Tavaux diriges
Master 1 et 2
Comptabilité
Les Travaux Dirigés
Cours 1 : AUDIT ET ETABLISSEMENT DE CREDIT
Cours 2 : INTRODUCTION DE FISCALITE
INTERNATIONALE
Cours 3 : EVASION FISCALE ET PARADIS FISCAUX
Cours 4 : FISCALITE DES AFFAIRES
INTERNATIONALES
Cours 5 : IMPOSITION INTERNATIONALE DES
REVENUES
DES PERSONNES PHYSIQUES
Cours 6 : PRIX DE TRANSFERT
Cours 7 : NORMALISATION SYSCOHADA IFRS
Voici 5 QCM sur le processus d'adoption des IFRS, avec 3 réponses
possibles et 1 bonne réponse
pour chaque question :
**Q1 : Quel est le but principal de l'adoption des normes IFRS par l'UE ?**
- A) Augmenter la charge fiscale des entreprises
- B) Harmoniser la présentation des états financiers et améliorer leur
comparabilité
- C) Limiter les investissements étrangers
**Q2 : Quelle entité est responsable de l'élaboration et de la publication
des normes IFRS ?**
- A) Le Fonds Monétaire International (FMI)
- B) L'International Accounting Standards Board (IASB)
- C) La Banque Centrale Européenne (BCE)
*
**Q3 : Quel est le premier critère à remplir pour qu'une norme IFRS soit
adoptée par l'Union
Européenne ?**
- A) Être compatible avec les normes fiscales des États membres
- B) Recevoir un avis positif de l'European Financial Reporting Advisory
Group (EFRAG)
- C) Être publiée en premier par le Conseil de l'UE
**Q4 : En quelle année l'Union Européenne a-t-elle rendu obligatoire
l'adoption des IFRS pour les
sociétés cotées ?**
- A) 2001
- B) 2005
- C) 2010
**Q5 : Quelle est l'une des étapes clés du processus de consultation
publique de l'IASB pour
l'élaboration d'une nouvelle norme IFRS ?**
- A) La publication de la norme uniquement dans les langues officielles des
Nations Unies
- B) L'appel aux commentaires des parties prenantes du monde entier
- C) La validation exclusive par le gouvernement britannique
Voici 5 QCM sur le processus d'adoption des IFRS, avec 3 réponses
possibles et 1 bonne réponse
pour chaque question :
**Q1 : Quel est le but principal de l'adoption des normes IFRS par l'UE ?**
- A) Augmenter la charge fiscale des entreprises
- B) Harmoniser la présentation des états financiers et améliorer leur
comparabilité
- C) Limiter les investissements étrangers
**Q2 : Quelle entité est responsable de l'élaboration et de la publication
des normes IFRS ?**
- A) Le Fonds Monétaire International (FMI)
- B) L'International Accounting Standards Board (IASB)
- C) La Banque Centrale Européenne (BCE)
*
**Q3 : Quel est le premier critère à remplir pour qu'une norme IFRS soit
adoptée par l'Union
Européenne ?**
- A) Être compatible avec les normes fiscales des États membres
- B) Recevoir un avis positif de l'European Financial Reporting Advisory
Group (EFRAG)
- C) Être publiée en premier par le Conseil de l'UE
**Q4 : En quelle année l'Union Européenne a-t-elle rendu obligatoire
l'adoption des IFRS pour les
sociétés cotées ?**
- A) 2001
- B) 2005
- C) 2010
**Q5 : Quelle est l'une des étapes clés du processus de consultation
publique de l'IASB pour
l'élaboration d'une nouvelle norme IFRS ?**
- A) La publication de la norme uniquement dans les langues officielles des
Nations Unies
- B) L'appel aux commentaires des parties prenantes du monde entier
- C) La validation exclusive par le gouvernement britannique
5. L'actualisation
Le référentiel IFRS impose l'actualisation des créances et des dettes dont
l'échéance est supérieure aux conditions normales de règlement. Il s'agit
de tenir compte de la
valeur temps de l'argent et de scinder une transaction entre sa valeur
actuelle et sa composante financement.
Exemple : une entité réalise le 1er janvier N une vente pour un montant
nominal de 1 000. Elle accorde à son client un crédit gratuit de 2 ans. Le
taux d'intérêt implicite est de 4 %.
L'encaissement de la créance client étant différé de 2 ans, la juste valeur
de la contrepartie est inférieure au nominal de la trésorerie à recevoir. La
vente doit être scindée en deux parties :
• Une composante chiffre d'affaires : égale à la valeur actuelle de la
créance ;
• Une composante financement : représentant les produits financiers
générés par la créance.
L'entité se comporte en effet comme un banquier vis-à-vis de son client.
En référentiel français, le chiffre d'affaires constaté serait de 1 000,
indépendamment des conditions de règlement du client.
En référentiel IFRS, le produit est éclaté entre :
• Un chiffre d'affaires de 924,56 ;
• Des produits financiers de 75,44, étalés sur la période de crédit.
1/01/N Client (1 000 / 1,04^2) Vente 924,56 924,56
31/12/N Client (924,56 x 4 %) Produits finan. 36,98 36,98
31/12/N+1 Client (924,56+36,98) x 4 % Produits finan. 38,46 38,46
31/12/N+1 Banque Client 1 000 1 000
Voici 5 QCM sur les principales caractéristiques des normes IFRS,
**Q1 : Quelle est l'approche de base des normes IFRS par rapport aux
règles comptables ?**
- A) Approche basée sur des règles strictes
- B) Approche basée sur des principes généraux
- C) Approche mixte avec des règles et principes équivalents
**Q2 : Quel est l'objectif de l'application de la juste valeur dans les IFRS ?
**
- A) Réduire la complexité comptable
- B) Refléter la réalité économique actuelle
- C) Faciliter la comptabilité fiscale
**Q3 : Pourquoi l'application des normes IFRS est-elle perçue comme
complexe ?**
- A) À cause de la longueur des rapports financiers exigés
- B) En raison de l'absence de plan comptable imposé
- C) En raison de l'expertise et de la formation continue nécessaires
**Q4 : Quelle est l'une des critiques de l'utilisation de la juste valeur dans
les IFRS ?**
- A) Elle simplifie la gestion des actifs et passifs
- B) Elle peut rendre l'interprétation des résultats financiers plus complexe
- C) Elle empêche les entreprises de changer de méthodes comptables
**Q5 : Comment les IFRS influencent-elles la présentation du bilan d'une
entreprise ?**
- A) En reflétant principalement la valeur comptable historique
- B) En représentant la réalité économique des actifs et passifs
- C) En évitant toute mention de juste valeur
Voici 5 QCM sur les principales caractéristiques des normes IFRS,
**Q1 : Quelle est l'approche de base des normes IFRS par rapport aux
règles comptables ?**
- A) Approche basée sur des règles strictes
- B) Approche basée sur des principes généraux
- C) Approche mixte avec des règles et principes équivalents
**Q2 : Quel est l'objectif de l'application de la juste valeur dans les IFRS ?
**
- A) Réduire la complexité comptable
- B) Refléter la réalité économique actuelle
- C) Faciliter la comptabilité fiscale
**Q3 : Pourquoi l'application des normes IFRS est-elle perçue comme
complexe ?**
- A) À cause de la longueur des rapports financiers exigés
- B) En raison de l'absence de plan comptable imposé
- C) En raison de l'expertise et de la formation continue nécessaires
**Q4 : Quelle est l'une des critiques de l'utilisation de la juste valeur dans
les IFRS ?**
- A) Elle simplifie la gestion des actifs et passifs
- B) Elle peut rendre l'interprétation des résultats financiers plus complexe
- C) Elle empêche les entreprises de changer de méthodes comptables
**Q5 : Comment les IFRS influencent-elles la présentation du bilan d'une
entreprise ?**
- A) En reflétant principalement la valeur comptable historique
- B) En représentant la réalité économique des actifs et passifs
- C) En évitant toute mention de juste valeur
5 QCM basés sur le cadre conceptuel des IFRS :
**Q1 : Quel est l'objectif principal du cadre conceptuel de l'IASB ?**
- A) Fournir des directives fiscales aux gouvernements.
- B) Définir les concepts sous-jacents à la préparation et à la présentation
des états financiers.
- C) Imposer des règles comptables strictes aux entreprises.
**Q2 : Quelle est l'une des caractéristiques qualitatives fondamentales de
l'information financière selon le cadre conceptuel ?**
- A) La flexibilité
- B) La pertinence
- C) La simplicité
**Q3 : Quel est le rôle des utilisateurs principaux dans le cadre conceptuel
des IFRS ?**
- A) Analyser l'efficacité des méthodes comptables.
- B) Prendre des décisions concernant l'apport de ressources à l'entité.
- C) Superviser la gestion de l'entreprise.
**Q4 : Quels éléments sont considérés comme des composants essentiels
des états financiers selon le cadre conceptuel ?**
- A) Les budgets prévisionnels
- B) Les actifs, passifs, capitaux propres, produits et charges
- C) Les rapports de gestion
**Q5 : Selon le cadre conceptuel, quand un élément doit-il être
comptabilisé dans les états financiers ?**
- A) Lorsqu'il est pertinent pour les dirigeants.
- B) Lorsqu'il est probable qu'il génère des avantages économiques futurs
et que son coût peut être évalué de façon fiable.
- C) Lorsqu'il est mentionné dans le rapport annuel de l'entreprise.
5 QCM basés sur le cadre conceptuel des IFRS :
**Q1 : Quel est l'objectif principal du cadre conceptuel de l'IASB ?**
- A) Fournir des directives fiscales aux gouvernements.
- B) Définir les concepts sous-jacents à la préparation et à la présentation
des états financiers.
- C) Imposer des règles comptables strictes aux entreprises.
**Q2 : Quelle est l'une des caractéristiques qualitatives fondamentales de
l'information financière selon le cadre conceptuel ?**
- A) La flexibilité
- B) La pertinence
- C) La simplicité
**Q3 : Quel est le rôle des utilisateurs principaux dans le cadre conceptuel
des IFRS ?**
- A) Analyser l'efficacité des méthodes comptables.
- B) Prendre des décisions concernant l'apport de ressources à l'entité.
- C) Superviser la gestion de l'entreprise.
**Q4 : Quels éléments sont considérés comme des composants essentiels
des états financiers selon le cadre conceptuel ?**
- A) Les budgets prévisionnels
- B) Les actifs, passifs, capitaux propres, produits et charges
- C) Les rapports de gestion
**Q5 : Selon le cadre conceptuel, quand un élément doit-il être
comptabilisé dans les états financiers ?**
- A) Lorsqu'il est pertinent pour les dirigeants.
- B) Lorsqu'il est probable qu'il génère des avantages économiques futurs
et que son coût peut être évalué de façon fiable.
- C) Lorsqu'il est mentionné dans le rapport annuel de l'entreprise.
5 QCM sur la juste valeur selon les normes IFRS
**Q1 : Comment IFRS 13 définit-elle la juste valeur ?**
- A) La valeur historique d'un actif ou d'un passif.
- B) Le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert
d'un passif lors d'une transaction normale
entre participants de marché à la date d'évaluation.
- C) Le coût de remplacement actuel d'un actif.
**Q2 : Quelle est l'une des principales critiques de l'évaluation à la juste
valeur ?**
- A) Elle offre une stabilité des résultats financiers.
- B) Elle peut entraîner une volatilité accrue des résultats financiers.
- C) Elle n'est applicable qu'aux passifs financiers.
**Q3 : Quelle approche n'est pas incluse dans les techniques d'évaluation
de la juste valeur selon IFRS 13 ?**
- A) Approche par le marché.
- B) Approche par le coût.
- C) Approche par la capitalisation.
**Q4 : Quelle est l'exigence en matière de divulgation pour les évaluations
de niveau 3 selon IFRS 13 ?**
- A) Aucune divulgation spécifique requise.
- B) Description des données non observables et de leur impact sur
l'évaluation.
- C) Publication des états financiers en temps réel.
**Q5 : Pourquoi la hiérarchie des justes valeurs est-elle importante selon
IFRS 13 ?**
- A) Pour éviter l'application de la juste valeur aux actifs et passifs.
- B) Pour garantir la cohérence et la comparabilité des évaluations de la
juste valeur.
- C) Pour permettre une application uniquement aux passifs à court terme.
5 QCM sur la juste valeur selon les normes IFRS
**Q1 : Comment IFRS 13 définit-elle la juste valeur ?**
- A) La valeur historique d'un actif ou d'un passif.
- B) Le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert
d'un passif lors d'une transaction normale
entre participants de marché à la date d'évaluation.
- C) Le coût de remplacement actuel d'un actif.
**Q2 : Quelle est l'une des principales critiques de l'évaluation à la juste
valeur ?**
- A) Elle offre une stabilité des résultats financiers.
- B) Elle peut entraîner une volatilité accrue des résultats financiers.
- C) Elle n'est applicable qu'aux passifs financiers.
**Q3 : Quelle approche n'est pas incluse dans les techniques d'évaluation
de la juste valeur selon IFRS 13 ?**
- A) Approche par le marché.
- B) Approche par le coût.
- C) Approche par la capitalisation.
**Q4 : Quelle est l'exigence en matière de divulgation pour les évaluations
de niveau 3 selon IFRS 13 ?**
- A) Aucune divulgation spécifique requise.
- B) Description des données non observables et de leur impact sur
l'évaluation.
- C) Publication des états financiers en temps réel.
**Q5 : Pourquoi la hiérarchie des justes valeurs est-elle importante selon
IFRS 13 ?**
- A) Pour éviter l'application de la juste valeur aux actifs et passifs.
- B) Pour garantir la cohérence et la comparabilité des évaluations de la
juste valeur.
- C) Pour permettre une application uniquement aux passifs à court terme.
Cours 8 : INNOVATION ET ENTREPRISENERIAT
Cours 9 : THEORIE DE L’AGENCE
Cours 10 : DISPOSITION COMPTABLES NOUVELLES
ET
AMELIORATIONS DU SYSCOHADA
Cours 11 : HOLDING
Cas Pratique
Conditions pour Bénéficier des Avantages Fiscaux
Contexte du Cas Pratique
La société Alpha Holding S.A., enregistrée en Côte d’Ivoire, souhaite
bénéficier des avantages fiscaux liés à son statut de holding.
Données principales :
- Structure juridique : Société Anonyme, siège social à Abidjan.
- Objet social : Gestion et détention de participations (activités
secondaires : opérations immobilières).
- Revenus 2023 : 80 % de dividendes, 20 % de revenus locatifs.
- Titres détenus : Filiales A (15 %, 5 ans), B (25 %, 1 an), C (10 %, 3 ans).
- Activités des filiales : Production industrielle, commerce de détail,
consulting.
- Obligations fiscales : À jour, comptabilité conforme SYSCOHADA.
Questions du Cas Pratique
1. Analyse de la société :
- La société Alpha Holding S.A. remplit-elle les conditions liées aux sociétés
?
2. Analyse des titres :
- Les participations détenues remplissent-elles les conditions liées aux
titres ?
3. Analyse des activités :
- Les activités de la société et de ses filiales répondent-elles aux conditions
liées à la nature des activités ?
4. Conclusion :
- La société est-elle éligible aux avantages fiscaux ?
- Quels ajustements ou recommandations proposer ?
Solution Indicative
1. Conditions liées aux Sociétés :
- Oui, statut juridique conforme et obligations fiscales respectées.
2. Conditions liées aux Titres :
- Filiale A : Éligible (15 %, détenue depuis 5 ans).
- Filiale B : Non éligible (25 %, détenue depuis 1 an).
- Filiale C : Éligible (10 %, détenue depuis 3 ans).
3. Conditions liées à la Nature des Activités :
- Activités des filiales sont éligibles (production, commerce, consulting).
- Revenus locatifs (20 %) pourraient limiter l’éligibilité.
4. Conclusion :
- Alpha Holding S.A. peut bénéficier des avantages pour Filiales A et C.
- Recommandation : Réduire les revenus locatifs et augmenter la durée de
détention pour Filiale B.
Cas Pratique
Avantages Accordés aux Holdings
Optimisation fiscale pour Beta Holding S.A.
Contexte du Cas Pratique
La société Beta Holding S.A., située à Abidjan, détient des participations
dans plusieurs filiales.
Données principales :
- Structure juridique : Société Anonyme (SA).
- Activité principale : Gestion de participations.
- Dividendes reçus : 80 millions FCFA.
- Plus-value de cession de titres : 50 millions FCFA.
- Intérêts sur comptes courants : 10 millions FCFA.
- Taux d’imposition des bénéfices : 25 %.
- Participation dans Filiale A : 15 % (4 ans).
- Participation dans Filiale B : 25 % (3 ans).
Questions du Cas Pratique
1. Dividendes :
- Calculer le montant exonéré des dividendes reçus de Filiale A (95 %
d’exonération).
2. Plus-value :
- Calculer l’impact fiscal de la plus-value réalisée sur la cession des titres
de Filiale B.
3. Intérêts :
- Les intérêts sur comptes courants sont-ils déductibles ? Justifiez.
4. Conclusion :
- Déterminer le bénéfice imposable total après application des avantages
fiscaux.
Solution Indicative (Partie 1)
1. Dividendes :
- Montant total reçu : 80 millions FCFA.
- Montant exonéré (95 %) : 76 millions FCFA.
- Montant imposable : 4 millions FCFA.
2. Plus-value :
- Plus-value réalisée : 50 millions FCFA.
- Exonération totale (titres détenus > 2 ans).
- Montant imposable : 0 FCFA.
Solution Indicative (Partie 2)
3. Intérêts :
- Intérêts perçus : 10 millions FCFA.
- Taux d’intérêt : Conforme au plafond réglementaire (5 %).
- Montant déductible : 10 millions FCFA.
4. Bénéfice imposable total :
- Revenus imposables = Dividendes imposables + Intérêts non
déductibles.
- 4M+0M=4M.
Impôt à payer : 4 M×25%=1M
Cours 11 : CADRE THEORIQUE DE LA COMPTABILITE
Exemple : l’entreprise achète la maison où elle va exécuter son travail
à 30000 Euros et un logiciel de gestion à 7000 Euros par caisse.
Le fait que l’entreprise supporte des charges immobilisées montre que
l’entreprise n’a pas l’intention d’arrêter ses activités en ce sens que ces
charges constituent un investissement pour l’entreprise et ont une
importance que si l’entreprise continue ses activités. Cela étant, on
s’attend à ce que ces actifs immobilisés soient utilisés dans plusieurs
exercices jusqu’à leur amortissement. Ce qui suppose une continuité des
activités pour l’entreprise.
Exemple : Le 01/01/N l’entreprise possède des immeubles de 10 000$
amortissable après 10 ans, matériel de 4 000$ dont leur durée de vie est
de 5 ans et un emprunt de 500$ dont les coûts d’emprunt s’élèvent à
100$. L’entreprise applique la méthode comptable consistant à
l’incorporation des coûts des emprunts dans le coût des actifs.
Ce tableau nous montre la permanence des méthodes appliquées par
l’entreprise au cours de l’année N et N+1. Toutefois, en vertu de la
prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique, ce
principe peut être remis en question, notamment par l’utilisation de
l’évaluation par la juste valeur
Exemple : le 01/06 Achat de marchandises pour une valeur de 30 000$. Le
10/06 achat d’un bâtiment de 60 000$ et des matériels de 10 000$.
Le postulat de spécialisation des exercices intervient dans ce journal ci-
haut en ce sens que lors de l’achat des marchandises, on fait intervenir le
compte des charges (classe 6) étant donné que c’est une charge
d’exploitation qu’on supporte et quand il s’agit de l’achat d’un actif
immobilisé, on fait recours aux comptes d’actif de la classe 2 du fait que
c’est une charge d’investissement qu’on supporte.
Exemple : le 1er Janvier 2016, la société M2 souscrit un contrat de crédit-
bail mobilier portant sur l’acquisition d’un camion d’une valeur de
600000$. La société de leasing met immédiatement le matériel roulant à
redevance de 240 000$ (comprenant un remboursement de 200 000$ et
les intérêts de 40 000$). La durée du contrat est de 3 ans alors que la
durée de vie du camion est de 5 ans. A la fin de la troisième année, la M2
versera 14 000$ à l’entreprise de leasing pour lever l’option d’achat
Dès lors que la société M2 passe le contrat de crédit –bail mobilier, elle
estime que le mobilier fait partie de son patrimoine, bien vrai qu’il
appartienne à la société de crédit-bail. Et cela est visible à travers les
différentes écritures passées :
- 245 à 173 et les écritures d’amortissements à chaque fin d’année.
- De ce fait, à la fin de la troisième année la dette faisant objet du crédit-
bail sera complètement remboursée, la valeur comptable nette du bien
figurant au bilan de la société M2 sera de 240 000$, soit
600 000$-360 000$ (cumul amortissement sur les trois ans. Toutefois, ceci
est possible en OHADA uniquement dans certains cas cités ci-haut et
lorsque la valeur du bien pris en crédit-bail est d’au moins 5% du total des
immobilisations brutes, raison pour laquelle ce principe est partiel dans ce
système comptable.
Exemple : le 22/02/N la société OPTION vend à crédit des marchandises à
la société TECHS à 300 000 F dont le coût d’achat est de 240 000 F. Le
28/02/N est l’échéance de payement. Pour mobiliser sa créance, la société
OPTION tire sur la société TECHS, le 15/02/N, une lettre de change qu’elle
accepte le même jour. Le 16/02/N la société TECHS décide de négocier
l’effet tiré sur la société OPTION à la L3BANK qui accepte de le faire aux
conditions suivantes : escompte de 6% l’an, frais bancaires de 90 et la TVA
de 18%.
Le journal indique que le SYSCOHADA considèrent la lettre de change
comme étant un crédit bancaire. Ce qui n’était pas le cas en Plan
Comptable Général où elle était considérée comme un chèque. Le
principe de prudence intervient dans la comptabilisation de ces
évènements du fait que lorsque la banque (L3BANK) réceptionne le
bordereau d’escompte c’est-à-dire lorsqu’elle avance exactement les fonds
à son client, il y a des retenues qu’elle opère qui doivent être
comptabilisées comme le montre le journal que ces retenues constituent
des charges financières et sont ainsi portées au compte 675 ; il y a un
crédit de trésorerie porté au compte 565 que la banque a consenti à
l’entreprise, ceci constitue la dette bancaire qui sera payée à l’échéance.
Exemple : le 31/12/N : l’entreprise OSM possède un bâtiment d’une valeur
de 10000$, des marchandises de 3500$, des espèces de 1500$. Le
15/01/N+1 : vente des marchandises à crédit pour 4 000$, TVA 18¨%.
Exemple : En Janvier 2018 : une société achète un engin au prix de 2000
Euros avec une durée de vie de 5 ans. En Avril 2019, la société veut vendre
l’engin. Le prix de vente sera déterminé en fonction de quel prix.
Au vu de ce journal, nous remarquons qu’en OHADA, le prix de vente de la
machine sera déterminé en fonction de son coût d’acquisition c’est-à-dire
de son coût historique, on ne tient pas compte de l’amortissement (état
de la machine) et des changements structurels du marché qui peuvent
surgir au cours d’une période donnée. Ce qui pose le problème du prix de
ladite machine étant donné qu’elle a déjà été utilisée et on ne tient pas
compte de la diminution de sa valeur en termes d’amortissement. En
réalité, la sortie de certains biens s’enregistre à leur juste valeur en vertu
de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique.