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Le document présente une structure détaillée d'un ouvrage sur les mathématiques, incluant des sections sur l'algèbre, l'analyse, la géométrie et la théorie des probabilités. Chaque section est subdivisée en chapitres et exercices, abordant des concepts fondamentaux tels que la théorie des ensembles, les fonctions, et les applications linéaires. Ce tome 1 semble être destiné à un public étudiant, avec des exercices pratiques pour renforcer la compréhension des sujets traités.

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La véritable stratégie consiste à gagner sans livrer

bataille

1749
MORASAKO

Tome 1- 2025
Table des matières

I Algèbre 1
1 Algèbre générale 3
1.1 Théorie des ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Exercice 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Exercice 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Polynôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3 Arithmétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Structure Algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5 Groupe-Anneau-Corps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5.1 Groupe de Z/pZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.5.2 Groupe de Permutation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.5.3 Groupes Quotient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.5.4 Groupe Symétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.5.5 Morphismes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
1.5.6 Isomorphisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
1.5.7 Anneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1.5.8 Corps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

2 Algèbre Linéaire 29
2.1 Espace vectoriel -Applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.2 Matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.3 Espaces Euclidiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.4 Formes Linéaires-Dualités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.5 Formes Multilinéaires-Determinants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6 Complement d’Algèbre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6.1 Reduction d’endomorphismes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6.2 Application de la réduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6.3 forme bilineaire symétriques et Formes quadratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

II Analyse 31
1 Développement Limité 33

2 Limite-Continuité 35

3 Dérivation-Intégration 37

4 Intégration sur un intervalle quelconque 39

5 Fonctions Analytique 41

6 Suites et Série de fonction 43

7 Série Numérique et Famille Sommable 45

8 Série Entière et Série de Fourrier 47

9 Equations différentielles 49

10 Calcul diffeérentiel 51

11 Fonctions convexe 53

12 Notions de Topologie 55

13 Espaces métrique et vectoriel normé 57


III Géométrie 59

IV Théorie de Probabilité 61
1 Dénombrement 63

V Concours 65
Première partie

Algèbre
Chapitre 1

Algèbre générale

Exercice

1.1 Théorie des ensembles


1.1.1 Exercice 1
Exercice 1
Soient f : R → R et g : R → R telles que f (x) = 3x + 1 et g(x) = x2 − 1. A-t-on f ◦ g = g ◦ f ?

Exercice 2
Donner des exemples d’applications de R dans R (puis de R2 dans R) injective et non surjective, puis surjective et non injective.

Exercice 3
Soit f : R → R définie par f (x) = x3 − x.
1. f est-elle injective ? surjective ?
2. Déterminer f −1 ([−1, 1]) et f (R+ ).

Exercice 4
Les fonctions suivantes sont-elles injectives ? surjectives ? bijectives ?

1. f : Z → Z, n 7→ 2n; 2. f : Z → Z, n 7→ −n;
2
3. f : R → R, x 7→ x ; 4. f : R → R+ , x 7→ x2 ;
5. f : C → C, z 7→ z 2 .

Exercice 5
Les applications suivantes sont-elles injectives, surjectives, bijectives ?
1. f : N → N, n 7→ n + 1.
2. g : Z → Z, n 7→ n + 1.
3. h : R2 → R2 , (x, y) 7→ (x + y, x − y).
x+1
4. k : R \ {1} → R, x 7→ .
x−1

Exercice 6
2x
Soit f : R → R définie par f (x) = .
1 + x2
1. f est-elle injective ? surjective ?
2. Montrer que f (R) = [−1, 1].
3. Montrer que la restriction g : [−1, 1] → [−1, 1], g(x) = f (x) est une bijection.
4. Retrouver ce résultat en étudiant les variations de f .

Exercice 7
1
L’application f : C \ {0} → C, f (z) = z + est-elle injective ? surjective ? bijective ?
z
Donner :
— l’image par f du cercle de centre 0 et de rayon 1 ;
— l’image réciproque par f de la droite iR.
Exercice 8
On considère quatre ensembles A, B, C, D et des applications f : A → B, g : B → C, h : C → D. Montrer que :

g ◦ f injective =⇒ f injective, g ◦ f surjective =⇒ g surjective.

Montrer également que


g ◦ f et h ◦ g sont bijectives ⇐⇒ f, g, h sont bijectives .
 

Exercice 9
Soit f : X → Y . Montrer que :
1. ∀B ⊂ Y, f (f −1 (B)) = B ∩ f (X).
2. f est surjective ssi ∀B ⊂ Y, f (f −1 (B)) = B.
3. f est injective ssi ∀A ⊂ X, f −1 (f (A)) = A.
4. f est bijective ssi ∀A ⊂ X, f (A) = f (A).

Exercice 10
Soit f : X → Y . Montrer que les trois propositions suivantes sont équivalentes :
i. f est injective.
ii. ∀A, B ⊂ X, f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B).
iii. ∀A, B ⊂ X, A ∩ B =⇒ f (A) ∩ f (B) =.

Exercice 11
Soit f : X → Y . On note fˆ : P(X) → P(Y ), A 7→ f (A) et f˜ : P(Y ) → P(X), B 7→ f −1 (B).
Montrer que :
1. f est injective ssi fˆ est injective.
2. f est surjective ssi f˜ est injective.

Exercice 12 (Exponentielle complexe)

Si z = x + iy, (x, y) ∈ R2 , on pose ez = ex eiy .


1. Déterminer le module et l’argument de ez .

2. Calculer ez+z , ez , e−z , (ez )n pour n ∈ Z.
3. L’application exp : C → C, z 7→ ez est-elle injective ? surjective ?

Exercice 13
Soient a, b ∈ R avec a ̸= 0, et fa,b : R → R telle que fa,b (x) = ax + b. Démontrer que fa,b est une permutation et déterminer sa
réciproque.

Exercice 14
Soit f : [0, 1] → [0, 1] définie par (
x si x ∈ [0, 1] ∩ Q,
f (x) =
1 − x sinon.
Démontrer que f ◦ f = id.

Exercice 15
Soit f : R → C, t 7→ eit . Montrer que f est une bijection sur un ensemble à préciser.

Exercice 16
On appelle demi-plan de Poincaré l’ensemble P = {z ∈ C | Im z > 0} et disque unité D = {z ∈ C | |z| < 1}.
z−i
Démontrer que z 7→ est une bijection de P sur D.
z+i

Exercice 17
Soit f : [1, +∞[ → [0, +∞[, f (x) = x2 − 1. f est-elle bijective ?

Exercice 18
f g h
Soient A −
→B− → D. Montrer que si g ◦ f et h ◦ g sont bijectives alors f, g, h le sont également.
→C−
Exercice 19
f g h
Soient A −
→B− → A. Montrer que si h ◦ g ◦ f et g ◦ f ◦ h sont injectives et f ◦ h ◦ g surjective alors f, g, h sont bijectives.
→C−

Exercice 20
Soit X un ensemble. Si A ⊂ X on note χA la fonction caractéristique associée.
Montrer que
Φ : P(X) → F(X, {0, 1}), A 7→ χA
est bijective.

Exercice 21
Soit E un ensemble non vide. On se donne deux parties A et B de E et on définit f : P(E) → P(E) par

f (X) = (A ∩ X) ∪ (B ∩ X c ).

1. Discuter et résoudre l’équation f (X) =. En déduire une condition nécessaire pour que f soit bijective.
2. On suppose maintenant B = Ac . Exprimer f à l’aide de la différence symétrique ∆. Montrer que f est bijective, préciser f −1 .
f est-elle involutive (i.e. f 2 = id) ? Quelle propriété en déduit-on ?

Exercice 22
1. Soit E = N × N , on définit R par :
(a, b)R(a′ , b′ ) ⇐⇒ a + b′ = b + a′ .
Montrer que R est une relation d’équivalence. Identifier E/R.
2. Même question avec E = Z × N ∗ et
(p, q)R(p′ , q ′ ) ⇐⇒ pq ′ = p′ q.

Exercice 23
Dans R2 on définit la relation R par :
(x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ y = y ′ .
1. Montrer que R est une relation d’équivalence. 2. Déterminer la classe d’équivalence de (x, y) ∈ R2 .

Exercice 24
Soit E = Z, on définit la relation R par :
aRb ⇐⇒ a − b ∈ 3Z.
1. Montrer que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence. 3. Identifier E/R.

Exercice 25
Soit E = R2 , on définit R par :
(x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ x2 + y 2 = x′2 + y ′2 .
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Déterminer la classe d’équivalence d’un point (x, y). 3. Que représente E/R ?

Exercice 26
Soit E = C ∗ , on définit zRz ′ ⇐⇒ z/z ′ ∈ R+∗
.
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Que représentent les classes d’équivalence ?

Exercice 27
Soit E = R2 , on définit :
(x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ x + y = x′ + y ′ .
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence. 3. Représenter géométriquement les classes
d’équivalence.

Exercice 28
Soit E = N , on définit aRb ⇐⇒ a − b ∈ 2Z.
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Identifier E/R.

Exercice 29
Soit E = R2 , on définit :
(x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ x2 + y 2 = x′2 + y ′2 .
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Représenter les classes d’équivalence.
Exercice 30
Soit E = C, on définit :
zRz ′ ⇐⇒ |z| = |z ′ |.
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence.

Exercice 31
Soit E = R2 , on définit :
(x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ x − y = x′ − y ′ .
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence. 3. Représenter géométriquement les classes.

Exercice 32
Soit E = R2 , on définit :
(x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ x2 − y 2 = x′2 − y ′2 .
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Représenter géométriquement les classes d’équivalence.

Exercice 33
Soit E = N × N , on définit :
(m, n)R(m′ , n′ ) ⇐⇒ m + n = m′ + n′ .
1. Montrer que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence.

Exercice 34
Soit E = Z, on définit :
aRb ⇐⇒ a ≡ b (mod 5).
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence. 3. Identifier E/R.

Exercice 35
Soit E = Z, on définit :
aRb ⇐⇒ a ≡ b (mod 7).
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence. 2. Décrire les classes d’équivalence. 3. Identifier E/R.

Exercice 36
Montrer, en utilisant le binôme de Newton, que pour tout n ∈ N :
n  
X n
= 2n .
k
k=0

Exercice 37
En utilisant la formule du binôme, démontrer que :
1. 2n + 1 est divisible par 3 si et seulement si n est impair. 2. 32n+1 + 24n+2 est divisible par 7.

Exercice 38
Montrer que pour tout n ∈ N :
n  
X
kn
(−1) = 0.
k
k=0

Exercice 39
Montrer que pour tout n ∈ N :
n  2  
X n 2n
= .
k n
k=0

Exercice 40
Montrer que pour tout n ∈ N :
n  
X n
k = n · 2n−1 .
k
k=0

Exercice 41
Soit f : R → R définie par f (x) = x3 − 3x + 1. 1. Étudier les variations de f . 2. Déterminer les extrema. 3. Tracer le graphe de f .
Exercice 42
Soit f : R → R définie par f (x) = x4 − 4x2 + 3. 1. Étudier les variations de f . 2. Déterminer les extrema. 3. Tracer le graphe de f .

Exercice 43
Résoudre les équations suivantes : 1. x3 − 6x2 + 11x − 6 = 0 2. x4 − 5x2 + 4 = 0

Exercice 44
Résoudre l’inéquation suivante :
x3 − 3x + 2 ≤ 0.

Exercice 45
Résoudre l’inéquation suivante :
x4 − 4x2 + 3 ≥ 0.

Exercice 46
sin x 2x2 + 3 5x3 − x
Déterminer les limites suivantes : 1. lim 2. lim 2 3. lim
x→0 x x→∞ x − x + 1 x→−∞ 2x3 + 4x2

Exercice 47
Calculer les dérivées suivantes : 1. f (x) = x5 − 3x3 + x 2. g(x) = 1
x2 +1 3. h(x) = e2x sin x

Exercice 48
Trouver les équations des tangentes aux courbes : 1. y = x2 − 3x + 2 au point x = 1 2. y = ln x au point x = e

Exercice 49
Étudier la convexité et les points d’inflexion des fonctions : 1. f (x) = x3 − 6x2 + 9x 2. g(x) = x4 − 4x3 + 6x2

Exercice 50

x + y + z = 6
 (
2x + 3y = 5
Résoudre les systèmes linéaires suivants : 1. 2x − y + z = 3 2.
 4x − y = 11
x + 2y − z = 2

1.1.2 Exercice 2
Énoncé de l’exercice 2 ici.

1.2 Polynôme
1.3 Arithmétique
Exercice 1
Déterminer les couples d’entiers naturels de pgcd 18 et de somme 360. De même avec pgcd 18 et produit 6480.

Exercice 2
Si a, b, c, d sont des entiers supérieurs à 1, montrer que l’on a :

(a, b, c, d) = ((a, b), (c, d))

où ( , ) désigne le pgcd.

Exercice 3
1. Soient a, b, c des entiers relatifs tels que (a, b) ̸= (0, 0). Montrer que pour que l’équation ax + by = c ait une solution (x, y) ∈ Z 2 ,
il faut et il suffit que le pgcd de a et b divise c. 2. Résoudre en entiers relatifs les équations suivantes :

7x − 9y = 1, 7x − 9y = 6, 11x + 17y = 5

Exercice 4
Soient a et b deux entiers tels que a ≥ b ≥ 1. 1. Montrer que gcd(a+b, a−b) = 1 ou 2. 2. Si gcd(a, b) = 1, montrer que gcd(a+b, ab) = 1.
3. Si gcd(a, b) = 1, montrer que gcd(a + b, a2 + b2 ) = 1 ou 2.
Exercice 5
Calculer par l’algorithme d’Euclide : 18480 ∧ 9828. En déduire une écriture de 84 comme combinaison linéaire de 18480 et 9828.

Exercice 6
Déterminer l’ensemble de tous les couples (m, n) tels que :

955m + 183n = 1

Exercice 7
Calculer, en précisant la méthode suivie :

a = gcd(720, 252), b = ppcm(720, 252)

ainsi que deux entiers u et v tels que :


720u + 252v = a

Exercice 8
Calculer le pgcd des nombres suivants : 1. 126, 230 2. 390, 720, 450 3. 180, 606, 750

Exercice 9
1. Calculer le ppcm des nombres : 108 et 144 ; 128 et 230 ; 6, 16 et 50. 2. Montrer que si a ≥ 1 et b ≥ 1 sont des entiers de pgcd d, et
si on pose a = da′ , b = db′ , le ppcm de a et b est da′ b′ . 3. Montrer que si a, b, c sont des entiers supérieurs à 1, on a :

ppcm(a, b, c) = ppcm(ppcm(a, b), c)

Exercice 10
Combien 15! admet-il de diviseurs ?

Exercice 11
Trouver le reste de la division par 13 du nombre 1001000.

Exercice 12
Sachant que l’on a 96842 = 256 × 375 + 842, déterminer, sans faire la division, le reste de la division du nombre 96842 par chacun
des nombres 256 et 375.

Exercice 13
Soient m ≥ 1 et n ≥ 2 des entiers ; montrer que : 1. n − 1 | nm − 1 ; 2. (n − 1)2 | nm − 1 si et seulement si n − 1 | m.

Exercice 14
Soit a un entier relatif quelconque, démontrer que le nombre a(a2 − 1) et, plus généralement, a(a2n − 1) est divisible par 6.

Exercice 15
Démontrer que le nombre 7n + 1 est divisible par 8 si n est impair ; dans le cas n pair, donner le reste de sa division par 8.

Exercice 16
Quel est le plus petit entier naturel qui, divisé par 8, 15, 18 et 24, donne respectivement pour reste 7, 14, 17 et 23 ?

Exercice 17

Montrer que si x et y sont des entiers naturels tels que x2 divise y 2 , alors x divise y. Application : démontrer, par l’absurde, que 2
n’est pas rationnel.

Exercice 18
Montrer que pour tout n ∈ N : 1. n(n + 1)(n + 2)(n + 3) est divisible par 24, 2. n(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4) est divisible par 120.

Exercice 19
Trouver tous les entiers relatifs n tels que n2 + n + 7 soit divisible par 13.
Exercice 20
Calculer le pgcd des nombres suivants : 1. 126, 230 2. 390, 720, 450 3. 180, 606, 750

Exercice 21
1. Calculer le ppcm des nombres : 108 et 144 ; 128 et 230 ; 6, 16 et 50. 2. Montrer que si a ≥ 1 et b ≥ 1 sont des entiers de pgcd d, et
si on pose a = da′ , b = db′ , le ppcm de a et b est da′ b′ . 3. Montrer que si a, b, c sont des entiers supérieurs à 1, on a :

ppcm(a, b, c) = ppcm(ppcm(a, b), c)

Exercice 22
Déterminer les couples d’entiers naturels de pgcd 18 et de somme 360. De même avec pgcd 18 et produit 6480.

Exercice 23
Si a, b, c, d sont des entiers supérieurs à 1, montrer que l’on a :

(a, b, c, d) = ((a, b), (c, d))

où ( , ) désigne le pgcd.

Exercice 23
1. Soient a, b, c des entiers relatifs tels que (a, b) ̸= (0, 0). Montrer que pour que l’équation ax + by = c ait une solution (x, y) ∈ Z 2 ,
il faut et il suffit que le pgcd de a et b divise c. 2. Résoudre en entiers relatifs les équations suivantes :

7x − 9y = 1, 7x − 9y = 6, 11x + 17y = 5

Exercice 24
Soient a et b deux entiers tels que a ≥ b ≥ 1. 1. Montrer que gcd(a+b, a−b) = 1 ou 2. 2. Si gcd(a, b) = 1, montrer que gcd(a+b, ab) = 1.
3. Si gcd(a, b) = 1, montrer que gcd(a + b, a2 + b2 ) = 1 ou 2.

Exercice 25
Calculer par l’algorithme d’Euclide : 18480 ∧ 9828. En déduire une écriture de 84 comme combinaison linéaire de 18480 et 9828.

Exercice 26
Déterminer l’ensemble de tous les couples (m, n) tels que :

955m + 183n = 1

Exercice 27
Calculer, en précisant la méthode suivie :

a = gcd(720, 252), b = ppcm(720, 252)

ainsi que deux entiers u et v tels que :


720u + 252v = a

1.4 Structure Algébrique


1.5 Groupe-Anneau-Corps

Evariste Galois : Le génie incompris

Malgré une scolarité en dents de scie, Galois montre des capacités extraordinaires
en mathématiques. Il a un tel goût pour cette matière qu’un de ses professeurs dira «
C’est la fureur des mathématiques qui le domine ; aussi je pense qu’il vaudrait mieux
pour lui que ses parents consentent à ce qu’il ne s’occupe que de cette étude ». En 1826,
il obtient un prix en mathématiques au concours général. En 1828, il essaie d’intégrer
l’école Polytechnique alors qu’il n’est pas élève, comme c’est normalement l’usage, en
mathématiquesspéciales. Il est recalé. Il entre alors en mathématiques spéciales à Louis-
le-Grand dans la classe de Louis-Paul-ÉmileRichard. Ce dernier prend vite conscience
du génie de son élève. Il conservera d’ailleurs ses copies. Le père de Galois se suicide
pour des raisons politiques quelques jours avant que Galois ne se présente à nouveau à
Polytechnique. Il est une seconde fois recalé, à la stupéfaction de son maître. La légende
veut qu’il ait jeté le chiffon servant à effacer le tableau à la tête de son examinateur
devant la stupidité des questions posées ... Il intègre cependant l’École préparatoire (ap-
pelée maintenant l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm). Il publie cette même année
son premier article de mathématiques dans les Annales de mathématiques pures et ap-
pliquées de Gergonne. Il soumet dans les mois qui suivent plusieurs autres articles sur
la résolubilité des équations algébriques. La légende veut que Cauchy, qui en était le
rapporteur, les aurait égarés. Il est plus probable en fait qu’il les ait conservés pour que
Galois puisse concourir au grand prix de mathématiques de l’Académie des sciences en
1830. Galois candidate à ce concours et Fourier qui est chargé de rapporter son manus-
crit meurt peu après ... Le grand prix échoit à Abel et Jacobi. Suite à la révolution de
juillet 1830, Galois s’engage en politique au côté des républicains. Fin décembre 1830,
il est expulsé de l’école préparatoire suite à la rédaction d’un texte critique à l’égard
de son directeur. En 1831, lors d’un banquet, Galois porte maladroitement un toast à
Louis-Philippe avec un couteau à la main ... Il est arrêté et passe un mois en prison.
Quelques mois après, il est à nouveau arrêté et passe six mois en prison pour port illégal
de l’uniforme de l’artillerie. Cette même année, il soumet un nouveau manuscrit à l’Académie des sciences, toujours sur la résolubilité
des équations polynomiales. Poisson, qui le rapporte est rebuté par sa difficulté et le refuse. En prison, Galois poursuit ses recherches
mathématiques et s’intéresse aux fonctions elliptiques. Le 30 mai 1832, Galois se bat en duel au pistolet suite, semble-t-il, à une bête
querelle amoureuse. Il décède le lendemain de ses blessures. La nuit précédant le duel, il rédige une lettre a à son ami Auguste Chevalier
lui enjoignant de faire connaître ses travaux à Jacobi et Gauss. Elle se termine par cette phrase très émouvante qui permet de mesurer
l’optimisme de Galois quant à l’issue du duel : « Après cela, il y aura, j’espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer tout ce
gâchis ». Liouville, dix ans plus tard, re-découvrira les travaux de Galois et qui les popularisera.

Exercice 1
Soient les quatre fonctions de R∗ dans R∗ :
1 1
f1 (x) = x, f2 (x) = , f3 (x) = −x, f4 (x) = − .
x x
Montrer que
G = {f1 , f2 , f3 , f4 }
est un groupe pour la loi de composition des fonctions.

Exercice 3 (Corps à 4 éléments)


On se propose de construire un corps (F4 , +, ×) sur un ensemble à quatre éléments :

{0, 1, x, y}.

1. En calculant 1 × x × y de deux façons différentes, démontrer que x3 = 1.


2. Démontrer que nécessairement x2 = y et y 2 = x.
3. En déduire la table du groupe (F4× , ×).
4. Démontrer que nécessairement 1 + 1 + 1 + 1 = 0.
5. En déduire que 1 + 1 = x + x = y + y = 0.
6. En déduire la table du groupe (F4 , +).
7. Démontrer que l’on a bien construit un corps à quatre éléments.

Exercice 4
Soit ABC un triangle équilatéral du plan.
1. Déterminer l’ensemble des rotations qui laissent invariant {A, B, C}.
2. Montrer que c’est un groupe pour la loi ◦.
3. Faire de même avec un carré.

Exercice 5
On définit une loi de composition interne ⋆ sur R par :

∀(a, b) ∈ R2 , a ⋆ b = ln ea + eb .


1. Quelles en sont les propriétés ? 2. Possède-t-elle un élément neutre ? 3. Y a-t-il des éléments réguliers ? (On dit qu’un élément a est
régulier si pour tout (b, c) ∈ R, a ⋆ b = a ⋆ c ⇒ b = c.)
Exercice 6
Sur l’ensemble Z, étudier les propriétés de la loi définie par :

p ⋆ q = p + q + pq.

1. Montrer que ⋆ est une loi de composition interne commutative et associative. 2. Montrer que ⋆ possède un élément neutre. 3. Quels
sont les éléments symétrisables ? réguliers ? 4. Est-ce que (Z, ⋆) est un groupe ? 5. L’ensemble R \ {−1} muni de la loi ⋆ définie par

∀a, b ∈ R, a ⋆ b = a + b + ab

est-il un groupe ?

Exercice 7
Soient les quatre fonctions de R∗ dans R∗ :

f1 (x) = x, f2 (x) = x1 , f3 (x) = −x, f4 (x) = − x1 .

Montrer que G = {f1 , f2 , f3 , f4 } est un groupe pour la loi ◦.

Exercice 8
Montrer qu’il existe une seule table possible pour un groupe d’ordre 3. Est-ce vrai pour 4 ?

Exercice 9
Montrer que si X contient au moins trois éléments alors σ(X) n’est pas abélien.

Exercice 10
Les ensembles suivants, pour les lois considérées, sont-ils des groupes ?
x+y
1. ] − 1, 1[ muni de la loi définie par x ⋆ y = ;
1 + xy
2. {z ∈ C : |z| = 2} pour la multiplication usuelle ;
3. R+ pour la multiplication usuelle ;
4. {x ∈ R 7→ ax + b : a ∈ R \ {0}, b ∈ R} pour la loi de composition des applications.

Exercice 11
Soit K = {Id, f1 , f2 , f3 } où f1 , f2 , f3 sont les permutations de E = {1, 2, 3, 4} définies par :
     
1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4
f1 = , f2 = , f3 = .
2 1 4 3 3 4 1 2 4 3 2 1

Montrer que K est un sous-groupe de S4 .

Exercice 12
Soit l’ensemble   
x x
J= ∈ M2 (R) : x ∈ R \ {0} .
x x
Montrer que, muni de la multiplication usuelle des matrices, J est un groupe abélien.

Exercice 13
Pour la multiplication usuelle des matrices carrées, les ensembles suivants sont-ils des groupes ?
1. GL(2, R) ∩ M2 (Z) ;
2. {M ∈ M2 (Z) : det M = 1}.

Exercice 14
Soit G un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, admettant un élément neutre à droite et tel que chaque élément
de G admette un symétrique à droite. Montrer que G est un groupe.

Exercice 15
Soient (G, ·) un groupe et a, b ∈ G. On suppose que :

(1) : ab2 = b3 a, (2) : ba2 = a3 b.

1. Montrer, en utilisant seulement (1), que a2 b8 a−2 = b18 puis que a3 b8 a−3 = b27 .
2. En déduire, en utilisant (2), que a3 b8 a−3 = b18 et enfin que a = b = 1.
Exercice 16
1. L’ensemble R \ {−1} muni de la loi ⋆ définie par ∀a, b ∈ R, a ⋆ b = a + b + ab est-il un groupe ?
2. L’ensemble E = {−1, 1, i, −i} ⊂ C muni de la multiplication usuelle est-il un groupe ?
  
a 0
3. L’ensemble E = : a ∈ R \ {0} muni de la multiplication usuelle des matrices de M2 (R) est-il un groupe ?
0 0
4. L’ensemble S2 (R) des matrices symétriques réelles d’ordre 2 muni de la multiplication usuelle des matrices de M2 (R) est-il un
groupe ?

Exercice 17
Soient (G, ⋆) et (H, △) deux groupes. On définit sur G × H la loi ♡ par

(x, y)♡(x′ , y ′ ) = (x ⋆ x′ , y△y ′ ).

1. Montrer que (G × H, ♡) est un groupe.


2. Si G est de cardinal 2, dresser la table de G × G et la reconnaître parmi les exemples des exercices précédents.

Exercice 18
Montrer que si H et K sont des sous-groupes de G, alors H ∩ K est un sous-groupe de G. Est-ce vrai pour H ∪ K ?

Exercice 19
Si G est un groupe, on appelle centre de G et on note Z(G) l’ensemble

Z(G) = {x ∈ G | ∀y ∈ G, xy = yx}.

1. Montrer que Z(G) est un sous-groupe de G.


2. Montrer que G est commutatif si et seulement si Z(G) = G.
3. Calculer Z(S3 ).

Exercice 20
On note Mn (Z) l’ensemble des matrices de taille n × n à coefficients entiers.
1. Soit M ∈ Mn (Z). Montrer que pour que M admette un inverse dans Mn (Z), il faut et il suffit que det(M ) ∈ {−1, 1}.
2. Démontrer que GLn (Z) = {M ∈ Mn (Z) : det(M ) ∈ {−1, 1}} est un sous-groupe de GLn (R).

Exercice 21
 
a c
1. L’ensemble des matrices avec a, b, c, d ∈ R telles que ad − bc ̸= 0 et a2 − b2 − c2 − d2 ≤ 1 est-il un sous-groupe de
b d
GL2 (R) ?
 
a b
2. L’ensemble des matrices avec a ∈ R∗ et b ∈ R est-il un sous-groupe de GL2 (R) ?
0 a−1
 
a c
3. Existe-t-il une valeur M ∈ R telle que l’ensemble des matrices avec a, b, c, d ∈ R telles que ad − bc ̸= 0 et a ≤ M
b d
forme un sous-groupe de GL2 (R) ?

Exercice 22
Soit G un groupe et H et K deux sous-groupes de G. Montrer que H ∪ K est un sous-groupe de G si et seulement si H ⊂ K ou
K ⊂ H.

Exercice 23
Déterminer le sous-groupe de Z engendré par les entiers 24, 36 et −54.

Exercice 24
Les questions sont indépendantes. Soit j le nombre complexe e2iπ/3 .
1. Déterminer le sous-groupe du groupe additif C engendré par i et j.
2. Déterminer le sous-groupe du groupe multiplicatif C ∗ engendré par i et j.

Exercice 25
Soit G un groupe engendré par a et b. Montrer que
⟨a⟩ ∩ ⟨b⟩ ⊆ Z(G),
où Z(G) désigne le centre de G.
Exercice 26
Soit G un sous-groupe de (R, +).
1. Montrer l’existence de α = inf(G ∩ R+ ).
2. Si α > 0, montrer que G = αZ.
3. Si α = 0, montrer que G est dense dans R.

Exercice 27
Soit G un groupe. Montrer que l’ensemble Aut(G) des automorphismes de G est un groupe pour la loi de composition. Soit H un
sous-groupe de Aut(G), et π : G → P(G) définie par π(x) = {f (x) | f ∈ H}. Montrer que π(G) est une partition de G.

Exercices 28
Soit H un groupe abélien. Un élément x ∈ H est dit d’ordre fini lorsque il existe n ∈ N tel que la somme x + · · · + x (n-fois) soit
égale à 0. Montrer que l’ensemble des éléments d’ordre fini de H est un sous-groupe abélien de H.

Exercice 29
Soit G un groupe, e son élément neutre. Un élément g de G est dit d’ordre n ∈ N si g n = e et g k ̸= e pour tout entier k < n. g est
dit d’ordre fini si il est d’ordre n pour un n quelconque.
1. Montrer que GL2 (R) contient des éléments d’ordre 2 et des éléments qui ne sont pas d’ordre fini.
2. Soit φ un homomorphisme de G à valeurs dans H et g ∈ G d’ordre n. Montrer que :
— φ(g) est d’ordre fini inférieur ou égal à n.
— Si φ est injectif, l’ordre de φ(g) est égal à n.
3. Montrer que si G n’a qu’un nombre fini d’éléments, tous ses éléments ont un ordre fini.

Exercices 30
Soit le groupe G = Z/12Z :
1. Déterminer le sous-groupe H de G engendré par 6 et 8, et déterminer son ordre.
2. Caractériser les générateurs de G.
3. Quel est l’ordre de l’élément 9 ?

Exercices 31
Soient E un espace vectoriel réel de dimension 2 et (e1 , e2 ) une base de E. On considère les endomorphismes de E définis par

s(e1 ) = e1 , s(e2 ) = −e2 , r(e1 ) = e2 , r(e2 ) = −e1 .

1. Montrer que r et s sont des automorphismes de E. Déterminer l’ordre de s et l’ordre de r.


(a) Montrer que sr = −rs.
(b) En déduire que G := {IdE , s, r, sr, −IdE , −s, −r, −sr} est un sous-groupe du groupe linéaire de E.
(c) Montrer que G est le sous-groupe de GL(E) engendré par s et r.

Exercices 32
Soient G un groupe et x ∈ G un élément d’ordre n. Quel est l’ordre de x2 ?


Exercice 2 (Groupe et anneaux avec 7)
1. Soient G un groupe et x, y ∈ G des éléments qui commutent et d’ordres respectifs m et n premiers entre eux. Montrer que xy
est d’ordre mn. Montrer que l’hypothèse m et n premiers entre eux est indispensable.
2. Montrer que    
0 −1 0 1
A := , B :=
1 0 −1 −1
sont des éléments de GL(2, R) d’ordres finis et que AB n’est pas d’ordre fini.
Exercice 37
Pour tout couple (a, b) ∈ R2 , on pose la matrice  
a −b
Ma,b = .
b a
Soit
S = {Ma,b : (a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)}}.
Soit l’application
f : S → R, Ma,b 7→ a2 + b2 .
1. Montrer que S est un groupe pour la loi usuelle de multiplication des matrices carrées. 2. Montrer que f est un morphisme du
groupe (S, ×) dans le groupe multiplicatif R \ {0}.

Exercice 917
Le groupe (Q, +) est-il monogène ?

Exercice 38
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes d’ordre fini de G tels que H ∩ K = {eG }. 1. Montrer que le cardinal de HK est égal
à |H||K|. 2. En déduire que si |G| = pq où p est premier et p > q, alors G a au plus un sous-groupe d’ordre p. Montrer que si ce
sous-groupe existe, il est distingué dans G.

Exercice 39
Soit G un groupe, A une partie non vide de G. On note N (A) = {g ∈ G | gAg −1 = A} et C(A) = {g ∈ G | ∀a ∈ A, gag −1 = a}.
Montrer que N (A) et C(A) sont des sous-groupes de G et que C(A) est un sous-groupe distingué de N (A).

Exercice 40
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. On note HK = {hk | h ∈ H, k ∈ K}. 1. Montrer que HK est un sous-groupe
de G si et seulement si HK = KH. En déduire que si H est distingué dans G, alors HK est un sous-groupe de G. 2. On suppose
désormais que ∀h ∈ H, k ∈ K : hk = kh. Montrer que l’application f : H × K → G, définie par f (h, k) = hk, est un homomorphisme
de groupes. 3. Calculer le noyau et l’image de f . Donner une condition nécessaire et suffisante pour que f soit un isomorphisme de
groupes.

Exercice 41
1. Soit G un groupe, H un sous-groupe de G. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes : (i) ∀g ∈ G : gHg −1 ⊂ H. (ii)
∀g ∈ G : gHg −1 = H. (iii) ∀g ∈ G : gH = Hg. 2. En déduire que tout sous-groupe d’indice 2 est distingué.

Exercice 42
     
a b 1 b
Soient T = : a, c ∈ R \ {0}, b ∈ R et U = : b ∈ R . 1. Montrer que T est un sous-groupe de GL2 (R). 2. Montrer
0 c 0 1
que U est un sous-groupe distingué de T .

Exercice 43
Soit G un groupe non réduit à un élément. Un sous-groupe M de G est dit maximal si le seul sous-groupe de G, distinct de G et
contenant M , est M lui-même. Les questions sont indépendantes. 1. (a) Montrer que 6Z n’est pas un sous-groupe maximal de Z.
(b) Montrer que 5Z est un sous-groupe maximal de Z. 2. On pose G := Z/8Z. Soit H1 le sous-groupe de G engendré par 4 et H2 le
sous-groupe de G engendré par 2. (a) Expliciter les éléments de H1 et H2 . (b) Montrer que H1 n’est pas un sous-groupe maximal de
G et que H2 est un sous-groupe maximal de G.

Exercice 44
Déterminer tous les sous-groupes de Z/8Z.

Exercice 45
Montrer que le groupe-quotient C/R est isomorphe à R.

Exercice 46
Soit G = Q/Z. Si q ∈ Q, on note cl(q) la classe de q modulo Z. 1. Montrer que cl 35 = cl 65 et déterminer l’ordre de cl 35
6 . 2.
  
6
Montrer que si x ∈ G, il existe un unique α ∈ Q ∩ [0, 1[ tel que x = cl(α). 3. Montrer que tout élément de G est d’ordre fini et qu’il
existe des éléments d’ordre arbitraire.

Exercice 47
Décrire le groupe-quotient R∗ /R+

et montrer qu’il est isomorphe à Z/2Z.
Exercice 48
Montrer que tout quotient d’un groupe monogène est monogène.

Exercice 49
Soient G = (Z/4Z) × (Z/4Z) et H le sous-groupe de G engendré par (3, 2). Écrire la décomposition de G suivant les classes à gauche
modulo H. Décrire le groupe-quotient G/H.

Exercice 50
Soit G un groupe, Z(G) = {h ∈ G | ∀g ∈ G, gh = hg}. 1. Montrer que Z(G) est un sous-groupe distingué de G. 2. Montrer que si
G/Z(G) est monogène, alors G est cyclique.

Exercice 51
Soit G un groupe ; on note D(G) le groupe engendré par les éléments de la forme ghg −1 h−1 , g, h ∈ G. 1. Montrer que D(G) est
distingué dans G. 2. Montrer que G/D(G) est commutatif. Plus généralement, montrer qu’un sous-groupe distingué H de G contient
D(G) si et seulement si G/H est commutatif.

Exercice 52
Soit G un groupe ; on note, pour tout g ∈ G, φg : x 7→ gxg −1 l’automorphisme intérieur de G, et Int(G) = {φg | g ∈ G}. 1.
Montrer que Int(G) est un sous-groupe distingué de Aut(G). 2. Soit f : G → Int(G) l’application g 7→ φg . Montrer que f est un
homomorphisme de groupes. Calculer ker(f ). 3. En déduire que G/Z(G) est isomorphe à Int(G).

Exercice 53
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. On note HK = {hk | h ∈ H, k ∈ K}. On suppose que K est distingué dans G.
1. Montrer que HK = KH et que HK est un sous-groupe de G. 2. Montrer que H et K sont des sous-groupes de HK, que K ∩ H
est un sous-groupe distingué de H et que K est distingué dans HK. 3. Soit φ : H → (HK)/K la restriction à H de l’application
quotient. Calculer le noyau et l’image de φ. En déduire que les groupes H/(K ∩ H) et (HK)/K sont isomorphes.

Exercice 54
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes distingués de G avec H ⊂ K. 1. Montrer que K/H est un sous-groupe distingué de
G/H. 2. Montrer que le quotient (G/H)/(K/H) est isomorphe à G/K.

Exercice 55
   
−1 1 −1 0
Soit G le sous-groupe de GL(2, R) engendré par les matrices A = √1 et B = . 1. Soit H le sous-groupe de G
1 1
2 0 1
engendré par AB. Calculer |H|. 2. Montrer que H est distingué dans G. Calculer le quotient G/H ; en déduire |G|.

Exercice 56
Les questions sont indépendantes. 1. (a) Montrer que l’application f : Z 2 → Z, (x, y) 7→ 3x + 6y est un morphisme de groupes. (b)
Déterminer le noyau ker f de f et montrer qu’il n’existe pas (p, q) ∈ Z 2 tel que ker f = pZ × qZ. (c) Montrer que le groupe-quotient
Z 2 /Z(−2, 1) est isomorphe au groupe 3Z. 2. Soit G le sous-groupe de Z 2 engendré par (2, 0) et (0, 2). Montrer que le groupe-quotient
Z 2 /G est isomorphe à Z/2Z × Z/2Z.

1.5.1 Groupe de Z/pZ

Exercice 1
Donner la liste des générateurs de (Z/nZ, +).

Exercice 2
Soit le groupe G (additif) Z/40Z. 1. Soit H le sous-groupe de G engendré par 12 et 20. Montrer que H est le sous-groupe de G
engendré par 4 et trouver son ordre. 2. Caractériser les générateurs de G. Combien en compte-t-on ? 3. Déterminer l’ordre de 15.

Exercice 3
1. Montrer qu’il n’existe aucun élément d’ordre 3 dans le groupe Z/2Z × Z/4Z. 2. En déduire les morphismes de groupes de Z/3Z
dans Z/2Z × Z/4Z.

Exercice 4
Soit f un morphisme de groupes de Z/15Z dans Z/18Z. 1. Montrer que f est caractérisé par f (1). 2. Déterminer les ordres possibles
de f (1). 3. En déduire la liste des morphismes de groupes de Z/15Z dans Z/18Z.
Exercice 5
Soit G le groupe-produit (Z/2Z) × (Z/4Z). 1. Donner la liste des éléments de G et déterminer l’ordre de chacun d’entre eux. G est-il
cyclique ? 2. Donner la liste des sous-groupes de G et construire le treillis des sous-groupes.

Exercice 6
1. Soit f : Z → Z/3Z × Z/5Z définie par f (n) = (n, n). (a) Montrer que f est un morphisme de groupes. (b) Déterminer le noyau de
f . 2. En déduire que les groupes (Z/3Z) × (Z/5Z) et Z/15Z sont isomorphes.

Exercice 7
Les groupes Z/8Z, (Z/2Z) × (Z/4Z) et (Z/2Z)3 sont-ils isomorphes ?

1.5.2 Groupe de Permutation

Exercice 1
Soit G un groupe d’ordre 2n et H un sous-groupe de G d’ordre n (H est donc d’indice deux dans G).
1. Montrer que si g ∈ G et g ∈ / H, on a H ∩ gH = puis que G = H ∪ gH. 2. En déduire que pour tout g ∈ G, g 2 ∈ H. 3. On
suppose désormais G = A4 le groupe des permutations paires de l’ensemble {1, 2, 3, 4}. Soit σ = (a, b, c) un 3-cycle. Montrer que σ
peut s’écrire comme le carré d’une permutation paire, c’est-à-dire qu’il existe φ ∈ A4 telle que φ2 = σ. En déduire que A4 ne possède
pas de sous-groupe d’ordre 6.

Exercice 2
Déterminer tous les éléments σ ∈ Sn tels que σ 2 = σ.

Exercice 3
1. Rappeler |S3 |. Montrer que S3 ne contient pas d’élément d’ordre 6. 2. Montrer que S3 contient un unique sous-groupe d’ordre 3.
Déterminer tous les sous-groupes d’ordre 2 de S3 . 3. En déduire tous les sous-groupes de S3 .

Exercice 4
(Examen juin 1999) Soit GL2 (R) l’ensemble des matrices inversibles 2 × 2 à coefficients réels. GL2 (R) est muni de la multiplication
usuelle des
 matrices.
  
1 0 0 −1
Soit A = et B = .
0 −1 1 0
1. Montrer que A et B appartiennent à GL2 (R). 2. Quels sont les ordres de A et B ? 3. Montrer que AB = −BA et en déduire que :
(a) G = {I, A, B, AB, −I, −A, −B, −AB} est un groupe. (b) G est le sous-groupe de GL2 (R) engendré par {A, B}. 4. On munit R2
de sa structure euclidienne orientée canonique. (a) Montrer que G ⊂ O2 (R). (b) Déterminer G ∩ SO2 (R). (c) Déterminer la nature
géométrique des 8 éléments de G.

Exercice 5
(Examen juin 1999)
I. Soit (G, ·) un groupe. On définit le centre Z(G) par

Z(G) = {x ∈ G | ∀a ∈ G, ax = xa}.

Montrer que Z(G) est un sous-groupe de G. Que peut-on dire de Z(G) si G est abélien ?
II. Soit An le groupe alterné d’ordre n.
1. Donner la liste des éléments de A3 et de Z(A3 ). 2. Pour n ≥ 4, fixer i, j, k trois éléments distincts de En . (a) Vérifier que
(i, j, k) ∈ An . (b) Soit s ∈ Sn , montrer que s ◦ (i, j, k) = (s(i), s(j), s(k)) ◦ s. (c) En déduire que si s ∈ Z(An ) alors s stabilise {i, j, k}.
3. Pour n = 4, montrer que Z(A4 ) = {id}. 4. Pour n ≥ 5, montrer que Z(An ) = {id}.

Exercice 6
Quel est l’ordre maximal d’un élément de S4 ? de S5 ? de A5 ?

Exercice 7
On désigne par K = {id, (1 2)(3 4), (1 3)(2 4), (1 4)(2 3)} ⊂ S4 .
1. Montrer que K est un sous-groupe distingué de S4 et de A4 . 2. Expliquer pourquoi K ≃ Z/2Z × Z/2Z. Calculer A4 /K. 3. Montrer
que S4 /K ≃ S3 . 4. Donner un exemple de sous-groupe distingué de K mais non de S4 . Quelle conclusion en tirer ?

Exercice 8
Calculer Z(Sn ) suivant les valeurs de n ∈ N .
Exercice 9
Trouver la décomposition en cycles disjoints, la signature, l’ordre et une décomposition en transpositions des permutations suivantes
de S10 :
 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
σ= , φ = (10 3 4 1)(8 7)(4 7)(5 6)(2 6)(2 9).
3 7 1 4 2 6 9 8 5 10
Calculer σ 1998 et φ1998 .

Exercice 10
Soit A4 le groupe des permutations paires sur E = {1, 2, 3, 4}.
1. Quels sont les ordres des éléments de A4 ? En déduire leur liste sous forme de cycles disjoints. 2. Montrer que s = (1 2)(3 4) et
r = (1 2 3) engendrent A4 . 3. Montrer que A4 admet un unique sous-groupe H d’ordre 4 et que ce H est distingué.

Exercice 11
Le groupe G = S3 × S3 est-il abélien ? Déterminer tous les sous-groupes de G d’ordre 4.

Exercice 12
Quel est le nombre de k-cycles dans Sk puis dans Sn où k ≤ n ?

Exercice 13
Soit G un sous-groupe de Sn .
1. Montrer que si |G| est impair, alors G ne contient aucune permutation impaire. 2. Montrer que si G contient au moins une
permutation impaire, alors G contient autant de permutations paires qu’impaires.

Exercice 14
Soient a = (1 2)(3 4), b = (1 3)(2 4), c = (1 4)(2 3) ∈ A4 , X = {a, b, c}, V = {a, b, c, Id} et Φ : S4 → S(X) défini par Φ(g) = [x 7→
gxg −1 ].
1. (a) Montrer que V est un sous-groupe distingué de A4 . (b) Montrer que ⟨a⟩ est distingué dans V mais pas dans A4 . 2. Montrer
que Φ est un homomorphisme. 3. (a) Calculer Φ(g) pour g = (1 2) puis g = (1 2 3). (b) En déduire que Φ est surjectif. 4. Montrer que
S4 /V ≃ S3 . 5. Écrire la décomposition de A4 suivant les classes modulo V .

Exercice 15
1. Déterminer le centre de Sn . 2. (a) Montrer que G1 × G2 contient un sous-groupe distingué isomorphe à G1 . (b) Montrer que Sn et
Z/2Z × An ne sont pas isomorphes pour n ≥ 3.

Exercice 16
1. Montrer que dans Sn , on a f ◦ (a b) ◦ f −1 = (f (a), f (b)). 2. Montrer que (1 . . . n) et (1 2) engendrent Sn .

Exercice 17
1. Montrer que Sn est isomorphe à un sous-groupe de An+2 . 2. Montrer que S4 n’est pas isomorphe à un sous-groupe de A5 . 3.
Montrer que S5 n’est pas isomorphe à un sous-groupe de A6 .

Exercice 18
Montrer que tout groupe fini est isomorphe à un sous-groupe de Sn pour un certain n.

1.5.3 Groupes Quotient


Exercice 1
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes d’ordre fini de G tels que H ∩ K = {eG }. 1. Montrer que le cardinal de HK est égal
à |H||K|. 2. En déduire que si |G| = pq où p est premier et p > q, alors G a au plus un sous-groupe d’ordre p. Montrer que si ce
sous-groupe existe, il est distingué dans G.

Exercice 2
Soit G un groupe, A une partie non vide de G. On note N (A) = {g ∈ G | gAg −1 = A} et C(A) = {g ∈ G | ∀a ∈ A, gag −1 = a}.
Montrer que N (A) et C(A) sont des sous-groupes de G et que C(A) est un sous-groupe distingué de N (A).

Exercice 3
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. On note HK = {hk | h ∈ H, k ∈ K}. 1. Montrer que HK est un sous-groupe
de G si et seulement si HK = KH. En déduire que si H est distingué dans G, alors HK est un sous-groupe de G. 2. On suppose
désormais que ∀h ∈ H, k ∈ K : hk = kh. Montrer que l’application f : H × K → G, définie par f (h, k) = hk, est un homomorphisme
de groupes. 3. Calculer le noyau et l’image de f . Donner une condition nécessaire et suffisante pour que f soit un isomorphisme de
groupes.
Exercice 4
1. Soit G un groupe, H un sous-groupe de G. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes : (i) ∀g ∈ G : gHg −1 ⊂ H. (ii)
∀g ∈ G : gHg −1 = H. (iii) ∀g ∈ G : gH = Hg. 2. En déduire que tout sous-groupe d’indice 2 est distingué.

Exercice 5
     
a b 1 b
Soient T = : a, c ∈ R \ {0}, b ∈ R et U = : b ∈ R . 1. Montrer que T est un sous-groupe de GL2 (R). 2. Montrer
0 c 0 1
que U est un sous-groupe distingué de T .

Exercice 6
Soit G un groupe non réduit à un élément. Un sous-groupe M de G est dit maximal si le seul sous-groupe de G, distinct de G et
contenant M , est M lui-même. Les questions sont indépendantes. 1. (a) Montrer que 6Z n’est pas un sous-groupe maximal de Z.
(b) Montrer que 5Z est un sous-groupe maximal de Z. 2. On pose G := Z/8Z. Soit H1 le sous-groupe de G engendré par 4 et H2 le
sous-groupe de G engendré par 2. (a) Expliciter les éléments de H1 et H2 . (b) Montrer que H1 n’est pas un sous-groupe maximal de
G et que H2 est un sous-groupe maximal de G.

Exercice 7
Déterminer tous les sous-groupes de Z/8Z.

Exercice 8
Montrer que le groupe-quotient C/R est isomorphe à R.

Exercice 9
Soit G = Q/Z. Si q ∈ Q, on note cl(q) la classe de q modulo Z. 1. Montrer que cl 35 = cl 65 et déterminer l’ordre de cl 35
6 . 2.
  
6
Montrer que si x ∈ G, il existe un unique α ∈ Q ∩ [0, 1[ tel que x = cl(α). 3. Montrer que tout élément de G est d’ordre fini et qu’il
existe des éléments d’ordre arbitraire.

Exercice 10
Décrire le groupe-quotient R∗ /R+

et montrer qu’il est isomorphe à Z/2Z.

Exercice 11
Montrer que tout quotient d’un groupe monogène est monogène.

Exercice 12
Soient G = (Z/4Z) × (Z/4Z) et H le sous-groupe de G engendré par (3, 2). Écrire la décomposition de G suivant les classes à gauche
modulo H. Décrire le groupe-quotient G/H.

Exercice 13
Soit G un groupe, Z(G) = {h ∈ G | ∀g ∈ G, gh = hg}. 1. Montrer que Z(G) est un sous-groupe distingué de G. 2. Montrer que si
G/Z(G) est monogène, alors G est cyclique.

Exercice 14
Soit G un groupe ; on note D(G) le groupe engendré par les éléments de la forme ghg −1 h−1 , g, h ∈ G. 1. Montrer que D(G) est
distingué dans G. 2. Montrer que G/D(G) est commutatif. Plus généralement, montrer qu’un sous-groupe distingué H de G contient
D(G) si et seulement si G/H est commutatif.

Exercice 15
Soit G un groupe ; on note, pour tout g ∈ G, φg : x 7→ gxg −1 l’automorphisme intérieur de G, et Int(G) = {φg | g ∈ G}. 1.
Montrer que Int(G) est un sous-groupe distingué de Aut(G). 2. Soit f : G → Int(G) l’application g 7→ φg . Montrer que f est un
homomorphisme de groupes. Calculer ker(f ). 3. En déduire que G/Z(G) est isomorphe à Int(G).

Exercice 16
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. On note HK = {hk | h ∈ H, k ∈ K}. On suppose que K est distingué dans G.
1. Montrer que HK = KH et que HK est un sous-groupe de G. 2. Montrer que H et K sont des sous-groupes de HK, que K ∩ H
est un sous-groupe distingué de H et que K est distingué dans HK. 3. Soit φ : H → (HK)/K la restriction à H de l’application
quotient. Calculer le noyau et l’image de φ. En déduire que les groupes H/(K ∩ H) et (HK)/K sont isomorphes.

Exercice 17
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes distingués de G avec H ⊂ K. 1. Montrer que K/H est un sous-groupe distingué de
G/H. 2. Montrer que le quotient (G/H)/(K/H) est isomorphe à G/K.
Exercice 18
   
−1 1 −1 0
Soit G le sous-groupe de GL(2, R) engendré par les matrices A = √1 et B = . 1. Soit H le sous-groupe de G
1 1 2 0 1
engendré par AB. Calculer |H|. 2. Montrer que H est distingué dans G. Calculer le quotient G/H ; en déduire |G|.

Exercice 19
Les questions sont indépendantes. 1. (a) Montrer que l’application f : Z 2 → Z, (x, y) 7→ 3x + 6y est un morphisme de groupes. (b)
Déterminer le noyau ker f de f et montrer qu’il n’existe pas (p, q) ∈ Z 2 tel que ker f = pZ × qZ. (c) Montrer que le groupe-quotient
Z 2 /Z(−2, 1) est isomorphe au groupe 3Z. 2. Soit G le sous-groupe de Z 2 engendré par (2, 0) et (0, 2). Montrer que le groupe-quotient
Z 2 /G est isomorphe à Z/2Z × Z/2Z.

1.5.4 Groupe Symétrique

Exercice 1 (ENS SR)

On donne un entier n ≥ 2 et, dans le groupe Sn , on considère l’application qui à σ associe σcσ −1 , où c désigne le cycle (1, 2, . . . , n).
Déterminer l’image de cette application.

Exercice 2 (PLSR)
Pour σ ∈ Sn , on note ε(σ) sa signature et ν(σ) son nombre de points fixes. Calculer
X
ε(σ)ν(σ) + 1.
σ∈Sn

Exercice 3 (ENS SR)*


Pour n ∈ N ∗ , on note Dn le nombre de permutations de [[1, n]] sans point fixe.
1. Donner une relation entre Dn+2 , Dn+1 et Dn .
2. Trouver une expression pour Dn .

Exercice 4 (ENS-X)*
Soit n ≥ 2. Le but de l’exercice est de déterminer les automorphismes de Sn pour n ̸= 6.
1. Pour toute permutation σ ∈ Sn , on note Z(σ) l’ensemble des permutations qui commutent avec σ. Montrer que Z(σ) est un
sous-groupe de Sn .
2. Soit σ ∈ Sn telle que σ 2 = Id. Dénombrer Z(σ).
3. Soit φ un automorphisme sur Sn . Montrer que pour tout σ ∈ Sn , Z(φ(σ)) = φ(Z(σ)).
4. Soit τ une transposition. Montrer que φ(τ ) s’écrit comme un produit de transpositions à supports disjoints.
5. On suppose que pour toute transposition τ , φ(τ ) est aussi une transposition. Montrer qu’il existe ρ ∈ Sn tel que, pour tout
σ ∈ Sn , φ(σ) = ρ ◦ σ ◦ ρ−1 .
6. Montrer que, si n ̸= 6, un automorphisme du groupe (Sn , ◦) envoie une transposition quelconque sur une transposition.
Conclure.

Exercice 5 (Ulm)*
Soit G un groupe fini et soit s ∈ G. On pose, pour tout g ∈ G,

µs (g) = sg.

1. Expliquer que µs est une permutation de G.


2. Déterminer sa signature (après avoir expliqué qu’elle ne dépendait pas de la numérotation des éléments de G).

Exercice 6 (ENS)*
1. Donner le nombre minimal de permutations nécessaires pour engendrer le groupe Sn .
2. Donner le nombre minimal de transpositions nécessaires pour engendrer le groupe Sn .
3. On suppose que pour toute transposition τ de Sn et tout n-cycle c de Sn , les permutations τ et c engendrent Sn . Montrer que
n est premier.
4. Réciproquement, montrer que si n est premier alors pour toute transposition τ de Sn et tout n-cycle c de Sn , les permutations
τ et c engendrent Sn .
5. Soient n ≥ 2 un entier, a et b deux éléments distincts de {1, . . . , n}, Ga,b le sous-groupe de Sn engendré par (a b) et (1 2 . . . n).
À quelle condition a-t-on Ga,b = Sn ?
Exercice 7 (Ulm)
Pour n ∈ N ∗ , on note g(n) le maximum des ordres des éléments de Sn .
1. Montrer que pour tout k ∈ N ∗ ,
g(n)k −−−−−→ +∞.
n→+∞

2. Question subsidiaire : Pour quels n l’entier g(n) est-il impair ?

Exercice 8 (Mines)
Soit G un groupe cyclique de cardinal n. Quel est le nombre de sous-groupes de G ?

Exercice 9 (X)
Soient G un groupe fini de neutre e et, pour d diviseur de |G|, nd (G) le nombre d’éléments d’ordre d de G.
1. Que vaut d|n nd (G), où n = |G| ?
P

2. Calculer les nd (G) lorsque G est cyclique. Que déduire de la question précédente dans ce cas ?
3. Montrer que G est cyclique si et seulement si, pour tout diviseur d de |G|, l’ensemble {x ∈ G | xd = e} est de cardinal majoré
par d.
4. On suppose qu’il existe un corps K tel que G soit un sous-groupe de (K ∗ , ·). Montrer que G est cyclique.
5. Que dire dans la situation de la question précédente si K = C ?

Exercice 10 (X-ENS)*
Soit K un corps. Montrer que si G est un sous-groupe fini de K ∗ , alors G est cyclique. En particulier, si K est un corps fini, K ∗ est
un groupe cyclique.

Exercice 11 (Ulm)
Les sous-groupes stricts de (Q, +) sont-ils monogènes ?

Exercice 12 (Mines)*
Soit (G, ·) un groupe fini dont tous les éléments sont d’ordre ≤ 2. Que peut-on dire de |G| ?

Exercice 13 (Centrale)
On note S une partie non vide d’un groupe multiplicatif fini G de cardinal n, contenant l’élément neutre e de G. Pour k ∈ N ∗ , posons
( k )
Y
Ak = si | (s1 , . . . , sk ) ∈ S k , ak = card(Ak ).
i=1

1. Montrer que (an )n∈N ∗ est une suite croissante.


2. Montrer que pour tout k ≥ n, ak+1 = ak .
3. Montrer que An est un sous-groupe de G.

Exercice 14 (Mines)
Soit (G, ·) un groupe de neutre e. Soient H et K deux sous-groupes de G. On note

HK = {hk | (h, k) ∈ H × K}.

1. Montrer que HK est un sous-groupe de G si et seulement si KH ⊂ HK.


2. On définit
f : H × K → G, (h, k) 7→ hk.
Donner une condition nécessaire et suffisante pour que f soit un morphisme de groupes.
3. Soit z = h0 k0 ∈ HK, avec (h0 , k0 ) ∈ H × K. Montrer que les antécédents de z par f sont les (h0 t, t−1 k0 ) avec t ∈ H ∩ K.
4. En déduire que
Card(HK) · Card(H ∩ K) = Card(H) · Card(K),
et que f est injective si et seulement si H ∩ K = {e}.
5. On dit que H est distingué lorsque ∀x ∈ G, xHx−1 ⊂ H. On suppose H et K distingués.
(a) Montrer que HK est un sous-groupe distingué de G.
(b) Montrer que si H ∩ K = {e} et HK = G alors G est isomorphe à H × K.
Exercice 15 (Centrale)
Soit G un groupe abélien fini de cardinal 99. Montrer que G admet un sous-groupe de cardinal 9.

Exercice 16 (X)

Soit G un groupe. Pour (a, b) ∈ G2 , on note [a, b] = aba−1 b−1 . On note DG le sous-groupe de G engendré par les éléments de la forme
[a, b].
1. Montrer que ∀(g, h) ∈ G × DG , ghg −1 ∈ DG .
2. Montrer que ∀g ∈ G, gDG = DG g.
3. On pose QG = {xDG | x ∈ G}.
(a) Montrer que QG est une partition de G.
(b) Montrer que la fonction (xDG , yDG ) 7→ (xy)DG est bien définie et munit QG d’une structure de groupe, puis montrer que
x 7→ xDG est un morphisme de G dans QG .
(c) Montrer que QG est abélien.
4. On munit C de sa structure canonique de plan euclidien. On suppose ici que G est le groupe des isométries vectorielles de C
qui stabilisent U3 . Décrire les groupes G, DG et QG .

Exercice 17 (X)

Soit G un groupe. On note D(G) le groupe engendré par les xyx−1 y −1 , x, y ∈ G. On note Dn la n-ième itérée de l’opération D, et
l’on dit que G est résoluble lorsqu’il existe n ∈ N ∗ tel que Dn (G) = {e}.
1. On suppose qu’il existe deux groupes H et N , et deux morphismes f : N → G et g : G → H respectivement injectifs et
surjectifs tels que ker g = Imf . Montrer que G est résoluble si et seulement si H et N le sont.
2. Montrer que le groupe des permutations S5 n’est pas résoluble.

Exercice 18 (X)
1. Soit (G, ·) un groupe abélien fini. Déterminer le produit de tous les éléments de G.
2. On suppose que G = S3 . Quels sont les éléments de G que l’on peut écrire comme produit de tous les éléments de G dans un
ordre quelconque, chaque élément apparaissant exactement une fois ?

Exercice 19 (X)
Soit G un groupe fini engendré par {x, y} où x et y sont d’ordre 2. Montrer que G contient un sous-groupe de cardinal |G|/2.

Exercice 20 (X)
Soit (G, ·) un groupe fini. Pour g ∈ G, soit τg : G → G définie par τg (x) = gx.
1. Montrer que τg ∈ S(G) et calculer la signature de τg .
2. On suppose |G| = 2mk avec m ∈ N ∗ et k impair, et que G contient un élément d’ordre 2m. Montrer que G contient un
sous-groupe de cardinal |G|/2.

Exercice 21 (X)

1. Trouver deux groupes G1 et G2 non isomorphes de cardinal 2023 = 7 · 172 .


2. Soit p premier. Montrer qu’un groupe de cardinal p2 est isomorphe à Z/p2 Z ou (Z/pZ)2 .
3. Soient G, H deux groupes finis et ψ : G → H un morphisme surjectif. Montrer que |G| = |H| · | ker ψ|.
4. On suppose que G est de cardinal 2023, H = Z/7Z et φ : G → H est surjectif. Montrer que G ≃ Z/7Z × ker φ.
5. Montrer que tout groupe de cardinal 2023 est isomorphe à G1 ou G2 .

Exercice 22 (ENS)
Soit G un groupe, Aut(G) l’ensemble de ses automorphismes.
1. Montrer que Aut(G) est un groupe.
2. Quels sont les groupes finis G tels que Aut(G) soit réduit à un élément ?
Exercice 23 (Cachan

Soient p un nombre premier, m un entier non divisible par p et k un entier non nul. Soit G un groupe de cardinal pk m. Il s’agit de
montrer que G a un sous-groupe de cardinal pk .
1. Traiter le cas m = 1, puis le cas G cyclique.
2. On définit M = {A ⊂ G | Card(A) = pk }. Montrer que p ne divise pas le cardinal de M .
3. Soit la relation d’équivalence sur M : A1 ∼ A2 si ∃g ∈ G, gA1 = gA2 . Montrer qu’il existe une classe d’équivalence de cardinal
non divisible par p. On prend A un représentant de cette classe.
4. Soit H = {g ∈ G | gA = A}. Montrer que H est un sous-groupe de G de cardinal pk .

Exercice 24 (X)

Soit G un groupe fini. Pour x ∈ G, on note C(x) = {gxg −1 ; g ∈ G} la classe de conjugaison de x. On dit que x est ambivalent si
x−1 ∈ C(x).
1. Montrer que si une classe de conjugaison contient un élément ambivalent, alors tous ses éléments le sont.
2. Pour x ∈ G, soit (x) le nombre d’éléments g ∈ G tels que g 2 = x. Montrer que
X (x)2
|G|
x∈G

est le nombre de classes de conjugaison ambivalentes de G.

Exercice 25 (PLSR)

Soit G un groupe fini. Si X et Y sont des parties non vides de G, on pose X −1 = {x−1 : x ∈ X} et XY = {xy : x ∈ X, y ∈ Y }.
Dans la suite, X désigne une partie non vide de G.
1. On suppose que |XX| < 2|X|. Montrer que XX −1 = X −1 X.
2. On suppose que |XX −1 | < 32 |X|. Montrer que X −1 X est un sous-groupe de G.

Exercice 26 (Ulm)
Soient G un groupe et A ⊂ G non vide. Montrer l’équivalence entre :
[(i)]AA = A. Il existe H sous-groupe non trivial de G et x ∈ G tels que A = xH et x−1 Hx = H.

Exercice 27 (ENS)
Soit G un groupe fini de neutre 1. Soit φ un automorphisme de G sans point fixe, c’est-à-dire tel que : ∀x ∈ G, φ(x) = x ⇒ x = 1.
On note n l’ordre de φ : c’est le plus petit entier n ∈ N tel que φn = Id.
2.
1. Montrer que ∀x ∈ G, x φ(x) φ2 (x) · · · φn−1 (x) = 1.
2. Si n = 2, que peut-on dire du groupe G ? Donner un exemple.
3. Si n = 3, montrer que, pour tout x ∈ G, x et φ(x) commutent.

Exercice 28 (Centrale-X)

Soit G un groupe abélien fini de cardinal n. On note G


b l’ensemble des morphismes de groupes de G dans C × .
1. Montrer que l’ensemble Gb est un groupe pour la multiplication pointwise des fonctions. Donner G
b pour G = (Z/nZ, +).
2. Montrer que, si χ ∈ G
b n’est pas le morphisme trivial, alors P
g∈G χ(g) = 0.

3. Si χ et ψ sont deux éléments distincts de G,


b montrer que P
g∈G χ(g)ψ(g) = 0.

4. Montrer que G
b est une partie libre de C G (on procédera par récurrence). En déduire que |G|
b ≤ n.

5. Si x ∈ G, soit evx l’élément de G


b défini par evx (χ) = χ(x). Montrer que x 7→ evx est un isomorphisme de G sur G.
bb

6. Quel est le cardinal de Gb?

Exercice 29 (ENS)
Soit p un nombre premier. On dit que G est un p-groupe si l’ordre de tout élément de G est une puissance de p. Soit k ∈ N . On dit
qu’un groupe G est k-divisible si ∀x ∈ G ∃y ∈ G tel que y k = x, et il est divisible s’il est k-divisible pour tout k.
1. Montrer qu’un p-groupe p-divisible non trivial est infini.
2. Montrer que limn Z/pn Z est un p-groupe p-divisible abélien infini. On l’appellera Zp .
←−
3. Montrer que Zp est divisible.
4. Montrer que tout sous-groupe propre de Zp est cyclique.
5. Soit G un p-groupe p-divisible. Montrer que G contient une copie de Zp .
Exercice 30 (Mines)

Soient p un nombre premier et q = (p2 − 1)(p2 − p).


1. Calculer le cardinal de GL2 (Z/pZ).
2. Montrer que, pour tout A ∈ M2 (Z/pZ), Aq+2 = A2 .
3. Soit n ∈ N . Calculer le cardinal de GLn (Z/pZ), ainsi que celui de SLn (Z/pZ).

Exercice 31 (Mines)
Soit SL2 (Z) l’ensemble des matrices de M2 (Z) de déterminant 1.
1. Montrer que SL2 (Z) est un sous-groupe de GL2 (R).
   
1 1 0 1
2. Montrer que les matrices A = et B = engendrent ce groupe.
0 1 1 0

Exercice 32 (Ulm)
    
a b 1 1
On considère G = ∈ SL2 (Z) | a ≡ d ≡ 1, c ≡ 0 (mod 3) . Montrer que G est le sous-groupe engendré par et
c d 0 1
 
1 0
.
3 1

Exercice 33 (X)
1. Montrer que SL2 (Z) est un sous-groupe de GL2 (R).
 
a b az + b
2. Soit H = {z ∈ C | ℑ(z) > 0}. Si M = ∈ SL2 (Z) et z ∈ H, montrer que M · z = ∈ H.
c d cz + d
3. Montrer que, si M et N sont dans SL2 (Z) et z ∈ H, alors M (N · z) = (M N ) · z.
   
0 1 1 1
4. Soient S = et T = , et G le sous-groupe de SL2 (Z) engendré par S et T . Montrer que, pour tout z ∈ H, il
−1 0 0 1
existe M ∈ G tel que, si z ′ = M · z, on ait |z ′ | ≥ 1 et − 21 ≤ ℜ(z ′ ) ≤ 21 .

Exercice 34 (X)
On considère G le groupe des symétries d’un pentagone régulier, c’est-à-dire les isométries vectorielles de C conservant U5 .
1. Décrire G. En donner un système de générateurs. On note r, s un système de générateurs de G avec r5 = 1 et s2 = 1. Montrer
que
G = {rk | 0 ≤ k ≤ 4} ∪ {srk | 0 ≤ k ≤ 4}.
2. Montrer que tout groupe à 10 éléments est isomorphe soit à Z/10Z, soit au groupe des symétries du pentagone. Pour cela, on
considère G un groupe à 10 éléments, non cyclique. Montrer que G possède un élément d’ordre 5, noté ρ, et un élément d’ordre
2, noté σ, et conclure que G = {ρk } ∪ {σρk }.

Exercice 35 (X)
Soit G un groupe d’ordre 8 non cyclique.
1. En distinguant les cas, montrer qu’il admet un élément d’ordre 2 et que tous les éléments sont d’ordre 1, 2 ou 4.
2. On suppose que tous les éléments sont d’ordre au plus 2. Que dire de G ?
3. On suppose désormais qu’il existe un élément a d’ordre 4, on note H = ⟨a⟩.
4. On suppose qu’il existe un élément de G \ H d’ordre 2. Montrer que, pour tout x ∈ G, xHx−1 = H. Que dire de G ?
5. On suppose désormais qu’il n’existe pas d’élément d’ordre 2 hors de H. Que dire de G ?

Exercice 36 (ENS Lyon)


Déterminer à isomorphisme près tous les groupes de cardinal 8.

Exercice 37 (X)
Soit G un groupe d’ordre 2n avec n impair.
1. Montrer que G contient un élément d’ordre 2.
2. Montrer que G contient un sous-groupe de cardinal n. Indication : considérer l’application h 7→ gh qui à g ∈ G associe...
3. Dans le groupe symétrique S4 , on considère a = (1 2 3) et b = (1 2)(3 4). Calculer aba−1 et bab−1 .
4. Le groupe alterné A4 contient-il un sous-groupe d’ordre 6 ?

Exercice 38
Montrer que dans Z toute suite croissante d’idéaux est stationnaire.
Exercice 39 (Mines)

Soit (A, +, ·) un anneau. On dit qu’un élément x est nilpotent s’il existe k ∈ N tel que xk = 0A .
1. Soit x un élément nilpotent de A. Montrer que 1 − x est inversible et déterminer son inverse.
2. Montrer que si A est commutatif alors l’ensemble des éléments nilpotents de A, noté Nil(A), forme un idéal de A.
3. Qu’en est-il si A n’est pas commutatif ?
4. Trouver tous les n > 0 tels que Z/nZ admette un élément nilpotent non nul.

Exercice 40 (Centrale)

Soient α, β les deux racines de P = X 2 − X − 1. On pose A = Z[α + β] et τ : α + β 7→ α + β.


1. Montrer que A est un anneau et que τ est un automorphisme de A. Expliciter τ −1 .
2. On note U l’ensemble des inversibles de A et N : z 7→ z · τ (z).
[(a)]Montrer : z ∈ A× ⇐⇒ N (z) = 1. Soit V = U \ {±1}. Montrer que si x + y ∈ V , alors x ̸= 0 et y ̸= 0. En déduire que
V = {±θn | n ∈ Z} pour un certain θ.

Exercice 41 (Mines)
Soit A un anneau commutatif intègre. Montrer que toute partie P ⊂ A \ {0} non vide et stable par multiplication est un sous-groupe
du groupe multiplicatif A× des éléments inversibles de A.

Exercice 42 (X)

(b)
(a)
(c)
1. Montrer que, si un nombre réel s’écrit a + b 2 avec a, b ∈ Z, cette écriture est unique.
√ √
2. Montrer que l’ensemble Z[ 2] = {a + b 2 : a, b ∈ Z} est un sous-anneau de R.

3. Déterminer les automorphismes de l’anneau Z[ 2].
√ √
4. Si x = a + b 2 avec a, b ∈ Z et N (x) = a2 − 2b2 . Montrer que x est inversible dans Z[ 2] si et seulement si N (x) = ±1.
√ √
5. Montrer que les inversibles de Z[ 2] sont les (1 + 2)k avec k ∈ Z.

Exercice 43 (Lyon)
√ √
On note Z[i 2] = {a + ib 2 : a, b ∈ Z}.
√ √
1. Montrer que Z[i 2] est un sous-anneau de Q(i 2).

2. Montrer que l’anneau A := Z[i 2] est euclidien, c’est-à-dire qu’il existe une fonction N : A \ {0} → N telle que, pour tout
a, b ∈ A (b ̸= 0), il existe un couple (q, r) ∈ A2 tel que a = bq + r et N (r) < N (b).

3. Enoncer et démontrer un théorème d’existence et d’unicité d’une décomposition en facteurs irréductibles dans Z[i 2].

Exercice 44 (Lyon)
√ √ √
Soit d ∈ N sans facteur carré. On note Z[ d] = {a + b d : a, b ∈ Z} et on pose N (a + b d) = a2 − db2 .
√ √
1. Montrer qu’il existe ε ∈ Z[ d] tel que {x ∈ Z[ d] | N (x) = 1} = {±εk : k ∈ Z}.

2. Montrer que ε ̸= 1. On commencera par montrer qu’il existe un réel C > 0 tel que #{x ∈ Z[ d] | N (x) ≤ C} soit fini.

Exercice 45 (X)
1. Montrer qu’il existe une infinité de nombres premiers congrus à 2 modulo 3.
2. Si (G, +) est un groupe abélien, une partie X de G est dite sans somme s’il n’existe pas de (x, y) ∈ X 2 tel que x + y ∈ X. Soit
p un nombre premier de la forme 3k + 2 avec k ∈ N . Montrer que Zp contient une partie sans somme de cardinal k + 1.
3. Si A et B sont deux parties d’un corps fini K, calculer #(A \ B).
4. p
Soit A une partie non vide de Z. Montrer qu’il existe une partie B de A sans somme et de cardinal strictement supérieur à
|A|.

Exercice 46 (X)
1. Montrer que Z[1 + i]/19 est un anneau et déterminer ses inversibles.
2. On admet que l’idéal engendré par 2 est un idéal maximal ; montrer que cet anneau est principal.
Exercice 47 (X)
Soit (pn ) une suite de nombres premiers distincts. On définit par récurrence :

Z0 = Q, Zn+1 = Zn + pn Zn .

1. Montrer que les Zn sont des corps.


2. Montrer que les pn sont linéairement indépendants sur Q.
3. Soit (xn ) une suite d’entiers sans facteurs premiers, deux à deux distincts. Montrer qu’ils sont linéairement indépendants.

1.5.5 Morphismes

Exercice 1
D´ecrire tous les homomorphismes de groupes de Z dans Z. D´eterminer ceux qui sont injectifs et ceux qui sont surjectifs.

Exercice 2
Pour tout couple (a, b) ∈ R2 , on pose la matrice  
a −b
Ma,b = .
b a
Soit S = {Ma,b : (a, b) ∈ R2 \{(0, 0)}}. Soit l’application f : S → R définie par f (Ma,b ) = a2 +b2 . 1. Montrer que S est un groupe pour
la loi usuelle de multiplication des matrices carrées. 2. Montrer que f est un morphisme du groupe (S, ×) dans le groupe multiplicatif
R \ {0}.

Exercice 3
Soit f : R → C ∗ l’application qui à tout x ∈ R associe eix ∈ C ∗ . Montrer que f est un homomorphisme de groupes. Calculer son
noyau et son image. f est-elle injective ?

Exercice 4
Traduire en termes d’homomorphisme de groupes les propriétés suivantes : 1. ln(xy) = ln x + ln y ; 2. det(M M ) = det(M ) det(M ) ; 3.
|zz| = |z||z| ; 4. (xy)1/2 = x1/2 y 1/2 ; 5. ez+z = ez ez ; 6. z + z = z + z.

Exercice 5
Pour tout couple (a, b) ∈ R2 , on pose
 
a −b
Ma,b = , S = {Ma,b : (a, b) ∈ R2 }, S ∗ = S \ {M0,0 }.
b a

Soit l’application f : S → C, f (Ma,b ) = a + ib.


1. (a) Montrer que S est un sous-groupe du groupe additif usuel M2 (R). (b) Montrer que S ∗ est un sous-groupe multiplicatif de
GL2 (R).
2. Montrer que f est un isomorphisme du groupe (S, +) sur le groupe additif C.
3. (a) Montrer que f définit un homomorphisme du groupe (S ∗ , ×) sur le groupe multiplicatif C ∗ . (b) Déterminer le noyau et l’image
de cet homomorphisme.
4. Montrer que
Ω = {Ma,b : (a, b) ∈ R2 , a2 + b2 = 1}
est un sous-groupe distingué du groupe multiplicatif S ∗ .

Exercice 6
Soit G un groupe.
1. Montrer que l’application x 7→ x−1 est un morphisme si et seulement si G est commutatif.
2. On suppose G fini ; soit φ un morphisme involutif de G dont le seul point fixe est e. (a) Montrer que ∀z ∈ G, ∃t ∈ G, z = t(φ(t))−1 .
(b) En déduire φ, puis que G est commutatif.

1.5.6 Isomorphisme
Exercice 1
Montrer que les groupes (R, +) et (R+

, ×) sont isomorphes.

Exercice 2
Montrer que U2 × U3 est isomorphe à U6 . Est-ce que U2 × U2 est isomorphe à U4 ? Pouvez-vous conjecturer à quelle condition Un × Um
est isomorphe à Unm ?
Exercice 3
Soit G un groupe.
1. Montrer que l’ensemble des automorphismes de G muni de la loi de composition des applications est un groupe. Ce groupe est noté
Aut(G).
2. Vérifier que l’application φ : G → Aut(G) qui associe à g ∈ G l’application

φg : G → G, x 7→ gxg −1 ,

est un morphisme de groupes. Déterminer son noyau Z(G), dit centre de G.


3. Déterminer Aut(Q) et Aut(Z).

Exercice 4
1. Les sous-groupes (Q, +) et (Z, +) sont-ils isomorphes ? 2. Les sous-groupes (Q, +) et (Q \ {0}, ×) sont-ils isomorphes ?

Exercice 5
Montrer que les groupes multiplicatifs R \ {0} et C \ {0} ne sont pas isomorphes.

1.5.7 Anneau
Exercice 1
Soient a, b ∈ C. L’application f : C → C, z 7→ iz − z est-elle un (endo)morphisme : 1. du groupe (C, +) ? 2. de l’anneau (C, +, ×) ?
3. de l’espace vectoriel réel C ?

Exercice 2
Soient les ensembles      
x 0 x x
L= ∈ M2 (R) : x ∈ R , M= ∈ M2 (R) : x ∈ R .
0 0 −x −x
Étudier si, munis des lois usuelles, L et M sont des anneaux, des corps.

Exercice 3
1. Soit D = {f ∈ R[X] : f ′ (0) = 0}. Montrer que D n’est pas un idéal de l’anneau R[X] et que c’est un sous-anneau de R[X]. 2. Soit
E = {f ∈ R[X] : f (0) = f ′ (0) = 0}. Montrer que E n’est pas un sous-anneau de R[X] et que c’est un idéal de R[X] dont on donnera
un générateur.

Exercice 4
On définit sur R les deux lois ⊕ et ⊗ par
x ⊕ y = x + y − 1, x ⊗ y = x + y − xy.
Montrer que (R, ⊕, ⊗) est un corps.

Exercice 5
Soit (G, +) un groupe commutatif. On note End(G) l’ensemble des endomorphismes de G sur lequel on définit la loi + par

f + g : G → G, x 7→ f (x) + g(x).

Montrer que (End(G), +, ◦) est un anneau.

Exercice 6
Soit (A, +, ×) un anneau. On dit que x ∈ A est nilpotent ssi il existe n ∈ N tel que xn = 0.
1. Montrer que si x est nilpotent alors 1 − x est inversible. 2. Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors xy et x + y
sont nilpotents. 3. Un corps admet-il des éléments nilpotents ?

Exercice 7
Soit (A, +, ×) un anneau. On appelle centre de A l’ensemble

C = {x ∈ A | ∀y ∈ A, xy = yx}.

Montrer que C est un sous-anneau de A.

Exercice 8
Soient A et B deux anneaux. On définit sur A × B les lois :

(x, y) + (x′ , y ′ ) = (x + x′ , y + y ′ ), (x, y)(x′ , y ′ ) = (xx′ , yy ′ ).

1. Montrer que A × B est alors un anneau. 2. Si A et B sont des corps, en est-il de même pour A × B ?
Exercice 9
Montrer que si A1 , . . . , An sont des sous-anneaux de A alors A1 ∩ · · · ∩ An est un sous-anneau de A.

Exercice 10
Soit Z[i] = {a + ib | (a, b) ∈ Z 2 }.
1. Montrer que Z[i] est un anneau commutatif pour les lois usuelles de C. 2. Déterminer les inversibles de Z[i].

Exercice 11
Soit A un anneau commutatif. On dit que a ∈ A est nilpotent s’il existe n ∈ N ∗ tel que an = 0. On pose N (A) = {a ∈ A :
a est nilpotent}.
1. Dans cette question, A = Z/72Z. Montrer que 6 ∈ N (A) puis que N (A) = {λ6 : λ ∈ Z}. 2. Que peut-on dire de N (A) si A est
intègre ? 3. Montrer que N (A) est un idéal de A.

Exercice 12
(Extrait de l’examen de juin 1994)
Sur l’ensemble R2 , on définit la loi ⋆ par
(x1 , x2 ) ⋆ (y1 , y2 ) = (x1 y1 , x1 y2 + x2 y1 ).
1. (a) Montrer que (R2 , +, ⋆) est un anneau commutatif noté A. (b) Chercher les diviseurs de 0 de l’anneau A.
2. On considère l’application f : R[X] → A, P 7→ (P (0), P ′ (0)). (a) Montrer que f est un homomorphisme d’anneaux. (b) f est-il
surjectif ? (c) Déterminer le noyau de f .

Exercice 13 (Examen janvier 1994)


On définit A = {a + jb : a, b ∈ Z} où j = exp(2iπ/3).
1. Montrer que A est un sous-anneau de C. On désigne par U (A) le groupe des éléments inversibles de A et enfin, on pose, pour tout
z ∈ C, N (z) = |z|2 .
2. (a) Montrer que si z ∈ A alors N (z) ∈ Z. (b) Soit z ∈ A. Montrer que z ∈ U (A) si et seulement si N (z) = 1. (c) Soient a et b des
entiers. Montrer que si N (a + jb) = 1 alors a, b ∈ {−1, 0, 1}.
3. Décrire le groupe U (A) et en déterminer les éléments d’ordre 3.
4. Soit Φ : Q[X] → C, P 7→ P (j). (a) Montrer que Φ est un homomorphisme d’anneaux. (b) Déterminer le noyau de Φ (on pourra
remarquer que j 2 + j + 1 = 0). (c) Montrer que Im(Φ) = {a + jb : a, b ∈ Q} et que c’est un sous-corps de C.

Exercice 14
1. J = {(α, α) : α ∈ Z} est-il un idéal de l’anneau Z 2 ?
2. J = {P ∈ R[X] : P ′ (0) = 0} est-il un idéal de R[X] ?

Exercice 15 (Examen juin 1994)


1. Montrer que k est inversible dans l’anneau Z/nZ si et seulement si les entiers k et n sont premiers entre eux.
2. On pose n = 10 et soit G le groupe des éléments inversibles de Z/nZ. (a) Donner la liste des éléments de G. (b) Quel est l’ordre
de 3 ? G est-il cyclique ?

Exercice 16 (Bac 1978)


Soit l’anneau A = Z/91Z.
1. Déterminer les diviseurs de zéro de l’anneau A. 2. Résoudre dans A l’équation x2 + 2x − 3 = 0.

Exercice 17
Soit J = {P ∈ Z[X] : P (0) ∈ 2Z}.
1. (a) Montrer que J est un idéal de Z[X]. (b) Montrer que J est engendré par les polynômes 2 et X.
2. En remarquant que 2 ∈ J, montrer que l’hypothèse “J est un idéal principal de Z[X]” est absurde.

Exercice 18
Montrer que Z/nZ est un anneau principal.

Exercice 19
Soit A un anneau fini commutatif intègre (i.e. xy = 0 ⇒ x = 0 ou y = 0). Montrer que c’est un corps, i.e. que tout élément non nul
est inversible.

Exercice 20
Soit A un anneau, on dit que x ∈ A est nilpotent si ∃n ∈ N tel que xn = 0.
1. Montrer que si x est nilpotent alors (1 − x) est inversible. 2. Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent alors xy et x + y
sont nilpotents. 3. Un corps admet-il des éléments nilpotents ?
Exercice 21
Soit (A, +, ×) un anneau commutatif, on dit que I ⊂ A est un idéal de A si et seulement si : I est un sous-groupe de (A, +) et de
plus : ∀a ∈ A, ∀x ∈ I, ax ∈ I.
1. Quels sont les idéaux de Z ?
2. On appelle radical de I, l’ensemble : √
I = {x ∈ A | ∃n ∈ N, xn ∈ I}.

Montrer que I est un idéal de A contenant I. Étudier le cas A = Z.
√ √ p√ √
3. Montrer que si I et J sont deux idéaux de A tels que I ⊂ J, alors I ⊂ J. En déduire que I = I.
4. Montrer que si I et J sont deux idéaux de A, alors
√ √ √
I ∩ J = I ∩ J.

1.5.8 Corps
Exercice 1
Déterminer les automorphismes du corps Q.

Exercice 2
Soit σ un automorphisme de R.
1. Montrer que si x ≥ 0 alors σ(x) ≥ 0.
2. Montrer que σ est croissante.
3. Déterminer σ.

Exercice 3
 
1 1
Soient A = et C = {M ∈ M2 (R) : M A = AM }.
0 1
1. Montrer que C est un sous-espace vectoriel de M2 (R) et en déterminer une base.
2. Montrer que, pour les lois usuelles, C est une R-algèbre.

Exercice 4
Soient E un R-espace vectoriel et u ∈ L(E) tel que u2 = u. On définit R[u] := {P (u) : P ∈ R[X]}.
1. Montrer que, muni des lois usuelles sur L(E), c’est une R-algèbre.
2. Montrer que cette algèbre est de dimension finie et discuter de sa dimension en fonction de u.
3. L’anneau R[u] est-il un corps ?

Exercice 5
   
1 0 0 2
Soit M = {aI2 + bJ ∈ M2 (R) : a, b ∈ R} où I2 = ,J= .
0 1 1 0
1. Calculer J 2 et montrer que si aI2 + bJ = O alors a = b = 0.
2. Montrer que, muni des lois usuelles sur M2 (R), M est un anneau. Cet anneau est-il commutatif, intègre ?
3. M est-il un corps, une R-algèbre ?

Exercice 6
Montrer que l’ensemble S des suites réelles convergentes est une R-algèbre. L’application S → R, u 7→ lim un est-elle un morphisme
de R-algèbres ? L’anneau S est-il intègre ?

Exercice 7
Soient E un R-ev et u ∈ L(E) tel que u2 = u. On définit R[u] = {aIdE + bu : a, b ∈ R}.
— Montrer que, muni des lois usuelles sur L(E), c’est une R-algèbre.
— L’anneau R[u] est-il un corps ?
Chapitre 2

Algèbre Linéaire

2.1 Espace vectoriel -Applications linéaires

2.2 Matrices

2.3 Espaces Euclidiens

2.4 Formes Linéaires-Dualités

2.5 Formes Multilinéaires-Determinants

2.6 Complement d’Algèbre

2.6.1 Reduction d’endomorphismes

2.6.2 Application de la réduction

2.6.3 forme bilineaire symétriques et Formes quadratiques

Exercice 1
Les ensembles suivants sont-ils des sous-espaces vectoriels de R3 ?
1. E1 = {(x, y, z) ∈ R3 : 2x + y + z = 0}.
2. E2 = {(x, y, z) ∈ R3 : x + y + z = 2}.
3. E3 = {(x, y, z) ∈ R3 : x = y = z}.
4. E4 = {(x, y, z) ∈ R3 : xy = 0}.
5. E5 = {(x, y, z) ∈ R3 : y 2 = z 2 }.
6. E6 = E1 ∩ E3 .
7. E7 = E1 ∪ E3 .

Exercice 2
L’ensemble F est-il un sous-espace vectoriel de E ?
1. E = R[X], F = {P ∈ R[X] : P (0) = P (2)}.
2. E = R[X], F = {P ∈ R[X] : P (0) = 2}.
3. E = R[X], F = {P ∈ R[X] : A divise P, A ̸= 0}.
4. E = F(R, R), F = {f ∈ E : f (2) = 1}.

Exercice 3
Dans les cas suivants, étudier si la somme des sous-espaces vectoriels F et G de E est directe :
1. E = R3 , F = {(x, y, z) ∈ R3 : x − y + 2z = 0}, G = {(x, y, z) ∈ R3 : x + 3y + z = 0}.
2. E = R2 [X], F = {P ∈ E : P (−1) = 0}, G = {P ∈ E : P (1) = P (2) = 0}.
Exercice
Matrices magiques
Soit A = (aij ) ∈ Mn (K). On note pour tout i, j ∈ 1, n :
n
X n
X X n
X
li (A) = aij , cj (A) = aij , d(A) = aij , Tr(A) = aii .
j=1 i=1 1≤i,j≤n i=1
i+j=n+1

On définit alors :
M0 = {A ∈ Mn (K) | li (A) = cj (A) = 0, ∀i, j},
M1 = {A ∈ Mn (K) | li (A) = cj (A), ∀i, j},
M2 = {A ∈ Mn (K) | li (A) = cj (A) = Tr(A) = d(A) = 0, ∀i, j},
M3 = {A ∈ Mn (K) | li (A) = cj (A) = Tr(A) = d(A), ∀i, j}.

1. Sous-espaces vectoriels
Les conditions définissant M0 , M1 , M2 , M3 sont toutes linéaires (sommes de lignes, de colonnes, trace, anti-diagonale). Chaque Mk
est donc le noyau (ou préimage d’une diagonale de K) d’applications linéaires : ce sont des sous-espaces vectoriels de Mn (K).

2. Calcul des dimensions


Cas de M0 . On impose li (A) = 0 pour 1 ≤ i ≤ n, et cj (A) = 0 pour 1 ≤ j ≤ n. Il y a 2n équations, mais elles ne sont pas
indépendantes car :
Xn Xn X
li (A) = cj (A) = aij .
i=1 j=1 i,j

Donc une équation est redondante. On a donc 2n − 1 contraintes linéaires indépendantes. Ainsi :

dim M0 = n2 − (2n − 1) = (n − 1)2 .

Cas de M1 . On impose li (A) = cj (A) pour tout i, j. Cela signifie que toutes les sommes de lignes et de colonnes sont égales à un
même scalaire λ ∈ K. On peut écrire :
M1 = M0 ⊕ E,
où E est l’espace engendré par la matrice J dont toutes les entrées valent 1. Donc :

dim M1 = dim M0 + 1 = (n − 1)2 + 1.

Cas de M2 . C’est M0 avec en plus Tr(A) = 0 et d(A) = 0. Ces deux conditions sont indépendantes des précédentes (sauf cas n = 1).
Donc :
dim M2 = dim M0 − 2 = (n − 1)2 − 2.

Cas de M3 . Ici li (A) = cj (A) = Tr(A) = d(A) = λ pour un certain λ. On a donc :

M3 = M2 ⊕ E,

puisque si l’on ajoute la matrice J, on peut ajuster la valeur commune λ. Donc :

dim M3 = dim M2 + 1 = (n − 1)2 − 1.

3. Résultats finaux

dim M0 = (n − 1)2 ,
dim M1 = (n − 1)2 + 1,
dim M2 = (n − 1)2 − 2,
dim M3 = (n − 1)2 − 1.

Les matrices de M3 sont appelées matrices magiques : elles généralisent les carrés magiques classiques.
Deuxième partie

Analyse
Chapitre 1

Développement Limité

Exercice 1
Donner le développement limité en 0 des fonctions suivantes :
1. x 7→ ln(cos(x)) à l’ordre 6.
2. x 7→ tan(x) à l’ordre 7.
3. x 7→ sin(tan(x)) à l’ordre 7.
4. x 7→ (ln(1 + x))2 à l’ordre 4.
5. x 7→ exp(sin(x)) à l’ordre 3.
6. x 7→ sin6 (x) à l’ordre 9.

Exercice 2
1. Soit f : R → R la fonction définie par
si x ≤ 0,
(
0
f (x) = 1
−x
e sinon
Calculer, pour tout n ∈ N , le développement limité de f en 0. Quelles conclusions en tirer ?
2. Soit g : R → R définie par
g(x) = x3 sin 1
si x ̸= 0.

g(0) = 0, x

Montrer que g a un développement limité d’ordre 2 en 0, mais n’a pas de dérivée seconde en 0.

Exercice 3
Déterminer la limite en 0 de
arctan(x) − sin(x)
.
tan(x) − arcsin(x)

Exercice 4
Faire un développement limité ou asymptotique en a à l’ordre n des fonctions suivantes :
1. ln(cos x), n = 6, a = 0.
arctan(x) − x
2. ,n=2,a=0.
sin(x) − x 
ln tan( 2 + 4 ) , n = 3, a = 0.
x π

4.
3. ln(sin x), n = 3, a = 4.
3x3 + x
5. , n = 4, a = +∞.
3x3 − x
6. (1 + x)1/x , n = 3, a = 0.
p √ √
7. x( x2 + x4 + 1 − x 2), n = 2, a = +∞.

Exercice 5
Développements limités en 0 de :
1. cos x ln(1 + x) à l’ordre 4.
1
2. à l’ordre 4.
cos x
3. arcsin ln(1 + x2 ) à l’ordre 6.


sinh x − x
4. à l’ordre 4.
x3
1
5. (1 + x) 1 + x à l’ordre 3.
Exercice 6
Pour chacune des fonctions suivantes, donner les conditions sur o(x) pour que ces fonctions soient des développements limités au
voisinage d’un point et à un ordre que vous préciserez :
x3
1. f1 (x) = x − + x2 ϵ(x).
3
x2 1 1
2. f2 (x) = 1 − + 3 + 3 ϵ(x).
2 x x
(x − 2)2
3. f3 (x) = (x − 2) + + (x − 2)3 ϵ(x).
5
1
4. f4 (x) = x2 − x + 1 + ϵ(x).
x+1
5. f5 (x) = x3 + 3x − (x + 1) + (x − 1)2 ϵ(x).
1
6. f6 (x) = (x − 2)2 + + (x − 2)ϵ(x).
(x − 2)2
2x + x2 + 1 + x2 ϵ(x)
7. f7 (x) = .
x + 3 + x2 − x3 ϵ(x)

exercice 7
1. Développements limités en 1 à l’ordre 3 de f (x) = x et de g(x) = ex .
π
2. Développement limité à l’ordre 3 en x0 ∈]0, π[ de h(x) = ln(sin x). En déduire un développement limité en .
2

exercice 8
Donner un développement limité à l’ordre 2 de
1 + x2
f (x) = √
x + 1 + 1 + x2
en 0, en +∞ et en −∞.

Exercice
Donner un développement limité en 0 à l’ordre 10 de :
Z x
1. cos(t2 ) dt.
0
Z x2
1 1
2. 4
dt = F (x2 ) − F (x) où F est une primitive de .
x 1+t 1 + t4

exercice 10
Donner le développement limité à l’ordre 2 en +∞ de
x2 x−1
x
e .
x+1
Chapitre 2

Limite-Continuité
Chapitre 3

Dérivation-Intégration
Chapitre 4

Intégration sur un intervalle quelconque


Chapitre 5

Fonctions Analytique
Chapitre 6

Suites et Série de fonction


Chapitre 7

Série Numérique et Famille Sommable


Chapitre 8

Série Entière et Série de Fourrier


Chapitre 9

Equations différentielles
Chapitre 10

Calcul diffeérentiel
Chapitre 11

Fonctions convexe
Chapitre 12

Notions de Topologie
Chapitre 13

Espaces métrique et vectoriel normé


Troisième partie

Géométrie
Quatrième partie

Théorie de Probabilité
Chapitre 1

Dénombrement
Cinquième partie

Concours

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