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CHOGRA

Le rapport présente une sortie géologique au bassin de Chougrane-El Had des Bouhsoussène, visant à approfondir les connaissances en géologie appliquée et en géodynamique des bassins phosphatés. Les participants ont observé et analysé diverses formations géologiques, notamment des conglomérats, argilites et gypse, tout en utilisant des outils spécifiques pour la collecte de données. Cette expérience pratique a permis de mieux comprendre les processus géologiques et les histoires que racontent les reliefs naturels.

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Le rapport présente une sortie géologique au bassin de Chougrane-El Had des Bouhsoussène, visant à approfondir les connaissances en géologie appliquée et en géodynamique des bassins phosphatés. Les participants ont observé et analysé diverses formations géologiques, notamment des conglomérats, argilites et gypse, tout en utilisant des outils spécifiques pour la collecte de données. Cette expérience pratique a permis de mieux comprendre les processus géologiques et les histoires que racontent les reliefs naturels.

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Rapport de sortie :

Bassin de chougran-El Had Des Bouhsoussène

Encadré par : Réalisé par :


Pr. EL FARTATI JOUNAIDI ABDELHADI
Pr. YAAGOUB EL BAHIA ANOUAR

2024-2025
INRODUCTION
La géologie, souvent qualifiée de science fondamentale de la Terre, est une discipline
captivante qui dévoile les secrets de notre planète depuis des siècles. Dérivé du grec ancien
« gê » (terre) et « logos » (discours), le terme « géologie » renvoie à l’étude approfondie des
phénomènes terrestres qui ont sculpté et continuent de transformer la surface de la Terre.

En étudiant les roches, les minéraux, les fossiles et les processus géologiques, les géologues
cherchent à retracer l’histoire de notre planète, à comprendre les forces qui agissent sur elle
et à analyser les interactions complexes entre les différentes composantes de
l’environnement géologique. Cette discipline pluridisciplinaire est essentielle pour
appréhender des phénomènes naturels tels que les séismes et les éruptions volcaniques,
tout en ayant des applications concrètes dans la vie quotidienne. Explorons donc les bases
de la géologie, ses principaux domaines de recherche et son influence sur notre perception
du monde.

Dans ce cadre, nous avons réalisé une sortie sur le terrain afin d’apprendre et de mettre en
pratique les notions abordées lors des conférences sur la géodynamique des bassins
phosphatés avec notre professeur Mohammed El Fartati. Au cours de cette excursion, nous
avons décrit et interprété les différentes structures géologiques observées. Par la suite, nous
avons analysé les données collectées sur le terrain, en interprétant les histoires que ces
formations naturelles racontent à travers le temps.

OBJECTIF DE SORTIE
L’objectif principal de cette sortie était de permettre aux participants d’approfondir leurs
connaissances en géologie appliquée, notamment en lien avec la géodynamique des bassins
phosphatés. Cette activité visait à mettre en pratique les notions théoriques abordées en
cours, à travers l’observation directe des reliefs et des structures géologiques sur le terrain.

Elle avait également pour but de développer des compétences en description, analyse et
interprétation des formations géologiques, tout en renforçant la compréhension des
processus ayant façonné ces structures. En outre, cette sortie offrait l’opportunité d’acquérir
une expérience pratique dans la collecte et l’analyse des données géologiques, en
découvrant les histoires racontées par les reliefs naturels.

MATERIEL
Pour préparer une sortie géologique, il est essentiel de maîtriser l’utilisation de la carte
topographique et de comprendre les informations qu’elle présente. Cette analyse préalable
facilite l’approche des concepts géologiques qui seront directement étudiés sur le terrain.

De plus, plusieurs outils indispensables sont utilisés pour mener à bien l’exploration :

1. La boussole : permet de s’orienter, de mesurer le pendage et d’identifier la direction


des structures géologiques telles que les failles, plis et diaclases.
2. Le marteau : utile pour extraire des échantillons de roches ou de fossiles.
3. L’appareil photo : sert à capturer des images du terrain pour documenter les
observations.
4. La loupe : utilisée pour examiner en détail les caractéristiques des échantillons.
5. Le carnet de terrain : indispensable pour noter des informations clés comme les
arrêts, les dates, et réaliser des schémas.
6. Le test HCL : effectué sur place, il permet de déterminer si une roche contient du
calcaire.

Ces outils, combinés à une bonne préparation, assurent une exploration efficace et
enrichissante du terrain géologique.

CONTEXTE GEOLOGIQUE ET GEOGRAPHIQUE

Le complexe volcanique de Chougrane-El Had des Bouhsoussène est formé par des
successions lithologiques différentes qui sont géographiquement isolées. La première ;
correspondant au bassin de Chougrane, montre deux générations de conglomérats et trois
venues éruptives (les laves sont essentiellement des basaltes). Les conglomérats inférieurs,
épais d'une dizaine de mètres, ne contiennent que des galets, de grès et de quartzites du
socle. Alors que les conglomérats supérieurs renferment, outre des clastes du matériel
éruptif sous-jacent, des éléments viséens. Au sommet, on note l'abondance de niveaux fins
(marnes rouges et grès fins à ciment argilo-calcareux ou carbonaté).

Ce bassin est formé de deux parties qui sont géographiquement isolées : bassin de Chougrane
(20 x 7,5 Km) et les affleurements restreints d’El Had des Bouhsoussène (5 x 1,5 Km)

LEGENDE :

1) Formation post-
paléozoïque, 2)
Permien,
3) Namurien-westphalien,
4) Namurien inférieur,
5) Viséen,
6) Dévono-Dinantien,
7) Silurien,
8) granite tardi-hercynien ,
9) paléozoïque inférieur
(Cambrien à Silurien).

Figure 1 : Carte géologique du Massif Central (Bouya, 2014) avec localisation du


complexe volcanique permien du bassin de Chougrane - El Had des Bouhsoussène
Le 30/11/2023 à 08:45 du matin, nous avons fait en première sortie au terrain, lieu visite
bassin de chougran, ceci afin d’appliquer ce qui a été discuté lors des conférences, le module
de géodynamique des bassins phosphatés avec Pr. Mohammed el fartati et Pr. Driss
yaagoub.
Voici les données géographiques précises pour la région du bassin de Chougrane :
Localisation administrative : Région Béni Mellal-Khénifra, province de Khouribga, Maroc.
Coordonnées géographiques approximatives :
Latitude : 32.9200° N
Longitude : -6.9100° W
Ces coordonnées permettent de localiser la région générale du bassin, mais pour des
activités de terrain ou des études spécifiques, l’utilisation d’une carte détaillée ou d’un GPS
est recommandée pour identifier les affleurements et sites particuliers.

STATION 1 :

Le terrain visité, est un rocheux de phosphates, structure tabulaire d’âge crétacée (figure 2
et 3).

FIGURE 2

FIGURE 3
Après l’observation, on y remarque que, au nord, le bassin formé par deux terrains
différents ;
Le premier terrain, c’est de carbonifère « namurien, viséen », avec une couleur verdâtre.
Le deuxième terrain, c’est de permien avec une couleur rougeâtre surmonté par des
formations de crétacé.
Mais il y a quand même une contrainte à ne pas oublier, que les deux terrains sont
juxtaposés, normalement ils doivent se chevaucher, mais dans ce cas est non, alors on
explique ça par le jeu d’une faille inverse synsédimentairde direction N40°et d’âge permien.
Entre les deux terrains on trouve également une lacune sédimentaire, il s’agit d’une
discordance angulaire c’est-à-dire les couches faits un angle par apport à l’horizontale.
La partie sud représente le terrain crétacé avec une couleur blanchâtre qui repose sur
le permien, et entre aux on a une discontinuité de mayen durée, c’est-à-dire un intervalle de
temps non matérialisé par les dépôts.

STATION 2 :

Cet arrêt montre que la partie bas formée par des marnes, avec un niveau intermédiaire
constitué par des calcaires blanchâtres, ceci qui indique le passage d’un milieu
moyennement profond (dépôts des marnes vers un milieu profond dépôts des calcaires).
Calcaire est une roche carbonatés chimique, constitué par majoritairement par la
calcite(CaCO3). De nombreux variété de calcaire existent nommée en référence à leur
texture.
Les marnes sont des roches détritiques et carbonatée, à texture fine et souvent faible,
composée d’un mélange d’argile et de carbonates.
FIGURE 4 : marnes et calcaire

STATION 3 :

FIGURE 4 : Le gypse

À cet arrêt, nous observons l’apparition d’un nouveau type de roche appelé gypse. Il s’agit
d’une roche d’origine sédimentaire, appartenant à la famille des évaporites. Ces roches
salines se forment dans des environnements hydrothermaux ou résultent de l’oxydation de
sulfates. Le gypse est caractérisé par sa nature friable et incompétente, facilement rayable
avec un ongle, indiquant sa faible dureté.
Son dépôt se produit dans des milieux fermés, généralement calmes et à grande profondeur.
Le gypse observé ici est clair, accompagné de calcaires, et présente une teinte blanchâtre qui
témoigne de sa pureté, étant principalement composé d’un seul élément.
STATION 4 :

FIGURE 5 : L’alternance de calcaire et de gypse

Cet arrêt met en évidence une alternance de couches de calcaire et de gypse, attribuée à des
variations du niveau marin au fil du temps. Pendant l’hiver, la précipitation de calcaire est
dominante, tandis que le dépôt de gypse est pratiquement absent. La teinte blanc-gris du
gypse indique la présence d’impuretés, sa composition chimique étant enrichie par d’autres
éléments.
Une caractéristique notable est l’apparition de zones rougeâtres dans la couche, qui
signalent la présence d’oxydes de fer. De plus, la bande gypseuse est plus épaisse que celle
de calcaire, et l’épaisseur totale de la couche mère est estimée à environ 15 mètres.
STATION 5 :

FIGURE 6 : l’alternance de trois factices, calcaire, marnes, et le gypse, affectée par une
faille synsédimentaire.

FAILLE INVERSE

Cet arrêt caractérisé par l’alternance de trois factices, calcaire, marnes, et le gypse, affectée
par une faille synsédimentaire de jeu inverse, avec une fin pellicule des argiles au niveau de
cette formation.
STATION 6 :

FIGURE 7 : incorporation de fer dans le système cristallin de gypse

Dans ce stade-là, depuis le stade 3 jusqu’au le stade 5, ce passage est marqué par
affleurement de ferreux magnétique de différent couleur ce sont des moyennement dure. La
couleur rougeâtre du fer qu’il oxydé dans un milieu peu profond et couleur verdâtre indique
aussi que le fer est réduit dans un milieu fermé et an oxydé.
STATION 7 :

FIGURE 8 : la dolérite (ou micro-gabbro)


Dans ce stade, marqué par des roches dure, d’origine magmatique dense et massive, avec
une texture grenue, les cristaux observables à l’œil nu, de teint vert-noirâtre, brunâtre par
altération qui est formé en profondeur, donc il s’agit d’une roche plutonique, constitué par
des minéraux ferreux magnésien sombre tels que pyroxène, olivine avec un système
cristallin monoclinique, appel aussi diabase.

FIGURE 9 : des schistes


STATION 8 :

FIGURE 10 : trois types de plis


À ce stade, la formation schisteuse subit un plissement caractérisé par trois types de plis :

Plie anguleuse : c’est une suit de plie, à charnière anguleuse, avec un flanc plat, ce style de plissement est
observé lorsque les plis changent de style d’une couche lithologique à l’autre, créant ainsi des disharmonies.

Plie isoclinale : c’est-à-dire l’angle d’ouverture inférieur à 45°, en ajoute le terme anisopaque lorsque
l’épaisseur des couches variées d’un flanc à l’autre.

Plie déversé : l’un des flancs à un pendage à 90°, alors que l’autre supérieure à pendage 90°.

STATION 9 :

Figure 11 : terrain plissé et érodée


Dans cette zone, la formation observée appartient au Carbonifère. La partie superficielle a
été érodée, ne laissant que les flancs des plis dépourvus de charnières. Ces plis se
distinguent en plis antiformes et synformes, tandis que les plis antiformes sont orientés de
NW-SW avec un angle d’ouverture faible, avec des couches visien-namurien, par contre les
plis synforme dont l’angle d’ouverture varié entre 40° et 50

STATION 10 :

Figure 12 : terrain plissé et érodée

FIGURE 13 : roches argilites


Le bassin étudié présente une sédimentation détritique caractéristique d’un environnement
sédimentaire continental. Les formations permiennes, illustrées dans les photos ci-dessus,
montrent une structure composée à la base de siltites et au sommet d’argilites.
Les figures 12 et 13 montrent des argilites présentant des traces de marmorisation, sous
forme de niveaux blanchâtres. Ce phénomène reflète une transformation partielle du
calcaire en marbre, due à une cristallisation incomplète ou à un métamorphisme.
Ces argilites, également des roches détritiques, sont majoritairement composées d’argile et
se caractérisent par une texture fine .

STATION 10 :

FIGURE 14 : conglomérâtes

Cette figure montre la présence de conglomérats présentant des formes et des tailles
variées, ainsi que de brèches constituées de blocs anguleux, de poudingues composés de
galets arrondis et de tillites contenant à la fois des cailloux anguleux et des galets arrondis.
Ces différences s’expliquent par l’influence des facteurs de transport.
Ces formations sont des roches détritiques, hétérométriques et polygéniques, constituant
des conglomérats dont les éléments sont liés par une matrice sableuse. Le granoclassement
observé indique un dépôt dans un chenal d’étiage, associé à un courant fluviatile de forte
intensité, suggérant un environnement situé en bordure de bassin.
Résume et conclusion
Cette sortie a permis d’observer et d’analyser différentes formations géologiques, comme
les siltites, argilites, conglomérats, brèches, poudingues et tillites. Ces roches montrent des
variations dans les environnements de dépôt, allant de zones fluviatiles à des milieux plus
profonds.
Voici une log-stratigraphique qui résume tous les terrains observés lors de cette sortie de
bassin de chougrane.

lithostratigraphique des formations de Chougrane-El Had des Bouhsoussène.

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