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Examen Electrotechnique

Le document présente des questions et réponses sur l'électrotechnique, couvrant des sujets tels que les circuits électriques, les puissances, et les machines électriques. Il aborde des concepts fondamentaux comme les régimes continu et sinusoïdal, les puissances active, réactive et apparente, ainsi que le fonctionnement des transformateurs et des moteurs. Les réponses détaillent les principes de fonctionnement, les relations entre les grandeurs électriques, et les caractéristiques des différentes machines électriques.

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Examen Electrotechnique

Le document présente des questions et réponses sur l'électrotechnique, couvrant des sujets tels que les circuits électriques, les puissances, et les machines électriques. Il aborde des concepts fondamentaux comme les régimes continu et sinusoïdal, les puissances active, réactive et apparente, ainsi que le fonctionnement des transformateurs et des moteurs. Les réponses détaillent les principes de fonctionnement, les relations entre les grandeurs électriques, et les caractéristiques des différentes machines électriques.

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Questions d'examen - Électrotechnique

Partie 1: Circuits Électriques et Puissances

Question 1: Expliquez la différence entre le régime continu et le régime sinusoïdal.


Quelle est l'utilité de la représentation complexe en régime sinusoïdal ? Donnez les
expressions complexes de l'impédance pour une résistance (R), une inductance (L) et
un condensateur (C).

Question 2: Définissez les puissances active (P), réactive (Q) et apparente (S) en
régime sinusoïdal monophasé. Quelle est la relation entre ces trois puissances
(triangle des puissances) ? Expliquez le concept de facteur de puissance et son
importance.

Question 3: Décrivez un système triphasé équilibré. Comparez les couplages étoile et


triangle pour une charge triphasée, en précisant les relations entre les tensions et
courants simples et composés pour chaque couplage.

Question 4: Qu'est-ce qu'une charge non linéaire ? Expliquez la notion d'harmoniques


de courant générés par ces charges et leur impact sur le réseau électrique. Comment la
décomposition en série de Fourier est-elle utilisée pour analyser ces courants ?

Partie 2: Machines Électriques

Question 5: Décrivez le principe de fonctionnement d'un transformateur monophasé


parfait. Établissez la relation entre les tensions, les courants et le nombre de spires.
Expliquez le rôle du circuit magnétique.

Question 6: Expliquez le principe de fonctionnement et la constitution d'une machine


à courant continu. Décrivez les différences fondamentales entre le fonctionnement en
moteur et en génératrice, en vous appuyant sur les schémas équivalents.

Question 7: Qu'est-ce que le champ tournant et comment est-il créé dans une
machine synchrone ? Expliquez pourquoi une machine synchrone n'est pas auto-
démarrante et décrivez une méthode de démarrage.
Question 8: Expliquez le principe du moteur asynchrone et la notion de glissement.
Pourquoi le rotor d'un moteur asynchrone ne peut-il jamais atteindre la vitesse du
champ tournant (vitesse de synchronisme) ?

Question 9: Pour un moteur asynchrone, décrivez le schéma équivalent monophasé


ramené au stator. Expliquez comment ce schéma permet d'analyser l'écoulement des
puissances et de calculer le rendement de la machine.

Question 10: Comparez les caractéristiques (couple, vitesse, rendement) des


machines à courant continu, synchrones et asynchrones. Donnez un exemple
d'application typique pour chaque type de machine.

Réponses détaillées - Électrotechnique

Partie 1: Circuits Électriques et Puissances

Réponse 1: - Régime continu (DC): les grandeurs (tension, courant) sont constantes
dans le temps. Les éléments se modélisent par R (résistances). Les équations sont
purement algébriques. - Régime sinusoïdal (AC): les grandeurs varient de manière
sinusoïdale à une pulsation ω = 2πf. On utilise la représentation complexe (phasors)
pour transformer les équations différentielles en équations algébriques. -
Représentation complexe: on représente u(t) = Um√2 cos(ωt+φu) par le phasor U =
Um∠φu (valeur efficace U = Um/√2). Idem pour I. L’impédance Z relie U et I via U = Z
I. - Impédances: - Résistance R: ZR = R (réel), courant en phase avec la tension. -
Inductance L: ZL = jωL (réactif positif), courant en retard de 90°. - Condensateur C: ZC =
1/(jωC) = −j/(ωC) (réactif négatif), courant en avance de 90°.

Réponse 2: - Puissance apparente S (VA): S = V I (grandeurs efficaces, monophasé).


C’est le produit vectoriel des phasors U et I. - Puissance active P (W): P = V I cosφ, où
φ est le déphasage entre U et I. Elle mesure l’énergie réellement convertie
(mécanique, thermique...). - Puissance réactive Q (var): Q = V I sinφ. Elle oscille entre
source et charge (stockage dans L et C). - Triangle des puissances: S² = P² + Q²; S est
l’hypoténuse, P le côté adjacent, Q le côté opposé (signé: inductif Q>0, capacitif Q<0).
- Facteur de puissance: cosφ = P/S. Importance: plus cosφ est proche de 1, moins de
courant circule pour une même puissance active → pertes Joule réduites, meilleures
performances réseau. Compensation (condensateurs, filtres actifs) permet
d’améliorer cosφ en réduisant Q inductif.

Réponse 3: - Système triphasé équilibré: trois tensions sinusoïdales de même


amplitude, déphasées de 120°, fournies par une source triphasée. Les charges
équilibrées présentent des impédances identiques sur chaque phase. - Couplage
étoile (Y): - Tension composée (ligne) VL = √3 Vph (phasée de +30° par rapport à Vph). -
Courant de ligne IL = Iph. - Couplage triangle (Δ): - Tension composée VL = Vph. -
Courant de ligne IL = √3 Iph (déphasé de −30° par rapport à Iph). - Puissance totale
(équilibrée): P = √3 VL IL cosφ; Q = √3 VL IL sinφ; S = √3 VL IL.

Réponse 4: - Charge non linéaire: relation tension-courant non proportionnelle


(redresseurs, variateurs, alimentations à découpage, lampes à décharge...). Sous
tension sinusoïdale, elle absorbe un courant non sinusoïdal contenant des
harmoniques (k·f, k entier). - Série de Fourier: i(t) = I1√2 cos(ωt+φ1) + ∑_{k≥2} Ik√2
cos(kωt+φk). L’harmonique fondamental (k=1) transporte l’essentiel de P; les
harmoniques augmentent les pertes, échauffements, et distorsion de tension. -
Impacts: échauffement des transformateurs et câbles (pertes Joule ∝ I²), surcharges
du neutre (harmoniques 3k s’additionnent), déclenchements intempestifs,
résonances avec L/C, dégradation de la qualité d’énergie (THD↑). Solutions: filtres
passifs/actifs, redresseurs 12 pulses, PFC actif, séparation des charges sensibles.

Partie 2: Machines Électriques

Réponse 5: - Transformateur monophasé idéal: deux enroulements couplés


magnétiquement par un circuit magnétique à haute perméabilité. Le flux Φ(t) est
commun aux deux enroulements. - Lois fondamentales: - E1 = −N1 dΦ/dt, E2 = −N2
dΦ/dt ⇒ rapport de transformation: V1/V2 ≈ N1/N2 (en régime sinusoïdal, valeurs
efficaces). - Puissance (idéal): P1 = P2 ⇒ V1 I1 = V2 I2 ⇒ I1/I2 ≈ N2/N1 (inverse du
rapport de tension). - Rôle du circuit magnétique: confiner le flux (réduire fuites),
augmenter l’inductance de magnétisation, limiter le courant à vide. Pertes réelles:
pertes fer (hystérésis, Foucault), pertes cuivre (Joule), flux de fuite (chutes de tension
en charge).

Réponse 6: - Machine à courant continu (CC): - Constitution: stator (inducteur:


aimants/électroaimants), rotor (induit bobiné), collecteur-lamellé + balais
(commutation mécanique). - Moteur CC (principe Laplace): un conducteur parcouru
par un courant I dans un champ B subit une force F = B I l; les forces sur conducteurs
opposés créent un couple électromagnétique T. - Génératrice CC (Faraday): tension
induite E lorsque le conducteur coupe des lignes de champ. - Équations (modèle
simplifié): - E = KΦ ω (fem d’induit, proportionnelle au flux Φ et à la vitesse ω). - T =
KΦ I_a (couple proportionnel au courant d’induit I_a). - Bilan moteur: U = E + R_a I_a
(R_a résistance d’induit); caractéristiques couple-vitesse quasi linéaires (à flux
constant). En génératrice: U = E − R_a I_a. - Schémas/Excitations: série, shunt
(parallèle), composé; ils influencent la régulation de vitesse/couple.

Réponse 7: - Champ tournant: un enroulement triphasé statorique alimenté par des


tensions triphasées crée un champ magnétique résultant tournant à la vitesse
synchrone n_s = 60 f / p (tr/min) où p est le nombre de paires de pôles. - Machine
synchrone: rotor (excitée en CC par bagues/balayages ou aimants) s’accroche au
champ tournant statorique et tourne à n_s (moteur) ou impose n_s (alternateur). - Non
auto-démarrante: au démarrage, le rotor immobile ne peut pas rattraper
instantanément le champ tournant; le couple moyen est nul sans dispositif. -
Démarrages: (i) variateur de fréquence (rampe de f 0→f_nom), (ii) moteur d’appoint
(pony motor), (iii) barres d’amortissement (damper) permettant un démarrage
asynchrone puis excitation CC pour accrochage.

Réponse 8: - Moteur asynchrone (induction): le champ tournant statorique à n_s


induit des courants dans le rotor (cage ou bobiné) par glissement s = (n_s − n)/n_s.
L’interaction de ces courants rotorique avec le champ produit le couple. - Pourquoi n
≠ n_s: pour induire une f.e.m. dans le rotor, il faut une vitesse relative entre rotor et
champ ⇒ s>0 en mode moteur. À n = n_s (s=0), pas de f.e.m., pas de couple. - Relations
clés: n_s = 60 f / p; fréquence rotorique f_r = s f; couple ~ s à faible glissement puis
décroît après le couple max (couple de démarrage et de basculement dépendent des
résistances/réactances).

Réponse 9: - Schéma équivalent monophasé (rapporté au stator): R1, X1 en série


(pertes cuivre et réactance de fuite stator), branche de magnétisation (Rm, Xm) en
parallèle, puis côté rotor R2’/s + jX2’ (R2’ résistance rotor rapportée, X2’
réactance de fuite rotor rapportée). - Bilan des puissances (par phase, machine
triphasée équilibrée multiplier par 3): - P_in = V1 I1 cosφ1 (puissance absorbée) -
P_Cu1 = 3 I1² R1 (pertes cuivre stator) - P_Fe ≈ 3 V1²/Rm (pertes fer, à vide) - P_δ =
puissance transmise à l’entrefer (P_in − pertes stator) - P_Cu2 = s P_δ (pertes cuivre
rotor) - P_méc = (1−s) P_δ (puissance mécanique développée) - P_out = P_méc −
pertes mécaniques (frottements, ventilation) - Rendement η = P_out / P_in. - Le
schéma permet de calculer courants, couples et rendements en fonction de la charge
(via s) et de la tension/fréquence.
Réponse 10: - Machine CC: - Avantages: commande de vitesse/couple fine (variateur
simple), couple de démarrage élevé. - Inconvénients: collecteur/balais (entretien,
étincelles), densité de puissance moindre. - Applications: traction ancienne, treuils,
laminoirs, servo entraînements (versions brushless remplacent de plus en plus). -
Machine synchrone: - Avantages: vitesse strictement constante (n = n_s), haut
rendement, facteur de puissance réglable (excitation), en génératrice: qualité de
tension. - Inconvénients: non auto-démarrante (sauf VFD), commande/excitation
nécessaires. - Applications: alternateurs de centrales, entraînements grande puissance
à vitesse constante, compensateurs synchrones (correction de cosφ). - Machine
asynchrone: - Avantages: robuste, économique, peu d’entretien, bonne efficacité,
démarrage direct possible (selon puissance). - Inconvénients: vitesse varie avec la
charge (glissement), couple de démarrage parfois limité (cage profonde/résistante
pour l’améliorer), facteur de puissance moyen. - Applications: pompes, ventilateurs,
compresseurs, convoyeurs, machines-outils.

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