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Exposé Philo

Dans 'Les Principes de la philosophie', René Descartes établit les fondements de la philosophie en définissant la première vérité issue de son doute méthodique, à savoir 'Je pense, donc je suis', qui affirme l'existence de l'esprit comme essence humaine. Il distingue également deux substances qui composent l'homme : la substance pensante (l'esprit) et la substance étendue (le corps), chacune ayant des attributs essentiels qui les définissent. En rejetant les dogmes et en plaçant la raison au-dessus des sens, Descartes initie une nouvelle approche de la connaissance.

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Exposé Philo

Dans 'Les Principes de la philosophie', René Descartes établit les fondements de la philosophie en définissant la première vérité issue de son doute méthodique, à savoir 'Je pense, donc je suis', qui affirme l'existence de l'esprit comme essence humaine. Il distingue également deux substances qui composent l'homme : la substance pensante (l'esprit) et la substance étendue (le corps), chacune ayant des attributs essentiels qui les définissent. En rejetant les dogmes et en plaçant la raison au-dessus des sens, Descartes initie une nouvelle approche de la connaissance.

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Les Principes de la Philosophie

Bonjour à tous, aujourd’hui je vais vous parler de deux sujets traités


par René Descartes dans Les Principes de la philosophie, à savoir la
première vérité à laquelle parvient l’auteur à la suite de son doute
méthodique et la définition d’une substance et des deux substances
qui composent l’homme, ainsi que leur attribut essentiel.
Dans son ouvrage Les Principes de la philosophie, publié en 1644,
Descartes tente d’établir les fondements de la philosophie en
définissant des termes, des concepts clés et en répondant à des
interrogations sur le monde qui nous entoure et ce dont il est
constitué. Tout au long de la première partie de son livre, intitulée
« Des principes de la connaissance humaine », Descartes traite de
l’esprit humain et de la manière dont il analyse tout ce qui l’entoure.
Il traite tantôt de Dieu, tantôt l’homme et vise à assurer une
connaissance plus certaine face à l’obscurantisme religieux du
Moyen-Age, comme nous allons le voir.
I/ Première vérité à laquelle parvient Descartes à la suite de son
doute méthodique
Dès le premier principe, Descartes prétend que nous devons, je cite,
« mettre toute chose en doute autant qu’il se peut », afin que nous
minimisions le risque d’erreur. Ainsi, en suspendant notre jugement,
on évite les jugements précipités, ce qui nous permet de mieux nous
atteler à la recherche de la vérité. Afin d’exemplifier ses propos,
Descartes donne l’exemple des préjugés de notre enfance. Quand
nous étions enfants, et que nous n’avions pas encore acquis l’usage
de notre raison, nous avons crus être vraies des choses erronées, car
nous ne les avons pas analysées mais simplement perçues à l’aide
de nos sens. Bien qu’il nuance ce propos plus tard dans son ouvrage,
Descartes considère donc qu’on ne peut être assurés de la véracité
de quelque chose seulement après s’être défait de tous les doutes la
concernant.
Au principe 4, Descartes explique que les êtres humains ne doivent
pas croire ce qu’ils perçoivent par le biais des sens. Mais cette fois, il
ne dénonce pas la manière dont on analyse ce qui se présente à nos
sens mais directement la capacité de nos sens de percevoir
justement. En effet, ceux-ci peuvent nous tromper de plusieurs
manières : par exemple, une personne amputée peut souffrir d’un
« membre fantôme » et avoir la sensation que le membre est
toujours présent et attaché à son corps, ou bien on peut avoir

1
l’impression d’être éveillé alors que l’on est en train de rêver, ce qui
montre que l’on peut même douter de sa propre réalité.
Au principe 5, il affirme qu’il faut même douter des vérités
mathématiques, dans le cas où Dieu nous aurait façonné de telle
sorte que nous nous trompions continuellement. Ainsi, il faut même
douter des choses qui nous paraissent si évidentes que l’on ne
penserait même pas à douter de leur véracité.
C’est ainsi que Descartes définit le doute méthodique : suspendre
son jugement, rejeter – dans la limite du possible – les préjugés et
les souvenirs, prendre le temps d’étudier ce que nous recevons par
nos sens, et donc ne pas nous prononcer précipitamment sur un
sujet ou une question. Ceci afin d’assurer une base de connaissances
certaines. En doutant de nos sens, de notre logique et de la réalité
extérieure, il pourrait sembler impossible, en appliquant le doute
méthodique – ou radical – d’affirmer quoi que ce soit. Pourtant, il
parvient à démontrer que nous ne pouvons nier notre propre
existence.
Principe 7 :
‘’
Que nous ne saurions douter sans être, et que cela est la première
connaissance certaine qu’on peut acquérir.
Pendant que nous rejetons ainsi tout ce dont nous pouvons douter le
moins du monde, et que nous feignons même qu’il est faux, nous
supposons facilement qu’il n'y a point de Dieu, ni de ciel, ni de terre,
et que nous n'avons point de corps, mais nous ne saurions supposer
… de même que nous ne sommes point pendant que nous doutons
de la vérité de toutes ces choses ; car nous avons tant de
répugnance à concevoir que ce qui pense n’est pas véritablement au
même temps qu’il pense, que, nonobstant toutes les plus
extravagantes suppositions, nous ne saurions nous empêcher de
croire que cette conclusion : Je pense, donc je suis, ne soit vraie, et
par conséquent la première et la plus certaine qui se présente à celui
qui conduit ses pensées par ordre.
‘’
En effet, en suivant scrupuleusement son doute méthodique,
Descartes assure au principe 7 que notre existence est « la première
connaissance certaine qu’on peut acquérir ». En effet, si l’on doute
de tout, on peut aisément douter du monde qui nous entoure, de

2
l’existence d’un Dieu et même de notre propre existence. Mais il dit
à ce sujet « nous ne saurions supposer de même que nous ne
sommes point pendant que nous doutons de la vérité de toutes ces
choses ». Cela signifie que l’on ne peut douter que l’on existe alors
même que l’on doute de tout. Car si l’on est conscient que l’on
doute, c’est que l’on pense et donc que nous existons, peut-être pas
physiquement mais au moins en tant qu’être pensant. C’est donc la
première vérité à laquelle parvient Descartes à la suite de son doute
méthodique : « Je pense, donc je suis ».
Maintenant que nous avons la certitude de notre existence en tant
que sujet pensant, voyons maintenant ce que cela implique.
Premièrement, cela permet d’établir une base solide dans le
contexte du doute méthodique. Qu’importe si nos sens nous
trompent ou si un « génie malin » nous induit constamment en
erreur, le simple fait de douter est la preuve indubitable de notre
existence. Cette certitude est par ailleurs parfaitement essentielle,
car la pensée est la condition sine qua non pour l’établissement de
toute autre vérité, car l’on ne pourrait être sûrs de quelque chose si
l’on n’est même pas assuré de notre propre existence.
Deuxièmement, cela implique que la pensée, ou le cogito, est le
fondement de l’existence humaine. Il est communément admis
qu’un être humain se définit par sa présence physique, c’est-à-dire
par son corps. Or, en prouvant que la pensée est la seule chose dont
nous puissions assurer l’existence, Descartes démontre qu’un être
humain se caractérise non pas par son corps, mais par son esprit.
Pour finir, en affirmant que la pensée est la seule base de notre
certitude, à l’inverse des philosophies antérieures faisant appel à
l’expérience des sens ou à l’autorité divine, Descartes initie une
reconstruction totale du savoir où l’esprit prime sur le corps et les
sens, et où la raison doit être le seul guide afin d’accéder à la vérité.
Avec son doute méthodique, Descartes reprend et développe le
scepticisme des penseurs de l’Antiquité. On peut par exemple citer
le philosophe grec Pyrrhon, qui considère dès le IV e av. J.-C. que la
suspension du jugement permet d’atteindre l’ataraxie, c’est-à-dire la
tranquillité de l’âme, en refusant de débattre avec les différentes
opinions existantes. A l’inverse de Descartes, Pyrrhon conçoit donc
son « scepticisme pratique » non comme un moyen de parvenir à la
vérité mais seulement d’atteindre la paix intérieure. Il ne cherche
donc pas à fonder des connaissances mais simplement à n’émettre
aucun jugement.

3
Ensuite, au IIe siècle ap. J.-C., le philosophe Sextus Empiricus
développe le scepticisme empirique qui vise à montrer que l’homme
ne peut avec certitude connaître l’essence de quelque chose.
Comme l’indique son nom, le scepticisme empirique prône
l’observation des phénomènes et l’expérience.
On observe donc dès l’Antiquité des philosophes suspendre leur
jugement et nier les dogmes communément admis, ce qui se
rapproche de l’esprit critique prôné par le doute méthodique de
Descartes.
Pour revenir à celui-ci, l’affirmation « je pense, donc je suis » sépare
l’esprit du corps. Cette conception philosophique est d’ailleurs
nommée le dualisme cartésien, et elle met en opposition ces deux
substances que sont le corps et la pensée. Tandis que le corps est
matériel et subit les lois de la physique, la pensée est immatérielle
et ne subit pas ces lois.
II/ Définition d’une substance, des deux substances qui
composent l’homme et leur attribut essentiel
Passons maintenant à ces dites substances que je viens de
brièvement vous introduire. Je vais donc vous parler de la définition
d’une substance selon l’auteur, des deux substances principales qui
composent l’homme et de leur attribut essentiel.
Principe 51 :
‘’
Ce que c’est que la substance ; et que c’est un nom qu'on ne peut
attribuer à Dieu et aux créatures en même sens.
Pour ce qui est des choses que nous considérons comme ayant
quelque existence, il est besoin que nous les examinions ici l’une
après l’autre, afin de distinguer ce qui est obscur d’avec ce qui est
évident en la notion que nous avons de chacune. Lorsque nous
concevons la substance, nous concevons seulement une chose qui
existe en telle façon qu’elle n’a besoin que « de soi-même pour
exister. En quoi il peut y avoir de l'obscurité touchant l'explication de
ce mot : N’avoir besoin que de soi-même : car, à proprement parler,
il n’y a que Dieu qui soit tel, et il n'y a aucune chose créée qui puisse
exister un seul moment sans être soutenue et conservée par sa
puissance. C’est pourquoi on a raison dans l’école de dire que le nom
de substance n’est pas univoque au regard de Dieu et des créatures,
c’est-à-dire qu’il n’y a aucune signification de ce mot que nous

4
concevions distinctement, laquelle convienne en même sens à lui et
à elles ; mais parce qu'entre les choses créées quelques-unes sont
de telle nature qu’elles ne peuvent exister sans quelques autres,
nous les distinguons d'avec celles qui n’ont besoin que du concours
ordinaire de Dieu, en nommant celles-ci des substances, et celles-là
des qualités ou des attributs de ces substances.
‘’
Ainsi, Descartes définit ce qu’est, à ses yeux, une substance. C’est
selon lui, je cite, une « chose qui existe en telle façon qu’elle n’a
besoin que de soi-même pour exister. » Une chose indépendante et
qui se suffit à elle-même en somme. Mais Descartes nuance son
propos, car seul Dieu, la « substance infinie », n’a réellement besoin
de personne pour exister. En réalité, une substance est donc une
chose qui n’a besoin que de Dieu pour exister. Descartes considère
donc la substance comme une notion équivoque, c’est-à-dire qui
peut être sujette à différentes interprétations, car nous ne saurions
la concevoir distinctement. Il dit à ce sujet « qu’il n’y a aucune
signification de ce mot que nous concevions distinctement, laquelle
convienne en même sens à lui et à elles » (c’est-à-dire Dieu et les
humains). En effet, définir une substance comme parfaitement
indépendante reviendrait à nier le fait que Dieu est à l’origine de
toute chose, mais la définir comme n’étant dépendante que de Dieu
signifierait que Dieu est dépendant de lui-même, ce qui n’a pas de
sens. Nous sommes donc en quelque sorte condamnés à ne pouvoir
conceptualiser la substance.
Principe 52 :
‘’
Qu'il peut être attribué à l'âme et au corps en même sens, et
comment on connaît la substance.
Et la notion que nous avons ainsi de la substance créée se rapporte
en même façon à toutes, c’est-à-dire - à celles qui sont immatérielles
comme à celles qui sont - matérielles ou corporelles ; car pour
entendre que ce - sont des substances il faut seulement que nous
apercevions qu’elles peuvent exister sans l’aide d'aucune chose
créée. Mais lorsqu'il est question de savoir si quelqu’une de ces
substances existe véritablement, c'est-à-dire si elle est à présent
dans le monde, ce n’est pas assez qu’elle existe en cette façon pour
faire que nous l’apercevions: car cela seul ne nous découvre rien qui
excite quelque connaissance particulière en notre pensée, il faut

5
outre cela qu’elle ait quelques attributs que nous puissions
remarquer; et il n'y en a aucun qui ne suffise pour cet effet, à cause
que l’une de nos notions communes est que le néant ne peut avoir
aucuns attributs, ni propriétés ou qualités: c’est pourquoi, lorsqu'on
en rencontre quelqu'un, on a raison de conclure qu'il est l’attribut de
quelque substance et que cette substance existe.
‘’
Ici, il affirme que l’homme est constitué de deux substances : le
corps, la substance étendue, et l’esprit, la substance pensante, qu’il
décrit respectivement comme matérielle et immatérielle. D’après
Descartes, une substance ne peut pas être perçue à proprement
parler par un être humain, et donc qu’il n’est possible de savoir
qu’elle existe que par son attribut, c’est-à-dire comment elle se
présente dans le monde physique. En suivant cette logique, on peut
donc penser qu’un individu n’est que l’attribut de la substance
étendue, et non la substance elle-même, de même que notre pensée
n’est que l’attribut de la substance pensante.
Principe 53 :
‘’
Que chaque substance a un attribut principal, et que celui de l'âme
est la pensée, comme l'extension est celui du corps.
Mais encore que tout attribut soit suffisant pour faire connaître la
substance, il y en a toutefois un en chacune qui constitue sa nature
et son essence, et de qui tous les autres dépendent, A savoir :
l'étendue en longueur, largeur et profondeur, constitue la nature de
la substance corporelle ; et la pensée constitue la nature de la
substance qui pense. Car tout ce que d’ailleurs on peut attribuer au
corps présuppose de l'étendue, et n’est qu’une dépendance de ce
qui est étendu ; de même, toutes les propriétés que nous trouvons
en la chose qui pense ne sont que des façons différentes de penser.
Ainsi nous ne saurions concevoir par exemple, de figure, si ce n’est
en une chose étendue, ni de mouvement qu’en un espace qui est
étendu ; ainsi l'imagination, le sentiment et la volonté déperdent
tellement d’une chose qui pense que nous ne les pouvons concevoir
sans elle. Mais, au contraire, nous pouvons concevoir l'étendue sans
figure ou sans mouvement ; et la chose qui pense sans imagination
ou sans sentiment, et ainsi du reste.
‘’

6
L’attribut principal de la substance étendue est donc sa longueur, sa
largeur et sa profondeur, soit la possibilité de la représenter dans
l’espace, par exemple le corps d’un individu. Pour ce qui est de la
substance pensante, son attribut est, comme le suggère son nom, la
pensée. Tout ce qui dépend du corps ou de l’esprit, comme nos
mouvements ou notre imagination ne sont que différentes
représentations de l’attribut de leur substance.
Les deux substances se différencient par le fait que la substance
pensante n’a pas d’étendue dans l’espace, et que la substance
étendue est matérielle, et donc soumise aux lois de la physique. Bien
que différentes, ces deux substances interagissent entre elles : d’un
côté l’esprit dirige les mouvements du corps par la volonté, et de
l’autre le corps influence l’esprit en lui transmettant des sensations.
Toutefois, une substance peut être conçue sans passer
nécessairement pas son attribut. Par exemple, un espace vide, sans
figure ni mouvement, est considéré comme une substance étendue,
de même que réfléchir à une pensée parfaitement abstraite relève
de la substance pensante, même si nous ne faisons intervenir ni
notre imagination ni nos sentiments.
Mais cette conception de la substance ne fait pas l’unanimité au sein
des philosophes, notamment chez le philosophe néerlandais Baruch
Spinoza. A l’inverse de Descartes, qui conçoit plusieurs substances
dans le monde et fait la différence entre les substances matérielles
et immatérielles, Spinoza considère que la substance est la réalité
fondamentale. Elle est unique, infinie, éternelle et compose tout ce
qui existe. Contrairement à Descartes, Spinoza établit une différence
non pas entre plusieurs substances mais entre les attributs de cette
dite substance unique et infinie, qui sont les façons dont elle se
manifeste. Puis, toujours selon Spinoza, la substance se « décline »
en différents aspects, qu’il définit comme les « modes ». Par
exemple, un crayon est un mode de l’attribut d’étendue.
En résumé, l’homme occupe une place centrale dans la philosophie
cartésienne car il est le seul être capable de réflexion, ce qui le
distingue entre autres des animaux, tandis que pour Spinoza, les
êtres humains ne sont qu’un mode de l’attribut d’étendue soumis
aux lois universelles au même titre que les autres objets, et ne sont
donc pas « autonomes », tandis que chez Descartes, une substance
n’est dépendante que de Dieu.

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