INTRODUCTION
GENERALE
A
L’IMMUNOLOGIE
Pr.
Souad
Aboudkhil
Master
:
MSQA
20
15/
2016
Émergence de l’immunologie
1796 : Jenner découvre que l’inoculation du Cowpox (variole
de la vache (la vaccine ) induit une protection contre la
variole (humaine). Il appelle cette procédure vaccination.
1822 : Louis Pasteur développe la vaccination (choléra,
anthrax, rage) et instaure l’approche scientifiques de
l’immunologie
200 ans plus tard, l’OMS annonce l’éradication de la variole
(en 1979).
Histoire de l’immunologie et Impact sur
la Santé
Au 2éme siècle , les infections étaient responsable
de 60% des mortalité.
Les maladies infectieuses ont été en partie
contrôlées, grâce à l’effet combiné des mesures
d’hygiènes, de la vaccination et des antibiotiques
qui ont amélioré la durée de vie (25 ans au 19 éme
siècle, 40 ans au début du 20éme puis à 80 ans
actuellement).
INTRODUCTION
• Fonction du système immunitaire:
Préserver l’intégrité du soi en neutralisant et éliminant
tout élément reconnu comme étranger et potentiellement
pathogène
Maintien de l’intégrité des tissus par élimination des
cellules sénescentes, tumorales, stressées
Préserver un équilibre par un autocontrôle
Concept du soi et du non soi
Tout organisme vivant est capable:
– de reconnaître et de tolérer ce qui lui appartient : SOI
– de reconnaitre et de rejeter ce qui lui est étranger : le
NON SOI.
La distinction entre le soi et le non soi s’effectue lors du
développement de système immunitaire (vie fœtale et autour de
la naissance).
C’est le phénomène de la Tolérance immunitaire.
Concept du soi et du non soi
Janeway (1990) a montré que des structures
moléculaires d’origine microbiennes ou produites
par l’organisme agressé, constituent le stimulus
initiateur de la réponse immune.
C’est le signal du danger.
La mise en oeuvre du système immunitaire est
basée sur la distinction entre soi et très différent
du soi.
.
Les
vertébrés
ont
gardé
la
plupart
des
acquis
de
l’immunité
naturelle
et
a
amélioré
la
panoplie,
en
développant
l’immunité
adaptaJve.
PRESERVER L’INTEGRITE
AGRESSION
EXOGENE [ microbien ou non microbien (toxiques irritants…)
ENDOGENE [ Virus; protéines défectueuses défaut de « clearance »…
REPONSE IMMEDIATE
IMMUNITE NATURELLE : première ligne de défense
PHAGOCYTOSE
INFLAMMATION
Vasodilatation – Perméabilité vasculaire (facteurs plasmatiques)
Activation – recrutement cellulaire
REPONSE DIFFEREE
IMMUNITE ADAPTATIVE
La
coordinaJon
et
la
régulaJon
La
reconnaissance
• Les
vertébrés
supérieurs
ont
conservé
et
diversifié
une
immunité
naturelle.
On
peut
disJnguer
3
types
de
stratégies
différentes
:
• -‐1
Reconnaissance
du
non
soi
microbien
• -‐2
Reconnaissance
de
l'absence
du
soi
• -‐3
Reconnaissance
du
soi
altéré
Les
3
stratégies
de
la
reconnaissance
• ⇐
Reconnaissance
du
“Non
Soi
microbien”
• -‐
Les
pathogènes,
possèdent
des
moJfs
moléculaires
appelées
PAMPs
(pathogen-‐associated
molecular
paXerns),
reconnus
par
des
récepteurs
du
soi
appelés
PRR
(«
Pa%ern
Recogni.on
Receptors
»)
• ⇐
Reconnaissance
du
“Soi
Absent”
• -‐
Absence
des
CMH
de
classe
I
(molécules
du
soi)
provoque
la
lyse
par
les
NK
• -‐
Absence
de
CD46
et
CD55
(molécule
du
soi)
provoque
la
lyse
par
le
Complément
via
C3
• ⇐Reconnaissance
du
“Soi
Altéré
ou
Induit”
• DétecJon
des
marqueurs
anormaux
du
soi
induits
après
infecJon
(complexe
pepJdes-‐
CMH)
,
après
transformaJon
apoptose
ou
nécrose
(MICA,
MICB)
Récepteurs
sur
cellules
immunitaires
Ligands
sur
cellules
cibles
microbien
• Le
système
immunitaire
des
vertébrés
repose
sur
deux
piliers
:
l'immunité
spécifique,
de
cinéJque
lente
mais
douée
de
mémoire
et
l'immunité
innée
de
déclenchement
rapide
sans
mémorisaJon
des
expériences
passées.
SYSTEME IMMUNITAIRE ET DEFENSE
« DES RECEPTEURS »
IMMUNITE INNEE
• Récepteurs (« sensors » ) invariants
Codage germinal
IMMUNITE INTERMÉDIAIRE
• Récepteurs semi-‐‑invariants
IMMUNITE ADAPTATIVE
• Récepteurs à domaine variable
Recombinaison somatique des gènes
La
cellule
NKT
et
Le
lymphocyte
T
γ-‐δ
sont
des
cellules
intermédiaire
entre
la
cellule
NK
et
le
lymphocyte
T.
Il
ont
un
répertoire
restreint
et
servent
de
signal
d’alarme
accélérant
la
maturaJon
des
DC,
et
la
mise
en
jeu
de
la
Rp
spécifique
Le
lymphocyte
T
γ-‐δ
Les
LT-‐γδ
(TCR-‐1)
(10%
des
lymphocytes
circulants)
sont:
TCR
γδ,
CD3+CD4-‐CD8-‐
• Une
chaîne
Vγ
est
exprimée
par
la
majorité
des
lymphocytes
γδ.
• Les
TCR
γδ
non
restreints
par
le
CMH,
ils
reconnaissent
:
– Directement
des
épitopes
conservés
au
sein
des
pathogènes.
– Des
anJgènes
non
pepJdique
(
lipides,
glycolipides,
phospholopides)
– Des
molécules
présentées
par
CD1d
invariant,
(ressemblance
avec
CMH
I)
La
cellule
NKT
• La
cellule
NKT
(3%
des
lymphocytes
circulants)
est
:
TCR
α-‐β,
CD3+
CD4-‐
CD8-‐
CD56+
et
CD16+
– Elle
présente
un
TCR
invariant
(Vα14
et
Jα18).
Il
existe
par
ailleurs
une
certaine
diversité
des
chaînes
β.
– Le
TCR
reconnaît
des
lipides
et
des
glycolipides
présentés
par
la
molécule
CD1d
invariant,
(ressemblance
avec
CMH
I)
– Rôle
important
dans
la
régulaJon
des
réponses
immunitaires
et
leur
dysfoncJon,
est
à
l’origine
de
pathologies
auto-‐immunes,
inflammatoires
ou
tumorales.
Immunité
Spécifique
• L'immunité
adaptaLve
ou
acquise
est
une
réponse
spécifique
de
l'anJgène.
Les
cellules
de
l'immunité
adaptaJve,
les
lymphocytes,
portent
un
seul
type
de
récepteur
capable
de
reconnaitre
un
déterminant
anJgénique
(épitope).
BCR
Les
Récepteurs
d’anJgène
Chaque
lymphocyte
ne
porte
qu'un
seul
type
de
récepteur
(clonotypique),
pour
l’anJgène
d'où
le
terme
de
mono
spécificité:
BCR
:
B
cell
receptor
=
immunoglobuline
TCR
:
T
cell
receptor.