centre d’inertie.

2. Système : le solide.
Référentiel d’étude : Référentiel terrestre supposé galiléen.
Bilan des forces :

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𝑃⃗ : Poids du solide ;
𝑅⃗ : Réaction de la piste ;
Représentation des forces.
𝑦

⃗⃗
𝑹
A

𝑺•

⃗𝑷
⃗ θ
B
• 𝑥
3. Appliquons le théorème du centre d’inertie au solide S.
𝑅⃗ + 𝑃⃗ = m.𝑎
Projection de cette relation vectorielle sur l’axe (A, x) :
Rx + Px = max
0 + [Link]θ = m.𝑎𝑥 d’où 𝑎𝑥 = [Link]θ
Le calcul donne 𝑎𝑥 = 10×sin30° = 5 m.s–2

4. Détermination de VB :
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique au solide S entre les points A et B :
ECB – ECA = W(𝑃⃗) + W(𝑅⃗ )
W(𝑅⃗ ) = 0 car 𝑅⃗ ⊥ (𝐴𝐵) ; W(𝑃⃗) = mglsinθ
1
ECA = 0 car VA = 0 et ECB = 2 𝑚𝑉𝐵2
1
Le théorème devient 𝑚𝑉𝐵2 = mglsinθ ; on tire 𝑉𝐵 = √2𝑔𝑙𝑠𝑖𝑛𝜃
2
A.N : 𝑉𝐵 = √21020,5 = 4,5m/s²

III. EXERCICES

Exercice 1
Complète le texte ci-dessous avec les mots et groupe de mots suivants :le théorème de l'énergie cinétique;
des référentiels galiléens; le théorème du centre d'inertie; théorèmes.
Un solide de masse m tombe d'une chute libre. En appliquant…………………………….dans le référentiel
terrestre, on montre que son vecteur accélération 𝑎 =𝑔.Après une chute d'une hauteur h, on établit, en
appliquant …………………………………… que sa vitesse v est telle que ⃗⃗⃗⃗ 𝑣 2 =2gh. Ces
deux…………………………..qui ne s'appliquent que dans………………………………..sont très utilisés
en Mécanique.

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Solution
Un solide de masse m tombe d'une chute libre. En appliquant le théorème du centre d'inertie dans le
référentiel terrestre, on montre que son vecteur accélération 𝑎 =𝑔. Après une chute d'une hauteur h, on
établit, en appliquant le théorème de l'énergie cinétique que sa vitesse est telle que ⃗⃗⃗⃗
𝑣 2 =2gh. Ces deux
théorèmes qui ne s'appliquent que dans des référentiels galiléens sont très utiles en Mécanique.

Exercice 2

Un solide S est lancé verticalement vers le haut. Au cours de sa montée, son vecteur accélération 𝑎:
a) a le même sens que son vecteur-vitesse 𝑣.
b) est opposé au vecteur –accélération de la pesanteur𝑔.
c) a le même sens que le vecteur- accélération de la pesanteur𝑔.
d) est un vecteur nul.
Entoure la lettre correspondant à la proposition correcte.

Solution
c)

Exercice 3
Un solide ponctuel (S) de masse m= 100 g est abandonné sans vitesse initiale, en un point A. Il glisse sur
une piste rectiligne AB incliné d’un angle θ = 30° par rapport à l’horizontale (Voir figure).
On néglige les forces de frottement sur ce trajet.
𝑦

A
(S)

θ B

On donne : g = 10 m.s-2.
1. Représente les forces extérieures qui agissent sur le solide.
2. Détermine l’expression de l’accélération du solide en utilisant le théorème du centre d’inertie.
3. Calcule la valeur de cette accélération.

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Solution
1. Système : le solide Représentation des forces
𝑦
Référentiel d’étude : Référentiel
terrestre supposé galiléen
⃗⃗
𝐑
Bilan des forces :
A
𝑃⃗ : Poids du solide
(S)
𝑅⃗ : Réaction de la piste


𝐏 θ B

2. Expression de l’accélération
Appliquons le théorème du centre d’inertie : 𝑅⃗ + 𝑃⃗ = m.𝑎
Projection sur l’axe (A, x) : 0 + [Link]θ = m.𝑎𝑥 ; d’où 𝑎𝑥 = [Link]θ
3. Valeur de l’accélération
𝑎𝑥 = 10×sin30° = 5 m.s–2

Exercice 4
Au cours d’un voyage, tu empruntes un véhicule de transport en commun. Parvenu au sommet O d’une
côte de longueur ℓ = 500 𝑚 et faisant avec l’horizontale un angle α = 20°.Ce véhicule de masse m = 800
kg, tombe en panne. Le conducteur l’abandonne en cet endroit et part à la recherche d’un mécanicien pour
le dépanner. Malheureusement, le frein à main du véhicule se desserre partiellement ; celui-ci descend alors
et parvient au bas de la côte (au point A) avec une vitesse𝑣𝐴 = 15 𝑚. 𝑠 −1 en étant animé d’un mouvement
supposé rectiligne et uniformément varié.
La valeur de la résultante 𝑓 des forces de frottement qui s’exercent sur le véhicule est supposée constante
tout au long du trajet OB. Cette force 𝑓 est parallèle à la route rectiligne et opposée au vecteur-vitesse
instantanée du véhicule.
Parvenu en A au bas de la côte, le véhicule continue son mouvement en ralentissant jusqu’au point B où il
s’immobilise sous l’action des mêmes forces de frottements. (Voir figure ci-dessous)

L’intensité de la pesanteur vaut g = 9,8 m.s–2.


Tu racontes ta mésaventure à ton voisin de classe. Ce dernier te sollicite pour l’aider à déterminer la valeur
des forces de frottement𝑓 et la distance d = AB parcourue par le véhicule sur le tronçon horizontal avant
de s’arrêter au point B.

1. Précise le système étudié.


2. Représente qualitativement les forces extérieures appliquées au système étudié:
2.1 sur le trajet OA ;
2.2 sur le trajet AB.
3. Exprime la valeur algébrique de l’accélération 𝑎du véhicule entre O et A:

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3.1 en fonction de vA , v0 et ℓ ;
3.2 en fonction de m, g, f et α.
4. Détermine la valeur :
4.1 numérique de l’accélération 𝑎du véhicule entre O et A ;
4.2 de l’intensité de la résultante 𝑓 des forces de frottement à partir de l’expression de la valeur algébrique
de l’accélérationd’une part puis en appliquant le théorème de l’énergie cinétique d’autre part ;
4.3 de la distance d = AB.

Résolution

1. Le système étudié est le véhicule.


2. Représentation des forces extérieures appliquées au système :
2.1 sur le trajet OA.
Référentiel terrestre supposé galiléen

Bilan des forces extérieures Représentation des forces extérieures


𝑃⃗ : poids du véhicule ; 𝑅⃗𝑁
𝑅⃗𝑁 : réaction normale de la piste ;
𝑓 : résultante des forces de frottement. 𝑓

𝑃⃗

2.2 sur le trajet AB.

Bilan des forces extérieures Représentation des forces extérieures


𝑃⃗ : poids du véhicule ; 𝑗
𝑅⃗𝑁 : réaction normale de la piste ;
𝑅⃗𝑁
𝑓 :résultante des forces de frottement.
𝑖
𝑓

𝑃⃗

3. Expression de la valeur 𝑎𝑥 de l’accélération 𝑎 du véhicule :


3.1 en fonction de vA , v0 et ℓ :
On a un mouvement rectiligne uniformément varié, d’où :
2
∆𝑣 2 𝑣𝐴 −𝑣02
𝑎𝑥 = 2(𝑥 = .
𝐴 −𝑥𝑂 ) 2.𝑙
3.2 en fonction de m, g, f et α :
Appliquons le théorème du centre d’inertie : 𝑅⃗𝑁 + 𝑃⃗ + 𝑓 = m.𝑎
𝑓
Projection sur (O,𝑖 ): 0 + [Link]α – f = m.𝑎𝑥 ; d’où 𝑎𝑥 = [Link]α – 𝑚
4. Détermination de la valeur de :
152 −02
4.1 l’accélération 𝑎 du véhicule entre O et A : a=𝑎𝑥 = 2×500 ;

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𝑎𝑥 = 0,225 m.s–2.
4.2 la résultante 𝑓 des forces de frottement :
𝑓
• A partir de l’expression de a : On a : 𝑎𝑥 = [Link]α – 𝑚 .
On tire :f = m(gsinα – 𝑎𝑥 )
A.N :f = 800×(9,8 ×sin20° - 0,225). f = 2 501,4 N.
• En appliquant le théorème de l’énergie cinétique entre O et A :

𝐸𝐶𝐴 − 𝐸𝐶𝑂 = 𝑊(𝑓) + 𝑊(𝑅⃗𝑁 ) + 𝑊(𝑃⃗) ;


2
𝑚.𝑣𝐴 𝑣2
− 0 = −𝑓. 𝑙 + 0 + 𝑚. 𝑔. 𝑙. 𝑠𝑖𝑛𝛼 ; 𝑓 = 𝑚(𝑔. 𝑠𝑖𝑛𝛼 − 2.𝑙𝐴 )
2
152
A.N :f = 800×(9,8 × sin20° – 2×500) ; f= 2 501,4 N.

4.3 la distance 𝑙= AB :
𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝑊(𝑓 ) + 𝑊(𝑅⃗𝑁 ) + 𝑊(𝑃⃗) ;
2 2
𝑚.𝑣𝐴 𝑚.𝑣𝐴
0- = - f.𝑙 + 0 + 0 ;𝑙 =
2 2.𝑓
800×152
A.N :𝑙 = 2×2501,4 = 36 m.

Exercice 5
Lors d’une séance d’exercices, ton professeur de Physique-Chimie soumet à ta classe la figure ci-dessous.
Sur cette figure, un solide de mase m = 0,5 g initialement au repos est lancé sur une piste ACD parfaitement
lisse en faisant agir sur lui, le long de la partie AB une force 𝐹 horizontale, de valeur constante F.
La portion CD de la piste est un demi-cercle de centre O et de rayon r = 1 m.
La résistance de l’air est négligeable.

On donne : 𝐴𝐵 = 𝐿 = 1,5 𝑚; g = 10 𝑚. 𝑠 −2 .
Le Professeur vous demande d’appliquer le théorème du
centre d’inertie afin de déterminer la valeur minimale 𝐹0 de F
K pour que le solide quitte la piste au point K.

1. Donne :
1.1 la définition d’un référentiel galiléen ;
1.2 l’énoncé du théorème du centre d’inertie.
2. Représente qualitativement les forces extérieures qui s’exercent sur le solide :
2.1 entre A et B ;
2.2 entre B et C ;
2.3 entre C et D.
3. Etablis :
3.1 l’expression de la vitesse 𝑣𝐵 du solide (S) au point B en fonction de 𝐹, 𝐿 et 𝑚 ;
3.2 que 𝑣𝐶 = 𝑣𝐵 ;
3.3 l’expression de la vitesse 𝑣𝑀 du solide (S) au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚, g, 𝑟et𝜃 ;
3.4 l’expression de la valeur de la réaction 𝑅⃗ de la piste sur le solide au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚,
g, 𝑟et𝜃.
4. Détermine :
4.1 la valeur minimale 𝐹0 de 𝐹 ;
4.2 la vitesse du solide au point K.

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Solution

1.
1.1. Référentiel galiléen
Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe de l’inertie est vérifié.
1.2. Enoncé du théorème du centre d’inertie
Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un système
est égale au produit de la masse de ce système par le vecteur-accélération de son centre d’inertie :
∑ 𝑓𝑒𝑥𝑡 = 𝑚. 𝑎𝐺
2. Représentation des forces extérieures appliquées au solide :
2.1. Entre A et B

Bilan des forces extérieures Représentation des forces extérieures


𝑃⃗ : poids du solide ;
𝑅⃗
𝑅⃗ : réaction de la piste ;
𝐹 : force motrice. 𝐹

A B
𝑃⃗

2.2. Entre B et C :
Bilan des forces extérieures Représentation des forces extérieures
𝑃⃗ : poids du solide ;
𝑅⃗
𝑅⃗ : réaction de la piste.
𝑗
𝑖
B C
𝑃⃗

2.3 Entre C et D

Bilan des forces extérieures Représentation des forces extérieures


𝑃⃗ : poids du solide ;
𝑅⃗ : réaction de la piste.

K
𝑅⃗

𝑃⃗

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3.
3.1 Expression de la vitesse 𝑣𝐵 du solide (S) au point B en fonction de 𝐹, 𝐿 et 𝑚 :
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique entre A et B dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
2
𝑚.𝑣 2.𝐹.𝐿
∆𝐸𝐶 = ∑ 𝑊(𝑓 ) ; 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝑊(𝐹 ) + 𝑊(𝑅⃗ ) + 𝑊(𝑃⃗) ⇒ 2 𝐵 − 0 = 𝐹. 𝐿 + 0 + 0 ⟶ 𝑣𝐵 = √ 𝑚
3.2 Etablissons que 𝑣𝐶 = 𝑣𝐵 :
Appliquons le théorème du centre d’inertie :𝑅⃗ + 𝑃⃗ + = m.𝑎
Projection sur (B, 𝑖 ): 0 + 0 = m.𝑎𝑥 ⇒ 𝑎𝑥 = 0 m.s–2 ⟶𝑣 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒, 𝑑 ′ 𝑜ù 𝑣𝐶 = 𝑣𝐵
N.B : on peut aussi appliquer le théorème de l’énergie cinétique.
3.3 Expression de la vitesse 𝑣𝑀 du solide (S) au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚, g, 𝑟 et 𝜃 :
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique entre C et M :
∆𝐸𝐶 = ∑ 𝑊(𝑓 ) ; 𝐸𝐶𝑀 − 𝐸𝐶𝐶 = 𝑊(𝑅⃗ ) + 𝑊(𝑃⃗) ⇒
2
𝑚.𝑣𝑀 𝑚.𝑣𝐶2 2.𝐹.𝐿
− = 0 − 𝑚𝑔ℎ ; 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 ℎ = 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃)et𝑣𝐶 = √
2 2 𝑚

2.𝐹.𝐿
On tire la relation : 𝑣𝑀 = √ − 2. 𝑔. 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃)
𝑚

3.4 Expression de la valeur de la réaction 𝑅⃗ de la piste sur le solide au point M en fonction de 𝐹, 𝐿, 𝑚,


g, 𝑟 et 𝜃.
Appliquons le théorème du centre d’inertie :𝑅 + 𝑃⃗ + = m.𝑎

2
𝑚.𝑣𝑀
Dans la base de Frenet, on a : R - [Link]θ = m.𝑎𝑛 = 𝑟
2
𝑚.𝑣𝑀 2.𝐹.𝐿
⟶ 𝑅 = 𝑚. 𝑔. cosθ + ; comme 𝑣𝑀 = √ − 2. 𝑔. 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃), on tire la relation
𝑟 𝑚
2.𝐹.𝐿
𝑅= − 𝑚. 𝑔(2 − 3. 𝑐𝑜𝑠𝜃).
𝑟

4. Détermination de :
4.1 la valeur minimale 𝐹0 de 𝐹:
En K on a θ = 90°
Le solide quitte la piste en K, si 𝑅𝐾 = 0 𝑁 ;
2. 𝐹0 . 𝐿 2. 𝐹0 . 𝐿 𝑚. 𝑔. 𝑟
𝑅𝐾 = − 𝑚. 𝑔(2 − 3. 𝑐𝑜𝑠90°) = 0 ⇒ − 2. 𝑚. 𝑔 = 0 ⇒ 𝐹0 =
𝑟 𝑟 𝐿
0,5 × 10 × 0,5
𝐹0 = = 1,67 𝑁
1,5
4.2 la vitesse du solide au point K.
𝑚.𝑔.𝑟
2.𝐹0 .𝐿 2. .𝐿
𝑣𝐾 = √ − 2. 𝑔. 𝑟(1 − 𝑐𝑜𝑠90°) = √ 𝐿
− 2. 𝑔. 𝑟 = 0 𝑚. 𝑠 −1⟶𝑣𝐾 = 0 𝑚. 𝑠 −1
𝑚 𝑚

IV. DOCUMENTATION
Qu’est-ce que le centre d’inertie ?
Le centre d'inertie d'un objet, ou centre de masse, est le point de l'espace où l'on applique les effets
d'inertie, c'est-à-dire le vecteur variation de quantité de mouvement.
Pour mieux comprendre cette notion, il faut se dire que par exemple, si l'on veut faire tourner l'objet
autour d'un axe de direction donnée, alors l'axe pour lequel il faut fournir le moins d'effort est l'axe
passant par le centre d'inertie. Si l'axe de rotation ne passe pas par le centre d'inertie, cela génère des
vibrations dans le système.
Dans le cas où l'on peut considérer le champ de gravitation uniforme, le centre d'inertie est confondu
avec le centre de gravité. On le note de fait G.
[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires Page 10 sur 11
Pour un système de points matériels M discrets assortis de leurs masses (Mi, mi), le centre d'inertie est
le barycentre des masses.
Le centre de masse de deux points (M1, m1) et (M2, m2) se trouve sur le segment de droite ouvert
] M1 M2 [.
Il ne faut pas confondre le centre d’inertie au centre de gravité.
En effet, le centre de gravité est le point où la résultante des forces de gravité s’applique sur un solide.
Mais on l’assimile au centre d’inertie par une bonne approximation liée au fait que dans la plupart des
cas, le champ de gravitation auquel le corps est soumis peut être considéré comme uniforme dans le
corps considéré.
D’ailleurs, les systèmes que nous étudions sont représentés par un point ; le centre d’inertie.

Pour plus d’exercices de renforcement, se référer aux sites suivants :


[Link] DAEU/physique/
[Link]

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Niveau : Terminales C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie

THEME : MECANIQUE
TITRE DE LA LEÇON : INTERACTION GRAVITATIONNELLE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Regardant un documentaire scientifique à la télévision, deux élèves de terminale C découvrent que les
satellites tournent autour de la Terre selon les lois de la gravitation, en décrivant des trajectoires en forme
d’ellipse ou de cercle dont les plans passent par le centre de la Terre. Certains sont dits géostationnaires à
cause de leur mouvement particulier autour de la Terre.
Le lendemain, avec leurs camarades de classe, ces élèves entreprennent d’étudier les lois de la gravitation,
de déterminer les caractéristiques du mouvement d’un satellite géostationnaire et de montrer l’intérêt des
satellites géostationnaires.

II. CONTENUS
1. Force d’interaction gravitationnelle
1.1. Enoncé de la loi d’attraction universelle de Newton
Deux corps ponctuels A et B, de masses respectives mA et mB, situés à une distance r l’un de l’autre,
s’attirent mutuellement avec des forces d’intensités proportionnelles à leurs masses et inversement
proportionnelles au carré de la distance r.

Ces forces sont appelées forces gravitationnelles.

[Link] de la force gravitationnelle


A/B B

𝑮𝒎𝑨 𝒎r𝑩= AB
⃗ 𝑨/𝑩 = −𝑭
𝑭 ⃗ 𝑩/𝑨 = − ⃗
𝒖
𝒓𝟐
B/A
𝑮𝒎𝑨 𝒎𝑩
avec𝑭𝑨/𝑩 = 𝑭𝑩/𝑨 =
𝒓𝟐
G est la constante gravitationnelle.
A

G = 6,67.10-11 [Link]-2 ou en [Link]-1.s-2 Corps SA à répartition sphérique de


masse mAet de centre de symétrie A

Corps SB à répartition sphérique de


masse mBet de centre de symétrie B

Cette loi peut être appliquée aux solides à répartition sphérique si nous admettons que les corps se
comportent comme des points matériels situés en leurs centres et ayant pour masses, les masses de ces
corps.
NB : Les forces gravitationnelles sont toujours attractives.

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires Page 1 sur 9
Activité d’application
1. calcule la valeur des forces d’interactions entre la planète Uranus et l’un de ses satellites Ariel distants
de 𝑟 = 192000 𝑘𝑚.
2. Représente qualitativement ces deux forces sur un schéma.
Données :
masse d’Uranus :𝑚𝑈 = 8,84. 1025 𝑘𝑔
Masse d’Ariel : 𝑚𝐴 = 1,26. 1021 𝑘𝑔
La constante de gravitation : 𝐺 = 6,67. 10−11 𝑆𝐼

corrigé
m m
1. F = G A2 U ;
r
AN: F = 2,015. 1020 N
2.
U 𝐅𝐀/𝐔 𝐅𝐔/𝐀 A
(mU ) (mA )
𝑢

2. Champ gravitationnel
2.1. Définition
Soit le corps SA à répartition sphérique de masse mA et de centre de symétrie A. Tout point P de l’espace
environnant de SAest caractérisé par un vecteur 𝒢𝐴 appelé vecteur champ de gravitation
2.2.
2.2.1. Expression du champ gravitationnel
𝐺𝑚𝐴
Vecteur champ de gravitation : 𝒢𝐴 = - 𝑢
⃗ 𝐴𝑃 avec AP = r
𝐴𝑃 2

2.2.2. Expression du champ gravitationnel à une altitude z


𝑮𝒎
Le champ gravitationnel créé par S au point P d’altitude z est :𝓖𝒁 = (𝑹+𝒛)𝟐
avec R rayon de S.
𝑮𝒎 𝑹𝟐
A la surface de S, z = 0 donc 𝓖𝟎 = ce qui conduit à𝓖𝒁 = 𝓖𝟎 (𝑹+𝒛)𝟐
𝑹𝟐

2.3. Champ gravitationnel et champ de pesanteur


Au voisinage de la terre, 𝒢 𝑒𝑡 𝑔 sont pratiquement égaux car :
• L’écart relatif entre leurs normes est inférieur à 0,3%.
• L’écart entre leurs directions n’excède pas 0,10 .

On écrit donc :
𝒢= 𝑔

Activité d’application
La distance terre-lune est h = 3,85. 105 𝑘𝑚 . Calcule la valeur du champ de gravitation terrestre :
1. Au niveau du sol
2. Sur la lune

Données:
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Rayon de la terre, RT = 6,3.103km ;
Masse de la terre : 𝑀𝑇 = 6.1024 𝑘𝑔 ;
La constante de gravitation :
𝐺 = 6,67. 10−11 𝑆𝐼

corrigé
1. Au niveau du sol :
M
g 0 = G R2T
T
6.1024
g 0 = 6,67. 10−11 × (6,3.106 )2
AN:g 0 = 9,77 m/s 2
2. A l’altitude h :
M
g h = G. (R +Th)2
T
R2T
= g 0 (R 2
T + h)
6.1024
g h = 6,67. 10−11 . (6.3.106+3,85.108)2 ; g h = 2,6. 10−3 m/s 2

3. Mouvement des satellites


Pour étudier le mouvement d’un satellite de la terre, on utilise le repère géocentrique. Dans un tel repère,
un satellite en ≪vol balistique≫ (𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑢𝑝é), décrit une courbe plane dont le plan contient le centre
𝑂 de la terre. Cette courbe est souvent une ellipse ou un cercle de centre 𝑂. On se limitera à l’étude du
mouvement d’un satellite en ≪vol balistique≫ circulaire.
3.1. Nature du mouvement des satellites
Considérons un satellite de masse 𝑚 et de centre d’inertie 𝐺.
• Système : satellite de masse 𝑚
• Référentiel géocentrique supposé galiléen
• Bilan des forces : Force gravitationnelle exercée par la terre 𝐹 = 𝑚𝒢
• Appliquons le théorème du centre d’inertie :
𝐺𝑀𝑇
∑ (𝑓𝑒𝑥𝑡 ) = 𝑚𝑎 ⟺ 𝐹 = 𝑚𝒢 = 𝑚𝑎 𝐺 ⟹ 𝑎𝐺 = 𝒢 = − 2 𝑢 ⃗ 𝑂𝐺
𝑟

𝑣
𝑢
⃗𝑡
𝐺(𝑚)
𝑇(𝑀𝑇 ) ℎ 𝑢
⃗𝑛
𝒢

𝑅𝑇
𝑎𝐺 = 𝒢 = 𝒢𝑢
⃗𝑛
𝑑𝑣
𝑑𝑣 𝑣2 ⟹ = 0 ⟹ 𝑣 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑎𝐺 = 𝑢
⃗ + 𝑢 ⃗ 𝑑𝑡
𝑑𝑡 𝑡 𝑟 𝑛
Le mouvement du satellite est circulaire uniforme.
Remarque :
Le mouvement de tout corps soumis à la seule action du champ gravitationnel est indépendant de la
masse de ce corps.
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3.2. Vitesse et période d’un satellite
3.2.1. Vitesse linéaire
𝑣2 𝐺𝑀𝑇 𝐺𝑀𝑇 𝒢
= 𝒢 ⟹ 𝑣 = √𝑟𝒢or𝒢 = 𝑒𝑡𝒢0 = 2 d’où 𝑣 = 𝑅𝑇 √ 𝑟0 , 𝑟 = 𝑅𝑇 + ℎ ⟹
𝑟 𝑟2 𝑅𝑇

𝒢0
𝑣 = 𝑅𝑇 √
𝑅𝑇 + ℎ

3.2.2. Vitesse angulaire

𝑣 𝑅𝑇 𝒢0 𝒢0
𝜔=𝑟= √ ⟺ 𝜔 = 𝑅𝑇 √(𝑅 3
𝑟 𝑟 𝑇 +ℎ)

3.3.3. Période

2𝜋 2𝜋 𝑟3 2𝜋 (𝑅𝑇 +ℎ)3
𝑇= = 𝑅 √𝒢 ⟺ 𝑇 = 𝑅 √
𝜔 𝑇 0 𝑇 𝒢0

- La période T du satellite
𝟐𝝅 𝟐𝝅(𝑹𝑻 + 𝒛)
𝑻= =
𝝎 𝒗

4. Satellite géostationnaire
4.1. Définition
C’est un satellite qui tourne dans le même sens et à la même vitesse angulaire que la terre, en décrivant un
cercle dans le plan équatorial. Il paraît donc immobile pour un observateur terrien.
4.2. Caractéristiques du mouvement d’un satellite géostationnaire
- La période : Elle est identique à la période de rotation de la terre :
T = 23h 56min 4s, soit 86 164 s
𝟐𝝅
- La vitesse angulaire : 𝝎 = = 7,29.10-5 s
𝑻

2𝜋(𝑅𝑇 +𝑧) 𝑇2 4𝜋 2
-𝑇= ⟹ (𝑅 = 𝐾𝑀 ⟹ 𝑟 3 = 7,5. 1022 ⟹ 𝑧 = 3,6. 104 𝑘𝑚
𝑣 𝑇 +𝑧)3 𝑇

4.3. Intérêt des satellites géostationnaires


Grâce à leur immobilité apparente, les satellites géostationnaires sont utilisés pour assurer des
communications intercontinentales permanentes dans plusieurs domaines, comme par exemple en météo.

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5. Mouvement des planètes
5.1. Enoncé des lois de Kepler

• 𝟏è𝒓𝒆 𝒍𝒐𝒊:
Dans un repère de Copernic, la trajectoire d’une planète est une ellipse dont le soleil occupe un
des foyers.
• 𝟐è𝒎𝒆 𝒍𝒐𝒊:
Le segment de droite reliant le soleil à la planète, balaie des aires égales pendant des durées
égales.
• 𝟑è𝒎𝒆 𝒍𝒐𝒊:
Pour toutes les planètes, le rapport entre le cube du demi grand axe 𝑎 de la trajectoire
𝑎3
et le carré de la période de révoltions est le même. 𝑇 2 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
Cette constante est indépendante de la masse des planètes.

𝐴 𝐴′
𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑎𝑥𝑒 𝐴𝐴′ = 2𝑎

5.2. Conséquence
La 3è𝑚𝑒 𝑙𝑜𝑖 de Kepler est la base de l’élaboration par Newton de la théorie de l’attraction
gravitationnelle.
Elle permet aussi de déterminer le rapport de la masse d’une planète à celle du soleil.
𝑻𝟐
Le rapport 𝒓𝟑 avec r = (𝑅𝑇 + 𝑧)est constant au cours du mouvement.
𝑻𝟐 𝟒𝝅𝟐
Pour la Terre on a : 𝒓𝟑 = 𝑮𝒎𝑻

Notion d’impesanteur(𝑎𝑝é𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟)
L’impesanteur découle du fait que, localement dans un champ gravitationnel, les objets ont presque la
même accélération qui est indépendante de leur masse.
Exemples :
• Ascenseur en chute libre.
• Un cosmonaute dans un satellite

SITUATION D’EVALUATION
Lors d’une activité de recherche sur l’intérêt des satellites, des élèves d’une classe de Terminale C
découvrent que les satellites « Meteosat » sont exploités pour obtenir des données spécifiques sur l’ozone,
les océans ainsi que sur l’évolution du climat.
Ces satellites sont placés sur orbite géostationnaire d’altitude Z égale à 36 000 km, dans le champ de
pesanteur terrestre.
Avec les données suivantes :
- constante gravitationnelle : G = 6,67.10-11 [Link]-2 ;
- rayon terrestre : RT = 6370 km.
- Période de rotation de la terre : 24h (environ).
Tu es sollicité pour aider ces élèves, en plus des résultats de leurs recherches, à estimer la masse de la
terre autour de laquelle tournent les satellites.

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1- Définis un satellite géostationnaire puis donne la valeur approximative de sa période de rotation.
2-
2-1 Calcule la vitesse angulaire des satellites « Meteosat ».
2-2 Déduis-en leur vitesse linéaire.
3- Détermine la masse de la terre, autour de laquelle tournent les satellites (valeur approximative).
4- Déduis de la question précédente, la valeur du champ gravitationnel créé par la terre à l’altitude du
satellite.
Solution
1- Un satellite géostationnaire est un satellite qui tourne dans le même sens et à la même vitesse angulaire
que la terre autour de l’axe des pôles, en décrivant un cercle dans le plan équatorial.
Sa période est: 24 h × 3600s/h = 86 400 s (celle de la terre).
2- Vitesse angulaire et vitesse linéaire
- Vitesse angulaire (c’est aussi celle de la terre).
𝟐𝝅
𝝎 = 𝐓 = 7,27.10-5 s
- Vitesse linéaire
𝒗 = (𝑹𝑻 + 𝒁) .𝝎A.N. :𝒗 = (6 370 + 36 000) 103×7,27.10-5 = 3080,3 m.s-1
3- Masse de la terre.
𝑻𝟐 𝟒𝝅𝟐
= 𝑮𝒎 (loi de Kepler)
(𝑹𝑻 +𝒁)𝟑 𝑻
𝟒𝝅𝟐 (𝑹𝑻 +𝒁)𝟑 4𝜋 2 (𝟔𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎)3
D’où 𝒎𝑻 = A.N. :𝑚 𝑇 = ; 𝒎𝑻 = 6,03.1024 kg
𝑮𝑻𝟐 6,67.10−11 ×864002
4- Valeur du champ gravitationnel terrestre à l’altitude du satellite.
𝑮𝒎 𝟔,𝟔𝟕.𝟏𝟎−𝟏𝟏 ×𝟔,𝟎𝟑.𝟏𝟎𝟐𝟒
𝒈𝒛 = (𝑹+𝒁)𝑻 𝟐A.N. :𝒈𝒛 =(𝟔𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎)𝟐 = 0,224 N/kg

III. EXERCICES
Exercice 1
a- Calcule le champ gravitationnel terrestre à l’altitude Z = 100 km.
b- Calcule le champ gravitationnel en un point très proche de la surface de la terre d’altitude négligeable.
On donne : mT = 5,98.1024 kg, la masse de la terre ; RT = 6370 km, le rayon de la terre ;
G = 6,67.10-11 [Link]-2, la constante gravitationnelle.

Solution
a- Champ gravitationnel terrestre à Z = 100 km
𝐺𝑚𝑇 6,67.10−11 × 5,98.1024
𝑔𝑧 = (𝑅 A.N. :𝑔 = ; 𝑔𝑧 = 9,53 [Link]-1
𝑇 +𝑍)2 (6370.103 +100.103 )2

b- Champ gravitationnel terrestre à la surface de la terre


𝐺𝑚𝑇 6,67.10−11 × 5,98.1024
𝑔0 = (𝑅 A.N. :𝑔0 = ; 𝑔0 = 9,83 [Link]-1
𝑇 )2 (6370.103 )2

Exercice 2
Un satellite assimilable à un point matériel tourne sur son orbite autour de la terre, à une altitude de
10 000 km. On donne RT = 6370 km, le rayon de la terre, mT = 5,98.1024 kg, la masse de la terre et
G = 6,67.10-11 [Link]-2, la constante gravitationnelle.
a- Calcule la vitesse de ce stellite.
b- Calcule alors sa vitesse angulaire et sa période.

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Solution
𝐺𝑚𝑇 6,67.10−11 ×5,98.1024
a- Vitesse du satellite : 𝑣 = √𝑅 A.N. : 𝑣 = √ (6370+10000).103
= 4936,16 m.s-1
𝑇 +𝑍

𝑣 4936,16
b- Sa vitesse angulaire et sa période :𝜔 = (𝑅 A.N. : 𝜔 = (6370+10000).103 = 3,015.10-4 rad.s-1
𝑇 + 𝑍)
2𝜋
T= = 20 839,75 s
𝜔

Exercice 3
Le tableau ci-dessous indique la période de révolution ainsi que le rayon des trajectoires des cinq
satellites d’Uranus découverts depuis la terre, avant 1950.

Satellite T(s) R (km)


Miranda 1,22. 105 130000
Ariel 2,17. 105 192000
Umbriel 3,56. 105 267000
Titania 7,5. 105 438000
Oberon 1,16. 106 486000

1. Vérifier la 3ème loi de Kepler


2. Calculer la masse d’Uranus.

Solution

1. Vérification de la 3ème loi de Kepler


𝑇2
Satellite T(s) R (km) (𝑠 2 /𝑚2 )
𝑟3
Miranda 1,22. 105 130000 6,66.10−15
Ariel 2,17. 105 192000 6,66.10−15
Umbriel 3,56. 105 267000 6,66.10−15
Titania 7,5. 105 438000 6,66.10−15

Oberon 1,16. 106 486000 6,66.10−15

𝑇2
= 6,66.10−15 = cte la 3ème loi de Kepler est vérifiée.
𝑟3
2. Calculons la masse.
T2 4 π2 4 π2
3ème loi de Kepler : = G.M = 𝑘 ⟹ MU =
r3 U 𝑘G
25
AN:MU = 8,88. 10 kg

Exercice 4
Des élèves d’une classe de Terminale C découvrent dans une revue scientifique l’importance des
satellites. Pour approfondir leurs connaissances sur un satellite artificiel qui décrit une orbite circulaire de
même centre que la Terre, dans un référentiel géocentrique, il sollicite ton aide. On donne RT = 6370 km ;
𝑔0 = 9,8 m.s-2, vitesse angulaire : 𝜔 = 8,055.10-4 rad.s-1.
1. Précise la nature et les caractéristiques de la force responsable du mouvement.
2. Calcule :
2.1 l’altitude à laquelle évolue le satellite ;
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2.2 sa vitesse linéaire ;
2.3 l’intensité du champ gravitationnel à l’altitude considérée.
Solution
1. Nature et caractéristiques de la force
Nature : c’est une force d’attraction ;
Caractéristiques :
• Point d’application : centre d’inertie du satellite ;
• Direction : la droite reliant le centre d’inertie de la terre à celui du satellite ;
• Sens : orienté vers le centre d’inertie de la terre ;
𝐺𝑚 𝑀
• Intensité : F = 𝑟𝑆2 𝑇
2.
2.1 altitude
𝑣 𝐺𝑚𝑇
𝜔 = 𝑟 avec 𝑣 = √ et r = 𝑅𝑇 + ℎ or 𝐺𝑚 𝑇 = 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
𝑟

𝐺𝑚𝑇 𝑔 (𝑅𝑇 )2 3 𝑔0 (𝑅𝑇 )2


On obtient 𝜔 = √ soit 𝜔 = √(𝑅0 ce qui conduit à h = √ - 𝑅𝑇 A.N. : h = 2,12.106 m
𝑟3 𝑇 +ℎ)
3 𝜔2

2.2 vitesse linéaire


𝑣 = 𝜔𝑟 = 𝜔(𝑅𝑇 + ℎ)A.N. :v = 6,84.103m.s-1
2.3 intensité du champ 𝑔ℎ
𝐺𝑚𝑇
𝑔ℎ = avec 𝐺𝑚 𝑇 = 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
(𝑅𝑇 +ℎ)2
𝑔 (𝑅𝑇 )2
On obtient 𝑔ℎ = (𝑅0 2
A.N. :𝑔ℎ = 5,52 m.s-2
𝑇 +ℎ)

Exercice 5
Lors d’une activité de recherche sur la Lune, des élèves d’une classe de Terminale C apprennent qu’elle
décrit une trajectoire quasi circulaire autour de la Terre, de rayon 384000 km. Afin d’approfondir leurs
recherches, ils te sollicitent pour les aider calculer la vitesse et la période de révolution de la lune.
On donne RT = 6370 km ; 𝑔0 = 9,8 m.s-2
1. Calcule la valeur du champ gravitationnel terrestre au centre de la Lune.
2. Applique le théorème du centre d’inertie à la Lune dans le référentiel géocentrique.
3. Déduis-en :
3.1 la vitesse linéaire de la Lune sur son orbite ;
3.2 la période de révolution de la Lune autour de la Terre et compare-la au mois lunaire.

Solution
1. Valeur du champ gravitationnel terrestre au centre de la Lune
𝐺𝑚𝑇
𝑔=√ avec 𝐺𝑚 𝑇 = 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
𝑟2

𝑔0 (𝑅𝑇 )2
On obtient 𝑔 = √ A.N. :𝑔 = 2,69.10-3m.s-2
𝑟2
2. Théorème du centre d’inertie

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La Lune en mouvement dans le référentiel géocentrique supposé galiléen est soumise à la force de
gravitation 𝐹
D’après le théorème du centre d’inertie on a ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚𝐿 𝑎 soit 𝐹 = 𝑚𝐿 𝑎 (1)
3. Déduisons :
3.1 la vitesse linéaire de la Lune
𝐺𝑚𝑇 𝑚𝐿 𝑣2
Dans la base de Frenet (1) donne suivant la normale 𝑛⃗𝐹𝑛 = 𝑚𝐿 𝑎𝑛 soit = 𝑚𝐿
𝑟2 𝑟
𝐺𝑚𝑇 𝑔0 (𝑅𝑇 )2
On obtient 𝑣 = √ ou encore 𝑣 = √ A.N. :v= 1,1.103m.s-1
𝑟 𝑟

3.2 la période
2𝜋 𝑔0 (𝑅𝑇 )2 𝑟3
𝑇𝐿 = avec 𝑣 = 𝜔𝑟 et 𝑣= √ . On obtient 𝑇𝐿 = 2𝜋√𝑔 2
A.N. : 𝑇𝐿 = 2.370960 s
𝜔 𝑟 0 (𝑅𝑇 )

Mois lunaire
𝑇𝑀 = 29,5 x 24 x 3600 soit 𝑇𝑀 = 2.548800 s
Comparaison : 𝑇𝑀 >𝑇𝐿

IV. DOCUMENTATION
La gravitation
La gravitation, l'une des quatre forces fondamentales qui régissent l’univers, est l’interaction physique
responsable de l’attraction des corps massifs. Elle se manifeste notamment par l’attraction terrestre qui nous
retient au sol, la gravité, qui est responsable de plusieurs manifestations naturelles ; les marées, l'orbite des
planètes autour du soleil, la sphéricité de la plupart des corps célestes en sont quelques exemples. D'une
manière plus générale, la structure à grande échelle de l'Univers est déterminée par la gravitation.
Plusieurs théories ont tenté de rendre compte de la gravitation. Actuellement, la théorie de la relativité
générale d’Albert Einstein (1915) reste la plus satisfaisante. Elle considère la gravitation comme une
manifestation de la courbure de l’espace-temps sous l'effet de l'énergie de la matière qui s'y trouve.
La loi de la gravitation de Newton élaborée à la fin du XVIIe siècle, demeure cependant une excellente
approximation dans les cas non relativistes (vitesses faibles par rapport à la vitesse de la lumière et masses
de l'ordre de la masse solaire ou inférieures).
La théorie de la gravitation fait toujours l'objet de nombreuses recherches, et la communauté scientifique
considère qu'élaborer une théorie plus complète de la gravitation, capable de prendre en compte les effets
de nature microscopique, est un des grands défis à relever pour la physique du XXIè siècle.

Source : Wikipédia

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Niveau : Terminales C, D
CÔTE D’IVOIRE –
Discipline : Physique-Chimie ÉCOLE NUMÉRIQUE

THEME: MECANIQUE
⃗⃗ et⃗⃗⃗𝑬
TITRE DE LA LEÇON : MOUVEMENTS DANS LES CHAMPS 𝒈
UNIFORMES

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE

Thibaut, élève en classe terminale C, découvre dans une revue scientifique, que le mouvement d’un
projectile dans le champ de pesanteur uniforme est indépendant de sa masse. Ce qui n’est pas le cas d’une
particule chargée dans un champ électrostatique uniforme. Il partage cette information avec ses camarades
de classe ; soucieux d’en savoir davantage, ils entreprennent, avec l’aide de leur Professeur de Physique-
Chimie, de définir un champ uniforme, d’établir les équations horaires du mouvement d’un solide et d’une
particule de charge q et de déterminer l’équation cartésienne de la trajectoire.

II. CONTENU

1. CHAMP UNIFORME
Un champ est uniforme dans une région de l’espace, si les caractéristiques du vecteur-champ (direction,
sens, intensité) sont les mêmes en tout point de cette région.
Exemples
- Dans une région de l’espace au voisinage de la terre, le champ de pesanteur 𝑔 peut être considéré
comme uniforme.
- Entre les armatures d’un condensateur plan chargé, le champ électrostatique 𝐸⃗ est uniforme.

2. MOUVEMENT D’UN PROJECTILE DANS LE CHAMP DE PESANTEUR UNIFORME


2.1 Conditions initiales
On étudie le mouvement d’un projectile, de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen
⃗ ). Le projectile est lancé à l’instant t = 0 avec une vitesse
muni d’un repère cartésien (O, 𝑖 , 𝑗 , 𝑘
initiale 𝑣 faisant un angle α par rapport à l’horizontale.
On néglige les frottements dus à l’air par rapport au poids du projectile.

2.2 Vecteur accélération


Le théorème du centre d’inertie appliqué au projectile donne :
𝑃⃗=𝑚𝑎 ;𝑎=𝑔
2.3 Equations horaires du mouvement
⃗ ) on tire :
Dans le repère (O, 𝑖, 𝑗 , 𝑘

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𝑎𝑥 = 0 𝒗𝒙 = 𝒗𝟎 𝒄𝒐𝒔𝜶
⃗ { 𝒗𝒚 = 𝟎
a⃗ {𝑎𝑦 = 0 𝒗
𝑎𝑧 = −𝑔 𝒗𝒛 = −𝒈𝒕 + 𝒗𝟎 𝒔𝒊𝒏𝜶
𝒙 = (𝒗𝟎 𝒄𝒐𝒔𝜶). 𝒕 (𝟏)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒚 = 𝟎
𝐎𝐆 {
𝟏
𝒛 = − 𝒈. 𝒕𝟐 + (𝒗𝟎 𝒔𝒊𝒏𝜶). 𝒕 (𝟐)
𝟐

2.4 Equation cartésienne de la trajectoire


𝒙
(1) ⇒ 𝒕 = 𝒗𝟎 𝒄𝒐𝒔𝜶
𝐠
(2) donnez = - 𝟐𝐯𝟐 𝐜𝐨𝐬𝟐 𝛂 𝒙𝟐 + 𝒙.tanα 𝑧 𝑔↓
𝟎
S
Elle correspond à la hauteur maximale (hmax=Zs) 𝒁𝑺 ⃗𝑺
𝒗
atteinte par le projectile au cours de son mouvement. ⃗𝟎
𝒗
⃗𝒌 h
À la hauteur maximale,𝒗𝒔𝒛 = 𝟎 ;−𝒈𝒕𝒔 + 𝒗𝟎 𝒔𝒊𝒏𝜶 = 𝛼
𝒗𝟎 𝒔𝒊𝒏𝜶 𝒋 𝑥
𝟎 ;𝒕𝒔 = O 𝒊 𝒙𝑺 P
𝒈

𝒗𝟐𝟎 𝐬𝐢𝐧𝟐 𝛂
DoncZs =hmax= .
𝟐𝐠

2.5 La portée
C’est la distance entre le point O de lancement du projectile et son point de chute P sur l’axe horizontal
(Ox).
𝒗𝟐𝟎 𝐬𝐢𝐧𝟐𝛂
À la portée,Zp = 0 ; alors𝒙P = 𝐠

Remarque : la portée est maximale pour sin2α = 1 c’est à direα = 45°


Activité d’application
Détermine les équations horaires puis l’équation cartésienne dans chaque cas.
a) b)
z z
⃗𝟎
𝒗 ⃗𝟎
𝒗
𝛼
h
𝑘⃗ h 𝑘⃗
𝑗 𝑗
O 𝑖 x O 𝑖 x
Solution
a)

𝑎𝑥 = 0 𝑣𝑥 = 𝑣0 𝑐𝑜𝑠𝛼 𝑥 = (𝑣0 𝑐𝑜𝑠𝛼). 𝑡


a⃗ {𝑎𝑦 = 0 ; 𝑣 {𝑣𝑦 = 0 ; OG {𝑦 = 0
⃗⃗⃗⃗⃗
1
𝑎𝑧 = −𝑔 𝑣𝑧 = −𝑔𝑡 + 𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼 𝑧 = − 2 𝑔. 𝑡 2 + (𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼). 𝑡 + ℎ
g
z = - 2 v2cos2α 𝑥 2 + 𝑥.tanα +h
0

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b)

𝑣𝑥 = 𝑣0 𝑥 = (𝑣0 ). 𝑡
𝑎𝑥 = 0
𝑦 = 0
a⃗ {𝑎𝑦 = 0 ; 𝑣 { 𝑣𝑦 = 0 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
OG {
1
𝑎𝑧 = −𝑔 𝑣𝑧 = −𝑔𝑡 𝑧 = − 𝑔. 𝑡 2 + ℎ
2
g
z = - 2 v2 𝑥 2 + h
0

3. MOUVEMENT D’UNE PARTICULE CHARGÉE DANS UN CHAMP ELECTROSTATIQUE


UNIFORME
3.1 Conditions initiales
On étudie le mouvement d’une particule chargée (q> 0) de masse m dans le référentiel du laboratoire
⃗ ). La particule pénètre en O entre les armatures d’un
supposé galiléen, muni d’un repère (O, 𝑖, 𝑗, 𝑘
condensateur plan avec une vitesse initiale 𝑣𝑜 telle que 𝑣𝑜 = 𝑣𝑜 𝑖.

La particule est soumise dans le champ électrostatique à son poids 𝑃⃗ et à la force électrostatique 𝐹𝑒 .

On néglige le poids 𝑃⃗ de la particule devant la force électrostatique 𝐹𝑒 .

3.2 Vecteur accélération


Le théorème du centre d’inertie appliqué à la particule donne :
𝑞
𝐹𝑒 = 𝑞𝐸⃗ =m𝑎 ;𝑎 = 𝐸⃗ 𝑚

3.3 Équations horaires du mouvement

B
- - - - ⃗S
𝒗
𝒗sy Y
⃗ S 
𝐄 𝒗sx
𝐣
d 
𝐤
O 𝐢 ⃗0
𝒗 I K O’ 𝑥

A
+ + + +

⃗ ), on tire :
Dans le repère (O, 𝑖, 𝑗, 𝑘 D
𝑎𝑥 = 0 𝑣𝑥 = 𝑣0 𝑥 = 𝑣0 𝑡 (1)
𝑞 𝑞 𝑞
a⃗ { 𝑎𝑦 = 𝑚 𝐸 ; 𝑣 {𝑣𝑦 = 𝑚 𝐸 𝑡 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
OG {𝑦 = 𝐸 𝑡 2 (2)
2𝑚
𝑎𝑧 = 0 𝑣𝑧 = 0 𝑧 = 0

3.4 Equation cartésienne de la trajectoire

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Par élimination de t entre (1) et (2), on a :
𝒒𝑬
𝒚 = 𝟐
𝒙𝟐
𝟐 𝒎 𝒗𝟎

3.5 Déviation électrostatique α ou déviation angulaire α


C’est l’angle formé par les directions des vecteurs-vitesses 𝑣0 (vitesse de pénétration) et 𝑣S (vitesse de
sortie).
𝓵 𝒗𝒔𝒚 𝐪 𝐄 𝓵
Avec ts = 𝒗 ; tanα = 𝒗 =𝐦 𝒗𝟐
𝒐 𝒔𝒙 𝟎

3.6 Déflexion électrostatique Y


C’est la distance Y = O’P où P est le point d’impact de la particule déviée sur un écran et O’ son point
d’impact si elle n’est pas déviée.
𝐪 𝓵𝐃
Y = 𝐦 𝐝 𝒗𝟐 . 𝐔𝐀𝐁 avecUAB tension entre les plaques A et B du condensateur plan.
𝟎

SITUATION D’ÉVALUATION
Au cours d’une séance de travaux dirigés de physique, votre Professeur met à la disposition de votre groupe
les résultats des expériences réalisées sur le parcours des électrons dans un oscilloscope.

Expérience
La cathode C d’un oscillographe électronique
émet des électrons avec une vitesse négligeable.
y ℓ
Les électrons arrivent ensuite sur l’anode A et (E)
C A
la traversent par l’ouverture O2. Entre la P
H d
cathode C et l’anode A, existe une différence de x
O1 O2 O
potentiel U0 = VA – VC. Le poids d’un électron P’
est négligeable par rapport aux autres forces
L
appliquées.
Les électrons pénètrent en O entre les armatures horizontales P et P’ d’un condensateur. Les armatures, de
longueur ℓ, sont distantes de d. On établit entre les armatures une tension positive UPP’ = VP – VP’ = 120
V. Le faisceau d’électrons arrive ensuite sur un écran fluorescent (E) situé à la distance L du centre de
symétrie H des plaques.
Données : |Uo | = 1,27 kV ; e = 1,6. 10-19C ; m = 9,1. 10-31kg ; L = 18 cm ; d = 3 cm ; ℓ = 8 cm
Le Professeur vous demande de déterminer le déplacement ou la déflexion électrostatique Y du spot sur
l’écran.
1
1.1. Indique le signe de U0.
1.2. Calcule :
1.2.1 l’énergie cinétique EC des électrons à leur passage en O2.
1.2.2 la vitesse v0 des électrons en O2.

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2.
2.1 Donne les caractéristiques du vecteur champ électrique E ⃗ créé entre les plaques et représente le
qualitativement.
2.2 Détermine l’expression ay de l’accélération des électrons entre les deux armatures dans le système
d’axes (Ox, Oy).
3.
3.1Etablis l’équation cartésienne de la trajectoire des électrons entre les plaques en fonction de e, U,
m, d, v0.
3.2Exprime la condition que doit vérifier UPP’ pour que les électrons puissent sortir du condensateur
PP’.
4. Détermine la déflexion électrostatique Y.

Solution
1
1.1. Signe de la tension U0 :
Les électrons, particules chargées négativement, sont attirés par l’anode A.
Donc VA> VC d’où VA – VC = U0> 0.
1.2.
1.2.1 Energie cinétique
Système : L’électron
Référentiel : terrestre supposé galiléen

Bilan des forces : ⃗F : force électrostatique


D’après le théorème de l’énergie cinétique entre O1 et O2, on a :
⃗ ) = - e (VC – VA)Soit 𝐄𝐂 = e U0 car VC – VA = - U0 et v01 = 0;
EC − ECO1 = W(F
A. N : EC = 2,03. 10-16J
1.2.2 Vitesse en O2 :
1 2 e U0
On a :EC = e U0 = 2 m v02 ⟹ v0 = √ m

A. N :𝐯𝟎 = 2,11. 107 m/s


2.
⃗ :
2.1 Caractéristiques de E
Direction : Perpendiculaire aux armatures
Sens : De l’armature P vers l’armature P’
U
Norme : E = d = 4000 V/m P
⃗E
Représentation du vecteur ⃗E : P’

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2.2 Expression de l’accélération des électrons.
Appliquons le théorème du centre d’inertie :
⃗ =-eE
F ⃗ = m a⃗

−e ax = 0
Soit : a⃗ = ⃗ D’où : a⃗ {
E e
m ay = m E

3.
3.1 Equation cartésienne de la trajectoire des électrons :
▪ Equations horaires :
A l’instant t = 0 :
v0x = v0
⃗⃗⃗⃗⃗ 0 {x0 = 0 etv
OG ⃗ 0 {v = 0
y0 = 0 0y

A l’instant t ≠ 0
ax = 0 vx = v0 x = v0 t (1)
a⃗ { e , on a : v
⃗ {v = e E t et ⃗⃗⃗⃗⃗
OG { eE 2
ay = m E y m
y= t (2)
2m

▪ Etablissons l’équation cartésienne :


x eE x
(1) ⟹ t = v ; Portons t dans (2) : y = 2m (v )2
0 0

eE U
D’où :y = 2mv2 x 2 or E = d
0

𝐞𝐔
Par conséquent: 𝐲= 𝟐 𝐦 𝐝 𝐯𝟐 𝐱 𝟐 .
𝟎

3.2 Condition vérifiée par U pour que les électrons sortent du condensateur :
x= ℓ
Les électrons sortent du condensateur si { d
y<2
𝐞𝐔 𝐝
Soit 𝓵𝟐 <𝟐
𝟐 𝐦 𝐝 𝐯𝟎𝟐

𝐦 𝐝𝟐 𝐯𝟎𝟐
D’où : U< ; A.N : U < 356,1 V
𝐞 𝓵𝟐

4. Calcul du déplacement Y :
𝑆𝐾 yS
Y = L tanα or dans le triangle IKS est rectangle en K. On alors tanα = 𝐼𝐾 = ℓ
2

2 yS 𝐞𝐔
soit tanα = avec yS = 𝟐 𝐦 𝐝 𝐯𝟐 𝓵𝟐
ℓ 𝟎

𝐞𝐋𝓵
On a :𝐘 = U;
𝐦𝐝𝐯𝟎𝟐

𝐘 = 2,27. 10-2 m = 2,27 cm

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III. EXERCICES

Exercice 1
Ecris Vrai ou Faux pour chacune des affirmations suivantes :
1-L’accélération du centre d’inertie d’un point mobile en chute libre dépend de sa masse.
2-Un champ électrostatique 𝐸⃗ est uniforme si sa norme est constante.
3-Un champ est uniforme si ses caractéristiques sont les mêmes en tout point de l’espace.
4- Le mouvement du centre d’inertie de la particule chargée dans un champ électrostatique dépend de sa
masse.

Solution
1. Faux ; 2. Faux ; 3. Vrai ; 4. Vrai.

Exercice 2
Un projectile de masse 860 g est lancé dans l’air à une vitesse vo = 200 m/s.
Le vecteur vitesse𝑣𝑂 fait un angle α = 20° par rapport à l’horizontal.
Détermine, pour une portée horizontale d = 2500 m :
1. la hauteur atteinte par le projectile.
2. la durée du lancer.
3. la vitesse du projectile au point d’impact.

Solution
1 Hauteur :
Système : le projectile
Force exercée : le poids 𝑃⃗
L’étude se fait dans le référentiel terrestre supposé galiléen
Le théorème du centre d’inertie appliqué au projectile donne :
𝑃⃗=𝑚𝑎 ;𝑎 = 𝑔
⃗ ) on tire :
Dans le repère (O, 𝑖, 𝑗 , 𝑘
𝑎𝑥 = 0 𝑣𝑥 = 𝑣0 𝑐𝑜𝑠𝛼
a⃗ {𝑎𝑦 = 0 𝑣 { 𝑦 = 0
𝑣
𝑎𝑧 = −𝑔 𝑣𝑧 = −𝑔𝑡 + 𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼
𝑥 = (𝑣0 𝑐𝑜𝑠𝛼). 𝑡 (1)
⃗⃗⃗⃗⃗ { 𝑦 = 0
OG
1
𝑧 = − 𝑔. 𝑡 2 + (𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼). 𝑡 (2)
2
𝑥
(1) ⇒ 𝑡 = 𝑣0 𝑐𝑜𝑠𝛼
g
(2) donne z = - 2 v2cos2α 𝑥 2 + 𝑥.tanα
0

La flèche : hauteur maximale (hmax = Zs) atteinte par le projectile au cours de son mouvement.
𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼 𝑣02 sin2 α
À la hauteur maximale, 𝑣𝑠𝑧 = 0 ; −𝑔𝑡𝑠 + 𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 0 ;𝑡𝑠 = donc Zs = hmax = .
𝑔 2g

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h = 238.7 m

𝑣02 sin2α
À la portée, Zp = 0 ; alors 𝑥P = g

[Link]ée du lancer : temps mis par projectile pour atteindre le point P.


2𝑣𝑜 𝑠𝑖𝑛𝛼
Au point P, z = 0, tp = : tp = 13,96 s
𝑔
[Link] au point d’impact.
𝑣𝑝𝑧 = −𝑔𝑡𝑝 + 𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼 = − 𝑣0 𝑠𝑖𝑛𝛼
𝑣𝑝𝑥 = 𝑣0 𝑐𝑜𝑠𝛼

vp =√(vpx )2 + (vpz )2 = √(vo cosα)2 + (−vo sinα)2 ; vp=𝑣𝑜 = 200 m/s

Exercice 3
Réarrange les mots et groups de mots suivants de manière à former, dans chaque cas, une phrase qui a du
sens.
1) /en tout / a/ uniforme / et / si / même valeur. /de ce champ, / le vecteur-champ / Un champ / même
direction, /est / point / même sens/
2) / de la tension /est /subie / déflectrices / La déflexion /, à la sortie /appliquée / d'un condensateur,
/par / un faisceau / homocinétique / proportionnelle / électrique / à la valeur/ de ce condensateur. /
d'électrons / aux plaques/
Solution :
1) Un champ est uniforme si le vecteur-champ a, en tout point de ce champ, même direction, même
sens et même valeur.
2) La déflexion électrique subie par un faisceau homocinétique d'électrons, à la sortie d'un
condensateur, est proportionnelle
À la valeur de la tension appliquée aux plaques déflectrices de ce condensateur.

Exercice 4
Lors d'une évaluation, votre professeur vous propose le schéma ci-dessous. Sur ce schéma, ont été
représentés :
-un repère (O, 𝑖, 𝑗 ) orthonormé
-un condensateur plan dont les armatures (A) et (B), de longueur l = 5cm, séparées d'une distance d =
2cm, sont soumises à une tension UAB= 100V.
Entre les armatures de ce condensateur, pénètre, à la date t=0, au point avec un vecteur- vitesse v0,
horizontal, un électron, de masse m=9,1.10-31kg et de charge q=-e. A la sortie du condensateur, l'électron
se déplace dans le vide et arrive à un point P d'un écran fluorescent € placé à la distance D=20cm de
l'origine O du repère.
NN le poids de l'électron est négligeable devant les autres forces.
Donnée : e=1,6.10-19C; v0=1,30.107m/s.

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E

(A)

d O
𝑣

l (B)
D
Votre professeur vous demande d'étudier le mouvement de cet électron.
1) Nomme les forces extérieures appliquées à l’électron :
1.1) entre les armatures du condensateur ;
1.2) entre le condensateur et l'écran (E).
2. ) Établis, dans le repère, (O, 𝑖, 𝑗 ), l'équation cartésienne de la trajectoire de l'électron .
3. ) Détermine :
2.1. ) le déplacement vertical yM de l'électron et l'angle  de déviation de sa trajectoire à la sortie
du condensateur;
2.2. Les coordonnées du point d'impact P de l'électron sur l'écran (E);
2.3. La vitesse vP de l'électron à son arrivée en P sur l'écran.
Solution :
1.)
1.1) Entre les armatures du condensateur :
-la force électrostatique 𝐹 = 𝑞𝐸⃗
1.2) Entre le condensateur et l’écran : aucune force ne s'exerce.

2.) Equation cartésienne de la trajectoire


▪ Equations horaires :
A l’instant t = 0 :
x =0 v0x = v0
OG0 { 0
⃗⃗⃗⃗⃗ et⃗⃗v0 { v = 0
y0 = 0 0y

A l’instant t ≠ 0
ax = 0 vx = v0 x = v0 t (1)
a⃗ { e , on a : v
⃗ {v = e E t et ⃗⃗⃗⃗⃗
OG { eE 2
ay = m E y m
y= t (2)
2m

▪ Etablissons l’équation cartésienne :


x eE x
(1) ⟹ t = v ; Portons t dans (2) : y = 2m (v )2
0 0

eE U
D’où :y = 2mv2 x 2 or E = d
0

𝐞𝐔
Par conséquent: 𝐲= 𝟐 𝐦 𝐝 𝐯𝟐 𝐱 𝟐 .
𝟎

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3.)
3.1) Déplacement yM et angle 
𝐞𝐔
A la sortie, x=l donc yM =𝟐 𝐦 𝐝 𝐯𝟐l2 A.N. yM = 6.5mm.
𝟎
𝑣𝑦 𝑙 𝑒𝑙𝑈 𝑒𝑙𝑈
tan=𝑣𝑥 à x=l à la date t=𝑣 ce qui donne tan=𝑚𝑑𝑣2 A.N. =tan-1(𝑚𝑑𝑣2 )= 14.57°
3.2) Coordonnées du point d'impact P
XP=D=20cm et yP= (D-l/2) tan= 4.55cm.
3.3) Vitesse en P
Entre le condensateur et l'écran iln'y aucune force donc le mouvement est rectiligne et uniforme.
On a : vP est égal à la vitesse à la sortie.
A la sortie, v=√(vx )2 + (vz )2 = √(vo )2 + ()2

Exercice 5
(Dans tout l’exercice, la balle de tennis sera assimilable à un point matériel. On négligera la résistance de
l’air sur la balle et on supposera la surface de jeu parfaitement horizontale.)
Au cours d’un match de tennis, un joueur A situé dans la partie (1) du court, frappe la balle en M0 à la
hauteur h = 0,5 m au-dessus du sol et à la distance D = 9 m du filet. La balle part avec une vitesse
v0 =12m.s-1 inclinée d’un angle  = 60° par rapport à l’horizontale dans le plan perpendiculaire au filet.
On prendra g = 10 m.s-2.
Il souhaite faire passer la balle au-dessus de son adversaire (joueur B) situé à une distance d = 2m
derrière le filet dans la partie (2). L’adversaire immobile, tient sa raquette à bout de bras. Elle atteint la
hauteur maximale H = 2,5 m par rapport au sol

1. Etablis l’équation de la trajectoire de la balle après le choc avec la raquette.


2.
2.1 Montre que son adversaire B n’intercepte pas la balle.
2.2 Détermine la distance D’ qui sépare la balle et l’extrémité supérieure de la raquette.
2.3 Montre que la balle retombe dans la surface de jeu. La ligne de fond étant à la distance L = 12 m
du filet,
2.4 Détermine alors la distance d’ séparant le point de chute P de la balle à l’adversaire.
2.5 Détermine la date tB de passage de la balle au-dessus de la raquette.
3. Détermine :
3.1 par deux méthodes différentes la vitesse de la balle au point de chute P.
3.2 la direction du vecteur-vitesse de la balle au point d’impact P.
Y ⃗0
𝒗
Partie (1) Partie (2)
Joueur B
Joueur A
M0 
Filet H
h 𝐣 Sol
𝐢
O
X
D d
L L
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Solution
1. Etablissons l’équation de la trajectoire : 2.3 Montrons que la balle retombe dans la surface
Système : la balle de tennis de jeu :
Référentiel d’étude : Référentiel terrestre Au point de chute P de la balle, YP = 0
(3) ⟹- 0,14 x 2 + 1,73 x + 0,5 = 0
supposé galiléen muni du repère (O, i, j)
Calculons le discriminant : ∆ = 3,2729 > 0
Bilan des forces :
√∆ = 1,81
− P⃗ : poids de la balle de tennis − 1,73−1,81
Donc X1 = − 2×0,14 = 12,64 m et
D’après le théorème du centre d’inertie : − 1,73+1,81
∑ ⃗Fext = m a⃗ ⟹ ⃗P = mg X2 = = - 0,29 m
⃗ = ma⃗. Soit a⃗ = ⃗g − 2×0,14
A l’instant initial t = 0, on a : XP = X1 = 12,64 m car XP> 0
v0x = v0 cosα XP< D + L = 21 m donc la balle retombe dans la
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 0{x0 = 0 et v
OM ⃗ 0 { v = v sinα surface de jeu.
y0 = h 0y 0
2.4 Déterminons la distance d’ :
Coordonnées de l’accélérationa⃗ : d’ = XP – (D + d) = 1,64 m
ax = 0 2.5 Déterminons la date tB :
a⃗ { a = −g
y Lorsque la balle passe au-dessus de la raquette,
A l’instant t ≠ 0, on a : x=D+d
vx = v0 cosα D+ d
⃗ {v = −gt + v sinα et
v D’où tB = v cosα = 1,83 s.
y 0 0

x = (v0 cosα) t (1) 3.


⃗⃗⃗⃗⃗⃗ { 3.1 Déterminons la vitesse de la balle en P :
OM 1
y = − gt 2 + (v0 sinα)t + h (2) ▪ Détermination par application du théorème de
2 l’énergie cinétique :
Equation cartésienne de la trajectoire :
x ∆EC = ∑ W(F ⃗ ext )
(1) ⟹ t = v cosα 1
0 2
Soit m (vP − v02 ) = W(P ⃗ ) = mgh
g 2
D’où (2) devient : y = - 2v2cos2α x 2 + x tanα + h
0 D’où : vP = √v02 + 2gh ; vP = 12,41 m/s
A. N : y = - 0,14 𝐱 𝟐 + 1,73 𝐱 + 0,5(3) ▪ Détermination par les coordonnées de vP :
xP
Au point P, tP = v cosα = 2,11 s
0
2. vPx = v0 cosα
2.1 Montrons qu’il ne peut intercepter la D’où : v
⃗ P { v = −gt + v sinα
Py P 0
balle :
Au point d’abscisse xB = D + d = 11 m. vPx = 6 m/s
Soit : v
⃗ P {v = −10,71 m/s
Déterminons l’ordonnée Y de la balle : Py

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Y = - 0,14 × (11)2 + 1,73 × 11 + 0,5 2 2
Par conséquent : vP = √vPx + vPy = 12,30 m/s
Y = 2,59 m > H = 2,5 m donc le joueur B ne peut
intercepter la balle. 3.2 Déterminons la direction du vecteur-vitesse 𝐯⃗𝐏 :
v v
2.2 Déterminons la distance D’ : cosθ = vPx ⟹ θ = cos −1( vPx) = 60,8°
P P
D’ = Y – H = 2,59 – 2,5 = 0,09 m ⃗vP est incliné d’un angle θ =60,8° par rapport à
D’ = 9 cm l’horizontale.

IV. DOCUMENTATION

Application du champ électrostatique


Le champ électrique peut ainsi mettre en mouvement des particules chargées. À la différence du champ
magnétique, il est capable de les accélérer. Bien que négligeable à une grande échelle devant l'interaction
gravitationnelle car la matière est globalement neutre électriquement, le champ électrique a un effet
prépondérant à des échelles microscopiques, et est utilisé pour l'étude de la matière dans les accélérateurs
de particules.
Un champ électrique peut être créé relativement facilement entre deux plaques de condensateur, c’est-à-
dire deux plaques dont la tension entre les deux est non nulle.

Pour des exercices de renforcement :


[Link]
[Link]
[Link]

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TERMINALE CDE CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
PHYSIQUE CHIMIE

THEME: MECANIQUE

TITRE DE LA LEÇON : OSCILLATIONS MÉCANIQUES LIBRES

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en classe de TleC au Lycée Moderne d’Agnibilekrou découvre dans une revue scientifique les
informations suivantes : « L'amortisseur d'une automobile fonctionne avec des ressorts de suspension
pour assurer le confort à bord du véhicule ainsi que sa bonne tenue de route. Les amortisseurs
maintiennent les roues en contact avec le sol. Chaque ressort subit une compression et une détente
continue en perdant à chaque fois un peu d’énergie. La fréquence et l’ampleur des mouvements
occasionnés par le ressort doivent être contrôlés. ».
Voulant en savoir davantage, l’élève informe ses camarades et ensemble, ils entreprennent de définir
un oscillateur mécanique, de déterminer son équation différentielle et les caractéristiques du
mouvement d’un oscillateur mécanique non amorti puis de montrer la conservation de l’énergie
mécanique d’un oscillateur harmonique non amorti.

II. CONTENU DE LA LECON

1- QUELQUES DEFINITIONS
o Un mouvement oscillatoire libre d’un solide est un mouvement périodique autour de la
position d’équilibre stable de ce solide lorsqu’il est abandonné à lui-même.
o Un oscillateur mécanique est un système mécanique qui effectue un mouvement
périodique autour de la position d’équilibre.
o La période notée(T) est la durée d’une oscillation complète (ou d’un va et vient).
o La fréquence notée (f ou N) est le nombre d’oscillations complètes par seconde.
𝟏 𝟐𝝅
𝑻 = 𝑵et ω= 2πN= 𝑻
2- PENDULE ELASTIQUE
2.1 Le pendule élastique horizontal

G
o
x’ O 𝑖Ԧ x
ሬԦ
𝑇 𝑅ሬԦ
.G

𝑃ሬԦ x
2.2 Equation différentielle du mouvement des oscillations libres non amorties

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𝒌
𝒎𝒙̈ + 𝒌𝒙 = 𝟎 𝒐𝒖 𝒙̈ + 𝒙=𝟎
𝒎

2.3 Solution de l’équation différentielle


x(t)=Xmcos(ωot+𝝋)oux(t)=Xmsin(ωot+𝜑)
Avec : x(t) : élongation du mouvement à t quelconque (en mètre) ;
Xm : élongation maximale ou amplitude du mouvement (en mètre) ;
ωot: phase du mouvement à la date t (en radian) ;
𝜑phase du mouvement à l’origine des dates (en radian)
𝐤
La pulsation propre de l’oscillateur est : 𝜔o = √𝐦 ( en rad/s)
𝟐𝛑 𝒎
La période propre de l’oscillateur est : 𝑇o = = 𝟐𝝅√ 𝒌 (en seconde)
𝜔o
𝟏
La fréquence propre de l’oscillateur est : 𝑁o = 𝐓 (en hertz)
𝐨

2.4 Représentation de x(t) et v(t) sur deux périodes


Supposons que 𝜑 = 0 on a : x(t)= Xmcosωot et v(t)= -ωoXmsinωot
Xm
Vm= Xm𝝎𝐨 To
x(t) v(t)

o
t(s)

Vm= -Xm𝝎𝐨
-Xm

3- ETUDE ENERGETIQUE
3.1 Energie potentielle élastique
1 𝟏
Epe=2kx2=𝟐k𝐗 𝟐𝒎 cos2(ωot+𝝋)
3.2 Energie cinétique
1 𝟏 𝑘
Ec=2mv2= 𝟐kX2msin2(ωot+𝝋) car 𝜔02 = 𝑚
3.3 Energie mécanique
𝟏 𝟏 𝟏
Em=𝟐kX2m= 𝟐mV2m=𝟐mω2OX2m= Cste

SITUATION D’EVALUATION
Lors d’une séance de TP, ton groupe étudie les oscillations mécaniques libres d’un pendule horizontal
afin de déterminer son équation horaire. Il dispose d’un ressort à spires non jointives de masse
négligeable et de raideur k = 10N.m-1. Ton groupe engage le ressort sur une tige horizontale Ax. L’une
de ses extrémités est fixée en A, l’autre est reliée à un cylindre creux C de masse m=0,1kg qui peut
glisser le long de la tige. L’abscisse x du centre d’inertie G de C est repérée par rapport à O, position
de G à l’équilibre.

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Le groupe écarte le cylindre de sa position d’équilibre et le lâche. A l’instant t=0s, choisi pour origine
des dates, son abscisse est x0= 2cm et la vitesse sur Ax est VOx= -0,2m.s-1.
Tu es le rapporteur.
Tu négligeras les frottements et tu considèreras que l’énergie potentielle pour la position d’équilibre
du système est nulle.
1) Calcule l’énergie mécanique de l’oscillateur à t=0s.
2) Détermine, en appliquant le principe de la conservation de l’énergie mécanique :
2-1-la vitesse de C au passage par la position d’équilibre ;
2-2-les positions de C pour lesquelles la vitesse s’annule.
3)
3-1-Etablis l’équation différentielle du mouvement de C.
3-2-Déduis-en l’équation horaire du mouvement de C.

Solution
1) Energie mécanique de l’oscillateur à t=0s
1 1
𝐸0 = 𝐸𝐶0 + 𝐸𝑃0 = 2 𝑚V02 + 2 kx02 AN : E0= 4.10-3 J
2)
2-1- La vitesse de C à la position d’équilibre
1 2𝐸
E= cste donc 𝐸0 = 𝐸1 = 2 𝑚V12 ⇒ 𝑉1 = √ 𝑚0 AN : 𝑉1 = 0,28 𝑚. 𝑠 −1
2-2- Les positions de C
1 2𝐸0
V=0 ; 𝐸0 = 𝐸2 = 2k 𝑋 2 ⇒ 𝑋 = ∓√ AN : 𝑋 = 0,028 𝑚 ou 𝑋 = −0,028 𝑚
𝑘
3)
3-1-Equation différentielle et équation horaire.
• Système : le cylindre
• Bilan des forces : Poids𝑃ሬԦ, la tension 𝑇
ሬԦ du ressort et la réaction normale𝑅ሬԦ .
En appliquant le théorème du centre d’inertie on obtient : ሬሬԦ + 𝑻
𝑷 ሬԦ + 𝑅ሬԦ = 𝒎𝒂
ሬԦ
Par projection sur l’axe Ax : −𝑻 = 𝒎. 𝒂 donc
𝒌
𝒎𝒙̈ + 𝒌𝒙 = 𝟎 Soit 𝒙̈ + 𝒎 𝒙 = 𝟎
3-2-Equation horaire du mouvement
Une des solutions de cette équation est de la forme : 𝒙 = 𝑿𝒎 cos (ωot+𝝋) et 𝒙̇ = -ωoXmcos(ωot+𝝋)
A t=0s, x0= 𝒙 = 𝑿𝒎 cos (𝝋) et 𝒙̇ =-ωoXmcos(𝝋) =v0 ce qui donne:
𝑣0 𝑥0
tan (𝝋) = -𝛚𝐨.𝑣0 AN =/4 rad. Et Xm=𝑐𝑜𝑠(𝝋) d'où Xm= 2,82 cm.

L'équation horaire est donc : 2,82.10-2 cos (10t+/𝟒)

III. EXERCICES

Exercice 1
L’équation horaire du mouvement d’un mouvement mobile ponctuel est données par :
𝜋
x =2.10-2cos(40πt-6 ) en unités S.I. La constante de raideur du ressort est :k=100N /m

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1-Précise les valeurs de l’amplitude, de la période, de la fréquence et de la phase initiale du
mouvement de ce point matériel.
2-Calcule la vitesse et l’accélération de ce point matériel à la date t=0
3-Montre que l’énergie mécanique de l’oscillateur est constante et déduis-en sa valeur.

Solution
1-Précisons les valeurs de l’amplitude, la période, la fréquence et la phase initiale
La solution est de la forme :𝒙(𝒕) = 𝑿𝒎 cos(ωot+𝝋).
𝝅
L’équation horaire est: 𝒙 = 𝟐. 𝟏𝟎−𝟐 𝒄𝒐𝒔(𝟒𝟎𝝅𝒕 − 𝟔 ). Donc par identification, on a:
➢ L’amplitude : 𝑿𝒎 = 𝟐. 𝟏𝟎−𝟐 𝒎 ;
2𝜋 2𝜋
➢ La période propre : 𝑇0 = 𝜔 or 𝜔0 = 40𝜋𝑟𝑎𝑑/𝑠 donc 𝑇0 = 40𝜋 = 0,05 𝑠 ou 𝟓. 𝟏𝟎−𝟐 s
0
1 1
➢ La fréquence propre :𝑁0 = 𝑇 = = 20𝐻𝑧.
0 0,05
𝜋
➢ La phase initiale:𝝋 = − 6 𝑟𝑎𝑑.
2. Calculons la vitesse et l’accélération du point matériel à l’instant t= 0s.
Déterminons d’abord la vitesse v et l’accélération a du point matériel à chaque instant.
𝜋 𝜋
➢ 𝑥 = 2. 10−2 𝑐𝑜𝑠 (40𝜋𝑡 − 6 ) ⟹ 𝑣 = 𝑥̇ = −2. 10−2 × 40𝜋𝑠𝑖𝑛 (40𝜋𝑡 − 6 ) =
𝜋
−0,8 𝜋𝑠𝑖𝑛 (40𝜋𝑡 − 6 ).
𝜋
➢ 𝑣 = −0,8 𝜋𝑠𝑖𝑛 (40𝜋𝑡 − 6 )

Exercice 2

Complète le texte ci-dessous avec les mots ou groupes de mots suivants : fréquence ; période par
seconde ; l’amplitude des oscillations ; diminue ; la période ; est constante ; une oscillation.

Un oscillateur mécanique effectue un mouvement de va-et-vient autour de sa position d’équilibre. Un


va-et-vient représente …………………… . Sa durée correspond à ……………………..des
oscillations. La ………………… des oscillations quant à elle, elle est le nombre de
…………………….. .Lorsque l’oscillateur mécanique n’est pas amorti, sont énergie totale
…………………….. . Cependant cette énergie ……………………. Si les oscillations sont amorties.
Dans ce cas, ………………………. diminue à cause des pertes d’énergie. Pour compenser ces pertes,
un apport extérieur d’énergie est nécessaire.

Solution:

Un oscillateur mécanique effectue un mouvement de va-et-vient autour de sa position d’équilibre. Un


va-et-vient représente une oscillation. Sa durée correspond à la période des oscillations. La fréquence
des oscillations quant à elle, elle est le nombre de périodes par semaine. Lorsque l’oscillateur
mécanique n’est pas amorti, sont énergie totale est constante. Cependant cette énergie diminue si les
oscillations sont amorties. Dans ce cas, l’amplitude des oscillations diminue à cause des pertes
d’énergie. Pour compenser ces pertes, un apport extérieur d’énergie est nécessaire.

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Exercice 3

Réponds par vrai (V) ou par faux (F) aux affirmations suivantes en mettant une croix dans la case qui
convient

Vrai Faux
1) Un oscillateur est un système qui effectue un mouvement de translation
2) L'oscillateur est dit libre, lorsqu'écarté de sa position d'équilibre et
abandonné à lui-même, effectue des oscillations.
3) Lorsqu'un oscillateur n'est soumis à aucune force dissipative: Il est non
amorti.
4) La durée d'une oscillation complète est une période
5) La Fréquence correspond au nombre d'oscillations par unité de temps

Solution

Vrai Faux
1) Un oscillateur est un système qui effectue un mouvement de translation
2) L'oscillateur est dit libre, lorsqu'écarté de sa position d'équilibre et
abandonné à lui-même, effectue des oscillations.
3) Lorsqu'un oscillateur n'est soumis à aucune force dissipative: Il est non
amorti.
4) La durée d'une oscillation complète est une période
5) La Fréquence correspond au nombre d'oscillations

Exercice 4

Ton petit frère possède un jeu constitué d’une ressort à spires non jointives, de masse négligeable, de
constante de raideur k et d’une voiturette de masse m accrochée à l’extrémité libre du ressort.
L’ensemble est posé sur une table horizontale où les frottements sont négligés.

La position du centre d’inertie de la voiturette peut être déterminée sur un axe horizontal (x’x) muni
d’un repère (O, 𝑖Ԧ). A l’équilibre, le centre d’inertie G de la voiturette se trouve à l’origine du repère.

Ton petit frère déplace la voiturette vers la gauche jusqu’à l’abscisse xo puis à l’instant to, il la libère
sans vitesse initiale. Le système {voiturette + ressort} se met alors à osciller.

Données : m = 250 g ; k = 100 N.m-1 ; xo = - 15 cm ; to = 0 s.

x’ x
O 𝑖Ԧ

Il t’est demandé d’établir l’équation horaire du mouvement de la voiturette.

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1) Nomme les forces extérieures qui s’exercent sur la voiturette pour x ≠ 0.
2) Représente ces forces dans une position de G où x < 0.
3) Etablis l’équation différentielle du mouvement du système.
4) Détermine l’expression de x(t) sous la forme x = Xmcos(𝜔𝑜 t + 𝜑) et celle de v(t), en précisant
les valeurs numériques de Xm, 𝜔𝑜 et 𝜑.

1) Solution:
2) Les forces extérieures qui s’exercent sur la voiturette sont :
le poids 𝑃ሬԦ de la voiturette ; la réaction 𝑅ሬԦ du support ; la tension 𝑇
ሬԦ du fil.
3) Représentation de 𝑃ሬԦ, 𝑅ሬԦ et 𝑇
ሬԦ pour x < 0

𝑅ሬԦ

x’ ሬԦ
𝑇 O 𝑖Ԧ x
6

𝑃ሬԦ

4) Equation différentielle du mouvement :


TCI : 𝑃ሬԦ + 𝑇
ሬԦ + 𝑅ሬԦ = m𝑎Ԧ

Projection suivant (x’x) : T = ma avec T = - kx


𝒌
Donc –kx = ma = m𝑥̈ ; soit 𝒙̈ + 𝒎 x = 0

5) Expression de x(t) et de v(t) :


La solution de l’équation différentielle est de la forme x(t) = Xmcos(𝜔𝑜 t + 𝜑)

A t= 0 s, 𝑥𝑜 = 𝑋𝑚 cos𝜑 = - 0,15 et 𝑣𝑜 = - 𝑋𝑚 𝜔𝑜 sin𝜑 = 0

Sin𝜑 = 0 𝜑 = 0 ou 𝜑 = 𝜋

Soit cos0 = 1 ou cos𝜋 = - 1

De plus, Xm > 0 cos 𝜑 < 0

𝑘
D’où 𝝋 = 𝝅 rad cad x(t) = Xmcos(𝜔𝑜 t + 𝜋) avec Xm = 0,15 m et 𝜔𝑜 = √𝑚

soit 𝝎𝒐 = 20 rad/s

x(t) = 0,15 cos(20t +𝝅) et v(t) = - 3sin(20t + 𝝅)

Exercice 5
Lors d’une séance de TP, ton groupe étudie les oscillations mécaniques libres d’un pendule horizontal
afin de représenter son équation horaire.

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Le pendule est constitué d’un solide de masse m, de centre d’inertie G, attaché à libre d’un ressort
horizontal de raideur k. Il a un mouvement rectiligne horizontal. Au cours de ce mouvement, le solide
passe à la position initiale xo = 0 m avec une vitesse de valeur vo, orienté vers l’extrémité fixe.

Données : m = 0,1 kg ; vo = 0,5 m.s-1 ; 𝜔𝑜 = 7,85 rad/s ; 𝜋 = 3,14 rad

Echelle : 1,5 cm pour 1 cm (en ordonnée) et 1cm pour 0,2 s (en abscisse)

Tu es choisi pour la rédaction du compte rendu.

1) Etablis l’équation différentielle du mouvement du centre d’inertie G du solide.


2) Détermine :
2.1) la période propre To de l’oscillateur ;
2.2) la phase 𝜑 à l’origine des dates et l’amplitude Xm des oscillations;
2. 3) la constante de raideur k.
2.4) l’équation horaire du centre d’inertie du solide.
3) Représente sur deux périodes l’équation horaire du mouvement.

Solution:

1) Equation différentielle du mouvement de G.


Système : solide de masse m
Forces extérieures :
le poids 𝑃ሬԦ de la voiturette ; la réaction 𝑅ሬԦ du support ; la tension 𝑇
ሬԦ du fil.
Théorème du centre d’inertie : 𝑃ሬԦ + 𝑇 ሬԦ + 𝑅ሬԦ = m𝑎Ԧ

Projection suivant (x’x) : - T = ma


𝒌
Donc –kx = ma = m𝑥̈ ; soit 𝒙̈ + 𝒎 x = 0

2𝜋 2𝑥3,14
2.1) Période propre To = 𝜔 AN To = = 0,8 s
𝑂 7,85

2.2) Phase 𝜑 et amplitude 𝑋𝑚

A t = 0s, x(o) = 𝑋𝑚 cos𝜑 = 0 et v(0) = - 𝑋𝑚 𝜔0sin𝜑 = - 0,5


𝜋 𝜋
cos𝜑 = 0 𝜑=- ou 𝜑 = +
2 2

𝝅
Or 𝑋𝑚 > 0 ; d’où sin𝜑 > 0 cad 𝝋 = + 𝟐

0,5 0,5
Par conséquent, 𝑋𝑚 = 𝜔 𝑋𝑚 = 7,85 𝑥 1 𝑿𝒎 = 0,064m
𝑂 𝑠𝑖𝑛𝜑

2.3) la constante de raideur k.

𝝎𝟐𝒐 (𝟕,𝟖𝟓)𝟐
k= AN : k = = 616 N.m-1
𝒎 𝟎,𝟏

2.4) l’équation horaire de G

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𝝅
x(t) = 6,4.10-2cos(7,85t + 𝟐 )

3) Représentation de x(t)

IV. DOCUMENTATION

RESSORT DE SUSPENSION
1. Fonction
Le ressort de suspension est associé à la roue de chaque demi-train (train avant et train arrière) de
la voiture. Son rôle est important pour la tenue de route du véhicule.
Il absorbe les irrégularités de la route dans le but de:
• Maintenir les roues en contact avec le sol et permettre ainsi un bonne tenue de
route.
• Filtrer les chocs consécutifs à la déformation et aux aspérités de la route pour
assurer un confort acceptable aux passagers du véhicule et protéger les organes
mécaniques et la coque du véhicule.
2. Description
Il fait la liaison entre le châssis et les organes suspendus et les éléments des trains roulant non
suspendus, autrement dit tous les organes qui encaissent les chocs dus au contact avec la route.
Il est de forme hélicoïdale, en acier trempé, formé de plusieurs spires, ce qui rend son mouvement
élastique. L'énergie accumulée par les chocs dans les roues est progressivement dissipée dans les
oscillations. Il travaille de concert avec l'amortisseur qui limite ses oscillations.

Source: Google

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Niveau : Terminales C, D
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie

THEME: ELECTRCITE

TITRE DE LA LEÇON : CHAMP MAGNETIQUE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève de la classe de Tle d’un Lycée Moderne assiste à des travaux de réparation d’une télévision dans
l’atelier de son ami. Le réparateur dispose entre autres matériels, d’une aiguille aimantée, d’un aimant et
d’une bobine. L’élève constate que lorsque l’aiguille aimantée est proche de l’aimant ou de la bobine
parcourue par un courant électrique, celle-ci dévie.
Pour comprendre ces observations, l’élève et ses camarades de classe décident, avec l’aide de leur
professeur, de faire des recherches en vue de définir l’espace champ magnétique, de représenter le vecteur-
champ magnétique et de déterminer ses caractéristiques.

II. CONTENU DE LA LECON


I. MISE EN EVIDENCE EXPERIMENTLALE: interactions magnétiques
I.1 Expérience

-Les pôles de même noms de deux aimants se repoussent


-Les pôles de noms différents de deux aimants s'attirent.
-Les faces de même nom de deux bobines se repoussent
-Les faces de noms différents de deux bobines s'attirent.

I.2 Conclusion
La présence d'un aimant ou d'une bobine parcouru par un courant électrique en un lieu
modifie les propriétés de ce lieu. On dit qu'il y règne un champ magnétique

Exercice d'application:

Indique les pôles de l'aimant B,en tenant compte des sens de déplacment des deux aimants A et B,

N N

II. LE CHAMP MAGNETIQUE

II.1 Définitions

• Espace champ magnétique


Un espace champ magnétique est une région de l’espace dont les propriétés sont modifiées par la présence
d’un aimant ou d’un conducteur parcouru par un courant électrique.
• Vecteur champ magnétique
En tout point de l’espace champ magnétique, le champ magnétique est caractérisé par un vecteur appelé
vecteur champ magnétique. Il est noté ⃗B

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• Sources de champ magnétique :
– Les aimants
– Les courants
– La terre

II.2 Caractéristiques du vecteur champ magnétique

Point d’application : tout point M de l’espace où règne le champ ;


Direction : celle de l’axe d’une aiguille aimantée placée au point M considéré ;
Sens : du pôle sud vers le pôle nord de l’aiguille aimantée ;
Valeur: mesurée en Tesla (T) à l’aide d’un Teslamètre.
II.3 SPECTRES MAGNETIQUES
Une ligne de champ est une courbe tangente, en chacun de ses points, au vecteur champ
magnétique B⃗ et orientée dans le même sens que B
⃗.
B
M
• Un spectre magnétique est un ensemble de lignes de champ.
• Exemples de spectres magnétiques
-Spectre créé par un aimant droit -Spectre créé par un aimant en U

II.4 LE SOLENOIDE
II.4.1 Définiton
Un solénoïde est une bobine dont la longueur L est au moins 10 fois supérieure à son rayon (L =
10×R)
• ⃗ est uniforme et a pour
A l’intérieur d’un solénoïde infiniment long, le champ magnétique B
caractéristiques :
Direction : celle de l’axe du solénoïde ;
Sens : donné par la règle du bonhomme d’Ampère ou toute autre règle d'orientation de l'espace (
main droite, doigts de la main droite)
N
Valeur: B = μ0 L I = 𝜇0 nI
avec N : nombre de spires ; n : nombre de spires par mètre ; 𝜇0 : perméabilité du vide.
𝜇0 = 4𝜋10−7 S.I

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II.2.2 Spectre d'un solénoide

N.B.règle du bonhomme d’Ampère


Le bonhomme d’Ampère, regardant l’axe du solénoïde, a son bras gauche tendu qui indique le
sens du vecteur champ lorsqu’il est placé sur le fil de telle sorte que le courant entre par ses pieds
et sort par sa tête.

Exercice d'application:

Un solénoide comporte n= 1000 spires par mètre. Elle est parcourue par un courant d'intensité I=2.0A.

1. Représente les lignes de champ à l'intérieeur du solénoide ci-dessous.


2. Détermine les caractéristiques du champ magnétique B ⃗ à l'intérieur du solénoide.

Donnée:0=4.10-7SI

SITUATION D’EVALUATION
Au cours d’une séance de TP en classe de Terminale dans un Lycée, un groupe d’élèves doit utiliser un
solénoïde de longueur L, dont le nombre de spires N, réparti sur quatre (4) couches, n’est
malheureusement pas indiqué. Ces élèves mesurent alors la valeur du champ magnétique 𝐵 ⃗ à l’intérieur
du solénoïde en faisant varier l’intensité I du courant qui le traverse. Les résultats obtenus sont consignés
dans le tableau suivant :
I (A) 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
B(mT) 0 1,00 2,00 2,95 4,10 5 5,95

Le Professeur leur demande de tracer la courbe B = f(I) afin de déterminer le nombre de spires N du
solénoïde. Il leur donne : 0 = 4.𝜋.10-7 S.I. ; L = 40 cm ; échelle : 1 cm pour 1 mT et 2,5 cm pour 1 A
Etant membre du groupe, tu es désigné(e) pour présenter votre production.
1- Donne :
1.1- la définition d’un solénoïde ;
1.2- l’expression du champ magnétique créé à l’intérieur d’un solénoïde en fonction de la longueur L
du solénoïde, du nombre de spires N, de l’intensité I du courant et de la perméabilité du vide 0.
2- Trace la courbe B = f(I).

3- Montre que B est proportionnel à I à partir de la courbe B = f(I).

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4- Détermine :
4.1- le coefficient de proportionnalité k (exprimé en S.I.) ;
4.2- le nombre de spires par unité de longueur n ;
4.3- le nombre de spires N ;
4.4- le nombre de spires par couche.

Solution
1.
1.1 Un solénoïde est une bobine dont la longueur L est au moins 10 fois supérieure à son rayon (L =
10×R) B(mT)
N
1.2 B = 0 .I
L
2. Tracé de la courbe B=f(I)

3. la courbe est une droite passant par l’origine du repère donc le champ magnétique B est proportionnel à
l’intensité du courant I
4.
B
4.1-Le coefficient de proportionnalité k :B = k .I  k = = 2.10–3mT
I
𝐾 2.10−3
4.2-Lenombre de spires par unité de longueur n : B = 0.n.I = kIn=.0= 4𝜋.10−7 n= 1592 spires/m
𝑁
4.3-Le nombre de spires N : n =. L  N = n.L = 1592*0.4 N= 637 spires

𝑁
4.4-Le nombre de spire par couche est : 4 = 160spires

III. EXERCICES

Exercice 1
⃗ S.
Un solénoïde parcouru par un courant d’intensité I crée un champ magnétique B
1- Reproduis le schéma du solénoïde ci-contre et représente
1.1- les lignes de champ magnétique ;
1.2- le champ magnétique ⃗BS créé au centre de la bobine. I I
2- Indique le nom des faces du solénoïde sur le schéma.
Solution
⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑆 . Lignes de champ

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I I Page 4 sur 8
Face Nord Face Sud

Exercice 2
Un solénoïde de longueur L = 40 cm comportant N = 1000 spires est traversé par un courant d’intensité
I = 2 A.
⃗ créé au centre du solénoïde.
Calcule la valeur du champ magnétique 𝐵
N 1000
Solution B = 0 .I A.N : B = 4π.10-7x 0,4 x5 B = 1,57.10-2 T
L

Exercice 3:

Un solénoide de longueur l=80cm, pparcouru par un courant électrique d'intensité I=2,5A génère un
champ magnétique de valeur B=12.0mT.

1. Détermine le nombre n de spires qu'in comporte


2. Déduis le nombre N de spires de ce solénoide
3. Déterminer l'intensité I' du courant électrique dans les spires de ce solénoide pour que la valeur de
B soit de 24mT.

Donnée: 𝜇𝑜 =4.10-7SI

Solution:

1. B=𝜇𝑜 nI donc n=B/𝜇𝑜 𝐼 A.N. n= 3819 spires/m


2. N=nl A.N. N=3055spires
3. B'=𝜇𝑜 nI' donc I'=B'/𝜇𝑜 n A.N. I'=5A

Exercice 4
Au cours d'une expérience votre professeur de Physique- Chimie dispose une aiguille aimmantée au
centre O d'un solénoide. Vous constatez qu'à l'absence d'un courant électriqu dans les spires du solénoide,
la direction de l'aiguille est perpendiculaire à l'axe du solénoide. Mais quand le professeur fait passer un
courant dans les spires l'aiguille déve d'un angle =30°.
Le professeur vous demande d'exploiter les données.

Donnée: Bh= Valeur du champ magnétique terrestre=2.10-5T

1. Nomme le champ magnétique au centre du solenoide à l'absence du courant électrique


2. Justifie la déviation de l'aiguille aimantée lorsque le solénoide est parcouru par un courant.
3. Représente qualitativement au centre O du solénoide, les champs magnétiques existants
lorsqu'ilest parcouru par un courant électrique.
4. Détermine les valeurs du champ magnétiqu 𝐵 ⃗ 𝑜 créé par le solénoide et du champ magnétique
⃗.
résultant 𝐵

Solution:

1. Il s'agit du champ magnétique terresre


2. La déviation de l'aiguille est le résultat de la combinaison du champ terrestre (perpendiculaire à
l'axe du solénoide) et celui créé à l'intérieur du solénoide (axe du solénoide)
3. Représentation des champs

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⃗ 𝑜 :vecteur champ créé par le solénoide
𝐵

⃗ ℎ : vecteur champ terrestre


𝐵

⃗ =𝐵
On a: 𝐵 ⃗𝑜+𝐵
⃗ℎ

𝐵
⃗ℎ
𝐵


⃗𝑜
𝐵

4. Déterminationdes valeurs des champs


Les trois vecteurs forment un triangle rectangle

tan=B0/Bhdonc B0=Bh tan A.N. B0= 1,15.10-5T

D'autre part, B= √𝐵0 2 + 𝐵ℎ 2 A.N. B= 2,3.10-5T

Exercice 5
Partie A
Un solénoide long parcouru par un courant I crée un champ magnétique ⃗⃗⃗
𝐵.
1. Reproduire le schéma du solénoide représente
1.1. Le champ magnétique à l’intérieur du solénoide
1.2. Le sens du courant dans le solénoide
1.3. Les lignes de champ dans le solénoide
2. Compléter le schéma en y indiquant les faces du solénoide

Partie B
A l’aide d’un teslamètre,on mesure le champ magnétique à l’intérieur d’un solénoide en fonction de
l’intensité de couranrt qui le parcourt. On obtient les mesures suivantes :
I (A) 0 1,0 2,0 3,0
B(mT) 0 2,0 4,01 6

1. Faire un scéma annoté du dispositif expérimentalce


2.
2.1. Trace la courbe B=f (I). Echelles : 1cm ⟷ 1mT
2,5cm ⟷ 1A
2.2. Déduis de la courbe que B est proportionnel à I et détermine le coefficient k (en unités S.I.)

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3. Donne l’expression de B en fonction de la longueur L, du nombre de spires du solénoide et de
l’intensité I du courant.
4. Détermine, à partir du graphique, la perméabilité du vide µ0.

Solution :
1. Schéma annoté
SONDE

SOLENOIDE TESLAMETRE
2.
2.1. Tracé de la courbe B=f (I)

2.2. La courbe est une droite passant par l’origine du repère. B est donc proportionnel à I ; d’où
B=kI, k étant le coefficient de proportionnalité que l’on peut déterminer.

On trouve k= 2.10-3 T/A


3. Expression de B
B=µ0NI/L

4. B=kI= µ0NI/L Par identification on a : µ0N/L= k

µ0 = kL/N A.N. µ0 = 1,25.10-6 S.I.

IV. DOCUMENTATION

CHAMP MAGNÉTIQUE

En physique, dans le domaine de l'électromagnétisme, le champ magnétique est une grandeur ayant le
caractère d'un champ vectoriel, c'est-à-dire caractérisée par la donnée d'une norme, d’une direction et
d’un sens, définie en tout point de l'espace et permettant de modéliser et quantifier les effets magnétiques
du courant électrique ou des matériaux magnétiques comme les aimants permanents. La présence du
champ magnétique se traduit par l'existence d'une force agissant sur les charges électriques en mouvement
(dite force de Lorentz) et par divers effets affectant certains matériaux (diamagnétisme, paramagnétisme,
ferromagnétisme, etc.). La grandeur qui détermine l'interaction entre un matériau et un champ magnétique
est la susceptibilité magnétique. Les différentes sources de champ magnétique sont les aimants
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permanents, le courant électrique (c'est-à-dire le déplacement d'ensemble de charges électriques), ainsi
que la variation temporelle d'un champ électrique (par induction électromagnétique). Sauf exception, cet
article traite du cas du régime statique ou indépendant du temps, pour lequel le champ magnétique existe
indépendamment de tout champ électrique, soit en pratique celui créé par les aimants ou les courants
électriques permanents. Toutefois, en régime variable, c'est-à-dire pour des courants électriques non
permanents, ou des champs électriques variables, le champ magnétique créé, lui-même variable, est la
source d'un champ électrique, et donc ne peut être considéré de façon indépendante (cf. champ
électromagnétique).

Source: Wikipédia

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Niveau : Terminales CDE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie

THEME: ELECTRICITE
TITRE DE LA LEÇON : LOI DE LAPLACE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE

Lors de la lecture d’une revue scientifique, un élève de la classe de Terminale du Lycée Municipal 2
Attécoubé, apprend que lorsqu’une tige métallique parcourue par un courant électrique continu est plongée
dans un champ magnétique, elle subit une force électromagnétique. L’élève partage cette information avec
ses camarades de classe. Voulant en savoir plus, ces élèves entreprennent avec l’aide de leur professeur
de s’informer sur la force de Laplace, de déterminer ses caractéristiques et d’analyser quelques
applications de la loi de Laplace.

II. CONTENU DE LA LEÇON

1. Mise en évidence expérimentale de la Force de Laplace


1.1 Expérience de la tige de Laplace
1.1.1. Dispositif

1.1.2. Observations
A la fermeture de l’interrupteur K, on fait les observations suivantes :

• le conducteur en cuivre dévie ;


• cette déviation change de sens si l’on modifie le sens du champ magnétique ou le sens du courant
(changement de bornes) :
• le conducteur reprend sa position si on supprime 𝐵 ⃗ ou si on ouvre l’interrupteur K.

1.1.3. Conclusion
Le conducteur (ou la tige) subit une force électromagnétique. Le sens de cette force dépend de ceux
⃗ et I
de 𝐵

é[Link] Page 1 sur 13


1.2 Expérience des Rails de LAPLACE
1.2.1 Dispositif
Deux rails horizontaux et parallèles sont reliés aux
bornes d’un générateur de courant constant. Une barre
conductrice est placée sur les rails et ferme le circuit.
L’ensemble (rails+ conducteur) est placé dans l’entrefer
d’un aimant en U. (voir figure 1)
Figure 1

1.2.2 Observations

Lorsque la barre est parcourue par un courant électrique constant, elle se met en mouvement. Le sens
de son déplacement change selon le sens du courant électrique ou celui du champ B ⃗ .Sa vitesse
augmente avec l’intensité de courant.

1.2.2 Interprétation
La barre est soumise à une force électromagnétique dont la valeur dépend de l’intensité I du courant
électrique et celle du champ magnétique ⃗B.

1.2.3 Conclusion
Un conducteur placé dans un champ magnétique et traversé par un courant électrique constant subit
une force électromagnétique appelée force de LAPLACE.

2. Loi de Laplace
2.1 Énoncé

Un conducteur rectiligne de longueurℓ, parcouru par un courant électrique constant d’intensité I, placé dans
un champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗ , est soumis à une force 𝐹 appelée force de LAPLACE d’expression :
⃗ ∧𝐵
𝐹 = 𝐼ℓ ⃗

2.2 Caractéristiques de la force de Laplace


Les caractéristiques de la force de Laplace sont :

- Point d’application : le milieu de la partie du conducteur placée dans


le champ magnétique
- Direction : la perpendiculaire au plan formé par le conducteur
rectiligne et le champ 𝐵 ⃗
- Sens : le sens de 𝐹 est tel que le trièdre ( ⃗ℓ , 𝐵
⃗ , 𝐹 ) est direct.

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Le sens de ⃗⃗⃗
𝐹 est déterminé par plusieurs règles, dont celle des trois doigts de la main droite
• Si l’index indique le sens du courant électrique I ;
• ⃗ ;
et le majeur indique le sens de 𝐵
• alors le pouce indique le sens de 𝐹 .

- ⃗̂
valeur : 𝐹 = 𝐼. ℓ. 𝐵|𝑠𝑖𝑛𝛼| avec 𝛼 = ( ℓ ⃗ )
, 𝐵

Pour ⃗ℓ ⊥ 𝐵 ⃗̂
⃗ : 𝛼 = (ℓ ⃗ ) = 𝜋 ⇒ 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 1 donc 𝐹 = 𝐼. ℓ. 𝐵
, 𝐵 2
Règle de la main droite

Activité d’application

Représente sur chacun des conducteurs placés dans l’espace champ magnétique ⃗⃗⃗
𝐵 délimité par le
rectangle, la force de LAPLACE.

CORRECTION

En utilisant la règle des trois doigts de la main droite


𝑭 ⃗
⊙𝐵

𝑭 ⃗
⊙𝐵

⊗𝐵 ⃗𝑭

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3. Applications de la loi de Laplace
3.1 Balance de Cotton ;
3.1.1 Schéma et description
Elle comprend :
- un bras de fléau supportant un
plateau ;
- un circuit électrique OCADE fixé sur
l’autre bras de fléau.
La partie CADE est plongée dans le champ
̂ et 𝐷𝐸
magnétique à mesurer. 𝐶𝐴 ̂ sont des arcs
de cercle de centre O.
La balance est mobile autour de l’axe horizontal
() passant par O, perpendiculaire au plan de
figure. Elle est équilibre en l’absence de courant
électrique.

3.1.2 Détermination de la valeur du champ magnétique

• Système : ensemble (fléau + plateau + masse)


• Référentiel terrestre supposé galiléen
• Bilan des forces extérieures au système :
- La réaction 𝑅⃗ ,
- les poids 𝑃⃗ , 𝑃⃗0,
- les forces de Laplace 𝐹 , 𝐹1 et⃗⃗⃗𝐹2
• À l’équilibre, on a ∑ 𝑀(∆) (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0

𝑀(∆) (𝑃⃗) + 𝑀(∆) (𝑅⃗ ) + 𝑀(∆) (𝑃⃗0 ) + 𝑀(∆) (𝐹 ) + 𝑀(∆) (𝐹1 ) + 𝑀(∆) (𝐹2 ) = 0

Compte tenu de la forme des conducteurs AC et DE (arcs de cercle de centre O), les moments des forces
𝑅⃗ , 𝐹1 ,𝐹2 et 𝑃⃗0 sont nuls car leurs droites d’action coupe l’axe de rotation (∆) en O.

𝑀(∆) (𝑃⃗) + 𝑀(∆) (𝐹 ) = 0

−𝑃 × 𝑑′ + 𝐹 × 𝑑 = 0 ⟺ 𝐹 × 𝑑 = 𝑃 × 𝑑′

Or 𝐹 = 𝐼ℓ𝐵 et 𝑃 = 𝑚𝑔

𝑚𝑔𝑑′
𝐼ℓ𝐵 = 𝑚𝑔 ⟹ 𝐵 =
𝐼ℓ𝑑
𝒎𝒈
Pour 𝑑’ = 𝑑 alors 𝑩 = 𝑰𝓵

3.1.3 Intérêt du dispositif



Il permet de déterminer la valeur du champ magnétique 𝐵

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3.2 Roue de Barlow
3.2.1 Schéma et description

La roue de Barlow est constituée d’un disque de


cuivre, mobile autour d’un axe horizontal ∆ ; cet
axe est relié à l’une des bornes d’un générateur de
tension continue. L’autre borne est reliée à une
cuve contenant une solution conductrice, lui-même
en contact avec le disque. Un aimant en U crée,
autour de la portion basse du disque, un champ
magnétique uniforme 𝐵 ⃗.

3.2.2 Fonctionnement

A la fermeture du circuit, le rayon qui plonge dans la solution conductrice est traversé par le courant I et
subit la force de la Laplace. Si l’intensité de 𝐹 est grande, ce rayon sort de la solution et un autre y
pénètre. Les rayons se suivent ainsi les uns après les autres dans la solution et l’ensemble tourne dans le
sens de 𝐹 .

3.3 Haut-parleur
Un haut-parleur est un appareil qui transforme des courants
électriques en ondes sonores.

Il est constitué d’un aimant, d’une bobine et d’une


membrane. La membrane est solidaire de la bobine. Les
variations du courant électrique dans la bobine créent une
force (force de Laplace) qui fait vibrer la membrane.
Cette vibration de la membrane crée le son.

SITUATION D’ÉVALUATION
Au cours d’une séance de T.P. un groupe d’élèves de terminale, sous la supervision de leur professeur de
Physique – Chimie, réalise le montage schématisé ci-contre. OA est une tige de cuivre mobile autour de
l’axe horizontal (). Le groupe veut déterminer l’angle de déviation 𝛼 du fil dans différentes situations.
Les parties 1 et 2 sont indépendantes.
(∆)
1. Première partie
Précise ce qui se passe au niveau de la tige dans chacun des
cas suivants :

1.1 le circuit est fermé et le champ magnétique𝐵 ⃗ existe ;


1.2 on intervertit les bornes du générateur, en présence du
même champ magnétique𝐵 ⃗ ;le circuit étant fermé ;
1.3 le circuit est fermé et le champ magnétique est supprimé ;
1.4 le circuit est ouvert en présence du champ magnétique 𝐵 ⃗ .

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2. Deuxième partie
Un élève du groupe fixe la valeur de 𝐵 ⃗ à 5.10-2T et I = 5A. La tige OA de longueur ℓ = 20 𝑐𝑚 est
entièrement plongée dans le champ 𝐵 ⃗ . La masse de la tige est m = 10 g.
2.1 Fais le bilan des forces s’exerçant sur la tige OA. Représente-les sur un schéma.
2.2 Écris les conditions d’équilibre de la tige OA.
2.3 Détermine l’inclinaison 𝛼 de la tige OA par rapport à la verticale.
On donne g = 10 m.s-2

Correction

1. Première partie
1.1 Circuit fermé et la valeur de 𝐵⃗ est non nulle
La tige rectiligne de cuivre (tige OA) est déviée

⃗ est non nulle.


1.2 On intervertit les bornes du générateur et la valeur de 𝐵
La tige est déviée dans l’autre sens.

⃗ est nulle
1.3 Circuit fermé et la valeur de 𝐵
La tige reste dans sa position d’équilibre verticale.

⃗ est non nulle


1.4 Circuit ouvert et la valeur de 𝐵 ⃗⃗
𝑹
La tige reste dans sa position d’équilibre verticale

2. Deuxième partie + 𝑶

2.1 Le bilan et représentation des forces ⃗𝑭


𝛼
Système : tige OA

Bilan des forces extérieures à la tige OA 𝛼


𝑨
• La réaction 𝑅⃗ du support ⃗⃗
𝑷
• Le poids de la tige 𝑃⃗
• La force de LAPLACE 𝐹

2.2 Les conditions d’équilibre de la tige OA autour d’un axe fixe (∆).
Lorsque la tige OA est en équilibre autour d’un axe de rotation(∆) fixe alors :

∑ 𝐹(𝑒𝑥𝑡) = ⃗0&

∑ 𝑀(∆) (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0

2.3 Détermination de l’inclinaison𝛼 de la tige OA par rapport à la verticale.

𝑀(∆) (𝑃⃗) + 𝑀(∆) (𝐹 ) + 𝑀(∆) (𝑅⃗ ) = 0

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ℓ ℓ
−𝐹 × + 𝑃 × 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 0 ⟺ 𝐹 = 𝑃 × 𝑠𝑖𝑛𝛼
2 2
Or 𝐹 = 𝐼ℓ𝐵 et 𝑃 = 𝑚𝑔 alors 𝐼ℓ𝐵 = 𝑚𝑔𝑠𝑖𝑛𝛼
𝐼ℓ𝐵 𝐼ℓ𝐵 5×0,2×5.10−2
𝑠𝑖𝑛𝛼 = 𝑚𝑔 𝑑 ′ 𝑜ù 𝛼 = sin−1 ( 𝑚𝑔) A.N 𝛼 = sin−1 ( ) 𝑠𝑜𝑖𝑡𝛼 = 30°
10×10.10−3

III. EXERCICES

Exercice 1 :

Un conducteur rectiligne de 0,4m de longueur et parcouru par un courant constant d’intensité 12A est
placé dans un espace où règne un champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗⃗⃗ de valeur B=0,25T.

Déterminer la valeur de la force magnétique qui s’exerce sur le conducteur quand il fait avec les lignes
de champ un angle de 30° puis de 45°.

Solution:

L'expression de la force de Laplace est 𝐹 =I𝑙 𝐵


⃗ )=IlBsin
En norme, on a F=IlBsin(I𝑙 ,𝐵

A.N. Si =30° F=0.6N

Si =45° F=0.86N

Exercice 2

Une balance de Cotton possède un conducteur actif de 3cm traversé par un courant de 8A et placé
perpendiculairement au vecteur-champ B dont on veut mesurer la valeur.

Déterminer la masse m du corps à placer dans le plateau pour équilibrer la balance lorsque B= 0,5T ;

Solution :

Dans la balance de cotton, l'expression de la masse est donnée par la relation :

𝐼𝑙𝐵
m = A.N. m=0.012kg
𝑔

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Exercice 3

Une portion de conducteur de longueur d, traversé par un courant électrique constant d’intensité I, est
plongée dans un espace où règne champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗ .

1. Représente la force de Laplace dans chaque cas.

2. Exprime la valeur de la force dans chaque cas.

3. Détermine le moment de la force de Laplace par rapport à un axe passant par Ai et parallèle
au champ magnétique.

On donne : d = 20cm ; I = 500 mA ; B = 0,4 T.

A2
A1

I

𝐵 ⃗
𝐵 ⃗
𝐵

I
A3 A4
I
2d

Solution:

1er cas: 1. Représentation de 𝐹 2eme cas: 1. Représentation de 𝐹


𝐹

2. Valeur de 𝐹 2. Valeur de 𝐹

F=IdB=0.04N F=IdB=0.04N

Moment de 𝐹 / A1 Moment de 𝐹 / A2

M (𝐹 )=F*d/2=0.004 N.m M (𝐹 )=F*d/2=.004N.m

3eme cas

1. Représentation de 𝐹

é[Link] Page 8 sur 13


2. Valeur de 𝐹 : F=IdB=0.08N

3. Moment de 𝐹 : M (𝐹 )=F*d=0.008N.m.

Exercice 4 : BALANCE DE COTTON

Tu es élève en classe de TC. Ton groupe de TP est choisi est choisi pour déterminer la valeur du champ
magnétique 𝐵 ⃗ dans l’entrefer d’un aimant en U. Pour cela votre professeur de Physique-Chimie met à
votre disposition le dispositif de la balance de Cotton et tout le matériel nécessaire. Le groupe réalise le
dispositif expérimental et sous la supervision du professeur, il effectue les mesures dont les résultats sont
consignés dans le tableau suivant.

I(A) 0,74 1,50 2,35 3,20 3,90 4,80


m (mg) 0,5 1 1,5 2 2,5 3

Echelle : 2cm ↔ 5 mg ; 2 cm ↔ 0,75 A

On donne g = 10m.s-2 ; l = CD = 2,9 cm.

En tant que porte-parole du groupe il t’est demandé de répondre aux questions suivantes.

1- Indique sur le schéma le sens du champ magnétique créé par l’aimant.

2- Montre que les forces de Laplace s’exerçant sur les portions AD et BC n’ont aucune
influence sur l’équilibre de la balance.

3- Exprime l’intensité I du courant dans le dispositif expérimental en fonction de B, l, g et m.

4- Tracer la courbe I = f (m)

5- Déduire de cette courbe la valeur B du champ magnétique.

A
Zone d’action de I
C D
I

ℓ m
L L

Solution:

1. I va de C à D et la force magnétique est descendant. Selon l'une des règle,𝐵 ⃗ est sortant.
2. Les forces s'exerçant sur les parties AD et BC (arc de cercle) ont leur droite d'action rencontre
l'axe de rotation du fléau donc elles n'ont aucune influence.

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3. En appliquant le théorème des moments, on a:
𝑚𝑔
M (𝐹 ) + M(𝑃⃗)=0 ce qui donne I l B=mg d'où I= 𝑖𝐵

4. Tracé de la courbe I=f(m)


I(A)

m (mg)

C'est une droite qui passe par l'origine du repère donc I est proportionnel à m: I=k.m.

Déterminons le coefficient de proportionnalité k.

3.90−1.50
K=0.0025−0.0010=1600A/kg

5. Par identification,
𝑔 𝑔 𝑔
I=k.m=𝑙𝐵m ce qui donne k= 𝑙𝐵 d'où B=𝑘𝑙 A.N. B=0,215T

Exercice 5 : TIGE DE LAPLACE

La coordination régionale disciplinaire de physique-chimie organise chaque année un concours qui


oppose les élèves des classes de TC des différents établissements d’enseignement secondaire.

Au cours de cette activité il est demandé aux élèves rapidité et justesse des réponses données. Les élèves
seront notés et le vainqueur désigné sera le groupe qui aura eu la plus grande note.

Le libellé du sujet à traiter est le suivant :

Un conducteur de longueur l et de masse m, est susceptible de tourner autour d’un axe passant par le
point A. Dans sa position d’équilibre, le conducteur fait un angle α avec la verticale. Il est alors parcouru
par un courant constant d’intensité I. La portion du conducteur soumise au champ magnétique est
symétrique par rapport à son centre d’inertie G.

Données : m = 20 g ; g = 10 N/kg ; h = 5 cm ; B = 0,5 T.  = 10°

Tu es candidat à ce concours et tu rends compte à tes camarades de classe.

1. Exprime l’intensité de la force de Laplace qui agit sur le conducteur en fonction de α, I, h et B.


2. Représente sur le schéma, les forces agissant sur le conducteur.
3. Ecris la relation entre les moments de ces forces traduisant l’équilibre du conducteur.
4. Déduis-en l’expression de l’intensité I du courant en fonction de m, g, α, h et B.
é[Link] Page 10 sur 13
5. Calcule I.

A
I
α

h
G

ℎ 𝐼ℎ𝐵
1. F=IlB avec h=lcosα d’où l=𝑐𝑜𝑠α et F=𝑐𝑜𝑠α
2. Les forces réagissant sur la tige
• Force de Laplace 𝐹
• Poids du conducteur 𝑃⃗
• Réaction du support 𝑅⃗
3. A l’équilibre de la balance : ΣM (𝐹 ext.)=0
⃗⃗ )=0 car 𝑹
M(𝑹 ⃗⃗ rencontre l’axe de rotation

𝒎𝒈𝒍𝒔𝒊𝒏α
⃗⃗ )=
M (𝑷 𝟐

⃗ ) = - 𝐼ℎ𝐵𝑙
M (𝑭 2𝑐𝑜𝑠α

𝒎𝒈𝒍𝒔𝒊𝒏α 𝐼ℎ𝐵𝑙
ΣM (Fext.)=0 soit - =0
𝟐 2𝑐𝑜𝑠α

4.

𝒎𝒈𝒔𝒊𝒏𝟐α
I= 𝟐𝒉𝑩

A.N. I=1,36 A

IV. DOCUMENTATION

COURANTS DE FOUCAULT

On appelle courants de Foucault les courants électriques créés dans une masse conductrice, soit par la
variation au cours du temps d'un champ magnétique extérieur traversant ce milieu (le flux du champ à
travers le milieu), soit par un déplacement de cette masse dans un champ magnétique. Ils sont une
conséquence de l'induction électromagnétique.
Les courants de Foucault sont responsables d'une partie des pertes (dites pertes par courants de
Foucault) dans les circuits magnétiques des machines électriques alternatives et des transformateurs.
C'est la raison pour laquelle les circuits magnétiques sont constitués de tôles feuilletées afin de limiter
ces courants et les pertes par effet Joule qui en découlent, ce qui améliore le rendement global des
transformateurs.
Le champ magnétique variable au cours du temps est responsable de l'apparition d'une force
électromotrice à l'intérieur du milieu conducteur. Cette force électromotrice induit des courants dans la
masse. Ces courants ont deux effets :

é[Link] Page 11 sur 13


• ils créent un champ magnétique qui s'oppose à la variation du champ magnétique extérieur
(loi de Lenz) ;
• ils provoquent un échauffement par effet Joule de la masse conductrice d'autant plus fort que la
vitesse entre l'inducteur et la pièce conductrice est importante.
Lorsque la variation de flux est due à un déplacement du milieu devant un champ magnétique constant,
les courants de Foucault sont responsables de l'apparition de forces de Laplace qui s'opposent au
déplacement, d'où l'effet de freinage observé sur les systèmes utilisant ce genre de dispositif.
Freinage

Frein à courants de Foucault sur un train rapide japonais Shinkansen.

Schéma d'un disque de frein de Foucault actuel.


Le premier brevet de ralentisseur électromagnétique a été déposé par Steckel en 19032. Raoul Sarazin a
réalisé en 1936 la première application pratique sur véhicule d'un ralentisseur utilisant le principe des
courants de Foucault2.
Des systèmes de freinage à courants de Foucault sont utilisés notamment sur les véhicules poids
lourds3 et sur les autocars sous le nom de « ralentisseur », ou sous le nom commercial Telma1.
Ils sont constitués d'électroaimants fixes (stator) induisant des courants de Foucault dans des disques
conducteurs (rotor) entraînés par les roues. Lorsque les électroaimants sont mis sous tension, les
courants de Foucault induits dans les disques génèrent des forces de Laplace s'opposant au mouvement,
donc générant un couple de freinage.
Contrairement aux freins classiques qui dissipent l'énergie par frottement, le freinage électromagnétique
fonctionne sans contact, donc sans usure de garniture. Ces freins nécessitent peu de réglage. Bien que
l'énergie de freinage reste dissipée sous forme de chaleur (par effet Joule), ils sont moins sensibles à
l'échauffement. Ils sont de ce fait obligatoires sur les véhicules lourds pour produire un freinage
d’endurance notamment en montagne ou en situations d'arrêts fréquents. Le freinage étant généré par la
vitesse des disques, ils ne permettent en aucun cas l'immobilisation d'un véhicule jusqu'à l'arrêt complet.
C'est pour cela qu'ils ne fonctionnent qu'en complément de freins conventionnels.

é[Link] Page 12 sur 13


Dans les chemins de fer, la rame à grande vitesse ICE 3 de la Deutsche Bahn utilise un système de freins
à courant de Foucault comme système de frein de service sur certaines lignes nouvelles et comme
système de freinage d'urgence ailleurs.
On peut leur reprocher que l'énergie est dissipée par effet Joule sous forme de chaleur et donc en pure
perte, contrairement au freinage régénératif des véhicules hybrides qui la valorisent en électricité
stockable.

Chauffage
Le chauffage par induction est produit par les courants de Foucault induits dans la pièce à chauffer. Ce
type de chauffage est donc réservé aux matériaux conducteurs d’électricité. Il est par exemple utilisé
dans les plaques de cuisson à induction, ou en métallurgie, où les fours à induction peuvent chauffer les
lingots de métal jusqu'à leur température de fusion.

Brasage
Dans le cas du brasage par induction, on place les éléments à braser dans un champ électromagnétique
puissant pour chauffer les pièces ainsi que le métal d'apport.

Autres applications

Ancien compteur électrique français (EDF).


On utilise les courants de Foucault pour :

• comptabiliser la consommation électrique, dans les anciens compteurs ERDF (à roue dentée) ;
• réaliser des capteurs de distance sans contact. Ils sont généralement constitués d'une bobine excitée à
haute fréquence (de 200 kHz à 2 MHz) ; la proximité d'une pièce conductrice en modifie
l'impédance ; la mesure de cette impédance permet de déterminer la distance de la pièce mesurée ;
• le contrôle non destructif, par exemple pour la détection des fissures dans les pièces métalliques
comme les rails ferroviaires ou les pièces métalliques d'avion soumises à des contraintes répétées.
En cas de défaut interne, les courants de Foucault sont différents, ce qui se traduit par une
modification du champ magnétique induit. Un exemple est le contrôle de la qualité de fabrication
des lames des armes d'escrime sportive5 ;
• afficher la vitesse d'un véhicule par tachymètre : un aimant est relié à la sortie de la boite de
vitesses et entouré d'un tube fait d'un métal conducteur allant de ladite boite jusqu'au compteur sur
lequel est fixé une aiguille. Le tube, pivotant autour de son axe, est retenu par un ressort en spirale
chargé de ramener l'aiguille à zéro. Plus la roue tourne vite, plus la force exercée sur la rotation du
tube est grande, et plus l'aiguille du compteur s'éloigne de sa position initiale ;
• le fonctionnement de certaines dynamos de vélo : un aimant est mis en rotation par l'effet des
courants de Foucault dans la jante de la roue. Cet aimant permet ensuite de générer de l’énergie pour
alimenter une lumière6. Contrairement aux dynamos traditionnelles, l'entrainement de l'aimant se fait
ainsi sans contact.
Source : Wikipédia

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Niveau : Terminales CDE CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline :

PHYSIQUE-CHIMIE

THEME : ELECTROMAGNETISME

TITRE DE LA LEÇON : INDUCTION ELECTROMAGNETIQUE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Des élèves en classe de Terminale C au Lycée Moderne de Séguéla ont découvert dans une revue scientifique,
l’information suivante : « la génératrice de bicyclette est un appareil très simple : une bobine de fil conducteur
et un aimant. La rotation de l’aimant devant la bobine crée un courant électrique induit : c’est l’induction
électromagnétique ». Afin de s’approprier cette information, avec leurs camarades de classe ils veulent
expliquer le phénomène d’induction électromagnétique, comprendre les lois de l’induction électromagnétique
et appliquer la loi de Lenz à un circuit soumis à une variation de flux magnétique.

II. CONTENU DE LA LECON

[Link] de flux magnétique


1.1 Vecteur surface
Soit un circuit fermé plan situé dans une région où règne un champ magnétique uniformeB ⃗ . Ce circuit limite
une surface plane S.
On appelle vecteur-surface S⃗ du circuit, le vecteur normal au plan du circuit dont le sens est déterminé par la
règle de l’observateur d’Ampère ou tout autre règle équivalent.

𝑺

+ Sens positif
Remarque : Si le circuit est parcouru par un courant électrique, le sens positif est celui du courant électrique.
1.2Flux magnétique
Soit un circuit fermé, plongé dans un champ magnétique uniforme B ⃗ , on appelle flux magnétique du champ
⃗B, à travers cet circuit, la grandeur algébrique définie par :
𝜙= ⃗B.S⃗ = [Link]
⃗B
𝜃 ⃗S
Remarque :
• L’unité légale du flux magnétique est le Weber (Wb).
• Le flux magnétique se mesure à l’aide d’un fluxmètre.
• Pour N spires, 𝜙 = N B S cos.

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 1 sur 14
Activité d’application
Une bobine plate de rayon moyen r = 2,5 cm et comportant N= 50 spires est plongé dans un
champ magnétique uniforme de valeur B= 0,02T.
Calculer le flux magnétique à travers la bobine.
Solution
La solution dépend de l’orientation de la bobine
1er Cas 2e Cas
𝜃 =60° ⃗B 𝜋
Représentons ⃗S 𝜙= N B S cos(2 + 𝜃)
𝜋 𝜃 =60° ⃗B
𝜙 = N B S cos( 2 − 𝜃) 𝜙 = - N B r2sin
𝜙 = N B r2sin ⃗S 𝜙= - 1,7.10-3Wb
∆𝜙= 1,7.10-3 Wb

1.3 Règle du flux maximal


Un circuit fermé, parcouru par un courant électrique continu, mobile dans un champ
magnétique uniforme, s’oriente de telle sorte que le flux magnétique, soit maximal dans
sa position d’équilibre, le sens positif étant celui du courant électrique.
𝜙=NBS ⃗B ⃗S

2. Mise en évidence de l’induction électromagnétique


2.1 Expériences et observations
2.1.1 Mouvement relatif d’un aimant et d’une bobine
Soit le circuit ci-contre ne comportant pas de générateur. Galvanomètre
• Le déplacement de l’aimant au voisinage de la bobine
provoque l’apparition d’un courant électrique appelé
courant induit.
• L’aimant qui crée le champ est l’inducteur.
• La bobine, siège du courant induit est le circuit induit ou
l’induit.
• Le phénomène qui engendre le courant induit est appelé N S
induction électromagnétique Aimant
Bobine
Remarque :
• L’intensité du courant induit augmente avec la vitesse de déplacement de l’aimant.
• Le sens du courant induit dépend du sens du déplacement et de la nature du pôle le plus proche.
• Le courant induit s’annule lorsque le déplacement cesse.
2.1.2 Rotation d’un circuit fermé à proximité d’un aimant

La variation de l’angle entre le champ magnétique et


le vecteur surface fait apparaître un courant induit
dans la bobine.
⃗⃗
𝑩 ⃗
𝑺
N S

Rotation d’une bobine au voisinage d’un aimant

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2.1.3 Variation de la surface du circuit induit

La variation de la surface du circuit plongé dans le champ



𝐵
magnétique donne naissance à un courant induit.
M

𝑣
m
A
N
Conducteur mobile sur les rails deLaplace

2.1.4 Déplacement d’une bobine inductrice


• En approchant la bobine mobile de la bobine fixe, il
Bobine inductrice Bobine induite
naît dans cette dernière un courant induit i de sens sur son support
différent de I. Le flux croit.
I i
• En éloignant la bobine inductrice, il naît dans la
- +
bobine induite un courant i de même sens que I (le
flux décroit).

- +
6V
Galvanomètre
Déplacement de la bobine inductrice

2.1.5 Ouverture et fermeture du circuit dans une bobine Bobine induite


Bobine inductrice
• Fermeture sur son support
Le flux croit d’où la naissance dans la bobine induite I i
d’un courant i de sens contraire à I.
- +
• Ouverture
Le flux décroit d’où la naissance dans la bobine induite
d’un courant induit i.
A

- +
6V
Ouverture et fermeture du circuit dans
la bobine inductrice
2.2Conclusion
Un courant induit est créé dans un circuit fermé, chaque fois qu’il y a une variation du flux magnétique dans
le circuit. Ce courant induit ne dure que le temps de la variation du flux.

[Link] du courant induit i à l’oscilloscope

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3. Lois de l’induction électromagnétique
3.1 Loi de Lenz
Le sens du courant induit est tel que par ses effets, il s’oppose à la cause qui lui donne naissance.
Remarque :
La loi de Lenz permet de prévoir le sens du courant induit.

Activité d’application
1. Cite deux manières différentes de faire varier un champ magnétique en un point de l'espace.
2. En appliquant la loi de Lenz, prévois le sens du courant induit dans les cas suivants :

(a) (b)
(1)
N S (1) S N
(2) (2)

On éloigne la spire de On approche la spire


l’aimant de l’aimant

corrigé
1. On peut faire bouger un aimant ou bien une bobine parcourue par un courant par rapport au lieu choisi.
On peut faire varier l’intensité du courant dans un conducteur placé à proximité du lieu choisi.
2. (a) Sens 1. (b) Sens 1.

3.2 Loi de Faraday


Tout circuit électrique, soumis à une variation de flux magnétique est le siège d’une force électromotrice
(f.é.m.) induite e donnée par la relation :
𝐝𝛟
e = − 𝐝𝐭
V
4. Courant induit et force électromotrice induite.

4.1. Intensité du courant induit


(e, r)
i
D Loi des mailles : u = - UR
𝐞 𝟏 𝐝𝛟
u ri – e = Ri → i = =-
𝐑+𝐫 𝐑+𝐫 𝐝𝐭
UR

[Link] aux bornes du circuit induit


(e, r)
i
D 𝐞
u = ri – e et i = 𝐑+𝐫
u 𝐫 𝐑
UR u = e (𝐑+𝐫- 1)= - 𝐑+𝐫 𝐞

R
𝐝𝛟
Lorsque le circuit est ouvert i = 0, u = - e = .
𝐝𝐭

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[Link]é d’électricité induite
𝑑𝑞 1 dϕ 1 1 𝜙f : flux final
i= = -R+r dt → dq = - 𝑅+𝑟 d𝜙et par intégration Q = - 𝑅+𝑟 (𝜙f –𝜙i) 𝜙i : flux initial
𝑑𝑡

[Link] du courant induit.

4.4.1. Par la loi de Lenz.

N S S N

a b
4.4.2. Par la loi de Faraday.
On choisit un sens positif qui donne le vecteur surface S.
⃗ .S⃗
Pour N spires, le flux est : 𝜙 = NB soit𝜙 = NBScosθ
𝑑𝜙
D’après la loi de Faraday e = − 𝑑𝑡
• La loi de Faraday permet de déterminer le sens et l’intensité du courant induit.
• Si e > 0 alors le courant induit circule dans le sens positif choisi.
• Si e < 0 alors le courant circule dans le sens opposé au sens positif.
𝑑𝜙
• e = − 𝑑𝑡 : le signe (−) traduit la loi de Lenz compte tenu des conventions de signe adopté.
• i le circuit est fermé, il y a apparition d’un courant induit ; s’il est ouvert, on n’aura pas de courant
induit mais la f.é.m. existe toujours.

Activité d’application
Une bobine comporte N=100 spires de rayon moyen r = 4 cm. Elle est 𝐵(𝑇)

𝐵
placée dans un champ magnétique parallèle à son axe et qui varie 0,04
+
linéairement de 0,04 T à 0,00T en 0,1 s(voir figure). 𝑆
Calculer la f.é.m. d’induction qui apparait aux bornes de la bibine. 𝑡(𝑠)
0,1
Solution
Calculons la f.é.m. d’induction qui apparaît aux bornes de la bobine :
𝜙= N B S avec B = a.t + b
𝑑𝜙 𝑑𝐵
Or 𝑒 = − 𝑑𝑡 = - N S 𝑑𝑡 = - N. S. a
∆𝐵
De plus : a = = - 0,4 T. s-1
∆𝑡
D’où : e = - N. 𝜋r2a = 0,2 V
Remarque: e > 0 donc le courant induit circule dans le sens positif.

Méthode de résolution :
Pour résoudre un problème portant sur les courants induits, on oriente arbitrairement le circuit. Cette
orientation donne le sens de ⃗S et détermine le signe de ϕ.

3.3f.é.m. induite moyenne


∆𝜙
𝑒𝑚𝑜𝑦 = −
∆𝑡

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5. APPLICATIONS DE L’INDUCTION ELECTROMAGNETIQUE
5.1 Les transformateurs
5.1.1 Généralités
Un transformateur est constitué de deux bobines placées face à face sur un circuit magnétique.
• L’une des bobines est branchée à une source alternative de courant : c’est le circuit primaire ; elle
constitue l’inducteur.
• Les variations alternatives du flux magnétique engendré par le primaire créent un champ magnétique
dans l’autre bobine et donnent naissance à une f.é.m. induite alternative : cette bobine est le
secondaire ou l’induit.
Les transformateurs ne fonctionnent pas en courant continu.

E1 S1

Primaire
E2 S2
U1 U2 ou

Secondaire

5.1.2 Relation entre tensions aux bornes du primaire et du secondaire


Soient N1 et N2, les nombres de spires du primaire et du secondaire.
Soient U1 et U2 les tensions efficaces correspondantes.

U1 = 6 V U2 = 3 V N1 = 66 spires N2 = 33 spires
𝑈2 𝑁2
= 0,5 = 0,5
𝑈1 𝑁1

𝑈 𝑁
On a : 𝑈2 =𝑁2: C’est le rapport de transformation
1 1
Remarque :
𝑁
• Si 𝑁2< 1 alors U2< U1 : le transformateur est dit abaisseur de tension.
1
𝑁2
• Si 𝑁 > 1 alors U2> U1 : le transformateur est dit élévateur de tension
1
𝑁2
• Si 𝑁 = 1 alors U2 = U1 : on a un transformateur d’isolement.
1
Activité d’application
Les valeurs efficaces des tensions primaire et secondaire d’un transformateur parfait sont : U1=220 V et U2=
24 V.
1. Détermine le rapport de transformation et le nombre de spires du secondaire, si le primaire en compte
1000.
2. Le primaire est alimenté en courant alternatif sinusoïdal d’intensité efficace I1=0,5 A. Calcule la valeur
efficace d’intensité du courant secondaire.
corrigé
𝑁 𝑈
1. 𝑘 = 𝑁2 = 𝑈2 ; A.N : 𝑘 = 0,109
1 1
𝑁
2. 𝑘 = 𝑁2 ⟹ 𝑁2 = 𝑘𝑁1 ; A. N : 𝑁2 = 109 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠
1

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𝐼 𝐼1
𝑘 = 𝐼1 ⟹ 𝐼2 = ; 𝐼2 = 4,58 𝐴
2 𝑘

5.2 Les alternateurs


Ils servent à produire des tensions alternatives, en convertissant l’énergie mécanique en énergie électrique. En
effet lorsqu’on fait tourner un aimant devant une bobine, une f.é.m. induite apparaît aux bornes de la bobine
qui devient ainsi génératrice de courant. Dans la production industrielle, l’aimant est remplacé par plusieurs
électroaimants (rotor) et l’induit fixe (stator) est constitué de plusieurs bobines montées en série.

Aimant
Rotation

Bobine

5.3 Les courants de Foucault


Ce sont des courants qui apparaissent dans la masse de tout matériau conducteur en mouvement dans un
champ magnétique ou dans tout matériau conducteur placé dans un champ magnétique variable.
Applications :
• Freinage des véhicules lourds : les courants de Foucault qui apparaissent dans le disque donne
naissance à des forces de Laplace qui s’opposent au mouvement du disque.

Exemples :
- les freinages des véhicules lourds

- les fours à induction

[Link] microphone électrodynamique à bobine mobile

Il utilise une bobine de cuivre et une source magnétique (aimant).


La bobine, solidaire de la membrane, est placée dans le champ magnétique de l’aimant. Chaque mouvement
mécanique de la membrane est traduit en tension é[Link] microphone a l’avantage d’être robuste et de
supporter de très hauts niveaux de pression acoustique. Il est peu sensible au vent ou à l’humidité, mais
sensible aux champs magnétiques. On note en revanche une perte de définition dans les fréquences aiguës (à
partir de 15 kHz).

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Utilisation :
ce micro trouvera sa place sur scène où la qualité du son est moins importante qu’en studio. Les micros
adaptés à la voix ont une courbe de réponse remontée vers 5 000 Hz pour donner une meilleure intelligibilité
et proposent généralement un filtre antivent et pop (atténuation des plosives et des sifflantes).

6. Production de l’électricité par les alternateurs

L’alternateur est constitué d’une bobine fixe devant laquelle un aimant est animé d’un mouvement de
rotation ( θ varie) alors une f.e.m. induite apparait aux bornes de la
bobine qui devient une génératrice de tension alternative.
On sait que 𝜙 = NBScosθ.Si θ = ωtalors𝜙 = NBScosωt

𝑑𝜙
En plus 𝑒 = − 𝑑𝑡 d’où𝑒 = NBSωcosωt
𝑒est une tension alternative sinusoïdale

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SITUATION D’EVALUATION
Dans le cadre des travaux dirigés, le professeur de physique-chimie veut vérifier la connaissance des
élèves dans la représentation graphique de la force électromotrice induite après avoir déterminer sa valeur
pour une variation du temps.
Dans cette épreuve, un solénoïde possède deux enroulements entrelacés de rayon r =2.5 cm et de
longueur l = 41.2 cm. Le premier enroulement comporte 𝑁1 = 200𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠𝑒𝑡𝑙𝑒𝑑𝑒𝑢𝑥𝑖è𝑚𝑒𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑁2 =
100 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠
L’enroulement (1 ) est parcouru par un courant d’intensité 𝑖1 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒 . (voir figure)
On donne : 𝜇0 = 4𝜋10−7 𝑆𝐼
𝑖1 (mA)

50

1 2 3 4 5 t(ms)

-50

1- Donne l’expression
1.1- de la valeur du champ magnétique 𝐵 ⃗ 1créé par l’enroulement (1) en fonction de 𝜇0 , 𝑁1 , 𝑙𝑒𝑡𝑖1 .
1.2- du flux magnétique à travers l’enroulement (2) en fonction de 𝜇0 , 𝑁1 , 𝑙 , 𝑖1 , 𝑁2 𝑒𝑡𝑟.
2- Détermine la force électromotrice induite 𝑒2 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒𝑡 ∈ [0; 5]𝑚𝑠.
3- Représente graphiquement 𝑒2 (𝑡). 1𝑐𝑚 ↔ 2𝑚𝑉
Echelle :
1𝑐𝑚 ↔ 1𝑚𝑠
Solution
1-Expression
𝑁1
1.1- Valeur de 𝐵1 = 𝜇0 𝑖1
𝑙
1.2- Du flux magnétique à travers l’enroulement (2) 𝛷 = 𝑁2 𝐵1 𝑆𝑜𝑟𝑆 = 𝜋𝑟 2
𝑑𝑜𝑛𝑐𝑙 ′ 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑑𝑢𝑓𝑙𝑢𝑥𝑐𝑟éé𝑝𝑎𝑟𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡(1)à𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡(2)𝑒𝑠𝑡
𝑁1 𝜋𝑁1 𝑁2
𝛷 = 𝑁2 𝜇0 𝑖1 × 𝜋𝑟 2 soit𝛷 = 𝜇0 𝑟 2 𝑖1
𝑙 𝑙
2- Déterminons la f.é.m. induite 𝑒2 𝑠𝑢𝑟𝑡 ∈ [; 5𝑚𝑠]
𝜋𝑁1 𝑁2 2
𝑑𝛷 𝑑 (𝜇0 𝑟 𝑖1 ) 𝑑𝑖1 𝜋𝑁1 𝑁2
On sait que 𝑒2 = − 𝑑𝑡 = − 𝑙
= −𝑘 avec k = 𝜇0 𝑟 2 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑙
𝑑𝑖1
Soit k=.1,2.10−4 ,donc𝑒2 = −1,2. 10−4 𝑑𝑡
𝑑𝑖1 0,05−(−0,05)
*Pour 𝑡 ∈ [0; 2𝑚𝑠]; = = 50 𝐴⁄𝑠 => 𝑒2 = −1,2. 10−4 × 50 = −0,006 𝑉
𝑑𝑡 0.002−0
𝑑𝑖1
*Pour 𝑡 ∈ ]2; 3𝑚𝑠[; = 0 𝑑𝑜𝑛𝑐𝑒2 = 0 𝑉
𝑑𝑡
𝑑𝑖1 −0,05−0,05)
*Pour 𝑡 ∈ ]3; 5𝑚𝑠] ; = 0.005−0,003 = −50 𝐴⁄𝑠 => 𝑒2 = −1,2. 10−4 × (−50) = 0,006 𝑉
𝑑𝑡
3 –Représentation graphique de 𝑒2 (𝑡)

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𝑒2 (V)

0,006 𝑒2

1 2 3 4 5 t(ms)

-0.006 𝑒2

III. EXERCICES

Exercice 1
Une bobine, comportant N = 150 spires, de rayon r =10 cm, plongée dans un champ magnétique uniforme 𝐵 ⃗,
⃗ 𝑒𝑡𝑆 aient le même sens.
parallèle à son axe, de valeur B = 0,1 T. La bobine est orientée de telle sorte que 𝐵
⃗ 𝑒𝑡𝑆 vaut :
1- L’angle 𝛼 entre 𝐵
𝜋
a) 𝛼 = 𝜋𝑟𝑎𝑑, b)𝛼 = 0 rad ; c) 𝛼 = 2 𝑟𝑎𝑑
2- L’expression du flux est :
a) 𝛷 = 10 𝐵. 𝑆 ; b) 𝛷 = 100 𝐵. 𝑆 c)𝛷 = 150 𝐵. 𝑆
3- Le flux magnétique à travers la bobine est :
a) 𝛷 = 0.47 𝑊𝑏 ; b) 𝛷 = 4,71𝑊𝑏 c) 𝛷 = 0.31𝑊𝑏

Solution
1-b ; 2-c ; 3-a
Exercice 2
1. Dans le phénomène d'induction, la source de champ magnétique se nomme :
a) l'induit ;
b) l'inducteur ;
c) l'inductance.

2. Dans le phénomène d'induction, le circuit où apparaît la tension se nomme


a) l'induit ;
b) l'inducteur ;
c) l'inductance.

3. Une tension induite apparaîtra aux bornes d'un circuit plongé dans un champ magnétique :
a) de faible intensité ;
b) de forte intensité ;
c) intensité variable.

4. Une bobine est soumise à un champ magnétique uniforme et constant. Pour qu'il y ait induction, il faut
que :
a) la bobine possède un nombre élevé de spires ;

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b) l'axe de la bobine soit de même direction que le champ magnétique ;
c) la bobine se déplace perpendiculairement au champ magnétique.

5. La loi de Lenz nous dit, entre autre, que le courant induit produit à son tour un champ magnétique qui
s'oppose :
a) au champ magnétique inducteur ;
b) à la variation du champ magnétique ;
c) à la variation de la tension.

Recopie le numéro de la proposition suivi de la lettre qui correspond à la bonne réponse dans chaque cas.

Solution :
1. b) ; 2. a) ; 3. c) ; 4. c) ; 5. b)

Exercice 3
Ce dispositif est constitué de deux rails conducteurs parallèles, de résistance négligeable séparés par une
distance ℓ = 25 cm et placés dans un plan horizontal.

M’

⃗B
R ℓ

Une tige métallique rigide, de masse négligeable, perpendiculaire aux rails se déplace sans frottement dans
une direction parallèle aux rails, à la vitesse constante
𝑣= 10m.s-1 de gauche à droite.
La résistance de la tige de longueur ℓ est r = 0,5Ω.
Les deux rails sont reliés par un conducteur ohmique de résistance R = 0,5Ω.
L’ensemble du dispositif est placé dans un champ magnétique ⃗B, d’intensité B = 1 T, perpendiculaire au
plan des rails.
Votre professeur vous demande d’exploiter le phénomène résultant de ce dispositif.
1. Sens du courant induit.
1.1 Rappelle la loi de Lenz.
1.2 Précise et justifie le sens du courant induit dans le dispositif.
2. Exprime le flux du champ magnétique lors du déplacement de la tige dans le dispositif en fonction de
B, ℓ, 𝑣 et de la date t.
3. Calcule la force électromagnétique d’induction et l’intensité du courant induit.

corrigé
1.1
1.2 Lors du déplacement de la tige M’M, chaque électron de M’M
est entrainé à la vitesse 𝑣. Il est donc soumis à la force de Lorentz 𝐹 = −𝑒𝑣 ∧ 𝐵 ⃗ dirigée de M vers M’. Le
courant induit circule dans le sens contraire de celui des électrons. C'est-à-dire de M’ vers M.
M’ M’

F 𝑣 ⃗’
F
R B
⃗ ⨀ i R
⃗B ⨀ i
M
M

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OU

D’après la loi de Lenz, le courant induit par son sens s’oppose à la cause qui lui a donné naissance. Ici, le
courant induit est dû au déplacement de la tige de la gauche vers la droite. Le courant induit sera donc à
l’origine d’une force électromagnétique ⃗F′ = 𝑖. ⃗ℓ ∧ 𝐵
⃗ qui va s’opposer à ce mouvement donc qui sera dirigé
⃗ étant orienté vers le haut, pour queF
de la droite vers la gauche. 𝐵 ⃗ soit dirigé vers la gauche, 𝑖 doit circuler
de M’ vers M ( règle de l’observateur d’Ampère)
2.
⃗ ⨀
𝐵 M’
R +
𝑛⃗ M

𝑥
0 𝑥
(t=0) (t)

A 𝑡 = 0, la surface du circuit est 𝑆 0 .


A la date t, la surface du circuit est : 𝑆 = 𝑆0 + ℓ 𝑥 = 𝑆0 + ℓ 𝑣 𝑡.
Le flux au travers du circuit est 𝜙 =𝐵 ⃗ .𝑆=S𝐵
⃗ .𝑛⃗
𝜙 = −𝐵𝑆 = −𝐵(𝑆0 + ℓ 𝑣𝑡)

𝑑𝜙
3. 𝑒 = − = 𝐵ℓ𝑣 ; 𝑒 = 2,5 𝑉
𝑑𝑡
B.ℓ.v
𝑖= = 2,5𝐴 (sens arbitraire de M vers N).
R+r

Exercice 4
Au cours d’une séance de travaux dirigés, le Professeur de Physique-Chimie utilise dans un montage, un
solénoïde (a) et une bobine et (b). La bobine comportant N2 = 100 spires est placée à l’intérieur du
solénoïde (de rayon r = 2,5cm, de longueur ℓ= 41,2cm et comportant N1=200 spires. Le solénoïde et la
bobine ont le même axe médian. (voir figure 1)
Le solénoïde est parcouru par un courant électrique d’intensité variable 𝑖 comme l’indique la représentation
de la de la figure 2.
(S)
𝑖 (b)
+

P Q
(a)
Figure 1

𝑖(mA)
50

0 1 2 3 4 5 t (ms)
-50
Figure 2

Le professeur demande à ses élèves de déterminer et de représenter la f.é.m. induite dans la bobine (b).

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Tu es élève de la classe et ta production est attendue.
1. Donne l’expression de l’intensité B du champ magnétique créé par le solénoïde en fonction de 𝜇0 ; N1 ;
r ; ℓet 𝑖1 .
2. Exprime le flux magnétique à travers la bobine en fonction de𝜇0 , N1, N2, r, ℓ et i1.
3. Détermine la f.é.m. induite 𝑒2 lorsque 0 < t < 2ms ; 2ms<t<3ms ; 3ms < t < 5ms.
4. représenter 𝑒2 (𝑡) sur le même graphique.
corrigé
μ N i i
1. B = 0 ℓ1 1 ; 2. ϕ = μ0 . N1 . N2 . πr 2 ℓ1
3. 0 < t< 2ms : e = -6mV ; 2ms < t <3ms : e=0mV ; 3ms < t < 5ms : e = 6mV

Exercice 5
Un solénoïde parcouru par un courant d’intensité i est placé dans un champ magnétique uniformeB ⃗ , de
norme B = ki (figure). On met à l’intérieur du solénoïde une bobine plate à N spires d’aire S. La normale au
⃗ . Le courant
plan de la bobine est parallèle à l’axe du solénoïde; on oriente cette normale dans le sens de B
i(t) a la forme représentée sur la figure.

Y1
oscillographe

solénoïde

R G.B.F
i(t)
2mA

0 0,2 0,4 t(ms)

1. Calculer le flux du champ magnétique ⃗B à travers la bobine plate.


2. Calculer la f. e. m. induite dans cette bobine.
3. On branche un oscillographe aux bornes de cette bobine. Montrer que la tension observée sur l’écran est
soit U, soit - U.
4. Représenter ce que l’on peut observer sur cet écran.
Application numérique k = 10-2; S = 5 cm2 ;N = 1000.

corrigé

1. ϕ = N. B. S = N. S. k. i
dϕ di di
2. e = − dt = −N. S. k dt ⟹ e = −5. 10−3 dt ?
di
0 < t < 0,2ms, dt = 10A/s ⟹ e = −0,05V.
di
02ms < 𝑡 < 0,4𝑚𝑠, dt = −10A/s ⟹ e = 0,05V.
3. L’oscillographe ne se laisse pas traverser par le courant électrique, e (V)
par conséquent, la tension observée est soit 0,05V soit -0,05V. 0,05
4. Voir graphique ci-dessus. 0,4
0 0,2 t (s)

-0,05

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IV. DOCUMENTATION

Les disques durs


Le stockage de l’information se fait en utilisant l’orientation de domaines magnétiques d’un film
fin ferromagnétique déposé sur un disque. La taille de ces derniers est de l’ordre de 20nm. Sur un même bras
mécanique sont disposées la tête de lecture et la tête d’écriture. Cela permet à ces dernières de se positionner
à n’importe quel endroit du disque en rotation pour qu’elles réalisent leurs actions.
La tête de lecture la plus basique est une tête inductive constituée d’un électroaimant. Lorsqu’une zone
magnétique passe à proximité de l’électroaimant, un courant électrique se forme dans le bobinage. Suivant la
succession des régions magnétiques, le champ créé est plus ou moins intense, tout comme le courant
induit (voir schéma ci-contre).

Schéma de fonctionnement d'une tête de lecture


Les têtes de lecture les plus récentes sont constituées de capteurs GMR et TMR, exploitant respectivement
les effets de magnétorésistance géante et de magnétorésistance à effet tunnel. La variation du champ
magnétique dans le disque influe sur la résistance électrique du matériau composant la tête de lecture. Ces
têtes de lectures ont l’avantage, par rapport aux têtes inductives, d’être plus petites. Néanmoins, il est
nécessaire d’effectuer un blindage magnétique autour du matériau magnéto résistif afin que seules les
variations de champ magnétique du disque l’influencent. Avec cette méthode, la résolution entre deux pistes
est limitée par la taille de l’élément magnéto résistif dans la tête de lecture.

La tête d’écriture est le plus souvent inductive. Constituée d’un électroaimant, cette dernière peut, suivant le
sens du courant dans la bobine, appliquer aux différents domaines du disque des champs magnétiques
opposés. L'objectif étant d’appliquer un champ magnétique assez fort pour dépasser l’aimantation rémanente
du matériau ferromagnétique et ainsi permettre au domaine magnétique de garder son aimantation en
absence de champ magnétique.
Des recherches sont effectuées depuis les années 90 sur des molécules ayant leur propre aimantation :
les aimants moléculaires. A basse température, ces molécules ont des propriétés similaires à celles des
aimants et peuvent ainsi être considérées comme des particules magnétiques de très petite taille, idéales pour
mettre en place de meilleurs dispositifs de stockage d'informations.
Sources : [Link]

Pour des exercices de renforcement, vous pouvez consulter les sites et ouvrages suivants :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Physique Terminales CDE Arex
Physique Terminale C Eurin-Gié

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 14 sur 14
Niveau : Terminales C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie

THEME : ELECTRICITE
TITRE DE LA LEÇON : AUTO-INDUCTION

I) SITUATION D’APPRENTISSAGE

Salimata est élève en classe de Tle C du Lycée Moderne HKB2 de Daoukro. Il a observé que le voyant
lumineux, témoin d’allumage de certains appareils s’allume ou s’éteint quelques instants après avoir
appuyé le bouton de mise sous tension. En cherchant à comprendre ce phénomène elle apprend que cela
est dû à l’auto-induction dans les bobines que ces appareils contiennent.
Toute contente, elle partage l’information avec ses camarades de classe. Sous la supervision de leur
professeur; la classe décide de s’informer sur le phénomène de l’auto-induction, de déterminer la f-é-m
d’auto-induction, la tension aux bornes d’une bobine, l’énergie emmagasinée dans une bobine et
d’appliquer la loi de l’auto-induction.

II) CONTENU DE LA LECON

1- MISE EN ÉVIDENCE DE L’AUTO-INDUCTION


1.1. Retard à l’allumage d’une ampoule
1.1.1) Expérience

R L1

L1 et L2 sont identiques
R est identique à la résistance de la
L;R bobine
L2

1.1.2) Observations
▪ K fermé : L1 s’allume instantanément tandis que L2 s’allume progressivement.

▪ À l’ouverture de K, L1 s’éteint avant L2.

1.1.3) Conclusion
La bobine s’oppose à l’installation et à l’annulation du courant électrique dans le circuit. Ce phénomène
porte le nom d’auto-induction.
1.2. Visualisation à l’oscilloscope
YA 1.2.1. Dispositif expérimental
i
A
YA : Visualisation de la tension 𝑈𝐴𝑀 aux
uAM
GBF bornes du générateur
R YB : Visualisation de la tension 𝑢𝐵𝑀 = Ri
M aux bornes du conducteur ohmique.
B
uBM YB
1
N.B :𝑢𝐵𝑀 = Ri donc la courbe représentant 𝑢𝐵𝑀 à la même forme que i.

1.2.2. Observations
uAM (V)
E

0
uBM T T 3T 2T t(s)
(V) 2 2
E

0 T T 3T 2T t(s)
2 2
1.2.3. Interprétation
▪ A la fermeture du circuit électrique :

La tension aux bornes du générateur passe de 0 à E tandis que l’intensité du courant électrique dans le
conducteur ohmique de résistance R croit progressivement pour atteindre sa valeur maximale qu’au
bout d’un certain temps.

▪ À l’ouverture du circuit électrique :


La tension aux bornes du générateur s’annule tandis que l’intensité du courant électrique décroit
progressivement pour s’annuler au bout d’un certain temps.

Remarque :
Le régime au cours duquel i varie (croit ou décroit) est appelé régime transitoire.
Le régime où i est constant (i = Imax) est appelé régime permanent.
1.2.4. Conclusion
La bobine s’oppose aux variations (installation ou annulation) du courant électrique i.
Ce phénomène est appelé auto-induction.
L’auto-induction résulte de la variation du flux magnétique à travers la bobine.

2- FLUX PROPRE ET INDUCTANCE D’UNE BOBINE


2.1. Définition du flux magnétique propre
On appelle flux magnétique propre ΦP , le flux créé par le champ magnétique B ⃗ , dans la bobine à
⃗ . S⃗
travers la surface fermée S. C’est une grandeur algébrique définie par : 𝛷p = B
Où S⃗ = S n⃗ : vecteur surface. Il est normal au plan défini par le circuit.

soit : 𝛷p= B S cos θ



n
weber T m2
(Wb)

L'expression du flux créé à travers une spire de la bobine est :


N
𝛷 p = ⃗B. ⃗S = B. S or B =𝜇 0 ℓ I
N
Soit 𝛷p = 𝜇 0 ℓ I. S où S représente la surface d’une spire.

2
Pour les N spires de la bobine, on a :
N2
Φp = 𝜇 0 ℓ I. S

Exercice d’application 1 :
Un solénoïde comporte N spires uniformément enroulées sur un cylindre de longueur L et de section S.
1 – Donne les caractéristiques du champ B ⃗ à l'intérieur de la bobine lorsqu'elle est parcourue par un
courant d'intensité I = 100 mA.
2 – Calcule le flux à travers les spires de la bobine.
Données : N = 100 spires; ℓ =40 cm; S = 20 cm2 ; 𝜇 0 = 4π . 10 -7 S.I
Solution :
1. Donnons les caractéristiques du champ 𝐵 ⃗ à l’intérieur de la bobine :
Point d’application : Centre du solénoïde
Direction : L’axe du solénoïde
Sens : De la face sud vers la face nord
𝑁
Norme : B =𝜇 0 ℓ I ; B = 3,14. 10−5T

2. Calculons le flux à travers la bobine :


𝛷 = B. S; 𝛷 = 6,28. 10−8 Wb
S
2.2. Inductance d’une bobine
L’inductance L d’une bobine est égale au quotient du flux propre 𝛷p à l’intérieur de la bobine par
l’intensité I du courant électrique qui la traverse.
𝛷p N2
L= =𝜇 0 ℓ . S
I

henry (H)
Remarque : L est le coefficient de proportionnalité entre le flux propre 𝛷p et l’intensité du courant
électrique I.

Exercice d’application 2
Un solénoïde de longueur ℓ =0,5 m et de diamètre d = 5 cm comporte 2.104 spires. L'inductance L de ce
solénoïde vaut :
a) 0,97 H ;
b) 1,5 H ;
c) 1,97 H.
Entoure la lettre correspondant à la bonne réponse.
Solution
c) 1,97 H.

2.3. Force électromotrice d’auto-induction


La variation du flux engendre un courant induit qui donne naissance à une force électromotrice induite
d’induction e.
La spire se comporte comme un générateur en opposition avec le générateur d’alimentation du circuit.
La force électromotrice d’auto-induction e a pour expression :

e = - dt or𝛷p = L.i

di
e = - L. dte s’exprime en volts (V).

3
Exercice d’application 3
Une bobine d’inductance L = 12 mH et de résistance négligeable est parcourue par un courant dont
les variations sont représentées ci-dessous
i (A)
Échelle : 1cm↔ 0,05s
1cm ↔ 24ms
0,6

O 0,15 0,25 0,35 t(s)


1- Calcule la f.é.m. de la bobine dans chaque intervalle de temps.
2- Représente la fonction e = f(t) de la f.é.m. auto-induite aux bornes de la bobine.

Solution
𝑑𝑖 ∆𝑖 e(mV)
* pour 0<t<0,15s 𝑑𝑡 =∆𝑡 =4 A/s ⇒ e = -48mV 72
∆𝑖
* pour 0,15<t<0,25s =0 A/s ⇒ e = 0 V
∆𝑡
∆𝑖
* pour 0,25<t<0,35ms ∆𝑡 = − 6 A/s ⇒ e = 72mV 0,15 t(s)
(Voir schéma ci-dessus pour la représentation)
0,25 0,35

-48
3) - TENSION AUX BORNES D’UNE BOBINE
3.1. Schéma d’une bobine

A ur = r i
B A B
e C
B
uAB = ri - e
uAB = ri - e

[Link] d’Ohm
di
𝑢𝐴𝐵 = ri – e or e = - L dt

𝐝𝐢
d’où:𝒖𝑨𝑩 = r i + L𝐝𝐭.

Remarques:
▪ Si r = 0 : on a une inductance pure et 𝒖𝑨𝑩 = - e

▪ En régime continu ou permanent, I est constante, la bobine se comporte comme une


résistance pure : UAB = r I

Activité d’application 4
Une bobine d’auto-inductance L = 0,5 H et de résistance r = 8 Ω est parcourue par un courant dont
l’intensité varie selon la loi i = 5 – 2,5 t (i en A).
1) Détermine la tension à ses bornes.
2) Calcule cette tension à la date t =1 s.
Solution :

4
1) u = 38,75 – 20 t
2) u = 18,75 V

4)- ÉNERGIE MAGNÉTIQUE EMMAGASINÉE DANS UNE BOBINE


4.1. Puissance échangée
La puissance électrique reçue par une bobine est :
di di
P = 𝑢𝐴𝐵 .i = r i2 + Li dt car 𝑢𝐴𝐵 = ri + L dt
𝐝 𝟏
P = r i2+𝐝𝐭(𝟐L i2)
Avec :
▪ r i2 : puissance dissipée par effet joule
𝐝 𝟏
▪ ( L i2) puissance emmagasinée par la bobine
𝐝𝐭 𝟐

4.2. Énergie emmagasinée

t t t d 1
𝜀 = ∫0 P. dt = ∫0 r i2 dt + ∫0 dt(2 L. i2 ) dt

𝟏 r i2 t ∶ énergie dissipée par effet joule


E=r i2 t + 𝟐L i2 avec {𝟏
𝐋 𝐢𝟐 : énergie emmagasinée par la bobine
𝟐

Activité d’application 6
Calcule l’énergie emmagasinée E dans une bobine d’inductance L = 1,5 H parcourue par un courant
d’intensité I = 2 A.
Dis ce que devient cette énergie lorsque l’intensité du courant double.
Solution
1
E = 2L𝑖 2 = 3 J ; E est multipliée par 4.

SITUATION D’ÉVALUATION

Lors d’une séance de TP, un groupe d’élèves est chargé de déterminer la tension 𝑢𝐴𝐵 aux bornes d’une
bobine AB sans noyau, d’inductance L = 5mH et de résistance r = 2Ω.
Dans une expérience, le groupe utilise un générateur de courant variable dont l’intensité visualisée est
représenté comme l’indique la figure 1.
iAB(A)
Figure 1

0,2

0
1 2 3 4 t (10-2ms)
-0,2

Appartenant au groupe, tu es désigné pour répondre aux consignes.

1) Donne l'expression de l’inductance L de la bobine fonction du flux propre Φ et de l'intensité du


courant i.

5
2) Calcule la valeur du flux propre à travers cette bobine quand elle est parcourue par un courant 𝑖𝐴𝐵 =
0,2A.
3)
3.1) Détermine les intervalles de temps durant lesquels il y a variation du flux propre Φ𝑃 à travers la
bobine dans l'intervalle 0 ≤ t ≤ 4.10-2 s.
3.2) Calcule cette variationΔΦ dans chaque cas.
3.3) Détermine la force électromotrice d’auto induction e dans la bobine dans chaque intervalle de
temps.
3.4) Établis l’expression littérale de la tension 𝑢𝐴𝐵 aux bornes de la bobine dans chaque intervalle.
3.5) Représente-la graphiquement en fonction du temps. (Précise les échelles choisies)

III. EXERCICES
Exercice 1
Réarrange les mots et groupe de mots ci-dessous de sorte à obtenir une phrase ayant un sens :
1) s’oppose/ ou à sa rupture;/ Une bobine/ à l’établissement d’un courant / placée dans un circuit/ le
nom d’auto-induction./ ce phénomène porte
2) comportant une bobine / une f.é.m. e/ du courant dans un circuit / appelé force électromotrice
d’auto-induction./ de l’intensité / fait apparaitre dans la bobine / La variation/
Correction
1) Une bobine placée dans un circuit s’oppose à l’établissement d’un courant ou à sa rupture ; ce
phénomène porte le nom d’auto induction.
2)La variation de l’intensité du courant dans un circuit comportant une bobine fait apparaitre dans la
bobine une f.é.m. e appelé force électromotrice d’auto-induction
Exercice 2
Tu considères le circuit électrique suivant :
générateur

Y1 (L , r=0) M

Relie le générateur à l’oscillogramme qui lui correspond :

générateur oscillogramme

6
Correction :

générateur oscillogramme

Exercice 3 :
Une bobine, de résistance R = 4  et d’inductance L = 0,5 H, est parcourue par un courant dont l’intensité
varie selon la loi : i = 0,63.t (i en ampères) dans l’intervalle 0  t  2 s.
1) Calculer la valeur u de la tension aux bornes de la bobine à la date t = 1 s.
2) Calculer l’énergie emmagasinée dans la bobine à la date t=1s.
Correction :
𝑑𝑖
1). Valeur de la tension u aux bornes de la bobine à la date t=1s: u=ri + L𝑑𝑡= ri + 0,63L
AN : u= 4x0,63 + 0,63x0,5
u =2,835 V.
1
2). Energie emmagasinée dans la bobine à la date t=1s : E= 2 𝐿𝑖 2

A.N : E= 0,5 x 0,5 x (0,63)²


E=9,92 .10-2 J
Exercice 4
L’intensité du courant dans une bobine d’inductance
L= 0,1 H varie en fonction du temps selon la loi indiquée par la figure ci-contre :
1.) Ecris l’expression de la f.é.m. d’auto induction ;
2.) Calculer la f.é.m. dans les différents intervalles de temps.
3.) Représenter graphiquement la variation de la f.é.m. en fonction du temps.
4.) Calculer l’énergie maximale emmagasinée dans la bobine.
i (mA)
12

t (ms)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Correction :
𝑑𝑖
1) Expression de la f.e.m : e = -L𝑑𝑡

2) Calcul de le f.e.m dans les différents intervalles :


𝑑𝑖 (12−0)
𝑡𝜖⌊0 ; 3⌋on a : 𝑑𝑡= (3−0) =4 => e = -0,1x (4)= - 0,4V
𝑑𝑖 (0−12)
𝑡𝜖⌊3 ; 5⌋on a : = =-6 => e = -0,1x (-6)= + 0,6V
𝑑𝑡 (5−3)
𝑑𝑖 (12−0)
𝑡𝜖⌊5 ; 8⌋on a : = (8−5) =4 => e = -0,1x (4)= - 0,4V
𝑑𝑡

7
𝑑𝑖 (0−12)
𝑡𝜖⌊8 ; 10⌋on a : = =-6 => e = -0,1x (-6)= + 0,6V
𝑑𝑡 (10−8)

3) Representation graphique:
e (V)

+6
-4
-2
0 t (ms)
-2 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-4

4) L’énergie maximale emmagasinée


1
E=2 𝐿𝑖 2 => E= 0,5 x 0,1 x 12.(10-3)²=0,6mJ

Exercice 5 :

Au cours d’une séance de travaux pratiques, ton professeur de physique met à la disposition de ton
groupe un solénoïde (A, C) de longueur ℓ= 41,2 cm et de résistance négligeable. Il comporte N = 400
spires de rayon r = 2,5 cm. Il est orienté arbitrairement de A vers C.

I
A Figure 1 C

Vous réalisez les expériences ci-dessous :


- Expérience 1 :
le solénoïde est parcouru par un courant continue d’intensité I = 5 A.
- expérience 2 :
Le solénoïde est maintenant parcouru par un courant électrique 𝑖(𝑡) dont l’intensité varie avec le temps
comme l’indique la figure 2. Un phénomène d’auto-induction y prend naissance.

i(t)
2

0
40 50 90 100 t (ms)
Figure 2

Il vous est demandé de déterminer l’inductance de la bobine et de représenter la courbe uAC(t) aux
bornes de la bobine dans la deuxième expérience.
Données : μ0 = 4π.10-7 SI.
Tu es le rapporteur de ton groupe. Tu utiliseras au besoin l’échelle suivante :
1 cm r⟷ 50 mV
1 cm ⟷ 10 ms

1. Expérience 1.
8
1.1 Représente quelques lignes du champ magnétique à l’intérieur du solénoïde ainsi que le vecteur
champ B⃗ (direction et sens).
1.2 Donne l’expression littérale de l’intensité B du champ magnétique, à l’intérieur du solénoïde en
fonction de μ0, N, ℓ et I.
1.3 Calcule la valeur de B.
1.4 Donne l’expression littérale du flux propre Φ de la bobine en fonction de N, B et r, puis calcule
le.
1.5 Calcule la valeur de l’inductance L de la bobine.
2. Expérience 2.
di
2.1 Donne l’expression de la tension 𝑢𝐴𝐶 en fonction de L et dt (se référer à la figure 3).
2.2 Calcule 𝑢𝐴𝐶 sur une période : t 𝜖[0; 50𝑚𝑠] en prenant L = 10-3 H.
2.3 Trace la courbe uAC(t).

CORRECTION

⃗⃗
𝐁
1.
1.1 𝑰
N
1.2 B = μ0 ℓ I
1.3 B = 6,1.10−3 T
1.4
1.5
di
2.1 uAC = L dt
2.2 t ϵ[0; 40ms]: on a i(t) = a t
2
a = 40.10−3 = 50A/s
uAC = 5.10−2 V
t ϵ[40; 50ms]: on a i(t) = c t + d
−2 200A
c = 10−2 = − s à t = 0 i(0) =2A
⟹ i(t) = −200 t + 2 .
uAC = −0,2V
UAC (10-3 V)
2.3 50a b

0o 1 2 3 4 5 t (ms)
0 0 0 0 0

-200
c d

EXERCICE 6 :
1. On considère une bobine assimilable à un solénoïde théorique ayant les caractéristiques suivantes :
• Rayon moyen des spires R = 10 cm.
• Nombre total des spires N = 500
• Longueur de la bobine ℓ = 1 m
a. Déterminer les caractéristiques du vecteur champ magnétique B créé à l’intérieur de ce solénoïde
lorsqu’il est parcouru par un courant d’intensité I = 5A.
b. Calculer l’inductance du solénoïde.
c. Quelle est l’énergie magnétique emmagasinée dans la bobine
2. L’intensité du courant qui circule dans la bobine est caractérisée successivement par les valeurs
suivantes exprimées en ampères :

9
i1 = 2 ; i2 = 5t + 2;
i3 = 2√2 sin (100𝜋.t)
i4 = √3 cos (50𝜋.t + 𝜑)

Calculer la force électromotrice d’auto-induction produite dans chacun des cas.


3. Un courant d’intensité i (t) traverse la bobine (voir graphique)

i (mA)
+100

0
10 20 30 40 50 t (ms)

- 100

a- Exprimer la tension UMN aux bornes de la bobine en fonction du temps.


b- Représenter graphiquement UMN. On prendra le sens positif du conducteur de M vers N et on
négligera la résistance interne de la bobine.

CORRECTION :
1.a. Caractéristique du champ ⃗B :
Direction : Axe du solénoïde
Sens : De la face sud A vers la face nord vers C.
N
Intensité: 𝐵 = µ0. ℓ . 𝐼 ; 𝐵 = 3𝑚𝑇
N2 N2
1. b. 𝐿 = µ0 . . 𝑆 = µ0 . . 𝜋 𝑟 2 = 0, 01 𝐻;
ℓ ℓ
1 di
1. c. 𝐸𝑚 = 2 𝐿𝑖 2 = 375 𝑚𝐽 ; 2. 𝑒 = − L dt
di1
Cas 1 : 𝑒1 = − L = 0𝑉; Cas 2: e = −0,15 V; Cas 3: e =
dt
𝜋
6𝜋√2 cos (100𝜋 t) ; Cas 4: e = 1,5𝜋√3sin (50𝜋 t + 4 ) ;
di
3.a. 𝑢𝑀𝑁 = L dt ; 0 < t < 20ms : 𝑢𝑀𝑁 =0,15 V ; 20ms < t < 30ms : 𝑢𝑀𝑁 = - 0,06 V ; 30ms < t
< 50ms : 𝑢𝑀𝑁 = 0,15 V
𝑢𝐴𝐶 (𝑉)
3.b. voir représentation ci-dessus

0,15

0
𝑡 (ms)
20 50

-0,06
10
IV. DOCUMENTATION

L'étincelle de rupture
Lorsqu'on débranche brusquement des appareils ménagers comportant des moteurs donc des bobines, Il
apparait de fortes étincelles au niveau de la prise de courant. Ces étincelles de rupture sont utilisées dans
les allumeurs. La plupart du temps ce phénomène doit être atténué, en particulier au niveau des balais et
des lames du collecteur dans les dynamos et les moteurs et au niveau de l'interrupteur de haute tension.
On remédie à cet inconvénient en plaçant en parallèle aux bornes de la bobine une résistance et une
diode ou aux bornes de l'interrupteur, un condensateur. On supprime ainsi les parasites gênants pour les
récepteurs radio: les étincelles de rupture provoquent des ondes électromagnétiques qui sont
interceptées par l'antenne.

Livre de PHYSIQUE: Collection EURIN. Terminales C, E

11
Niveau : Terminales CDE

Discipline :
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
PHYSIQUE-CHIMIE

THEME : ELECTRICITE

TITRE DE LA LEÇON : MONTAGES DERIVATEUR ET INTEGRATEUR

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Au cours d’une conférence prononcée sur les TIC au foyer du Lycée Moderne 2 de Man, les élèves en général
et ceux de la Terminale C en particulier ont été édifiés par le rôle joué par les TIC dans notre vie. Ils ont ainsi
appris l’existence de circuits intégrés réalisant toutes sortes d’opérations en particulier des dérivations et des
intégrations.
De retour en classe les élèves décident avec l'aide de leur Professeur de Physique-Chimie de déterminer la
relation entre la tension d’entrée et la tension de sortie d’un montage dérivateur puis d’un montage intégrateur,
d’interpréter ces deux montages et de dégager l’intérêt de chacun de ces montages.

II. CONTENU DE LA LECON

I) RAPPELS : PROPRIÉTÉS DE L’AMPLIFICATEUR OPÉRATIONNEL IDÉAL


1- Description d'un AOP
L’amplificateur opérationnel (AOP) est un circuit intégré linéaire comportant 8 bornes dont :
- une borne d'entrée Inverseuse E-
- une borne d'entrée Non Inverseuse E+
- une borne de sortie S
E+

- deux bornes d'alimentation –Vcc et +Vcc.


E-

Son symbole est :


E– –
S
E+ +

2- Fonctionnement d'un AOP


Un amplificateur opérationnel fonctionne soit en régime linéaire (amplificateur) ou en régime saturé
(comparateur).
Lorsque l’amplificateur est idéal (AOP), on a les propriétés caractéristiques suivantes :
 En régime linéaire

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 1 sur 8
− Les courants d’entrée sont négligeables : i– = i+ = 0.
− L’entrée inverseuse E– et l’entrée non inverseuse E+ sont pratiquement au même potentiel :
VE + − VE − = U d  0.

− La tension de sortie est toujours inférieure à la tension de saturation de l’AOP :


US  Vsat

 En régime saturé E– i– –
US =  Vsat E+
Ud
+
i+
US

II) MONTAGE DÉRIVATEUR


1- Schéma du dispositif expérimental
i
R
𝑢𝑅
C
i A
D –
𝑈𝑑 S
𝑢𝐶 B +
𝑢𝑒 𝑢𝑆
M

2- Relation entre la tension d’entrée 𝑢𝑒 et la tension de sortie 𝑢𝑆

 Considérons à l’entrée la maille MDABM :


La loi des mailles : 𝑢𝑀𝐷 + 𝑢𝐷𝐴 + 𝑢𝐴𝐵 + 𝑢𝐵𝑀 = 0
𝑞
Or 𝑢𝑀𝐷 = − 𝑢𝑒 ; 𝑢𝐷𝐴 = 𝑢𝐶 = 𝐶; 𝑢𝐴𝐵 = −𝑈𝑑 = 0 ; 𝑢𝐵𝑀 = 0
𝑞
D'où on a: − 𝑢𝑒 + = 0 ; q = C.𝑢𝑒
𝐶
𝑑𝑞 𝑑𝑢𝑒
𝑖= ; 𝑖=𝐶
𝑑𝑡 𝑑𝑡

 Considérons à la sortie la maille MBASM:

La loi des mailles : 𝑢𝑀𝐵 + 𝑢𝐵𝐴 + 𝑢𝐴𝑆 + 𝑢𝑆𝑀 = 0


𝑢𝑀𝐵 = 0; 𝑢𝐵𝐴 = 𝑈𝑑 = 0 ; 𝑢𝐴𝑆 = 𝑢𝑅 = 𝑅𝑖 ; 𝑢𝑆𝑀 = 𝑢𝑆
Soit 𝑅𝑖 + 𝑢𝑆 = 0 ; 𝑢𝑆 = −𝑅𝑖

𝑑𝑢𝑒 𝒅𝒖𝒆
Or 𝑖 = 𝐶. ; 𝒖𝑺 = −𝑹𝑪.
𝑑𝑡 𝒅𝒕

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La tension de sortie 𝑢𝑆 est proportionnelle à la dérivée de la tension d’entrée 𝑢𝑒 .

3- Cas pratique : visualisation des tensions 𝑢𝑒 ; et 𝑢𝑆 à l’oscilloscope


Si la tension d’entrée 𝑢𝑒 est un signal triangulaire, la tension de sortie 𝑢𝑆 est un signal carré

i
Y1 R
. Y2
C
i –
S
+
𝑢𝑒 𝑢𝑠
M

III- MONTAGE INTÉGRATEUR


1- Dispositif expérimental
C
i

𝑢𝐶
i A
D R –
Ud S
𝑢𝑅
B +
𝑢𝑒 𝑢𝑠
M

2- Relation entre la tension d’entrée et la tension de sortie


 Considérons à l’entrée la maille MDABM :
La loi des mailles : 𝑢𝑀𝐷 + 𝑢𝐷𝐴 + 𝑢𝐴𝐵 + 𝑢𝐵𝑀 = 0
𝑢𝑀𝐷 = −𝑢𝑒 ; 𝑢𝐷𝐴 = 𝑢𝑅 = 𝑅𝑖 ; 𝑢𝐴𝐵 = −𝑈𝑑 ; 𝑢𝐵𝑀 = 0
𝑢
D'où : −𝑢𝑒 + 𝑅𝑖 = 0 ; 𝑢𝑒 = 𝑅𝑖 ; : 𝑖 = 𝑅𝑒

 Considérons la maille MBASM à la sortie :


La loi des mailles : 𝑢𝑀𝐵 + 𝑢𝐵𝐴 + 𝑢𝐴𝑆 + 𝑢𝑆𝑀 = 0
𝑞
𝑢𝑀𝐵 = 0 ; 𝑢𝐵𝐴 = 𝑈𝑑 = 0 ; 𝑢𝐴𝑆 = 𝑢𝐶 = 𝐶 ; 𝑢𝑆𝑀 = 𝑢𝑆
𝑞
𝑢𝐶 + 𝑢𝑆 = 0 ; 𝑢𝑆 = − 𝑢𝐶 = − 𝐶
𝑑𝑢𝑆 1 𝑑𝑞 𝑑𝑞 𝑢𝑒
= − or 𝑖 = =
𝑑𝑡 𝐶 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑅

𝑑𝑢𝑆 1 𝟏 𝒕
= − 𝑢𝑒 soit 𝒖𝑺 = − ∫𝟎 𝒖𝒆 𝒅𝒕
𝑑𝑡 𝑅𝐶 𝑹𝑪

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La dérivée de la tension de sortie 𝒖𝑺 est proportionnelle à la tension d’entrée 𝒖𝒆 .
La tension de sortie 𝒖𝑺 est proportionnelle à une primitive de la tension d’entrée 𝒖𝒆 .

3- Cas pratique : visualisation des tensions 𝒖𝒆 et 𝒖𝑺 à l’oscilloscope


La réponse à une tension d’entrée 𝑢𝑒 rectangulaire est une tension de sortie 𝑢𝑆 triangulaire.

i
Y1
Y2
i
R –
S
+
𝑢𝑒 𝑢𝑆
M

IV- INTÉRÊT DES MONTAGES


- Un montage dérivateur permet de transformer une tension d’entrée en sa dérivée.
- Un montage intégrateur permet de transformer une tension d’entrée en primitive.

SITUATION D’EVALUATION
Tu es chargé d’expliquer la leçon sur les montages et dérivateur à ton voisin de classe absent à ce cours pour
raison de santé. À cet effet, le professeur de physique chimie réalise les montages représentés ci-dessous. Pour
chaque montage, il applique respectivement la tension d’entrée ue ci-dessous représentée.

R ue
C 2
A i
∙ ∙
B i-=0
𝜖=0 ∙S
i+=0 0 1 2 t(ms)
ue us

∙M -2
Montage 1
Tension d’entrée du montage 1
C
2
R
A i
∙ ∙
B i-=0
𝜖=0 ∙S
i+=0
ue us 0 t(ms)
1 2 3 4
∙M
Montage 2 -2 Tension d’entrée du montage 2

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1 𝑐𝑚 ↔ 1 𝑉
Échelle : {
1 𝑐𝑚 ↔ 0,5 𝑚𝑠
Données : R = 20k , C = 50nF

1- Nomme chaque montage


2- Détermine
2.1- la période T
2.2- la fréquence N de ce signal.
2.3- la tension de sortie 𝑢𝑠 (t) pour chaque montage.
3- Représenter sur le même graphe 𝑢𝑒 et 𝑢𝑠 .
Solution:
1- Nom de chaque montage
Montage ① : montage dérivateur ;
Montage ② : montage intégrateur.
2-
2.1- Période T
T = 2 ms = 0,002 s
2.2- Fréquence N du signal.
1
𝑁 = 𝑇 ⟹ 𝑁 = 500 𝐻𝑧
2.3- Tensions de sortie 𝑢𝑠 (t) des montages.
𝑑𝑢
Montage ① : 𝑢𝑠 = −𝑅𝐶 𝑑𝑡𝑒
𝑑𝑢
o 𝑡𝜖 [0; 0,5 𝑚𝑠], 𝑢𝑒 = 𝑎𝑡 + 𝑏 = −4𝑡 ⟹ 𝑑𝑡𝑒 = −4 𝑉/𝑠 ,
𝑢𝑠 = −(−4)𝑅𝐶 = 4𝑅𝐶 A.N. 𝑢𝑠 = 4. 10−3 𝑉
𝑑𝑢
o 𝑡𝜖 [0,5 𝑚𝑠; 1,5 𝑚𝑠], 𝑢𝑒 = 4𝑡 + 𝑏 ′ ⟹ 𝑑𝑡𝑒 = +4 𝑉/𝑠,
𝑢𝑠 = −4𝑅𝐶 A.N. 𝑢𝑠 = −4. 10−3 𝑉
𝑑𝑢
o 𝑡𝜖 [1,5 𝑚𝑠; 2 𝑚𝑠], 𝑢𝑒 = −4𝑡 + 𝑏 ′′ ⟹ 𝑑𝑡𝑒 = −4 𝑉/𝑠,
𝑢𝑠 = 4𝑅𝐶 A.N. 𝑢𝑠 = 4. 10−3 𝑉
1
Montage ② : 𝑢𝑠 = − 𝑅𝐶 ∫ 𝑢𝑒 𝑑𝑡
o 𝑡𝜖 [0; 1 𝑚𝑠], 𝑢𝑒 = −2 𝑉.
1 2𝑡
𝑢𝑠 = 𝑅𝐶 ∫ 2𝑑𝑡 = 𝑅𝐶 A.N. 𝑢𝑠 = 2000𝑡
o 𝑡𝜖 [1 𝑚𝑠; 2 𝑚𝑠], 𝑢𝑒 = +2 𝑉.
1 −2𝑡
𝑢𝑠 = − 𝑅𝐶 ∫ 2𝑑𝑡 = 𝑅𝐶 A.N. 𝑢𝑠 = −2000𝑡

3- Représentation de 𝑢𝑒 et 𝑢𝑠 .
1 𝑢𝑠 (10−3 𝑉) 𝑢𝑒 ( 𝑉)
𝑢𝑠 (10−3 𝑉) 𝑢𝑒 ( 𝑉)
2

4 2

𝑡(𝑚𝑠)
0
𝑡(𝑚𝑠) 1 2 3 4
0
0,5 1 1,5 2 -2

Montage -4
-4 ① Montage

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III. EXERCICES
Exercice 1
Ecris VRAI si l’affirmation est vraie et FAUX si l’affirmation est fausse.

1. la tension de sortie d’un A.O idéal est toujours inférieure à la tension de saturation de l’A.O.
2. En régime saturé, la tension différentielle est nulle.
3. Entre les armatures d’un condensateur, les électrons traversent le diélectrique.
4. La capacité d’un condensateur dépend de la tension à ses bornes.
5. Dans un circuit dérivateur, la tension de sortie est proportionnelle à l’opposé de la dérivée de la tension
d’entrée.
6. Un montage dérivateur permet de convertir la tension rectangulaire délivrée par le générateur en tension
triangulaire à la sortie donnée par l’A.O.
7. Un montage intégrateur permet de convertir la tension triangulaire délivrée par le générateur en tension
créneaux à la sortie, donnée par l’A.O.

Solution

1. Vrai ; 2. Faux ; 3. Faux ; 4. Vrai ; 5. Vrai ; 6. Faux ; 7. Faux.

Exercice 2
Recopie les groupes de mots ci-dessous dans l’ordre de manière à obtenir une phrase correcte, en rapport
avec Le montage intégrateur:

L’opposé / intégrateur, / tension d’entrée / Dans / proportionnelle / de la / la tension / un montage /


l’intégrale / est / de sortie / à / de /

Solution
Dans un circuit intégrateur, la tension de sortie est proportionnelle à l’opposé de l’intégrale de la tension
d’entrée.
Exercice 3:

Complète les phrases suivantes avec mots suivants: entrée; dérivée; primitive; sortie

1) Un circuit intégrateur est un circuit dans lequel la tension……………….. est proportionnelle à la


dérivée de la tension de ………………..
2) Un circuit dérivateur est un circuit dans lequel la tension de sortie est proportionnelle à la
………………………….. de la tension d'entrée.
3) Un circuit intégrateur est un circuit dans lequel la tension de sortie est proportionnelle à la
……………………………de la tension d'entrée.
Solution:
1) Entrée puis sortie
2) Dérivée
3) Primitive

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Exercice 4
Au cours d’une activité pratique, le professeur réalise un
montage faisant intervenir :
- Un A.O. parfait ;
- Un résistor de résistance R ;
- Un condensateur de capacité C inconnue ;
- Un oscillographe bicourbe.
Les tensions 𝑢𝑒 (𝑡) 𝑒𝑡 𝑢𝑠 (𝑡) visualisées respectivement
à l’entrée et à la sortie du montage par l’oscillographe
bicourbe sont représentées ci-contre.
Le professeur demande à ton groupe de déterminer la
capacité du condensateur.
Tu es le rapporteur du groupe.
Donnée : 𝑅 = 5 𝑘Ω;

1. Donne le nom du montage qui réalise la transformation


de 𝑢𝑒 (𝑡) en 𝑢𝑠 (𝑡).
2. Fais le schéma du montage.
3. Etablis la relation entre 𝑢𝑒 (𝑡) 𝑒𝑡 𝑢𝑠 .
4. Détermine la valeur de la capacité C du condensateur.

Solution
1. Nom du montage : montage intégrateur car à l’entrée on a les signaux en créneaux et à la sortie les
signaux triangulaires.
2. Schéma 3. Relation entre US et Ue
En considérant la maille à l’entrée, on a : −𝑈𝑒 +
𝑼
𝑅𝑖 = 0 ⟹ 𝒊 = 𝑹𝒆 (1)
𝑞
En considérant la maille à la sortie, on a : 𝐶 +
𝒒
𝑈𝑠 = 0 ⟹ 𝑼𝒔 = − 𝑪 (2)
𝑑𝑞 1
On sait que 𝑖 = ⟺ 𝑞 = ∫ 𝑖𝑑𝑡 = 𝑅 ∫ 𝑈𝑒 𝑑𝑡
𝑑𝑡
𝟏
(2) ⟹ 𝑼𝒔 = − 𝑹𝑪 ∫ 𝑼𝒆 𝒅𝒕

4. La capacité C :
𝑑𝑈𝑠 2−0
Pour 𝑡 ∈ [0; 5𝑚𝑠], 𝑈𝑒 = −0,1 𝑉 𝑒𝑡 = (5−0).10−3 = 400 𝑉. 𝑠 −1
𝑑𝑡
1 𝑑𝑈𝑆 0,1 0,1
Or 𝑈𝑠 = − 𝑅𝐶 ∫ 𝑈𝑒 𝑑𝑡 ⟺ 𝑈𝑒 = −𝑅𝐶 ⟺ −0,1 = −𝑅𝐶 × 400 ⟺ 𝐶 = 400𝑅 = 400×5000
𝑑𝑡
⟹ 𝑪 = 𝟓. 𝟏𝟎−𝟖 𝑭
Exercice 5
Lors d’une séance de travaux pratiques, le professeur de Physique-Chimie de ta classe demande à un groupe
d’élèves d’étudier un montage dérivateur afin de déterminer la nature de la tension de sortie.
Le groupe applique à ce montage une tension d’entrée 𝑢𝑒 représentée ci-dessous.

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L’A.O est parfait en régime linéaire. On donne : 𝑅 = 2 𝑘Ω; 𝐶 = 0,5 𝜇𝐹.
Hélas le groupe éprouve des difficultés. Le professeur te désigne alors pour aider le groupe.
1. Fais le schéma du montage.
2. Etablis l’expression de la tension de sortie 𝑢𝑠 en fonction de 𝑅, 𝐶 𝑒𝑡 𝑢𝑒 .
3. Détermine l’expression de la tension de sortie 𝑢𝑠 pour 𝑡 ∈ [0; 2𝑚𝑠]puis 𝑡 ∈ [2𝑚𝑠; 4𝑚𝑠].
4. Complète la représentation ci-dessus en représentant la tension de sortie 𝑢𝑠 = 𝑓(𝑡).
1 𝑐𝑚 ⟷ 1 𝑚𝑠
Echelle : {
1 𝑐𝑚 ⟷ 1 𝑉
5. En déduis la nature de la tension de sortie 𝑢𝑠 .

Solution
1. Schéma du montage dérivateur

2. Expression de la tension de sortie :


𝑞
*La maille d’entrée MDABM :𝑢𝑀𝐷 + 𝑢𝐷𝐴 + 𝑢𝐴𝐵 + 𝑢𝐵𝑀 = 0 ⟺ −𝑈𝑒 + 𝐶 = 0 ⟺ 𝒒 = 𝑪𝑼𝒆 (1)
*La maille de sortie MBASM :𝑢𝑀𝐵 + 𝑢𝐵𝐴 + 𝑢𝐴𝑆 + 𝑢𝑆𝑀 = 0 ⟺ 𝑅𝑖 + 𝑈𝑠 = 0 ⟺ 𝑼𝒔 = −𝑹𝒊 (2)
𝑑𝑞 𝑑𝑈𝑒 𝒅𝑼𝒆
(1) ⟹ 𝑖 = =𝐶 (2) ⟹ 𝑼𝒔 = −𝑹𝒊 = −𝑹𝑪
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝒅𝒕
3. Expression de la tension de sortie :
𝑑𝑈𝑒 ∆𝑈𝑒 −2 − 2
∗ 𝑡 ∈ [0; 2𝑚𝑠[ = = = −2. 103 𝑉. 𝑠 −1 ⟹ 𝑈𝑠 = −2. 103 × 0,5. 10−6 × (−2. 103 )
𝑑𝑡 ∆𝑡 (2 − 0). 10−3
⟹ 𝑼𝒔 = 𝟐 𝑽.
∆𝑈𝑒 2 − (−2)
∗ 𝑡 ∈ [2𝑚𝑠; 4𝑚𝑠], = = 2. 103 𝑉. 𝑠 −1 ⟹ 𝑈𝑠 = −2. 103 × 0,5. 10−6 × 2. 103
∆𝑡 (4 − 2). 10−3
⟹ 𝑼𝒔 = −𝟐 𝑽
4. Représentation

5. Nature de la tension : tension en créneaux ou rectangulaire

IV. DOCUMENTATION

[Link]
[Link]

Physique Terminale CDE Collection Arex

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Niveau : Terminales CDE

Discipline :
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
PHYSIQUE-CHIMIE

THEME : ELECTRICITE

TITRE DE LA LEÇON : CIRCUIT RLC SERIE EN REGIME SINUSOIDAL


FORCE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans la cour du Collège Blon de Man, deux élèves de la Terminale D1 échangent sur quelques composés
électroniques vus dans les classes antérieures. L’un soutient qu’il est impossible d’étudier en courant
sinusoïdal, l’association en série d’un résistor, d’un condensateur et d’une bobine, mais seulement en courant
continu. L’autre soutient le contraire.
Afin de s’accorder et de comprendre le comportement du dipôle RLC série en régime sinusoïdal forcé, ils
entreprennent avec leurs camarades sous la conduite de leur Professeur de Physique-Chimique de déterminer
les caractéristiques du courant alternatif, de construire le diagramme de FRESNEL et d’établir les expressions
de l’impédance Z et de la phase.

II. CONTENU DE LA LECON

[Link] ALTERNATIF SINUSOÏDAL

1.1-Définition
C’est un courant dont l’intensité est une fonction sinusoïdale du temps.
1.2. Expressions du courant et de la tension alternatifs
Intensité du courant alternatif : i(t) = Im cos (𝛚t +𝝋𝒊 ) ;
Tension alternative sinusoïdale : u(t) = Um cos (𝛚t +𝝋𝒖 ) avec
▪ Im amplitude ou valeur maximale de i(t) en ampères (A)
▪ Um : amplitude ou valeur maximale de u(t) en volts(V) ;
▪ 𝜔 : pulsation (rad/s);

▪ 𝜔 = 2𝜋N = où N est la fréquence et T la période ;
T
▪ 𝜑 : phase à l’origine (rad) ;
▪ 𝜔t +𝜑 : phase à l’instant t (rad).
1.3. Valeurs efficaces

L’intensité efficace I ou Ieff d’un courant périodique i, est l’intensité du courant continu qui dissiperait,
par effet joule la même énergie, dans le même conducteur ohmique, pendant une période.
𝐈𝐦 𝐔𝐦
I = Ieff= U = Ueff =
√𝟐 √𝟐

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Remarque :

▪ Les valeurs efficaces I et U sont mesurées respectivement à l’aide d’un ampèremètre et d’un
voltmètre ou d’un multimètre.
▪ La valeur maximale d’une tension peut être mesurée à l’aide d’un oscilloscope.
Activité d’application
π
Soit la tension uAB = 311cos(314,2t - 2 ) avec uAB en volts et t en secondes.
1. Donne la valeur maximale, la pulsation et la phase à l’origine de la tension uAB.
2. Calcule la valeur efficace, la période et la fréquence de cette tension.
Solution :

1. La valeur maximale : Um = 2. La valeur efficace Ueff La fréquence N


311V 𝑈𝑚 1
Ueff = ; Ueff = 220V N =𝑇; N = 50 Hz
√2
La pulsation : 𝜔 = 314,2 rad/s
𝜋 La période T :
La phase à l’origine : 𝜑 = - 2 2𝜋
T = 𝜔 ; T = 0,02 s
rad

[Link] EXPERIMENTALE D’UN CIRCUIT RLC SERIE

2.1. Détermination expérimentale de l’impédance d’un dipôle

2.1.1 Expérience
Schéma Tableau de mesures

A N(Hz) U(V) 0 5 10 15 20
100 I(A) 0 0,07 0,13 0,20 0,27
L 700 I(A) 0 0,15 0,30 0,45 0,60
R

2.1.2 Exploitation

Graphes U = f(I)

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Pour chaque fréquence on obtient une droite qui passe par l’origine des axes. La tension efficace est donc
proportionnelle à l’intensité efficace I. Le coefficient de proportionnalité noté Z est appelé l’impédance
du circuit RLC.
𝐔
Donc Z = 𝐈 ( en ohm (𝜴))

2.2. Visualisation à l’oscilloscope


YA L
2.2.1 Expérience A

GBF C
Schéma du montage

R YB

YA : tension u aux bornes du GBF ;


YB : tension aux bornes du conducteur ohmique R ; UR = Ri.
L’oscilloscope permet de visualiser les variations de la tension u aux bornes du circuit RLC et les
variations au facteur R près de l’intensité 𝑖 du courantqui le traverse.
Réglages : YA : 2V/div et YB : 1 V/div
YB

YA

2.2.2 Exploitation et conclusion


• u(t) et i(t) sont des fonctions sinusoïdales de même période mais décalée l’une par rapport à l’autre.
• Le circuit RLC est le siège d’oscillations forcées car le générateur impose une fréquence différente de
la fréquence propre des oscillations du circuit. On peut donc écrire :
𝑖(t) = Im cos(𝜔t) et u(t) = Um cos (𝜔t +𝜑) ou
u(t) = Um cos (𝜔t) et 𝑖(t) = Im cos(𝜔t- 𝜑)
Exemple : Dans le cas ci-dessus, i(t) atteint en premier son maximum : on dit qu’elle est en avance sur
u(t) donc 𝜑 < 0

2.2.3. Détermination graphique de 𝝋


𝟐𝛑𝛕
La phase 𝜑 de u(t) par rapport à i(t) est donnée par la relation : |𝝋𝒖/𝒊 | = avec 𝜏 : décalage horaire
𝐓
entre u et i.
π π
Exemple : T ⇔ 8 𝑑𝑖𝑣 et 𝜏 ⇔ 2 𝑑𝑖𝑣 d’où |𝜑𝑢/𝑖 |= 2 𝑟𝑎𝑑 𝜑𝑢/𝑖 = − 𝑟𝑎𝑑
2

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Activité d’application

Un générateur maintient entre ses bornes une tension dont la valeur instantanée est donnée (en volts) par
l’expression :u = 15cos(314t + 0,5)
L’intensité instantanée dans le circuit est alors (en mA) :i = 40cos(𝜔t)
1. Donne la valeur de 𝜔.
2. Calcule l’impédance du circuit.
3. Donne la phase de la tension par rapport à l’intensité.
corrigé
𝑈𝑚
1. 𝜔 = 314 rad.s-1 .2. Z = ; Z = 375 Ω .3. 𝜑 = - 0.5 rad.
𝐼𝑚

3. ETUDE THEORIQUE D’UN DIPOLE R L C EN REGIME SINUSOÏDAL


3.1 Equation différentielle
L C
R
uR uL
uC
𝑖 +

D’après la loi des mailles, on a : u = uR + uL + uC


𝑑𝑖 𝑞 𝑑𝑖 1
u = u R + u L + u Cu = R i + L 𝑑𝑡 +𝐶 donc u (t) = Ri + L𝑑𝑡 +𝐶 ∫ 𝑖𝑑𝑡

En posant i = Im cos𝜔t ,u = Umcos(𝜔t +𝜑)


𝝅 𝟏 𝝅
Soit u (t) = RIcos𝝎t + L𝝎Icos (𝝎t + 𝟐 ) +𝐂𝛚 cos (𝝎t - 𝟐 )

3.2- Construction de Fresnel


3.2.1 Vecteur de Fresnel

À toute grandeur sinusoïdale 𝑥 (t) = Xm cos(ωt + 𝜑) est associé un vecteur de Fresnel 𝑥⃗dont les
caractéristiques sont les suivantes à la date t = 0 :

𝑁𝑜𝑟𝑚𝑒 ∶ 𝑋𝑚

𝑥⃗ { 𝑃ℎ𝑎𝑠𝑒 à 𝑙 𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑒 ∶ 𝜑
𝐷𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ∶ 𝑖𝑛𝑐𝑙𝑖𝑛é𝑒 𝑑𝑒 𝜑 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à 𝑙 ′ 𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒𝑠

3.2.2 Construction de Fresnel


‖𝑉 ⃗⃗1 ‖ = 𝑅𝐼
u R = RI cos𝜔t ⃗⃗1 {
𝑉
⃗⃗1 ) = 0°
(𝑖⃗, 𝑉
‖𝑉 ⃗⃗2 ‖ = 𝐿𝜔𝐼
𝜋
u L = L𝜔I cos (𝜔t + 2 ) ⃗𝑉⃗2 { 𝜋
⃗⃗2 ) =
(𝑖⃗, 𝑉
2

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𝐼
⃗⃗3 ‖ =
‖𝑉
Im 𝜋 𝐶𝜔
UC = cos (𝜔t - ) ⃗⃗3 {
𝑉
Cω 2 𝜋
⃗⃗3 ) = −
(𝑖⃗, 𝑉
2
‖𝑉⃗⃗ ‖ = 𝑈𝑚
U = Um cos (𝜔t +𝜑) ⃗⃗ {
𝑉
⃗⃗ ) = 𝜑
(𝑖⃗, 𝑉

Remarque : On prendra comme origine des phases pour tout circuit RLC l’axe des intensités.

I
C L I
C
DIAGRAMME DE FRESNEL I
U L I–
C

A
RI B i

3.3 Détermination de l’impédance Z et la phase 𝝋


3.3.1 Impédance Z
Le triangle ABC rectangle en B. Et selon le théorème de Pythagore : AC2 = AB2 + BC2 soit U2 = R2I2
1 1
+ [(L𝜔- 𝐶𝜔)2 I2] = (R2 + (L𝜔 - 𝐶𝜔)2)I2

U2 2 1 2 U Z =√𝑅 2 + (𝐿𝜔 −
1 2
)
2 = R + (L𝜔- 𝐶𝜔) or Z = Donc : 𝐶𝜔
I I

Remarque : Si la résistance interne de la bobine n’est pas négligeable alors on a :

1
Z = √(𝑅 + 𝑟)2 + (𝐿𝜔 − 𝐶𝜔)2
3.3.2 Phase𝝋

𝟏 𝟏
𝑳𝝎 − 𝑹 𝑳𝝎 −
𝒄𝝎 𝒄𝝎
tan𝝋 = cos𝝋 = et sin𝝋 =
𝑹 𝒁 𝒁

3.3.3 Nature du circuit selon le signe de 𝝋

1
▪ Si 𝜑> 0 c'est-à-dire L𝜔>𝐶𝜔; u aux bornes de RLC est en avance sur i ; le circuit est inductif et le
diagramme de Fresnel est : I

U
𝜑 L𝜔𝐼
O / i
RI

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1
Si 𝜑 = 0 c'est-à-dire L𝜔𝑜 = 𝐶𝜔 ; u et i sont en phase ; on dit qu’on est à la résonance d’intensité et le
𝑜
circuit est dit résistif. Le diagramme de Fresnel est :

I
L𝜔𝐼

O U
i
1 RI
Si 𝜑 < 0 c'est-à-dire L𝜔< 𝐶𝜔;u est en retard sur i ; le circuit est dit capacitif est le diagramme de
Fresnel est :

L𝜔𝐼
O RI
i
𝜑
I
U

SITUATION D’EVALUATION
Lors d’une séance de travaux pratique le professeur de Physique-Chimie met à la disposition d’un groupe
d’élèves de Terminale D, un circuit électrique en série constitué d’ un générateur basse fréquence (GBF)
qui délivre une tension sinusoïdale d’expression u(t) = 10√2cos (103 𝜋𝑡), d’un conducteur ohmique de
résistance R = 1000 Ω, d’un condensateur de capacité C = 2 µF , d’un ampèremètre etd’une bobine
d’inductance L = 0,5 H de résistance négligeable.

Le professeur demande aux élèves de retrouver la nature du circuit par la construction de FRESNEL

1. Calcule :
1.1 la valeur de Z.
1.2 l’intensité efficace I du courant dans le circuit.
2. Détermine les tensions efficaces
2.1 Uc aux bornes du condensateur ;
2.2 UL aux bornes de la bobine ;
2.3 UR aux bornes du conducteur ohmique.
3. Réalise le diagramme de Fresnel des tensions efficaces de ce circuit.
Echelle : 1 cm représente 1 V.
4. Déduis-en la nature du circuit.

Solution

1.1 Valeur de Z :
1 2
𝑍 = √𝑅 2 + (𝐿𝜔 − )
𝐶𝜔
𝑍 = 1729 Ω car :
1 1
𝐿𝜔 = 1570 Ω, 𝐶𝜔 = 159 Ω donc 𝐿𝜔 − 𝐶𝜔 = 1411 Ω
𝑈 10
1.2 Intensité efficace du courant : 𝐼 = 𝐴. 𝑁 𝐼 = 1729 = 5,8.10−3 𝐴 = 5,8 𝑚𝐴
𝑍

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𝐼
2.1 Uc = 𝐶𝜔 = 0.9 V ;
2.2 UL = 𝐿𝜔𝐼 = 9V
2.3 UR = RI = 5.8 V
3. voir construction/ Echelle : 1 cm pour 1 V

4. A partir du diagramme 𝜑 > 0, le circuit est inductif.

III. EXERCICES
Exercice 1
π
Soit la tension uAB = 311 cos (628t - 2 ) avec uAB en volt et t en seconde.
1. Donner la valeur maximale, la pulsation et la phase à l’origine de la tension uAB.
2. Calculer la valeur efficace, la période et la fréquence de cette tension.
Solution
1. Valeur maximale : Um = 311V 2. Valeur efficace Ueff Période T
Um 2π
La pulsation : ω = 628 rad/s Ueff = ; T = ω ; T = 0,01s
π √2
La phase à l’origine : φ = - 2 rad Ueff = 220V Fréquence N
1
N =T; N = 100 Hz

Exercice 2
Un générateur débitant un courant i=Imcost et ayant une tension u=Umcos(t+) à ses bornes
alimente les dipôles suivants :
a. Conducteur ohmique de résistance R
b. Condensateur de capacité C
c. Bobine d’inductance L
1- Donne dans chaque cas l’expression de l’impédance du dipôle
2- Calcule dans chaque cas les valeurs de l’impédance du dipôle

Données : R = 50  ; C = 10-6 F ; L = 2 mH ;  = 100 rad/s

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Solution
1°/ Expression de l’impédance Z 2°/ Valeurs numériques
a. Conducteur ohmique : Z = R. a. Z = 50 Ω
b. Condensateur : Z = 1
C b. Z = 1
Z = 3183 Ω
−6
c. Bobine pure : Z = Lω 10  100 

c. Z = 2.10-3x100π Z = 0,63 Ώ

Exercice 3
Pour chacune des affirmations, mets une croix dans la case qui convient:

N° Vrai Faux
Affirmations
1
En courant alternatif sinusoïdal, l'impédance du dipôle dépend de la
pulsation du courant.
2 L'impédance d'un circuit RLC se mesure à l'aide d'un ohmmètre

3 Pour un dipôle donné et pour une pulsation donnée, lorsque la tension


d'alimentation varie, l'intensité du courant qui traverse le dipôle varie

4 Lorsqu'on dit que la tension du secteur est de 220V, c'est d'une grandeur
efficace qui s'agit.

Solution:

N° Vrai Faux
Affirmations
1
En courant alternatif sinusoïdal, l'impédance du dipôle dépend de la 
pulsation du courant.
2 L'impédance d'un circuit RLC se mesure à l'aide d'un ohmmètre 

3 Pour un dipôle donné et pour une pulsation donnée, lorsque la tension


d'alimentation varie, l'intensité du courant qui traverse le dipôle varie 

4 Lorsqu'on dit que la tension du secteur est de 220V, c'est d'une grandeur
efficace qu'il s'agit. 

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Exercice 4

N Lors d’une séance de travaux


C Voie B pratiques, vous réalisé le dipôle MN,
L, R2 constitué de l’association en série d’un
B
G u conducteur ohmique de résistance R1
u1
Voie A
A = 40 , d’une bobine d’inductance L et
R1= 40  résistance R2, d’un condensateur de
M capacité C = 5,0 µF. Ce dipôle est alimenté
Figure 1 Masse
F ig uir e 2 par un générateur qui impose une tension
alternative sinusoïdale u = [Link]𝜔t
(figure 1)
Un oscilloscope bi courbe vous permet de
visualiser les tensions u1 aux bornes de R1
(sur la voie A) et u (sur la voie B).

Les réglages de l’oscilloscope sont les suivants :


Balayage : 1,0 ms par div.
Voies A et B : 1,0 V par div.
L’oscillogramme est représenté sur la figure 2.
Le professeur vous demande d’établir l’expression de i en fonction du temps.
Tu es le rapporteur de ton groupe.
1- Détermine :
1.1 la période ;
1.2 la pulsation  de la tension et du courant.
2- Détermine les valeurs maximales :
2.1 Um de la tension u ;
2.2 Im de l’intensité i du courant dans le dipôle MN.
3- Ecris l’expression de i en fonction du temps.

Solution
1.1 Période et pulsation
Période T : T=10x1.10-3s =10-2s

1.2 Pulsation ω : ω = 2  =628,3 rad/s


T
2.1 Valeur de Um
Um=3x1=3 V U1m=2x1=2 V
2.2 Valeur Im
U1m
Im= Im=0,05A
R1
3. Phase φ
2
|φ|= . Or θ ⎯→ 1 div
T
2 
et T⎯→ 10 div d’où |φ|= x1 =
10 5

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La tension u est en avance sur l’intensité i du courant. En effet la sinusoïde de la voie B (u) atteint son
maximum avant la sinusoïde sur la voie A ( i ).d’où φ > 0  φ= + π/5
Expression de i
u = Umcosωt d’où i = Imcos(ωt – φ )
i = 0,05cos (628,3t –  )
5
Exercice 5:
Au cours d’une séance de travaux pratiques, tu réalises le circuit ferme suivant pouvant te permettre de
déterminer la capacité C d’un condensateur (figure 1).

Ce circuit comporte :

➢ Un générateur G de tension sinusoïdale ;


➢ Un conducteur ohmique de résistance R=40Ω ;
➢ Un condensateur de capacité inconnue
Tu visualises les tensions u et uR à l’aide d’un oscillographe bicourbe (figure 2).
1. Donne les expressions de :
1.1. La phase ϕu/i entre la tension u et l’intensité i ;
1.2. L’impédance Z du dipôle RC.
2. Déterminer à partir des courbes observées sur l’écran :
2.1. La période T et la fréquence f de la tension d’alimentation ;
2.2. La phase ϕu/i entre la tension électrique et l’intensité i du courant électrique passant dans le
circuit ;
2.3. Les valeurs maximales de u et de uR.
3. Détermine :
3.1. Les valeurs efficaces U et UR respectivement de u et de uR, puis la valeur efficace I de i.
3.2. L’impédance Z du dipôle RC.
4. Déduis de ce qui précède la valeur de la capacité C du condensateur.
Solution:
2
1.1.|φ|= .
T
u est en retard par rapport à 𝑢2 ⇒ 𝜑𝑢⁄𝑖 ˂0 ⇒ |φ|=−𝜑
2𝜋
φ=− 𝜃
𝑇
1
1.2.Z = √R2 + (Cω)2
2.

2.1) T=10 div soit T= 100,5ms = 0,005s


1
f = 𝑇 A.N.: f=200Hz

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 10 sur 11
2
2.2. =− 10 2 soit =-0,4rad

2.3. Um=5div soit Um=10V

URm= 4div soit URm = 4V

3.
𝑈𝑚
3.1. U= soit U=7,1V
√2

𝑈𝑅𝑚
UR= soit UR=2,83V
√2

𝑈𝑅
I= soit I=0,071A
𝑅

𝑈
3.2. Z= 𝐼 soit Z= 100

1 2 1 1
4. 𝑍 2 = 𝑅 2 + (𝐶𝜔) ⇒ 𝐶 = 𝜔 √𝑍 2−𝑅2 𝐴𝑁: 𝐶 = 2,73.10−5 𝐹

IV. DOCUMENTATION
[Link]

Utilisation des circuits RLC


Les circuits RLC sont généralement utilisés pour réaliser des filtres de fréquence, ou des transformateurs
d'impédance.
Ainsi, le circuit RLC parallèle est communément appelé « circuit bouchon » car il réduit à zéro certaines
fréquences souvent indésirables pour l'appareil dans lequel il est intégré, permettant par exemple d'éliminer
les parasites dans un récepteur.
Ces circuits peuvent alors comporter plusieurs bobines et plusieurs condensateurs : on parle alors de
« réseau LC ».
Un circuit LC simple est dit du deuxième ordre car sa fonction de transfert comporte un polynôme du second
degré en dénominateur.
On calcule aisément la bande passante d'un circuit LC simple : voir le paragraphe « sélectivité » du circuit
LC.
[Link]

Physique Terminales CDE Collection AREX


Physique Terminales CE Collection Eurin-Gié

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Niveau : Terminales CDE

Discipline :
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
PHYSIQUE-CHIMIE

THEME : ELECTRICITE

TITRE DE LA LEÇON : RESONANCE D’INTENSITE D’UN CIRCUIT RLC


SERIE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors d’une visite d’étude à la RTI, les élèves d’une classe de Terminale C du Lycée Sainte Marie de
Cocody apprennent d’un technicien que la Radio Fréquence 2 peut-être captée sur la fréquence 92.0 kHz
sur la bande FM. De retour en classe, elles veulent vérifier cette information. Elles décident alors sous la
conduite de leur professeur, de tracer la courbe de résonance d’intensité, d’expliquer le phénomène de
résonance d’intensité et de déterminer la fréquence de résonnance

II. CONTENU DE LA LECON


1. Tracé de la courbe I=f(N) de résonance d’intensité
1.1. Montage expérimental

L C
A R
B

A
GBF
i

uAB

Données : L = 0.1 H et C = 5700 nF R = 36 Ω ou R = 200 Ω


1.2 Expériences
La tension efficace U du GBF étant fixée, on fait varier sa fréquence N et on note les valeurs de l’intensité
efficace I du courant qui circule dans le circuit RLC. Les résultats des mesures les deux valeurs de R figurent
dans les tableaux ci-dessous.
1. 3 Tableau de mesures
Pour R = 36Ω
N(Hz) 60 80 100 120 130 140 150 160 170 180 190
I (mA) 4,5 6,5 9,5 12,9 15,2 18 20,8 25,4 32 38,5 45,4
N(Hz) 200 210 220 230 240 250 260 270 280 290 300
I (mA) 51,6 54,4 52,0 45,2 39,6 33,6 30,0 26,0 23,6 21,0 19,2

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Pour R = 200Ω
N(Hz) 60 80 100 120 130 140 150 160 170 180 190
I (mA) 2,5 3,5 5,0 7,0 8,5 10 11,5 13,5 15,5 17,2 18,6
N(Hz) 200 210 220 230 240 250 260 270 280 290 300
I (mA) 19,7 20,0 19,0 17,5 16,0 14,0 12,5 11,0 9,5 8,5 7,0
1.4 Tracé des courbes I = f(N)

60 I(mA)

50
I(mA) I(mA)2

40

30

20

10

N(Hz)
0
0 50 100 150 200 250 300 350

2. Exploitation de la courbe de résonance d’intensité


2.1 Intensité et fréquence de résonance.

2.1.1 Intensité de résonance


•Lorsque la fréquence du GBF est égale à la fréquence propre du circuit, l’intensité efficace I du courant
atteint sa valeur maximale notée I0: c’est la résonance d’intensité.
Pour R =36Ω
Le maximum d’intensité efficace I0 est : I0 =54,4mA.
Pour R =200Ω
Le maximum d’intensité efficace I’0 est : I’0 =20mA.

Conclusion
L’intensité efficace I0 du courant à la résonance diminue lorsque R augmente.

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2.1.2 Fréquence de résonance
1
•La fréquence propre du circuit est donnée par la relation : N 0 =
2π LC
1
Application numérique : N0 = =210,9 Hz
2𝜋√0,1.5700.10−9

N0 = 211Hz
•Exploitation des courbes
Pour R = 36Ω et R = 200 Ω
La fréquence de résonance N0 correspond à l’intensité I maximale.
Graphiquement, on obtient pour les deux valeurs des résistances une même fréquence de résonance :
N0 = 211 Hz.
Conclusion :
La fréquence de résonance d’un circuit RLC est indépendante de la résistance R. La fréquence propre du
circuit est égale à la fréquence de résonance.
Activité d’application 1
Un circuit RLC série comporte un condensateur de capacité C=10µF et d’une bobine d’inductance L=1H
Détermine sa fréquence propre N0
Solution
1 1
La fréquence est : N 0 = ⇒ N0 = = 50,32Hz
2π LC 2𝜋√1×10.10−6

2.2 Bande passante à 3 décibels (3 dB)


Définition :
I0
La bande passante à 3 dB d’un circuit RLC série est l’intervalle des fréquences pour lesquelles I 
2
La largeur de la bande passante est donnée par la relation : ΔN= N2 - N1
Pour R =36Ω
Io
Le maximum d’intensité efficace, I0 pour la fréquence N0, est : I0 =54,4mA d’où = 38,47 mA
√2

Io
Les fréquences correspondant à√2sont :

N1= 180 Hz et N2 = 240 Hz


La bande passante est donc ΔN= N2 - N1= 60 Hz.

Pour R =200Ω
𝐼0′
I’0= 20 mA soit = 14,14mA
√2

On lit sur la courbe : N’1= 160 Hz et N’2 = 250 Hz


D’où : ΔN’= N’2- N’1 = 90 Hz.

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Conclusion
R
•La largeur de la bande passante est aussi donnée par la relation : ω = ω2 − ω1 = , où ω1 et ω2
L
correspondent aux fréquences N1 et N2. Elle augmente avec la résistance R.
Remarque
1
• A la résonance d’intensité, Lω = .L’expression de l’impédance du circuit est donc:

Z = R.
• A la résonance d’intensité, le circuit RLC se comporte comme un conducteur ohmique.
Z = R et ϕ =0
III- Définitions et expressions des grandeurs caractéristiques.
1- Fréquence de résonance
1 1
I est maximale Lω0 = Cω0 d’où LCω02=1 on a alors N0=2𝜋√𝐿𝐶 en Hz

2- Bande passante à 3 décibels (3 dB)


R R
Elle est donnée par la relation ΔN= 2πL (en Hz) ou Δω= L (en rad/s)

3- Facteur de qualité
Le facteur de qualité d’un dipôle RLC est défini par :

Q = N 0 = ω0 = Lω0 = 1 = 1 L
ΔN Δω R RCω0 R C
1
ω0 = 2πN0 = est la pulsation propre du circuit RLC série.
LC
Pour R =36Ω
No 211
Le facteur de qualité est Q= ∆N = 60 = 3,52 .

Pour R =200Ω
𝑁0′ 211
Le facteur de qualité est Q = = = 2,3
∆𝑁 ′ 90

Conclusion
Le facteur de qualité diminue lorsque la résistance R du circuit augmente.
Le facteur de qualité d’un circuit RLC mesure l’acuité de la résonance.
Plus Q est grand, la bande passante est étroite, la résonance est aiguë et le circuit est plus sélectif.
Plus Q est petit, la bande passante est large, la résonance floue et le circuit est peu sélectif.
Le circuit le plus sélectif est celui qui a la résistance la plus petite.

Activité d’application 2
Un bobine d’inductance L=250mH et de résistance R=37Ω est branchée en série avec un condensateur de
capacité
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C =3, 2µ[Link] alimente le dipôle ainsi constitué par un générateur B.F dont la fréquence est réglée sur
N=100Hz

[Link] la fréquence qui impose la résonance au circuit RLC série.


[Link] le facteur de qualité du circuit.
[Link] la bande passante.
Solution
[Link] fréquence
1 1
N0 = ⇒ N0 = = 178Hz
2π LC 2𝜋√250.10 ×3,2.10−6
−3

2. le facteur de qualité
2𝜋𝑁𝑂 𝐿 2𝜋×250.10−3 ×178
𝑄= ⇒𝑄= = 7,6
𝑅 37

3. la bande passante
𝑁𝑂 178
∆N = ⇒ ∆N = = 23,42Hz
𝑄 7,6

4- Surtension à la résonance
A la résonance, on a : U C = I 0 or Q = 1
=
I0 I / Cω0
= 0
Cω0 RCω0 RCω0 I 0 RI 0
UC
 Q= avec U = RI0 tension efficace à la résonance.
U
D’où : UC = QU
Q étant très grand alors UC>> U : il y’a une surtension aux bornes du condensateur. Cette surtension,
également observée aux bornes de la bobine ( UL = Q  U ), peut avoir des conséquences néfastes c’est-
à-dire détériorer (claquer) le condensateur.
IV- Applications de la résonance.
- En acoustique, elle est importante pour la fabrication d’instrument de musique car il absorbe plus
d’énergie quand la fréquence des oscillations arrive à la fréquence de résonance.
- En électronique, la résonance aiguë permet qu’on n’entende pas plusieurs fréquences à la fois.
- En mécanique, la balançoire ne prend un mouvement d’amplitude notable que si on lui communique
des impulsions accordées sur ses propres oscillations.

SITUATION D’EVALUATION
Lors d’une séance de Travaux Pratiques, ton groupe dispose d’une bobine B dont il veut connaitre les
caractéristiques (inductance L et résistance r).
1. Dans une première expérience, le groupe place la bobine dans un circuit et applique à ses bornes une
tension continue U = 15 V. L’intensité du courant vaut alors I = 2,0 A.
2. Dans une seconde expérience, la bobine B est placée en série avec un condensateur de capacité
C= 6,1 𝜇𝐹, un conducteur ohmique de résistance R = 400 Ω et un générateur de tension alternative
sinusoidale, de fréquence réglage qui maintient entre ses bornes une tension efficace UO = 2,0 V.
Le groupe visualise avec un oscilloscope bicourbe les variations en fonction du temps, de l’intensité dans
le circuit et de la tension aux bornes du générateur.
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Il fait varier la fréquence N de la tension délivrée par le générateur. Les deux sinusoïdes de
l’oscillogramme sont en phase lorsque la fréquence N = 148 Hz. La tension efficace mesurée aux bornes
du condensateur donne
UC = 15,4 V.

1. Exploitation de l’expérience 1
Calcule la résistance r de la bobine.
2. Exploitation de l’expérience 2
2.1 Représente un schéma du montage, avec les connexions de l’oscilloscope.
2.2 Indique les grandeurs observées sur chaque voie de l’oscilloscope.
3.
3.1 Nomme le phénomène observé.
3.2 Détermine :
3.2.1 l’inductance L de la bobine.
3.2.2 la valeur de l’intensité efficace du courant.
3.3 Compare la valeur de la tension efficace mesurée aux bornes du condensateur avec Uo.
3.4.
3.4.1 Calcule le facteur de qualité.
3.4.2 Déduis-en la largeur de la bande passante.

Solution
1. Résistance r de la bobine
U est une tension continue U = rI
𝑈 15
𝑟 = 𝐼 A.N. 𝑟 = 2 𝑟 = 7,5 Ω
2.1 Représentation du circuit avec branchement de l’oscilloscope
Y
(L, r) 2

C
~ Y u2
R 1
u1

u1 est la tension aux bornes du conducteur ohmique R. u1 =Ri


u1 et i sont en phase.
u1 permet de visualiser i.
u2 est la tension aux bornes du dipôle (R, (L,r), C) ou du générateur.
3.1 Nom du phénomène observé
Le phénomène observé est la résonance d’intensité.
[Link] de la bobine
1 1 1
𝐿𝐶𝜔2 = 1 𝐿 = 𝐶𝜔2 = 𝐶4.𝜋2𝑁2 A.N. 𝐿 = 6,1.10−6×4.𝜋2(148)2 = 0,19 𝐻
3.2.2 Valeur de l’intensité efficace du courant
U = ZI
A la résonance, l’impédance du circuit est égale à la résistance totale du circuit.
𝑈 2
𝐼 = 𝑅+𝑟 A.N. 𝐼 = 400+7,5 = 4,9. 10−3 A

3.3 Valeur de la tension efficace mesurée aux bornes du condensateur avec UO.
UC = 15,4 V et Uo = 2 V
𝑈𝐶 > 𝑈𝑜
3.4
3.4.1 Facteur de qualité.

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𝐿𝜔
𝑄= 𝑅+𝑟
0,19×2×𝜋×148
A.N. 𝑄= 𝑄 = 0,43
407,5
3.4.2 Largeur de la bande passante.
𝑁
𝑄 = ∆𝑁 avec N fréquence de résonance et ∆𝑁 bande passante.
𝑁 148
∆𝑁 = A.N. ∆𝑁 = ∆𝑁 = 344 𝐻𝑧.
𝑄 0,43
𝜔 𝜔 148×2×𝜋
Ou 𝑄 = A.N. ∆𝜔 = = ∆𝜔 = 2163 𝑟𝑎𝑑/𝑠
∆𝜔 𝑄 0,43

IV. EXERCICES
Exercice 1
Une bobine d’inductance L=50mH est alimenté par un générateur de pulsation =100πrad.s-1.
Détermine la capacité C du condensateur qu’il faut pour associer à cette bobine pour obtenir la résonance
d’intensité.
Solution
La capacité C du condensateur
1 1
A la résonance : 𝐿𝐶𝜔2 = 1 ⇒ 𝐶 = 𝐿𝜔2 = 50.10−3×1002 = 0.002𝐹

Exercice 2
Une bobine de résistance r=10. et d’inductance L=0,25H est montée en série avec un condensateur de
capacité C=1,5 µF.
Une tension sinusoïdale de valeur efficace U est appliquée aux bornes du dipôle ainsi constitué.
Nous sommes à la résonance d’intensité.
1. Détermine ;
1.1.L’impédance Z du circuit ainsi réalisé.
[Link] valeur de la fréquence N0 du courant électrique.
2. Calcule le facteur de qualité Q du circuit.
Solution
1.
1.1. L’impédance du circuit

𝑍 = 𝑟 ⇒ 𝑍 = 10Ω
1.2. la valeur de la fréquence
1 1
𝑁𝑂 =2𝜋√𝐿𝐶 ⇒𝑁𝑂 = = 260,4Hz
2𝜋√0.25×1,5.10−6

2. le facteur de qualité
2𝜋𝑁𝑂 2𝜋×260,4×1,5.10−6
𝑄= ⇒𝑄 = = 40,9
𝑟 10

Exercice 3
Un circuit comprend en série une résistance R = 10 Ω, une inductance pure L = 0,1 H et un condensateur
de capacité C. Il est alimenté par une tension sinusoïdale de valeur efficace U = 12 V et de fréquence N =
50 Hz.
1. Calcule la valeur de la capacité C du condensateur pour laquelle le circuit est en résonance.
2. Calcule la tension aux bornes de la bobine et du condensateur.

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Solution
1 1 1
1. 𝐿𝐶𝜔2 = 1 𝐶 = = A.N. 𝐶 = = 101 𝜇𝐹
𝐿𝜔 2 𝐿4.𝜋 2 𝑁 2 0,1×4.𝜋2 (50)2
2. A la résonance : UL = UC = QU
𝐿𝜔
Avec 𝑄 = 𝑅
𝐿𝜔 0,1×2×𝜋×50
UL = UC = QU = 𝑅 . 𝑈 UL = UC = QU = . 12 ≈ 38 𝑉
10

Exercice 4
On cherche à déterminer les caractéristiques d’un circuit comprenant une bobine d’inductance L, de
résistance R et un condensateur de capacité C. On dispose à cet effet d’un générateur de tension continue,
d’un GBF (Générateur basse fréquence), d’un voltmètre de grande résistance et d’un ampèremètre de
résistance négligeable.
V V
A A

GBF

Montage a Montage b
1°/ Dans un premier temps, on cherche à établir les caractéristiques R et L de la bobine. On réalise à cette
fin les deux montages ci-dessus.
Les indications de l’ampèremètre et du voltmètre sont alors les suivantes :
* Montage a : U1 = 5,0 V ; I1 = 250 mA
* Montage b : U2 =1,0 V ; I2 =19,5 mA :N = 50 Hz
Détermine R et L.
2°/ Pour déterminer la capacité C du condensateur, on réalise le circuit représenté ci-dessous :
On fait varier la fréquence N de la tension délivrée par
le GBF tout en maintenant sa valeur efficace constante ; V
on relève alors la valeur de l’intensité lue sur
l’ampèremètre pour chaque valeur de N. Les résultats V
des mesures sont consignés dans le tableau ci dessous.
GBF

N(Hz) 50 100 150 200 220 240 250 260 270 280 300 350 500
I(mA) 8 18 35 76 118 228 362 500 364 240 136 67 29

a. Trace le graphe de la fonction I = f (N) en respectant impérativement


l’échelle suivante :1 cm ⟷ 20 Hz en abscisse
1 cm ⟷ 50 mA en ordonnée
b. Pour quelle valeur N0 de N l’intensité est-elle maximale ?
Comment appelle-t-on la fréquence N0 ?
c. Déduis-en la valeur efficace de la tension constante U3 délivrée par le GBF et détermine la capacité
C du condensateur.
d. Détermine graphiquement la largeur de la bande passante et déduis le facteur de qualité Q du
circuit.

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Solution
✓ Détermination de R et de L
En courant continu (montage a),
U
on a U1 = RI1 donc R = 1 A.N : R = 20 .
I1
En courant alternatif (montage b), on a avec les valeurs efficaces de la tension et de l’intensité : U2 =
ZI2 ;
Avec Z = R ² + L²² = R ² + 4² N²L²
U2 1 U 22
Donc Z = = R ² + 4² N²L² L= − R ² A.N. : L = 150.10-3 H ou L = 150 mH
I2 2N I 22
✓ oGraphe de la fonction I= f(N).
L’échelle a été réduite. Nous indiquons quelques points importants.
I(mA)
600

500

400

300

200

100
N(z)
0
0 200 400 600
N1 N0 N2
444Valeur de N0
Sur le graphe on trouve la fréquence N0 = 260 Hz.
N0 est la fréquence de résonance ou fréquence propre du circuit.

✓ Valeur de la tension efficace et de la capacité


A la résonance, on a : Z = R et I est maximale I = I0 donc U3 = RI0.
Sur le graphe on trouve I0 = 500 mA. D’où U3 = 20.500.10-3 = 10 V.
1
On a aussi à la résonance : L0 − =0
C0
On trace une droite parallèle à l’axe des abscisses et passant par le point d’ordonnée I = 354 mA. Cette
droite coupe le graphe en deux points d’abscisses :
N1 = 250 Hz et N2 = 271 Hz..
La largeur de la bande passante est :
N = N2 – N1 soit N = 21 Hz.
Le facteur de qualité Q du circuit est :
N0
Q= = 12,38.
N

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Exercice 5 :
Apres le cours de physique chimique deux élèves décident de déterminer l’inductance L et la résistance
interne r d’une bobine. Ils réalisent le montage de la figure 1.
Balayage horizontal : 1 division pour 500
µs
u1 : 1 V / division
Voie Voie
u1 1 2
C L,r
R
u2 u2 : 2 V/ division
~
GBF

FIGURE 1
FIGURE 2
On applique aux bornes de ce circuit RLC un générateur basse fréquence qui
délivre une tension alternative sinusoïdale u2 dont on peut faire varier la fréquence.
On visualise sur l’écran d’un oscilloscope bicourbe, les tensions u1 =f(t) (voie 1) et u2 =f(t) (voie 2) ; u1
étant la tension aux bornes du conducteur ohmique.
Pour une certaine valeur de la fréquence du générateur basses fréquences, on obtient sur l’écran de
l’oscilloscope l’enregistrement suivant : figure 2.
Données :
✓ La résistance du conducteur ohmique R=20.
✓ La capacité du condensateur C= 1µF.
Aide ces deux élèves à déterminer r et L.
1. Déduis de l’enregistrement :
[Link] fréquence de la tension délivrée par le générateur.
1.2.L’intensité maximale Im dans le circuit.
[Link] tension maximale U2m aux bornes du circuit RLC série.
2. Nomme phénomène qui a lieu dans ce circuit. Justifie la réponse.
3. Détermine :
[Link] résistance r.
3.2.l’inductance L de la bobine.

Solution
1.1 la fréquence
1
𝑵 = 𝑇 or 𝑇 = 4 × 500 × 10−6 = 2. 10−3 𝑠
1
𝑁 = 2.10−3 = 500𝐻𝑧
1.2 Intensité maximale
𝑈 4
𝑈1𝑚 = 𝑅 × 𝐼𝑚 ⇒ 𝐼𝑚 = 1𝑚 or 𝑈1𝑚 = 4𝑉 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐼𝑚 = = 0,2𝐴
𝑅 20
1.3. La tension 𝑈2𝑚
𝑈2𝑚 = 3 × 2 = 6𝑉

[Link] phénomène qui a lieu est la résonance d’intensité car la tension et l’intensité sont en phase.
[Link] :
3.1. La résistance r
𝑈2𝑚 = (𝑅 + 𝑟) × 𝐼𝑚

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𝑈2𝑚
𝑟= −𝑅
𝐼𝑚

6
𝑟 = 0,2 − 20 = 10Ω
3.2. L’inductance L
1 1 1
𝜔= ⇒ 𝐿 = 𝐶𝜔2 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜔 = 2𝜋𝑁 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝐿 = (2𝜋𝑁 )2 𝐶
√𝐿𝐶

1
𝐿 = (2𝜋500)2 ×10−6 = 0,1𝐻

IV. DOCUMENTATION
[Link]
Physique Terminales CDE Collection AREX
Physique Terminales CE Collection Eurin-Gié

Radio FM
La radio FM, inventée en 1933 par Edwin Armstrong, est un procédé de radiodiffusion de programmes
radiophoniques en modulation de fréquence (ou FM pour Frequency modulation) dans la gamme des très
hautes fréquences (VHF). Elle est destinée à être reçue directement par le public et s'applique à la fois à la
réception individuelle et à la réception communautaire1. Dans la plupart des pays, c'est plus précisément
la bande 87,5 – 108 MHz (VHF – bande II) qui est utilisée. Du fait de son utilisation par la radio FM,
cette bande est souvent appelée « bande FM » dans le grand public.

Terminologie
L'appellation « bande FM », bien que très répandue, est incorrecte d'un point de vue scientifique et en fait
un abus de langage, car la radiodiffusion en modulation de fréquence peut être réalisée dans n’importe
quelle bande de fréquences. On pourrait correctement parler de la « bande de fréquences allouée aux
stations de radio diffusant leurs programmes à destination du public en FM », mais ce serait trop lourd
dans un contexte usuel.
Les pays germaniques utilisent régulièrement le terme « UKW » pour Ultrakurzwellen, c'est-à-dire
« ondes ultra-courtes », ce qui est un équivalent du terme « très haute fréquence ». De même, les Suédois
parlent de « UKV » pour ultrakortvåg. Ces dénominations sont scientifiquement correctes.
Si l'appellation " bande FM " est incorrecte et celle de " UKW " correcte, on peut alors dire " OUC "
ondes ultra-courtes en français.

Bandes de diffusion
La grande majorité des pays utilisent la bande 87,5 – 108 MHz pour la radio FM. À l'origine, cette bande
était souvent plus réduite ; elle a été étendue progressivement. Ainsi, en France, elle s'étendait au départ
sur 12,5 MHz, de 87,5 à 100 MHz. Elle est passée ensuite à 87,5 – 104 MHz, puis à 87,5 - 106 MHz et
enfin de nos jours, de 87,5 à 108 MHz, soit une largeur de 20,5 MHz. Les fréquences 87,5 MHz et 108
MHz ne sont pas attribuées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA)2, car aucun code RDS ne leur
sont alloués. Ainsi en France les fréquences FM sont comprises entre 87,6 MHz à 107,9 MHz. Les
canaux utilisés sont en général des multiples de 100 kHz, bien que certains pays utilisent d'autres
organisations (par exemple, en Italie les canaux peuvent être des multiples de 50 kHz). De plus, certains
pays n'utilisent que les multiples pairs ou impairs de 100 kHz. Cette dernière organisation prévaut au
Canada et aux États-Unis, les stations étant des multiples impairs de 100 kHz.
[Link]

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Niveau : Terminale CDE

Discipline :
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
PHYSIQUE-CHIMIE

THEME : ELECTRICITE
TITRE DE LA LEÇON : PUISSANCE EN REGIME SINUSOIDAL

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Des élèves en classe de Terminale C au Lycée Moderne de Danané ont découvert dans un livre que le courant
alternatif transporté sous haute tension transite dans les centres de transformation, pour être traité afin d’avoir
un rendement intéressant.
En classe, ils partagent ces informations avec leurs camarades et ensemble, sous la conduite de leur Professeur,
ils cherchent à connaître les expressions des différentes puissances, d’expliquer l’intérêt du transport du courant
électrique sous haute tension et de déterminer le facteur de puissance.

II. CONTENU DE LA LECON


1 Puissance instantanée
La puissance instantanée reçue par un dipôle RLC est :
P= u×i
En posant : i(t) = Im cos(ωt) et u(t) = U mcos(ωt + φu/i ), on obtient : ,
P = U m Imcos(ωt)  cos(ωt + φu/i )
1
or cos(ωt)  cos(ωt + φ u/i ) = [cos(ωt + φ u/i + ω) + cos(ωt + φ u/i − ωt)] ;
2

d’où :

2 Puissance moyenne
La puissance moyenne consommée par un dipôle RLC est : P = UI cos φu/i

Le produit U × I est la puissance apparente, exprimée en volt-ampère (V.A).


Le terme cos φ u/i s’appelle facteur de puissance du circuit RLC.

Activité d’application
La puissance moyenne consommée dans un dipôle soumis à une tension alternative sinusoïdale est donnée
par la relation 𝑃 = 𝑈 × 𝐼 × 𝐶𝑜𝑠𝜑
Dis ce que représente 𝑈 ⨯ 𝐼 et 𝐶𝑜𝑠𝜑
Solution
𝑈 ⨯ 𝐼 : représente la puissance apparente
𝐶𝑜𝑠𝜑 : le facteur de puissance

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3 La puissance moyenne reçue par un dipôle RLC
La puissance moyenne reçue par un dipôle RLC est P = UIcosφu/i
R
Elle apparaît sous forme thermique dans la résistance P = UIcosφu/i = RI2 car cosφu/i = Z

Un condensateur parfait et une bobine parfaite ne consomment donc pas de puissance.


4 Energie consommée dans le circuit RLC série
L’énergie consommée par un dipôle RLC pendant une durée Δt est :
E = P  t = UI t cos φu/i .

Cette énergie est transformée en chaleur (énergie thermique).


5 Facteur de puissance.
Le facteur de puissance cos φu/i doit être proche de 1 pour réduire ou minimiser les pertes par
effet joule dans les lignes.
6 Transport du courant électrique.
6-1 Expérience.
12V/220V 470 Ω 220V/12 V

~
12V 𝐺

6-2 Interprétation
Le conducteur ohmique de résistance R = 470 Ω représente les résistances des lignes électriques.
Pour la même puissance fournie par le générateur, les pertes par effet joule sont plus faibles sous
220 V que sous 12 V. C’est pour cela que le transport du courant s’effectue sous haute tension.
Activité d’application

Une compagnie d’électricité doit fournir une puissance PAB = 10 kW à une installation électrique
fonctionnant sous une tension efficace U = 220 V.
1. Calcule l’intensité du courant dans les cas suivant :
- Le facteur de puissance de l’installation est 0,9
- Le facteur de puissance vaut 0,6.
2. Compare les pertes par effet joule dans les deux cas.
3. Conclus.

Solution

1. L’intensité du courant pour le cas où le facteur de puissance est 0,9


𝑃
𝑃 = 𝑈 × 𝐼 × 𝐶𝑜𝑠 𝜑𝑢⁄𝑖 ⇒ 𝐼 = 𝑈×𝐶𝑜𝑠 𝜑
𝑢⁄𝑖
𝑃 10000
𝐼 = 0,9𝑈 = 0.9×220 = 50,50𝐴

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L’intensité du courant pour le as ou le facteur de puissance est 0,6
𝑃 10000
𝐼= = = 75,76𝐴
0,6𝑈 0.6×220
2. Comparons les pertes de puissance.
La perte de puissance est 𝑃 = 𝑅 × 𝐼 2
Pour 0.9 on a 𝑃 = 𝑅 × 50,502
Pour 0,6 on a : 𝑃 = 𝑅 × 75,762
𝑅×75,762
On a alors :𝑅×50,502 = 2,25 > 1
La perte de puissance est plus importante dans le cas où le facteur de puissance est 0,6
[Link] facteur de puissance élevé permet de réduire les pertes de puissance par effet joule

SITUATION D’EVALUATION
Au cours d’une séance de travaux pratiques, ton groupe monte en série, un condensateur de capacité C =
4.10-6 F et une bobine d’inductance L = 1 H et de résistance R = 500 Ω. Aux bornes de la portion de
circuit ainsi constitué, vous appliquez une tension alternative sinusoïdale de fréquence variable et de
valeur efficace
U = 220 V. Le professeur vous demande d’exploiter la puissance en régime sinusoïdale forcé pour
exprimer autrement la bande passante de ce circuit.

1. Donne l’expression :
1.1 de la puissance moyenne P d’un circuit.
1.2 du facteur de qualité cos𝜑 en fonction de R et Z impédance du circuit.
1.3 de P en fonction de R, L, C, U et 𝜔.
2. Détermine :
2.1 les valeurs de la puissance 𝑃𝑜 et de la phase de la tension par rapport à l’intensité du courant.
2.2 les valeurs f1 et f2 de la fréquence pour lesquelles la puissance dissipée dans la portion de
circuit est égale à la moitié de la puissance maximale précédente.
3. Détermine la bande passante ∆𝑓 du circuit
4. Compare ∆𝑓 à la valeur de f2 - f1 correspondant aux deux résultats précédents et conclus.

Solution
1.
1.1 Expression de la puissance moyenne P d’un circuit.
P = U.I𝑐𝑜𝑠𝜑
1.2 Expression du facteur de qualité d’un circuit.
𝑅
𝑐𝑜𝑠𝜑 = 𝑍
1.3 Expression de P en fonction de R, L, C, U et 𝜔.
𝑅 𝑈 1
P = U.I. 𝑍 or I = 𝑍 et Z = √𝑅 2 + (𝐿𝜔 2 − 𝐶𝜔2)2
𝑅.𝑈 2 𝑅.𝑈 2
P= = 1 2
𝑍2 𝑅 2 + (𝐿𝜔 2 − )
𝐶𝜔2
2.
2.1 Valeur de la fréquence pour laquelle la puissance dissipée dans la portion de circuit est
maximale.
Pour que la puissance P soit maximale, il faut que Zsoit minimale, donc que le circuit
1
fonctionne à la résonance : LC𝜔2 = 1 d’où 𝜔 = = 500 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1.
√𝐿𝐶

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𝜔
𝑓 = 2𝜋 = 79,6 𝐻𝑧
Valeurs de la puissance et de la phase de la tension par rapport à l’intensité du courant.
𝑈2
𝑃𝑜 = 𝑅 = 96,8 𝐻𝑧.
A la résonance, l’intensité instantanée i(t) est en phase avec la tension u(t) appliquée au circuit.
𝜑 = 0 𝑟𝑎𝑑
2.2 Valeurs f1 et f2 de la fréquence pour lesquelles la puissance dissipée dans la portion de circuit
est égale à la moitié de la puissance maximale précédente.
𝑃𝑂 𝑈2 𝑅.𝑈 2 1
Soit P telle que 𝑃 = il vient : 2𝑅 = 1 𝑅 2 = (𝐿𝜔2 − 𝐶𝜔2)2
2 𝑅 2 + (𝐿𝜔 2 − 2 )2
𝐶𝜔
1
Donc 𝑅 = ±(𝐿𝜔2 − 𝐶𝜔2),
1
1er cas : 𝑅 = (𝐿𝜔2 − 𝐶𝜔2) Il vient : 𝐿𝐶𝜔2 − 𝑅𝐶𝜔 − 1 = 0
Cette équation admet deux solutions dont une seule positive a une signification physique :
𝑅𝐶+ √𝑅 2 𝐶 2 + 4𝐿𝐶 𝜔1
𝜔1 = = 809 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 𝑓1 = = 129 𝐻𝑧
2𝐿𝐶 2𝜋
1
2ème cas : 𝑅 = −(𝐿𝜔2 − 𝐶𝜔2) Il vient : 𝐿𝐶𝜔 + 𝑅𝐶𝜔 − 1 = 0 2

Cette équation admet deux solutions dont une seule positive a une signification physique :
−𝑅𝐶+ √𝑅2 𝐶 2 + 4𝐿𝐶 𝜔2
𝜔2 = = 309 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 𝑓2 = = 49,2 𝐻𝑧
2𝐿𝐶 2𝜋
3. Bande passante ∆𝑓 du circuit.
R
∆f = 2π L = 79,6 𝐻𝑧
4. Comparaison de ∆𝑓 et f2 - f1
f2 – f1 = 79,8 Hz
∆f = f2 – f1
Conclusion.
La bande passante d’un circuit RLC série correspond à l’intervalle de fréquences pour lesquelles la
puissance consommée dans le circuit est la moitié de la puissance maximale que consomme le circuit à la
résonance.

IV. EXERCICES

Exercice 1
La tension efficace aux bornes d’une installation est 110 V. La puissance consommée est 4,4 kW lorsque
l’intensité de courant vaut 50 A.
Calcule la puissance apparente et le facteur de puissance du circuit.

Solution
✓ S= U.I = 110 × 50 = 5,5 𝑉. 𝐴
𝑃
✓ P = [Link]𝜑 𝑐𝑜𝑠𝜑 = = 0,8
𝑈.𝐼

Exercice 2
Un circuit comprend une résistance de valeur R = 20 Ω et une bobine d’inductance L. Il est alimenté
par une tension sinusoïdale de fréquence N = 50 Hz.
1. Détermine la valeur de l’inductance L sachant que le facteur de puissance est 0,8.
2. Détermine la valeur de capacité d’un condensateur qui ramènerait le facteur de puissance à 1.

Solution.
1. Valeur de l’inductance L sachant que le facteur de puissance est 0,8.

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𝑅 1 𝑅 1 20
𝑐𝑜𝑠𝜑 = = 0,8 Z =√𝑅 2 + 𝐿2 𝜔 2 𝐿= √(𝐶𝑂𝑆𝜑)2 − 𝑅 2 𝐿 = √(0,8)2 − 202 𝐿 =
𝑍 𝜔 2.𝜋.50
0,048 𝐻
2. Valeur de capacité d’un condensateur qui ramènerait le facteur de puissance à 1.
Si 𝑐𝑜𝑠𝜑 = 1, le circuit fonctionne à la résonance d’intensité donc 𝐿𝐶𝜔2 = 1
1
D’où C = 𝐿𝜔2 = 2.1. 10−4 𝐹

Exercice 3
un circuit RLC en série est alimenté en courant alternatif de tension efficace U=24V et de fréquence
[Link] bobine a pour caractéristique r=2Ωet L=0,1H ; la résistance du conducteur ohmique et la
capacité du condensateur ont pour valeur respectives R=10Ω et C=1µF.
Détermine :
1. L’intensité efficace du courant électrique pour qu’elle soit en phase avec la tension électrique ;
2. Le facteur de puissance du circuit à la résonance ;
3. La puissance consommée en moyenne dans le circuit.

Solution

1. L’intensité I
𝑈 𝑈
𝑍= or à la résonance Z=r+R d’où 𝐼 = 𝑅+𝑟
𝐼
24
𝐼 = 10+2 = 2𝐴
2. Le facteur de puissance
𝑅 𝑅
cosφ= 𝑍 ⇒ cosφ= 𝑅+𝑟
10
cosφ= 12 = 0, ,83
3. La puissance consommée en moyenne
𝑃𝑚 = (𝑟 + 𝑅) × 𝐼 2
𝑃𝑚 = (2 + 10) × 22 =48w

Exercice 4
Au cours d’une séance de T.P., votre groupe réalise un circuit comprenant en série, un conducteur ohmique de
résistance variable R, une bobine d’inductance L = 20 mH, de résistance négligeable et un condensateur de capacité
𝐶 = 5 𝜇𝐹.
2𝜋
La tension appliquée aux bornes de l’ensemble est notée 𝑢(𝑡) = 24√2 sin ( 𝑇 ) 𝑡 et sa fréquence vaut f = 400 Hz.
- Dans un premier temps, le groupe règle la valeur de R à 6 Ω.
- Dans un second temps, le groupe fait varier la valeur de la résistance R du conducteur ohmique
Le professeur vous demande de déterminer la valeur de la résistance R pour laquelle la puissance consommée est
maximale.
Tu es le rapporteur du groupe.

1. Donne l’expression de l’impédance Z du circuit en fonction de R, L, C et f.


2.
2.1. Calcule l’impédance Z de ce circuit
2.2. Détermine la phase 𝜑 de l’intensité i par rapport à la tension u.

3. Exprime du l’intensité i(t) en fonction temps


4.
4.1. Exprime, en fonction de R, la puissance moyenne consommée dans ce circuit

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4.2. Détermine la valeur maximale de la résistance R pour laquelle la puissance consommée est maximale.

Solution

1. L’expression de l’impédance

𝟏 𝟏
Z = √(𝐑)𝟐 + (𝐋𝛚 − 𝐂𝛚)𝟐 or 𝜔 = 2𝜋𝑓 d’où Z = √(𝐑)𝟐 + (𝐋2𝜋𝑓 − 𝐂2𝜋𝑓 )𝟐
[Link] de l’impédance du circuit
1
𝑍 = √62 − 2 × 𝜋 × 20.10−3 × 400 − 5.10−6×2𝜋×400 = 8,48Ω
[Link] phase 𝜑𝑖⁄𝑢 de l’intensité i par rapport à la tension u.
𝟏 𝟏
𝑳𝝎 − 𝑳𝟐𝝅𝒇−
𝒄𝝎 𝑪𝟐𝝅𝒇
𝐭𝐚𝐧 𝜑𝑢⁄𝑖 = ⇒ 𝐭𝐚𝐧 𝜑𝑢⁄𝑖 = ⇒
𝑹 𝑹
𝟏
𝟐𝝅×20.10−3 ×−
5.10−6 ×2𝜋×400
𝐭𝐚𝐧 𝜑𝑢⁄𝑖 = = -1
𝟔
−1 ( 𝜋
𝜑𝑢⁄𝑖 =𝑡𝑎𝑛 −1) = −4
𝜑𝑢⁄𝑖 𝜑𝑢⁄𝑖 La phase de l’intensité par rapport a la tension est 𝜑𝑖⁄𝑢=− 𝜑𝑢⁄𝑖 ⇒𝜑𝑖⁄𝑢= 𝜋 𝑟𝑎𝑑
4
3. L’intensité i(t) en fonction temps
2𝜋 𝑈𝑚 24√2 1 2𝜋
on a 𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚 𝑠𝑖𝑛 [ 𝑇 + 𝜑𝑖⁄𝑢 ] or 𝐼𝑚 = = =4A et 𝑇 = 𝑓 ⇒ 𝑇
= 2𝜋𝑓 = 2𝜋 × 480 = 3016
𝑍 8,48
𝜋
d’où 𝑖(𝑡) = 4𝑠𝑖𝑛 (3016𝑡 + 4 )
4.1. L’expression en fonction de R de la puissance moyenne
𝐼
𝑃𝑚 = 𝑈 × 𝐼 × 𝐶𝑜𝑠𝜑 or 𝑈 = 𝑅 × 𝐼 ⇒ 𝑃𝑚 = 𝑅𝐼 2 𝐶𝑜𝑠𝜑 = 𝑅 × ( 𝑚 )2
√2
2 2
𝐼𝑚 5,65
𝑃𝑚 = 𝑅 ×
× 𝐶𝑜𝑠𝜑 = 𝑅 × × 𝐶𝑜𝑠𝜑 = 15,96𝑅𝐶𝑜𝑠𝜑
2 2
4.2. la valeur de R pour que 𝑃𝑚 soit maximale
𝑈×𝐼 𝑈 24√2
𝑃𝑚 est maximale pour 𝐶𝑜𝑠𝜑 = 1 ⇒ 𝑃𝑚𝑎𝑥 = 𝑈 × 𝐼 = 𝑅 × 𝐼 2 ⇒ 𝑅 = = = = 8,48Ω
𝐼2 𝐼 4

Exercice 5
Un élève de terminale prépare son devoir de classe. Il doit calculer le facteur de puissance d’un circuit. Tu
es sollicité pour l’aider.
Le circuit étudié est constitué d’un conducteur ohmique de résistance R et d’une bobine pure d’inductance
L. Le circuit est d’abord alimenté en régime de courant continu avec une tension de 6 V. L’intensité du
courant est 0,2 A.
Dans un second temps, le circuit est alimenté sous une alternative sinusoïdale de valeur efficace 6 V et de
fréquence 50 HZ. L’intensité efficace est alors 0,1 A.
1
1-1 Détermine la valeur de la résistance R.
1-2 Détermine la puissance consommée en régime continu.
2 En régime sinusoïdal, calcule
2-1 La puissance moyenne consommée par le circuit.
2-2 Le facteur de puissance du circuit.

Solution
1.1. La valeur de la résistance R
𝑈 6
𝑅= 𝐼
= 0,2 = 30Ω

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1.2. La puissance consommée en régime continu
𝑃𝑚 = 𝑅 × 𝐼 2 = 30 × 0,22 = 1,2𝑊
2.1. La puissance moyenne en régime sinusoïdale
𝑃𝑚 = 𝑅 × 𝐼 2 𝑒𝑓𝑓 = 30 × 0,12 = 0,3𝑊
2.2. Le facteur de puissance
𝑃 0,3
𝐶𝑜𝑠𝜑 = = = 0,5
𝑈×𝐼𝑒𝑓𝑓 6×0,1

IV. DOCUMENTATION
Physique Terminales CDE Collection Arex
Physique Terminales CE Collection Eurin-Gié
Physique Terminales CE Collection Nathan

Tout savoir sur les lignes à Haute Tension

Publié le 15/09/2015, mis à jour le 10/05/2021


Les lignes électriques font partie intégrante du paysage. Mais vous êtes-vous déjà demandé
pourquoi elles ne sont pas toutes de la même hauteur ou pourquoi certaines sont installées sur des
pylônes ? ENGIE vous donne les explications.

Une ligne à Haute Tension : qu’est-ce que c’est ?


Le réseau de transport d’électricité permet de relier les centres de production (centrales thermiques,
centrales nucléaires, etc.) aux postes de transformation, qui permettront ensuite d’acheminer l’énergie
vers le réseau de distribution.
Le réseau de distribution utilise exclusivement des lignes à Moyenne Tension (20 000 volts) et à Basse
Tension (entre 230 et 400 volts).

En revanche, le réseau de grand transport, qui représente en France une longueur cumulée d’environ
100 000 kilomètres de câbles1, utilise des lignes à Très Haute Tension (entre 225 000 et 400 000 volts)
et à Haute Tension (entre 63 000 et 90 000 volts).

Pourquoi sont-elles utilisées ?


On utilise des lignes à Haute Tension pour transporter l’électricité parce que l’augmentation de la
tension limite les pertes d’énergie (c’est ce qu’on appelle « l’effet Joule »). La Haute et la Très Haute
Tension permettent donc de transporter l’énergie sur de très longues distances.

Comment fonctionnent-elles ?
Les lignes à Haute Tension sont composées d’un câble conducteur en métal (un alliage d’aluminium
pour les nouvelles générations), d’une couche d’isolation et d’une gaine de protection. Contrairement
aux lignes Moyenne et Basse Tension, qui reposent sur des poteaux généralement en bois ou en béton, les
lignes à Haute et Très Haute Tension s’appuient sur un réseau de pylônes métalliques.
Ces pylônes peuvent mesurer entre 10 et 90 mètres de haut. Plus ils sont élevés, plus la tension qu’ils
soutiennent est grande. Ils sont également équipés de chaînes isolantes, généralement constituées
d’assiettes de verre ou de porcelaine. Leur nombre varie selon l’importance de la tension sur la ligne.

Sont-elles dangereuses pour la santé ?


On considère qu’environ 375 000 personnes vivent en France à proximité d’une ligne à Haute Tension2.
À l’heure actuelle, aucune étude n’a montré d’éventuelles conséquences sur la santé.
Le champ magnétique dégagé par les lignes à haute tension se mesure en microtesla (µT). On considère
qu’une ligne à Très Haute Tension de 400 000 volts génère un champ électro-magnétique d’environ
6 µT. Ce chiffre diminue à mesure que l’on s’éloigne de la ligne. Ainsi, pour une ligne à Très Haute

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Tension située à 100 mètres de hauteur, le champ électro-magnétique ressenti au sol est d’environ
0,2 µT. Cela représente 10 fois moins que le champ généré par un téléviseur.

[Link]
[Link]

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Niveau : Terminales CE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie

THEME : REACTIONS NUCLEAIRES


TITRE DE LA LEÇON : MODÈLE ONDULATOIRE DE LA LUMIÈRE
I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors d’une visite des locaux de Côte d’Ivoire-Télécom d’Abengourou, un élève en classe de Terminale C
au Lycée Moderne entend parler d’ondes courtes, d’ondes moyennes, de modulations de fréquence.
Il apprend aussi que les pylônes sont des relais téléphoniques d’ondes hertziennes.
Curieux de comprendre ces termes techniques, il en discute avec ses camarades de classe. Ensemble, ils
décident de définir une onde électromagnétique, de déterminer la longueur d’onde d’une onde
électromagnétique et de dégager l’importance de quelques ondes électromagnétiques.

II. CONTENUS

▪ PHENOMENE DE DIFFRACTION
o Diffraction de la lumière par un o Diffraction de la lumière par une
trou

fente

o Interprétation
En considérant le modèle du rayon lumineux, on peut penser pouvoir « extraire » un rayon lumineux en
dirigeant un faisceau de lumière sur un orifice très étroit. Mais le faisceau s’étale à la traversée de l’orifice.
C’est une manifestation du phénomène de [Link] est caractéristique des ondes. Ce phénomène
se manifeste lorsque les dimensions d'une ouverture ou d'un obstacle sont inférieures ou de l'ordre
de grandeur de la longueur d'onde.
▪ INTERFERENCES LUMINEUSES
o Les fentes d’Young
2.1.1 Schéma de principe 2.1.2 Observation

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o Interprétation
Les ondes issues de la source se propagent jusqu’aux deux trous. Au niveau de chacun d’eux, l’onde
passant à travers est diffractée. Les trous S1et S2 se comportent comme deux sources ponctuelles
On a interférence lorsque deux ondes, de même nature, de fréquence identique se superposent.

3. DIFFERENCE DE MARCHE DE LA SUPERPOSITION DE DEUX INTERFERENCES

• La différence de marche δ (en m) est la différence entre les distances parcourues par les deux
ondes :δ = S2P – S1P
𝑎𝑦
En P, la différence de marche δ entre les 2 rayons (S2P et S1P)vaut : 𝛿 = 𝐷
o Si : δ = kλ, il y a interférences constructives et on observe des franges brillantes pour :
𝜆𝐷
𝑦 = 𝑘 𝑎 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ ℤ.λ est la longueur d’onde de la lumière.
𝜆𝐷
La distance entre 2 franges brillantes est appelée interfrange i :𝑖 = 𝑎
𝝀
o Si : δ = (2k + 1)𝟐, il y a interférences destructives et on observe des franges sombres pour :
𝜆𝐷
y = (2k + 1) 2𝑎
𝜆𝐷
La distance entre 2 franges sombres est encore égale à : 𝑖 =
𝑎

De façon générale, l’interfrange i correspond à la distance séparant 2 franges brillantes ou 2 franges


𝜆𝐷
sombres : 𝑖 = 𝑎
▪ ONDE ELECTROMAGNETIQUE
o Définition
Une onde électromagnétique est le résultat de la vibration couplée d'un champ électrique et d'un champ
magnétique variables dans le temps.
Une onde électromagnétique est susceptible de se propager dans l'air comme dans le vide.
Elle est caractérisée par sa longueur d’onde λ(m) est sa fréquence ν(Hz)
On a : ν = 1/T ; T est la période.
λ = v.T, v(m/s) la vitesse de l’onde, dans le vide v = C.

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o Propriétés
Les ondes électromagnétiques interagissent avec la matière de manière différente selon leur fréquence ν.
Plus la fréquence est grande et plus l'énergie E transportée par l'onde est grande : E = h.ν
où h = 6,62.10–34 J.s est la constante de Planck

▪ ONDE LUMINEUSE
Une onde lumineuse est une onde électromagnétique visible.

▪ IMPORTANCE DE QUELQUES ONDES ELECTROMAGNETIQUES


On utilise les ondes électromagnétiques dans l'industrie, dans les télécommunications…..

SITUATION D’EVALUATION
Le faisceau lumineux émis par un pointeur optique laser, dirigé en direction d’un écran, forme un point
rouge très lumineux et de petites dimensions.
Il permet ainsi à un conférencier de montrer à distance un point précis sur un document projeté.
Des élèves de terminale C se proposent avec l’aide de leur professeur de P-C de retrouver
expérimentalement l’ordre de grandeur de la longueur d’onde λ de la lumière émise par le pointeur dont la
fiche technique est donnée ci-dessous. :
- Diode émissive 5 mW – Rouge (compris entre 660 nm et 680 nm) – Alimentation par piles R3 – 3
heures d’autonomie ;
- Portée supérieure à 100 m dans l’obscurité – Diamètre du spot à la sortie 2 mm ; diamètre du spot à 6
m : 12 mm.

Pour cette étude, les élèves placent une fente verticale, de largeur a très petite, sur le trajet du faisceau
lumineux produit par un laser et on positionne un écran à la distance D de la fente.

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Ils réalisent en outre trois expériences dont les résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous :
Source Distance fente-écran Fente Tache centrale

Expérience 1 λ1 = 543 nm (vert) D a1 L1 = 3,2 cm

Expérience 2 Pointeur de longueur d’onde λ0 D a1 L2 = 4,0 cm

Expérience 3 λ1 = 543 nm (vert) D a3 <a1 L3 >L1

Tu fais partie de ces élèves, réponds aux questions ci-dessous :


1) Donne la définition d’une onde lumineuse
2)Donne l’expression de la largeur L de la tache centrale.
3)
3.1) Établis la relation liant L1, L2, λ1 et λ2.
3.2) Calcule, en nm, la valeur numérique de λ0.
3.3) Compare ce résultat avec les données la notice technique donnée pour le pointeur optique à laser.

III. EXERCICES
Exercice 1
Deux fentes de Young sont distantes de 0,2 mm.
L’écran d’observation est distant de 1 m.
1. La 3èmefrange brillante est située à 7,5 mm de la frange centrale.
Calcule la longueur d’onde de la lumière utilisée.
2. Même question en supposant que c’est la 3èmefrange sombre qui est à 7,5 mm de la frange centrale.

Solution :

1) Rappelons la formule de l’interfrange :i=λ.D/a


a=0,2 mm; D=103 mm; i=7,5/3=2,5 mm
On a donc :λ=a/iD=0,5×10−3 mm=0,5 μm
2) La distance à la frange centrale de la 3meme frange sombre étant de 2,5 interfranges, on
a :i′=7,5/2,5=3 mm
On a donc :λ′=a/i′D=0,6×10−3 mm=0,6 μm

Exercice2
Des élèves réalisent l’expérience suivante :

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Tu fais partie de ces élèves, réponds aux questions ci-dessous :
1. Complète la phrase :
« Le phénomène observé sur l’écran s’appelle ………. ……………. ; son importance est liée au rapport
de la largeur a de la fente sur la ………………………………. »
2. On te propose quatre expressions possibles pour la largeur L de la tache centrale observée sur
l’écran.

Ecris le numéro qui correspond à la bonne réponse.

Solution
1. « Le phénomène observé sur l’écran s’appelle la diffraction ; son importance est liée au rapport
de la largeur a de la fente sur la longueur d'onde »
2. (1)

Exercice 3

Dans le tableau ci-dessous sont données les fréquences de quatre radiations lumineuses
monochromatiques.

1. Donne l’expression de la longueur d’onde λ.

2. Reproduit et complète le tableau

Fréquence f (Hz) 7,14.1014 5,45.1014 5,00.1014 4,00.1014


Λ(nm)
Couleur

Solution
C
1. Expression de λ : λ =
f
2. Complétons le tableau

Fréquence f (Hz) 7,14.1014 5,45.1014 5,00.1014 4,00.1014


Λ(nm) 120 550 600 750
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Couleur Violet Vert Jaune Rouge

Exercice 3
Au cours d’une séance de TP sur le modèle ondulatoire de la lumière, votre professeur de Physique –
chimie met à votre disposition :
-une fente de largeur a = 0,10 nm ;
-un laser de longueur d’onde λ = 632,8 nm
-un écran

En vue de déterminer la largeur d’une tache émise par une lumière , sous la supervision de votre
professeur de physique –chimie ,un élève de ton groupe éclaire la fente à l’aide d’ un laser .Vous
observez des rayons lumineux sur un écran perpendiculaire à la direction initiale du faisceau qui est situé
une distance D = 2,0 m de la fente (Voir figure

Tache centrale
Lumière

incidente 𝜃𝐶
a O L
Écran
D

Tu es sollicité pour être le rapporteur du groupe

1. Définis l’écart angulaire 𝜃𝑐

2. Donne son expression

3.

3.1.Établis l’expression de la largeur L de la tache centrale ;


3.2. Calcule sa valeur

Solution
1. Définition : l’écart angulaire 𝜃𝑐 est l’angle sous lequel on voit la moitié de la tache centrale de
diffraction
λ
2. Donnons son expression : 𝜃𝑐 =
a
3.
3.1. Expression de la largeur :
L λ L
tan 𝜃𝑐 = , par approximation on pose que tan 𝜃𝑐 = 𝜃𝑐 ; donc on trouve alors =
2D a 2D
2Dλ
d’où L = a
3.2. La valeur de L :

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2x2X632,8.10−9
L =
0,1.10−3

L =2,5.10−2 m

Situation
En vue de mesurer la largeur de la fente (a), la distance de la fente à l’écran (D) et la largeur de la zone
lumineuse centrale (l) .Un groupe d’élèves de ta classe réalise sous la supervision de ton professeur de
Physique-chimie une expérience sur le caractère ondulatoire de la lumière à l’aide du dispositif représente
ci-dessous.

Zone sombre

Faisceau 𝜃 l

Laser
Le groupe obtient les mesures suivantes :
a = (0,200 ∓ 0,005) mm ; D = (2,00 ∓ 0,01) m, l= (12,6 ∓ 0,1) mm
Zone lumineuse
Pour besoin d’informations : l’angle 𝜃 étant petit et exprimé en radian, tu utiliseras l’approximation tan 𝜃
Fente de largeur a Écran
=𝜃 D
Tu es sollicité par le groupe pour faire le rapport
1. Donne le phénomène observé
2. Calcule la valeur de l’angle 𝜃 en radian
3.
3.1. Écris la relation qui lie l’angle , la longueur d’onde λ de la lumière et la largeur a de la fente ;
3.2. Calcule la longueur d’onde λ.
4.
4.1.Écris la relation liant la longueur d’onde λ, la célérité c de la lumière dans le vide et la fréquence de
la radiation v
4.2. Exprime la relation l et λ.

Solution
1. Nom du phénomène : la diffraction
l l
2. la valeur de 𝜃 : tan 𝜃 = or tan 𝜃 = 𝜃 donc 𝜃 = 2D = 3,15.10−2rad
2D
3.
𝜆
3.1. La relation est : 𝜃 = a
3.2. Calcule λ = 𝜃a,
A.N: λ =3,15.10−3 .0,200.10−2 = 6,30.10−7 m =630nm
4.1. La relation entre λ, c et v

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c
λ=𝑣
2Dλ
4.2. l = a

IV. DOCUMENTATION

Le modèle ondulatoire de la lumière

1. Diffraction de la lumière

Réalisons l'expérience suivante :

On observe sur l'écran une figure de diffraction. Ce phénomène se produit lorsque l'ouverture par laquelle
passe la lumière est de petite taille. On dit que l'ouverture a diffracté la lumière du laser.

Remarques:

• Plus l'ouverture est petite, plus le phénomène de diffraction est marqué.


• Le phénomène de diffraction met en défaut le principe de propagation rectiligne de
la lumière dans un milieu homogène.
• Si l'ouverture est une fente, on observe la figure ci-contre.

2. Interprétation ondulatoire

De façon générale, la lumière peut-être considérée comme une onde électromagnétique. En particulier, la
lumière émise par le laser peut-être décrite comme une onde électromagnétique sinusoïdale de fréquence
donnée.
La lumière se propage dans le vide, et dans les milieux transparents (air, eau, gaz, verre, etc...).
Dans le vide, la célérité de la lumière est c = 299 792 458 m.s-1 (on retiendra c 3.108m.s-1).
Remarques:
• La célérité de la lumière dans le vide ne dépend pas de la fréquence de l'onde.
• La célérité de la lumière dans l'air est pratiquement égale à sa célérité dans le vide (c air c vide).

Couleur et longueur d'onde

1. Lumière monochromatique

Définition On appelle lumière monochromatique une onde électromagnétique progressive sinusoïdale de


fréquence donnée. La couleur de cette lumière est liée à la valeur de sa fréquence.

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2. Longueur d'onde

Comme toutes les ondes périodiques, les ondes électromagnétiques présentent une double périodicité
(temporelle et spatiale).
La longueur d'onde dans le vide d'une onde lumineuse monochromatique sera notée lo (lo=c/f).

Retour sur le phénomène de diffraction

Réalisons la diffraction d'un faisceau laser par une fente

Voici un schéma détaillé du dispositif et de la figure de diffraction (vu du dessus).

On montre que lorsque l'ouverture est une fente:

lo q: écart angulaire entre le milieu de la tache centrale et la première extinction (rad)

q= avec lo: longueur d'onde de la radiation dans le vide (m)

a a: largeur de la fente (m).

1,22 x lo

De même, pour un trou, on montre que:q =

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Niveau : Terminales CE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Discipline : Physique-Chimie

THEME : REACTIONS NUCLEAIRES

TITRE DE LA LEÇON : MODÈLE CORPUSCULAIRE DE LA LUMIÈRE

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE

Pendant des échanges portant sur la nature de la lumière, une élève en classe de Terminale C au Lycée
Moderne d’Abengourou apprend de sa sœur en première année de physique-chimie, qu’un atome peut
émettre ou absorber de la lumière. Pour en savoir davantage, elle partage cette information avec ses
camarades de classe. Ensemble, ils entreprennent d’expliquer l’effet photoélectrique, d’interpréter les
spectres atomiques et de représenter le diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène.

II. CONTENU

▪ EFFET PHOTOELECTRIQUE
L’effet photoélectrique désigne l'émission d'électrons par un matériau soumis à l'action de la lumière.

▪ PHOTON ET SES CARACTERISTIQUES


Une lumière de fréquence ν est constituée de grains d'énergie appelé photon.
Un photon est une particule qui possède une masse nulle, qui n'a pas de charge électrique qui se
déplacent en permanence à la vitesse de la lumière.
L'augmentation de l'intensité de la source lumineuse ne change pas l'énergie des photons mais seulement
leur nombre.

▪ THEORIE DES QUANTA


Chaque photon (grain de lumière) possède un paquet d’énergie appelé quanta, ainsi la lumière est un
ensemble de paquet d’énergie.
Relation de Planck-Einstein
Le photon est porteur d'un quantum d'énergie E = hν
h est la constante de Planck (h = 6,626×10−34 J⋅s)
𝐶
ν est la fréquence de la lumière ν = λ , avec λ la longueur d’onde.

▪ QUANTIFICATION DE L’ENERGIE D’UN ATOME


L’atome ne peut existerque dans certains états caractérisés par un niveau d’énergie. On dit que son
énergie est quantifiée.
Lorsqu'un atome passe d'un niveau d’énergie à un autre, le quantum d'énergie ΔE qu'il perd (ou qu'il
gagne) est émis (ou absorbé) sous forme d'une radiation électromagnétique de fréquence ν telle que
ΔE = hν.
Ainsi, lorsqu’un atome passe d’un niveau d’énergie ℇ𝑃 à un niveau d’énergie inférieur ℇ𝑛 , il y a émission
d’un photon.

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ℇ𝑷 − ℇ𝒏 = 𝒉𝝊
▪ SPECTRES ATOMIQUES
o Spectres d’émission
Le spectre d'émission est obtenu par apport d’énergie. L'électron est excité par cet apport d'énergie. Il
émet une radiation en retombant dans son niveau fondamental.
On observe ainsi un spectre de raies (discontinu), caractéristique de l’élément émetteur.
o Spectres d’absorption
En ce qui concerne les spectres d'absorption, on aura comme spectre "le complémentaire" du spectre
d'émission, avec en fond le spectre de la lumière utilisée pour réaliser l'expérience.

Activité d’application1:
Reconstitue la phrase correcte en rapport avec le modèle corpusculaire de la lumière à l’aide des mots et
groupes de mots suivants :
L’émission d’électrons / convenable. / L’effet photoélectrique / un rayonnement électromagnétique/ est /
par la matière / frappé par

Solution
L’effet photoélectrique est l’émission d’électrons frappé par un rayonnement électromagnétique par la
matière convenable.

▪ NIVEAUX D’ENERGIE D’UN ATOME : CAS DE L’ATOME D’HYDROGENE


13,6
Pour l'atome d'hydrogène, chaque niveau n, a pour énergie : ℰ𝑛 = − (en eV)
𝑛2

n = 1 pour l’état fondamental ℰ1 = −13,6 𝑒𝑉

E (eV)
0 Etat ionisé
-0,38
-0,54 niveau4
-0,85

-1,51 niveau3
infrarouge Etats excités

-3,40 niveau2
visible

-13,6
Etat fondamental : niveau 1
ultraviolet

Etats d’énergie de l’hydrogène

▪ ENERGIE D’IONISATION

L'énergie d'ionisation est l'énergie à fournir pour faire passer l'atome de l'état fondamental à l'infini.

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13,6
Pour l’atome d’hydrogène : Ei = ℰ∞ - ℰ1 = 0 –(– ) = 13,6 eV
12
Activité d’application 2

1. Les niveaux d'énergie de l'atome d'hydrogène sont donnés par :


13,6
a) 𝐸𝑛 = − 𝑛2 (𝑒𝑉)
13,6
b) 𝐸𝑛 = + (𝑒𝑉)
𝑛2
13,6
c) 𝐸𝑛 = − (𝑒𝑉)
𝑛
2. Le niveau d'énergie nulle E = 0 pour l'atome d'hydrogène correspond à :
a) son état minimal
b) son état fondamental
c) son état ionisé.
3. L'énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène est égale à :
a) −13,6𝑒𝑉
b) +13,6𝑒𝑉
c) −13,6𝐽
Recopie le chiffre suivi de la lettre correspondant à la bonne réponse

Solution
1. a
2. c
3. b

SITUATION D’EVALUATION
Au cours d’une séance de travaux dirigés, le Professeur de Physique-Chimie confie à ton groupe le
diagramme énergétique ci-dessous qui est celui d’un atome X. Cet atome émet, entre autres, une raie
jaune de longueur d’onde λ1 = 589 nm. Vous devez identifier l’atome X et analyser son comportement
lorsqu’il absorbe des photons d’énergie donnée.

E (eV)

0 Etat ionisé
-0,38
-0,80
-0,86
-1,38
-1,51 Etats excités

-1,93

-3,03

-5,14 Etat fondamental

Données :

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Atome Hydrogène Lithium Sodium
Energie d’ionisation (eV) +13,6 +5,39 +5,14
EA = 3 eV et EB = 6 eV.

Tu es le rapporteur du groupe.
1-
1.1- Définis l’énergie d’ionisation d’un atome.
1.2- Calcule l’énergie de première ionisation de l’atome X.
1.3- Identifie l’atome X en t’aidant du tableau des données.

2-
2.1- Détermine la variation d’énergie correspondant à l’émission de la raie jaune de longueur
d'ondeλ1.
2.2- Déduis-en les différents niveaux d’énergie concernés sur le diagramme.
3- Décris le comportement de l’atome X, pris à l’état fondamental :
3.1- lorsqu’il reçoit un photon de longueur d’onde λ1.
3.2- lorsqu’il reçoit un photon d’énergie EA.
3.3- lorsqu’il reçoit un photon d’énergie EB.

Solution
1.1- L’énergie d’ionisation 𝐸𝑖 d’un atome est l’énergie qu’il faut fournir à un atome pour le faire passer de l’état
fondamental (n=1) à l’état ionisé (n= ∞).
1.2- 𝐸𝑖 = 𝐸∞ − 𝐸1 = 0 –(–5,14) = 5,14 eV.
1.3- Il s’agit de l’atome de sodium car 𝐸𝑖 = 5,14 eV.
2.1- Raie jaune
𝐶
∆E = Ephoton = hν = h. λ ⟹ ∆E = 3,37.10-19 J = 2,11 eV
2.2-Les niveaux concernés sont n = 2 et n = 1 car ∆E = |𝐸1 − 𝐸2 | = 2,11 eV
3.1- L’atome reçoit un photon de longueur d’onde λ = 589 nm : il passe de l’état fondamental (n=1) à l’état excité
(n=2).
3.2- L’atome reçoit un photon d’énergie E = 3 eV :
∆E = E = 𝐸𝑛 − 𝐸1 ⟹ 𝐸𝑛 = E + 𝐸1 =3−5,14 = − 2,14 eV. Cette énergie ne correspond à aucun niveau
d’énergie sur le diagramme. L’atome ne sera pas excité ; il reste à l’état fondamental.
3.3- L’atome reçoit un photon d’énergie E = 6 eV :
E >𝐸𝑖 ⟹ l’atome sera ionisé ; l’électron extrait part avec une énergie cinétique
𝐸𝐶 = E + 𝐸𝑖 =6−5,14 = 0,86 eV.

[Link]
Exercice 1

Sachant l’énergie d’ionisation de l’hydrogène vaut 𝐸𝑖 = 13,6𝑒𝑉. Calcule la longueur d’onde de la


radiation émise lorsqu’un proton 𝐻 + capte un électron au repos.

On donne :

Constante de Planck : ℎ = 6,6.10−34 𝑗. 𝑠


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Célérité de la lumière : 𝐶 = 3.108 𝑚/𝑠

1𝑒𝑉 = 1,6.10−19 𝑗

Solution

𝐶 ℎ𝐶
On a : 𝐸 = 𝐸𝑖 = ℎν = h ⇒ λ =
λ 𝐸𝑖

6,6.10−34 × 3.10−8
λ= = 9,1.10−8 𝑚
2,18.10−18

Exercice2
Les niveaux énergétiques possibles de l’atome d’hydrogène sont donnés par la relation :

𝐸0
𝐸𝑛 = − 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐸0 = 13,6𝑒𝑉
𝑛2
1. Donne la valeur de n lorsque l’atome est dans son état fondamental.
2. Explique pourquoi les spectres (d’absorption ou d’émission) de l’hydrogène sont constitués de
raie.
3. Détermine l’énergie en eV de l’atome d’hydrogène.

Solution

1. n=1
2. L’énergie d’un atome ne peut prendre que certaines valeurs bien déterminées : on dit qu’il est
quantifiée.
13,6
3. Ei = ℰ∞ - ℰ1 = 0 –(– ) = 13,6 Ev
12

Exercice 3

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Les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène sont donnés par la relation :
−13,5
𝐸𝑛 = 𝑛2 (en eV).
1. Calcule les valeurs correspondant aux 4 niveaux d’énergie les plus bas.
2.
2.1 Place les niveaux sur le diagramme ci-contre.
2.2Indique le niveau fondamental.
3. Tu considères la transition du niveau 3 vers le niveau 2.
3.1 Représente cette transition sur le diagramme.
3.2 Dis s’il s’agit d’une radiation émise ou absorbée.
3.3 Calcule la longueur d’onde correspondant à cette transition.
3.4Précisele domaine de la lumière auquel appartient la radiation
correspondante.
4. L’atome absorbe un photon de longueur d’onde λ = 121,7nm.
4.1Calcule l’énergie correspondante.
4.2 Déduis-en la transition qui entraîne cette absorption.
4.3 Représente cette transition sur le diagramme.

Données : h = 6,62.10-34J.s ; c = 3,00.108m.s-1


1eV correspond à 1,60.10-19J ; 1nm correspond à 10-9m

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Solution
Les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène sont donnés par
−13,5
la relation : 𝐸𝑛 = 𝑛2 (en eV).
𝐸0 = 13,5 𝑒𝑉
1. Valeurs correspondant aux 4 niveaux d’énergie les plus bas.
−𝐸
𝐸1 = 120 A.N. E1 = -13,6 eV
−𝐸0
𝐸2 = A.N. E2 = - 3,40eV
22
−𝐸0
𝐸3 = A.N. E3 = -1,51eV
32
−𝐸0
𝐸4 = 42 A.N. E4=-0,85eV
2.1Niveaux sur le diagramme (Voir figure ci-contre).
2.2 Niveau fondamental.
Niveau fondamental : E1
3. On considère la transition du niveau 3 vers le niveau 2.
3.1 Représentationde la transition (Voir diagramme ci-contre).
3.2Radiation émise ou absorbée ?
Radiation émise.
3.3Longueur d’onde correspondant à cette transition.
ΔE = E2 – E3 A.N. ΔE = - 1,89 eV
Conversion en Joule : ΔE = - 3,02×10-19J Rq : ΔE < 0 ; il s’agit
bien d’une émission d’énergie.
D’après la relation de Planck-Einstein :
ℎ.𝑐 ℎ.𝑐
|∆𝐸| = soit𝜆 =
𝜆 |∆𝐸|
6,62.10−34 ×3,00.108
A.N. 𝜆 = soit λ = 657 nm
3,02.10−19
3.4 Domaine de la lumière auquel appartient la radiation
correspondante.
Il s’agit d’une radiation rouge du domaine du visible.
4. L’atome absorbe un photon de longueur d’onde λ = 121,7nm.
4.1Energie correspondante :
ℎ.𝑐 6,62.10−34 ×3,00.108
|∆𝐸| = A.N. |∆𝐸| =
𝜆 121,7.10−9
soit |∆𝐸| = 10,2eV
4.2 transition qui entraîne cette absorption
Comme il s’agit d’une absorption donc ΔE = + 10,2eV.
La seule transition possible donnant cette énergie est du niveau 1
vers le niveau 2 :
ΔE = - 3,40 + 13,6 = 10,2eV.
4.3 Représentation de cette transition sur le diagramme.

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Exercice 4
Au cours de la préparation du devoir de niveau ton groupe de travail trouve un exercice se rapportant sur
les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène. Ces niveaux d’énergie sont donnés par la relation
𝐸
suivante :𝐸𝑛 = − 𝑛02 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐸0 = 13,6𝑒𝑉
Le groupe souhaite trouver dans quel cas l’atome pourra absorber cette énergie parmi les quanta d’énergie
proposés. Comme information tu disposes des données suivantes : les quanta d’énergie fournit à l’atome
d’hydrogène dans son état fondamental sont : 6eV. 12,75eV ;18eV.
Etant membre du groupe tu es choisis pour faire le rapport.
1. Définis l’énergie d’ionisation de l’hydrogène.
2. Donne la valeur de l’énergie de liaison de l’hydrogène.
3. Calcule la différence d’énergie d’ionisation entre les différents niveaux d’énergie de l’atome
d’hydrogène.
4. Déduis lesquels des quantums d’énergie permettent l’absorption de l’atome d’hydrogène.

Solution
1. L’énergie d’ionisation de l’hydrogène est l’énergie minimale qu’il faut fournir à un atome H dans
l’état fondamental pour lui arracher son électron.
2. E=13,6eV
3. La différence d’énergie entre les différents niveaux énergie d’ionisation.
3
𝐸2 − 𝐸1 = 𝐸0 = 10,2𝑒𝑉
4
8
𝐸3 − 𝐸1 = 𝐸0 = 12,09𝑒𝑉
9
15
𝐸4 − 𝐸1 = 16 𝐸0 = 12,75𝑒𝑉
4. Le photon est absorbé pour les quantum d’énergie 12,75𝑒𝑉 𝑒𝑡 18𝑒𝑉

Exercice5
Lors d’une séance de Travaux Pratiques, le Professeur de Physique-Chimie demande à ses élèves de
tracer le diagramme représentant les transitions entre les différents niveaux d’énergie de l’atome
d’hydrogène dans la série de Balmer. Les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène sont donnés par la
13,6
relation En = − 𝑛2
(En en eV et n nombre entier naturel non nul). Une analyse du spectre d’émission de l’atome d’hydrogène
révèle la présence de radiations de longueurs d’onde égales à : 656 nm (Hα) ; 486 nm (Hβ) ; 434 nm
(H𝛄) et 410 nm (Hδ).
Données : Constante de Planck : h = 6,62.10-34J.s ; charge élémentaire : e = 1,6.10-19 C ; célérité de la
lumière dans le vide : c = 3,0.108 m.s-1.
La sériede Balmerest constituée des raies obtenues lors des transitions d’un niveau p > 2 au niveau n = 2.
Echelle : 2 cm pour 1 eV.
Tu es élève de la classe et ta production est attendue.
1- Calcule l’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène.
2- Etablis l’expression littérale de la fréquence des radiations émises pour la série de Balmer.
3- Détermine :
3.1- les énergies des photons émis pour les longueurs d’onde données ;
3.2- l’énergie de l’atome d’hydrogène pour les niveaux électroniques n = 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 8 sur 11
4-
4.1- Représente le diagramme d’énergie de l’atome d’hydrogène pour les niveaux électroniques n = 1,
2,
3, 4, 5 et 6.
4.2- Trace les flèches représentant l’émission de photons lors des transitions suivantes :
p= 3 et n = 2 ; p= 4 et n = 2 ; p = 5 et n = 2 ; p = 6 et n = 2.
4.3- Affecte à chaque raie d’émission (représentée par une flèche) l’une des longueurs d’onde
donnée dans le texte.
Source : Exercice 1 page 194 collection Mon Cahier d’habiletés PHYSIQUE TleJD Editions

Solution
1- 𝐸𝑖 = 𝐸∞ − 𝐸1 = 0 –(–13,6) = 13,6 eV
13,6 1 1
2- ν = – (
ℎ 𝑛2
− 22) avec n> 2
3.1- Energie des photons émis pour les longueurs d’onde données.
a) 𝐻𝛼 : λ = 659 nm
ℎ𝐶
E = hν = = 3,01.10-19 J = 1,88 eV
λ
b) 𝐻𝛽 : λ = 486 nm
ℎ𝐶
E = hν = λ = 4,08.10-19 J = 2,55 eV
c) 𝐻𝛾 : λ = 434 nm
ℎ𝐶
E = hν = λ = 4,57.10-19 J = 2,86 eV
d) 𝐻𝛿 : λ = 410 nm
ℎ𝐶
E = hν = λ = 4,84.10-19 J = 3,02 eV
3.2- Energie de l’atome d’hydrogène pour les niveaux n = 1, 2, 3, 4, 5 et 6.
13,6
𝐸𝑛 =−
𝑛2
n=1: E = − 13,6 eV.
n=2: E = − 3,40 eV.
n=3: E = − 1,51 eV.
n=4: E = − 0,85 eV.
n=5: E = − 0,54 eV.
n=6: E = − 0,38 eV.

4.1- Diagramme d’énergie (voirfigure):

E (eV)
0 n=∞
-0,38 n=6
-0,54 n=5
-0,85 n=4

-1,51 n=3
λ𝛼 λ𝛽 λ𝛾 λ𝛿
-3,40 n=2

-13,6 n=1
[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 9 sur 11
4.2- Voirfigure.
4.3- Voirfigure.

IV. DOCUMENTATION

Modèle corpusculaire de la lumière : le photon

Introduction

"La question de la nature de la lumière intrigua bon nombre de scientifiques et de savants : certains
pensaient que la lumière était une onde, d’autres pensaient qu’elle était constituée de petit corpuscule. La
question fut tranchée lorsque l’on découvrit que la lumière subissait une diffraction, lors de son passage
dans un petit obstacle. La diffraction est un phénomène propre aux ondes, la lumière serait donc une
onde. Or, on découvrit aussi au début du XXème siècle que la lumière est constituée de corpuscules. Qui
avait tort ? Qui avait raison ? En réalité, les deux camps ont raison, la lumière est à la fois une onde, et un
ensemble de corpuscule. Nous allons donc voir quelques caractéristiques de la lumière, dans un premier
temps nous verrons les caractéristiques de la lumière en tant qu’onde, puis nous parlerons ensuite du
modèle corpusculaire.

L’aspect Ondulatoire

La lumière est une onde électromagnétique. Elle se propage dans le vide à une vitesse d’environ 300 000
km/s, limite infranchissable fixée par la relativité restreinte d’Einstein. Avant de rentrer dans les
caractéristiques de la lumière, nous devons d’abord nous familiariser avec quelques notions concernant
les ondes. La longueur d’onde λ d’une onde est la distance entre deux crêtes ou deux creux de l’onde. La
longueur d’onde λ est inversement proportionnelle à la fréquence ν de l’onde, c’est à dire que plus la
longueur d’onde est grande, plus la fréquence est petite, et inversement, plus la longueur d’onde λ est
petite, plus la fréquence ν est grande.
Vous avez déjà surement entendu parler d’infrarouge, ultraviolet ou encore de rayons X. En réalité, tous
ces types de rayonnement sont de même type que la lumière. Ce qui définit la nature du rayonnement est
sa longueur d’onde λ (voir l’article sur les domaines des ondes électromagnétiques). Par exemple, les
ondes radio ont une longueur d’onde de 10 cm environ. La lumière visible (les couleurs de l’arc-en-ciel,
rouge orangé jaune vert bleu indigo violet) se situe sur une toute petite portion du spectre, entre 700 nm
(1 nanomètre = 10-9 m = 0,000 000 001 m) et 400 nm. Les couleurs proviennent du fait que la lumière
blanche soit absorbée par les éléments chimiques, qui ne laissent passer que certaines longueurs d’ondes.
Ainsi, si vous voyez un objet rouge, cela signifie que les éléments chimiques le constituant ont absorbé
les couleurs verte, bleu, indigo et violette, pour ne laisser passer que les longueurs d’ondes
correspondantes aux rouge, orangé et jaune. Prenons un exemple concret : notre ciel est bleu, pourquoi ?
Car notre atmosphère absorbe la partie inférieure du spectre, correspondant aux grandes longueurs
d’ondes et ne laisse passer que les petites longueurs d’ondes correspondant aux couleurs rouge, orangé et
jaune.

L’aspect Corpusculaire

[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 10 sur 11
Maintenant que nous avons vu l’aspect ondulatoire de la lumière, nous allons nous intéresser à l’aspect
corpusculaire.
La particule de lumière, les « grains de lumière » sont appelés les photons. Le photon est une particule ne
possédant pas de masse. Il se déplace à la vitesse de la lumière, qui est d’environ 300 000 km/s comme
nous l’avons déjà vu. Dans le modèle corpusculaire de la lumière, il faut raisonner en terme d’énergie.
L’énergie d’un photon est inversement proportionnelle à la longueur d’onde λ de la lumière
correspondante. Par exemple, pour les rayons gamma, dont la longueur d’onde λ est très petite, de l’ordre
de 0,001 nm, les photons seront extrêmement énergétique, tandis que pour les ondes radio, dont la
longueur d’onde λ est relativement grande (environ 10cm), les photons auront une faible énergie." (voir le
site d’[Link], lien ci-dessus)

L’énergie d’un photon

L’énergie d’un photon est donc fonction de sa longueur d’onde λ et obéit à la relation :
E=hν=hc/λ

Avec :

▪ E : énergie en J
▪ h : constante de Planck = 6,63.10-34 J.s
▪ c : célérité de la lumière dans le vide = 3,00.108 m/s
▪ λ : longueur d’onde en m
▪ ν : fréquence en Hz

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Niveau : Terminale

Discipline : CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE

PHYSIQUE-CHIMIE

THEME : REACTIONS NUCLEAIRES

TITRE DE LA LEÇON : REACTIONS NUCLEAIRES SPONTANEES

I. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Au cours des SVT, les élèves de la Terminale D du Lycée Moderne de Dabou ont appris que les
archéologues peuvent déterminer l’âge des vestiges qu’ils récupèrent. Pour ce faire, ils utilisent des
connaissances en radioactivité. Émerveillés par cette information, les élèves décident, au cours de
Physique-Chimie, sous la conduite de leur Professeur de définir l’activité d’un échantillon, de connaître la
loi de décroissance radioactive, de déterminer la constante radioactive, la période, l’activité et l’âge d’un
échantillon radioactif.

II. CONTENU DE LA LECON


1 La structure de la matière

1-1 Expérience de Rutherford

En bombardant une feuille mince d’or par des particules 𝛼 en 1909, Rutherford constate que :
- la grande majorité des particules 𝛼 traverse la feuille d’or sans déviation ;
- quelques unes sont déviées par une charge positive contenue dans l’atome.
Il conclut alors que :
- un atome est principalement vide : on dit qu’il a une structure lacunaire ;
- un atome est formé d’un noyau positif autour duquel gravitent très loin des électrons.

1-2 Constitution du noyau d’un atome


Le noyau d’un atome est formé de particules appelées nucléons : les protons et les neutrons.
Caractéristiques des nucléons :

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Nucléon proton neutron

Charge ( C ) 1,602.10-19 0

Masse ( kg) 1,6726.10-27 1,6749.10-27

Le nombre de protons dans le noyau est son numéro atomique (ou nombre de charge) Z. Le nombre
total de nucléons dans le noyau est son nombre de masse A. Son nombre de neutron N est donné par la
relation : N = A – Z

2- L’élément chimique
C’est l’ensemble des espèces chimiques ayant le même numéro atomique Z.
3- Le nucléide
Un nucléide est un type de noyaux caractérisés par son nombre de masse A et son numéro atomique Z.
on le note 𝐀𝐙𝐗
4- Les isotopes
Les isotopes sont des nucléides qui ont le même numéro atomique mais des nombres de masses différents
Exemples : 126C, 136C et 146C sont isotopes.

5- Unité de masse atomique u.


En physique nucléaire, les masses s’expriment en unité de masse atomique u. L’unité de masse atomique
1
u représente le douzième (12) de la masse de l’isotope du carbone 12. 1u = 1,66.10-27 kg ;
1u = 931 MeV/c2 .
Ainsi la masse du proton mp = 1,007276 u et la masse du neutron mn = 1,008665 u

6- Emissions radioactives
6-1 Définition
La radioactivité ou désintégration radioactive est la décomposition spontanée de certains noyaux instables
naturels ou artificiels. Cette désintégration s’accompagne de l’émission de particules et d’un rayonnement
électromagnétiques 𝛾. Le noyau qui subit la désintégration est appelé « noyau père » et donne naissance à
un nouveau noyau « le noyau fils ».

6-2 Les émissions radioactives.


Selon le type de radionucléide, on obtient des particules α, β+ ou β-. Ainsi le nom de la radioactivité est lié
à la nature des particules émises.
Particule Symbole Charge Masse (u)

α : noyau d’hélium 4
2He + 2e 4

β+ : positon 0 5,5.10-4
1𝑒 +e

β- : électron 0 5,5.10-4
−1𝑒 -e

Le rayonnement électromagnétique 𝛄 transporte de l’énergie et est caractérisé par une fréquence très
élevée de l’ordre de 1021 Hz. Il est de la même nature que la lumière ou les ondes radio.

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6-3 Lois de conservation
La désintégration radioactive peut être représentée par l’équation-bilan suivante :
𝐀 𝐀𝟏 𝐀𝟐
𝐙𝐗 → 𝐙𝟏𝐘 + 𝐙𝟐𝐑
Elle vérifie les lois de conservation suivantes :
- Conservation du nombre de charge Z1+Z2 = Z
- Conservation du nombre de nucléons. A1+A2 = A.
6-4 Radioactivité α.
C’est la désintégration d’un noyau AZX en un noyau A−4
Z−2Y avec émission d’une particule α. Elle s’observe
pour les noyaux lourds instables (A> 200 𝑒𝑡 𝑍 > 82). L’application des lois de conservation conduit à
l’écriture de l’équation-bilan de la réaction : 𝐀𝐙𝐗 → 𝐀−𝟒
𝐙−𝟐𝐘 + 𝟐𝐇𝐞
𝟒

Exemple : 226 222


88Ra → 86Rn + 2He
4

6- 5 Radioactivité β+
C’est la désintégration d’un noyau AZX en un noyau Z′AY avec émission d’une particule β+. Elle concerne les
noyaux trop riches en protons par rapport à leur isotope stable. L’application des lois de conservation
conduit à l’écriture de l’équation-bilan de la réaction entre :
𝐀
𝐙𝐗 → 𝐙−𝟏𝐀𝐘 + 𝟎𝟏𝐞
Exemple : 137N → 136C + 01𝑒
Remarque : le positron et le neutrino qui n’existe pas dans le noyau proviennent de la désintégration d’un
des protons du noyau.
𝟏
soit 𝟏𝐩 → 𝟏𝟎𝐧 + 𝟎𝟏𝐞

6-6- Radioactivité β-
C’est la désintégration d’un noyau AZX en un noyau Z′AY avec émission d’une particule β-. Elle concerne les
noyaux trop riches en neutrons par rapport à leur isotope stable. L’application des lois de conservation
conduit à l’écriture de l’équation-bilan de la réaction :
𝐀
𝐙𝐗 → 𝐙+𝟏𝐀𝐘 + −𝟏𝟎𝐞
Exemple : 32
15𝑃 → 3216𝑆 + −10𝑒

Remarque : l’électron et l’antineutrino qui n’existent pas dans le noyau proviennent de la désintégration
d’un neutron du noyau.
Soit 𝟏𝟎𝐧 → 𝟏𝟏𝐩 + −𝟏𝟎𝐞

Remarque :
La plupart des noyaux sont créés dans un état excité Y*, à partir des radioactivités α, β+, β- . Mais cet état
instable est de courte durée. La désexcitation s’accompagne de l’émission d’un rayonnement
𝑨 ‫٭‬ 𝐀 𝟎
électromagnétique γ suivant l’équation : 𝒁Y → 𝐙𝐘 + 𝟎𝛄

Activité d’application
Complète les équations suivantes
- 146C → …….. ……..N + −10e
- 127N → …… ……C + 01e
- 210 …….
84Po → …….Pb + 2He
4

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Solution
- 14
6C → 147𝑁+ −10e
- 12
7N → 126𝐶 + 01e
210
- 84Po → 206 4
82𝑃𝑏 + 2He

7. La décroissance radioactive
7-1 Loi de décroissance radioactive
La désintégration d’un noyau radioactif est un phénomène aléatoire. A l’instant t, un échantillon de
substance radioactive contient No noyaux. A l’instant t + dt, elle en contiendra N inférieur à No.
La variation de noyaux entre t et t+dt est proportionnelle à la durée de désintégration et au nombre de
noyaux N présents dans l’échantillon à la date t : dN = - 𝝀 N dt.
𝝀 est la constante radioactive. Elle caractérise le nucléide et s’exprime en s-1.
𝐝𝐍
∫ = − ∫ 𝛌𝐝𝐭 → ln N = - 𝝀 t d’où le résultat : N = No e-λt
𝐍

7- 2 Période ou demi-vie d’un nucléide.


On appelle demi-vie T d’un nucléide le temps au bout duquel la moitié des noyaux radioactifs
initialement présents a été désintégrée. C’est une caractéristique du nucléide. Elle ne dépend pas du
nombre de noyaux que contient l’échantillon et vaut :
𝑁𝑜 𝐥𝐧𝟐 𝐥𝐧𝟐
En une période T : N = = 𝑁𝑜 . 𝑒 −𝜆𝑇 → - ln 2 = - λT → T = ↔ 𝝀=
2 𝛌 𝐓
Exemple :
235 14 30
Noyaux 92U 6C 16S

T 4,5.109 ans 5,7.103 ans 3 min

7-3 Courbe de décroissance radioactive

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7- 4. Activité d’une substance radioactive
L’activité d’une substance radioactive est le nombre de désintégrations par unité de temps. Elle s’exprime
en becquerel (Bq) et se note A telle que : A = 𝝀 N A = Ao e-λt

Activité d’application 2
La période du carbone 14 est 5590 années. Un échantillon de bois, trouvé dans une grotte préhistorique
donne 212 désintégrations par minute. Un échantillon contenant la même masse de carbone et préparé à
partir d’un jeune bois donne 1350 désintégrations par minute.
Détermine l’âge du bois ancien.

Solution
𝟏 𝐀 𝐥𝐧 𝟐 𝑻 𝐀
On a : 𝐀(𝐭) = 𝐀 𝟎 𝐞−𝛌𝐭 ⇒ 𝒕 = 𝒍𝒏 ( ) 𝒐𝒓 λ = d′ ou t = 𝒍𝒏 ( )
λ 𝐀𝟎 𝐓 ln2 𝐀𝟎

𝟓𝟓𝟗𝟎 𝟏𝟑𝟓𝟎
t= 𝒍𝒏 ( 𝟐𝟏𝟐 )=14930 années
ln2

SITUATION D’EVALUATION
Ton camarade de la classe de Terminale découvre dans une revue scientifique le principe de la
datation au carbone [Link] la biosphère, la proportion des atomes de carbone 14 est d’un atome de 14C
pour 106 atomes de 12C . A sa mort, un organisme cesse de consommer des composés carbonés et la
concentration en 14C commence à décroître.
Le carbone 14 ( 146C ), radioactif 𝛽 − a une période T = 5590 ans.
Ton camarade décide de déterminer l’âge d’un objet d’art découvert dans des fouilles. Dans un
prélèvement de 0,1 g de matières organiques sur l’objet d’art, il constate qu’il y a 10% en masse de
carbone. Cet échantillon présente une activité A= 1180 Bq (1180 désintégrations par seconde).
Données : Masse molaire de 12C : M (C) = 12 [Link]-1, constante d’Avogadro : NA= 6,22.1023 𝑚𝑜𝑙 −1 .
Eprouvant des difficultés, ton camarade te sollicite afin de l’aider.
1-Ecris l’équation de désintégration du 14C .
2-Calcule :
2.1-la masse de carbone dans le prélèvement de 0,1g ;
2.2-la constante radioactive 𝜆.
3-Détermine :
3.1- l’activité initiale A0 de l’échantillon de carbone.
3.2-l’âge approximatif de l’objet d’art.
Solution
1- équation de désintégration de carbone 14 ( 146𝐶 )
14
6𝐶 ⎯⎯→
14
7𝐶 + −10𝑒
2-/2.1-masse m’de carbone dans le prélèvement de 0,1g.
10∗𝑚 10∗10−4
m’ = ⇒ m’ = d’où m’ = 10-5kg
100 100
2.2- la constante radioactive 𝜆.
𝑙𝑛2 𝑙𝑛 2 𝑙𝑛2
T= ⇒ 𝜆= A.N. 𝜆= 𝜆 = − s-1
𝜆 𝑇 5590∗365∗24∗3600
3-/ 3.1- l’activité initiale A0 de l’échantillon de carbone
𝑚𝑁𝐴
A0 = 𝜆N0 or N0 = n NA = 𝑀

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𝑚𝑁𝐴 3,93.10−12
A0 =𝜆 A.N : A0 = ∗ 10−5 * 6,02.1023 A0= 1,97.106Bq
𝑀 12
3.2- l’âge approximatif de l’objet d’art
𝐴 1180
𝑙𝑛 𝑙𝑛
− ℷ𝑡 𝐴0 1,97106
A =A0 𝑒 ⇒ t=- A.N : t = - d’où t = 1,9.1012s
ℷ 3,93.10−12

[Link]

Exercice 1
Complète les équations des réactions nucléaires suivantes :
Emission α Emission 𝛽 + Emission 𝛽 −
210 … 12 … 14 …
84𝑃𝑂 ⎯⎯→ …𝑃𝑏 + ........... 7𝑁 ⎯⎯→ …𝐶 + ........... 6𝐶 ⎯⎯→ …𝐵 + ...........
238 … … 53 … 32
92𝑈 ⎯⎯→ …𝑇ℎ + ........... …𝐹𝑒 ⎯⎯→ 25𝑀𝑛 + ........... …𝑃 ⎯⎯→ 16𝑆 + ...........

Résolution
Emission α Emission 𝛽 + Emission 𝛽 −
210 206 0
84𝑃𝑂 ⎯⎯→ 82𝑃𝑏 + 42𝐻𝑒 12
7𝑁 ⎯⎯→
12
6𝐶 + +1𝑒
14
6𝐶 ⎯⎯→
14
7𝐵 + −10e
238 234 4 32 32
92𝑈 ⎯⎯→ 90𝑇ℎ + 2𝐻𝑒
53
26𝐹𝑒 ⎯⎯→
53
25𝑀𝑛 + +10𝑒 15𝑃 ⎯⎯→ 16𝑆 + −10e

Exercice 2
137
Un échantillon contient m = 1 mg de césium 55Cs. Le radionucléide a pour période T = 8,25.108s.
Calcule l’activité initiale de cet échantillon.
Solution
L’activité initiale est :
ln2 𝐥𝐧𝟐 𝐦é𝐜𝐡 méch
A0 = 𝜆 N0 or 𝜆 = Donc A0 = × car N0 =
T 𝐓 𝐀.𝐮 A.u
9
A. N : A0 = 3,69.10 Bq

Exercice 3

Dans la haute atmosphère, sous l’effet du bombardement neutronique, l’azote 147𝑁 se transforme en
carbone 126𝐶 radioactif. La désintégration du carbone 14 donne de l’azote 14.

Ecris les équations des réactions nucléaires produites.

Solution

Equations des différentes réactions nucléaires


14 0 14
7𝑁 + +1𝑛 ⎯⎯→ 6𝐶 + 11p
14
6𝐶 ⎯⎯→
14
7𝑁 + −10e + 00𝜈̅

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Exercice 4
Dans une revue de physique nucléaire et atomique, Doué découvre l’extrait de tableau ci-dessous donnant
l’évolution dans le temps du nombre de noyaux dans un échantillon de polonium 210 contenant à t = 0 s,
N noyaux
T(jours) 0 40 80 100 120 150
N/No 1 0,82 0,67 0,61 0,55 0,47

Par ailleurs il a lu que le nucléide 107


84Po est radioactif ; il est un émetteur α.
À partir des informations découvertes par Doué, tu es sollicité pour déterminer certaines caractéristiques
du radionucléide 107 84Po.
Données : m(α) = 4,00150 u ; m( 107 84Po) = 209,9368 u ; m(noyau fils) = 205,9295 u.
Extrait de la classification :
107 107
82Pb 83Bi 84Po 85At 86Rn

1. Écris l’équation de la désintégration d’un noyau de polonium 210.


2. Trace la courbe –ln(N/N0) = f(t) avec t en jours.
3. Déduis de la courbe :
3.1 la valeur de la période T du polonium ;
3.2 la constante radioactive λ.

Solution

1. Equation de désintégration

𝟐𝟏𝟎 𝟒
𝟖𝟒𝐏𝐨 ⟶ 𝐀𝐙𝐗 + 𝟐𝐇𝐞
Lois de conservation
84=2+Z → Z=82
210= 4+A → A=206
𝟐𝟏𝟎 𝟐𝟎𝟔 𝟒
d’où on a : 𝟖𝟒𝐏𝐨 ⟶ 𝟖𝟐𝐏𝐛 + 𝟐𝐇𝐞

2. Tracé de la courbe
Complétons le tableau

t ( jours ) 0 40 80 100 120 150


N/N0 1 0,82 0,67 0,61 0,55 0,47
-ln N/N0 0 0,20 0,40 0,49 0,60 0,75

Traçons la courbe −ln (N⁄N ) = f(t)


0

t: 1cm → 10j
Echelle : {
−ln (N⁄N ) : 1cm → 0,05
0

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[Link] de T
D’après la loi de décroissance radioactive:N = N0 . e−λt;

On en déduit: ln (N⁄N ) = −λt à t = T;


0
1 N 1 1
N = N0 → = → ln = −λT → −ln2 = −λT → ln2 = λT = 0,69
2 N0 2 2
𝑻 = 𝟏𝟑𝟖 𝒋
T est l’abscisse correspondant à l’ordonnée −ln (N⁄N ) = 0,69 on obtient :
0

[Link] de 𝜆

𝐥𝐧𝟐 ln2
λ = 138 = 5,023. 10−3 j−1ou
ln2
λ = 138×24×3600 → 𝛌 = 𝟓, 𝟖𝟏𝟑. 𝟏𝟎−𝟖 𝐬 −𝟏
𝛌=
𝐓

Exercice 5
Pendant la préparation de votre devoir de niveau, ton groupe de travail trouve un exercice qui traite de la
désintégration de l’atome de cobalt à travers une courbe de décroissance exponentielle N(t), représentant
le nombre de noyaux de colbat désintégrés (voir ci-dessous). Le groupe souhaite exploiter la courbe en
déterminant la constante radioactive.

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Tu disposes comme informations :
60
-le symbole de l’atome de cobalt : 27Co ;

-l’atome de cobalt est un élément radioactif 𝛽 −


Mn Fe Co Ni Cu

Tu es sollicité pour faire le compte rendu

[Link] les lois de conservation vérifiées dans toute désintégration radioactive

[Link] l’équation de la désintégration produite

3. Donne la signification de No et λ

4. Détermine la constante radioactive du cobalt.

Solution

[Link] lois de conservations sont :

-la loi de conservation de la charge électrique : Z = Z1 + Z2 ;

-la loi de conservation du nombre de nucléons : A = A1 + A2 .

2.Équation de désintégration : 60
27Co →
60
28Ni + 0
−1𝑒

3.

3.1. Signification :

No : nombre initial de noyaux radioactifs présents à la date t = 0 ;

Λ : constante radioactive du radionucléide

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3.2. Déterminons λ :

Graphiquement N(t) = No/2 à t = T = 5,3 ans , No/2 = Noe-Λt ce qui conduit à λ = ln2/T

Λ = ln2/5,3 = 0,13 an-1 .

IV. DOCUMENTATION
Physique Terminales CDE Collection Arex

Physique Terminales CE Collection Eurin-Gié

Physique Terminales CE Collection Nathan

Des vestiges de la formation de la Terre aux rayons cosmiques

Explosion lointaine d'une supernova


L’explosion d’une supernova, un des cataclysmes majeurs de l’univers, est un événement rare à l’échelle
d’une galaxie. Elle ensemence l’espace intergalactique d’éléments plus lourds que le fer, que l’on
retrouvera plus tard lors de la formation d’étoiles et de planètes. Certains de ces éléments lourds comme
le thorium et l’uranium qui sont radioactifs ont subsisté en raison d’une très longue durée de vie. Ce
cliché d’une grande acuité a été pris en 1996 à bord du satellite ISO.
CEA/ESA/ISO

Exposés de tout temps à la radioactivité naturelle, les hommes ne soupçonnaient d'ailleurs pas son
existence jusqu'au siècle dernier. Ce n'est qu'à partir de 1896, avec la découverte des rayons uraniques par
Henri Becquerel, que l'humanité a pris conscience de ces rayonnements et a cherché à en comprendre les
multiples origines.

La radioactivité naturelle provient principalement de radioéléments produits dans les étoiles, il y a des
milliards d'années. On trouve des traces de ces éléments radioactifs et de leurs descendants dans notre
environnement.

Quatre éléments contemporains de la naissance et de la mort des étoiles ont survécu car leurs durées de
vie se mesurent en milliards d'années : deux isotopes de l'uranium, l'uranium-238 et l'uranium-235, le
thorium-232 et enfin le potassium-40 qui constitue environ un dix millième du potassium naturel.

Les noyaux d'uranium et de thorium qui se désintègrent se transforment par « filiation » en une
succession d'éléments radioactifs. On retrouve ces descendants, en équilibre radioactif (c'est-à-dire que
pour chacun de ces descendants il s'en forme autant qu'il s'en désintègre), au sein des minerais d'uranium
[Link] (Ce document ne peut être vendu sous aucune condition- Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires) Page 10 sur 11
et de thorium. Les plus célèbres sont le radium, et le polonium, identifiés par Pierre et Marie Curie, et le
radon en raison de sa part importante dans la radioactivité naturelle. Finalement, au bout de milliards
d'années, les noyaux d'uranium et de thorium deviennent des noyaux stables de plomb, après être passés
par toute la série de leurs descendants.

La radioactivité naturelle résulte également du bombardement du globe terrestre par des particules de
haute énergie en provenance de l'espace : les rayons cosmiques. L'atmosphère et le champ magnétique
terrestre servent de bouclier et en réduisent l'importance. Le bombardement des atomes de l'atmosphère
génère aussi des éléments radioactifs dont les plus connus sont le carbone-14 et le tritium.

Toutes ces sources de radioactivité naturelle sont modestes et constantes à l'échelle des temps humains.
Au total, les effets de l'exposition sont faibles ou bénins, comme en témoigne le foisonnement des espèces
vivantes. Lors de l'apparition de la vie sur terre la radioactivité naturelle due à l'uranium était le double de
celle d'aujourd'hui.

Depuis quelques dizaines d'années de nouvelles sources liées à l'activité humaine s'ajoutent aux sources
naturelles. La plus importante résulte des soins et traitements médicaux.

[Link]

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TERMINALE CDE CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE

PHYSIQUE CHIMIE

THEME : PHYSIQUE-NUCLEAIRE
TITRE DE LA LEÇON : RÉACTIONS NUCLÉAIRES PROVOQUÉES

I- SITUATION D’APPRENTISSAGE

Des élèves en classe de Terminale C au Lycée Municipal 2 Pierre Gadié de Yopougon ont suivi un
documentaire sur les fuites de produits radioactifs à la centrale nucléaire de FUKOSHIMA au Japon. Dans
ce documentaire on parle de barres de combustibles, de fusion, de radiations, d’irradiations. Impressionnés
par ce vocabulaire, ces élèves informent leurs camarades de classe et ensemble, sous la conduite de leur
Professeur, ils décident de déterminer le défaut de masse, de définir l’énergie de liaison par nucléon, la
fission nucléaire, la fusion nucléaire, de connaître les applications et les dangers de la radioactivité.

II- CONTENU DE LA LEÇON


1. Défaut de masse
1.1.Définition
La masse mx d’un noyau X est inférieure à la somme des masses de ses constituants. On appelle défaut de
masse Δm la différence entre la masse des nucléons séparés et la masse du noyau.
1.2. Expression et Unité
L’expression du défaut de masse est :
Δm = [𝐙. 𝐦𝐩 + (𝐀 − 𝐙). 𝐦𝐧 − 𝐦𝐗 ]; Son unité est le MeV/C²

2. Energie de liaison
[Link] de liaison du noyau EL
Le noyau étant un système à très forte cohésion, il faut fournir une énergie très importante pour dissocier
un noyau au repos en ses nucléons séparés également au repos. Cette énergie est appelée énergie de
liaison EL : EL = ΔmC2avec :C = 3,00.108 m/s est la célérité (vitesse) de la lumière.
L’unité de EL est le joule (J) mais il est commode en, physique nucléaire, d’exprimer l’énergie en MeV.
1 MeV = 106 eV = 1,60.10-13J
Remarque :
On peut aussi exprimer les masses en MeV/C2.1 u = 931,5 MeV/C2
[Link] de liaison par nucléon Eo
E0 est l’énergie moyenne qu’il faut apporter à chaque nucléon pour le sortir du noyau. Elle traduit donc la
𝐄𝐋 𝚫𝐦𝐜 𝟐
stabilité d’un noyau : Eo = =
𝐀 𝐀

1
Activité d’application 1

La masse du noyau d’uranium 235


92U est mU = 235,0439 u. Sachant que la masse d’un neutron isolé est
mn = 1,0087 u et que celle d’un proton isolé est mp = 1,0073 u calculer :
1- Le défaut de masse du noyau d’uranium.
2- L’énergie de liaison de son noyau.
3- Son énergie de liaison par nucléon.

Solution
1- Défaut de masse :
∆𝑚 = [𝑍𝑚𝑝 + (𝐴 − 𝑍)𝑚𝑛 − 𝑚𝑋 ] = [92 × 1,0073 + (235 − 92) × 1,0087 − 235,0439]
∆𝑚 = 1,8718 𝑢
2- Energie de liaison
𝐸𝑙 = ∆𝑚. 𝐶 2 = 1,8718 × 𝐶 2 × 931,5𝑀𝑒𝑉/𝐶 2 = 1743,5817 𝑀𝑒𝑉
3- Energie de liaison par nucléon
𝐸𝑙 1743,5817
𝐸𝐴 = = = 7,4195 𝑀𝑒𝑉
𝐴 235
3. Réaction de fission nucléaire
Une réaction de fission nucléaire est une réaction au cours de laquelle un noyau lourd se scinde en deux
noyaux légers plus stables sous l’impact d’un neutron. Ce noyau susceptible de se scinder est dit noyau
fissible.
𝟏𝟒𝟎
Exemple du noyau d’uranium : 𝟐𝟑𝟓 𝟏 𝟗𝟒
𝟗𝟐𝐔 + 𝟎𝐧 → 𝟑𝟖𝐒𝐫 + 𝟓𝟒𝐗𝐞 + 𝟐 𝟎𝐧
𝟏

Remarque :
Une réaction de fission nucléaire libère deux neutrons susceptibles, dans certaines conditions de produire
de nouvelles réactions de fission. C’est le processus d’une réaction en chaine.
Les réactions de fission nucléaires contrôlées sont mises en œuvres dans les réacteurs nucléaires. Celles
incontrôlées se produisent dans les bombes explosives appelées « Bombes A ».

4. Réaction de fusion nucléaire


Une réaction de fusion nucléaire est une réaction au cours de laquelle deux noyaux légers s’unissent pour
former un noyau lourd. Ce sont des réactions thermonucléaires.
Exemple du noyau d’hydrogène : 𝟐𝟏𝐇 + 𝟑𝟏𝐇 → 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟏𝟎𝐧
L’application des réactions de fusions nucléaires contrôlées pour la production d’énergie est encore au
stade de la recherche.
Les réactions de fusions nucléaires incontrôlées se produisent dans les bombes thermonucléaires ou
bombe H.
Les réactions thermonucléaires ont une très grande importance dans l’univers. Elles se produisent dans le
soleil, les étoiles et sont à l’origine de l’énergie rayonnée par les astres.
Activité d’application 2
1. Complete les équations des réactions nucléaires suivante
140
a. 235 1 A
92U + 0n ⟶ 38Sr +
1
ZXe + 2( 0n)
b. 21H + 21H ⟶ AZHe + 10n

2
A 4 42 1
c. Z𝐾 + 2He ⟶ 20Ca + 1H
2. Précise pour chaque réaction s’il s’agit d’une fission ou d’une fusion

Solution

1. En appliquant les lois de conservation on a :


a. 235 1 𝟗𝟒 140
92U + 0n ⟶ 38Sr + 54Xe + 2( 0n)
1

b. 21H + 21H ⟶ 32He + 10n


39 4 42 1
c. 19𝐾 + 2He ⟶ 20Ca + 1H
2.
a : une fission
b: une fusion
c : une fusion

5. Applications et dangers de la radioactivité


La radioactivité est utilisée en médecine en radiologie, pour le traitement des tumeurs, pour des analyses
chimiques (spectrographie).
Dans l’industrie elle permet les contrôles d’épaisseur, des soudures...
En agronomie elle permet les modifications génétiques pour avoir des semences améliorées. On utilise
aussi la radioactivité pour la datation au Carbonne 14 des objets anciens (vestiges).
Par contre exposer à des déchets radioactifs et à des réactions nucléaires incontrôlées l’on risque d’être
irradié.
Les bombes nucléaires font planer aussi sur la planète les risques de guerre désastreuse.

SITUATION D’EVALUATION
Après le cours sur les réactions nucléaires provoquées, votre professeur de physique-chimie vous soumet
l’étude d’une réaction utilisée dans les centrales nucléaires : la fission de l’uranium 235. L’uranium 235
est fissile, c’est-à-dire que le noyau peut être brisé par un neutron << lent >> en deux nouveaux
noyaux. Ces noyaux formés sont instables, et en général se désintègrent par radioactivité  .

Dans un réacteur nucléaire à eau sous pression, une fission possible du noyau d’uranium 235 peut se
91
schématisée par l’équation bilan : 235 1
92U + 0n ⟶
a 1 0
bZr + 58Ce + 3( 0n) + 6( −1e)

Données : mp = 1,00728 u ; mn = 1,00867u ;m(U)=235,04384

Les énergies de liaison par nucléon de noyaux en MeV/nucléon :


235 91
𝑈 = 7,59 ; 𝑍𝑟 = 8,7 ; 142𝐶𝑒=8,37

Une unité de masse atomique u a une énergie de masse de 931,5MeV

Tu es désigné pour répondre aux questions ci-dessous.

1. Définis une réaction de fission nucléaire.


2. Recopie l’équation-bilan de la réaction nucléaire et complète là.
3. Détermine :
31. l’énergie de liaison par nucléon de l’uranium 235.
3
3.2 en Mev puis en joule, l’énergie libérée au cours de la fission.

Solution
1. C’est l’éclatement d’un noyau lourd par bombardement d’un neutron lent pour donner deux
noyaux légers.
2. En appliquant les lois de conservation on a :
Conservation de masse : 235+1=91+a+3 → a=142
Conservation de charge : 92= b+58-6 → b=40
D’où l’équation s’écrit : 235 1
92U + 0n ⟶
91
40Zr + 142
58Ce + 3( 10n) + 6( −10e)
3.
3.1.L’énergie de liaison par nucléon :
𝐸𝑙 𝛥𝑚𝐶 2 (𝑍𝑚𝑝 +𝑁𝑚𝑛 −𝑚(𝑈))𝐶 2
𝐸= = =
𝐴 𝐴 𝐴
(92×1,00728+143×1,00867−235,04394)×931,5
𝐸= 235
7,395𝑀𝑒𝑉
𝐸= 𝑛𝑢𝑐𝑙é𝑜𝑛
3.2.L’énergie libérée au cours de la fission

𝐸 = 𝐸𝑙 (91𝑍𝑟 ) + 𝐸𝑙 (14𝐶𝑒)-𝐸𝐿 (235𝑈)


𝐸𝑙
Or 𝐸 ′ = ⇒ 𝐸𝑙 =AE'
𝐴

𝐸 =91× 8,7 + 142 × 8,37 − 235 × 7,59 =196,59MeV


En joule : E= 196.59× 1,6.10−13 = 3,15.10−11 𝐽

III- EXERCICES

Exercice 1
Dans un réacteur nucléaire, l’une des réactions possible est :

1. Donne la nature de cette réaction. Justifie ta réponse.


2. Détermine les valeurs de a et b en précisant les lois utilisées.
3. Calcule l’énergie libérée E Par la réaction en J puis en MeV
Solution
1. C’est une réaction de fission car il y a éclatement d’un noyau lourd par bombardement d’un neutron
lent pour donner deux noyaux légers.
2. Valeurs de a et b
235 𝑏
92𝑈 + 10𝑛 ⟶ 139
𝑎𝐼 + 39𝑌 + 3 10𝑛
Conservation de la masse : 235 – 1 = 139 + b + 3 ⇒ b = 92

4
Conservation de la charge : 92 = a + 39 ⇒ a = 53
3. Calcul de l’énergie libérée E1 par la réaction en J et en Mev
𝐸 = ∆𝑚𝐶 2 = (𝑚𝐼 + 𝑚𝑌 + 3𝑚𝑛 − 𝑚𝑈 − 𝑚𝑛 )𝐶 2
∆𝑚 = (138,897 + 93,890 + 3 × 1,00867 − 234,99332 − 1,00867)
Soit ∆𝑚 = −0,18898𝑢
𝐸 = −0,18898 × 1,67. 10−27 × (3. 108 )2 = −2,84. 10−11 𝐽
Conversion de l’énergie en MeV.
−2,84.10−11
𝐸= = −177,5 𝑀𝑒𝑉
1,6.10−13

Exercice 2 :
On considère les nucléides suivants : 125B; 126C; 127N
1) Indique la composition de chaque noyau.
2)
2.1) Rappelle la définition de l’énergie de liaison.
2.2) Calcule l’énergie de liaison en MeV du carbone 126C.
On donne m ( 126C) = 1,12.104MeV/C2 ; mp = 938,27Mev/C2 et mn = 939,56MeV/C2.
3) Le bore 125B est radioactif β- et l’azote 127N est radioactif β+.
Ecris l’équation bilan de chacune de ces réactions en précisant la nature des particules formées.

Solution :

1. Indiquons la composition de chaque noyau :


• 125B: Z = 5 protons; A = 12 nucléons et N = A − Z → N = 12 − 5 = 7 neutrons
• 126C: Z = 6 protons; A = 12 nucléons et N = A − Z → N = 12 − 6 = 6 neutrons
• 127N: Z = 7protons; A = 12 nucléons et N = A − Z → N = 12 − 7 = 5 neutrons
2.
2.1. Définition de l’énergie de liaison
L’énergie de liaison El d’un noyau est l’énergie minimum qu’il serait nécessaire de fournir pour dissocier
ses nucléons.
Ou encore l’énergie de liaison El d’un noyau est l’énergie nécessaire à la cohésion du noyau.
2.2. Calculons l’énergie de liaison en MeV du carbone 126C.
L’énergie de liaison El est obtenue en effectuant l’opération :
El = Δm × C2 avecΔm le défaut de masse.
Δm = [Z. mP + (A − Z)mN − m126C ]
El = [Z. mP + (A − Z)mN − m126C ] × C2
AN :El = [(6 × 938,27) + (6 × 939,56) − 1,12. 104 ] = 66,98 MeV
3. Equations-bilans de désintégration de 125B et 127N
• 125B → −10β− + 126C + 00ν + γ
𝐍𝐁: é𝐪𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢é𝐞: 125B → −10β− + 126C ou 12
5B → 0
−1e + 12
6C
• 127N → +10β+ + 126C + 00ν + γ
𝐍𝐁: é𝐪𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢é𝐞: 125B → +10β− + 126C 𝑜𝑢 12
5B → 0 12
+1e + 6C

5
Exercice 3
L’isotope de l’uranium 238
92𝑈 , non fissible , est dit fertile .Il peut capter un neutron rapide selon
l’équation : 92U + 0n ⟶ 239
238 1
92U

Le nucléide 239 239


92U est radioactif : il se transforme en neptunium 93𝑁𝑝 et ce dernier , est egalement
radioactif , en plutonium 239
94Pu fissible comme 92U
235

1. Nomme-le(s) type(s) de désintégration spontanée subissent l’uranium 239 et le neptunium 239.


2. Ecris les équations de ces rections nucléaires.
3. Le combustible des surrégénérateurs utilisés dans les centrales nucléaires de type phénix est un
couple fissile-fertile : 239 238
94Pu 𝑒𝑡 92U
Dis l’intérêt que présente l’usage d’un tel combustible.

Solution
1. Il s’agit d’une désintégration 𝜷−
𝟐𝟑𝟗 𝟐𝟑𝟗 𝟎
2. 𝟗𝟐𝐔 ⟶ 𝟗𝟑𝐍𝐩 + −𝟏𝐞

𝟐𝟑𝟗 𝟐𝟑𝟗 𝟎
𝟗𝟑𝐍𝐩 ⟶ 𝟗𝟒𝐏𝐮 + −𝟏𝐞

3. La fission du plutonium 239 engendre des neutrons qui, par réaction avec l’uranium 238, donnent
naissance à du plutonium 239. On régénère donc une partie du combustible.

Exercice 4
Première partie
Pendant la leçon sur la radioactivité, le professeur et les élèves établissent la relation de décroissance
radioactive. Cette relation indique l’évolution du nombre N de noyaux à la date t d’un échantillon
radioactif, elle est donnée par la relation N = N0e−λt .
De retour à la maison, les élèves souhaitent appliquer la loi au nucléide Radium 226 88Ratrès radioactif
afinde déterminer son activité radioactive.

Aide-les.

1) Dis ce que signifie N0 et λ.


2)
2.1) Définis la période T d’un nucléide radioactif.
2.2) Etablis l’expression de la période T en fonction deλ.
3) Représente qualitativement la courbe N = f(t) d’évolution de nombre de noyaux en fonction du temps.
On placera sur cette courbe les points remarquables suivants : A (0, N(0)) ;
B (T, N(T)) ; C (2T, N(2T)) ; D (3T, N(3T)).

6
Solution :
N = N0e−λt
1. Disons ce que signifie N0 et𝜆 :
• N0 : Nombre de noyaux à l’instant considéré comme instant initial (t=0s)
• 𝜆 : Constante radioactive
2.
2.1.Définissons la période T d’un nucléide radioactif :

La période T d’un nucléide radioactif est le temps au bout duquel la moitié du nombre de noyaux à
l’instant t=0s s’est désintégrée.

2.2. Etablissons l’expression de T=f(𝜆)


N0 N0 1 𝐥𝐧𝟐
A t=T, N = → =N0e−λT → 2 = e−λT → −ln2 = −λT → 𝐓=
2 2 𝛌

3. Représentons qualitativement la courbe N = f(t)


On placera sur cette courbe les points remarquables suivants : A (0, N(0)) ;
B (T, N(T)) ; C (2T, N(2T)) ; D (3T, N(3T)).

Exercice 5
Pendant la préparation du deuxième examen blanc, tes camarades de classe et toi souhaitent vérifier vos
connaissances sur les réactions nucléaires, pour cela vous échangez avec votre professeur de physique-
chimie sur ce sujet, ainsi il vous propose l’équation d’une réaction de fission de l’Uranium suivante :
235
1
0n + 92U → 13953I + 94xY + y 10n
Données :
Masse du neutron : 1,009 u ; masse de l’iode 139 : 138,905u
Masse de l’uranium : 235,044 u ; masse de l’yltrium 94 : 93,906 U
NA (nombre d’Avogadro) : 6,02 .10 mol ; C : 3.108 m.s-1
23

Tu es sollicité par tes camarades pour la rédaction du compte rendu


1. Definis la réaction de fission
2. Donne la composition du noyau d’uranium (protons et neutrons) ;
7
3. Détermine :
3.1 les nombres x et y ;
3.2. la perte de masse dans cette réaction .
4. Calcule en joule l’énergie libérée par 1kg d’uranium.

Solution

[Link] : la fission nucléaire est le phénomène par lequel un noyau atomique lourd est scindé en deux
ou en quelques nucléides plus légers. Cette réaction nucléaire s’accompagne de l’émission de neutrons et
d’un dégagement d’énergie très important.

[Link] composition du noyau est : 92 protons et de 235 – 92 = 143 neutrons

3.1. Déterminons x et y :

Par application des lois de conservation on trouve

X = 92 – 53 = 8 et y = 236 – (139+94) = 3

3.2. La perte de masse est : ∆m = mI + my + 3mo - ( mU + mo) = - 0,215 u


m
4.L’énergie libérée est : ∆E = ∆[Link] = -8,23.1013 J

IV. DOCUMENTATION

8
Voyons les activités moyennes de quelques objets quotidiens, données pour 1kg1kg (quand pas précisé le
contraire), selon le Laboratoire Souterrain de Modane

Objets Activité moyenne


Eau de pluie (1L1L) 0,30,3 à 1Bq
Eau de mer (1L1L) 10Bq
Lait (1L1L) 80Bq
Poisson 100Bq
Pomme de terre 150Bq
Sol sédimentaire 400Bq
Café 1000Bq
Granite 1000Bq
Cendre de charbon 2000Bq
Engrais (phosphate) 5000Bq
Homme (70kg70kg) 7000Bq (donc 100Bq pour 1kg)
Sol granitique 8000Bq
Détecteur d'incendie 30000Bq
Minerai d'uranium 25millionsBq
Radioisotope pour les diagnostics médicaux 70millionsBq
Déchets nucléaires de haute activité (vieux de 50 ans), vitrifiés 10000milliardsBq
Source radioactive médicale 100000milliardsBq

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