Rapport - Fin Formation
Rapport - Fin Formation
1 | 38
REMERCIENTS
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de mon séjour de formation, m’ayant aidé
de façon administrative et professionnelle jusqu’à son dénouement.
Je remercie dans un premier temps Monsieur Jean-Luc MARET, mon Directeur Général, Monsieur Romuald
NJANGOU, mon Directeur Industriel, Monsieur Brahim NID LAHCEN, mon Directeur de Production et
Monsieur Steve DIMINA Coordonnateur Meunier sans oublier tout le collectif professionnel de la Société les
Grands Moulins du Phare (SGMP)
Je remercie vivement Monsieur Yann LEBEAU, Chef de mission et son Assistante Madame Khadija
SEMLALI, Représentant(e)s d’Interceréales au Maroc.
Mes remerciements vont également à l’endroit de toute l’équipe pédagogique de l’Institut de Formation de
l’Industrie Meunière (IFIM) du Maroc particulièrement à M. Mahjoub SAHABA, Directeur de l’IFIM, M. Jib
ABDELILAH Chargé de la formation sur la Chimie des céréales et le Contrôle qualité des matières premières,
M. Rachid CHAMCHAM chargé de la formation en Techniques et Diagrammes de Meunerie, Mme Amal
LAHBABI Chargé du module : Contrôle qualité des farines, M. Rachid CHATOUI Chargé des Travaux
pratiques sur le moulin pilote et à M. Youssef Ben HAYMOUD Chef Boulanger chargé de l’Initiation en
panification.
Amidou MALINDI
2 | 38
TABLE DE MATIERES
3 | 38
INTRODUCTION
Il existe diverses activités céréalières au monde usant des systèmes de traitement et techniques industrielles
dont l’optique étant : -Le contrôle qualité de la matière première & modalités de stockage
-Choix et mélanges des matières premières
- Optimisation de l’outil de production
- Amélioration du quota de production
- Mise à disposition des produits de qualité
Parmi lesquelles nous retrouvons la Minoterie qui est une activité liée à la transformation du grain blé en sous-
produits et principalement les farines panifiables.
L’objectif de cette formation structurée en 4 modules est de permettre aux participants travailleurs (Meuniers
et Laborantins) ou stagiaire via ce brassage de connaissances de développer un équilibre Théorique et
Technique dans leurs départements distincts afin de saisir l’importance de chaque phase de traitement, de
transformation de la matière première et enfin le suivi de la conformité du produit fini dont le but étant d’en
apporter des améliorations tant quantitatifs que qualitatifs.
4 | 38
I. STRUCTURE ET PROPRIETES PHYSICOCHIMIQUES DES BLES
Les céréales appartiennent à la famille des graminées et représentent l’une des plus anciennes plantes
cultivées.
La connaissance de la structure du grain de blé est nécessaire pour permettre la compréhension des procédures
et techniques utilisées par les stockeurs, les meuniers et les boulangers.
Il existe plusieurs types de céréales au monde destinées à des utilisations bien différentes, nous distinguons :
1. Blé Tendre (Panification)
2. Blé Dur (Pâtes alimentaires couscous)
3. Orge (Malt, alimentation animale, farine avec blé au Maghreb)
4. Triticale
5. Seigle
6. Riz
7. Maïs (Farine, Semoule, Base amidon, glucose)
8. Avoine (Nutrition infantile, flocons)
Dans ce document, nous nous focaliserons sur le blé tendre en tant que matière première mise en œuvre
I.2 PRINCIPALES DIFFERENCES ENTRE LES GRAINS DE BLE DUR ET DE BLE TENDRE
5 | 38
I.2.1 CONSTITUANTS DU GRAIN DE BLE
Fig. 1 Représentation complète du grain de blé Fig. 2 Coupe longitudinale du grain de blé Fig. 3 Coupe transversale du grain de blé
L l
Blé tendre Blé dur
Conductibilité thermique :
*Une masse de grain ralenti la transmission de la chaleur et se comporte comme un isolant thermique
(Conserve sa chaleur s’il n’est pas ventilé).
*Une variation de la température à la surface d’un lot ne sera enregistrée à l’intérieur de ce lot qu’avec
beaucoup retard (Nécessité d’une ventilation)
Ecoulement :
*Le grain se comporte comme un liquide
*Mis en mouvement, le grain s’écoule par gravité s’il n’est pas pris en masse
*Au repos, les grains prennent une position d’équilibre
Fig. 4
Hygroscopicité :
*Une masse de grain a la capacité d’absorber l’humidité de l’air environnant.
*Cette propriété détermine la teneur en eau du lot et joue un rôle dans la conservation en long terme.
Respiration : Au cours de la respiration, c’est l’amidon qui se dégrade en se combinant avec l’oxygène
de l’air il se transforme en gaz carbonique et vapeur d’eau tout en produisant de la chaleur.
7 | 38
I.4 CARACTERISTIQUES PHYSQIUES DU GRAIN DE BLE
Fermentescibilité :
*Si les grains sont récoltés et stockés trop humides et/ou si les conditions de stockage ne sont pas
bonnes des réactions de fermentation peuvent se mettre en place.
Dureté :
Elle traduit la résistance à l’écrasement des grains, celle de l’amende plus particulièrement. On parle
donc des blés résistants et des blés friables.
*Les qualificatifs anglo-saxons Hard et Soft qui définissent Dur et Tendre en français sont proscrits.
*La dureté est une caractéristique variétale influencée par l’apport en azote et n’est pas considérée
comme un critère Qualitatif mais elle détermine par contre le comportement du blé en mouture.
Vitrosité :
Ce caractère génétique est également influencé par les conditions agro-climatiques. La vitrosité
s’accroît avec la teneur en protéines tout comme la dureté.
*Aspect de l’amande translucide ;
*Grain de l’amidon bien cimenté par les protéines
*Blé résistant à l’écrasement (Production d’une quantité considérable en semoules)
Le blé vitreux présente bien des intérêts en meunerie :
*Plus dense, la masse à l’hectolitre plus élevée, rendement en farine très considérable et riche en
protéines mais la préparation reste délicate, temps de repos plus long avec une augmentation de la
consommation énergétique.
Autres caractéristiques : Séparabilité/ Grains farineux ou mitadins / Grains échaudés
8 | 38
I.5 CARACTERISTIQUES CHIMIQUES DU GRAIN DE BLE
*Le grain de blé est un organe végétal à métabolisme ralenti, mais qui peut prendre vie rapidement dans
certaines conditions de stockage.
*Le grain est composé de matières minérales (Cendres) constituées d’éléments divers et de matières
organiques dont les principaux sont les glucides, les lipides et les protides (Voir tableau ci-dessous)
9 | 38
II. CONTRÔLE QUALITE DES MATIERES PEMIERES À LA RECEPTION ET
STOCKAGE
*Selon les normes ISO la Qualité d’un produit ou d’un service est son aptitude à satisfaire les besoins des
utilisateurs
*La Qualité correspond à un ensemble de caractérisations qui permettent au fabricant d’un produit et au
consommateur de ce produit d’être satisfait et de faire un choix.
NB : Les dosages étant effectués en double, l’écart entre les deux déterminations ne doit pas excéder 0,15
en valeur absolue sauf pour les grains de maïs qui est à 0,2 sinon il faut reprendre la mesure.
10 | 38
II.2 VALEUR MEUNIERE
La valeur meunière d’un blé tendre est son aptitude à donner un taux d’extraction maximum en une farine de
pureté déterminée et obtenue dans les conditions industrielles usuelles.
On distingue deux types de meunière :
II.2.1 Valeur meunière extrinsèque (Qualité commerciale)
Elle concerne le blé sale, qu’il s’agisse d’un échantillon commercial ou d’un échantillon représentatif reçu au
moulin. Cette valeur s’apprécie en déterminant d’une part le pourcentage (Pi) représentant l’ensemble des
Impuretés (inertes, graines étrangères, petits blé, grains de blé brisés, échaudés, autres céréales) et d’autre part,
l’humidité initiale du blé sale (Hi) avec Hf la teneur en eau souhaitée au B1. Soit pour 100% de blé sale, nous
obtenons un pourcentage de Blé Propre (BP) avant b1 tel que :
11 | 38
II.4 MASSE DE 1000 GRAINS :
Ce paramètre est un élément important pour le meunier car c’est un indice de rendement en farine.
Son principe repose sur le comptage automatique ou manuel du nombre de grains entiers contenus dans une
prise d’essai de masse connue.
Expressions des résultats
*La masse de 1000 grains s’exprime en (g)
12 | 38
II.5 TENEUR EN PROTEINES :
II.5.2 Expressions des résultats :
La teneur en protéines se calcule à partir de la teneur en azote par intermédiaire d’un facteur de conversion.
Ce facteur est de 5,7 dans le cadre de l’alimentation humaine et de 6,25 pour les utilisations en alimentation
animale.
Les résultats sont exprimés à 0,1 près, en pourcentage par rapport à la matière sèche.
13 | 38
II.6 Indice ou Temps de chute selon HAGBERG-PERTEN :
II.6.3 Détermination de l’indice de chute d’un mélange de deux lots
* Exemple 1 : Soit un mélange de blé, constitué d’un lot A dosé à D1=10% avec IcA=100s (Indice de chute) et
lot B dosé à D2=90% ayant un indice IcB = 200s.
Le nombre de liquéfaction du lot A est de NLA =120 et celui du lot B est NLB=40
Le nombre de liquéfaction du mélange est défini par relation suivante :
NL = (D1 x NLA) + (D2 x NLB) = 0,1 x 120 + 0,9 x 40 = 48s
L’indice de chute du mélange est défini par relation suivante :
6000 6000
Ic = + 50 = + 50 = 175 secondes
NL 48
*Exemple 2 : On dispose de deux blés dont les caractéristiques sont les suivantes :
Objectif : Constituer un mélange ayant pour indice de chute de 220 secondes, soit un de liquéfaction de 35,3.
-Détermination de la composition du mélange en blé A et B :
D’où le système :
{ 300Χ + 24y = 35,3
x + y =1
y
A
= 95,9% de blé B
14 | 38
II.6 Indice ou Temps de chute selon HAGBERG-PERTEN :
II.6.4 Détermination de l’indice de chute d’un mélange par lecture sur un abaque
Fig. 5
AUTRES ANALYSES :
Analyse par spectrométrie dans le proche infrarouge, Reconnaissance des variétés par électrophorèse,
Mesure de l’indice de sédimentation (Test de Zénlény), Mesure de la dureté, Mesure de l’acidité, Essai à
l’alvéographe Chopin etc…
15 | 38
II.7 RECHERCHES DES IMPURETES
À la réception des matières premières, un lot idéal pour la meunerie qui ne devrait être constitué que des grains
de l’espèce, propres, sains et secs contient inévitablement des impuretés de différentes natures (Grains
endommagés, graines étrangères à l’espèce, des particules minérales, des débris d’animaux et de végétaux.
On entend par IMPURETE, l’ensemble de ces éléments considérés conventionnellement comme indésirable
dans un échantillon. Nous verrons dans la suite les dégâts rencontrés sur les céréales, leurs origines et leurs
incidences sur la qualité selon le type d’impureté.
II.7.1 Grains cassés ou brisés :
Les grains secs sont sensibles aux chocs, non seulement au cours du battage, mais aussi et surtout au cours des
transports mécaniques vers les silos de stockage. C’est ainsi une opération de nettoyage conduira à
l’élimination d’une grande partie des grains cassés d’un lot. Si la chaîne de manutention est trop longue et ou
que le débit soit trop rapide, risque serait d’augmenté la quantité de grains brisés.
D’un point de vue qualité, la présence des grains cassés altèrent les rendements meuniers du blé, du maïs etc.
La présence des grains cassés pose également problème lors de la conservation, ils sont plus exposés aux
phénomènes d’oxydation, ce qui entraine une accélération de la dégradation biochimique des constituants. Par
ailleurs ils sont plus accessibles aux attaques des insectes et des moisissures.
II.7.2 Grains germés :
Ce sont des grains qui, au cours de la maturation ont subi des conditions de température et d’humidité
favorables au démarrage des activités enzymatiques propres à la germination.
Au cours de la germination, l’activité enzymatique augmente ; en particulier celle de l’amylase qui contribue
à la dégradation de l’amidon en sucres qui sont facilement assimilables par la plantule pour son développent.
En qualité, une forte activité enzymatique peut conduire à rendre inutilisable pour la panification un lot de blé.
NB : Dans certains cas, les grains peuvent être dans un état de pré-germination, donc ne présentant aucun signe
de germination visible à l’œil nu mais l’activité enzymatique a débuté dans le grain. Pour mesurer avec
précision l’activité enzymatique d’un lot, il est indispensable d’utiliser la méthode de la mesure du temps de
chute de Hagberg.
II.7.3 Grains échaudés et petits grains (Blé et orge) :
Ce sont des grains desséchés avant maturation à la suite d’un défaut d’alimentation en eau. Celui-ci peut-être
dû à un déséquilibre entre l’arrivée d’eau dans le grain et l’évaporation à la suite d’une très forte chaleur,
supérieure à 28°C au cours de la maturation (Cas d’un échaudage physiologique)
Il peut être causé par toutes les maladies attaquant les racines, les feuilles les tiges et même les glumes ; on
cite en particulier le piétin, la septoriose, la fusariose, les rouilles (Cas d’un échaudage pathologique).
Les grains échaudés sont rabougris, ridés, déformés, conséquence du mauvais remplissage. Par ailleurs, sans
qu’il y ait eu forcement échaudage, les grains peuvent être petits. Ce phénomène est dû à une élévation de la
température ou de l’évaporation potentielle pendant la fin de la montaison.
Qualitativement, la présence des grains échaudés a une incidence sur le rendement en mouture qui diminue,
du fait de l’élimination mécanique des petits grains lors des phases de nettoyage et du mauvais remplissage
des grains, la masse à l’hectolitre ou PS est également affecté.
*Larve cécidomyie jaune (Contarina tritici) se nourrit précocement aux dépens du très jeune grain qui se
développe très peu ou peut même avorter. Ces attaques provoquent une diminution du nombre de grains par
épi.
16 | 38
II.7 RECHERCHES DES IMPURETES
II.7.4 Grains de blé cécidomyiés :
*Larve de cécidomyie orange (Sitodiplosis mosellena) provoque des malformations des grains qui peut alors
présenter un plusieurs des symptômes suivants : échaudage, dépression sur le dos du grain donnant l’aspect
d’une selle de cheval, fissuration ou éclatement des enveloppes pouvant mettre à nu l’embryon.
Les incidences en meunerie sont diverses et dépendent de l’état dans lequel se trouve le grain attaqué par la
cécidomyie : Les grains uniquement déformés n’ont pas d’impacts sur la qualité, en revanche, les attaques
secondaires des grains diminuent la qualité sanitaire (Moisissures) ou peuvent rendre un lot inutilisable en
panification (germination). Mais nous notons que les grains cécidomyiés ont un gluten de moins bonne qualité.
Ces grains subissent une altération suite à la piqûre de la punaise, malgré leurs tailles normales, ils présentent
une plage blanchâtre, généralement de faible dimension et déprimée, avec au centre un point noir plus ou
moins visible définissant la cicatrice de la piqûre.
L’incidence des grains punaisés sur la qualité varie suivant l’état de développement du grain au moment de la
piqûre. Les grains piqués avant la maturité ont une valeur marchande et industrielle considérablement
diminuée car les punaises injectent, dans la blessure du grain, de la salive riche en protéases et en amylases
qui dissout surtout le gluten et en partie l’amidon occasionnant ainsi les caractéristiques de fermentation
panaire. La qualité d’un lot est fortement dépréciée dès que taux de grains punaisés est de 1% et dévient
impossible à la panification quand il atteint 4 à 5%.
Grains attaqués par des prédateurs (Valeur commerciale et technologie fortement dépréciée), grains chauffés
(Diminution de la qualité boulangère du blé, mauvaise séparation amidon/gluten dans les procédés
technologiques), grains cariés et boutés (De coloration noirâtre et ne pouvant être éliminés mécaniquement
lors d’un nettoyage classique, ces grains donnent une farine sale lors de la mouture), grains de blé fusariés
(Contaminés par le mycelium d’un champignon du genre Fusarium. Ces grains causent une dégradation
important de la valeur technologique, en outre, les fusariums synthétisent dans certaines conditions des toxines
très dangereuses à l’homme et les animaux), graines nuisibles et toxiques (Nielle, Melampyre, Céphalaire,
Fenugrec, Mélilot), matières inertes.
17 | 38
III. RECEPTION ET STOCKAGE DES MATIERES PEMIERES
À la conception d’une unité de production, les critères économiques, techniques, qualitatifs, quantitatifs et
même de localisation se basent d’une part sur les exigences réglementaires, sur la demande en produits finis
sur le marché et d’autre part cela permet de définir la capacité de l’outil de production. Chaque entreprise étant
un cas particulier de par son importance (Débit journalier), sa situation géographique (Approvisionnement en
blé, débouchés pour la farine), la SGMP est doté d’une minoterie ayant une capacité journalière de 300T et se
localise au sein du Port Autonome de Pointe-Noire permettant de limiter au mieux les coûts du transport de la
matière première.
Il est très indispensable de disposer d’une installation de réception ayant une capacité largement supérieure à
celle de l’unité de production (1er Nettoyage et moulin) afin d’assurer d’une part une continuité de transfert de
matière première vers les silos de stockage à un débit très élevé lors d’une réception de blé par camions ou par
bateau et d’autre part d’alimenter en matière première les lignes de production en un temps très réduit pour
éviter tout rupture par avidité de dépôts.
18 | 38
III. RECEPTION ET STOCKAGE DES MATIERES PEMIERES
Ce schéma montre les différentes étapes lors d’une réception à savoir le contrôle de la fiche de données,
contrôle qualitatif et quantitatif avant et après réception, traitement d’informations et archivage.
19 | 38
IV. NETTOYAGE ET CONDITIONNEMENT DU BLE
Dans le souci de garantir la durée de vie de l’outil de production, de faciliter la transformation du grain, de
limiter les risques de nuire à la qualité de nos produits finis en respectant les exigences alimentaires, sanitaires
et réglementaires, il est très indispensable de traiter industriellement notre matière première avant son
utilisation principale dans l’objectif d’éliminer les différents impuretés.
IV.1.2 Aimant : Très important dans l’élimination des impuretés de fer dans la matière première et produits
finis, il nécessite une fréquence de nettoyage et un contrôle de la force magnétique par les organismes habilités.
On distingue les aimants (tubulaires, à cheval, rotatif)
20 | 38
IV.1 Différents équipement de nettoyage :
IV.1.3 Nettoyeur-Séparateur avec canal d’aspiration : Machine disposant en première couche d’un tamis
émotteur de mailles variant entre 8mm et 10mm qui permet de débarrasser les plus gros déchets contenus dans
un passage de matière première puis suivi d’un tamis cribleur de maile variant inférieurement à 3mm qui a
pour rôle de retirer les impuretés fines (Sables etc.). Doté des moteurs à balourd (Vibro) qui confèrent à cette
combinaison des mouvements de va-et-vient, cette particularité assure la séparation des éléments sous l’action
de différences de tailles. Un canal d’aspiration est adjoint au sortir du Séparateur qui extrait ensuite toute
impureté légère que le grain de blé conformément aux réglages appliqués sur cet équipement via un courant
d’air ascendant.
Schéma fonctionnel :
IV.1.4 Trieurs cylindriques : Cet équipement repose son mode de nettoyage sur la forme des grains à traiter.
On distingue dans un premier un triage des grains longs GL puis en deuxième temps une extraction des grains
ronds GR et ceci grâce des surfaces alvéolées rendues mobiles par rapport à la masse de grains à traiter.
Schéma fonctionnel :
21 | 38
IV.1.4 Trieurs cylindriques avec reprises :
Schéma fonctionnel
Ce modèle confère
un nettoyage plus
optimisé par la
récupération des
refus des passages
principaux par les
reprises à gains
(Longs ou ronds)
IV.1.5 Trieur à disques : Composé de plusieurs disques alvéolés tournant sur un axe, ce mécanisme fait un
tri de la matière à traiter en fonction de la forme.
Vue avant du trieur à disques Coupe du trieur à disques Vue d’un disque
A-Alimentation
C-Trémie de sortie
E-Goulotte
F-Volet
V-Vis de reprise
D-Tirettes
J-Ouverture du coffre
P-Trop plein réglable
H-Palette d’avancement
22 | 38
IV.1.6 Trieur Hélicoïdal ou toboggan :
23 | 38
IV.1 Différents équipement de nettoyage :
IV.1.9 Epointeuse :
Cette machine a pour rôle
d’éliminer les poils de grains
de blé. L’épointage résulte
des frottements entre grains-
batteurs-marteau mais aussi
entre les grains eux-mêmes
IV.1.10 Décortiqueuse : L’objectif de cette machine est d’éliminer le péricarpe, si possible dans sa totalité et
permettant ainsi un nettoyage bien parfait du grain. Nous retrouvons aussi d’autres machines ayant la même
fonction, le Peeling qui retire environ 3% du son et le Pearling qui a la capacité de retirer jusqu’à 8% du son
des grains.
IV.1.11 Trieur optique :
Cette machine dispose d’une
technologie de séparation la
plus performante grâce à un
système de détection par des
caméras qui repèrent selon
les consignes d’impuretés
(Forme, couleur) et au
moyen des buses alimentées
en air comprimé écartent les
différentes cibles
indésirables.
Les inconvénients avec ce système de mouillage sont divers : Une alimentation continue en eau même
en absence du produit, Risque d’excès d’eau en cas d’un arrêt tardif du système, moins fiable dans la
régulation de la quantité d’eau utile en cas de variation passagère de la teneur en eau du produit.
Mouilleur automatique : Ce système de mouillage est le plus performant car il offre un meilleur
dosage en eau de façon autonome et précis. Grâce à son unité calculatrice d’humidité initiale en
continue, en plus de la température et même du PS, il détermine la quantité d’eau à doser en temps réel
relativement à la quantité de blé qui s’écoule.
*Calcul de l’humidité final,
Soit un lot de blé ayant une humidité initiale de 12%, en ajoutant 4% d’eau son humidité finale se
détermine comme suit : 100(H - H ) 100(Hi + %H2O)
f i
On admet que : %H2O = 100 - H Hf = Hf = 15,38
f 100 + %H2O
Pour un ajout de 4% en d’eau, nous obtenons une humidité finale de 15,38% au lieu du résultat d’un
simple calcul arithmétique (12%+4%).
IV.2.2 Vis de mouillage : L’injection d’eau ne suffit pas à mouiller parfaitement le blé, c’est à cet effet le
besoin d’une vis d’Archimède à filet plein ou à pales d’avancement est immédiat dans le but est d’effectuer
un brassage complet du blé et de l’eau.
Après ce mouillage une phase de repos du blé en cellules est observée selon les critères physiques du blé, Un
bon temps de repos permet une bonne séparation des enveloppes de l’amende dans d’autres cas si ce temps est
excessif, il peut entrainer des risques de produire une farine ayant un taux cendres élevé.
NB : Le débit de nettoyage est en général supérieur au débit du moulin avec 20% de plus afin de garantir une
marge de manœuvre pour des interventions de maint8enance ou tout autre alea.
25 | 38
IV. NETTOYAGE ET CONDITIONNEMENT DU BLE
IV.2.3 Temps de repos : La quantité d’eau qu’absorbe le blé et le temps nécessaire à la pénétration dépendent
de la structure du grain et de son humidité initiale.
Le but d’une bonne préparation étant :
1) D’assouplir l’enveloppe du son.
2) Une transformation du grain de blé en farine avec consommation de force la plus faible possible.
3) Obtenir une extraction de farine élevée, sans affecter la qualité
NB :
-Si deux blés doivent être écrasés ensemble, il est important que chaque variété soit préparée séparément dans
l’optique d’avoir approximativement la recette souhaitée lors du mélange du mélange avant B1. En raison des
caractéristiques de chaque variété notamment la concentration en déchets qui impacterai en partie le dosage si
le mélange s’effectue avant le 1er Nettoyage et le conditionnement
IV.2.4 Inconvénients d’une mauvaise préparation :
1) Un blé moulu trop sec produise plus de semoule, son est très friable, des fines particules traversent en
grande quantité les mailles des tamis pendant le blutage donnant ainsi farine piquée.
2) Quand le blé est trop humide, les tamis du plansichter se gomment et blutent mal, les issues sont mal
finies d’où une mauvaise extraction, les farines obtenues ont une humidité trop élevée.
26 | 38
V. TECHNOLOGIE DE MOUTURE
V.1 Machines à cylindres :
Caractéristiques
Les Cylindres : Les rouleaux cylindriques sont les seules pièces travaillantes à l’exception des
détacheurs et des finisseurs. Nous distinguons deux types de cylindres (cannelés et lisses) ayant en
diamètre en maximum avant usage de 250mm et 243mm après usage. Ils sont de longueurs diverses
(600/800/1000/1250). Le nombre de machines à cylindres se définit partant du calcul de la longueur
des cylindres par rapport à la capacité de production par jour du moulin à concevoir.
Produit (mm/ql/24h)
C1A Semoule grosse 0,8 – 1,0
C1B Semoule grosse et fine (Mélange) 0,5 – 0,7
C2A Gros finots 0,8 – 1,0
C2B Gros finots (Mélange) 0,4 – 0,5
C3 Fin finots 0,7 – 0,8
C4 Collecteur 0,4 – 0,5
C6 Finots 0,6 – 0,8
C7 Finots 0,4 – 0,5
C8 Collecteur 0,4 – 0,5
C8 Finots 0,4 – 0,5
C9 Finots 0,3 – 0,4
C10 Collecteur 0,3 – 0,4
Finots 0,4
Exemple : Pour un moulin de capacité 300T/j soit 3000ql/24h, déterminons la longueur des cylindres du passage
B1 et B4G :
*LC (B1) = 1,2mm/ql/24h x 3000 ql/24h = 3600mm (Nous pouvons opter pour 3 passages donc 2,5 machines
soient 6 cylindres de 1000mm de longueur ou 2 passages avec 4 cylindres de 1250mm soit une machine).
*LC (B4G) = 0,8mm/ql/24h x 3000 ql/24h = 2400mm (Nous pouvons opter pour 2 passages donc 1 machine
soient 4 cylindres de 1000mm de longueur).
27 | 38
V.1 Machines à cylindres :
Caractéristiques
Rouleaux d’alimentation : Ces dispositifs permettent de répartir le produit le long du passage afin que
toutes les hauteurs de travail des cylindres de mouture soient utiles, nous distinguons des rouleaux de
différentes tailles en mm (800/1000/1250).
Dégommage des cylindres : Pour éviter la formation des cordons, on utilise des brosses en nylon à
grosses poils pour des cylindres cannelés par contre sur des cylindres lisses, nous retrouvons des
racloirs en fer ou acier doux ou des barrettes brossantes1 en nylon. Ces dispositifs de nettoyage sont
placés sous les cylindres. En position de travail, les poils de brosse ne doivent pas dépasser du guide
de plus de 2 à 3mm.
28 | 38
V.2 Etapes de la mouture :
V.2.1 Le Broyage :
C’est la première phase de la mouture la plus capitale. Les dommages qui sont causés à ce niveau sur le produit
sont irréversibles. L’objectif étant d’assurer la séparation des enveloppes de l’amende le plus simplement
possible, si cette opération s’entame de façon brutale sur le grain de blé, nous favorisons la production des
fines particules des enveloppes qui endommageront la qualité finale du produit. L’outil de cette phase de
transformation est l’appareil à cylindres de type BROYEUR. Disposons des cylindres cannelés avec un rapport
de vitesse de 1/2,5 environ pour favoriser l’effet de cisaillement, cette phase peut avoir 4 à 6 passages
successifs selon la capacité du moulin.
Dans cette opération, le
meunier doit rechercher la
production la plus élevée de
semoules en évitant de
cisailler le son, car seuls les
produits de grosses
granulations peuvent être
sassés puis claqués ou
convertis dans les conditions
les plus favorables, tandis
que les gruaux de broyage
sont trop fins pour être
envoyés aux sasseurs.
Dernier passage
de tête /
Semoules vêtues
29 | 38
V.2.1.2 Tableau de granulations
V.2.2 La Réduction : Elle représente la deuxième phase de la mouture, couramment appelée convertissage,
cette phase est constituée de deux types de machines (Claqueurs et convertisseurs).
* Les claqueurs sont spécialisés dans le travail des produits relativement gros (Semoules et fines semoules),
compris entre 250 et 1000µm
* Les convertisseurs assurent la réduction des produits plus fins : finots du broyage (Issus des passages
cannelés) et gruaux issus des passages lisses (claqueurs et convertisseurs) ces produits sont compris entre
250µm
Différentes opérations de Réduction
Les claqueurs ont pour fonction de réduire les produits
relativement gros compris entre 200 et 1000µm
approximativement ; À cet effet on utilise des cylindres
lisses de rapport de vitesse 1/1,25 de sorte à favoriser la
compression qui contribuera à l’agglomération des
produits fins, les plaquettes. Des détacheurs à percussion
sont montés pour récupérer en partie la farine constitutive
de ces machines.
30 | 38
V.2.4 Tableau de vérification du parallélisme des broyeurs :
Ouverture L’écartement des cylindres détermine la
Refus Extraction Total Extraction
du tamis (µ) proportion de refus à l’extraction, la
(g) (g) (g) (%)
+ Côté texture du blé entre également en compte.
B1
900 D 200 214 480 44,6 -Le réglage peut être exprimé en
900 G 270 226 496 45,5
pourcentage d’extraction, à travers un
B2
900 D 170 134 304 44,1 tamis à refus donné.
900 G 160 142 302 47,0
B3 -Le choix du réglage étant à notre
635 D 137 125 262 47,7 disposition, il est de notre responsabilité
635G 119 105 224 46 ,9 d’en faire bon usage sur le plan
B4
530 D 102 25 127 19,7 quantitatif (Alimentation du B2 par le
530 G 125 34 159 21,4 B1) ou sur le plan qualitatif (Choix du
B5 tamis à refus)
530 D 170 31 201 15,4
530 G 192 29 221 13,1
V.3 Blutage :
V3.1 Plansichter : On distingue des plansichters à cadres statiques et à tiroirs ayant des tamis plans. Ils sont
constitués en général par un mécanisme en position centrale avec, de part et d’autre des caisses ou
compartiments de masse égale mais on peut aussi trouver des plansichters mono caisse qui sont utilisés pour
la sûreté de la farine. Chaque compartiment comporte un certain nombre de cadres porte-tamis empilés
disposons des tamis horizontaux généralement interchangeables et sont constitués par une monture sur laquelle
est tendue la garniture blutante.
Le cadre assure plusieurs fonctions :
- Permettre la circulation du produit à bluter à la surface du tamis ;
-Assurer le dégommage des tamis ;
-Collecter les extractions séparées ;
-La circulation des refus d’un tamis à l’autre : Dans le cas d’une série de tamis, ils sont disposés en quinconce
et les évacuations orientées vers la sorties.
La collecte des extractions, leur circulation, puis leur évacuation, sont assurées par les cheminées verticales,
nous pouvons l’observer par ce schéma de circulation.
31 | 38
V.3.1 Plansichter :
V.3.1.1 Caractéristiques du plansichter :
Différents types d’entrées de produit
Surface nette de blutage : En connaissance la surface blutante unitaire par tamis selon le diagramme,
nous pouvons déterminer la surface totale de blutage du moulin par sa capacité journalière en
appliquant le calcul suivant :
Par exemple pour un moulin de 300t/24h disposons des tamis à surface spécifique de 0,6m²,
*Surface totale de blutage = Surface de blutage spécifique par tamis x Capacité de mouture en 24h
Surface totale de blutage = 300t/24h x 0,6m² = 180m²
*Nombre de tamis total = Surface totale de blutage / Surface spécifique de blutage par tamis
Nombre de tamis total = 180m²/0,6m² = 300 (Tamis)
*Nombre de compartiment = Nombre de tamis / Nombre de tamis par compartiment (Au choix)
Nombre de compartiment = 300 tamis / 25 = 12 compartiments
Il nous faut donc 2 plansichters de 6 compartiments chacun mais en fonction des opérations de division et de
séchage nous pouvons rajouter 2 compartiments supplémentaires sur chaque plansichter.
Autre méthode de calcul par le tableau : Longueur spécifique x Capacité du moulin (en quintal)
Moulin avec appareil à 4 Moulin avec appareil
Passage
cylindres à 8 cylindres
B1 0,005/ 0,007 (Sans Div.)
B2 0,005/ 0,007 (Sans Div.) 0,0065
B3 0,005 0,005
B4 0,004
B5 0,004 0,0055
Div.1 0,004 (B1+B2) 0,004
Div.2 0,002 (B3) 0,002
Df/Br 0,002 0,002
DBr 0,001 0,001
C1A 0,004
C2A 0,004 0,0065
C1B 0,002
C2B 0,001 0,003
C3 0,003 0,003
C4 0,002 0,002
C5 0,003
C6 0,002 0,004
C7 0,002 0,002
C8 0,001
C9 0,001 0,002
C10 0,001 0,001
C11 0,0059 0,001
Une marge de 10 à 15% doit être prise en compte
32 | 38
V.3 Blutage :
Div.1
B1
1120
118
560
315 212
118 150
V.4 Sassage :
Le sassage est une opération intervenant dans la classification des produits de broyage en séparant la bonne
semoule en amende des semoules vêtues (Moitiés amende- moitiés enveloppes). Si l’on demande de bons
rendements en farine à faible teneur de cendres, il est nécessaire de purifier les semoules et les finots avant
qu’ils ne soient encore réduits. L’utilisation des sasseurs, sous conditions, améliore considérablement les
résultats. Ce traitement se base sur la densité, la taille et la forme au moyen de l’inclinaison et un courant d’air
assurant l’aspiration.
V.6 Convertissage :
Le convertissage a pour rôle de réduire toute la gamme des semoules et finots provenant des sasseurs ou
broyeurs (moulin sans sasseurs), diviseurs, en farine ayant la finesse souhaité, en brisant le moins possible le
germe et le son contenu dans les produits d’alimentation. En endommageant en minimum les cellules de gluten
et d’amidon.
La quantité de farine produite par le broyage et le désagrégeage est seule de 20% environ tandis que le
convertissage en produit 56 à 60% environ.
Cette réduction des semoules en farine est effectuée de façon progressive, la pression ne doit pas être exagérée
pour ne pas affecter la valeur boulangère de la farine, ni détériorer la texture si le produit écrasé contient un
peu de son et de germe. Eviter une élévation de température qui provoquera une évaporation anormale et par
conséquent une perte de rendement.
V.6 Réglage des cylindres lisses :
Le réglage des cylindres lisses est l’un des points importants de la mouture, car il a un effet très appréciable
sur la couleur et la valeur boulangère de la farine.
Le réglage des cylindres est surtout très délicat au début de la réduction : Le serrage des cylindres doit
permettre l’extraction de la plus grande quantité de farine, sans former les plaquettes et en évitant d’obtenir
des produits chauds ; les cylindres doivent rester à peine tiède. Les débris de son et de germes adhérant encore
aux semoules sont aplatis et éliminés facilement au blutage.
Un serrage exagéré provoque :
1)-La dégradation de l’amidon et du gluten qui modifient la valeur boulangère.
2)-La pulvérisation des particules de son qui risquent détruire la texture de la farine.
3)-Une élévation de la température qui provoque une évaporation anormale, causant ainsi une perte en
rendement.
Autres équipements : On retrouve également des détacheurs (à percussion et à choc) qui contribuent d’une
part à la réduction des plaquettes de produits qui se forment dans le cas où les cylindres lisses sont très serrés
et d’autre part à l’élimination des œufs et ou des insectes contenus dans la farine.
35 | 38
V.6 Mélange des micro-ingrédients :
En fonction des besoins, les additifs sont apportés à un produit fini pour lui conférer les qualités nécessaire car
au cours de la transformation du grain, celui-ci perd une part de concentration de ses constituants. Dans des
nombreuses usines, le problème est d’ajouter avec précision des quantités de microcomposants à la farine, tels
que l’acide ascorbique, les amylases, les protéases, la lécithine, les agents de blanchiment, les vitamines etc.
D’où la nécessité d’utiliser des micro-doseurs à perte de charge
36 | 38
37 | 38
38 | 38