AUDITION
Plan du cours
Introduction
Caractéristiques du son
Réception et transmission du son
Oreille et Récepteurs cochléaires
Transduction mécano-sensitive
Codage de l’information
Voies nerveuses auditives
Intégration corticale
Hypoacousies
Onde sonore: caractéristiques
Une onde sonore se caractérise par :
- Un période notée T (s).
- Une hauteur : c’est la sensation dite aigu ou grave
pour l’oreille humaine. Elle est directement liée à la
fréquence (Hz) de vibrations de la source
oscillante: f = 1 / T.
Plus les vibrations sont «lentes» et plus le son est
grave; alors que plus les vibrations sont «rapides»
et plus le son est aigu.
- Une intensité : c’est la sensation pour l’oreille d’un
son que l’on qualifie de fort ou plutôt de faible. Elle
est liée à l’amplitude (A), exprimée en décibel.
- Un timbre => distinction de 2 sons émis par 2
sources différentes.
CARACTÉRISTIQUES DU SON
Nature du son
Phénomène ondulatoire
Champ auditif et seuil d’audibilité
• L'oreille humaine perçoit des fréquences
comprises entre 16 Hz (fréquence la plus grave)
et 20000 Hz (fréquence perçue la plus aiguë) mais
elle est surtout sensible aux fréquences de 2000-
5000 Hz.
• Est qualifiée d'infrason toute fréquence inférieure
à 20 Hz et d’ultrason tout ce qui est au-delà de 20
kHz. Un son est gênant à 120 dB et il devient
douloureux à 130 dB environ.
• A titre d’exemple : un bruit de marteau
pneumatique = 120 dB, un bruit de circulation
correspond à 60 dB, un chuchotement à 20-40
dB; la parole est émise entre 85 Hz et 7 KHz. Le
seuil de perception = 4 dB.
Champ auditif humain
RÉCEPTION ET TRANSMISSION DES SONS
- Conduction aérienne : les ondes sonores
atteignent l’organe de l’audition par le conduit
auditif externe (oreille externe) qui se termine
au niveau du tympan (siège de vibrations).
Marteau - enclume – étrier
- Conduction ossiculaire : le tympan transmet
les vibrations à la membrane de la fenêtre
ovale (oreille moyenne) par l’intermédiaire de
la chaîne des osselets.
- Conduction liquidienne : les oscillations de la
membrane de la fenêtre ovale, venant de
l’étrier, produisent des ondes de pression de
la périlymphe (oreille interne).
Vitesse du son
* La vitesse du son dans l’air est de 332 m/s; elle
est de 1535 m/s dans l’eau soit 4,5 plus que
dans l’air.
Le limaçon: organe de l’audition
Cellules ciliées et membrane tectoriale
TRANSDUCTION MÉCANO-SENSITIVE
• Les stéréocils des cellules sensorielles sont le
siège de la transduction mécano-électrique, c'est-
à-dire de la transformation de la vibration sonore
en message nerveux interprétable par le cerveau.
• Les vibrations de la membrane basilaire induisent
un cisaillement (contrainte mécanique) de la
membrane tectoriale qui recouvre l’organe de
Corti. Il en résulte un influx de K+ dans la cellule
ciliée responsable du changement de potentiel
membranaire, proportionnel à l'intensité
acoustique du son stimulant et, la genèse de PA
dans le nerf VIII (branche cochléaire).
Codage de l’information
L'audition prend essentiellement en compte
deux paramètres des vibrations acoustiques :
l'intensité ou amplitude de la vibration
(décibel = dB) et la fréquence ou nombre de
vibrations par seconde (Hz).
* Codage de l’intensité sonore = nombre de
PA/sec
* Codage de la fréquence sonore = espace
membranaire où la vibration est maximale
Codage de la fréquence
La membrane basilaire est plus étroite mais
plus rigide à la base de la cochlée ; les sons de
haute fréquence induisent des vibrations
maximales dans cette région. Vers l’apex de la
cochlée, la membrane basilaire est plus large
mais plus flexible ; les sons de basse
fréquence entraînent une vibration maximale
de la membrane basilaire dans cette région.
* La détermination de la direction du son est
binaurale.
Membrane basilaire
VOIES NERVEUSES AUDITIVES
Relais
- Noyaux cochléaires (3 subdivisions: dorsal,
postéro-ventral et antéro-ventral)
- Olive supérieure (OS) : reçoit des informations
homo et controlatérales
* 2 noyaux : OS médiane, détecte les
différences temporelles
OS latérale, détecte les différences
d’intensité sonore
- Noyaux du lemnisque latéral
* transit des voies monaurales et des fibres
cochléaires controlatérales ne passant pas par
l’olive supérieure
*signal du début du son et sa durée
- Colliculus inférieur (mésencéphale) ou
tubercule quadrijumeau postérieur
* afférences issues des noyaux cochléaires,
olives supérieures et noyau du lemnisque
latéral
* traite les sons porteurs d’une signification
biologique (langage)
- Corps genouillé médian du thalamus (CGM)
* 2 subdivisions (ventrale et ceinture dorsale et
médiane)
* site d’intégration des aspects fréquentiels et
temporels des sons
- Cortex auditif
* cortex auditif primaire (AI), aires 41 et 42
(Gyrus temporal transverse de Heschl)
* cortex auditif secondaire (AII), aire 22 (Gyrus
temporal supérieur)
INTEGRATION CORTICALE
Réflexes et voies descendantes pour la
protection de l’appareil auditif
- Voies cortico-olivo-cochléaires ayant pour
cible les cellules ciliées externes
amplificatrices
- Réflexe ossiculaire pour empêcher de trop
fortes vibrations au niveau du tympan et de la
chaîne des osselets grâce aux nerfs V et VII
agissant sur le muscle tenseur du tympan et
le muscle stapédien.
HYPOACOUSIES
Diminution de l’acuité auditive
2 types:
- Hypoacousies de transmission (au niveau de
l’oreille externe et moyenne)
- Hypoacousies de perception (au niveau de
l’oreille interne ou les voies nerveuses)
* Il existe également la surdité mixte et les
surdités centrales.
* Normalement le chuchotement est entendu à
6 m et le tic-tac de la montre est perçu à 1,5 m.