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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES MEDICALES
COURS NURSING CHIRURGICAL I
Destiné aux étudiants de Deuxième Graduat
PAR : ASS2. ALIDOR TSHIANGA
sciences infirmières
Par Ass2 Ivette NGALULA LUANGOMBE
ANNEE ACADEMIQUE 202-2021
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PLAN DU COURS
INTRODUCTION
0. OBJECTIF GENERAL
0.1. OBJECTIFS SPECIFIQUES
CHAPITRE I : L’INFECTION EN CHIRURGIE
CHAPITRE II : L’ASEPSIE ET L’ANTISEPSIE
CHAPITRE III : LE BLOC OPERATOIRE
CHAPITRE IV : LE MATERIEL CHIRURGICAL
CHAPITRE V : LES AFFECTIONS CHIRURGICALES
CHAPITRE VI : LA PRISE EN CHARGE DE L’OPERE
CHAPITRE VII : LES COMPLICATIONS POST- OPERATOIRES
CHAPITRE VIII : LES SOINS AUX PLAIES.
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INTRODUCTION :
0.1. OBJECTIF GENERAL
Est de familiariser l’étudiant de G2 sciences infirmières à un langage en milieu
chirurgical.
0.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de ce cours, l’étudiant doit être capable :
Utiliser correctement les matériels des soins stériles ;
Assister le chirurgien avec dextérité au cours d’une intervention chirurgicale ;
Connaître les règles et les principes pour la prise en charge d’un opéré ;
Bien soigner les plaies en respectant les principes d’asepsie ;
Prendre en charge les opérés valablement en pré, per et post opératoire.
QUELQUES DEFINITIONS :
Le nursing : est l’ensemble des soins infirmiers, des actes par lesquels
l’infirmier veille au bien-être.
La chirurgie : est une branche de la médecine qui consiste à guérir un
malade.
Nursing chirurgical : est l’ensemble des soins et actes que l’infirmier est
appelé à poser à l’endroit de malade hospitalisé dans le service de chirurgie.
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CHAPITRE I : L’INFECTION EN CHIRURGIE
1. Définition
1°. Infection : envahissement de l’organisme par un germe pathogène
2°. Inflammation : ensemble de phénomènes réactionnels se produisant au
point irrité par un agent pathogène
3°. Chirurgie : c’est l’ensemble d’opération manuelles et instrumentales réalisées
sûr et dans un corps vivant à des fins thérapeutiques.
C’est l’un des plus anciens arts médicaux. L’efficacité de la chirurgie a été
longtemps limitée par 4 facteurs dont les 3 premiers déterminent la durée possible
d’intervention :
L’ignorance de l’anatomie et la physiologie
L’hémorragie
La douleur
L’infection
2. L’infection en chirurgie est un phénomène grave, elle retarde la guérison du
malade, donc prolonge le séjour à l’hôpital et par conséquent le coût des soins.
- L’organisme réagit à l’infection dans sa lutte de défense ou contre celle-ci par :
Réactions locales : signes de l’inflammation au début :
Douleur
Augmentation de la chaleur locale
Tuméfaction
Rougeur
- Quand l’infection est en sa phase d’état, il y a collection locale du pus d’où
fluctuation (abcédassions suppuration)
Réactions générales :
- Cliniquement : - Hyperthermie : T° oscillante entre 38° à 40°c
- Tachycardie avec parfois polypnée
- Altération de l’Etat général
- Biologiquement : - hyperleucocytose avec polynucléose
- leucopénie s’il s’agit d’infection virale
- Apparition d’anticorps sériques spécifiques
En chirurgie, la lutte contre l’infection est à priori ‘’préventive’’. Elle se fait en
recourant aux méthodes d’asepsie et d’antisepsie
.
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CHAPITRE II : L’ASEPSIE ET L’ANTISEPSIE
ASEPSIE :
Absence de tout germe, privation de tout produit microbien capable de nuire.
C’est aussi la science et toutes les méthodes qui empêchent aux microbes
d’entrer à un certain endroit. C’est une méthode préventive.
ANTISEPSIE :
Lutte, destruction de microbes existants. Ce sont toutes les méthodes pour
lutter contre une infection déjà existante. La lutte efficace contre les microbes a été
rendue possible avec Louis Pasteur qui trouva qu’au lieu de s’ingénier à tuer les
microbes dans les plaies chirurgicales, il faut ne pas en introduire d’où la
STERILISATION.
Cependant, malgré les procédés modernes de stérilisation, il n’est pas rare
d’observer une infection. Ainsi l’antisepsie conserve toujours la place (de la
désinfection)
La découverte des antibiotiques en 1928 par Flemming, ajouté à l’utilisation
déjà existante renforce le combat pour la destruction des microbes.
La stérilisation et la désinfection sont donc des moyens importants pour
réduire au minimum l’infection, les soins infirmiers en chirurgie auront donc pour but :
- De prévenir l’infection
- De la diagnostiquer rapidement
- D’éradiquer tout foyer infectieux
- De protéger l’organisme contre toute attaque microbienne.
A. LA STERILISATION
La stérilisation : destructions de tous les germes (pathogènes et non
pathogènes) dans une substance ou sur un objet.
LES MOYENS DE STERILISATION (PROCEDES)
- Moyens physiques : chaleur (sèche, humide), radiations
- Moyens chimiques : différents antiseptiques
1) Moyens physiques
a) La chaleur : détruit les germes par son action thermique
La destruction dépend :
- Du degré de température
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- De la durée de l’imprégnation de l’objet par la chaleur.
La chaleur est utilisée sous deux formes : la chaleur sèche et la chaleur humide.
1) Chaleur sèche : flamme ou air chaud
Réalisée par : Flamme d’un bec Hunsen : 200 à 300°c
Flambage de l’alcool sur un plateau
Avantage :
- durée brève : 2 à 3 minutes
Inconvénients :
- ne détruit pas les germes anaérobies
- détérioré les matériels surtout les objets piquants et tranchants, décoloration
- Non pratique pour une grande quantité de matériel.
Le poupinel : est un appareil de stérilisation utilisant l’air chaud, c’est un appareil à
double paroi métallique chauffée au moyen des résistances électriques placées entre
deux parois. L’air chaud y circule, mais de manière inégale.
- Un thermomètre externe mesure la chaleur au niveau des parois et un
thermostat permet d’éviter tout excès de température tandis qu’une minuterie règle le
temps de chauffage.
Fonctionnement
- Disposer le matériel à l’intérieur sans surcharger l’appareil et permettre
ainsi une libre circulation de l’air ;
- Chauffer l’appareil, porte ouverte pour éliminer l’humidité qui oxyderait les
instruments ;
- A 100°c la porte est fermée ;
- La stérilisation se fait à la T° moyenne de 170°c pendant 30-45°c.
NB :
- En dessous de 165° le virus de l’hépatite résiste ;
- En moins de 30 minutes, pas de destruction des bacilles tétaniques
Avantage : bon procédé des stérilisations, facile à réaliser bon pour les matériels
métalliques et en verre.
Inconvénients :
- le linge et le coton peuvent être brûlés par air chaud ;
- Le caoutchouc et le plastic sont détériorés ;
- Le matériel d’endoscopie, les lames de bistouri sont altérés ;
- Conservation du matériel stérile : maximum 8 jours.
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2) Chaleur humide
Elle est obtenue sous forme d’eau bouillante ou de vapeur d’eau par ébullition
ou à l’autoclave.
Ebullition : matériel sur plateau perforé, puis placé dans un bouilleur. Porter à
l’ébullition pendant 20-30, la t° maximale est de 100°c
Avantage:
- Procédé très simple et très rapide (urgences)
- moins couteuse
- peut être réalisée à domicile par le malade (seringue, aiguilles)
Inconvénients :
- exige l’emploi immédiat du matériel stérilisé
- oxydation des instruments métalliques
- ne détruit pas les spores ni le virus à hépatite
Autoclave : appareil de stérilisation utilisant la vapeur d’eau sous pression
l’autoclave est une étuve cylindrique à double parois métallique épais conçu de
manière à garder la température interne ; munie d’un lourd couvercle métallique avec
des leviers.
Il comporte :
- La source d’énergie : électricité, gasoil, gaz, bois … ;
- Générateur de vapeur : partie basse de l’étuve contenant de l’eau ;
- Manomètre à pression ;
- Tuyau d’échappement de vapeur sous pressions ;
- Rentrée d’air munie de filtre ;
- Thermostat.
Fonctionnement : l’eau portée à l’ébullition se vaporise, la vapeur reste enfermée
dans l’autoclave et exerce une pression sur les parois. Elle pénètre en suite dans les
paquets et boites à instruments, linges…
1kg de pression : 120°c
2kgs de pression : 136°c
3kgs de pression : 144°c
Les boites contenant le matériel doivent avoir des éclipses ouvertes. La
pression dans l’appareil doit être maintenue, constante pendant toute la durée de
stérilisation.
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1kg pression pendant 20’ pour le caoutchouc et plastic
2kgs pression pendant 45’ pour le linge et compresse
1kg pression pendant 30’ liquides, instruments à la sortie de l’autoclave,
fermer les éclipses des boîtes et tambours, laisser sécher les paquets
Avantage :
- Excellent moyen de stérilisation (méthode sûre) ne décolore pas le matériel
- Très bonne pour le linge, compresse, verre.
Inconvénients :
- Exige une grande énergie (électricité, gaz…)
- La vapeur d’eau peut oxyder le matériel métallique.
3) Les radiations : Elles détruisent les microbes par un phénomène d’ionisation qui
altère les protéines cellulaires aux rayons ultraviolets : produit par des lampes à
vapeur de mercure, à enveloppe en quartz, utilisés pour la stérilisation de l’air des
salles et chambres.
Les rayons Gamma : stérilisation industrielle du matériel et rayon U à usage
unique.
2) Les moyens chimiques : Ils sont représentés par des différents antiseptiques.
a) Le formol
Est l’antiseptique gazeux le plus utilisé soit en poudre ou en pastille ou en
solution de Trioxy-méthylène. A la température ambiante, il dégage une vapeur
d’aldéhyde formique possédant un pouvoir bactéricide puissant, ne détériore pas les
instruments et autre matériel mais dépose à la surface des objets une fine pellicule
irritante. La poudre ou comprimé de formol est déposé dans une boîte contenant le
matériel. Tout matériel stérilisé au formol sera rincé avant tout contact avec la
muqueuse (irritant).
b) Les solutions antiseptiques
Quelques définitions de base :
Décontamination : opération ou résultat momentané permettant de tuer ou d’inhiber
les microorganismes indésirables en fonction des objectifs fixés.
Désinfection : décontamination du matériel, des surfaces d’un local fermé en
l’absence de tout être humain.
NB : En pratique courante, la décontamination des surfaces du corps est considérée
comme « désinfection ».
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Désinfectant : produit et caustique réservé plus particulièrement à la
décontamination du matériel et de surfaces.
Détergent : substance servant à nettoyer une plaie torpide et qui favorise sa
cicatrisation.
Antiseptique : médicaments tolérés par les cellules et les tissus des êtres vivants et
capables d’entrainer la destruction de la flore de contamination.
Les produits antiseptiques sont soit bactéricides (tuer les microbes)
bactériostatiques (inhibant le développement des germes). La plupart des
antiseptiques agissent, soit par coagulations des protéines de la cellule bactérienne
qui aboutit à sa destruction, soit par l’altération de la membrane cytoplasmique de la
cellule.
L’antiseptique absolu est difficile à trouver. La plus part d’entre eux ne sont
actifs que sur certains groupes de microbes des Gr (+) le Gr (-) offrant une réelle
résistance. L’efficacité d’un antiseptique dépend de plusieurs facteurs :
- La nature des germes à combattre : les spores du tétanos de la gangrène
gazeuse, les pseudomonas (bacilles pyocyanique), les protus résistent puissamment
aux antiseptiques connus
- De la fabrication de l’antiseptique : conditionnement, concentration,
conservation
- De la durée de contact des germes avec l’antiseptique
- Des risques de neutralisation de l’antiseptique par d’autres substances
chimiques, sels de sodium, calcium par exemple, diminuent l’action des
ammoniums quartenaires
- Des risques d’inhibition de l’antiseptique par des substances organiques.
Le pouvoir anti microbien de nombreux antiseptiques est diminué par la
présence de sang, du plasma ou de pus
- Du degré d’humidification : une humidification élevée est nécessaire à
l’action d’un antiseptique. La coagulation des cellules bactériennes se fait
mieux, en milieu aqueux.
Classification des antiseptiques
a) Phénols et ses dérivés
Action : actifs contre toutes les bactéries y compris le BK et Certains virus :
empêchent le développement des levures et des moisissures, peuvent être toxiques
et provoquer des phénomènes de sensibilisation sur la peau et les muqueuses
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Produits :
- Crésols (combtar, lysol, crésyl, crésylol)
- Rosercinol (antiseptique des muqueuses)
- Gaïcol, antiseptique respiratoire
- Chlorphenol : fungicides
- Acide picyque astringeant et cicatrisant S
b) Les métaux
- Mercurochrome ; bactériostatique, tannants, mais non cicatrisant
- Merseptyl, merfène ; tous ces produits sont toxiques s’ils sont utilisés à
hautes doses sur des grandes surfaces, causant des dermites, néphrites
- Les sels d’argents comme collyres et antiseptiques des muqueuses
argyrol, collargirol.
c) Les ammoniums quartenaires : sont à la fois détergents, et antiseptiques et
agissent surtout sur les Gr (+) inactifs sur le pseudomonas, faible activité sur les
champignons et le virus
- pénètre la peau
- leur action est inhibée par le savon, les matières organiques de calcium ou
de magnésium
- Leur usage prolongé peut entrainer des dermites et des nécroses cutanées
Produits :
- cequortyl : détergent et bactériostatique, bon pour les plaies (accidents des
voies publiques)
- cétavlon
- sterlance, biocidan.
d) Halogène : hypochlorites de sodium et dérivés iodée
- eau de javel : meilleur antiseptique et désinfectant
- soluté neutre d’hypochlorite de Na+
- les chloramines; efficaces pour la désinfection des plaies supérieures
- chlorhexidine
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Solutions iodées
Les matières organiques diminuent leurs activités. L’iode en solution
alcoolique est irritant pour la peau, nécrosante sur les tissus profonds et les
muqueuses
Actif contre les bactéries, virus grippaux, champignons, usage, désinfection de
la peau, plaies fraiches, certaines mycoses, éruptions dermiques
Produit :
- Teinture d’iode : soluté alcoolique d’iode officinale à 5% d’iode
- Alcool iodé : solution d’iode 25% dans l’alcool à 20%
- Le soluté aqueuse iodo-ioduré à 1% ou Lugol
- Les iodophores : combinaison d’iode avec un agent organique solubilisant qui
libère progressivement l’iode par simple dilution dans l’eau :
Ex : Betholine (poly violone iodé) vidène, iode à 0,5 et 2% d’iode ;
e) Les oxydants : produits qui libèrent de l’oxygène agissent sur les cellules des
micro-organiques. Actifs sur les germes anaérobies, mais faible sur les spores
En application répétée, les oxydants sont irritants et provoquent un
desséchement de la peau avec des fissures.
Produits :
- peroxyde d’hydrogène ou eau oxygénée (H202) à 10, 20, 30 volumes d’02
libéré
- Le permanganate de potassium (KMNO4) en solution de 1/10.000= 1 gr
pour 10 litres d’eau ;
- Le peroxyde de zinc ou Ektogan ;
- L’oxone, désinfectant et stérilisant 1mg/litre d’eau ; tue les bactéries, virus
et champignons.
f) Les acides : sont corrosifs, caustiques et déterminent des brûlures.
- Acide acétique : employé dans les savons en solution aqueuse à 1%.
- Acide chlorhydrique ;
- Acide péracetique à 0,1 à 1% bactéricide et fongicide.
L’alcool éthylique à 70% : efficace, alcool dénaturé, bactéricide mère sur le
BK, moins actifs sur les spores des bactéries de gangrène (clostridium
perfingens) et sur les virus ;
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L’éther n’est pas antiseptique mais est dégraissant pour la peau, enlève les
traces de sparadrap.
CHAPITRE III : LE BLOC OPERATOIRE
Dans les hôpitaux récents, le bloc septique est totalement séparé du bloc
aseptique. Une salle majeure constitue le bloc aseptique et une salle mineure
équipée pour la chirurgie septique.
La possibilité de trouver des chirurgiens, la fréquence des cas attendus ; les
besoins de la population sont les facteurs de la détermination des dimensions des
salles d’opération du bloc. Chaque salle d’opération doit avoir des dimensions
permettant une bonne dispensation des services aux malades. Elles doivent offrir de
bonnes possibilités de nettoyage (non encombrés).
Les dimensions acceptables pour une salle de chirurgie générale sont de 6à
7m x6 m pour les salles rectangulaire, 3x3 m pour l’espace autour du malade sur tête
aux pieds pour permettre une bonne circulation de l’équipe, 90-120cm pour
l’équipement nécessitant de rester à vue d’œil (lecture).
Il est souhaitable de supprimer les angles qui gênent le nettoyage. La hauteur
de 3m environ permet l’accrochage de l’éclairage et une bonne aération.
Le sol doit être solide, plat (afin d’assurer la stabilité des tables d’opérations,
des tables d’instruments), lavable statique et faite de préférence soit des dalles en
caoutchouc ou plastic conducteur, soit par des carreaux en grés. La salle ne doit pas
aussi être trop large sinon l’équipe perdrait beaucoup de temps à cause de l’espace
à parcourir.
Pour la chirurgie spéciale, un espace large est nécessaire. En cas de chirurgie
thoracique ou neurochirurgie et les opérations requerront deux équipes travaillant
simultanément, les nécessaires pour la surveillance.
Ex : Une salle moderne de neurochirurgie nécessite un équipement électronique de
précision. Elle peut nécessiter 10x7m avec une hauteur du plafond minimale de
3,6m.
I. LES SALLES ANNEXES
Pour ces pièces il faut tenir compte des considérations suivantes :
L’entrée et le vestiaire pour l’équipe et le personnel doit inclure une série des
salles avec placards, douches, toilettes ;
L’entrée de service pour les chirurgies, les anesthésistes et le superviseur des
soins ;
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La salle d’attente pour les malades ;
La salle de conservation du matériel stérile ;
La salle de nettoyage ;
La salle de stérilisation ;
La salle pour matériel de réserve (linge, métal…)
Différentes salles d’opérations selon les hôpitaux.
Les corridors
1) Unique où double, a pour objectif de séparer les aires de nettoyage et les pièces
strictement aseptiques ;
2) Réduire les distances à parcourir entre les salles de nettoyage ;
3) Offrir un transport facile pour les malades ;
4) Offrir un bon emplacement du vestiaire ;
5) Permettre un bon contrôle contre la contamination.
Les murs : seront durables, résistants aux impacts, facile à nettoyer et à
réparer, résistant à l’eau, aux substances chimiques, humidité, chaleur,
absence de réflexion ; esthétique, sûrs. Les murs en carrelages sont les
meilleurs comme il est pour le pavement.
Les portes : d’accès doivent être fermées.
La porte d’accès du malade doit être suffisamment large pour laisser passer
un lit ;
- La porte d’accès de l’équipe chirurgicale à ouverture et fermeture
automatique est la meilleure ;
- La porte d’accès pour les services externes évitent les entrées intempestives
au bloc, elle facilite l’entrée du matériel stérile ;
- Une porte de sortie du matériel et linge souillé est souhaitable.
Les fenêtres : plusieurs raisons plaident en faveur des fenêtres pour une salle
d’opération ;
1. Prévenir les sentiments de claustrophobie pour le personnel ;
2. satisfaire le besoin de relaxation en observant un objet à travers la fenêtre ;
3. permettre une ventilation rapide au cas où le conditionnement devient défectueux,
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4. permettre l’usage de la lumière solaire comme agent antibactérien ou l’éclairage
naturel en cas de panne électrique (le jour).
II. EQUIPEMENT ET MATERIEL
Table d’opération : elle permet la réalisation des interventions chirurgicales.
Caractéristiques :
- Table métallique stabilisée sur un pied central ;
- Elle est : malléable, mobilisable, fixable, manipulable et
- Munie donc des systèmes (leviers) permettant différentes positions et pédale
pour monter et descendre à la hauteur voulue.
Ses accessoires sont :
- Les épaulières, les brassards, cuissards, jambiers,
- Les appuis thoraciques, appuis de la tête, appuis sacrés ;
- L’arc de Kocher : barre métallique flexible ou non qui sépare l’anesthésiste du
chirurgien (cerveau) ;
- Billots : petits coussins pour soulever certaines parties du corps (flanc, épaules,
tête…)
La table opératoire est recouverte d’un coussin enveloppé dans une housse en
plastic pour permettre le lavage.
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Lampe scialytique : c’est un système d’éclairage supprimant les ombres. Elle
est munie des plusieurs lampes (ampoules) dont les rayons lumineux son
focalisés, ce qui permet un éclairage puissant et précis. Une lampe
scialytique doit être orientable. Elle devra être vérifiée et lavée régulièrement ;
Tables à instruments (chariots) ce sont des tables rectangulaires montées sur
des roulettes. Les petites tables à hauteur réglables servent aux chirurgiens
pour déposer les instruments. Leur plateau est élevé jusqu’au dessus des
champs opératoires recouvrant le malade ;
Table de l’infirmier ou de la pansouse : table fixe ou roulante sur laquelle sont
déposés les tambours, les boîtes d’instruments, gants, matériel de suture et
pince intermédiaire ;
Bipirateur : appareil à succion servant au drainage forcé des secrétions,
liquides, sang. Il est muni des tuyaux et des canules d’aspiration. La partie en
contact avec le malade est stérile.
L’aspirateur peut être électrique ou mécanique
Bistouri électrique (Diathermie) : appareil d’électrocoagulation servant à la
section et la coagulation des tissus, utilisé surtout dans les interventions
hémorragiques.
Avantages : minimise le saignement et la perte de temps pour les hémostases.
Le bistouri électrique est composé de :
- Le moteur et ses différents points de contacts et réglages d’intensité ;
- La plaque de contact électrique qui est posée sous le corps du malade en contact
avec celui-ci ;
- L’électrode de section et coagulation ;
- La pédale de commande ; sélective selon qu’il s’agit de la coagulation ou la
section.
Précaution :
- Le malade ne sera en contact avec aucun objet métallique ;
- Eviter les anesthésiques inflammables.
Bacs : minimum deux, à défaut 2 seaux servent à recueillir les compresses souillées.
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Négatoscope : tableau servant pour la lecture et l’interprétation des clichets
radiographiques sous un éclairage encastré.
ESCABEAU : sorte de petits escaliers pour les malades qu’on place devant la table
opératoire.
Armoires : ou l’on dépose différent matériel de réserve. Flacons pour recueillir les
pièces anatomiques (biopsies).
LE MATEREL DE L’ANESTHESISTE
- Armoire pour les drogues anesthésiques et produits de réanimation.
De préférence à fermer à clef.
- Table roulante ;
- Appareil d’anesthésie ;
- Bonbonnes d’oxygène et autres gaz ;
- Un tabouret ;
- Une potence (pied à sérum)
- Matériel pour l’assistance respiratoire :
Ballon auto gonflable, réanimation respiratoire (cas d’apnées), masques,
laryngoscope, sonde d’intubation trachéale, seringues ;
Appareil de monitorage (surveillance) : sphygmomanomètre, stéthoscope, montre
ou horloge, electrocardioscope, garrot, bande pneumatique ou bande d’Esmarch.
LE PERSONNEL DU BLOC OPERATOIRE
a) Salle d’opération :
- Un chirurgien ;
- Un ou deux assistants (médecin, infirmiers)
- Un instrumentiste ;
- Un anesthésiste (médecin, infirmier) ;
- Un infirmier circulant.
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b) Salles annexes :
- Personnel pour nettoyer le bloc ;
- Personnel pour nettoyage du matériel ;
- Un stérilisateur, de préférence un infirmier ;
- Un technicien pour la maintenance des différents appareils.
c) Le personnel médical et paramédical du bloc opératoire doit être en nombre
suffisant pour répondre aux différents appels à tout instant (gardes).
ENTRETIEN DU BLOC OPERATOIRE ET SECURISATION DU BLOC
- L’entretien du bloc opératoire doit être régulier et quotidien chaque jour il faut
un nettoyage à l’eau savonneuse et une désinfection ;
- Nettoyer le pavement, les murs, les différents coins, pulvérisation d’insecticide
à la fin de la journée ;
- Grand nettoyage au minimum une fois par semaine ;
- Les tables et différents appareils seront nettoyées après utilisation ;
- Veuillez à épousseter les armoires, tables, coins des fenêtres ;
- Nettoyer les vitres des fenêtres et portes ;
- La table opératoire est souvent souillée par du sang, d’où un nettoyage quotidien
et une désinfection.
1. LE PRINCIPE DE CHIRURGIE ASEPTIQUE
Trois principes sont à retenir :
La stérilisation et la désinfection pré-op. ;
Les précautions strictes de contamination pendant l’opération ;
La protection de la plaie contre l’infection après l’opération.
2. SOURCE DE CONTAMINATION A LA SALLE D’OPERATION
La salle d’opération doit être isolée des autres services d’hospitalisation ;
Deux salles d’opérations sont nécessaires l’une pour les interventions
aseptique l’autre pour l’intervention septique afin de diminuer la dissémination
des microbes ;
L’air extérieur ;
Tous les porteurs des germes :
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Tous les habits et chaussures des membres de l’équipe devront rester au
vestiaire et échangés contre les tenues de salle d’opération bien laver et repasser,
mettre les chaussures du bloc ou revêtir des chaussons.
3. RATIONALISATION DE L’AIR AMBIANT
- Veiller à l’aération (pas d’encombrement humain du matériel) ;
- Bon éclairage, éviter la chaleur, le froid ou l’humidité.
4. SECURITE :
Prévenir tout risque d’incendie et d’explosion : chute des bonbonnes à 02,
vapeur inflammables et bistouri électrique ;
Faire des installations électriques soignées ;
Prises de terre dans les gros appareils ;
Les vérifier régulièrement par un électricien ;
Pas d’appareil à flamme en salle d’opération ;
Bien fermer les bonbonnes à 02 ;
Eviter le frottement des linges et les parties métalliques.
III. LES TECHNIQUES DE SALLE D’OPERATION
1. Le port de masque
Il faut se revêtir le masque, le bonnet et les bottes avant de commencer le
lavage de mains (éviter la propagation par votre voie respiratoire).
2. PORT DE GANTS STERIL
Les gants sont présentés à l’infirmier et au chirurgien dans l’emballage soit tiré du
tambour avec une pince sur le champ stérile.
Saisir le gant par les replis et l’enfiler sans retourner au réveille ;
De la main gantée prendre l’autre gant en glissant les doigts, l’enfiler et
retourner le gant sur la manchette de la blouse.
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ROLE DE L’INFIRMIER EN SALLE D’OPERATION
1. Veiller à l’entretien de la salle : nettoyage et désinfection ;
2. garder le matériel : il doit connaître le matériel et équipement du bloc. Savoir
ranger chaque chose à sa place et en ordre. La gestion du matériel se fera au moyen
des fiches de stock et par des inventaires réguliers ;
3. Accueillir et installer les clients ;
4. Assurer la stérilisation du matériel pour une nouvelle rentabilisation ;
5. Préparation du matériel pour l’opération ;
6. Assistance du chirurgien avant et pendant l’opération ;
7. Donner les soins aux patients à la fin et après l’intervention ;
8. Remise de la salle en ordre ;
9. Vérifier les réserves des médicaments et des instruments.
L’infirmier chef de bloc opératoire doit :
- Répartir les tâches aux membres de son équipe ;
- Participer à l’élaboration du programme opératoire (avec les chirurgiens et
les anesthésistes) ;
- Renseigner le personnel sur le genre d’intervention programmées ce qui
permet une meilleure organisation du travail et l’économie du temps ;
- Fournir les réserves de matériel et faire la commande à temps.
NB : Le personnel soignant doit couper les ongles, pas des barbes ni des
moustaches, pas des rouges à lèvres, des vernies à ongles, d’ablince, avec une
blouse manche courte.
Bref : pas de maquillage.
CHAPITRE IV : LE MATERIEL CHIRURGICAL
A. LES INSTRUMENTS CHIRURGICAUX
Ce sont des instruments conçus pour permettre différents gestes chirurgicaux
au cours d’une intervention. Ils doivent être solides, résistants et stérilisables. Il
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existe différents instruments selon les types d’opération. Cependant, il y a un
minimum d’instrument qu’on retrouve dans chaque opération (équipement général) ;
1. Les instruments pour fixer : pinces fixe champs ;
2. Les instruments pour inciser : lames de bistouri fixes ou mobiles. Couteau pour
amputation. Les lames de bistouri sont à usage unique. Il existe différentes formes et
différentes tailles.
3. Les instruments pour écarter : ce sont les différents écarteurs et les valves ;
- valves de sinus, valve de Doyen, valve de Rochard ;
- écarteurs orthostatiques : gosset, TUFFIER…
4. Instruments pour disséquer :
- Pinces à dissection (anatomiques chirurgicales) ;
- Anatomique : sans dents ;
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5. Instruments pour l’hémostase : (pince hémostatique)
- Pince de Kocher :
- Pinces hémostatiques sans dents.
Il y en a des courbes, droites, longues, courts et différents noms Mosquito,
Jean Louis Faunes, pince de Terrier, pince à griffes de Holstead…
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6. Instruments pour saisir : ils permettent de tenir et de soulever les organes avec
douceur sans les blesser :
- Pince triangulaire de Duval ;
- Pince en cœur.
[23]
Ces deux permettent préhension des viscères creux (intestin, appendice,
trompes…)
- Pince clamps intestinales courbes ou droits pour clamper les intestins ;
- Pince Hysterolabe pour tenir l’utérus
- Pinces traumatiques : pince de POZZI. Pince de Museux, servant à tenir le col
- Pince de Babook, pince d’omberolanne.
7. Instruments pour sectionner :
- Ciseaux droits (pour l’assistant)
- Ciseaux courbes (pour le chirurgien)
Tous ces ciseaux peuvent être longs ou courts selon le type d’intervention.
8. Instruments pour reconstituer : ce sont les fils et les aiguilles ; les pinces porte
aiguilles.
Aiguilles : sont soit rondes (atraumatiques), utilisées pour les viscères, les
muqueuses et tissus non résistants. Soit triangulaires (Atranchantes), pour la suture
de la peau et des tissus résistants. Elles sont droites ou courbes (les plus utilisées)
[24]
et possèdent des dimensions variées. Une aiguille de Reverdin est une aiguille
longue et montée sur une manche.
9. Le matériel de suture : différents fils.
Les fils de sutures peuvent être classés en 2 groupes :
a) Les absorbables ;
b) Les non absorbables.
LES ABSORBABLES
Il y a deux origines :
NATURELLE
- Cat- gut ordinaire et simple ;
- Chromic.
La durée de résorbable est de 6 à 7 jours pour les cat- gut mais 15 jours pour le
chromic.
Synthétique
- Vicryl.
Les fils résorbable sont utilisés pour les tissus profonds.
LES FILES NONS RESORBABLES
Les non résorbables sont ceux qui restent d’une manière temporaire sur
l’organisme et sont utilisés pour la suture externe.
- Nylon ;
- Silk (Soie) ;
- Lin.
Ces fils sont différents selon leur dimension, forme il varie du plus grand au plus
petit.
Ex : 4/0 ; 3/0 ; 2/0 ; 1/0
0,1, 2, 3, 4 etc.
L’aiguille d’un fil est appelée « SERTI » et le fil sans aiguille s’appelle « ASERTI »
a) SUTURE PROPREMENT DIT
LES DIFFERENTS POINTS DE SUTURE
1°) LE POINT SEPARE
On les obtient en piquant départ et d’autre de la plaie puis on fait le neuf à coté des
lèvres, pour être efficace les neufs doivent être multiple avec minimum de 2-3 neufs
successif. Couper ainsi le chef de fils à une distance d’environ 1 cm.
2°) LE POINT CONTINU
Ils sont obtenus en faisant un neuf du début à la fin et s’indique pour la suture des
aponévroses, cette suture se fait avec l’unique fil conduit sans interruption d’un bout
à l’autre.
[25]
3°) LE POINT CROISE OU EN X
Ici on a le point de DONATTI piquer départ et d’autre de la plaie.
c) Les fils métalliques : utilisés en orthopédie, chirurgie maxillo-faciale et
neurochirurgie ;
d) Les fils sont présentés dans une double enveloppe stérile, d’autres sur des
bobines flottantes dans un liquide (alcool) stérile. Leur épaisseur est représentée par
le numéro ; 0 étant l’intermédiaire. L’augmentation des 0 correspond à une finesse
du fil. 3. 2
NB : Les instruments sont rangés sur la table opératoire par ordre d’utilisation. Si
vous ne connaissez pas encore les noms de chaque instrument, ranger tout ce qui
se ressemble ensemble :
- En orthopédie il y a du matériel spécial dont :
Rugines : servent à racler, à décoller ;
Les claviers : servant à tenir l’os ;
Les élévateurs : pour rapprocher, soulever les fragments osseux ;
Les ostéotome (burin) pour couper ;
Les pinces coupantes (pince gouge) pour couper ;
Les marteaux : pour enfoncer, couper (ostéotome) ;
Les perforateurs (foreuses manuelles ou électriques) ;
Les clous, vis, bronches ;
Ciseaux pour couper les plâtres.
e) Entretien et nettoyage des instruments :
1. Après l’intervention
Séparer les instruments piquants et tranchants des autres instruments ;
Brosser et laver à l’eau froide s’ils sont teintés de sang ;
De préférence, tremper dans une solution désinfectante, puis brosser et
rincer, sécher et porter à la stérilisation.
2. Instruments ayant servi à une intervention septique :
Les tremper 6-24 heures dans une solution désinfectante ;
Les bouillir dans l’eau pendant 20 minutes ;
Rincer à l’eau, sécher, porter à la stérilisation.
[26]
B. LES LINGES OPERATOIRES
1° Le Linge sert à :
éponger le sang et absorber les sérosités ;
constituer une surface aseptique (recouvrir le malade et les tables à
instruments) ; constituer un champ aseptique : blousons pour le chirurgien.
1. Les compresses :
Compresse simple de gaz : pour tamponner le champ hémorragique, faire
des pansements, Elles existent à différentes dimensions et pliées en
plusieurs épaisseurs Compresses adaptées : Ouate enveloppée
des compresses, pour les pansements absorbants ;
Compresses abdominales : grandes compresses faite de plusieurs
couches conçues et bien bordées pour éviter toute épilochure. Certaines
ont un cordon de repère et munie d’un fil radio-opaque ;
2. Coton :
Hydrophile (coton blanc épuré) pour la désinfection de surface, l’absorption
des sécrétions ;
Cardet : brut, imprégné d’huile végétale et imperméable protège contre les
souillures et contre le choc.
NB : Il existe des pansements spéciaux absorbants faites de compresse et de coton
préparé et présenté sous des emballages stériles.
3. La cellulose : Utilisée dans le pansement et l’écoulement abondant ;
4. Les champs : pièces d’étoffe à différentes dimensions, petits champs, champs
moyens, grands champs fendus (troués). Ils servent à recouvrir les tables et le
malade ;
5. Les blousons (blouses, casques) : grandes blouses munies ou non de masque,
ouvertes sur l’arrière, possèdent des lacets (cordon) longs pour les attacher et dont
les manches longues sont plus ou moins serrés.
NB : Le long doit être placé dans le paquet ou dans le tambour dans l’ordre inverse
de son utilisation.
[27]
6. Les gants : annexes au linge caoutchouc, en matière plastique, à usage unique. Ils
portent différents n° « 6-9 ».
Ils peuvent être lavés, séchés, talqués et stérilisé à l’autoclave (méthode sure)
ou au formol pendant 48h. Les gants troués ou après intervention septiques sont
jetés.
A. LES SONDES ET MATERIEL DE DRAINAGE
a) Les sondes : elles sont en caoutchouc ou en polyvinyle servant à drainer les
liquides viscérales (sondes urinaires, gastroduodénales, sondes rectales). Elles ont
différents numéros correspondant aux différents calibres. Les sondes seront :
- Tremper dans une solution antiseptique pendant 12 à 24H ;
- Lavées à l’eau propre savonneuse puis rincée à l’eau propre ;
- L’ébullition du sonde est peu souhaitable car elle le ramollit et peut détruire les
ballonnets ;
- Après séchage ; les stériliser dans un tube porte-sonde avec des pustilles
Dioxy - methylène (formol) ;
- Soit stérilisation à l’autoclave sous une pochette spéciale.
b) Les drains : matériel servant à évacuer par voie transcutanée des liquides
physiologiques ou pathologiques de cavités naturelles ou néo formées.
Il existe le drainage aspiratif : par création d’une dépression au niveau de la plaie.
But : Eviter la formation des hématomes, favorise la revascularisation des tissus et
hâte ainsi la cicatrisation.
Ce drainage nécessite un flacon de recueil dans lequel on réalise une
dépression (60-76mm Hg) et un bouchon manométrique ; sur le bouchon du flacon
est introduite une tubulure créant un viol.
Les autres drains usuels : sont constitués des tuyaux en plastique, en
caoutchouc, en lamelles. Les tuyaux en caoutchouc ou plastiques sont munies des
orifices à leurs extrémités. Le nettoyage et la stérilisation se font comme pour les
sondes.
[28]
CHAP V : LES AFFECTIONS CHIRURGICALES
V.1. Généralité
On entend par affections chirurgicales toutes les affections nécessitant une
intervention chirurgicale et ou celles qui surviennent après un traumatisme.
TYPES D’AFFECTIONS EN CHIRURGIE
Les affections chirurgicales comprennent :
Les affections non spécifiques notamment : les furoncles, l’anthrax, la
cellulite, abcès chauds, app aigue, cholécystite aigue, ostéomyélite aigue.
Les affections spécifiques : la tuberculose, le tétanos, la gangrène gazeuse...
Les affections pré-operatoires et post traumatiques
Les affections post-operatoire : abcès du bassin
Les affections hyatrogènes (liées aux personnels soignants) elles sont
causées par le cathétérisme, sondage, examens exécutés à laide des
instruments.
CARACTERISTIQUES
Les affections chirurgicales sont caractérisées par la pluralité des agents
pathogènes, la manifestation marquée par des signes locaux et la localisation limitée
au foyer évoluant vers la formation du pus, des gangrènes qui détruisent les tissus
laissant une cicatrice après la guérison.
CATEGORISATION
Les affections chirurgicales peuvent être subdivisées en 2 catégories :
1°) Les infections non spécifiques :
- Infections pyogènes (furoncle, anthrax, érysipèle, mastic, appendicite...)
2°) Les infections spécifiques :
Elles sont spécifiques car les signes, leurs germes et même leurs traitements
sont toujours spécifiques c a d ne peuvent se comparer d’autres infections :
EX : La TBC, le tétanos, la gangrène gazeuse.
ETIOLOGIE
Les agents responsables de ces infections sont de plusieurs types. On peut
citer :
Les staphylocoques, les streptocoques, les colibacilles, les pseudomonas et
les proteus. Certaines bactéries G+ sont aussi incriminées : le klebsiella, les
entérobactéries, les serratia.
[29]
PHYSIOPATHOLOGIE
Les propres d’un microbe pathogène, c’est de pouvoir VEGETER l’organisme
qu’il a infecté et de se MULTIPLIER là malgrès les moyens de défense de ce dernier.
Le déterminisme d’une infection est lié en principe à trois éléments :
La virulence du germe
La dose du germe (la quantité)
Le terrain (un milieu favorable)
V.4. LES INFECTIONS LOCALISEES
V.4.1. ABCES CHAUDS
DEF : l’abcès est une collection du pus protégé par une membrane appelle COQUE
ou membrane pyogène.
ETIOLOGIE : les germes infectieux pyogènes sont incriminés dans la genèse de
cette pathologie. Le plus souvent on rencontre les staphylocoques, les streptocoques
et les colibacilles.
ANAPATH : La collection purulente de l’abcès peut se localiser dans n’importe quels
tissus de l’organisme (la peau, les poumons, le cerveau, le foie...)
- Au niveau de la peau, il résulte souvent de l’obstruction d’une glande de la
peau qui s’infecte.
- Lorsqu’un follicule pileux se bloque et s’infecte, on parle d’une folliculite.
Macroscopiquement : le pus est constitué des cadavres des GB et des débrits des
cellules pathogènes.
PHYSIOPATH
L’infection est locale mais elle peut aussi provenir d’un autre site en se
propageant par le sang. L’infection est souvent secondaire à une morsure ou à un
corps étranger comme un petit morceau de métal.
Il sera donc important lors du traitement de retirer tous les corps étrangers.
CLINIQUE
La clinique d’un abcès chaud est caractérisée par « les signes cardinaux de
l’ite » (Dolor, color, Roubor, tumor et parfois il s’agit de l’impotence fonctionnelle.
La douleur est provoquée spontanément, elle est pulsative.
La chaleur est locale et pulsée
La tuméfaction est d’abord dure puis se ramollit dans 3-4 jours.
0n peut noter la fièvre, la céphalée et les cellulites.
[30]
EVOLUTION
L’abcès chaud évolue en deux phases :
1°) La crudité : elle dure 4 à 5 j. et se caractérise par une tuméfaction dure associée
aux signes généraux.
2°) La maturité : elle succède à la crudité et se caractérise par une fluctuation de la
tuméfaction et la régression des signes généraux.
La tuméfaction finit par s’ouvrir c’est ce qu’on appelle la FUSTILISATION de
l’abcès chaud.
COMPLICATIONS
L’abcès chaud peut conduire à une septicémie ou un phlegmon diffus. Le
terrain est d’une importance capitale dans l’évolution d’un abcès chaud.
TRAITEMENT :
- A la phase de crudité on donne des anti-inflammatoires non stéroïdiens(AINS)
et les antibiotiques par voie générale. En dehors des AINS et les antibiotiques,
on fait un pansement chaud puis on applique la pommade ICHTYOLEE.
- A la phase de maturité, on incise et draine éventuellement l’abcès : faire une
incision large, allant d’un bout à un autre de la collection purulente ;
- L’usage de l’anesthésie locale sera indiqué si l’abcès est profond ;
- Terminer par un pansement humide (drain ou mèche).
V. 4.2. . ABCES FROID
DEF : c’est une collection purulente sans réaction inflammatoire glacique.
ETIOLOGIE : l’agent causal est le mycobacterium tuberculosis.
ANAPATH L’abcès froid est caractérisé par une nécrose gazeuse avec une paroi
double à la couche interne faite par les cellules nécrosées et l’externe faite par la
membrane tuberculogène qui est dure et épaisse des contenus séreux, jaunâtres,
crémeux.
CLINIQUE : L’abcès froid est caractérisé par une tuméfaction indolore, fluctuante
sans rougeur ni chaleur, pas des signes généraux. Le dg (diagnostic est confirmation
par la découverte de BK et demande un examen pulmonaire (RX).
EVOLUTION
La crudité : contraction indolore
Le ramollissement : fluctuation
L’évolution en générale se fait vers la futilisation à la peau par l’envahissement et
amaigrissement progressif.
[31]
TRAITEMENT : est fait aux tuberculostatiques.
V.4.3. LE PHLEGMON
DEF : il vient du grec : phlegein= inflammation, brulure. C’est une collection diffuse
du pus autrement dit abcès sans coque.
ETIOLOGIE : Dans la majorité, ce sont les staphylocoques qui en sont responsable,
mais le statut immunologique du malade est déterminant.
ANAPATH : un phlegmon est une infection aigue ou subaigüe d’un tissu sous cutané
ou un tissu profond, il en résulte plusieurs formes avec des degrés de gravité très
différents.
Dans le phlegmon diffus, l’infection est aiguée et s’étend
progressivement aux tissus conjonctifs. Il en résultat des infiltrations purulentes avec
la nécrose des tissus atteints.
Le phlegmon généralisé est une forme particulièrement grave, le phlegmon
ligneux est une variante de phlegmon diffus dans lequel on note une dureté de
tuméfaction.
PHYSIOPATH
La physiopathologie d’un phlegmon est similaire à celles de l’abcès chaud,
mais ici la défense de l’organisme est dépassée à tel enseigne que constitution de la
coque n’est plus possible ou cette dernière est dissoute.
CLINIQUE : L’examen clinique initial est pauvre, mais les douleurs sont
paradoxalement majeures et les signes généraux sont rapidement inquiétants avec
hyperthermie, frissons et hypotension.
TRAITEMENT : il est fonction du type de phlegmon.
- Dans le phlegmon de gaine et de tendon, le traitement est une urgence :
EXERESE chirurgicale des tissus mous et antibiothérapie adaptée.
- Le traitement du phlegmon amygdalien consiste en l’incision du phlegmon
avec draine et de antibiotiques.
Dès la guérison (1-2 mois) il faut envisager l’ablation des amygdales.
Pour le phlegmon emphysémateux ou gazeux qui est un phlegmon diffus avec
dégagement par des tissus qui se nécrosent des gaz putrides, cette maladie est plus
connue sous le nom de la GANGRENE GAZEUSE.
V. 4.4. LA CELLULITE
DEF : c’est une inflammation diffuse des tissus cellulaires sous cutanés qui n’a pas
tendance à se collecter mais se suppure.
[32]
ETIOLOGIE : le streptocoque Beta hémolytique est l’agent le plus rencontré.
ANAPATH : il existe plusieurs formes des cellulites :
La cellulite dentaire ou péri- maxillaire
La cellulite orbitaire
La cellulite péri-utérine.
CLINIQUE
Le tableau clinique est similaire à celui du phlegmon.
EVOLUTION : elle se fait vers la septicémie.
TRAITEMENT :
- Antibiotiques à large spectre
- Analgésiques
- AINS.
L’application des compresses chaudes alternées avec des compresses froides
constituées de la méthode physio-thérapeutique souhaitée.
V.4.5. PANARIS
DEF : C’est une inflammation aigue d’une ou de toutes les parties molles entourant
les os du doigt ou des orteils. Ce trouble est courant chez les travailleurs manuels.
ETIOLOGIE : les staphylocoques sont les agents les plus incriminés dans la genèse
de cette malade.
ANAPATH : on distingue le panaris péri-ingueal, sous ingueal et le panaris profond.
Le panaris ingueal est situé autour de l’ongle. Le sous inguéal est la forme la
plus grave car elle peut facilement laisser l’os à nu.
PHYSIOPATH : L’ouverture cutanée par l’effraction de la peau favorise l’introduction
de la peau favorise l’introduction des germes notamment les staphylocoques
épidermidos. Ce qui va entrainer une réponse du corps pour contenir l’infection.
CLINIQUE : Le début est parfois insidieux caractérisé par une douleur localisée à la
zone infectée. Après, la douleur va devenir insommiante, laissinante et pulsatile.
La position qui empêche le retour séreux entraine l’exagération de la
douleur.
EVOLUTION ET COMPLICATION
Le panaris peut évoluer vers une nécrose infectieuse et une ankylose digitale.
TRAITEMENT : au début, un traitement médical peut être instauré associant
les antibiotiques à large spectre et les antiseptiques.
Au stade de collection, une incision peut être faite pour éliminer le pus.
[33]
Le premier pansement post-op doit confirmer la disparition des signes
infectieux.
V.4.6. LE FURONCLE
DEF ET ETIOLOGIE : c’est une folliculite profonde avec nécrose périfolliculaire dont
le staphylocoque aureus. Ce qui provoque la suppuration et la nécrose du follicule et
du derme. Ceux-ci sont éliminés sous forme d’une masse jaunâtre qu’on appelle :
BOURBILLON. Le furoncle est aussi appelé CLOU du fait de sa forme de pointe.
CLINIQUE Le furoncle se manifeste par l’apparition progressive d’une tuméfaction
conique, rouge, chaude et parfois douloureuse autour de poils.
EVOLUTION ET COMPLICATION
L’apparition du furoncle est favorisée par une irritation locale. Les formes
sévères et les complications surviennent chez les sujets souffrant d’un déficit
immunitaire et chez les diabétiques (les malnourris, les PVV, les vieillards, les
prématurés, les malades avec transplantation). Le furoncle peut finalement évoluer
vers un abcès.
TRAITEMENT : Il ne faut jamais manipiler un furoncle pour éviter la dissémination
des germes dans les tissus sous cutanés. Ce qui provoquerait l’ERYSIPELE.
Il convient de réaliser un pansement antiseptique en attendant la
maturation, une incision chirurgicale pourra être utile dans certaines formes.
Les antibiotiques ne sont justifiés que dans les formes graves.
V.4.6. LA MYOSITE
DEF : c’est une infection inflammatoire des tissus musculaires striés.
ETIOLOGIE : la myosite constitue un phénomène rare au moins dans son
expression majeur et les causes en sont diverses :
1°) Le cancer (des bronches et des seins)
2°) Les maladies systémiques (maladie collagène substances disséminées (dans les
tissus)
3°) Maladies auto-immunes (dérèglement système immunitaire)
4°) Parfois les infections des muscles ou les effets indésirables d’un médicament.
En cas d’origine infectieuse notamment au cours d’infection à germes anaérobiques
(gangrène gazeuse) elles peuvent aboutir à une nécrose musculaire ou à une
destruction des fibres musculaires.
ANAPATH on distingue :
Les polymyosites symétriques et d’évolution assez rapide
Les dermatopolymyosites
[34]
La myosite à inclination souvent asymétrique.
PHYSIOPATH la myosite entraine des douleurs et une diminution de la force
musculaire, une augmentation du taux sanguin des enzymes provenant des muscles
(créatinine reinase).
CLINIQUE il y a 3 variétés des myosites :
Les myosites touchant l’adulte et se caractérisent par l’asthénie musculaire
prédominant à la racine du membre symétrique et d’évolution rapide.
Les dermatomyosites atteignant les adultes et les enfants avec une
prédominance féminine. Localisation : paupières, articulation des
membres.
La myosite à inclination : se distingue de deux autres par sa prédominance
chez les sujets masculins âgés. Localisation : extrémités des membres et distribution
asymétrique.
TRAITEMENT :
1. TRAITEMENT LOCAL : il comporte le repos, l’immobilisation du membre atteint,
la position élevée du membre. Les mesures peuvent diminuer la douleur locale et
faciliter la localisation et la résolution de l’infection.
Appliquer les compresses humides et chaudes ;
Renouveler et appliquer la pommade habituelle c’est le procédé PHYSIO-
THERAPIQUE ;
Incision et drainage : lorsque le pus est collecté et surtout la fluctuation
constituée, il faut inciser et drainer l’abcès, il faut effondrer aux doigts ou avec
une pince hémostatique toute les clouassions.
2. TRAITEMENT GENERAL comporte le traitement de support d’antibiothérapie
et des médicaments habituels contre la douleur.
Paribacteriologie = l’antibiotique qui réagit bien.
CIFIN + METRO en infusion2 x 200mg /j et 3X300mg/j //5J.
Antidouleur : Diclofenac et Temperine en injection2X75mg
Les anti-inflammatoires bloquent la douleur et l’inflammation en agissant sur
l’enzyme CYCLO OXYGENE mais les antidouleurs bloquent seulement la
douleur.
[35]
CHAP VI : LA PRISE EN CHARGE DE L’OPERE
o. PRINCIPE
Le malade vient exposer ses souffrances au chirurgien, ce dernier est celui
qui décide l’opération. De ce fait, la réalisation de l’intervention nécessite le
concours de l’anesthésiste. Si le chirurgien décide de l’opération, si
l’anesthésiste décide de l’opérabilité du patient ; cela ne saurait se réaliser
sans le concours de l’infirmier digne doit l’accomplir avec dévouement en
utilisant toutes les ressources dont il dispose (connaissances scientifiques,
ressources matériels) ;
En effet, des interventions/ chirurgicales pratiquées sous des techniques et
surveillances efficaces des anesthésistes peuvent mal se terminer si le (s)
infirmier du bloc opératoire, ou du service post opératoire n’accomplissent pas
efficacement leurs tâches (infections graves, complications diverses) pouvant
conduire à des séquelles ou à la mort du patient.
I. SOINS PRE- OPERATOIRES
Définition :
Ce sont les soins donnés au futur opéré avant l’intervention chirurgicale. Ils
commencent dès que l’intervention proposée par le chirurgien et l’admission du
malade au programme opératoire jusqu’à son arrivée dans la salle d’opération.
1. Avant l’entrée dans la salle d’admission :
Le malade est informé sur les formalités administratives ;
Quand arrivée à l’hôpital et où s’adresser ;
Avec quels effets venir (serviette, tenue…)
2. Préparation à l’arrivée dans le service.
L’accueil doit être favorable au malade c à d avec courtoisie, discrétion. Le
malade doit avoir la liberté de s’exprimer, trouvé qu’il est écouté. Ceci crée un climat
de confiance au malade et lui donne une bonne impression sur les soins futurs,
permet une collaboration du malade.
En bref il faut :
Accueillir aimablement dans une atmosphère calme, confiant en lui
témoignant un affectueux intérêt ;
S’efforcer de comprendre la situation du malade : la souffrance physique mais
surtout sa souffrance morale ;
[36]
Conduire la conservation vers les renseignements propices à une adaptation
facile ou pouvant orienter le début du plan des soins ;
Renouveler les explications du chirurgien d’une façon simple et rassurante.
3. La veille de l’intervention
Chez un sujet en bon état général et pour une intervention simple 24H
d’hospitalisation pré-op suffisent. Dans certains cas il faut plus.
Ceci pour permettre de faire :
Un bilan pour évaluer les aptitudes du sujet à supporter l’opération ;
Une préparation psychologique, physique ;
Faire les examens para cliniques nécessaires ;
Une prémédication et un repos suffisant ;
Une brève familiarisation avec le monde hospitalier.
a) Préparation psychologique :
Elle est essentielle et conditionne le bon déroulement de l’anesthésie et de
l’opération. Ses effets vont jusque dans la période postopératoire. Dès l’annonce de
l’opération le malade vit dans la peur, l’angoisse, le désespoir et même la dépression
; Il a la peur de la mort, de perte d’un organe (invalidité ou des conséquences
sociales (relations, emploi, études, affaires…).
Cette appréhension peut conduire le malade au refus de l’intervention. Plus le
jour approche, plus grande est l’anxiété du patient.
Le rôle de l’infirmier est d’abord de comprendre la situation du malade en
vue de l’aider à s’en sortir et d’accepter l’intervention avec sérénité. Ainsi, le malade
aura des explications brèves, simples, rassurantes sur l’intervention, les conditions
de déroulement et l’attention que toute l’équipe a pour lui, les soins post-opératoires.
Ils feront tout pour que le client accepte l’intervention, s’y prépare et participe
volontairement.
« Une bonne préparation psychologique donne une sédation équivalente à
100 mg de phénobarbital ou 10 mg de diazépam ». Des visites régulières d’entretien
mettront le malade à l’aise au lieu de se sentir abandonné à ses propres craintes.
b) Préparation physique :
Elle va se faire au moyen de l’examen clinique. Il faut :
L’histoire de l’affection justifiant l’intervention ;
[37]
Les antécédents : opératoires et les autres pathologies antérieures ;
L’inspection du malade ;
L’examen physique général qui se fera en insistant sur le système respiratoire
et cardiovasculaire principaux cibles des accidents anesthésiques et /ou
chirurgicaux ;
Prendre les paramètres vitaux : PLS, TA, R°, T° ;
Ausculter le cœur, examiner les veines et chercher l’œdème des membres
inférieurs ;
Faire le bilan biologique : TC, TS, GSR, Hb, glycémie et noter les résultats sur
une fiche.
Préparation physique proprement dite
- Contrôle des paramètres vitaux et du poids ;
- Bain ou toilette complète, arranger les cheveux ;
- Enlever les vernis, bijoux, prothèse dentaires ou des membres maquillage ;
- Confier les effets précieux aux membres de la famille ou au responsable (avec
une décharge) ;
- Faire respecter le jeun préopératoire , ne rien prendre par la bouche 8 à 12h
avant l’intervention) minimum 4h chez l’enfant et 6h chez l’adulte ;
- Le dernier repas de malade doit être léger et riche en glucide ;
- La préparation locale va consister au rasage, nettoyage et désinfection +
protection du site à opérer ; ceci pour prévenir l’infection post-op.
Le Matin de l’intervention (préparation terminale)
Vérifier si le malade est en règle avec l’administration (fiche, factures,
décharges ...) ;
Vérifier que tous les examens de labo sont faits et les résultats inscrits ;
S’assurer que le malade est à jeun ;
Vider la vessie : placer une sonde urinaire, surtout pour des interventions
abdominales et gynécologiques ;
Vérifier les paramètres vitaux, l’absence de maquillage, vernis prothèses,
bijoux ;
Vêtir le malade de la chemise d’opéré ;
[38]
Prémédiquer le malade selon la prescription et noter sur la fiche de la salle
d’opération (éviter l’erreur des patients) ;
La vessie doit être effectivement vide ;
Le malade est réellement rasé et prémédiqué ;
Bref : Faire une dernière vérification pour être sûre qu’on a rien oublié. Le malade
sera accompagné par un infirmier ou encore transporté sur son lit roulant soit sur un
brancard surtout lorsqu’il est sous les effets de la prémédication ;
Déshabiller le malade et le vêtir de la blouse de sa salle d’op. Le malade est
remis à l’infirmier de la salle d’opération ou à l’anesthésiste.
COMPLICATIONS PER ET POST- OPERATOIRES DUES A UNE MAUVAISE
PREPARATION PRE-OP
1. Agitation : que ce soit sous anesthésie locorégionale ou anesthésie générale ;
2. Hypersécrétion : Prémédication tardive et préparation psychologique insuffisante
3. Vomissement : préparation psychologique insuffisante, jeûn pré-op non respecté
ou temps plus bref, prémédication absente ou insuffisante, absence de sonde
d’aspiration chez des sujets à estomac plein à opérer en urgence (césarienne,
péritonites…) avec plus des risques d’un syndrome de Mendelson;
4. Blessure de la vessie : malade n’ayant pas uriné avant l’opération ou ne portant
pas de sonde urinaire ;
5. Hémorragie en nappe : malades avec troubles de coagulation méconnue
(absence des examens de labo) ;
6. Décès anémie sévère : Hémorragie massive chez un malade dont les tests
sanguins n’ont pas été faits pour détecter une anémie préexistante ou préparer le
sang et matériel de transfusion ;
7. Infection : mauvaise préparation ou non préparation du site opératoire.
L’INFIRMIER (E) EN SALLE D’OPERATION (SOINS PER-OPERATOIRES)
Avant l’intervention
a) La désinfection
Les mains :
- Ongles coupés, pas de bagues, pas de folliculite ni de suppuration, aucune plaie
- Brossage ou savon par brosse stérile, méthodiquement, surtout les ongles et les
espaces interdigitaux ;
[39]
- Avoir les manches retroussées ;
- Terminer en levant les bras pour éviter de faire couler sur les doigts l’eau de
rinçage de l’avant-bras ;
- Complément par lavage à l’alcool à 90%.
AVANTAGE : utile pour la manipulation du matériel stérile, et désinfection :
- Des mains diminuent le risque d’infection de matériel. Cette technique est valable
en cas d’assistance opératoire ;
Le Matériel :
- La préparation et la stérilisation sera variable selon le matériel. Se rappeler :
nettoyage, stérilisation ;
- Veillez à ce que le matériel soit toujours disponible pour les interventions prévues
- Cette étape permettra également de détecter les pertes et les matériels
défectueux et pourvoir ainsi à son remplacement ;
- Le rangement du matériel est fait en paquets ou dans des boîtes selon les
hôpitaux.
b) Préparation de la salle d’opérations
L’infirmier (e) a le rôle de maître (sse) de maison qui veille au confort de ses
hôtes (malades, chirurgiens, anesthésistes). Les moindres détails doivent être
résolus d’avance, ce qui évite au début d’une intervention de donner une impression
d’improvisation.
L’infirmier devra veiller à ce que :
- La salle soit propre, bien aérée, bien éclairée, bien réchauffée.
En régions froides il est parfois nécessaire de mettre le système de chauffage
un peu avant ; en régions chaudes, mettre bien avant le système de refroidissement
(climatiseurs, ventilateur et évaluer la température ambiante au cours d’intervention.
Vérifier le bon état de marche et veiller à la réparation précoce du matériel
défectueux ;
Veiller à l’accessibilité immédiate des instruments nécessaires pour
l’opération ;
S’assurer de l’absence d’insectes dans la salle, les mouches devront être tué
avant le début de l’intervention.
[40]
CHAPITRE VII : LES COMPLICATIONS POST-OPERATOIRES
VII.1. LES FACTEURS PREDISPOSANTS
La vieillesse ;
La sous-alimentation ;
L’obésité, retard de cicatrisation ;
Certaines maladies : cancer, diabète, etc.
VII.2. LES COMPLICATIONS FREQUEMMENT OBSERVEES
VII.2.1. Le Choc
Cause :
Intervenant chez les personnes sans une bonne préparation ;
Hémorragiques ; perte excessive du sang ;
Toxiques ; pénétration des microbes ou des toxines dans la circulation
générale ;
Douleur vive ;
Asphyxie ;
Déshydratation.
Symptômes
Effondrement de la TA ;
Pouls petit, filant et rapide ;
Respiration superficielle ;
Peau froide (transpiration froide) ;
La température est fonction de la cause.
CAT :
Avertir selon le chirurgien ;
Traiter selon la cause ;
Réchauffer le malade ;
Maintenir l’abord veineux et perfuser ;
Oxygénothérapie ;
Surveillance intensive de malade.
NB : Le choc peut être primaire (pendant et juste après l’intervention) et secondaire
(12h après l’intervention).
VII.2.2. L’Hémorragie
C’est un écoulement du sang qui peut être interne ou externe on peut distinguer :
- L’hémorragie primaire : qui survient pendant ou juste après l’intervention
- L’hémorragie secondaire : quelques temps après interventions
Cause :
Manque de suture d’un vaisseau ;
Rupture d’un vaisseau ou lâchage d’une suture ;
Suture sur un organe très vascularisé.
[41]
Symptômes : Idem comme en cas de choc, mais s’ajoute aussi,
La pâleur de muqueuses (conjonctives décolorées, …)
Le sang coule en abondance soit à l’intérieur soit à l’extérieur (souvent
visible).
CAT :
Eliminer la cause de l’hémorragie (on peut aller jusqu’à la réintervention)
Transfusion si nécessaire
Hémostatiques (ex : vitamine K)
Surveillance du malade.
VII.2.3. Douleur très vive
NB : Il ne faut jamais minimiser une douleur, car elle peut entraîner un choc.
Causes : Une douleur après 24 heures de l’intervention est normale, car elle est
souvent due à l’incision et à la traction des fils de suture et même à la présence du
drain.
CAT :
chercher l’origine de la douleur ;
explorer la plaie ;
administrer un analgésique ou un stupéfiant selon la prescription médicale.
VII.2.4. Agitation
Cause :
La plaie souillée ;
Rétention urinaire ;
Sensation de nausée ;
Présence des hoquets.
CAT : Selon la cause.
VII.2.5. La complication de l’appareil respiratoire
Les complications pulmonaires se rencontrent souvent chez les personnes
âgées, (c’est le cas d’Embolies pulmonaire) et chez les enfants (en cas d’un
encombrement).
CAT :
assurer la liberté des voies respiratoires ;
faire la gymnastique respiratoire pré et post-opératoire ;
souffler dans une bouteille pleine d’eau stimule et le réflexe de la toux et
favorise l’inspiration profonde.
[42]
NB : Ne jamais opérer un patient qui souffre d’une infection pulmonaire aigue, il faut
le traiter d’abord.
VII.2.6. Les complications de l’appareil circulatoire
a) Thrombophlébite
Définition : c’est une inflammation d’une veine avec formation d’un caillot sanguin.
Facteurs prédisposant :
intervention chirurgicale au niveau du petit bassin ;
intervention orthopédique, surtout des membres inférieurs ;
un antécédent phlébitique (varices, hémorroïdes…) ;
immobilisation prolongée en période pré et post opératoire ;
les interventions à répétition.
SYMPTOMES :
Objectifs :
Œdème des membres ;
Chaleur ;
Pouls accéléré ;
Légère fièvre ;
Douleur accentuée à la flexion du pied sur la jambe.
Subjectifs :
Douleur très vive au niveau des mollets ;
Sensation de la pesanteur et crampes au membre.
CAT :
Bonne mobilisation des jambes et des orteils dès que possible après
l’intervention ;
Lever précoce ;
Exercices respiratoires ;
Suppression des bandages trop serrés ;
Surélever les membres opérés.
Curative :
- Administrer les anticoagulants (héparine) et antibiotique
EMBOLIE PULMONAIRE : agitation ou angoisse
CAT :
Préventive
- Faire des exercices respiratoires
- Le lever précoce
Curative
[43]
- Immobiliser le malade
- Oxygénothérapie
- Administration des analgésiques, même majeur.
Pronostic : dépend de la dimension de l’artère où loge le caillot et du volume de ce
dernier.
VII.2.7. Les complications de l’Appareil Gastro-intestinal
a) Une soif intense : qui fait une sécheresse de la bouche et du pharynx et qui sont
parfois les effets de l’anesthésie et de l’atropine donnée souvent en prémédication et
qui ont un effet anti- sécréteur.
b) Les vomissements : Ils sont courants et son annoncés par ; les nausées, les
malaises et la pesanteur au niveau de l’estomac et souvent à cause d’une
accumulation du gaz et des liquides dans le tube digestif.
CAT :
- Donner une bonne position pour les vomissements (tête de coté)
- Protéger le lit
- Donner au malade le bassin réniforme
- Assumer le confort du malade, en rinçant sa bouche et en le réconforter. Si
l’intervention a été réalisée au niveau de l’abdomen, il faut demander au malade de
soutenir la plaie durant les efforts de vomissements qui peuvent faire lâcher les fils
de suture.
Précaution : Disposer toujours d’une sonde naso gastrique chez un malade opéré
sur le tube digestif.
c) Le hoquet : C’est une complication rare mais aussi épuisante, car elle empêche
le malade à bien se reposer et à bien s’alimenter.
Causes : Mal connue, mais on incrimine la dilatation de l’estomac et l’irritation du
diaphragme.
CAT :
- traiter la cause
- Suppression du bandage trop séré au niveau thoracique ;
- Si le malade est autorisé à boire, donner un peu d’eau et demander à celui-ci de
retenir sa respiration en buvant
[44]
- Informer le chirurgien.
d) Le ballonnement abdominal
- Le ballonnement post opératoire est le résultat d’une accumulation des gaz et des
liquides dans les anses intestinales dues à la manipulation des viscères pendant
l’intervention.
- En cas de rétention urinaire, la distension se trouve au niveau du bas ventre.
Les paralysies intestinales varient suivant le type d’intervention. Cette
paralysie dure pendant longtemps chez les vieux tandis qu’elle est presque
inexistante chez les enfants, car ces derniers se défendent très bien.
- Si le malade accuse un ballonnement continu on pensera à une infection comme la
péritonite et aussi à une occlusion intestinale.
CAT :
- le lever précoce
- les exercices respiratoires,
- l’installation d’une sonde nasogastrique et rectale de gros calibre
- réhydrater le malade.
NB : En cas de ballonnement abdominal, il est recommandé d’arrêter toute
alimentation per os.
e) La Diarrhée
C’est une complication très fréquente chez les personnes âgées et qui peut
être aussi liée aux antibiotiques employés. Elle peut être aussi liée à l’hygiène
insuffisante autour de l’opéré.
CAT :
- Perfuser le malade
- Veuillez à l’hygiène du malade (alimentaire…) et au confort.
VII.2.8. Les complications au niveau de l’appareil urinaire
Concernant l’appareil urinaire, on peut observer :
- La rétention d’urine
- L’incontinence urinaire (en cas de faiblesse du sphincter ou de la fistule urinaire).
[45]
CAT : En cas de Rétention urinaire :
- Sondage vésicale, mais commencer par les petits moyens qui peuvent provoquer
la miction spontanément.
En cas d’incontinence urinaire
- Sondage vésicale à demeure (pour garder propre le malade au lit et prévenir les
escarres).
Mais lorsqu’il s’agit du sondage dû à la faiblesse du sphincter, on doit
poursuivre la rééducation du patient à pouvoir uriner c'est-à-dire clamper la sonde et
ouvrir à la demande.
La fistule urinaire est l’objet d’une autre intervention pour la réparation.
VII.2.9. Les complications des plaies
a) L’infection
Le malade peut faire une infection malgré toutes les précautions d’asepsie
prise au niveau de la plaie.
Ces infections se manifestent 48 heures plus tôt après l’intervention.
Symptômes :
- Température élevée,
- Tachycardie
- Signes de l’inflammation au niveau de la plaie.
CAT :
- Soins de la plaie
- Antibiothérapie.
b) Rupture de la plaie
1. Facteurs favorisants
- L’obésité : à cause des graisses
- La cachexie : à cause de la fragilité de la peau
- Le cancer : à cause de la fragilité de la peau.
2. Sorte de rupture
Eventration : ouverture de la paroi sans sortie des viscères
Eviscération : ouverture de la paroi avec sortie des viscères.
3. CAT : est fonction du type de rupture
[46]
- Soins de la plaie
- En cas d’Eventration : pansement humide et compressif
- En cas d’Eviscération : intervention est indiquée.
c) Hématome au niveau de la plaie
C’est une collection sanguine au niveau de la plaie.
CAT :
- Evacuer l’hématome en faisant les soins de la plaie ;
- Enlever un nœud de fil ou 1 agrafe au niveau de l’hématome
- Faire ensuite un pansement compressif.
6.2.10. Autres complications particulières
a. Delium Tremens : C’est un tremblement au niveau des membres qui
s’accompagnent d’une hallucination. Il se rencontre surtout les malades alcooliques.
CAT :
- Administrer les neuroleptiques genres largactils
- Rassurer le malade,
- Bonne alimentation.
b. Avortement chez une femme enceinte
Ici il faut prendre toutes les précautions avant et après l’intervention en administrant
les tocolytiques.
CHAPITRE VIII : SOINS AUX PLAIES
1. INTRODUCTION
Les techniques de pansement visent donc l’éradication de l’infection et varient
d’une formation médicale à une autre ou d’une région à une autre, mais respectent
les mêmes principes universellement acceptés. L’infirmier de la chirurgie doit donc
être capable d’ :
Identifier et classer les différentes plaies, reconnaître les étapes de
cicatrisation ;
Soigner les plaies en appliquant les principes des sciences biophysiques.
Appliquer les pansements stériles selon des bonnes règles d’asepsies.
[47]
2. Définition d’une plaie et d’un pansement
Une plaie est une solution de continuité des tissus moux avec section des
téguments (tendons, muscles,…). Ce sont des lésions produites par des
agents physiques ; chimiques.
Un pansement est un ensemble des soins appliqués à tout genre de plaie dans le
but de rétablir la continuité de tissus, protéger la plaie, absorber les sérosités, …
3. Classification
Selon l’aspect, une plaie est propre (aseptique) ou contaminée (infectée,
sale). Ex : une incision chirurgicale, une fistule d’abcès.
Il n’existe pratiquement pas des plaies entièrement stériles. Les plaies dites
stériles contiennent un petit nombre des germes rendus peu virulents par la
désinfection.
Selon l’ouverture ou non de la peau, nous avons une plaie ouverte : plaie
proprement dite, Plaie fermée : ce sont des plaies dans lesquelles la peau ou
la muqueuse restent intactes alors qu’en dessous il y a des lésions plus ou
moins importantes par traction, contusion ou torsion.
Selon la cause et la forme il y a :
1. Les abraisons : simple éraillures, écorchures du derme.
2. Les plaies linéaires : incisions, coupures par objet tranchants.
Ex : incision chirurgicale, traumatisme par machette.
3. Les plaies lacérées : déchirures irrégulières de la peau et des muscles. Ex :
blessure par griffes de chat, morceaux de verres. Elles s’accompagnent souvent
d’une perte des substances.
4. les plaies punctiformes : plaies se présentant extérieurement par un petit point.
Elles peuvent être profondes, voire plus grande sous la peau et sont difficile à traiter.
Ce sont : piqûres d’épines, clous, projectiles et autres objets pointus.
5. Les plaies pénétrantes : plus profondes, peuvent prendre des trajectoires
variées. Ce sont des plaies causées par des couteaux aux poignards, balles de
fusils, flèches etc. Elles entraînent souvent des lésions viscérales.
[48]
6. les plaies contuses : c’est la mortification des tissus par écrasement,
compression ou broiement. Elles peuvent s’accompagner d’importants hématomes.
Ex : accident de circulation, coup de marteau, éboulement,…
7. Les morsures (punctiformes ou lacération)
8. Les brûlures (souvent perte des substances).
4. Processus de cicatrisation des plaies
I. Phase de latence : il y a une dilatation des capillaires avec diminution du débit de
la circulation et exsudation locale ; d’où gonflement par obturation des vaisseaux
lymphatiques.
La plaie est recouverte d’une fine croûte fibreuse qui se résorbe plus tard.
II. Phase de fibroplastie : se fait :
Par la formation des nouveaux capillaires et envahissement des bourgeons
endothéliaux lymphatiques. C’est la phase de granulation. La plaie a une teinte
rosée, la région est molle et faible. Elle peut saigner par frottement.
III. Phase de construction
La fibroplastie (granulation) forme le tissu cicatriciel ; il y a disparition des
capillaires et des bourgeons. La plaie (cicatrice) se contracte. Au début la cicatrice
est faible (avant 6 jours) mais deux semaines après le tissu cicatriciel se renforce et
support mieux la tension.
5. Genre de cicatrisation
1. Cicatrisation de première intension
C’est une guérison spontanée et rapide sans infection ni écartement des
lèvres de la plaie. Il y a peu de tissus de granulation d’où une petite cicatrice. C’est le
cas de la plupart des incisions chirurgicales.
2. Cicatrisation de deuxième intention
Les lèvres de la plaie sont écartées et il y a une grande quantité de tissus de
granulation. La cicatrisation lente et grande. Ex : guérison d’escarre, infections d’une
incision chirurgicale.
3. Cicatrisation de troisième intention
Très lente, la plaie est laissée entrouverte puis suturée par la suite. Ou encore
une plaie s’ouvre après avoir été suturée d’ou nécessité d’une suture secondaire,
surtout après les interventions chirurgicales septiques ou après les grandes
infections post-opératoires.
[49]
4. Facteurs influençant la cicatrisation
Une bonne et rapide cicatrisation est souvent souhaitée. Mais elle dépendra
de :
1. l’étendue de la blessure
Plus grande est la plaie plus important sont les dommages tissulaires et plus
longue est la cicatrisation.
2. La nutrition
Une alimentation riche en protéine et en vitamine C active la cicatrisation
(formation des nouveaux tissus maturations du tissus collagène= tissus fibreux).
3. l’âge
Plus jeune est le corps vite se fait la cicatrisation. Chez les jeunes, les tissus
sont en croissance et se renouvellent rapidement, alors que chez les vieillards, il y a
ralentissement circulatoire et diminution du renouvellement des tissus surtout à des
régions superficielles de l’organisme.
4. l’apport sanguin l’œdème,
Les bandages constrictifs et les artères endommagées retardent la
cicatrisation.
5. L’infection
La destruction des tissus qu’elle entraîne, la présence des corps étrangers
(tissus morts, amas de pus) retardent la cicatrisation.
6. D’autres facteurs tel que :
La radiothérapie, la corticothérapie prolongée, le diabète, l’immunodéficience
sont des facteurs qui ralentissent la cicatrisation.
7. L’infection des plaies en chirurgie
Une plaie opératoire (supposée aseptique) peut être infectée suite à des
multiples facteurs tel que :
1° opération pour des pathologies septiques : abcès, péritonites, myosites,
ostéomyélites, …
2° Les interventions de longue durée : le délabrement, le contact prolongé avec
l’air ambiant favorisent l’apparition de l’infection.
3° la proximité de la plaie avec des cavités naturelles septiques. Ex : plaie
anales, périnéales, vulvaire, buccales.
4° Insuffisance d’asepsie au bloc opératoire : un défaut dans la stérilisation, la
manipulation et conservation des pinces de transfert, des tambours et boites mal
fermées, la présence des poussières et d’insectes, les fausses manœuvres des
[50]
aides opératoires ou l’inefficacité des solutions désinfectantes peuvent prédisposer
les opérés à des infections.
5° l’hygiène et asepsie insuffisantes en milieu post-opératoire (vêtements,
poussières, eau,…)
6° l’ouverture intempestive des plaies : en principe, une plaie opératoire aseptique
ne doit être ouverte sauf si le malade présente des signes d’infection (douleurs,
fièvres, secrétions) ou d’hémorragie (pansement mouillé de sang), que le premier
jour d’ablation des sutures.
En présence de plusieurs plaies infectées dans le service, il faut rechercher à
quel niveau se situe la cause c’est à dire de la préparation pré-opératoire, du
fonctionnement du bloc opératoire et du déroulement des soins post-opératoires. Si
les facteurs d’infection relèvent des soins post-opératoires, cela est signe
d’inefficacité ou échec du nursing chirurgical.
II. LES PANSEMENTS
1. Buts :
1° Rétablir la continuité des tissus
2° Protéger la plaie contre toute infection et traumatisme venant de l’extérieur.
3° Absorber les secrétions
4° comprimé une région qui saigne afin d’obtenir une hémostase
5° appliquer une substance médicamenteuse
6° Immobiliser en vue de remplacer un plâtre ;
2. Règles générales dans les soins des plaies
1° S’assurer que la toilette du malade et la réfection du lit sont faites.
2° Durant le pansement, le ménage de la chambre est interdit.
3° Fermer les portes et les fenêtres pour éviter que le courant d’air rejette la
poussière sur la plaie et éviter le refroidissement du malade.
4° commencer toujours par panser les plaies aseptiques ou les plus propres et
terminer par les plaies infectées ou souillées (qui suppurant ou drainées). Pour les
plaies suppurantes on peut porter des gants.
5° Observer une asepsie parfaite en se rappelant que tout ce qui est en contact avec
la plaie doit être stérile.
6° Se brosser les mains à l’eau savonneuse et ensuite les passer dans une solution
antiseptique.
7° Isoler le malade si on doit faire un pansement à la région génitale.
[51]
8° Les visiteurs ne sont jamais admis au moment du pansement afin de ne pas gêner
le malade et de laisser la liberté à l’infirmier dans l’exécution de son travail.
9° Prévenir le malade que tel toucher ou telle application médicamenteuse seront
douloureux.
10° Laver et ranger le matériel, laver et désinfecter les mains après l’exécution.
3. Technique du brossage des mains
Mouiller les mains à l’eau de robinet ;
Y frotter du savon jusqu’à obtenir une mousse ;
Brosser les bouts de doigts de la main gauche, puis de la droite,
alternativement, la face interne (paume de la main), le dos de la main en
faisant une attention particulière aux espaces interdigitaux ;
Remonter ensuite aux poignets et aux avant-bras ;
Rincer les mains et les avant-bras de manière que l’eau s’écoule vers les
coudes pour empêcher la contamination des mains par les liquides venant en
contact avec une surface insuffisamment lavée ;
Le robinet sera fermé par le coude, les mains étant plus haute que le coude ;
Passer les mains dans une solution désinfectante ;
Après le brossage, les mains doivent rester en position de prière et ne doivent plus
prendre le long du corps.
Le matériel pour les pansements
- Sur un chariot roulant il faut :
a) un plateau recouvert d’un champ stérile contenant :
Des compresses stériles ;
Des instruments stériles ;
pince de Kocher
pinces anatomiques (chirurgicales) avec dents et sans dents
Une paire des ciseaux ;
Sonde cannelée ou un stylet (pour explorer la profondeur d’une
plaie).
b) Sur le chariot :
les solutions antiseptiques : celles-ci doivent être conservées dans des
flacons à pissettes pour éviter le gaspillage et la contamination ;
Les pommades ;
[52]
Les sparadraps, une paire des ciseaux ;
Un bassin réniforme, certains chariots portent une poubelle ;
Un bocal avec pince de transfert.
Les instruments stériles sont déposés dans le champ stérile de manière que le
manche soit au bord et non au centre du champ. Ils sont ainsi à la portée de la main
et le risque de contamination s’en trouve diminué.
Médicament sur une plaie
Toute substance (poudre, pommade) appliquée sur la plaie doit être stérile.
Pour les poudres, si on ne dispose pas d’une poudrière, on peut utiliser une
abaisse langue ou une spatule en bois stérile. Les pommades ne sont jamais
directement appliquées sur la plaie, mais étendues sur une compresse au moyen
d’une baisse langue stérile ou en pressant le tube qui le contient au-dessus de la
compresse en prenant soins d’éviter tout contact avec cette derrière.
Technique de pansement
Type de pansement sec aseptique
Le pansement sec aseptique est un pansement protecteur et s’applique sur
une plaie aseptique.
Ex : plaie opératoire, traumatisme non infecté.
Il est constitué d’un double de gaz (bandés) fixé à l’aide d’un sparadrap. Il doit
déborder de beaucoup la surface de la plaie pour éviter la contamination
NB : il ne doit être, renouvelé que pour un motif réel :
Hémorragie, fièvre, douleur dans la plaie, infection, sécrétions
Préparation
Un plateau avec champ stérile contenant les instruments et les compresses ;
Différents désinfectants ;
Bassin réniforme, sparadrap, ciseaux, pince de transfert.
Technique
observer les règles pour les soins des plaies ;
après la présentation de chariot, l’installation du malade, après avoir placé
le bassin réniforme près de la plaie (au bas) et desserrer le sparadrap,
l’infirmier doit se brosser les mains et les passer dans une solution
désinfectante ;
[53]
Il enlève de la main droite (au moyen d’une pince) les compresses
souillées et le dépose dans le bassin réniforme ;
En suite d’une pince de la main gauche retire une compresse sur le
plateau ;
Passer le tampon ou compresse stérile de la deuxième pince (gauche) à
la première (droite) sans que les pinces se touchent et remettre la 2ème
pince dans le champ ;
Verser au-dessus du tampon la solution antiseptique en ayant un bassin
réniforme placé à côté du malade ;
Nettoyer la plaie de l’intérieur vers l’extérieur, puis le pourtour (3 à 5 cm) de
la plaie ;
Répéter ce geste chaque fois de la même manière avec un nouveau
tampon stérile jusqu’à ce que la plaie et son pour tour soient propres ;
Enlever les traces de sparadrap avec l’alcool ou éther ;
Couvrir la plaie avec une ou plusieurs compresses sèches stériles ;
Fixer le pansement avec du sparadrap ou bandage ;
Ranger le matériel après nettoyage et terminer en se lavant et désinfecter
les mains.
Technique avec enroulement
les compresses sont fabriquées de la manière à être allongée sur toute la
pince gauche, retirer une compresse du plateau ;
saisir la compresse sur ses deux bouts avec les 2 pinces, puis enrouler la
compresse sur les deux, très peu sur la pince droite et beaucoup plus sur la
pince gauche ;
entre les deux, l’intervalle ne doit pas être moins de 2cm ;
prendre les deux pinces dans la main gauche en veillant à ce qu’elles ne se
touchent et mouiller le désinfectant (avec la main droite) ;
reprendre la pince droite dans la main droite et désinfecter la plaie du centre
vers la périphérie en enroulant sur la pince droite et en déroulant en même
temps de la pince gauche ;
renouveler le nettoyage chaque fois avec la surface propre du tampon sans
essuyer et recommencer avec une nouvelle compresse tant que la plaie est
propre ;
[54]
Quand la plaie est propre, placer les compresses sèches stériles et fixer
avec le sparadrap ;
La pince qui a servi au pansement (droit) est jetée dans le bassin réniforme,
l’autre peut être utilisée pour le prochain pansement.
2. Pansement humide
a) Pansement humide aseptique
Il peut être un pansement froid ou tiède. Les pansements froids avec des
liquides physiologiques servent :
A vivifier les tissus ;
A activer la cicatrisation (bourgeonnement des tissus) ;
A ramollir les plaies trop sèches ou avec croûtes.
Les pansements chauds avec eau stérile ou solution physiologique servent à :
Faciliter l’élimination des pus ;
A calmer la douleur.
Le matériel est comme dans le pansement sec aseptique mais ajouter 2
pinces Kocher et 1 godet stérile avec le liquide présenté à la température voulue
Technique :
Comme lors du pansement sec aseptique ;
Après nettoyage de la plaie ;
Tremper les compresses dans le liquide qui se trouve dans le godet et les
tordent au moyen de 2 pinces, puis les mettre sur la plaie ;
Placer au dessus des compresses humides une large couche de gaz au
dessus des compresses ouatées ;
Bander le pansement (la plaie) ou la soutenir par une large couche de
sparadrap.
b) Pansement humide antiseptique
Comme le précèdent, mais l’eau est remplacée par une solution antiseptique.
La solution doit avoir la concentration et la température voulue.
3. Pansement absorbant
Il est confectionné des compresses légères pliées ou appliquées en chiffon et
on y ajoute une épaisse couche d’ouate (compresse ouatée). Il est indiqué pour les
plaies suintantes ou saignantes pour les plaies drainées ou lors d’un écoulement
d’une cavité
[55]
4. Pansement compressif
Il est utilisé pour arrêter une hémorragie, empêcher une nouvelle formation de
liquide dans une cavité ponctionnée et pour immobiliser un membre ou une région
NB : La compression exercée ne doit pas gêner la circulation
5. pansement occlusif
Utiliser pour les cantés, il joue à la fois un rôle absorbant et compressif
6. Pansement avec enlèvement de sutures ou des agraffes
Les agraffes sont retirés vers le 6e ou 8e jour selon la prescription. Dans
certains cas, il est bon d’en retirer la moitié ou le tiers le 4e ou le 6ejour. On utilise la
pince de Michel qui a un bec creusé d’une rainure dans laquelle
Enfoncer une sorte de couteau arrondie ;
Découvrir et désinfecter la plaie avec l’alcool iodé, mercurochrome ou autre
désinfectant ;
Prendre dans la main droite la pince de Michel et dans la main gauche une
pince anatomique ;
Pousser la pince de Michel sous la partie médiane de l’agraffe tout en
maintenant l’agraffe aux 2 bouts par la pince anatomique ;
Serrer la pince de Michel : sous l’influence du couteau, l’agraffe s’aplatit, les
crochets se dégagent et l’agrafe s’étale puis s’enlève souvent sans difficultés
et sans douleur ;
Après l’ablation des agrafes, désinfecter les endroits des crochets à l’alcool
iodé ou mercurochrome ;
Terminer en couvrant la plaie par une compresse puis fixer par le sparadrap.
b) Enlèvement des sutures
Les fils de suture s’enlèvent en général vers le 7e jour post opératoire. Pour
certaines plaies le chirurgien peut conserver les fils le plus longtemps surtout pour
les régions articulaires où les fils des plans musculaires (régions sous tension) qui
peuvent atteindre 14 jours.
Désinfecter à l’alcool ou mercurochrome les points de suture avant l’ablation
pour éviter l’infection ;
La désinfection permet aussi de les ramollir et faciliter leur saisie ;
Saisir l’extrémité du fil par la pince anatomique avec la main gauche ;
[56]
Glisser la pointe des ciseaux sous le fil au bas du nœud à l’endroit exact où il
sort de la peau ;
Couper le fil et le retirer d’un petit coup sec ;
Désinfecter les pertuis laissés par le fils avec un antiseptique, sécher puis
achever le pansement en recouvrant la plaie par une compresse sèche fixée
au moyen du sparadrap.
7. Pansement avec mèche
a) Buts de la mèche
1) Drainer une plaie profonde pour en éliminer le pus, le sang et les sécrétions ;
2) Bourrer une plaie profonde pour arrêter une hémorragie en nappe
3) Empêcher la cicatrisation d’une plaie lorsqu’elle n’est pas désirée (en freinant à ce
que les berges de la plaie se colmatent et laissent la plaie en profondeur) = favoriser
une cicatrisation en croissance
4) Désinfecter les tissus profonds. Ex. Mèche iodoformée
La mèche est faite d’un long morceau de tissu de gaze pour être introduite dans la
plaie.
b) Introduction de la mèche
Matériel : en plus du matériel pour le pansement, disposer d’un stylet ou d’une
sonde cannelée et de la mèche stérile.
Elle peut être préfabriquée et livrée dans une boite ou flacon spécial. On peut aussi
la confectionner en effilant une compresse stérile
Technique
La mèche est enroulée sur une pince. Sa longueur dépasse 3 à 4 cm de la
profondeur de la plaie ou le double de la profondeur s’il y a une grande cavité.
Parfois on utilise une mèche double (2 mèches). L’exploration de la profondeur est
faite au moyen de la sonde cannelée ou stylet
la plaie et ses bords sont préalablement désinfectés ;
La pince qui tient la mèche est dans la main gauche ;
Au moyen du stylet ou de la sonde cannelée on introduit le bout de la
mèche jusqu’au fond de la plaie et en même temps on déroule une autre
partie de la mèche ;
On continue à enfoncer doucement la mèche jusqu’à bourrer toute la canté
de la plaie ;
[57]
A la fin, on laisse une partie (un bout) de 3 à 4 cm de dehors de la plaie, on
ouvre avec une compresse sèche et un sparadrap ;
Si la plaie est trop sécrétant, on peut parfois recouvrir d’un pansement
absorbant plus ou moins compressif.
c) Raccourcissement d’une mèche
La mèche n’est pas toujours enlevée d’un coup, mais graduellement raccourci
et coupée par des ciseaux stériles. Pour les incisions d’abcès, on renouvelle la
mèche après 24 heures et les jours suivants les mèches sont retirées selon le cas.
d) Renouvellement d’une mèche
Lors de l’enlèvement de la mèche, placer le bassin réniforme à proximité de la
plaie, saisir la mèche avec une pince et la retirer. Si la mèche est trop sèche, le
retrait peut être douloureux, il faut d’abord la mouiller avec une solution
désinfectante.
La mèche sera retirée en l’enroulement sur la pince, puis la dérouler dans le
bassin réniforme, une fois enlevée ;
En suite, si c’est nécessaire, réintroduire une autre. Si la nouvelle est moins
longue que nécessaire (raccourcissement de la cavité), la couper au dessus
après avoir bourré toute la cavité ;
Terminer le pansement comme dans la technique précédente
8. Pansement avec drain
a) Buts d’un drain
L’élimination du pus, du sang et des sérosités dans une plaie profonde sont
les buts d’un drain. Normalement, on ne place pas le drain directement dans la plaie,
mais celui-ci sort à plus ou moins 5cm du bord de la plaie pour éviter sa
contamination par les sécrétions drainées.
D’autres part le drain peut être une source d’infection, ainsi, il n’atteint pas la
plaie, mais débouche au fond de la cavité, la peau constituant une barrière pour la
contamination de la plaie.
Le drain peut être un tuyau en caoutchouc ou en plastic avec un bout à
plusieurs perforations (centrales et latérales). Il peut avoir plusieurs dimensions selon
la nature des cavités à drainer et peut être long ou court.
[58]
Le drain peut être aussi en lame de caoutchouc ou plastic, normalement, il
est introduit lors de l’intervention chirurgicale ou lors de la suture d’une plaie
traumatique et généralement on le fixe par un fil à sa sortie de la peau, ou encore
avec une épingle de sûreté stérile.
b) Raccourcissement d’un drain
La cicatrisation progressive et surtout l’arrêt de l’écoulement servent
d’indication pour le retrait du drain. Normalement, on ne doit jamais laisser un drain
en place plus de 4 jours. Il faut pour certaines interventions requérir l’avis du
chirurgien avant le retrait total du drain ;
Après la désinfection de la plaie et de défection de la suture ou l’épingle des
sûretés, on retire le drain de 2,5 à 3 cm d’un mouvement rotatif, puis le couper
Fixer l’épingle de sûreté stérile à travers la paroi du drain pour éviter qu’il ne se
perde (la cavité)
Désinfecter encore puis recouvrir par une petite compresse
NB : Les drains longs doivent être raccordés à des sacs collecteurs ou flacons et il
faut quantifier chaque jour la quantité drainée
9. Pansement avec irrigation
a) Irrigation intermittente
1. Définition
L’introduction d’un jet de solution dans une plaie suppurante ou en voie d’infection.
Buts :
Débarrasser de la plaie de pus ou des bactéries qui s’y trouvent ;
Stimuler la granulation de tissus ;
Hâter la cicatrisation
Solution utilisées
- Solution physiologie Nacl à 0,9%) ;
- Solution de dakin.
Matériel
Comme pour un pansement sec aseptique, on prépare aussi des ciseaux,
d’un stylet s’il y a mèche ;
Liquide d’irrigation, dans un gobelet ;
Seringue de Bonneau ou de Janet (50 à 60ml) ;
Bassin réniforme pour recevoir le liquide ;
Un protecteur du lit.
[59]
Technique
Placer le protecteur du lit ;
Installer le malade confortablement ;
Le godet non loin de la plaie ;
Enlever les pansements souillés ;
Injecter ou irriguer sous basse pression le liquide dans la plaie au moyen
de la seringue de Janet ;
Laisser couler le liquide jusqu’à ce qu’il devienne clair ;
Si tissus morts (nécrosés), les sectionner ;
Séchez les alentours de la plaie ;
Couvrez d’un pansement absorbant.
b) Irrigation continue
Buts
Désinfecter la plaie en lavant continuellement avec un liquide antiseptique faible de
façon à tuer les germes sans nuire les tissus.
Indications : plaie irrégulière ‘déchiquetée) ou la cavité dont la désinfection est
difficile.
Matériel :
Nécessaire pour un pansement aseptique ;
Beaucoup de compresse stérile ;
Compresse vaselinée ou tulles gras ;
Solution antiseptique d’irrigation ;
Bassin réniforme, protection du lit ;
Trousse et potence à perfusion.
Technique :
Le malade en position confortable, lit bien protégé ;
Pour favoriser la granulation au bord de la plaie, des mèches vaselinées ou
des tulles grasses sont appliquées au pourtour ;
Régler le débit entre 5 et 10 gouttes par minute.
NB : Si le malade reçoit d’engourdissement, douleurs ou fourmillement dans la plaie,
suspendre le traitement et surveiller l’état général du malade. Si hémorragie,
appliquer un pansement absorbant.
[60]
Pansement après colostomie
Il peut lui présenter un autre malade colostomisé qui se porte bien. Il lui
enseignera très tôt comment prendre soin de lui-même et de sa colostomie et
l’assurant que l’irrigation peut se pratiquer même à domicile.
Il le fera comprendre au malade qu’il importe de pratiquer l’irrigation de sa
colostomie aux heures fixes afin d’habituer l’intestin à une évacuation
régulière.
Tant que la plaie n’est pas guérie ou s’il y a irritation du pourtour, on
protégera la peau en appliquant de la tulle grasse.
Il est préférable de disposer les compresses en chiffres, le pansement est
alors absorbant ; il ne ferme pas l’ouverture de la colostomie, les gaz sont
évacués plus facilement et le malade est moins incommodé.
L’infirmier enseignera également au malade les notions d’hygiène que requiert
son état, touchant la propreté personnelle, l’élimination rénale, l’exercice, le
repos et surtout l’alimentation. Une nourriture sans résidus, riche en glucides,
en protides et en vitamines sera servie et on conseillera au malade de la
continuer à domicile.
Technique
1. Donner au malade une position légèrement inclinée latéralement sur le côté de
l’anus artificiel.
2. Protéger le lit.
3. détacher les bandages du corps.
4. Placer le bassin réniforme sous l’orifice.
5. Enlever au moyen d’une pince pansement souillé et déposer dans le bassin
réniforme.
6. Essuyer les souillures des matières fécales, nettoyer l’orifice avec des tampons
fixés sur une pince et ainsi qu’aux alentours de l’orifice.
7. Sécher, laver la surface abdominale à l’eau et au savon, sécher avec l’essuie-
main
8. Remettre du tulle gras aux alentours de l’orifice.
[61]
9. Placer les compresses en chiffons sur l’orifice afin que l’absorption se fasse mieux
et ne gène pas la sortie de gaz. Fermer avec un bandage de corps.
NB : Il existe aussi des sachets spéciaux dont l’ouverture est à bords adhésifs à la
peau. Ceux-ci permettent de recueillir les matières fécales.
CHAP IX : QUELQUES TECHNIQUES DE LA PETITE CHIRURGIE
LA CIRCONCISION
Déf : Consiste en l’ablation partielle ou totale du prépuce, le repli mobile de peau qui
couvre et protège le gland du pénis.
Elle représente l’opération chirurgicale la plus courante dans le monde.
INDICATION
3 motifs essentiels :
- Culturels : croyance religieuse, rite coutumier, esthétique ;
- Médicaux : affection du prépuce ;
- Et prophylactique.
Chez certains pays : c’est pour des motifs hygiénistes et prophylactique.
INDICATIONS MEDICALES
PHIMOSIS : c’est le rétrécissement de l’orifice du prépuce qui gêne ou empêche la
rétraction du prépuce.
PARAPHIMOSIS : due à une situation clinique précise lorsque le prépuce serré reste
coincé derrière la couronne du gland.
TECHNIQUE :
- Le patient est couché en décubitus dorsal, jambes écartées et soutenues par
une aide (au niveau des genoux) ;
- Désinfecter les mains et enfilé le gant stérile il désinfecte le pubis et les
bourses il pratique une anesthésie locale sans adrénaline en bague ou
générale.
Cette étape deux techniques sont possible :
Il tient le prépuce par sa face dorsale avec 2 pinces et sectionné entre ces 2
pinces jusqu’à ce que les lames atteignent presque la couronne ;
Il excise le prépuce en prolongeant l’incision dorsale, obliquement de chaque
coté du frein et découpé le plan intérieur du prépuce en laissant au moins 3
mm des muqueuses ;
[62]
Il ligature le frein et l’artère qui saigne avec le cat gut en laissant les fils
accès long pour pouvoir maintenir le pénis en le tirant ;
Il ligature tous les vaisseaux qui saignent de chaque coté de la zone d’étirée
et termine par réunir les bords du prépuce par des points séparés en
coupant les fils courts.
2 ème TECHNIQUE :
A près avoir donné l’anesthésie locale en bague, l’opérateur introduit la pince
de Kocher droite dans le prépuce et décalotter le gland jusqu’au niveau du
collet ;
Il tire sur le prépuce et place une pince ou pose la pince de kocher à la base, il
pratique l’hémostase et ligature les vaisseaux importants ;
Il replie la membrane (la vaginale et la sectionnée ou la suture tout autour du
pénis et il termine par un pansement sec aseptique.
SURVEILLANCE POST OPERATOIRE
Les suites sont simples n’ayant moins on surveillera la survenue d’une
hémorragie possible de suite d’un lâchage de fils.
Le changement du pansement interviendra aux 3ème ou 4ème jour et l’ablation
totale de fils au 7ème jour.
Si les signes d’infection apparaissent faits 1 pansement humide avec une
solution antiseptique.
[63]
REFFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Bauma B. (2O17), Cours de Nursing en Pathologie Chirurgicale, Goma
Munabe JP. (2014), Nursing chirurgical, ISTM Kananga
Thiey W. (2015), Nursing chirurgical, ISTM Kalenda
Virginie(2005), soins infirmiers en chirurgie gynécologique, ESI 3A
Yann D. (2009), Cours de pathologie chirurgicale, Université de Lièvge