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Long Day Closes

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LES FRERES TROIS-POINTS


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PARIS. — I.Ml'RIMERIE F. LKVK, RLE CASSETTE, 1".


RÉVÉLATIONS COMPLETES SUR LA FRANC-MACONNERIE
LÉO TAXIL LES FRÈRES TROIS-POI_^„ NOUVELLE EDITl PREMIER
VOLUME PARIS LETOUZEY ET ANÉ, 5l, RUE BONAPARTE, 5l Tmts
droits réservés.
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A/5 v.i
AU LECrniJR Sous le titre général de Révélations Complètes
sur la Franc-Maçonnerie, l'auteur entreprend^ à partir de ce jour^
une série d'ouvrages dont le but est d'arracher tous ses masques d
une secte, trop fameuse par ses crimes politiques et autres, fondée
pour combattre V Eglise catholique romaine. Ces révélations, dont
l'importance n'échappera à personne, sont, avant tout, une œuvre
de défense religieuse et sociale. Aux milices infernales, se ruant avec
fureur à l'assaut de la religion et de la société, il importe d'opposer
une résistance des plus énergiques. Or, pour vaincre les mystérieux
soldats de l'ombre, il n'est pas de meilleure tactique que celle-ci :
faire la lumière. Démasquer la Franc-Maconnerie, cest lui oter une
grande partie de sa force, c'est soustraire le peuple d son pouvoir
occulte. Oui, quand le jour sera fait sur les sombres trames de cette
secte impie, le peuple, dont le cœur ne bat, dans sa noblesse
chrétienne, que pour les sentiments
honnêtes et généreux, le peuple y qui, ami de la franchise,
a horreur et mépris des gens qui se cachent, saura bien, une fois
éclairé, réduire pour jamais la Franc-Maconnerie d l'impuissance. Ces
ouvrages s'adressent donc aux personnes qui sont en contact avec le
peuple. Ils permettront, à quiconque a souci du triomphe du bien, de
démontrer, victorieuse^ ment, sans réplique possible : que les
Francs-Maçons, lorsqu'ils s'affichent comme discrets philanthropes,
sont de misérables hypocrites ; quils mentent avec la plus
audacieuse impudence, lorsqu'ils présentent leur secte ténébreuse
comme une association anodine, ne s occupant ni de politique ni de
religion ; que, lorsqu'ils osent dire que che:[ eux régnent la liberté,
l'égalité et la fraternité, ils sont les derniers des imposteurs. En
outre, V homme d'étude, qui examinera avec soin les nombreux
documents reproduits au cours de ces ouvrages, qui prendra la
peine de fouiller les textes pour découvrir le vrai sens des mots,
acquerra promptement la conviction que le créateur de cette
organisation maudite, véritablement extraordinaire, est l'Esprit du
Mal. Aux yeux de tout homme qui voudra bien aller au fond des
choses et scruter les ténèbres des Arrière\oges, la Franc-Maconnerie
apparaîtra telle qu'elle est, telle qu'elle a été dénoncée par le Pape et
par les Évêques, c'est-à-dire une institution d'essence réellement
diabolique. L'auteur lui-même, après avoir douté au début de ses
investigations, en a bientôt acquis la certitude absolue ; et cette
certitude sera partagée par tous les gens de bonne foi.
— m — La Franc-Maconnerie, avec sa liturf^ie panthéiste
des Chapitres et ses exécrables évocations des Aréopages, n est pas
autre chose que le culte de Satan. Le premier de ces ouvrages de
révélations, intitulé Les Frères Trois-Points, est en deux volumes. Il
dévoile l'organisation et les secrets des Francs-Maçons, contient une
étude très détaillée des rites et des grades de la secte, reproduit in
extenso ses Constitutions, Statuts et Règlements généraux, et révèle
d'une façon complète, d'après les rituels mêmes (dits Rituels Sacrés)
de la Maçonnerie, les principales cérémonies mystérieuses des Loges
et des Arrière-Loges. Le second ouvrage, en un seul volume, intitulé
Le Culte du Grand-Architecte, sera, en quelque sorte, le complément
du premier. Il comportera l'exposé intégral des solennités
maçonniques, telles que Banquets et Agapes, Baptême Maçonnique,
Mariage Maçonnique, Pompe Funèbre Maçonnique , e te . ; il
donnera la nomenclature complète des Loges et Arrière-Loges de
France, ainsi que les noms, professions et adresses des principaux
sectaires ; il fera connaître le rôle secret des Francs-Maçons les plus
militants, depuis ceux qui, dans l'ombre, ont préparé Ja Révolution
jfsqu' aux flibustiers de la troisième République ; il contiendra enfin
un vocabulaire alphabétique et explicatif de tous les mots et
expressions qui composent l'argot de la secte, ainsi que la
reproduction des principaux documents de sa paperasse secrète. Le
troisième ouvrage, en un seul volume, intitulé Les Sœurs
Maçonnes^ fera la lumière sur le point
IV — qui y jusqud présent^ est resté le plus obscur, parmi
les nombreux mystères de la Franc-Maconnerie. En dévoilant les
impiétés, les bassesses, les machinations, les lâchetés, les
scélératesses et les turpitudes d'une secte infâme, V auteur aura
accompli son devoir ; il aura, c'est du moins son espérance,
contribué à désorganiser une association maudite et préparé sa
ruine définitive, pour le salut des âmes et la plus grande gloire de
Dieu, Paris, le i" novembre i885.
I I PRELIMINAIRES But de cet ouvrage. a En premier lieu,
arrachez à la Franc-Maçonnerie le masque dont elle se couvre, et
montrez-la telle qu'elle est. Secondement, instruisez le peuple,
faiteslui connaître les artifices employés par cette secte pour séduire
les hommes et les attirer dans ses rangs, la perversité de ses
doctrines, l'infamie de ses actes. » (Extrait de l'Encyclique Humanum
Geniis, de Notre Très Saint Père le Pape Léon XIII, sur la Franc-
Maçonnerie.) De nombreux ouvrages ont été écrits contre les
sociétés secrètes en général et contre l'association maçonnique en
particulier. Tous, sans exception, sont ani mes d'un esprit excellent,
et beaucoup prouvent de patientes et sagaces recherches de la part
de leurs auteurs. Mais, en effectuant leurs recherches, ces divers
auteurs, souvent, n'ont pas aperçu toute la vérité que TOMK
PREMIER. I
2 — leurs efforts tendaient à découvrir ; deux choses leur
manquaient, à leur louange, je me hâte de le dire : l'initiation
maçonnique , et la fréquentation des membres de la secte. L'œuvre
de révélations, que je livre aujourd'hui à la publicité, est donc
appelée à combler bien des lacunes. Je le confesse à ma honte, j'ai
appartenu à la Franc-Maçonnerie, et, par l'étude spéciale à laquelle
je me suis livré au sein de ce monde téncbreuscment voué au
triomphe du mal, j'ai pu pénétrer tous ses secrets. Certes, en tant
qu'auteur, mon mérite est mince, puisque mon œuvre se compose
surtout de documents. Ma seule peine a été de les recueillir, de les
conserver et de les classer. Tout au plus, devra-t-on reconnaître que
j'en ai tiré le meilleur parti possible, en les disposant de façon à bien
faire saisir tout le mécanisme mystérieux de la plus perverse des
associations, en expliquant ce qui pourrait ne pas être compris, en y
adjoignant enfin mes souvenirs personnels et des renseignements
complémentaires puisés à des sources sûres. Mais, du moins,
comme je dois, pécheur repentant, une réparation, chaque jour plus
solennelle, à l'Eglise, pour ma lourde part de responsabilité dans le
dommage qui lui a été occasionné en ces temps impies, comme j'ai
à cœur d'effacer mon triste passé, comme je ne mourrai heureux
que si je puis donner aujourd'hui ma vie pour la sainte et bien-aimée
religion de mon enfance, c'est avec joie que j'affronte les colères que
mes divulgations ne vont pas manquer de susciter, les rages qui
éclateront furieuses, les menaces sataniques et peut-être leur mise à
exécution. Qu'importe, après tout?... Puisse cet ouvrage, en
projetant une complète lumière, aider à la disparition d'une société
d'égoïsme,
— 3 — d'intrigue, d'immoralité et d'imposture, qui ne peut
vivre que dans l'ombre et le crime. Il s'agit de démontrer, pièces en
main, que la FrancMaçonnerie est une association de tripoteurs
politiques, exploitant le peuple, à la faveur du mystère qui cache à
celui-ci les artifices d'une organisation trompeuse ; que le joug
maçonnique est, pour les affiliés, la plus insupportable des tyrannies,
et qu'une fois qu'on se l'est laissé imposer par inconscience, il est
presque impossible d'en secouer l'oppression ; que le prétendu
exercice de la bienfaisance, dont la secte se targue pour attirer à elle
les naïfs et pour se concilier l'estime du vulgaire ignorant, n'existe
quc dans la théorie, n'est en aucune circonstance mis en pratique,
est, en un mot, le trompe-l'œil le plus effronté qu'ait jamais imaginé
l'esprit du mensonge ; que, sous une monarchie, la société
fonctionne à l'état de conspiration permanente, pour peu que le chef
de l'Etat ne lui laisse pas prendre place au pouvoir, et que, sous une
république, elle monopolise l'autorité, confisque le gouvernement,
accapare les emplois et les fonctions, triche le suffrage universel,
berne la démocratie, frustre la masse des producteurs, bourgeois,
artisans et ouvriers, en se substituant dans la direction des affaires
politiques à tous ceux qui y ont des droits, et cela avec une habileté
telle que les victimes de ces tricheries et de ces frustrations ne
peuvent seulement pas s'apercevoir de leur rôle de dupes ; que la
Franc-Maçonnerie s'est donné la tache de détruire tous les principes
de morale, tous les instincts de justice, toutes les notions du bien, et
que peu nombreux sont ceux de ses membres que l'influence
délétère d'une pareil milieu n'a point encore corrompus; que sa vraie
philosophie n'est autre qu'un grossier panthéisme, auquel les
adeptes sont graduellement amenés par une série de mômeries
ridicules,
— 4 — commençant par la glorification de la matière pour
finir par l'adoration de Satan ; que ces cérémonies, loin d'avoir la
grandeur imposanie du culte catholique, sont grotesques, souvent
répugnantes, et, par leur caractère de parodie à la fois haineuse et
triviale, trahissent la malice infernale qui les inspire; que, tout en
proclamant la liberté des croyances, la secte poursuit, avant
n'importe quel autre but, la destruction du catholicisme, et que, pour
atteindre à ce résultat, elle ne recule devant aucune violence, ni
devant aucune hypocrisie ; enfin, que la multitude vicieuse ou
égarée des francs-maçons est elle-même, sans qu'elle s'en doute,
dans les mains de quelques centaines (à peine !) d'individus cachés,
disposant à discrétion des sectaires aveugles, s'en servant comme
de jouets qu'ils peuvent briser à un moment voulu si cela leur paraît
utile, combinant avec lâcheté et faisant exécuter avec perfidie les
attentats les plus criminels, les plus odieux, les plus exécrables. Telle
est la démonstration qui va être faite, non par des dissertations sur
des indices plus ou moins vagues, mais par la reproduction de
documents indiscutables et complets. Les documents parleront
d'eux-mêmes, le commen taire ne sera qu'accessoire. g n. Mes
démêlés avec le Grand-Orient. « Je demande la parole pour un fait
personnel. » Avant d'aller plus loin, il importe que je réponde
d'avance à une objection qu'on ne manquera pas de m'adresser. On
me dira que, le jour de mon initiation,
j'ai prcté le serment de ne rien révéler sur la
FrancMaçonnerie, et qu'en publiant cet ouvrage, je viole aujourd'hui
ce serment. Je pourrais répondre que Notre Très Saint Père le Pape,
en daignant lever les censures ecclésiastiques prononcées contre
moi à l'époque de mes scandales, m'a en même temps et par le
même fait, délié de tout serment impie prêté à l'esprit du mal. Les
catholiques qui me liront savent tous qu'une promesse faite dans un
but mauvais, dans un dessein coupable est nulle et sans valeur par
elle-même. Mais je n'écris pas uniquement pour les catholiques. Mon
ouvrage, j'en suis bien sûr, sera lu aussi par des francs-maçons, et
dans le nombre il s'en trouvera qui ignorent à quel point les chefs
secrets de la société usent et abusent d'eux. Il sera lu encore par
bon nombre de libres-penseurs qui, pour n'être pas inféodés à la
secte, n'en sont pas moins, dans leur centre particulier d'action,
hostiles à la Papauté et à TEglise. Mon but, en dévoilant les
mystères maçonniques jusqu'aux plus hauts grades, est d'arrêter
ceux qui seraient tentés de s'affilier à la ténébreuse association et de
décider à en sortir, par un suprême effort, les quelques malheureux
encore honnêtes qui s'y sont égarés. Or, pour ceux-ci comme pour
ceux-là, il m'est indispen sable d'établir que, bien avant d'être délié
de mon ser ment maçonnique par Sa Sainteté le Pape Léon XIII, je
l'étais par la Franc-Maçonnerie elle-même. Le serment de l'initiation
maçonnique est double d'une part, le récipiendaire s'engage à ne
jamais divulguer les secrets de la société ; d'autre part, la société
s'oblige à aider et protéger en toute occasion le récipiendaire. « Tous
les maçons, dit au néophyte le Vénérable, parlant au nom de
l'association, voleront à votre secours dans les circonstances difficiles
où vous
— 6 — pourrez vous trouver. » Il s'agit en réalitd d'un pacte
contracté entre deux parties : si donc l'une des parties contractantes
viole ses engagements, il est évident que l'autre partie, victime de la
non-exécution du traite commun, n'est plus tenue, en conscience, à
ses obligations personnelles. Tel est mon cas. C'est la Franc-
Maçonnerie qui la première a déchiré le traité souscrit entre elle et
l'auteur de cet ouvrage. Rien n'est plus facile à prouver. Un mot
encore. Bien que la Franc-Maçonnerie se soit conduite à mon égard
avec une injustice passionnée, ce n'est point un désir de vengeance
qui me guide. Les faits, que je vais d'abord raconter, datent de
l'année 1881. Si j'étais animé par un sentiment de colère, il y a
longtemps que j'aurais attaqué cette association dont, comme tant
d'autres, j'ai à me plaindre. Je ne l'ai pas fait. J'ai plaisanté
quelquefois, à l'occasion, ses côtés ridicules; mais cela a été tout. A
l'époque où j'avais le malheur de combattre la religion, je souffrais
de l'iniquité dont j'étais victime ; mais je souffrais en silence, parce
que ces frères iniques combattaient pour la même mauvaise cause
que moi. Depuis, par une grâce inespérée, j'ai ouvert les yeux ; j'ai
vu dans quel abîme je m'enfonçais chaque jour davantage : je me
suis repenti, j'ai invoqué le Ciel, j'ai supplié Dieu, et Dieu m'a tiré de
l'abîme. Seule ma reconnaissance envers Dieu m'inspire. Je n'ai pas
la haine des méchants, j'ai la haine du Mal qui les pousse. Mon
œuvre n'est point contre les francs-maçons en tant qu'hommes,
mais en tant que sectaires ; elle est absolument contre la Franc-
Maçonnerie. Aimer Dieu, c'est haïr l'Enfer. Je démasquerai donc le
vice, non pour me venger
- 7 — des iniquités du vice, mais pour rendre honneur à la
vertu. Voici maintenant comment la Franc-Mnçonncric m'a délié, il y
a cinq ans, de mes obligations envers elle : J'avais, certes, tout ce
qu'il faut pour faire, sinon un parfait, du moins un bon maçon. Mon
impiété pouvait rivaliser avec celle de nos blasphémateurs les plus
endurcis. Bien avant mon initiation, les grandes lumières de la secte,
me prenant à qui mieux mieux pour leur collègue, m'écrivaient en
me qualifiant do frère avec les trois points réglementaires (F.*.). En
1878, invité à une fête maçonnique par la Loge la Réunion des Amis
Choisis, de Béziers, je causai un étonnement profond à mes
aimables hôtes en leur apprenant que le Grand Architecte de
l'Univers* ne me comptait pas au nombre de ses disciples. Les frères
bitterrois m'excitèrent vivement à me faire enrôler. Je ne me rappelle
plus pourquoi je ne suivis pas alors leurs conseils. Je voyais dans la
Franc-Maçonnerie une ennemie déclarée du catholicisme, et j'étais
moi-même perdu dans les sentiers du mal. Lorsque, vers la fin de
1879, un de mes vilains romans, le Fils du Jésuite^ produisit dans le
monde catholique un légitime mouvement d'indignation, je reçus de
diverses Loges des lettres me flattant et m'excitant à persévérer
dans mon impiété. Je n'en citerai que deux. I. On sait que dans leurs
cérémonies, les Frères Trois-Points invoquent, sous le nom de Grand
Architecte de l'Univers, un Être Suprême indéfini qui, pour ceux
d'entre eux qui croient encore, Cbt censément Dieu^ et qui, pour
ceux qui ne croient plus, représente, à leur dire, une force
inintelligente et éternelle, motrice de la matière et des mondes.
- 8 A.-. N. F..'. S.-. L.'. A.'. D.'. G.'. O.'. D.'. F.\ R.-. L.\
L'ÉTOILE DU NORD OR.-. DE LILLE '. Limer rt! Egalité! Fraternité!
Or.-, de Lille, le 3 janvier i8So. Au Tr,'. C.\ et Ill.\ Fr. Léo Taxil,
homme de lettres à Paris. Tr.-. C.-. et I1L-. F.-., La Tr.-. Resp.-. L.-.
VEtoile du Nord est heureuse de vous féliciter bien sincèrement de
ce que la Cour de Rome a cru devoir lancer l'excommunication
contre le vaillant champion de la Liberté de Conscience. Cette
Récompense sera chère au lutteur audacieux qui n'a pas craint de se
mesurer contre un adversaire si redoutable et si puissant encore.
Vous avez frappé juste, T.*. C*. et L*. F.*. L'anathème de ce parti
abhorré le prouve surabondamment; il vou:^ donnera une force
nouvelle pour continuer la lutte à laquelle tous les esprits libéraux et
éclairés concourent avec vous au cri du Grand Tribun Français : a Le
cléricalisme, voilà l'ennemi ! m Courage 1 !1 Au nom de tous les
Mac.-., Merci! Il Par Mandement de la L.-. Le Secrétaire : {Signé)
Julien, R.-. ^.•. 1. Ces abréviations signifient : « Au nom et sous les
auspices du Grand-Orient de France, la Respectable Loge VEtoile du
Nord, orient de Lille. » En maçonnerie, tout se date de l'Orient, où
se lève le soleil. On dit : « Orient de Paris », pour dire tout
simplement : « Paris. » Je consacrerai, du reste, tout un chapitre à
cet argot. — L'abréviation qui accompagne la signature de cette
lettre signifie : « Rose-Croix», i8* grade maçonnique.
— 9 — A.-. L.-. G.-. D.-. G.-. A.-. D. . LU.- » S.-. L.'. A.'. D.-.
G.-. 0.\ F.-. R.-. L.-. LKS ENFANTS D^HIRAM Fond.-, le 4« jour du lo"
mois 5840. — Const.-. le 24» jour du 2« mois 5S41. — Rep.-.
dcsTrav.'. le iS'jour du 1 1* mois 5865. — Const.-. le i8« jour du 4»
mois 5860. Cabinet du Vénérable : Usine de la Fontaine-Ronde, par
Cssson, Seine-et-Marne. Or.*, de Melun, le 14 janvier 1880. (E.*.
V.*.) T.-. C.-. F.-. Au moment où nos ennemis, les noirs crocodiles *,
agitent sur votre tcte leurs foudres vaincs, la Loge de Melun a
décidé, en sa Tenue Solennelle du 7 janvier courant, de vous
adresser l'expression de sa gratitude pour l'énergie avec laquelle
vous combattez le cléricalisme. 1. La première ligne d'abréviations
signifie : « A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers. » Les autres
abréviations veulent dire : « Fondée, constituée, reprise des Travaux.
» On remarquera que les maçons augmentent de 4000 ans le
nombre usité pour designer les années; c'est, disent-ils, pour
prendre date à la création du monde, et non à la naissance de
Jésus-Christ. « Reprise des Travaux » signihe que cette loge a été
fermée pendant un certain temps et qu'elle a été ensuite reouverte «
E.-. V.*.» veut dire « Ere^Vulgaire. » — Vénérable est le titre d'un
Président de loge. 2. Cette expression bizarre, les noirs crocodiles, a
une origine curieuse. Garibaldi dans ses lettres, parlait quelquefois
des « noirs cocodrilles », par allusion aux proyers vulgairement
appelés cocodrilles, qui existent à profusion aux environs de Rome;
ces oiseaux, qui sont noirs, appartiennent au genre des passereaux.
Les maçons de Melun, à qui le Grand Architecte de l'Univers a
négligé de donner des connaissances ornitholoi^iques très
approfondies, se sont servis dans leur lettre, de l'expression de
Garibaldi en transformant les cocodrilles en crocodiles. Quoi, qu'il en
soit, ces crocodiles, noirs ou non, agitant des foudres sur ma tête,
constituent une tigure de rhétorique qui ne manque pas de gaieté.
— 10 — La rage des vaincus prouve que vous leur avez
porté des coups mortels. Nous aimons à croire que vous venez
encore de puiser une force nouvelle en entendant leurs anathèmes.
Recevez donc, avec l'assurance de notre reconnaissance, nos frat.*.
et cordiales salutations. Par mandement de la L.* Le Vénérable :
{Signé) G. Lagache.*. Au F.-. Léo Taxil, puhliciste, à Paris. Toutes ces
lettres de félicitations maçonniques étaient conçues dans le même
style; et, si j'en suis confus aujourd'hui, j'en étais alors très fier. Ces
louanges, ces encouragements à persévérer dans la mauvaise voie
où je m'étais engagé, m'arrivèrent, je dois le dire, exclusivement de
province. A Paris, tous ou presque tous les membres de la presse
républicaine font partie des Loges; or, dans cette partie de la presse
parisienne, la jalousie et l'envie régnent à l'état latent. Aussi, de ce
que les Loges de la capitale ne me félicitèrent point, il ne faudrait
pas conclure qu'elles sont moins irréligieuses que leurs Tr.*. Resp.*.
Sœurs des départements; la vérité est que mon indépendance me
valait de nombreux ennemis parmi mes confrères, répandus en
grand nombre dans la Maçonnerie parisienne. Mes premières
difficultés avec le Grand-Orient de France datent du mois d'avril
1881. A cette époque, une Loge maçonnique, intitulée La Libre-
Pensée^ venait d'être fondée à Narbonne; elle devait être sole:»
ncllement installée et inaugurée, le dimanche 24 avrij par une
délégation spéciale du pouvoir central du ritt
— 1 1 — français. La Loge, à la suite d'une délibération et
par un vote presque unanime, m'écrivit pour m'inviter à assister à la
cérémonie et à faire, à cette occasion, une conférence. Le Grand-
Orient de France, apprenant cela, manda aussitôt à la Loge de
n'avoir pas à prendre, pour son inauguration, d'autres conférenciers
que ceux qu'il enverrait. La Loge insista, disant que je jouissais d'une
certaine popularité dans le Languedoc et qu'à Narbonne notamment
je comptais beaucoup d'amis. Réplique du Grand-Orient, et ordre
formel donné à la Loge de renoncer à la conférence du F.*. Léo Taxil
*. Trouvant le procédé passablement tyrannique de la part des
directeurs d'une société que j'avais cru libérale, je pris le train de
Narbonne, sans me soucier de ce qu'en penserait le Grand-Orient,
et, au lieu de faire à la Loge la conférence qu'elle m'avait demandée,
je la fis au théâtre et au bénéfice des pauvres de la ville.
J'appartenais, — j'ai oublié de le dire, — à la Loge parisienne le
Temple des Amis de rHoiineiir Français^ qui a sa réunion ordinaire le
troisième lundi de chaque mois. Ma petite révolte contre le
despotisme du GrandOrient avait eu lieu dans les derniers jours
d'avril. A la première réunion de ma Loge (troisième lundi de mai),
une accusation, dont le Vénérable refusa de me faire connaître
l'auteur, fut déposée contre moi. I. J'ai conservé la lettre par laquelle
la Loge la Libre-Pensée m'invitait à venir donner une conférence à
l'occasion de son inauguration, la copie de la correspondance
échangée entre le Grand-Orient et la Loge, et une lettre à moi
adressée par le Secrétaire Général du Grand-Orient (le F.-.
Thévenot), reconnaissant qu'en effet l'ordre d'interdiction de ma
conférence émanait du pouvoir central de la Miiçonnerie (rite
français).
— 12 — Je fis observer qu'un accuse doit toujours être mis
en face de qui Taccuse. Le Vénérable me répondit en me montrant
les Règlements; en effet, c'est ainsi que les choses se passent dans
la Maçonnerie. Ne m'étant jamais attendu à ce qui m'arrivait, j'avais
négligé de lire les Dispositions Judiciaires de l'Ordre. ' Un Comité
Secret fut donc constitué, toujours en vertu de ces fameux
Règlements, pour procéder, sans confronter l'accusé et l'accusateur,
à l'instruction de mon affaire. Ce Comité se composait des frères que
voici : Rothé, comptable à l'Ecole Polytechnique ; Lemonon,
marchand de bronzes, 2 bis, rue Vivienne; Le Leurch, capitaine au
74' de ligne ; Castaneda, docteur en médecine, 14, avenue de la
République ; Et un F.-., dont j'ai oublié le nom, et qui remplissait à la
Loge les fonctions de Grand-Expert. L'un de ces frères, le F.*.
Lemonon, avait le grade de Chevalier-Kadosch et était TOrateur de la
Loge, c'est-à-dire le représentant attitré du Grand-Orient ; c'est lui
qui communiquait directement avec le pouvoir central ; quant à son
grade, un des plus élevés et des plus inaccessibles de la Maçonnerie,
nous verrons, au cours de cet ouvrage, quelles sont ses attributions.
Je comparus devant le Comité Secret et répondis à toutes les
questions ; et je vous prie de croire qu'on ne me les ménagea pas.
Le Comité avait en mains une véritable liasse de papiers, dont
chaque feuille portait une interrogation sur un fait quelconque me
concernant ; toute ma vie, non seulement publique, mais privée, fut
épluchée. Mes réponses étaient immédiatement inscrites au bas de
la question rédigée d'avance. Tout ce travail avait, à coup sûr, été
préparé en dehors de la Loge; car les membres du Comité, sauf le
- i3 F.*. Lemonon, n'étaient pas familiers avec l'écriture du
mystérieux accusateur; quand le président et le secrétaire ne
comprenaient pas bien, c'était le F.*. Lemonon qui prenait le papier
et qui déchiffrait. Toute l'enqueie portait sur des actes, et non sur
des paroles, qui étaient allégués à ma charge. « La vérification d'une
accusation, quand elle porte sur des faits, est toujours facile, me dit
le F.*. Orateur; et il s'agit ici d'une affaire que nous avons mission de
régler le plus promptement possible. » Aussi je dus, pour me
disculper sur chaque point, indiquer des personnes pouvant
démontrer la fausseté de chaque inculpation. Le Comité Secret prit
note, afin de contrôler ma défense, des noms et adresses de mes
témoins à décharge, et, bien entendu, refusa, comme le Vénérable,
de me mettre en face des prétendus témoins qui me chargeaient ^
I. Parmi les faits que le Comité Spécial d'Enquête jugea bon
d'eclaircir, se trouve ^clui de mon procès au sujet de la brochure Les
Sermons de mon Curé. En 1880, un abonné de mon journal, M.
Hennino, négociant, 46, rue d'Aboukir, m'apporta un vieux recueil de
poésies, publié sous la seconde republique, et portant cette
signature: « Auguste Roussel. » Ce recueil lui avait été prête, me dit-
il, par M. Edmond About. On le considérait comme une curiosité et
une rareté; car, d'après l'opinion générale, l'auteur n'était autre que
M. Auguste Roussel, rédacteur de ï Univers ; c'était, afrtrmait-on, un
péché de jeunesse de l'éminent écrivain catholique, que le Figaro
accusait de n'avoir pas, à ses débuts, professé les mêmes idées
qu'aujourd'hui. Charmé de l'occasion qui se présentait à moi d'être
désagréable à un homme alors mon adversaire, je m'empressai de
faire copier le recueil, avec le consentement de M. Hennino, et je
pris sur moi de le publier. Atin que M. Auguste Roussel (de
VUnivers), contre qui le coup était dirigé, se trouvât dans
l'obligation, pour empêcher la diffusion de ce que tout le monde
pensait être son œuvre, d'établir par voie de justice qu'il en était
auteur et propriétaire, on intitula cette brochure de reimpression :
Les StRMo.Ns DE MON Curé, par un Chantre Sceptique. C'était,
pensait-on, réduire M. Roussel à cette alternative : ou laisser se
propager
- 14 Ccitc insiruciîon secrète nécessita de nombreuses
séances. Finalement, le Comité Spécial d'Enquête, à Tunanimite,
moins une voix, — la voix du représentant du Grand-Orient, —
déclara que la plainte portée contre d'anciennes poésies qu'il reniait
aujourd'hui ; ou avouer fubliquement qu'il avait été anti-clérical à un
moment donné, pour avoir le droit d'arrêter celte propagande. Or,
tout le monde était dans l'erreur. L'œuvre était bien d'un Auguste
Roussel, mais pas du rédacteur de VUnivers. L'auteur, poète qui ne
manquait certes pas de talent, mais qui était demeuré inconnu du
public comme la plupart des poètes, signait en 1848 « Auguste
Roussel » tout court, ce qui devait le faire confondre plus tard avec
l'écrivain catholique; et dans ces dernières années il avait adopté la
signature « A. Roussel, de Méry ». — Tout cela n'a été mis au jour
que par le procès qui allait s'engager. Ce procès me fut intenté par
M. Emile de Beauvais, ami intime de feu Roussel, de Méry, et
cessionnaire des droits légués par le poète défunt. J'étais dans une
situation très fausse. Au point de vue catholique, j'avais évidemment
tous les torts : c'était surtout parce que j'étais convaincu que
Tauteur était M. Auguste Roussel (de VUnivers) et que je pensais
que cette réimpression lui serait désagréable et lui lierait les mains,
c'était principalement pour cela que j'étais en faute. Au contraire, au
point de vue anti-catholique, je n'avais qu'un tort, celui d'avoir
partagé une erreur générale : si l'auteur avait été réellement M.
Roussel (de VUnivers), toute la presse républicaine m'eût félicité
d'avoir osé réimprimer malgré lui ses anciennes œuvres. Comme à
cette époque je ne me préoccupais que de l'opinion des républicains
et des libres-penseurs, je cherchai uniquement dans ma défense, à
établir ma bonne foi, à prouver que j'avais été victime d'une
similitude de nom, à démontrer que j'avais eu en vue, non l'appât du
gain (on sait que jamais éditeur ne s'est enrichi, certes, en publiant
des volumes de poésies), mais un acte hostile, et de bonne guerre,
contre un adversaire réputé. Le Tribunal, qui n'avait pas à se placer
au point de vue anticatholique pour apprécier les faits, qui dans la
cause n'examinait que le côté matériel, puisqu'il s'agissait d'une
action civile, me condamna à des dommages-intérêts, et ses
considérants déclarèrent que le fait d'avoir cru M. Roussel (de
VUnivers) auteur de l'ouvrage en litige, et d'avoir réimprimé cet
ouvrage dans le but exprès de lui nuire, ne me rendait que plus
coupable. ie fis appel. La Cour partagea l'avis du Tribunal Civil et
- 15 — moi n'était point fondée. En conséquence, la plainte
était annulée, l'accusation tombait d'elle-même, et, par le fait, on
n'en entendit plus parler. A la réunion du 20 juin 1881, qui suivit
cette ordonnicine doubla les dommages-intérêts auxquels j'avais été
condamné en premicre instance. Tels sont les faits que le Comité
Spécial d'Enquête (maçonnique) examina. 11 étudia l'alVairc au point
de vue de ma bonne foi et prit ses renseignements de tous côtés ;
deux délégués se rendirent, notamment, chez M. Hennino, le i.| juin,
pour savoir comment j'avais été induit en erreur sur la véritable
personnalité de l'auteur des Sermons démon Curé; M. Hennino eut
la loyauté dd reconnaître que c'était lui en clVet qui avait été, dans
mon alVaire, la première cause du quiproquo. Bref, le Comité
d'Enquête de la Maçonnerie, contrairement aux juges civils, me
déclara complètement innocent. Au surplus, ma bonne foi devait
éclater plus tard d'une façon publique. Après ma condamnation en
appel, je me pourvus en cassation, et là le procès se termina à mon
honneur par le désistement de la partie ad .erse. M. Emile de
Bcauvais avait surtout à cœur de faire cesser, devant l'opinion
publique, la confusion de personnes qui se produisait entre son
défunt ami et M. Auguste Roussel (de VUnivers); son but principal
était d'établir, d'une manière indiscutable, que la paternité des
Sermons de mon Curé appartenait à « Roussel, de Méry ». C'est
pourquoi, étant donné que de mon côté je reconnaissais avoir
partage l'erreur générale, M. de Beauvais m'écrivit la lettre suivante
qui mit tin au différend : Levallois-Perret, i«f décembre 1881.
Monsieur Léo Taxil, Le procès des Sermons de mon Curé m'ayant
mis en relation avec plusieurs personnes qui vous connaissent de
près et depuis longtemps, il m'a été facili: de faire une enquête sur
les conditions dans lesquelles vous avez publiti l'œuvre de mon vieil
ami Auguste Roussel, de Méry. Four mener sérieusement cette
enquête, je me suis entouré de tous les renseignements possibles,
les puisant à toutes les sources, et, comme il est de la loyauté la
plus élémentaire de reconnaître une erreur, c'est donc de bien bon
cceur que je>déclare m'ètre trompé à votre ég.ird. Votre bonne foi
dans toute cette atlaire ne fait plus pour moi aucuu doute, et je vous
tiens pour un parfait honnête homme. Ma conviction est à ce point
certaine, que je renonce, par la présente, à l'exécution du jugement
et arrêt rendus contre vous à mon profit. Vous pouvez donc, de
votre celé, retirer votre pourvoi en cassation. Eu outre, pour bien
vous prouver combien je désire que toute trace de

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